Le masque de la Bête – La Dictature comme au Carnaval

Mis en avant

Quand on défend certaines valeurs comme la vérité, la liberté ou le lien qui unit les êtres contre le mensonge, l’imposture, la dictature, il faut parfois accepter de prendre des risques, de se faire des ennemis, mais aussi de se fâcher avec des gens qu’on estime.

Enquêter sans relâche sur un sujet aussi piégé que cette « crise du coronavirus », compiler des milliers d’articles de médias indépendants, d’interviews, de témoignages, d’enquêtes, suivre des lanceurs d’alertes courageux qui risquent parfois leur vie pour partager certaines vérités qu’on voudrait taire, dévoiler la trame hideuse du mensonge derrière des fakes news officielles, accepter de voir beaucoup de certitudes remises en causes, ses convictions, ses valeurs chamboulées, et puis discerner peu à peu derrière les discours officiels, les premiers niveaux d’explication d’autres réalités sous-terraines, pour finalement comprendre que le monde dans lequel vivent 99,9% des gens n’est qu’un hologramme, une chimère inventée par la Matrice pour leur masquer la véritable nature de la Réalité : voilà quel est le quotidien d’un chercheur de vérité déterminé à n’accepter aucune théorie pour satisfaire son confort intellectuel ou justifier sa peur de l’Inconnu.

La « crise » que nous vivons depuis trois mois et plus joue depuis le début sur les mêmes ressorts : la peur, le mensonge, la confusion, la manipulation.

Tous les médias publics ou officiels dans leur ensemble, et une partie de la communauté scientifique ont été mis à contribution dans ce qu’il faut bien identifier comme la fabrique d’une propagande institutionnelle. A commencer par la fabrication d’une « épidémie » ou d’une « crise sanitaire » qui aux dires d’experts honnêtes comme le Professeur Raoult n’existent pas.

Exactement selon les méthodes qu’utilisent les multinationales pour nous mentir, nous manipuler et nous conditionner à acheter des produits chers, inutiles voire dangereux pour notre santé selon des procédés parfois criminels, en prétendant en plus avoir des préoccupations « éthiques », veiller au bien-être de leurs salariés et fournisseurs, ou contribuer à rendre le monde meilleur, la vie plus belle et la planète plus propre. De l’enfumage sous couvert de « communication commerciale et institutionnelle ».

Au moment où 67 millions de clones masqués goûtent aux joies du déconfinement, avec le même faciès barré d’un bout de tissu blanc, bleu ou customisé, signe d’appartenance au même troupeau d’abrutis, les ravages de ces deux mois d’emprisonnement domestique sur les consciences paraissent flagrants.

Si le masque à une seule et réelle utilité, c’est uniquement en tant que symbole. Car derrière cette logique sanitaire et sécuritaire qu’on nous vend comme l’ultime paradigme existentiel, social et politique, la vérité est ailleurs, vraiment ailleurs.

Premier constat essentiel à rappeler : malgré tous ces discours sécuritaires et les injonctions mimétiques resassées depuis deux mois, d’un point de vue prophylactique la plupart des masques ne sont pas d’une grande utilité pour faire barrage à un éventuel virus. Ils ne servent qu’à rassurer des populations, après les avoir méthodiquement affolées, puis avoir fait mine de rassurer en prétendant que le masque ne servait à rien.

Autre vérité scientifique qu’on n’entendra jamais sur BFM TV, et que le Professeur Raoult martèle pourtant chaque semaine depuis le 20 avril :

« L’ÉPIDÉMIE EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE.« 

Tous ceux qui disent le contraire sont des perroquets ignorants, des manipulateurs ou des imposteurs.

La réalité scientifique est là, vérifiable d’après les statistiques : nous sommes depuis quelques semaines arrivés au bas la « cloche » : cette courbe aplatie sur sa traîne qui marque la mort lente de l’épidémie.

Ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait plus du tout de cas de Covid-19 dans la population française, ni de virus présent de façon sporadique dans la population. Pour qu’une épidémie soit totalement éteinte au niveau national et mondial, il faut en effet attendre des années voire des dizaines d’années.

Alors pourquoi inciter les populations à porter des masques en toutes circonstances, respecter scrupuleusement les « gestes barrière » ? Et pourquoi ne pas avoir rouvert tout de suite les lieux publics, les cafés, les restaurants, les jardins, les lieux de culte, les cinémas, les salles de sport ou de spectacle ?…

Et comment justifier que les usines, les hypermarchés, les métros, tous ces lieux nécessaires au fonctionnement de l’économie soient tous ou presque restés ouverts, tandis que ceux qui permettent la vie sociale, culturelle, universitaire, cultuelle, festive, aient été condamnés à baisser rideau sine die sans perspective de réouverture ? Condamnant la population à vivre de façon plus sinistre que durant une période d’occupation ou après une catastrophe nucléaire.

Réponse : parce que le gouvernement a tout intérêt à garder un certain confinement… sur les esprits ! Et le plus longtemps possible.

Si les masques arrivés trop tard sont malgré la fin de l’épidémie et le risque quasi nul de contamination déclarés « indispensables » alors qu’ils étaient « inutiles » avant les élections, c’est d’abord parce que ce gouvernement a beaucoup à se faire pardonner. Et un capital de confiance à restaurer.

En collant aux croyances collectives sur le cataclysme épidémiologique que serions en train de vivre, et au consensus prophylactique et thérapeutique élaboré par une OMS totalement corrompue, relayée par des médias qui le sont encore plus et 67 millions d’experts autoproclamés, le gouvernement montre qu’il assume pleinement les missions régaliennes de l’Etat, son rôle de protection de la nation, de planification et d’organisation des moyens pour mener cette « guerre » contre le coronavirus. Et donc qu’il « gère la crise » après avoir été accusé à juste titre, du moins à un premier niveau de lecture, d’irresponsabilité, d’amateurisme, d’impréparation et d’incohérence.

En répétant des consignes perçues par une majorité comme justifiées, il montre qu’il fait front « avec » et non contre la population. Et qu’il est donc un acteur clé de la « victoire » contre cette épidémie.

Sauf que, il ne faut pas être un expert pour le comprendre, le masque n’est pas essentiellement un outil pour se protéger, protéger les autres et lutter contre le coronavirus, c’est surtout un instrument de propagande politique.

Mieux encore, LE MASQUE, C’EST UN SYMBOLE.

C’est un symbole et un marqueur de la cohésion sociale. Obéir aux consignes et porter un masque dans l’espace public, en regardant de travers ceux qui l’oublient distraitement ou refusent de le porter, c’est un acte positif, responsable, « citoyen », « solidaire ». Un acte presque militant. De façon très perverse le gouvernement a d’ailleurs présenté le conformité à ces « gestes barrière » comme un acte « de responsabilité » et « de solidarité ». Comme si le fait de ne pas porter un masque faisait de vous un mauvais citoyen, un mauvais Français, et pourquoi pas un criminel ou un traître à la nation.

Porter un masque comme on porte un brassard militaire, cela témoigne au contraire de façon visible que l’on s’associe pleinement à l’effort national de lutte contre une épidémie mondiale.

Face à une mondialisation désignée comme la cause de cette épidémie, face à la perte des repères et à des désordres contre lesquels l’état semble impuissant à protéger la population, il fallait retrouver un moyen de faire corps, de faire front. Et d’une certaine façon de « faire nation » pour rassurer les Français et les mobiliser avec et non contre le gouvernement.

Porter un masque est donc un acte sémantique et politique : la preuve qu’en luttant tous ensemble contre un ennemi commun, que nous nous montrons soudés face à un péril commun, nous faisons nation.

Alléluia ! Ou plutôt Cocorico !

Même le Président le plus néolibéral de toute la Ve voudrait nous faire croire qu’il s’est subitement converti au souverainisme. Il ne jure depuis le 17 mars que par la « souveraineté républicaine ». Faisant même la promotion du « achetez local » ou du « relocalisons nos industries ».

Relocaliser et fédérer les bonnes volontés autour de sa personne sera un autre de ses travaux d’Hercule. Mais pour parvenir à se faire réélire en 2022 puisque tel semble être le pari impossible de Macron, rien de mieux que de spéculer sur une calamité. Comme il y a peu certains spéculaient sur une vague d’attentats… Un moyen passé de mode semble-t-il en cette décennie 2020. Ce qui est sûr c’est que Macron à deux ans des élections cherche surfer sur un grand flip national qui permette aux Français de se ressouder et d’exprimer leurs formidables capacités de « solidarité ».

Du bluff. De la poudre aux yeux.

Car en lieu et place de cette invitation à une solidarité totalement bidon, le Président distribue des médailles en chocolat aux infirmières, pendant que les moutons applaudissent des trottoirs vides depuis leur balcon.

Ce n’est pas de la solidarité, c’est de la comm. Comme ceux qui portaient un pin’s ou un ruban rouge il y a 35 ans pour dire qu’ils étaient aux côtés des malades du sida. Un effet de mode. Un effet de meute. Vide de sens et de réalité.

Ce qui est en vérité célébré dans ce buzz consensuel autour du virus, c’est la conformité béate et assumée, totalitaire et masochiste, à une nouvelle norme. Une norme sociale, comportementale, mais aussi idéologique et politique. Et symbolisée par cet uniforme crypto-fasciste qu’est le masque.

Du point de vue symbolique, le masque est à la dictature néolibérale macronienne ce que le hijab ou la burqa sont aux dictatures islamistes. Il fonctionne exactement selon les mêmes ressorts.

Le hijab et ses dérivés est un marqueur idéologique, politique, communautaire et territorial. Il signe la conformité a une idéologie religieuse et politique (l’islamisme), à une prescription qui assigne chaque femme à un statut, un rôle dans le Collectif (l’Oumma) : celui de la soumission à Allah et de l’obéissance au mari, à la religion et à la communauté. Il marque chaque territoire où le voile islamiste est porté comme une conquête réelle ou symbolique du Djihad, la guerre sainte de la seule religion valable : l’Islam radical.

De la même manière, le masque signe l’adhésion à un même corpus de croyances « scientifiques » établies, aux mêmes discours sanitaires et à la même stratégie prophylactique. Il symbolise l’appartenance indirecte à une même nation « en guerre » contre un virus, engagée dans un même « djihad » prophylactique, une guerre sainte de la Rationalité scientifique et de l’autorité publique élevées au rang de sauveurs.

Quant à ceux qui refusent de le porter ou de se conformer aux consignes sanitaires, ce sont des infidèles et des apostats, des criminels et des traîtres à la nation, qu’il convient de punir avec fermeté :  contrôles arbitraires, amendes, arrestations, violences policières, emprisonnement, et exposition aux cris rageurs des meutes médiatiques fanatisées.

Les méthodes d’un dictature comme la nôtre s’apparent tout à fait à celles des dictatures militaires, communistes ou fascistes, comme à celles des dictatures islamistes, dont l’autorité se fonde sur l’endoctrinement, le désir de conquête des esprits et de contrôle des territoires, les outils de la propagande idéologique et politique, la mobilisation de tous en dissuadant et interdisant tout lien, toute relation et tout discours qui échappe aux modèles imposés et à la surveillance de tous par tous.

De potentielle victime passive exposée au risque de contamination, ou de tueur potentiel pour les porteurs asymptomatiques, le masque transforme chaque individu en combattant actif contre la propagation de la maladie. Du moins tant qu’il y a un risque, une maladie. Et tant qu’une majorité reste persuadée que ce geste est réellement efficace pour se protéger.

Porter un masque signifie donc consciemment ou inconsciemment : je fais attention à moi et aux autres. Je suis docilement la voie indiquée. Et je renonce à mon libre arbitre, à ma liberté personnelle, pour leur préférer la conformité aux modèles imposés par le groupe.

Avec ce prétendu « respect des consignes », commence le renoncement à soi-même en tant qu’individu, personne consciente et libre, et le renoncement à la vraie relation à l’autre.

Ce rituel collectif qui consiste à porter un masque pour sortir de chez soi après deux mois d’enfermement forcé, et le fait qu’il coïncide avec le retour à une apparente liberté relative retrouvée, n’est absolument pas anodin.

Porté par plus de 90% des gens dans certains quartiers, ce masque a un sens. C’est un UNIFORME, une combinaison limitée à la moitié du visage mais qui, même customisée, revêt la même signification.

D’abord en masquant une bonne partie du visage, le masque rend difficile l’identification de la personne. Seul le haut du visage permet éventuellement de se reconnaître. En quelque sorte, en portant un masque qui couvre le nez, la bouche, le menton et les joues, d’un point de vue symbolique nous perdons ou plutôt NOUS RENONÇONS VOLONTAIREMENT A NOTRE IDENTITE.

Lévinas a beaucoup écrit sur les liens entre la relation d’altérité, l’identité et le visage. L’autre, c’est d’abord un visage. Et sans visage par lequel je t’identifie comme autre et te reconnais comme toi, il n’y a pas de relation interpersonnelle possible. Les Français ont été privés pendant deux mois de relations sociales et interpersonnelles. Mis à part l’essentiel : acheter son pain au bas de son immeuble.

En outre, tout ce qui constituait le maillage complexe de nos relations amicales, familiales, professionnelles, sociales, de notre vie associative, syndicale, sportive, culturelle, cultuelle, festive… a été du jour au lendemain aboli. Et pour une bonne part, toutes ces relations ne sont pas aujourd’hui entièrement rétablies. Certaines ne le seront pas, si tant est qu’elles puissent l’être avant longtemps.

Les seules relations physiques que nous pouvions entretenir durant le confinement étaient limitées à des conversations avec les voisins de fenêtre en fenêtre, ou aux trois mots échangés derrière une paroi en plastique avec les caissières du supermarché : « Bonjour, merci, au revoir ».

Les seules relations pour nous pouvons aujourd’hui établir ou renouer le sont donc au travers d’un double écran qui nous fait d’abord être les uns envers les autres dans des rapports de fonctionnalité, d’utilité, plus que d’individualités.

Je, Tu, Nous portons un masque. Et c’est d’abord par cet accoutrement commun que nous nous voyons de loin, que nous nous identifions. C’est malgré lui que nous devons nous reconnaître. Et ce n’est qu’à travers lui que nous pouvons dialoguer face à face. A bonne distance s’entend. Mais une une sorte de complicité des reclus.

Car si le confinement obligatoire a été levé, les gestes barrière eux sont toujours bien présents. Et en représente le prolongement visible. Sans cesse et partout rappelés. Il n’y a pas un endroit dans l’espace public où les règles de conduites ne soient rappelées : signalétique au sol, sens uniques et circuits de circulation, affiches dans les transports, les magasins, les administrations : rien n’est laissé au hasard. Le moindre de nos gestes est cartographié et calibré. Le moindre mètre carré est soigneusement quadrillé, ordonnancé, désinfecté, pour permettre une occupation planifiée et safe.

La signification de ce quadrillage méthodique de l’espace, c’est que désormais plus aucun espace collectif qui ne peut rester sans contrôle, mais qu’il doit être soumis à des règles strictes. Chaque compartiment de l’espace urbain, chaque mode d’occupation ou de circulation doit être passé au crible, déclaré licite ou illicite selon les nouvelles normes sanitaires et sécuritaires.

Si l’on ajoute que peu d’espaces urbains échappent aujourd’hui à la présence de caméras de surveillance, mais aussi de vigiles, d’agents de sécurité ou de policiers, on peut imaginer que dans un avenir proche plus aucune manière d’utiliser l’espace public ou d’y circuler, plus aucun de nos gestes ne pourra échapper au contrôle strict du Grand Œil bigbrotherien.

Est-ce un hasard si la 5G a été déployée dans toutes les grandes villes de France et du monde à la faveur du confinement ? Une technologie qui marque une rupture par rapport aux autres générations de réseaux de téléphonie mobile. Puisque sa motivation n’est absolument pas de faciliter les communications téléphoniques, le téléchargement ou le partage de données à titre privé grâce à une connexion beaucoup plus rapides sur des appareils mobiles ou fixes connectés. Qui exigerait aujourd’hui de pouvoir télécharger un films en une fraction de seconde plus que 5 à 8 secondes ?

Mais bien d’établir un maillage d’une densité inégalée des informations et interactions relatives à tout individu tout le temps, partout, avec une vitesse de transmission instantanée et un volume de données illimitées. L’achèvement du rêve de Big Brother.

Désormais c’est un jeu d’enfant pour n’importe quel pouvoir, public ou privé, connecté à la Matrice d’analyser en temps réel le moindre de nos comportements, d’en vérifier le caractère licite et conforme ou au contraire déviant. Ajoutée à la reconnaissance faciale et à l’interconnection des données, cette technologie permettra de croiser des informations issues du Big data relatives à chaque individu, de connaître les détails de sa vie privée mieux que lui-même. De détecter et d’alerter à tout moment sur un comportement, un geste, un mot qui ne cadrerait pas avec le profil de l’intéressé et la nomenclature des actions ou propos considérés comme autorisés ou justifiés.

Cela a déjà commencé avec les réseaux sociaux, où désormais chaque publication est passée au crible par des algorithmes de surveillance. Et en cas d’alerte, vérifiée par un pool de médias agréés, tout acquis au pouvoir en place, chargés de repérer et supprimer les propos déviants, les « fake news », les propos « complotistes », de les dénoncer arbitrairement et de pénaliser leurs auteurs le cas échéant. Même les propos jugés arbitrairement comme « haineux » pourront désormais valoir à leurs auteurs selon la Loi Avia une peine pouvant aller jusqu’à un million d’euros d’amende.

Ce sont donc nos déplacements, nos actions, nos gestes, nos interactions, nos conversations physiques ou téléphoniques, nos mails, nos SMS, nos tweets, nos publications sur Facebook ou Instagram, notre activité sur internet, sur les applis de chat ou de vente en ligne, nos réservations, nos achats, nos loisirs, nos relevés bancaires, notre dossier médical, nos paramètres corporels, nos expressions faciales, nos émotions cachées, nos sourires, nos soupirs, nos likes, et même nos pensées et nos intentions qui sont livrés à la curiosité obsessionnelle de Superflic et de Big Business.

Quel lien tout cela a-t-il avec le masque ?

Mais justement ! Que cela soit délibéré ou non, ce masque est le symbole de notre entrée consentante dans ce monde puissamment totalitaire dans lequel nous entrons de gré ou de force.

2020 restera comme l’année ou tout a vraiment commencé. Ils ne mentent pas ceux qui nous répétent comme Macron que « le monde d’après ne pourra pas être comme le monde d’avant » et que « après, plus rien ne sera jamais comme avant. »

Nous avons signé sans le savoir notre enregistrement ad vitam aeternam dans la Matrice. Un voyage sans retour.

L’étape d’après ? StopCovid pour tous : après la 2e vague programmée selon l’OMS pour les fêtes de fin d’année bien que personne ne soit scientifiquement en mesure de prévoir quoi que ce soit aujourd’hui, plus personne ne pourra y échapper. Vaccin pour tous (idem : Joyeux Noël !), et traçage numérique inclus en option pour tous. Gare à ceux qui s’y refuseraient : impossible dès lors de passer une frontière (« pour des raisons de sécurité »), et pourquoi pas de prendre un train, de louer une voiture, de monter dans un bus ou de faire ses courses…

Bienvenue dans le monde d’après !

Impossible d’échapper à cet enfer carcéral consumériste, hédoniste et sécurisé.

Quant à l’espace « naturel », il y a de fortes chances que pour diverses raisons une large partie nous restera inaccessible. A l’image de ces plages et de ces forêts interdites durant presque 3 mois au moindre promeneur solitaire, alors que le métro était bondé aux heures de pointe.

La seule explication à cette absurdité réside également dans le symbole. Dans le Nouvel Ordre Mondial ou le monde d’après, l’homo neoliberalis ne saurait s’aventurer dans un espace trop vaste, difficile à contrôler, sans caméras, sans policiers, sans fléchage ni parcmètre, où il pourrait soudain se sentir grisé par un étourdissant sentiment de liberté ou d’harmonie avec la nature.

Seul le Système peut lui fournir un Ordre, une Loi et une promesse de Bonheur pour tous, grâce à ses artifices et camisoles chimiques ou numériques sophistiquées : il est pour chacun un père et une mère. Et un maître.

Nous sommes en fait passés du statut d’individus pourvus d’une identité singulière, d’un libre arbitre, d’une autonomie, pour ne pas dire de libertés garanties par un état de droit, à celui de profils fichés, numérisés, surveillés. Sommés de nous conformer à des comportement stéréotypés, nomenclaturés, autorisés. A nous laisser biberonner par les mamelles protéiformes du Système. Sous peine de nous voir sérieusement rappeler à l’ordre, montrer du doigt, y compris par nos pairs eux aussi asservis au système.

Le masque n’est pas seulement un uniforme social (provisoire bien sûr), la marque de l’adhésion à une identité nouvelle, à un « front » commun aussi imaginaire que mensonger, c’est aussi la marque de la soumission volontaire ou contrainte à un Ordre nouveau. Un ordre totalitaire puisqu’il s’impose à tout et à tous, et prétend réguler tous les aspects de la vie publique comme privée, de même que tout l’espace.

En présentant le masque comme un choix individuel, une contribution à un effort sanitaire, un geste citoyen et « solidaire », on s’assure la contribution zélée de toute une population à un effort de guerre contre un ennemi inexistant ou insignifiant. Et on transforme chaque citoyen en membre d’une milice chargée de sanctionner tous ceux qui ne respecteraient pas les « gestes barrière ». Barrière entre soi et le Réel. Entre soi et l’Autre. Entre soi et la Vérité. Entre soi et cette Liberté chérie, à laquelle il est tout compte fait si bon de renoncer pour se sentir de nouveau un peu exister et être ensemble.

Confinés ensemble. Déconfinés ensemble. Obéissants ensemble. Stupides ensemble.

Il est pitoyable en effet de voir à quoi ressemblaient les Parisiens après deux mois de déconfinement. Leur niveau d’humanité et de conscience de soi ayant presque totalement disparu. Ressemblant à des animaux échappés d’un zoo. La mine hébétée, le regard hagard, les gestes désorientés, mécaniques. Comme des automates de fête foraine. Beaucoup semblaient avoir perdu le peu de sens de la vie en société qui leur restait. Ne parlons pas de la civilité. Chacun fonctionnant en mode automatique, réflexe, indifférent aux plus élémentaires règles de savoir vivre, aux usages sociaux, et même au Code de la Route. Parfois ultra agressifs avec leurs congénères, en décompensation permanente. Comme des prisonniers revenus à l’âge de pierre après 6 mois passés dans une grotte.

Si l’on s’amuse à relire 1984, on retrouve dans le spectacle de ce monde déconfiné à peu près tous les éléments décrits par Orwell pour décrire ce monde dictatorial et totalitaire imaginaire mais si réalistes. Un monde où l’être humain est totalement déshumanisé, où toute identité individuelle est proscrite, où chacun est réduit à une fonction, où toute relation avec l’autre est codifiée, réglementée, surveillée. Et où tous pétris de peur schizophrène sont soumis à un même Ordre, soumis, contraints et complices pour grapiller quelque avantage ou considération.

Ainsi après avoir été terrorisés, interdits de manifester, de nous rassembler, de nous rapprocher, de nous toucher, de nous parler, de nous divertir, de faire du sport, d’aller au restaurant, au cinéma, en discothèque, prier dans un temple ou une église, après avoir été deux moins confinés, interdits de sortir, de recevoir des visites, de nous promener dans les rues, les jardins ou sur les plages, de consommer autrement que dans les temples de la consommation de masse, de circuler dans l’espace public sans une autorisation, un masque, un GPS et un chronomètre pour ne pas dépasser la distance et le temps autorisés, puis de dire librement ce que nous pensions de tout ça sur Tweeter ou Facebook, de liker ou partager des publications de médias indépendants ou de lanceurs d’alertes qui dénonçaient l’absurdité des consignes sanitaires sans recevoir un avertissement sur le caractère « fake » ou « non conformes aux règles » de ces publications, après être enfin sortis après deux mois d’emprisonnement sans pouvoir toujours rentrer dans certains commerces, dans le cafés, les jardins, les églises, les musées, après avoir été limités pour nos déplacements à moins de 100 km de notre domicile, et toujours devoir porter ce masque étouffant et inutile, après avoir subi les remarques désobligeantes des cerbères et des clients lobotomisés par la propagande à l’entrée des magasins, après toutes ces mesures absurdes, inutiles, anxiogènes, castratrices, dictatoriales, nous voici presque revenus comme avant… sauf qu’effectivement plus rien n’est pareil.

Après le masque, bientôt nous serons tous tracés grâce à StopCovid et ses avatars. Tous vaccinés. Tous pucés. Oh de façon très discrète : la technologie a beaucoup évolué depuis la puce RFID qui fait tant fantasmer les complotistes depuis 30 ans. Sauf que cette fois on y est et que personne ne s’en rendra compte tant le traçage est discret. Un simple vaccin pour notre bien contenant un cocktail de métaux lourds et de nanoparticules fluorescentes invisibles à l’œil nu traçables par infrarouges en guise de carnet de vaccination numérique sous la peau et le tour est joué. Une technologie mise au point par le MIT et testée sous l’égide de la Fondation Bill et Melinda Gates sur de braves Africains, tous volontaires désignés.

Bill Gates qui nous avait clairement prévenus lors d’une conférence TED en 2010. Dans laquelle il avertissait que le principal danger menaçant l’humanité dans les décennies à venir n’était pas la prolifération des armes de destruction massive, mais la multiplication des pandémies mortelles. Mais que tout serait mise en œuvre grâce aux nouvelles technologies pour les prévenir et endiguer leur progression. Notamment grâce à un système de traçage numérique obligatoire étendu à toute la population mondiale et inclus dans des vaccins.

Rappelons que la même fondation de Bill Gates avait également organisé en octobre 2019 avec le Centre John Hopkins et le Forum Economique Mondial une simulation baptisée Event 201 portant sur la propagation d’une pandémie mondiale de coronavirus avec des prévisions de 65 millions de décès dans le monde. Simple coïncidence naturellement, alors que l’épidémie était en train de démarrer à Wuhan. Coïncidence qui rappelle d’ailleurs étrangement celle qui avait conduit le Pentagone à planifier un exercice simulant une attaque terroriste avec des avions détournés lancés simultanément sur des cibles stratégique… le 11 septembre 2001. Simulation qui aurait totalement désorganisé la chaîne de commandement alors que les tours du WTC et l’immeuble du Pentagone à Washington venaient d’être frappées par des avions civils détournés et que les F16 de l’US Air Force restaient cloués au sol.

On ne pourra pas dire qu’on ne nous avait pas prévenus.

Tout ceci peut paraître méchamment complotiste. Hélas, ces faits sont tous réels, avérés et vérifiés.

Quant aux rapprochements faits par certains complotistes entre l’époque que nous visons, certains détails dans l’instauration inéluctable d’une dictature mondiale et des prophéties du livre de l’Apocalypse quand aux temps derniers, au règne de l’Antéchrist et de « la Bête », on ne peut qu’être surpris par certaines analogies entre l’Empire totalitaire néolibéral et le règne de la Bête annoncé.

L’analogie frappante qui revient souvent est celle entre le marquage obligatoire des population annoncé dans l‘Apocalypse. Une marque sans laquelle nul de pourra acheter ou vendre… Et le traçage sous forme de tatouage, de puce RFID ou d’injection sous la peau d’une « boîte quantique » numérique contenant l’essentiel des informations sur chaque individu.

« Il lui fut donné d’animer l’image de la bête, de sorte qu’elle ait même la parole et fasse mettre à mort quiconque n’adorerait pas l’image de la bête. À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C’est le moment d’avoir du discernement : celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, car c’est un chiffre d’homme : et son chiffre est 666. »

Beaucoup de théories complotistes inspirées notamment par des prêcheurs de l’extrême droite chrétienne américaine ont glosé sur ces versets, notamment sur le nombre 666, « le chiffre de la Bête » marqué sur chaque individu : celui-là même qui figure sur le code-barres numérique généralisé à partir de 1974 et apposé aujourd’hui sir tout produit commercialisé.



S’agit-il d’une vraie prophétie ? D’un phénomène de préscience rapporté du 1er siècle de notre ère doublé d’une alerte destinée à nous alerter l’humanité à notre époque sur les dangers qui la menacerait ? Faut-il y voir plutôt une volonté cynique des stratèges du Nouvel Ordre Mondial de se conformer au récit apocalyptique pour fasciner et effrayer les populations ?

Quoi qu’il en soit on ne peut qu’être frappé par la description même symbolique d’un vécu de la conscience collective projeté sur des temps apocalyptiques avec la réalité de ce que nous vivons collectivement aujourd’hui : une sortie de l’Histoire et une entrée plus ou moins chaotique dans une nouvelle ère pour l’humanité riche de promesses mais aussi de périls en tout genre. Et l’avènement d’un régime totalitaire centré sur le contrôle des richesses financières et matérielles, de tous les pouvoirs et de tous les arbitrages, au bénéfice d’une petites élite ploutocratique déterminée, cynique, criminelle voire génocidaire.

Et la promesse d’un règne messianique transhumaniste fondé sur l’asservissement de tous à un nouveau système mondial, fondé sur le contrôle et la surveillance totale de toute l’humanité grâce aux nouvelles technologies.

La certitude c’est que le masque n’est pas qu’un outil de prévention ou de protection contre un virus. C’est un symbole, un uniforme, la marque d’un renoncement et d’un asservissement collectifs face à un Ordre nouveau qui s’impose de façon sournoise mais déterminée en prétendant protéger l’humanité contre un fléau naturel totalement imprévisible, et les crises en cascade qu’il engendre et dont nous n’allons pas tarder à mesure l’ampleur inédite : crise économique, agricole, financière et monétaire, sociale, politique, institutionnelle, civilisationnelle.

A vrai dire tourtes ces crises avaient déjà commencé ou étaient en germe avant l’arrivée du coronavirus, qui n’est qu’un élément déclencheur et un prétexte pour les précipiter. Le système financier mondial ne va pas tarder à s’effondrer totalement, mais il était à bout de souffle et cet effondrement était programmé. Afin d’en mettre en place in nouveau, avec une monnaie unique mondiale, afin d’exercer un contrôle total et plus sûr sur toutes les transactions mondiales, sur l’économie et les marchés financiers.

De même les institutions de type totalitaires du Nouvel Ordre Mondial qui sont appelées à remplacer ou concentrer celles déjà inexistantes au sein d’une « gouvernance mondiale » n’ont rien d’improvisé. Comme les nouvelles technologies numériques de surveillance des masses comme la reconnaissance faciale, les algorithmes de traçage d’internet et des réseaux sociaux ou le marquage quantique ou la 5G. Cette « crise du coronavirus » n’est qu’un moyen stratégique pour les déployer, et un prétexte pour les imposer ou les renforcer.

Le masque, c’est la muselière des moutons soumis qu’ils veulent que nous devenions. Un message adressé à tous et qui proclame : « OUI JE SUIS SOUMIS ! « .

C’est la marque des bêtes de troupeau, des chiens dociles que nous consentons à devenir.

Et c’est le préalable à d’autres marquages, d’autres marques de soumission des toutous que nous sommes : après la muselière, le tatouage, la vaccination et le puçage obligatoires.

Face à cette stratégie d’oppression au plan planétaire il n’y a aucune alternative que le devoir sacré d’insurrection. Et cela commence par démaquer les masqueurs. Exposer, condamner inlassablement les enjeux et les acteurs derrière l’entreprise de manipulation dont nous étions jusqu’à présent les victimes ignorantes ou consentantes.

Et bien sûr refuser de porter le masque. Refuser les gestes barrière une fois l’épidémie déclarée achevée par des experts indépendants comme Didier Raoult. Refuser de se faire tester, préalable inévitable vers la vaccination obligatoire dans 6 mois. Refuser de se faire vacciner et de faire vacciner ceux dont on a la charge, notamment ses enfants. Refuser de laisser seules les personnes âgées dans les EHPADs, à la merci de consignes visant à les euthanasiés ou les laisser mourir de chagrin et de solitude. Refuser de laisser les plus démunis livrés à eux-mêmes sans assistance. De laisser les entreprises licencier encore d’autres salariés qui iront grossir les rangs du million de nouveau chômeurs depuis le début de la crise.

Partout restaurer et amplifier les solidarités qui ont été malmenées ou brisée par cette crise factice. Et reprendre tous ensemble de la contestation, des manifestations brisées toutes net par les interdictions de rassemblements et le confinement imposé. Défendre nos droits et nos libertés contre un gouvernement oppressif et cynique acheté par l’oligarchie et les lobbies. Et tout faire pour forcer ce Président illégitime et ce gouvernement corrompu à démissionner. Sinon le destituer ou le renverser, au nom des grands principes et de la Constitution qui garantissent au peuple la souveraineté et lui ordonnent de se soulever en cas d’oppression.

Et puis surtout ne pas nous enfermer dans nos frontières. Le protectionnisme et les relocalisations annoncés, entraves au catéchisme libéral motivées par la peur rétrospective des désordres de la mondialisation, ne doit pas servir de motif à un repli nationaliste qui nous ferait régresser des siècles en arrière. Et qui au final servirait ces tyrans mondialistes qui veulent nous asservir, en nous montant nation contre nation, peuple contre peuple, nourrissant ainsi des tensions, des rivalités, des guerres qui rendraient encore plus inéluctable l’instauration immédiate de leur « gouvernement mondial » au prétexte de restaurer la paix et la justice entre les nations.

Au contraire, nous devons tendre la main à nos partenaires, rester ouvert au monde, solidaire des autres peuples. Parce qu’il n’y a aucune alternative pour l’humanité aujourd’hui, sinon parfaire sa cohésion et son unité. Régresser n’est pas une option, même à court terme. Jamais nous ne pourrons nous protéger en nous barricadant et en ignorant les autres. Nous devons agir ensemble, maintenant, et de façon concertée.

Il n’y a pas d’autre planète, il n’y a pas d’autre humanité, nous devons faire avec, tous ensemble, sans jamais nous laisser diviser par des peurs, des calculs ou des ressentiments. Seule la concertation, sur des bases justes, égalitaires te démocratiques, nous permettra de construire la civilisation mondiale qui émerge. En refusant ce modèle tyrannique, oppressif, totalitaire, mensonger, criminel, violent, déshumanisant, dans lequel on voudrait nous forcer à rentrer en nous manipulant, en portant sur le visage un bout de tissu et deux élastiques, symbole de notre démission et de notre consentement.

LA DICTATURE EN MARCHE

Mis en avant

Le nombre de lois, décrets et dispositions nouvelles destinées à entraver les libertés individuelles et renforcer drastiquement la surveillance des populations en toute illégalité qui ont été votés ou imposés depuis l’affaire Griveaux, et surtout depuis le début de cette épidémie, est absolument ahurissant ! Du jamais vu dans toute l’Histoire de notre République depuis 1793, qui a pourtant connu des heures très sombres.

Beaucoup l’avaient anticipé, avaient tenté d’alerter. Cette fois nous y sommes.

Les politiques, les journalistes, les intellectuels, et tous ces imbéciles qui désormais oseront prétendre que nous ne sommes pas entrés pour de bon dans une DICTATURE ultralibérale, sont tout simplement des complices de cette machination. Des esclaves consentants, des poltrons ou des fourbes. Et clairement des traîtres à la nation. A ce qui fonde ses valeurs. A commencer par la Liberté.

La première des libertés fondamentales qui meure sous nos yeux, c’est la liberté de penser (de conscience) et son corollaire la liberté d’expression. Les premières visées par toutes les dictatures. Désormais bridées par étapes sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a ainsi par exemple récemment exigé de Facebook qu’il supprime toute publication qualifiée arbitrairement de « fakes news » ou de « propos complotistes« . Et qu’il veille à sensibiliser leurs auteurs, voire qu’il supprime leur profil. Cela avait été pourtant annoncé par certains membres du gouvernement l’affaire Griveaux comme souhait visant à limiter les « atteintes à la vie privée » et les « fake news« . Beaucoup avaient ironisé mais ne croyaient pas que de telles propositions outrancièrement hypocrites et liberticides seraient mise en oeuvre. « Ils n’oseront jamais s’attaquer ainsi à la liberté d’expression« , disaient-ils.

Voilà. Ça c’est fait.

Il faut dire que Marc Zuckerberg, ami personnel d’Emmanuel Macron, ne peut rien lui refuser depuis qu’il a renoncé à taxer au taux fort les GAFAM, comme annoncé puis abandonné en une nième reculade.

La France était déjà depuis le 11 Septembre l’une « démocraties » avec le plus haut niveau de surveillance des citoyens sur internet. Notamment depuis les lois LOPPSI 1 2 3 et HADOPI 1 2 mises en place sous Sarkozy et Hollande. Au nom bien sûr de la « lutte contre le terrorisme » et du « respect des droits d’auteur ». Avec ces nouvelles dispositions contraignantes et liberticides sur Facebook, la France fait désormais figure d’exception et plastronne dans le peloton de tête aux côtés notamment de la Chine, de la Russie et des Etats-Unis, parmi les pays où la censure des contenus et des opinions est la plus forte.

Plus fort encore, l’Etat français a aussi obtenu du réseau social qu’il avertisse systématiquement et régulièrement chaque utilisateur de tous les contenus « indésirables« , conformément à sa Charte ou aux demandes plus opaques des états, qu’il aurait récemment « likés » !

Une façon de culpabiliser ceux qui seraient tentés de s’écarter de la Dogma, c’est à dire des discours et opinions déclarés vrais, justes, licites, acceptables par le pouvoir et par son autorité de contrôle de la Pensée.

La France « n’est pas la Chine », non non non ; en tout cas elle y ressemble de plus en plus.

Et c’est ainsi qu’en quelques semaines, coronaparanoïa oblige, nombre de journalistes d’opinion et d’intellectuels médiatiques se sont mués en véritables agents de surveillance d’internet au service de la Pensée unique et du Ministère de la Vérité. Cumulant les rôles de flics, juges, procureurs et bourreaux. Traquant dans les discussions le moindre écart de pensée, la moindre propos suspect, sur les sites des médias, les forums de discussion et les réseaux sociaux.

Bientôt, penser autrement que ce qui sera autorisé, ou dire le contraire de ce qui sera déclaré « vrai » par le pouvoir, sera considéré comme un « délit » voire un « crime ». Et donc passible de sanctions pénales. Comme dans 1984. Agir ainsi est déjà considéré par les ayatollahs autoenrôlés de la Pensée unique de plus en plus nombreux sur les réseaux comme une faute morale, civique, et une entrave à la bonne marche de l’Etat « en guerre » contre le coronavirus.

Une autre liberté qui est d’ores et déjà considérablement réduite sans que l’on sache quand ni dans quelles conditions ce statut d’exception sera levé, c’est la liberté de se déplacer pendant le confinement. Avec assignation à résidence surveillée pour tous, et des sanctions policières à la clé, allant jusqu’à la prison en cas de contravention aux consignes de confinement. Y compris pour des motifs déclarés licites comme aller simplement faire ses courses, promener son chien ou rendre visite à un parent malade, puisque tout est laissé à l’appréciation arbitraire des policiers, avec une grande variabilité d’interprétations et d’abus de pouvoir ayant fait l’objet de contestations et de plaintes de la part des prétendus contrevenants.

Les libertés d’association, de réunion, de manifestation, sont quant à elles de fait suspendues sinon abolies. Sans que personne sache quand ni comment elles seront rétablies. 2 mois après les dernières manifestations contre la réforme des retraites et alors que le mouvement des Gilets jaunes semble enterré, c’est un succès total pour notre apprenti dictateur et son gouvernement.

Mais au-delà de la contestation sociale, aussi légitime soit-elle, contre un gouvernement brutal envers les plus précarisés et sourd aux revendications de tous les corps de métiers, y compris sa Police, son armée et ses pompiers, c’est toute la vie syndicale, associative, culturelle, artistique, sportive, et tout simplement sociale qui est morte dans ce pays. Bien sûr a priori c’est pour une bonne raison. Mais pour combien de temps ? Et avec quelle garantie que tout pourra un jour redevenir comme avant ?

La liberté d’entreprendre et de travailler sont elles aussi réduites. Ou plus exactement subordonnées à l’arbitraire du pouvoir, c’est à dire aux intérêts économiques et financiers qu’il sert. Lesquels semblent vouloir forcer les travailleurs à retourner bosser pour redémarrer l’économie sous la pression du MEDEF, en les délestant de leurs enfants renvoyés à l’école contre toute précaution sanitaire à partir du 11 mai.

On pourrait ainsi dérouler longtemps la liste des droits rognés ou abolis depuis 2 mois.
Comme les atteintes flagrantes à la vie privée. Notamment avec cette nouvelle appli GendNotes mise en place très discrètement par décret le 20 février dernier, aussi ahurissante qu’illégale, et qui permet aux forces de l’ordre de récolter des informations personnelles ultra sensibles sur chaque individu contrôlé. Comme son orientation sexuelle, ses opinions politiques, son appartenance syndicale, et pour qui il a voté aux dernières élections.

Sans parler de sa cousine qui fait plus de bruit, l’appli de traçage individuelle StopCovid, qui sera bientôt mise en place pour tracer tout le monde par géolocalisation durant le déconfinement, pourra collecter des données confidentielles sur la santé des uns et des autres, et évaluer les risques potentiels de contact avec le virus selon les interactions relevées entre les personnes porteuses d’un smartphone durant les jours qui précèdent.

Mais aussi toutes ces atteintes en nombre stupéfiantes au Droit du Travail, qui consistent notamment à autoriser les employeurs à obliger leurs salariés à travailler 60 heures par semaine, y compris le dimanche et les jours fériés, sans compensation, à supprimer congés et RTT, au prétexte de relancer l’économie.

Et demain ces atteintes encore plus inimaginables permises par la 5G déployée en ce moment même. Qui permettra de connaître en temps réel notre localisation au centimètre près (aujourd’hui évaluée au mètre près grâce aux satellites, réseaux mobile, wifi, bluetooth caméras de surveillance extérieures et webcams), de connaître et décrypter nos moindres mouvements, nos conversations (ce qui est déjà le cas aujourd’hui, du moins en théorie uniquement pour les logiciels de Google, Apple et Microsoft). Et même nos intentions cachées, grâce à la reconnaissance faciale, aux capteurs sensoriels et d’ondes électromagnétiques cérébrales glissés dans les lunettes et casques connectés, à des systèmes experts sophistiqués capables de décrypter en temps réel nos pensées. Et puis de faire le relevé détaillé et minuté de tous nos déplacements, de nos activités, connectées ou non, des personnes qui nous avons croisées, avec qui et pourquoi nous avons interagi. Un condensé de notre vie sociale et intime plus exhaustif et plus méticuleux que la mémoire que nous pourrions nous-mêmes garder de notre propre vie.

Bref, un monde bien plus totalitaire que le pire des scénarios orwelliens.

Alors que les idiots utiles de service n’aillent pas encore nous la ramener en disant que tout ceci n’est que fumisterie, exagération et délires complotistes ! Et que nous ferions mieux d’aller voir en Chine comment ça se passe, comme le conseillait récemment le Pinocchio agacé à ceux qui osaient parler de dictature en France à propos des violences policières.

DICTATURA ET INSURRECTIO

Mis en avant

Dictatura.

Dans la République romaine, magistrature exceptionnelle qui attribuait tous les pouvoirs à un seul homme, le « dictateur » : celui qui parle.

Cette magistrature suprême, désignée pour une durée temporaire de six mois maximum, était accordée en cas de péril grave contre la République. Elle fut abolie après Jules César.

Le mot « dictateur » désigne aujourd’hui celui qu’on appelait plutôt un tyran dans l’Antiquité, ou despote dans l’Ancien Régime. Cette acception s’est développée pendant la Révolution française et surtout pendant la période contemporaine.

Dans L’esprit des lois, Montesquieu considère le despotisme comme un gouvernement qui ne respecte pas les libertés individuelles et qui se fonde sur la crainte.

Insurrectio.

La Déclaration des droits de l’homme de 1793, promulguée dans une période d’effervescence révolutionnaire maximale marquée par la guerre des armées françaises contre les armées étrangères « contre-révolutionnaires » et l’adoption par le Comité de Salut public de mesures exceptionnelles pour « sauver la Révolution », précise que désobéir est un devoir pour tout homme qui aspire à un monde meilleur…

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
(Article 35)

Qu’en est-il aujourd’hui ?

En France, certains qui dénoncent la dérive autoritaire du régime de Macron, n’hésitent plus à le qualifier de dictature.

Pourtant Macron ne correspond pas vraiment au profil du dictateur tel que l’Histoire récente nous en a livré quelques sinistres exemples. A gauche : Staline, Mao, Pol Pot, Caucescu, Castro, Chavez. Et à droite : Hitler, Mussolini, Franco, Pinochet.

Le champion du « ni ni » ressemble plutôt à l’un de ces hauts fonctionnaires falots et autres lampistes ambitieux du Système, un valet servile de l’élite ploutocrate, et un parfait maître d’ouvrage de la normalisation progressiste, plutôt qu’à un autocrate aventurier prêt à embarquer son peuple dans une aventure périlleuse selon son seul bon vouloir et ses seules lubies.

Repéré très jeune par ses mentors, son personnage politique a été fabriqué de toutes pièces par quelques druides du marketing, en gommant soigneusement les aspérités un peu gênantes du personnage privé (comme son homosexualité) pour construire un mythe fondé sur du vide, comme on fabrique l’aura d’un nouveau produit pour le lancer sur le marché.

Macron est un pur mirage. Un hologramme. Une illusion collective. Aujourd’hui sérieusement abîmée. Un écran sur lequel sont venues se projeter les attentes du peuple et les fausses promesses de l’oligarchie ultralibérale.

Macron est tout sauf un chef d’Etat, encore moins le portrait d’un « grand homme » comme de Gaulle, ou de « l’homme providentiel » qui émerge en tant de crise et cristallise sur sa personne les espoirs, l’âme et le destin d’une nation.

C’est même l’exact opposé. Un pur gestionnaire, brillant et intelligent certes, bien formé et bien rodé aux arcanes de la finance et de l’économie de marché, mais de fait radicalement incapable de s’émanciper d’une politique qui se veut efficace et pragmatique, et se considère de facto comme « objective », alors qu’elle n’est que la traduction en actes d’une idéologie éminemment totalitaire. Tout entière dévolue à la prééminence du Marché, à l’appropriation de tous les pouvoirs et à la gouvernance du monde par une micro-élite d’ultra-riches vivant dans l’ombre et à l’abri des soubresauts du monde qu’ils instrumentalisent à leur profit.

Macron est bien « l’homme qui parle ». C’est même la seule chose qu’il sache faire ; tout le reste de ses gesticulations n’est qu’exécution d’un programme écrit ou relayé par d’autres : Commission Européenne, OMC, groupe Bilderberg, lobbies industriels et financiers, puissances étrangères comme les Etats-Unis.

La vraie dictature que nous subissons aujourd’hui n’est donc pas celle d’un seul homme. Mais celle d’une élite déterminée à nous esclavagiser en nous transformant en producteurs-consommateurs, en machines à fabriquer de la plus-value, à rembourser les intérêts de la dette, puis en produits tout court, customisables et commercialisables à l’infini selon les caprices du Marché.

Face aux émeutes de 2018-2019, à l’insoumission populaire face aux violences policières et à la cadence des réformes, ou même face à cette crise sanitaire inédite une nous traversons, Macron n’est nullement le chef d’une armée qu’il rêverait d’être avec ses accents grandiloquents pastichant Clémenceau, un héros de la France qui mènerait une « guerre » contre un ennemi invisible. Mais davantage un proviseur de lycée chargé de maintenir l’ordre dans une cour de récré.

S’il échoue à rétablir l’ordre et à mettre la France au pas comme d’autres nations dans le monde, il n’aura pas droit à sa retraite dorée en 2022 comme patron d’une banque d’affaires aux bénéfices grossis par les nouveaux produits de capitalisation.

Qu’en est-il de la situation dans le monde ?

Au cours de l’année 2019, 27 pays, peuples ou territoires autonomes, parmi lesquels l’Algérie, la Tunisie, le Liban, l’Egypte, le Soudan, l’Irak, la Syrie, le Kurdistan, l’Iran, Haïti, la France, l’Allemagne, la Catalogne, le Chili, la Bolivie, l’Argentine, l’Equateur, le Venezuela, Hong Kong et même la Suisse, sont entrés en ébullition comme jamais auparavant en période de paix.

Touchés par des mouvements contestataires anti-régime, antisystèmes, pro-climat ou autre. Avec des manifestations et des mouvements de foules irréductibles, des émeutes, des insurrections, voire d’authentiques guerres civiles opposant des peuples à des régimes autoritaires ou dictatoriaux, des gouvernants corrompus ou incapables.

Le point commun de ces émeutes : opposer non pas deux forces politiques organisées et antagonistes, mais pousser des mouvements populaires inorganisés contre des pouvoirs qui se croyaient établis. Ce qu’on peut objectivement considérer comme un signe de santé démocratique chez ces peuples qui refusent l’exercice autoritaire du pouvoir, et se dressent contre différentes formes de normalisation par la force.

Et puis, avec l’hiver et la nouvelle année, est arrivée de Chine cette épidémie sournoise de coronavirus. Une épidémie mortelle. Bien plus en tout cas qu’une simple grippe saisonnière.

En quelques jours ou semaines, des mouvements de contestation dont certains s’éternisaient depuis plus d’un an ont été anéantis par les mesures de « précaution » sanitaire puis de confinement plus ou moins drastiques mis en place par les dirigeants de ces pays.

Dire que cette épidémie est une aubaine pour des régimes autoritaires qui peinaient à mater la rébellion est une douce litote.

De là à en conclure que le Covid-19 serait un coup monté, il ne faudrait sombrer dans le péché de conspirationnisme ! D’autant qu’une évidence crève les yeux : face à l’urgence sanitaire, tout genou rebelle a aujourd’hui plié. Les grognards sont rentrés chez eux. La guéguerre civile comme le processus démocratique sont gelés, le temps de vaincre ce fléau planétaire. Du moins c’est ce qu’on nous assure. Pas d’autre choix que se serrer les coudes, et de faire bloc autour du chef, élu ou pas.

Dictatura.

En France, dès le mois de février les rassemblements de plus de 5000 personnes ont été interdits. Puis ceux de plus de 1000 personnes, 500 personnes, 100 puis 5 personnes.

En clair, plus aucune réunion, manifestation, déclarée ou non, n’est désormais possible. Plus aucun événement privé non plus. Ni aucun rassemblement à caractère politique, syndical, associatif, sportif, culturel, religieux ou festif. D’ailleurs cafés, restaurants, commerces non vitaux, musées, salles de spectacles, discothèques, salles de sport, salles de jeux, espaces de loisirs, festivals, fêtes foraines, et tous les lieux de cultes sont désormais fermés. Et pas prêts de rouvrir.

Impossible donc depuis le 17 mars de se marier, de se faire baptiser, ou même enterrer. Sinon en catimini. Ceux qui veulent mourir sont priés de se faire discrets.

Bien avant que l’économie ne soit sérieusement impactée, c’est toute la vie sociale, culturelle, religieuse, sportive, relationnelle, familiale voire affective des Français qui s’est retrouvée pétrifiée.

Ceci n’a pas empêché le gouvernement de faire adopter sa fameuse réforme des retraites grâce au 49.3 un dimanche après-midi dans une Assemblée déserte, après des mois de fronde unanime des Français tous corps de métiers confondus, du Conseil de la Magistrature et du Conseil d’Etat.

Ne reste aujourd’hui aux Français assignés à résidence et interdits de sortie sauf en cas d’extrême nécessité que la télé qui débite toute la journée les mêmes Editions spéciales angoissantes sur la progression galopante de l’épidémie et la carence de moyens pour la combattre. Le même décompte de morts, de personnes touchées et d’hôpitaux pris d’assaut. Les mêmes consignes de prévention et gestes barrière répétés en boucle. Ou bien les réseaux sociaux, seul moyen de conserver une vie sociale « distanciée » et de faire vivre une conscience collective cannibalisée par la politique-spectacle et les minutes de la Fin du monde diffusées en direct continu sur toutes les chaînes mondiales.

Et pour ceux qui voudraient à tout prix échapper à la petite boutique des horreurs et au grand Flip Pour Tous, reste la solution d’une plongée autiste en apnée loin de tout, dans une bergerie des Causses sans électricité ni connexions, ou dans une cave blindée au 5e sous-sol d’un immeuble de bureaux déserté par les rats.

On pourrait se contenter d’en rire si la situation n’était extrême grave, et totalement inédite dans une démocratie en tant de paix.

On pourrait se contenter de déplorer les « erreurs » de l’exécutif en se promettant le jour venu de lui réclamer des comptes, si ce faisceau de dysfonctionnements administratifs et de choix politiques inacceptables ne convergeaient vers une seule et même conséquence fâcheuse : l’abolition pure et simple de la démocratie.

Bien sûr il y a les propos dramatiques et en même temps rassurants du chef de l’État et de son Premier ministre : « Nous sommes en guerre« . « Ces mesures sont exceptionnelles et destinées à soutenir l’économie » (s’agissant des nouvelles entorses graves au Droit du Travail décidées « dans l’urgence » pour permettre la continuité d’une économie a minima). « Saluons le travail exceptionnel… » blablabla, etc…

Mais les faits sont têtus : jamais aucun gouvernement sous notre République, et jamais aucun dirigeant depuis que Macron avait commencé à piloter la politique sociale et économique de la France en tant que « conseiller » de Hollande puis Ministre de l’Economie en 2014, n’avaient autant fait dans notre pays pour détruire méthodiquement et en quelques années seulement notre système de protection sociale. Pour réduire à ce point les droits des travailleurs, des chômeurs, des syndicats. Puis réduire considérablement en un temps record les libertés fondamentales.

Passons sur le « cafouillage » des municipales. Un premier tour maintenu contre toute raison, mais un second tour reporté dès le lendemain. Au plus tôt au 21 juin. Une situation inédite et d’ailleurs inconstitutionnelle. Est-ce parce que les résultats de LREM étaient moins catastrophiques que prévus que ce premier tour n’a pas été tout simplement annulé ? Compte tenu de l’urgence sanitaire aucun commentateur politique ne s’est posé la question. Passons donc à la suite…

Atteinte à la liberté de manifester avec cette répression policière sans précédent depuis la Commune de Paris (même en mai 1968) contre des manifestants défilant légalement pour défendre des droits et réclamer plus de justice sociale.

Atteinte à la liberté de réunion, quand le gouvernement interdit les rassemblements même familiaux au motif de confiner la population selon une stratégie de lutte contre un épidémie très contestée par nos partenaires.

Atteinte à la liberté d’expression, quand au motif de « lutter contre les atteintes à la vie privée » ou « les fake news » le gouvernement fait adopter plusieurs mesures visant à limiter considérablement la liberté d’expression en public, dans les médias, sur internet et les réseaux sociaux.

Atteinte à la liberté d’expression, mais aussi à la liberté de la presse, quand au nom de cette même « défense de la vie privée » comme au nom de la lutte contre le racisme, le sexisme, la xénophobie, l’homophobie, contre tout propos jugé « insultant » voire attentatoire à la « liberté de conscience« , le gouvernement ou l’un de ses ministres voudrait censurer toute opinion non politiquement correcte, ou tout propos qui « insulte les croyances religieuses » (comme si une croyance pouvait se sentir insultée…) d’une personne ou d’une communauté. Rétablissant ainsi le délit de blasphème propre aux théocraties et le délit d’opinion propre aux dictatures. De plus, une entrave explicite au principe de laïcité, et au principe constitutionnel d’unité et d’indivisibilité de la nation qui préserve celle-ci de toute fragmentation communautariste.

Atteinte à la liberté de se déplacer, quand au nom d’un confinement renforcé très contestable tous les citoyens sont assignés à résidence, interdits de sortir de chez eux sauf motif impérieux, et interdits de circuler même en voiture confinée pour rendre visite à leur conjoint, un ami, ou simplement changer de lieu de confinement.

Tous confinés. Et ceux même parmi le corps scientifique qui mettraient en doute le bien-fondé de ces mesures ou refuseraient de s’y plier scrupuleusement seraient considérés comme des traîtres, des renégats et des ennemis de la Nation. Puisque notre bon Président vient tout justement de redécouvrir le sens vertueux de « faire nation, au fond« .

« Solidarité » en macronie est le nouveau verbiage à la mode pour désigner cette obéissance zélée doublée d’une soumission inconditionnelle de tous à un seul.

Dans la nomenclature politique cela s’appelle une ?…

Dictature !

« Allez donc voir à quoi ressemble une dictature !« , rétorquait il y a peu le Général Pinocchio à ces philosophes insoumis comme Onfray qui se permettaient de sous-entendre que son régime et ses violences policières faisaient de plus en plus ressembler la « démocratie française » au Chili de Pinochet plutôt qu’à la Norvège ou à l’Islande (les 2 pays reconnus comme les plus démocratiques en 2019 par The Economist).

En tout cas, si les « Gaulois réfractaires » sont aujourd’hui priés de rentrer dans le rang et chez eux, cette consigne ne s’applique par de façon démocratique et égalitaire à tous.

Ainsi ceux qui sont jugés par l’Etat ou leur patron indispensables au bon fonctionnement de l’économie ou de l’entreprise n’ont pas vraiment la possibilité de faire valoir leur droit de retrait. Descendre sa poubelle avec une autorisation de sortie signée de la veille vous vaut de sérieuses remontrances et 135€ d’amende. Mais si l’on vous ordonne d’aller au front pour sauver l’économie, pas question de tergiverser !

Autre inégalité tout aussi problématique, celle qui oppose les grandes villes aux banlieues.

Et ces images sidérantes de places vides à Paris, Bordeaux ou Lyon comme après un cataclysme atomique qui tranchent avec celles des quartiers insurgés de Saint-Denis ou Argenteuil noirs de monde comme à Alger même à 2 heures du matin, avec ces mômes qui jouent à taquiner les keufs en leur jetant des pierres au milieu des bagnoles cramées.

Tous confinés ? Non. Les « territoires perdus » résistent encore et toujours au césarisme macronien. Lequel ne cherche d’ailleurs absolument pas à les mettre au pas. La potion magique de ces irréductibles ? Le vote islamiste ! Officiellement il faut éviter à tout prix de voir s’embraser des banlieues déjà très susceptibles. Et laisser les trafics se perpétuer, les racailles aller et venir, tabasser policiers et pompiers pour se défouler, sans trop y regarder. Comme les voyous faire la loi dans les cités, peu importe qu’ils ajoutent le terrorisme ordinaire à l’angoisse sanitaire pour des habitants otages de ces caïds, et condamnés à vivre dans ces états dans l’État totalement en marge de la République.

Cette démission, pire cette collusion de l’autorité publique avec des voyous sécessionnistes et des djihadistes fichés S pour acheter une paix sociale très relative et négocier des voix avec les chefs de fiefs islamistes, relève de la haute trahison. En tant de guerre, c’est la Cour martiale. En tant de paix, la Haute Cour de Justice, que Macron tente opportunément depuis 2 ans de supprimer…

Une telle attitude indéfendable relève de l’abdication volontaire d’une des missions régaliennes de l’Etat, qui est d’assurer la sécurité de tous citoyens et le respect de loi sur tout le territoire, notamment durant l’état d’urgence. Mais aussi de garantir l’indivisibilité de la République et l’intégrité territoriale, avec une égalité de maintien des services publics, notamment les forces de l’ordre, sur tout le territoire national.

Face à une telle démission des pouvoirs publics, à de tels manquements dans l’exercice des missions régaliennes de l’État, à des erreurs ou des choix partisans aussi coupables en période de crise majeure, une telle restriction de ses libertés fondamentales sans garantie de la protection qui lui est due en termes sanitaire ou sécuritaire, le peuple est aujourd’hui face à une impasse radicale.

Le Parlement est aujourd’hui neutralisé. On l’a vérifié encore tout récemment avec l’adoption de la réforme des retraites grâce au 49.3 face à l’obstruction, qui constitue un vrai déni de démocratie : le Parlement n’est plus en mesure aujourd’hui d’assumer son rôle de contrôle du gouvernement et de sanction de l’exécutif. Notamment en engageant comme le prévoit l’Article 68 de la Constitution une procédure de destitution immédiate du Président pour manquement grave à ses devoirs, abus de pouvoir ou haute trahison. Dans le contexte politique actuel, une telle procédure demandée par un groupe de citoyens qui saisiraient leurs parlementaires n’aurait aucune chance d’être mise en œuvre. Encore moins d’aboutir avec des députés LREM qui détiennent la majorité absolue.

En conséquence, la seule alternative qui reste au peuple français en l’absence d’élections présidentielles et législatives anticipées, élections dont on connaît de toutes façons le degré de manipulation, c’est l’insurrection.

Cette hypothèse est non seulement possible, elle est conforme à nos principes républicains. Même si elle n’est pas dans la culture française, du moins depuis l’époque des « révolutions » antimonarchistes des 18e et 19e siècles.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Sans doute serait-il bon de méditer ensemble ce principe dans une période comme la nôtre, « critique » à bien des égards.

Insurrectio.
HIC ET NUNC !

Dans l’échelle des valeurs, laquelle faut-il placer au pinacle ? La vie et la santé ? Et cette fausse « solidarité » dictée par la trouille de clamser à son tour et le sentimentalisme nourri par les images de malades et l’énumération des victimes diffusées en boucle ? Au risque de continuer à vivre sainement et longtemps mais enfermés dans une dictature ? Ou bien la liberté, l’égalité, la fraternité ? Avec le risque de perdre quelques années de vie mais la chance de voir grandir ses enfants dans un pays libre, un monde libre, ouvert, uni, apaisé et vraiment fraternel ?

Autrement dit, quelle est aujourd’hui la motivation du Français moyen ? Se serrer les coudes et se serrer à 5 dans 60 m2 pour sauver égoïstement sa peau et son petit confort ? Alors que d’autres crèvent dans la rue, que d’autres pays moins nantis comme en Afrique seront demain atrocement impactés par cette pandémie et connaîtront des millions de morts ?

Attendre la prochaine pandémie engendrée par notre appétit irraisonné de conquête et de consommation, notre inconscience collective à l’égard des autres espèces et des grands équilibres écologiques ?

Ou bien sauver l’esprit de la République, les valeurs de la démocratie, le sens de l’intérêt général et du bien commun à l’échelle planétaire ? Promouvoir la liberté et les droits humains pour tous les terriens ? Construire un monde pacifique et fraternel, face à une pandémie ultralibérale qui utilise un virus et la peur qu’il inspire pour imposer son Nouvel Ordre Mondial, cynique et totalitaire ? Au risque de mettre sa propre vie en danger pour défendre un Idéal plus élevé que la vie individuelle. Un Idéal qui n’est pas un mirage marketing big brotherien mais une réalité choisie, vécue et partagée.

Une réalité pour laquelle nos pères ont sacrifié leur vie par millions. En 1914, en 1939, et à d’autres moments de notre Histoire. Chaque fois que la menace de la tyrannie, intérieure ou extérieure, a justifié que le peuple s’insurge, que la nation se dresse comme un seul homme, avec ses dirigeants ou contre eux, afin de défendre ses droits, son territoire, sa culture et ses valeurs. Dans une optique humaniste et universaliste, et non pour se recroqueviller sur une « préférence nationale », une « nation » jalouse et étriquée, des privilèges de naissance, de race ou de caste.

« FAIRE NATION » ?… Chiche !

Et pourquoi pas, face à l’objective oppression que constitue ce régime autoritaire, cette « démocrature » mondiale qui ne s’avoue pas, qui promet de façon mensongère d’étendre la démocratie au monde entier pour mieux resserrer son étau sur des états-nations exsangues, et faire main basse sur leurs ressources, face à cette contamination de la République, de ses institutions et de son logiciel éthique par un virus qui la délite et l’asphyxie en promettant une liberté factice…

Pourquoi pas à nouveau tenter de… FAIRE RÉPUBLIQUE ?

Pourquoi pas oser enfin FAIRE HUMANITÉ ?