Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Mises au point sur la liberté de conscience

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La « liberté de conscience » est souvent invoquée par les fondamentalistes pour faire avancer leur agenda, contourner ou contester les lois démocratiques.

Rappelons que la liberté de conscience n’est ni un droit absolu, ni indépassable, ni illimité.

La liberté de conscience s’arrête là où commencent les autres libertés garanties par la République, notamment la liberté d’expression qui comprend celle de critiquer une religion, de blasphémer, de dénoncer publiquement des atteintes au droit ou aux principes, de condamner et sanctionner des organisations ou des responsables religieux. Mais aussi la liberté de réunion et d’association, la liberté de la presse, la liberté de circuler, de voter, de jouir librement de ses biens ou de ses moyens financiers.

Elle s’arrête là où commence le devoir républicain de protéger les personnes contre les dérives sectaires, les atteintes à leurs libertés individuelles, leur libre arbitre, leur dignité, leur intégrité ou leur sécurité, les tentatives d’emprise, d’intimidation, de contrainte, d’abus, de pression, de séquestration, et toute forme de menace ou de violence physique, verbale ou psychologique. En particulier ce qui concerne la protection des plus faibles, des personnes fragilisées ou plus exposées : mineurs, femmes, personnes âgées, minorités ethniques, migrants, personnes LGBT…

Elle s’arrête là où commence la haine raciale, l’antisémitisme, le négationnisme ou le révisionnisme, la justification de la xénophobie, du génocide ou de l’épuration ethnique, de l’esclavage, des persécutions religieuse, du terrorisme et de tout autre crime.

Elle s’arrête là où commence l’égalité hommes-femmes, les droits des femmes, des mineurs des minorités, des personnes LGBT. En particulier les délits et les crimes que constituent l’obligation faite sous contrainte à une femme mineure ou majeure de porter le voile, la polygamie, les violences conjugales, le viol conjugal, le viol en réunion, le féminicide, l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie.

Elle s’appelle là où commence la laïcité, c’est-à-dire le respect des devoirs et obligations légales concernant l’exercice des cultes et l’expression des convictions, en particulier le port de signes religieux ostentatoires ou de signes politiques à caractère religieux dans l’espace public, le prosélytisme religieux ou la volonté de se soustraire aux lois françaises au nom d’une religion. Mais aussi le principe de séparation des cultes et de l’État, le détournement de fonds publics à des fins de financement d’organismes cultuels, la tentative de corruption d’élus ou de fonctionnaires de l’État, l’infiltration de partis politiques, de syndicats ou d’administrations publiques pour promouvoir une idéologie religieuse.

Elle s’arrête là où commence le communautarisme, contraire aux valeurs et principes républicains. Notamment quand celui-ci vise à fracturer la société française, à menacer l’unité nationale et le caractère indivisible de la République. Quand elle vise à monter des populations les unes contre les autres ou contre l’État désigné comme oppresseur. Ou à isoler des populations dans une volonté séparatiste.

Elle s’arrête là où commence la volonté de pays étrangers, en particulier des dictatures islamistes, de peser sur les décisions des dirigeants français, d’orienter la politique en matière de gestion des cultes ou de droits civiques en fonction de leur idéologie ou de leurs intérêts, d’exercer un chantage sur la France, l’Europe et ses états, de s’ingérer dans les affaires publiques, d’instrumentaliser des ressortissants nationaux, binationaux ou étrangers résidant en France pour servir des intérêts partisans contraires aux principes républicains, ou de les transformer en forces hostiles à la République ou à la démocratie. Elle s’arrête là où commence la seule communauté reconnue par la France : la communauté républicaine.

Elle s’arrête là où commencent la force majeure, la raison d’État et l’intérêt supérieur de la nation qui commandent de restreindre certaines libertés individuelles quand le sort de la nation, des intérêts vitaux du pays, la sécurité ou l’ordre publics sont menacés.

Toute absence de reconnaissance de ces principes, toute volonté de faire céder l’État ou la force publique quant à leur application, constituent un chantage inacceptable et doit être dénoncé comme une atteinte aux valeurs de la République, à la cohésion sociale ou à l’ordre public.

En conclusion, la liberté de conscience ne saurait être invoquée pour justifier tout en n’importe quoi. Encore moins pour faire reculer la République.

La laïcité, également instrumentalisée et dénaturée par les islamistes ne se résume pas à la liberté de conscience. Laquelle serait conçue comme le droit de revendiquer la liberté de tout faire, tout dire tout croire ou tout imposer aux autres. La laïcité est avant tout la séparation des cultes et de l’Etat. Un principe qui garantit dans les libertés exposées ici comme la liberté de conscience et et la liberté de culte. Mais aussi qui réaffirme la prééminence des logiques et des lois républicaines, lesquelles s’imposent inconditionnellement partout et à tous, sur toute autre logique ou loi d’inspiration religieuse.

Il est essentiel de ne pas se laisser abuser par la volonté de certains de se soustraire aux lois républicaines à partir de prétentions libertaires en constituant une communauté isolée qui auraient ses propres lois.

Toute doit être fait et maintenu pour combattre ces dérives que l’on peut aisément qualifier de sectaires et qui constituent des infractions évidentes au principe d’unité et d’indivisibilité de la République.

 

L’amour, la médecine et les miracles

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Le titre de cet article est aussi celui d’un best-seller publié en 1986 par le Dr Bernie Siegel, chirurgien et enseignant à l’Université de Yale.

Le 14 novembre dernier, le magazine Marianne publiait sur son site un article intitulé « Cathos, évangéliques ou islamistes, ces fondamentalistes qui menacent notre système de santé. »

A plus de 30 ans d’écart et plus de 7000 kilomètres de distance, deux conceptions radicalement opposées de la médecine et de la santé.

L’article de Marianne avait pour objectif de dénoncer les dérives fondamentalistes de certaines religions et les menaces que celles-ci peuvent faire peser sur l’exercice de la médecine.

Le livre du Dr. Siegel au contraire visait à démontrer les liens étroits entre l’esprit et la guérison. Et les limites d’une médecine trop obnubilée par la technique.

Le télescopage des deux points de vue révèle un hiatus profond entre une vision de la santé qui considère l’homme dans toutes ses composantes, physique, psychique et spirituelle, et celle d’une médecine officielle cramponnée à une vision exclusivement matérialiste, déterministe et biologique du corps, de la vie et de la conscience.

Pourtant de nouvelles sciences médicales émergent depuis 20 ou 30 ans, comme les neurosciences ou l’épigénétique, qui s’intéressent à l’origine et aux mécanismes de la conscience. Elles s’inspirent des découvertes les plus récentes de la physique quantique.

Ces recherches et ces découvertes encore balbutiantes propulsent la science moderne vers des horizons insoupçonnés. Elles remettent en cause les postulats fondés sur le rationalisme scientifique, le déterminisme, et forcent la science à revoir ses théories, à explorer des domaines qui relèvent de l’irrationnel, à penser en termes de synchronicité plus que de causalité, à abandonner les schémas classiques pour entrer dans une nouvelle compréhension, non rationnelle et non dualiste de la réalité, de la conscience ou du vivant.

La France est largement ignorante de ces avancées foudroyantes. Elle reste orgueilleusement crispée sur une vision hyper rationaliste, cartésienne et matérialiste de la réalité. Nos beaux esprits si assurés de la supériorité de l’esprit français sont souvent persuadés que les découvertes de leurs homologues outre-Atlantique ou outre-Manche ne sont que des égarements ou des fantaisies.

La médecine en France pâtit grandement de ce mépris superbe. Les grands mandarins qui la gouvernent sont embastillés dans la forteresse d’un Savoir dogmatique qu’ils transmettent aux jeunes générations de médecins, sans rien lâcher de leurs préjugés et de leurs certitudes.

Seuls quelques rares médecins en services de réanimation commencent aujourd’hui à s’intéresser aux EMI (Expériences de Mort Imminente), un sujet d’étude clinique depuis au moins 50 ans aux Etats-Unis. Malgré d’évidentes preuves sur la persistence de la conscience au-delà de la mort clinique du cerveau, la question de la mort et de l’après-vie reste souvent taboue. Les expériences vécues par les personnes revenues de la mort ont beau toutes suivre le même schéma, leurs visions sont évacuées par beaucoup de ces mandarins comme de simples « délires » ou « hallucinations« .
Alors parler de religion, c’est encore trop leur demander.
S’il est juste dans l’intérêt des patients de vouloir lutter contre une prétention trop assurée des religieux à vouloir les guérir selon des méthodes qui ne cadrent pas à 100% avec l’orthodoxie de la Faculté, sur le fond en revanche cette obstruction au spirituel n’est pas toujours objectivement fondée.
En France la médecine est très encadrée – on s’en réjouit – mais aussi extrêmement dogmatique. Tout ce qui ne cadre pas avec les dogmes de l’allopathie omnipotente est taxé de supercherie, de charlatanisme, ou interdit par les prélats de la médecine officielle. Le pouvoir des lobbies pharmaceutiques y est aussi pour beaucoup dans ces arbitrages.
Les médecines douces comme l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie, le qi gong (pourtant enseigné à la Faculté de médecine de Bobigny dans le cursus universitaire sur la Médecine Traditionnelle Chinoise), l’aromathérapie, la médecine ayurvédique ou amazonienne qui comportent des savoir-faire millénaires et constituent des réservoirs de molécules inégalés pour la médecine du futur, sont régulièrement montrées du doigt, empêchées ou déremboursées.

Aux Etats-Unis en revanche, au Royaume-Uni et en Suisse se développent des nouvelles médecines étudiées dans des laboratoires de recherche et en milieu clinique qui constituent à n’en point douter l’avenir de la médecine : médecines « quantiques » ou « spirituelles », thérapies psychédéliques…

Tous ces domaines en plein essor et riches de promesses de guérison infiniment supérieures à nos potions chimiques mobilisent pour certaines les ressources profondes de la conscience.

Dans le même temps les recherches et les théories engagées par les physiciens pour percer les mystères de l’Univers, « voir » au-delà du Big Bang, ou tenter d’unifier les théories débouchent souvent sur des spéculations métaphysiques étonnantes.

Ainsi les physiciens qui planchent pour trouver une théorie qui permettrait d’unifier les quatre grandes forces physiques qui régissent l’univers se heurtent à un problème de vocabulaire. Le seul mot qu’ils trouvent pour définir ce qui semble la matrice de toutes les forces qui font tenir ensemble l’Univers c’est… « l’amour ».

En France de nombreux médecins et chirurgiens ouverts recourent régulièrement à des techniques bien peu conventionnelles pour pallierles limites de la médecine traditionnelle. Des « guérisseurs », des « coupeurs de feu » interviennent régulièrement dans certains hôpitaux pour guérir des eczémas, des allergies voire des cancers réfractaires aux traitements habituels.
Les oncologues sont parmi ceux qui savent le mieux que le psychologique voire le spirituel jouent un rôle prépondérant dans la mobilisation de forces intérieures qui conditionnent la guérison. Le Docteur Carl Simonton fut l’un des premiers cancérologues américains à faire appel dans les années 1970 à des techniques de visualisation pour soigner ou soulager des cancers, et à obtenir des rémissions spectaculaires chez de nombreux patients en phase terminale.
Dans le domaine psychothérapeutique, le psychiatre Stanislas Grof a posé il a cinquante ans les bases de la psychologie transpersonnelle, en expérimentant des thérapies psychédéliques qui se sont révélées très efficaces pour soigner certaines névroses.
Aujourd’hui grâce à ces thérapies, on obtient des résultats spectaculaires dans le sevrage d’addictions graves à l’alcool, à l’héroïne, à la cocaïne, ou aux antidépresseurs. Mais aussi pour guérir en deux ou trois séances des troubles post-traumatiques ou des dépressions sévères résistantes aux médicaments et aux thérapies classiques.
De même, Robert Dilts, l’un des inventeurs de la PNL, est aussi un spécialiste de la santé et de la modélisation des croyances, limitantes ou au contraire positives, qui conditionnent la maladie et la guérison. Avec des effets positifs éprouvés depuis trois décennies sur des malades du cancer, ou du sida à une époque où les trithérapies n’existaient pas encore.
La France souffre d’une rigidité dogmatique qui la pénalise, d’un attachement coupable au matérialisme, au rationalisme. Elle est en retard de presque deux siècles sur l’époque. Un retard qui conditionne et emprisonne autant la médecine classique que la psychanalyse. Celles-ci accusent un retard de 30 à 50 ans ans sur leurs homologues anglo-saxonnes.
Les religions proposent parfois des méthodes controversées, mais aussi parfois des voies de guérison qui peuvent aider des personnes à surmonter ou accepter leurs souffrances.
Soyons humbles et pragmatiques.
Il faut beaucoup de prudence, d’objectivité et de discernement avant de juger et condamner selon des préjugés qui veulent toujours assimiler ce qui relève de l’esprit à des fumisteries ou de l’obscurantisme.
Il faut distinguer la lutte contre les dérives sectaires, dont les organismes cités dans l’article de Marianne constituent certainement des exemples, avec une médecine qui ignorerait volontairement la spiritualité comme partie indissociable de l’humain, et ses implications dans le domaine de la santé.

De l’urgence de repenser radicalement la laïcité pour combattre l’Islam politique

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Aujourd’hui il y a urgence.

La Laïcité à la française n’est plus adaptée pour faire face à une volonté de conquête de l’Islam, une religion exogène très différente dans ses fondements et son évolution du catholicisme français, contre lequel la laïcité moderne avait été conceptualisée.

Cette laïcité énoncée il y a plus d’un siècle dans la Loi de 1905 est l’héritière de siècles de relations complexes entre l’Etat et l’Eglise. Comme le rappelle Jean-François Colosimo dans son dernier livre La religion française – Mille ans de laïcité, la laïcité est une spécificité française élaborée sur un millénaire sur des bases qui remontent à l’Israël biblique pour faire face aux féodalités et aux empires, et qui régit les relations tumultueuses entre l’Etat, la nation et l’Eglise, notamment par la tradition des concordats signés entre le roi et Rome.

A propos de cette conception de la laïcité fondée sur une volonté de séparer les églises et l’Etat et de fixer les règles juridiques sur le financement des organisations religieuses, deux conceptions de la laïcité s’opposent aujourd’hui. L’une négative et l’autre positive.

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La conception négative de la laïcité répond à une posture défensive face au danger d’un prosélytisme réel ou supposé de la part des religions. Elle veut préserver la liberté de croire ou de ne pas croire, de choisir et de pratiquer ou non une religion contre une volonté hégémonique de s’imposer aux esprits ou d’imposer sa logique à l’Etat. Cette conception s’appuie sur des présupposés philosophiques et des convictions de type rationalistes, matérialistes, positivistes, scientistes et bien souvent athéistes. Le danger pour les partisans d’une laïcité défensive c’est de voir Dieu s’inviter dans les discours et les territoires intellectuels ou politiques d’où il avait été évincé. Puisque la religion est un vestige obscurantiste de la pensée mythique et un outil d’asservissement de l’homme au nom d’une idéologie fausse, il faut élever partout des remparts pour éviter de la voir resurgir.

Les partisans de ce type de laïcité athéiste qui n’ose pas dire son nom sont souvent obsédés par la moindre effloraison de croyances religieuses. Ils sont allergiques à toute cohabitation de signes, de pratiques ou de discours laïcs et religieux dans le même espace public. Pour eux la religion ne doit jamais s’échapper des oubliettes de la « sphère privée » où elle avait été remisée, et où elle ne subsiste que grâce à un refus du totalitarisme athée et au nom du pluralisme démocratique. Sans quoi elle aurait été anéantie, ses clercs exterminés comme au bon vieux temps de la Terreur ou des épurations staliniennes.

Les partisans de cette laïcité dure et réactive sont bien évidemment les premiers ulcérés par la montée du fondamentalisme islamiste. Contrairement aux partisans d’une conception plus soft, plus relativiste, plus droits-de-l’hommiste de la laïcité, qui ne voient pas toujours a priori dans l’Islam un danger pour la démocratie, et qui vont même jusqu’à défendre les symboles de l’Islam radical comme le voile au nom d’une conception libertaire, consumériste et communautariste de la République.

Les partisans d’une laïcité pure et dure sont aussi les premiers à dénoncer la façon dont celui-ci instrumentalise le principe de laïcité réduit à la liberté de conscience pour attendrir les résistances d’une société déjà bien infiltrée par son idéologie et ses promoteurs. Ce en quoi ils ont raison.

A l’image de certains pères de la Loi de 1905 imprégnés de rationalisme athée et principalement motivés par des préoccupations anticléricales, les hérauts contemporains d’une laïcité radicale et défensive sont aussi ceux qui peuvent le plus facilement verser dans le fanatisme laïciste. Et se montrer à l’occasion plus intransigeants et violents dans leurs diatribes antireligieuses ou leur combat contre les religieux que les religions les plus intolérantes qu’ils dénoncent avec justesse.

A l’opposé de cette vision radicale et réactive de la laïcité, on trouve une conception beaucoup plus assertive, positive, authentiquement humaniste et progressiste, fondée sur la liberté, la volonté de faire corps, de faire société sur des bases communément acceptées, et sur une vision ouverte, humaniste et universaliste de la République.

Cette autre conception de la laïcité s’acclimate parfaitement de la coexistence pacifique des différentes convictions et croyances, de la présence de différentes religions respectueuses les unes des autres comme des principes et des règles communes, et de l’exercice de cultes différents tant qu’ils ne prétendent pas s’imposer à tous, limiter l’exercice d’autres cultes, ou se prévaloir d’un droit de peser sur les affaires de l’Etat et la vie civile autrement que comme des autorités morales appelées à être consultées sur des questions d’éthique publique.

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Pourtant, cette conception de la laïcité ne se limite pas à proclamer la liberté de conscience en laissant les citoyens libres de vivre leur religion comme ils l’entendent, dans une indifférence totale à l’égard du fait religieux. Cette liberté essentielle n’a en effet de sens que si elle s’exerce dans le cadre des autres principes républicains qui garantissent l’intégrité de la République, des droits individuels et devoirs réciproques qui lient ensemble les citoyens.

La liberté de conscience n’est pas un absolu. Sauf à croire que la République serait un sorte de supermarché où chacun pourrait venir faire valoir des revendication et quérir des droits dans l’ignorance totale des autres citoyens.

La liberté de conscience s’arrête quand elle veut réprimer ou entraver d’autres libertés fondamentales, forcer des individus ou des groupes à croire ou ne pas croire, obliger des personnes à se conformer à une religion qu’elles n’ont pas choisi en réfutant le droit à l’apostasie, interdire qu’on critique ou qu’on dénonce telle ou telle religion, se soustraire à la communauté nationale et aux lois républicaines, détourner des fonds publics à des fins de financement d’une religion, exercer une contrainte quelconque sur des individus ou exercer un abus d’autorité, endoctriner et exercer une emprise sur des personnes selon des méthodes sectaires, contester le principe d’égalité hommes-femmes et restreindre les droits des femmes sous l’autorité de leur père ou de leur mari, limiter les droits des minorités, faire justice soi-même au nom d’une religion, obliger ou interdire certains comportement au nom d’une conformité à des préceptes religieux, inviter à transgresser des lois, inciter à la haine ou proférer des menaces de mort contre une catégorie de personnes, soutenir des discours antisémites ou révisionnistes, faire l’apologie du terrorisme, menacer l’intégrité des personnes ou des biens, l’unité de la République, l’ordre public, la cohésion sociale, l’intégrité territoriale, la sécurité nationale…

Selon cette conception de la laïcité, la neutralité de l’Etat qui en est un élément central, n’est ni équivalente à une passivité des pouvoirs publics, ni réduite à une interdiction faite à l’autorité publique de se mêler des affaires religieuses. Ce qui serait d’ailleurs absurde puisque le Ministère de l’Intérieur en charge de la sécurité et du maintien de l’ordre est aussi celui chargé d’organiser les cultes dans l’espace républicain.

Si l’on est fidèle à cette conception ouverte mais néanmoins responsable de la laïcité l’Etat se doit d’intervenir à propos des religions, y compris de façon ferme et en arbitrant selon les pouvoirs que lui confie le Droit. Notamment quand il s’agit de défendre les libertés individuelles, l’unité et l’indivisibilité de la République quand elles sont menacées par le communautarisme religieux et la volonté d’un Islam politique d’entraîner les musulmans dans la sécession. Quand ils s’agit de lutter contre les dérives sectaire comme le salafisme, le wahhabisme, l’islamisme turc ou l’idéologie des Frères musulmans, de dissoudre des organisations, des associations qui font la promotion de ces dérives, d’interdire des imams ou des conférenciers islamistes qui propagent ces idéologies et constituent un danger pour les femmes, les mineurs, les minorités, la démocratie quand ils justifient l’insoumission aux lois républicaines, les violences conjugales, la haine des mécréants, l’antisémitisme ou le djihad.

L’Etat doit non seulement protéger les citoyens, la République et ses principes dont il est garant, mais aussi lutter contre toute forme d’influence extérieure ou d’entrisme qui constituent des menaces directes pour la démocratie. Il doit notamment intervenir pour interdire toute subvention versée à des associations musulmanes par des organismes étrangers ou leurs relais en Europe dont le but est de propager l’idéologie islamiste.

Il doit s’attaquer à une réforme en profondeur de l’Islam de France. Dissoudre les organisations existantes (CFCM, UMF, AMIF, CCIF, Fédération Nationale des Musulmans de France, Musulmans de France, CCMTF, AFSCM…) toutes aux mains des islamistes. Et remplacer ce maquis associatif par un organisme unique chargé de représenter l’Islam auprès de l’Etat, de former et d’agréer les imams, de valider les financements, de gérer et surveiller les mosquées et d’organiser le culte. En partenariat constant et étroit avec des agents du service public.

L’Etat doit intensifier la lutte contre la radicalisation et la lutte anti-terroriste, en accentuant l’action sur le terrain, en mobilisant davantage les services de renseignements mais aussi les médias et les citoyens, en concertation plus étroite avec tous nos partenaires internationaux.

Il ne s’agit évidemment plus ici uniquement de défendre la laïcité, mais de défendre un modèle de société mis en péril par une volonté de conquête de l’Islam radical qui n’est plus à démontrer.

Il faut se résoudre à un constat objectif. Face au phénomène nouveau que constitue la progression de l’Islam radical sur notre territoire, face à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons pour répondre à l’offensive d’une religion totalement différente des églises que la laïcité était sensée combattre, la conception de la laïcité qui consiste à ne surtout pas se mêler d’affaires religieuses a vécu. Elle nous conduit même droit dans le mur.

Il faut donc repenser la laïcité de fond en comble. Et mieux l’articuler avec les autres principes qui fondent la République et moyens dont elle dispose pour engager un combat sans merci contre l’Islam politique. Les deux modèles, le modèle démocratique et républicain, et celui d’une société islamiste, sont radicalement antinomiques, incompatibles. L’Islam politique est un cancer dont les métastases menacent le pronostic vital de nos sociétés. Nous devons donc faire un choix et nous y tenir.

L’Etat doit donc sortir de ce piège d’une laïcité confisquée par les islamistes et qui lui interdit d’intervenir en se limitant à un rôle laxiste de permission de toutes les formes d’expression religieuses au nom d’une interprétation dévoyée de la liberté de conscience. Il doit urgemment se préoccuper d’affaires religieuses et plus particulièrement de la percée de l’Islam politique en France.

D’autant que les chiffres parlent d’eux, qui nous prédisent un avenir plutôt sombre. Plus de la moitié des jeunes musulmans considèrent que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse. Et 3/4 d’entre eux considèrent que le voile qui est l’étendard visible des islamistes devrait être autorisé dans toutes les écoles de la République.

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Le hiatus qui s’est construit entre notre conception d’une République unie, égalitaire, humaniste, qui offre à chacun sa chance, qui prône le « vivre ensemble » et l’école républicaine qui en serait le creuset initiatique, et une part majoritaire des jeunes musulmans qui ne sentent plus vraiment appartenir à cette République voire qui la méprisent ou la combattent, est sidérant. Il se creuse d’année en année.

Cet état de fait est le résultat direct d’un travail de sape contre les principes républicains exercé sur le long terme par les islamistes dans les quartiers. D’une volonté de cristalliser les malaises et les tensions d’une partie de la jeunesse autour des questions identitaires. D’attiser les réflexes communautaristes. Et de promouvoir un Islam de combat contre une France décrite comme injuste, stigmatisante et décadente qui les renierait.

Si au lieu de déléguer parfois au Qatar ou à l’Arabie saoudite le soin de gérer les problèmes des banlieues l’Etat se préoccupait un peu plus des discours tenus à ces jeunes par des « animateurs de quartier », nous n’aurions pas un tel pourcentage de jeunes radicalisés et de futurs Merah, Kouachi, Coulibaly ou Mickaël Harpon prêts à se retourner contre des innocents.

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Si la République veut avoir un avenir il est temps de changer de lunettes et de discours sur la laïcité, de faire un vrai aggiornamento critique et éthique, de se réveiller pour de bon et d’aller au combat. Sans se tromper de cible ni d’époque.

Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain

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S’ils étaient soucieux de cohérence, les « jeunes de Coexister » devraient rebaptiser leur association « Coercition ».

Hélas nous vivons dans un monde de confusion et de mensonge, où l’on peut professer des valeurs et des buts tout en les profanant sans état d’âme et en pratiquant l’exact contraire.

Née d’une volonté bon enfant de faire dialoguer communautés et croyances, Coexister est devenue moins de dix ans l’opposé de ce pour quoi elle avait été créée.

Sa création répondait à une volonté des jeunes de promouvoir la paix, l’amitié et le respect des des différences et des religions. De tisser des liens d’amitié entre les croyants. Et de s’inscrire dans ce fameux mythe du « vivre ensemble » très en vogue à l’époque. Nous y reviendrons.

Comment comprendre que Coexister ait pu ainsi devenir l’un des soutiens indéfectibles de l’islamisme des Frères musulmans ? Ceux dont le projet est précisément de dynamiter ce vivre ensemble au bénéfice d’un repli sur l’Oumma. De torpiller ou suvertir méthodiquement les lois républicaines qualifiées mensongèrement de « liberticides ». Comme celles sur le voile et la burqa, qui précisent l’application du principe de laïcité concernant l’Islam, en fixant des limites à une volonté d’appliquer la Charia contre les principes républicains ? Un projet dont le but ultime est d’anéantir la démocratie, pour lui substituer un ordre théocratique et totalitaire selon la vision la plus rétrograde de l’Islam.

COERCITION : le cœur du projet islamiste

Chaque esprit  informé peut aisément le vérifier : le but éminemment coercitif des islamistes est à la fois idéologique et politique.

Idéologiquement, les Frères musulmans, comme les salafistes et autres islamistes, veulent imposer leur lecture fondamentaliste, radicale et coercitive du Coran comme étant la seule licite pour tous les musulmans. Par la conviction, l’endoctrinement, l’emprise psychologique, l’intimidation, la contrainte ou la menace, mais aussi par la promesse d’avantages sociaux : éducation, santé, aide sociale, services communautaires gratuits… Selon les bonnes vieilles méthodes d’infiltration et de recrutement propres à toutes les sectes.

Politiquement, ils veulent prendre le pouvoir par étapes, selon une stratégie d’entrisme détaillée dans Le Projet de la Confrérie dès son origine. Leur but est d’uniformiser la société, d’obliger les musulmans à appliquer leur conception de la charia et la société à l’entériner : contraindre toutes les femmes à se voiler en adoptant le hijab, uniforme politique inventé au 20e siècle par les islamistes sans aucun fondement coranique, faire reculer la mixité et instituer un apartheid sexiste dans l’espace public, abolir une laïcité qu’ils haïssent et rétablir le délit de blasphème par le chantage à « l’islamophobie ». Et surtout  infiltrer méthodiquement tous les pouvoirs et tous les rouages de la société : les quartiers via les mosquées et leurs réseaux associatifs, les élus locaux par le clientélisme et la corruption, les collectivités territoriales, les administrations, les syndicats, les partis politiques, les services d’ordre, de renseignement, l’armée, le monde du travail, les entreprises, les banques, les ONG, la culture, le show-biz, les médias… Jusqu’aux plus hautes instances de l’Etat, notamment la Cour élyséenne où ils figurent en très bonne place.

En résumé, le projet islamiste vise à détruire les fondations et l’unité de la République, et à ruiner son Idéal démocratique, social, humaniste et universaliste.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de ces jeunes gens plutôt instruits, plutôt « de gauche », plutôt républicains, pour se livrer à pareille trahison ? A priori Coexister n’a rien à voir avec un groupuscule d’extrême droite, une antenne djihadiste ou un avatar de Civitas, tous hostiles à la République.

Au commencement était le Dialogue

Pour comprendre ce glissement progressif, il faut remonter aux origines.

Le projet Coexister germe en 2008 dans l’esprit d’un jeune capture-d_c3a9cran-2015-01-29-c3a0-21-45-34lycéen catholique de 17 ans, Samuel Grzybowski. Il est le fils de Laurent Grzybowski, un catho de gauche issu du Mouvement Eucharistique, chef de la rubrique Social à La Vie, par ailleurs engagé dans le dialogue interreligieux.

Lors d’un voyage en Pologne et d’une visite du camps d’Auschwitz, le jeune Samuel découvre l’horreur que des hommes sont capables d’infliger à d’autres hommes au nom d’une idéologie.

C’est le déclic : fin 2008 marque le plus fort du conflit israélo-palestinien. L’opération Plomb durci menée par l’armée israélienne accusée de crimes de guerre dans la bande de Gaza enflamme l’opinion et les banlieues : le conflit menace de s’exporter en France entre des communautés déchirées.

Avec quelques catholiques de la paroisse St Léon dans le 15e arrondissement de Paris, Samuel noue des liens avec d’autres lycéens juifs et musulmans. Ensemble ils décident de fonder Coexister en janvier 2009.

Leur but est alors simple et clair : militer pour le vivre ensemble entre les croyants de toutes confessions et les non-croyants. Promouvoir la « coexistence active » (par opposition à la « tolérance passive ») comme méthode au service du vivre-ensemble.

Scouts toujours…

Détail important, Samuel comme bon nombre de jeunes parmi les fondateurs de Coexister est scout. Des membres des Scouts de France (catholiques), mais aussi des Eclaireuses et Eclaireurs Israélites de France (juifs), et des Scouts Musulmans de France. Organismes présents en bonne place lors du rassemblement organisé par Coexister durant la Journée de la Fraternité en décembre 2009.

L’enthousiasme de ces jeunes tranche avec un climat plutôt morose. S’y ajoutent une fraîcheur et un dynamisme fraternel, une audace un brin « militaire » qui attire les regards. Le style Coexister bouscule les usages très plan-plan du dialogue interreligieux et de ses figures historiques. Comme les Fraternités d’Abraham, qui regroupent des fidèles juifs, chrétiens et musulmans dans la tranche d’âge des retraités très sages.

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Cet enthousiasme, cette combativité  innovants pour l’époque recueille les louanges des médias mais aussi des politiques. Il faut dire que Papa Laurent est derrière…

A cette époque, aucune suspicion de connivence avec le radicalisme musulman. D’ailleurs l’association Scouts Musulmans de France (SMF), créée en 1990 par le cheikh Khaled Bentounès, un musulman originaire de Mostaganem et d’obédience soufie, s’est toujours prononcée pour le respect des personnes, des confessions et des lois de la République. Sincérité ou Taqiyya, allez savoir…

De l’inclusivité à la confusion

Forte de son succès, Coexister grandit rapidement  : 2.000 membres en 2015. Elle essaime aussi dans plusieurs pays d’Europe. Le pape lui-même s’en émeut et reçoit avec bienveillance ces jeunes hérauts de la Paix.

Premier accroc à la doctrine initiale, cette croissance ne se veut pas que numérique.. Et c’est là que le bât blesse : dans un excès de zèle inclusif vers toujours plus de fraternité, les barrières idéologiques sautent.

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Coexister choisit d’abord de s’ouvrir à d’autres religions que celles « du Livre », bouddhisme notamment. Jusque là rien à redire. Même si la volonté initiale de désamorcer les conflits mimétiques liés au conflit israélo-palestinien perd en pertinence.

Puis les jeunes croyants inclusifs s’ouvrent « naturellement » à leurs « frères » athées. Inventant l’athéisme à rejoindre les rangs des religions qui vivent ensemble. Michel Onfray et son Traité d’athéologie étaient sans doute passés par là… Il fallait aussi donné des gages de républicanisme aux partisans grincheux d’un laïcisme radical qui voyaient d’un œil suspicieux cette croisade de la calotte, de la kippa et de la chéchia pour le vivre ensemble.

D’une association prétendument « interreligieuse », Coexister devient donc une association « interconvictionnelle » : toutes les croyances, les sensibilités, les convictions, religieuses, philosophiques ou autres, y sont les bienvenues, mises sur le même plan. Un catalogue fusionnel et confusionnel ouvert à toutes les identités, élevées à une même légitimité dans un relativisme bisounours.

Une Orthopraxie du Dialogue élevé au rand de valeur suprême, hyper inclusive et bienveillante, et qui renonce à tout devoir critique, à tout examen des doxae respectives, selon la logique consensuelle et politiquement correcte du « Tous ensemble » et du « C’est mon choix« .

Hyper tendance….

Les limites du relativisme : de la vigilance à la complaisance

D’une initiative fondée sur une verticalité morale face aux pièges du repli communautariste, à la politisation, au durcissement et à l’essentialisation des appartenances religieuses et communautaires comme obstacles à l’ouverture à l’autre et au vivre ensemble, Coexister est passée insensiblement à un relativisme globalisant, agrégateur de toutes les convictions, mais qui témoigne d’un renoncement tacite sinon d’une abdication volontaire du devoir de vigilance et de discernement.

En baissant la garde quant à ce qu’elle prétendait au départ conjurer de l’espace du vivre ensemble – l’intransigeance, le repli identitaire, l’hostilité à l’autre – Coexister a ouvert grande la porte aux pires dérives qui le menacent objectivement.

Après tout pourquoi ne pas imaginer au nom du vivre ensemble accueillir dans ce capharnaüm interconvictionnel des sectes satanistes et agréer les meurtres rituels d’enfants ? Parce que « c’est mon choix »…

Quelle extrême naïveté d’imaginer que par le dialogue suffise à réduire la fracture qui sépare l’admissible de l’inadmissible ! Toute société, tout ensemble social ne saurait pourtant se constituer, transmettre ses modèles et perdurer sans une adhésion collective à un socle de valeurs. Mais aussi sans à un consensus constamment réaffirmé quant aux limites fixées pour en tracer le périmètre éthique.

L’imposture du « vivre ensemble »

Finalement l’erreur de ciblage éthique et conceptuel initial qui conduira à la faillite du mouvement Coexister repose sur cette arnaque intellectuelle très en vogue dans les années 2000 représentée par ce concept très approximatif de « vivre ensemble ».

Le « vivre ensemble » n’est absolument pas un concept républicain. C’est même un dévoiement des principes essentiels qui fondent notre République, parmi lesquels l’affirmation que « la République est une et indivisible ». Le contraire de cette spécificité très française c’est le communautarisme, qui préside dans les sociétés anglo-saxonnes. Ce n’est pas notre modèle.

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L’une des conséquences de cette affirmation c’est le principe d « assimilation ». Un principe que nous avons à tort eu tendance à considérer comme une maladie honteuse. Nous en mesurons hélas aujourd’hui les conséquences.

Un autre principe inscrit dans notre constitution c’est que « la France est une République sociale ». Cela ne signifie pas que la France « fait du social ». Cela veut dire que la République est un Idéal qui s’inscrit dans un projet commun de « société » fondé sur le sens partagé de l’intérêt général et la quête du bien commun. « Faire société », « faire corps » ou « faire nation », c’est infiniment plus que « coexister », fût-ce de façon « active ».

La simple coexistence n’implique pas nécessairement le partage : coexister c’est exister avec, ou plutôt à côté.

Or l’un des principes cardinaux de notre démocratie, qui est toujours à construire, parfaire et réinventer, c’est le principe de Fraternité.

Ce principe est l’héritier de l’idéal de fraternité maçonnique partagé par bon nombre de révolutionnaires parmi les pères fondateurs de notre démocratie : Mirabeau, Lafayette, Danton, Marat, Robespierre et bien d’autres.

Il est aussi l’héritier d’un idéal fraternel transmis par l’humanisme de la Renaissance, lui-même hérité de l’idéal chrétien.

La Fraternité républicaine est tout sauf cette vision bisounours qu’on nous a vendue d’une société pluraliste et communautariste, où individus et communautés s’entrecroiseraient dans une indifférence tranquille et béate.

D’abord parce que l’idéal de Fraternité n’est pas un principe négatif mais positif. Le vivre ensemble tel qu’on l’a décliné ces dernières années c’est essentiellement l’absence de conflits entre les personnes et les communautés. « Menacer le vivre ensemble » c’est menacer la paix sociale. La Fraternité ce n’est pas la trêve sociale ou la tranquillité ; la Fraternité c’est un exercice quotidien de la co-citoyenneté, du partage, de la solidarité et de l’édification commune d’une société juste et unie dans une même famille : la nation.

Cet idéal fraternel n’est pas centré sur le « vivre » mais sur « l’être ». Il ne cherche pas à nous réunir dans un « ensemble » mais à nous élever dans un « avec ».

« Citoyen » ce n’est pas juste un adjectif qu’on ajoute partout comme un gimmick de langage. C’est un engagement social et politique, éthique, vers la transformation d’une société en une nation plus juste, plus humaine, plus unie, plus fraternelle. C’est l’inscription de l’engagement dans la société civile d’un projet civique, sinon civilisateur, humaniste et universaliste.

Or toute action qui va dans ce sens n’a aucune valeur si elle n’est éclairée en permanence d’un discernement : qu’est-ce qui va dans le sens de l’intérêt général, du bien commun, de plus de cohésion, de sens, de valeur partagée ? Et qu’est-ce qui constitue une régression, une menace, une trahison du système de valeurs commun et des règles qui en découlent ?

Le pacte avec le Diable

En abdiquant de son système immunitaire et éthique, Coexister s’est préparé au pire : faire alliance avec l’ennemi. L’ennemi du Dialogue qui est pourtant son dieu. L’ennemi du vivre ensemble qui est pourtant son credo. L’ennemi de la diversité qui est pourtant sa raison d’être.

Le Diable islamiste a réussi l’impossible : entraîner un mouvement fondé au départ par des jeunes chrétiens à cautionner l’impensable, à valider l’inacceptable, à légitimer un monstre.

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Au milieu des années 2010, dans un climat sépulcral marqué par les attentats terroristes de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, mais aussi par la multiplication des provocations islamistes afin de tester les résistances républicaines sur le voile ou la mixité, Coexister n’a rien trouvé de mieux à faire que se compromettre en se rendant au Salon de l’UOIF du Bourget. Une foire aux dérives sectaires où l’on pouvait croiser des fans de Tariq Ramadan, des anti-Charlie, des pro-Hamas ou Hezbollah, des prédicateurs de haine misogynes et homophobes, des apôtres du viol conjugal et de la destruction d’Israël, des gourous salafistes, des mécènes wahhabites, des vendeurs de niqabs, de burqas, de livres et DVDs islamistes. Tout un remugle d’infréquentables dont on se demande comment on a pu tolérer une telle promotion dans la France endeuillée par les attentats.

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Car il faut rappeler une vérité qui contredit une idée fausse. On peut aisément comprendre le malaise des musulmans français après les attentats de Charlie ou du Bataclan. Et la nécessité de répéter à l’époque : « Pas d’amalgame ! » On peut comprendre la volonté des musulmans de condamner mais surtout de se démarquer de ces attentats qui comptèrent aussi des musulmans parmi les victimes en clamant : « Pas en mon nom« .

On a souvent entendu dire depuis qu' »il n’y a aucun rapport entre Islam et le terrorisme » ou « L’Islam et l’islamisme sont deux choses qui n’ont rien à voir« . Vrai, sauf que c’est hélas faux. D’abord parce qu’il n’y a pas un islam mais DES islams. Ensuite parce que même au temps du prophète, l’Islam a toujours comporté une composante pacifique et une autre guerrière, tournée vers la conquête et la conversion forcée, et hostile aux infidèles. Dire que « L’Islam est une religion de paix et d’amour » et vouloir le résumer à cette simple formule est d’une naïveté affligeante. Oui, l’Islam est aussi une religion violente.

Quand aux islams contemporains, concurrents et en guerre les uns contre les autres, il est faux de prétendre que l’islamisme qui comprend différentes versions fondamentalistes de l’Islam n’aurait rien à voir avec l’Islam. Ou que l’Islam comme l’islamisme n’ont rigoureusement rien à voir avec le terrorisme qui pourtant s’y réfère. Le djihadisme dans sa version littérale, violente, est une des composantes de l’Islam contemporain, comme de l’Islam originel.

Quant au terrorisme islamiste actuel revendiqué au nom d’Al Qaeda ou de Daesh, bien sûr que ces organisations terroristes sont des dévoiements ignobles de l’Islam. Pourtant ils s’en réclament. Sinon comment expliquer que des pays musulmans wahhabites comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar aient pu financer et soutenir ces organisations ?

Il faut donc demeurer extrêmement vigilants et ne jamais renoncer à un travail critique de discernement quand on est face à des organisations qui prétendent juste promouvoir l’Islam ou « défendre les musulmans ». Derrière beaucoup de ces imams, de ces responsables associatifs, de ces recteurs de moquées souriants, rasés de près, en costume cravate, cultivés et polis se cachent parfois des officines beaucoup moins ragoûtantes comme les Frères Musulmans. Ou des mécènes beaucoup plus ambigus comme des organisations « caritatives » islamiques saoudiennes, qataris ou turques spécialisées dans le financement des organismes islamistes et terroristes.

Coexister a commis une erreur fatale en mettant le doigt dans l’engrenage du dialogue avec ces gens-là.

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Islamistes de l’UOIF

Beaucoup de défenseurs de la laïcité, notamment Caroline Fourest, se sont heurtés violemment à Coexister et ont dénoncé cette odieuse supercherie. L’association s’est depuis enfermée dans son entêtement à défendre cette frange infréquentable, en grande partie illégale de l’islamisme français. Une alliance que ses dirigeants n’ont jamais voulu renier.

L’islamo-gauchisme, cancer de la gauche française

On ne peut comprendre cet endurcissement inimaginable sans le resituer dans le contexte d’une évolution d’une partie des hérauts de la gauche droit-de-l’hommiste, laïque, sociale et républicaine, mais aussi communautariste et altermondialiste. Et ses collusions coupables et confusionnelles qui sous prétexte de défendre les minorités vont jusqu’à soutenir ou cautionner l’idéologie islamiste.

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On l’a vu avec cette manifestation de la honte du 10 novembre 2019, cette Islamo Pride, cette Fierté Islamiste où l’on défilait en souriant et en arborant des symboles révisionnistes (ce signe factice distribué par le CCIF aux manifestants fabriqué sur un amalgame ignominieux entre l’étoile imposée aux Juifs durant la guerre et une étoile islamique frappée du sceau « MUSLIM »). Une manif de la honte dénoncé par beaucoup de vrais républicains, des chrétiens, des Juifs, des musulmans défendant la laïcité, mais que Coexister a pourtant soutenue. Tout comme des élus de La France Insoumise, du PCF ou d’EELV qui se sont empressés d’y participer.

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Cette dérive idéologique et politique identifiée sous le terme d’islamo-gauchisme, est très présente dans les discours médiatiques sous la forme d’un relativisme ultra complaisant à l’égard des islamistes et d’un cautionnement permanent du concept d’« islamophobie » forgé par les Frères Musulmans pour aiguiser des peurs et faire croire qu’il existerait en France un « racisme anti-musulmans » d’Etat visant l’ensemble des musulmans de France (cf. tract du CCIF distribué le 10 novembre).

Un mensonge qui pour les « persécutions » imaginaires ne résiste pas un instant à un examen objectif des faits, puisque les agressions visant des personnes de confession musulmanes en France sont en baisse constante et culminaient à 100 cas en 2018 (contre plus de 1000 cas d’agressions anti-chrétiens).

Quant au choc provoqué par les attentats successifs perpétrés sur le sol français qui ont fait 263 victimes en 7 ans, celui-ci ne suffit apparemment pas à ouvrir les yeux de ces égarés, comme de Coexister, sur la hiérarchie des dangers qui menacent notre démocratie.

Cette cécité morale et intellectuelle touche malheureusement un certain nombre d’autres chrétiens, farouchement anti-laïcs ou pour qui la solidarité interreligieuse et la défense des autres religions priment sur toute autre priorité. Une sorte de fronde de la calotte, de la kippa et de la chéchia contre la République laïcarde.

La chute de Rome

L’auteur de L’Esprit des lois le rappelait déjà en 1734, Rome n’est pas tombée uniquement à cause de la décadence de l’Empire romain d’Occident et de ses abus. Elle est aussi tombée sous les assauts des « invasions barbares ».

Quant Alaric et son armée saccagent la ville en 410, celle-ci ne leur offre que peu de résistance.

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Aux mêmes causes les mêmes effets.

Loin de nous de considérer que l’immigration de ces 60 dernières années composée pour une large part de ressortissants de pays musulmans constituerait une quelconque forme d’invasion, comme les tenants de la théorie du Grand remplacement reprise par le RN tentent de nous en convaincre.

En revanche la stratégie des islamistes, que l’on peut décrypter en lisant certaines publications des salafistes ou des Frères musulmans, repose clairement sur une volonté de conquérir des territoires idéologiques et symboliques, mais aussi géographiques et politiques, dans un vaste projet de conversion massive des peuples européens et occidentaux à l’Islam.

Ce projet repose sur une stratégie de conquête progressive sur le long terme. Une conquête lente, patiente, méthodique, sournoise. Selon le principe pragmatique que lorsqu’il est impossible de conquérir par la guerre ou la confrontation directe, mieux vaut se fondre dans la masse et miser sur la corruption à long terme.

Une conquête des esprits d’abord, qui cible prioritairement les populations d’origine ou de culture musulmane vivant en France. Des musulmans éloignés de leur culture d’origine, souvent en proie à des difficultés d’intégration dans une société française « qui les rejette et les discrimine », et qu’il s’agit de « réislamiser » pour en faire des promoteurs de l’Islam.

Une conquête des rouages politiques, juridiques, institutionnels, médiatiques de la société française. En testant les résistances, en tentant de faire reculer la laïcité et les lois républicaines partout où cela est possible, en imposant la charia comme seule et unique source souhaitable du Droit. En prenant en otage une « communauté musulmane » fabriquée artificiellement en exacerbant les peurs, les fantasmes et les discours liés à « l’islamophobie », en encouragement les phénomènes de repli identitaire et communautaire, en soutenant que seule l’adhésion à une forme rigoriste de l’Islam pourra permettre aux musulmans de recouvrer leur fierté, en faisant notamment la promotion du voile chariatique (islamiste), en jouant subtilement sur les faiblesses de notre démocratie, sa trop grande complaisance à l’égard des minorités « opprimées », ses dérives libertaristes et égalitaristes qui dénaturent les principes républicains, sa complaisance à l’égard du communautarisme, son interprétation laxiste du principe de laïcité, le clientélisme électoraliste de ses élites, la démagogie et l’assoupissement moral de ses élites médiatiques… Mais aussi par une stratégie d’infiltration méthodique des réseaux de pouvoirs, de l’association locale au sommet de l’Etat.

Sans doute ce qui a dû se produire avec Coexister, dont les premiers membres musulmans défendaient pourtant une vision ouverte et tolérante à l’opposé de ces islamistes corrupteurs.

Même si elle n’obéit pas aux mêmes mécanismes ni aux mêmes schémas historiques, cette corruption méthodique de la société, de ses citoyens et de ses élites présente des analogies frappantes avec le déclin de l’Empire romain infiltré puis dominé par des peuples dits « barbares ». Sauf qu’il s’agit ici d’une stratégie de conquête au nom d’une religion mûrement réfléchie, planifiée sur quelques décennies, et non d’une infiltration sur plusieurs siècles. Et d’une conquête politique des pouvoirs mise en œuvre via des officines discrètes ou officiellement déclarées (comme le CCIF, L.E.S. Musulmans, Musulmans de France ou l’AMIF), téléguidées et financées en grande partie par des organisations islamistes étrangères (Frères Musulmans notamment).

Rome est bien naïve, elle qui succombe aux charmes de ces barbus aux paroles douces et mielleuses.

Qu’il s’agisse de la Rome actuelle, celle du Vatican qui parfois s’égare dans un zèle trop consensuel à vouloir dialoguer avec les islams et les autres religions.

Qu’il s’agisse des catholiques et des chrétiens de gauche, aveuglés par leur idéalisme social, communautariste et relativiste.

Qu’il s’agisse de l’Occident, lointain héritier de Rome, qui souvent s’abîme dans des courtisaneries et des alliances contre-nature qui trahissent son idéal démocratique, émancipateur et humaniste.

Ou bien encore de cette Rome inclusive symbolisée par coexistence, qui voudrait embrasser tous les peuples de son empire, quitte à les absoudre des plus vils péchés.

Tel le couteau mortel planté dans le dos de César par son fils adoptif, le ver est désormais dans la pomme tendue aux égarés de Coexister. Ou plutôt le poison est versé par l’ennemi sur cette eucharistie œcuménique qui rêvait de réunir tous les enfants d’un même dieu.

Il n’y a pas d’autre Idéal que la République pour garantir les libertés.
Il n’y a pas d’autre qualité que celle de citoyen pour garantir l’exercice de la Fraternité.

Qu’on soit croyant ou non, toute cette affaire est la preuve éloquente qu’il ne peut exister de coexistence pacifique ou « active », de vivre ensemble ou de société fraternelle unie et cohérente autour d’un socle de valeurs et de lois communes, sans la proclamation d’un Idéal commun qui transcende toutes les différences.

Un Idéal qui s’oppose à toute prétention individuelle, catégorielle ou communautaire de sanctuariser des critères différenciateurs pour en faire le creuset d’agrégation identitaire essentiel d’un groupe qui se déclarerait supérieur à la nation. Comme de toute différence élevée au rang d’essence qui se déclarait à elle seule la source de l’Autorité, de la Vérité et du Droit.

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La République que nous défendons contre ceux qui veulent la détruire n’est ni un régime ni un système ou une chose politique : elle est  LA « chose publique » (res publica). Et par extension la seule et unique Communauté à laquelle chaque citoyen appartient au-dessus de toute autre.

La République n’est pas non plus cet espace ouvert à tous les vents, à toutes les revendications individuelles, identitaires ou communautaires, auquel certains voudraient la réduire par une assimilation grossière de nos principes un libertarisme béat.

La République n’est pas une collection d’individus disjoints, de modèles, de croyances ou d’idéaux rivaux. La République est un Idéal : c’est l’Idéal qui réunit dans une même Fraternité indivisible tous ses enfants.

La République est la seule qui puisse garantir à chacun la liberté d’être et d’exprimer ce qu’il est, ses convictions et ses croyances, tant que celles-ci n’empiètent pas sur celles des autres et ne cherchent pas à s’imposer aux autres ou à l’Etat.

Parce que la République ne reconnaît aucune transcendance mais qu’elle se fonde sur la Raison, elle permet à toutes les formes d’allégeance à une transcendance, un dieu, un principe, une Essence, de s’exprimer sans qu’aucune de celles-ci ne puisse prétendre être la source de l’autorité et du Droit.

S’allier avec les ennemis objectifs de la République que sont les islamistes, c’est implicitement adhérer à leur projet sécessioniste. C’est devenir soi-même un ennemi de la République, de la diversité, du vivre-ensemble et du respect des différences comme facteur de relation, d’échange avec l’autre et de cohésion.