Comment sortir de l’Apocalypse ? Par la porte intérieure !

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En ces temps orwelliens et tourmentés où le Mensonge est devenu la Vérité, où l’Etat Providence est le hijab de la Dictature du Fric, où l’état d’urgence sanitaire est le prétexte au Nouvel Ordre Totalitaire, au confinement policier et à la dictature de l’Arbitraire, où le sauvetage de l’économie devient le prétexte au saccage définitif du Droit du Travail, où 60 ans est un âge trop jeune pour partir en retraite mais trop vieux pour être soigné à la chloroquine, où le capitalisme mondial tremble sur ses bases, craint pour ses Bourses et joue avec la vie de 7 milliards d’êtres humains, il est temps de se réveiller !

Il est temps de réagir. Collectivement.

De sortir de l’ornière de l’individualisme, de la compétition acharnée et du chacun pour soi.

De sortir du matérialisme, du productivisme et de l’affairisme qui aliènent nos consciences et empêchent l’humanité de relever la tête, de prendre conscience qu’elle est une seule et même Nation, un seul et même Peuple, une seule et même Espèce, un seul et même Esprit. De prendre conscience que l’humanité est Une et Indivisible, comme l’est en principe notre République.

Il est temps d’en finir avec ce consumérisme hédoniste, ce culte de l’image et de la surface, cette Ère du Vain et du Vide, qui nous empêchent de voir les vraies priorités et les vrais enjeux pour notre survie et notre évolution en tant qu’espèce.

De nous consacrer tous ensemble à promouvoir des vraies valeurs qui nous fassent vivre et grandir, d’édifier une vraie civilisation mondiale unie, solidaire et pacifique, fondée sur la Fraternité et la Justice, le sens de l’intérêt général et non la préservation des intérêts d’une toute petite élite, l’attention aux plus faibles et aux plus démunis et non l’esclavage de tous au service des plus riches, la quête collective du Bien commun le plus large et le plus universel et non l’accumulation frénétique de biens dérisoires et de pouvoirs désuets.

Ce Bien commun est celui de toute l’espèce humaine et des générations futures. Mais aussi du souci et de la coopération avec les autres espèces, de la préservation des grands équilibres planétaires, la volonté de développer une fécondité matérielle et un usage maîtrisés, de partager les ressources, les richesses, les savoirs. Non pas d’œuvrer pour notre satisfaction personnelle, mais de les mettre au service de l’épanouissement de tous.

Ce monde et ceux qui le défendent parce qu’ils en profitent sont en train d’agoniser. Ils résistent encore mais plus pour très longtemps. Il ont déjà perdu : il ont creusé leur propre tombe.

Ce monde avait pour fondement l’ego, l’orgueil, l’hubris de l’homme occidental, ivre de conquête, de domination et de son sentiment de supériorité.

L’homme s’était fabriqué des dieux. Des dieux jaloux et violents, crachant la foudre et le tonnerre. Puis il s’était fait Dieu lui-même, parce qu’il ignorait sa vraie nature spirituelle.

Le génie et la chute de cet homme-dieu, c’est sa volonté de puissance. Cette volonté de s’approprier tous les pouvoirs, tous les privilèges arrachés à l’autre. Son obstination à vouloir soumettre et détruire, autant que de construire palais, monuments et empires à sa gloire.

Son drame et sa chute, c’est cette volonté de prédation et d’assimilation de tous les avoirs et tous les savoirs. Vouloir devenir le Maître de l’Univers, s’élever plus haut que l’Olympe et les dieux.

Ce monde touche à sa fin. Avant la fin du siècle il ne sera plus que ruines.

A moins qu’il nous ait tous engloutis dans sa folie de pouvoir et de destruction. A nous d’en décider.

Ce monde c’est nous, humains, qui l’avons créé. Nous nous cachons le visage aujourd’hui comme Adam chassé de l’Eden en voyant de quel monstre nous avons accouché.

La terre crie vers le ciel, asphyxiée par nos rejets putrides et mortifères. Comme nos poumons aujourd’hui asphyxiés par un virus de chauve-souris. Les glaces fondent et les eaux montent, elles s’ajoutent aux déluges et menacent nos grandes cités de les envoyer rejoindre l’Atlantide. Les espèces agonisent, ravagées par les eaux, les feux de forêts, l’avancée des déserts, l’air vicié, les pestes et les pesticides, la surpêche, la surproduction et la surconsommation.

Des fleurs des champs aux grands mammifères, toute vie pourrait demain disparaître de la surface de la terre, du ciel et des mers, à cause de la simple disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs. Plus de pollen, plus de plantes ; plus de plantes, plus de nourriture. Et plus d’oxygène pour verdir nos poumons.

Asphyxie.

L’homme est vaincu par ses propres pestilences. Par son ego aussi hypertrophié que le poitrail des vainqueurs.

Mais un autre monde est possible. Il est déjà là.

Un monde qui ne fait pas de publicité, ne s’étale pas sur les affiches, ne s’impose pas dans les rayons des supermarchés.

Un monde discret mais qui se répand plus rapidement qu’une rumeur, qu’un slogan ou un record en mondovision. A la vitesse de la Conscience : celle de la lumière.

Ce monde existe en filigrane, se répand de façon subliminale par-delà le brouhaha des réseaux sociaux. Il filtre dans les esprits, du moins ceux qui font silence, qui méditent ou qui font une pause. Plus efficacement que parmi ceux qui sont occupés à nourrir le Moloch.

Ce monde se donne à contempler avant de se découvrir. Ce monde n’est pas un monde qui se conquiert, qui se construit, qui s’érige comme un temple ou un gratte-ciel. Il vit au-dedans de nous.

Ce monde, ce sont nos « fils », la descendance de l’Humanité que nous portons en nous, en germe, et qui émerge à notre conscience. Dans nos espoirs les plus élevés, quand nous sommes bien ajustés, bien alignés sur la vie qui nous porte et nous pousse en avant.

Selon un principe quantique, ce qui est a déjà été et sera de nouveau. Passé et futur n’ont aucune réalité. Seul existe un éternel Présent, toujours changeant, toujours mouvant.

Passé et Futur ne sont pour le premier qu’une mémoire construite, individuelle ou collective, constituée de nos états d’être, de nos vécus émotionnels encryptés dans notre ADN, nos neurones et nos bibliothèques. Et pour le second, la cristallisation de nos espoirs, de nos désirs et de nos capacités, conjugués aux virtualités qui s’offrent maintenant à notre libre-arbitre. Une équation probabiliste qui trace une direction possible pour notre être en devenir.

Selon cette théorie, nous sommes déjà en contact permanent bien qu’inconscient avec nos lointains « descendants » : ces « fils de l’homme » des générations futures les plus lointaines qui nous succéderont dans quelques siècles, quelques millénaires ou plus. Qui auront appris à maîtriser les priorités inimaginables de l’esprit, de la force gravitationnelle ou de l’énergie de l’atome. Qui auront appris à voyager dans l’espace et le temps à des vitesses supérieures à celle de la lumière, à voyager des deux côtés des portes de la mort, entre conscience et matière. Qui auront ensemencé les étoiles, visité d’autres galaxies, échangé avec d’autres civilisations hautement évoluées…

Pour les esprits les plus cartésiens, tout ceci peut paraître de la science-fiction loufoque, ou une dinguerie new age. Pourtant ce sont les scientifiques les plus pointus qui nous enseignent aujourd’hui ces vérités. Du moins ceux qui ne s’égarent pas dans cette utopie transhumaniste, ce rêve de fusion homme-machine, cette « singularité » tant espérée où l’homme ne serait plus humain mais aliénerait sa conscience à la matière pour survivre à celle-ci. Un rêve fou digne de Frankenstein, et le dernier avatar du matérialisme scientiste agonisant.

Car la seule issue à la souffrance et à l’agonie, à l’irréductible angoisse existentielle, à la peur de la Perte qui motive toutes nos œuvres, toutes nos créations démiurgiques, nos testaments philosophiques, ce n’est pas de nous agripper à cette matière où nous avons choisi de plonger et qui sert de véhicule à nos expériences incarnées. C’est au contraire de lâcher du lest et d’accepter de nous en arracher pour de bon. D’investir les territoires multidimensionnels et infinis de l’Esprit, plutôt que de nous abîmer plus profond dans la physis.

Aujourd’hui il n’est plus besoin de compter sur la religion, sur des anges ou des saints imaginaires pour nous protéger des périls qui nous menacent le plus de destruction. Ni uniquement sur nous-mêmes, petits vermisseaux rampants incapables de nous sortir du bourbier où nous nous sommes jetés.

Il suffit de nous brancher sur notre fréquence intérieure. Ce à quoi notre retraite forcée nous oblige. Au lieu de passer nos journées à nous distraire en regardant des programmes débiles à la télé. Et d’unir nos fréquences pour entendre les messages diffusés par la Mémoire de nos origines et de notre destin.

Cela peut paraître stupide, inutile ou impossible pour beaucoup. Pourtant nous le faisons le plus souvent sans le savoir. Quand nous nous plongeons dans une musique qui nous transporte. Quand nous contemplons un paysage magnifique qui dilate notre esprit et notre cœur. Quand nous nous laissons aller à méditer sur des sujets profonds ou des vérités essentielles. Avec cette impression étrange d’être beaucoup plus clairvoyant et paisible que d’habitude, de toucher un sens qui nous dépasse et que nous n’aurions jamais pu approcher par nous-mêmes.

Cet état d’éveil de la conscience, de lâcher-prise et de reconnexion, à soi-même et à ce qui Est, est essentiel.

Et c’est MAINTENANT.

Confinés ne veut pas dire cons finis.

Sachons occuper au mieux cette période imposée de solitude et de retour sur soi. Nous décentrer de nos désirs habituels : consommer, jouir, parler, travailler, nous divertir, tuer le temps… Pour revenir à des besoins plus essentiels que nous méconnaissons ou que nous avions oubliés : faire silence, écouter, renoncer à « faire » pour être, accompagner.

Et si nous ouvrions ce bouquin sur la méditation acheté il y a quelques mois et rangé sous une pile de magazines ? Et si nous écoutions ce disque de musique de relaxation offert par une amie sophrologue ? Et si nous nous mettions à peindre dans la cuisine, sans aucun projet préétabli, juste laisser le pinceau filer sur la toile, et les couleurs se mettre en place instinctivement ? Et si nous essayions de jeûner pendant trois ou quatre jours, plutôt que de nous précipiter avec angoisse au Franprix du coin dès que le frigo est à moitié vide ? Et si nous passions un après-midi à jouer vraiment avec le chien, lui faire un câlin, au lieu de l’emmener dix fois par jour faire le tour du pâté de maison, juste pour échapper à nos quatre murs ?…

Les idées ne manquent pas pour initier la démarche. Viendra ensuite temps d’échanger, de partager, de dépasser angoisses et frustrations pour réfléchir ensemble à un meilleur avenir possible. Que ce soit au niveau de l’immeuble, du quartier, de la commune, de la région, de la nation ou du monde, de la famille, du groupe d’amis, de voisins, de l’entreprise, de l’association, du syndicat ou de l’humanité…

Un autre monde est possible. Il est déjà là.

Ne manquons pas cette occasion unique de le faire advenir. Car nous risquons une fois cette crise passée d’être vite repris par les rênes d’un capitalisme pressé de resserrer son emprise sur les corps et les esprits, d’augmenter son niveau de contrainte et de coercition pour nous réduire encore plus à l’état d’esclaves, de choses, de producteurs-consommateurs et de sous-humains.

L’heure du grand réveil a sonné. Pas l’heure de la bataille, de l’Apocalypse ou de l’Armageddon. Mais l’heure de s’enivrer.

Les réseaux sociaux entre désinhibition, scandale et conscience collective

Dans un article intitulé De la perte des inhibitions sur les réseaux sociaux publié dans la revue Jésuites de Suisse Romande, Christian Rutishauser, analyse les phénomènes de désinhibition sur les réseaux sociaux. Et la montée des insultes, propos haineux aussi violents que décomplexés permis par la distance et l’anonyme du « monde virtuel ».

Cette analyse est juste, bien que peu nouvelle. Les réseaux sociaux autorisent en effet toutes les dérives, tous les excès, toutes les bassesses.

Enfin presque : un centimètre carré de peau illicite publié sur Facebook et l’on est aussitôt cloué au piloris, éjecté ou mis en quarantaine. Dans la culture puritaine anglo-saxonne, la liberté d’expression est bien plus large qu’en France. En revanche l’exhibition des parties intimes du corps équivaut à un crime de sang.

Je précise cela parce que même si cette réflexion n’a pas été motivée par l’affaire Griveaux, sa concomitance force à aborder le sujet.

En fait la question à se poser serait plutôt : que se passerait-il aujourd’hui si les réseaux sociaux n’existaient pas ? Ou s’ils étaient censurés de la même façon que les discours publics, interdisant tout écart de langage et de pensée hors des sentiers balisés de la dictature du politiquement correct ?

Les réseaux sociaux sont un espace ouvert à tout et à tous. Et donc le reflet de notre société, de ses attentes, de ses engouements et de ses angoisses. Ils ne sont ni bons ni mauvais. On y trouve ce qu’on y apporte ou ce qu’on vient y chercher.

Si la parole y est davantage désinhibée qu’ailleurs c’est à cause de la distance que crée l’écran, lequel paradoxalement rapproche en rendant presque intimes des interlocuteurs parfois situés à des milliers de kilomètres. Le tutoiement y est plus naturel que dans la « vraie vie ». On y décline son identité ou pas un peu comme on veut sur son profil. Mais aucune présentation n’est nécessaire pour rentrer abruptement dans le vif d’un échange. Il suffit d’un mot qui accroche, et hop ! On réagit aussitôt. Pas de salamalecs, pas de codes sociaux complexes : on like, on râle ou on passe.

Toutefois, on aurait tort d’opposer le monde réel où la proximité physique permettrait de limite la charge violente dans les rapports humains, et le « monde virtuel » dont le caractère presque « irréel » permettrait toutes les décompensations.

Car les réseaux sociaux sont des médias d’interaction et d’échange tout aussi « réels » qu’un dialogue à une terrasse de café, une conférence dans un amphithéâtre ou une rencontre impromptue dans la rue. La seule différence, c’est l’absence d’interaction physique et le recours à un médium : ici l’écran et le clavier d’ordinateur, le réseau télématique et un « espace » virtuel appelé « réseau social » qui fixe le cadre et les modalités de l’échange : Facebook, Twitter ou autre.

Il ne viendrait à personne l’idée de désigner comme « virtuel » une conversation téléphonique ou un échange épistolaire, au motif que les interlocuteurs ne pourraient se voir ou se toucher. Tout ce qui se fait et se dit sur les réseaux sociaux est bien « réel », même si la densité du message paraît moins prégnante et plus éphémère.

Cette dichotomie arbitraire entre le « réel » et le « virtuel » révèle une confusion il est vrai très commune entre la réalité et la matérialité. Or la réalité, ce n’est pas la matière. Selon la physique quantique, c’est même tout l’inverse : ce que nous nommons habituellement « réalité » n’est en vérité que le produit d’une conscience qui interagit avec elle. Rien n’est intrinsèquement, objectivement « réel », sinon la conscience elle-même.

En conséquence, les réseaux sociaux ne sont que des moyens (physiques : câbles, serveurs, ordinateurs…) permettant à des consciences humaines parfois très éloignées physiquement d’interagir consciemment entre elles. Ce phénomène est tout à fait réel, quand bien même il n’y a pas d’interaction physique de proximité entre ces êtres conscients.

C’est d’ailleurs sans doute pour cela que ce qui rend perceptible comme « réel » la présence de ces consciences les unes aux autres, c’est précisément la charge émotionnelle qui accompagne les messages, et la façon dont ils sont perçus, interprétés. D’où l’usage fréquent d’emoticons pour transcrire les états émotionnels, sincères ou mimés, des interlocuteurs et colorer affectivement les échanges.

Or quand ces émotions s’emballent, on atteint vite les sommets. D’autant que l’absence d’interaction physique interdit toute régulation naturelle des affects selon le jeu habituel des émotions, des réactions et de la violence physique contenue : quand deux individus sont face-à-face, ils n’en viennent pas aux mains chaque fois qu’il y a un désaccord entre eux. Le langage joue un rôle de compensation et de sublimation émotionnelle. Quand deux individus sont à une distance telle qu’ils ne peuvent s’atteindre, il est plus facile et moins dangereux de se lancer des anathèmes. Le langage joue alors le rôle de substitut aux intimidations sournoises, aux menaces contenues et au rapport de forces physique et dynamique qui orientent l’échange vers une résolution non violente des conflits quand deux interlocuteurs se font face.

Les réseaux sociaux servent donc souvent d’exutoire. Et l’on peut très vite se fâcher avec un véritable ami, ou adresser des insultes à un parfait inconnu pour une virgule de travers.

D’où la nécessité de fixer des limites, pour éviter les atteintes aux personnes, les violences verbales, les propos racistes, xénophobes, homophobes. Tout ce que notre société « civilisée » croit avoir évacué en le déclarant illégal. Mais qui revient toujours ici ou là comme un retour du refoulé quand la parole est trop jugulée.

Qu’il y ait des phénomènes de décompensation verbale et affective sur les réseaux sociaux c’est un truisme. C’est même l’une de leurs fonctions de base. Les réseaux sociaux sont un café du commerce mondial. Même pas besoin d’être un peu ivre pour être désinhibé. Ça fait partie du jeu et chacun part du principe que cela ne prête pas à conséquence. Au pire on renouvelle son stock d’« amis » ou on dégage en un clic celui ou celle dont les propos nous ont ulcéré. Avec l’arme létale du « signalement » lorsqu’on a affaire à un énergumène qui dépasse les bornes. Si tu dépasses la limite, je te grille. Game over.

Tant qu’on reste dans les clous définis par les règles du réseau social, tant qu’on n’attaque pas directement un autre utilisateur avec des menaces, des insultes ou des propos graveleux, on peut se lâcher, user de toutes les provocations, se défouler sur un personnage public en le traitant de tous les noms.

Les réseaux sociaux c’est un peu la farce médiévale, le punching ball, et un théâtre populaire où chacun se met en scène pour jouer tout à tour le procureur, le défenseur, le justicier, le sage, le docte, le fou, l’indifférent…

Politiques, VIPs et starlettes d’un jour en prennent pour leur grade. Comme tous les arrogants qui se prennent pour des lumières. Ça fait partie du jeu.

Sans les réseaux sociaux, comment expurger toute cette hargne, ce ressentiment, cet esprit révolté, contestataire, parfois excessif et surjoué, mais aussi parfois fort salutaire en démocratie ? Pour ceux qui ne sont pas inscrit dans un club de boxe ou qui ne jouent pas à Mortal Kombat sur leur console, reste Twitter, Facebook, où l’on peut se payer une célébrité, un ministre, un artiste bidon à coup de Tweet assassin. Et si l’on est malin, ruiner son image en quelques heures grâce à l’effet viral.

Quand les mécanismes habituels de régulation politique entre pouvoirs et contre-pouvoirs ne fonctionnent plus, les réseaux sociaux et les phénomènes de masse qu’ils engendrent restent un moyen de mettre en scène les conflits.

On le voit aujourd’hui en France avec cette opposition entre un pouvoir autoritaire qui méprise objectivement le peuple, et une partie croissante de ce peuple déterminée à en découdre contre une Police dernier rempart d’un pouvoir délégitimé.

Sans la liberté de parole sur les réseaux sociaux, les forums de discussion, sans les médias et journalistes indépendants, il ne reste plus que la rue et le rapport de forces physique pour régler les conflits.

Le rôle des réseaux sociaux est encore plus évident dans les pays qui ne sont pas démocratiques, où la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de réunion sont limitées ou inexistantes. Twitter, Facebook, Instagram quand ils ne sont pas interdits ou bridés, sont les seuls espaces où peut s’exprimer la parole de citoyens opprimés par la dictature, qu’elle soit militaire, idéologique ou religieuse. Et de prendre à témoin la conscience mondiale au nom de valeurs universelles.

Un véritable progrès pour l’émergence d’une conscience planétaire unifiée.

Revenons à Griveaux. Bien sûr ça n’est pas très joli d’exposer ainsi à la vindicte publique une vidéo très « privée » et pas franchement élégante d’un homme politique pris la main dans le slip en train de révéler ses parties intimes à une inconnue.

Mais ce qui doit nous interroger c’est cet empressement soudainement unanime des politiques à dénoncer la méthode – objectivement illégale – sans prendre le recul nécessaire pour en décrypter les motivations.

« Démocratie en danger« , « complot de Poutine » : quelles outrances n’a-t-on pas entendues à propos d’une anecdote somme toute banale, même si elle a coûté sa carrière à un politique corrompu émanant du sérail présidentiel.

« Malheur à celui par qui le scandale arrive ! », dit l’Evangile (Mt 18:7). S’empressant aussitôt d’ajouter : « Il est nécessaire que des scandales arrivent. »

Jésus parle ici des enfants « scandalisés », pas des adultes coquins qui jouent au docteur pendant que bobonne fait la tambouille. Inutile de chercher bien loin dans l’actualité de l’Eglise pour comprendre quel genre de scandales ce verset peut aujourd’hui évoquer…

S’agissant de l’affaire Griveaux et du rôle de propagation virale des scandales que jouent les réseaux sociaux, l’affaire n’est pas tant morale que politique. Il s’agit de ternir l’image d’un politique qui s’était présenté lui-même comme un bon père de famille, en révélant à ses électeurs et à l’opinion publique que la réalité est tout autre.

D’ailleurs dans ce jeu de l’arroseur arrosé on peut se demander qui est vraiment celui « par qui le scandale arrive ». Est-ce Piotr Pavlenski, cet activiste russe qui a publié la vidéo ? Ou n’est-ce pas plutôt Benjamin Griveaux lui-même, qui s’est rendu coupable de tartuferie en désavouant sa famille, sa respectabilité personnelle, sociale et politique ?

Le procédé permis par les réseaux sociaux est certes immoral et illégal, puisqu’on porte ainsi atteinte à la vie privée d’un homme et à l’honorabilité de sa famille. Mais n’est-ce pas in fine un acte qui sert la démocratie puisqu’il met fin à une hypocrisie, à une tromperie électorale ?

Griveaux avait lui-même utilisé son image de « bon père de famille » comme un argument de campagne pour donner l’image de ce qu’il n’est pas. Il avait donc choisi de rendre public ce qui relève a priori de la vie privée : son couple et ses enfants. Le seul moyen d’apporter un démenti à cette évidente tromperie était donc de rendre public certains éléments de sa vie privé qui infirment objectivement les précédents.

En fait, toute forme de tromperie délibérée de l’opinion quant à la personnalité ou à l’honorabilité d’un candidat est en soi un scandale en puissance. Elle l’est déjà pour ceux qui sont dans la confidence. Elle le devient de façon irréfutable quand le scandale est rendu public.

Bien sûr la fonction des réseaux sociaux ne doit pas devenir de rendre public tout ce qui est privé dans la vie des autres, dans une traque frénétique de la vérité, de la transparence et d’une moralité souvent de façade, utilisée comme arme de pouvoir et de contre-pouvoir. Ce qui reviendrait à établir un régime de terreur.

Mais utilisée à bon escient, cette arme de l’outing politique peut s’avérer fort utile pour dénoncer la corruption, le mensonge.

« Il est nécessaire que des scandale arrivent »… Le scandale ne doit pas être recherché a priori. Pas plus que l’exercice de la désinhibition sur les réseaux sociaux. Mais comme la désinhibition est un phénomène de décompensation personnelle de la charge émotive et affective en grande partie nourrie par l’hyperviolence d’une société normative tout entière ordonnée par la pensée unique, le politiquement correct et l’autocensure permanente, le scandale politique est une arme démocratique parfois nécessaire pour désavouer des responsables coupables de corruption, de tromperie, de mensonge, de dissimulation. Autant de dérives qui mettent en cause leur capacité à représenter leurs électeurs et à exercer des fonctions publiques.

On doit se protéger des dérives de l’étalage public, des accusations gratuites et des sentences prononcés par les effets de meute favorisés par les réseaux sociaux.

Mais on doit aussi se protéger contre l’excès d’hypocrisie, la violence et le ressentiment légitime qu’il nourrit quand la morale publique devient une supercherie, un écran de discours et de comportements conformistes faux destinés à masquer la lâcheté de ceux qui sont supposés montrer l’exemple.

Celui qui mettait en garde contre la survenue des scandales dénonçait avec une vigueur bien plus grande l’hypocrisie, la duperie, le mensonge des hommes de pouvoir. En particulier ceux qui s’autoproclamaient les gardiens de la norme légale, comportementale, identitaire et de la morale sociale ou religieuse.

Ce qui serait souhaitable qu’il advienne à propos des réseaux sociaux, c’est une conscience majoritaire et citoyenne. Une conscience qui utilise ces réseaux comme un outil pour préserver la vitalité et l’authenticité des principes universels contre leur instrumentalisation par tous les pouvoirs.

Plutôt qu’un espace d’exhibition et de contentement narcissique égoïste, comme c’est souvent le cas aujourd’hui.

Que les indignations individuelles et collectives ne visent pas à conforter les egos dans des jeux de rivalité mimétique exacerbée, mais qu’elles servent l’intérêt général et le Bien commun.

Toute colère, toute indignation, toute rupture volontaire avec le consensus imposé n’est pas mauvaise en soi. Si elle sert la vérité, la dignité, la justice, l’intérêt du plus grand nombre.

Mais on ne peut « moraliser » les réseaux sociaux en imposant des règles supplémentaires, comme le fait souvent Facebook. Encore moins en prétendant les réguler de l’extérieur en surveillant davantage les profils, les échanges, comme voudraient le faire certains politiques orwelliens.

On ne peut rendre ces réseaux plus éthiques et utiles à l’humanité qu’en élevant le niveau de conscience global. En s’interrogeant sur la meilleure façon de les utiliser face à l’infinité des possibles. Et cela passe par chacun d’entre nous.

Mises au point sur la liberté de conscience

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La « liberté de conscience » est souvent invoquée par les fondamentalistes pour faire avancer leur agenda, contourner ou contester les lois démocratiques.

Rappelons que la liberté de conscience n’est ni un droit absolu, ni indépassable, ni illimité.

La liberté de conscience s’arrête là où commencent les autres libertés garanties par la République, notamment la liberté d’expression qui comprend celle de critiquer une religion, de blasphémer, de dénoncer publiquement des atteintes au droit ou aux principes, de condamner et sanctionner des organisations ou des responsables religieux. Mais aussi la liberté de réunion et d’association, la liberté de la presse, la liberté de circuler, de voter, de jouir librement de ses biens ou de ses moyens financiers.

Elle s’arrête là où commence le devoir républicain de protéger les personnes contre les dérives sectaires, les atteintes à leurs libertés individuelles, leur libre arbitre, leur dignité, leur intégrité ou leur sécurité, les tentatives d’emprise, d’intimidation, de contrainte, d’abus, de pression, de séquestration, et toute forme de menace ou de violence physique, verbale ou psychologique. En particulier ce qui concerne la protection des plus faibles, des personnes fragilisées ou plus exposées : mineurs, femmes, personnes âgées, minorités ethniques, migrants, personnes LGBT…

Elle s’arrête là où commence la haine raciale, l’antisémitisme, le négationnisme ou le révisionnisme, la justification de la xénophobie, du génocide ou de l’épuration ethnique, de l’esclavage, des persécutions religieuse, du terrorisme et de tout autre crime.

Elle s’arrête là où commence l’égalité hommes-femmes, les droits des femmes, des mineurs des minorités, des personnes LGBT. En particulier les délits et les crimes que constituent l’obligation faite sous contrainte à une femme mineure ou majeure de porter le voile, la polygamie, les violences conjugales, le viol conjugal, le viol en réunion, le féminicide, l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie.

Elle s’appelle là où commence la laïcité, c’est-à-dire le respect des devoirs et obligations légales concernant l’exercice des cultes et l’expression des convictions, en particulier le port de signes religieux ostentatoires ou de signes politiques à caractère religieux dans l’espace public, le prosélytisme religieux ou la volonté de se soustraire aux lois françaises au nom d’une religion. Mais aussi le principe de séparation des cultes et de l’État, le détournement de fonds publics à des fins de financement d’organismes cultuels, la tentative de corruption d’élus ou de fonctionnaires de l’État, l’infiltration de partis politiques, de syndicats ou d’administrations publiques pour promouvoir une idéologie religieuse.

Elle s’arrête là où commence le communautarisme, contraire aux valeurs et principes républicains. Notamment quand celui-ci vise à fracturer la société française, à menacer l’unité nationale et le caractère indivisible de la République. Quand elle vise à monter des populations les unes contre les autres ou contre l’État désigné comme oppresseur. Ou à isoler des populations dans une volonté séparatiste.

Elle s’arrête là où commence la volonté de pays étrangers, en particulier des dictatures islamistes, de peser sur les décisions des dirigeants français, d’orienter la politique en matière de gestion des cultes ou de droits civiques en fonction de leur idéologie ou de leurs intérêts, d’exercer un chantage sur la France, l’Europe et ses états, de s’ingérer dans les affaires publiques, d’instrumentaliser des ressortissants nationaux, binationaux ou étrangers résidant en France pour servir des intérêts partisans contraires aux principes républicains, ou de les transformer en forces hostiles à la République ou à la démocratie. Elle s’arrête là où commence la seule communauté reconnue par la France : la communauté républicaine.

Elle s’arrête là où commencent la force majeure, la raison d’État et l’intérêt supérieur de la nation qui commandent de restreindre certaines libertés individuelles quand le sort de la nation, des intérêts vitaux du pays, la sécurité ou l’ordre publics sont menacés.

Toute absence de reconnaissance de ces principes, toute volonté de faire céder l’État ou la force publique quant à leur application, constituent un chantage inacceptable et doit être dénoncé comme une atteinte aux valeurs de la République, à la cohésion sociale ou à l’ordre public.

En conclusion, la liberté de conscience ne saurait être invoquée pour justifier tout en n’importe quoi. Encore moins pour faire reculer la République.

La laïcité, également instrumentalisée et dénaturée par les islamistes ne se résume pas à la liberté de conscience. Laquelle serait conçue comme le droit de revendiquer la liberté de tout faire, tout dire tout croire ou tout imposer aux autres. La laïcité est avant tout la séparation des cultes et de l’Etat. Un principe qui garantit dans les libertés exposées ici comme la liberté de conscience et et la liberté de culte. Mais aussi qui réaffirme la prééminence des logiques et des lois républicaines, lesquelles s’imposent inconditionnellement partout et à tous, sur toute autre logique ou loi d’inspiration religieuse.

Il est essentiel de ne pas se laisser abuser par la volonté de certains de se soustraire aux lois républicaines à partir de prétentions libertaires en constituant une communauté isolée qui auraient ses propres lois.

Toute doit être fait et maintenu pour combattre ces dérives que l’on peut aisément qualifier de sectaires et qui constituent des infractions évidentes au principe d’unité et d’indivisibilité de la République.

 

Un nouveau mouvement citoyen est né : 512, le Mouvement du 5 décembre

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PRESENTATION

Le Mouvement 512 ou Mouvement du 5 décembre est né le 5 décembre 2019, journée de grèves nationales unitaires. Une série de manifestations contre la réforme des retraites qui a suivi celles des Gilets jaunes iinitié un an plus tôt.

Ce mouvement s’appuie sur un constat partagé par une très grande majorité de Français, porté par des revendications diverses et une colère populaire qui s’exprime de plus en plus fortement sans que rien ne change.

Animé par un souci de restaurer en France une vraie dynamique démocratique et une vraie justice sociale, le mouvement 512 porte plusieurs propositions, exigences et revendications dans les domaines institutionnel, politique, social, économique, budgétaire, fiscal, administratif, éducatif, culturel, écologique, diplomatique, humanitaire ou technologique.

Le mouvement 512 est un mouvement populaire et unitaire. Populaire parce qu’il émane du peuple souverain et non de ceux qui prétendent parler en son nom. Unitaire parce qu’il vise à rassembler la nation plutôt qu’à la fragmenter.

Le mouvement 512 n’est ni un mouvement anarchiste, ni un mouvement nationaliste, ni révolutionnaire. C’est un mouvement républicain, fidèle à l’esprit, aux valeurs et aux principes de notre République.

Son but est le rétablissement de la démocratie et des vertus républicaines, en particulier la justice sociale, la solidarité et l’engagement citoyen pour le bien commun. Son but n’est aucunement de changer de régime, de renverser l’Etat ou de diviser une partie de la population contre une autre.

En revanche ce mouvement entend demander des comptes à ceux qui usurpent le pouvoir contre l’intérêt du peuple.

NB : Le Mouvement 512 est indépendant de toute appartenance politique, syndicale, corporatiste, philosophique ou religieuse. Il ne soutient aucun parti, aucun élu, aucune association ou mouvement d’aucune sorte.

Il est l’émanation des citoyens qui se reconnaissent dans les mêmes valeurs démocratiques, républicaines, sociales et citoyennes.

UN CONSTAT

En mai 2017, le pouvoir a été confisqué au peuple pour être livré aux lobbies de la finance et aux multinationales.

Le Président actuel n’est pas un chef d’Etat mais un simple haut fonctionnaire du système, et non le représentant élu de la nation malgré l’apparence de légitimité démocratique dont il jouit.

Durant deux ans et demi, pas une de ses décisions n’a été engagée dans l’intérêt du peuple français ou de la France. Mais uniquement pour satisfaire ses sponsors qui l’ont fait élire.

Le Droit du Travail continue d’être démantelé, le système de protection sociale également, le régime d’assurance chômage est réduit au strict minimum, nos services de santé sont exsangues, les services publics à bout de souffle, quand ils ne sont pas livrés au secteur privé, de grandes entreprises nationales comme la SNCF, EDF, GDF, Aéroport de Paris, La Française des Jeux sont privatisées ou démantelées comme de simples bibelots.

Aujourd’hui la France n’est plus une démocratie, mais une oligarchie ploutocratique au service d’intérêts économiques, financiers, et des plus riches. Une oligarchie qui impose ses lois selon une idéologie néolibérale au service du Marché et non du peuple.

Nous voulons que le pourvoir soit rendu au peuple au plus vite, et que la France soit gouvernée par un pouvoir exécutif qui représente et défende vraiment les Français, en particulier les moins favorisés.

NOUS DEMANDONS

  • La démission immédiate d’Emmanuel Macron et la dissolution de l’Assemblée Nationale
  • La tenue d’élections présidentielles et législatives anticipées
  • La fin du régime de parti unique et la garantie d’une vraie alternance démocratique par le jeu des oppositions
  • La dissolution de LREM, parti factice destiné à servir l’ambition carriériste d’un seul homme
  • L’inscription dans la Constitution de l’interdiction de toute collusion avec le secteur privé des candidats aux élections présidentielles, législatives et régionales
  • L’interdiction pour tout lobby quel qu’il soit d’être représenté dans une assemblér républicaine. La pénalisation de toute tentative de corruption ou d’influence d’élus de la part d’organismes financiers, d’entreprises ou de lobbies, sous quelque forme que ce soit (y compris cadeaux, repas, vacances…)
  • L’abandon immédiat et total de la réforme des retraites
  • Une revalorisation immédiate du SMIC à hauteur de 30%
  • Un moratoire de 5 ans sur les hausses du prix des carburants, du gaz domestique et de l’électricité
  • Un encadrement des prix de tous les biens et services de consommation courante, avec une interdiction totale d’augmentation du prix des denrées alimentaires de base partout en France
  • La création d’un organisme public indépendant chargé de garantir l’encadrement du prix de l’énergie pour tous les fournisseurs
  • La création d’un ensemble de mesures incitatives pour permettre le passage d’ici 10 ans à 50% d’agriculture bio en France
  • L’interdiction progressive totale de tous pesticides et perturbateurs endocriniens (étalée sur 10 à 20 ans selon les produits). Le remplacement des pesticides chimiques par des pesticides naturels ou non polluants à prix compétitif. L’extension de cette mesure à nos partenaires européens.
  • La tenue d’une Convention Nationale de la Santé réunissant tous les acteurs concernés (Sécurité Sociale, médecins et auxiliaires de santé, pharmaciens, Assistance Publique, cliniques privées…) destinée à évaluer les conditions d’équilibre, d’harmonisation et d’excellence de tout notre système de santé, de la Sécurité Sociale, du maintien et de l’amélioration des soins et prestations, la réorganisation de l’Assistance Publique afin de garantir le fonctionnement de tous ses services, son refinancement afin de garantir de meilleurs services, plus de personnel médical, de soin et d’encadrement
  • L’inscription dans la Constitution de l’écologie et de la lutte contre le changement climatique comme priorités nationales au nom des générations futures, qui engage tous les services de l’Etat
  • La création d’une Commission de contrôle environnemental indépendante du gouvernement chargée de contrôler la conformité de tous les critères engagés par la France relatifs à la transition écologique et à la protection de l’environnement, avec un droit de sanction en cas de non respect
  • L’augmentation immédiate du budget de la fonction publique et l’embauche de 100.000 fonctionnaires supplémentaires dans les domaines suivants : santé, éducation, emploi, services sociaux, environnement, sécurité nationale pompiers, Police, lutte contre le terrorisme et la radicalisation…
  • La création d’un emprunt d’Etat à taux garanti supérieur à celui des produits d’épargne courants afin de financer les augmentations budgétaires dès 2021
  • l’inscription au niveau européen puis mondial d’un moratoire global visant à effacer la dette des états les plus pauvres. Mais aussi d’un moratoire pour tous les états endettés. Une dénonciation globale du système financier fondé sur la dette visant à assujettir les états et les pouvoirs politiques au pouvoir financier
  • La mise en place d’une table ronde au niveau mondial composée de représentants des différentes nations du monde visant à redéfinir les règles du capitalisme mondial, à refonder les liens qui subordonnent le monde de la finance, le monde économique et le monde politique (les états souverains) aux grandes institutions mondiales de la finance
  • Le refonte du Conseil économique et social en un Comité national d’expertise, composé des 1000 meilleurs experts français dans tous les domaines. Ce comité pourra être consulté à tout moment par le gouvernement ou le Parlement pour l’élaboration des lois, décrets et décisions. Mais aussi émettre des avis sur la politique du gouvernement, des collectivités, la situation économique, sociale, administrative de la France.
  • création d’un Conseil National Citoyen composé de citoyens non élus ayant pour mission de contrôler l’action de l’Etat, d’émettre des avis, recommandations ou sanctions analogues à celles du Conseil d’Etat dans les domaines suivants : budget de l’Etat, fiscalité, transparence des ministres et élus, finances publiques, haute fonction publique, administration et services publics, politique en matière économique, d’énergie, d’emploi, d’éducation, de défense, de sécurité et de renseignement, de transport, de santé, d’immigration, de défense des minorités, de culture et de francophonie, de relations extérieures, de coopération, d’aide au développement, d’écologie, d’aménagement du territoire, de collectivités territoriales, prévention de la précarisation sociale, de la violence, de la délinquance, de la radicalisation et du terrorisme, participation et votes de la France dans les institutions européennes, internationales et mondiales. Ce conseil sera composé de citoyens représentatifs de la société française tirés au sort parmi ceux qui se seront déclarés candidats sur internet. Ce Conseil n’est pas une forme de démocratie directe qui se substituerait à l’action du parlement, mais un moyen de remettre nos institutions en prise plus directe avec le peuples souverain.
  • L’élargissement du Référendum d’Initiative Citoyenne à des initiatives rassemblant 500.000 personnes sur internet. Examen systématique des autres initiatives à partir de 5.000 signataires
  • La France est la 6e puissance mondiale et compte en 2019 10 millions de pauvres. Une situation inacceptable.
    Nous demandons la création d’un Plan national de lutte contre la pauvreté. Comportant notamment la révision et la revalorisation des minima sociaux, des aides et des services proposés aux chômeurs de longue durée, aux personnes âgées, aux personnes malades, handicapées, invalides, aux personnes seules, aux mères célibataires, aux demandeurs d’asile et aux migrants… La création d’un organisme unique pour venir en aide aux sans-abris, en particulier en hiver, avec des services d’hébergement d’urgence, la distribution de repas, de vêtements, des services de santé, sanitaires, sociaux et d’entraide locale, une meilleure organisation et des moyens accrus pour les services du Samu Social, une meilleure coordination avec les ONG, associations et intervenants spécialisées.
  • Pour mieux s’occuper des plus démunis présents sur notre territoire la France doit mieux maîtriser son immigration. Nous demandons l’instauration de quotas justes et raisonnables pour satisfaire nos besoins réels en termes d’immigration économique. L’arrêt ou la réduction au minimum du regroupement familial. Une concertation plus étroite avec nos partenaires européens pour prévoir et adapter nos moyens et mieux encadrer l’immigration liée aux conflits et aux mouvements massifs de populations vers l’Europe. De meilleures conditions d’accompagnement et d’intégration pour les demandeurs d’asile. Nous demandons que la France soit avec l’Europe à l’initiative d’un Plan démographique mondial pour anticiper et gérer les futurs mouvements massifs de population (plusieurs milliards de personnes) liés aux migrations climatiques à venir.
  • La création d’un Plan national d’éducation, d’insertion et de lutte contre l’exclusion. Réviser complètement la logique du système éducatif, de formation, d’alternance. Redéfinir les priorités de l’Education nationale : préparer à la vie active mais surtout à la vie tout court. Renforcer dès l’école la formation à l’esprit critique, à l’esprit d’équipe, les facultés de raisonnement, d’initiative, de jugement, de collaboration. Initier à la vie en société, à la citoyenneté, à l’engagement social, au respect des différences, au partage, à la recherche de l’intérêt général plus qu’à la compétition et la réussite individuelle. Stimuler l’intelligence plus que l’apport de connaissances, la culture générale plus que l’hyper spécialisation, les savoir-faire cognitifs, relationnels et pratiques plus que techniques. Adapter l’école au monde ouvert de demain, plus qu’au monde du travail en France aujourd’hui. Développer des modes de valorisation des compétences individuelles autres que le travail salarié, notamment pour les personnes sans emploi, handicapées, les jeunes en insertion, les anciens détenus, les retraités, les exclus…

La Laïcité n’est qu’un outil, aujourd’hui dévoyé, parmi tout l’arsenal des principes républicains pour lutter contre l’islamisme

Mis en avant

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Certains se sont émus ces derniers jours que l’Etat veuille se mêler de religion. Il est vrai que dans le cas présent c’est de façon bien maladroite voire complaisante, que l’Etat s’est mis en tête de réformer l’Islam en l’accommodant à la volonté des islamistes, comme s’il voulait leur faciliter la conquête du pouvoir.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam, mais de protéger la laïcité. » C’est ainsi que Radika Adnani critiquait il y a un an ceux qui interprètent la montée de l’Islam radical selon une lecture sociologique.

Une telle affirmation mérite qu’on s’y arrête. Tant sur le plan de la pertinence que de l’efficacité à combattre l’Islam.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam. » Grave erreur ! Depuis Lionel Jospin l’Etat a échoué à créer des institutions qui représentent réellement les musulmans, comme à faire barrage à la volonté hégémonique de l’Islam radical, aujourd’hui surreprésenté dans ces institutions fantoches que sont le CFCM ou l’AMIF. Sans compter les autres succursales des Frères Musulmans comme le CCIF, Musulmans de France ou LES Musulmans.

Si l’Etat ne se mêle pas urgemment de réformer de fond et comble l’Islam dit « de France », c’en est définitivement fichu de la possibilité de voir émerger un interlocuteur légitime, responsable et sérieux, et surtout qui représente les musulmans au lieu de les kidnapper.

« … mais de protéger la laïcité. » Hélas cette affirmation apparaît comme un sursaut désespéré, tant la laïcité prend l’eau aujourd’hui de partout, ballottée par tous ceux qui en donnent une lecture personnelle particulièrement dévoyée.

Plus de cent ans après la Loi de 1905, que reste-t-il de la laïcité à la française ?

C’est ici qu’on voit les limites à vouloir faire reculer l’Islam et défendre la République au nom du seul principe de laïcité.

Sur la question récurrente du voile, on voit déjà à quel point la laïcité est instrumentalisée par ceux qui ont pour objectif de l’abolir. Comment ils la subvertissent en la réduisant à la seule « liberté de conscience ». Une liberté comprise comme la liberté sans condition de chacun de vivre sa religion comme il l’entend, le droit pour des communautés de se constituer de façon séparée sur la base de l’appartenance religieuse réelle ou supposée, de s’affranchir des contraintes, des lois et des principes de la République. Mais aussi comment les mêmes exigent une neutralité absolue de l’Etat quant aux affaires religieuses. Un Etat accusé d’être un persécuteur liberticide.

Comme le rappelait Marcel Gauchet dans une interview publiée dans les Echos à propos de l’Islam réalisée en août 2016 et toujours pertinente aujourd’hui : « Nous sommes désarmés devant ce nouveau visage du problème de la laïcité et nous ne savons pas y répondre. » La laïcité à la française a été instituée au terme d’un combat contre l’église catholique. Laquelle s’est vite adaptée, autant au contexte historique et politique français qu’au triomphe du rationalisme, du positivisme et du scientisme athées de la fin du 19e siècle.

Face à une religion comme l’Islam, la République est désarmée. Cette religion exogène très différente du catholicisme fonctionne encore aujourd’hui selon des principes totalement réfractaires à la modernité comme à la conception occidentale de la démocratie et des rapports entre les religions, le Droit et l’Etat. Il ignore totalement les notions d’Etat de droit, de démocratie, de séparation des pouvoirs ou de laïcité. Pire, il les conteste et les combat avec virulence partout où c’est possible.

S’agissant de l’Islam politique issu de l’idéologie des Frères musulmans, le but de tout état musulman et de toute organisation qui en émane ou s’en inspire (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, financeurs du terrorisme djihadiste et d’organisations islamistes en Europe), est de combattre le modèle démocratique en infiltrant en profondeur les sociétés occidentales, en réislamisant les populations d’origine musulmane, en pratiquant un lobbying actif à tous les niveaux, national, international et mondial. Et en poursuivant leur but à long terme de remplacer les états démocratiques par des théocraties, de conquérir et d’islamiser progressivement tous les territoires impies, d’instaurer un califat mondial en de dominer toute la planète.

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Ce but n’a absolument pas varié au cours des décennies passées. Simplement la stratégie s’est acclimatée et le rythme de son exécution, la rhétorique et les moyens utilisés se sont adaptés aux réalités locales comme aux résistances rencontrées.

Face à une détermination patiente de l’Islam radical, face à la duplicité de ses acteurs qui font mine de se conformer au contexte juridique et culturel des sociétés qu’ils entendent conquérir, la laïcité est impuissante.

Pourtant, même si on a eu tendance à le négliger, la République est fondée sur des principes qui sont autant de solides piliers pour maintenir en place l’édifice.

Ainsi, l’article premier de notre Constitution précise :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

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République : le pouvoir en France est exercé par des personnes élues. La France n’est ni une monarchie, ni une théocratie, ni une dictature, ni une tyrannie.

Unité et indivisibilité : la République est une unité, elle ne peut être séparée en différentes parties. Le communautarisme n’est pas le modèle français. Aucun groupe ne peut s’isoler ou faire sécession en revendiquant des droits particuliers. Les lois s’appliquent sur tout le territoire. La République ne reconnaît qu’une seule langue officielle : le français.

Laïcité : l’État n’a pas de religion officielle, il ne paye pas les hommes d’Église et ne donne pas d’argent aux religions. Les personnes peuvent avoir une liberté de culte, de croyance. Toutefois cette liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi et les autres principes : liberté de tous les citoyens, égalité hommes-femmes, protection des mineurs, interdiction de toute emprise et lutte contre les dérives sectaires, les troubles à l’ordre public, les menaces pour la sécurité publique, l’intégrité territoriale ou la cohésion nationale…
La République ne reconnaissant aucune religion, la loi française ignore la notion de blasphème. Critiquer, caricaturer, se moquer d’une religion ou de ses représentants n’est aucunement un délit.

Démocratie : le peuple est souverain. C’est lui qui exerce le pouvoir, même si c’est par l’intermédiaire de ses représentants élus. Au contraire d’une monarchie de droit divin où le monarque tire son pourvoir et sa légitimité de Dieu. La République ne reconnaît aucune transcendance divine d’où émanerait le pouvoir, l’Autorité, le Droit et la capacité à régner.

Sociale : la République doit mettre en œuvre et satisfaire les besoins de la population dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé. En conséquence tout système éducatif privé (notamment religieux) ne peut s’exercer que par délégation, ses acteurs et programmes subordonnés à l’autorité concernée (Education Nationale).

Mais aussi la République qui est d’abord un Idéal humaniste trouve son application concrète dans un projet de « société ». La République n’est pas qu’un principe de gouvernement ou un ensemble de droits, la citoyenneté ne peut s’exercer quand dans le cadre de l’appartenance commune et active à une même Société, dont l’un des buts est la quête de l’intérêt général et du bien commun.

Etat de droit : le principe d’Etat de droit implique la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État où tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi.
Dans un pays comme la France, nul ne peut se soustraire au droit. La prétention de certains à se définir en marge de la loi, ou à vouloir adopter des lois qu’ils jugent supérieures au Droit français, est incompatible avec la République.
Dit plus clairement, l’Islam politique et la charia sont incompatibles avec la République.
Et ceux qui prétendent le contraire sont hors-la-loi.

 

Les valeurs et principes énoncés dans le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Liberté, Egalité, Fraternité, délimitent quant à eux clairement l’exercice de la citoyenneté et protège le statut comme les droits des citoyens contre toute dénaturation, limitation ou appropriation au nom d’une idéologie ou d’une religion.

Liberté : tous les citoyens sont libres de naissance. Aucun citoyen, aucun groupe ne peut prétendre à un statut ou des droits différents selon un privilège de naissance.
L’une des libertés essentielles qui découlent de ce principe est la liberté de conscience. Ce principe entre radicalement en contradiction avec l’un des principes essentiels de la foi musulmane, à savoir que l’on « naît musulman » et que l’on ne peut y déroger. En droit français, l’appartenance à une religion relève d’un choix personnel libre et conscient. Naître de parents musulmans n’oblige personne à se reconnaître comme tel. L’apostasie (le fait de renoncer à une religion) est un droit inaliénable en démocratie.
En outre l’Islam considère que le fait d’être musulman confère un statut et des droits particuliers, supérieurs à tout autre. Les « mécréants » dans les sociétés musulmanes traditionnelles n’ont pas le même statut ni les mêmes droits que les fidèles. Pour être acceptés dans la société ils doivent s’acquitter d’un impôt, se conformer à des devoirs et interdictions spécifiques.

Paradoxe, la liberté de conscience est aujourd’hui instrumentalisée par les islamistes et retournée contre l’Etat, accusé de la limiter par des lois « liberticides » notamment sur le voile.
D’autres libertés entrent en conflit avec les prescriptions ou revendications de l’Islam radical. La liberté pour les femmes de porter ou non le voile, souvent imposé au jeunes-filles dans les familles musulmanes orthodoxes. La liberté pour les femmes de se mouvoir librement, de prendre des décisions sans l’accord de leur mari, de parler à d’autres hommes, de faire des études, d’adhérer à un parti politique, de se réunir sans présence masculine, de refuser la contrainte physique, l’abus sexuel, le viol ou les violences conjugales, le droit de disposer librement de son argent, de voter, etc…

Egalité : La République considère que tous les hommes sont égaux dès la naissance. En conséquence il n’y a pas de statut inférieur ou supérieur qui puisse être lié à l’origine, à la religion, au fait d’être musulman ou non.
De même tous les citoyens sont également soumis aux mêmes obligations et les mêmes lois s’appliquent à tous. Nul ne peut prétendre déroger au Droit au nom de son appartenance à une religion ou une communauté.

Hommes et femmes sont égaux en droit. L’homme n’est pas supérieur à la femme. Celle-ci n’est pas soumise à l’homme, à son mari, à ses frères, à une communauté ou une autorité religieuse. Aucune entrave à ce principe d’égalité ne peut être accepté dans un cadre domestique, privé, communautaire, religieux, professionnel, public ou autre.

Fraternité : Les citoyens sont tous frères. Cela signifie qu’ils font tous partie à égalité d’une même famille : la République.

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Cette fraternité républicaine est supérieure statutairement à toute autre type de fraternité : religieuse ou spirituelle, élective, communautaire, de métier, au nom d’une société comme la franc-maçonnerie…

Au nom de ce principe, les citoyens sont engagés dans des liens de solidarité. Ils doivent se respecter et s’entraider.

La fraternité républicaine n’est pas le « vivre ensemble », ni la simple coexistence neutre et pacifique entre des individus ou des communautés juxtaposées. Elle repose au contraire sur la participation active de tous à l’entraide commune et à l’édification d’une société juste tournée vers la quête du bien commun et de l’épanouissement de chacun.

Nation : l’une des conséquences de ce ce principe de fraternité c’est la cohésion nationale. Tous les citoyens sont membres d’une même nation, délimitée par un territoire géographique, une langue commune unique et obligatoire (le français), une mémoire, une culture et des institutions communes.

Le refus de s’identifier à une culture commune, de parler la même langue, de reconnaître l’intégrité de la Nation , de partager une mémoire, des valeurs et des principes communs, constitue une mise à l’écart de la seule communauté qui vaille pour la République : la communauté nationale. Et une incompatibilité avec la nationalité française.
Hélas c’est souvent ce que l’on constate chez beaucoup de Français de confession musulmane, qui refusent de se définir selon l’appartenance à une même nation et la mettent en conflit avec leur religion ou leur origine.

Nationalité et assimilation : la nationalité française se transmet par la naissance (quand un des deux parents est de nationalité française) ou par le droit du sol (pour les citoyens nés en France de parents d’origine étrangère). Pour les candidats à la nationalité française, elle n’est pas un dû mais elle s’acquiert au terme d’un processus de naturalisation selon certains critères et un arbitrage administratif.

En France, le modèle républicain sanctionne l’intégration de nouveaux citoyens d’origine étrangère selon le principe de l’assimilation. Ce principe s’oppose radicalement au modèle communautariste anglo-saxon selon lequel les citoyens appartiennent à des communautés hétérogènes coexistant dans une même société. En conséquence on ne peut être français si l’on revendique l’appartenance première à une communauté ethnique ou religieuse, ou s’il l’on prétend que certaines lois communautaires transcendent le Droit français. La charia ne peut en partie ou en totalité se substituer au droit français.
Qu’une majorité de jeunes musulmans français considèrent aujourd’hui que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à la charia en non l’inverse est un fait extrêmement préoccupant. Car ces jeunes ne se considèrent plus de facto comme français, mais en marge de la communauté nationale voire hostiles à la France.

Humanisme : la République, la société française et ses lois sont fondées sur un Idéal humaniste. C’est l’homme qui est au centre de notre conception du Droit, du gouvernement et de la société. Et non un dieu, une idéologie religieuse ou un une élite.

Universalisme : contrairement au nationalisme qui tend à refermer la nation sur elle-même, la conception française de la République et son humanisme sont de nature universaliste. C’est-à-dire que si la République n’est pas l’émanation d’une transcendance religieuse, elle reconnaît néanmoins une certaine forme de transcendance collective dans la notion d’Humanité. Avec une volonté émancipatrice étendue à tout le genre humain selon des principes fondés sur la Raison.

La République, ses valeurs et principes ne sont pas tournés vers une société cloisonnée ou repliée sur elle-même, ou simplement sur une nation. Ils entendent rayonner pour toutes les nations et s’étendre à l’édification d’une société transnationale fondée sur le Droit, l’unité et la justice.

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En reconnaissant notamment à tout être humain la même dignité, le même statut et les mêmes droits.

Cet universalisme démocratique et républicain heurte aujourd’hui de plein fouet la prétention hégémonique de l’Islam politique à s’imposer à toute la planète selon une conception radicalement différente de l’Universel.

A une conception fondée sur la Raison, l’émancipation, le progrès, la liberté, l’égalité de tous les hommes quels que soient leur origine, leur ethnie, leur religion ou leur statut social, s’oppose une conception de l’homme fondée sur la soumission à un dieu prétendument révélé dans des textes écrits il y 13 ou 14 siècles et réputés inamovibles. Une conception qui oppose les fidèles aux infidèles, ces derniers étant voués à la conversion forcée, à l’esclavage ou à l’anéantissement.

A une conception humaniste, libertaire et pacifique fondée sur les Droits humains s’oppose une conception totalitaire, sectaire, figée et violente qui partout dans le monde saccage la dignité humanité et conduit les nations vers la barbarie et le chaos.

C’est pourquoi l’islamisme est radicalement hostile à la République. Radicalement incompatible avec celle-ci, ses valeurs, ses principes, sa conception de l’homme et la société.

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C’est pourquoi il doit être combattu, sanctionné, éradiqué avec la plus extrême énergie. Car il constitue aujourd’hui et de très loin le plus grand danger pour la démocratie, pour les libertés, pour les citoyens, pour les femmes, pour les minorités, pour les générations futures, pour la paix et la fraternité.

La prétention des islamistes à imposer la charia au nom de la « liberté de conscience » doit être balayée avec la dernière des énergies.

La laïcité n’est pas le seul principe qui puisse aujourd’hui servir de rempart à l’Islam. L’ensemble des principes et des lois de la République constitue un arsenal cohérent tout à fait apte à défendre celle-ci contre ses ennemis objectifs.

Ce qu’il convient de faire en revanche, c’est de rappeler, de marteler ces principes, leur signification, leur articulation et leurs modalités d’application.

Il ne peut y avoir d’autre arsenal pour combattre l’islamisme. Car la France est un Etat de droit, pas un état ou règne l’arbitraire, la loi du plus fort, le fait du prince ou le relativisme.

Le plus gros obstacle à ce combat, c’est le politique. Car il y a longtemps que les hommes politiques ici comme ailleurs ne servent plus les intérêts de la France et des Français, mais ceux d’autres acteurs qui les font élire. Et leur propre carrière.

Macron représente l’archétype de ces dirigeants programmés et parachutés en quelques années au sommet de l’Etat par des mécènes qui attendent un retour sur investissement.

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Ces mécènes n’ont aucune éthique. La République, la démocratie, la liberté, la vérité leur importent peu. Qu’il y ait à la tête de l’Etat un républicain, un démocrate, un communiste, un fasciste ou demain un islamiste, peu leur en chaut. Tant que l’argent rentre.

Leurs seuls critères d’évaluation se nomment libre-échange, investissement, productivité, rentabilité, plus-value, profitabilité et risques financiers.

C’est aux citoyens attachés à la République à prendre en main leur destin. De peser sur ces marionnettes selon un rapport de force suffisamment persuasif pour les inciter à infléchir leur politique. La seule cible à viser pour convaincre ces nouveaux princes insensibles aux soubresauts du monde tant qu’ils rapportent, c’est l’argent et le marché. Asséchez les profits, empêchez les capitaux de circuler, mettez le marché en panne, et retournez les services d’ordre contre les gouvernants, et aussitôt vous trouverez un interlocuteur prêt à négocier.

C’es hélas triste de constater que la démocratie soit à ce point en panne. C’est ce qui fait la force des islamistes, décidés à utiliser toutes ambiguïtés politiques, toutes les failles du système, toutes les faiblesses d’une société endormie sur ses principes, pour avancer leurs pions et s’i,infiltrer dans tous les réseaux de pouvoirs.

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Compte tenu de la vacance du pouvoir politique sur des questions aussi essentielles, si la société veut se protéger contre ce qui menace de la détruire, elle doit passer à l’offensive : se réapproprier les fondamentaux républicains, instaurer des réseaux efficaces de vigilance, exiger que la loi soit appliquée partout, que les principes qui fondent notre unité soient appliquées par tous, éviter que la société ne se fragmente, établir des rempart contre ceux qui veulent diviser, opposer, séparer, et s’infiltrer pour prendre le pouvoir.

Il faut sanctuariser non seulement l’école et l’université, mais toute la société civile : l’hôpital, la santé, le monde syndical, sportif, associatif, les partis politiques, les collectivités territoriales, les assemblées, les grands corps constitués, la diplomatie, le monde du travail, les entreprises publiques et privées, le monde de la finance, la culture, les médias, le monde du spectacle, du divertissement et des loisirs.

Réformer le culte musulman ? Un impératif de tout premier ordre pour lequel les citoyens doivent se mobiliser afin de l’exiger.

Presque toutes les organisations musulmanes au plan national doivent être dissoutes, à commencer par le CFCM. Et remplacées par un organisme unique représentant l’Islam de France, d’où sera exclus tout membre lié à des organisations réputées islamistes (et terroristes) comme les Frères Musulmans.

Les dirigeants de ces organisations doivent être dénoncés publiquement, voire pénalisés et sanctionnés s’il ont enfreint la loi. Les imams litigieux doivent être interdits, et expulsés du territoire quand cela est possible. Aucun islamiste inculpé, condamné ou fiché comme Tariq Ramadan ne doit plus pouvoir circuler sur le territoire, a fortiori pour y effectuer des conférences. Les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Aucun financement étranger direct ou indirect ne peut être accepté pour financer des organisations musulmanes, des lieux de culte, des associations communautaires ou islamistes déguisées en organismes « caritatifs », « éducatifs », « culturels » ou « sportifs ». Les mairies ou les collectivités qui les subventionnent doivent être sanctionnées, leurs maires condamnés.

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Les belles harangues sur la démocratie, la justice sociale, la laïcité ou la liberté ne servent qu’à attendrir et endormir le gogo. Aujourd’hui il faut des actes concrets.

Une République de combat, fidèle à ses valeurs, prête à les défendre, insensible au chant des sirènes islamistes comme aux bobards politiciens, voilà ce qu’il nous faut.