Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Pourquoi il faut absolument réformer l’Islam

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L’enjeu d’une formation des imams et d’une réforme radicale de l’Islam en France n’est ni religieux ni juridique, il est civilisationnel.

Pour comprendre les véritables enjeux, il ne suffit pas de regarder les choses du point de vue de la seule République, en considérant l’Islam (l’islamisme) comme l’agresseur, et la République en situation de défense. Ce qui conduirait immanquablement à une opposition, une rivalité, un affrontement. Et à creuser davantage le fossé que les islamistes veulent établir entre la France ou l’Etat et « les musulmans ».

Premier constat : les Français de confession musulmane sont avant tout des Français. Des citoyens comme les autres. Avec la même valeur, le même statut, les mêmes droits.

Il convient de le rappeler aussi souvent que possible. Et de s’adresser en priorité d’abord à eux quand on parle d’Islam ou d’islamisme, afin d’éviter qu’ils se sentent exclus ou stigmatisés. De rappeler que toute volonté de réformer l’Islam n’est pas une manière de les « stigmatiser », comme les islamistes s’échinent à leur faire croire, en mentant pour diviser.

La réforme de l’Islam est un projet qui vise d’abord à les protéger ! Les protéger de ceux qui prétendent justement prendre leur défense, mais veulent en réalité leur faire peur, les faire douter, les victimiser, les forcer à se réunir dans une « communauté » imaginaire, pour se servir d’eux ensuite contre une République qu’ils haïssent.

Les islamistes en vérité se contrefichent des Français musulmans. Ils n’utilisent ce mot « musulman » comme un mot-valise que pour nourrir et fédérer les peurs, endoctriner, instrumentaliser et séparer.

A l’opposé, la République dit aux Français musulmans : « Vous êtes des citoyens. Des citoyens français. Vous avez les mêmes droits que les autres citoyens. La République ne fait aucune différence entre ses enfants. Vous êtes totalement libres d’adopter la religion qui vous convient et de la pratiquer, ou aucune. Tant que vos croyances et vos pratiques ne portent pas atteinte aux autres citoyens, à l’unité de la République, à l’ordre public, aux libertés individuelles. »

Regardons les choses plutôt du point de vue de l’Islam.

Quel est l’état de l’Islam aujourd’hui ? Si tant est que ce mot recouvre une réalité homogène.

Inutile de tourner autour du pot : l’Islam vit aujourd’hui une crise majeure, paroxystique. Celle-ci n’est pas nouvelle mais elle est exacerbée. Les prurits de cette crise se nomment islamisme, salafisme, djihadisme, violence, terrorisme, attentats, massacres, persécutions, viols, esclavage…

Qu’en est-il d’une lune de miel possible entre l’Islam et la République ?

Sur ce sujet comme sur d’autres nos intellectuels français pèchent souvent par ignorance, idéalisme ou irénisme. Parfois par déni de réalité, duplicité, complaisance. Autant de « péchés » intellectuels souvent dictés par la mauvaise conscience postcoloniale, nourri du rêve fusionnel d’une humanité qui aurait atteint son universalisme selon des idéaux d’émancipation et de fraternité partagée, ignorant des résistances, des blocages, des différences.

Autant éviter d’argumenter : croire naïvement que l’Islam peut s’acclimater aussi facilement à la République, à la laïcité, que le judaïsme sous l’Empire ou la religion catholique il y a un siècle, c’est méconnaître totalement la réalité et la spécificité de l’Islam d’aujourd’hui.

Car aux dires des islamologues honnêtes, l’Islam, dans ses fondements théologiques, idéologiques et juridiques, est RADICALEMENT incompatible avec la notion d’état de droit, avec la démocratie, comme avec la République.

Pour s’acclimater, l’Islam doit muter, se réformer en profondeur. Ce qui suppose d’abandonner bon nombre de ses postulats établis il y a 13 ou 14 siècles. Et pour une large part figés dans leurs grandes lignes dogmatiques depuis le 11e siècle. Il ne pourra jamais s’acclimater à la réalité du monde contemporain, encore moins à celle de sociétés démocratiques et postmodernes comme la nôtre, sans un sérieux aggiornamento de ses dogmes, de ses croyances et de ses valeurs.

Sans parler des conflits entre le monde musulman et « l’Occident » ou les autres nations à l’échelle du monde, rien qu’en France, même l’Islam le plus modéré ne pourra jamais sortir par magie, sans un profond regard sur lui-même, d’une position réactive par rapport à « l’Occident ». Certains mouvements musulmans réformistes ou progressistes le font, mais ils sont ultra minoritaires, même en France.

Dans l’imaginaire véhiculé dans beaucoup de discours, l’Occident est souvent présenté comme un ennemi ou l’archétype de la « décadence ». Parce qu’il regroupe des nations chrétiennes donc « impies ». Parce qu’il représente l’ancien colon ayant détruit l’orgueil et la culture des peuples conquis. Parce qu’il regroupe aujourd’hui des sociétés fondées sur la modernité, le rationalisme, le matérialisme, l’individualisme, la laïcité, le relativisme culturel, et donc l’abandon de la soumission à Dieu.

En réalité l’Islam est incapable de prendre la mesure de sa propre décadence. Laquelle a commencé dès le 11e siècle et ne s’est jamais interrompue depuis. Parce qu’il a décidé de figer son dogme à cette époque, il s’est rendu lui-même incapable de s’adapter aux évolutions du monde qu’allaient porter l’essor de l’humanisme de la Renaissance, puis le Siècle des Lumières, et enfin de la société industrielle puis post-industrielle jusqu’à aujourd’hui.

L’islam vit donc dans un ressentiment puissant, fait de fascination-haine, de désir d’appropriation et de vengeance, face à l’Occident.

Pourtant, il ne voudrait pour rien au monde renoncer à ses apports « civilisateurs », en particulier son savoir-faire technologique : sa maîtrise de l’énergie, son urbanisme, son confort moderne, sa médecine, ses belles voitures, sa société numérique et ses nombreux gadgets… Mais emprisonné dans un rapport schizophrène à l’égard de l’Occident, l’Islam demeure profondément incapable d’en copier les infrastructures politiques, institutionnelles, juridiques.

Comme la notion d’état de droit, d’individu, de démocratie, d’égalité de statut des citoyens d’une même nation, de droits humains ou d’un universalisme fondé sur l’humain et non Dieu et la Charia. Autant de principes fondateurs de nos démocraties, mais qui viennent toutes se heurter frontalement à une volonté originelle de l’Islam d’imposer une emprise totalisante et totalitaire de la religion sur les personnes, sur les pouvoirs et sur tous les aspects de la vie en société.

Autant aujourd’hui qu’hier, l’islam c’est vraiment la soumission totale de tout et de tous à un Ordre totalitaire imposé par un dieu. Un modèle ontologique, idéologique, culturel, social, politique, juridique et institutionnel propre aux sociétés tribales les plus archaïques. Et qui quoiqu’on en dise et malgré ses nombreuses variantes, des plus tolérantes aux plus rétrogrades, n’a fondamentalement pas varié d’un pouce en profondeur depuis 1300 ans.

Pour preuve : toutes les tentatives d’importer la démocratie et l’état de droit au cours du 20e siècle dans les états arabes ou musulmans « modernes » se sont soldées par des échecs : dictatures militaires, souvent renversées par des guerres civiles, précédant l’accession au pouvoir des islamistes. Egypte, Algérie, Tunisie, Libye, Turquie, sans parler de l’Iran, c’est toujours peu ou prou le même scénario.

Avec à la clé un ressentiment accru et un désir de destruction encore plus grand vis-à-vis de l’Occident honni, rendu responsable de tous les maux et de ses échecs. Il est vrai que les manœuvres de la CIA ne sont pas toujours étrangères à ces revirements politiques funestes pour les peuples qui en payent les frais.

Ce cycle tragique des échecs et de la violence, cette incapacité à évoluer et se réformer, à se positionner autrement que dans un rapport de jalousie mimétique par rapport à l’Occident, est nourrie par une référence permanente au fameux « Âge d’or de l’Islam ». Un mythe à propos duquel bon nombre d’historiens sérieux s’accordent aujourd’hui à reconnaître qu’il n’a jamais existé. Mais qui demeure néanmoins très puissant dans l’imaginaire collectif arabo-musulman. Comme la référence à la puissance hégémonique du Califat, que des néo-sultans autoproclamés comme le dictateur islamiste Erdogan rêvent aujourd’hui de restaurer.

Un rêve d’autant plus artificiel que la splendeur passée de l’empire ottoman comme des autres dynasties « islamiques » doit en vérité beaucoup moins à l’Islam lui-même comme éventuel ferment civilisateur, qu’à la culture et à l’intelligence des sultans et des empereurs successifs, arabes, perses, ottomans, mongols, leur ouverture à l’Occident, ou à d’autres aires civilisationnelles à la périphérie orientale, méridionale ou septentrionale de ces empires.

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus à l’époque des conflits hégémoniques et des coopérations entre grands empires. La « mondialisation », qui a commencé avec la chute des grands empires européens et les deux conflits mondiaux qui ont suivi au cours du siècle dernier, est aujourd’hui en passe de s’achever.

On aurait tort de voir dans cette mondialisation un phénomène uniquement économique. Même si c’est bien par le biais de la globalisation des marchés et la financiarisation de l’économie mondiale que celle-ci a connu le formidable coup d’accélérateur que nous subissons. Celle-ci n’a pas non plus entraîné comme on l’annonçait un nivellement culturel, au point de broyer les identités ou de normaliser tous les aspects de la vie à l’échelle de la planète. Au contraire, la mondialisation a attisé une prise de conscience et une affirmation des particularismes locaux, régionaux, nationaux.

Cette mondialisation est en grande partie achevée. En partie seulement : les référents qui orientent la conscience planétaire ne sont pas encore uniformément partagés. Quant à l’ouverture de cette conscience sur les enjeux humains à l’échelle du monde, elle est loin d’être partagée au même niveau individuellement. D’où les replis identitaires que nous connaissons, qui sont des phénomènes réactifs normaux face au sentiment de perte de repères et de brouillage identitaire.

Quant au « Choc des civilisations », celui-ci non plus n’a pas lieu. Et n’aura jamais lieu. Parce que « les civilisations » n’est plus au 21e siècle une grille de lecture pertinente pour comprendre les évolutions du monde.

L’enjeu du 21e siècle c’est l’émergence d’une civilisation mondiale, unifiée, pacifiée, consciente de son destin commun et de la place de chacun. On aurait donc tort de vouloir envisager les relations entre l’Islam et l’Occident par le prisme des conflits de civilisations. D’autant que l’Islam aujourd’hui n’a absolument plus les moyens de prétendre « civiliser » quoi que ce soit, a fortiori le monde. Il n’en a ni les outils intellectuels ou philosophiques, ni la capacité charismatique, ni l’expérience, ni la faculté à s’adapter à la réalité et aux enjeux du siècle.

La seule question qui vaille, ce n’est pas « Quelle civilisation va l’emporter contre une autre ? », mais « Comment allons-nous réussir à faire civilisation tous ensemble ? »

Pour l’heure nous manquons cruellement de recul : nous sommes surtout piégés par nos peurs et obnubilés par les phénomènes de repli.

Les religions n’échappent pas à ces phénomènes de revendication et de reconnaissance identitaire. Sauf que l’Islam est totalement incapable aujourd’hui de fédérer comme il le voudrait des identités métissées ou superposées par le brassage des modèles culturels. Parce qu’il n’a quasiment pas évolué depuis un millénaire, qu’il a raté le cap de la modernité, et se voit a fortiori impuissant à offrir quelque modèle de compréhension que ce soit de cette postmodernité à laquelle il ne comprend plus rien.

En outre, en ce 21e siècle, émerge un phénomène nouveau et capital dans l’Histoire humaine, favorisé notamment par la société mondiale de l’information et l’essor de la mobilité : l’avènement d’une conscience collective planétaire. Or cette conscience est évidemment définie par les codes des mediums qui la porte : ceux de la technologie numérique, d’une jeunesse largement ouverte à l’autre et au monde, formée dans des universités internationales, qui partagent la même langue – l’anglais – les mêmes codes sociaux, de langage, de comportement, de consommation, une culture commune, profondément métissée, des loisirs communs…

L’Islam traditionnel paraît un archaïsme médiéval totalement déconnecté des attentes, des usages et des valeurs de cette jeunesse qui fera le monde de demain.

D’où en partie cette tentation qui le traverse de régression violente vers des schémas identitaires et idéologiques radicaux, fondamentalistes, la projection dans une vision messianiste, apocalyptique, où seule la destruction de l’autre en même temps que de soi-même pourrait permettre un fantasmatique Relèvement dans un monde imaginaire, justifié par un dieu vengeur aux polarités inversées, une icône de la Destruction totale.

Hélas pour ceux qui en sont les adeptes comme pour nous qui en subissons les contrechocs, l’Islam est aujourd’hui une religion à l’agonie. Il n’y a aucune issue sinon l’Anéantissement global mis en scène comme un feu d’artifice suicidaire.

Comme l’hitlérisme et son rêve de IIIe Reich a conduit à l’anéantissement de l’Allemagne avant que celle-ci ne précipite le monde dans les ténèbres, comme l’effondrement du stalinisme puis de l’empire soviétique a ruiné une partie des nations qui en étaient esclaves et failli précipiter le monde dans l’holocauste nucléaire, comme les ploutocrates ultralibéraux pourraient à leur tour précipiter l’humanité dans un chaos de violences et d’injustices jamais égalé, l’islamisme, à supposer qu’il arrive un jour à prendre le pouvoir partout sur terre, précipiterait le monde et tous les peuples dans un anéantissement assuré.

D’abord en exterminant Israël et tous les Juifs, son ennemi obsessionnel. Puis en décimant les « nations impies », à commencer par les chrétiens, puis les Chinois, les Indiens, et tous ceux qui s’opposeraient à leur volonté de conquête totalitaire. Et bien sûr au passage tous les « mécréants » déclarés parmi les musulmans qui refuseraient de se conformer à leur vision univoque et dictatoriale de l’Islam. Puis ils finiraient par s’entretuer entre eux, comme dans les procès de Moscou ou dans la folie d’épuration des nazis.

L’enjeu d’un Islam de France est donc primordial. Parce que si ce défi aboutit, il pourrait être une matrice possible pour un Islam réconcilié avec les valeurs humanistes et démocratiques. Certes, ce ne serait plus vraiment l’Islam, ce serait autre chose. Mais après tout les religions ne sont que des créations humaines destinées à évoluer ou être remplacées.

Il n’y a aucune autre voie pour l’Islam, en France, en Europe et dans le monde. Si des musulmans ne font pas le choix conscient de réformer radicalement l’Islam, celui-ci disparaîtra de sa belle mort. Ou dévoré par sa frange la plus radicale, son ressentiment et sa soif de pouvoir, il entraînera le monde dans le chaos

Le chant trompeur de La Laïcité

Beaucoup de ceux qui voudraient faire reculer l’islamisme se contentent de sauter sur leur chaise en criant « Laïcité ! Laïcité ! »

Mais la laïcité n’est ni une recette magique, ni une panacée.

Elle n’est que l’un des principes, essentiels, qui fondent notre démocratie. Mais qui n’a aucun sens ni aucune utilité s’il n’est pas relié aux autres.

Beaucoup aussi, selon une mauvaise compréhension de ce principe de laïcité, se cabrent dès qu’on évoque une possible ingérence de l’Etat dans les questions religieuses. Notamment en ce qui concerne le contenu des cultes, la formation des imams ou le financement des mosquées. Oubliant au passage qu’en France, l’Etat se mêle de religion de façon interrompue depuis 1789, et bien avant si l’on évoque l’Ancien régime.

Comme si les religions étaient une maladie honteuse dont l’Etat ne devrait surtout pas se mêler, au risque de se faire happer par un spectre ou contaminer par un virus plus dangereux que le coronavirus.

Soyons sérieux. Et surtout objectifs. Non seulement l’Etat peut mais il DOIT à tout prix se mêler de religion. Surtout de l’Islam, qui livré à lui-même, et donc aux islamistes, ne peut être qu’un ferment de chaos et de division ! Au nom des principes qu’il incarne et des pouvoirs régaliens qu’il exerce, l’Etat est le garant de l’ordre public, de l’unité de la nation, des libertés individuelles, de la loi et de l’ordre républicain.

Précisions.

La laïcité, ce n’est ni la passivité, ni la soumission, ni la complaisance.

La laïcité – selon la Loi de 1905 – c’est la « neutralité » de l’Etat par rapport aux religions, notamment en matière de financement.

La neutralité, ça n’est pas la démission.

De plus, la laïcité n’est pas l’Alpha et l’Oméga de la République…

La République repose sur d’autres piliers, d’autres principes essentiels, que l’Etat a le devoir impératif de défendre quand ils sont menacés :

L’Etat de droit. C’est à dire l’obligation de tous de se soumettre à la loi civile. Quand l’islamisme qui hait la démocratie voudrait détruire celle-ci et imposer à terme une théocratie à la place de la République.

L’unité et l’indivisibilité de la nation. Quand le séparatisme islamiste voudrait fracturer et diviser la société.

La cohésion nationale. Quand l’islamisme voudrait soumettre les Français de confession ou d’origine musulmane à des modèles et des lois dictés par des pays étrangers, favoriser le repli communautaire et opposer les citoyens.

La liberté de conscience et l’égalité des citoyens devant la loi. Quand l’islamisme voudrait imposer une seule religion, revendiquer un statut et des lois d’exception pour les musulmans, réintroduire le délit de blasphème et le crime d’apostasie dans le Droit Civil, sanctuariser la religion musulmane par le chantage à « l’islamophobie »…

La Fraternité républicaine et l’appartenance à la nation, laquelle passe par l’assimilation des citoyens d’origine étrangère. Quand l’islamisme voudrait privilégier les liens de l’Oumma érigée en « supranationalité ».

Les droits des femmes et des minorités, la protection des mineurs. Quand l’islamisme voudrait soumettre les femmes à un statut inférieur, leur imposer le voile islamiste dès le plus jeune âge, justifier la polygamie, le viol, les violences conjugales, le mariage forcé y compris de petites filles mineures, l’excision, mais aussi l’esclavage, l’antisémitisme, l’homophobie, l’intimidation et la menace pour tout musulman qui quitte sa religion, qui ne respecte pas le ramadan ou le halal, l’interdiction pour une femme de sortir seule, de circuler librement, d’étudier, de travailler, de voter, de postuler à des responsabilités politiques ou syndicales sans l’accord de son mari, l’endoctrinement des jeunes, la soumission des mineurs, y compris sexuelle…

La sécurité nationale et l’ordre républicain. Quand l’islamisme frériste ou salafiste voudrait justifier ou minimiser les actes terroristes, parfois avec la complicité du pouvoir, mais aussi la violence arbitraire, les menaces de mort pour les auteurs de « blasphèmes » (« islamophobes« ) ou les « apostats« , notamment les femmes, encourager la sécession, la voyoucratie, créer sur le territoire national des îlots communautaristes où l’Etat, l’administration, la Police ne peut plus pénétrer…

L’humanisme et la République sociale. Quand l’islamisme voudrait soumettre de façon absolue et totalitaire tous les humains à « Allah » et à sa « Loi » prétendument révélés par son « Prophète » .

L’universalisme. Quand l’islamisme ne connaît qu’un seul principe universel, celui de la Charia imposée à tous, et établit une distinction radicale de statut entre les membres de l’Oumma et les « mécréants » soumis à l’arbitraire, à l’esclavage ou à l’extermination.

L’aide internationale et la coopération entre les peuples. Quand l’islamisme n’est qu’un projet de conquête impitoyable de la planète, de soumission de tous les peuples à un ordre théocratique arbitraire, autoritaire et totalitaire, et de destruction méthodique par le recours à la violence ou à l’infiltration, des nations et des sociétés fondées sur les idéaux démocratiques et les droits humains.

La lutte conte les dérives sectaires, la protection des personnes et de biens. Alors que l’islamisme EST une secte parmi les plus dangereuses, organisées et déterminées à infiltrer tous les réseaux de pouvoir et tous les rouages de la société. Il devrait être inscrit sans tarder dans le Droit français comme telle. Les organisations qui diffusent cette idéologie doivent aussi être déclarées « organisations terroristes » : Frères musulmans notamment.

Voilà pour l’essentiel.

Il faudrait aussi ajouter l’indépendance des cultes avec des pays ou organisations étrangères, qui oblige aujourd’hui l’Etat à intervenir dans le financement de l’Islam en France pour interdire, contrôler, sanctionner.

Quelle organisation pour l’Islam de France ?

A noter s’agissant des liens entre l’Etat et les cultes qu’il existe toute une palette de réalités depuis plus de 200 ans en France entre le Concordat et le laxisme total pratiqué depuis 30 ans et qui nous conduit tout droit à la catastrophe.

Ainsi le Consistoire israélite de France n’est plus concordataire depuis 1905. Et même depuis 1901, date à laquelle il a été transformé en association.

Le CFCM n’est qu’un gang mafieux entièrement piloté par des pays étrangers dont l’Islam n’a rien à voir avec la réalité démographique, sociale, culturelle des Français de confession musulmane, ultra majoritaire parmi les musulmans en France. Ses représentants rivaux sont incapables de s’entendre et ne représentent absolument pas les musulmans « de base », qui détestent cordialement le CFCM. Ce « machin » doit donc disparaître et laisser la place à un véritable Consistoire National du Culte Musulman, interlocuteur unique de l’Etat qui vienne remplacer la myriade d’associations opaques et corrompues qui ne représentent que des intérêts particuliers et sont quasiment toutes aux mains des Frères musulmans.

Ce qui voudrait remplacer la laïcité bien comprise par « l’halalicité » doivent dégager. En particulier tous les imams et représentant du culte ou dirigeants d’association musulmanes étrangers, qui sont des instruments de propagation d’une idéologie hostile à la France et à ses principes.

Toutes les organisations dépendant de près ou de loin des Frères musulmans, du salafisme, de l’islamisme turc ou d’autres mouvances islamistes doivent être immédiatement dissoutes, et leurs représentants interdits de constituer d’autres associations musulmanes.

Tous les imams dépendant de ces organisations, qu’ils soient étrangers ou non, doivent être interdits d’exercer.

Quelle formation pour les imams ?

Un principe essentiel à mettre en place rapidement : tous les imams de France doivent être exclusivement de nationalité française. De même que les intervenants dans les cursus religieux et les personnes appelées à intervenir dans les mosquées.

Plus de Tariq Ramadan ou de Yusuf Al-Qaradawi en France !

Les imams français doivent être impérativement formés en France par des organismes et des intervenants français agréés par le Ministère.

L’idée d’une école nationale unique n’est pas mauvaise. Mais peu réaliste : l’islam est l’une des religions les plus éclectiques au monde. Et il est difficile d’imaginer que des imams représentant des islams différents puissent être formés au sein d’un même organisme.

Encore que cela permettrait de décloisonner les différentes composantes souvent rivales de l’Islam, en permettant à de futurs représentants religieux de se connaître et de dialoguer.

Quoi qu’il en soit, même si plusieurs organismes séparés sont amenés à former les futurs imams, il est absolument nécessaire que les cursus de formation soit uniformisés de façon à proposer un même « tronc commun » permettant de partager les mêmes connaissances, la même vision et les mêmes valeurs.

Les contenus et méthodes de formation doivent tous faire l’objet d’un agrément et d’un contrôle rigoureux, y compris dans le détail des formations théologiques. Non sur le fond (les points de dogmes et de foi), mais sur leur conformité avec les lois de la République.

Ceci n’est pas seulement essentiel pour garantir que les imams n’enseignement pas des principes « coraniques » contraires aux lois républicaines. Mais aussi parce tout l’enjeu de l’émergence d’un véritable « Islam de France » dont on parle depuis 30 ans mais qui n’a jamais existé, c’est de permettre justement à l’Islam en France de s’acclimater aux réalités historiques, éthiques, philosophiques, culturelles, sociales, juridiques, institutionnelles et politiques qui fondent la République.

Une formation de culture générale comprenant notamment des éléments sur l’Histoire des civilisations islamiques, une typologie des différents islams présents aujourd’hui dans le monde, l’Histoire de la France et de l’Europe, l’Histoire des grandes religions, l’Histoire de la démocratie, celle de la République française, une formation au grands principes du Droit, à la laïcité, à la prévention de la radicalisation…

Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra court-circuiter l’entrisme islamiste dans les mosquées et les instances représentatives de l’Islam en France.

Toutes les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Un gros effort de l’Etat doit en revanche être mené pour faciliter, recadrer, contrôler la création de nouvelles mosquées par des organismes et représentants agréés. Afin de palier l’énorme déficit de lieux de culte musulmans en France et d’éviter la multiplication anarchique de lieux de cultes clandestins, foyers de radicalisation parce que souvent aux mains d’islamistes radicaux.

Toutes les mosquées de France doivent être étroitement surveillées. Avec si possible une présence policière devant chaque lieu de culte destinée à rassurer les populations contre le risque d’actes anti-musulmans mais aussi de marquer la présence de l’Etat républicain à l’extérieur des lieux de culte.

De même les réseaux associatifs créés et animés autour des mosquées doivent être surveillés et démantelés en cas de danger.

Des liens étroits dépourvus de corruption doivent être établis avec les mairies, les administrations, les services sociaux, de Police ou de gendarmerie. Afin d’assurer la sécurité, l’ordre public, le respect des lois, l’insertion des populations dans le tissu local, social, économique, culturel, en prévenant tout phénomène d’enfermement communautaire et de ghettoïsation des quartiers.

Remettre la République au corps de l’Education

Bien sûr toutes les écoles coraniques hors contrat, déclarées ou non, doivent être dissoutes. Leurs professeurs et dirigeants interdits d’exercer.

Les élus locaux qui les subventionnent de façon illégale doivent être poursuivis, soumis à de lourdes sanctions pénales et destitués de leur mandat.

Afin de garantir le droit pour les parents à éduquer leurs enfants s’ils le souhaitent hors de l’école publique comme la loi le prévoit, des contrôles scolaires réguliers doivent être mis en place afin de vérifier que les enfants concernés acquièrent les bonnes connaissances requises, et ne subissent pas malgré eux un endoctrinement idéologique et religieux de la part de leur milieu familial, communautaire ou éducatif.

En pareil cas ils doivent être confiés à l’école de la République.

Les contrôles pour les écoles « musulmanes » hors contrat autorisées à exercer devront être très fortement renforcés. Notamment quant aux aspects logistiques et sanitaires, à la répartition des matières enseignées, aux contenus éducatifs, méthodes, manuels, enseignants, outils d’évaluation, aux financements et à la gestion : tout doit être passé au crible.

L’ouverture et la gestion d’écoles religieuses clandestines doivent être considérées comme un crime majeur et très lourdement sanctionnées. Assimilées à des dérives sectaires, des formes d’abus, d’endoctrinement et d’emprise psychologique, de sécessionnisme : des menaces éminemment graves pour la liberté, l’intégrité et la santé psychologique d’enfants mineurs, comparables à des formes d’abus sexuels ou de pédophilie.

Dans les cas les plus graves, ces enfants devront être retirés de leurs parents et confiés à des institutions spécialisées.

Halal : Halte aux mafias islamistes !

Les institutions du halal en France doivent être centralisées en une seul organisme officiel dépendant du Consistoire national. Ce n’est plus la loi du marché qui doivent prévaloir en matière de certification.

Une manne qui profite jusqu’à présent en majorité aux islamistes. Et leur sert notamment à financer le « djihad judiciaire« .

Comme pour le financement des mosquées et des organisations musulmanes par des pays étrangers, cette source de financement de l’endoctrinement islamiste en France et ce moyen de contrôle des esprits par le halal doit être asséché.

Ceux-ci une fois leurs institutions dissoutes ne pourront plus prétendre faire main basse sur ce juteux marché, qui ne pourra être confié qu’à des organismes et représentants agréés par l’Etat.

« Islamophobie »… Et après ? – Pourquoi le combat contre l’Islam politique ne concerne pas que l’avenir de la France mais l’avenir du monde

Mis en avant

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A l’origine islamophobia est un mot anglais qui désigne une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam.

Plus récemment, les Frères musulmans ont forgé à partir de ce mot un concept qui désigne une forme de de « racisme » à l’égard des musulmans en raison de leur appartenance religieuse réelle ou supposé à l’Islam. Ce nouveau concept que l’on doit en grande partie en France à l’idéologue islamiste Tariq Ramadan, tend à se substituer au racisme anti-arabe qui est lui bel et bien réel en accréditant une conception abusive d’un « racisme » dirigé contre des personnes du fait de leur religion. Concept bien évidemment absurde puisque qu’une religion n’est pas une race et qu’on ne peut en conséquence fonder de discours raciste ou discriminatoire envers des personnes du fait de leur seule confession ou pratique religieuse réelle ou supposée.

En réalité ce concept participe d’une stratégie politique, juridique et d’un outillage rhétorique dont Tariq Ramadan est l’un des porte-parole francophones, qui vise à empêcher toute critique de l’Islam. Ce qui en démocratie revient à réintroduire dans le droit la notion (et le délit) de « blasphème ». Une notion que la loi française ne reconnaît pas puisque le principe de laïcité garantit à la fois la liberté de conscience – c’est-à-dire celle de croire ou de ne pas croire en une religion – mais aussi la liberté d’expression, notamment le droit de critiquer une religion.

Cette stratégie vise aussi à victimiser les personnes de confession musulmane en accréditant l’idée qu’il existerait dans la société française un « racisme antimusulmans » comme il existe un racisme dirigé contre les Arabes, les Juifs, les Noirs ou les Asiatiques.

Le but des islamistes en attisant ces peurs est de susciter un réflexe communautaire parmi les musulmans afin de les agréger au sein d’une « communauté musulmane », d’opérer une « réislamisation » des personnes d’origine musulmane en les incitant à adhérer à leur vision ultraorthodoxe, fondamentaliste et rétrograde de l’Islam. Puis de transformer les musulmans en une force numérique au sein de la société française et les inciter à se mettre en retrait de la République, à part, afin de les mobiliser contre les valeurs, principes et fondements de la République. En d’autres termes de fractionner l’unité de la République. Mais aussi en reconstituant sans le dire ouvertement les contours de l’Oumma, la « communauté des croyants », comme seul critère d’appartenance valable pour les musulmans. En tout cas comme principe supérieur à la citoyenneté et la nationalité françaises.

Enfin, ce concept d’islamophobie que les islamistes souhaitent inscrire au plus vite dans la loi, est un moyen de culpabiliser publiquement tout auteur de critiques vis-à-vis de l’Islam, de sanctuariser l’Islam comme une religion inattaquable. Mais également de judiciariser le combat pour sacraliser la religion musulmane. Cette stratégie qui porte le nom de « jihad judiciaire », une forme tout aussi offensive mais moins violente que le djihad terroriste, utilise les principes et les lois de la République pour les retourner contre eux en faisant reculer la laïcité et en réduisant au silence ceux qui combattent à juste titre l’islamisme.

Ce jihad judiciaire consiste à poursuivre systématiquement en justice toute personne tenant des propos critiques envers l’Islam, et non seulement des personnes coupables d’actes objectivement racistes envers des personnes d’origine étrangère de confession musulmane. Ce combat n’a pas produit pour le moment de résultats en termes juridiques puisque la loi française autorise la critique des religions. Mais elle permet sous couvert d’apparente légalité d’engager un harcèlement psychologique long et éprouvant contre des adversaires de l’Islam politique.

Mais aussi d’inscrire durablement le thème de l’islamophobie comme une évidence indiscutable dans les canevas rhétoriques ou éthiques, dans les débats publics et les mentalités, à égalité de statut et de légitimité avec d’autres combats « progressistes » comme la lutte contre l’antisémitisme, pour les droits des femmes, des personnes LGBT, des minorités ethniques, des étrangers, des réfugiés, etc…

Pour ceux qui en sont les cibles ce jihad judiciaire est une épreuve éreintante physiquement, psychologiquement et financièrement, qui conduit parfois certains à renoncer à leur combat contre l’islamisme, et qui s’avère souvent dissuasif parce que ruineux financièrement. C’est un peu la revanche de Goliath contre David puisque les organismes islamistes comme le CCIF qui engagent ces poursuites disposent d’une armada de juristes musulmans très habiles à jongler avec les droits français et européen, et d’un budget quasi illimité financé par des subventions provenant de « pays frères » comme le Qatar, l’Arabie Saoudite ou la Turquie du dictateur Erdogan. S’ils ne sont pas soutenus pas des associations laïques déterminées à engager le combat, leurs adversaires isolés ne font pas le poids. Sans compter les intimidations et menaces dont ils font quotidiennement l’objet, comme Zineb El Rhazoui devenue aujourd’hui la femme la plus protégée de France.

L’islamophobie est donc la tête de pont de ce combat engagé par les islamistes contre la République pour faire tomber le bastion de la laïcité. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

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Au nom du combat contre l’islamophobie ce sont les lois françaises sur la laïcité et l’Etat lui-même qui sont directement visés. En qualifiant certaines lois françaises de « liberticides », l’appel publié dans Libération à manifester le 10 novembre contre l’islamophobie lancé par un rassemblement d’organisations et de personnalités islamistes visait implicitement la loi de 2004 sur le voile à l’école et celle de 2010 interdisant la burqa.

Ces lois sont évidemment emblématiques de la traduction du principe de laïcité pour lutter contre l’Islam politique dans la sphère publique, plus encore que pour simplement limiter les signes religieux ostentatoires dans des sanctuaires de la République. Ce thème est aussi l’un des points majeurs de crispation identitaire et de cristallisation des discours médiatiques autour du voile islamiste. Abolir ces lois consisterait à enfoncer un coin dans l’arsenal juridique qui outre l’application du principe de laïcité, contribue à lutter contre la propagande islamiste et les phénomènes de radicalisation.

Il devient urgent que l’ensemble des citoyens français et des responsables politiques de ce pays prennent véritablement conscience de l’enjeu. Car nous ne sommes qu’au début de cette « croisade » d’un nouveau genre lancée par l’Islam politique, dont le but n’est ni plus ni moins que de transformer progressivement notre société, d’imposer ses modèles et ses lois, de faire reculer la démocratie par un travail lent, patient, méthodique mais déterminé qui consiste à éroder les principes républicains, à faire reculer l’Etat de Droit et à instaurer très insidieusement une théocratie islamiste en lieu et place de la République.

Quelques chiffres. Interrogés lors d’un sondage réalisé en 2019 par la Fondation Jean Jaurès auprès des musulmans français sur leur rapport à la laïcité, 37% d’entre eux déclaraient que c’est à la laïcité à la française à s’adapter à l’Islam et non l‘inverse. Ce chiffre s’élève même à 48% soit près de la moitié pour les femmes musulmanes de moins de 35 ans.

LAICITE-ISLAM

Ce sondage confirme l’imprégnation croissante des idées de l’Islam politique et de sa vision ultraorthodoxe de l’Islam parmi les Français de confession musulmane, en particulier les jeunes.

Bien qu’encore minoritaires en France parmi les populations de confession musulmane, les différentes mouvances de l’Islam politique réalisent une nette percée idéologique, lente et en profondeur, au sein de l’Islam français. Une progression qui n’est que la résultante d’une volonté de prise de contrôle institutionnel sur des organisations représentatives de l’Islam comme le CFCM, ni seulement d’une stratégie politique et médiatique très offensive, mais d’un combat idéologique interne à l’Islam pour imposer l’Islam radical comme seule interprétation pertinente de l’Islam. Et ses acteurs comme les seuls à même de représenter et défendre les musulmans en France en engageant un rapport de force avec l’Etat.

« L’Etat », c’est d’ailleurs aujourd’hui l’ennemi clairement désigné par les islamistes (et non « l’extrême droite »). L’Etat accusé par les organisateurs de la manifestation islamiste du 10 novembre d’être à l’origine d’une discrimination des musulmans en France (cf. tract du CCIF distribué durant la manifestation). L’Etat accusé d’être le responsable d’une véritable « persécution » des musulmans, que les islamistes n’hésitent pas à comparer dans une aberrante et ignominieuse concurrence victimaire avec celles dont furent victimes les Juifs durant l’Occupation. L’Etat accusé de promulguer des lois « liberticides » envers les musulmans.

Ainsi la laïcité résumée à la seule liberté de conscience est aussi accusée d’être un principe injuste, inégalitaire et liberticide. Alors que c’est elle qui garantit depuis plus de deux siècles la liberté de culte.

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, il faut bien prendre conscience que la conception qu’ont les islamistes de l’Etat, et même l’Islam lui-même dans son acception majoritaire contemporaine, sont structurellement incompatibles avec la République.

Cette vérité n’est compréhensible qu’en n’analysant en profondeur les organisations, les principes et les méthodes d’action de l’Islam politique. Mais aussi les fondamentaux de l’Islam.

D’une part l’Islam politique n’avance jamais à découvert. Il pratique systématiquement un double langage selon le principe musulman de la Taqiya (ruse, dissimulation) érigé en méthode de conquête politique. Il consiste à ne jamais dévoiler ses intentions face à des adversaires ou des mécréants, à mentir volontairement en cachant ses véritables intentions, à pratiquer systématiquement un double langage ou le mensonge délibéré.

Ainsi les partisans de cet Islam politique se servent des principes démocratiques et de la rhétorique républicaine pour les dénaturer, les contourner ou les combattre. Ils développent un certain discours dans les médias, sur les plateaux télé, et disent exactement le contraire face à un auditoire musulman. Cette duplicité en trompe hélas plus d’un, qui croient voir dans cet Islam soft promu par les islamistes une « religion de paix et d’amour » respectueuse des valeurs et des lois de la République, et parfaitement compatible avec celles-ci.

Il n’en est rien.

La conception que les islamistes se font de l’Islam est radicalement différente de celle qu’ont une majorité de musulmans français (pour le moment). Lesquels sont sincèrement attachés à la République à laquelle ils se sentent pleinement appartenir.

Cette conception ignore totalement les principes d’Etat de Droit, de citoyenneté, de laïcité et même de liberté telle que nous l’entendons depuis 1789.

Les islamistes sont d’ailleurs farouchement opposés à la démocratie, aux droits de l’homme, à la République et à tous les régimes occidentaux ou arabes modernistes fondés d’après ces modèles.

Aucun pays musulman au monde n’a jamais pu s’instaurer et perdurer selon le principe d’Etat de droit. Tous les tentatives dans les pays arabes « modernistes », toutes les tentatives d’instaurer la laïcité ou des régimes vraiment démocratiques ont échoué. L’Algérie, la Tunisie ou le Liban sont des exemples de pays musulmans ou à majorité musulmane qui ont tenté d’évoluer vers de vraies démocraties à l’occidentale. Mais aujourd’hui encore ces peuples se battent pour s’affranchir de l’oppression islamiste ou d’une conception communautariste ou confessionnelle de l’Etat.

Radicalement monothéiste, radicalement théocratique, l’Islam n’a jamais reconnu qu’une seule Transcendance et une seule Autorité pour fonder le Droit, la Société et l’Etat : celle d’Allah. Et de ses interprètes.

La citoyenneté en Islam ne s’établit que sur un seul principe : l’appartenance à l’Oumma, la communauté des croyants. Les non-musulmans, les dhimmis, ne sont admis au sein de la société musulmane qu’au titre d’un statut subalterne, qui leur confère des droits limités et des obligations fiscales spécifiques. Parfois tolérés, parfois pourchassés les kouffars (mécréants) et les dhimmis (Juif et chrétiens) n’ont pas accès aux mêmes prérogatives que les musulmans.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, le rappelait récemment, « l’Oumma constitue une sorte de supranationalité supérieure à toute autre nationalité », y compris la nationalité française.

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Si l’on applique l’Islam à la lettre, il ne peut exister d’Etat de Droit. Et si l’on vit dans un pays démocratique comme la France où prévalent les principes d’Etat de Droit, de liberté et d’égalité des citoyens devant la loi, d’unité et d’indivisibilité de la République et de la laïcité, l’Islam devient de facto incompatible avec la République et la démocratie. Et les citoyens musulmans qui privilégient leur foi selon cette conception littéraliste de l’Islam à leur appartenance à la République ne peuvent que vivre un déchirement entre deux identités opposées.

Ce fossé identitaire, idéologique, social et politique qui fracture la société française, les islamistes entendent bien le creuser et le pousser à son paroxysme pour nourrir les ferments de ce qu’il faut bien évoquer comme la tentation de la guerre civile. Leur stratégie en pareil cas serait de passer à l’offensive avec des méthodes beaucoup moins douces et ouvertement violentes contre l’Etat et le reste de la population hostile à leurs buts.

Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver à cette extrémité : le djihad que pratiquent les Frères musulmans et les islamistes français d’accomode parfaitement de formes « civilisées » de combat contre la démocratie.

A plus long terme, dans un horizon que l’on peut situer entre 10 et 30 ans, le projet des islamistes serait de durcir les bastions conquis sur la laïcité et la République pour en conquérir toute la citadelle et imposer leurs modèles et leurs lois.

En l’occurrence, le Plan des Frères musulmans révélé par plusieurs ex « frères » et transparaissant dans les discours tenus en off par certains islamistes français (mais aussi belges ou européens) quant à leur stratégie de conquête le confirment ouvertement : l’un des buts essentiels est de mettre en place en France la charia. Et à terme de faire de la France un pays musulman à part entière.

L’application progressive de la charia et son inscription dans le Code Civil pourrait notamment concerner les points suivants :

Islam France

Faire reculer les droits des femmes et des minorités sexuelles

  • Inscrire dans la loi l’autorisation du port du voile et de ses dérivés, pour les mineures comme pour les majeures, à l’école, dans les universités, les administrations, les salles de sport, piscines, sur les plages, puis dans l’ensemble de l’espace public sans aucune limitation
  • Imposer progressivement le port du voile islamiste à toutes les femmes musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes de sortir de chez elles non voilées
  • Imposer les dérivés du voile islamiste comme le burqini, le hijab de running, etc…
  • Développer le marché du vêtement islamiste et l’étendre aux grandes enseignes et petits commerces d’articles de mode, de prêt-à-porter féminin
  • Encourager la mode du hijab et du niqab dans la publicité, les médias, l’affichage public pour en faire un standard incontournable de la féminité pour les musulmanes (cf. l’affiche militante de la FCPE présentant une mère voilée)
  • Encourager le port du voile en public par des personnalités musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes d’effectuer certaines démarches sans l’accord de leur mari : sortir après une certaine heure, adhérer à un parti ou une association, participer à une activité sociale ou de loisirs, voyager seule, s’exprimer en public, parler avec d’autres hommes, se rendre dans un café ou un lieu de sociabilité, ouvrir un compte bancaire, voter, demander le divorce…
  • Limiter ou interdire les poursuites judiciaires pour les auteurs de violences conjugales, de viol conjugal voire de viol en réunion
  • Minimiser les sanctions pour les auteurs de féminicide
  • Interdire la mixité dans les écoles, les piscines, étendre progressivement cette interdiction à tout l’espace public
  • Autoriser la polygamie
  • Abolir le mariage pour tous, criminaliser les pratiques homosexuelles, pourchasser les personnes LGBT

Sanctuariser l’Islam et le culte musulman

  • Criminaliser l’apostasie
  • Interdire toute contestation d’une décision émise par une autorité religieuse musulmane. Transformer progressivement l’imamat en juridiction à part entière au même titre que les juridictions de la République. Valider ses décrets ou fatwas indépendamment du Droit français et empêcher toute contestation de ceux-ci
  • Interdire à toute autorité non-musulmane de traduire ou d’interpréter le Coran
  • Interdire toute caricature ou tout procédé comique mettant en scène une figure de l’Islam ou visant à tourner en dérision un passage du Coran
  • Rétablir et pénaliser le délit de blasphème
  • Limiter la liberté d’expression et la liberté de la presse
  • Interdire l’accès aux mosquées à des non-musulmans.

Imposer le halal

  • Renforcer le contrôle et développer le marché du halal, source de revenus essentielle pour les organisations islamistes
  • Attaquer la filière viticole et de l’élevage porcin. Culpabiliser, intimider et boycotter les agriculteurs et les commerces vendant du vin, de l’alcool ou de la viande de porc. Ne jamais condamner sinon encourager discrètement les opérations commando contre ces producteurs et distributeurs haram.
  • Rendre obligatoire les menus halal dans les cantines, les comités d’entreprises, les restaurants publics, les administrations

Instaurer progressivement la censure islamique

  • Exercer une censure drastique de la presse, des débats politiques, parlementaires ou médiatiques à propos de l’Islam
  • Interdire certaines productions artistiques (musiques, films, pièces de théâtre, clips ou jeux vidéo) qualifiées d’« offensantes », « obscènes » ou « islamophobes » : films présentant des femmes dénudées, musiques incitant à la débauche, œuvres présentant les musulmans ou l’Islam sous un jour critique ou dégradant, films sur Israël…
  • Interdire toute utilisation ou parodie de musiques religieuses (comme l’Appel à la prière) à des fins profanes

Renforcer le lobbying politique et transformer les institutions républicaines

  • Présenter systématiquement des listes « communautaires » ou « républicaines » (islamistes déguisées) dans tous les scrutins afin de peser de plus en plus sur la représentation au niveau local et national
  • Exercer un lobbying politique intense dans tous les réseaux de pouvoir politique : mairies, départements, régions, Parlement, Présidence de la République, think tanks, partis, syndicats, institutions européennes…
  • Encourager des projets de réforme de la Constitution. Inscrire l’islamophobie comme un délit constitutionnel. Tenter de rapprocher le modèle démocratique de séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire (et médiatique) des modèles de sociétés islamiques. Encourager l’inscription de la proportionnalité communautaire dans tous les scrutins

Redéfinir la politique extérieure de la France

  • Développer les partenariats avec les pays du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar notamment), avec les pays musulmans (gouvernés par des islamistes) au Maghreb, au Moyen-Orient (Turquie, Iran), en Afrique ou en Asie
  • Rompre les relations commerciales puis diplomatiques avec Israël. Boycotter les produits israéliens et ceux des pays qui soutiennent Israël
  • Soutenir les organisations « antisionistes » voire terroristes opposées à Israël
  • Limiter les relations avec les pays occidentaux les plus hostiles aux régimes islamistes
  • Sortir de l’OTAN et refuser de participer à toute coalition internationale sous l’égide de l’ONU hostile à des pays musulmans
  • Jouer au sein des organismes internationaux (Conseil de Sécurité, ONU, G8, G20, etc) un rôle de soutien aux pays musulmans y compris contre l’intérêt des pays occidentaux
  • Favoriser les lobbies islamistes au sein de toutes les instances nationales, européennes et internationales

Ce scénario n’est qu’une ébauche mais il n’est nullement une fiction ou une affabulation. Certaines de ces mesures sont déjà bien engagées ou en germe. Toutes correspondent à une stratégie de fond dont on peut dessiner les contours précis en consultant des documents internes aux organisations islamistes ou à celles qui les soutiennent depuis l’étranger.

Aujourd’hui il n’y a pas d’alternative. L’islamophobie et le combat des islamistes engagés à découvert contre la laïcité n’est que le Cheval de Troie d’une politique de conquête idéologique, symbolique, politique et territoriale engagée depuis plusieurs décennies. Une politique de démantèlement progressif de tout l’édifice républicain, de destruction de notre modèle de société et de nos valeurs, qui si rien n’est fait pour l’enrayer finira immanquablement par ruiner les fondations de notre République, anéantir la France et tout ce qu’elle représente aux yeux du monde.

Les observateurs de l’islamisme, en France comme dans le monde musulman, ne cessent de nous alerter depuis des années : la France est la principale cible des islamistes dans le monde occidental. Parce que la laïcité à la française est un phénomène historique et une spécificité institutionnelle uniques dans l’Histoire universelle.

Si la France ne s’engage pas aujourd’hui dans un combat radical et déterminé contre l’islamisme qui la menace, demain c’est toute l’Europe qui sombrera. D’ici le milieu de ce siècle, toutes les nations démocratiques européennes subiront le même sort et aucun rempart ne pourra endiguer le tsunami islamiste qui menace nos libertés et notre modèle de civilisation.

Il ne s’agit pas d’un scénario catastrophiste digne du Choc des civilisations ou de la théorie du Grand remplacement. Il ne s’agit pas d’une vision catastrophiste dictée par la xénophobie, un quelconque racisme antimusulman, une idéologie extrémiste hostile à l’Islam ou des préoccupations nationalistes.

Il s’agit d’un constat objectif à propos d’un scénario qui est en train de se dérouler sous nos yeux et qui répond à un programme clairement établi depuis plusieurs décennies de conquête du pouvoir et de l’Europe par l’Islam politique.

Le terrorisme auquel notre pays a dû faire face au cours de cette décennie n’est qu’un des visages de cette guerre entre la France, l’Occident, et des adversaire déterminés à nous détruire au nom d’une religion dévoyée. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une hydre bien installée au cours des démocraties et résolue à les combattre sans relâche.

En France, ce combat contre l’ennemi islamiste dépasse de très loin les règlements de compte pusillanimes sur les égarements de la gauche française et la complaisance d’une partie de ses membres à l’égard de l’Islam politique.

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Ce combat doit être mené au nom de l’unité de notre nation et de notre République, AVEC, POUR et non contre les musulmans français. Car ce sont les premières victimes de cet OPA réalisée par les islamistes sur les personnes de confession musulmane.

Ce combat doit être conduit avec un souci de résoudre les tensions, l’élever les revendications et d’empêcher les manipulations en plaçant tout débat, toute politique, toute action sous l’égide de l’Unité et de la Fraternité républicaines, de la démocratie et des droits humains, principes d’émancipation universels et non français, les seuls à pouvoir orienter le monde et l’humanité vers un avenir de paix, de justice, d’unité et de participation de tous à l’édification d’une civilisation globale consacrée aux plus grandes réalisations humaines et au bien commun.

Les limites du combat politique

Bien qu’urgent et nécessaire, ce combat idéologique, politique et juridique contre l’Islam radical comporte certains freins que l’on aurait peine à imaginer à priori.

L’un d’entre eux concernent la duplicité des responsables politiques en charge d’assurer la défense des lois et principes républicains, de lutter contre les dérives sectaires, d’encadrer les culte en France, de garantir la sécurité nationale, l’unité et l’intégrité de la République.

Concernant le gouvernement actuel, on peut légitimement s’émouvoir de l’absence d’actions concrètes engagées par le gouvernement depuis l’attentat de la Préfecture, vite escamoté par le tsunami médiatique sur le voile. Comment comprendre qu’après un tel attentat d’un genre inédit en France mettant en cause un agent de la Préfecture de Police de Paris assermenté secret défense et passé sous les radars de détection de la lutte anti-radicalisation la seule consigne que donne le Président de la République dans son discours adressé aux Français soit de les inviter à la délation en prenant en charge eux-même la détection des signes de radicalisation ?

Comment interpréter le silence de celui-ci et du gouvernement depuis cet attentat ? Sinon pour arguer qu’il « n’était pas concerné par le port du voile » ailleurs qu’à l’école ? Quel signal envoyé à l’opinion et aux islamistes qui en font un étendard de leur combat ?

Comment accepter qu’on ait pu laisser se dérouler à Paris une manifestation organisée par des représentants de l’Islam politiques, des salafistes, des imams radicalisés, des fichés S ? Comment accepter qu’au cours de cette manifestation on ait pu voir fleurir au milieu d’une marée de voiles chariatiques en tous genres des drapeaux palestiniens, quand on sait que les Frères Musulmans et certains officines islamistes françaises à initiatives de cette manifestation soutiennent le Hamas ?

Comment interpréter qu’aucune dénonciation publique venant du Président ou de l’un de ses ministres ne vienne condamner fermement l’utilisation proprement révisionniste de l’étoile jaune amalgamée avec l’étoile et le croissant islamiques, et l’évocation de la Shoah et de ses 6 millions de Juifs exterminés comparés aux persécutions dont seraient victimes les musulmans français ?

Comment comprendre que les représentants de l’Etat ne jugent pas utile de réagir quand le CCIF accuse clairement l’Etat de persécuter les musulmans ? Pourquoi ont-ils laissé le soin à certains partis politiques, certains médias ou certaines personnalités le soin de réagir à leur place ?

On comprend mieux cette trahison des élites politiques au pouvoir quand on sait que les lobbyistes islamistes ont leurs entrées en bonne place à Elysées. Qu’Emmanuel Macron négocie avec le CCIF pour avaliser la montée en puissance de l’AMIF (Association Musulmane pour un Islam de France), une association également acquise aux Frères Musulmans et qui milite pour une réforme des institutions représentatives de l’Islam afin, prétendent-ils, de créer un véritable « Islam de France ».

On comprend mieux aussi quand ont analyse la stratégie d’Emmanuel Macron, déjà en campagne depuis cet été pour sa réélection. Lequel table sur une montée de l’islamisme en France et une opposition entre les islamistes et l’extrême droite pour se positionner en arbitre et en seul sauveur de la République face à Marine Le Pen.

En résumé la République aujourd’hui vivement menacée par les assauts de l’Islam politique d’un côté et la persistance du risque terroriste de l’autre, est ni plus ni moins qu’hypothéquée par un homme et le système qu’il représente pour satisfaire des ambitions carriéristes et pérenniser la main-mise d’une oligarchie financière et économique sur la politique et la nation françaises.

Dit autrement les principes de la République ne sont qu’un outil accessoirisé pour servir d’autres intérêts que ceux des Français. Une stratégie qui autorise les pires calculs politiques, y compris de pactiser avec le diable islamiste tout en tablant sur une montée proportionnelle du populisme et de l’extrême droite.

Développer une analyse sur ces dérives politiques n’est pas ici le propos.

En revanche, face à ce constat de la démission des élites politiques au pouvoir pour défendre efficacement la République contre ceux qui en constituent la plus grave menace, il est essentiel que les citoyens se mobilisent pour engager le combat contre l’Islam politique sans rien attendre d’autre de leurs dirigeants que de belles déclarations ou un renoncement à toute action ambitieuse au nom d’un relativisme permanent du type « ni ni » ou « et en même temps« .

Si l’on élargit le spectre au-delà d’enjeux strictement nationaux, l’islamisme est un allié implicite bien utile pour d’autres pays qui auraient intérêt à affaiblir l’Europe. Ce n’est nullement une théorie « complotiste » mais bien une vérité qui relève de calculs hégémoniques et géostratégiques : l’empire américain qui est pourtant notre allié a toujours eu intérêt à affaiblir l’Europe pour la mettre sous sa coupe. Ce n’est pas un hasard si des banques américaines ont spéculé sur les conflits armés du 20e siècle, en finançant à la fois le réarmement de l’Allemagne dans l’entre-deux-guerre et les efforts d’armement des alliés. Le retour sur investissement porte même un nom : le Plan Marshall. Lequel a permis de reconstruire l’Europe et de relancer ses économies mais aussi de booster considérablement l’économie américaine.

De même les stratèges néoconservateurs ont à la fois prétendu engager leurs alliés dans des guerres contre le terrorisme, tout en finançant discrètement les organisations terroristes qu’il combattaient, dans le but de déstabiliser des régions, de s’assurer une présence militaire permanente et le contrôle de l’acheminement du brut à travers ces pays. Mais aussi de peser sur l’échiquier politique de ces régions contre d’autres grandes puissances comme la Russie ou l’Europe. De la même façon, le scénario d’une Europe affaiblie par la montée d’un l’Islam radical opposé à celle des populismes et des nationalismes, sur fond de pression migratoire massive, de troubles sociaux divers et de dislocation progressives des institutions européennes, est une hypothèse tout à fait envisageable qui pourrait servir les intérêts stratégiques américains.

S’agissant de ce qui est possible aujourd’hui en France, il faut que des associations se développent ou se constituent afin de jouer un rôle citoyen de vigilance, de dénonciation et d’alerte de l’opinion et des médias quant à l’Islam politique et ses dérives. Un rôle de promotion et d’actualisation des principes républicains, en particulier de la laïcité, des droits des femmes et des minorités, dans l’opinion, les réseaux de pouvoir, les médias, sur les réseaux sociaux. Un rôle de combat juridique en portant les poursuites engagées contre toute atteinte aux lois et principes de la République, aux personnes victimes de l’oppression islamiste, objet d’intimidations ou de menaces.

Ce combat sera long. Il est vital et requiert l’assentiment de la plus large fraction des vrais républicains. Il ne peut se faire sans y associer les musulmans, sans des initiatives menées au nom des Français d’origine ou de confession musulmane et nom au nom de l’Islam, au nom de l’unité de la République et non d’une communauté montée contre une autre. Car la seule communauté que nous reconnaissons c’est celle de la République et de la Nation.