Retour sur une secte apocalyptique parmi les plus dangereuses : le véganisme

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Avant de devenir une organisation terroriste proche d’Al Qaeda, le véganisme a longtemps été un truc de baba-cools.

Une secte inoffensive, dissidente du végétarisme, et réunissant quelques adeptes clairsemés parmi les plus déterminés et les plus ascétiques.

Une secte prônant certes des principes diététiques passablement intégristes, comme l’absence de corruption due à tout contact avec de la chair animale, mais longtemps cantonnée à des formes de prosélytisme relativement pacifiques.

Une secte cousine d’autres sectes de la même mouvance : crudivores, macrobiotiques, végétalistes, etc… Et dont l’action militante se limitait il y a peu à des territoires somme toute marginaux comme le Salon Marjolaine et autres salons de médecines douces.

L’accumulation de scandales alimentaires au cours des décennies 1990 et 2000 touchant notamment l’industrie de la viande, comme la crise de la vache folle, celle de la grippe aviaire, de la grippe porcine, ou la vente frauduleuse de viande de cheval comme de la viande de bœuf, a fait basculer la secte vegan vers une forme de militantisme radical et d’activisme ultra-violent.

Jusqu’à les précipiter à partir de la décennie 2010 dans l’action terroriste, multipliant les attentats de plus en plus violents à l’égard des non-vegans.

Très présents sur la scène médiatique depuis quelques années, les vegans ont trouvé un allié de choix dans le très actif mouvement spéciste. Une autre secte terroriste prônant l’ultraviolence à l’égard de la gente humaine, au nom du respect des droits des animaux.

Ces fanatiques revendiquent un égalitarisme radical entre l’espèce humaine et les espèces animales. Allant jusqu’à militer pour l’ouverture du mariage pour tous, de l’adoption ou de droit à l’avortement pour tous les mammifères. Ou le droit à l’euthanasie pour les amibes dépressives.

Ces ultras de la cause animale comptent plusieurs coups d’éclat revendiqués à leur actif. Comme le plastiquage de plusieurs abattoirs, qualifiés de « camps d’extermination », le kidnapping, la décapitation ou la crucifixion publique de plusieurs dirigeants d’entreprises emblématiques de la filière viande, comme Charal, Novoviande ou Hippopotamus.

Mais aussi quelques prises d’otages spectaculaires sur des plateaux télé lors d’émissions grand public, comme le sinistre Aymeric Caron qui durant plusieurs années a multiplié les interventions dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché.

Aujourd’hui spécistes et vegans travaillent main dans la main pour exercer un contrôle totalitaire des esprits et des assiettes pour l’ensemble de nos concitoyens. Au terrorisme de masse s’ajoute parmi leurs méthodes de prédilection le lynchage médiatique systématique. Ainsi toute prise de position publique d’une personnalité en faveur du libre choix alimentaire, de la gastronomie française ou simplement du plaisir de manger est aussitôt qualifiée de « crime contre l’humanité » et de « crime contre l’espèce animale ». Espèce animale jugée par beaucoup d’adeptes comme bien supérieure à l’espèce humaine.

Par une forme d’idéalisation de l’animal et de suspicion radicale à l’égard de l’espèce humaine que l’on peut aisément qualifié de pathologique sinon d’hystérique, vegans et spécistes entendent éradiquer de nos comportements, mais aussi de nos discours, tout stigmate d’une sorte de « Préhistoire humaine » déclarée désormais honteuse et coupable, et dont il faudrait arracher de nos mémoires jusqu’au souvenir, par crainte de résurgence de toute forme archaïque de consommation de chair animale.

Ils vivent aussi dans la perspective d’un retour à un Eden mythique où l’homme vivrait libre et nu en harmonie avec la Création et au beau milieu d’animaux souriants et réconciliés, ne consommant que le produit de sa cueillette composée exclusivement de fleurs, de racines, d’algues et d’espèces végétales inoffensives.

Les pathologies psychiques propres aux vegans peut parfois atteindre des formes extrêmes. Comme la suspicion à l’égard de tout médicament ou supplément alimentaire ayant pu être en contact avec un produit d’origine animale. Ce qui donne parfois des cheveux blancs aux vendeurs de magasins bio tentant d’expliquer à leurs clients les plus atteints que tel produit est certifié 100% vegan.

D’autres vont jusqu’à s’abstenir de respirer ou passent leur temps dans des caissons d’isolation stériles, craignant en inhalant de l’air ambiant d’ingérer quelque nanomètres-cubes de gaz carbonique qu’un animal aurait exhalé dans l’atmosphère.

S’ajoutent à leurs malheurs d’autres turpitudes cuisantes. Les vegans traversent ainsi aujourd’hui une grave crise idéologique et spirituelle, depuis que la science multiplie les découvertes prouvant que les végétaux ont une conscience évoluée, communiquent entre eux par un langage complexe, et n’ont rien à envier aux autres espèces vivantes.

Certains envisagent déjà de se radicaliser encore plus, en ne consommant plus que de la poudre de minéraux concassée et diluée dans de l’eau de source non polluée.

Mais cette alternative pourrait vite tourner court, maintenant que les physiciens quantiques ont démontré que le monde minéral disposait lui aussi d’une conscience.

Il n’y aurait à terme pour ces pauvres vegans désespérés plus d’autre alternative que de cesser tout type de consommation d’aliment solide. Et de ne se contenter que d’ingérer quelques centilitres quotidiens d’eau de pluie ou de source. En multipliant les flagellations et autres rites expiatoires afin de demander pardon à l’Esprit de l’eau pour un crime aussi abject.

Certains prévoient même la fin prochaine de la secte vegan. A moins qu’un de leur gourou ne préconise d’abréger leurs souffrances en organisant un gigantesque suicide planétaire, aussi spectaculaire et admonitoire que celui de la secte du pasteur Jim Jones, responsable du massacre collectif de milliers d’adeptes à Jonestown en 1977.

A moins que, à l’image de beaucoup de sectes apocalyptiques ayant comme unique ressort des formes extrêmes de paranoïa ou de dégénérescence névrotique, les vegans ne finissent tout simplement par disparaître, vaincus par le triomphe de la Raison, du Bon sens, de la Joie de vivre et du Goût de la vie.

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Gay Games Paris 2018 : les jeux sont faits et refaits. Anatomie d’un fiasco

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En déplacement à Lausanne, je suis de loin cette 2e journée des Gay Games de Paris. Pour lesquels j’avais un temps été sollicité comme arbitre.

Un peu triste et amer de constater que mes réserves exprimées ici il y a quelques semaines étaient à ce point en-dessous de la réalité (cf. mon article « Les Gay Games ont-ils encore un sens et une utilité ?« , publié sur ce blog en plein Mondial de Football le 11 juillet dernier).

3 constats pour ce qui ressemble déjà à un fiasco monumental.

  • LA PARTICIPATION

10.000 participants selon les organisateurs, 800 selon la Police (humour).

A noter que BFM TV dans son reportage du 6 août commet une erreur de taille en qualifiant ce chiffre de « record depuis la création des jeux« .

En effet, sauf erreur les Gay Games d’Amsterdam 1998 avaient rassemblé 35.000 participants, il y a 20 ans déjà. Faisant de cette édition le plus grand événement multisport au monde pour l’époque, soit davantage que les vrais J.O.

Ce faible taux de participation pour une édition parisienne noyée au beau milieu d’un été caniculaire, et la baisse manifeste des participants depuis 20 ans, confirment ce que je pointais dans mon article il y a 3 semaines.

Le concept a beaucoup vieilli. Ces jeux n’attirent qu’une proportion très restreinte de gays et de lesbiennes, au sein d’un public déjà ultra ciblé (les membres de clubs sportifs LGBT), appartenant à une communauté au sein de laquelle les événements se sont multipliés ces dernières années. Leurs tarifs franchement prohibitifs ne les rendent attractifs que pour un tout petit nombre de LGBT parmi les plus motivés et les plus fortunés. Leur caractère confidentiel, la faiblesse des moyens déployés, une communication faiblarde et inaudible, la désertion des sponsors qui auraient pu leur donner une dimension et une visibilité plus en phase avec les prétentions affichées, font que les Gay Games de Paris peinent à se faire connaître et à rassembler au-delà de ce petit noyau dur.

Pour preuve : en 2018, soit 36 ans après leur création, beaucoup de LGBT même dans une grande métropole comme Paris qui compte l’une des plus grandes communautés LGBT au monde, ignorent encore jusqu’à leur existence. Et une semaine avant l’ouverture, beaucoup de ceux qui avaient déjà entendu parler des Gay Games ne savaient même pas qu’ils se tenaient à Paris !

Conséquence : un Stade Jean Bouin aux ¾ vide lors de la cérémonie d’ouverture.

Cérémonie d’ouverture des Gay Games de Paris au Stade Jean Bouin, samedi 4 août 2018

Ce qui malgré des sourires de circonstance et l’enthousiasme des participants donne une désagréable impression de raté. Surtout pour un stade parisien de second plan, sans prestige et de taille relativement faible. 17.800 places : on est loin des 80.000 places du Stade de France, ou même des 50.000 places du Parc des Princes.

Quand on compare, le Stade Arena à Amsterdam, le plus grand stade des Pays-Bas et l’un des plus grands d’Europe avec une capacité de 75.000 places, affichait quasiment complet lors de la cérémonie d’ouverture des Gay Games 5 en 1998. Les premiers jeux à se dérouler sur le continent européen, loin des grandes métropoles d’Amérique du Nord où ils s’étaient toujours déroulés. Un sacré pari pour l’époque.

Des jeux qui avaient rassemblé quelques 150.000 spectateurs sur une semaine.

20 ans plus tard, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Autre temps, autres mœurs…

  • L’AGE DES PARTICIPANTS

Il serait intéressant d’interroger les statistiques officielles (si elles existent). Et de les comparer avec celles des éditions antérieures.

Mais à voir les rares reportages dans les médias et les vidéos postées sur internet par les participants, une évidence saute aux yeux : les participants ont beaucoup vieilli.

Beaucoup de quinquas bien tapés et quelques quadras grisonnants forment le gros des délégations. Assez peu de trentenaires, et quasiment aucun participant frôlant les 20 ans.

Même la délégation française, pour une très large part composée de Franciliens et qui n’avaient donc pas à payer des frais de voyage et de séjour à Paris, ne semble rassembler que des sportifs plutôt mûrs, et assez peu de jeunes ou très jeunes.

Conséquence des points précédemment évoqués : un événement dont le concept a vieilli, touchant une minorité aisée au sein de la minorité, et dont le ticket d’entrée ne les rend accessibles qu’à un nombre restreint, donc forcément plus âgé.

  • L’IMAGE CATASTROPHIQUE DE CES JEUX

Beaucoup même parmi les participants, bénévoles et organisateurs le disent tout bas, alors autant le dire tout haut : ces jeux sont franchement un fiasco.

Déjà avant l’ouverture les critiques ne manquaient pas de fuser. Notamment parmi certains dirigeants de clubs sportifs de la FSGL, la fédération organisatrice qui rassemble la plupart des clubs sportifs LGBT français. Excédés par l’amateurisme de l’organisation, les erreurs d’arbitrage dans la préparation, les tarifs exorbitants et le manque de moyens rassemblés dans une capitale comme Paris.

Même si cela paraît plutôt subjectif de l’affirmer, par-delà les discours consensuels de circonstance force est de reconnaître que ces jeux donnent une image assez « cheap » et du mouvement sportif LGBT, et de la communauté LGBT en général, et de Paris qui les accueillent pour la première fois cette année.

Faire nettement moins bien à 20 ans d’écart qu’une petite ville comme Amsterdam, toute proportion gardée, à une époque et dans un pays comme la France où les LGBT sont archi courtisés, choyés, et introduits dans toutes les sphères du pouvoir, ce n’est vraiment pas très reluisant.

A titre d’exemple, n’avoir rien trouvé de mieux comme tête d’affiche pour la soirée d’ouverture que le DJ israélien Offer Nissim, lequel ne rassemble aujourd’hui hors des frontières de son pays qu’une petite frange de nostalgiques des soirées gays trance des années 2000/2008, est assez symptomatique du fossé qui semble s’être creusé entre ces jeux réservés à une petite élite vieillissante et leurs organisateurs, avec l’époque, ses nouveaux codes et ses enjeux.

C’est un peu comme si on ressortait David Guetta ou Patrick Hernandez (Born to be alive) comme invité star d’une soirée hétéro bien beauf à l’Aquaboulevard.

Quel contresens pour une métropole de premier plan comme Paris !

Qui propose chaque semaine sinon chaque soir des soirées clubbing avec les plus grands DJ internationaux house et techno venus du monde entier, notamment de New York, Chicago, Detroit, Londres ou Berlin. Servis par les meilleurs sound-systems européens. Et ce pour quelques 10€ ou 15€ l’entrée. Voire gratuitement si l’on figure sur la guestlist. Contre 50€ à 65€ comme tarif de base pour l’entrée au Grand Palais samedi dernier.

J’avais participé aux Gay Games d’Amsterdam il y a 20 ans en tant que compétiteur dans les épreuves d’arts martiaux. Et je me souviens avoir été extrêmement impressionné par le niveau de professionnalisme, la qualité, l’ambiance exceptionnelle et le succès sans conteste de ces jeux.

On se serait réellement cru aux vrais Jeux Olympiques.

Il n’avait fallu pas moins de 3 heures aux sportifs de Team France pour pénétrer dans un Stade Arena noir de monde et survolté, à la suite des autres délégations appelées par ordre alphabétique. Assemblés aux abords du stade dès le milieu d’après-midi, dans une ambiance électrique, très amicale et très internationale, au milieu de jeunes sportifs du monde entier, nous n’avions quitté l’arène que vers 23 heures passées.

On avait ressenti le choc dès l’arrivée à la gare TGV. Comme dans le hall municipal réquisitionné en plein centre-ville pour accueillir les participants et les dispatcher vers leurs hôtes. Une ville en totale ébullition, entièrement dévolue à ces jeux.

Rien à voir avec Paris. Qui fait mine de célébrer les Gay Games avec 2 ou 3 officiels et quelques discours de circonstance, mais en vérité s’en contrefiche totalement. Notamment parce ces officiels ont les yeux rivés vers 2024 et les J.O. de Paris.

Côté équipements et visibilité, l’un des buts affichés de ces jeux, mise à part la Place de l’Hôtel de Ville pompeusement rebaptisée « Village Olympique » avec ses stands dignes d’une kermesse de grande école, plus quelques lieux mobilisés pour les épreuves sportives ou les événements culturels, les Gay Games font figure de happening plutôt plan-plan et discret.

On est en tout cas à des années-lumière du battage médiatique de l’an dernier lors de la Journée Olympique des 23 et 24 juin 2017. Durant lesquels quasiment tout le centre de Paris était mobilisé autour de l’événement.

Toutes les rives de la Seine des Invalides à Bastille était alors transformées en vaste terrain de sport. Avec piste flottante sur la Seine, démonstrations de plongeon acrobatique du haut du Pont Alexandre III, et grands sportifs multipliant les exploits devant une foule ravie venue en famille et en très grand nombre vibrer et soutenir la candidature de Paris pour les J.O. 2024.

Même le Président Macron nouvellement élu avait donné de sa personne en improvisant une partie de tennis sur les quais de Seine.

Comment les Gay Games auraient-ils pu espérer rivaliser avec un événement aussi emblématique, mobilisateur et tant attendu ? D’une notoriété inégalable, disposant de moyens autrement conséquents, d’une organisation hors pair, et du soutien unanime du monde sportif, politique, médiatique et de l’opinion publique.

Surtout pour un événement communautaire encore inconnu, se déroulant en plein mois d’août alors que les ¾ des Parisiens sont à la plage et les touristes plus occupés à visiter la Tour Eiffel ou Le Louvre qu’à applaudir quelques gays cavalant autour d’un stade de banlieue ?

Avec de l’imagination et de l’audace, pardi !

Or c’est précisément ce qui semble avoir cruellement fait défaut aux organisateurs.

Lesquels se sont déjà laissé imposer par la FGG (Federation of Gay Games) des standards rigoureux, sans doute en phase avec le contexte nord-américain où ces jeux sont nés, mais totalement en décalage par rapport à la réalité française et le contexte parisien.

Tout le monde ne s’appelle pas McDonald’s… Pour attirer du monde quand on n’est connu que d’un tout petit nombre, il faut de l’audace, de l’audace et encore de l’audace ! Etre innovant et décalé, faire le buzz, rassembler au-delà des plus motivés.

Tout le contraire de ce qui a à l’évidence été fait depuis 4 ans.

Avec un management à la Papa, des objectifs et méthodes directement issus du mouvement associatif, mais totalement inadaptées à un business événementiel comme les Gay Games. Des initiatives alignées à la va comme je te pousse. Et au final un événement impréparé, un manque de moyens humains, logistiques, marketing et surtout financiers, des effectifs de bénévoles insuffisants et un planning d’épreuves encore approximatif à peine deux semaines avant l’ouverture.

L’un des points noirs que pointait BFM TV, la difficulté à convaincre des sponsors de soutenir l’événement.

Inutile comme fait mine de s’en expliquer Manuel Picaud, Président des Gay Games de Paris 2018, d’incriminer « l’homophobie » de ceux parmi ces grandes enseignes sollicitées qui auraient souhaité pour verser leur écot poser comme condition que les Gay Games changeassent de nom.

Business is business. Et les grandes entreprises, en France du moins, ne font pas dans le pédé bashing. Mais regardent froidement où est leur intérêt. Et quel retour sur investissement elles peuvent espérer.

Or quand on peine à rassembler quelques sponsors davantage motivés par les retombées et la visibilité qu’offre un événement communautaire de premier plan comme la Marche des Fiertés, suivi par un très grand nombre de LGBT et qui rassemble bien au-delà de la communauté, notamment parmi les jeunes, pour un défilé en plein centre de Paris à une période phare de l’année (premier samedi de juin), comment espérer faire bander les foules avec un truc daté, sans grande originalité voire franchement ringard, mal conçu et mal promu, à la communication plus proche de celle d’une succursale de la Caisse d’Epargne d’une sous-préfecture de la Meuse que d’un grand événement sportif mondial ?

Dommage, franchement dommage !

Car Paris n’est pas près d’accueillir de nouveau un tel événement. Qui aurait pu montrer un autre visage de la communauté. Afficher d’autres valeurs que l’hédonisme superficiel et vulgaire propre aux établissements du Marais. Faire sortir de l’ombre le mouvement associatif LGBT. Et en particulier le mouvement sportif LGBT. Réalités totalement inconnues du grand public. Il est vrai moins croustillantes que les drag queens, les bears en cuir ou les orgies des boîtes et backrooms gays.

Je le disais déjà le 11 juillet : il faudrait repenser le concept.

Mais est-ce encore possible ?

Aujourd’hui j’en doute fort.

La FGG est enfermée dans sa tour d’ivoire. Le concept, très daté en 2018, n’a plus aucune utilité. Sinon offrir aux sportifs LGBT friqués une occasion de se rassembler une fois tous les 4 ans.

Un événement sportif et festif parmi beaucoup d’autres, vidé totalement de son contenu militant, de sa force admonitoire, très peu visible, et qui ne rassemble pas au-delà d’une petite élite aisée et très motivée, plus soucieuse de se faire plaisir que de changer le monde.

Quick Charia, l’islamisme soft dans votre plateau repas

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Article mis en ligne sur Facebook le 3/8/2018: Corrigé le 4/8/2018.


Chers amis,

Je partage avec vous ce coup de gueule.

Ou plutôt cette réaction raisonnée et citoyenne face à ce que s’apparente à une nouvelle victoire du salafisme en France.

A la base une simple mésaventure.

Apparemment insignifiante. Presque dérisoire.

Pas de quoi fouetter un chat, affoler la Une des médias ou mobiliser la rue, me direz-vous.

Juste l’un de ces petits (ou gros) « détails ».

Petits mais symptomatiques d’une dérive, d’une lente évolution, d’un phénomène rampant et sournois souvent décrié et qui résiste aux tentatives d’apporter des solutions idoines.

Une évolution marquée par l’avancée progressive du salafisme et de l’extrémisme musulman en France.

Lesquels entendent ouvertement et sans complexes appliquer leur stratégie d’islamisation de la société française.

Notamment en enfonçant des coins dans les remparts d’une laïcité par ailleurs contestée et fragilisée.

Et en dénaturant avec une méthodique perversité et une rhétorique éprouvée les principes mêmes de notre République.

Certes on est loin des attentats de Charlie, du Bataclan ou de Nice.

Pourtant c’est l’un de ces petits grains de sable, qui ajoutés les uns aux autres viennent peu à peu gripper le fonctionnement de nos institutions, grignoter nos libertés fondamentales et saper les bases de notre démocratie.

Une démocratie bien menacée. Rongée de l’intérieur comme de l’extérieur par des modèles concurrents ou franchement hostiles.

Une situation qui risque à terme de mettre en péril les fondements de notre République et ses valeurs humanistes.

Et faire péricliter toute tentative de garantir les bases d’un vivre ensemble respectueux des écarts et des différences, mais attaché à faire corps, à faire peuple commun sinon Fraternité. Démarqué en tout cas des forces de dislocation centrifuges, des clivages identitaires, communautaires et des conflits mimétiques.

Une situation face à laquelle juges débordés, politiques pressés ou clientélistes, et intellectuels angoissés semblent incapables d’apporter des réponses justes, pérennes, aptes à corriger le tir. Sinon à déployer une Vision pour construire un avenir de paix et d’unité.

Un boulevard pour les pires écueils qui menacent à plus ou moins long terme notre identité, notre culture, nos valeurs et notre modèle républicain, si jalousement et chèrement défendus.

D’un côté celui d’une islamisation et d’une libanisation de la France. En marche objective et même accélérée. N’en déplaise aux partisans d’un relativisme coupable, à ceux qui craignent de renforcer la stigmatisation des musulmans en dénonçant ce danger, aux suiveurs et aboyeurs moutonniers incapables de raisonner par eux-mêmes. Et bien que l’instrumentalisation qui en est faite par l’extrême droite en brouille l’analyse et tende à discréditer toute dénonciation un peu ferme.

Et de l’autre la porte ouverte aux pires extrémismes xénophobes. Incarné par cette même extrême droite.

Sinon à une forme de totalitarisme musclée accédant au pouvoir par les voix démocratiques à la faveur de crises, une exaspération populaire sur fond de délitement moral, de perte des repères, de confusion hystérisée, conduisant à des sursauts réactifs des peuples face au sentiment de déliquescence généralisée. Comme à l’incapacité d’élites déconnectées, autistes ou cyniques à prendre en compte leurs difficultés et revendications.

On l’a vu tout récemment avec l’arrivée au pouvoir en Italie du front d’extrême droite aux relents néo-mussoliniens. Et cette vague populiste sinon crypto-fasciste qui déferle depuis 10 ans sur les démocraties européennes et aux Etats-Unis.Ce sentiment de déliquescence, terreau des extrémismes de tous bords, se nourrit d’une forme de terrorisme intellectuel beaucoup plus insidieuse que celui de Daesh, dont on parle hélas assez peu. Et dont on mesure mal les vrais dangers tant on s’y est accoutumé.

Il s’agit du terrorisme moral exercé par l’hégémonie de la Pensée unique et le Politiquement correct, instruments du Système.

Terrorisme sournois car infiltré dans les discours, les schémas de pensée et les esprits.

Et qui nivelle discours, modèles comportementaux et valeurs, en s’opposant à toute expression libre, claire et directe de vérités dérangeantes qui risqueraient de mettre en cause certains modèles établis.

Vérités aussitôt raillées et détournées en accusations réflexe (« théorie du complot », discours victimaires, moralisation outrancière, emballement névrotique sur des broutilles…) visant à verrouiller tout débat, à empêcher tout discernement serein, à culpabiliser ou marginaliser les détracteurs.

Un terrorisme très efficace en revanche pour semer la confusion, imposer des modèles de pensée simplistes, faciles à reproduire, et gommer tout esprit de discernement nuancé.

Mais aussi et surtout à manipuler les esprits en traçant et en contrôlant discours et opinions.

Un phénomène largement conceptualisé par les sociologues du début du 20e siècle qui se sont attachés à décrypter les mécanismes de la psychologie et de la manipulation des foules. Et illustrés par des romans prophétiques comme 1984 d’Orwell, ou Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Plus récemment par des films comme Matrix ou V comme Vendetta.

En tout cas ce terrorisme empêche clairement les autorités institutionnelles, juridiques, politiques, morales ou intellectuelles de ce pays de faire leur travail correctement, en toute indépendance, sans être soumises en permanence à la double pression vindicative des gardiens du Système et d’une opinion grégaire.

Comment dès lors faire appliquer la Loi, sanctionner les contrevenants, veiller au respect du Droit démocratique, défendre les libertés individuelles et les valeurs de la République ? En tout cas sans être soumis à l’exercice d’une censure permanente. Et de mécanismes réducteurs, totalisants sinon totalitaires.

Mais venons-en au fait après cette longue introduction.

Lors d’un voyage au printemps dernier dans le Midi, je me suis vu confronté à un incident assez banal, mais très symptomatique de ce qu’on peut aisément interpréter comme une volonté d’imposer la charia dans un lieu tout à fait surprenant, a priori épargné par ces dérives.

De séjour à Nîmes, je me suis rendu dans un restaurant Quick situé à deux pas des Arènes, sur l’imposante Esplanade Charles de Gaulle. L’équivalent de la Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

J’y ai commandé un menu du type cheeseburger bacon, un classique de cette enseigne et de bien d’autres marques de fast-foods.

A ma grande surprise le serveur m’a signifié que cette spécialité emblématique de la marque ne figurait pas au menu de l’établissement.

Lequel refusait tout simplement de servir à ses clients de la viande de porc.

Stupéfait, j’ai fait part de ma surprise à l’intéressé, qui bien qu’impuissant m’a immédiatement rejoint dans mes griefs. Estimant lui aussi inadmissible qu’un restaurant Quick applique ainsi la charia, mais pourtant bien obligé d’obtempérer.

J’ai failli tourner les talons après avoir fait un scandale.

Mais j’ai préféré me raviser et employer des moyens plus efficaces pour dénoncer ce procédé scandaleux.

Lequel constitue il faut le rappeler un délit manifeste, et une atteinte non négligeable aux principes de liberté, d’égalité des citoyens devant la loi, et de laïcité.

J’ai donc écrit une lettre au directeur de ce restaurant très fréquenté par des Nîmois et des touristes en plein cœur de Nîmes.

Je la soumets à votre lecture (au bas de cet article), et vous invite à en discuter.

Face à un tel état de fait et une impunité étonnante (Nîmes une ville bien ancrée à droite, avec un maire Républicains tendance Wauquiez, et un électoral FN qui aligne des scores importants aux élections), je me suis résolu à en parler à des amis nîmois qui ont partagé mon émotion. Une colère nourrie par une exaspération croissante face à la montée réelle de la délinquance, de la criminalité et de l’insécurité à Nîmes.

Une ville et une région à fortes populations immigrées, à fort taux de chômage, confrontées ces dernières années à un afflux massif de réfugiés, qui se singularisent selon la Police par une criminalité galopante, et une forte prévalence d’islamistes doctrinaires bien actifs dans leurs rangs.

Ce n’est hélas pas un fantasme parano digne de Valeurs Actuelles. Ni un de ces mensonges alarmistes et outranciers dont le FN est coutumier. Encore moins un cas isolé. Tout le pourtour méditerranéen est en effet concerné.

Une triste réalité à laquelle sont confrontés les habitants. Y compris les jeunes Nîmois enfants fils de parents immigrés de 2e ou 3 générations. Ils en subissent eux aussi les déboires, pris en tenaille entre une xénophobie rampante et des tentatives de récupération de la part de ces fanatiques, pourtant ultra minoritaires.

Face à ce constat, comment agir ?

N’est-il pas déjà trop tard pour infléchir l’évolution et parer à des menaces plus graves ?

Il appartient à chaque citoyen, croyant ou athée, quelles que soient ses propres origines, récentes ou lointaines, son appartenance éventuelle à une communauté, de prendre ses responsabilités, d’alerter, de sensibiliser. De proche en proche, ou en prenant à partie responsables et élus.

Avant que les urnes ne parlent de façon funeste.

Il ne s’agit pas de stigmatiser, d’attiser des peurs, rivalités ou tensions qui risqueraient de nourrir les frustrations et tentations de se marginaliser.

Mais d’être clairs, rigoureux, sans ambiguïté, paresse ou complaisance, qui font le terreau quotidien des extrémistes de tous bords et des ennemis de la République.

Réveillons-nous et agissons ensemble, mais aussi chacun à sa mesure.

Ne nous laissons pas endormir par une actualité insipide qui brodé sur des questions mineures, en tout cas sans comparaison avec ces enjeux : le foot, Benalla, ou le dernier petit commentaire d’un sous-ministre sur Twitter ou à la télé.


Lettre ouverte au Directeur du Quick de Nîmes
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Cher Monsieur,
Je suis journaliste indépendant, membre et ancien dirigeant de plusieurs associations citoyennes de dialogue intercommunautaire, de défense des valeurs républicaines et de la laïcité, et ancien conseiller de quartier de la Ville de Paris.
Lors d’un récent déplacement à Nîmes et dans sa région, je me suis rendu à votre restaurant pour y commander un menu au comptoir.
J’ai été alors très surpris d’apprendre que votre restaurant refusait de servir à ses clients des plats contenant de la viande de porc.
Ce qui est contraire me semble-t-il à ce que pratiquent l’ensemble des restaurants Quick présents sur le territoire français. Lesquels proposent à peu près tous les mêmes spécialités et formules.
Je crois savoir que depuis sa création, Quick comme d’autres enseignes de restauration rapide américaines ou européennes, a toujours proposé dans ses menus, en France du moins, des hamburgers contenant du bacon.
Cette décision, dont je me suis ému auprès de votre employé qui a partagé ma réprobation, constitue une contradiction flagrante avec la politique de Quick en France. Une société belge rachetée récemment par le groupe américain Burger King. Lequel que je sache n’est pas une entreprise islamique.
En effet cette décision surprenante de la part d’un restaurant Quick situé en plein centre de Nîmes, sur l’emblématique Esplanade Charles de Gaulle, à quelques mètres des Arènes de Nîmes fréquentées par de nombreux touristes, a quelque chose de proprement révoltant.
Notamment parce qu’elle s’apparente à une facon non explicite d’appliquer la charia sur le territoire français, au cœur d’une grande ville vivant presque exclusivement du tourisme. Et non dans une banlieue reculée où ne vivent que des communautés issues de l’immigration, en grande partie musulmanes.
Cette façon d’imposer sans le dire la charia à vos clients et salariés est tout à fait inadmissible.
En particulier dans un lieu public et un établissement commercial appartenant à un groupe multinational de très forte notoriété, et hors de tour contexte cultuel ou communautaire.
Et donc en contradiction complète avec la loi française.
Je vous signale que cette décision constitue un délit passible d’une amende.
A titre personnel j’ai des amis musulmans qui gèrent des restaurants halals de type kebabs. Et je ne vois aucun problème à ce que ces restaurants ne servent pas de porc à leur clientèle, mais au contraire des plats et de la viande certifiés halal, ce qui me semble tout à fait normal pour ce type de restaurants.
De même je trouve normal que des chaînes de restauration rapide proposent à leurs clients le choix entre plusieurs menus, dont certains cashers ou halals si cela correspond à une demande.
Mais concernant la chaîne Quick, une telle décision ne peut être comprise que comme une concession inacceptable au communautarisme local.
Compte tenu du contexte démographique d’une ville comme Nîmes et d’un département comme le Gard, je comprends que vos clients puissent être pour une large part issus de l’immigration africaine ou maghrébine. Et donc pour une large part sinon une majorité de confession musulmane.
Vous n’êtes pas non plus sans savoir que les tensions communautaires qui ont nourri parfois tragiquement l’actualité de notre pays obligent autorités et responsables à une vigilance particulière pour faire respecter les lois de la République, en particulier en matière de laïcité.
Notamment en refusant de céder aux pressions d’une minorité au sein de la minorité musulmane, qui entend faire fi de nos lois et imposer les siennes, en complète rupture avec la République, le respect des libertés individuelles, des principes d’égalité devant la loi, de la laïcité et du vivre ensemble.
Je vous invite donc à exercer sans plus attendre votre responsabilité de manager et de citoyen, en amendant une décision qui vous met personnellement en situation d’enfreindre la loi.
Je ne manquerai pas d’en référer le cas échéant au Maire de Nîmes et au Préfet du Gard. Afin qu’un arrêté municipal ou préfectoral soit promulgué visant la fermeture administrative provisoire de votre établissement, dans l’attente d’ouvrir une enquête administrative ou judiciaire.
J’en informe également la Direction Générale de Quick France. Et celle de Burger King aux États-Unis.
Certain qu’elles ne manqueront pas de vous rappeler vos devoirs et responsabilités concernant le respect des lois et réglementations en vigueur dans notre pays.
Cordialement,
Christophe Claudel