Pourquoi il faut absolument réformer l’Islam

Mis en avant

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L’enjeu d’une formation des imams et d’une réforme radicale de l’Islam en France n’est ni religieux ni juridique, il est civilisationnel.

Pour comprendre les véritables enjeux, il ne suffit pas de regarder les choses du point de vue de la seule République, en considérant l’Islam (l’islamisme) comme l’agresseur, et la République en situation de défense. Ce qui conduirait immanquablement à une opposition, une rivalité, un affrontement. Et à creuser davantage le fossé que les islamistes veulent établir entre la France ou l’Etat et « les musulmans ».

Premier constat : les Français de confession musulmane sont avant tout des Français. Des citoyens comme les autres. Avec la même valeur, le même statut, les mêmes droits.

Il convient de le rappeler aussi souvent que possible. Et de s’adresser en priorité d’abord à eux quand on parle d’Islam ou d’islamisme, afin d’éviter qu’ils se sentent exclus ou stigmatisés. De rappeler que toute volonté de réformer l’Islam n’est pas une manière de les « stigmatiser », comme les islamistes s’échinent à leur faire croire, en mentant pour diviser.

La réforme de l’Islam est un projet qui vise d’abord à les protéger ! Les protéger de ceux qui prétendent justement prendre leur défense, mais veulent en réalité leur faire peur, les faire douter, les victimiser, les forcer à se réunir dans une « communauté » imaginaire, pour se servir d’eux ensuite contre une République qu’ils haïssent.

Les islamistes en vérité se contrefichent des Français musulmans. Ils n’utilisent ce mot « musulman » comme un mot-valise que pour nourrir et fédérer les peurs, endoctriner, instrumentaliser et séparer.

A l’opposé, la République dit aux Français musulmans : « Vous êtes des citoyens. Des citoyens français. Vous avez les mêmes droits que les autres citoyens. La République ne fait aucune différence entre ses enfants. Vous êtes totalement libres d’adopter la religion qui vous convient et de la pratiquer, ou aucune. Tant que vos croyances et vos pratiques ne portent pas atteinte aux autres citoyens, à l’unité de la République, à l’ordre public, aux libertés individuelles. »

Regardons les choses plutôt du point de vue de l’Islam.

Quel est l’état de l’Islam aujourd’hui ? Si tant est que ce mot recouvre une réalité homogène.

Inutile de tourner autour du pot : l’Islam vit aujourd’hui une crise majeure, paroxystique. Celle-ci n’est pas nouvelle mais elle est exacerbée. Les prurits de cette crise se nomment islamisme, salafisme, djihadisme, violence, terrorisme, attentats, massacres, persécutions, viols, esclavage…

Qu’en est-il d’une lune de miel possible entre l’Islam et la République ?

Sur ce sujet comme sur d’autres nos intellectuels français pèchent souvent par ignorance, idéalisme ou irénisme. Parfois par déni de réalité, duplicité, complaisance. Autant de « péchés » intellectuels souvent dictés par la mauvaise conscience postcoloniale, nourri du rêve fusionnel d’une humanité qui aurait atteint son universalisme selon des idéaux d’émancipation et de fraternité partagée, ignorant des résistances, des blocages, des différences.

Autant éviter d’argumenter : croire naïvement que l’Islam peut s’acclimater aussi facilement à la République, à la laïcité, que le judaïsme sous l’Empire ou la religion catholique il y a un siècle, c’est méconnaître totalement la réalité et la spécificité de l’Islam d’aujourd’hui.

Car aux dires des islamologues honnêtes, l’Islam, dans ses fondements théologiques, idéologiques et juridiques, est RADICALEMENT incompatible avec la notion d’état de droit, avec la démocratie, comme avec la République.

Pour s’acclimater, l’Islam doit muter, se réformer en profondeur. Ce qui suppose d’abandonner bon nombre de ses postulats établis il y a 13 ou 14 siècles. Et pour une large part figés dans leurs grandes lignes dogmatiques depuis le 11e siècle. Il ne pourra jamais s’acclimater à la réalité du monde contemporain, encore moins à celle de sociétés démocratiques et postmodernes comme la nôtre, sans un sérieux aggiornamento de ses dogmes, de ses croyances et de ses valeurs.

Sans parler des conflits entre le monde musulman et « l’Occident » ou les autres nations à l’échelle du monde, rien qu’en France, même l’Islam le plus modéré ne pourra jamais sortir par magie, sans un profond regard sur lui-même, d’une position réactive par rapport à « l’Occident ». Certains mouvements musulmans réformistes ou progressistes le font, mais ils sont ultra minoritaires, même en France.

Dans l’imaginaire véhiculé dans beaucoup de discours, l’Occident est souvent présenté comme un ennemi ou l’archétype de la « décadence ». Parce qu’il regroupe des nations chrétiennes donc « impies ». Parce qu’il représente l’ancien colon ayant détruit l’orgueil et la culture des peuples conquis. Parce qu’il regroupe aujourd’hui des sociétés fondées sur la modernité, le rationalisme, le matérialisme, l’individualisme, la laïcité, le relativisme culturel, et donc l’abandon de la soumission à Dieu.

En réalité l’Islam est incapable de prendre la mesure de sa propre décadence. Laquelle a commencé dès le 11e siècle et ne s’est jamais interrompue depuis. Parce qu’il a décidé de figer son dogme à cette époque, il s’est rendu lui-même incapable de s’adapter aux évolutions du monde qu’allaient porter l’essor de l’humanisme de la Renaissance, puis le Siècle des Lumières, et enfin de la société industrielle puis post-industrielle jusqu’à aujourd’hui.

L’islam vit donc dans un ressentiment puissant, fait de fascination-haine, de désir d’appropriation et de vengeance, face à l’Occident.

Pourtant, il ne voudrait pour rien au monde renoncer à ses apports « civilisateurs », en particulier son savoir-faire technologique : sa maîtrise de l’énergie, son urbanisme, son confort moderne, sa médecine, ses belles voitures, sa société numérique et ses nombreux gadgets… Mais emprisonné dans un rapport schizophrène à l’égard de l’Occident, l’Islam demeure profondément incapable d’en copier les infrastructures politiques, institutionnelles, juridiques.

Comme la notion d’état de droit, d’individu, de démocratie, d’égalité de statut des citoyens d’une même nation, de droits humains ou d’un universalisme fondé sur l’humain et non Dieu et la Charia. Autant de principes fondateurs de nos démocraties, mais qui viennent toutes se heurter frontalement à une volonté originelle de l’Islam d’imposer une emprise totalisante et totalitaire de la religion sur les personnes, sur les pouvoirs et sur tous les aspects de la vie en société.

Autant aujourd’hui qu’hier, l’islam c’est vraiment la soumission totale de tout et de tous à un Ordre totalitaire imposé par un dieu. Un modèle ontologique, idéologique, culturel, social, politique, juridique et institutionnel propre aux sociétés tribales les plus archaïques. Et qui quoiqu’on en dise et malgré ses nombreuses variantes, des plus tolérantes aux plus rétrogrades, n’a fondamentalement pas varié d’un pouce en profondeur depuis 1300 ans.

Pour preuve : toutes les tentatives d’importer la démocratie et l’état de droit au cours du 20e siècle dans les états arabes ou musulmans « modernes » se sont soldées par des échecs : dictatures militaires, souvent renversées par des guerres civiles, précédant l’accession au pouvoir des islamistes. Egypte, Algérie, Tunisie, Libye, Turquie, sans parler de l’Iran, c’est toujours peu ou prou le même scénario.

Avec à la clé un ressentiment accru et un désir de destruction encore plus grand vis-à-vis de l’Occident honni, rendu responsable de tous les maux et de ses échecs. Il est vrai que les manœuvres de la CIA ne sont pas toujours étrangères à ces revirements politiques funestes pour les peuples qui en payent les frais.

Ce cycle tragique des échecs et de la violence, cette incapacité à évoluer et se réformer, à se positionner autrement que dans un rapport de jalousie mimétique par rapport à l’Occident, est nourrie par une référence permanente au fameux « Âge d’or de l’Islam ». Un mythe à propos duquel bon nombre d’historiens sérieux s’accordent aujourd’hui à reconnaître qu’il n’a jamais existé. Mais qui demeure néanmoins très puissant dans l’imaginaire collectif arabo-musulman. Comme la référence à la puissance hégémonique du Califat, que des néo-sultans autoproclamés comme le dictateur islamiste Erdogan rêvent aujourd’hui de restaurer.

Un rêve d’autant plus artificiel que la splendeur passée de l’empire ottoman comme des autres dynasties « islamiques » doit en vérité beaucoup moins à l’Islam lui-même comme éventuel ferment civilisateur, qu’à la culture et à l’intelligence des sultans et des empereurs successifs, arabes, perses, ottomans, mongols, leur ouverture à l’Occident, ou à d’autres aires civilisationnelles à la périphérie orientale, méridionale ou septentrionale de ces empires.

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus à l’époque des conflits hégémoniques et des coopérations entre grands empires. La « mondialisation », qui a commencé avec la chute des grands empires européens et les deux conflits mondiaux qui ont suivi au cours du siècle dernier, est aujourd’hui en passe de s’achever.

On aurait tort de voir dans cette mondialisation un phénomène uniquement économique. Même si c’est bien par le biais de la globalisation des marchés et la financiarisation de l’économie mondiale que celle-ci a connu le formidable coup d’accélérateur que nous subissons. Celle-ci n’a pas non plus entraîné comme on l’annonçait un nivellement culturel, au point de broyer les identités ou de normaliser tous les aspects de la vie à l’échelle de la planète. Au contraire, la mondialisation a attisé une prise de conscience et une affirmation des particularismes locaux, régionaux, nationaux.

Cette mondialisation est en grande partie achevée. En partie seulement : les référents qui orientent la conscience planétaire ne sont pas encore uniformément partagés. Quant à l’ouverture de cette conscience sur les enjeux humains à l’échelle du monde, elle est loin d’être partagée au même niveau individuellement. D’où les replis identitaires que nous connaissons, qui sont des phénomènes réactifs normaux face au sentiment de perte de repères et de brouillage identitaire.

Quant au « Choc des civilisations », celui-ci non plus n’a pas lieu. Et n’aura jamais lieu. Parce que « les civilisations » n’est plus au 21e siècle une grille de lecture pertinente pour comprendre les évolutions du monde.

L’enjeu du 21e siècle c’est l’émergence d’une civilisation mondiale, unifiée, pacifiée, consciente de son destin commun et de la place de chacun. On aurait donc tort de vouloir envisager les relations entre l’Islam et l’Occident par le prisme des conflits de civilisations. D’autant que l’Islam aujourd’hui n’a absolument plus les moyens de prétendre « civiliser » quoi que ce soit, a fortiori le monde. Il n’en a ni les outils intellectuels ou philosophiques, ni la capacité charismatique, ni l’expérience, ni la faculté à s’adapter à la réalité et aux enjeux du siècle.

La seule question qui vaille, ce n’est pas « Quelle civilisation va l’emporter contre une autre ? », mais « Comment allons-nous réussir à faire civilisation tous ensemble ? »

Pour l’heure nous manquons cruellement de recul : nous sommes surtout piégés par nos peurs et obnubilés par les phénomènes de repli.

Les religions n’échappent pas à ces phénomènes de revendication et de reconnaissance identitaire. Sauf que l’Islam est totalement incapable aujourd’hui de fédérer comme il le voudrait des identités métissées ou superposées par le brassage des modèles culturels. Parce qu’il n’a quasiment pas évolué depuis un millénaire, qu’il a raté le cap de la modernité, et se voit a fortiori impuissant à offrir quelque modèle de compréhension que ce soit de cette postmodernité à laquelle il ne comprend plus rien.

En outre, en ce 21e siècle, émerge un phénomène nouveau et capital dans l’Histoire humaine, favorisé notamment par la société mondiale de l’information et l’essor de la mobilité : l’avènement d’une conscience collective planétaire. Or cette conscience est évidemment définie par les codes des mediums qui la porte : ceux de la technologie numérique, d’une jeunesse largement ouverte à l’autre et au monde, formée dans des universités internationales, qui partagent la même langue – l’anglais – les mêmes codes sociaux, de langage, de comportement, de consommation, une culture commune, profondément métissée, des loisirs communs…

L’Islam traditionnel paraît un archaïsme médiéval totalement déconnecté des attentes, des usages et des valeurs de cette jeunesse qui fera le monde de demain.

D’où en partie cette tentation qui le traverse de régression violente vers des schémas identitaires et idéologiques radicaux, fondamentalistes, la projection dans une vision messianiste, apocalyptique, où seule la destruction de l’autre en même temps que de soi-même pourrait permettre un fantasmatique Relèvement dans un monde imaginaire, justifié par un dieu vengeur aux polarités inversées, une icône de la Destruction totale.

Hélas pour ceux qui en sont les adeptes comme pour nous qui en subissons les contrechocs, l’Islam est aujourd’hui une religion à l’agonie. Il n’y a aucune issue sinon l’Anéantissement global mis en scène comme un feu d’artifice suicidaire.

Comme l’hitlérisme et son rêve de IIIe Reich a conduit à l’anéantissement de l’Allemagne avant que celle-ci ne précipite le monde dans les ténèbres, comme l’effondrement du stalinisme puis de l’empire soviétique a ruiné une partie des nations qui en étaient esclaves et failli précipiter le monde dans l’holocauste nucléaire, comme les ploutocrates ultralibéraux pourraient à leur tour précipiter l’humanité dans un chaos de violences et d’injustices jamais égalé, l’islamisme, à supposer qu’il arrive un jour à prendre le pouvoir partout sur terre, précipiterait le monde et tous les peuples dans un anéantissement assuré.

D’abord en exterminant Israël et tous les Juifs, son ennemi obsessionnel. Puis en décimant les « nations impies », à commencer par les chrétiens, puis les Chinois, les Indiens, et tous ceux qui s’opposeraient à leur volonté de conquête totalitaire. Et bien sûr au passage tous les « mécréants » déclarés parmi les musulmans qui refuseraient de se conformer à leur vision univoque et dictatoriale de l’Islam. Puis ils finiraient par s’entretuer entre eux, comme dans les procès de Moscou ou dans la folie d’épuration des nazis.

L’enjeu d’un Islam de France est donc primordial. Parce que si ce défi aboutit, il pourrait être une matrice possible pour un Islam réconcilié avec les valeurs humanistes et démocratiques. Certes, ce ne serait plus vraiment l’Islam, ce serait autre chose. Mais après tout les religions ne sont que des créations humaines destinées à évoluer ou être remplacées.

Il n’y a aucune autre voie pour l’Islam, en France, en Europe et dans le monde. Si des musulmans ne font pas le choix conscient de réformer radicalement l’Islam, celui-ci disparaîtra de sa belle mort. Ou dévoré par sa frange la plus radicale, son ressentiment et sa soif de pouvoir, il entraînera le monde dans le chaos

Le chant trompeur de La Laïcité

Beaucoup de ceux qui voudraient faire reculer l’islamisme se contentent de sauter sur leur chaise en criant « Laïcité ! Laïcité ! »

Mais la laïcité n’est ni une recette magique, ni une panacée.

Elle n’est que l’un des principes, essentiels, qui fondent notre démocratie. Mais qui n’a aucun sens ni aucune utilité s’il n’est pas relié aux autres.

Beaucoup aussi, selon une mauvaise compréhension de ce principe de laïcité, se cabrent dès qu’on évoque une possible ingérence de l’Etat dans les questions religieuses. Notamment en ce qui concerne le contenu des cultes, la formation des imams ou le financement des mosquées. Oubliant au passage qu’en France, l’Etat se mêle de religion de façon interrompue depuis 1789, et bien avant si l’on évoque l’Ancien régime.

Comme si les religions étaient une maladie honteuse dont l’Etat ne devrait surtout pas se mêler, au risque de se faire happer par un spectre ou contaminer par un virus plus dangereux que le coronavirus.

Soyons sérieux. Et surtout objectifs. Non seulement l’Etat peut mais il DOIT à tout prix se mêler de religion. Surtout de l’Islam, qui livré à lui-même, et donc aux islamistes, ne peut être qu’un ferment de chaos et de division ! Au nom des principes qu’il incarne et des pouvoirs régaliens qu’il exerce, l’Etat est le garant de l’ordre public, de l’unité de la nation, des libertés individuelles, de la loi et de l’ordre républicain.

Précisions.

La laïcité, ce n’est ni la passivité, ni la soumission, ni la complaisance.

La laïcité – selon la Loi de 1905 – c’est la « neutralité » de l’Etat par rapport aux religions, notamment en matière de financement.

La neutralité, ça n’est pas la démission.

De plus, la laïcité n’est pas l’Alpha et l’Oméga de la République…

La République repose sur d’autres piliers, d’autres principes essentiels, que l’Etat a le devoir impératif de défendre quand ils sont menacés :

L’Etat de droit. C’est à dire l’obligation de tous de se soumettre à la loi civile. Quand l’islamisme qui hait la démocratie voudrait détruire celle-ci et imposer à terme une théocratie à la place de la République.

L’unité et l’indivisibilité de la nation. Quand le séparatisme islamiste voudrait fracturer et diviser la société.

La cohésion nationale. Quand l’islamisme voudrait soumettre les Français de confession ou d’origine musulmane à des modèles et des lois dictés par des pays étrangers, favoriser le repli communautaire et opposer les citoyens.

La liberté de conscience et l’égalité des citoyens devant la loi. Quand l’islamisme voudrait imposer une seule religion, revendiquer un statut et des lois d’exception pour les musulmans, réintroduire le délit de blasphème et le crime d’apostasie dans le Droit Civil, sanctuariser la religion musulmane par le chantage à « l’islamophobie »…

La Fraternité républicaine et l’appartenance à la nation, laquelle passe par l’assimilation des citoyens d’origine étrangère. Quand l’islamisme voudrait privilégier les liens de l’Oumma érigée en « supranationalité ».

Les droits des femmes et des minorités, la protection des mineurs. Quand l’islamisme voudrait soumettre les femmes à un statut inférieur, leur imposer le voile islamiste dès le plus jeune âge, justifier la polygamie, le viol, les violences conjugales, le mariage forcé y compris de petites filles mineures, l’excision, mais aussi l’esclavage, l’antisémitisme, l’homophobie, l’intimidation et la menace pour tout musulman qui quitte sa religion, qui ne respecte pas le ramadan ou le halal, l’interdiction pour une femme de sortir seule, de circuler librement, d’étudier, de travailler, de voter, de postuler à des responsabilités politiques ou syndicales sans l’accord de son mari, l’endoctrinement des jeunes, la soumission des mineurs, y compris sexuelle…

La sécurité nationale et l’ordre républicain. Quand l’islamisme frériste ou salafiste voudrait justifier ou minimiser les actes terroristes, parfois avec la complicité du pouvoir, mais aussi la violence arbitraire, les menaces de mort pour les auteurs de « blasphèmes » (« islamophobes« ) ou les « apostats« , notamment les femmes, encourager la sécession, la voyoucratie, créer sur le territoire national des îlots communautaristes où l’Etat, l’administration, la Police ne peut plus pénétrer…

L’humanisme et la République sociale. Quand l’islamisme voudrait soumettre de façon absolue et totalitaire tous les humains à « Allah » et à sa « Loi » prétendument révélés par son « Prophète » .

L’universalisme. Quand l’islamisme ne connaît qu’un seul principe universel, celui de la Charia imposée à tous, et établit une distinction radicale de statut entre les membres de l’Oumma et les « mécréants » soumis à l’arbitraire, à l’esclavage ou à l’extermination.

L’aide internationale et la coopération entre les peuples. Quand l’islamisme n’est qu’un projet de conquête impitoyable de la planète, de soumission de tous les peuples à un ordre théocratique arbitraire, autoritaire et totalitaire, et de destruction méthodique par le recours à la violence ou à l’infiltration, des nations et des sociétés fondées sur les idéaux démocratiques et les droits humains.

La lutte conte les dérives sectaires, la protection des personnes et de biens. Alors que l’islamisme EST une secte parmi les plus dangereuses, organisées et déterminées à infiltrer tous les réseaux de pouvoir et tous les rouages de la société. Il devrait être inscrit sans tarder dans le Droit français comme telle. Les organisations qui diffusent cette idéologie doivent aussi être déclarées « organisations terroristes » : Frères musulmans notamment.

Voilà pour l’essentiel.

Il faudrait aussi ajouter l’indépendance des cultes avec des pays ou organisations étrangères, qui oblige aujourd’hui l’Etat à intervenir dans le financement de l’Islam en France pour interdire, contrôler, sanctionner.

Quelle organisation pour l’Islam de France ?

A noter s’agissant des liens entre l’Etat et les cultes qu’il existe toute une palette de réalités depuis plus de 200 ans en France entre le Concordat et le laxisme total pratiqué depuis 30 ans et qui nous conduit tout droit à la catastrophe.

Ainsi le Consistoire israélite de France n’est plus concordataire depuis 1905. Et même depuis 1901, date à laquelle il a été transformé en association.

Le CFCM n’est qu’un gang mafieux entièrement piloté par des pays étrangers dont l’Islam n’a rien à voir avec la réalité démographique, sociale, culturelle des Français de confession musulmane, ultra majoritaire parmi les musulmans en France. Ses représentants rivaux sont incapables de s’entendre et ne représentent absolument pas les musulmans « de base », qui détestent cordialement le CFCM. Ce « machin » doit donc disparaître et laisser la place à un véritable Consistoire National du Culte Musulman, interlocuteur unique de l’Etat qui vienne remplacer la myriade d’associations opaques et corrompues qui ne représentent que des intérêts particuliers et sont quasiment toutes aux mains des Frères musulmans.

Ce qui voudrait remplacer la laïcité bien comprise par « l’halalicité » doivent dégager. En particulier tous les imams et représentant du culte ou dirigeants d’association musulmanes étrangers, qui sont des instruments de propagation d’une idéologie hostile à la France et à ses principes.

Toutes les organisations dépendant de près ou de loin des Frères musulmans, du salafisme, de l’islamisme turc ou d’autres mouvances islamistes doivent être immédiatement dissoutes, et leurs représentants interdits de constituer d’autres associations musulmanes.

Tous les imams dépendant de ces organisations, qu’ils soient étrangers ou non, doivent être interdits d’exercer.

Quelle formation pour les imams ?

Un principe essentiel à mettre en place rapidement : tous les imams de France doivent être exclusivement de nationalité française. De même que les intervenants dans les cursus religieux et les personnes appelées à intervenir dans les mosquées.

Plus de Tariq Ramadan ou de Yusuf Al-Qaradawi en France !

Les imams français doivent être impérativement formés en France par des organismes et des intervenants français agréés par le Ministère.

L’idée d’une école nationale unique n’est pas mauvaise. Mais peu réaliste : l’islam est l’une des religions les plus éclectiques au monde. Et il est difficile d’imaginer que des imams représentant des islams différents puissent être formés au sein d’un même organisme.

Encore que cela permettrait de décloisonner les différentes composantes souvent rivales de l’Islam, en permettant à de futurs représentants religieux de se connaître et de dialoguer.

Quoi qu’il en soit, même si plusieurs organismes séparés sont amenés à former les futurs imams, il est absolument nécessaire que les cursus de formation soit uniformisés de façon à proposer un même « tronc commun » permettant de partager les mêmes connaissances, la même vision et les mêmes valeurs.

Les contenus et méthodes de formation doivent tous faire l’objet d’un agrément et d’un contrôle rigoureux, y compris dans le détail des formations théologiques. Non sur le fond (les points de dogmes et de foi), mais sur leur conformité avec les lois de la République.

Ceci n’est pas seulement essentiel pour garantir que les imams n’enseignement pas des principes « coraniques » contraires aux lois républicaines. Mais aussi parce tout l’enjeu de l’émergence d’un véritable « Islam de France » dont on parle depuis 30 ans mais qui n’a jamais existé, c’est de permettre justement à l’Islam en France de s’acclimater aux réalités historiques, éthiques, philosophiques, culturelles, sociales, juridiques, institutionnelles et politiques qui fondent la République.

Une formation de culture générale comprenant notamment des éléments sur l’Histoire des civilisations islamiques, une typologie des différents islams présents aujourd’hui dans le monde, l’Histoire de la France et de l’Europe, l’Histoire des grandes religions, l’Histoire de la démocratie, celle de la République française, une formation au grands principes du Droit, à la laïcité, à la prévention de la radicalisation…

Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra court-circuiter l’entrisme islamiste dans les mosquées et les instances représentatives de l’Islam en France.

Toutes les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Un gros effort de l’Etat doit en revanche être mené pour faciliter, recadrer, contrôler la création de nouvelles mosquées par des organismes et représentants agréés. Afin de palier l’énorme déficit de lieux de culte musulmans en France et d’éviter la multiplication anarchique de lieux de cultes clandestins, foyers de radicalisation parce que souvent aux mains d’islamistes radicaux.

Toutes les mosquées de France doivent être étroitement surveillées. Avec si possible une présence policière devant chaque lieu de culte destinée à rassurer les populations contre le risque d’actes anti-musulmans mais aussi de marquer la présence de l’Etat républicain à l’extérieur des lieux de culte.

De même les réseaux associatifs créés et animés autour des mosquées doivent être surveillés et démantelés en cas de danger.

Des liens étroits dépourvus de corruption doivent être établis avec les mairies, les administrations, les services sociaux, de Police ou de gendarmerie. Afin d’assurer la sécurité, l’ordre public, le respect des lois, l’insertion des populations dans le tissu local, social, économique, culturel, en prévenant tout phénomène d’enfermement communautaire et de ghettoïsation des quartiers.

Remettre la République au corps de l’Education

Bien sûr toutes les écoles coraniques hors contrat, déclarées ou non, doivent être dissoutes. Leurs professeurs et dirigeants interdits d’exercer.

Les élus locaux qui les subventionnent de façon illégale doivent être poursuivis, soumis à de lourdes sanctions pénales et destitués de leur mandat.

Afin de garantir le droit pour les parents à éduquer leurs enfants s’ils le souhaitent hors de l’école publique comme la loi le prévoit, des contrôles scolaires réguliers doivent être mis en place afin de vérifier que les enfants concernés acquièrent les bonnes connaissances requises, et ne subissent pas malgré eux un endoctrinement idéologique et religieux de la part de leur milieu familial, communautaire ou éducatif.

En pareil cas ils doivent être confiés à l’école de la République.

Les contrôles pour les écoles « musulmanes » hors contrat autorisées à exercer devront être très fortement renforcés. Notamment quant aux aspects logistiques et sanitaires, à la répartition des matières enseignées, aux contenus éducatifs, méthodes, manuels, enseignants, outils d’évaluation, aux financements et à la gestion : tout doit être passé au crible.

L’ouverture et la gestion d’écoles religieuses clandestines doivent être considérées comme un crime majeur et très lourdement sanctionnées. Assimilées à des dérives sectaires, des formes d’abus, d’endoctrinement et d’emprise psychologique, de sécessionnisme : des menaces éminemment graves pour la liberté, l’intégrité et la santé psychologique d’enfants mineurs, comparables à des formes d’abus sexuels ou de pédophilie.

Dans les cas les plus graves, ces enfants devront être retirés de leurs parents et confiés à des institutions spécialisées.

Halal : Halte aux mafias islamistes !

Les institutions du halal en France doivent être centralisées en une seul organisme officiel dépendant du Consistoire national. Ce n’est plus la loi du marché qui doivent prévaloir en matière de certification.

Une manne qui profite jusqu’à présent en majorité aux islamistes. Et leur sert notamment à financer le « djihad judiciaire« .

Comme pour le financement des mosquées et des organisations musulmanes par des pays étrangers, cette source de financement de l’endoctrinement islamiste en France et ce moyen de contrôle des esprits par le halal doit être asséché.

Ceux-ci une fois leurs institutions dissoutes ne pourront plus prétendre faire main basse sur ce juteux marché, qui ne pourra être confié qu’à des organismes et représentants agréés par l’Etat.

Monarc toute ! *

Manu 1er, roi des Cons

Tel pourrait être le titre de la comédie que la France se joue à elle-même depuis le 7 mai.

Les Français ne voulaient ni de Hollande ni de Sarkozy : ils auront les deux ! Habilement dissimulé sous le masque trompeur du Renouveau.

Le programme du président élu est en effet la synthèse parfaite entre le quinquennat de François Hollande et le programme du candidat malheureux des primaires, dégagé avec pertes et fracas en 2012 et laminé en 2016 alors qu’il tentait un ultime come-back.

Tout le subterfuge pour faire avaler cette énorme pilule consiste à réunir sous les traits d’un parfait inconnu, dont l’ambition a été monnayée par un chèque en blanc à la doctrine ultralibérale, à la fois les attentes inconscientes d’un peuple en déshérence et son penchant impardonnable pour la mise en scène.

Ainsi est né le mythe Macron. Ou plutôt la plus grande mystification de l’histoire de la Ve République.

Les Français en ont marre de ces présidents falots qui n’ont d’autre idée en tête que leur plan de carrière ? Ils sont nostalgiques des bons rois, des grands hommes, des présidents hiératiques et de la pompe républicaine ? Fort bien ! A défaut d’un De Gaulle de substitution dont tout le monde se réclame mais dont personne n’est digne de porter le képi on va leur en fourguer plein la vue pour un bon prix !

Par-delà les arguties médiatiques totalement bidon autour du sacre du nouveau prince, s’il y a bien un enseignement que nous aura livré cette élection, c’est que les Français ne sont pas mûrs pour vivre en démocratie ni aptes à se gouverner eux-mêmes.

Ils veulent toujours se persuader qu’ils se sont choisis un monarque élu pour cinq ans renouvelables selon leur bon plaisir souverain. Et au terme d’une « thérapie de groupe » qui tient plus du psychodrame hystérique que du discernement serein.

Le seul candidat qui incarnait une véritable alternative humaniste aux mensonges du système, appuyée sur une vraie vision d’avenir, c’était Benoît Hamon. Mais son projet avait vingt ans d’avance sur la société et son message était inaudible. Noyé par le fracas des affaires, les outrances poujadistes d’une harpie poisse, les trahisons et les calculs d’apparatchiks en voie d’obsolétisation et pressés de suivre la petite musique d’un banquier de sacristie transformé en joueur de flûte par un appareillage médiatico-financier hors-norme.

Jean-Luc Mélenchon aurait pu incarner la relève et renverser la table dressée pour les noces du peuple transi avec son nouveau messie. Mais son marxisme indécrottable même teinté d’écologie, son ressentiment obsessionnel à l’égard d’un PS qui n’avait pas su s’incliner devant son génie et qu’il entendait fermement dynamiter, son trop grand mépris pour les élites et son obstination orgueilleuse à ne rien concéder, le condamnent à n’être qu’un éternel agitateur, un stoïcien d’estrade prophétisant le malheur à qui veut l’entendre. Souvent avec pertinence, mais aussi avec trop de véhémence. Et donc condamné à ne rassembler qu’un bataillon de grognards insoumis prêts à en découdre avec la terre entière.

Scénario impossible dans une France morcelée, étrillée, à bout de souffle, où la soif de pacification l’emporte sur le désir de révolte.

Une France prête à se ranger derrière un illusionniste habile et résolu sorti de nulle part. Quitte à avaler n’importe quel bouillon de légumes qu’on lui sert pourvu que ce ne soit pas la ciguë frontiste.

Aujourd’hui Marianne se rêve en Cendrillon enlevée par son Prince charmant dans une caricature de conte de fée à faire pleurer de rire.

Voilà donc le bon élève flanqué d’une vieille perruche aussi muette qu’une carpe promu en avatar d’Henri III au jus de mélisse sorti d’un chapeau de magicien pour mettre un terme aux guerres fratricides. Et sacré roi de France dans une mise en scène pharaonique, entre les cariatides antiques, les candélabres royaux et la Pyramide maçonnique du plus beau musée du monde.

Au terme d’une campagne harassante en cette soirée du 7 mai, les Français en ont eu pour leur compte de pompes superlatives où l’Ancien régime et la Révolution, et surtout la gloire des grands argentiers rehaussée par des chambellans roublards, communièrent dans un grand exercice de n’importe-quisme aussi obscène que scandaleux.

Pas de Te Deum pour le nouveau monarque. Juste l’Hymne à la Joie pour scander la procession du prince charmeur aussi grave qu’un clystère devant une foule de nains joyeux confits d’admiration devant tant de grandeur retrouvée.

Pas d’oriflammes royales. Juste une marée de drapeaux tricolores et la couronne étoilée du Nouvel Ordre Européen.

Pas de discours inspiré. Juste une diarrhée interminable de formules creuses débitées par un gamin zozotant empêtré dans un lyrisme forcé sans saveur ni art de la dramaturgie.

Pas d’étiquette savante, pas de protocole suranné. Juste un parterre œcuménique réunissant des quadras à lunettes, des bobos ecstasiés et des zyvas hilares en pleine décompensation post « Tout sauf Marine ».

Du Mitterrand premier degré, sans la roublardise du Sphinx ni le cercle jaloux des courtisans empressés.

Après la Force tranquille, voici la farce tranquille.

La République devenue subitement aussi vide que la pyramide inversée sur laquelle était dressée cette scène incroyable.

Mais tout le monde s’en fout. L’important c’est qu’on ait dégagé tous ces incapables corrompus et évité Le Pen. On verra bien ce que ça donne avec ce nouveau gadget présidentiel. De toute façon il est tellement vide et lisse qu’on peut projeter sur lui tous ses espoirs et ses fantasmes. Alors allons-y gaiment !

Un Président de la République consacré dans le palais des rois de France : personne n’a relevé l’absurdité criante du symbole. On est aujourd’hui tellement pressé de sortir de cette campagne plus proche du lavage de linge sale et du guillotinage en série que du débat démocratique. Et d’oublier 5 années d’agitation vulgaire suivies de 5 autres d’impuissance affligeante. Avec en prime le spectre de la purge extrémiste pour achever le suicide collectif.

Nous voici donc en pleine romance kitsch.

Le système est assuré de sa continuité, d’un contrôle total du pouvoir et d’une emprise sans précédent sur des esprits mystifiés par cette mascarade électorale.

Incapables d’engager un authentique et salutaire examen de conscience, les Français sont maintenant sous le charme de l’illusion qu’on leur a fabriquée et qu’ils ont gobée avec l’impatience de nourrissons pressés d’engloutir leur biberon.

Aux mensonges d’appareil s’ajoute le mythe patiemment édifié d’un jeune monarque-président nouveau, moderne, éclairé, déterminé, bienveillant et surtout très correct.

Très politiquement correct, c’est essentiel ! Pas un faux pas, pas un faux pli ne doit ternir cette icône photoshopée de la Nouvelle France, dont le vide absolu et l’imposture magistrale devrait faire hurler de rage nos intellectuels aujourd’hui amidonnés dans des postures de courtisans lèche-botte.

Puisque les Français sont assez cons pour se contenter de cette caricature de Kennedy de bac-à-sable, ce qui leur pend au nez dans quelques années c’est le retour en force d’une Marion Maréchal requinquée après un congé de maternité en marge du marigot politique. Une hypothèse autrement plus flippante que la grosse Tata Marine et sa clique de tapioles souverainistes.

Puisque les Français sont manifestement incapables de devenir une nation vraiment démocratique et en phase avec le siècle, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de leur logique et tenter le scénario d’une bonne restauration ?

Louis XX Roi des Français, ça aurait quand même plus de gueule que Manu 1er prince des Cons !

Après tout ce serait dommage de se contenter d’un emballage doré sans l’élixir royal qui va avec !

Mais non. La France de 2017 c’est Ridicule sans la noblesse. La Cour sans l’esprit. L’Hymne à la joie sans hymen et sans vraie joie. Et La Marseillaise en pendentif réduite à une rengaine pop.

La France est de nouveau « en marche » puisque ce slogan imbécile a suffi à l’ébrouer. En marche comment et vers quoi, peu importe du moment que ça bouge. Après Le Changement et la changitude, voici la Marche-attitude.

Tous les imbéciles pâmés sont désormais prêts à s’identifier à l’enfant prodige dont l’accession éclair au pinacle ne doit évidemment qu’à son intelligence, son opiniâtreté, la dynamique de renouveau dont il est porteur et son extraordinaire charisme rassembleur.

Anesthésiés, mithridatisés, les Français sont incapables de voir derrière le sketch burlesque de « la start-up En Marche ! » le visage cynique et grimaçant d’une multinationale aux ramifications planétaires.

Ils se piquent au jeu du jeune banquier moulé par le Grand Orient et devenu l’Élu du peuple orphelin. Un apothicaire picard à la Cour des rois de France. Pinocchio sacré Napoléon.

La plaisanterie serait hilarante si elle n’était tragique.

Alors quid pour se dégriser de cette douce hallucination collective ?

Les ordonnances estivales suffiront-elles à dissiper le voile ? Même pas sûr tant le poison est profondément inoculé. Et tant les Français sont prompts et consentants pour se faire gruger, pourvu qu’on leur serve une jolie fable sur papier glacé.

Faudra-t-il d’autres vagues d’attentats encore plus meurtrières ? C’est fort probable vu l’amateurisme du jeune usurier en matière de politique internationale et son atlantisme dévoué.

Faudra-t-il finalement en passer par la case FN pour que les Français comprennent qu’ils se roulent eux-mêmes dans la farine à force de prendre des casseroles et des timbales pour des orchestres symphoniques ?

Faudra-t-il que cette marionnette vende ce qu’il reste de souveraineté pour financer l’or du Temple afin que la meute des autistes se dégage enfin du lisier où elle patauge depuis tant d’années ?

Ce qui est certain c’est que les Français ne sont pas encore guéris de leurs pires péchés.

Pour sortir de cette impasse et entamer un véritable Réveil il faudrait, hormis les pièges délétères du consumérisme et la dictature vulgaire du C’est mon choix, que la France se délivre du poison qui hante son âme depuis plus de deux siècles.

A savoir la religion maçonnique qui a abâtardi l’idéal républicain en républicanisme de pacotille. Et kidnappe toute possibilité d’instaurer en France une vraie démocratie digne de ce nom au bénéfice d’une mascarade interminable où l’on rejoue sempiternellement le sketch du monarque-élu pour oublier que d’autres tirent les ficelles en nous mettant la main dans l’urne.

Car la vérité c’est que la France victime de son orgueil autiste se croit le modèle de la démocratie dans le monde alors qu’elle n’est qu’une monarchie d’opérette à peine moins ridicule que sa voisine d’Outre-Manche.

Et que ses monarques successifs loin d’incarner le peuple et la Nation n’incarnent que leur ambition et celles des argentiers qui les font élire pour mettre en place leur agenda.

Quand les Français auront enfin compris que la République et les Droits de l’homme dont on nous rebat les oreilles à longueur de discours ne sont qu’une poudre aux yeux. Que le refrain Liberté Egalité Laïcité qu’on clame à tout bout de champ n’est que le paravent pavlovien d’une grande manipulation destinée à nous endormir. Que la seule religion d’Etat dont les principes soient réellement appliqués et dont seuls les grands prêtres soient autorisés à gouverner est celle de la GLNF et du Grand Orient. Que derrière les poncifs du républicanisme à la française se cache une véritable religion dont les officiants dirigent toute l’architecture rhétorique, institutionnelle et politique de notre soi-disant démocratie. Alors entreverront-ils peut-être des voies pour s’inventer un avenir qui s’enracine au-delà de 1789, traverse toute l’épaisseur de leur Histoire et ouvre des perspectives pour construire un avenir qui tienne vraiment debout et ne soit pas juste un rêve éveillé.

Ce qui fonctionne très bien aux Etats-Unis, pays fondé par des colons épris d’idéaux maçonniques et puritains ayant érigé un Nouveau Monde sur un cimetière d’indigènes sacrifiés à leur ambition visionnaire, n’a jamais vraiment pu prendre durablement en France.

La Ve république est la seule monarchie républicaine qui tienne depuis 6 décennies. Mais ses fondations tremblent à mesure que la France contrainte et forcée entre dans le nouveau siècle marqué par la mondialisation, le déclin des états-nations, le crépuscule des identités séparées et la fin des religions d’Etat.

Et à chaque crise qui met en péril nos institutions, le besoin de revenir sans vraiment se l’avouer au pacte monarchique est le seul dénominateur apte à rassembler une France de plus en plus divisée et incapable d’affirmer son identité sans sombrer dans la caricature ou le relativisme communautariste.

Il ne s’agit pas de dénoncer la Franc-maçonnerie dans un accès de suspicion complotiste. Mais de voir simplement la réalité pour ce qu’elle est et d’arrêter de se raconter des histoires.

Toutes nos institutions, nos partis politiques aujourd’hui en pleine recomposition, notre Parlement, nos gouvernements successifs sont des théâtres où se joue une pièce écrite en coulisses dans les ateliers et les loges. Avant de le dénoncer le cas échéant il faudrait surtout avoir le courage de le reconnaître. Nous ne sommes pas en démocratie. Celle-ci est une mascarade.

Nous sommes représentés et dirigés majoritairement aux plans politique, économique, syndical par une élite de citoyens souvent méritants, parfois même brillants, cooptés et engagés ensemble pour construire une société idéale selon des modèles et principes méthodiquement débattus en loge.

Une aristocratie fondée sur le mérite personnel, l’engagement collectif et l’Idéal de Fraternité a remplacé depuis 2 siècles la vieille noblesse féodale et patrimoniale.

Il faudrait donc arrêter de se raconter des salades et admettre que nous vivons en France dans un régime méritocratique relayé par une médiacratie puissante qui usine et recycle en permanence les croyances, les représentations et les discours collectifs, en précédant plus qu’en illustrant les courants de l’opinion. Et que cette aristocratie laïque sert au niveau mondial une super caste de ploutocrates issue de la crème des centres décisionnels de la finance et des affaires.

Les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ne sont pas pour autant d’horribles mensonges. Mais ils ne valent que subordonnés à l’arbitrage des salles de marchés, aux impératifs de croissance et de rentabilité qui sont les leviers pour faire tenir l’illusion collective qui tient lieu de Meilleur des mondes.

Si nous ne sommes pas d’accord avec ce modèle, il faut en tirer les conséquences. Or c’est majoritairement le cas même si nous ne savons pas très bien nous dépatouiller de cette vérité qui colle tellement à nos vies, à nos idées, à nos croyances, pilote nos espoirs et nos attentes que si nous écartons parfois nos œillères c’est pour mieux nous aveugler ensuite.

Emmanuel Macron est le produit parfait de cette élite. Le dire n’est ni un mensonge ni une exagération mais un constat lucide.

Soit on s’en accommode et on joue le jeu en connaissance de cause. Soit on se donne les moyens de changer la donne, et cela passe d’abord par une épreuve de vérité. Épreuve âpre à laquelle les Français ne semblent pas vouloir se plier.

D’autant que changer vraiment de paradigme n’a de sens que si cela s’inscrit dans un changement au plan mondial : la France (et même l’Europe pour peu qu’elle revienne à des principes plus humanistes, ce qui ne semble pas pour demain…) ne peut pas à elle seule réinventer une roue sur laquelle elle est perchée et qui ne tourne pas à son avantage.

S’agissant d’une France du 21e siècle qui peine à s’inventer une identité heureuse et se réconcilier avec elle-même, si nous sommes incapables de construire une vraie démocratie participative et si nous semblons tant nostalgiques de notre passé monarchique, pourquoi ne pas imaginer une forme de monarchie post-moderne ?

Mais si nous voulons inventer ce régime inédit, il faut nous garder de faire machine arrière en oubliant l’héritage républicain comme lors des précédentes restaurations. Eviter aussi de tomber dans le panneau de la mégalomanie grandiloquente du type Premier Empire. Et dessiner réellement les contours d’une Constitution qui réconcilierait à la fois notre attachement à la tradition monarchique et à une culture aristocratique qui ont tissé 14 siècles de notre Histoire et continuent de nourrir l’âme française, avec les aspirations sociales, humanistes, universalistes, réellement « progressistes », ancrées dans le siècle, ouvertes sur le monde et l’avenir, qui seules pourraient permettre à la France de rayonner de nouveau, et non de se ridiculiser dans un nombrilisme décliniste déconnecté du réel.

Nous n’en sommes évidemment pas là.

Mais peut-être est-ce une sortie envisageable au terme d’une nième réplique annoncée de cette « crise » sans fin dont l’étiologie économique, politique, sociale, culturelle ou identitaire n’arrive jamais à en épuiser le sens.

Qui sait ?…

Lorsque nous serons enfin guéris de cette torpeur narcissique et que nous aurons brisé les mythes dont nous nous intoxiquons nous-mêmes, en cherchant toujours des boucs émissaires commodes et des dérivatifs caduques à nos paresses et nos lâchetés ataviques.

La France n’a plus depuis longtemps de religion d’Etat. Et elle semble incapable de reconnaître que la seule religion d’Etat qui nourrit ses principes et ses institutions est réservée à une élite.

Du coup son rapport au sacré et la Transcendance est confisqué. Elle s’embourbe dans un rationalisme scientiste, laïcard et un républicanisme mensonger. Elle peine à s’accorder au grand changement de paradigme contemporain qui arrache la conscience collective hors des mythes et des excès de la rationalité pour l’élever vers une nouvelle Conscience planétaire émergente.

La Transcendance de l’Idéal démocratique et républicain ne peut fonctionner si le peuple en est exclu et si seule une élite en comprend les mécanismes et en déteint les clés.

La Transcendance du Collectif ne peut fonctionner non plus dans une société aussi colbertiste et jacobine que la société française, où l’égalité des droits toujours revendiquée n’épuise jamais les hiérarchies de classes et les rivalités de clans.

Le seul modèle que les Français connaissent pour s’arranger avec leur désir d’unité et de grandeur tout en préservant leur diversité et sans sombrer dans la lutte des classes c’est de se rassembler autour de la figure du Roi.

Les Français ont une culture du débat et un culte de l’Autorité symbolisée par le chef suprême, mais pas de culture du consensus comme les démocraties du Nord de l’Europe. Ils ne peuvent faire société sur l’entendement collectif. Ils ne peuvent faire société que sur le rapport de forces transcendé par la figure du leader charismatique dont ils rêvent toujours sans jamais pouvoir faire coïncider leur rêve avec la médiocrité de l’offre politique.

Dont acte.

Seul un vrai monarque non pas de Droit divin mais dont la hauteur de vue et la noblesse d’esprit, symboliques sinon réelles, puissent cristalliser l’aspiration du peuple à réunir ses idéaux, ses ambitions, ses rêves de gloire et de grandeur et sa générosité profondément ancrée dans le respect de l’humain, pourrait incarner cet ordre auquel les Français aspirent sans arriver à en définir les contours.

Une figure nouvelle qui prolongerait l’héritage des rois, endosserait les idéaux des Lumières, incarnerait un lien spirituel et charnel plus que social ou politique entre les Français, entre le peuple et son chef. Et qui serait véritablement garante de l’identité de la Nation, de la permanence des institutions et de la capacité à faire corps tous ensemble avec et par nos ressemblances et nos différences, et non seulement à rivaliser, coexister ou vivre ensemble.


*Anagramme de Macron

Pourquoi l’idée d’un revenu universel déplaît autant aux gens de droite que de gauche ? Adam, Marx et Matrix

Au commencement était le Diable
Et le Diable s’est fait chair
Et il a envahi nos esprits.

Voici à quoi l’on pourrait résumer le 3e chapitre de la Genèse qui évoque le mythe de la Tentation au jardin d’Eden et la Chute d’Adam.

Masaccio – Adam et Ève chassés du Paradis

Les religions judéo-chrétiennes ont accrédité l’idée bien enracinée dans nos archétypes que l’homme, déchu de son insouciance à cause de son illusoire prétention à égaler les dieux, devait travailler durement toute son existence et gagner sa vie à la sueur de son front pour expier sa faute.

Et qu’il devrait passer son existence à tenter vainement de remonter une à une au prix de maintes souffrances les marches d’un Paradis inaccessible, qu’il ne pourrait éventuellement réintégrer que par l’intervention providentielle d’un hypothétique sauveur.

Ce mythe est si profondément ancré dans nos esprits que même les plus farouches athées en sont imprégnés.

Jusqu’à Luther il a justifié que l’Eglise catholique pût exercer un pouvoir totalitaire sur les esprits, en promettant le Paradis aux brebis égarées contre une obéissance servile à l’autorité des clercs supposés représenter Dieu sur terre.

Il a aussi construit l’image d’un Dieu méchant et jaloux qui aurait condamné l’homme à ramper comme un ver sur une planète aride pour avoir osé rivaliser avec lui.

Cette vision totalement absurde de nos origines et de notre relation à la Réalité Ultime conditionne pourtant notre rapport à l’existence, à la souffrance et au travail.

Ainsi la souffrance serait justifiée. Elle serait le salaire de notre excès d’orgueil. De notre prétention à vouloir être des dieux à l’égal de Dieu.

Et le labeur serait la sanction de notre folie. Pour survivre, nous n’aurions pas d’autre choix que trimer comme des bêtes pour arracher à une terre hostile notre pitance quotidienne.

De là à valoriser la souffrance comme une voix de rédemption il n’y a qu’un pas. Que le dolorisme chrétien s’est empressé de franchir.

On le comprend : un tel schéma est une perversion totale des vérités ontologiques et des valeurs les plus essentielles, comme d’ailleurs du message évangélique avant qu’il ne soit abâtardi en petite morale par la religion. En venir à valoriser la souffrance, à la rechercher et à en jouir, ou trouver sa justification dans une forme d’asservissement laborieux, quoi de plus absurde et quoi de plus contraire à notre nature profonde ?

Ce mythe judéo-chrétien est aussi le fondement d’un théologie de la rétribution : comme on gagne sa vie, on gagne son ciel en additionnant les bons points. Et Dieu est un Juge parfait qui nous récompensera dans une vie future (pour les catholiques) ou nous gratifie d’ores et déjà de ses bénédictions en nous nous donnant des fils (pour les Juifs), ou en nous assurant bonheur et prospérité dans cette vie-ci et une place parmi les élus (pour les protestants).

Lui obéir en le servant c’est être assuré de ses grâces, n’en faire qu’à sa tête et se la couler douce c’est courir à la damnation.

Une théologie aussi fausse qu’infantile.

De la résignation stoïcienne au nihilisme athée, c’est aussi cette vision d’un monde tissé de malheurs et d’une quête de bonheur impossible ici-bas qui a servi de trame aux philosophies qui se sont détournées de l’aspiration la plus universelle et la plus élevée inscrite dans l’âme humaine : se réaliser dans la félicité la plus parfaite.

Elle a justifié qu’une caste de seigneurs puisse jouir de tous les droits, s’arrogent la propriété exclusive de la terre, la jouissance de ses fruits et le droit de vie et de mort sur leurs sujets, en ne laissant aux serfs que des miettes acquises au prix d’un travail servile, d’une entière obéissance et du renoncement totale à leur liberté.

L’argent est devenu non seulement une monnaie d’échange substituée au troc, mais aussi l’étalon de la valeur. Et le salaire comme la fortune l’aune pour jauger du rang et du mérite des uns et des autres dans la société : de la même facon que Dieu rétribue ses créatures en fonction des oeuvres, le salarié se voit rétribué selon la plus-value degagée par son travail.

Marx et ses disciples ont conceptualisé ce modèle social, politique et économique dans une dialectique du Progrès, substituant ainsi au mythe de la Chute celui du relèvement par la Révolution prolétarienne.

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Ainsi les masses opprimées guidées par un messie politique et non plus spirituel pourraient s’affranchir de leur joug au terme d’une lutte inscrite dans une marche de l’Histoire vers une parousie non plus spirituelle mais matérialiste.

Mais Marx était juif autant que protestant et croyait sans le savoir au mythe du travail sanctificateur. D’ailleurs n’a-t-il pas opposé la valeur Travail à celle du Capital, considérant le premier comme la seule source admissible de toute valeur ?

On connaît la suite.

Et comme l’a montré Max Weber l’éthique protestante qui imprègne les valeurs du capitalisme industriel autant que sa critique marxiste sont toutes deux également engluées dans cette fascination pour le culte de l’effort et du mérite. Qu’il s’agisse de l’audace de celui qui entreprend et consacre sa vie à travailler pour faire fructifier son bien, ou de celui qui contribue par sa force de travail à édifier une société où chacun à sa place dès lors qu’il ne ménage pas ses efforts.

Dans cette perspective, l’indolence et l’oisiveté sont non seulement des vices condamnables qui doivent être à tout prix combattus avec vigueur.

Pas étonnant que l’oisiveté soit considérée comme la mère de tous les vices. Et que chômeurs, mendiants et nomades qui vivent au crochet de la société traînent toujours un parfum de scandale derrière eux, soient considérés comme des parasites et suscitent la réprobation des gens comme il faut qui se lèvent tôt le matin pour offrir une vie décente à leur progéniture.

Le repos n’est concevable qu’au terme d’une journée ou d’une semaine de travail bien remplie ou une fois la moisson engrangée. Et gare à ceux qui voudraient s’échapper avec la cloche !

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Quant aux utopies politiques, sociales ou religieuses, de la cité grecque au New age en passant par Cythère, les phalanstères et Auroville, elles ont toutes fourni aux esclaves à peine réveillés de leur torpeur et pas encore libérés de leur servitude la perspective d’un monde meilleur fait de partage, de justice et d’harmonie.

Auroville

Aujourd’hui les thuriféraires du système ultralibéral nous vendent comme seule perspective de réalisation collective une société de clones totalement transparente où chacun peut s’acheter des artefacts de bonheur customisé dans des mégatemples consuméristes.

A condition de donner en échange à la Matrice son temps, sa force de travail, son âme et surtout d’abdiquer toute faculté de réflexion au bénéfice de la Pensée unique : inutile de réfléchir, Big Brother le fait à notre place. Et il a songé à tout : la télé fabrique des sous-produits conceptuels en images et des slogans faciles à consommer pour des masses totalement infantilisées qui n’ont plus qu’à téter la Bonne Parole sur leurs écrans full HD, leurs smartphones et leurs tablettes.

La Matrice a tout prévu puisque même la révolte est savamment canalisée et mis en scène dans des spectacles, des jeux et des divertissements abrutissants, ou soigneusement orchestrée dans une parodie de démocratie.

L’idéologie au pouvoir veut aussi nous fait croire que le travail est la seule voie pour gagner sa liberté. Et qu’on l’acquiert uniquement au prix de l’effort, de la persévérance et du mérite.

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Rien n’est moins vrai puisque la seule perspective de liberté offerte aux ouvriers comme aux cadres les plus zélés c’est celle d’une retraite douillette avec maison, jardin, labrador, croisières de luxe et fonds de pension afin de continuer à consommer en remerciant la Matrice pour les certificats de bonne conduite délivrés au terme d’une vie de misère.

Ou un burnout assuré pour les stakhanovistes les plus obstinés.

Les robots pourraient demain remplacer l’homme et le travail disparaître ? « Foutaise ! » répondent ceux qui ne veulent surtout pas voir disparaître les chaînes de l’esclavage.

Au pire on nous implantera des puces dans le cerveau pour continuer à servir la Matrice ou croire qu’on est encore utile et qu’on vit une vie palpitante, grâce aux scénarios en 3D projetés directement sur la conscience par des programmes de réalité augmentée.

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Le meilleur des mondes transhumaniste est l’ultime étape de notre déshumanisation, et non comme le prétendent ses prophètes une promesse de toute puissance et d’immortalité.

Il est assez amusant de constater que dans la trilogie Matrix le héros de cette allégorie de la Révélation post-moderne s’appelle Néo, son mentor Morpheus, son adversaire holographique répliqué à l’infini Smith et la cité des rebelles Sion.

Néo c’est bien sûr l’Homme Nouveau des mythes modernes.

Mais lu à l’envers, c’est aussi « éon », terme qui signifie à la fois une très longue période de temps de durée arbitraire dans l’histoire géologique. Et chez les gnostiques, l’ensemble des puissances éternelles émanées de l’être avec lesquelles il exerce son action sur le monde, l’esprit servant d’intermédiaire entre Dieu et le monde.

Néo c’est donc une sorte de « messie immanent », non pas envoyé par Dieu pour sauver l’humanité, mais émergeant sous les traits d’un Éveillé arraché à l’ignorance lors du stade ultime de réveil de la conscience collective. Un héros qui comme le Christ offrira sa vie pour anéantir le Mensonge incarné par l’univers des machines et conduire le peuple de Sion vers sa libération ultime.

Le sacrifice de Néo marque la fin d’un cycle et le début d’une ère nouvelle, où l’homme et la machine vivront réconciliés. Et l’achèvement du processus d’évolution de l’humain devenu enfin libre de réaliser son potentiel divin.

Néo c’est une allégorie de notre état de conscience actuel, pas encore totalement libéré du joug de l’illusion, et pas encore totalement réalisé comme être de pure lumière.

Quant à Smith, c’est Monsieur tout le monde, à qui la Matrice donne l’illusion d’exister et des pouvoirs sur-mesure en échange de son obéissance inconditionnelle et de son zèle à pourchasser les rebelles.

Morpheus, c’est le songe (Morphée). Mais aussi l’Eveil. Pilule bleue ou pilule rouge ? D’un côté le sommeil narcotique d’une vie artificielle, de l’autre le réveil pénible mais au bout la liberté.

Ces considérations ésotériques et symboliques peuvent sembler bien éloignées de la question du revenu universel.

Et pourtant.

En s’affranchissant du travail, en refusant de travailler toujours plus pour vivre moins, l’idée de donner à chacun les moyens d’assurer sa subsistance sans aucune contrepartie n’est pas une façon nouvelle de tenir en laisse les masses obéissantes, mais au contraire la reconnaissance que notre société hyper technologique a acquis les moyens suffisants de créer de la richesse et faire tourner le moteur sans avoir besoin d’esclaves pour entretenir la chaudière.

Et que le but de l’existence n’est pas de gagner sa vie à la sueur de son front, mais de jouir de la liberté de consacrer son temps à la pleine réalisation de ses talents ou à ne rien faire si l’on en a envie.

Voilà le vrai scandale ! Ce qui choque les détracteurs de ce projet ce n’est tant pas en réalité l’idée absurde d’attribuer aux SDF comme à Madame Bétancourt le même revenu minimum, c’est qu’on n’exige aucune contribution de leur part en contrepartie.

Pendant ce temps les dirigeants du MEDEF voudraient encore réduire le SMIC et pouvoir virer l’excès de graisse de façon discrétionnaire.

medef-gattaz-ferie-smicQuant aux « libéraux sociaux », ils voudraient conditionner l’attribution du RSA à des travaux d’intérêt général, histoire croient-il de faire comprendre aux fainéants qui le perçoivent que rien n’est acquis gratuitement et que tout salaire mérite travail. Et accessoirement leur permettre de se remettre dans une « dynamique d’accès à l’emploi ».

Hypocrites ! Ce qui les motivent en vérité c’est que l’idée de donner à des gueux de quoi se nourrir sans bosser alors qu’eux-mêmes ont consacré leur vie à être de bons élèves leur paraît inadmissible. Qu’en plus une majorité d’incapables et de parasites puissent en profitent pour glander, c’est le pompon !

Ceux-là mêmes passent leur temps à ânonner le Cantique des Droits de l’homme auquel personne ne croit plus sincèrement tant il est démenti par les faits.

Mais ils trouveront toujours pour un « pauvre » à l’autre bout de la planète, un réfugié qu’aucun d’entre eux ne voudrait de toute façon accueillir chez lui, ou un « jeune des quartiers issu des minorités » grenouillant bien loin au-delà d’un périph qu’ils ne franchiront jamais, mais qu’ils regardent avec délectation faire son sketch de rebelle dans des émissions pour bobos.

Pourtant, quelle plus belle illustration des principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice que d’attribuer à chacun non pas l’égalité des chances de devenir un bon petit soldat, mais juste de pouvoir manger autre chose que la pitance servie par les Restos du Cœur, en baissant la tête pour honorer ses bienfaiteurs qui cotisent aux ONG « par solidarité envers les plus démunis ».

Car il est tout à fait concevable de donner à ces manants de quoi manger, se loger, se soigner et s’instruire un minimum, au moins pour ne pas passer sa vie à dealer de la coke et violer les filles en attendant de rejoindre le Djihad. Mais en revanche il est inadmissible qu’ils puissent percevoir un revenu minimum pour continuer à regarder leurs clips débiles sur le dernier iPhone !

Que reste-t-il comme modèle alternatif à la pensée unique libérale ? A part l’indignation érigée en slogan politique pour fédérer les déclassés, ce qui est un peu juste et pas très constructif.

Mis à part quelques nostalgiques du Grand Soir, aujourd’hui plus personne ne croit à la vision marxiste de l’Histoire. Mis à part des dinosaures comme Mélenchon, cramponné à une lutte de classes teintée d’écologie, la majorité des politiques socialistes se sont convertis au libéralisme.

Seul parmi les candidats à la présidentielle Benoît Hamon n’est ni marxiste ni libéral. C’est bien ce qui dérange ceux qui voudraient lui coller une étiquette de gauchiste et qui s’emportent contre son projet de revenu universel.

On l’aura compris : l’idée du revenu universel n’est admissible ni par les réacs de droite qui veulent garder leurs privilèges et rêvent de revenir à l’Ancien régime, ni par les réacs de gauche qui se donnent l’apparence de progressistes mais méprisent le peuple.

Plus sérieusement, l’idée du revenu universel fait scandale parce qu’elle casse tout l’édifice de la société capitaliste et des modèles ultralibéraux ou « socialistes progressistes », fondés sur l’asservissement au Système par l’argent et le travail.

Adam, Marx et Néo ont en commun cette même vision d’un monde où une petite élite cherche à pérenniser son emprise sur la masse des sous-hommes réduits à du bétail : glébeux chassés du Paradis par les Elohim, lumpenprolétariat sous la férule du Grand Capital, ou foules d’anonymes englués dans la Matrice.

Le revenu universel s’imposera pourtant demain comme une évidence. Quand nous aurons abandonné nos attachements délétères qui nous retiennent dans l’ignorance de notre condition et de notre destin. Quand nous aurons enfin compris que ce n’est pas le mérite qui fait notre valeur, c’est le simple fait d’être humain. C’est-à-dire une parcelle de Lumière et les mêmes membres d’un Tout commun indivisible : l’Humanité, et l’Univers tout entier.

Peu importe que les uns travaillent 10 ou 100 fois plus que les autres. Peu importe que certains consacrent leur vie à construire le bonheur collectif alors que d’autres se contentent de méditer. Ou qu’une majorité en soit encore au stade primaire de la satisfaction égoïste des appétits les plus bas.

Car tous nous évoluons consciemment ou non vers un avenir commun qui nous réunira bientôt sous le même ciel infini.

Nous sommes des dieux mais nous ne le savons pas. Nous le refusons ou prétendons l’être devenus avant l’heure et nous enorgueillissons, comme des enfants qui jouent aux adultes avant de l’être devenus.

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Sachons mettre de côté nos égoïsmes, nos mesquineries, nos étroitesses d’esprit et surtout nos peurs. Et apprenons à écouter notre cœur, seul lieu où réside notre âme et d’où jaillit la lumière qui nous fait être.

Car comme le dit l’Evangile : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.[i] »

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[i] Matthieu 6:21