BONNE CHANCE A NOTRE NOUVEAU PRÉSIDENT !

Dimanche 14 mai 2017
Jour de l’investiture d’Emmanuel Macron comme 8e Président de la Ve République

Lors d’une campagne on dit beaucoup de choses, des choses justes et puis aussi des bêtises.

Parfois on se fige sur ce que tel ou tel représente à ses propres yeux, sans chercher à comprendre et connaître QUI IL EST vraiment et la flamme qui l’anime. Par-delà les mots, les discours, les promesses, les programmes, les projets… On projette à son tour, c’est le jeu des miroirs, des espoirs et de la parade électorale.

Jusqu’à présent je m’étais arrêté à l’image et j’étais passé à côté de l’homme. L’homme et non le personnage, qui par bien des aspects m’agaçait au point d’être emporté par ma colère : l’intellectuel brillant mais aussi éloigné du réel, le haut fonctionnaire des finances, l’ancien banquier d’affaires, le conseiller influent, le ministre puis le candidat fin stratège bardé du soutien des puissants.

Mes irritations m’ont aveuglé, je suis passé à côté de l’essentiel : ce qu’il n’est pas encore mais pourrait incarner demain.

Mais s’il y a une chose sur laquelle jamais je ne me trompe, c’est ma capacité à sentir et percevoir les changements profonds dans l’âme collective. Surtout au lendemain d’une élection et le jour d’une passation de pourvoir. J’avais ressenti et pressenti ce que serait le quinquennat de Sarkozy puis celui de Hollande le soir-même de leur victoire et le jour de leur investiture.

Aujourd’hui j’ai senti une France réellement apaisée. J’ai côtoyé des gens pleins de beauté intérieure, fait de magnifiques rencontres. J’ai vu de parfaits inconnus se parler, ouvrir leur cœur, aller vers l’autre. J’ai vu des jeunes couples, des familles, des amis célébrer je ne sais-quoi, des bouquets de fleurs à offrir, des enfants calmes, des inconnus diserts et des solitaires contemplant l’horizon. J’ai capté des confidences et en ai fait beaucoup, en ce beau dimanche de printemps doux, ensoleillé avec quelques averses. J’ai même croisé des clochards chevelus dans les couloirs du métro qui avaient l’élégance et la présence digne et droite de vieux sages.

Assurément il y a un vrai changement. Il y a comme une élégance retrouvée, moins de fausseté, de fermeture ou de haine dans les regards, du verbe juste et plus posé, sans emphase ni travers, de la simplicité et de l’esprit dans l’air…

Reste à souhaiter bonne chance à notre nouveau président. Et à l’aider à réussir. Non pas à gouverner à la hussarde et réformer par ordonnances. Mais à donner du SENS à son action politique à la tête du pays. A bien s’entourer, à savoir écouter, dialoguer, arbitrer, décider sans être ni trop complaisant ni trop tranchant.

J’invite particulièrement ceux qui comme moi n’ont pas voté pour lui, se sont abstenus ou ont voté blanc, et qui se méfient de lui à tort ou à raison, à baisser un peu la garde, à ne pas avoir peur et surtout à conspirer avec tous pour le meilleur dans l’intérêt de tous, de la France et du monde qui l’entoure.

De rester vigilants mais aussi bienveillants.

Car c’est en imaginant ensemble dans son fort intérieur puis en échangeant qu’on crée des champs de possibles, qu’on donne ensemble corps et vie à la réalité dans laquelle nous vivons maintenant et vivrons demain.

Bonne semaine à tous !

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