Macron, Satan, le Nouvel Ordre Mondial, et un curieux petit virus

On entend souvent dans la bouche des jansénistes de la moraline écolo-bobo, ou pire, dans la bouche de nos gouvernants ultralibéraux gardiens du système, cette petite musique lancinante de la mauvaise conscience qui voudrait nous rendre collectivement responsables du coronavirus. Comme de cette « crise sanitaire » qu’on nous a concoctée pour nous dépouiller à notre corps consentant. Voire de cette apocalypse digne du film 2012, qu’on nous annonce toute proche pour nous mater davantage

En gros si cette épidémie comme les précédentes menaçait nos vies, nos sociétés, nos économies et la galaxie, c’est parce nous autres esclaves aurions joué aux cons à force de saccager impunément les équilibres écologiques, profaner les barrières d’espèces, produire et acheter aux antipodes, et répandre ainsi la pestilence sur toute la surface du globe. Ce qui n’est pas entièrement faux pour ce qui est du dérèglement climatique, de la pollution, du saccage de la biodiversité et des excès de la mondialisation.

Mais on voudrait en plus nous culpabiliser de participer à ces désordres coupables, à trop vouloir consommer ces cochonneries que nous revend Big Brother, à propager un virus mortel en ne restant pas sagement confinés chez soi, après nous avoir incités à sortir au théâtre et à aller voter. Et puis d’être complices d’aggraver une crise économique dont nous serons les premiers à essuyer les plâtres, parce que rechignerions à retourner bosser après deux mois passés à glander sur notre canapé. Et puis enfin de mettre la vie de nos concitoyens en danger en ayant l’idée insensée de vouloir retourner boire un café en terrasse, faire une balade en forêt, nous poser sur une plage déserte, ou plus grave encore, fêter un anniversaire entre amis, célébrer le mariage du petit dernier, reprendre la gym, assister à un concert de jazz, un opéra, un DJ set dans un de ces lieux de perdition confinés.

Le taf, le métro blindé, la malbouffe et la grande distri, les masques et les antidépresseurs, c’est OK, mais la culture, les loisirs et tout ce qui pourrait nous maintenir en forme, nous élever l’esprit, nous détendre et nous permettre de partager avec d’autres humanoïdes des choses qui nous tiennent à cœur, c’est « STRENG VERBOTEN !« 

Isolement, culpabilité et contrainte : les armes favorites des régimes « autoritaires » pour conditionner et contrôler les masses réfractaires au moule collectif. Pour ne pas dire des dictatures totalitaires.

Quant à la propagande assénée 24 heures sur 24 depuis 6 mois sur toutes les chaînes de télé, elle a produit ses fruits au-delà de ce qu’espéraient sans doute les Goebbels de la Coronavie : croyances, injonctions paradoxales et certitudes mensongères sont désormais bien implantées dans les cerveaux. Lesquels fonctionnement en mode automatique dans un halo de peurs, de paradoxes et de confusions conçus pour induire les comportements et discours idoines.

Comme cette idée parfaitement saugrenue que nous serions constamment vulnérables et en grand danger. Car confrontés à un virus « inconnu », « très dangereux », « très contagieux », « mortel ». Au point qu’il faudrait en permanence se protéger, se suspecter, se tenir à distance, éviter à tout prix de sortir, bouger, échanger, vivre le moins possible. Voir aux infos les précautions et modèles comportementaux suggérés est absolument effarant tant ils sont anxiogènes et disproportionnés. Nous sommes transformés en prématurés confinés dans des chambres stériles, où chaque geste le plus anodin doit être repensé par crainte de contracter ou transmettre le virus.

Le lavage de cerveaux est tellement puissant que même les discours scientifiques qui tentent de relativiser ces distorsions phobiques se heurtent maintenant à un rejet total, aussitôt qualifiés d’irresponsables, faux, voire « complotistes ».

Certains affirment même très sincèrement que nous n’aurions jamais connu pareille épidémie. Confondant la réalité épidémiologique objective du Covid-19 avec la représentation qu’on nous en a construite, le retentissement émotionnel qu’elle produit et le vécu affectif, social, politique qu’elle génère.

Qu’il s’agisse d’un événement choc comme le 11 Septembre ou d’une psychose pandémique comme le coronavirus, l’impact produit sur la conscience collective, avec toutes les manipulations permises, importe en fait bien plus que l’analyse factuelle des victimes et de la réalité de l’événement. Si le 11 Septembre, événement planétaire le plus retransmis et commenté de l’Histoire n’aurait certainement pas pu passer inaperçu, la propapagation d’une épidémie guère plus grave que la grippe aurait pu quasiment être passée sous silence. N’était l’engorgement des services hospitaliers dû aux complications respiratoires du Covid-19. Lui aussi élément important de la stratégie de dramatisation.

Faire croire que cette « pandémie » (terme réfuté par beaucoup d’épidémiologistes au regard de la faible importance relative de cet épisode viral) serait la plus grave que nous ayons connue relève d’une farce monumentale et surtout d’une formidable arnaque.

Par comparaison, la grippe de 1918 avait fait entre 50 et 100 millions de morts en un an. La grippe de Hong Kong en 1968 un million de morts. Alors que le coronavirus peine à atteindre le minimum record de 250.000 morts en 9 mois d’épidémie. La grippe saisonnière fait elle chaque année entre 300 à 700.000 morts dans le monde. De qui se moque-t-on ?

Il serait vraiment temps d’arrêter ce délire collectif et de revenir sur terre.

Par ailleurs, dire que « nous sommes responsables » de cette situation est doublement stupide. Primo parce que cette situation de « crise sanitaire » bidon a été orchestrée contre nous dans un but de maximiser les profits des labos, de créer une panique artificielle et de spéculer sur l’effondrement économique et surtout financier à venir. Et de mettre en place une nouvelle infrastructure systémique en évitant les mouvements de contestation et de rébellion prévisibles dans de nombreux pays.

Et secundo parce que ce virus n’est pas dû comme on l’a dit à une transmission zoonose (de l’animal à l’homme). Notre irresponsabilité prédatrice en matière économique et écologique n’est donc pas directement en cause dans cette affaire. Puisque selon un faisceau de preuves hautement probables il a été fabriqué en laboratoire.

Qu’on se serve de cette triple imposture pour tuer la vie (physique : cf. les morts qui auraient pu être évités et les vieux délibérément euthanasiés, et sociale : distanciation, confinement, couvre-feu, assignation à résidence et fermeture de tous les lieux de vie sociale) est un authentique crime contre l’humanité et ses 7,7 milliards de Terriens.

Le pire commis depuis la Shoah, le goulag ou la Révolution culturelle, avec lesquels le scénario de cette coronimposture présente bien d’étranges similitudes.

Cette manipulation machiavélique s’avère d’autant plus efficace que la peur fabriquée autour du coronavirus, beaucoup plus contagieuse que la grippe, ne paralyse pas nos défenses immunitaires mais nos capacités de discernement, d’analyse, de défense et de résilience face aux mécanismes d’intox et d’emprise. La sidération est cet état recherché par ceux qui nous manipulent comme des souris de laboratoire pour paralyser nos réflexes cognitifs et nos mécanismes de défense personnels et sociaux.

Plusieurs études scientifiques menées par des spécialistes des comportements sociaux notamment en Suisse ont montré que la psychose générée autour du coronavirus notamment grâce à la multiplication d’injonctions paradoxales distillées par les médias et agences de santé à propos de cette épidémie, comparées avec d’autres cas de manipulation comme au moment de l’épidémie H1N1, avait constituée un authentique test grandeur nature de la population destiné à mesurer ses réactions face à un évènement exceptionnel. Et à vérifier dans quelle mesure celle-ci se pliait aux consignes les plus coercitives destinées en principe à se protéger et enrayer l’épidémie. De multiples expériences analogues avaient été conduites auparavant par l’armée ou les agences de renseignement américaines depuis les années 1950, mais jamais à une telle échelle.

Ce schéma est tellement évident, il a été tellement analysé par des spécialistes depuis les premières théories au début du 20e siècle sur la psychologie des foules, il a tellement fait l’objet de romans, de films de science-fiction ou d’anticipation politique, de jeux vidéo, de 1984 à V pour Vendetta. I Legend ou Minority Report en passant par Le Meilleur des mondes ou Matrix que c’est devenu un classique. A tel point qu’il est devenu impensable que la réalité puisse rejoindre à ce point la fiction.

Et pourtant, si l’on fait abstraction des discours officiels et de cette nébuleuse de mensonges médiatiques pour mettre en parallèle les faits, il est facile de reconstituer la trame logique qui unit tous ces éléments. Un scénario comparable à une vraie guerre ou à un cataclysme majeur.

Un évènement a priori imprévisible qui frappe l’opinion mondiale et la plonge dans un état de sidération. Une apparente cacophonie faite de messages contractoires et d’injonctions paradoxales plongeant encore plus les esprits dans l’incompréhension et la tétanie. Une distanciation sociale et un isolement imposés, associés à un arret de l’activité. Une crise économique d’une ampleur inédite plongeant une part importante des populations dans la dépendance accrue aux systèmes de protection sociale, le chômage voire l’extrême précarité. Des troubles sociaux dégénérant parfois en émeutes ou en guerres civiles. Des mesures sécuritaires exceptionnelles, la privation de libertés, l’état d’urgence, le couvre-feu, l’interdiction de circulation et de rassemblements, l’instauration de la loi martiale voire l’état de siège. La modification des règles institutionnelles ou des régimes politiques en place : pleins pouvoirs, destitutions, renversements, coups d’états, révolutions… Une crise financière majeure réduisant à néant en quelques jours des fortunes personnelles et des empires économiques, l’épargne des particuliers et les en-cours bancaires. L’effondrement en cascade des bourses, des faillites massives d’entreprises, d’organismes financiers et d’états. La ruine des particuliers, le dévissage de toutes les monnaies, l’hyperinflation, des pénuries massives. Et donc davantage de troubles sociaux, des phénomènes de panique, des razzias, des flambées de violence.

Seule solution appelée par les populations exsangues : l’établissement d’un régime ultrasécuritaire de type fasciste, militaire. Avec suppression de toutes les libertés, réquisition de tous les biens et moyens de production. Information unique, médias, Internet et réseaux sociaux totalement sous contrôle.

Un tel scénario peut paraître impensable. Or tout va dépendre de ce qui se produira à partir du déconfinement. Dans certains pays « démocratiques » comme la France le niveau de tension et d’exaspération est tellement élevé, les libertés individuelles et l’unité républicaine ont été tellement abîmées en si peu de temps, la société est tellement fragmentée, la situation politique tellement détériorée, le pouvoir incompétent, décrédibilisé et brutal tellement aux abois, la détermination des citoyens à lui demander des comptes par voie de justice tellement forte, que tout, absolument tout peut arriver.

Le gouvernement a d’ailleurs commandé en urgence à la Chine dès la mi-mars, soit bien avant les commandes de masques et de matériels médicaux, pour plusieurs millions d’euros de LBD, gaz lacrymogènes et équipements anti-émeutes. La gendarmerie nationale a discrètement envoyé à ses anciens soldats retraités ou démissionaires des mails les informant qu’ils pouvaient être mobilisables à tout moment en cas d’émeutes.

Et puis l’attitude de ce gouvernement de pleutres apprentis fascistes a démontré depuis l’affaire Benalla et les tout premiers affrontements entre policiers et manifestants, sa détermination à écraser dans l’œuf et à ne surtout rien céder face aux grèves et revendications sociales, comme face à une lame de fond populaire irascible qui a occupé le pavé des grandes villes sans fléchir pendant deux ans. Alors face à une insurrection…

Macron n’est qu’une marionnette, plus qu’un membre à part entière de cette élite qui détient les vrais pouvoirs. Et qui tient les états comme les empires économiques par les cordons de la Bourse. Mais c’est un cas d’école exceptionnel dans l’Histoire de notre République. Non-Président, non-chef d’état, non-homme politique, non élu à la faveur du plus magistral jeu de dupes de toute la Ve. Petit caporal du Système au cerveau entièrement formaté dès l’école par l’idéologie néolibérale. Porté et maintenu au pouvoir par des bonnes fées libérales comme Attali, Rothschild, Niel, Drahi, Bolloré, Bergé, Arnault, et une kyrielle interminable d’investisseurs fortunés, qui attendent désormais un retour sur investissement. Et que Macron s’empresse de servir avec un zèle jamais égalé par aucun Président ou homme politique de la Ve.

Derrière ces bienfaiteurs campent les vrais maîtres du monde. Une Olympe composée de quelques dizaines ou centaines de multimilliardaires qui contrôlent les plus grandes fortunes, les principales institutions financières, les plus grands empires économiques et les grandes institutions mondiales. Ceux-là n’ont absolument aucune ethique ni aucun état d’âme, et ne servent que leurs intérêts.

Certains sont membres de sociétés secrètes ou d’églises identifiées comme « satanistes ». Une forme de satanisme loin des clichés des films d’épouvante comme L’Exorciste, et plus proche de l’affirmation libertaire du pouvoir de création supérieur et arbitraire de l’homme, opposé à toute forme de morale, de soumission à un dieu quelconque, ou de principe philosophique notamment humaniste qui limiterait son aspiration à satisfaire le désir individuel illimité de jouissance, de puissance et de prospérité matérielle.

Il ne faudrait donc pas tomber dans le panneau des clichés gothiques. Et encore moins dans une relativisation excessive. Car ces mouvements élitistes, plus ou moins secrets et sectaires constituent tout au plus la vitrine VIP d’une authentique « religion » du 21e siècle.

Et même de « LA » religion majoritaire aujourd’hui, qui voudrait s’imposer comme la seule dans la société mondialisée, postmoderne et post-humaniste du 21e siècle.

Une religion qui a aujourd’hui pour piliers fondateurs le matérialisme consumériste, le rationalisme scientiste et l’individualisme hédoniste. Bases essentielles de la société de consommation et du spectacle. Avec comme poutres maîtresses de l’édifice le relativisme idéologique (aucune idéologie, aucune croyance dogmatique n’est privilégiée mais toutes peuvent être tour à tour instrumentalisées), un faux humanisme qui vise à parasiter et retourner les discours humanistes pour faire de l’homme un esclave zélé et un apôtre du système, en lui vendant une fausse vertu et de fausses doctrines politiquement correctes. Comme par exemple dans l’idéologie « progressiste » la défense des minorités (femmes, LGBT, minorités ethniques, religieuses…) tant que celle-ci sert la désintégration sociale et la destruction des états-nations. Le communautarisme, le multiculturalisme et le multilatéralisme sont des thèmes chers à cette doctrine et qui visent les mêmes buts : déraciner les populations, couper leurs attaches, encourager les individus à des reconstructions identitaires et à des recompositions communautaires, décrédibiliser et brouiller toute approche historique voire culturelle des nations, fragmenter les ensembles nationaux en communautés disjointes et rivales, et encourager l’illusion d’une fraternité ou d’une communauté « mondiale ». Une telle humanité fraternelle est bien une réalité qui émerge aujourd’hui, mais elle n’exclue pas l’appartenance à des sous-ensembles comme la communauté nationale. Et surtout elle ne sert pas une « mondialisation » hors-sol fondée exclusivement sur des modèles culturels consuméristes, et déconnectée des particularismes locaux comme des mémoires collectives.

Si les adeptes de l’Eglise de Satan, reconnue comme une église à part entière aux États-Unis, vénèrent la figure de Baphomet, dieu monstrueux pourvu d’un corps d’homme et d’une tête de bouc, cette figure symbolise davantage ce fameux principe créateur et libertaire, autocratique, plutôt que celle du Diable médiéval avec son rictus, ses cornes et ses sabots fourchus. Quant aux rites sataniques mettant en scène des meurtres réels ou mimés de femmes dénudées ou de jeunes enfants préalablement torturés et violés, font-ils partie d’un folklore macabre imaginaire entourant les Skulls and Bones et autres sociétés secrètes qualifiées de sataniques, ou s’agit-il de vérités ? Difficile de trancher.

Quoi qu’il en soit, Macron représente à l’évidence le prototype du petit soldat entièrement formaté par cette confrérie des Puissants. Sa formation initiale Sciences Po l’ENA se double d’un parcours sans fautes dans la haute fonction publique et la grande banque d’affaires, avec un passage à la Commission Attali puis comme conseiller du Prince. Tout ce qu’il faut pour être un parfait haut fonctionnaire du Système. Et officier en qualité de Président pour mettre ces Gaulois réfractaires au pas en déroulant l’agenda néolibéral, parachever le Grand Œuvre de ses prédécesseurs pour déconstruire totalement le système de protection sociale à la francaise, et vendre l’Etat par appartements en bradant une à une toutes les administrations et sociétés publiques : Assurance chômage, transports, énergie, FDJ, Assurance retraite, Sécu, Police, armée…

Quant à la République ou à la nation, la France, Macron s’en moque éperdument. Pour lui ce n’est qu’une vieille coquille rouillée à intégrer au plus vite dans le Nouvel Ordre Mondial. En gardant juste un semblant de coquetterie passéiste pour vendre quelques châteaux aux investisseurs chinois et Mona Lisa en produits dérivés aux touristes japonais.

D’ailleurs n’a-t-il pas surpris tout le monde en affirmant durant sa campagne de 2017 : « Il n’existe pas de culture française !« 

La culture pour Macron ça sert à impressionner ses hôtes dans les dîners officiels à l’Élysée, guère plus. La culture, la vraie, c’est limite suspect, dangereux, puisque ça sert à penser et ça empêche de se fondre dans le grand indifférencié mondialiste. D’ailleurs quelle image nous a-t-il laissée de la culture version Manu-Brigitte ? Des drag queens blacks de dandinant devant un DJ le 14 juillet sur les marches du péron de l’Elysée. Le factice, le superficiel, l’éphémère, l’insignifiant, l’extravagant, le vulgaire. Pas vraiment un symbole de culture française, même la plus baroque et décalée. Jack Lang nous avait habitués à plus subversif mais surtout plus créatif, avec le Défilé Goude du Bicentenaire.

Aucun doute que Macron ait été placé là pour achever de détruire la France : son système juridique pour en faire un boulevard aux produits américains, son système de protection sociale pour adapter notre économie au marché mondial, son paysage politique pour faire place au rouleau compresseur d’un mirage baptisé En Marche, sa cohésion sociale en devançant les exigences du Medef et en refusant toute concession aux syndicats, son unité nationale en ouvrant toutes grandes les portes aux islamistes du CCIF, sa culture en noyant celle-ci dans le marché mondial confusionnel des signes à recycler et des valeurs en berne. Bien forcé de relever les frontières pour céder à l’entourloupe du coronavirus, juste le temps que la crise annoncée achève de ruiner la confiance des Français et tout ce qu’il y a encore à sauver.

La « guerre » holographique et le banquier prestidigitateur

Mis en avant

Face à une gestion de crise du coronavirus et aux multiples erreurs et impréparations du gouvernement, l’idée se répand que Macron serait « le pire Président » de notre Histoire. Comme celle que ce gouvernement ne serait qu' »une bande d’incompétents » incapables de gérer cette crise sanitaire.

Quelle erreur de jugement ! Quel piège de la raison, destiné à masquer une indicible réalité !

Et ce pour une raison obscènement simple : Macron N’EST PAS PRÉSIDENT.

En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Macron n’a jamais cherché à se faire élire comme ses prédécesseurs, par goût du pouvoir et pour diriger le pays. Pour s’asseoir dans ce fauteuil de grand monarque républicain créé par de Gaulle et occupé par 7 Présidents successifs, avec plus ou moins de succès. Ni pour représenter la France, dans une continuité historique, culturelle et institutionnelle.

Il nous l’a assez vendu : Macron, c’est la rupture.
Mais pas exactement celle que l’on croit.

Macron n’a jamais été et ne sera jamais un « chef d’État ». Sauf pour amuser la galerie lors du Défilé du 14 Juillet, du G7 à Biarritz, ou le temps d’un cocktail emplumé à l’Elysée.

Tout simplement parce l’État, la France, la nation, la République, ses institutions, et même la démocratie, qu’il défend pourtant avec des trémolos dans la voix comme dans cette interview burlesque au Financial Times le 16 avril, Macron n’en a strictement rien à foutre.

Il n’a d’ailleurs jamais été « élu ». En voilà une idée bien saugrenue ! A moins de confondre le fantastique hologramme médiatique qu’on nous a servi en guise d' »élections » avec la réalité.

Un scénario élaboré de longue date, un casting d’anthologie, des rebondissements à couper le souffle, un suspense insoutenable, un duel au sommet captivant. Et un happy end digne des meilleurs films hollywoodiens : la méchante sorcière terrassée par le Prince charmant.

Et puis ce sacre solennel du Sauveur de la République dans le Palais des rois de France, face à la Pyramide maçonnique, avec sons et lumières, danseuses exotiques et musique électro sous les façades classiques du Grand Louvre. Quelle apothéose ! Quel panache !

Donc Macron n’est ni Président d’une République qu’il méprise, ni chef d’un État qu’il est payé pour déshabiller. Et il n’a même pas été élu par des Gaulois aussi réfractaires que manipulés, à l’issue du plus sanglant exercice de chamboule-tout de la République.

Macron n’est que le haut fonctionnaire d’un système qui l’a propulsé au sommet pour lui faire appliquer son agenda à la lettre. Après l’avoir repéré dès la sortie de Sciences Po, biberonné au bon lolo progressiste, et flanqué de bonnes fées libérales pour nurser sa carrière sous les meilleurs auspices : Attali, Rothschild, Brabeck, Bébéar, Bergé, Bolloré, Niel et tant d’autres.

Macron est un non-Président pas comme les autres. La fourberie, le marketing politique, la comm, il en maîtrise toutes les arcanes à merveille. Parler des heures pour ne rien dire, il sait faire comme personne et il adore.

Mais comment l’accuser d’être mauvais ou à côté de la plaque quand on lui demande d’effectuer un job pour lequel il n’a pas été programmé ? Sauver des vies ? Mais ça ne figure pas dans le manuel du parfait petit grouillot apprenti dictateur !

Pourtant, face à cette étrange pandémie, le banquier Sensodyne se mue soudainement en Général Pinocchio : « Nous sommes en guerre !« , martèle-t-il sur un ton martial.

S’agit-il d’une métaphore ou d’une vraie guerre ? Aucune des deux ! Juste une arnaque hollywoodienne de plus. Pour fasciner les foules, les terroriser et les mettre en coupe réglée, bien confinées, rien de tel qu’un bon scénario catastrophe du type pandémie-zombies. Après le terrorisme, l’Apocalypse climatique ou migratoire, place à l’ennemi le plus invisible qui soit, et donc le plus flippant et le plus commode de ces 30 dernières années !

Il faut le dire : Macron est excellent acteur ! Tantôt prophète, comme Charlton Heston conduisant les esclaves hébreux vers la liberté. Ou Robert Powell et ses prêches hallucinés dans Jésus de Nazareth. Tantôt héros de guerre, comme Marlon Brando face aux mutinés du Bounty (Gilets jaunes), Denis Quaid face à l’Apocalypse climatique (dans Le Jour d’après), Rambo face à l’hydre islamiste, et même Tom Cruise face aux aliens dans La Guerre des mondes : il les niquent tous ! Aujourd’hui c’est le rôle Will Smith dans I Legend qu’il reprend : ce dernier survivant d’une civilisation décimée, en guerre contre un virus mutant échappé d’un labo et une armée de zombies anthropophages.

Donc Macron n’est nullement mauvais face à cette crise. Il est même très très bon ! Y compris sur les résultats obtenus.

Car soyons sérieux : quels sont ses objectifs ? Protéger les Français ? Limiter le nombre de morts et de contaminations ? Délivrer les moyens et mobiliser les ressources nécessaires pour endiguer l’épidémie ?

Mais vous n’y êtes pas ! Macron n’a jamais été posé là pour servir les Français, mais la finance, les multinationales et les lobbies qui l’ont fait élire.

Au premier rang desquels le lobby des vaccins et le lobby pharmaceutique. Bayer-Monsanto, Giléad, AbbVie, Roche, sont des exemples parmi d’autres de ces lobbies champions toutes catégories de la corruption du milieu médical, des agences de santé, mais aussi des politiques, qui font et défont réputations et élections, et qui ne reculent devant rien pour déployer leur stratégie.

Ceux-là avaient déjà généreusement financé, qui la campagne de 2017, qui LREM, qui ce « Comité Scientifique » totalement bidon composé exclusivement de lampistes bardés de conflits d’intérêts. Et ils attendent fermement un retour sur investissement.

Plus juteux en tout cas que l’acompte des 11 vaccins que Macron s’est obstiné en 2018 à rendre obligatoires pour les très jeunes enfants, contre l’avis de plusieurs sommités du monde médical.

A ceux qui ne l’auraient pas encore compris donc, ce cirque pandémique, cette précarité organisée de masques, de gels, de matériels médicaux, conduisant à un long confinement obligatoire, n’est destinée dans un pays corrompu jusqu’à la moelle comme la France qu’à préparer la sortie d’un vaccin, probablement obligatoire pour tous.

Ce qui suppose d’attendre que celui-ci soit prêt à être délivré. Et surtout que la population soit prête à l’accepter en masse sans broncher, car au bord du suicide après 2 ou 3 mois voire plus d’assignation à résidence surveillée. Encore faut-il qu’il y ait un réservoir suffisant de séronégatifs au coronavirus pour pouvoir les vacciner massivement avant déconfinement. D’où la nécessité d’un confinement imposé, généralisé et prolongé. Une stratégie préférée à celle de « l’immunité de groupe » choisie par d’autres pays, du traitement rapide des sujets suspectés d’être contaminés, et de la prophylaxie par les gestes barrière et la distanciation sociale.

Ce vaccin sera-t-il efficace ? C’est ce qu’on nous fait croire. Et c’est pour ça qu’il faut faire durer le plaisir, en prétextant attendre le verdict des essais thérapeutiques menés dans divers pays.

Et puis surtout il est capital de ruiner la réputation de ce Professeur rebelle et de son traitement miracle à 4€ la boîte, qui risquerait s’il était généralisé de tuer la poule aux œufs d’or. Ce à quoi « spécialistes » corrompus ou autoproclamés, médias de propagande, intellectuels de cour et autres gogos suiveurs s’acharnent à faire 3 mois après que le traitement a prouvé son incroyable efficacité, confirmée par d’autres études.

Quoi qu’il en soit, on vérifiera d’ici quelques mois à quel point Macron aura fait du bon boulot. Et ce succès se reflétera notamment dans les bénéfices publiés pour 2020 et 2021 par les labos concernés, alors que le monde aura sombré dans une apocalypse économique sans précédent. Aucun doute que des délits d’initiés pourront même être constatés concernant l’achat puis la revente spéculative d’actions de ces compagnies qui auront bondi entre temps, à rebours d’un des plus grands Pearl Harbor boursiers de l’Histoire.

Ceux qui oublient que Macron est un banquier et le reste sont des naifs et des dupes. Toute cette histoire de « guerre » et cette mise en scène quotidienne de la « crise sanitaire » diffusée par les médias de propagande n’est là que pour conditionner les esprits en leur faisant croire à l’hologramme déployé pour mieux les manipuler.

La qualité numéro 1 d’un banquier d’affaires est de savoir charmer et mentir habilement.

Si l’on suit ce critère, Macron est tout sauf un mauvais, c’est un maestro. Un acteur doublé d’un prestidigitateur. Un illusionniste. Capable de dissimuler ses vraies motivations et les vrais enjeux derrière un art oratoire consommé conçu comme un puissant soporifique, de se dérober aux analyses derrière un faux amateurisme destiné à brouiller les pistes. Autant de stratégies politiques, rhétoriques et d’image destinées à masquer une politique machiavélique et de sombres desseins, au service de discrets et puissants intérêts privés.

Une marionnette, un polichinelle, Macron l’est certainement. Mais redoutablement efficace, cynique et déterminé. Macron se moque d’être Président, ou de le rester en 2022 : son avenir à la banque Rothschild, dont il est toujours actionnaire, ou dans une autre officine du Nouvel Ordre Mondial, est d’ores et déjà assuré. La politique ne l’intéresse pas en soi. Ce n’est ni une passion ni une vocation, mais un instrument, un moyen. Un job temporaire et nécessaire pour mettre en place les réformes voulues et adapter l’exception française au laminoir néolibéral mondialiste.

Pour Macron le « maître » de la France n’est pas le Peuple souverain, mais l’Argent-roi. Macron n’est pas le premier serviteur de la République française, mais de la Banque mondiale. Ses héros historiques ne s’appellent pas Lafayette, Danton, Robespierre ou Camille Desmoulins, mais Morgan, Rockefeller, Rothschild ou Lehmann Brothers. Et son maître à penser n’est évidemment pas le philosophe humaniste, socialiste et protestant Paul Ricœur dont il prétend avoir été l’ami (quel imposture !) mais Milton Friedman.

Tout le reste, c’est du packaging. Une illusion. Un mirage. De la poudre aux yeux. Des promesses de bateleur, aussi fausses qu’interchangeables.

Depuis le début, ces premiers meetings ampoulés remplis d’abrutis séduits par « la jeunesse » et le côté « nouveau » d’un candidat sorti de nulle part, l’absence de programme noyée dans une soupe au « ni ni« , tout sonne faux. Et vide. Exactement comme ces marques de lessive qui ne changent rien à la formule, mais vous promettent tous les 3 mois un produit « nouveau« , « révolutionnaire » et surtout « 3 en 1 » (« Et en même temps« …) Tout et son contraire, au gré des modes et des fantaisies, pourvu que vous tombiez dans le panneau.

Macron, c’est le dernier avatar politique de la star strategy, une méthode de fils de Pub développée en France par Séguéla et ses disciples. Le contraire de la copy strategy, qui en communication prétend s’adresser à la raison, en déroulant rationnellement les arguments qui prouvent qu’un produit ou un candidat est efficace et meilleur qu’un autre. La star strategy est au contraire une machine à rêves, à fabriquer du mythe, une aura, une ambiance, une promesse, un vertige, à partir d’un contenu totalement creux, inexistant. Elle s’adresse à l’inconscient, à l’imaginaire, au cerveau droit. Et crée volontairement des messages subliminaux, manipulateurs, distillés dans un jargon, une symbolique, une mélodie, une nébuleuse, un cloud flou, éthéré, narcotique…

Macron Président n’obéissait pas à un choix raisonné, à une option sur catalogue mûrement soupesée. Mais à un achat d’impulsion. Comme ce clic sur le site d’En Marche !, qui suffisait pour devenir membre (sans cotiser) en 1/10e de seconde, gonflant ainsi rapidement et artificiellement le nombre d’adhérents de ce « parti » totalement bidon ressemblant plus à un fan-club de star du R&B ou à la page Facebook pour lancer la sortie du prochain Star Wars qu’à un vrai parti de sympathisants et militants. Un piège à cons. Sans aucun projet, vision ni objectifs : les véritables étant trop inavouables, il fallait alors beaucoup d’enrobage, d’entubage et de pommadage pour faire passer le clystère. Et que chacun y trouvât son compte face au cataclysme qui ruinait les partis traditionnels.

Macron c’est donc l’art d’attirer sur soi tous les fantasmes, toutes les projections, toutes les attentes. Puis de façon tout aussi impulsive, versatile, de concentrer sur sa personne toutes les haines, les rancœurs, les ressentiments. Comme un paratonnerre. Pour mieux les détourner, les neutraliser, les digérer, les dissoudre, les vider. Et rebondir sur ses pattes comme un chat tombé d’un arbre. Insaisissable. Presque inexistant.

Macron serait-il donc un fantôme ? Une chimère ? Un hologramme ? Une hallucination collective ?

Oui, en partie. Car Macron est le catalyseur des freins et des obstacles à l’évolution de la conscience collective.

Il joue sur nos ambiguïtés, nos faiblesses, nos lâchetés. Sans elles, ils ne peut occuper l’espace, et se répliquer dans les esprits, tel un programme parasite.

Macron c’est « Smith » dans le film Matrix. Un cadre en costume cravate noirs dénué de toute émotion. Cynique, impitoyable et déterminé. Virus-agent secret omniprésent et vigile cannibale du Système. Réplicable à l’infini, il n’est là que pour vous absorber, vous digérer, vous intégrer à la Matrice. Comme esclave, comme cheville ouvrière, comme simple robot, ou comme nouvel agent de surveillance zélé.

Macron n’a pas été élu, et il n’est pas non plus l’Élu, même s’il en caricature parfois l’allure avec ses postures compassionnelles quasi christiques et son Verbe sorti d’un mauvais sermon de catéchèse.

Mais à l’inverse de Néo, le héros christique de ce combat entre hommes et machines dans Matrix, le programme Smith ignore la vraie nature de cette réalité factice dont il aimerait lui aussi s’extraire. Il ne sait que combattre pour assimiler et répliquer. Servilement. Machinalement. Obsessionnellement.

Macron n’est pas vraiment humain, car il n’a ni cœur, ni âme, ni émotion. Son cœur, Dieu sait à qui il le donne ; à l’Argent sans doute. Son âme, il l’a depuis longtemps vendue à Mammon, dieu des richesses. Ses émotions, c’est aussi à cause de leur absence que les rois de la finance se sont entichés de lui : un homme ambitieux et déterminé, « avec une totale absence d’éthique républicaine », disait l’un d’entre eux. Une aubaine pour les stratèges néolibéraux pressés de détruire les états-nations.

Ce que ses anciens collègues de Rothschild ou de la Haute fonction publique s’accordent à reconnaître avec étonnement en lui c’est un être froid, organisé, souvent brillant, démesurément ambitieux, arrogant, méprisant, tout en se présentant à l’extérieur comme faussement chaleureux, un brin fragile, sensible, vulnérable.

Mais tout est faux chez lui. Son couple est faux. Son orientation sexuelle est fausse. Ses émotions sont fausses, singées, calculées. Ses engouements, ses exaspérations, ses atermoiements sont faux.

Que ce soit pour les victimes d’un ouragan, pour un film de propagande islamiste césarisé (Les Misérables), pour les aide-soignantes qui se battent pour sauver des vies. Et même pour la France, qu’il célèbre comme pour s’en moquer en invitant des drag queens le 14 Juillet à l’Elysée.

Le seul moteur de cet équilibriste au service de ses maîtres et de sa propre gloire, c’est l’ambition et l’orgueil. Et bien sûr l’avidité et le pouvoir. Surtout pas un idéal, une vision, des valeurs. Pour lui ces catégories relèvent des faiblesses trop humaines, méprisables. Quand on fait partie de la race des maîtres du monde, ou du moins qu’on les sert et les côtoie, car Macron n’est absolument pas de ceux-là, on ne s’abaisse pas à la compassion, à rêver d’un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, comme ces boomers ex hippies.

Pourtant Macron n’a que ces mots-là à la bouche quand il s’agit de charmer. On croirait presque entendre un chanoine prêcher du haut de sa chaire. Serait-il schizophrène, ou simplement hypocrite ?

Non, Macron n’est pas Bossuet. Plutôt Caligula. Ou la réincarnation de son homonyme, le préfet romain Naevius Sutorius Macro, dit Macron, éliminateur de sénateurs, assassin présumé de Tibère, faiseur d’empereurs, politicien machiavélique et ami de Caligula.

C’est comme quand il parle du « Destin« , de « spirituel » et de « transcendance« , avec un air halluciné, le regard vague et une voix de possédé. Théâtre ou folie ? Tout porte à croire qu’il s’agit de théâtre, de manipulations destinées à égarer l’auditeur, en cultivant le mystère autour de sa personne.

A moins que Macron ne soit l’un de ces pantins totalement fabriqués et manipulés par le système, selon les bonnes vieilles méthodes de manipulation et de programmation mentale mises au point depuis le programme Monarch ou MK Ultra développé par le CIA dans les années 1950 à 1970. Fort plausible vue la psychologie du gamin. Et les zones d’ombre de sa personnalité, comme son homosexualité compulsive et son addiction à la cocaïne qui le rendent plus manipulable.

H.I.V. : Human Islamist Virus – Pourquoi l’islamisme est une forme de sida idéologique qui s’attaque aux sociétés musulmanes et occidentales ?

Mis en avant

S.I.D.A. Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise.

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Au plan symbolique, le sida est une forme de dislocation identitaire.

D’un point de vue biologique, le virus HIV responsable de la maladie cible, parasite puis détruit les lymphocytes T4. Au cœur des mécanismes complexe de l’immunité, le rôle de ces lymphocytes peut être comparé à celui à celui de « vigiles ». Fidèles gardiens, les lymphocytes T4 identifient les agents pathogènes qui se multiplient dans l’organisme et déclenchent l’alerte grâce à des médiateurs chimiques auprès d’autres cellules immunitaires qui vont attaquer ou digérer ces agents pathogènes.

De même l’immunité, dont une bonne partie se joue dans le système digestif, assure un équilibre homéostasique entre des éléments extérieurs assimilables par l’organisme et provenant de la digestion, de la respiration, de contacts cutanés, de blessures ou d’échanges de fluides sexuels, et des agents pathogènes qui en excès mettraient en péril l’organisme.

Ainsi d’un point de vue symbolique l’immunité se présente comme un ensemble de mécanismes chargés d’assurer en permanence l’homogénéité, la congruence dynamique et la survie du corps humain, et donc de l’être humain au plan biologique.

Parce qu’elle opère en permanence un tri sélectif entre « ce qui est moi » et « ce qui n’est pas moi » l’immunité est une conscience garante de l’identité personnelle.

Il ne faudrait pas céder à une représentation trop « individualiste » de l’être que nous sommes. Un individu ou un organisme qui serait totalement séparé des autres. La vie est faite d’équilibre homéostasiques et évolutifs. Au plan biologique, mais aussi psychologique, social, politique, nous sommes tous intimement reliés les uns aux autres. Notre organisme est lui-même constitué d’un agrégat impermanent de protéines, de cellules, et de milliards d’hôtes étrangers comme les bactéries qui constituent notre flore intestinale, sans lesquelles nous serions voués à une mort certaine.

La vie repose donc sur tout un échafaudage d’équilibres, d’alliances, de coopérations entre des formes vivantes qui la composent.

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Quant aux religions, depuis les temps primitifs et les religions animistes, elles sont des systèmes de croyances, de représentations et de rites qui relient les êtres au sein de groupes humains, mais aussi à l’ensemble du vivant et de l’Univers selon des cosmogonies aussi diverses que les religions elles-mêmes.

Quant ces religions se dénaturent en systèmes dogmatiques, qu’elles se referment sur une orthodoxie et une orthopraxie qui confinent à l’intégrisme, qu’elles fondent leur justification sur une revendication offensive, agressive, destructrice à l’égard d’autres croyances, d’autres modèles, d’autres groupes, qu’elles ne servent que la volonté de puissance, le désir de conquête, d’asservissement, de soumission, qu’elles se réduisent à une simple rhétorique au service d’une ambition politique, alors elle trahissent la fonction pour laquelle elles ont été élaborées et cessent de jouer leur rôle de lien spirituel, de sacralisation et de perpétuation du Sens.

Peu importe qu’elles se réfèrent à un dieu, un principe ou une Conscience supérieure. Peu importe qu’elles servent la Transcendance divine, pour les religions monothéistes, ou celle du Collectif, pour les religions athées comme le communisme. Le résultat est le même : la promotion d’une idéologie totalitaire qui broie les individus, leur identité, leurs libertés, en les rendant esclaves d’un système ou d’une caste.

Ainsi l’islamisme, qui est un dévoiement complet de l’Islam dans sa version spirituelle et humaniste, est une idéologie qui distord les principes d’une religion à laquelle il se réfère pour mieux asseoir son emprise spirituelle, idéologique et politique sur les croyants.

Pour parvenir à ses fins dans les sociétés musulmanes, l’islamisme s’infiltre dans les discours, dans les consciences, dans les réseaux de pouvoir, ou quand ceux-ci sont suffisamment affaiblis il les attaque frontalement pour les renverser.

Artisan du mensonge, de la confusion et de la manipulation, l’islamisme sème le doute. Il instrumentalise les faiblesses, les craintes, les ressentiments. Il s’insinue en laissant croire que la seule manière pour les peuples opprimés de reconquérir leur liberté est d’adhérer à un Islam « pur », radical, de revenir au mythe d’un Islam originel, de débarrasser les formes sociales, juridiques, religieuses, cultuelles et symboliques de tous les oripeaux sacrilèges hérités de la corruption des dirigeants de pays arabes ou musulmans avec la modernité, les valeurs occidentales, la démocratie, avec ces idéaux impurs, décadents, délétères transmis par la colonisation, la corruption des nations infidèles.

L’islamisme conduit les musulmans à se diviser d’avec eux-mêmes. Il surfe sur leur malaise pour se multiplier, il parasite les discours, les représentations, les schémas identitaires et communautaires en place pour les neutraliser, les faire éclater, les subvertir et les vampiriser.

Exactement comme le virus du sida parasite le génome de ses hôtes pour se répliquer.

En effet, comme le virus du sida, l’islamisme est incapable de survivre au grand jour, incapable de se répandre. Il a besoin de pirater un organisme vivant pour en utiliser l’énergie afin de se multiplier.

Exposé à la lumière, déconnecté des cellules humaines qu’il parasite, le virus islamiste ne peut survivre. Il a besoin de surenchère et de contamination virale pour se disséminer.

Il utilise les flux rhétoriques comme le virus HIV utilise les fluides sexuels, sanguins ou placentaires. Il surfent sur les amalgames pour propager des mensonges.

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Quand il rencontre des cellules immunitaires qui l’identifient comme nuisible et sonnent l’alerte, il les attaque aussitôt. Il culpabilise, crie à « l’islamophobie », et dans bien des cas il utilise la justice même s’il a peu de chances de l’emporter pour affaiblir, ruiner et dissuader ses adversaires.

Son arme favorite pour tétaniser les défenses, c’est la terreur. La terreur djihadiste ou l’intimidation, le harcèlement psychologique, les menaces de mort adressées à ses adversaires.

Exactement comme le sida opérait sur ses proies et ses victimes une « sidération ». L’élément psychologique est en effet fondamental, tant dans les mécanismes de contamination que ceux qui président à l’évolution de l’infection vers la maladie. Tout affaiblissement psychologique, tout renoncement à se battre, toute perte de conscience de soi, de confiance en soi ou du goût de la vie sont des cofacteurs déterminants dans le déclenchement de la maladie.

L’islamisme est le Cheval de Troie des sociétés modernes, démocratiques, républicaines. Une fois qu’il a contaminé un nombre suffisant de musulmans et les a agrégés dans une « Oumma » factice qui sert de faire-valoir à sa rhétorique victimaire, il s’assure de soutiens auprès de politiques, d’intellectuels, de médias et d’institutions en utilisant et pervertissant les principes de ces sociétés qui sont justement sensés les protéger contre une telle menace.

Les islamo-gauchistes et autres idiots utiles de l’islamophobie deviennent les relais serviles de cette idéologie, au nom des valeurs républicaines, des libertés individuelles, de la liberté de conscience, du droit des minorités, de la laïcité, de l’antiracisme, de la lutte contre la xénophobie, le fascisme et l’extrémisme, le populisme, l’intolérance ou l’oppression, et même au nom du féminisme et des droits des femmes.

Ceux-là sont contaminés et perdus pour la République. Leur chute est annoncée. Atteint par ce sida idéologique, leur propre logiciel intellectuel et éthique est hors service. Il tourne en boucle et plus on cherche à les persuader de leur égarement, plus ils s’emballent en répétant les mêmes formules stéréotypées.

La plupart sont sincères mais d’autres ne sont que des clientélistes machiavéliques qui ont abdiqué toute morale, tout honneur et tout sens de l’intérêt général, obnubilés par leur carrière.

Les plus coupables ne sont pas ceux que l’on croit. Derrière les Mélenchon, Hamon, Autain, Benbassa, Lipietz, tous ces politicards de gauche et d’extrême gauche qui ont abdiqué leur conscience en espérant se refaire une vertu et une virginité politiques, d’autres au style plus consensuel sont sans doute les plus dangereux. Au premier rang desquels le chef de l’Etat Emmanuel Macron. Un homme qui n’a jamais eu aucune morale, aucune vision, aucun projet pour la France, sinon de servir sa carrière et les intérêts des lobbies qui l’ont hissé au pouvoir.

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Bien qu’il compte dans son entourage quelques lobbyistes de l’islamisme, Macron n’est pas vraiment atteint par le sida islamiste. N’ayant aucune morale personnelle ou politique, Macron, malgré ses postures solennelles et ses beaux sermons de circonstance, n’est qu’une sorte d’humanoïde servile programmé dès Sciences Po pour servir un système qui ignore toute autre préoccupation éthique que le retour sur investissement.

Tant que la montée de l’islamisme et son opposition avec l’extrémisme servent ses intérêts, le Président ne fera strictement rien pour engager une politique idoine afin de lutter efficacement contre ce fléau. D’où son silence stupéfiant depuis l’attentat de la Préfecture, l’emballement médiatique sur le voile et l’attaque de la mosquée de Bayonne par un déséquilibré.

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C’est pourquoi il appartient aux vrais républicains de se mobiliser pour combattre cette épidémie. Et de puiser dans le patrimoine de nos valeurs communes pour élaborer le vaccin qui saura vaincre l’assaillant.

Cela devient urgent. Car les sondages montrent une imprégnation croissante des phénomènes de radicalisation. Un sujet passé sous silence depuis Mickaël Harpon au bénéfice d’un soap-opéra bien commode sur le voile. Tout comme la prévalence des idées islamistes révélée par les sondages auprès des musulmans français, notamment les plus jeunes, aurait de quoi alerter les pouvoirs publics.

Il est urgent de mettre en place un plan prophylactique avant que cette épidémie de sida islamiste ne se répande dans tous les rouages de l’Etat et de la République.

La France a un rôle éminent à jouer, elle qui est l’héritière d’une tradition démocratique et humaniste que le monde nous envie toujours. Si la France échoue dans cette bataille, c’est toute l’Europe qui sombrera d’ici le milieu de ce siècle.

 

 

 

Bareback, ou comment bien s’en foutre

Retour sur 35 ans d’épidémie de sida, sur l’évolution des comportements et des représentations en matière de prévention.

1/ SIDÉRATION

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5 juin 1981 : le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta fait état, chez cinq jeunes homosexuels de Californie, d’une pneumonie rare qui ne frappait jusqu’alors que des sujets fortement immunodéprimés. Un mois plus tard, un cancer de la peau très rare est diagnostiqué chez 26 homosexuels américains. On parle à l’époque de « cancer gay ».

Le sarcome de Kaposi est encore inconnu du grand public mais déjà les photos de ces jeunes gens décharnés et couverts de taches sombres sur le corps s’étalent sur les pages des tabloïds et provoquent la stupeur.

La médecine est impuissante à expliquer les raisons de la rapide et spectaculaire dégradation de leur état de santé. On incrimine un temps les poppers. En vain. Certains parlent d’une nouvelle « peste des temps modernes ». D’autres osent invoquer l’hypothèse d’un « châtiment divin » pour les fornicateurs et les sodomites.

Très rapidement ces cas inexpliqués d’effondrement immunitaire chez des hommes jeunes et en bonne santé se multiplient et gagnent d’autres communautés homosexuelles en Europe. Un premier est diagnostiqué en France en 1981. L’hypothèse infectieuse se confirme à mesure que les hôpitaux désorientés accueillent ces nouveaux malades.

La peur s’installe et tout bascule : on croyait la science à même de nous protéger des plus grands fléaux et la voici totalement mise en échec devant ce mal d’un nouveau genre.
Et puis ce qu’on appelle d’abord S.I.D.A. fait resurgir des peurs ancestrales. Sa portée symbolique est éloquente : comme il semble se communiquer par les fluides sexuels sans qu’on puisse identifier la cause exacte, c’est la transmission de la vie qui se voit symboliquement confondue avec celle de la mort. Et comme il semble ne concerner au départ que les homosexuels masculins cela semble accréditer l’idée folle que ceux qui pèchent contre la nature reçoivent le salaire de leur iniquité.

Alors que l’homosexualitée est encore stigmatisée et pénalisée dans beaucoup de pays occidentaux (elle ne sera dépénalisée en France qu’après l’arrivée de François Mitterand au pouvoir), les homosexuels qui rêvent d’une reconnaissance et de plus de liberté, sans même parler de droit snouveaux, comme pour toute une génération qui a grandit avec la libération des moeurs, les paillettes du disco et la levée de tous les tabous, le sida sonne comme un coup de massue, une trompette d’apocalypse. Tous sont sidérés et ne savent ni comment réagir ni quel sera leur avenir.

Il faudra attendre que les chercheurs découvrent la cause de la maladie et qu’on puisse envisager comment s’en protéger pour que s’organise un embryon de réponse à cette catastrophe et que des pionniers courageux entreprennent de venir en aide à leurs amis décimés en se mobilisant contre la peur généralisée, la tentation de désigner des boucs émissaires ou de condamner toute une population avant même qu’elle ne soit touchée.

2/ RETROVIRUS

1983 : H.I.V.

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Avec ces 3 petites lettres on tient enfin le coupable ! L’équipe du professeur Montagnier vient d’isoler une souche virale chez un malade du sida qui cible certains lymphocytes appelés « T4 », lesquels jouent un rôle de vigiles et d’alerte au sein du système immunitaire en déclenchant la réponse immunitaire en cas d’infection. Quand trop de ces lymphocytes sont détruits par le virus, l’organisme devient incapable de se défendre contre les infections opportunistes et le patient ne tarde pas à mourir de leurs conséquences, le plus souvent d’épuisement.
Mais désormais on connaît l’agresseur : il y a donc un espoir, à terme, de vaincre la maladie et d’enrayer l’hécatombe qui gagne toute la population homosexuelle dans les grands centres urbains et commence même à s’élargir aux hétérosexuels.

3/ AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA PRÉVENTION

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Face à cette épidémie d’un nouveau genre initié au milieu des très libertaires seventies puis galopante dans les décennies 1980 et 1990, face à l’absence de traitements efficaces jusqu’à l’arrivée des trithérapies en 1996, associations d’aide aux malades, pouvoirs publics, corps médical, médias et communautés LGBT se tournent vers le seul rempart à la contamination : la bonne vieille « capote anglaise ».

On multiplie les messages de prévention, on tente par tous les moyens et à grand renforts de budgets publicitaires de rendre le plastique sympathique. Mais le sida court toujours. Et surtout il tue de plus en plus.

La raison et la peur d’être contaminé l’emportent toutefois sur la tentation défaitiste ou l’irresponsabilité d’une génération hédoniste habituée à jouir sans entraves et au sexe sans capote.
Mais si le ruban rouge est pour l’heure très tendance, la capote ne parvient pas à le devenir.

On se résout pourtant à l’utiliser en attendant des jours meilleurs… qui tardent à venir.
Grâce à cette persévérance, l’épidémie donne quelques signes de ralentissement. Quant aux avancées de la médecine, elles oscillent entre annonces spectaculaires, faux espoirs et désillusions.

On s’habitue à voir mourir ses amis et si l’on a la chance d’être passé au travers on fait contre mauvaise fortune bon cœur. On vit sous cloche en soutenant ceux qui n’ont plus la force de lutter ou plus envie de baiser à force d’être gavés de cachetons.
Quant à ceux, rares ou planqués, qui osaient se soustraire à l’injonction préventive et baiser sans capote, ils sont considérés, à juste titre, comme des irresponsables et des criminels.
D’ailleurs nombreux sont ceux qui ont contaminé sciemment leurs partenaires lors d’un rapport non protégé sans les avertir au préalable et ont fini en prison.

4/ LE « DEUIL DU DEUIL »

1996 : changement complet de paradigme.

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La science dont l’orgueil avait été sérieusement malmené par 15 années de défaites contre le sida tient enfin sa revanche avec l’arrivée des trithérapies. En associant 3 molécules qui agissent à des stades différents de la réplication virale on arrive enfin à ralentir celle-ci voire à la bloquer complètement.

Si l’on ne peut encore parler de guérison, du moins peut-on redonner aux séropositifs et aux malades qui ont tenu le coup l’espoir d’une vie prolongée sinon normale.
Et le pari tient ses promesses. Malgré la lourdeur des traitements et les nombreux effets secondaires, des mourants reprennent vie comme par miracle, du poids, des joues, de l’énergie, du moral, de l’appétit… et même une vie sexuelle !
On se prend même – changement inouï – à refaire des projets à long terme ! Alors que l’équation semblait auparavant posée comme une sentence inexorable :

PEDE = SEROPO = SIDA = MORT !

Certains se remettent même à faire du sport, à sortir, à reprendre une vie sociale, voire à retravailler.
Toute une génération de séropositifs auxquels on ne donnait plus vraiment d’espoir, qui étaient étiquetés à vie et qui n’avaient d’autre réconfort que la compassion craintive d’une société angoissée envers les « victimes » du sida se retrouvent face à un dilemme inattendu : comment redonner du sens à son existence quand on s’était préparé à mourir. Il faut faire le deuil du deuil… Pas simple.
Il faut aussi comprendre que pour beaucoup de personnes concernées, être séropositif était une identité, sinon le cœur de leur identité.

5/ « DES MOLÉCULES POUR QU’ON S’ENCULE ! »

C’est par ce slogan parmi d’autres du même goût (« Sida is disco»…) qu’Act Up défile dans les rangs de la Gay Pride à la fin de la décennie 1990.
Il résume à lui seul le changement d’attitude d’une partie des gays, qui de la sidération au courage, de la honte à l’action militante pour rendre visibles la maladie et l’homosexualité, ont poussé la surenchère auprès des politiques et de l’opinion publique pour réclamer toujours davantage de reconnaissance, de prérogatives et de droits, jusqu’à exiger un statut d’immunité ( !…) ou d’exception à l’instar des enfants capricieux qui veulent tout tout de suite.

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L’Etat a ouvert ses caisses (du moins au début), le bourgeois son porte-monnaie, toute la société a compati au sort de ces malades qui venaient expliquer leur combat quotidien contre la maladie sur les plateaux télé, la société a évolué, l’homosexualité est sortie du placard et a acquis une reconnaissance, on a voté le PACS en 1999, porté au départ par des militants soucieux de donner des droits élémentaires aux conjoints de malades décédés du sida et expulsés par leur famille ou leur propriétaire, puis le mariage pour tous en 2013. On ne peut qu’applaudir à ces avancées.
Mais à l’aube de l’an 2000, alors que de nouvelles molécules arrivaient chaque année et que l’on commençait à mieux maitriser les traitements, ça n’était pas assez.

Conséquence : une fracture s’est produite. Déjà le sida était moins « tendance », mobilisait moins les bonnes âmes. Et puis à l’heure où Christine Boutin incarnait la France bigote, réac et homophobe, une partie de la société a commencé à douter de sa générosité et de l’honnêteté des militants. Les fonds alloués aux programmes de prévention et aux divers services d’aide aux malades délégués par l’Etat aux associations comme AIDES se sont taris.
Alors certains ont cru malin d’en rajouter une couche dans la provocation, produisant un effet de rejet à l’égard des homosexuels plutôt qu’un élan de solidarité.
L’histoire leur a donné tort : ils ont disparu de la scène politique et communautaire, se sont calmés ou ont trouvé des fauteuils confortables pour se reconvertir, notamment dans l’équipe du nouveau maire de Paris Bertrand Delanoë élu en 2001.

6/ DU RELAPSE AU BAREBACK

Conséquence de l’arrivée des trithérapies : dès la fin de la décennie 1990 la sexualité reprend du souffle et des couleurs. Désormais on ne se contente plus de quelques rencontres occasionnelles sur minitel ou les petites annonces des fanzines gays ; les bordels et les lieux de drague se remplissent à nouveau.
L’arrivée d’internet booste et recompose le marché du sexe en modifiant les comportements. Grâce aux sites de rencontre on peut désormais faire son marché confortablement installé chez soi derrière son écran, prendre le temps de discuter, sans avoir à braver les intempéries, risquer de rentrer bredouille ou choper une bléno en se rabattant sur le seul mec qui traîne.

Parallèlement, après 20 ans d’épidémie et de baise encapuchonnée, la vigilance se relâche et les pratiques à risques commencent à se multiplier. D’abord on « oublie » de mettre une capote. Puis ça devient insidieusement une habitude. La désinhibition liée à l’usage du poppers ou de stupéfiants y contribue aussi.

Dans ce cas de figure on parle de « relapse » (relâchement).

On a beau accentuer les messages de prévention, il semble que de plus en plus de « vieux séropos » vivant plutôt bien avec le virus et de séronégatifs qui n’ont connu que la sexualité sous capote soient fatigués et aient envie de redonner du piquant à leur vie sexuelle en tentant occasionnellement de lever le pied.

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Pour une frange beaucoup plus minoritaire en revanche, l’abandon délibéré du préservatif est un acte réfléchi, militant et même paré d’une aura fascinante voire d’un puissant pouvoir de griserie.
Le fait de renoncer à se protéger et de s’exposer au virus est vécu comme un acte de courage, le contact avec le sperme est fétichisé. Certains y voit l’expression d’une sexualité libre de toute contrainte, frondeuse, animale. Pour d’autres la contamination volontaire de partenaires séronégatifs consentants est même élevée au rang d’acte rituel, d’initiation. Transmettre le VIH (et ses propres anticorps) c’est aussi transmettre un pouvoir magique. Et créer à vie une relation puissamment intime et inaltérable, incompréhensible au reste de la société, entre un « donneur » ou un « père » et un « receveur » ou un « fils ». Le virus devient l’agent d’une « insémination », par laquelle la force de celui qui a survécu à la maladie est mythiquement transmise à l’initié.

7/ DE LA DÉSINHIBITION A LA DÉCULPABILISATION

Désir de transgression, folie schizophrène, délire de toute puissance, jeu inconscient avec la mort ou au contraire confrontation volontaire au danger et dépassement des limites pour mobiliser des ressources intérieures face à la maladie que le confort du préservatif avait endormies, on a tout dit pour tenter d’expliquer le bareback sans jamais épuiser le sujet.

Quant à ceux qui le pratiquent en toute conscience des dangers qu’ils prennent, la loi et la société sont impuissantes à les en empêcher. Même si cela peut scandaliser, cela relève d’un choix librement consenti entre deux adultes de se protéger ou non.

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Ce qui est certain c’est que la pratique du bareback s’est développée et banalisée à partir de la décennie 2000.
Des sites de rencontre spécialisés bareback se sont multipliés. On y détaille en toute décontraction son statut sérologique, son nombre de T4 et sa charge virale si l’on est séropo, ses préférences en matière de prévention (Kpote / no Kpote), et pour les séronégatifs on peut même se porter candidat à la « plombe ». Entendez se faire contaminer volontairement par un donneur.
Tous les fantasmes sont permis. Y compris s’exposer au virus en se faisant « doser » (remplir) à la chaîne par un groupe de donneurs : une façon d’être volontairement rabaissé au rang d’objet sexuel le plus méprisable et d’assumer son rôle de « lopsa » (salope), de « chienne » ou de « garage à foutre ». On appréciera le niveau d’estime de soi.

logo-cul-a-remplir-chat-annonce-plan-sexe Les hétérosexuels ne sont pas en reste. Le porno japonais qui n’est pas à une fantaisie fétichiste prêt invente une nouvelle pratique pour les femmes qui raffolent du sperme : le bukake. Elle consiste à se faire recouvrir le visage et/ou le corps par le sperme d’un groupe d’hommes qui viennent à tour de rôle éjaculer sur l’élue pour la contenter. Cette pratique existe aussi chez les homosexuels.

Autre fait plus inquiétant : alors que l’homosexualité accède au rang de nouvelle norme à égalité avec l’hétérosexualité, les pratiques sexuelles extrêmes ou défiant les normes et véhiculées par l’industrie du porno se banalisent elles aussi, notamment chez les plus jeunes. Voire sont récupérées par la mode et les discours en vogue : SM, bondage, fétichisme, échangisme, multipartenariat, soumission… Même dans les milieux très rangés il est d’usage pour une soirée ou plus régulièrement de pimenter la sexualité du couple en y introduisant quelques éléments subversifs : une virée dans un club échangiste, un 3e partenaire invité ou « loué » pour quelques heures, quelques accessoires pour Madame ou Monsieur, transgresser les identités sexuelles et explorer les rapports homos en étant passif quand on est un homme hétéro, ou le saphisme quand on est une femme mariée, etc…

Enfin, pour une part non négligeable de gays au cours de la décennie 2010, la sexualité festive et extrême devient indissociable de la prise de diverses drogues baptisées « chems » : cocaïne, ecstasy, GBH, amphétamines, voire diverses substances injectables. Les dégâts sont considérables, la récupération est parfois laborieuse au terme d’un week-end de marathon sexuel et d’excès en tout genre, mais peu importe pourvu qu’il y ait l’ivresse. Certains y laissent des fortunes et leur santé.

On comprend que face à cette quête d’un plaisir toujours plus intense et sans cesse renouvelé, l’abandon du préservatif relève du simple détail et n’intéresse plus grand monde.

8/ BANALISATION DES EXTRÊMES ET MISE EN CATALOGUE CONSUMÉRISTE

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La vérité c’est que dans les backrooms comme dans les rares lieux de drague extérieurs qui subsistent dans la capitale, presque plus personne n’utilise de préservatif.
Les IST comme la syphilis, la blennorragie, l’herpès, les chlamydiae, les condylomes ou l’hépatite C flambent mais personne ne semble s’en inquiéte. On nage en pleine euphorie comme si le sida n’existait plus. D’ailleurs la prévention a quasiment disparu des médias, l’Etat ne s’en préoccupe plus et les associations concernées rechignent à resservir des plats dont personne ne veut plus.

Reste que si certains s’en foutent ou négligent le danger, par ignorance, par défi, par irresponsabilité, par crainte de passer pour un ringard, un rabat-joie ou de ne plus trouver de partenaires pour assouvir ses fantasmes dans les bordels, ou par simple suivisme, d’autres en revanche restent fermentent attachés au préservatif et n’envisagent pas de rapports non protégés. Et pas forcément que des séronégatifs angoissés qui ont connu les heures sombres de l’épidémie et qui comptent le rester.

D’autres, soucieux de préserver et leur santé et leur plaisir et qui se présentent en général comme « hors milieu » parce qu’ils ne fréquentent jamais les bouillons de culture que sont les établissements de cruising gay, préfèrent choisir scrupuleusement leurs partenaires (séronégatifs) en s’assurant de ne prendre aucun risque.

On voit même apparaître une nouvelle catégorie sexuelle présentée par les médias comme une anomalie incompréhensible à l’époque où l’injonction au plaisir semble la norme universelle et où chacun est sensé savoir comment se protéger des IST : les « asexuels ». ceux-ci ont totalement renoncé au sexe, non par crainte de choper le sida, par puritanisme excessif ou parce qu’ils sont déprimés mais tout simplement parce qu’ils n’ont pas de désir. Ce choix, assumé sans honte par ceux qui l’incarnent, est même valorisé comme un moyen de consacrer son temps, son énergie et son attention à d’autres passions et activités que la zizilogie. Une manière peut-être de pousser à l’extrême le mécanisme freudien de sublimation de la libido. On est en tout cas aux antipodes des barebackers forcenés.

Ainsi cohabitent les contraires et les extrêmes les plus étonnants en matière de sexualité, de préférences et de choix préventifs. Cette typologie de comportements se retrouve dans les profils des sites de rencontre et des applis, dont les profils prennent soin de mentionner avec précision les préférences et desiderata personnels.

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Au nom du libre choix toutes les pratiques désormais  se valent, sont acceptées, mises en catalogue. Elles se concentrent dans des lieux prévus pour leur libre exercice sans pour autant se cacher ni s’exhiber outrageusement pour choquer le bourgeois ou subvertir la société, sont disséquées par les médias mainstream, présentées dans des docus épicés à heures de grande écoute. On peut afficher toutes les déviances qui autrefois alimentait les études psychiatriques sur la psychopathologie sans risque d’être moqué ou critiqué, pourvu qu’on rentre dans une case identifiée, nommée, connue, cartographiée.

Échappent à ce règne de la tolérance bienveillante les pratiques qui supposent la contrainte (viol, harcèlement), celle qui risquent d’entraîner la mort (SM hard), l’abus de mineurs (pédophilie), la sexualité avec des animaux (zoophilie) très peu visible sinon dans quelques sites pornos spécialisés, et la nécrophilie (sexualité avec des cadavres), rarissime et qui continue de jeter l’effroi. Pour le reste, tout est permis.

Le bareback, stigmatisé voire pénalisé à l’époque où le sida faisait encore des ravages et où les discours de prévention sur la capote incarnaient la forteresse inattaquable du politiquement correct en matière de comportement sexuel, est peu à peu devenu une pratique alternative parmi d’autres. Tout juste ses adeptes comme les personnes qu ont une sexualité à risque régulière avec de nombreux partenaires sont-ils invités le cas échéant à faire un bilan IST régulier. Les séropos ne prennent pour la plupart même plus la peine de préciser qu’ils le sont lors de rapports non protégés et baisent allègrement sans capote puisque c’est devenu la norme.

Tout se passe comme si le sida n’existait plus et que tout était redevenu comme avant. Les chantres de la prévention ont presque tous baissé les bras devant cette nouvelle soif orgiaque sans foi ni loi. Les bacchanales gays battent leur plein et rivalisent d’audace pour attirer le chaland.

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L’un des exemples de cette ivresse sans aucune retenue est La Démence, une soirée bruxelloise qui attire chaque mois dans un club du centre de la capitale belge quelques milliers de gays venus de toute l’Europe ou d’ailleurs pour une nuit de 23h à 13h le lendemain. Voire pour un week-end complet pour les plus sportifs. Longue file d’attente et filtrage musclé à l’entrée avant d’entrer dans ce temple dionysiaque qui regroupe 2 pistes de danse, une pléiade de DJs, des effets spéciaux hors normes, une marée compacte de corps torses nus et ruisselants dans la plus grande salle… et dans les étages supérieurs une enfilade de chambres noires où l’on y pratique tout autre chose que du développement photo. 3 à 400 frénétiques de la baise y tournent pour certains toute la soirée et forniquent comme des damnés dans toutes les positions possibles, passant d’un partenaire à l’autre, sans capote pour une écrasante majorité et sans aucun souci des IST. Le but n’est pas de s’amuser ou de rencontrer des partenaires, même anonymes, mais de s’envoyer en l’air jusqu’à l’évanouissement ou la nausée en faisant exploser le compteur. Nombreux sont ceux qu tentent de sensibiliser en rappelant que La Démence est l’un des plus grands spots de contamination de la communauté gay, rien n’y fait : l’appel du sexe est plus puissant que les réticences à se voir infecter.

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9/ SEXUALITÉ TRANSHUMANISTE

Pour combler l’attente des angoissés et développer chez les autres l’illusion d’une sexualité sans risques et sans capotes, certains laboratoires ont anticipé depuis longtemps l’évolution des comportements et prévu d’y apporter une réponse très lucrative : la PrEP.

Depuis 6 ans, un discours totalement nouveau sur la contamination émanant de la communauté scientifique se développe dans la communauté LGBT et les médias. Selon plusieurs études concordantes, il semble que les personnes vivant depuis longtemps avec le VIH, sous trithérapie et avec une charge virale indétectable ne puissent quasiment pas transmettre le virus ; celui-ci demeurant indétectable dans les fluides corporels mais seulement présents sous formes de traces éventuelles dans des « sanctuaires » comme la moelle épinière ou le cerveau où il dort en attendant les conditions favorables pour se multiplier à nouveau.

Puisque les séropositifs en bonne santé ne peuvent transmettre que très exceptionnellement le VIH, puisque le bareback est devenue une pratique courante, puisque beaucoup aimeraient baiser sans capote mais n’osent pas encore franchir le Rubicon, puisque les séropos préfèrent mentir sur leur statut sérologique plutôt que d’être rejetés, pourquoi ne pas offrir l’ultime sésame vers une sexualité décomplexée sous la forme d’une pilule qui préserverait du risque de contamination. C’est ainsi qu’est né le concept de la PrEP (Pre-Exposition Prophylaxis) qui consiste à utiliser un combiné de molécules utilisé habituellement comme traitement pour les personnes infectées comme traitement « préventif » avant un rapport sexuel, voire comme substitut au préservatif.
6 années d’études auraient prouvé l’efficacité de ce traitement, même si de sérieuse zones d’ombre subsistent qui font douter de son efficacité à long terme.

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N’empêche : tout le monde s’est engouffré comme un seul homme dans la brèche : pouvoirs publics pressés de subventionner ce traitement (remboursé par la Sécu depuis 2016) en taillant par ailleurs drastiquement dans les autres budgets sida jugés inutiles et trop coûteux ; institutions de santé comme l’ANRS dont les dirigeants ont des relations d’intérêt avec Gilead, le laboratoire qui commercialise la PrEP ; une grande partie du corps médical désabusé par l’échec des messages de prévention liées au préservatif ; médias soudoyés par les labos pour relayer leur messages ; associations comme AIDES supposées alerter quant aux dangers liés aux traitements ou à l’appétit des industriels mais s’en faisant les porte-parole zélés ; et bien-sûr les gays pressés d’en finir avec la capote, le sida, la stigmatisation pour les séropos, et le recours à répétition aux traitements d’urgence pour ceux qui oublient un peu trop souvent de mettre une capote.

Outre la flambée des IST qui jouissent avec le bareback d’un terrain idéal pour se développer (la PrEP ne protège que du VIH), la conséquence de cette dérive est d’entretenir l’idée fausse pour toute une population qu’on peut vivre et s’envoyer en l’air ad lib sans aucun risque et qu’il suffit pour ça de gober un cacheton avant d’aller au bordel.

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Comme les prothèses numériques qui alimentent nos rêves de toute puissance et d’immortalité, la PrEP nous conduit à une sexualité entièrement médicalisée et dépendante du bon vouloir de l’industrie pharmaceutique.

Est-ce vraiment le monde que nous voulons ?
N’est-il pas trop tard pour inverser la tendance ?

Ce qui est certain c’est qu’avec le bareback, pratique valorisée par les gays eux-mêmes, les films porno, les discours sur la sexualité « libre », associé aux mirages de la PrEP, ont créé les conditions pour une flambée épidémiologique à venir sans précédent et totalement hors de contrôle.

Les labos spéculent sur la politique du pire en prétendant être les bienfaiteurs de l’humanité mais c faisant ils ouvrent une boîte de pandore qui risque d’être bien plus dramatique que les 3 décennies et demie d’épidémie que nous avons connues.

A bon entendeur…