Comment la gauche a inventé « le musulman »

L’islamo-gauchisme n’a pas seulement idéalisé l’Islam, un Islam dont il ignore à peu près tout, il a littéralement inventé une nouvelle figure : « le musulman ».

Dans une société qu’ils avaient contribué à séculariser, reléguant le religieux dans les geôles de la « sphère privée », les islamo-gauchistes ont réinventé une sacralité en faisant de « l’Islam » une religion intouchable et du « musulman » un être paré de tous les attributs de la pureté. Mieux qu’un bon sauvage, une sorte d’humain entier que sa foi aurait préservé de toutes les corruptions du colonialisme, de la modernité et de la mondialisation.

Dans l’imaginaire de cette gauche égalitariste et anticolonialiste, pétrie de mauvaise conscience et de ressentiment introjecté, le « musulman » est en effet revêtu de toutes les vertus archétypiques de « l’homme de foi » : un modèle forgé justement selon les stéréotypes d’une catholicité policée revisitée.

Sa volonté de se préserver des pollutions d’une société démocratique décadente et de vivre en retrait sinon en autarcie en se gardant de toute perversion occidentale en fait un archétype de la sagesse, de la mesure, de la force de caractère et de la vertu, à une époque où la perte d’identité et le brouillage des repères nourrissent toutes les violences.

Les islamo-gauchistes, comme les progressistes, sont les fervents partisans du communautarisme. Bien qu’ils clament que tous les hommes sont égaux, ils pensent qu’ils le sont d’autant plus que chacun reste prudemment chez soi.

A une époque où il n’y a plus de sacralité partagée, il est d’autant plus aisé de sacraliser les différences. Or quand son propre rapport au sacré est perturbé parce qu’on demeure prisonnier de la mauvaise conscience, la seule issue est de projeter sur l’autre ce désir qu’on refoule.

Ainsi ce que cette gauche athée avait cru refouler dans les ténèbres obscurantistes – l’homme de foi, le croyant, le lien vécu avec une Transcendance – elle le fantasme de façon positive chez le « musulman ». Un « croyant » dont la foi et la vitalité primordiales n’auraient pas été corrompues par les perversions occidentales liées à l’avoir, au pouvoir et à la cupidité prédatrice.

Car chacun sait que dans l’imaginaire occidental, le « musulman », et plus largement « l’Orient », représentent le contraire du matérialisme, de l’individualisme, de la dénaturation scientiste : le détachement, la dilution de l’ego dans le Collectif, le lien avec la nature comme avec le spirituel. L’exact contraire de notre société décadente tout entière tournée vers la frénésie consumériste, la possession exclusive des richesses, l’individualisme forcené, la déconnexion d’avec la terre-mère et la perte du Sens.

« Le musulman » est donc le sous-produit de la mauvaise conscience occidentale. Un fantasme total qui opère à plein régime face à l’impossible retour aux origines spirituelles d’un Occident dont la simple évocation des « racines chrétiennes » devient un casus belli.

Ainsi ces pieuses femmes voilées qui errent dans les rues comme des fantômes sont fantasmées comme de vertueuses bonnes sœurs, la répression sexuelle en moins puisqu’elles sont aussi épouses et mères. Le port de cet accoutrement n’est aucunement la marque d’un « état sauvage », encore moins d’un étendard politique, mais celle d’une forme de civilité perdue, à la fois simple et naturelle. Et surtout égalitaire : le rêve des gauchistes. Elle s’oppose aux icônes classieuses et décadentes des femmes-fauves des magazines. Et à la customisation à outrance des corps et des apparences. Le voile, c’est la version 2.0 du col Mao.

Toute cette mythologie inversée est d’autant puissante qu’elle est inconsciente.

Fantasmé comme un être spirituel et civilisé, le « musulman » est donc incapable de toute violence. Puisque dans l’imaginaire « new age » des boomers occidentaux « Spiritualité = Peace & Love ».

Il y a du Pierre Rabhi chez tout musulman tel que le voit cette gauche nourrie de tiers-mondisme, d’antiracisme et d’écologie. Et donc tout discours qui prétend accoler la violence commise au nom d’Allah à l’Islam est forcément faux ou « ignorant » du « véritable » Islam : lequel n’est que spiritualité pacifique et amour du prochain.

En réalité, en inventant « le musulman », une gauche « humaniste » oublieuse de ses racines culturelles et spirituelles réinvente dans un avatar fantasmé la matrice chrétienne qui l’a longtemps nourrie et qu’elle avait cru bon de jeter aux oubliettes de l’Histoire au nom du Progrès. Dans une volonté idéaliste, œcuménique, irénique, totalement déconnectée du Réel.

Car bien évidemment ces fameux droits-de-l’homme, nos beaux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, nos ronflants concepts de « mixité sociale » et de « vivre-ensemble », notre souci maniaque pour les plus faibles, les minorités opprimées, les femmes, les étrangers, comme nos plus grands principes, la démocratie, l’état de droit et même la laïcité, sont d’évidents sous-produits des valeurs christiques portées par les églises primitives et élevés au rang de principes politiques par les royaumes chrétiens, bien avant d’être sécularisées en principes universels.

« Le musulman » est donc, après « le pauvre », « le paysan » puis « l’ouvrier », l’ultime avatar de ces mécanismes de refoulement et de projection des antiennes chrétiennes. On ne peut pas comprendre vraiment l’islamo-gauchisme et sa fascination pour l’Islam si l’on s’en tient uniquement à une explication fondée sur le déplacement de la logique de lutte des classes et du combat révolutionnaire du prolétariat ouvrier au prolétariat musulman. Il y a aussi dans la fascination qu’exerce « le musulman » sur cette gauche marxiste orpheline de sa classe ouvrière quelque chose qui relève du messianisme retrouvé.

Comment expliquer sinon que ce soient les mêmes qui hier défendaient la laïcité contre les assauts du cléricalisme qui soient devenus aujourd’hui aussi aveugles face à une volonté prosélyte autrement plus offensive de la part de l’Islam politique ?

Il y a un vertige proprement « féminin » chez cette gauche à se soumettre à ces musulmans que leurs méchants aïeux colonialistes avaient soumis et « civilisés » près de deux siècles auparavant.

Zemmour n’a pas tout à fait tort quand il rapproche cette soumission contemporaine de la gauche à l’Islam d’une « féminisation » de la société occidentale. Il y aurait même beaucoup à dire sur l’érotisation de l’homme arabe dans les modèles forgés depuis une trentaine d’années par la publicité, la mode, le cinéma, la musique, le show biz, les séries télé.

Combien d’articles ont été écrits sur le rap et la mode « caillera » d’il y a 15 ou 25 ans ? Sur ces icônes testostéronées, body-buidées, surérotisées. Au muscle aussi saillant que le verbe. A l’arrogance haineuse, à l’identité jalouse et rebelle érigée contre une société injuste, impuissante et décadente.

L’Islam n’y est pas toujours clairement mis en avant, au moins est-il savamment suggéré dans ce mix de rébellion, d’insolence et de surenchère transgressive tant vanté par les amuseurs du P.A.F.

Il faut oser le dire : l’évocation du mythe du soldat djihadiste, ce criminel terroriste qui déflore la pureté d’un Islam « religion de paix et d’amour » tel que le fantasment les islamo-gauchistes n’est que l’envers négatif et nécessaire de l’idéalisation pacifiste du « musulman », icône de la brebis injustement opprimée au milieu du troupeau. Et cette évocation nourrie une charge érotique – inconsciente bien sûr – y compris chez ces zélateurs de l’islam qui sont les premiers à condamner le terrorisme islamiste comme un aberration en tous points contraire à leur cher Islam.

Le « bon musulman », comme autrefois le « bon chrétien » ne peut exister sans son corollaire sombre : le diable djihadiste. Tous deux sont du point de vue occidental deux figures symétriques d’une même projection du Bien et du Mal. Et d’un point de vue symbolique, deux figures de la masculinité ordonnées selon les codes contemporains du licite et de l’illicite, du social et de l’anarchique. A l’image d’une masculinité « civilisée » mais non désexualisée, celle du « bon musulman », répond celle d’une masculinité agressive, mortifère, destructive, en laquelle la pulsion sexuelle confine à la pulsion de mort, celle du « faux musulman » qui n’aurait retenu de l’Islam que sa face sombre, archaïque, immorale.

Il est impossible pour un islamo-gauchiste inconsciemment pétri de cet imaginaire de penser qu’un musulman lambda puisse être aussi un homme violent qui bat sa femme, un violeur qui abuse de celle-ci, un polygame, un homophobe qui harcèle et violente les homosexuels, qu’il puisse nourrir des croyances archaïques qui défient la science ou rester indifférent au sort d’un de ses semblables parce qu’il n’est pas musulman. Tous ces crimes ne peuvent qu’être le fait de ces « faux musulmans » dévoyés qui font dire au Coran le contraire de ce qu’il affirme et n’ont rien à voir avec l’Islam. Surtout « pas d’amalgame ! »

En conclusion, un « musulman » qui serait arriéré, brutal, violent ne serait pas un vrai musulman ! Car chacun sait que pour les islamo-gauchistes « l’Âge d’or de l’Islam » qui au passage n’a d’existence que celui du mythe, ne s’est jamais arrêté. L’Islam c’est même l’avenir de la civilisation : un messianisme émancipateur et égalitaire tellement plus exotique et authentique que l’original.

L’Islam, le sexe, la femme et le voile

Mis en avant

chasseriau

L’Islam est apparu dans l’Arabie du 7e siècle qui était alors un carrefour de cultures sémitiques. En tant que religion il s’est développé à partir d’un corpus théologique et juridique hérité du judaïsme ancien et de sa relecture par le christianisme.

Dès sa naissance l’Islam s’est affirmé et imposé contre des cultes polythéistes présents à La Mecque et fondés sur l’adoration de divinités féminines.

D’un point de vue anthropologique l’Islam comme le judaïsme ancien sont apparus dans un vaste contexte de redéfinition des formes et des dogmes religieux lié au passage progressif de sociétés matriarcales vers des formes assez radicales de patriarcat.

La place de la femme dans la société et la religion s’en est trouvée fondamentalement bouleversée. L’institution du mariage apparue avec le patriarcat a établi la femme dans un statut de subordination et de propriété par rapport à son mari.

Tout ce qui se rapporte à l’expression de la sexualité et du désir féminins fut alors recouvert de peurs, de tabous et de suspicions. Dans l’imaginaire collectif ces peurs accompagnaient la crainte de voir les femmes reprendre le pouvoir sur les hommes comme dans les sociétés matriarcales anciennes où ceux-ci étaient réduits au simple rôle de reproducteurs.

C’est donc bien une suspicion globale jeté sur le sexe féminin qui justifia tous les interdits et toutes les prescriptions religieuses sur la sexualité des femmes. Elle va avec une volonté de circonscrire et contrôler la sexualité en général et le désir féminin en particulier grâce à des règles précises qui en régulent l’expression.

L’institution de la circoncision pour les nouveaux nés de sexe mâle participe de cette volonté de contrôle du pouvoir religieux, de la Loi et de la morale par rapport au sexe et à ses débordements.

La peur de l’impureté, récurrente dans la loi mosaïque, en particulier celle attachée aux menstrues, justifie l’obligation faite aux femmes d’effectuer des rituels de purification après leurs règles comme après avoir accouché.

L’encouragement fait aux Juifs pieux de réjouir leur femme le jour saint du Shabbat marque l’assimilation indissociable de la sexualité conjugale à la piété religieuse. Comme la volonté de sacraliser le sexe selon une logique qui assure aux hommes la préservation du pouvoir sur les femmes.

L’Islam primitif reprend cette volonté de mainmise sur les femmes en l’accentuant encore.

La polygamie et la possibilité pour les hommes d’épouser une jeune fille non nubile, la justification de l’usage de la violence pour réprimander une femme et la multiplication des interdits imposés aux femmes dans la société contribuent à verrouiller le pouvoir absolu que la communauté exerce sur les femmes par l’intermédiaire des maris.

On a souvent répété que l’Islam avait voulu émanciper les femmes. On a même présenté le prophète comme un modèle de féminisme comparé aux usages en vigueur à son époque à La Mecque.

Selon bon nombre d’islamologues soucieux de vérité, il s’agit d’un mythe. L’Islam a bel et bien œuvré pour reléguer les femmes dans un statut, des droits et un rang inférieur et les soumettre. En les empêchant de pouvoir s’exprimer en tant qu’individus, sans se référer à leur mari.

Si l’on ignore ces vérités, on ne peut comprendre le danger représenté par l’idéologie salafiste, qui se réclame d’un Islam radical et une vision fantasmée de ses origines et prétend s’imposer à tous les musulmans.

Aujourd’hui, le port du voile dans l’espace public pour les femmes musulmanes ne représente absolument pas un gage de liberté et d’expression d’une « différence ». C’est au contraire, qu’elles le veuillent ou non, le rappel d’un ordre social qui sacralise la soumission des femmes, contrôle leur identité et leur sexualité en les soumettant à des codes et des règles très stricts, et souhaite uniformiser de la société.

On ne peut comprendre véritablement l’ambiguïté de la symbolique du voile dans le monde arabo-musulman sans rappeler la façon particulière dont il départage deux types opposés de femmes : la femme vertueuse et la courtisane.

Cette distinction témoigne bien de la volonté éminente du pouvoir masculin de définir les codes d’une féminité licite et d’une autre illicite, destinés à satisfaire le plaisir des hommes.

Ainsi la femme vertueuse se doit de montrer tous les signes de sa soumission à son mari et à la religion, de préserver en public sa pudeur du regard des autres hommes, de rester toujours discrète et d’obéir rigoureusement à son mari pour ne pas le déshonorer. L’impératif de conformité à ce modèle s’étend aux filles non mariées, aux jeunes-filles, aux tantes ou aux sœurs qui vivent sous le même toit.

A l’inverse la courtisane est une femme libre, une séductrice, une danseuse ou une prostituée. Mais surtout un personnage ambigu qui suscite réprobations, mais qui émoustille aussi les hommes en incarnant tous les raffinements délicieux des plaisirs charnels associés à la beauté, la sensualité, au charme et à l’ivresse.

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Le voile de la courtisane est l’instrument de sa séduction. Elle se voile pour mieux se dévoiler ensuite. Le voile – les voiles – aguichent par leurs couleurs, leurs matières chatoyantes, leur transparence qui laisse deviner la rondeur des formes, le velouté de la peau, la noirceur de la chevelure.

La courtisane est une icône, une femme enviée pour son audace et sa beauté, autant qu’une pécheresse réprouvée par les gens pieux. Les femmes mariées rêvent de lui ressembler, copient en cachette ses parfums et ses potions pour séduire les hommes, à l’abri des regards.

La société ne peut tenir ensemble sans ces deux modèles qui s’affrontent et se repoussent. Car il ne peut exister de vertu sans vice. Mais aussi parce que le choix de la vertu selon des codes religieux ne peut se justifier que relativement à la promesse de plus grands plaisirs.

Ce qu’il faut aussi comprendre c’est que cette opposition entre deux icônes de la féminité en Islam n’est pas identique à l’opposition entre une vision puritaine et une vision transgressive et libertaire de la femme et de la sexualité, comme la morale occidentale en a forgé les contours.

Toute la culture « orientale », arabe ou persane, n’a cessé de cultiver la quête sensuelle de l’ivresse symbolisée par le vin ou les plaisirs charnels avec une puissante tension rhétorique, esthétique et mystique. L’érotisme et l’ivresse sont des thèmes prépondérants dans la poésie, l’iconographie et la chorégraphie arabes. Le thème du vertige y est central.

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Aussi codifié soit-il, le sexe en Islam n’est nullement un interdit. L’obsession farouche de l’adultère, de la séduction pour les femmes mariées, la condamnation virulente de pratiques jugées dévirilisantes et impures comme l’homosexualité, surtout pour ceux qui s’y adonnent en étant passifs, n’empêche absolument pas les hommes d’exprimer une libido impérieuse. Une libido d’autant plus valorisée qu’elle est entourée de mythes sur la « puissance de l’étalon arabe ».

Quant à l’Islam, il n’ignore pas le sexe, bien au contraire. C’est même la seule religion monothéiste dont la vision du Paradis soit associée à une promesse de plaisirs érotiques infinis, de vierges et de jeunes éphèbes promis aux bons musulmans.

La courtisane et les plaisirs qu’on lui associe représente donc ce jeu ambigu et troublant entre l’image du péché et celle d’une transe mystique et érotique qui ravit l’âme au-delà de toute limite imaginable.

La radicalité du salafisme par opposition aux formes d’Islam traditionnelles c’est qu’il jette un voile terrifiant sur tous les plaisirs et sur la sexualité en particulier. Pour un fanatique musulman tout devient suspect et condamnable : l’alcool bien sûr mais aussi l’excès de nourriture, la musique et la danse parce qu’elles prédisposent à la lascivité et à l’avachissement dans les plaisirs sensuels, la sexualité et ses raffinements, jusqu’à finalement la joie elle-même.

Et le retour du refoulé se traduit par obsession du sexe, du vice, du libertinage, de l’homosexualité et de la beuverie, tous abondamment pratiqués sous forme décompensatoire par ceux qui sont les plus farouches gardiens d’une morale fanatique.

Il n’est point pour s’en convaincre de regarder du côté des crimes barbares commis et de l’esclavagisme sexuel coutumiers chez les soldats de Daesh. L’Arabie saoudite qui a érigé en religion d’Etat un mouvement sectaire considéré comme une hérésie de l’Islam, le wahhabisme, et qui entend en faire le modèle pour tous les musulmans, est aussi l’un des pays du Moyen-Orient où les élites proches du pouvoir s’adonnent le plus à l’alcool et à des débauches sans frein ni restrictions, bien à l’abri des regards.

La valorisation de la figure de la courtisane propres aux cultures islamiques traditionnelles est totalement absente chez les fondamentalistes qui n’y voient que dépravation et scandale. La dénaturation de l’Islam en idéologie politique conduit à une amnésie totale quant à la richesse culturelle et à la variété qui caractérise les sociétés islamiques traditionnelles.

En définitive ce que l’idéologie salafiste promeut, en dehors de son projet politique de conquête du pouvoir, c’est la mort.

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On le voit très clairement quand on observe les différents uniformes que les salafistes veulent imposer aux femmes. Plus le costume se radicalise et cache la femme jusqu’à la faire disparaître sous un linceul noir, plus il exprime la mortification. Et l’image de ma femme, totalement privée de vie et d’érotisme, finit par s’assimiler à celle d’un fantôme, d’une succube ou d’un maléfice.

Le voile islamique est un élément sémantique utilisé dans le langage de propagande islamiste pour indiquer une frontière, une démarcation, un retranchement. Il exprime un marquage territorial et identitaire sur des femmes transformées en panneaux publicitaires pour une idéologie.

Et ce marquage n’est aucunement celui de « l’Islam », mais celui d’une idéologie qui utilise l’Islam pour lui substituer une vision totalitaire et mortifère, contraire à l’esprit et à la réalité de l’Islam originel, ignorante des cultures d’Islam et de leur thématique quant à la féminité et à la sexualité, et radicalement opposée à toute émergence d’un Islam tourné vers l’humanisme et la modernité.