NOUS SOMMES EN GUERRE, OUI… MAIS CONTRE QUI AU JUSTE ?

TOUTES-LES-ARMÉES-DU-MONDE-EN-ISRAËL-POUR-LA-DERNIÈRE-BATAILLE« Apocalypse » en grec signifie « Révélation ».

Or donc les « temps derniers » que beaucoup prétendent que nous vivons aujourd’hui ne sont pas ceux de la « fin du monde », mais bien ceux où « tout sera révélé ».

Si tel est le cas, alors nous sommes bel et bien dans des temps « apocalyptiques », des temps où tout se révèle et où les brumes de l’obscurantisme se dissipent peu à peu.

Internet, les réseaux sociaux, l’accélération de la circulation des informations mondialisées, ne font que sous-tendre un phénomène avant tout spirituel : l’interconnexion des consciences humaines, l’expansion de conscience accélérée, et l’émergence d’une entité nouvelle qui demain prévaudra sur la somme des individus : la Conscience de l’Humanité.

En effet dans deux ou trois décennies à peine, nous serons tous interconnectés directement par notre cerveau au réseau mondial et à tous les ordinateurs de la planète, eux-mêmes hypercommunicants et interconnectés. Et compte tenu de l’évolution exponentielle du progrès technique fondée sur l’utilisation encore balbutiante de technologies nouvelles (implants de puces dans le cerveau, nanotechnologies, cognitique, informatique quantique), nos capacités cognitiques et conceptuelles serons boostées par la technique, à un degré que mêmes les futurologues les plus audacieux peinent à évaluer.

Comme dans le film Matrix, nous serons tous connectés à un méta-réseau composé de robots dotés d’une intelligence artificielle largement supérieure à la nôtre : dans 30 ou 40 ans, l’équivalent d’un simple PC d’aujourd’hui aura alors la capacité de traitement et l’intelligence de l’humanité toute entière… On appelle ça le transhumanisme. Ça fait rêver ou flipper : effectivement, c’est vertigineux !

Sans fantasmer sur de telles perspectives qui relèvent encore de la science-fiction, force est de reconnaître que désormais plus personne ne peut ignorer le moindre événement qui se déroule à l’autre bout de la planète et pourrait avoir des répercussions sur la vie quotidienne de milliards d’êtres humains. Et ce quasiment en temps réel. Qui plus est, l’information n’est jamais livrée à l’état brut mais assortie d’un bruissement permanent de commentaires, surcommentaires, en grande part fondés sur des réactions émotionnelles. Le « buzz » a remplacé l’analyse. Et l’émotion la réflexion.

Quand les consciences auront davantage mûri et qu’une pacification spirituelle urgemment attendue aura contrebalancé les effets nocifs de Twitter, on peut espérer que les humains auront une perception immédiate et vaste de la signification et de la chaîne des conséquences – logiques ou irrationnelles – que tout événement peut générer dans le champ des phénomènes physiques, psychiques et spirituels. Nous serons alors devenus des êtres éveillés, conscients et vraiment reliés.

Mais ce n’est pas encore pour demain. Pour l’heure nous nous débattons avec nos contradictions, nos angoisses, nos doutes et nos erreurs. Et abrutis que nous sommes par des médias qui entretiennent à dessein la psychose collective, nous avons le sentiment d’être en guerre permanente et qu’une épée de Damoclès menace à tout moment de s’abattre sur nos têtes.

Certains font du yoga, du spa, du qi gong ou de la méditation pour ne pas se laisser engloutir par le maelstrom de la vie postmoderne trépidante et s’extraire du flipper collectif. Mais ça reste le plus souvent une façon d’aménager son petit confort égoïste et bobo, pas un moyen de conspirer pour la paix du genre humain.

Et partout ce même sentiment lancinant qu’à tout moment au détour d’une rame de métro
un terroriste peut se faire sauter et anéantir des années passées à construire une vie à peu près équilibrée. Ou qu’un nouveau crash financier pourrait en quelques minutes ruiner les efforts pour tenter d’échapper à une crise qui avale les classes moyennes et les aspire vers une paupérisation annoncée. Ou que notre pays qui a vraiment perdu son âme et sa raison pourrait à tout moment basculer dans la guerre civile ou se jeter dans les bras d’un ogre fasciste en jupon que même nos alliés américains célèbrent désormais comme l’une des 100 personnalités les plus influentes de la planète.

Après les attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hypercasher en janvier dernier, l’élan inattendu et inédit engagé par le peuple français en réponse à l’absurde lors du grand rassemblement républicain du 11 janvier,  le mot d’ordre avait été lâché par les uns et repris plus ou moins opportunément par d’autres : « Nous sommes en guerre ! »

Jusqu’à présent seuls les cyniques néoconservateurs américains de l’administration Bush avaient réussi à convaincre leurs compatriotes naïfs que le monde occidental et très chrétien était « en guerre contre le terrorisme » et « l’Axe du Mal » incarné par de sataniques « états-voyous » ralliés au « faux prophète de l’Islam ». Ceci afin de les entraîner dans des guerres hasardeuses au Moyen-Orient, exclusivement motivées par l’appât du gain et des perceptives juteuses du vente d’armes et de spéculation sur le cours du baril.

Maintenant c’est nous, pauvres Français, qui nous découvrons en guerre contre un ennemi qui a juré notre perte et veut dégommer nos valeurs et nos institutions. Qui s’est immiscé sournoisement dans nos consciences endormies par le confort matérialiste, la bobasserie dominante et la bonne conscience œcuménique de gauche privée de réflexes immunitaires.

Un ennemi dont l’idéologie machiavélique se répand comme la peste noire dans nos banlieues, pervertit notre jeunesse et enrôle des esprits égarés pour les envoyer faire le Djihad aux quatre coins de la planète, détruire la civilisation judéo-chrétienne et occidentale vendue à l’impérialisme américain et sioniste et aliénée par un matérialisme hédoniste et décadent, et tenter de rallier tous les musulmans à un Armageddon d’une barbarie sans nom diffusé en temps réel sur nos écrans.

Décapitations arbitraires, meurtres d’enfants, de femmes, d’homosexuels, attentats en tout genre : pas de limite à l’horreur pour ces ninjas diaboliques de Daesh et leurs idéologues fanatiques.

Comment ne pas souscrire au constat qu’il s’agit bien d’une guerre ? Et que nous devons la mener coûte que coûte. Au risque de nous voir rapidement dépassés et nos démocraties balayées dans un scenario apocalyptique digne des pires jeux vidéo.

Des jeux vidéo ? Tiens c’est étrange… Justement les scénarios de ces assommoirs contemporains pour une jeunesse qu’on forme dès le biberon à l’Art de la guerre et aux noces barbares ressemblent étonnamment à ce qui s’étale désormais quotidiennement sur nos écrans de télé et qu’on nous présente comme la réalité d’aujourd’hui.

Ça, plus d’autres guerres tout aussi immondes. Et des catastrophes à foison : tremblements de terre, éruptions volcaniques, incendies ravageurs, tsunamis cataclysmiques, cyclones et tempêtes destructrices, inondations spectaculaires. Et comme si cela ne suffisait pas et que le dérèglement climatique annoncé ne détruisait pas assez vite des vies, des villes, des états et des économies entières : des explosions de centrales nucléaires, des pollutions en tout genre, de l’eau, de l’air, des sols, des denrées alimentaires, et même des médicaments supposer nous guérir ou nous vacciner des pestes en tout genre qui s’acharnent sur l’humanité en surnombre, se révèlent des bombes à retardement pour fabriquer des cancers ou des maladies encore plus sournoises…

Si nous sommes en guerre, celle-ci ressemble à s’y méprendre à Armageddon !

Cependant, si l’on prend la peine d’examiner les choses en profondeur, la véritable guerre que nous avons à mener n’est pas avant tout militaire, territoriale, économique, sociale, sanitaire, écologique, philosophique, religieuse ni même  éthique. Elle est avant tout SPIRITUELLE !

Car c’est d’abord dans nos esprits que l’Ennemi tente d’avancer ses pions.

En nous manipulant grâce aux multiples écrans auxquels nous sommes en permanence connectés : télévision (mais qui la regarde encore ?…), ordinateurs, tablettes, smartphones voire montres numériques. Et demain vêtements, réfrigérateurs, cuisinières et multiples robots domestiques interconnectés, qui nous informerons avec un beau sourire et quelques blagues pour nous émouvoir sur la météo du jour, les courses à faire, l’heure prévue de rentrée de l’école du petit dernier, et le menu du jour pour booster notre humeur et faire chuter ce taux de cholestérol diagnostiqué le matin-même par les nanorobots implantés dans nos artères comme vilainement en hausse depuis le bourguignon argentin aux haricots verts danois bio dégusté hier soir entre amis autour d’une table virtuelle en visio-cocktail dinatoire.

Quand on regarde à quoi ressemble notre vie aujourd’hui et ce qu’elle sera demain, on se dit que 1984 et Le Meilleur des Mondes sont des fables pour enfants à côté du monde dans lequel nous vivons et qu’on nous prépare !

Une guerre ? Oui ! Mais pour savoir de quelle guerre il s’agit il faut d’abord enlever tous ces pods et se débrancher de la Matrice. Revenir à soi et en soi, et rétablir des liens de solidarité réelle et désintéressés avec l’autre. Des liens authentiquement fondés sur la Vérité et l’Amour, et non une méta-équation d’intérêts et d’interdépendances réciproques assistées par ordinateur.

Alors on découvre que notre ennemi n’est pas « l’autre » : le Musulman que les idéologues frontistes nous désigne comme bouc émissaire de nos malheurs et de notre déliquescence nationale, sur fond de faillite des élites, du système et de corruption maastrichtienne. Encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur les islams contemporains…

Ce ne sont pas non plus ces barbares de Daesh. Qu’on nous met en scène sur Fox News ou BFM TV comme le nouvel ennemi public n° 1. Mais dont bizarrement aucune coalition mondiale pour le Bien planétaire et la sauvegarde des idéaux démocratiques emmenée par la vertueuse Amérique n’est encore allé botter le cul.

Faut-it rappeler que Daesh était nommé pas plus tard qu’il y a deux ans sur ces mêmes médias mainstream appartenant à des multinationales du lobby militaro-industriel destinés à fabriquer l’opinion, « la Rébellion syrienne ». Et parés des vertus démocratiques et des meilleures intentions : dégager un dictateur sanguinaire qui opprimait son peuple et génocidait des minorités religieuses sur son propre sol. La stratégie et la rhétorique ont changé. Et les braves alliés d’hier sont devenus des barbares moyenâgeux menaçant l’existence et la survie de la démocratie partout en Occident, et de communautés chrétiennes entières, minoritaires en Afrique ou au Moyen-Orient. On ne nous vend décidément plus le même feuilleton.

Tout comme ce brave Ben Laden, autrefois compagnon d’armes du héros de la résistance afghane Massoud, embarqué avec les combattants pachtounes pour résister à l’ogre soviétique venu défendre avec ses chars ses prébendes impérialistes à Kaboul. Et devenu soudainement le prophète d’Al Qaeda et l’idéologue du terrorisme islamiste lancé contre l’Amérique et ses tours jumelles. En réalité un agent de la CIA. Et le fils turbulent d’une dynastie de milliardaires saoudiens amis intimes des Bush et actionnaires des mêmes compagnies pétrolières à Dallas.

Nous n’évoquerons pas la grande fumisterie du 11 Septembre, Pearl Harbor annoncé et imaginé 20 ans auparavant par les stratèges néoconservateurs yankees et les théoriciens inventeurs du concept de « guerre préventive ». Au risque de nous faire excommunier comme un vulgaire « conspirationniste » par les grands magistrats de l’Inquisition, ces moralistes aux vues courtes et ces pseudo-intellectuels moutonniers gardiens de la Pensée unique.

Guerre spirituelle donc. Et à mesure que le voile se lève sur nos esprits embrumés et intoxiqués par la Doxa majoritaire et les artefacts de la société postmoderne et consumériste, on se relève d’abord groggy, ensuite soulagé comme après un terrible cauchemar ou une cuite magistrale.

Pourtant il suffit de lire les Ecritures. Avec pour impératif de ne surtout pas céder à la panique ni à l’hystérie coutumière aux évangéliques qui la lisent avec des lunettes littéralistes et se sentent investis d’une mission prophétique et rédemptrice.

Il n’y a pas que le Livre de la Révélation (Apocalypse de Jean) qui puisse nous apporter des lumières sur les temps troublés que nous vivons et le type de guerre à mener. Il suffit de parcourir l’Evangile de Matthieu et d’écouter ce que le Christ nous dit sur la Fin des temps. Détaillant les signes avant-coureurs qui vont se succéder. Et nous invitant à suivre la bonne attitude à adopter.

Surtout ne pas céder à la panique ! Car la Révélation et le combat ultime se dérouleront par étapes. Avec des creux et des vagues. Des chocs en série et une intensification de la conscience du combat mené.

Et puis le pire n’est jamais sûr. Les prophéties ne sont pas des prédictions mais des appels à la vigilance et des mises en garde contre les malheurs qui risquent de nous tomber dessus si nous n’amendons pas nos esprits, nos cœurs et nos comportements collectifs. Tout espoir reste donc permis.

Donc ne croyons pas que tout est fini ni que tout va se précipiter dès que le Dow Jones s’effondre ou qu’un tremblement de terre raye Katmandou de la carte.

Patience, confiance et vigilance. Tenir envers et contre tout. Et s’enraciner dans l’Esprit qui nous tient ensemble et défait tous les pièges destinés à nous émouvoir et nous égarer.

Car ce combat, ce n’est pas à nous de le mener. D’autres puissances combattent en ce moment pour nous, dans d’autres dimensions spirituelles qui nous échappent. Ce que le vocabulaire judéo-chrétien nomme le combat des armées d’anges contre des légions de démons est une réalité spirituelle. Ces entités existent bel et bien, même si on ne saurait se les représenter aujourd’hui sous les traits de succubes armées de fourches et poursuivant les élus en tentant de leur faire perdre définitivement leur âme pour faire triompher le Prince cornu de ce monde.

« Anges et démons » sont des réalités. Leur prégnance traverse l’inconscient collectif. Et Nos mythes contemporains les mettent en scène dans des épisodes épiques et futuristes comme Star Wars, qui opposent les chevaliers Jedi aux sombres armées de l’Empire.

« L’Empire » existe lui aussi bel et bien. Car le monde d’aujourd’hui est plus que jamais gouverné par Moloch, le dieu de l’argent, des richesses et des possessions matérielles. Aujourd’hui le monde est totalement soumis aux puissances de la finance mondialisée, dirigée une petite élite de ploutocrates cyniques et machiavéliques qui tirent les ficelles.

Elle dicte ses lois aux banques centrales, aux banques nationales, maintient un joug étroit sur la politique et l’économie par le mécanisme de la dette. Faisant élire ou chuter à sa guise les gouvernements, soutenant sans aucune honte des dictatures, finançant des réseaux terroristes afin de déstabiliser des régimes pas assez à leur botte, ou des états démocratiques réfractaires à l’instauration de traités libre-échangistes et réticents à se voir transformer en vassaux soumis. Puis désavouent ces mêmes groupes terroristes une fois que ceux-ci se sentent pousser des ailes et s’enivrent de leur mission apocalyptique.

Ils dictent aussi leur loi aux multinationales qui font l’économie mondiale, fournissent du travail de plus en plus rare et précaire à des milliards de salariés-esclaves, et définissent les standards de consommation, de bonheur packagé, customisé et sans cesse renouvelé pour vendre et consommer davantage, définissent les codes et les habitus de consommation, et les modes de vie universellement admis et repris par la jeunesse et la bobasserie mondiales. Et asservissent les peuples, rendent les hommes esclaves de la machine à produire et consommer (consumer) toujours plus de biens, de services et de rêves factices et formatés.

Cette élite a réussi à élever le bonheur matérialiste et consumériste au sommet des valeurs. A un niveau jamais atteint auparavant. Elle maintient une illusion de légitimité à son pourvoir de domination grâce à une parodie de démocratie, en surveillant chaque faits et gestes individuels et en manipulant les esprits grâce à la publicité, au marketing, mais aussi à une puissante industrie du divertissement qui nous éloigne toujours davantage de nos préoccupations essentielles et de notre vraie nature, avant tout spirituelle. Par une industrie de l’information qui fabrique et canalise en temps réel nos émotions, nous livre des analyses prédigérées et reprend à l’envi le buzz entretenu sur les réseaux sociaux et les épiphénomènes montés en épingle sur Twitter. Elle manipule les opinions, définit la rhétorique et l’idéologie dominante, les discours licites ou illicites, les modèles culturels et sociétaux.

Et plus en amont, elle définie et justifie les grandes orientations politiques, juridiques et éthiques qui gouvernent notre quotidien, définissent notre avenir et calibrent notre vivre ensemble. Restreignant nos libertés au nom de l’impératif de sécurité. Et accordant tantôt de nouveaux droits toujours plus hardis à certains individus ou minorités qui se conforment aux valeurs et modèles du système. Ceci afin de mieux faire oublier l’absence de libertés et de droits dont nous devrions pouvoir jouir réellement, si nous n’étions pas soumis aux exigences de la Matrice.

Ils érigent des antivaleurs en lieu et place des valeurs déclarées caduques ou sur le point d’être renversées : hyperconsumérisme, course à la réussite, vaine gloire, matérialisme effréné, avec un déni total de responsabilité et un cynisme assumé quant aux écarts de richesses et à la surexploitation des ressources. Ils encouragent la survalorisation des formes de beauté convoitées et des valeurs bankable, les plus éphémères et les plus factices. Ils promeuvent et idéalisent les comportements arrogants pour asseoir son rang, son niveau social ou sa caste, valorisent jusqu’à la nausée la violence, la laideur, l’esclavagisme librement consenti du corps, l’asservissement à des formes de sexualité dégradantes, et l’assignation à jouir en permanence dans une ambiance de fête perpétuellement renouvelée. Sans aucune conscience, maîtrise ni respect de soi ou de l’autre.


 

 

 

 

Quant à l’idéologie vacillante héritée des Lumières, ces fameux « Droits de l’homme », idéal universaliste et romantique arraché à l’Ancien régime par les révolutionnaires du 18e et 19e siècle, c’est aujourd’hui un gimmick en passe d’être remplacé par une autre idéologie et d’autres valeurs : celle du néofascisme nationaliste et populiste, raciste et xénophobe, anticommunautariste et prétendument « antisystème ». Prémisse d’un hyperfascisme mondialisé qui ne va pas tarder à s’imposer avec une envergure et un arbitraire implacables dont on ne soupçonne même pas la violence.

Dire qu’on a encore la naïveté en France de croire au mythe des « Droits de l’homme » comme l’alpha et l’oméga du panthéon des valeurs humaines et philosophiques. Des Droits de l’homme réduits à une tarte à la crème pour intellectuels de gauche, qui étalent leur égo dans des émissions bobasses. A peine encore une justification juridique pour entériner des choix législatifs et politiques que des marionnettes politiciennes tout juste soucieuses de leur carrière s’empressent d’imposer au bon peuple, en se mettant en scène pour occuper les esprits avec le circenses de la politique-spectacle. Surtout quand le panem vient à manquer dans les assiettes malgré la surabondance de l’offre. Exemple pitoyable et très français : le Mariage pour tous versus la Manif pour tous.

Enfin, ces puissances de domination définissent à leur guise les options stratégiques, militaires, diplomatiques, politiques déployées aux quatre coins du monde pour entretenir volontairement et méthodiquement le chaos et faire semblant ici ou là de rétablir l’ordre en privant un peu plus les peuples et les individus de leurs libertés.

Avec un cynisme diabolique ils spéculent sur le changement climatique et les catastrophes dont ils sont pourtant en grande part responsables, sur la faim dans le monde, l’accès à l’eau, demain à l’air respirable dans nos grandes cités. Ils spéculent et élaborent leurs stratégies en usant de déstabilisation de régimes et de continents entiers, la soumission d’économies nationales et de vastes marché comme l’Europe aux diktats du toute puissante logique ultralibérale et libre-échangiste, afin de contrôler les flux de biens, de services et les flux financiers au bénéfice de leurs intérêts propres. Et de s’arroger le monopole des ressources plantaires, et le contrôle sur une main d’œuvre et des cols blancs partout réduits en esclavage.

Ils n’hésitent pas à élaborer des stratégies diaboliques pour déclencher des épidémies ici ou là et vendre ensuite des milliards de vaccins et de médicaments à l’efficacité douteuse et aux effets secondaires parfois dévastateurs. Ils entretiennent savamment des psychoses, aussi savamment préparées et orchestrées qu’éphémères : grippe aviaire, H1N1, Ebola… Alors que d’autres pandémies bien réelles comme le paludisme déciment chaque année des centaines de milliers de vie et que personne n’en parle ni s’en émeuve.

Ils menacent la survie de l’espèce humaine et des espèces vivantes en soumettant
l’agriculture aux expérimentations génétiques les plus hasardeuses, en noyant nos aliments sous un flot de pesticides nocifs et en réglementant à tout va pour dissuader les initiatives alternatives soucieuses de préserver la vie, les ressources et la santé publique.

Ils décident arbitrairement du sort de millions d’esclaves humains réduits à du bétail : enfants condamnés à travailler dès l’âge de 6 ou 7 ans dans des usines pour fabriquer les multiples objets, équipements ou drogues légales dont jouissent à l’autre bout du monde les riches happy fews que nous sommes, en dépit de toutes les lois et conventions internationales. Enfants soldats ou adolescents à peine pubères transformés en chair à canon ou en porteur de kalachnikovs pour mener les guerres sales qu’on les a préparé à faire. Jeunes-files kidnappés dans les campagnes ou vendues par leur famille miséreuse pour servir d’esclaves sexuelles aux touristes occidentaux. Quand elles ne sont pas envoyées dans des bordels ou des salons de massage chinois à Paris.

Mêmes nos jeunes cadres dynamiques et nos jeunes formés à devenir les élites intellectuelles dans nos grandes écoles doivent souvent s’expatrier pour trouver un premier job, et bosser comme des bêtes s’ils veulent réussir ou simplement s’en sortir ? Avec un premier burnout assuré à 30 ans. Quant à ceux qui arrivent à gravir l’échelle sociale et à faire carrière en France, soit ils deviennent très vite de bons petits soldats zélés, soumis aux plans de carrière et à « l’éthique managériale » que les multinationales s’emploient à leur tailler. Et avec un peu de chance ils peuvent espérer un jour entrer dans le sérail très fermé des décideurs. Soit ils finissent usés, dégagés par un plan social ou suicidés un dimanche après-midi après trop d’heures supplémentaires dans leur bureau en haut d’une tour de La Défense.

Et qu’on n’aille pas dire que ceci n’est pas la triste vérité ! Qu’on n’aille pas nous taxer de faire du conspirationniste ou d’affoler le gogo avec des chimères délirantes sur les Illuminattis qui gouvernent le monde ! Ces élites existent bel et bien et il ne s’agit pas d’une fiction ou d’une fixette parano. Même si la réalité est plus complexe que les raccourcis burlesques qu’on trouve sur YouTube.

Ces élites existent et elles gouvernent bien le monde. Les sectes crypto-sataniques dont beaucoup font partie (Skulls & Bones pour les Bush et beaucoup de brillants étudiants de Yale) sont aussi une réalité. Et sans céder aux délires simplistes des chrétiens évangéliques ni aux raccourcis idéologiques putrides de l’extrême droite américaine et de leur alliés tacites islamistes radicaux qui agitent la toile et crient haro sur le complot mondial judéo-maçonnique et sioniste, force est de reconnaître qu’il y des vérités pas bonnes à dire si l’on ne veut pas se faire lyncher ou se voir condamner à l’opprobre public.

Voilà le monde qu’on nous vend comme le meilleur possible. Et ça va continuer encore des années voire des décennies jusqu’à l’anéantissement final de l’espèce, noyée sous les catastrophes, les guerres, les pestes et les cataclysmes en tout genre, et remplacée par des robots au service d’une poignée d’élus. Ou jusque ce que le Réveil attendu ait enfin lieu.

Ce réveil a déjà commencé. Partout émerge une conscience alternative qui s’émancipe des esclavages où l’on voudrait nous enfermer.

Il ne s’agit plus du Grand Soir. De faire la « Révolution » : socialiste, internationale ou libertaire. Encore que ces mythes ont la vie dure et que leur recyclage est plutôt tendance et bankable parmi les vieux soixanthuitards encore au pouvoir, ou leurs petits-enfants séduits par l’ambiance bon enfant des manifs à papy.

Ni même du rêve frondeur et mélancolique des altermondialistes. Qui pour certains voudraient revenir à l’âge de pierre, angoissés par la mauvaise conscience écologique. Et pour d’autres tentent d’élaborer des alternatives parfois originales, créatives et audacieuses mais hélas souvent rêveuses aux modes de vie consuméristes dominants. De développer des solidarités et des modes de pensées nouveaux, mais hélas sporadiques et sans réelle vision globale pérenne et suffisamment catalysatrice pour déclencher un véritable bouleversement de conscience en profondeur pour inverser la mécanique nihiliste du Chaos.

Mais il s’agit d’une prise de conscience qui s’étend et se ramifie, se structure, en balbutiant.

Car tout part en vérité du spirituel. Ce n’est pas avec de nouvelles idéologies ou religions de substitution, humanistes, universalistes, new age, écoféministes ou altermondialistes pour remplacer les anciennes religions perverties par le fanatisme et les compromissions avec le système que nous nous en sortirons.

Mais en nous branchant vraiment et en profondeur sur la Réalité qui Est, et non sur la réalité factice qu’on nous vend pour nous asservir. Et en nous reliant aux puissances qui combattent pour notre Salut et celui de l’Univers tout entier. Car sans faire de nombrilisme anthoropo ou héliocentriste, ce qui se passe ici-bas sur notre petite planète bleue encore éclairée par le soleil résonne d’une signification et d’un écho qui traversent l’Univers tout entier.

Dit en langage chrétien, aussi petits, insignifiants et médiocres soyons-nous, Dieu nous aime d’un amour infini et veut à tout prix nous sauver de nos erreurs et des griffes de l’Ennemi qui se dresse entre lui et nous et remporter sa victoire.

Alors il nous faut d’abord faire retraire et méditer. Pas pour se calfeutrer dans un confort à l’abri des soubresauts du monde. Encore que. Mais avant tout pour laisser décanter les passions et émerger l’esprit qui demeure en nous. L’orienter vers son unique source lumineuse et recevoir la manne de l’énergie essentielle, cette « eau vive », la seule dont nous avons besoin pour vivre et éclairer nos consciences chahutées par le Moloch et ses armées de trompeurs et de diviseurs.

Et puis, une fois apaisés et éveillés, faire acte de discernement collectif pour dessiner des voies de combat par les seules armes qui vaillent : celle dictées par l’Amour.

Pas un amour béat et sentimentalo-affectif. Pas non plus pour nous bercer de la certitude d’être sauvés et oublier nos turpitudes présentes. Mais pour conspirer davantage et agir tous ensemble pour le Bien de l’Humanité et sous le regard de Dieu.

Pour aspirer cette humanité et la laisser guider dans ce vortex que nous ouvrons grâce à la puissance de l’Esprit qui gouverne, alimente et oriente nos esprits apaisés et bien dirigés.

Ces armes-là sont les seules, vraiment LES SEULES, contre lesquelles l’Ennemi ne peut lutter.

Cela demande un effort de vigilance permanent. Pour être conscient de ce que je ressens, de ce que je pense, de ce que je dis, de ce que je fais, de ce que j’interprète et du sens que je donne à ce que je vois, j’entends, de ce dont je suis témoin, acteur ou participant …

Mais c’est ainsi que l’humanité future est invitée à vivre. Connectée oui, mais pas par des nanopuces ou des béquilles technologiques, Connectée avant tout par les ressources spirituelles que notre être noétique à peine éclos de sa gangue physique et psycho-émotionnelle est à même d’activer. En réveillant les zones de notre cerveau encore en sommeil. Et en nous connectant à La Conscience qui nous irrigue et dont nous sommes une infime parcelle.

Les spécialistes de la physique quantique et les chercheurs qui commencent à peine à lever le voile sur les mystères de l’Univers et de la Vie, entrevoient sur le mode scientifique et avec un regard fondé sur la post-rationalité comment ces mécanismes spirituels peuvent fonctionner.

Mais même si l’on n’est pas scientifique, nous avons en chacun de nous un potentiel d’émergence spirituelle que nous pouvons réveiller et activer.

Il suffit de faire des choix, courageux mais nécessaires, et de commencer à se consacrer à l’essentiel, cesser de prostituer sa vie à des antivaleurs et à des idoles. Sans attendre d’être émancipés des exigences du travail ou du système au terme d’une vie de labeur méritant, après une retraite hypothétique plus ou moins choisie ou imposée, ou d’en avoir été dégagé par les exigences du productivisme.

Alors on peut enter en paix pour entrer en guerre. Mais sans y perdre ni sa vie ni son âme.

En marche !

En marche les cœurs purs, car ils verront Dieu.

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