Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

La guerre contre le terrorisme et l’islamisme n’est pas une guerre de bombes et de fusils mais une guerre « spirituelle », une guerre de conscience, universelle, multiforme et globale

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Dans un article publié le 30 janvier 2020 à propos de l’affaire Mila, le magazine Charlie Hebdo souligne fort justement le lien entre le terrorisme djihadiste « classique » et les menaces de mort dont est victime la jeune adolescente.

Si l’on veut combattre efficacement le terrorisme djihadiste et l’idéologie islamiste qui l’alimente, il est en effet indispensable de comprendre que le terrorisme n’utilise pas que des bombes, des kalachnikovs, des couteaux ou des gibets. Il commence avec les intimidations et les menaces.

Le terrorisme est avant tout une idéologie et une doctrine politiques avant d’être un phénomène caractérisé par sa violence et ses revendications. Et les armes auxquelles ils recours ne sont que des moyens parmi d’autre pour parvenir à ses fins en semant la terreur.

Le Djihad est même une stratégie méthodiquement élaborée, appliquée et relayée par les Frères musulmans et les salafistes, et dont une des étapes comprend l’endoctrinement et l’entraînement de musulmans radicalisés à la « résistance » à « l’islamophobie« , aux « humiliations » et « persécutions » infligées aux musulmans par une société déclarée hostile et un Etat qui les « haïssent ». Un entraînement à la persuasion, à la contradiction, à la coercition, à la pression et à l’offensive. Par l’usage sélectif de petites ou de grandes violences. Des violences psychologiques, verbales, sociales, idéologiques et communautaires, justifiées par la « liberté de conscience », la lutte contre la haine ou l’injustice sociale.

C’est pourquoi il faut atomiser radicalement ces prisons rhétoriques qui empêchent de voir le réel tel qu’il est. Comme ces discours sur le « pas d’amalgame« , « rien à voir« , « pas en mon nom« . Et ce chantage permanent à « l’islamophobie » en guise de censure idéologique.

Car le but de ces discours mensongers, aveuglants, victimisants, culpabilisants est d’isoler le phénomène du terrorisme dans un « ailleurs » imaginaire. De le circonscrire dans un halo d’anathèmes conjurateurs pour en occulter le pouvoir virulent de contamination mimétique. Et de le repousser vers un horizon « hérétique » qui ne concernerait en rien ni l’Islam authentique ni les musulmans totalement étrangers à cette dénaturation. Des musulmans totalement disculpés a priori et exonérés de tout soupçon de collusion avec le Diable.

Une façon d’asseoir le mythe de « l’Islam, religion de paix et d’amour » qui serait totalement étranger et étanche à cette « perversion de l’Islam » que serait le terrorisme islamiste.

En vérité il existe une continuité indissoluble entre la révélation coranique, « LES » islams, leurs mouvances orthodoxes ou fondamentalistes, leurs transcriptions en idéologies politiques, le djihadisme, le terrorisme moral, intellectuel ou psychologique islamiste et le Djihad armé.

Les musulmans qui se réfugient derrière cette fausse justification de la liberté de conscience, de « l’islamophobie« , du « blasphème » ou de la « haine anti-musulmans » pour harceler, menacer et agresser des personnes qui ont osé s’en prendre à leur religion sont d’authentiques terroristes, même s’ils ne brandissent pas des couteaux.

Car même s’ils ne font pas péter des bombes, s’ils ne défenestrent pas une grand-mère juive sous l’effet de « bouffées délirantes », la plupart de ces justiciers autoproclamés qui veulent défendre leur Islam applaudissent souvent ces « héros » qui commettent en son nom les crimes les plus abominables.

Les armées de justiciers d’un Islam profané embrigadés par le CCIF constituent à n’en point douter l’arrière-front des djihadistes qui passent à l’acte en prenant les armes contre des innocents.

Il y a plusieurs façons de passer à l’acte. La frontière entre intégrisme, fanatisme et terrorisme ne s’arrête pas à la définition que donne aujourd’hui la loi du crime de sang ou de l’attentat terroriste. On peut aussi passer à l’acte en harcelant, en insultant, en proférant des menaces de mort, en portant atteinte à l’intégrité morale, sociale ou à la vue privée d’une personne. En la privant de la faculté de circuler librement, de s’exprimer librement, de faire ses courses, d’étudier, de partager ou publier ce qu’elle pense sans porter atteinte aux personnes.

Les menaces contre Charlie Hebdo qui précédèrent après la parution des caricatures l’incendie de ses bureaux puis le massacre des journalistes de sa rédaction étaient déjà une forme de terrorisme.

On ne terrorise pas seulement en tuant. La première arme du terrorisme c’est la parole. Et l’image.

Car le terrorisme ne vise pas les corps mais les consciences. Cette guerre n’est pas une guerre de territoire ni de fantassins, mais une guerre idéologique, conscientielle et spirituelle.

Il est donc urgent de mettre à jour notre définition juridique du terrorisme. Et pour cela il convient d’en comprendre toute l’articulation idéologique, stratégique et rhétorique.

Car il existe aussi et d’abord un djihadisme idéologique, qui se décline en livres pour adultes et pour enfants, en sites web, en forums de discussion sur internet et les réseaux sociaux.

Il existe un djihadisme psychologique, qui terrorise d’abord les musulmans, les fascine, les enveloppe et les contraint. Qui les soumet à une norme sociale, religieuse et politique par l’emprise psychologique qu’il exerce sur les consciences. Et qui force tous les membres d’une même « communauté » à un uniformisme normatif de la pensée et des comportements.

Il existe un djihadisme social, qui disloque le lien social entre les citoyens, distend le vivre ensemble, exacerbe les tensions identitaires, alimente la concurrence victimaire, nourrit la violence mimétique, et creuse les clivages artificiels entre « eux » et nous ».

Il existe un djihadisme économique qui normatise les modes de production, de distribution et de consommation par le marché du halal. Et en récolte les dividendes pour financer d’autres djihads.

Il existe un djihadisme financier, orchestré par le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et les Frères musulmans. Pays et organisation qui subventionnent illégalement des associations islamistes en Europe déguisées en œuvres sociales, humanitaires ou éducatives. Mais qui sont tout entières vouées au recrutement et à l’endoctrinement des jeunes des quartiers. Comme ils financent des listes électorales islamistes illégales quoique bénies par le pouvoir exécutif.

Il existe un djihadisme judiciaire, qui s’attaque de façon systématique à tous ceux qui critiquent l’Islam radical, les ruine financièrement et psychologiquement pour les contraindre à renoncer à leur combat.

Il existe un djihadisme culturel, qui instrumentalise, subvertit ou refondent les modèles et discours culturels, réinvente l’Histoire, redéfinit « l’identité française » à sa propre mesure. Il infiltre la pensée, la littérature, la musique, les arts plastiques, les instituts culturels et départements de musées consacrés aux « cultures d’Islam ». Il influence même les canons de la mode mis en scène par les stylistes et grands couturiers, en imposant progressivement le hijab comme un accessoire « féministe », communautaire et tendance d’une mode ouvertement islamiste rebaptisée « mode pudique ».

Tous ces djihads en vérité ne sont que les différents visages d’un seul. Ils servent tous la même idéologie, les mêmes acteurs et les mêmes buts : soumettre les musulmans de France, influencer puis contrôler la société, ses modèles, ses discours, sa culture, ses institutions, ses dirigeants, sa justice, ses principes et ses lois. Puis soumettre le monde pour imposer un ordre théocratique et totalitaire.

Il agit patiemment et méthodiquement par la persuasion, l’endoctrinement, la coercition, la subversion, l’intimidation, la culpabilisation, la victimisation. Chaque fois qu’il ne peut recourir directement à la force pour atteindre ses objectifs de destruction et de conquête.

Le djihad « soft » et sournois des Frères musulmans au visage glabre et patelin n’est ni moins « radical » ni moins dangereux que le djihad offensif des terroristes salafistes barbus en kamis ou treillis. En vérité c’est le même terrorisme décliné en une multitude d’avatars tous réunis autour d’une même tête.

« Nous sommes légion ! » Cette citation tirée de l’Evangile de Marc et du possédé démoniaque guéri par Jésus, devenue au cours de la décennie 2000 le slogan des Anonymous, est un thème souvent repris sur les réseaux sociaux par les jeunes musulmans fanatiques fascinés par cette idéologie islamiste-djihadiste. Son message est clair : nous sommes nombreux, nous sommes partout et nous sommes déterminés à vous faire plier !

Ce que veulent les islamistes, ce n’est aucunement défendre l’Islam ou les musulmans qui seraient menacés dans un des pays du monde où ils sont au contraire le plus protégés et ont la chance de vivre la religion de leur choix en paix. Leur projet c’est d’imposer à tous leur idéologie et de détruire méthodiquement, progressivement et sans aucune concession les fondements d’une société qui a érigé la Liberté, notamment la liberté de conscience en absolu. Pour lui substituer un ordre totalitaire, où toutes les libertés sont abolies ou codifiées selon une norme arbitraire et universelle.

Il serait temps que la France reconnaisse la Confrérie des Frères musulmans et ses satellites français (UOIF, CCIF, AMIF notamment) non seulement comme des dérives sectaires mais comme des organisations terroristes. D’autres pays l’ont fait, qui ont condamnés les Frères musulmans comme terroriste et déclaré l’UOIF comme une organisation terroriste.

Les islamistes sont le principal ennemi de la France et des démocraties du monde aujourd’hui. Il est temps de prendre les armes, les bonnes armes, et de s’en servir avec détermination pour mener enfin une vraie guerre partout où ils s’infiltrent. Une guerre idéologique, culturelle, politique, juridique, sociale, économique, financière, autant que militaire.

Une guerre civilisatrice et non « de civilisations », ou d’une civilisation contre une autre. Car l’islamisme n’est pas une civilisation. C’est l’abolition de toute civilisation, comme l’étaient le projet hitlérien ou le projet stalinien.

 

Faut-il assimiler antisémitisme et antisionisme ?

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Épineuse, très épineuse question !

La volonté d’assimiler l’antisionisme à une forme déguisée d’antisémitisme se justifie aujourd’hui pleinement. Beaucoup d’antisémites se cachent derrière un « antisionisme » revendiqué, non seulement pour critiquer la politique d’Israël mais aussi pour verser dans des généralités concernant tous les Juifs (« les sionistes ») accusés de tous les mots habituels : vouloir accaparer le pouvoir, les richesses, tenir les rênes de la finance mondiale, manipuler tous les dirigeants occidentaux, renforcer les inégalités, créer des injustices envers les plus pauvres, les minorités ethniques ou religieuses, entreprendre des guerres de conquête et asseoir leur domination sur des populations incapables de se défendre.

Bien évidemment ceux qui utilisent le plus fréquemment ce paravent de « l’antisionisme » sont les musulmans et les pays arabes ou islamistes qui justifient ainsi leur haine d’Israël mais aussi des Juifs. En tête l’Iran et sa rhétorique anti-Israël. Et ses vassaux ou ceux qui bénéficient de ses largesses, Hezbollah et Hamas notamment. Mais aussi d’une façon ou d’une autre à peu près tout le monde arabe ou musulman. Même ceux qui comme l’Arabie saoudite sont des partenaires économiques de premier plan de l’état hébreu mais subventionnent aussi largement les organisations terroristes sunnites hostiles aux « sionistes » et aux « croisés ».

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Cette rhétorique antisioniste a de nombreuses composantes. Chez les peuples musulmans elle s’enracine dans un antijudaïsme offensif qui remonte au Coran. Même dans les empires islamiques où Juifs et Chrétiens étaient accueillis et protégés sous le statut de dhimmis, les Juifs avaient toujours un rang inférieur. Certaines professions ou fonctions de haut rang, politiques, militaires, sociales ou économiques leur étaient interdites. Un Juif ou un Chrétien ne pouvait dominer ou commander un musulman. Sauf à de très rares exceptions dans le royaume d’Al Andalus.

L’antisémitisme plus politique intra-islamique s’est considérablement accru avec l’apparition des idéologies islamistes au 20e siècle. Celle de la Confrérie des Frères musulmans, qui a inspiré à peu près tous les régimes islamistes de l’Iran khomeyniste à la dictature d’Erdogan en passant par le FIS algérien ou l’Ennahdha tunisien, s’inspirait au départ du salafisme mais aussi du nazisme, puis du léninisme. Les fondateurs de la Confrérie, comme le grand mufti de Jérusalem dans les années 1930/40 pressé de demander aux nazis de l’aider à « se débarrasser de ses Juifs », entretinrent des liens très étroits avec Hitler.

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Adolf Hitler recevant le grand mufti de Jérusalem à Berlin

La rhétorique des Frères musulmans est toujours caractérisée par un profond antisémitisme. Pire, leur stratégie de conquête du monde est aussi fondée sur une obsession mimétique à l’égard des Juifs. Le mythe d’une élite financière juive dominant le monde depuis le 20e voire le 18e siècle est une projection typique de l’idéologie conquérante des Frères musulmans qui entendent instaurer un califat mondial et dominer le monde.

Dans les pays comme la France où les Frères musulmans sont déjà profondément implantés, leur stratégie pour faire main basse sur l’Islam et les musulmans, infiltrer tous les rouages de la société, accroître leur influence et leur représentativité, passe par une victimisation systématique des musulmans, et des discours qui s’apparentent à ceux de la lutte contre le racisme ou l’antisémitisme.

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Les islamistes français sont sans cesse engagés dans une concurrence victimaire et n’hésitent pas à récupérer de façon ignominieuse certains symboles des persécutions historiques contre les Juifs. Ainsi la montée d’une « islamophobie » fabriquée de toutes pièces dans les médias et la situation des musulmans aujourd’hui dans la société française sont comparées sans complexe à celle des Juifs dans l’Allemagne nazie ou dans la France d’Occupation. Durant la manifestation islamiste du 10 novembre à Paris, l’étoile jaune, signe de discrimination infamant imposé aux Juifs, fut récupérée et détournée en étoile islamique puis distribuée sous forme de stickers flanqués du sigle « MUSLIM » (comme « JUDE ») par des propagandistes du CCIF.

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Bien sûr le discours officiel des islamistes français est de dénoncer « toutes les discriminations, y compris l’antisémitisme ». Dans la réalité leur antisémitisme prend les traits d’une surenchère victimaire mimétique permanente.

Cet antisémitisme musulman ou islamiste déguisé en « antisionisme » trouve bien sûr un écho dans les banlieues depuis que le conflit israélo-palestinien s’est en partie importé dans les quartiers. Les jeunes musulmans des banlieues sont très souvent antisémites. La violence latente à l’égard des Juifs y est permanente. Beaucoup de familles juives originaires de quartiers « islamisés » sont obligées de partir vivre ailleurs.

Ces jeunes sont aussi gavés de discours et de modèles qui exaltent la haine, en particulier la haine des mécréants, des Blancs, ou des Juifs, comme de discours valorisant l’insoumission, la rébellion, la guérilla urbaine ou l’insurrection. Que ce soit au travers de textes de rap écrits par des stars hexagonales, souvent des musulmans, ou d’autres discours fondés sur la haine de l’autre, des nantis, des pourris, des exploiteurs, donc des « sionistes ».

Rares sont les imams des mosquées et les prêcheurs improvisés qui font quelque chose pour dissuader cet appétit. Taper sur les Juifs est facile et souvent impuni. Les clichés sur le djihad et les terroristes sont très appréciés. Ils constituent pour ces jeunes désorientés ou en quête de modèles masculins des sortes de héros, des têtes brûlées, des Robin des bois jusqu’au-boutistes frondant tous les ordres et toutes les lois.

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L’antisionisme des jeunes de banlieue fait non seulement office de ciment et de rhétorique communautaires, il participe aussi d’une culture de la provocation et du franchissement des limites. En France se dire antisémite est mal, condamnable, inacceptable. Alors ces jeunes contournent l’interdit en adoptant un langage « antisioniste » fondé sur la haine d’Israël, la condamnation des crimes de Tsahal à Gaza, systématiquement comparé à Auschwitz, la valorisation parallèle des « armées de résistance » que sont à leurs yeux des organisations terroristes comme le Hezbollah ou le Hamas, voire Al Qaeda ou Daesh.

Ces jeunes sont d’ailleurs souvent très friands de sites complotistes, révisionnistes, antisionistes voire ou franchement antisémites d’extrême droite. Quant aux sites islamiste, ils sont aujourd’hui les premiers pourvoyeurs dans le monde de désinformation à caractère antisémite ou complotiste.

Des auteurs notoirement antisémites comme Alain Soral, Renaud Camus (inventeur du concept de « Grand remplacement ») ou le polémiste Éric Zemmour, les sites auxquels ils contribuent, les émissions auxquelles ils participent et les blogs qu’ils animent sont très suivis par les adolescents et les jeunes de confession ou d’origine musulmane. Peu leur importe que ces auteurs tirent parfois à boulets rouge autant sur l’Islam que sur les Juifs ou d’autres cibles. Leur côté sulfureux, transgressif et interdit exerce un attrait irrésistible sur les jeunes.

L’une des personnalités presque unanimement adulées par les jeunes musulmans pétris d’antisionisme est évidemment l’ex humoriste Dieudonné. Lequel tire parti de sa notoriété pour justifier par un faux humour une propagande ouvertement antisémite, révisionniste et pro-djihadiste. Le sinistre Dieudonné est un l’ami des dirigeants du Hezbollah qu’il est allé soutenir au Liban en 2006 durant la Seconde guerre israélo-libanaise. Mais aussi des mollahs iraniens auxquels il était allé rendre visite au moment de la présidence d’Ahmadinejad. Ce provocateur antisémite plusieurs fois condamné est un modèle pour de nombreux antisémites, parmi lesquels des islamistes et des simples musulmans. Sa « quenelle », mélange de salut nazi et de bras d’honneur, et ses jeux de mots ignobles comme « shoananas » dignes de Jean-Marie Le Pen dans ses meilleurs jours sont repris allègrement par tous les néonazis et les jeunes Arabes « antisionistes ».

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Face à ce constat il paraît évident qu’il ne faut pas hésiter à condamner la rhétorique antisioniste et l’appel à la haine d’Israël (et implicitement des Juifs, comme des autres nations qui le soutiennent) au même titre que l’antisémitisme.

Toutefois les choses sont plus complexes.

On peut être philosémite, on peut être soi-même juif, voire israélien, tout en critiquant à juste titre la politique d’Israël. Notamment quand celle-ci viole le droit international, commet des brutalités quotidiennes envers des minorités, des crimes de guerre à Gaza, s’entête dans une volonté de poursuivre la colonisation des Territoires, rase des immeubles ou des villages palestiniens pour y construire des maisons juives, entretient un authentique régime d’apartheid en déniant à 30% de ses ressortissants arabes des droits égaux à ceux des citoyens juifs, discrimine et humilie au quotidien des Palestiniens qui doivent traverser les check-points pour se rendre au travail ou visiter leur famille de l’autre côté du mur.

Une politique qui nourrit la haine des Juifs, en Palestine, au Moyen-Orient et dans le reste du monde, en ne cédant rien aux injonctions du monde à plus d’humanité et de mesure.

Depuis de nombreuses années, la majorité des Juifs vivant en diaspora, notamment aux Etats-Unis, ne soutiennent plus Israël et critiquent même avec véhémence la politique conduite par la coalition d’extrême droite au pouvoir depuis 10 ans. Le lobby ultra-orthodoxe américain est toujours assez puissant financièrement pour infléchir la politique du principal allié d’Israël, mais pour combien de temps encore ?

Quant à la France et à l’Europe, bien que n’étant pas « antisionistes » elles entretiennent des liens autant avec Israël que les pays arabes. Ces alliés se lassent de vouloir jouer les médiateurs du conflit et de voir les chances de paix se réduire comme peau de chagrin.

En outre, indépendamment de ce conflit qui s’enlise et plombe l’image d’Israël comme ses relations avec ses partenaires, on peut très bien être juif ou pro-sémite, et antisioniste.

Il existe même une frange importante des Juifs ultra-orthodoxes, les haredim, qui vivent en Israël, consacrent tout leur temps à étudier de la Torah et à élever leurs nombreux enfants mais sont antisionistes. Ils vivent des aides de l’état, sont exonérés de travail, mais passent leur temps à critiquer le pays où ils vivent et qui les nourrit. Un état laïc auquel ils ne reconnaissent aucune légitimité, et qu’ils considèrent comme une monstruosité impie. Car selon eux, seul le messie à venir pourra venir restaurer le Royaume d’Israël sur les bases du Tanakh (la Bible).

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Pire encore, il existait encore il y a peu dans l’Iran des mollahs une petite communauté de Juifs ultra intégristes. Non seulement ceux-là haïssent Israël, refusent d’y vivre, mais ils pactisent avec son pire ennemi en espérant que celui-ci détruira très vite cette verrue impie. Une façon très messianique de précipiter la venue du messie. Comme leurs homologues israéliens qui bien que vivant en Israël ne rêvent que d’une chose : dynamiter les mosquées présentes depuis 14 siècles sur le Mont du Temple. Et précipiter ainsi l’Armageddon, la bataille finale des armées de Dieu contre les légions de Satan et des infidèles. Une façon tout aussi expéditive de hâter la venue du messie et la Fin des temps.

Sans verser dans ces extrêmes, on peut tout à fait aimer Israël et ne pas adhérer au projet sioniste, qui est avant tout un projet nationaliste visant à donner une terre aux Juifs. On peut refuser de fonder l’état d’Israël et son affirmation nationaliste limitée à un peuple ou une race, un demos. Le très controversé historien israélien Shlomo Sand est l’un des intellectuels juifs les plus virulents à s’opposer au sionisme comme aux « mythes fondateurs » de l’Israël moderne.

Sans être aussi radicaux, une bonne part des Israéliens ne s’identifient pas à cette volonté actuelle des sionistes ultranationalistes israéliens de sanctuariser la nation israélienne en tant qu’état « des » Juifs et non « état juif ». Et de vouloir inscrire cette identité dans la Loi fondamentale. Selon eux, si Israël est un état juif, les autres citoyens, qu’ils soient arabes, bédouins, druzes, européens, africains ou asiatiques, doivent y avoir toute leur place et les mêmes droits que les autres. Leur conception de la nation israélienne se rapproche plus de celle des nations européennes fondées au 19e siècle à partir d’un ethos, un idéal et un système de valeurs comme « la République », que sur un ethnos, une ethnie.

C’est toute la différence qui sépare le véritable antisionisme qui est le refus d’accorder au peuple juif le droit à l’autodétermination, le droit d’avoir un pays et de le défendre, et la critique du sionisme sur la base d’un désaccord quant aux fondements juridiques et politiques de l’état d’Israël, ou à propos de la politique conduite par ses dirigeants au nom d’une conception dévoyée du sionisme.

Le sionisme est une idéologie nationaliste qui a vu fleurir beaucoup de variantes depuis l’époque de Théodore Herzl, son fondateur. Critiquer telle ou telle conception du sionisme est l’un des sports favoris de la communauté juive, en Israël et de par le monde. Il n’est pas rare de s’adresser entre Juifs des anathèmes en se traitant d’ »antisioniste ».

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Théodore Herzl, père du sionisme historique

On peut critiquer le sionisme. On doit même le faire aujourd’hui quand on est un démocrate et un humaniste.

Le sionisme actuel de Netanyahu, idéologue ultranationaliste de type messianiste, est l’exact opposé de l’idéal socialiste, inclusif, humaniste et universaliste des pères de l’Israël moderne. De 1948 à 2019, Israël est passé d’une démocratie laïque, socialiste et pluraliste à une proto-théocratie messianique, où les religieux les plus extrêmes proches du pouvoir tentent de faire évoluer un état démocratique vers un fantasme biblique régi par la Haskala (la loi juive). Le symétrique exact des pays totalitaires islamistes dirigés par la charia.

L’extrême gauche communiste et internationaliste y a toujours été opposée au sionisme. Ses avatars pacifistes comme Shalom Archav (La Paix Maintenant) ont toujours combattu la politique extérieure d’Israël et pris franchement le partis de la minorité palestinienne, quand ils ne trouvent pas des vertus aux ennemis du Hamas. Ses avatars contemporains y compris en France défendent une politique résolument antisioniste et pro-arabe.

Pénaliser l’antisionisme en tant que tel en l’assimilant uniformément à l’antisémitisme risquerait donc de brouiller encore plus le regard. Cela risquerait aussi de sanctuariser le sionisme actuel en lui conférant une forme de légitimité juridique, ce qui n’est ni le but ni la compétence de la loi française.

Sans doute y a-t-il d’autres façons plus pertinentes de pénaliser les formes d’antisémitisme qui se cachent derrière un discours antisioniste.

Bien entendu la perversité des discours antisémites déguisés en antisionisme est de se justifier en rappelant qu’on a le droit de critiquer un état. Pénaliser l’antisionisme reviendrait à sanctuariser Israël et à interdire toute critique du régime ou de sa politique au motif que cela constituerait une haine des Juifs. Absurde.

Il faut pourvoir continuer à critiquer, Israël, ses dirigeants, leur politique et peser sur eux, sans pour autant être accusé d’antisémitisme, et tout en soutenant le droit à l’existence et à la sécurité pour Israël. Une attitude de non-alignement.

Assimiler la critique d’Israël à de l’antisémitisme c’est précisément que Netanyahu n’hésite pas à faire quand il joue sur les peurs pour appeler les Juifs de France à faire leur Alya en Israël afin d’échapper à « la recrudescence de l’antisémitisme ». Comme si l’Etat français était complice de cette recrudescence, ou qu’il ne faisait rien pour défendre lui-même ses citoyens juifs.

De la même façon on doit pourvoir critiquer le judaïsme comme l’Islam ou toute autre religion. Surtout dans une République laïque.

Il ne s’agit donc pas de créer un délit de blasphème antisioniste ou antijudaïque au motif d’étendre la définition juridique de l’antisémitisme.

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Alors que faire ?

Le Parlement européen avait adopté en 2017 cette définition de l’antisémitisme :

« L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte. »

Il faudrait y ajouter « des manifestations politiques« . Et à « institutions communautaires et lieux de culte », ajouter « et à l’état d’Israël ».

Il conviendrait par ailleurs de préciser que l’antisémitisme ou la haine des Juifs « peut » se dissimuler derrière un discours antisioniste, d’une critique d’Israël servant à le justifier, d’une obsession et d’une désinformation systématique concernant Israël, sa politique extérieure, les sionistes ou leur volonté hégémonique fantasmée.

Ces cathos collabos qui déroulent le tapis rouge aux islamistes

Mis en avant

Dans la France d’Occupation le régime de Vichy n’aurait jamais pu contribuer à la Solution finale en déportant 75.000 Juifs dont 20.000 Français vers les camps d’extermination sans la participation active de Français collaborationnistes, dont hélas une part non négligeable de bons catholiques.

Aujourd’hui de nombreux catholiques, souvent membres ou proches des « élites » intellectuelles ou médiatiques, se singularisent en n’hésitant pas à soutenir ouvertement des islamistes et en relayant la propagande islamo-gauchiste qui fait la part belle aux idées corrompues des islamistes français.

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Une double trahison par rapport aux valeurs républicaines tout d’abord, mais aussi par rapport aux valeurs chrétiennes fondamentales.

Aujourd’hui les temps ont changé. Le principal danger qui menace notre République n’est pas le nazisme, ce n’est pas non plus le soviétisme, c’est bel et bien l’islamisme.

Mais à l’image de ces bons cathos qui dénoncèrent des familles juives ou aidèrent les Brigades spéciales à les pousser dans des wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz, comme à l’image de ces intellectuels communistes qui continuèrent à soutenir Staline quand les chars russes entraient dans Prague ou Budapest, certains catholiques français font preuve d’un zèle à toute épreuve pour soutenir les « musulmans persécutés » au prix d’une complaisance sans état d’âme avec les pires islamistes.

De quoi parle-t-on ?

L’islamisme est une idéologie fondée sur une lecture fondamentaliste, rétrograde et agressive de l’Islam. Il s’attaque en premier lieu aux personnes d’origine ou de confession musulmane, qu’il cherche à endoctriner, à isoler du reste de la communauté nationale puis à retourner contre celle-ci.

L’islamisme est aussi et surtout un système de lobbying et d’infiltration politique très organisé, dont l’objectif est la conquête progressive de tous les pouvoirs, politique, économique, financier, social, administratif, syndical, institutionnel. Sa stratégie de conquête a notamment été conceptualisée par les Frères musulmans, dont le Plan a été révélé par plusieurs ex membres de la confrérie. Une stratégie reprise sur des sites de propagande destinés à mobiliser les jeunes musulmans.

Le terme islamisme regroupe de nombreux courants de l’Islam radical, certains relativement « pacifiques » prônent une coexistence non agressive de la communauté musulmane avec les pays d’accueil. D’autres plus offensifs sont engagés dans une politique de conquête discrète, patiente et progressive. D’autres enfin prônent des formes plus agressives de djihad, voire le recours au terrorisme.

Le but avoué des islamistes c’est la transformation de la France en un pays musulman, et celle de la République en une théocratie islamique.

En France l’islamisme comporte quatre principales mouvances :

  • Les Frères musulmans, majoritaires de façon directe ou indirecte dans toutes les organisations censées représenter l’Islam de France ou les musulmans français : CFCM, CCIF, Musulmans de France, LES Musulman, AMIF, Fédération pour un Islam de France…
  • Les salafistes quiétistes, notamment wahhabites
  • Les djihadistes
  • Les islamistes turcs soutenus par le dictateur islamiste Erdogan

Tous les sondages récents montrent une infiltration de plus en plus préoccupante de l’idéologie islamiste chez les personnes de confession musulmane, notamment les plus jeunes pour lesquels c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse.

La progression de l’islamisme en France est notamment visible au travers de l’augmentation du nombre de femmes musulmanes qui choisissent de se voiler ou à qui on impose le voile islamiste.

Il faut préciser que le voile islamiste n’est ni une prescription coranique (aucun verset n’en fait mention), ni un pilier de l’Islam, ni une tradition islamique comme on le prétend souvent.

Le voile chariatique (hijab, niqab, tchador, burqa) a été inventé au cours du 20e siècle comme un uniforme religieux imposé aux femmes dans certaines dictatures islamistes où sévissent les formes les plus archaïques et rétrogrades d’Islam intégriste : Arabie saoudite, Qatar, Egypte, Iran, Afghanistan. Il s’est ensuite répandu dans plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient, du Maghreb, d’Afrique ou d’Asie où les islamistes ont pris le pouvoir en renversant des régimes modernistes ou des dictatures militaires, certains même laïcs comme la Turquie.

Mais cette visibilité de l’Islam politique voulue par les islamistes qui ont fait du voile leur étendard et de son imposition un marquage territorial cache une progression beaucoup plus profonde dans la société française, dans ses institutions, dans les discours, les mentalités, les codes sociaux relayés par les médias.

Pour une partie importante de la gauche, la défense des musulmans est devenue au cours de ces 20 ou 30 dernières années un substitut à la lutte des classes et à la défense d’une classe ouvrière quasiment disparue.

A la lutte antiraciste de l’époque SOS Racisme s’est également substituée une nouvelle forme de lutte largement instrumentalisée par la propagande islamiste contre une nouvelle forme de stigmatisation : « l’islamophobie ».

Concept élaboré par les Frères musulmans sur le modèle de l’homophobie et des luttes LGBT, l’islamophobie des islamistes s’est réappropriée le terme anglais islamophobia apparu après les attentats du 11 Septembre au Royaume-Uni où il désignait une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam. « L’islamophobie » est supposée désigner une nouvelle forme de racisme dirigé contre des personnes de confession musulmane en raison de leur appartenance religieuse.

Ce concept qui ne repose sur aucune réalité sociale ou statistique est toutefois abondamment martelé dans les médias, jusqu’à nourrir la croyance fausse que les musulmans français subiraient actuellement une véritable « persécution », que les islamistes dans une odieuse concurrence victimaire n’ont aucune gêne à comparer aux persécutions dont les Juifs furent l’objet sous l’Occupation.

Le CCIF identifie même aujourd’hui un responsable à ce phénomène, désigné comme l’ennemi des musulmans : l’Etat. Un Etat dont les lois « liberticides » (celles de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école, et celle de 2010 interdisant la burqa, notamment) serviraient à persécuter les musulmans. Le CCIF pousse même le vice jusqu’à réclamer l’abrogation de ces lois « au nom de la laïcité » réduite à la seule liberté de conscience.

Une bonne partie de la gauche française, des écologistes à l’extrême gauche, n’a pas honte d’encourager et de s’associer à ces dérives.

Ainsi des personnalités comme Esther Benbassa (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Clémentine Autain (LFI), Ian Brossat (PCF), Olivier Besancenot (NPA) ou Nathalie Arthaud (LO) n’ont pas hésité à participer à la manifestation du 10 novembre organisée par des organisations islamistes comme le CCIF ou LES Musulmans, des lobbyistes islamistes comme Marwan Muhammad, des prêcheurs de haines misogynes, homophobes et apôtres du viol comme Nasser Abou Anas, des salafistes, des crypto-djihadistes, des soutiens du Hamas et d’autres organisations terroristes.

Cette collusion d’une partie de la gauche et de la quasi-totalité des médias français alignés avec l’islamisme est qualifiée d’islamo-gauchisme.

Cette perversion idéologique et rhétorique a contaminé certains catholiques « progressistes », notamment certains journalistes chrétiens.

Le moindre des péchés de la gauche catholique aujourd’hui est cette confusion assez épaisse en ce qui concerne l’Islam.

Ainsi depuis que le pape François encourage dans la lignée de ses prédécesseurs la politique d’ouverture à l’Islam, les catholiques français semblent devenus incapables du moindre discernement à l’égard d’une religion parmi les plus éclectiques au monde, une religion dont les régressions fondamentalistes et politiques sont de très loin les plus violentes parmi celles qui secouent les grandes religions depuis le siècle dernier.

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Le discours de bienveillance vis-à-vis de l’Islam, doublé d’une préoccupation sociale et humanitaire à l’égard des minorités arabes ou musulmanes et des migrants menacés de stigmatisation et de paupérisation entraîne chez beaucoup de catholiques une inhibition totale des capacités de discernement intellectuel ou éthique. La défense naïve et obsessionnelle des pauvres et des opprimés prime sur tout autre impératif éthique.

Ainsi voit-on des catholiques embrouillés malgré eux dans une compassion indifférenciée pour toutes les causes sociales qui célèbrent « la différence », prennent parti pour « l’étranger » ou volent au secours des « musulmans discriminés ».

Quand cette confusion gagne des journalistes, quand elle les conduit à cautionner l’islamisme, on ne peut plus invoquer un déficit d’information ou de discernement. Car on est objectivement en face d’un cas de malhonnêteté manifeste et de complaisance assumée.

Une autre raison beaucoup moins évoquée de la complaisance de certains catholiques latins à l’égard de l’Islam en général et de l’Islam politique en particulier tient à cette fascination nostalgique des Latins pour l’Orient.

Le christianisme oriental est aujourd’hui plus que moribond. Les Chrétiens d’Orient auront bientôt totalement disparu. La plupart des communautés chrétiennes ont fui les persécutions (islamistes) dont elles faisaient l’objet. Le Moyen-Orient qui a vu naître Jésus et se développer les toutes premières communautés chrétiennes ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, mis à part le christianisme grec orthodoxe.

Depuis la réconciliation opérée après Vatican II par le catholicisme avec le judaïsme, les catholiques se sont beaucoup intéressés aux racines juives du christianisme. Autrefois objet d’un antijudaïsme séculaire de la part de l’Eglise, le « peuple déicide » a recouvré son aura de « peuple élu ». Et le Juif est devenu une victime intouchable pour laquelle tout catholique bon teint se doit de prendre fait et cause.

Mais l’enlisement du conflit israélo-palestinien, la politique de colonisation et d’apartheid cynique d’Israël à l’égard de sa minorité arabe, les crimes de guerre perpétrés par Tsahal à Gaza, ont compliqué les relations entretenues par les catholiques avec les Israéliens.

75 ans après la Shoah, la cause palestinienne a supplanté la question juive dans l’esprit des bons cathos. Au point parfois de bénir le Hamas comme une armée de résistance contre le méchant Israël, au lieu de le condamner comme une organisation terroriste au même titre que le Hezbollah, Al Qaeda ou Boko Haram.

En outre, dans l’imaginaire catho, le Palestinien est devenu une icône contemporaine du Galiléen. Un amalgame qui n’est pas totalement sans fondement eu égard à certaines découvertes récentes en génétique et en linguistique (certains Palestiniens musulmans de la Galilée seraient des descendants de Judéens ayant fui la Judée après la destruction du Temple, sédentarisés en Galilée au 1er siècle, convertis au christianisme puis à l’Islam).

Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que beaucoup de Chrétiens ont une affection sentimentale particulière pour les Moyen-Orientaux, les Palestiniens en particulier, parce qu’ils leur rappellent consciemment ou inconsciemment ce Jésus dont le vrai visage se dérobe toujours à leur mémoire.

Qu’en pensent les fidèles ?

Selon un sondage réalisé en 2018 par le Pew Research Center, 49 % des chrétiens pratiquants d’Europe de l’Ouest souscrivent à l’affirmation « l’islam est fondamentalement incompatible avec la culture et les valeurs de mon pays ».

Parmi les Français appartenant aux différentes confessions chrétiennes, on peut considérer que les catholiques sont les plus ouverts à l’Islam. A l’exception des minorités maronites ou melkites (des Libanais pour l’essentiel) souvent résolument hostiles à l’Islam.

Les protestants ont une attitude très différente selon qu’ils sont plutôt libéraux (très ouverts), réformés (tantôt neutres, tantôt critiques) ou évangéliques (franchement hostiles).

Quant aux orthodoxes ils sont dans l’ensemble les plus hostiles à l’Islam (mais aussi souvent très antisémites), à l’image des Patriarcats russe ou grec.

Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent (Mt 5:44)

La passion maladive et délétère de certains catholiques français pour l’islamisme est le fruit d’une de ces névroses typiques des catholiques qui leur fait idolâtrer leurs persécuteurs.

Un dévoiement complet du message évangélique assimilable au syndrome de Stockholm qui leur fait prendre fait et cause pour leurs ennemis avérés.

245 millions de chrétiens dans le monde sont aujourd’hui persécutés en raison de leur foi. Leurs principaux bourreaux sont les islamistes.

En France plus de 1000 actes anti-chrétiens ont été recensés en 2018 : agressions ou profanations de lieux chrétiens. Contre seulement 100 actes anti-musulmans.

La saturation des médias à propos des soit disant persécutions dirigées contre les musulmans est telle qu’on croirait qu’ils sont les premières victimes de la haine et des discriminations religieuses dans notre pays. C’est un pur mensonge. Les Chrétiens sont les premières victimes, notamment d’actes perpétrés par des musulmans.

Il suffit d’écouter leurs prêches ou leurs discours sur internet, les islamistes haïssent la démocratie, la République et les Droits de l’homme. Ils n’ont que faire de ces pasionarias des droits humains. Mais ils se servent habilement d’eux pour avancer leurs pions, multipliant les sourires et les amabilités « fraternelles » dans tous ces rassemblements humanistes ou très pieux dans lesquels on célèbre « l’amitié islamo-chrétienne », « l’unité des religions », le « vivre ensemble », la « tolérance » et tous ces attrape-couillons pour gogos en mal de diversité.

De même, les islamistes haïssent viscéralement les Juifs, ces « sionistes » qui pourtant les fascinent et les obsèdent dans une concurrence mimétique maladive. Tout comme ils détestent cordialement les Chrétiens, symboles d’un Occident décadent, perverti et honni. Juifs et Chrétiens sont d’ailleurs depuis les temps coraniques au mieux des dhimmis à convertir de gré ou de force, au pire des sous-hommes, des « kouffars » (infidèles) à maintenir en état de soumission voire de servitude.

Mais les islamistes sont des maîtres dans l’art du double jeu et du double langage. Et les ronds de jambe dont ils sont capables pour favoriser leur politique d’infiltration flatte ces pauvres nigauds de cathos trop heureux de célébrer l’amitié interreligieuse et interculturelle avec ces Orientaux qui mettent un peu d’exotisme dans leurs velléités compassionnelles et humanistes.

Qui sont ces cathos de gauche pro-islamistes ?

Laurent Grzybowski

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Laurent Grzybowski

Journaliste à La Vie, Laurent Grzybowski est emblématique de ces journalistes cathos de gauche, souriants, engagés, au style très scout et très « moderne » à la fois, toujours prompts à défendre une cause, même si c’est souvent de façon plus qu’approximative et au prix de sérieuses contraventions avec le devoir de rigueur intellectuelle auquel les tient en principe leur qualité de journalistes. Mais peu importe, quand la musique est bonne…

Musicien et chanteur, Laurent l’est aussi, qui n’hésite jamais à sortir la guitare pour chauffer une messe et a même publié quelques CDs de musique liturgique ou évangélique.

Maître-chanteur aussi à l’occasion, quand il s’agit de faire la promo de l’Islam et de ses potes musulmans, peu importe que leurs engagements ne soient pas toujours très raccord avec le credo républicain ni le missel chrétien.

Un petit tour rapide sur sa page Twitter suffit à cerner le personnage.

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Le 1er février dernier Laurent Grzybowski se flattait de son amitié avec Ghaleb Bencheick, le très consensuel et très poli patron de la Fondation pour un Islam de France. Un musulman très propre sur lui, surdiplômé, élégant et concélébré par tout le gotha de la cathocratie médiatique. En septembre dernier celui-ci déplorait même dans les colonnes du Point le « manque d’autorité » de la République sur l’affaire des foulards de Creil. Son père fut recteur de la Grande Mosquée de Paris, une institution de l’Islam français dont on a pu mesurer les dérives depuis que la duplicité de Dalil Boubakeur comme nouveau recteur ou comme Président du CFCM n’est plus à démontrer.

Un petit détail qui n’aura pas échappé aux vrais défenseurs de la laïcité, et non à ses fossoyeurs comme Laurent Grzybowski : selon son ami la laïcité « assure la liberté de croire ou de ne pas croire ». Une définition tronquée, réduite à la seule liberté de conscience, à laquelle voudrait nous faire croire les islamistes, et plus généralement les anti-laïques qui cherchent à l’instrumentaliser selon une vision consumériste et communautariste de la République aux antipodes de la conception française, celle d’une République une, indivisible… et assimilatrice !

salafisme

Autre morceau choisi, cet inénarrable télescopage sémantique qui associe « les musulmans » (un procédé rhétorique cher aux islamistes qui aimeraient faire croire qu’il existe en France une « communauté musulmane » alors qu’il n’y a que DES personnes fort disparates d’origine ou de culture musulmane) et « les femmes portant un foulard ». Notez l’utilisation du mot « foulard » et non « voile islamique » (ou plutôt « islamiste ») supposée banaliser le port d’un uniforme politique qui est tout sauf un « fichu » ou un « accessoire vestimentaire » mais un signe d’appartenance à l’Islam radical.

Autre détail comique : la photo sensée illustrer un propos condamnant à égalité l’islamophobie et le salafisme est justement celle… d’une salafiste.

Tout ça enrobé de l’habillage émotionnel hystérique habituel sur « la haine » des musulmans destiné à dramatiser le propos et susciter l’indignation du lecteur. Autant de gimmicks rhétoriques communs aux islamistes et aux journalistes islamo-gauchistes.

Voile

Autre succulent exemple de la mauvaise conscience de gauche et de la contrition catho pour tous les réprouvés de la terre : convoquer Einstein dans une citation sans doute imaginaire comme 95% des citations prêtées au génie. Rien de moins cette fois que d’abattre les murs de nos préjugés et de se libérer de l’ignorance.

Avec la photo d’une jeune-femme voilée et souriante pour bien enfoncer le clou et ne laisser aucun doute quant aux intentions.

Ainsi dire amen à l’islamisme serait le dernier triomphe de la Raison et du Progrès contre l’obscurantisme médiéval des suspicieux laïcards ou des racistes anti-musulmans.

Un retournement très hardi puisque c’est bien la religion, toutes les religions, qu’une certaine conception de la laïcité avait il y a un siècle voulu définitivement reléguer dans les ténèbres du mythe et de l’obscurantisme au nom de la Raison et du Progrès !

Ainsi le summum du modernisme et du combat de l’intelligence contre l’ignorance consisterait aujourd’hui à faire entrer l’une des plus archaïques religions au monde dans le Panthéon républicain.

Bravo, Monsieur l’imposteur !

Ite missa est. La messe est dite.

IFCI

Mais comme toute messe se termine toujours par une quête à l’intention d’une œuvre de charité, n’oubliez pas de donner pour nos amis musulmans !

Et notre brave héraut de l’amitié catho-islamiste de se fendre d’un tweet pour appeler les bonnes âmes à donner pour le tout nouveau tout beau Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCI) qui vient d’ouvrir ses portes à Lyon.

Un bijou très politiquement correct et décrit comme « très ouvert » qu’on célèbre unanimement… en ayant soin d’oublier qu’il fut en majeure partie financé comme presque toutes les associations « culturelles » ou « caritatives » de cet acabit par l’Arabie saoudite, l’Algérie et autres mécènes islamistes.

Samuel Grzybowski Coexister

ProfilSamuel

12 octobre 2014 : Assemblée générale de l’association Coexister. Paris, France.

Fils du précédent, Laurent Grzybowski est tombé dans la marmite collaborationniste quand il était petit.

Biberonné au cathoprogressisme, au scoutisme et au dialogue interreligieux dont son père est un fervent partisan, il décide avec quelques potes de lycée de monter en 2009 une assoce consacrée à l’idéologie communautariste en vogue des années 2000 : le « vivre ensemble ». Une façon de réunir jeunes cathos, juifs et musulmans engagés dans la « coexistence active ».

Coexister est rapidement célébré par la presse, les politiques et même le pape. Jeune et dynamique, l’association colle à son époque. Jusqu’à une sortie de virage qui lui sera fatale.

Alors que la France connaît la vague d’attentats terroristes la plus sanglante avec les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, Coexister commet l’impensable en se rendant au Salon de l’UOIF, le Disneyland des fondamentalistes qui réunit le gratin de l’islamisme en France. Tariq Ramadan qui n’est pas encore rattrapé par ses affaires de viols à répétition y règne en souverain pontife. On y croise aussi des salafistes, des prêcheurs interdits en France, des crypto-djihadistes et les habituels marchands du temple : niqabs, burqas, hijabs chariatiques, DVDs sur le Djihad et la charia et autres bondieuseries islamistes.

Comme le rappelle Emmanuel Razavi, grand reporter à Globalgeonews, spécialiste du Moyen-Orient et des Frères Musulmans, « l’UOIF a été placée sur la liste des organisations terroristes de pays comme les Emirats Arabes Unis, quand en France, elle a mis en place un réseau d’associations loi 1901 à objet socio-culturel, faisant du lobbying partout sur le territoire, auprès des collectivités, des élus et des médias« .

Alors qu’en France on s’insurge unanimement pour défendre la liberté d’expression assassinée et la laïcité en danger, que 5 millions de personnes en France et 43 chefs d’Etat battent le pavé sous la bannière « JE SUIS CHARLIE », Coexister prend ses distances avec les républicains fidèles à la laïcité, ce qui vaut à l’association et à son président d’être violemment critiqués par des personnalités laïques comme Caroline Fourest.

Coexister continuera de s’enfermer dans cet entêtement incompréhensible et pourtant si symptomatique d’une certaine gauche.

En 2019, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre, Coexister renoncera à soutenir officiellement l’évènement suite aux tombereaux de reproches adressés aux traîtres de gauche qui avaient signé l’appel à manifester, mais maintiendra toujours un soutien officieux. L’histoire ne dit pas si Samuel Grzybowski et ses amis se sont finalement joints aux nombreux fréristes, salafistes et autres islamismes majoritaires dans ce cortège.

Pour plus de détail sur Coexister, lire l’article Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain.