Gay Games Paris 2018 : les jeux sont faits et refaits. Anatomie d’un fiasco

En déplacement à Lausanne, je suis de loin cette 2e journée des Gay Games de Paris. Pour lesquels j’avais un temps été sollicité comme arbitre.

Un peu triste et amer de constater que mes réserves exprimées ici il y a quelques semaines étaient à ce point en-dessous de la réalité (cf. mon article « Les Gay Games ont-ils encore un sens et une utilité ?« , publié sur ce blog en plein Mondial de Football le 11 juillet dernier).

3 constats pour ce qui ressemble déjà à un fiasco monumental.

  • LA PARTICIPATION

10.000 participants selon les organisateurs, 800 selon la Police (humour).

A noter que BFM TV dans son reportage du 6 août commet une erreur de taille en qualifiant ce chiffre de « record depuis la création des jeux« .

En effet, sauf erreur les Gay Games d’Amsterdam 1998 avaient rassemblé 35.000 participants, il y a 20 ans déjà. Faisant de cette édition le plus grand événement multisport au monde pour l’époque, soit davantage que les vrais J.O.

Ce faible taux de participation pour une édition parisienne noyée au beau milieu d’un été caniculaire, et la baisse manifeste des participants depuis 20 ans, confirment ce que je pointais dans mon article il y a 3 semaines.

Le concept a beaucoup vieilli. Ces jeux n’attirent qu’une proportion très restreinte de gays et de lesbiennes, au sein d’un public déjà ultra ciblé (les membres de clubs sportifs LGBT), appartenant à une communauté au sein de laquelle les événements se sont multipliés ces dernières années. Leurs tarifs franchement prohibitifs ne les rendent attractifs que pour un tout petit nombre de LGBT parmi les plus motivés et les plus fortunés. Leur caractère confidentiel, la faiblesse des moyens déployés, une communication faiblarde et inaudible, la désertion des sponsors qui auraient pu leur donner une dimension et une visibilité plus en phase avec les prétentions affichées, font que les Gay Games de Paris peinent à se faire connaître et à rassembler au-delà de ce petit noyau dur.

Pour preuve : en 2018, soit 36 ans après leur création, beaucoup de LGBT même dans une grande métropole comme Paris qui compte l’une des plus grandes communautés LGBT au monde, ignorent encore jusqu’à leur existence. Et une semaine avant l’ouverture, beaucoup de ceux qui avaient déjà entendu parler des Gay Games ne savaient même pas qu’ils se tenaient à Paris !

Conséquence : un Stade Jean Bouin aux ¾ vide lors de la cérémonie d’ouverture.

Cérémonie d’ouverture des Gay Games de Paris au Stade Jean Bouin, samedi 4 août 2018

Ce qui malgré des sourires de circonstance et l’enthousiasme des participants donne une désagréable impression de raté. Surtout pour un stade parisien de second plan, sans prestige et de taille relativement faible. 17.800 places : on est loin des 80.000 places du Stade de France, ou même des 50.000 places du Parc des Princes.

Quand on compare, le Stade Arena à Amsterdam, le plus grand stade des Pays-Bas et l’un des plus grands d’Europe avec une capacité de 75.000 places, affichait quasiment complet lors de la cérémonie d’ouverture des Gay Games 5 en 1998. Les premiers jeux à se dérouler sur le continent européen, loin des grandes métropoles d’Amérique du Nord où ils s’étaient toujours déroulés. Un sacré pari pour l’époque.

Des jeux qui avaient rassemblé quelques 150.000 spectateurs sur une semaine.

20 ans plus tard, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Autre temps, autres mœurs…

  • L’AGE DES PARTICIPANTS

Il serait intéressant d’interroger les statistiques officielles (si elles existent). Et de les comparer avec celles des éditions antérieures.

Mais à voir les rares reportages dans les médias et les vidéos postées sur internet par les participants, une évidence saute aux yeux : les participants ont beaucoup vieilli.

Beaucoup de quinquas bien tapés et quelques quadras grisonnants forment le gros des délégations. Assez peu de trentenaires, et quasiment aucun participant frôlant les 20 ans.

Même la délégation française, pour une très large part composée de Franciliens et qui n’avaient donc pas à payer des frais de voyage et de séjour à Paris, ne semble rassembler que des sportifs plutôt mûrs, et assez peu de jeunes ou très jeunes.

Conséquence des points précédemment évoqués : un événement dont le concept a vieilli, touchant une minorité aisée au sein de la minorité, et dont le ticket d’entrée ne les rend accessibles qu’à un nombre restreint, donc forcément plus âgé.

  • L’IMAGE CATASTROPHIQUE DE CES JEUX

Beaucoup même parmi les participants, bénévoles et organisateurs le disent tout bas, alors autant le dire tout haut : ces jeux sont franchement un fiasco.

Déjà avant l’ouverture les critiques ne manquaient pas de fuser. Notamment parmi certains dirigeants de clubs sportifs de la FSGL, la fédération organisatrice qui rassemble la plupart des clubs sportifs LGBT français. Excédés par l’amateurisme de l’organisation, les erreurs d’arbitrage dans la préparation, les tarifs exorbitants et le manque de moyens rassemblés dans une capitale comme Paris.

Même si cela paraît plutôt subjectif de l’affirmer, par-delà les discours consensuels de circonstance force est de reconnaître que ces jeux donnent une image assez « cheap » et du mouvement sportif LGBT, et de la communauté LGBT en général, et de Paris qui les accueillent pour la première fois cette année.

Faire nettement moins bien à 20 ans d’écart qu’une petite ville comme Amsterdam, toute proportion gardée, à une époque et dans un pays comme la France où les LGBT sont archi courtisés, choyés, et introduits dans toutes les sphères du pouvoir, ce n’est vraiment pas très reluisant.

A titre d’exemple, n’avoir rien trouvé de mieux comme tête d’affiche pour la soirée d’ouverture que le DJ israélien Offer Nissim, lequel ne rassemble aujourd’hui hors des frontières de son pays qu’une petite frange de nostalgiques des soirées gays trance des années 2000/2008, est assez symptomatique du fossé qui semble s’être creusé entre ces jeux réservés à une petite élite vieillissante et leurs organisateurs, avec l’époque, ses nouveaux codes et ses enjeux.

C’est un peu comme si on ressortait David Guetta ou Patrick Hernandez (Born to be alive) comme invité star d’une soirée hétéro bien beauf à l’Aquaboulevard.

Quel contresens pour une métropole de premier plan comme Paris !

Qui propose chaque semaine sinon chaque soir des soirées clubbing avec les plus grands DJ internationaux house et techno venus du monde entier, notamment de New York, Chicago, Detroit, Londres ou Berlin. Servis par les meilleurs sound-systems européens. Et ce pour quelques 10€ ou 15€ l’entrée. Voire gratuitement si l’on figure sur la guestlist. Contre 50€ à 65€ comme tarif de base pour l’entrée au Grand Palais samedi dernier.

J’avais participé aux Gay Games d’Amsterdam il y a 20 ans en tant que compétiteur dans les épreuves d’arts martiaux. Et je me souviens avoir été extrêmement impressionné par le niveau de professionnalisme, la qualité, l’ambiance exceptionnelle et le succès sans conteste de ces jeux.

On se serait réellement cru aux vrais Jeux Olympiques.

Il n’avait fallu pas moins de 3 heures aux sportifs de Team France pour pénétrer dans un Stade Arena noir de monde et survolté, à la suite des autres délégations appelées par ordre alphabétique. Assemblés aux abords du stade dès le milieu d’après-midi, dans une ambiance électrique, très amicale et très internationale, au milieu de jeunes sportifs du monde entier, nous n’avions quitté l’arène que vers 23 heures passées.

On avait ressenti le choc dès l’arrivée à la gare TGV. Comme dans le hall municipal réquisitionné en plein centre-ville pour accueillir les participants et les dispatcher vers leurs hôtes. Une ville en totale ébullition, entièrement dévolue à ces jeux.

Rien à voir avec Paris. Qui fait mine de célébrer les Gay Games avec 2 ou 3 officiels et quelques discours de circonstance, mais en vérité s’en contrefiche totalement. Notamment parce ces officiels ont les yeux rivés vers 2024 et les J.O. de Paris.

Côté équipements et visibilité, l’un des buts affichés de ces jeux, mise à part la Place de l’Hôtel de Ville pompeusement rebaptisée « Village Olympique » avec ses stands dignes d’une kermesse de grande école, plus quelques lieux mobilisés pour les épreuves sportives ou les événements culturels, les Gay Games font figure de happening plutôt plan-plan et discret.

On est en tout cas à des années-lumière du battage médiatique de l’an dernier lors de la Journée Olympique des 23 et 24 juin 2017. Durant lesquels quasiment tout le centre de Paris était mobilisé autour de l’événement.

Toutes les rives de la Seine des Invalides à Bastille était alors transformées en vaste terrain de sport. Avec piste flottante sur la Seine, démonstrations de plongeon acrobatique du haut du Pont Alexandre III, et grands sportifs multipliant les exploits devant une foule ravie venue en famille et en très grand nombre vibrer et soutenir la candidature de Paris pour les J.O. 2024.

Même le Président Macron nouvellement élu avait donné de sa personne en improvisant une partie de tennis sur les quais de Seine.

Comment les Gay Games auraient-ils pu espérer rivaliser avec un événement aussi emblématique, mobilisateur et tant attendu ? D’une notoriété inégalable, disposant de moyens autrement conséquents, d’une organisation hors pair, et du soutien unanime du monde sportif, politique, médiatique et de l’opinion publique.

Surtout pour un événement communautaire encore inconnu, se déroulant en plein mois d’août alors que les ¾ des Parisiens sont à la plage et les touristes plus occupés à visiter la Tour Eiffel ou Le Louvre qu’à applaudir quelques gays cavalant autour d’un stade de banlieue ?

Avec de l’imagination et de l’audace, pardi !

Or c’est précisément ce qui semble avoir cruellement fait défaut aux organisateurs.

Lesquels se sont déjà laissé imposer par la FGG (Federation of Gay Games) des standards rigoureux, sans doute en phase avec le contexte nord-américain où ces jeux sont nés, mais totalement en décalage par rapport à la réalité française et le contexte parisien.

Tout le monde ne s’appelle pas McDonald’s… Pour attirer du monde quand on n’est connu que d’un tout petit nombre, il faut de l’audace, de l’audace et encore de l’audace ! Etre innovant et décalé, faire le buzz, rassembler au-delà des plus motivés.

Tout le contraire de ce qui a à l’évidence été fait depuis 4 ans.

Avec un management à la Papa, des objectifs et méthodes directement issus du mouvement associatif, mais totalement inadaptées à un business événementiel comme les Gay Games. Des initiatives alignées à la va comme je te pousse. Et au final un événement impréparé, un manque de moyens humains, logistiques, marketing et surtout financiers, des effectifs de bénévoles insuffisants et un planning d’épreuves encore approximatif à peine deux semaines avant l’ouverture.

L’un des points noirs que pointait BFM TV, la difficulté à convaincre des sponsors de soutenir l’événement.

Inutile comme fait mine de s’en expliquer Manuel Picaud, Président des Gay Games de Paris 2018, d’incriminer « l’homophobie » de ceux parmi ces grandes enseignes sollicitées qui auraient souhaité pour verser leur écot poser comme condition que les Gay Games changeassent de nom.

Business is business. Et les grandes entreprises, en France du moins, ne font pas dans le pédé bashing. Mais regardent froidement où est leur intérêt. Et quel retour sur investissement elles peuvent espérer.

Or quand on peine à rassembler quelques sponsors davantage motivés par les retombées et la visibilité qu’offre un événement communautaire de premier plan comme la Marche des Fiertés, suivi par un très grand nombre de LGBT et qui rassemble bien au-delà de la communauté, notamment parmi les jeunes, pour un défilé en plein centre de Paris à une période phare de l’année (premier samedi de juin), comment espérer faire bander les foules avec un truc daté, sans grande originalité voire franchement ringard, mal conçu et mal promu, à la communication plus proche de celle d’une succursale de la Caisse d’Epargne d’une sous-préfecture de la Meuse que d’un grand événement sportif mondial ?

Dommage, franchement dommage !

Car Paris n’est pas près d’accueillir de nouveau un tel événement. Qui aurait pu montrer un autre visage de la communauté. Afficher d’autres valeurs que l’hédonisme superficiel et vulgaire propre aux établissements du Marais. Faire sortir de l’ombre le mouvement associatif LGBT. Et en particulier le mouvement sportif LGBT. Réalités totalement inconnues du grand public. Il est vrai moins croustillantes que les drag queens, les bears en cuir ou les orgies des boîtes et backrooms gays.

Je le disais déjà le 11 juillet : il faudrait repenser le concept.

Mais est-ce encore possible ?

Aujourd’hui j’en doute fort.

La FGG est enfermée dans sa tour d’ivoire. Le concept, très daté en 2018, n’a plus aucune utilité. Sinon offrir aux sportifs LGBT friqués une occasion de se rassembler une fois tous les 4 ans.

Un événement sportif et festif parmi beaucoup d’autres, vidé totalement de son contenu militant, de sa force admonitoire, très peu visible, et qui ne rassemble pas au-delà d’une petite élite aisée et très motivée, plus soucieuse de se faire plaisir que de changer le monde.

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Une réflexion au sujet de « Gay Games Paris 2018 : les jeux sont faits et refaits. Anatomie d’un fiasco »

  1. Suite à de vives critiques exprimées sur Facebook par des organisateurs vexés par cet article, je publie ici ma réponse.
    ________

    Cet article hérisse évidemment ceux qui, par « autisme bénévole », refusent d’admettre certaines vérités et se contentent d’ânonner la doxa contemptée des GG.

    Pour en avoir fait partie (du mouvement sportif LGBT en tant que président de club, et de la FSGL en tant que vice-président) je connais très bien ces mécanismes, semblables à toutes les « sectes ». Tant qu’on est à l’intérieur il est très difficile d’admettre la vérité. On préfère défendre le gourou ou la ligne du groupe malgré les évidences, en s’enfermant dans une schizophrénie teintée de paranoïa à l’égard de tout discours critique vécu comme une attaque ou un mensonge, et en s’interdisant tout discernement critique sage et raisonné.

    Pour info je connais aussi plutôt pas mal les GG pour y avoir participé et en avoir même fait la promo à une époque, autre certes mais pas si lointaine. Et en avoir longtemps compté les mérites à qui voulait bien l’entendre, médias notamment.

    Je me souviens très bien m’avoir alors moi-même surpris à répéter les mêmes discours sur les « valeurs » des Gay Games, leurs différences et leurs mérites par rapport aux J.O. corrompus. Leur exemplarité, leur volonté d’incarner une autre manière de faire du sport. Plus humaine, plus inclusive, plus respectueuse, plus ouverte, moins forcenée de la compète. Le dépassement de soi, l’important c’est de participer, blablabli blablabla…

    Des mots !

    Des mots qui font partie du petit jeu qu’on se joue à soi-même quand on se les répète entre soi.

    Mais qui aujourd’hui ne veulent strictement plus rien dire.

    D’abord parce que les GG sont à proprement parler IN-VISIBLES !

    Ceux qui y participent ne sont plus vraiment des militants de la cause qui veulent porter des valeurs et prouver au monde ceci ou cela, mais de simples sportifs. Avec juste un petit quelque chose de différent qui fait qu’ils préfèrent se retrouver entre eux pour pratiquer leur sport favori .

    POINT BARRE !

    Tout le reste n’est que discours.

    Pure rhétorique communautaire, hélas aujourd’hui très datée et même un peu ridicule, pour justifier des névroses collectives (sur « l’homophobie », la « discrimination », etc…) Autant de discours-réflexe à hurler de rire quand on vit à Paris en 2018. Et pas à Grozny ou à Riyad, où l’on tue encore des homosexuels pour ce qu’ils sont ou sont supposés être.

    Les Gay Games, les médias français en parlent à peine. Tout juste 2 minutes dans un magazine de 40 minutes, entre les inondations dans le Gard et le chassé-croisé sur les routes.

    Pas plus d’impact qu’un fait divers.

    Et toujours pour répéter les mêmes discours politiquement corrects lus sur le press-book faute d’avoir envie de faire un vrai reportage. Parce qu’honnêtement en plein mois d’août des gays qui font du sport qui ça va intéresser, hein ?…

    Quant aux LGBT, si tant est que ces catégories fabriquées aient encore du sens aujourd’hui, il serait peut-être temps d’ouvrir les yeux : les Gay Games, une grande majorité de gays et de lesbiennes n’en ont tout simplement rien à cirer !

    Notamment les plus jeunes. Qui pour beaucoup ignorent totalement leur existence et ne s’en portent pas plus mal.

    Tout simplement parce que, je le redis et le re-redis, on a changé d’époque.

    Mais ça, ça n’entrera jamais dans la tête d’un militant formaté à répéter toujours les mêmes rengaines, en imaginant qu’on est toujours dans les bonnes vieilles 80s ou 90s.

    Les estivants LGBT les plus hédonistes préfèrent aller passer leurs vacances aux Canaries, à Mykonos ou à la Bear week de Sitges. Ou sur la Cruise Démence. Le sport ils en font comme tout le monde, au club de gym du coin avec les autres. Où ils sont d’ailleurs sûrs de croiser une bonne proportion d’autres gays soucieux de peaufiner leur musculature.

    Mais pour une très large majorité, le sport LGBT ils s’en contrefichent.

    Tout simplement parce qu’en en 2018 ne ressentent pas vraiment de « discrimination » dans la pratique de leur sport favori.

    Car dans les clubs aujourd’hui où on se contrefiche de savoir qui est gay, bi ou hétéro. Les mêmes membres d’une équipe de rugby qui font des blagues un peu potaches sur les pédés dans les vestiaires n’ont pas honte d’avouer à leurs potes qu’ils sont eux-mêmes bis ou gays. Tout le monde s’en fout royalement. Pareil dans le milieu de l’athlétisme ou de l’aviron.

    Oh vous trouverez toujours une pauvre fille pour vous dire le contraire. Et vous affirmer qu’elle a été victime de propos homophobes ou discriminatoires dans son club. Mais honnêtement ce genre de cas fait aujourd’hui figure d’exception.

    Les sportifs sont réputés d’ailleurs plus ouverts et tolérants que la majorité de la population, laquelle a aujourd’hui aux ¾ a parfaitement intégré que l’homosexualité était devenue une norme comme une autre.

    Les choses ont changé. Du moins en Occident.

    Les choses, mais pas les Gays Games.

    Il serait temps de s’en apercevoir les gars !

    Aujourd’hui les clubs de sport ne sont plus marqués par la même homophobie qu’il y a 30 ou 40 ans. Les mentalités ont considérablement évolué. Peut-être aussi grâce aux Gay Games. Mais ça c’était avant…

    Je ne dirais pas la même chose du milieu sportif de haut niveau. Marqué lui par une franche omerta. Surtout à cause de la pression des sponsors. Et là il y a aurait du boulot à faire, Mesdames et Messieurs les militants !

    Quant aux GG admettez que cela ne sert vraiment plus à rien. Sinon à se faire plaisir quand on a 3 à 4.000€ à claquer pour aller passer une semaine à Paris à se la jouer J.O. bien entre soi et bien planqués dans des stades de seconde zone désertés par les sportifs, les touristes et les caméras.

    Si je suis très critique aujourd’hui ce n’est pas pour tirer sur une ambulance, mais par déception.

    Car cela aurait pu être tellement plus mieux. Plus efficace, plus « visible », plus différent, plus…

    Mais non.

    Hélas c’est à cause de cet autiste communautariste, qui consiste à vouloir se persuader qu’on a toujours raison parce qu’on est évidemment toujours des victimes fortes de leur bon droit, qu’on en arrive à nier les évidences. Une évidente preuve d’immaturité.

    J’assume ce rôle pas toujours très marrant de poil à gratter. Qui me conduit à faire de la peine à de vrais amis de longue date (certains impliqués au premier plan dans l’organisation de ces jeux). Mais exercice nécessaire et pas si facile que cela si l’on entend faire preuve de bon sens, d’exigence et d’éthique.

    Et non se contenter de répéter depuis 30 ou 40 ans les mêmes poncifs sur la communauté LGBT.

    A quoi cela sert-il ? Sinon à s’enfoncer toujours plus dans les mêmes dénis de réalité.

    Il n’y a aucune honte à admettre qu’on s’est planté, qu’on a tort ou qu’on est à côté de la plaque.

    En revanche il y a beaucoup de souffrance à attendre à s’enfermer dans le déni et l’autosuffisance.

    Mais ça, on pourra toujours dire le jour venu que c’est encore de la faute à l’homophobie…

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