Le masque de la Bête – La Dictature comme au Carnaval

Mis en avant

Quand on défend certaines valeurs comme la vérité, la liberté ou le lien qui unit les êtres contre le mensonge, l’imposture, la dictature, il faut parfois accepter de prendre des risques, de se faire des ennemis, mais aussi de se fâcher avec des gens qu’on estime.

Enquêter sans relâche sur un sujet aussi piégé que cette « crise du coronavirus », compiler des milliers d’articles de médias indépendants, d’interviews, de témoignages, d’enquêtes, suivre des lanceurs d’alertes courageux qui risquent parfois leur vie pour partager certaines vérités qu’on voudrait taire, dévoiler la trame hideuse du mensonge derrière des fakes news officielles, accepter de voir beaucoup de certitudes remises en causes, ses convictions, ses valeurs chamboulées, et puis discerner peu à peu derrière les discours officiels, les premiers niveaux d’explication d’autres réalités sous-terraines, pour finalement comprendre que le monde dans lequel vivent 99,9% des gens n’est qu’un hologramme, une chimère inventée par la Matrice pour leur masquer la véritable nature de la Réalité : voilà quel est le quotidien d’un chercheur de vérité déterminé à n’accepter aucune théorie pour satisfaire son confort intellectuel ou justifier sa peur de l’Inconnu.

La « crise » que nous vivons depuis trois mois et plus joue depuis le début sur les mêmes ressorts : la peur, le mensonge, la confusion, la manipulation.

Tous les médias publics ou officiels dans leur ensemble, et une partie de la communauté scientifique ont été mis à contribution dans ce qu’il faut bien identifier comme la fabrique d’une propagande institutionnelle. A commencer par la fabrication d’une « épidémie » ou d’une « crise sanitaire » qui aux dires d’experts honnêtes comme le Professeur Raoult n’existent pas.

Exactement selon les méthodes qu’utilisent les multinationales pour nous mentir, nous manipuler et nous conditionner à acheter des produits chers, inutiles voire dangereux pour notre santé selon des procédés parfois criminels, en prétendant en plus avoir des préoccupations « éthiques », veiller au bien-être de leurs salariés et fournisseurs, ou contribuer à rendre le monde meilleur, la vie plus belle et la planète plus propre. De l’enfumage sous couvert de « communication commerciale et institutionnelle ».

Au moment où 67 millions de clones masqués goûtent aux joies du déconfinement, avec le même faciès barré d’un bout de tissu blanc, bleu ou customisé, signe d’appartenance au même troupeau d’abrutis, les ravages de ces deux mois d’emprisonnement domestique sur les consciences paraissent flagrants.

Si le masque à une seule et réelle utilité, c’est uniquement en tant que symbole. Car derrière cette logique sanitaire et sécuritaire qu’on nous vend comme l’ultime paradigme existentiel, social et politique, la vérité est ailleurs, vraiment ailleurs.

Premier constat essentiel à rappeler : malgré tous ces discours sécuritaires et les injonctions mimétiques resassées depuis deux mois, d’un point de vue prophylactique la plupart des masques ne sont pas d’une grande utilité pour faire barrage à un éventuel virus. Ils ne servent qu’à rassurer des populations, après les avoir méthodiquement affolées, puis avoir fait mine de rassurer en prétendant que le masque ne servait à rien.

Autre vérité scientifique qu’on n’entendra jamais sur BFM TV, et que le Professeur Raoult martèle pourtant chaque semaine depuis le 20 avril :

« L’ÉPIDÉMIE EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE.« 

Tous ceux qui disent le contraire sont des perroquets ignorants, des manipulateurs ou des imposteurs.

La réalité scientifique est là, vérifiable d’après les statistiques : nous sommes depuis quelques semaines arrivés au bas la « cloche » : cette courbe aplatie sur sa traîne qui marque la mort lente de l’épidémie.

Ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait plus du tout de cas de Covid-19 dans la population française, ni de virus présent de façon sporadique dans la population. Pour qu’une épidémie soit totalement éteinte au niveau national et mondial, il faut en effet attendre des années voire des dizaines d’années.

Alors pourquoi inciter les populations à porter des masques en toutes circonstances, respecter scrupuleusement les « gestes barrière » ? Et pourquoi ne pas avoir rouvert tout de suite les lieux publics, les cafés, les restaurants, les jardins, les lieux de culte, les cinémas, les salles de sport ou de spectacle ?…

Et comment justifier que les usines, les hypermarchés, les métros, tous ces lieux nécessaires au fonctionnement de l’économie soient tous ou presque restés ouverts, tandis que ceux qui permettent la vie sociale, culturelle, universitaire, cultuelle, festive, aient été condamnés à baisser rideau sine die sans perspective de réouverture ? Condamnant la population à vivre de façon plus sinistre que durant une période d’occupation ou après une catastrophe nucléaire.

Réponse : parce que le gouvernement a tout intérêt à garder un certain confinement… sur les esprits ! Et le plus longtemps possible.

Si les masques arrivés trop tard sont malgré la fin de l’épidémie et le risque quasi nul de contamination déclarés « indispensables » alors qu’ils étaient « inutiles » avant les élections, c’est d’abord parce que ce gouvernement a beaucoup à se faire pardonner. Et un capital de confiance à restaurer.

En collant aux croyances collectives sur le cataclysme épidémiologique que serions en train de vivre, et au consensus prophylactique et thérapeutique élaboré par une OMS totalement corrompue, relayée par des médias qui le sont encore plus et 67 millions d’experts autoproclamés, le gouvernement montre qu’il assume pleinement les missions régaliennes de l’Etat, son rôle de protection de la nation, de planification et d’organisation des moyens pour mener cette « guerre » contre le coronavirus. Et donc qu’il « gère la crise » après avoir été accusé à juste titre, du moins à un premier niveau de lecture, d’irresponsabilité, d’amateurisme, d’impréparation et d’incohérence.

En répétant des consignes perçues par une majorité comme justifiées, il montre qu’il fait front « avec » et non contre la population. Et qu’il est donc un acteur clé de la « victoire » contre cette épidémie.

Sauf que, il ne faut pas être un expert pour le comprendre, le masque n’est pas essentiellement un outil pour se protéger, protéger les autres et lutter contre le coronavirus, c’est surtout un instrument de propagande politique.

Mieux encore, LE MASQUE, C’EST UN SYMBOLE.

C’est un symbole et un marqueur de la cohésion sociale. Obéir aux consignes et porter un masque dans l’espace public, en regardant de travers ceux qui l’oublient distraitement ou refusent de le porter, c’est un acte positif, responsable, « citoyen », « solidaire ». Un acte presque militant. De façon très perverse le gouvernement a d’ailleurs présenté le conformité à ces « gestes barrière » comme un acte « de responsabilité » et « de solidarité ». Comme si le fait de ne pas porter un masque faisait de vous un mauvais citoyen, un mauvais Français, et pourquoi pas un criminel ou un traître à la nation.

Porter un masque comme on porte un brassard militaire, cela témoigne au contraire de façon visible que l’on s’associe pleinement à l’effort national de lutte contre une épidémie mondiale.

Face à une mondialisation désignée comme la cause de cette épidémie, face à la perte des repères et à des désordres contre lesquels l’état semble impuissant à protéger la population, il fallait retrouver un moyen de faire corps, de faire front. Et d’une certaine façon de « faire nation » pour rassurer les Français et les mobiliser avec et non contre le gouvernement.

Porter un masque est donc un acte sémantique et politique : la preuve qu’en luttant tous ensemble contre un ennemi commun, que nous nous montrons soudés face à un péril commun, nous faisons nation.

Alléluia ! Ou plutôt Cocorico !

Même le Président le plus néolibéral de toute la Ve voudrait nous faire croire qu’il s’est subitement converti au souverainisme. Il ne jure depuis le 17 mars que par la « souveraineté républicaine ». Faisant même la promotion du « achetez local » ou du « relocalisons nos industries ».

Relocaliser et fédérer les bonnes volontés autour de sa personne sera un autre de ses travaux d’Hercule. Mais pour parvenir à se faire réélire en 2022 puisque tel semble être le pari impossible de Macron, rien de mieux que de spéculer sur une calamité. Comme il y a peu certains spéculaient sur une vague d’attentats… Un moyen passé de mode semble-t-il en cette décennie 2020. Ce qui est sûr c’est que Macron à deux ans des élections cherche surfer sur un grand flip national qui permette aux Français de se ressouder et d’exprimer leurs formidables capacités de « solidarité ».

Du bluff. De la poudre aux yeux.

Car en lieu et place de cette invitation à une solidarité totalement bidon, le Président distribue des médailles en chocolat aux infirmières, pendant que les moutons applaudissent des trottoirs vides depuis leur balcon.

Ce n’est pas de la solidarité, c’est de la comm. Comme ceux qui portaient un pin’s ou un ruban rouge il y a 35 ans pour dire qu’ils étaient aux côtés des malades du sida. Un effet de mode. Un effet de meute. Vide de sens et de réalité.

Ce qui est en vérité célébré dans ce buzz consensuel autour du virus, c’est la conformité béate et assumée, totalitaire et masochiste, à une nouvelle norme. Une norme sociale, comportementale, mais aussi idéologique et politique. Et symbolisée par cet uniforme crypto-fasciste qu’est le masque.

Du point de vue symbolique, le masque est à la dictature néolibérale macronienne ce que le hijab ou la burqa sont aux dictatures islamistes. Il fonctionne exactement selon les mêmes ressorts.

Le hijab et ses dérivés est un marqueur idéologique, politique, communautaire et territorial. Il signe la conformité a une idéologie religieuse et politique (l’islamisme), à une prescription qui assigne chaque femme à un statut, un rôle dans le Collectif (l’Oumma) : celui de la soumission à Allah et de l’obéissance au mari, à la religion et à la communauté. Il marque chaque territoire où le voile islamiste est porté comme une conquête réelle ou symbolique du Djihad, la guerre sainte de la seule religion valable : l’Islam radical.

De la même manière, le masque signe l’adhésion à un même corpus de croyances « scientifiques » établies, aux mêmes discours sanitaires et à la même stratégie prophylactique. Il symbolise l’appartenance indirecte à une même nation « en guerre » contre un virus, engagée dans un même « djihad » prophylactique, une guerre sainte de la Rationalité scientifique et de l’autorité publique élevées au rang de sauveurs.

Quant à ceux qui refusent de le porter ou de se conformer aux consignes sanitaires, ce sont des infidèles et des apostats, des criminels et des traîtres à la nation, qu’il convient de punir avec fermeté :  contrôles arbitraires, amendes, arrestations, violences policières, emprisonnement, et exposition aux cris rageurs des meutes médiatiques fanatisées.

Les méthodes d’un dictature comme la nôtre s’apparent tout à fait à celles des dictatures militaires, communistes ou fascistes, comme à celles des dictatures islamistes, dont l’autorité se fonde sur l’endoctrinement, le désir de conquête des esprits et de contrôle des territoires, les outils de la propagande idéologique et politique, la mobilisation de tous en dissuadant et interdisant tout lien, toute relation et tout discours qui échappe aux modèles imposés et à la surveillance de tous par tous.

De potentielle victime passive exposée au risque de contamination, ou de tueur potentiel pour les porteurs asymptomatiques, le masque transforme chaque individu en combattant actif contre la propagation de la maladie. Du moins tant qu’il y a un risque, une maladie. Et tant qu’une majorité reste persuadée que ce geste est réellement efficace pour se protéger.

Porter un masque signifie donc consciemment ou inconsciemment : je fais attention à moi et aux autres. Je suis docilement la voie indiquée. Et je renonce à mon libre arbitre, à ma liberté personnelle, pour leur préférer la conformité aux modèles imposés par le groupe.

Avec ce prétendu « respect des consignes », commence le renoncement à soi-même en tant qu’individu, personne consciente et libre, et le renoncement à la vraie relation à l’autre.

Ce rituel collectif qui consiste à porter un masque pour sortir de chez soi après deux mois d’enfermement forcé, et le fait qu’il coïncide avec le retour à une apparente liberté relative retrouvée, n’est absolument pas anodin.

Porté par plus de 90% des gens dans certains quartiers, ce masque a un sens. C’est un UNIFORME, une combinaison limitée à la moitié du visage mais qui, même customisée, revêt la même signification.

D’abord en masquant une bonne partie du visage, le masque rend difficile l’identification de la personne. Seul le haut du visage permet éventuellement de se reconnaître. En quelque sorte, en portant un masque qui couvre le nez, la bouche, le menton et les joues, d’un point de vue symbolique nous perdons ou plutôt NOUS RENONÇONS VOLONTAIREMENT A NOTRE IDENTITE.

Lévinas a beaucoup écrit sur les liens entre la relation d’altérité, l’identité et le visage. L’autre, c’est d’abord un visage. Et sans visage par lequel je t’identifie comme autre et te reconnais comme toi, il n’y a pas de relation interpersonnelle possible. Les Français ont été privés pendant deux mois de relations sociales et interpersonnelles. Mis à part l’essentiel : acheter son pain au bas de son immeuble.

En outre, tout ce qui constituait le maillage complexe de nos relations amicales, familiales, professionnelles, sociales, de notre vie associative, syndicale, sportive, culturelle, cultuelle, festive… a été du jour au lendemain aboli. Et pour une bonne part, toutes ces relations ne sont pas aujourd’hui entièrement rétablies. Certaines ne le seront pas, si tant est qu’elles puissent l’être avant longtemps.

Les seules relations physiques que nous pouvions entretenir durant le confinement étaient limitées à des conversations avec les voisins de fenêtre en fenêtre, ou aux trois mots échangés derrière une paroi en plastique avec les caissières du supermarché : « Bonjour, merci, au revoir ».

Les seules relations pour nous pouvons aujourd’hui établir ou renouer le sont donc au travers d’un double écran qui nous fait d’abord être les uns envers les autres dans des rapports de fonctionnalité, d’utilité, plus que d’individualités.

Je, Tu, Nous portons un masque. Et c’est d’abord par cet accoutrement commun que nous nous voyons de loin, que nous nous identifions. C’est malgré lui que nous devons nous reconnaître. Et ce n’est qu’à travers lui que nous pouvons dialoguer face à face. A bonne distance s’entend. Mais une une sorte de complicité des reclus.

Car si le confinement obligatoire a été levé, les gestes barrière eux sont toujours bien présents. Et en représente le prolongement visible. Sans cesse et partout rappelés. Il n’y a pas un endroit dans l’espace public où les règles de conduites ne soient rappelées : signalétique au sol, sens uniques et circuits de circulation, affiches dans les transports, les magasins, les administrations : rien n’est laissé au hasard. Le moindre de nos gestes est cartographié et calibré. Le moindre mètre carré est soigneusement quadrillé, ordonnancé, désinfecté, pour permettre une occupation planifiée et safe.

La signification de ce quadrillage méthodique de l’espace, c’est que désormais plus aucun espace collectif qui ne peut rester sans contrôle, mais qu’il doit être soumis à des règles strictes. Chaque compartiment de l’espace urbain, chaque mode d’occupation ou de circulation doit être passé au crible, déclaré licite ou illicite selon les nouvelles normes sanitaires et sécuritaires.

Si l’on ajoute que peu d’espaces urbains échappent aujourd’hui à la présence de caméras de surveillance, mais aussi de vigiles, d’agents de sécurité ou de policiers, on peut imaginer que dans un avenir proche plus aucune manière d’utiliser l’espace public ou d’y circuler, plus aucun de nos gestes ne pourra échapper au contrôle strict du Grand Œil bigbrotherien.

Est-ce un hasard si la 5G a été déployée dans toutes les grandes villes de France et du monde à la faveur du confinement ? Une technologie qui marque une rupture par rapport aux autres générations de réseaux de téléphonie mobile. Puisque sa motivation n’est absolument pas de faciliter les communications téléphoniques, le téléchargement ou le partage de données à titre privé grâce à une connexion beaucoup plus rapides sur des appareils mobiles ou fixes connectés. Qui exigerait aujourd’hui de pouvoir télécharger un films en une fraction de seconde plus que 5 à 8 secondes ?

Mais bien d’établir un maillage d’une densité inégalée des informations et interactions relatives à tout individu tout le temps, partout, avec une vitesse de transmission instantanée et un volume de données illimitées. L’achèvement du rêve de Big Brother.

Désormais c’est un jeu d’enfant pour n’importe quel pouvoir, public ou privé, connecté à la Matrice d’analyser en temps réel le moindre de nos comportements, d’en vérifier le caractère licite et conforme ou au contraire déviant. Ajoutée à la reconnaissance faciale et à l’interconnection des données, cette technologie permettra de croiser des informations issues du Big data relatives à chaque individu, de connaître les détails de sa vie privée mieux que lui-même. De détecter et d’alerter à tout moment sur un comportement, un geste, un mot qui ne cadrerait pas avec le profil de l’intéressé et la nomenclature des actions ou propos considérés comme autorisés ou justifiés.

Cela a déjà commencé avec les réseaux sociaux, où désormais chaque publication est passée au crible par des algorithmes de surveillance. Et en cas d’alerte, vérifiée par un pool de médias agréés, tout acquis au pouvoir en place, chargés de repérer et supprimer les propos déviants, les « fake news », les propos « complotistes », de les dénoncer arbitrairement et de pénaliser leurs auteurs le cas échéant. Même les propos jugés arbitrairement comme « haineux » pourront désormais valoir à leurs auteurs selon la Loi Avia une peine pouvant aller jusqu’à un million d’euros d’amende.

Ce sont donc nos déplacements, nos actions, nos gestes, nos interactions, nos conversations physiques ou téléphoniques, nos mails, nos SMS, nos tweets, nos publications sur Facebook ou Instagram, notre activité sur internet, sur les applis de chat ou de vente en ligne, nos réservations, nos achats, nos loisirs, nos relevés bancaires, notre dossier médical, nos paramètres corporels, nos expressions faciales, nos émotions cachées, nos sourires, nos soupirs, nos likes, et même nos pensées et nos intentions qui sont livrés à la curiosité obsessionnelle de Superflic et de Big Business.

Quel lien tout cela a-t-il avec le masque ?

Mais justement ! Que cela soit délibéré ou non, ce masque est le symbole de notre entrée consentante dans ce monde puissamment totalitaire dans lequel nous entrons de gré ou de force.

2020 restera comme l’année ou tout a vraiment commencé. Ils ne mentent pas ceux qui nous répétent comme Macron que « le monde d’après ne pourra pas être comme le monde d’avant » et que « après, plus rien ne sera jamais comme avant. »

Nous avons signé sans le savoir notre enregistrement ad vitam aeternam dans la Matrice. Un voyage sans retour.

L’étape d’après ? StopCovid pour tous : après la 2e vague programmée selon l’OMS pour les fêtes de fin d’année bien que personne ne soit scientifiquement en mesure de prévoir quoi que ce soit aujourd’hui, plus personne ne pourra y échapper. Vaccin pour tous (idem : Joyeux Noël !), et traçage numérique inclus en option pour tous. Gare à ceux qui s’y refuseraient : impossible dès lors de passer une frontière (« pour des raisons de sécurité »), et pourquoi pas de prendre un train, de louer une voiture, de monter dans un bus ou de faire ses courses…

Bienvenue dans le monde d’après !

Impossible d’échapper à cet enfer carcéral consumériste, hédoniste et sécurisé.

Quant à l’espace « naturel », il y a de fortes chances que pour diverses raisons une large partie nous restera inaccessible. A l’image de ces plages et de ces forêts interdites durant presque 3 mois au moindre promeneur solitaire, alors que le métro était bondé aux heures de pointe.

La seule explication à cette absurdité réside également dans le symbole. Dans le Nouvel Ordre Mondial ou le monde d’après, l’homo neoliberalis ne saurait s’aventurer dans un espace trop vaste, difficile à contrôler, sans caméras, sans policiers, sans fléchage ni parcmètre, où il pourrait soudain se sentir grisé par un étourdissant sentiment de liberté ou d’harmonie avec la nature.

Seul le Système peut lui fournir un Ordre, une Loi et une promesse de Bonheur pour tous, grâce à ses artifices et camisoles chimiques ou numériques sophistiquées : il est pour chacun un père et une mère. Et un maître.

Nous sommes en fait passés du statut d’individus pourvus d’une identité singulière, d’un libre arbitre, d’une autonomie, pour ne pas dire de libertés garanties par un état de droit, à celui de profils fichés, numérisés, surveillés. Sommés de nous conformer à des comportement stéréotypés, nomenclaturés, autorisés. A nous laisser biberonner par les mamelles protéiformes du Système. Sous peine de nous voir sérieusement rappeler à l’ordre, montrer du doigt, y compris par nos pairs eux aussi asservis au système.

Le masque n’est pas seulement un uniforme social (provisoire bien sûr), la marque de l’adhésion à une identité nouvelle, à un « front » commun aussi imaginaire que mensonger, c’est aussi la marque de la soumission volontaire ou contrainte à un Ordre nouveau. Un ordre totalitaire puisqu’il s’impose à tout et à tous, et prétend réguler tous les aspects de la vie publique comme privée, de même que tout l’espace.

En présentant le masque comme un choix individuel, une contribution à un effort sanitaire, un geste citoyen et « solidaire », on s’assure la contribution zélée de toute une population à un effort de guerre contre un ennemi inexistant ou insignifiant. Et on transforme chaque citoyen en membre d’une milice chargée de sanctionner tous ceux qui ne respecteraient pas les « gestes barrière ». Barrière entre soi et le Réel. Entre soi et l’Autre. Entre soi et la Vérité. Entre soi et cette Liberté chérie, à laquelle il est tout compte fait si bon de renoncer pour se sentir de nouveau un peu exister et être ensemble.

Confinés ensemble. Déconfinés ensemble. Obéissants ensemble. Stupides ensemble.

Il est pitoyable en effet de voir à quoi ressemblaient les Parisiens après deux mois de déconfinement. Leur niveau d’humanité et de conscience de soi ayant presque totalement disparu. Ressemblant à des animaux échappés d’un zoo. La mine hébétée, le regard hagard, les gestes désorientés, mécaniques. Comme des automates de fête foraine. Beaucoup semblaient avoir perdu le peu de sens de la vie en société qui leur restait. Ne parlons pas de la civilité. Chacun fonctionnant en mode automatique, réflexe, indifférent aux plus élémentaires règles de savoir vivre, aux usages sociaux, et même au Code de la Route. Parfois ultra agressifs avec leurs congénères, en décompensation permanente. Comme des prisonniers revenus à l’âge de pierre après 6 mois passés dans une grotte.

Si l’on s’amuse à relire 1984, on retrouve dans le spectacle de ce monde déconfiné à peu près tous les éléments décrits par Orwell pour décrire ce monde dictatorial et totalitaire imaginaire mais si réalistes. Un monde où l’être humain est totalement déshumanisé, où toute identité individuelle est proscrite, où chacun est réduit à une fonction, où toute relation avec l’autre est codifiée, réglementée, surveillée. Et où tous pétris de peur schizophrène sont soumis à un même Ordre, soumis, contraints et complices pour grapiller quelque avantage ou considération.

Ainsi après avoir été terrorisés, interdits de manifester, de nous rassembler, de nous rapprocher, de nous toucher, de nous parler, de nous divertir, de faire du sport, d’aller au restaurant, au cinéma, en discothèque, prier dans un temple ou une église, après avoir été deux moins confinés, interdits de sortir, de recevoir des visites, de nous promener dans les rues, les jardins ou sur les plages, de consommer autrement que dans les temples de la consommation de masse, de circuler dans l’espace public sans une autorisation, un masque, un GPS et un chronomètre pour ne pas dépasser la distance et le temps autorisés, puis de dire librement ce que nous pensions de tout ça sur Tweeter ou Facebook, de liker ou partager des publications de médias indépendants ou de lanceurs d’alertes qui dénonçaient l’absurdité des consignes sanitaires sans recevoir un avertissement sur le caractère « fake » ou « non conformes aux règles » de ces publications, après être enfin sortis après deux mois d’emprisonnement sans pouvoir toujours rentrer dans certains commerces, dans le cafés, les jardins, les églises, les musées, après avoir été limités pour nos déplacements à moins de 100 km de notre domicile, et toujours devoir porter ce masque étouffant et inutile, après avoir subi les remarques désobligeantes des cerbères et des clients lobotomisés par la propagande à l’entrée des magasins, après toutes ces mesures absurdes, inutiles, anxiogènes, castratrices, dictatoriales, nous voici presque revenus comme avant… sauf qu’effectivement plus rien n’est pareil.

Après le masque, bientôt nous serons tous tracés grâce à StopCovid et ses avatars. Tous vaccinés. Tous pucés. Oh de façon très discrète : la technologie a beaucoup évolué depuis la puce RFID qui fait tant fantasmer les complotistes depuis 30 ans. Sauf que cette fois on y est et que personne ne s’en rendra compte tant le traçage est discret. Un simple vaccin pour notre bien contenant un cocktail de métaux lourds et de nanoparticules fluorescentes invisibles à l’œil nu traçables par infrarouges en guise de carnet de vaccination numérique sous la peau et le tour est joué. Une technologie mise au point par le MIT et testée sous l’égide de la Fondation Bill et Melinda Gates sur de braves Africains, tous volontaires désignés.

Bill Gates qui nous avait clairement prévenus lors d’une conférence TED en 2010. Dans laquelle il avertissait que le principal danger menaçant l’humanité dans les décennies à venir n’était pas la prolifération des armes de destruction massive, mais la multiplication des pandémies mortelles. Mais que tout serait mise en œuvre grâce aux nouvelles technologies pour les prévenir et endiguer leur progression. Notamment grâce à un système de traçage numérique obligatoire étendu à toute la population mondiale et inclus dans des vaccins.

Rappelons que la même fondation de Bill Gates avait également organisé en octobre 2019 avec le Centre John Hopkins et le Forum Economique Mondial une simulation baptisée Event 201 portant sur la propagation d’une pandémie mondiale de coronavirus avec des prévisions de 65 millions de décès dans le monde. Simple coïncidence naturellement, alors que l’épidémie était en train de démarrer à Wuhan. Coïncidence qui rappelle d’ailleurs étrangement celle qui avait conduit le Pentagone à planifier un exercice simulant une attaque terroriste avec des avions détournés lancés simultanément sur des cibles stratégique… le 11 septembre 2001. Simulation qui aurait totalement désorganisé la chaîne de commandement alors que les tours du WTC et l’immeuble du Pentagone à Washington venaient d’être frappées par des avions civils détournés et que les F16 de l’US Air Force restaient cloués au sol.

On ne pourra pas dire qu’on ne nous avait pas prévenus.

Tout ceci peut paraître méchamment complotiste. Hélas, ces faits sont tous réels, avérés et vérifiés.

Quant aux rapprochements faits par certains complotistes entre l’époque que nous visons, certains détails dans l’instauration inéluctable d’une dictature mondiale et des prophéties du livre de l’Apocalypse quand aux temps derniers, au règne de l’Antéchrist et de « la Bête », on ne peut qu’être surpris par certaines analogies entre l’Empire totalitaire néolibéral et le règne de la Bête annoncé.

L’analogie frappante qui revient souvent est celle entre le marquage obligatoire des population annoncé dans l‘Apocalypse. Une marque sans laquelle nul de pourra acheter ou vendre… Et le traçage sous forme de tatouage, de puce RFID ou d’injection sous la peau d’une « boîte quantique » numérique contenant l’essentiel des informations sur chaque individu.

« Il lui fut donné d’animer l’image de la bête, de sorte qu’elle ait même la parole et fasse mettre à mort quiconque n’adorerait pas l’image de la bête. À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C’est le moment d’avoir du discernement : celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, car c’est un chiffre d’homme : et son chiffre est 666. »

Beaucoup de théories complotistes inspirées notamment par des prêcheurs de l’extrême droite chrétienne américaine ont glosé sur ces versets, notamment sur le nombre 666, « le chiffre de la Bête » marqué sur chaque individu : celui-là même qui figure sur le code-barres numérique généralisé à partir de 1974 et apposé aujourd’hui sir tout produit commercialisé.



S’agit-il d’une vraie prophétie ? D’un phénomène de préscience rapporté du 1er siècle de notre ère doublé d’une alerte destinée à nous alerter l’humanité à notre époque sur les dangers qui la menacerait ? Faut-il y voir plutôt une volonté cynique des stratèges du Nouvel Ordre Mondial de se conformer au récit apocalyptique pour fasciner et effrayer les populations ?

Quoi qu’il en soit on ne peut qu’être frappé par la description même symbolique d’un vécu de la conscience collective projeté sur des temps apocalyptiques avec la réalité de ce que nous vivons collectivement aujourd’hui : une sortie de l’Histoire et une entrée plus ou moins chaotique dans une nouvelle ère pour l’humanité riche de promesses mais aussi de périls en tout genre. Et l’avènement d’un régime totalitaire centré sur le contrôle des richesses financières et matérielles, de tous les pouvoirs et de tous les arbitrages, au bénéfice d’une petites élite ploutocratique déterminée, cynique, criminelle voire génocidaire.

Et la promesse d’un règne messianique transhumaniste fondé sur l’asservissement de tous à un nouveau système mondial, fondé sur le contrôle et la surveillance totale de toute l’humanité grâce aux nouvelles technologies.

La certitude c’est que le masque n’est pas qu’un outil de prévention ou de protection contre un virus. C’est un symbole, un uniforme, la marque d’un renoncement et d’un asservissement collectifs face à un Ordre nouveau qui s’impose de façon sournoise mais déterminée en prétendant protéger l’humanité contre un fléau naturel totalement imprévisible, et les crises en cascade qu’il engendre et dont nous n’allons pas tarder à mesure l’ampleur inédite : crise économique, agricole, financière et monétaire, sociale, politique, institutionnelle, civilisationnelle.

A vrai dire tourtes ces crises avaient déjà commencé ou étaient en germe avant l’arrivée du coronavirus, qui n’est qu’un élément déclencheur et un prétexte pour les précipiter. Le système financier mondial ne va pas tarder à s’effondrer totalement, mais il était à bout de souffle et cet effondrement était programmé. Afin d’en mettre en place in nouveau, avec une monnaie unique mondiale, afin d’exercer un contrôle total et plus sûr sur toutes les transactions mondiales, sur l’économie et les marchés financiers.

De même les institutions de type totalitaires du Nouvel Ordre Mondial qui sont appelées à remplacer ou concentrer celles déjà inexistantes au sein d’une « gouvernance mondiale » n’ont rien d’improvisé. Comme les nouvelles technologies numériques de surveillance des masses comme la reconnaissance faciale, les algorithmes de traçage d’internet et des réseaux sociaux ou le marquage quantique ou la 5G. Cette « crise du coronavirus » n’est qu’un moyen stratégique pour les déployer, et un prétexte pour les imposer ou les renforcer.

Le masque, c’est la muselière des moutons soumis qu’ils veulent que nous devenions. Un message adressé à tous et qui proclame : « OUI JE SUIS SOUMIS ! « .

C’est la marque des bêtes de troupeau, des chiens dociles que nous consentons à devenir.

Et c’est le préalable à d’autres marquages, d’autres marques de soumission des toutous que nous sommes : après la muselière, le tatouage, la vaccination et le puçage obligatoires.

Face à cette stratégie d’oppression au plan planétaire il n’y a aucune alternative que le devoir sacré d’insurrection. Et cela commence par démaquer les masqueurs. Exposer, condamner inlassablement les enjeux et les acteurs derrière l’entreprise de manipulation dont nous étions jusqu’à présent les victimes ignorantes ou consentantes.

Et bien sûr refuser de porter le masque. Refuser les gestes barrière une fois l’épidémie déclarée achevée par des experts indépendants comme Didier Raoult. Refuser de se faire tester, préalable inévitable vers la vaccination obligatoire dans 6 mois. Refuser de se faire vacciner et de faire vacciner ceux dont on a la charge, notamment ses enfants. Refuser de laisser seules les personnes âgées dans les EHPADs, à la merci de consignes visant à les euthanasiés ou les laisser mourir de chagrin et de solitude. Refuser de laisser les plus démunis livrés à eux-mêmes sans assistance. De laisser les entreprises licencier encore d’autres salariés qui iront grossir les rangs du million de nouveau chômeurs depuis le début de la crise.

Partout restaurer et amplifier les solidarités qui ont été malmenées ou brisée par cette crise factice. Et reprendre tous ensemble de la contestation, des manifestations brisées toutes net par les interdictions de rassemblements et le confinement imposé. Défendre nos droits et nos libertés contre un gouvernement oppressif et cynique acheté par l’oligarchie et les lobbies. Et tout faire pour forcer ce Président illégitime et ce gouvernement corrompu à démissionner. Sinon le destituer ou le renverser, au nom des grands principes et de la Constitution qui garantissent au peuple la souveraineté et lui ordonnent de se soulever en cas d’oppression.

Et puis surtout ne pas nous enfermer dans nos frontières. Le protectionnisme et les relocalisations annoncés, entraves au catéchisme libéral motivées par la peur rétrospective des désordres de la mondialisation, ne doit pas servir de motif à un repli nationaliste qui nous ferait régresser des siècles en arrière. Et qui au final servirait ces tyrans mondialistes qui veulent nous asservir, en nous montant nation contre nation, peuple contre peuple, nourrissant ainsi des tensions, des rivalités, des guerres qui rendraient encore plus inéluctable l’instauration immédiate de leur « gouvernement mondial » au prétexte de restaurer la paix et la justice entre les nations.

Au contraire, nous devons tendre la main à nos partenaires, rester ouvert au monde, solidaire des autres peuples. Parce qu’il n’y a aucune alternative pour l’humanité aujourd’hui, sinon parfaire sa cohésion et son unité. Régresser n’est pas une option, même à court terme. Jamais nous ne pourrons nous protéger en nous barricadant et en ignorant les autres. Nous devons agir ensemble, maintenant, et de façon concertée.

Il n’y a pas d’autre planète, il n’y a pas d’autre humanité, nous devons faire avec, tous ensemble, sans jamais nous laisser diviser par des peurs, des calculs ou des ressentiments. Seule la concertation, sur des bases justes, égalitaires te démocratiques, nous permettra de construire la civilisation mondiale qui émerge. En refusant ce modèle tyrannique, oppressif, totalitaire, mensonger, criminel, violent, déshumanisant, dans lequel on voudrait nous forcer à rentrer en nous manipulant, en portant sur le visage un bout de tissu et deux élastiques, symbole de notre démission et de notre consentement.

L’Islam, le sexe, la femme et le voile

Mis en avant

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L’Islam est apparu dans l’Arabie du 7e siècle qui était alors un carrefour de cultures sémitiques. En tant que religion il s’est développé à partir d’un corpus théologique et juridique hérité du judaïsme ancien et de sa relecture par le christianisme.

Dès sa naissance l’Islam s’est affirmé et imposé contre des cultes polythéistes présents à La Mecque et fondés sur l’adoration de divinités féminines.

D’un point de vue anthropologique l’Islam comme le judaïsme ancien sont apparus dans un vaste contexte de redéfinition des formes et des dogmes religieux lié au passage progressif de sociétés matriarcales vers des formes assez radicales de patriarcat.

La place de la femme dans la société et la religion s’en est trouvée fondamentalement bouleversée. L’institution du mariage apparue avec le patriarcat a établi la femme dans un statut de subordination et de propriété par rapport à son mari.

Tout ce qui se rapporte à l’expression de la sexualité et du désir féminins fut alors recouvert de peurs, de tabous et de suspicions. Dans l’imaginaire collectif ces peurs accompagnaient la crainte de voir les femmes reprendre le pouvoir sur les hommes comme dans les sociétés matriarcales anciennes où ceux-ci étaient réduits au simple rôle de reproducteurs.

C’est donc bien une suspicion globale jeté sur le sexe féminin qui justifia tous les interdits et toutes les prescriptions religieuses sur la sexualité des femmes. Elle va avec une volonté de circonscrire et contrôler la sexualité en général et le désir féminin en particulier grâce à des règles précises qui en régulent l’expression.

L’institution de la circoncision pour les nouveaux nés de sexe mâle participe de cette volonté de contrôle du pouvoir religieux, de la Loi et de la morale par rapport au sexe et à ses débordements.

La peur de l’impureté, récurrente dans la loi mosaïque, en particulier celle attachée aux menstrues, justifie l’obligation faite aux femmes d’effectuer des rituels de purification après leurs règles comme après avoir accouché.

L’encouragement fait aux Juifs pieux de réjouir leur femme le jour saint du Shabbat marque l’assimilation indissociable de la sexualité conjugale à la piété religieuse. Comme la volonté de sacraliser le sexe selon une logique qui assure aux hommes la préservation du pouvoir sur les femmes.

L’Islam primitif reprend cette volonté de mainmise sur les femmes en l’accentuant encore.

La polygamie et la possibilité pour les hommes d’épouser une jeune fille non nubile, la justification de l’usage de la violence pour réprimander une femme et la multiplication des interdits imposés aux femmes dans la société contribuent à verrouiller le pouvoir absolu que la communauté exerce sur les femmes par l’intermédiaire des maris.

On a souvent répété que l’Islam avait voulu émanciper les femmes. On a même présenté le prophète comme un modèle de féminisme comparé aux usages en vigueur à son époque à La Mecque.

Selon bon nombre d’islamologues soucieux de vérité, il s’agit d’un mythe. L’Islam a bel et bien œuvré pour reléguer les femmes dans un statut, des droits et un rang inférieur et les soumettre. En les empêchant de pouvoir s’exprimer en tant qu’individus, sans se référer à leur mari.

Si l’on ignore ces vérités, on ne peut comprendre le danger représenté par l’idéologie salafiste, qui se réclame d’un Islam radical et une vision fantasmée de ses origines et prétend s’imposer à tous les musulmans.

Aujourd’hui, le port du voile dans l’espace public pour les femmes musulmanes ne représente absolument pas un gage de liberté et d’expression d’une « différence ». C’est au contraire, qu’elles le veuillent ou non, le rappel d’un ordre social qui sacralise la soumission des femmes, contrôle leur identité et leur sexualité en les soumettant à des codes et des règles très stricts, et souhaite uniformiser de la société.

On ne peut comprendre véritablement l’ambiguïté de la symbolique du voile dans le monde arabo-musulman sans rappeler la façon particulière dont il départage deux types opposés de femmes : la femme vertueuse et la courtisane.

Cette distinction témoigne bien de la volonté éminente du pouvoir masculin de définir les codes d’une féminité licite et d’une autre illicite, destinés à satisfaire le plaisir des hommes.

Ainsi la femme vertueuse se doit de montrer tous les signes de sa soumission à son mari et à la religion, de préserver en public sa pudeur du regard des autres hommes, de rester toujours discrète et d’obéir rigoureusement à son mari pour ne pas le déshonorer. L’impératif de conformité à ce modèle s’étend aux filles non mariées, aux jeunes-filles, aux tantes ou aux sœurs qui vivent sous le même toit.

A l’inverse la courtisane est une femme libre, une séductrice, une danseuse ou une prostituée. Mais surtout un personnage ambigu qui suscite réprobations, mais qui émoustille aussi les hommes en incarnant tous les raffinements délicieux des plaisirs charnels associés à la beauté, la sensualité, au charme et à l’ivresse.

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Le voile de la courtisane est l’instrument de sa séduction. Elle se voile pour mieux se dévoiler ensuite. Le voile – les voiles – aguichent par leurs couleurs, leurs matières chatoyantes, leur transparence qui laisse deviner la rondeur des formes, le velouté de la peau, la noirceur de la chevelure.

La courtisane est une icône, une femme enviée pour son audace et sa beauté, autant qu’une pécheresse réprouvée par les gens pieux. Les femmes mariées rêvent de lui ressembler, copient en cachette ses parfums et ses potions pour séduire les hommes, à l’abri des regards.

La société ne peut tenir ensemble sans ces deux modèles qui s’affrontent et se repoussent. Car il ne peut exister de vertu sans vice. Mais aussi parce que le choix de la vertu selon des codes religieux ne peut se justifier que relativement à la promesse de plus grands plaisirs.

Ce qu’il faut aussi comprendre c’est que cette opposition entre deux icônes de la féminité en Islam n’est pas identique à l’opposition entre une vision puritaine et une vision transgressive et libertaire de la femme et de la sexualité, comme la morale occidentale en a forgé les contours.

Toute la culture « orientale », arabe ou persane, n’a cessé de cultiver la quête sensuelle de l’ivresse symbolisée par le vin ou les plaisirs charnels avec une puissante tension rhétorique, esthétique et mystique. L’érotisme et l’ivresse sont des thèmes prépondérants dans la poésie, l’iconographie et la chorégraphie arabes. Le thème du vertige y est central.

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Aussi codifié soit-il, le sexe en Islam n’est nullement un interdit. L’obsession farouche de l’adultère, de la séduction pour les femmes mariées, la condamnation virulente de pratiques jugées dévirilisantes et impures comme l’homosexualité, surtout pour ceux qui s’y adonnent en étant passifs, n’empêche absolument pas les hommes d’exprimer une libido impérieuse. Une libido d’autant plus valorisée qu’elle est entourée de mythes sur la « puissance de l’étalon arabe ».

Quant à l’Islam, il n’ignore pas le sexe, bien au contraire. C’est même la seule religion monothéiste dont la vision du Paradis soit associée à une promesse de plaisirs érotiques infinis, de vierges et de jeunes éphèbes promis aux bons musulmans.

La courtisane et les plaisirs qu’on lui associe représente donc ce jeu ambigu et troublant entre l’image du péché et celle d’une transe mystique et érotique qui ravit l’âme au-delà de toute limite imaginable.

La radicalité du salafisme par opposition aux formes d’Islam traditionnelles c’est qu’il jette un voile terrifiant sur tous les plaisirs et sur la sexualité en particulier. Pour un fanatique musulman tout devient suspect et condamnable : l’alcool bien sûr mais aussi l’excès de nourriture, la musique et la danse parce qu’elles prédisposent à la lascivité et à l’avachissement dans les plaisirs sensuels, la sexualité et ses raffinements, jusqu’à finalement la joie elle-même.

Et le retour du refoulé se traduit par obsession du sexe, du vice, du libertinage, de l’homosexualité et de la beuverie, tous abondamment pratiqués sous forme décompensatoire par ceux qui sont les plus farouches gardiens d’une morale fanatique.

Il n’est point pour s’en convaincre de regarder du côté des crimes barbares commis et de l’esclavagisme sexuel coutumiers chez les soldats de Daesh. L’Arabie saoudite qui a érigé en religion d’Etat un mouvement sectaire considéré comme une hérésie de l’Islam, le wahhabisme, et qui entend en faire le modèle pour tous les musulmans, est aussi l’un des pays du Moyen-Orient où les élites proches du pouvoir s’adonnent le plus à l’alcool et à des débauches sans frein ni restrictions, bien à l’abri des regards.

La valorisation de la figure de la courtisane propres aux cultures islamiques traditionnelles est totalement absente chez les fondamentalistes qui n’y voient que dépravation et scandale. La dénaturation de l’Islam en idéologie politique conduit à une amnésie totale quant à la richesse culturelle et à la variété qui caractérise les sociétés islamiques traditionnelles.

En définitive ce que l’idéologie salafiste promeut, en dehors de son projet politique de conquête du pouvoir, c’est la mort.

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On le voit très clairement quand on observe les différents uniformes que les salafistes veulent imposer aux femmes. Plus le costume se radicalise et cache la femme jusqu’à la faire disparaître sous un linceul noir, plus il exprime la mortification. Et l’image de ma femme, totalement privée de vie et d’érotisme, finit par s’assimiler à celle d’un fantôme, d’une succube ou d’un maléfice.

Le voile islamique est un élément sémantique utilisé dans le langage de propagande islamiste pour indiquer une frontière, une démarcation, un retranchement. Il exprime un marquage territorial et identitaire sur des femmes transformées en panneaux publicitaires pour une idéologie.

Et ce marquage n’est aucunement celui de « l’Islam », mais celui d’une idéologie qui utilise l’Islam pour lui substituer une vision totalitaire et mortifère, contraire à l’esprit et à la réalité de l’Islam originel, ignorante des cultures d’Islam et de leur thématique quant à la féminité et à la sexualité, et radicalement opposée à toute émergence d’un Islam tourné vers l’humanisme et la modernité.

Drogues, par-delà le bien et le mal

Gabegie, hypocrisie et irresponsabilité maximum au pays de Voltaire, des Droits de l’homme et du babacoolisme politiquement correct.

Aujourd’hui oser critiquer les bien-pensants pseudo anars et pourfendre l’unanimisme bobo quant à la fumette dès l’âge de 10 ans vaut aussitôt condamnation au pilori pour extrémisme nazi.

Les mômes fument tous les jours du shit dégueulasse sur le chemin du lycée, dans les jardins publics et partout en ville ? No souçaille ! C’est tellement cool et gentiment subversif !

Sauf que :

– Qui sait que mélanger du shit et du tabac comme le font 95% des consommateurs est une totale abberation ? Que le cannabis même pur sous forme de marijuana ne devrait pas être fumé mais consommé sous forme de tisanes, de diffusion atmosphérique ou d’huile essentielle associée à un aliment solide ? Et en l’absence de tout autre produit 12 heures au moins avant la prise ? Ceci afin d’en maximiser les effets bénéfiques sans en subir les effets toxiques et nocifs pour la santé liés à la combustion de la plante (goudrons notamment).

– Qui sait que plus de 100 études scientifiques récentes ont prouvé l’efficacité du cannabis administré selon un protocole médical dans le traitement du cancer ? Alors que le cannabis fumé peut être plus toxique que le tabac.

– Qui ose aujourd’hui le dire aux gamins : le shit pourri vendu dans les rues et refourgué entre copains est souvent coupé 4 ou 5 fois avant d’être revendu. Et contient presque toujours des substances carrément chelous.

Vieux pneus, cirage, plastiques fondus dans le meilleur des cas. Pour les effets planants ou speeds, selon les cas souvent aléatoires, voire pour rendre accros les consommateurs, les dealers ajoutent souvent amphétamines, anxiolytiques, coke, drogues de synthèse inconnues, paracétamol, médicaments recyclés. D’après les analyses réalisées par les labos des services de surveillance des trafics, on trouve à peu près tout dans ces drogues du pauvre si « inoffensives »… Accessoirement un faible pourcentage de résine de cannabis de très mauvaise qualité.

– La consommation régulière de résine de cannabis à de multiples effets pas du tout « cool ». Surtout pour des jeunes cerveaux en pleine transformation. Et des ados souvent fragiles, influençables, en quête de sensations toujours plus fortes et de transgressions pas que symboliques, facilement tentés par les excès de tous ordres, et la plupart du temps peu ou très mal informés. Voire en rupture avec leur famille, leur milieu d’origine, l’école ou « le système ».

Dépendance psychologique, accoutumance incitant à multiplier les joints, augmenter les doses, associer le shit à d’autres psychotropes, notamment lors de fêtes : alcool, cocaïne, ecstasy et autres drogues de synthèse.

Le mélange de substances pour maximiser les effets, allié au manque de sommeil, à l’insuffisance de prévention quant aux risques, et de surveillance par des consommateurs plus avisés peut rapidement devenir explosif sinon fatal.

– Dans beaucoup de cas fumer régulièrement du shit conduit à s’enfermer dans un déni de réalité, avec des conséquences archi connues : absentéisme puis échec scolaire, difficultés de dialogue avec les parents, puis désocialisation et précarisation progressives, engrenage vers le chômage, la délinquance voire la petite criminalité : revente de substances illégales, vols pour se payer sa dope dès qu’on passe du shit à des substances plus addictives et plus chères…

Il serait temps d’en finir avec cet esprit de laxisme confusionnel.

Et le dire haut et fort: Il n’y a pas de « drogues douces », encore moins de drogues « inoffensives ».

Ce n’est pas parce la France est championne du monde de consommation de médicaments psychotropes par habitant, que l’Etat est un dealer hypocrite qui perçoit une rente scandaleuse en taxes diverses sur des drogues effroyablement destructrices et addictives comme la cigarette ou les alcools forts, qu’il faudrait encourager la consommation aveugle d’autres psychotropes sans aucune information, aucun encadrement, en tolérant des trafics iniques et une économie sous-terraine, au motif qu’il y a plus grave que fumer un pétard ou 2 ou 3 entre potes.

Il faudrait mettre fin à ces arguments idiots comme quoi le shit serait une substance « naturelle » donc bio et bonne. Alors qu’il y a objectivement plus de différences entre un shit acheté au coin de la rue et un cannibis de qualité, cultivé, récolté, distribué et consommé en toute conscience, et un Château Pétrus 1952 et 1 litre d’alcool à brûler.

La vérité c’est qu’aucune substance n’est à diaboliser a priori.

Il n’y a pas non plus des « bonnes » ou des « mauvaises » drogues. C’est un mythe, et un discours stupide et irresponsable.

Il n’y a que des bons et des mauvaises usages.

Le plus souvent liés à une absence totale de connaissance des produits, de leur origine ou modes de fabrication, de leurs effets réels, du mode de consommation et des précautions à prendre.

Une autre vérité c’est que TOUT EST DROGUE.

Toute substance ingérée ou inhalée, même et surtout l’oxygène qu’on respire, modifie plus ou moins instantanément l’état de notre conscience.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des hallus ni d’être totalement foncedé pour changer d’état. Une simple musique, une simple caresse, un simple morceau de chocolat ou un embouteillage nous font changer immédiatement d’état de conscience.

Quant aux politiques qui refusent depuis des décennies d’aborder le sujet, soit par peur ou ignorance, soit par complaisance, laxisme ou clientélisme, il serait temps de les mettre un peu en face de leurs responsabilités.

Choisir de modifier son état de conscience en ayant recours à des substances psychoactives contrôlées devrait être un droit encadré pour toute personne majeure, en bonne santé, jouissant des capacités de raison et de libre arbitre d’un adulte responsable.

Il n’est pas normal que cela soit laissé à l’arbitrage du juge, du policier, sinon au seul pouvoir des médecins. Lesquels sont souvent totalement ignorants de la réalité des états modifiés de conscience, restent englués dans des schémas obsolètes appris en fac sur la psychiatrie et la biochimie du cerveau, sont pétris de préjugés scientistes ou moralisateurs sur « les drogues », et objectivement incapables de gérer les énormes défis psychologiques, sociaux, familiaux, spirituels liés à la consommation régulière de substances psychoactives.

On cite souvent les exemples de pays qualifiés de « libéraux » ou de « tolérants » comme les Pays-Bas ou l’Espagne, qui ont dépénalisé la distribution et la consommation de certaines drogues (et en sont depuis revenus face aux conséquences désastreuses sur la consommation et le trafic de drogues dures).

On parle beaucoup moins de la Suisse, et surtout des États-Unis, pays par ailleurs champion du contrôle de l’économie des drogues dures, de la corruption d’états vivant du trafic et l’instrumentalisation de mafias de narcotrafics. Pourtant aux USA se développe depuis quelques année ce que certains appellent une Troisième Vague (Third Wave).

Après les expérimentations psychédéliques liées au LSD de la génération des beatniks et des hippies dans les années 60 et 70, après l’usage récréatif de l’ecstasy et autres drogues de synthèse dans les décennies 80 et 90, notamment aux milieux festifs et underground (raves, clubs, milieu gay), des recherches scientifiques enthousiasmantes sont aujourd’hui menées par des équipes sérieuses et dénuées d’a priori. Avec des résultats spectaculaires et des perspectives très prometteuses quant aux possibles débouchés à court terme.

Notamment pour guérir rapidement et de façon très efficace des personnes atteintes de cancers, d’états dépressifs sévères résistant à tous les antidépresseurs connus, des addictions chroniques à l’alcool, à l’héroïne ou la cocaïne, et d’autres utilisations dans le domaine médical, psychologique, transpersonnel ou spirituel.

Des substances consommées il y a peu illégalement dans un seul but récréatif et récemment légalisée comme le cannabis voient leurs effets méthodiquement étudiés. Tout comme le MDMA (ecstasy), le LSD, la psilocybine (champignons hallucinogènes), en passe de l’être par la FDA.

De même pouf des plantes utilisées depuis des siècles par la médecine amazonienne comme l’ayahuesca. Ou des pshchitropds puissants synthétisées récemment comme la DMT, aussi appelée « molécule de l’esprit ».

Qui en parle dans les médias français ? Personne évidemment. Sur ce sujet comme beaucoup d’autres la France a 20 sinon 30 ans de retard.

Il serait temps de se réveiller. D’arrêter de se contempler le nombril et de bégayer toujours sur les même poncifs éculés à propos du joint, l’arbre qui cache la forêt.

Ceux qui défendent le tout répressif sont comme ceux qui défendent le droit à se défoncer sans entraves : des imbéciles et des gamins irresponsables.

Vite, donnons la parole aux gens sensés plutôt qu’à ces idéologues qui brassent le même air vicié depuis 40 ans !