Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

Mis en avant

Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Comment la gauche a inventé « le musulman »

L’islamo-gauchisme n’a pas seulement idéalisé l’Islam, un Islam dont il ignore à peu près tout, il a littéralement inventé une nouvelle figure : « le musulman ».

Dans une société qu’ils avaient contribué à séculariser, reléguant le religieux dans les geôles de la « sphère privée », les islamo-gauchistes ont réinventé une sacralité en faisant de « l’Islam » une religion intouchable et du « musulman » un être paré de tous les attributs de la pureté. Mieux qu’un bon sauvage, une sorte d’humain entier que sa foi aurait préservé de toutes les corruptions du colonialisme, de la modernité et de la mondialisation.

Dans l’imaginaire de cette gauche égalitariste et anticolonialiste, pétrie de mauvaise conscience et de ressentiment introjecté, le « musulman » est en effet revêtu de toutes les vertus archétypiques de « l’homme de foi » : un modèle forgé justement selon les stéréotypes d’une catholicité policée revisitée.

Sa volonté de se préserver des pollutions d’une société démocratique décadente et de vivre en retrait sinon en autarcie en se gardant de toute perversion occidentale en fait un archétype de la sagesse, de la mesure, de la force de caractère et de la vertu, à une époque où la perte d’identité et le brouillage des repères nourrissent toutes les violences.

Les islamo-gauchistes, comme les progressistes, sont les fervents partisans du communautarisme. Bien qu’ils clament que tous les hommes sont égaux, ils pensent qu’ils le sont d’autant plus que chacun reste prudemment chez soi.

A une époque où il n’y a plus de sacralité partagée, il est d’autant plus aisé de sacraliser les différences. Or quand son propre rapport au sacré est perturbé parce qu’on demeure prisonnier de la mauvaise conscience, la seule issue est de projeter sur l’autre ce désir qu’on refoule.

Ainsi ce que cette gauche athée avait cru refouler dans les ténèbres obscurantistes – l’homme de foi, le croyant, le lien vécu avec une Transcendance – elle le fantasme de façon positive chez le « musulman ». Un « croyant » dont la foi et la vitalité primordiales n’auraient pas été corrompues par les perversions occidentales liées à l’avoir, au pouvoir et à la cupidité prédatrice.

Car chacun sait que dans l’imaginaire occidental, le « musulman », et plus largement « l’Orient », représentent le contraire du matérialisme, de l’individualisme, de la dénaturation scientiste : le détachement, la dilution de l’ego dans le Collectif, le lien avec la nature comme avec le spirituel. L’exact contraire de notre société décadente tout entière tournée vers la frénésie consumériste, la possession exclusive des richesses, l’individualisme forcené, la déconnexion d’avec la terre-mère et la perte du Sens.

« Le musulman » est donc le sous-produit de la mauvaise conscience occidentale. Un fantasme total qui opère à plein régime face à l’impossible retour aux origines spirituelles d’un Occident dont la simple évocation des « racines chrétiennes » devient un casus belli.

Ainsi ces pieuses femmes voilées qui errent dans les rues comme des fantômes sont fantasmées comme de vertueuses bonnes sœurs, la répression sexuelle en moins puisqu’elles sont aussi épouses et mères. Le port de cet accoutrement n’est aucunement la marque d’un « état sauvage », encore moins d’un étendard politique, mais celle d’une forme de civilité perdue, à la fois simple et naturelle. Et surtout égalitaire : le rêve des gauchistes. Elle s’oppose aux icônes classieuses et décadentes des femmes-fauves des magazines. Et à la customisation à outrance des corps et des apparences. Le voile, c’est la version 2.0 du col Mao.

Toute cette mythologie inversée est d’autant puissante qu’elle est inconsciente.

Fantasmé comme un être spirituel et civilisé, le « musulman » est donc incapable de toute violence. Puisque dans l’imaginaire « new age » des boomers occidentaux « Spiritualité = Peace & Love ».

Il y a du Pierre Rabhi chez tout musulman tel que le voit cette gauche nourrie de tiers-mondisme, d’antiracisme et d’écologie. Et donc tout discours qui prétend accoler la violence commise au nom d’Allah à l’Islam est forcément faux ou « ignorant » du « véritable » Islam : lequel n’est que spiritualité pacifique et amour du prochain.

En réalité, en inventant « le musulman », une gauche « humaniste » oublieuse de ses racines culturelles et spirituelles réinvente dans un avatar fantasmé la matrice chrétienne qui l’a longtemps nourrie et qu’elle avait cru bon de jeter aux oubliettes de l’Histoire au nom du Progrès. Dans une volonté idéaliste, œcuménique, irénique, totalement déconnectée du Réel.

Car bien évidemment ces fameux droits-de-l’homme, nos beaux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, nos ronflants concepts de « mixité sociale » et de « vivre-ensemble », notre souci maniaque pour les plus faibles, les minorités opprimées, les femmes, les étrangers, comme nos plus grands principes, la démocratie, l’état de droit et même la laïcité, sont d’évidents sous-produits des valeurs christiques portées par les églises primitives et élevés au rang de principes politiques par les royaumes chrétiens, bien avant d’être sécularisées en principes universels.

« Le musulman » est donc, après « le pauvre », « le paysan » puis « l’ouvrier », l’ultime avatar de ces mécanismes de refoulement et de projection des antiennes chrétiennes. On ne peut pas comprendre vraiment l’islamo-gauchisme et sa fascination pour l’Islam si l’on s’en tient uniquement à une explication fondée sur le déplacement de la logique de lutte des classes et du combat révolutionnaire du prolétariat ouvrier au prolétariat musulman. Il y a aussi dans la fascination qu’exerce « le musulman » sur cette gauche marxiste orpheline de sa classe ouvrière quelque chose qui relève du messianisme retrouvé.

Comment expliquer sinon que ce soient les mêmes qui hier défendaient la laïcité contre les assauts du cléricalisme qui soient devenus aujourd’hui aussi aveugles face à une volonté prosélyte autrement plus offensive de la part de l’Islam politique ?

Il y a un vertige proprement « féminin » chez cette gauche à se soumettre à ces musulmans que leurs méchants aïeux colonialistes avaient soumis et « civilisés » près de deux siècles auparavant.

Zemmour n’a pas tout à fait tort quand il rapproche cette soumission contemporaine de la gauche à l’Islam d’une « féminisation » de la société occidentale. Il y aurait même beaucoup à dire sur l’érotisation de l’homme arabe dans les modèles forgés depuis une trentaine d’années par la publicité, la mode, le cinéma, la musique, le show biz, les séries télé.

Combien d’articles ont été écrits sur le rap et la mode « caillera » d’il y a 15 ou 25 ans ? Sur ces icônes testostéronées, body-buidées, surérotisées. Au muscle aussi saillant que le verbe. A l’arrogance haineuse, à l’identité jalouse et rebelle érigée contre une société injuste, impuissante et décadente.

L’Islam n’y est pas toujours clairement mis en avant, au moins est-il savamment suggéré dans ce mix de rébellion, d’insolence et de surenchère transgressive tant vanté par les amuseurs du P.A.F.

Il faut oser le dire : l’évocation du mythe du soldat djihadiste, ce criminel terroriste qui déflore la pureté d’un Islam « religion de paix et d’amour » tel que le fantasment les islamo-gauchistes n’est que l’envers négatif et nécessaire de l’idéalisation pacifiste du « musulman », icône de la brebis injustement opprimée au milieu du troupeau. Et cette évocation nourrie une charge érotique – inconsciente bien sûr – y compris chez ces zélateurs de l’islam qui sont les premiers à condamner le terrorisme islamiste comme un aberration en tous points contraire à leur cher Islam.

Le « bon musulman », comme autrefois le « bon chrétien » ne peut exister sans son corollaire sombre : le diable djihadiste. Tous deux sont du point de vue occidental deux figures symétriques d’une même projection du Bien et du Mal. Et d’un point de vue symbolique, deux figures de la masculinité ordonnées selon les codes contemporains du licite et de l’illicite, du social et de l’anarchique. A l’image d’une masculinité « civilisée » mais non désexualisée, celle du « bon musulman », répond celle d’une masculinité agressive, mortifère, destructive, en laquelle la pulsion sexuelle confine à la pulsion de mort, celle du « faux musulman » qui n’aurait retenu de l’Islam que sa face sombre, archaïque, immorale.

Il est impossible pour un islamo-gauchiste inconsciemment pétri de cet imaginaire de penser qu’un musulman lambda puisse être aussi un homme violent qui bat sa femme, un violeur qui abuse de celle-ci, un polygame, un homophobe qui harcèle et violente les homosexuels, qu’il puisse nourrir des croyances archaïques qui défient la science ou rester indifférent au sort d’un de ses semblables parce qu’il n’est pas musulman. Tous ces crimes ne peuvent qu’être le fait de ces « faux musulmans » dévoyés qui font dire au Coran le contraire de ce qu’il affirme et n’ont rien à voir avec l’Islam. Surtout « pas d’amalgame ! »

En conclusion, un « musulman » qui serait arriéré, brutal, violent ne serait pas un vrai musulman ! Car chacun sait que pour les islamo-gauchistes « l’Âge d’or de l’Islam » qui au passage n’a d’existence que celui du mythe, ne s’est jamais arrêté. L’Islam c’est même l’avenir de la civilisation : un messianisme émancipateur et égalitaire tellement plus exotique et authentique que l’original.