En Marche vers le 21e siècle ! Oui, mais lequel ?

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Avec l’élection d’Emmanuel Macron au terme de 6 mois de campagne d’une violence inouïe, la France est enfin entrée aux forceps dans le 21 e siècle.

Elle vient de purger tout son appareil politique, de dynamiter les partis traditionnels, de dégager toutes les têtes d’affiches, aidée par les deux taons sécessionnistes Le Pen et Mélenchon.

Et de se faire des frayeurs avec un thriller inspiré de la Grande Terreur, du Cuirassé Potemkine et de la Nuit des longs couteaux.

La purge digne des procès de Moscou va se poursuivre lors des législatives.

Un très grand nombre d’apparatchiks et de seconds couteaux sont d’ores et déjà sur la rampe de dégagement. Ils ont perdu leurs illusions et sont contraints de solder les comptes d’une carrière trop vérolée par l’affairisme, le clientélisme, l’opportunisme et la langue de bois.

A l’image de Manuel Valls, qui après avoir trahi la gauche, trahi Hollande, trahi Hamon, trahi le PS, rêve encore de trahir Macron.

Beaucoup trop pressés de se recycler dans la nouvelle République en Marche vont bientôt y laisser des plumes. Voire la tête.

Une nouvelle génération accède au pouvoir : les momos quadragénaires et quelques yoyos trentenaires poussent la génération bobo vers la retraite anticipée.

Exit donc la drauche et les goitres.

Exit la France à Papa des nostalgiques du Général ou de Tonton.

Exit les politicards rances, réacs et corrompus.

Exit la Social-démocratie molle et les ayatollahs de l’Ecologie.

Exit le sombre spectre d’un retour à la France de Pétain et la guerre civile annoncée entre néonazis apôtres du blanchiment au Kärcher et islamo-fascistes alliés aux puissances de l’Argent-roi.

Exit les rêves d’une France mitterrando-gaullienne qui donnerait des leçons de démocratie à l’Allemagne et à l’Europe, forcerait celle-ci à un aggiornamento de valeurs en prenant la tête d’une fronde des nations méridionales en croisade contre les Nantis hanséatiques, la Banque Européenne et l’oligarchie financière mondiale.

Place au Neuf !

Le Chant du Renouveau auquel seuls quelques gogos ont vraiment cru durant la campagne s’incarne aujourd’hui enfin sous les traits d’un puissant Appel d’air.

La France de 2017 ne sera donc ni une réplique de la clownerie trumpiste, ni à la botte glacée de Poutine.

Oubliés les scénarios frexistes et frontistes de droite comme de gauche.

On en oublierait presque que désormais c’est En Marche forcée vers le Meilleur des mondes imposé par le système.

Dans le peu d’espace de souveraineté et de liberté que nous laissent encore les institutions mondialistes, quelle nouvelle configuration politique va se mette en place sur les ruines du monde ancien pour improviser une parodie de démocratie et jouer la farce du Pouvoir ?

Puisque les Français sont incapables d’étendre leur constellation au-delà du périphérique et leur contemplation au-delà de leur nombril, dans quel sens va-t-on l’écarquiller pour en faire surgir des reliefs spectaculaires ?

Le 21e siècle a commencé sans la France il y a plus de 15 ans avec les attentats du 11 Septembre.

Cet électrochoc dans la Conscience collective, instrumentalisé sinon orchestré de hautes mains, avait brutalement signé la fin de l’Histoire des états-nations.

Au concert pacifique des Nations Unies il avait substitué le spectre apocalyptique du Choc des civilisations.

On a ainsi amusé la galerie avec des croisades contre l’Axe du Mal, puis un nouveau Califat fantoche.

Afin de subtiliser aux yeux des masses subjuguées le seul axe qui désormais oriente toute la marche du Progrès planétaire. Celui d’un Nouvel Ordre Mondial soumis aux lois de la finance, tendu vers un Bonheur consumériste, en équilibre instable sur le fil de la croissance tel un équilibriste sans filet suspendu au-dessus du vide.

Ignorante de ces réalités pourtant essentielles qu’elle rejette d’un ricanement hautain en les taxant de complotisme, la France continue de jouer à faire des rois pour les guillotiner dès qu’on lui rend la main. Sans voir que l’Histoire s’est subitement accélérée et l’a abandonnée sur bas-côté telle une vieille dame aussi encombrante et inutile qu’arrogante et futile.

En à peine 6 mois entre les primaires socialistes et le second tour des présidentielles, la France s’est vue déposséder de ses défroques de douairière et kidnapper ses dernières illusions de Patrie des droits de l’homme par un gamin facétieux qui lui a tout piqué sans jamais rien lui promettre d’autre qu’un mirage pompeusement baptisé « Notre projet ».

Aujourd’hui le seul projet qui vaille a abouti avec une ample succès : faire élire Emmanuel Macron et repousser la furie frontiste dans les émonctoires d’une Histoire honteuse d’où elle n’aurait jamais dû resurgir.

Et maintenant, que vais-je faire ?
De tout ce temps que sera ma vie ?
De tous ces gens qui m’indiffèrent
Maintenant que tu es partie…

Voilà où est en Marianne après une nuit de noces à peine escamotée face à tant d’austère gravité.

Le 21e siècle dans lequel elle se réveille au lendemain du 7 mai a le parfum de l’Exil et l’aridité drue des cimes rocailleuses où personne ne l’avait jusqu’ici entraînée.

Finis les verts pâturages des collines de Normandie, les vaches rousses blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie ! Finies les rillettes Bordeaux-Chesnel, et le petit jaja qu’on se jette en sifflant Le Temps des cerises !

Place aux rigueurs marmoréennes d’une France « efficace et juste », à peine adoucie par le refrain têtu d’un harangueur de hangars descendu de son estrade pour faire les comptes et fourbir ses bataillons de petits soldats issus de la « société civile » et en marche pour bâtir la Nouvelle Société tant promise.

Le seuil de ce 21e siècle enfin franchi, la France croit déjà recouvrer sous les vivats unanimes une place de Diva dont elle n’aurait jamais dû s’absenter. Mais derrière les cotillons en pastoc et les airs de fin de banquet, que lui réserve-t-il au juste ?

La France vient de rejoindre le concert des nations embarquées de gré ou de force dans le tourbillon de la mondialisation.

Elle frétille car ce dépucelage auquel rien ne semblait pouvoir la soustraire sera finalement consommé dans les bras d’un charmant jeune-homme au large front et aux grands yeux bleus, très poli et même un peu trop sage. Et non dans le costard poisseux d’un vieux kakou rescapé du Titanic sarkozyste, parangon de la famille tradi, pétri de Sens Commun et que rien ne peut décoincer pas même le vin de messe ou le parfum des billets de banque.

Mais sauvée du péril fasciste et propulsée dans la cour des grands, Marianne va-t-elle continuer de jouer les figurantes en faisant comme à son habitude semblant de tirer les ficelles ? Ou va-t-elle pouvoir enfin faire entendre à nouveau sa belle voix de soprane pour entonner le cantique des Droits de l’homme dont elle est la si fière et jalouse interprète ?

Pour cela il faudrait que les Français aient conscience de leur identité, de leur vraie place dans le monde, de leurs atouts et de leurs ressources face aux enjeux du siècle.

Or là c’est le blackout complet.

Déjà c’est la panique pour s’orienter sur le Monopoly hexagonal, entre la case Prison, les ors de la rue de la Paix et les trottoirs de Belleville, les Taxes & Consignations, les erreurs de la Banque en votre défaveur et une spéculation immobilière déchaînée où la Chine et le Qatar ont déjà raflé les plus belles artères.

Alors de là à s’imaginer en capitaine d’un vaisseau fantôme embarqué entre les cyclones tropicaux, les ressacs monétaires, les pirates de la finance et les ressacs du Marché, il ne faut pas trop en demander.

Pourtant ce siècle déjà bien entamé est sans doute le plus important dans toute l’Histoire de l’humanité.

L’enjeu n’en est rien de moins que l’arbitrage entre un suicide collectif annoncé et le saut de conscience vers un nouveau paradigme qui nous tend les bras.

Et ce paradigme n’a pas de « nouveau » que l’emballage.

Il s’agit d’accoucher ensemble ni plus ni moins que de l’homme de demain.

Un homme qui ne soit ni un avatar désenchanté du progrès matérialiste. Ni un barbare sanguinaire rescapé d’une mémoire trop longtemps cadenassée par la Raison triomphante portée par un Occident hégémonique. Ni un éparpillement de confettis centrifuges aussi riquiqui et obsolètes que désolidarisés. Ni un engloutissement dans un Grand Tout confusionnel aux stéréotypes dictés par la Matrice.

La France aurait un rôle éminent à jouer face à un pareil défi. Si elle acceptait de décoller son regard de ses écorchures hexagonales, de s’ouvrir pour de vrai au vaste monde en plein bouleversement, de chausser des lunettes vraiment neuves, d’abandonner ses lubies droits-de-l’hommistes totalement has been et déconnectées du réel, de cesser de s’ériger en modèle de vertu et d’apprendre à penser la réalité avec un peu moins d’orgueil idéaliste et un peu plus de pragmatisme confiant.

Pas sûr qu’il faille pour cela compter sur un nouveau monarque ni une recomposition politique.

Encore que si l’on ne s’arrête pas qu’aux petites combines médiatiques, l’occasion pourrait en fournir l’amorce sinon le prétexte.

Bienvenue dans le Monde d’après !

Reste à s’engager pour accoucher enfin du monde d’aujourd’hui !

Un monde où il fasse mieux vivre, où chacun ait vraiment sa place et sa chance, où la course au fric ne soit plus l’Alpha et l’Oméga de la raison d’exister.

Un monde qui déjà émerge et où 7 milliards d’humains ne seraient plus seulement connectés que pour produire et consommer toujours plus de machins inutiles en se retrouvant toujours plus seuls.

Un monde où les interactions de conscience à l’échelle planétaire ne serviraient pas qu’à partager la dernière pitrerie de Trump ou des gif animés de chats déféquant sur la lunette des chiottes.

Un monde où la science et les dieux, la raison et l’âme sensible seraient enfin réconciliés.

Et où tous seraient soucieux de contribuer au mieux-être collectif sans penser d’abord à soi ni devoir pour autant vendre son temps et sacrifier sa vie au bénéfice d’une poignée de thaumaturges confits dans leurs richesses et leur soif de pouvoir.

La France aurait un beau couplet à défendre dans ce nouveau monde pour le coup réellement en marche vers un Ailleurs qui est d’autant plus déjà présent et radieux qu’on accepte de tourner résolument le dos aux mirages du vieux monde agonisant.

Mais le pourra-t-elle avant de renoncer définitivement à paraître autrement que dans le souvenir d’une grande nation qui avait su jadis éclairer le monde de son génie ?

Peut-être, si nous le voulons bien. Et si nous le voulons vraiment.

Ou pas.

A nous d’en décider.

Mais sans trop tarder, car la roue tourne de plus en plus vite…

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Les 23 avril et 7 mai, ne laissons pas d’autres décider de notre avenir à notre place !

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Les 23 avril et 7 mai prochains, nous ne voterons pas seulement pour élire celui ou celle qui nous représentera pour 5 ans. Un président dont les pouvoirs, nous le savons tous, sont de plus en plus limités, dans une « démocratie » qui par bien des aspects relève davantage du symbole trompeur que d’une réalité.

Dans 5 et 20 jours, nous aurons à choisir entre plusieurs modèles de société. Et entre des avenirs radicalement opposés que nous imposerons aux générations futures.

Le modèle libéral, qu’on nous présente encore aujourd’hui comme la seule voie possible dans une économie mondialisée, a non seulement montré ses limites. Il a conduit la France vers son déclin et trahi les idéaux qui ont façonné l’Europe au sortir de la guerre. Il continuera demain de mener le monde vers le chaos et la destruction si nous ne sommes pas capables de lui substituer d’autres modes de vie, d’échange et de développement.

Cette idéologie qui prétend offrir le bonheur pour tous sur des seuls critères matérialistes, sert en vérité les intérêts d’une toute petite minorité. Assujettie aux logiques intrépides de la finance mondialisée et au culte de l’argent-roi, elle condamne à la pauvreté et à de nouvelles formes d’esclavage des milliards d’êtres humains. Et concentre les richesses et les pouvoirs dans les mains d’une élite toute-puissante.

Dénoncer publiquement cette vérité pourtant évidente et attestée vaut aussitôt suspicion de « complotisme », preuve que son hégémonie sur les consciences exerce un pouvoir quasi-totalitaire qui interdit toute expression d’une contestation objective et sereine.

Les conséquences des politiques menées au nom de cette idéologie sont pourtant désastreuses sur nos vies, l’avenir de notre espèce et de notre planète.

Le modèle de croissance hyperproductiviste et consumériste qu’elle défend dégrade notre environnement, épuise les ressources, ou en confisque l’accès en privatisant des éléments aussi essentiels que l’eau, les semences végétales, et pourquoi pas demain l’air respirable dans nos grandes cités surpolluées.

Elle instrumentalise les guerres et fabrique de la terreur à des fins politiques, stratégiques et financières. Elle déstabilise des régions, et tient sous son joug états et citoyens par le levier de la dette. Elle fait et défait les gouvernements, manipule les opinions grâce à des discours monolithiques validés par des « experts » et relayés par les médias. Elle nourrit les esprits des signes et modèles qui la servent grâce à l’industrie du divertissement.

Dans les sociétés dites démocratiques, elle repère et désigne ses champions, façonne leurs politiques, oriente leurs programmes avant de les faire adouber par les électeurs afin de mettre en application ses choix politiques et stratégiques dans une parodie de démocratie.

Aujourd’hui, au moins 2 des 11 candidats en compétition pour recueillir nos suffrages sont tout entiers au service de cette idéologie : François Fillon, qui incarne la poursuite du vieux modèle ultralibéral tel qu’il a été appliqué en Europe et aux Etats-Unis depuis 4 décennies. Et Emmanuel Macron, qui en constitue la poursuite sous les traits d’une apparence de renouvellement.

La promesse que le candidat d’En Marche ! entend incarner de redéfinir l’offre politique en dépassant le vieux clivage droite-gauche n’est nullement le fruit du hasard ni un simple slogan de campagne. C’est en vérité la résultante d’une stratégie conçue et appliquée de longue date par les stratèges néolibéraux américains. Ceux-ci avaient repéré très tôt ses talents et misé sur le potentiel de ce jeune énarque dont ils ont facilité l’accession éclair vers les plus hautes sphères de l’Etat, après une « formation » aux arcanes du libéralisme au sein de l’administration des Finances puis comme directeur-associé d’une grande banque d’affaires*.

La candidature d’Emmanuel Macron n’est donc aucunement la résultante d’une ambition ni de ses seuls mérites personnels. C’est une option préparée de longue date et qui demain permettra si le peuple lui offre ses suffrages d’accéder au pouvoir et d’appliquer une politique, qui loin de renouveler quoi que ce soit constituera le parfait prolongement des 3 mandats précédents, de Jacques Chirac à François Hollande.

La campagne inédite à laquelle nous assistons depuis 4 mois s’est construite sur le rejet des candidats traditionnels, mis-à-part François Fillon, dont les affaires n’auront pas réussi à ruiner le crédit auprès de l’électorat conservateur.

Elle s’est aussi orientée autour d’un nouveau clivage qui désormais oppose des candidats libéraux (« pro-système ») et des candidats qui contestent le modèle dominant et en proposent des alternatives plus ou moins réalistes : Benoît Hamon pour la gauche du Parti Socialiste, Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche, et Marine Le Pen pour le Front National.

Cette dernière séduit des électeurs déboussolés, excédés par le carriérisme et les mensonges des politiques traditionnels, inquiets des dérives de la mondialisation, l’immigration incontrôlée, la montée des extrémismes religieux et la menace terroriste. Prêts à adhérer à cette vision d’une France repliée sur elle-même, jalouse de son identité, et lancée dans une aventure qui romprait avec ses partenaires européens et ferait fi des bouleversements planétaires. Une perspective qui loin de nous protéger, précipiterait notre pays vers une faillite et un déclin assurés.

Benoît Hamon incarne à l’inverse un projet plus apaisé, résolument humaniste et par bien des aspects antinomiques des intérêts qui entendent pérenniser le modèle dominant. Il paye aujourd’hui le prix d’une campagne pas assez offensive ni suffisamment audible, en proie à des assauts incessants. Son projet a en effet été sans cesse minimisé, décrédibilisé, caricaturé en une « utopie irréaliste » portée par un candidat accusé d’être trop frondeur, isolé et incapable de rassembler son propre camp.

Jean-Luc Mélenchon séduit par son verbe mais son programme fait peur à beaucoup. On le décrit comme un crypto-communiste aux sympathies coupables pour des dictateurs latinos comme Chavez ou Castro, aux complaisances impardonnables pour Poutine voire le régime de Bachar El Assad.

Au-delà de ces raccourcis parfois fondés, souvent déformés, qui appellent plus d’esprit de nuance envers une personnalité complexe, la candidature de Jean-Luc Mélenchon cristallise des mécontents qui refusent la poursuite d’un modèle voué à l’échec, qui a depuis longtemps montré ses limites et son incapacité à endiguer les crises ; mais aussi des électeurs qui ne se résolvent pas à tourner le dos au monde ou à l’Europe en désignant des boucs émissaires et en divisant davantage les Français.

Cependant, au-delà de l’expression de ces mécontentements légitimes, le programme du candidat de La France insoumise incarne une toute autre vision du monde et de la France. Que ses opposants s’empressent de caricaturer en la décrivant comme irréaliste, dangereuse voire suicidaire. Mais qui par bien des aspects préfigure ce que sera le monde de demain s’il consent à s’inventer un autre avenir.

L’écologie en est l’un des piliers majeurs : elle est au cœur du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont on peut gager que la conversion récente n’est pas qu’un simple artifice de façade destiné à renouveler le chant de l’internationalisme trop daté. Beaucoup d’idées inspirées par des experts sont réellement innovantes. Elles ont été pour certaines appliquées avec succès dans d’autres pays qui ont acté le tournant de la transition écologique et initié d’autres politiques de développement.

Les chances sont nombreuses en termes de recherche et d’innovation, d’économie alternative et de créations de nouveaux emplois, associées à une volonté de renforcer notre système de protection sociale au bénéfice des plus démunis.

Mais au-delà de la substitution d’un modèle ou d’une économie à une autre, c’est un véritable basculement de conscience qu’il permettrait d’opérer. La France est un pays qui jouit d’un réel dynamisme et d’un formidable potentiel intellectuel, culturel et d’innovation, hélas souvent occulté par sa coupable propension au déclinisme nombriliste.

Quant à la volonté de redéfinir les règles de fonctionnement d’une Europe à bout de souffle, totalement vendue aux intérêts des lobbies libre-échangistes, gageons que la France si elle se tient fermement déterminée à entraîner ses partenaires vers un aggiornamento de ses valeurs et de la règle du jeu européen, pourrait reprendre à l’Allemagne le rôle de moteur de l’Europe et réorienter celle-ci vers un avenir plus en phase avec les aspirations de ses peuples. En redonnant le primat à la justice sociale, à l’harmonisation des règles économiques et fiscales, en redessinant les axes de notre politique internationale commune. Ce que le non majoritaire à la Constitution européenne confisquée par le Traité de Lisbonne n’avait pas pu entériner.

Nous voici donc face à un choix crucial, qui est sans doute le plus important que nous ayons à faire depuis la Libération. Car il définira sans doute les contours de notre avenir commun pour les décennies à venir.

Ne cédons pas aux sirènes du marketing et aux mensonges des maîtres-chanteurs. Ne nous laissons pas abuser par des discours de façade destinés à nous endormir pour demain mieux nous asservir. Ni par des peurs qui nous feraient choisir par défaut un candidat inexpérimenté et sous influence en espérant échapper au cataclysme d’une France qui ferait bégayer l’Histoire en la renvoyant à ses pires démons.

Il nous reste 4 jours pour nous déterminer.

Soyons lucides mais aussi audacieux.

Misons sur l’expérience, la culture et le sens de l’Histoire, le pari du partage dans un monde ouvert et non menaçant ou replié sur lui-même : toutes ces qualités qui à l’évidence inspirent le candidat Mélenchon. Oublions ses aspérités qui dérangent et offrons-lui au moins la chance d’amender ses égarements en misant sur la sagesse et le pragmatisme mûris par l’expérience.

L’alternative qui s’offre aujourd’hui à nous est simple : nous entêter sur une voie qui conduit immanquablement à précipiter la ruine de notre humanité et de nos valeurs universelles, ou redonner le primat à l’imagination, à l’ambition et à l’initiative collectives, à l’humain, et acquiescer enfin au changement de paradigme conscientiel et civilisationnel qui nous ouvre les bras.

Bonne semaine. Et bon vote !


*Pour ceux qui douteraient de ces affirmations, lire cet article très objectif, factuel et éminemment sourcé écrit par un observateur expert en géostratégie : Macron ciblé par la CIA ?

Où va la France ?

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Une campagne inédite faite d’incroyables rebondissements : 2017 rompt avec les élections plan-plan de ce début de siècle. Mis à part le choc du 21 avril, 2002, 2007 et 2012 avait rejoué l’éternel sketch franchouillard d’un affrontement droite-gauche sans grande surprise, avec un favori désigné à l’avance par les sondages.

Cette fois-ci la politique fait concurrence à la téléréalité : chaque journée apporte son lot de scoops et de revirements.

On ne peut que s’en féliciter, car c’est la preuve d’une vitalité et d’un regain d’intérêt pour une politique qu’on disait désertée par les Français sinon pour ouvrir un boulevard tapi de ressentiments à un Front National bravache.

Pourtant la campagne de 2017 ressemble plus à un spectacle de catch qu’à un débat d’idées.

Le « renouveau » que certains prétendaient incarner de façon factice, les Bruno Lemaire et Emmanuel Macron, s’invite sous le mode de l’ultra-violence et des règlements de compte plus que du jeunisme béat.

Faut-il s’en inquiéter ? Ou faut-il y voir plutôt le signe que la France est enfin entrée dans le 21e siècle ? Les idéologies sont mortes, les ficelles de comm à la Séguéla ne dupent plus le gogo, les Français pensent (enfin, certains…), surfent sur les réseaux sociaux, comparent, twittent. Le voile tombe et les saltimbanques sont débarqués de scène les uns après les autres.

Mais où va la France ?

Le mythe de l’homme providentiel et du monarque président, hérité du fondateur de la Ve, a du plomb dans l’aile. Sarkozy fut l’ultime fossoyeur du gaullisme et Hollande celui du socialisme.

Reste la querelle des technocrates et des gérants de PME, qui veulent appliquer à une France moribonde des remèdes de médecins-bourreaux : qui la saignée libérale, qui l’assistance respiratoire.

Ou bien la fuite en avant vers un national-socialisme relooké, en réponse aux angoisses du terrorisme et à la fragmentation communautaire.

Que reste-t-il des candidats d’hier ?

La fin de règne exsangue et les primaires LR ont enfin congédié les deux rivaux les plus détestés : Hollande et Sarkozy. Symboles d’une façon égocentrique, cynique et carriériste de conquérir le pouvoir et de l’exercer, fondée sur l’imposture permanente et le mensonge assumé.

Juppé « « le vieux sage » qu’on donnait président depuis au moins 2 ans s’est fait coiffé par un autre ex-premier ministre d’une médiocrité abyssale, devenu en quelques jours le chantre de la morale conservatrice et de l’ultralibéralisme le plus passéiste. Le masque de la vertu n’a pas tenu 2 mois et Tartuffe se voit aujourd’hui contraint de fuir à Varennes pour échapper à la guillotine.

Défait aux primaires, Valls a payé pour la politique de Hollande rejetée par une écrasante majorité de Français, notamment à gauche. La fermeté face au terrorisme et les grandes harangues post-Charlie ont finalement peu joué face à la Loi El Khomri, à la déchéance de nationalité, à la capitulation face à l’Allemagne et au sentiment de trahison.

La victoire de Hamon aux primaires a confirmé la fracture entre un électorat de gauche et le mythe de la « social-démocratie à la française », abâtardie en libéralisme social de type blairiste qu’ont imposé Hollande et ses ministres en opposition à sa propre campagne.

Mais malgré son manque de sincérité perceptible dans ses discours, le procès fait à Valls est assez injuste. Car s’il a appliqué une politique qu’il soutenait, il n’en était pas le véritable inspirateur. L’éminence grise de Hollande, c’était Macron. Un conseiller parachuté par le système pour infléchir la politique économique de la France à son avantage. On connaît la suite…

C’est pourquoi la campagne de Macron ne résistera pas à la confrontation adverse : elle ne tient que parce qu’il s’est fabriqué une image de chevalier franc-tireur en marge des appareils enveloppé de flou artistique, de hashtags branchouilles et d’effets de tribune : un pur mythe pour bobos !

Ajouté aux affaires et à son curieux rapport à l’argent public qui ne manqueront pas de le rattraper, et malgré l’ardeur servile des médias à entretenir le mirage, la bulle Macron explosera tôt ou tard. Surtout face à Marine Le Pen, qui ne manquera pas de le dynamiter au premier face-à-face.

Le succès de Benoît Hamon en revanche est davantage dû à un effet d’aspiration qu’à une adhésion franche à son programme, innovant mais immature, sinon sur le mode de la rupture. Un programme orienté vers les jeunes et sans doute conçu comme un premier étage de fusée en vue des présidentielles de 2022.

Voilà donc pourquoi Hamon doit rapidement s’il veut gagner se tailler un costume de président. Rassembler. Mais aussi s’inventer un style. Se démarquer de l’image de jeune-homme frondeur, de rebelle centrifuge « à la gauche de la gauche » (ce qu’il n’est pourtant pas si l’on regarde son parcours…) et d’utopiste rêveur comme on le dit souvent.

Ses idées sont bonnes même si elles rompent radicalement avec une doxa imposée depuis 50 ans comme le seul choix possible. Mais ces idées sont en décalage avec les habitus thématiques et rhétoriques français. Elles séduisent les jeunes, les déclassés et ceux qui rêvent d’un autre monde possible, mais il leur manque un ancrage et une articulation plus nette avec les attentes du « pays profond ».

Quant à son image, à l’inverse des saillies baroques du bouillonnant tribun Mélenchon, elle pâtit à l’évidence d’un déficit de « visuel » et de maîtrise de la mise en scène. Contrairement à ses challengers Mélenchon et Macron. Ses premiers meetings devant un fond grisâtre laissent une impression fadasse, malgré un ton énergique et convainquant et l’aura d’outsider surprise dont il bénéficie.

Est-ce à craindre que Marine Le Pen pourrait briser le plafond de verre qui l’empêche aujourd’hui de rassembler plus de 50% des suffrages ?

Ou bien faut-il s‘attendre à une candidature Bayroux de dernière minute pour mettre tout le monde d’accord au centre et débusquer l’imposture du jeune banquier devenu Pinocchio ?…

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Tout est possible. Et on peut aisément parier que cette campagne nous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Si l’on est vite sorti de la petite escrime des comptables opposant leurs programmes, on a perdu en profondeur et en débat d’idées.

Sauf que les « valeurs » chères aux candidats s’invitent par les commodités : face aux relents d’imposture, de tromperie, de mépris et d’injustice qui suintent derrière le camouflage des faisans déplumés, le peuple réclame des têtes et des comptes, plus de morale et plus de justice. C’est la grande lessive !

Espérons que ce lynchage finira par rehausser le débat au lieu de profiter au bain d’acide lepéniste.

Faute d’une grande vision et d’un grand dessein, celui ou celle qui l’emportera sera le candidat qui aurait su incarner cette aspiration du peuple à être entendu, à maintenir son rang dans le monde et dans l’Histoire et non seulement son orgueil illusoire de grande nation, à dialoguer avec force face à ses partenaires dans un monde chaotique mais interdépendant, et surtout à dégager du sens vraiment actuel, cohérent et pertinent, à porter un projet humain et serein pour l’Europe et pour le monde, et non seulement à œuvrer pour la croissance, les emplois ou une balance excédentaire.

Hamon, une utopie ou une chance ?

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Balayer d’un revers de manche le projet Hamon est un exercice commun à ceux qui refusent de prendre le temps d’en évaluer la pertinence. Notamment les Vallsistes désabusés et revanchards qui lui préfèrent le mirage Macron.

Le projet et l’homme sont souvent exécutés d’une formule lapidaire : « Utopie » !

La vérité ? Mensonge et ignorance !

Il serait temps de temps de reconnaître que la pensée unique dictée par le système et ses élites a justifié depuis 50 ans une politique absurde et injuste aujourd’hui incarnée par Macron et Fillon. Une politique conforme à l’idéologie libérale qui a magistralement échoué, qui conduit le monde et l’humanité vers l’abîme, qui ne sert que les pouvoirs en place et la religion de l’argent-roi.

Il serait temps de reconnaître que malgré le succès de politiques alternatives passées sous silence par la doxa majoritaire (Islande, Scandinavie, Pays-Bas…), tout projet déviant de l’orthodoxie libérale est aussitôt taxé d’utopie : une façon commode de décrédibiliser les détracteurs et d’interdire tout débat critique. Et de faire croire aux esprits manipulables qu’il n’y a aucune autre politique possible.

Pourtant le projet de Benoît Hamon est appuyé par des experts et économistes de renom. Mais les médias à la botte du système et les autistes qui refusent de réfléchir continuent de bégayer que ça n’est pas sérieux.

Abyssus abyssum invocat

Pourtant Hamon n’est ni marxiste comme Mélenchon ou Tsipras, ni à la « gauche de la gauche » comme on le prétend souvent et comme son image de « frondeur » le laisse croire. On oublie que c’est un Breton formé chez les pères jésuites, un disciple de Rocard et de Jospin.

S’il pourfend l’idéologie libérale, son projet n’est pas pour autant d’inspiration marxiste : la lutte des classes n’est pas son fil d’Ariane comme pour Mélenchon. Hamon n’est pas non plus le sinistre chantre d’un antisystémisme brutal, d’un repli nationaliste frileux fondé sur la désignation de boucs émissaires comme Marine Le Pen. Il ne capitalise pas sur la peur mais regarde le monde et la vie en face. Il est résolument tourné vers l’avenir et les jeunes générations.

Hélas la France a accumulé un tel retard, reste tellement engluée dans ses certitudes égocentriques, son déclinisme, sa suffisance bobasse et son victimisme post-Charlie qu’il lui est incapable de penser vraiment l’avenir de façon audacieuse, objective et sereine.

On devrait se réjouir qu’un homme ose rompre avec cet écueil national qui fait crever l’âme française déjà agonisante ! On devrait en profiter pour fédérer les initiatives, et non mépriser ceux qui osent rêver d’un avenir meilleur et veulent redonner de l’espoir et un horizon à un peuple exsangue tiraillé par des carriéristes tartufes à bout de souffle dégagés les uns après les autres !

Remisons notre orgueil et examinons ce projet. Dialoguons au lieu de nous gausser.

Une élection présidentielle dans un petit pays comme la France ne changera pas la face du monde mais peut changer les esprits et catalyser des énergies.

C’est maintenant ou jamais !

Dont acte…

Macron ou le triomphe de l’Ere du vide

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L’avance de Benoît Hamon au premier tour sur son concurrent Manuel Valls et son succès possible à l’issue des primaires socialistes ouvrirait selon beaucoup d’analystes politiques un boulevard à Emmanuel Macron, candidat plus centriste au profil proche de Manuel Valls.

Etoile montante de la politique et des médias, Macron suscite enthousiasmes, jalousies et exaspérations. Démissionnaire du gouvernement 2 ans à peine après y avoir été nommé, il a été l’un des premiers candidats à se déclarer pour la présidentielle alors même que son mentor François Hollande n’avait pas annoncé son intention de se représenter ou non à l’issue de son mandat.

Son mouvement En Marche, créé en 2016, rassemblerait déjà plus de 100.000 adhérents.

Mais qui est vraiment celui qui se présente comme le renouveau de la classe politique et qu’incarne-t-il au juste ?

Macron n’a pas d’expérience politique. Parachuté Ministre de l’économie, il n’a jamais été élu d’une circonscription et n’a aucun parcours militant. A part un court passage à l’Inspection des Finances, il n’a non plus aucune expérience de l’appareil d’Etat. En revanche il jouit d’une expérience professionnelle dans le privé en tant que banquier d’affaires et associé de la banque Rothschild.

Macron n’a pas d’appartenance politique. Il l’a lui-même avoué : « Je ne suis pas socialiste. » Et son mouvement En marche n’est ni de droite, ni de gauche. C’est un électron libre qui entend bien se démarquer des appareils et des courants politiques. Signe d’une authentique volonté de renouvèlement ou simple stratégie visant à rallier les déçus du hollandisme et les angoissés du sarkozysme ?

Macron n’a pas d’idée, pas d’idéal, pas de projet, pas de vision. Il ne se réfère pas à une philosophie politique, ne se singularise pas par une analyse pertinente de la situation de la France et n’incarne pas non plus un projet de société. C’est juste un candidat de rupture. Après tout d’autres ont réussi dans cet exercice. Mais Macron n’a pas non plus de vision pour l’avenir.

A-t-il réfléchi à des solutions nouvelles ? Propose-t-il aux Français un programme précis ? Non.  Macron n’a pas de vrai programme. Et il s’en est vanté : « Les programmes ça ne sert à rien, ils ne sont jamais appliqués. »

Qu’un homme n’ayant ni expérience, ni le soutien d’un parti, ni projet, ni programme, et qui était totalement inconnu du public il y a 2 ans suscite autant d’enthousiasmes dans l’opinion et soit placé si haut dans les sondages laisse de quoi s’interroger.

Alors quoi ?…

Macron, c’est juste une image !

Macron est jeune. Un trentenaire président, ce serait assurément le signe du renouveau de la vie politique. « Nouveau », l’argument-clé des marketeurs.

Macron est présenté comme un homme brillant. Ah bon ? Mais en quoi au juste ? Macron n’a jamais rien fait. Comme Ministre de l’économie il ne s’est pas illustré pas des réformes audacieuses ou des résultats spectaculaires. Juste la « loi Macron », qui autorise les salariés à travailler le dimanche. Ou plutôt les entreprises à maximiser leurs bénéfices en misant sur une journée de travail hebdomadaire supplémentaire. Mais cela n’a aucune importance. L’essentiel c’est qu’il ait l’image d’un homme brillant. Un chapelet de diplômes (Khâgnes, Sciences Po, ENA). Et un visage. Celui d’un jeune-homme souriant et ambitieux. Macron c’est juste une affiche, un emballage.

En marche ? Juste un slogan. En marche vers quoi ? On ne sait pas. Juste l’illusion du mouvement. Après celle du changement. D’ailleurs pour adhérer nul besoin de cotiser, il suffit d’un clic sur le site internet. Macron, un achat d’impulsion en somme.

Macron capitalise donc sur son image, une image en creux, sur laquelle chacun peut projeter ses espoirs et ses frustrations.

Au final, Macron c’est l’aboutissement de la politique-arnaque, le triomphe de l’ère du vide. Une bulle. Un président pschitt.

Alors que les politiques ne pensent plus aujourd’hui exclusivement qu’à leur plan de carrière, au moins font-ils encore semblant de s’intéresser aux électeurs et de leur proposer du rêve. Macron, lui, c’est la politique résumée à la seule ambition personnelle la plus cynique.

Macron président c’est aussi le chant du cygne de la démocratie et le triomphe du système. L’accession aux plus hautes fonctions de l’Etat d’un mirage, d’un homme-écran, où seules les banques seraient au pouvoir. Un symbole : le président de l’association de financement de son mouvement n’est autre que Christian Dargnat, un ancien dirigeant de BNP-Paribas. Macron c’est l’assujettissement total du pouvoir politique aux diktats de la finance, des multinationales et de l’ultralibéralisme.

L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme et du peuple, tissée au terme d’une longue histoire. Macron c’est l’adhésion éclair d’un concept préfabriqué et d’une vaste déshérence. Qu’un grand nombre de Français soient prêts à confier les rênes du pouvoir à un inconnu instrument du système, sans étiquette, sans expérience, sans idée et sans programme, c’est non seulement affligeant, c’est aussi terriblement dangereux.

Le pire c’est que personne ne semble s’en inquiéter.

Face au désastre du quinquennat Hollande qui risque d’obérer les chances de voir un socialiste au second tour, face à la forte bipolarité entre la candidature ancrée à gauche de Benoît Hamon et celle ultraconservatrice de Fillon, l’absence d’un autre candidat centriste susceptible de rassembler ceux qui refusent « l’utopiste » Hamon, l’ultraconservateur Fillon et les extrêmes (Le Pen, Mélenchon) laisse toutes les chances à Macron d’apparaître comme le rassembleur providentiel, ce qu’on sussure déjà.

Il serait temps de cesser de rêver et d’ouvrir les yeux. Au risque de se retrouver face à un choix entre un Front National chantre de l’antisystème et du repli nationaliste et une marionnette prête à asseoir la domination totale du système mondialisé. Dans les 2 cas, la mort assurée de la France.