Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

Mis en avant

Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

867967-islamo-gauchisme-1

Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

image

La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Sortir du féminicisme, version extrémiste du féminisme

Mis en avant

Dans un article paru aujourd’hui, Marianne revient sur le sujet très débattu des violences conjugales en posant une question évidente mais essentielle : « Violences conjugales : qui voudra voir que l’agresseur peut être une femme ? 

Agresseur – femme : un oxymore ?

Est-il si difficile d’admettre que la violence conjugale est une réalité qui ne concerne pas que les femmes ? Qu’elle n’est pas un phénomène univoque ?

La violence ne serait-elle qu’une spécificité masculine ? Les hommes, parce qu’ils seraient perçus comme « plus forts » que les femmes selon des critères physiques, ou « plus agressifs » selon des critères hormonaux ou psychiques, seraient-ils les seuls capables d’user de violence envers leur conjointe ?

Une femme n’est pas capable aussi de se montrer violente, de harceler un homme verbalement, physiquement, psychologiquement, ou sexuellement ?

Et si l’on va plus loin, n’existe-t-il pas au cœur du féminisme une forme d’hyperviolence manifeste et arbitraire, travestie en prétention justicière, égalitaire ou libertaire ?

15775765

Nos croyances sexistes ont la vie dure ! Toujours cette fameuse différenciation sexuelle et physique, matrice de tous les stéréotypes ou croyances véhiculées depuis des lustres quant aux déterminismes comportementaux liés au sexe.

Nous sommes tellement conditionnés par les discours que le terme même de « violences conjugales » évoque immédiatement des violences infligées par un mari à sa femme : menaces, intimidations, humiliation, cris, coups et blessures, viols conjugaux, allant parfois jusqu’au meurtre – pardon, au « féminicide ».

Nous reviendrons sur le sens de l’imposition de ce néologisme…

Soyons très clairs : il n’y a nul lieu ici de relativiser, de minimiser, de prétendre occulter ou d’ironiser sur une réalité qui est un drame réel pour beaucoup trop de femmes. Un drame personnel pour les victimes elles-mêmes, mais aussi souvent pour leurs enfants et leur entourage. Un drame social et collectif pour une société incapable de les prévenir et d’y apporter des solutions efficaces.

La violence conjugale, et plus largement les violences faites aux femmes, sont une réalité statistique et juridique. Mais aussi un thème récurrent qui traverse depuis des générations les discours, les représentations, les schémas culturels et même politiques.

Cette violence est aujourd’hui partout commentée, condamnée, reproduite et mise en scène dans un très grand nombre de films, de romans, de talk-shows, de séries télé.

Un thème « social » souvent associé aux ravages de l’alcoolisme, du chômage, à la délinquance, aux frustrations personnelles, à des déséquilibres psychiques ou une « enfance malheureuse ». Mais aussi au fanatisme religieux, notamment musulman, qui en excuse et en préconise même l’usage d’une façon déclarée « licite », comme le viol conjugal.

Au 19e siècle, sous la plume d’écrivains comme Zola dans La Bête humaine, il était d’usage pour dépeindre la misère propre à cette classe dite « prolétarienne », de décrire avec les codes du roman naturaliste ces violences conjugales comme un fait coutumier, un phénomène social parmi d’autres, et de présenter cette violence comme un synecdoque ou une allégorie de la violence propre à toute la société.

Cette société injuste, « capitaliste et bourgeoise » fondée sur « l’oppression de l’homme par l’homme », selon la bonne vieille grille de lecture marxiste. Une violence sociale génératrice d’autres violences publiques ou privées.

Cependant ce n’est ni Marx ni la Révolution ni les utopies en vogue qui libéreront les femmes.

Ce sont les femmes elles-mêmes !

Le mouvement d’émancipation des femmes dans la société industrielle démarre en Europe à la fin du 19e siècle et se structure au début du 20e siècle.

Notamment après cette Grande guerre où les femmes auront joué un rôle essentiel, prenant en mains les rênes des nécessités domestiques, agricoles, économiques, politiques, pendant que les hommes étaient occupés à combattre au front. Pendant que ces « poilus » s’entretuaient pour pas grand-chose, leurs femmes prirent leur place, faisant tourner les fermes, les écoles, les dispensaires, les mairies, les ateliers, les usines, les administrations… pour que la vie continue.

Les très festives et permissives Années folles qui suivirent virent exploser le mouvement des suffragettes : les femmes britanniques, suivies de près par les sœurs américaines, n’entendirent plus cette fois se contenter de faire tourner la boutique pendant que leurs maris jouaient à la guerre. Elles exigèrent droits, à égalité avec les hommes, et le firent savoir haut et fort !

Un tremblement de terre. Une révolution. Dans cette société victorienne encore très corsetée, puritaine, où chaque lady se devait de rester à sa place, respecter son mari, bien élever ses enfants, être une mère attentive et dévouée et une épouse modèle.

En France il faudra tout de même attendre 1947 pour que les Françaises accèdent au droit de vote au suffrage universel. Et 1965 pour qu’elles aient le droit d’ouvrir un compte sans l’autorisation de leur mari.

Ces turbulentes années 1960/70 sonnèrent précisément le grand Réveil pour toutes les aspirations aux « Changement ». Elles marquèrent le tournant majeur pour les nombreuses revendications libertaires portées par une jeunesse rebelle aux cheveux longs, bercée par le rock, enivrée par de nouveaux rêves de liberté et des idéaux fleuris, parfumés de marijuana et irisés par le LSD.

Un grand bazar éclectique et bon enfant où venaient se brasser toutes les utopies. Et qui donna une conscience politique à une jeunesse de baby-boomers gâtés par la croissance économique et une société de consommation matérialiste dont ils contestaient pourtant ardemment les fondements. Une jeunesse non-conformiste, altruiste et désinvolte qui manifestait volontiers, et faisait beaucoup de bruit pour réclamer de nouveaux droits, proclamer la liberté sans limites et la paix universelle, en dénonçant cette absurde Guerre du Vietnam.

Parmi les causes humanistes qui ont le plus progressé durant cette décennie glorieuse qui marqua l’apothéose des gauchistes et des hippies de toutes tendances (1966-1974), il y a bien sûr les droits civiques pour les Afro-américains, ceux des « travailleurs » avec les accords de Grenelle, et surtout cette fameuse Révolution sexuelle, cette frénésie de plaisirs militant pour l’abolition de tous les interdits moraux liés au sexe. Une révolution des mœurs et de la sexualité favorisée par l’invention de la pilule contraceptive (1968), l’exploration des paradis artificiels et des substances désinhibitrices, et le triomphe des théories psychologiques et psychanalytiques prônant la liberté sexuelle absolue comme celles de Wilhelm Reich.

woodstock-1969-la.jpg

Les minorités LGBT ont été parmi les premières à porter ces revendications sur la scène publique et politique aux côtés des féministes, forçant une majorité frileuse et moraliste à jeter leur regard sur ces réalités honteuses et refoulées.

Quant aux mouvements féministes, souvent alliés des mouvements défendant la cause homosexuelle, ils accèdent à partir de cette période à une visibilité politique et médiatique jusqu’alors inégalée.

Une véritable prise de conscience sur le rôle des femmes dans la société et les identités sexuelles se produisit alors, qui toucha toutes les femmes, mais aussi de nombreux hommes engagés à leurs côtés pour faire évoluer la société.

Mais le mouvement féministe qui défendait leur cause, porté ou relayé par de brillants intellectuels progressistes de renom, prit aussi un tournant idéologique et politique beaucoup plus « radical » à partir de cette période.

Il ne s’agissait plus alors simplement de revendiquer des droits à égalité avec les hommes, mais de mettre carrément à bas cette « société oppressive, bourgeoise et capitaliste » et « l’ordre patriarcal, machiste et hétérosexiste » sur lequel elle se fondait.

La lutte pour les droits des femmes s’inscrivait alors quasi immanquablement dans une perspective « révolutionnaire ». Dont l’objectif était de ruiner les fondements de la société, de l’ordre établi, de la morale et de la politique. D’abattre les « pouvoirs » conservateurs qui le maintenaient et organisaient la répression, afin de bâtir une nouvelle société idéale, plus libre, plus juste, plus égalitaire, plus humaine, dans un vaste mouvement d’émancipation global qui marquerait le triomphe de tous les opprimés contre leurs anciens oppresseurs.

Ce lyrisme romantique directement inspiré des mythes et de la dialectique marxistes, cette mythologie libertaire, cette rhétorique révolutionnaire, ce rêve émancipateur et cette épopée héroïque digne de la Sortie d’Egypte, ont été bien entendu exagérés, surjoués et reproduits à l’infini.

Les années 1980, beaucoup plus froides et cyniques, allaient marquer la fin de ce rêve « révolutionnaire ». Et le retour au réalisme pragmatique sur fond de crise économique. Avant cela, il était pratiquement impossible aux intellectuels et aux acteurs de la gauche révolutionnaire ou de progrès d’élaborer un discours social et politique qui s’affranchissent des canons idéologiques, politiques et rhétoriques imposés par la doxa freudo-marxiste.

Les droits des femmes et surtout leur place dans la société a considérablement évolué. Mais ces acquis n’ont cependant pas totalement évacué les prétentions « révolutionnaires » de certaines féministes.

Sauf que la révolution a depuis changé de visage, et le combat de forme.

Il a abandonné pour l’essentiel ses référents freudo-marxistes, trop démodés.

Encore qu’il en reste de sérieux vestiges et de curieuses résurgences dans ces réflexes discursifs propres à la rhétorique féministe. « Patriarcat », « sexisme » ou « hétérosexisme », « l’oppression masculine »… : autant de thèmes toujours actuels qui recouvrent des clichés idéologiques fondés comme toujours sur une vision caricaturale, manichéenne et hyper morale de la réalité : les bons d’un côté, les méchants de l’autre, les bourreaux d’un côté, les victimes de l’autre, etc…

Depuis les années 2000, ces clichés ont été acclimatés et édulcorés par la fameuse « théorie du genre ». Laquelle n’a jamais existé que dans les fantasmes des conservateurs hostiles aux progrès juridiques et sociétaux concernant les droits LGBT ou les avancées médicales en matière de procréation assistée.

En revanche les études de genre, principalement anglo-saxonnes, ont apporté un éclairage nouveau sur les réalités liées au genre. En permettant notamment de différencier sexe et genre. Et de distinguer les assignations culturelles, anthropologiques ou sociales liées aux stéréotypes de genre de l’appartenance personnelle à tel ou tel genre.

Les discours sur le genre tendent aujourd’hui de plus en plus à privilégier une compréhension selon une logique « constructiviste » du genre (masculin, féminin et autres genres intermédiaires comme neutre ou « non-binaire », trans, androgyne, queer…) plutôt que sur une logique « déterministe » selon laquelle chaque individu en fonction de son sexe de naissance (mâle ou femelle) est automatiquement déclaré « homme » ou « femme ». Avec toutes les assignations identitaires, psychiques, comportementales, culturelles, sociales attachées à chaque genre. Toute écart par rapport à ces modèles étant considérée comme anormal ou transgressif, et devant être réprimé.

genre

Cette évolution est d’une importance capitale et sans doute irréversible.

Car désormais le fait d’être un homme ou une femme n’est plus considéré comme un critère imprescriptible pour se conformer et se limiter à des rôles et des comportementaux sociaux, des stéréotypes et des attributions supposés relever de façon exclusive d’un genre ou de l’autre.

En d’autres termes les jeunes garçons n’ont pas à jouer aux mecs en se bagarrant, et les petites filles à rester bien sages en jouant à la poupée, pour correspondre à ce que leurs parents ou la société attend d’eux.

En outre il devient de plus en plus admissible que des personnes, pour des raisons multiples, ne se définissent pas par rapport à une vision dichotomique et segmentée du genre : homme vs. femme.

Ces réalités ont toujours existé mais pendant longtemps elles n’avaient pas été admises ni validées de façon positive dans les discours. Ceux qui s’écartaient de la norme en raison d’une sexualité ou d’un comportement jugé « déviant » (les homosexuels par exemple), ceux qui refusaient de se plier à des obligations sociales prescrites par leur appartenance au genre masculin (comme le fait de se faire réformer de service militaire) étaient montrés du doigt, raillés, voire persécutés.

Aujourd’hui un homme n’a pas besoin d’exhiber son phallus, de monter ses muscles, d’afficher ses conquêtes ou de vanter ses prouesses sexuelles, encore moins d’être une brute épaisse, un prédateur sexuel ou une star du ring pour prouver qu’il est un homme, « un vrai ».

Aujourd’hui les hommes ont le droit d’exprimer leurs émotions, leur sensibilité, leur fragilité, de s’occuper de leur bébé avec délicatesse, sans que l’on doute de leur virilité.

D’ailleurs la virilité, qui est une authentique qualité et même une vertu quand elle est bien comprise, n’a rien à voir avec des démonstrations de force, avec la vigueur sexuelle, ni même avec l’exhibition d’une barbe fournie comme substitut de masculinité, comme beaucoup de jeunes hommes se sentent obligés de la faire depuis une dizaine d’années.

La virilité, qui se définissait autrefois comme la vertu de l’homme mûr, dans la force de l’âge, mais aussi celui du soldat et du citoyen prêt à défendre son honneur et celui de l’empire, est aux antipodes de ce que beaucoup de sous-hommes frustrés s’imaginent.

La virilité en vérité, est une qualité « morale » (et politique).

Elle ne ressemble en rien à cette caricature grossière à laquelle s’attachent beaucoup d’hommes pour combler un déficit personnel de virilité ou d’estime de soi et qui se traduit par une exaspération forcée, exhibitionniste et narcissique des caractères physiques considérés comme « positifs » de la masculinité : musculature développée, force physique supérieure à la moyenne, insensibilité à la douleur, puissance agressive et conquérante, libido surdéveloppée, exhibition de signes extérieurs de pouvoir ou de richesse…

virilité

Cette vertu morale qu’est la virilité peut se résumer à la capacité à faire face à toutes circonstances, à combattre l’adversité tout en restant juste et maître de soi.

Cette compréhension de la virilité a ses codes culturels et une histoire.

Dans la Grèce hellénistique, puis dans l’Empire romain, cette conception de la virilité au cœur de l’édification politique et sociale de la Cité, s’exprimait notamment dans les codes de la statuaire antique représentant des modèles masculins sous les traits de soldats, de champions, de gladiateurs, de héros mythologiques, de patriciens ou d’empereurs romains.

Ces représentations n’avaient pas pour objectif de montrer des hommes bien faits et virils en apparence, mais de laisser entrevoir au travers de ces modèles les qualités et les vertus morales qui fondent l’Idéal de l’homme viril et vertueux. En construisant un « type » physique constitué de formes, de représentations, de codes symboliques et esthétiques qui synthétisent et donnent à contempler ce qui est a priori impossible à figurer plastiquement et relève de l’essence plutôt que de l’apparence. Du fond plutôt que de la surface. De l’intériorité plutôt que de l’extériorité.

Ce qui est suggéré au travers de ces formes ce n’est pas les qualités objectives d’un guerrier ou d’un homme de pouvoir, mais les qualités morales et le caractère exemplaire du parfait citoyen de la République. Du patricien ou de l’empereur qui incarne les vertus romaines. Une vertu personnelle, collective et politique qui ordonne la société et fonde l’Etat. Et qui se caractérise souvent par l’éducation, l’aptitude à affronter l’adversité, à combattre pour défendre le rayonnement, les idéaux et l’honneur de l’empire ou de la patrie.

Mais aussi également une rigueur morale personnelle et comportementale centrée sur la maîtrise de soi.

Un homme vertueux et « viril », était celui qui savait maîtriser sa force, ses désirs, ses pulsions, ses appétits, ses passions. Et qui jamais ne se complaisait à y céder de façon excessive ou désordonnée. Que ce soit dans la débauche, l’avilissement physique, psychique ou moral, l’usage immodéré des plaisirs, le relâchement, l’intempérance, la paresse, la cupidité, la gourmandise, la forfaiture, les excès et bassesses en tous genres.

Un homme était celui qui en toutes circonstances pouvait rester maître de lui-même. Qui jamais ne se laissait déchoir de son rang et jamais ne défaillait à sa mission, à ses obligations politiques, militaires, morales et citoyennes. Démontrant ainsi qu’il était capable de diriger les autres, sa famille, son clan, sa cité, son armée ou son pays, avec une égale et constante vertu.

On retrouve à peu près le même schéma d’idéalisation des vertus dans la société féodale et chrétienne. Notamment dans le chevalerie, les codes d’allégeance et ceux de l’amour courtois. Un chevalier, même encore aujourd’hui dans le langage courant, n’est-il pas un homme qui sait bien se conduire de façon noble et courtoise avec les femmes, comme il sait se montrer vaillant au combat, juste et généreux envers les faibles et loyal avec son suzerain ?

2532787248

Si l’on extrapole cette vertu morale qui déterminent les traits de la « noblesse » non pas de sang mais d’esprit, cette conception de la virilité qui n’a rien de « sexiste » peut tout aussi bien être considérée comme une vertu dont peuvent également faire preuve beaucoup de femmes. Des femmes dont la force morale, la droiture, la capacité à se gouverner et à gouverner les apparentes à ces qualités a priori attribuées aux hommes. Sans pour autant que cela ne nuise à leur nature ni à leur féminité.

Une femme vertueuse selon ces canons éthiques appliqué à l’homme viril démontre un esprit viril, ferme et juste. Ce qui n’enlève rien nécessairement à sa sensibilité, sa douceur, son charme, toutes des qualités réputées féminines.
01d817e629eaea131846b5b4498b2f6e--high-fashion-shoots-bow-blouse
Les femmes n’ont pas besoin de pasticher les hommes pour prouver leur légitimité à exercer le pouvoir. A s’habiller en tailleur et pantalon, voire cravate, pour jouer les business women, montant ainsi qu’elle ont pris la place de hommes.

Ce serait fétichiser et le pouvoir et les codes qui régissent les apparences extérieures de la fonction comme de la masculinité.

Hélas notre époque préfère les raccourcis et les schémas réducteurs aux nuances. Beaucoup s’y laissent malheureusement piéger.

Du côté des hommes en manque de virilité, se prétendent aujourd’hui « virils » tous ces petits caïds de banlieue rebelles et ridicules, immatures, vulgaires, misogynes, homophobes, arrogants et provocateurs. Des pervers narcissiques esclaves de leurs complexes permanents d’infériorité, et qui confondent arrogance et autorité, violence et force, intimidation et ascendant, obscénité et séduction. Des faux hommes, des « spécieux ridicules« , qui n’ont absolument aucune considération ni pour les autres ni pour une société qu’ils haïssent, parce qu’ils lui reprochent injustement de leur refuser cette reconnaissance qu’il mérite par le seul fait d’exister.

Les violences sexistes actuelles sont sans doute en grande partie le fruit de cette valorisation excessive par les médias et les bien-pensants d’une déshérence, d’une vacuité morale et d’une médiocrité arrogante érigées en modèle subversifs et en fausses vertus.

Cette perversion, cette inversion des valeurs, cette perversion des modèles de la virilité contaminent même les femmes. Et surtout les féministes les plus radicales qui s’en réapproprient inconsciemment la charge subversive et violente, par un phénomène réactif de confusion mimétique.

Il est ainsi très fréquent de voir ces féministes ultra, piégées par les stéréotypes qu’elles combattent et par leurs distorsions symboliques, mettre en scène leur hostilité viscérale à la gent masculine en s’appropriant ces stéréotypes et en les utilisant comme des armes lancées contre leurs oppresseurs déclarés.

Ce n’est plus le théâtre héroïque de « la guerre des sexes » de nos parents, c’est la tragédie pathétique et funeste de « la haine de l’autre ». Une tragédie qui traverse tous les clivages identitaires et communautaires, notamment des identités sexuelles ou de genre. Et qui transforme l’arène politique et médiatique en ring de catch.

photo-afp-1519748556

Un exemple particulièrement éloquent à ce sujet est la dramaturgie et la symbolique utilisées par les Femen.

Leur « uniforme » joue en effet sur une symbolique excessivement perverse et équivoque. Leurs seins dénudés (une signature) n’évoquent aucunement quoi que ce soit qui pourrait attiser désir. Ni correspondre à l’icône des seins dénudés de la « mère nourricière ».

Au contraire les seins et la poitrine projeté vers le regard comme une main qui agresse sont souvent lacérés de slogans peints en noir qui zèbrent le corps d’une façon agressive, admonitoire voire volontairement blasphématoire.

La nudité surexposée capte le regard et assigne à la provocation. Elle n’est pas « montrée », mais exhibée, projeté, jeté à la figure. Avec une charge de violence subversive calculée selon les lieux publics où elle d’affiche : rue, place, et même parfois certains lieux « sacrés » volontairement profanés : églises, temples, hauts lieux voués au culte de Dieu ou de la République…

Quant au reste de l’uniforme Femen, il est invariablement composé pour le bas du corps d’un pantalon noir, souvent un jean sombre, plus rarement un treillis ou une jupe uniforme noire assortie de bas noirs et de chaussures noires. Le tout accompagné de poses guerrières ou pastichant l’attitude dominatrice et flagellante des maîtresses dans les rituels sadomasos.

19452107lpw-19452125-article-jpg_6556373_660x281

La symbolique est évidente, soulignée par la mise en scène très théâtrale (cris et slogans ultra violents, attitude rebelle et agressive…) : transgression, provocation, admonition, violence, castration voire plagiat sataniste (comme le plagiat du film l’Exorciste avec crucifix plantés dans le vagin sur la Place Saint-Pierre de Rome pour protester contre la venue du pape à l’ONU…)

Cette dramaturgie n’est ni fortuite ni gratuite. Elle n’entend pas seulement choquer, provoquer et attirer l’attention forcer le regard mais délivrer un message.

Un message explicite peint sur la poitrine et hurler aux passants. Et un message implicite beaucoup plus subliminal.

Car cette exhibition militante n’a paradoxalement rien de ludique, de situationniste ni de sexuel.

Au contraire, ce qu’évoquent les manifestations Femen, c’est la répression la plus noire du sexe. Ces femmes sont exhibées volontairement comme celles que l’on traînait autrefois ligotées et seins nues sur des charrettes pour les conduire à l’échafaud. Comme ces furies sorties de l’enfer pour emporter les âmes impies.

La façon dont leur corps semble tourmenté, lacéré, profané, presque martyrisé évoque plus la souffrance et la violence que l’image d’une féminité heureuse, aimable et sereine. Encore moins hyper lascive.

Ces corps sont des corps de femmes, et pourtant ils paraissent souvent androgynes. Seuls les seins et la chevelure attestent que ce sont bien des femmes qui s’exhibent. Les hanches, l’abdomen et tout ce qui se rapporte au sexe de la femme dans ses rondeurs et ses cavités intimes est obéré, inexistant, noirci, absent.

Quant à leur attitude, elle est éminemment « phallique ».

Ces êtres hermaphrodites, fanatiques et démoniaques, semblent surjouer l’hybridation, la souffrance de ne pouvoir être soi. Celle d’une identité confisquée, ligaturée, accaparée. Sans doute par leurs propres discours dont elles deviennent les panneaux d’affichage et les porte-voix consentants.

Surjouée à l’excès semble être aussi cette violence brutale et irascible reprochée habituellement aux mâles ou à la société pour en produire un avatar monstrueux, incarné sur le mode de l’hystérie vengeresse.

Mais il y a plus que cette exhibition malsaine. Derrière ce fracas théâtral et provoquant, il y a une idéologie beaucoup plus insidieuse qu’on ne saurait considérer à la légère.

Une idéologie qui accapare autant les hommes que les femmes, pour en faire les marionnettes d’une tragédie éternelle, factice et désespérée. D’un combat démiurgique et primitif dont la haine est le seul moteur et la seule issue.

Cette idéologie qu’on peut nommer féminicisme est un avatar pervers et extrémiste du juste combat féministe.

hqdefault

Un avatar d’autant plus injustifié et nocif qu’il tend à cannibaliser de façon totalitaire tout le mouvement féministe, et à kidnapper les femmes dans un chantage odieux du type « Avec nous ou contre nous ! »

Exactement comme les islamistes qui pour réaliser leur agenda opèrent un véritable kidnapping sur toute la « communauté » musulmane.

Cette idéologie qui n’est plus du tout libertaire ni égalitaire mais identitaire et totalitaire, est extrêmement pernicieuse. Pour les femmes, pour les hommes et pour la société.

Ceci est particulièrement flagrant avec la campagne démagogique et totalement instrumentalisée en 2018 sur le thème #balancetonporc.

L’outrance était évidente, qui prétendait vouloir faire croire que tous les hommes étaient peu ou prou des violeurs et des harceleurs en puissance. Que derrière chaque désir masculin pour une femme se cachait un porc lubrique sans aucune manière ou un loup sanguinaire.

Beaucoup de femmes dont beaucoup de féministes se sont heureusement élevées contre cette campagne. Elles ont été aussitôt insultées, traitées de « salopes », de « putes », de « collabos ». Simplement parce qu’elles avaient osé défendre le droit à la séduction. Et se sont opposées à une culpabilisation universelle des hommes allant jusqu’à la pénalisation du flirt ou de la galanterie.

Ces féminicistes castratrices n’ont que faire du féminisme ou des droits des femmes. Encore moins de la féminité. Ces discours militants ne sont tout au plus qu’une façade, un prétexte, une justification à leur haine. Ce qu’elles veulent c’est uniquement assouvir leur misandrie réactive, pathologique et meurtrière. Tuer tous ces sales mecs. Ou, si ce n’est pas possible, les castrer dès la naissance afin qu’ils ne puissent pas nuire aux femmes et à la société.

Un tel excès de haine relève évidemment de la pathologie psychiatrique. Et d’un sexisme radical qui s’ulcère à la seule idée que le sexe mâle puisse encore exister.

Qu’en est-il de l’avenir ?

fotolia_82343400_subscription_monthly_s

Aujourd’hui, entre les outrances machistes de Zemmour et celles hystériques des Femen, c’est à se demander s’il est encore possible en France de défendre sereinement des causes justes, sans sombrer dans l’exhibitionnisme et les manipulations hystériques, ces méthodes duplices et ces propos disproportionnés, qui au final desservent autant les femmes que les hommes.

Tout nous permet de douter que la complaisance politiquement correcte et clientéliste des politiques qui continuent d’aboyer avec « celles et ceux » qui crient le plus fort pour se donner bonne conscience, en perdant le sens des priorités et de la façon la plus efficace d’engager la responsabilité des politiques publiques, soit de nature à faire avancer les choses en faveur des femmes.

Encore moins à faire reculer les violences.

Qu’on songe à cette ridicule et démagogique « Grande cause national » consacrée aux « féminicides » l’an dernier.

Un sujet certes très important et qui mérite qu’on engage rapidement des moyens appropriés pour protéger, éduquer et prévenir. Mais surtout une mise en scène gratuite et même obscène qui joue plus sur les affects, le spectaculaire, la manipulation, la surenchère, et une culpabilisation victimaire permanente des hommes et de l’opinion, que sur une volonté sincère de résoudre efficacement le problème.

PHOTO-A-Paris-le-collectif-NousToutes-denonce-le-100eme-feminicide-de-l-annee

D’ailleurs moins de 150 cas recensés par an, c’est certes 150 de trop, mais force est de reconnaitre honnêtement qu’il y a en France bien des tragédies, et des « causes » ô combien essentielles, qui mériteraient d’être promues au rang de « Grande cause nationale ».

Car le but de ce néologisme féminicide, de cette politique ultra agressive, de ce décompte quotidien obscène des morts, et des discours dogmatiques qui les accompagnent, c’est avant tout d’essentialiser les femmes dans un statut de « victimes par nature ».

Une femme, parce qu’elle est une femme, et parce que les hommes – ou « la société machiste, sexiste et patriarcale… » – sont ce qu’ils sont, sont toutes par essence des victimes.

Et les hommes, parce qu’ils ont un pénis et vénèrent leur phallus, sont tous par essence des bourreaux.

Ce sont irrémédiablement par essence des êtres lubriques, stupides, agressifs, violents, des flambeurs, des dragueurs, des emmerdeurs, des harceleurs, des violeurs et des assassins en puissance.

Une façon d’essentialiser des caractéristiques animales fort discutables sur le comportement des mammifères. Et de transformer cette éthologie de l’homo sexualis en une anthropologie universelle du masculin qui résume l’homme à ses pulsions sexuelles, reproductives et agressives.

Une façon d’évacuer toute forme de civilité ou de culture dans la gestion des comportements humains entre les hommes et mes femmes, et d’abolir ainsi des centaines de milliers d’année d’évolution de l’espèce humaine.

Une façon implicite de sous-entendre que seules les femmes auraient pu jouer dans l’Histoire humaine et dans nos sociétés contemporaines un rôle « civilisateur », en réprimant les pulsions agressives de l’espèce dont les mâles sont esclaves au bénéfice des qualités régulatrices et civilisatrices réputées abusivement « féminines ».

Un vieux thème ressassé par le mouvement féministe depuis les années 1960, fondée sur de vieilles rengaines obsessives accréditées par certains historiens, sociologues ou anthropologues féministes plus ou moins sincères et leurs théories sur la prise du pouvoir par les hommes dans les sociétés matriarcales transformées en sociétés patriarcales.

Avec tous les mythes et clichés habituels selon lesquels les sociétés matriarcales seraient plus pacifiques, moins violentes, plus proches et plus respectueuses de la nature, des autres espèces, plus égalitaires, moins individualistes et davantage tournées vers le collectif. Des sociétés qui valoriseraient une sexualité libre et non réprimée, seraient fondées sur une économie du partage et de la redistribution, seraient moins axées sur la rivalité, la compétition, la conquête, le pouvoir, et qui auraient développé des formes d’organisation et de transmission plus équitables, moins centrées sur la propriété, moins idéalistes. Des sociétés plus humaines en somme.

Avec en arrière-plan le mythe du « bon sauvage » et la fascination contemporaine pour les sociétés primitives qualifiées abusivement de « non-violentes », proche de la nature, à une époque ou l’écologie nourrit fantasmes, angoisses et culpabilités.

A l’inverse les sociétés dites patriarcales seraient dominées par des mâles grossiers et brutaux, jaloux et dominateurs, souvent polygames, considérant les femmes comme du simple bétail. Elles seraient davantage tournées vers la chasse, la conquête de nouveaux territoires, la guerre, la compétition, la technique, des systèmes politiques et organisationnels hiérarchiques, la sacralisation du pouvoir et de l’autorité, une justice plus arbitraire et impitoyable. Ces sociétés auraient tendance à réprimer, codifier et normaliser la sexualité selon des modèles et des coutumes strictes, à proscrire l’homosexualité et les « déviances ».

Elles se caractériseraient par des formes religieuses fondées sur la vénération de dieux masculins, tout-puissants, colériques et autoritaires, souvent associés aux forces célestes, cosmiques et telluriques comme le soleil, le tonnerre, la foudre, les volcans. Elles seraient tout entière organisé selon une symbolique « phallique », militaire, idéalisant la force brute, réprimant ce qui relève de l’intime, de l’émotionnel, du sensible et du sensuel, assimilés à des faiblesses féminines. Les hommes auraient tendance à préconiser une indifférence envers les plus faibles, les malades et les peuples jugés inférieurs. Etc, etc…

ISIS-et-OSIRIS-UNE-CLAIRE-THOMAS

Isis et Osiris

Bien entendu tout ceci n’est pas entièrement faux. Mais comporte une large part de subjectivité et d’arbitraire. La réalité est beaucoup plus complexe et continue que ces schémas à l’emporte-pièces. Surtout lorsqu’ils sont nourris de préjugés qui orientent le regard de ceux qui élaborent ces théories.

Les discours qui ordonnent et orientent ces modèles anthropologiques construits à partir du 20e siècle à propos des sociétés anciennes comportent à l’évidence une part d’idéalisme mais aussi de projections morales dictées par la mauvaise conscience de « l’homme blanc occidental hétérosexuel ».

Le pire c’est que beaucoup aujourd’hui croient encore honnêtement à tous ces stéréotypes comme des vérités sacrées et irrévocables. Des vérités qui sonnent d’autant plus justes sous la petite musique du « Progrès » que notre société semble de plus en plus obsédée par une surenchère moralisante et politiquement correcte sur le questionnement ses « stéréotypes de genre ».

Toutes ces spéculations et théorisations fondées sur cette thématique binaire et dialectique entre cultures patriarcales et matriciales est une formidable bévue et une impasse conceptuelle. Elles ne servent qu’à légitimer et renouveler des schémas anciens et dépassés où le monde serait segmenté et le mouvement de l’Histoire orienté selon des logiques d’organisation et de pouvoir calibrées à partir de critères de différenciation sexiste élargie au référents anthropologiques, structurels, institutionnels, politiques, économiques et culturels.

Cette ordonnancement de l’Histoire humaine est encore moins pertinente quand elle s’amalgame avec d’autres angoisses et préoccupations générales et des prospectives futurologiques sur la mondialisation ou l’écologie. Notamment par exemple avec ces théories américaines fondées sur le concept d’écoféminisme qui associe la conscience écologique planétaire à la redistribution des modèles et critères différenciatifs du féminin et du masculin, à l’articulation des valeurs et des rôles politiques respectifs incarnés par les hommes et les femmes dans les sociétés.

Derrière une apparence de renouvellement de la pensée, cette philosophie écoféministe n’est rien de moins qu’une projection de type idéaliste et sentimentalo-romantique sur fond d’angoisse écologique et d’une tentative supplémentaire d’essentialiser le combat féministe en le reliant aux questions environnementales. Et, d’un point de vue symbolique et spirituel, une volonté de revisiter des mythes archaïques ou plus contemporains et des archétypes symboliques associés à la « nature » (Terre Mère, Gaïa…) ou projetés sur une « Nature » idéalisée dont la genèse remonte pour sa partie occidentale aux conceptions philosophique et théologiques médiévales sur l’Ordre de la Nature, reflet d’un prétendu Ordre Divin.

519128-c-est-quoi-l-ecofeminisme-953x0-2En définitive l’écoféminisme n’a d’autre racine véritable que la culpabilité occidentale de l’homme blanc face aux ravages causés à son environnement par une frénésie de conquête, de soumission et d’exploitation, et la perturbation catastrophique des équilibres qui menacent la survie de l’espèce. Une façon de conjurer l’angoisse, de refréner les appétits « masculins » de conquête, et d’anticiper un retour de flamme de « la Nature » qui sonne comme une punition infligée par une une divinité courroucée à une humanité intempérante. Une façon de se réfugier gans le giron d’une « Nature » fantasmée comme bonne et nourricière en abdiquant toute prétention trop « masculine » à la dominer, et en renversant l’ordre symboliques des valeurs pour se conformer aux stéréotypes d’une sagesse « harmonieuse et pacifique » projetés sur le féminin.

Une partie de notre société adopte sans le dire ni le savoir ces stands écoféministes. A tel point que la conformité à tout stéréotype du masculin dans les formes, les codes sociaux ou les discours devient parfois immédiatement suspecte.

Un véritable tyrannie s’instaure, notamment depuis une ou deux décennies aux Etats-Unis, où plus aucun conflit, plus aucune friction ni vexation, et plus aucune suspicion de questionnement de critères personnels identitaires ou communautaire n’est toléré. Tout écart de langage ou de comportemental aussi minime soit-il, toute parole qui met en cause implicitement la qualité d’un individu, est aussitôt qualifié d’agressif ou de violent. Un seul terme résume cette hystérisation des relations : celui de micro-agression. Un concept qui est un peu l’enfant naturel de la violence des sociétés postmodernes ajoutée à la tyrannie du politiquement correct hypernormatif. Toute expression ou geste public, aussi banal soit-il, qui peut-être interprété comme une insinuation, une intimidation, une dénégation de critères identitaires, peut valoir à son auteur l’accusation de micro-agression.

Cette tendance à la répression constante des opinions, des affects, du langage produit une infinité de phénomènes réactifs et de décompensations sur le registre de la provocation, de l’exhibition, de la rebellion et de l’outrance. Lesquels renforcent cette angoisse et cette suspicion en retour.

S’agissant de modes d’affirmation identitaire propre à la masculinité, le simple fait pour un homme de cultiver son apparence, de mettre en scène des postures, des comportements ou des discours pour se valoriser en affichant une virilité décomplexée est immédiatement catalogué comme une forme de  « machisme ».

De même, dans certains milieux rigoristes, une femme qui fait étalage de sa beauté et de ses charmes ou construit son personnage en un intégrant des codes de la séduction peut aussitôt être taxée de « femme légère », de « salope » ou de « putain ». Alors que les médias et les couvertures de magazines surjouent en permanence les codes de la masculinité comme de la féminité, incitant hommes et femmes à se définir à partir de ces standards dictés par le marketing.

L’exemple le plus éloquent de répression de la féminité est évidemment symbolisé par le voile islamiste, qui oblige toutes les femmes à disparaître derrière un accoutrement qui dissimile les formes, la chevelure, une partie du visage et parfois le corps tout entier. La seule manière aux dires de certaines musulmanes des quartiers sensibles d’échapper à la prédation masculine. Mais aussi en dehors de toute question religieuse une façon d’assigner les femmes à un modèle comportemental sinon à un uniforme derrière lequel toute identité personnelle et sexuée disparaît.

Ainsi notre siècle offre un vertigineux paradoxe puisqu’il prétend émanciper les femmes, briser les assignations identitaires et sexistes, mais dans le même temps il jette occasionnellement la suspicion sur l’affichage de critères distinctifs évoquant des caractères forts du féminin ou du masculin.

C’est justement de cette confusion et de ces injonctions paradoxales dont il faudrait sortir.

Les femmes sont-elles plus libres aujourd’hui qu’hier ? Oui, évidement ! Mes hommes sont plus conscients et respectueux du statut des femmes dans notre sociétés postmoderne ? Encore oui dans leur écrasante majorité.

Reste la question de la régulation des violences dont les femmes font l’objet. Et celles dont certains sont aussi victimes de la part des femmes.

L’évolution historique de ces réalités est complexe et a connu des avancées comme des régressions. Le mythe du Progrès nous aveugle quand nous le plaquons sur une vision rétrospective des siècles passés et projetons nos angoisses sur un passé mythifié de façon positive ou négative.

En tout cas la place qu’occupaient réellement les femmes dans les sociétés antiques, médiévales durant la Renaissance, le Grand Siècle ou celui des Lumières n’a souvent rien à voir avec cette désopilante caricature d’une lente montée des ténèbres machistes vers la lumière féministe.

Rien que si l’on considère la France du Grand siècle à partir du règne de Louis XIV, les femmes y occupaient une place de premier rang et jouissaient d’un pouvoir considérable. La préciosité chère à Molière avait codifié jusqu’au paroxysme les usages de la société aristocratique et des salons mondains des belles marquises. Une invention aussi intelligente et raffinée que redoutable, qui permettait aux femmes les plus brillantes de tenir à distance leurs prétendants, de multiplier les codes et les rites de la séduction selon la Carte du tendre, et se mettre en scène dans un théâtre très privé et très prisé voué au bel esprit, à la galanterie, aux fastes et aux élégances de la Cour.

précieuses

Combien de favorites, de duchesses et de reines d’un soir rayonnaient ainsi en faisant tournoyer autour d’elles, dans leurs appartements pleins d’apparat, tout un aréopage de satellites masculins en pourpoint, perruque et jabot, au verbe flûté, au visage poudré, maquillés, emplumés, aux mimiques plus maniérées que des folles de music-hall ? Tout cela pour arracher un soupir à ces précieuses pas si ridicules que cela et ces femmes savantes.

Ce sont bien les femmes qui tenaient le pouvoir sur bien des points. Le roi s’en amusait. Elles en usaient parfois avec une jouissance et une cruauté sadique, aussi décomplexée qu’offerte au regard de tous.

On pourrait citer ainsi bien d’autres époques et d’autres lieux que Versailles où les femmes ont dicté leur loi à des hommes réduits à faire les singes pour espérer un jour parvenir à leurs fins.

Evidemment en comparaison notre époque est beaucoup plus trash.

La vulgarité, l’obscénité, l’arrogance, l’insolence, l’impertinence, la désinvolture, l’outrance, la provocation, la transgression, l’exhibitionnisme, le cynisme, la méchanceté gratuite, la fatuité, la vanité sont autant de « vertus » dont il faut savoir user si l’on veut se faire entendre, considérer et respecter. Pas de places les mous, les fades et les faibles !

Plutôt que de cataloguer tous les hommes (et parallèlement toutes les femmes) selon les canons du politiquement corrects et de s’entêter dans une surenchère culpabilisatrice, castratrice et moralisatrice, peut-être serait-il plus constructif de considérer que la recrudescence des violences infligées est un symptôme de dysfonctionnements structurels de nos sociétés.

Au lieu de justifier ces angoisses, ces ressentiments réactifs et la haine mimétique de certaines femmes envers les hommes alimentée par ces violences par des discours idéologiques et victimaires qui essentialisent la gent féminine comme une éternelle victime.

L’enjeu n’est pas comme le voudraient certaines salafistes d’émasculer physiquement ou symboliquement tous les mâles afin de conjurer dans l’espoir de conjurer définitivement ces dérives « machistes » et ces violences. Ni de réclamer vengeance en désignant des coupables dans tous les milieux où le pouvoir couvre d’objectives injustices voire des crimes comme le viol ou le harcèlement sexuel. Encore moins de jeter a priori le discrédit sur l’autorité du mari et du « père de famille » au seul motif qu’une infime proportion des hommes mariés se comportent comme d’authentiques goujats ou commettent des violences envers leur épouse.

Sans reconnaissance sereine et de honnête de l’existence d’une violence féminine spécifique incarnée par ces militantes ultra du « féminicisme », mais aussi par les violences conjugales commises par des femmes à l’égard de leur conjoint, symétriques sinon égales à celles des hommes violents, il est impossible d’opérer un rééquilibrage et de pacifier l’éternelle « guerre des sexes » qui envenime les relations interpersonnelles et sociales et contaminent les discours politiques, selon les logiques du rapport de forces, de la concurrence victimaire, de l’arbitrage des pouvoirs selon les schémas de domination-rébellion, autant de mécanismes qui alimentent le cycle infini de la violence.

C’est aux femmes autant qu’aux hommes de démontrer que nous vivons dans une époque civilisée et toujours civilisable. De prouver que chacun est capable de rencontrer l’autre, de respecter les écarts et les différences pour ce qu’elles ont de positivement structurant, sans inhiber la dynamique du désir, de rencontre et de la relation, et sans ignorer la nécessité de la limite comme fondement de la sémantique identitaire, amoureuse, conjugale, sociale, juridique et politique.

Mais aussi de ne pas céder aux injonctions de l’esprit du temps. A cette dictature morale de type totalitaire du politiquement correct. Une morale faite d’injonctions discursives et comportementales qui dénaturent la dynamique relationnelle, faussent l’expression et la considération envers toute forme d’altérité, figent les modèles de l’agir personnel et collectif selon une hypervalorisation de l’image, du paraître et de la norme. Et stimulent en retour toutes les déviations, toutes les décompensations, toutes les transgressions et tous les désordres.

un-ou-une-masculin-feminin-genre-grammatical-vocabulaire-expression-orthographe

Il serait temps qu’hommes et femmes s’accordent non pas sur des comportements admis ou proscrits, tous également fondés sur la suspicion ou le rejet, mais sur une éthique commune de la dignité, du respect bienveillant de l’autre et de la coresponsabilité. Au lieu de rejeter indéfiniment la faute sur l’autre dans des processus de victimisation, de culpabilisation, de condamnation qui engendrent toujours plus de suspicion, plus de haine et plus de violence.

Il serait temps qu’hommes et femmes en conflit les uns envers les autres s’accordent sur la nécessité de conjurer leurs peurs réciproques par effort commun de reconnaissance, de pacification, d’apprivoisement et de rééducation mutuels, plutôt que de nourrir trop facilement des schémas réactifs de type misogyne ou misandre. Ou de nourrir les rapports de force, la guerre des sexes et la justification du désir de domination de l’autre.

Et pour cela, il faut impérativement sortir des schémas binaires, identitaires et sexistes. Des logiques qui conduisent à pérenniser artificiellement des stéréotypes sociaux et comportementaux fondés sur le genre associé au sexe, des stéréotypes aujourd’hui totalement démentis par les discours et les modèles dominants, mais aussi et surtout par l’évolution objective, historique, culturelle, sociale et anthropologique des sociétés postmodernes occidentales.

Les changements rapides imprimés par les évolutions sociétales liées à l’identité, aux différents types d’unions, de familles, à la sexualité, à la procréation, à la filiation, à la parentalité, à la responsabilité partagée ou fragmentée au sein de la société ont totalement bouleversé les arcanes traditionnels qui fixaient la norme des pouvoirs et de l’ordre établis. En assignant hommes et femmes à des identités, des rôles et des comportements précis.

La rapidité et la profondeur de ces changements affectent non seulement nos représentations culturelles sur le masculin et le féminin, Elles réveillent aussi des peurs archaïques sur l’être personnel et l’être social de chacune et de chacun. Les angoisses souvent inconscientes que ces bouleversements génèrent se traduise souvent par un retour du refoulé, par des crispations et des réactions agressives, une volonté de se réapproprier de façon outrancière ou falsifiée une identité, une légitimité, un statut sources de pouvoir et d’autorité qui paraissent perdus.

Les hommes sont autant sinon plus en crise aujourd’hui que les femmes avant d’accéder à leur émancipation. Les modèles traditionnels du masculin sont désavoués et donc la plupart du temps surjoués par bon nombres d’adolescents pour satisfaire un désir d’affirmation égotique et sociale.

Face aux revendications du féminisme émerge une forme symétrique toute aussi idéologique, sociale et politique de masculinisme, notamment aux Etats-Unis. Un mouvement qui vise à compenser les effets dévastateurs sur les hommes des excès du féminisme. Un effort de reconstruction et de réappropriation identitaire collectif au travers notamment de « groupes d’hommes » destinés à stimuler la confiance en soi, le sentiment d’appartenance à une même fratrie et guérir les blessures narcissiques infligées aux hommes par l’agressivité et la culpabilisation féministes de leurs mères, de leurs sœurs ou de leurs conjointes.

58ad70083adc9

Ce mouvement tend à promouvoir une forme d’homophilie réparatrice destinée à compenser le manque de proximité amicale, sensuelle et affective éprouvée au contact intime mais non sexuel avec d’autres hommes. Une façon d’intégrer, d’accepter et de vivre une sensibilité et une émotivité que beaucoup d’hommes se refusent ou se voient refuser, sinon en devenant le jouet de femmes perverses qui cherchent à les déviriliser ou les manipuler.

Parallèlement, les hommes en quête d’eux-mêmes réapprennent les vertus du défi, de l’audace, du courage, la maîtrise de la force physique, de la compétition, de la combativité, de l’endurance, de la réussite, de la fierté, sinon d’une certaine forme positive d’agressivité, autant de vertus masculines qu’ils s’étaient habitués à refouler ou réprimer et réapprennent à vivre de façon honorable et positive. Une façon de s’émanciper des injonctions contemporaines dévirilisantes liées aux « persécutions » féministes, aux discours culpabilisants identifiant la violence à la masculinité, au brouillage des genres, et à une certaine forme consciente ou insidieuse de féminisation des hommes.

Au final, les violences que l’on désigne uniquement comme des crimes appelant sentence collective et justice impartiale sont bien plus des stigmates d’une société en souffrance et d’individus qui peinent à remodeler leurs repères.

Plutôt qu’une volonté impitoyable de traquer en chaque homme ou en chaque femme les signes d’une violence plaquée par les projections victimaires, il serait bien plus juste et efficace de cultiver l’indulgence, la bienveillance, la patience, la modération. Autant de vertus personnelles mais aussi culturelles et sociales qui relève d’une forme d’amour et de pardon.

Hommes-femmes-qui-est-le-plus-fort_imagePanoramique647_286

Hommes et femmes sont blessés. Inutile de tirer sur un cortège d’ambulances. A nous de réparer, de faire preuve de vigilance mais aussi de magnanimité. De renoncer à condamner en bloc l’autre sexe à cause de comportements isolés et de crimes qui doivent être prévus et sanctionnés.

Ne nous identifions pas à ce désir, juste a priori, de justice. Un désir qui au lieu d’apporter la paix peut nourrir la guerre, le désordre et les violences de tous ordres. Car si ce désir traduit un amour bon et légitime pour soi-même, il ne peut y avoir de justice qui ait de vraie valeur sans l’exercice parallèle d’une certaine miséricorde.

Sans elle, individus et sociétés se condamnent à répéter sempiternellement le cycle meurtrier de la violence, pour finir un jour par s’autodétruire.

Macron, coupable de haute trahison

Mis en avant

« Bonne année !
Vive la République !
Vive la France ! »

SIPA_00889495_000004

Emmanuel Macron nous aura servi hier soir le discours télévisé le plus long et le plus creux de toute sa carrière politique.

De grandes litanies pour féliciter tout le monde, des couches de pommade superfétatoires pour calmer les irritations dues aux réformes qui ne passent plus dans l’opinion, et une langue de bois servie sur le ton habituel d’un sermon de catéchèse.

Beaucoup de « pédagogie » et de redites sur la réforme des retraites, évidemment. Alors qu’un mois de grève n’aura pas entamé la détermination populaire à faire plier le gouvernement.

Et rien, absolument rien sur l’Islam, la lutte contre la radicalisation ou le terrorisme.

Pourtant, tout au long de cette année 2019 riches en rebondissement dictés par l’Islam politique et djihadiste, le Président, son Premier ministre et l’inénarrable incompétent Castaner auront multiplié les commentaires et déclarations tantôt rassurantes, tantôt hésitantes, tantôt alarmistes.

Après l’attentat de la Préfecture, vite enterré, bien que perpétré par un agent de l’Etat agrémenté secret défense, lors de l’enfumage médiatique sur le voile en sorties scolaires, après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un vieillard déséquilibré, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre ou à propos des listes communautaristes, scandaleusement autorisées par le pouvoir, ces incapables nous aurons endormis avec des mots creux aux accents faussement dramatiques.

« Mes chers compatriotes… »

On aura eu beau attendre du lourd, du consistant, rien dans cette mascarade présidentielle dégoulinante de bons sentiments n’aura finalement affleuré quant à ce qui aurait dû être le sujet le plus important, pour peu qu’on mette en perspective les vrais enjeux avec un minimum d’honnêteté.

2020 aurait dû être consacrée à une grande cause nationale : la lutte contre la radicalisation et « l’Islam politique ». Un terme trop soft qu’on devrait remplacer par « nazislamisme ».

Après s’être ridiculisé en consacrant l’année 2019 à la « grande cause nationale » des « féminicides » (un sujet certes important mais qui concerne moins de 150 femmes par an), le gouvernement s’enferme dans ses propres approximations, ses complaisances coupables et son mutisme irresponsable à propos de l’islamisme (tiens au fait, on attend toujours le grand discours du Président sur la laïcité…)

Alors que le danger progresse, que les digues idéologiques et rhétoriques se rompent sous les assauts de la propagande islamiste, que l’infiltration des islamistes dans toutes les couches de la société n’a jamais été aussi grande, notamment dans les administrations, les services « sensibles » et les hautes sphères de l’Etat, que la menace terroriste s’étend, se particularise, que les guerres anciennes redoublent d’intensité et que de nouvelles se profilent en Afrique du Nord notamment, voici donc le CCIF, l’UOIF et ses satellites, organes de propagande des Frères musulmans, relégitimés pour au moins une année.

Au l’aube de la campagne pour les municipales, le Projet des islamistes entame une nouvelle phase offensive de conquête avec la mise en place de listes électorales dans presque tous les scrutins.

Le CFCM, détesté par les musulmans et qui a perdu toute crédibilité aux yeux de tous, s’apprête à réintégrer l’UOIF dans ses rangs. Les différentes mouvances de l’islamisme y sont toujours en bonne place. Tandis que l’AMIF, le remplaçant officiel du CFCM adoubé par l’Elysée et totalement acquis aux Frères musulmans, s’apprête à prendre le relai.

Le pouvoir politique qui devrait être le garant des institutions, du Droit, des valeurs et principes républicains, fait ici preuve d’un amateurisme sidérant. Et d’une complaisance jamais égalée depuis Sarkozy (qui avait donné les clés de l’slam de France aux islamistes).

La cote du Président est aujourd’hui bien entamée par l’addition de réformes impopulaires. Son aura factice de jeune premier s’est évaporée pour laisser paraître le vrai visage d’une marionnette cynique du système, inflexible, menteur et méprisant du peuple.

Macron n’a aucune chance d’être réélu sans un calcul politique ignoble : faire monter parallèlement l’extrême droite islamiste, et l’extrême droite identitaire et nationaliste incarnée par le RN. Afin de les renvoyer dos à dos en s’affichant comme le seul vrai démocrate et le sauveur de la République.

Cette stratégie grossière et hasardeuse a bien fonctionné une première fois en 2017. Quand Marine Le Pen, chouchoutée par les médias, avait servi de repoussoir utile et de marchepied à Macron pour se faire élire dans un fauteuil. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas une seconde fois en 2022. Avec la même Marine Le Pen canalisant la grogne populiste, et son double islamiste en guise d’épouvantail à moineaux. Non plus un cette fois mais deux repoussoirs se neutralisant l’un l’autre. Magique !

Ce calcul est bien entendu ignoble. Et indigne d’un Président. Mais la politique est ainsi faite.

Gageons que malgré la progression annoncée en 2020 de l’Islam politique et des revendications islamistes, relayées par les aboyeurs islamo-gauchistes de la pensée unique, malgré les enfumages politiques et médiatiques de circonstance sur des non-sujets pour occuper l’opinion, malgré l’exaspération croissante de la rue qui pourrait devenir un jour une bombe à retardement, malgré les grandes envolées oratoires sur « l’hydre islamiste », « la priorité de la lutte contre la menace terroriste », « les minorités », « le communautarisme », « l’unité de la République » et autres discours réflexes, rien absolument rien ne sera fait concrètement pour engager une vraie politique volontariste visant à faire reculer l’idéologie islamiste.

Pour cela il faudrait vouloir affronter vraiment les organisations islamistes et à leurs représentants. Sans susciter de réflexe de solidarité communautaire de la part des musulmans : malgré l’imposture du concept, le chantage à « l’islamophobie » s’est révélé cruellement efficace. De quoi tétaniser toute audace politique et sanctuariser le sujet de l’Islam. Cette victoire rhétorique et politique ajoutée au « djihad judiciaire » mené systématiquement par le CCIF contre tout adversaire de l’Islam politique, politique, journaliste ou « ex-musulman », et on comprend que rares sont ceux qui osent se lancer dans une bataille pourtant urgente et indispensable si l’on veut sauver la République.

Il faudrait vouloir vraiment assécher le mécontentement des jeunes et des banlieues, qui est le terreau de l’endoctrinement et de la radicalisation. Il faudrait vouloir vraiment reconquérir ces « territoires perdus de la République ». En restaurant les services publics, les commerces de proximité, la mixité sociale, la sécurité, la présence de l’Etat dans ces quartiers abandonnés aux islamistes. Là où la charia a remplacé le Droit républicain, où des officines islamistes réparties en « ruches » autour des mosquées ont remplacé les services d’éducation, de santé, d’entraide, les associations sportives. Là où des caïds labellisés « grands frères » par ces mêmes mosquées ont remplacé les polices nationale et municipale. Là où le communautarisme et les uniformes islamistes – hijabs et kamis – ont remplacé la diversité ethnique, culturelle, sociale, religieuse, politique. Là où taxis et transports publics n’osent plus s’aventurer. Où les femmes ne sortent jamais une fois la nuit tombée. Où personne ne peut pénétrer s’il n’est pas du quartier, arabe, musulman, accompagné d’un « parrain » ou s’il ne maîtrise pas les codes du quartier.

Il faudrait que ce gouvernement ait le courage de dénoncer, de pénaliser et d’interdire les officines islamistes qui tombent objectivement sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse de dérives sectaires, d’atteintes aux libertés individuelles, à la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de la presse, de propagande sexiste, antisémite, xénophobe, homophobe ou djihadiste, de menace pour la sécurité des personnes et des biens, à l’ordre public et la cohésion nationale.

Il faudrait avoir l’ambition d’assécher les financements de ces officines de la haine, de l’asservissement, de l’antisémitisme et du mensonge. En coupant toute subvention étrangère octroyée à des associations « musulmanes » ou communautaires. En menant un vrai « contre-djihad » financier, comme le font certains pays occidentaux, contre les banques arabes et la finance islamique qui inondent de leurs subsides le marché de la propagande frériste, salafiste et djihadiste.

Rêvons : il faudrait dénoncer les accords politiques, commerciaux, économiques, diplomatiques, financiers, culturels avec des pays réputés pour leur soutien à la propagande islamiste voire terroriste : Arabie saoudite, Qatar, Turquie notamment.

Il faudrait dégager une fois pour toute la Turquie de l’OTAN où elle n’a plus aucune légitimité à rester. Alors que le dictateur islamiste Erdogan qui a personnellement financé Daesh multiplie les provocations, massacre les Kurdes, fait chanter l’UE comme un bandit pour extorquer quelques milliards de plus en agitant le pistolet migratoire.

Lui qui se rêve déjà en nouveau sultan-calife du monde musulman s’apprête dès janvier 2020 à entamer en Libye un djihad de reconquête pour aider ses amis islamistes à conquérir le pouvoir, afin d’infecter toute l’Afrique du Nord et l’Afrique noire à sa suite, déjà passablement gangrenées par le terrorisme djihadiste.

Il faudrait arrêter de jouer un double jeu mortifère. En hypothéquant l’avenir de la France et de l’Europe pour grappiller des avantages politiques mesquins à court terme et des parts de marché dérisoires.

Mais cela, les hommes politiques qui nous dirigent en sont totalement incapables. Ils ont été formés pour n’être que de serviles gestionnaires. Des exécutants qui appliquent méthodiquement un agenda écrit par d’autres. Ils ne sont que des fonctionnaires du Système. Les obligés des puissants qui les fabriquent et les dominent : ces lobbies et ces puissances de l’argent qui gouvernent le monde.

Bouh-Macron-

Si ces polichinelles étaient des responsables on pourrait les accuser de haute trahison, en plus de leur incompétence patente.

Hélas, ces hochets politiques sont aussi dévoués qu’interchangeables. Une fois usés, le scrutin populaire qui fait office de parodie démocratique entérinera leur décapitation. Pour aussitôt les remplacer par un avatar plus commode.

Que nous réserve cette année 2020 ?

Avec l’équation macronienne « Réformes cyniques + Injustice sociale + Marketing politique + Incurie + Mensonge + Entêtement + Violence », on en arrive au résultat assuré :

Révoltes + Immobilisme => REVOLUTION.

Ma ça, c’est un autre chapitre.

On ne combat pas l’islamisme en agitant des principes ! – L’Etat, les religions et l’argent

Mis en avant

Tout individu a des croyances, des valeurs, des convictions. Toute société également, qui les sanctuarise en énonçant des principes communs.

Les principes sont essentiels, mais ils ne servent pas à combattre. Quant une société est attaquée, elle ne combat avec pour arme ses principes, sinon comme une métaphore. Une société qui entend se défendre combat « AU NOM » de ses principes, mais « avec » des moyens adaptés à l’adversaire, à l’enjeu, à l’époque.

Certains qui voudraient sincèrement combattre l’islamisme se contentent d’ânonner des principes comme on invoque la protection divine. Parfois ils se contentent d’exhortations, de vociférations, d’exaspérations.

L’affectif et l’éthique font mauvais ménage. On ne pratique pas le bien, on ne défend pas la justice, la vérité ou le droit en s’agitant ni en étant le jouet de ses affects.

La rhétorique non plus ne suffit pas à réduire en poussière un adversaire déterminé à envahir un territoire. On ne défait pas une armée en hurlant à son général : « Je vous demande de vous arrêter ! »

Comme tout fin stratège avant de livrer bataille, les vrais républicains qui partent en guerre contre l’islamisme prennent le temps de fourbir leurs armes. Pour combattre une idéologie qui s’appuie sur un réservoir de 1,8 milliard de musulmans dans le monde (soit un terrien sur quatre) et 8,5 millions de citoyens en France, il faut plus que des convictions, du bagou et de l’audace. Il faut du sens tactique et des moyens.

argent-tabous

Si l’on veut RÉELLEMENT combattre l’islamisme il ne faut pas en rester au niveau des principes. Il faut faire preuve de pragmatisme. Viser l’efficacité et la victoire, pas la suprématie verbale. Sinon on risque de ne défendre qu’une citadelle imaginaire, pas une société réelle.

Les islamistes ne sont pas des combattants qui poussent des grands cris pour annoncer leurs assauts. Au contraire ils font profil bas, se taisent, mentent sur leurs intentions réelles, montrent patte blanche, font mine d’être de bons citoyens loyaux et respectueux du droit. Puis ils se déguisent en sauveurs des victimes imaginaires qu’ils prétendent vouloir protéger, à la fois pour se les approprier et désigner des coupables : l’extrême droite, le colonialisme, les blancs suprémacistes, la France qui méprise ses minorités, l’Etat qui stigmatise tous les musulmans par des lois « liberticides »…

Ils falsifient alors nos principes pour les retourner contre nous. Liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité, droits de l’homme, justice sociale, défense des faibles et des minorités, émancipation des jeunes, féminisme… Aucune de nos valeurs républicaines n’est épargnée.

Pour démonter leur rhétorique il faut connaître l’adversaire, ses méthodes, et faire preuve d’un discernement constant.

Mais pour engager la bataille, on serait bien inconscient de se limiter à celle des idées.

Il y a le djihad juridique qu’il faut contrer. Et devancer en attaquant les islamistes retranchés dans les organisations musulmanes, les associations locales, les écoles, les universités, les listes communautaires aux élections, les partis politiques, les assemblées, les ministères, les syndicats, les entreprises, les administrations, les clubs sportifs, les services d’ordre… C’est un immense travail qui requiert du temps, des moyens humains, logistiques et financiers.

Et puis il y a tout un travail d’encadrement, de surveillance, d’organisation et de régulation à mener dans les mosquées, les associations et les écoles islamiques, les organismes chargés de former les imams, les éditeurs de supports physiques ou numériques à caractère religieux, les médias communautaires, les sites internet, les réseaux sociaux… Qui doit s’en charger ? Au nom de quoi ? Jusqu’où ? Et comment ?

Or que ça plaise ou non aux idéalistes, le vrai pouvoir aujourd’hui c’est l’argent.

Ce n’est pas à des organes privés de mener ce combat. Si l’Etat ne consacre pas beaucoup beaucoup d’argent à ces objectifs, autant donner tout de suite les clés du pouvoir aux islamistes.

De l’argent il en faut notamment pour exercer le rôle d’arbitrage, d’encadrement, d’organisation et de surveillance des cultes. Des missions qui ont toujours fait partie, n’en déplaise aux laïcistes, des fonctions régaliennes. Une partie du budget du Ministère de l’Intérieur et des administrations qui en dépendent est affectée à ces tâches.

Comme le rappelle le site du Sénat dans une note de synthèse publiée aujourd’hui même : « Si la séparation implique théoriquement l’interdiction de toute subvention, directe ou indirecte, en faveur d’une communauté religieuse, ce régime de séparation est loin d’être absolu. »

Pour faire ou défaire, l’argent reste le nerf de la guerre.

Les islamistes, eux, l’ont bien compris, qui pratiquent un entrisme financier et économique autant que social et politique. Eux qui s’appuient sur une finance islamique qui est l’une des plus puissantes au monde avec 2500 milliards de dollars d’en-cours, dont un tiers détenu par l’Iran et 20% par l’Arabie saoudite.

Entrisme financier ? En France comme ailleurs en Occident les islamistes infiltrent les organismes financiers, les banques, les compagnies d’assurances, prennent des participations dans le capital des multinationales, des industries du pétrole, de l’énergie, du bâtiment, du luxe, de la culture et des médias, des industries du divertissement, des clubs de foot…

halal

En France ils ont trusté tout le marché du halal, une source de revenus colossaux, autant qu’un outil d’emprise idéologique sur les consommateurs musulmans. La myriade d’associations qu’ils créent chaque jour perçoivent des subventions de pays frères via des organisations islamistes « caritatives » comme Qatar Charity.

Elles ne s’arrêtent pas là. Sous couvert de proposer des loisirs, des services sanitaires, d’éducation ou sociaux, ces associations attirent les jeunes des quartiers pour les endoctriner. A cette fin, elles détournent les subventions allouées par les mairies, les collectivités territoriales ou l’Etat en se déguisant en œuvres de charité, en écoles, en associations culturelles ou en clubs sportifs. Des méthodes utilisées partout par les Frères musulmans pour recruter, infiltrer et conquérir le pouvoir.

Lingots_0_730_486Face à cette stratégie de grande envergure déjà très développée en France, nos petits laïcistes montés sur leurs ergots de 1905 qui prétendent combattre l’hydre islamiste avec des tapettes à mouche font figure d’agités utiles, de Don Quichotte de la laïcité lancés contre des moulins à vent.

Leurs « victoires », quand ils arrivent à pointer du doigt une allocation ridicule, l’utilisation d’un local de mairie pour une bar mitzvah ou d’une salle universitaire pour une quelques étudiants religieux sans contrepartie financière, relèvent de l’obstination pitoyable de morpions accrochés à leur poil pubien.

Quand l’État pour une fois joue son rôle d’arbitre en se mêlant d’affaires religieuses afin de faire reculer l’islamisme, alors ils crient au loup et prennent des poses de moralistes offusqués. Parce selon leur conception pathétique de la laïcité, l’État n’a pas à se compromettre en fourrant son museau dans la fourmilière des calotins.

Soyons raisonnables. Et surtout pragmatiques.

Face à l’ampleur des dangers qui nous menacent, il faut mobiliser des moyens et des énergies idoines.

La loi de 1905 pas plus que la laïcité ne sont des absolus indépassables en soi. La loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la Loi. Même si elle est un principe central de la République, la laïcité est faite pour organiser la vie en société, non pour orienter la société vers la vénération de la déesse Laïcité.

L’Idéal républicain lui-même n’est pas un absolu indépassable ou une divinité. Ses principes ne sont ni des totems ni des tabous. La Concorde républicaine n’est pas une momie figée. Le débat démocratique a pour finalité d’en actualiser le sens et les modalités d’application pratique, selon les évolutions politiques, sociales, éthiques, les enjeux et priorités de l’époque. Et pour cela il convient de faire évoluer le droit, d’accorder la façon de l’appliquer et les modes d’exercice des différents pouvoirs aux défis du temps.

Un exemple de tabou à faire sauter. La loi de 1905 précise que « l’État ne finance aucun culte« . Ce principe répond à celui de « séparation des églises et l’État » (qui est le titre de la loi). Mais aussi à une volonté de ne pas obliger l’État et les contribuables à subventionner les cultes. Conformément à la liberté de conscience, l’État se limite à une neutralité en n’obligeant pas des citoyens agnostiques ou d’une autre religion à financer telle religion contre leur gré. Dans d’autres pays européens comme l’Allemagne chaque contribuable verse un impôt annuel destiné à la religion qu’il souhaite. Ce qui semble plus égalitaire, mais qui scandaliserait tout intégriste de la laïcité pour qui la religion c’est le Diable, la vérole ou la peste noire.

Appliqué à l’entrisme islamiste, et à un premier niveau d’analyse, il est tout à fait conforme au principe de laïcité entendu comme l’interdiction de tout financement public au bénéfice d’une religion de dénoncer l’octroi de subventions publiques à une organisation cultuelle ou religieuse.

Depuis 1802 et jusqu’à 1905, le service des cultes était, par l’existence du Concordat, un service public. Comme n’importe quel autre service public, il bénéficiait de crédits alloués par une loi budgétaire votée par le Parlement.

vignette-focus_1

Il n’est pas question de revenir en arrière. Toutefois, dans les faits l’État subventionne de différentes manières et depuis fort longtemps les différentes églises.

Un seul exemple, la quasi-totalité des édifices religieux autrefois propriété de l’église catholique ont été expropriées à la Révolution et appartiennent aujourd’hui au patrimoine national. Elles sont mises à disposition des églises pour le service du culte. Leur entretien est à la charge de l’Etat en tant qu’éléments du patrimoine culturel.

Autre exemple : les écoles catholiques, protestantes, juives, islamiques ou autres sous contrat avec l’Education nationale reçoivent de l’Etat des subventions pour organiser l’enseignement et payer leurs enseignants, laïcs ou religieux. Leurs cursus comprennent souvent des cours d’instruction religieuse et des heures consacrées à la prière, la rencontre de religieux chargés de l’encadrement, etc…

L’Etat étant en partie le payeur, le garant du système éducatif et de la protection des jeunes, il serait inconcevable qu’il ne mette pas son nez dans les programmes, qu’il ne s’enquiert pas du curriculum des professeurs et du type d’enseignement qu’ils délivrent à leurs élèves. Comme de la conformité des programmes avec les directives de l’Education nationale, du nombre d’heures de cours consacrées à l’apprentissage du français, des maths, de l’Histoire, mais aussi à l’instruction civique.

L’Etat dispose d’un droit de regard quant aux enseignements, aux matières, aux contenus et aux méthodes pédagogiques, aux professeurs habilités à les délivrer, aux proviseurs, surveillants et toute personne en contact avec les élèves. Idem pour les universités.

Quant aux établissements privés qui ne sont pas sous contrat, ou aux enfants dont les parents choisissent de surseoir eux-mêmes à leur enseignement, l’Etat aussi a un droit de regard et ferait même bien de l’exercer avec un peu plus d’étroitesse et de contrainte le cas échéant.

A un second niveau d’analyse, l’islamisme dispose au plan mondial de ressources suffisamment importantes pour que des organisations islamistes nationales ou même locales puissent se passer de subventions.

Qui plus est, ce n’est pas l’annulation d’une subvention annuelle de quelques milliers d’euros à un club de foot, un groupe de musique ou une association de soutien scolaire dirigés par des islamistes qui les empêchera de les faire fonctionner et d’attirer des jeunes pour les endoctriner. Il n’y a qu’à voir comment l’État lui-même a délégué la gestion de certaines banlieues au Qatar ou à l’Arabie saoudite pour s’en convaincre.

Oragroup-et-la-finance-islamique_ng_image_fullEn revanche, si l’État n’investit pas massivement pour développer et désenclaver les banlieues, éduquer, former et encadrer les jeunes menacés de récupération idéologique ou de radicalisation, il fait défaut à ses missions.

Ces missions passent par un encadrement plus étroit de toute organisation à caractère identitaire ou religieux. L’Etat n’a pas craindre de se salir les mains ou d’outrepasser ses prérogatives.

Cela au nom d’impératifs catégoriques comme l’unité et la sécurité de la nation, la protection des citoyens les plus vulnérables contre des dérives sectaires et une idéologie politique qui menace leur intégrité et leurs droits. En particulier les femmes, les mineurs, les minorités ethniques ou sexuelles.

Si cela doit nous conduire à réviser notre conception de la laïcité au nom d’un principe plus grand comme la défense la démocratie et de la République en guerre contre l’islamisme, il n’y a aucune hésitation à avoir. Au contraire, nécessité fait loi. On ne peut que se féliciter d’avoir été prévoyants et non obtus.

S’agissant de la réforme indispensable du culte musulman toujours repoussée, l’État doit agir urgemment, et ne pas se laisser dicter ses lois par un maquis d’organisations islamistes déterminés à faire plier la République à son agenda.

Quant au budget alloué à ces missions, il est essentiel de bien préciser que celui-ci n’a aucunement pour objectif de financer le culte musulman, encore moins de subventionner l’islamisme. Mais au contraire de lutter contre ce fléau en précisant les règles de fonctionnement et en défendant la République.

Le financement du culte doit toujours être en principe de la responsabilité des fidèles concernés. Même si dans les faits les choses sont beaucoup plus complexes.

Si l’État consacre des moyens humains, logistiques, financiers pour lutter contre les dérives sectaires et assurer un exercice des cultes conforme au droit en remplissant ses missions d’arbitrage, cela a un coût. Il serait naïf de croire que depuis 130 ans l’organisation des cultes qui fait partie des missions régaliennes assurées par le Ministère de l’Intérieur n’a jamais coûté un centime à la collectivité.

Il faut faire preuve de raison, voir la réalité en face et répondre aux enjeux avec un souci de réalisme, de cohérence et d’efficacité.

Les idéalistes et les fanatiques de tous poils sont les pires ennemis de la République.

H.I.V. : Human Islamist Virus – Pourquoi l’islamisme est une forme de sida idéologique qui s’attaque aux sociétés musulmanes et occidentales ?

Mis en avant

S.I.D.A. Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise.

shutterstock_559306495hiv-700x500

Au plan symbolique, le sida est une forme de dislocation identitaire.

D’un point de vue biologique, le virus HIV responsable de la maladie cible, parasite puis détruit les lymphocytes T4. Au cœur des mécanismes complexe de l’immunité, le rôle de ces lymphocytes peut être comparé à celui à celui de « vigiles ». Fidèles gardiens, les lymphocytes T4 identifient les agents pathogènes qui se multiplient dans l’organisme et déclenchent l’alerte grâce à des médiateurs chimiques auprès d’autres cellules immunitaires qui vont attaquer ou digérer ces agents pathogènes.

De même l’immunité, dont une bonne partie se joue dans le système digestif, assure un équilibre homéostasique entre des éléments extérieurs assimilables par l’organisme et provenant de la digestion, de la respiration, de contacts cutanés, de blessures ou d’échanges de fluides sexuels, et des agents pathogènes qui en excès mettraient en péril l’organisme.

Ainsi d’un point de vue symbolique l’immunité se présente comme un ensemble de mécanismes chargés d’assurer en permanence l’homogénéité, la congruence dynamique et la survie du corps humain, et donc de l’être humain au plan biologique.

Parce qu’elle opère en permanence un tri sélectif entre « ce qui est moi » et « ce qui n’est pas moi » l’immunité est une conscience garante de l’identité personnelle.

Il ne faudrait pas céder à une représentation trop « individualiste » de l’être que nous sommes. Un individu ou un organisme qui serait totalement séparé des autres. La vie est faite d’équilibre homéostasiques et évolutifs. Au plan biologique, mais aussi psychologique, social, politique, nous sommes tous intimement reliés les uns aux autres. Notre organisme est lui-même constitué d’un agrégat impermanent de protéines, de cellules, et de milliards d’hôtes étrangers comme les bactéries qui constituent notre flore intestinale, sans lesquelles nous serions voués à une mort certaine.

La vie repose donc sur tout un échafaudage d’équilibres, d’alliances, de coopérations entre des formes vivantes qui la composent.

humain-systeme-immunitaire-representation-artistique

Quant aux religions, depuis les temps primitifs et les religions animistes, elles sont des systèmes de croyances, de représentations et de rites qui relient les êtres au sein de groupes humains, mais aussi à l’ensemble du vivant et de l’Univers selon des cosmogonies aussi diverses que les religions elles-mêmes.

Quant ces religions se dénaturent en systèmes dogmatiques, qu’elles se referment sur une orthodoxie et une orthopraxie qui confinent à l’intégrisme, qu’elles fondent leur justification sur une revendication offensive, agressive, destructrice à l’égard d’autres croyances, d’autres modèles, d’autres groupes, qu’elles ne servent que la volonté de puissance, le désir de conquête, d’asservissement, de soumission, qu’elles se réduisent à une simple rhétorique au service d’une ambition politique, alors elle trahissent la fonction pour laquelle elles ont été élaborées et cessent de jouer leur rôle de lien spirituel, de sacralisation et de perpétuation du Sens.

Peu importe qu’elles se réfèrent à un dieu, un principe ou une Conscience supérieure. Peu importe qu’elles servent la Transcendance divine, pour les religions monothéistes, ou celle du Collectif, pour les religions athées comme le communisme. Le résultat est le même : la promotion d’une idéologie totalitaire qui broie les individus, leur identité, leurs libertés, en les rendant esclaves d’un système ou d’une caste.

Ainsi l’islamisme, qui est un dévoiement complet de l’Islam dans sa version spirituelle et humaniste, est une idéologie qui distord les principes d’une religion à laquelle il se réfère pour mieux asseoir son emprise spirituelle, idéologique et politique sur les croyants.

Pour parvenir à ses fins dans les sociétés musulmanes, l’islamisme s’infiltre dans les discours, dans les consciences, dans les réseaux de pouvoir, ou quand ceux-ci sont suffisamment affaiblis il les attaque frontalement pour les renverser.

Artisan du mensonge, de la confusion et de la manipulation, l’islamisme sème le doute. Il instrumentalise les faiblesses, les craintes, les ressentiments. Il s’insinue en laissant croire que la seule manière pour les peuples opprimés de reconquérir leur liberté est d’adhérer à un Islam « pur », radical, de revenir au mythe d’un Islam originel, de débarrasser les formes sociales, juridiques, religieuses, cultuelles et symboliques de tous les oripeaux sacrilèges hérités de la corruption des dirigeants de pays arabes ou musulmans avec la modernité, les valeurs occidentales, la démocratie, avec ces idéaux impurs, décadents, délétères transmis par la colonisation, la corruption des nations infidèles.

L’islamisme conduit les musulmans à se diviser d’avec eux-mêmes. Il surfe sur leur malaise pour se multiplier, il parasite les discours, les représentations, les schémas identitaires et communautaires en place pour les neutraliser, les faire éclater, les subvertir et les vampiriser.

Exactement comme le virus du sida parasite le génome de ses hôtes pour se répliquer.

En effet, comme le virus du sida, l’islamisme est incapable de survivre au grand jour, incapable de se répandre. Il a besoin de pirater un organisme vivant pour en utiliser l’énergie afin de se multiplier.

Exposé à la lumière, déconnecté des cellules humaines qu’il parasite, le virus islamiste ne peut survivre. Il a besoin de surenchère et de contamination virale pour se disséminer.

Il utilise les flux rhétoriques comme le virus HIV utilise les fluides sexuels, sanguins ou placentaires. Il surfent sur les amalgames pour propager des mensonges.

Etoiles

Quand il rencontre des cellules immunitaires qui l’identifient comme nuisible et sonnent l’alerte, il les attaque aussitôt. Il culpabilise, crie à « l’islamophobie », et dans bien des cas il utilise la justice même s’il a peu de chances de l’emporter pour affaiblir, ruiner et dissuader ses adversaires.

Son arme favorite pour tétaniser les défenses, c’est la terreur. La terreur djihadiste ou l’intimidation, le harcèlement psychologique, les menaces de mort adressées à ses adversaires.

Exactement comme le sida opérait sur ses proies et ses victimes une « sidération ». L’élément psychologique est en effet fondamental, tant dans les mécanismes de contamination que ceux qui président à l’évolution de l’infection vers la maladie. Tout affaiblissement psychologique, tout renoncement à se battre, toute perte de conscience de soi, de confiance en soi ou du goût de la vie sont des cofacteurs déterminants dans le déclenchement de la maladie.

L’islamisme est le Cheval de Troie des sociétés modernes, démocratiques, républicaines. Une fois qu’il a contaminé un nombre suffisant de musulmans et les a agrégés dans une « Oumma » factice qui sert de faire-valoir à sa rhétorique victimaire, il s’assure de soutiens auprès de politiques, d’intellectuels, de médias et d’institutions en utilisant et pervertissant les principes de ces sociétés qui sont justement sensés les protéger contre une telle menace.

Les islamo-gauchistes et autres idiots utiles de l’islamophobie deviennent les relais serviles de cette idéologie, au nom des valeurs républicaines, des libertés individuelles, de la liberté de conscience, du droit des minorités, de la laïcité, de l’antiracisme, de la lutte contre la xénophobie, le fascisme et l’extrémisme, le populisme, l’intolérance ou l’oppression, et même au nom du féminisme et des droits des femmes.

Ceux-là sont contaminés et perdus pour la République. Leur chute est annoncée. Atteint par ce sida idéologique, leur propre logiciel intellectuel et éthique est hors service. Il tourne en boucle et plus on cherche à les persuader de leur égarement, plus ils s’emballent en répétant les mêmes formules stéréotypées.

La plupart sont sincères mais d’autres ne sont que des clientélistes machiavéliques qui ont abdiqué toute morale, tout honneur et tout sens de l’intérêt général, obnubilés par leur carrière.

Les plus coupables ne sont pas ceux que l’on croit. Derrière les Mélenchon, Hamon, Autain, Benbassa, Lipietz, tous ces politicards de gauche et d’extrême gauche qui ont abdiqué leur conscience en espérant se refaire une vertu et une virginité politiques, d’autres au style plus consensuel sont sans doute les plus dangereux. Au premier rang desquels le chef de l’Etat Emmanuel Macron. Un homme qui n’a jamais eu aucune morale, aucune vision, aucun projet pour la France, sinon de servir sa carrière et les intérêts des lobbies qui l’ont hissé au pouvoir.

75265007_214420909548759_2526353716886372352_o

Bien qu’il compte dans son entourage quelques lobbyistes de l’islamisme, Macron n’est pas vraiment atteint par le sida islamiste. N’ayant aucune morale personnelle ou politique, Macron, malgré ses postures solennelles et ses beaux sermons de circonstance, n’est qu’une sorte d’humanoïde servile programmé dès Sciences Po pour servir un système qui ignore toute autre préoccupation éthique que le retour sur investissement.

Tant que la montée de l’islamisme et son opposition avec l’extrémisme servent ses intérêts, le Président ne fera strictement rien pour engager une politique idoine afin de lutter efficacement contre ce fléau. D’où son silence stupéfiant depuis l’attentat de la Préfecture, l’emballement médiatique sur le voile et l’attaque de la mosquée de Bayonne par un déséquilibré.

phpTlafuj

C’est pourquoi il appartient aux vrais républicains de se mobiliser pour combattre cette épidémie. Et de puiser dans le patrimoine de nos valeurs communes pour élaborer le vaccin qui saura vaincre l’assaillant.

Cela devient urgent. Car les sondages montrent une imprégnation croissante des phénomènes de radicalisation. Un sujet passé sous silence depuis Mickaël Harpon au bénéfice d’un soap-opéra bien commode sur le voile. Tout comme la prévalence des idées islamistes révélée par les sondages auprès des musulmans français, notamment les plus jeunes, aurait de quoi alerter les pouvoirs publics.

Il est urgent de mettre en place un plan prophylactique avant que cette épidémie de sida islamiste ne se répande dans tous les rouages de l’Etat et de la République.

La France a un rôle éminent à jouer, elle qui est l’héritière d’une tradition démocratique et humaniste que le monde nous envie toujours. Si la France échoue dans cette bataille, c’est toute l’Europe qui sombrera d’ici le milieu de ce siècle.

 

 

 

Pourquoi certains veulent qu’on ne parle que du voile et plus du tout de Mickaël Harpon ?

Mis en avant


On peut à juste titre s’étonner de l’ampleur excessive du débat sur le voile relancé à propos de l’affiche de la FCPE présentant une femme voilée puis de l’intervention d’un élu RN contre une femme voilée au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Au point d’occulter totalement celui sur la radicalisation amorcé suite à l’attentat de la Préfecture.

S’agit-il d’un simple phénomène d’emballement médiatique, d’une forme d’autocensure, d’un réflexe discursif qui focalise sur le voile dès qu’on évoque la question de l’Islam, ou d’une obnubilation des journalistes et de l’opinion publique sur une symbole qui cristallise les représentations ?

Sans doute un peu des trois.

Peut-on supposer qu’il y ait une volonté de censurer un sujet fondamental qui touche à la sécurité nationale derrière un paravent qui occuperait les esprits sur la question du voile ?

Personne n’imagine aujourd’hui qu’un quelconque pouvoir en ait la capacité sinon l’envie.

La seule question qui vaille alors d’être posée c’est : à qui peut profiter la relégation au second plan du combat à engager contre le fondamentalisme islamiste et la traque des profils radicalisés ?

Assurément ceux à qui profite le plus cette monopolisation du débat sur le voile sont les premiers intéressés, à savoir les islamistes eux-mêmes. Et ce pour trois raisons.

D’abord parce qu’en occupant les Français sur la partie émergée de l’iceberg on minimise le problème, on lui ôte toute apparente gravité et on empêche les Français de regarder la question de fond : qu’est-ce que la radicalisation ? Qui sont les islamistes ? Quel est leur projet et quel danger représentent-ils pour la démocratie ?

Ensuite parce que le voile permet de cristalliser les tensions en opposant dans une vision manichéenne et victimaire les gentils – les musulmans, les femmes qui portent un voile et ceux les défendent au nom de la liberté de conscience, de la laïcité ou de la défense des minorités – et les méchants – les extrémistes, les racistes, les xénophobes, islamophobes et tous ceux accusés de vouloir stigmatiser les musulmans ou restreindre les libertés.

Enfin l’hystérisation du débat sur le voile profite à ceux qui veulent se servir de cette thématique de « la stigmatisation des musulmans » en confortant l’idée que le voile serait un simple « choix vestimentaire » ou un « signe religieux » indissociable de l’Islam, et en incitant les personnes de confession ou d’origine musulmane à faire bloc autour des femmes voilées selon un réflexe communautariste.

Au contraire parler objectivement et sereinement des phénomènes de radicalisation et de la meilleure façon de protéger les musulmans en premier lieu de ceux qui veulent les instrumentaliser permettrait de rassembler tous les Français autour des valeurs républicaines et de la défense de la démocratie contre toute atteinte à son intégrité, son unité ou ses valeurs.

C’est pourquoi il est essentiel de sortir de cette myopie intellectuelle qui consiste à s’obséder sur le voile pour revenir à des préoccupations plus générales, plus essentielles et plus urgentes.

Car la question du voile n’a d’intérêt d’être posée que relativement à la conscience du danger d’une idéologie qui l’instrumentalise pour en faire un signe de ralliement, un étendard et une pierre de scandale.

L’attentat djihadiste perpétré à la Préfecture de Police par un Français converti à l’Islam et radicalisé a marqué un tournant majeur dans la conscience collective à propos de la réalité du risque terroriste. Il a montré que la menace pouvait venir non plus seulement de l’extérieur, d’une organisation terroriste implantée à l’étranger et recrutant sur le territoire français des « soldats » ralliés à sa cause, mais du cœur de la population et même du cœur de nos institutions.

A la figure d’un Mohamed Merah, jeune délinquant des cités recyclé dans le djihadisme, ou de kamikazes comme Salah Abdelslam organisant depuis la Belgique des attentats sur le sol français commandités par Daesh, succède celle d’un bon père de famille martiniquais, agent de la Préfecture depuis 16 ans, habilité secret défense, et dont la radicalisation était passée sous les radars des services de renseignement.

La prise de conscience amorcée à propos des dangers réels de l’islamisme a aussi jeté un éclairage plus critique sur l’incompétence, l’inaction ou l’échec du gouvernement à prévenir les phénomènes de radicalisation. Mais aussi sur l’absence d’une vraie politique de lutte contre l’islamisme parallèlement aux efforts de la lutte antiterroriste.

La lutte antiterroriste se concentre sur des actions dans le domaine du renseignement, la prévention et la neutralisation des actes terroristes. Mais le djihadisme n’est que l’aboutissement spectaculaire et dramatique d’une politique sournoise qui vise à répandre une idéologie, endoctriner les personnes de confession ou d’origine musulmane, désigner l’Etat, la France, la République ou la démocratie comme un système qui stigmatise et persécute les musulmans, et les pousser au mieux à se retrancher de la nation, au pire à entrer en conflit avec elle.

L’antiterrorisme ne peut rien sans une politique réfléchie et efficace de lutte contre l’islamisme.

Or autant il est relativement facile de désigner des criminels qui attentent à la sécurité et à l’ordre public en tuant des innocents, autant il est beaucoup plus difficile de combattre une idéologie. Encore faut-il identifier son ennemi, le nommer, comprendre sa stratégie et le combattre en s’appuyant sur la loi.

On ne peut combattre une religion ni assimiler l’Islam radical, politique et idéologique, aux différents courants de l’Islam présents en France.

On ne peut non plus pénaliser des idées. A moins que celles-ci ne constituent explicitement un trouble à l’ordre public, une menace pour des personnes ou la sécurité. L’antisémitisme est pénalement répréhensible parce qu’il encourage la haine des Juifs. Mais ce n’est pas une doctrine ou des discours antisémites qui sont hors-la-loi, ce sont ceux, personnes ou organisations, qui en font la promotion.

Si l’on veut lutter contre l’islamisme il faut donc que l’Etat s’engage à identifier, poursuivre, dénoncer et juger les individus et les organisations qui en font l’apologie, se revendiquent ou appartiennent à ces courants idéologiques : imams, responsables et organismes religieux, éducateurs, etc…

Il faut prouver la volonté d’endoctrinement et les menaces objectives que ces discours idéologiques font peser sur des personnes et la société. Le risque d’endoctrinement, d’embrigadement, de sujétion idéologique, le risque de radicalisation, le risque de trouble à l’ordre public et celui d’infiltration des réseaux de pouvoir.

Par exemple il ne faut pas hésiter à interdire en France des organisations qui sont l’émanation des Frères musulmans ou se réfèrent à son idéologie. A interdire à des personnes qui se réfèrent implicitement de ces organisations de siéger dans des instances représentatives du culte musulman ayant pour vocation de dialoguer avec l’Etat.

Cette politique ne pourra porter ses fruits sans un patient effort d’éducation fondé sur le rappel des fondamentaux républicains. Education en direction de l’opinion pour rappeler les principes démocratiques et l’esprit de la loi, pour inviter à se rassembler autour de ces principes et à refuser toute tentation de la division. Education à l’école sous la forme d’une initiation civique à la citoyenneté pour enseigner les valeurs républicaines, sensibiliser aux risques de radicalisation, expliquer la réalité et les motivations du terrorisme, comprendre les phénomènes de dérives sectaires et les dangers de l’affrontement communautariste. Education en direction des populations musulmanes pour rappeler l’attachement aux principes de liberté de conscience et de culte mais aussi inviter à un devoir citoyen de cohésion et de vigilance quant aux dangers qui les menaces en premier lieu.

Ce combat demande de la détermination, de la nuance et de la constance. La réduction des immenses enjeux qu’il comporte à des micro-polémiques sur le voile constitue la meilleure façon de le faire échouer, de neutraliser toute vigilance et tout discernement critique, et de figer le débat national autour de l’opposition binaire entre les « pour », complices implicitement de la stratégie islamiste, et les « contre », assimilés aux extrémistes.

Il ne faut pas éluder la question du voile, de sa symbolique et de son instrumentalisation dans l’espace public. Mais cela n’a de sens que dans le cadre d’une réflexion globale et exigeante sur les limites acceptables des discours et des pouvoirs idéologiques, politiques ou religieux qui utilisent la référence à l’Islam comme un stigmate identitaire en vue de diviser, d’opposer, de contester l’ordre, l’éthique ou le droit républicains.

Toute cristallisation imaginaire des peurs légitimes à propos de l’islamisme sur les stéréotypes d’un ennemi « visible » qui serait symbolisé par un démarquage vestimentaire ne peut que brouiller l’analyse et précipiter les mécanismes de boucs émissaires.

Face à un « ennemi invisible » et qui entend le rester, la seule façon de se protéger est de se battre en refusant de s’arrêter à la quête de « signes extérieurs de radicalisation » mais de toujours veiller à rattacher la sémantique aux discours, aux idées et aux intentions qu’elle sert.