Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

De l’urgence de repenser radicalement la laïcité pour combattre l’Islam politique

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Aujourd’hui il y a urgence.

La Laïcité à la française n’est plus adaptée pour faire face à une volonté de conquête de l’Islam, une religion exogène très différente dans ses fondements et son évolution du catholicisme français, contre lequel la laïcité moderne avait été conceptualisée.

Cette laïcité énoncée il y a plus d’un siècle dans la Loi de 1905 est l’héritière de siècles de relations complexes entre l’Etat et l’Eglise. Comme le rappelle Jean-François Colosimo dans son dernier livre La religion française – Mille ans de laïcité, la laïcité est une spécificité française élaborée sur un millénaire sur des bases qui remontent à l’Israël biblique pour faire face aux féodalités et aux empires, et qui régit les relations tumultueuses entre l’Etat, la nation et l’Eglise, notamment par la tradition des concordats signés entre le roi et Rome.

A propos de cette conception de la laïcité fondée sur une volonté de séparer les églises et l’Etat et de fixer les règles juridiques sur le financement des organisations religieuses, deux conceptions de la laïcité s’opposent aujourd’hui. L’une négative et l’autre positive.

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La conception négative de la laïcité répond à une posture défensive face au danger d’un prosélytisme réel ou supposé de la part des religions. Elle veut préserver la liberté de croire ou de ne pas croire, de choisir et de pratiquer ou non une religion contre une volonté hégémonique de s’imposer aux esprits ou d’imposer sa logique à l’Etat. Cette conception s’appuie sur des présupposés philosophiques et des convictions de type rationalistes, matérialistes, positivistes, scientistes et bien souvent athéistes. Le danger pour les partisans d’une laïcité défensive c’est de voir Dieu s’inviter dans les discours et les territoires intellectuels ou politiques d’où il avait été évincé. Puisque la religion est un vestige obscurantiste de la pensée mythique et un outil d’asservissement de l’homme au nom d’une idéologie fausse, il faut élever partout des remparts pour éviter de la voir resurgir.

Les partisans de ce type de laïcité athéiste qui n’ose pas dire son nom sont souvent obsédés par la moindre effloraison de croyances religieuses. Ils sont allergiques à toute cohabitation de signes, de pratiques ou de discours laïcs et religieux dans le même espace public. Pour eux la religion ne doit jamais s’échapper des oubliettes de la « sphère privée » où elle avait été remisée, et où elle ne subsiste que grâce à un refus du totalitarisme athée et au nom du pluralisme démocratique. Sans quoi elle aurait été anéantie, ses clercs exterminés comme au bon vieux temps de la Terreur ou des épurations staliniennes.

Les partisans de cette laïcité dure et réactive sont bien évidemment les premiers ulcérés par la montée du fondamentalisme islamiste. Contrairement aux partisans d’une conception plus soft, plus relativiste, plus droits-de-l’hommiste de la laïcité, qui ne voient pas toujours a priori dans l’Islam un danger pour la démocratie, et qui vont même jusqu’à défendre les symboles de l’Islam radical comme le voile au nom d’une conception libertaire, consumériste et communautariste de la République.

Les partisans d’une laïcité pure et dure sont aussi les premiers à dénoncer la façon dont celui-ci instrumentalise le principe de laïcité réduit à la liberté de conscience pour attendrir les résistances d’une société déjà bien infiltrée par son idéologie et ses promoteurs. Ce en quoi ils ont raison.

A l’image de certains pères de la Loi de 1905 imprégnés de rationalisme athée et principalement motivés par des préoccupations anticléricales, les hérauts contemporains d’une laïcité radicale et défensive sont aussi ceux qui peuvent le plus facilement verser dans le fanatisme laïciste. Et se montrer à l’occasion plus intransigeants et violents dans leurs diatribes antireligieuses ou leur combat contre les religieux que les religions les plus intolérantes qu’ils dénoncent avec justesse.

A l’opposé de cette vision radicale et réactive de la laïcité, on trouve une conception beaucoup plus assertive, positive, authentiquement humaniste et progressiste, fondée sur la liberté, la volonté de faire corps, de faire société sur des bases communément acceptées, et sur une vision ouverte, humaniste et universaliste de la République.

Cette autre conception de la laïcité s’acclimate parfaitement de la coexistence pacifique des différentes convictions et croyances, de la présence de différentes religions respectueuses les unes des autres comme des principes et des règles communes, et de l’exercice de cultes différents tant qu’ils ne prétendent pas s’imposer à tous, limiter l’exercice d’autres cultes, ou se prévaloir d’un droit de peser sur les affaires de l’Etat et la vie civile autrement que comme des autorités morales appelées à être consultées sur des questions d’éthique publique.

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Pourtant, cette conception de la laïcité ne se limite pas à proclamer la liberté de conscience en laissant les citoyens libres de vivre leur religion comme ils l’entendent, dans une indifférence totale à l’égard du fait religieux. Cette liberté essentielle n’a en effet de sens que si elle s’exerce dans le cadre des autres principes républicains qui garantissent l’intégrité de la République, des droits individuels et devoirs réciproques qui lient ensemble les citoyens.

La liberté de conscience n’est pas un absolu. Sauf à croire que la République serait un sorte de supermarché où chacun pourrait venir faire valoir des revendication et quérir des droits dans l’ignorance totale des autres citoyens.

La liberté de conscience s’arrête quand elle veut réprimer ou entraver d’autres libertés fondamentales, forcer des individus ou des groupes à croire ou ne pas croire, obliger des personnes à se conformer à une religion qu’elles n’ont pas choisi en réfutant le droit à l’apostasie, interdire qu’on critique ou qu’on dénonce telle ou telle religion, se soustraire à la communauté nationale et aux lois républicaines, détourner des fonds publics à des fins de financement d’une religion, exercer une contrainte quelconque sur des individus ou exercer un abus d’autorité, endoctriner et exercer une emprise sur des personnes selon des méthodes sectaires, contester le principe d’égalité hommes-femmes et restreindre les droits des femmes sous l’autorité de leur père ou de leur mari, limiter les droits des minorités, faire justice soi-même au nom d’une religion, obliger ou interdire certains comportement au nom d’une conformité à des préceptes religieux, inviter à transgresser des lois, inciter à la haine ou proférer des menaces de mort contre une catégorie de personnes, soutenir des discours antisémites ou révisionnistes, faire l’apologie du terrorisme, menacer l’intégrité des personnes ou des biens, l’unité de la République, l’ordre public, la cohésion sociale, l’intégrité territoriale, la sécurité nationale…

Selon cette conception de la laïcité, la neutralité de l’Etat qui en est un élément central, n’est ni équivalente à une passivité des pouvoirs publics, ni réduite à une interdiction faite à l’autorité publique de se mêler des affaires religieuses. Ce qui serait d’ailleurs absurde puisque le Ministère de l’Intérieur en charge de la sécurité et du maintien de l’ordre est aussi celui chargé d’organiser les cultes dans l’espace républicain.

Si l’on est fidèle à cette conception ouverte mais néanmoins responsable de la laïcité l’Etat se doit d’intervenir à propos des religions, y compris de façon ferme et en arbitrant selon les pouvoirs que lui confie le Droit. Notamment quand il s’agit de défendre les libertés individuelles, l’unité et l’indivisibilité de la République quand elles sont menacées par le communautarisme religieux et la volonté d’un Islam politique d’entraîner les musulmans dans la sécession. Quand ils s’agit de lutter contre les dérives sectaire comme le salafisme, le wahhabisme, l’islamisme turc ou l’idéologie des Frères musulmans, de dissoudre des organisations, des associations qui font la promotion de ces dérives, d’interdire des imams ou des conférenciers islamistes qui propagent ces idéologies et constituent un danger pour les femmes, les mineurs, les minorités, la démocratie quand ils justifient l’insoumission aux lois républicaines, les violences conjugales, la haine des mécréants, l’antisémitisme ou le djihad.

L’Etat doit non seulement protéger les citoyens, la République et ses principes dont il est garant, mais aussi lutter contre toute forme d’influence extérieure ou d’entrisme qui constituent des menaces directes pour la démocratie. Il doit notamment intervenir pour interdire toute subvention versée à des associations musulmanes par des organismes étrangers ou leurs relais en Europe dont le but est de propager l’idéologie islamiste.

Il doit s’attaquer à une réforme en profondeur de l’Islam de France. Dissoudre les organisations existantes (CFCM, UMF, AMIF, CCIF, Fédération Nationale des Musulmans de France, Musulmans de France, CCMTF, AFSCM…) toutes aux mains des islamistes. Et remplacer ce maquis associatif par un organisme unique chargé de représenter l’Islam auprès de l’Etat, de former et d’agréer les imams, de valider les financements, de gérer et surveiller les mosquées et d’organiser le culte. En partenariat constant et étroit avec des agents du service public.

L’Etat doit intensifier la lutte contre la radicalisation et la lutte anti-terroriste, en accentuant l’action sur le terrain, en mobilisant davantage les services de renseignements mais aussi les médias et les citoyens, en concertation plus étroite avec tous nos partenaires internationaux.

Il ne s’agit évidemment plus ici uniquement de défendre la laïcité, mais de défendre un modèle de société mis en péril par une volonté de conquête de l’Islam radical qui n’est plus à démontrer.

Il faut se résoudre à un constat objectif. Face au phénomène nouveau que constitue la progression de l’Islam radical sur notre territoire, face à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons pour répondre à l’offensive d’une religion totalement différente des églises que la laïcité était sensée combattre, la conception de la laïcité qui consiste à ne surtout pas se mêler d’affaires religieuses a vécu. Elle nous conduit même droit dans le mur.

Il faut donc repenser la laïcité de fond en comble. Et mieux l’articuler avec les autres principes qui fondent la République et moyens dont elle dispose pour engager un combat sans merci contre l’Islam politique. Les deux modèles, le modèle démocratique et républicain, et celui d’une société islamiste, sont radicalement antinomiques, incompatibles. L’Islam politique est un cancer dont les métastases menacent le pronostic vital de nos sociétés. Nous devons donc faire un choix et nous y tenir.

L’Etat doit donc sortir de ce piège d’une laïcité confisquée par les islamistes et qui lui interdit d’intervenir en se limitant à un rôle laxiste de permission de toutes les formes d’expression religieuses au nom d’une interprétation dévoyée de la liberté de conscience. Il doit urgemment se préoccuper d’affaires religieuses et plus particulièrement de la percée de l’Islam politique en France.

D’autant que les chiffres parlent d’eux, qui nous prédisent un avenir plutôt sombre. Plus de la moitié des jeunes musulmans considèrent que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse. Et 3/4 d’entre eux considèrent que le voile qui est l’étendard visible des islamistes devrait être autorisé dans toutes les écoles de la République.

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Le hiatus qui s’est construit entre notre conception d’une République unie, égalitaire, humaniste, qui offre à chacun sa chance, qui prône le « vivre ensemble » et l’école républicaine qui en serait le creuset initiatique, et une part majoritaire des jeunes musulmans qui ne sentent plus vraiment appartenir à cette République voire qui la méprisent ou la combattent, est sidérant. Il se creuse d’année en année.

Cet état de fait est le résultat direct d’un travail de sape contre les principes républicains exercé sur le long terme par les islamistes dans les quartiers. D’une volonté de cristalliser les malaises et les tensions d’une partie de la jeunesse autour des questions identitaires. D’attiser les réflexes communautaristes. Et de promouvoir un Islam de combat contre une France décrite comme injuste, stigmatisante et décadente qui les renierait.

Si au lieu de déléguer parfois au Qatar ou à l’Arabie saoudite le soin de gérer les problèmes des banlieues l’Etat se préoccupait un peu plus des discours tenus à ces jeunes par des « animateurs de quartier », nous n’aurions pas un tel pourcentage de jeunes radicalisés et de futurs Merah, Kouachi, Coulibaly ou Mickaël Harpon prêts à se retourner contre des innocents.

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Si la République veut avoir un avenir il est temps de changer de lunettes et de discours sur la laïcité, de faire un vrai aggiornamento critique et éthique, de se réveiller pour de bon et d’aller au combat. Sans se tromper de cible ni d’époque.

La Laïcité n’est qu’un outil, aujourd’hui dévoyé, parmi tout l’arsenal des principes républicains pour lutter contre l’islamisme

Mis en avant

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Certains se sont émus ces derniers jours que l’Etat veuille se mêler de religion. Il est vrai que dans le cas présent c’est de façon bien maladroite voire complaisante, que l’Etat s’est mis en tête de réformer l’Islam en l’accommodant à la volonté des islamistes, comme s’il voulait leur faciliter la conquête du pouvoir.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam, mais de protéger la laïcité. » C’est ainsi que Radika Adnani critiquait il y a un an ceux qui interprètent la montée de l’Islam radical selon une lecture sociologique.

Une telle affirmation mérite qu’on s’y arrête. Tant sur le plan de la pertinence que de l’efficacité à combattre l’Islam.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam. » Grave erreur ! Depuis Lionel Jospin l’Etat a échoué à créer des institutions qui représentent réellement les musulmans, comme à faire barrage à la volonté hégémonique de l’Islam radical, aujourd’hui surreprésenté dans ces institutions fantoches que sont le CFCM ou l’AMIF. Sans compter les autres succursales des Frères Musulmans comme le CCIF, Musulmans de France ou LES Musulmans.

Si l’Etat ne se mêle pas urgemment de réformer de fond et comble l’Islam dit « de France », c’en est définitivement fichu de la possibilité de voir émerger un interlocuteur légitime, responsable et sérieux, et surtout qui représente les musulmans au lieu de les kidnapper.

« … mais de protéger la laïcité. » Hélas cette affirmation apparaît comme un sursaut désespéré, tant la laïcité prend l’eau aujourd’hui de partout, ballottée par tous ceux qui en donnent une lecture personnelle particulièrement dévoyée.

Plus de cent ans après la Loi de 1905, que reste-t-il de la laïcité à la française ?

C’est ici qu’on voit les limites à vouloir faire reculer l’Islam et défendre la République au nom du seul principe de laïcité.

Sur la question récurrente du voile, on voit déjà à quel point la laïcité est instrumentalisée par ceux qui ont pour objectif de l’abolir. Comment ils la subvertissent en la réduisant à la seule « liberté de conscience ». Une liberté comprise comme la liberté sans condition de chacun de vivre sa religion comme il l’entend, le droit pour des communautés de se constituer de façon séparée sur la base de l’appartenance religieuse réelle ou supposée, de s’affranchir des contraintes, des lois et des principes de la République. Mais aussi comment les mêmes exigent une neutralité absolue de l’Etat quant aux affaires religieuses. Un Etat accusé d’être un persécuteur liberticide.

Comme le rappelait Marcel Gauchet dans une interview publiée dans les Echos à propos de l’Islam réalisée en août 2016 et toujours pertinente aujourd’hui : « Nous sommes désarmés devant ce nouveau visage du problème de la laïcité et nous ne savons pas y répondre. » La laïcité à la française a été instituée au terme d’un combat contre l’église catholique. Laquelle s’est vite adaptée, autant au contexte historique et politique français qu’au triomphe du rationalisme, du positivisme et du scientisme athées de la fin du 19e siècle.

Face à une religion comme l’Islam, la République est désarmée. Cette religion exogène très différente du catholicisme fonctionne encore aujourd’hui selon des principes totalement réfractaires à la modernité comme à la conception occidentale de la démocratie et des rapports entre les religions, le Droit et l’Etat. Il ignore totalement les notions d’Etat de droit, de démocratie, de séparation des pouvoirs ou de laïcité. Pire, il les conteste et les combat avec virulence partout où c’est possible.

S’agissant de l’Islam politique issu de l’idéologie des Frères musulmans, le but de tout état musulman et de toute organisation qui en émane ou s’en inspire (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, financeurs du terrorisme djihadiste et d’organisations islamistes en Europe), est de combattre le modèle démocratique en infiltrant en profondeur les sociétés occidentales, en réislamisant les populations d’origine musulmane, en pratiquant un lobbying actif à tous les niveaux, national, international et mondial. Et en poursuivant leur but à long terme de remplacer les états démocratiques par des théocraties, de conquérir et d’islamiser progressivement tous les territoires impies, d’instaurer un califat mondial en de dominer toute la planète.

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Ce but n’a absolument pas varié au cours des décennies passées. Simplement la stratégie s’est acclimatée et le rythme de son exécution, la rhétorique et les moyens utilisés se sont adaptés aux réalités locales comme aux résistances rencontrées.

Face à une détermination patiente de l’Islam radical, face à la duplicité de ses acteurs qui font mine de se conformer au contexte juridique et culturel des sociétés qu’ils entendent conquérir, la laïcité est impuissante.

Pourtant, même si on a eu tendance à le négliger, la République est fondée sur des principes qui sont autant de solides piliers pour maintenir en place l’édifice.

Ainsi, l’article premier de notre Constitution précise :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

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République : le pouvoir en France est exercé par des personnes élues. La France n’est ni une monarchie, ni une théocratie, ni une dictature, ni une tyrannie.

Unité et indivisibilité : la République est une unité, elle ne peut être séparée en différentes parties. Le communautarisme n’est pas le modèle français. Aucun groupe ne peut s’isoler ou faire sécession en revendiquant des droits particuliers. Les lois s’appliquent sur tout le territoire. La République ne reconnaît qu’une seule langue officielle : le français.

Laïcité : l’État n’a pas de religion officielle, il ne paye pas les hommes d’Église et ne donne pas d’argent aux religions. Les personnes peuvent avoir une liberté de culte, de croyance. Toutefois cette liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi et les autres principes : liberté de tous les citoyens, égalité hommes-femmes, protection des mineurs, interdiction de toute emprise et lutte contre les dérives sectaires, les troubles à l’ordre public, les menaces pour la sécurité publique, l’intégrité territoriale ou la cohésion nationale…
La République ne reconnaissant aucune religion, la loi française ignore la notion de blasphème. Critiquer, caricaturer, se moquer d’une religion ou de ses représentants n’est aucunement un délit.

Démocratie : le peuple est souverain. C’est lui qui exerce le pouvoir, même si c’est par l’intermédiaire de ses représentants élus. Au contraire d’une monarchie de droit divin où le monarque tire son pourvoir et sa légitimité de Dieu. La République ne reconnaît aucune transcendance divine d’où émanerait le pouvoir, l’Autorité, le Droit et la capacité à régner.

Sociale : la République doit mettre en œuvre et satisfaire les besoins de la population dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé. En conséquence tout système éducatif privé (notamment religieux) ne peut s’exercer que par délégation, ses acteurs et programmes subordonnés à l’autorité concernée (Education Nationale).

Mais aussi la République qui est d’abord un Idéal humaniste trouve son application concrète dans un projet de « société ». La République n’est pas qu’un principe de gouvernement ou un ensemble de droits, la citoyenneté ne peut s’exercer quand dans le cadre de l’appartenance commune et active à une même Société, dont l’un des buts est la quête de l’intérêt général et du bien commun.

Etat de droit : le principe d’Etat de droit implique la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État où tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi.
Dans un pays comme la France, nul ne peut se soustraire au droit. La prétention de certains à se définir en marge de la loi, ou à vouloir adopter des lois qu’ils jugent supérieures au Droit français, est incompatible avec la République.
Dit plus clairement, l’Islam politique et la charia sont incompatibles avec la République.
Et ceux qui prétendent le contraire sont hors-la-loi.

 

Les valeurs et principes énoncés dans le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Liberté, Egalité, Fraternité, délimitent quant à eux clairement l’exercice de la citoyenneté et protège le statut comme les droits des citoyens contre toute dénaturation, limitation ou appropriation au nom d’une idéologie ou d’une religion.

Liberté : tous les citoyens sont libres de naissance. Aucun citoyen, aucun groupe ne peut prétendre à un statut ou des droits différents selon un privilège de naissance.
L’une des libertés essentielles qui découlent de ce principe est la liberté de conscience. Ce principe entre radicalement en contradiction avec l’un des principes essentiels de la foi musulmane, à savoir que l’on « naît musulman » et que l’on ne peut y déroger. En droit français, l’appartenance à une religion relève d’un choix personnel libre et conscient. Naître de parents musulmans n’oblige personne à se reconnaître comme tel. L’apostasie (le fait de renoncer à une religion) est un droit inaliénable en démocratie.
En outre l’Islam considère que le fait d’être musulman confère un statut et des droits particuliers, supérieurs à tout autre. Les « mécréants » dans les sociétés musulmanes traditionnelles n’ont pas le même statut ni les mêmes droits que les fidèles. Pour être acceptés dans la société ils doivent s’acquitter d’un impôt, se conformer à des devoirs et interdictions spécifiques.

Paradoxe, la liberté de conscience est aujourd’hui instrumentalisée par les islamistes et retournée contre l’Etat, accusé de la limiter par des lois « liberticides » notamment sur le voile.
D’autres libertés entrent en conflit avec les prescriptions ou revendications de l’Islam radical. La liberté pour les femmes de porter ou non le voile, souvent imposé au jeunes-filles dans les familles musulmanes orthodoxes. La liberté pour les femmes de se mouvoir librement, de prendre des décisions sans l’accord de leur mari, de parler à d’autres hommes, de faire des études, d’adhérer à un parti politique, de se réunir sans présence masculine, de refuser la contrainte physique, l’abus sexuel, le viol ou les violences conjugales, le droit de disposer librement de son argent, de voter, etc…

Egalité : La République considère que tous les hommes sont égaux dès la naissance. En conséquence il n’y a pas de statut inférieur ou supérieur qui puisse être lié à l’origine, à la religion, au fait d’être musulman ou non.
De même tous les citoyens sont également soumis aux mêmes obligations et les mêmes lois s’appliquent à tous. Nul ne peut prétendre déroger au Droit au nom de son appartenance à une religion ou une communauté.

Hommes et femmes sont égaux en droit. L’homme n’est pas supérieur à la femme. Celle-ci n’est pas soumise à l’homme, à son mari, à ses frères, à une communauté ou une autorité religieuse. Aucune entrave à ce principe d’égalité ne peut être accepté dans un cadre domestique, privé, communautaire, religieux, professionnel, public ou autre.

Fraternité : Les citoyens sont tous frères. Cela signifie qu’ils font tous partie à égalité d’une même famille : la République.

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Cette fraternité républicaine est supérieure statutairement à toute autre type de fraternité : religieuse ou spirituelle, élective, communautaire, de métier, au nom d’une société comme la franc-maçonnerie…

Au nom de ce principe, les citoyens sont engagés dans des liens de solidarité. Ils doivent se respecter et s’entraider.

La fraternité républicaine n’est pas le « vivre ensemble », ni la simple coexistence neutre et pacifique entre des individus ou des communautés juxtaposées. Elle repose au contraire sur la participation active de tous à l’entraide commune et à l’édification d’une société juste tournée vers la quête du bien commun et de l’épanouissement de chacun.

Nation : l’une des conséquences de ce ce principe de fraternité c’est la cohésion nationale. Tous les citoyens sont membres d’une même nation, délimitée par un territoire géographique, une langue commune unique et obligatoire (le français), une mémoire, une culture et des institutions communes.

Le refus de s’identifier à une culture commune, de parler la même langue, de reconnaître l’intégrité de la Nation , de partager une mémoire, des valeurs et des principes communs, constitue une mise à l’écart de la seule communauté qui vaille pour la République : la communauté nationale. Et une incompatibilité avec la nationalité française.
Hélas c’est souvent ce que l’on constate chez beaucoup de Français de confession musulmane, qui refusent de se définir selon l’appartenance à une même nation et la mettent en conflit avec leur religion ou leur origine.

Nationalité et assimilation : la nationalité française se transmet par la naissance (quand un des deux parents est de nationalité française) ou par le droit du sol (pour les citoyens nés en France de parents d’origine étrangère). Pour les candidats à la nationalité française, elle n’est pas un dû mais elle s’acquiert au terme d’un processus de naturalisation selon certains critères et un arbitrage administratif.

En France, le modèle républicain sanctionne l’intégration de nouveaux citoyens d’origine étrangère selon le principe de l’assimilation. Ce principe s’oppose radicalement au modèle communautariste anglo-saxon selon lequel les citoyens appartiennent à des communautés hétérogènes coexistant dans une même société. En conséquence on ne peut être français si l’on revendique l’appartenance première à une communauté ethnique ou religieuse, ou s’il l’on prétend que certaines lois communautaires transcendent le Droit français. La charia ne peut en partie ou en totalité se substituer au droit français.
Qu’une majorité de jeunes musulmans français considèrent aujourd’hui que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à la charia en non l’inverse est un fait extrêmement préoccupant. Car ces jeunes ne se considèrent plus de facto comme français, mais en marge de la communauté nationale voire hostiles à la France.

Humanisme : la République, la société française et ses lois sont fondées sur un Idéal humaniste. C’est l’homme qui est au centre de notre conception du Droit, du gouvernement et de la société. Et non un dieu, une idéologie religieuse ou un une élite.

Universalisme : contrairement au nationalisme qui tend à refermer la nation sur elle-même, la conception française de la République et son humanisme sont de nature universaliste. C’est-à-dire que si la République n’est pas l’émanation d’une transcendance religieuse, elle reconnaît néanmoins une certaine forme de transcendance collective dans la notion d’Humanité. Avec une volonté émancipatrice étendue à tout le genre humain selon des principes fondés sur la Raison.

La République, ses valeurs et principes ne sont pas tournés vers une société cloisonnée ou repliée sur elle-même, ou simplement sur une nation. Ils entendent rayonner pour toutes les nations et s’étendre à l’édification d’une société transnationale fondée sur le Droit, l’unité et la justice.

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En reconnaissant notamment à tout être humain la même dignité, le même statut et les mêmes droits.

Cet universalisme démocratique et républicain heurte aujourd’hui de plein fouet la prétention hégémonique de l’Islam politique à s’imposer à toute la planète selon une conception radicalement différente de l’Universel.

A une conception fondée sur la Raison, l’émancipation, le progrès, la liberté, l’égalité de tous les hommes quels que soient leur origine, leur ethnie, leur religion ou leur statut social, s’oppose une conception de l’homme fondée sur la soumission à un dieu prétendument révélé dans des textes écrits il y 13 ou 14 siècles et réputés inamovibles. Une conception qui oppose les fidèles aux infidèles, ces derniers étant voués à la conversion forcée, à l’esclavage ou à l’anéantissement.

A une conception humaniste, libertaire et pacifique fondée sur les Droits humains s’oppose une conception totalitaire, sectaire, figée et violente qui partout dans le monde saccage la dignité humanité et conduit les nations vers la barbarie et le chaos.

C’est pourquoi l’islamisme est radicalement hostile à la République. Radicalement incompatible avec celle-ci, ses valeurs, ses principes, sa conception de l’homme et la société.

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C’est pourquoi il doit être combattu, sanctionné, éradiqué avec la plus extrême énergie. Car il constitue aujourd’hui et de très loin le plus grand danger pour la démocratie, pour les libertés, pour les citoyens, pour les femmes, pour les minorités, pour les générations futures, pour la paix et la fraternité.

La prétention des islamistes à imposer la charia au nom de la « liberté de conscience » doit être balayée avec la dernière des énergies.

La laïcité n’est pas le seul principe qui puisse aujourd’hui servir de rempart à l’Islam. L’ensemble des principes et des lois de la République constitue un arsenal cohérent tout à fait apte à défendre celle-ci contre ses ennemis objectifs.

Ce qu’il convient de faire en revanche, c’est de rappeler, de marteler ces principes, leur signification, leur articulation et leurs modalités d’application.

Il ne peut y avoir d’autre arsenal pour combattre l’islamisme. Car la France est un Etat de droit, pas un état ou règne l’arbitraire, la loi du plus fort, le fait du prince ou le relativisme.

Le plus gros obstacle à ce combat, c’est le politique. Car il y a longtemps que les hommes politiques ici comme ailleurs ne servent plus les intérêts de la France et des Français, mais ceux d’autres acteurs qui les font élire. Et leur propre carrière.

Macron représente l’archétype de ces dirigeants programmés et parachutés en quelques années au sommet de l’Etat par des mécènes qui attendent un retour sur investissement.

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Ces mécènes n’ont aucune éthique. La République, la démocratie, la liberté, la vérité leur importent peu. Qu’il y ait à la tête de l’Etat un républicain, un démocrate, un communiste, un fasciste ou demain un islamiste, peu leur en chaut. Tant que l’argent rentre.

Leurs seuls critères d’évaluation se nomment libre-échange, investissement, productivité, rentabilité, plus-value, profitabilité et risques financiers.

C’est aux citoyens attachés à la République à prendre en main leur destin. De peser sur ces marionnettes selon un rapport de force suffisamment persuasif pour les inciter à infléchir leur politique. La seule cible à viser pour convaincre ces nouveaux princes insensibles aux soubresauts du monde tant qu’ils rapportent, c’est l’argent et le marché. Asséchez les profits, empêchez les capitaux de circuler, mettez le marché en panne, et retournez les services d’ordre contre les gouvernants, et aussitôt vous trouverez un interlocuteur prêt à négocier.

C’es hélas triste de constater que la démocratie soit à ce point en panne. C’est ce qui fait la force des islamistes, décidés à utiliser toutes ambiguïtés politiques, toutes les failles du système, toutes les faiblesses d’une société endormie sur ses principes, pour avancer leurs pions et s’i,infiltrer dans tous les réseaux de pouvoirs.

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Compte tenu de la vacance du pouvoir politique sur des questions aussi essentielles, si la société veut se protéger contre ce qui menace de la détruire, elle doit passer à l’offensive : se réapproprier les fondamentaux républicains, instaurer des réseaux efficaces de vigilance, exiger que la loi soit appliquée partout, que les principes qui fondent notre unité soient appliquées par tous, éviter que la société ne se fragmente, établir des rempart contre ceux qui veulent diviser, opposer, séparer, et s’infiltrer pour prendre le pouvoir.

Il faut sanctuariser non seulement l’école et l’université, mais toute la société civile : l’hôpital, la santé, le monde syndical, sportif, associatif, les partis politiques, les collectivités territoriales, les assemblées, les grands corps constitués, la diplomatie, le monde du travail, les entreprises publiques et privées, le monde de la finance, la culture, les médias, le monde du spectacle, du divertissement et des loisirs.

Réformer le culte musulman ? Un impératif de tout premier ordre pour lequel les citoyens doivent se mobiliser afin de l’exiger.

Presque toutes les organisations musulmanes au plan national doivent être dissoutes, à commencer par le CFCM. Et remplacées par un organisme unique représentant l’Islam de France, d’où sera exclus tout membre lié à des organisations réputées islamistes (et terroristes) comme les Frères Musulmans.

Les dirigeants de ces organisations doivent être dénoncés publiquement, voire pénalisés et sanctionnés s’il ont enfreint la loi. Les imams litigieux doivent être interdits, et expulsés du territoire quand cela est possible. Aucun islamiste inculpé, condamné ou fiché comme Tariq Ramadan ne doit plus pouvoir circuler sur le territoire, a fortiori pour y effectuer des conférences. Les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Aucun financement étranger direct ou indirect ne peut être accepté pour financer des organisations musulmanes, des lieux de culte, des associations communautaires ou islamistes déguisées en organismes « caritatifs », « éducatifs », « culturels » ou « sportifs ». Les mairies ou les collectivités qui les subventionnent doivent être sanctionnées, leurs maires condamnés.

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Les belles harangues sur la démocratie, la justice sociale, la laïcité ou la liberté ne servent qu’à attendrir et endormir le gogo. Aujourd’hui il faut des actes concrets.

Une République de combat, fidèle à ses valeurs, prête à les défendre, insensible au chant des sirènes islamistes comme aux bobards politiciens, voilà ce qu’il nous faut.

 

 

 

 

« Islamophobie »… Et après ? – Pourquoi le combat contre l’Islam politique ne concerne pas que l’avenir de la France mais l’avenir du monde

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A l’origine islamophobia est un mot anglais qui désigne une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam.

Plus récemment, les Frères musulmans ont forgé à partir de ce mot un concept qui désigne une forme de de « racisme » à l’égard des musulmans en raison de leur appartenance religieuse réelle ou supposé à l’Islam. Ce nouveau concept que l’on doit en grande partie en France à l’idéologue islamiste Tariq Ramadan, tend à se substituer au racisme anti-arabe qui est lui bel et bien réel en accréditant une conception abusive d’un « racisme » dirigé contre des personnes du fait de leur religion. Concept bien évidemment absurde puisque qu’une religion n’est pas une race et qu’on ne peut en conséquence fonder de discours raciste ou discriminatoire envers des personnes du fait de leur seule confession ou pratique religieuse réelle ou supposée.

En réalité ce concept participe d’une stratégie politique, juridique et d’un outillage rhétorique dont Tariq Ramadan est l’un des porte-parole francophones, qui vise à empêcher toute critique de l’Islam. Ce qui en démocratie revient à réintroduire dans le droit la notion (et le délit) de « blasphème ». Une notion que la loi française ne reconnaît pas puisque le principe de laïcité garantit à la fois la liberté de conscience – c’est-à-dire celle de croire ou de ne pas croire en une religion – mais aussi la liberté d’expression, notamment le droit de critiquer une religion.

Cette stratégie vise aussi à victimiser les personnes de confession musulmane en accréditant l’idée qu’il existerait dans la société française un « racisme antimusulmans » comme il existe un racisme dirigé contre les Arabes, les Juifs, les Noirs ou les Asiatiques.

Le but des islamistes en attisant ces peurs est de susciter un réflexe communautaire parmi les musulmans afin de les agréger au sein d’une « communauté musulmane », d’opérer une « réislamisation » des personnes d’origine musulmane en les incitant à adhérer à leur vision ultraorthodoxe, fondamentaliste et rétrograde de l’Islam. Puis de transformer les musulmans en une force numérique au sein de la société française et les inciter à se mettre en retrait de la République, à part, afin de les mobiliser contre les valeurs, principes et fondements de la République. En d’autres termes de fractionner l’unité de la République. Mais aussi en reconstituant sans le dire ouvertement les contours de l’Oumma, la « communauté des croyants », comme seul critère d’appartenance valable pour les musulmans. En tout cas comme principe supérieur à la citoyenneté et la nationalité françaises.

Enfin, ce concept d’islamophobie que les islamistes souhaitent inscrire au plus vite dans la loi, est un moyen de culpabiliser publiquement tout auteur de critiques vis-à-vis de l’Islam, de sanctuariser l’Islam comme une religion inattaquable. Mais également de judiciariser le combat pour sacraliser la religion musulmane. Cette stratégie qui porte le nom de « jihad judiciaire », une forme tout aussi offensive mais moins violente que le djihad terroriste, utilise les principes et les lois de la République pour les retourner contre eux en faisant reculer la laïcité et en réduisant au silence ceux qui combattent à juste titre l’islamisme.

Ce jihad judiciaire consiste à poursuivre systématiquement en justice toute personne tenant des propos critiques envers l’Islam, et non seulement des personnes coupables d’actes objectivement racistes envers des personnes d’origine étrangère de confession musulmane. Ce combat n’a pas produit pour le moment de résultats en termes juridiques puisque la loi française autorise la critique des religions. Mais elle permet sous couvert d’apparente légalité d’engager un harcèlement psychologique long et éprouvant contre des adversaires de l’Islam politique.

Mais aussi d’inscrire durablement le thème de l’islamophobie comme une évidence indiscutable dans les canevas rhétoriques ou éthiques, dans les débats publics et les mentalités, à égalité de statut et de légitimité avec d’autres combats « progressistes » comme la lutte contre l’antisémitisme, pour les droits des femmes, des personnes LGBT, des minorités ethniques, des étrangers, des réfugiés, etc…

Pour ceux qui en sont les cibles ce jihad judiciaire est une épreuve éreintante physiquement, psychologiquement et financièrement, qui conduit parfois certains à renoncer à leur combat contre l’islamisme, et qui s’avère souvent dissuasif parce que ruineux financièrement. C’est un peu la revanche de Goliath contre David puisque les organismes islamistes comme le CCIF qui engagent ces poursuites disposent d’une armada de juristes musulmans très habiles à jongler avec les droits français et européen, et d’un budget quasi illimité financé par des subventions provenant de « pays frères » comme le Qatar, l’Arabie Saoudite ou la Turquie du dictateur Erdogan. S’ils ne sont pas soutenus pas des associations laïques déterminées à engager le combat, leurs adversaires isolés ne font pas le poids. Sans compter les intimidations et menaces dont ils font quotidiennement l’objet, comme Zineb El Rhazoui devenue aujourd’hui la femme la plus protégée de France.

L’islamophobie est donc la tête de pont de ce combat engagé par les islamistes contre la République pour faire tomber le bastion de la laïcité. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

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Au nom du combat contre l’islamophobie ce sont les lois françaises sur la laïcité et l’Etat lui-même qui sont directement visés. En qualifiant certaines lois françaises de « liberticides », l’appel publié dans Libération à manifester le 10 novembre contre l’islamophobie lancé par un rassemblement d’organisations et de personnalités islamistes visait implicitement la loi de 2004 sur le voile à l’école et celle de 2010 interdisant la burqa.

Ces lois sont évidemment emblématiques de la traduction du principe de laïcité pour lutter contre l’Islam politique dans la sphère publique, plus encore que pour simplement limiter les signes religieux ostentatoires dans des sanctuaires de la République. Ce thème est aussi l’un des points majeurs de crispation identitaire et de cristallisation des discours médiatiques autour du voile islamiste. Abolir ces lois consisterait à enfoncer un coin dans l’arsenal juridique qui outre l’application du principe de laïcité, contribue à lutter contre la propagande islamiste et les phénomènes de radicalisation.

Il devient urgent que l’ensemble des citoyens français et des responsables politiques de ce pays prennent véritablement conscience de l’enjeu. Car nous ne sommes qu’au début de cette « croisade » d’un nouveau genre lancée par l’Islam politique, dont le but n’est ni plus ni moins que de transformer progressivement notre société, d’imposer ses modèles et ses lois, de faire reculer la démocratie par un travail lent, patient, méthodique mais déterminé qui consiste à éroder les principes républicains, à faire reculer l’Etat de Droit et à instaurer très insidieusement une théocratie islamiste en lieu et place de la République.

Quelques chiffres. Interrogés lors d’un sondage réalisé en 2019 par la Fondation Jean Jaurès auprès des musulmans français sur leur rapport à la laïcité, 37% d’entre eux déclaraient que c’est à la laïcité à la française à s’adapter à l’Islam et non l‘inverse. Ce chiffre s’élève même à 48% soit près de la moitié pour les femmes musulmanes de moins de 35 ans.

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Ce sondage confirme l’imprégnation croissante des idées de l’Islam politique et de sa vision ultraorthodoxe de l’Islam parmi les Français de confession musulmane, en particulier les jeunes.

Bien qu’encore minoritaires en France parmi les populations de confession musulmane, les différentes mouvances de l’Islam politique réalisent une nette percée idéologique, lente et en profondeur, au sein de l’Islam français. Une progression qui n’est que la résultante d’une volonté de prise de contrôle institutionnel sur des organisations représentatives de l’Islam comme le CFCM, ni seulement d’une stratégie politique et médiatique très offensive, mais d’un combat idéologique interne à l’Islam pour imposer l’Islam radical comme seule interprétation pertinente de l’Islam. Et ses acteurs comme les seuls à même de représenter et défendre les musulmans en France en engageant un rapport de force avec l’Etat.

« L’Etat », c’est d’ailleurs aujourd’hui l’ennemi clairement désigné par les islamistes (et non « l’extrême droite »). L’Etat accusé par les organisateurs de la manifestation islamiste du 10 novembre d’être à l’origine d’une discrimination des musulmans en France (cf. tract du CCIF distribué durant la manifestation). L’Etat accusé d’être le responsable d’une véritable « persécution » des musulmans, que les islamistes n’hésitent pas à comparer dans une aberrante et ignominieuse concurrence victimaire avec celles dont furent victimes les Juifs durant l’Occupation. L’Etat accusé de promulguer des lois « liberticides » envers les musulmans.

Ainsi la laïcité résumée à la seule liberté de conscience est aussi accusée d’être un principe injuste, inégalitaire et liberticide. Alors que c’est elle qui garantit depuis plus de deux siècles la liberté de culte.

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, il faut bien prendre conscience que la conception qu’ont les islamistes de l’Etat, et même l’Islam lui-même dans son acception majoritaire contemporaine, sont structurellement incompatibles avec la République.

Cette vérité n’est compréhensible qu’en n’analysant en profondeur les organisations, les principes et les méthodes d’action de l’Islam politique. Mais aussi les fondamentaux de l’Islam.

D’une part l’Islam politique n’avance jamais à découvert. Il pratique systématiquement un double langage selon le principe musulman de la Taqiya (ruse, dissimulation) érigé en méthode de conquête politique. Il consiste à ne jamais dévoiler ses intentions face à des adversaires ou des mécréants, à mentir volontairement en cachant ses véritables intentions, à pratiquer systématiquement un double langage ou le mensonge délibéré.

Ainsi les partisans de cet Islam politique se servent des principes démocratiques et de la rhétorique républicaine pour les dénaturer, les contourner ou les combattre. Ils développent un certain discours dans les médias, sur les plateaux télé, et disent exactement le contraire face à un auditoire musulman. Cette duplicité en trompe hélas plus d’un, qui croient voir dans cet Islam soft promu par les islamistes une « religion de paix et d’amour » respectueuse des valeurs et des lois de la République, et parfaitement compatible avec celles-ci.

Il n’en est rien.

La conception que les islamistes se font de l’Islam est radicalement différente de celle qu’ont une majorité de musulmans français (pour le moment). Lesquels sont sincèrement attachés à la République à laquelle ils se sentent pleinement appartenir.

Cette conception ignore totalement les principes d’Etat de Droit, de citoyenneté, de laïcité et même de liberté telle que nous l’entendons depuis 1789.

Les islamistes sont d’ailleurs farouchement opposés à la démocratie, aux droits de l’homme, à la République et à tous les régimes occidentaux ou arabes modernistes fondés d’après ces modèles.

Aucun pays musulman au monde n’a jamais pu s’instaurer et perdurer selon le principe d’Etat de droit. Tous les tentatives dans les pays arabes « modernistes », toutes les tentatives d’instaurer la laïcité ou des régimes vraiment démocratiques ont échoué. L’Algérie, la Tunisie ou le Liban sont des exemples de pays musulmans ou à majorité musulmane qui ont tenté d’évoluer vers de vraies démocraties à l’occidentale. Mais aujourd’hui encore ces peuples se battent pour s’affranchir de l’oppression islamiste ou d’une conception communautariste ou confessionnelle de l’Etat.

Radicalement monothéiste, radicalement théocratique, l’Islam n’a jamais reconnu qu’une seule Transcendance et une seule Autorité pour fonder le Droit, la Société et l’Etat : celle d’Allah. Et de ses interprètes.

La citoyenneté en Islam ne s’établit que sur un seul principe : l’appartenance à l’Oumma, la communauté des croyants. Les non-musulmans, les dhimmis, ne sont admis au sein de la société musulmane qu’au titre d’un statut subalterne, qui leur confère des droits limités et des obligations fiscales spécifiques. Parfois tolérés, parfois pourchassés les kouffars (mécréants) et les dhimmis (Juif et chrétiens) n’ont pas accès aux mêmes prérogatives que les musulmans.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, le rappelait récemment, « l’Oumma constitue une sorte de supranationalité supérieure à toute autre nationalité », y compris la nationalité française.

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Si l’on applique l’Islam à la lettre, il ne peut exister d’Etat de Droit. Et si l’on vit dans un pays démocratique comme la France où prévalent les principes d’Etat de Droit, de liberté et d’égalité des citoyens devant la loi, d’unité et d’indivisibilité de la République et de la laïcité, l’Islam devient de facto incompatible avec la République et la démocratie. Et les citoyens musulmans qui privilégient leur foi selon cette conception littéraliste de l’Islam à leur appartenance à la République ne peuvent que vivre un déchirement entre deux identités opposées.

Ce fossé identitaire, idéologique, social et politique qui fracture la société française, les islamistes entendent bien le creuser et le pousser à son paroxysme pour nourrir les ferments de ce qu’il faut bien évoquer comme la tentation de la guerre civile. Leur stratégie en pareil cas serait de passer à l’offensive avec des méthodes beaucoup moins douces et ouvertement violentes contre l’Etat et le reste de la population hostile à leurs buts.

Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver à cette extrémité : le djihad que pratiquent les Frères musulmans et les islamistes français d’accomode parfaitement de formes « civilisées » de combat contre la démocratie.

A plus long terme, dans un horizon que l’on peut situer entre 10 et 30 ans, le projet des islamistes serait de durcir les bastions conquis sur la laïcité et la République pour en conquérir toute la citadelle et imposer leurs modèles et leurs lois.

En l’occurrence, le Plan des Frères musulmans révélé par plusieurs ex « frères » et transparaissant dans les discours tenus en off par certains islamistes français (mais aussi belges ou européens) quant à leur stratégie de conquête le confirment ouvertement : l’un des buts essentiels est de mettre en place en France la charia. Et à terme de faire de la France un pays musulman à part entière.

L’application progressive de la charia et son inscription dans le Code Civil pourrait notamment concerner les points suivants :

Islam France

Faire reculer les droits des femmes et des minorités sexuelles

  • Inscrire dans la loi l’autorisation du port du voile et de ses dérivés, pour les mineures comme pour les majeures, à l’école, dans les universités, les administrations, les salles de sport, piscines, sur les plages, puis dans l’ensemble de l’espace public sans aucune limitation
  • Imposer progressivement le port du voile islamiste à toutes les femmes musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes de sortir de chez elles non voilées
  • Imposer les dérivés du voile islamiste comme le burqini, le hijab de running, etc…
  • Développer le marché du vêtement islamiste et l’étendre aux grandes enseignes et petits commerces d’articles de mode, de prêt-à-porter féminin
  • Encourager la mode du hijab et du niqab dans la publicité, les médias, l’affichage public pour en faire un standard incontournable de la féminité pour les musulmanes (cf. l’affiche militante de la FCPE présentant une mère voilée)
  • Encourager le port du voile en public par des personnalités musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes d’effectuer certaines démarches sans l’accord de leur mari : sortir après une certaine heure, adhérer à un parti ou une association, participer à une activité sociale ou de loisirs, voyager seule, s’exprimer en public, parler avec d’autres hommes, se rendre dans un café ou un lieu de sociabilité, ouvrir un compte bancaire, voter, demander le divorce…
  • Limiter ou interdire les poursuites judiciaires pour les auteurs de violences conjugales, de viol conjugal voire de viol en réunion
  • Minimiser les sanctions pour les auteurs de féminicide
  • Interdire la mixité dans les écoles, les piscines, étendre progressivement cette interdiction à tout l’espace public
  • Autoriser la polygamie
  • Abolir le mariage pour tous, criminaliser les pratiques homosexuelles, pourchasser les personnes LGBT

Sanctuariser l’Islam et le culte musulman

  • Criminaliser l’apostasie
  • Interdire toute contestation d’une décision émise par une autorité religieuse musulmane. Transformer progressivement l’imamat en juridiction à part entière au même titre que les juridictions de la République. Valider ses décrets ou fatwas indépendamment du Droit français et empêcher toute contestation de ceux-ci
  • Interdire à toute autorité non-musulmane de traduire ou d’interpréter le Coran
  • Interdire toute caricature ou tout procédé comique mettant en scène une figure de l’Islam ou visant à tourner en dérision un passage du Coran
  • Rétablir et pénaliser le délit de blasphème
  • Limiter la liberté d’expression et la liberté de la presse
  • Interdire l’accès aux mosquées à des non-musulmans.

Imposer le halal

  • Renforcer le contrôle et développer le marché du halal, source de revenus essentielle pour les organisations islamistes
  • Attaquer la filière viticole et de l’élevage porcin. Culpabiliser, intimider et boycotter les agriculteurs et les commerces vendant du vin, de l’alcool ou de la viande de porc. Ne jamais condamner sinon encourager discrètement les opérations commando contre ces producteurs et distributeurs haram.
  • Rendre obligatoire les menus halal dans les cantines, les comités d’entreprises, les restaurants publics, les administrations

Instaurer progressivement la censure islamique

  • Exercer une censure drastique de la presse, des débats politiques, parlementaires ou médiatiques à propos de l’Islam
  • Interdire certaines productions artistiques (musiques, films, pièces de théâtre, clips ou jeux vidéo) qualifiées d’« offensantes », « obscènes » ou « islamophobes » : films présentant des femmes dénudées, musiques incitant à la débauche, œuvres présentant les musulmans ou l’Islam sous un jour critique ou dégradant, films sur Israël…
  • Interdire toute utilisation ou parodie de musiques religieuses (comme l’Appel à la prière) à des fins profanes

Renforcer le lobbying politique et transformer les institutions républicaines

  • Présenter systématiquement des listes « communautaires » ou « républicaines » (islamistes déguisées) dans tous les scrutins afin de peser de plus en plus sur la représentation au niveau local et national
  • Exercer un lobbying politique intense dans tous les réseaux de pouvoir politique : mairies, départements, régions, Parlement, Présidence de la République, think tanks, partis, syndicats, institutions européennes…
  • Encourager des projets de réforme de la Constitution. Inscrire l’islamophobie comme un délit constitutionnel. Tenter de rapprocher le modèle démocratique de séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire (et médiatique) des modèles de sociétés islamiques. Encourager l’inscription de la proportionnalité communautaire dans tous les scrutins

Redéfinir la politique extérieure de la France

  • Développer les partenariats avec les pays du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar notamment), avec les pays musulmans (gouvernés par des islamistes) au Maghreb, au Moyen-Orient (Turquie, Iran), en Afrique ou en Asie
  • Rompre les relations commerciales puis diplomatiques avec Israël. Boycotter les produits israéliens et ceux des pays qui soutiennent Israël
  • Soutenir les organisations « antisionistes » voire terroristes opposées à Israël
  • Limiter les relations avec les pays occidentaux les plus hostiles aux régimes islamistes
  • Sortir de l’OTAN et refuser de participer à toute coalition internationale sous l’égide de l’ONU hostile à des pays musulmans
  • Jouer au sein des organismes internationaux (Conseil de Sécurité, ONU, G8, G20, etc) un rôle de soutien aux pays musulmans y compris contre l’intérêt des pays occidentaux
  • Favoriser les lobbies islamistes au sein de toutes les instances nationales, européennes et internationales

Ce scénario n’est qu’une ébauche mais il n’est nullement une fiction ou une affabulation. Certaines de ces mesures sont déjà bien engagées ou en germe. Toutes correspondent à une stratégie de fond dont on peut dessiner les contours précis en consultant des documents internes aux organisations islamistes ou à celles qui les soutiennent depuis l’étranger.

Aujourd’hui il n’y a pas d’alternative. L’islamophobie et le combat des islamistes engagés à découvert contre la laïcité n’est que le Cheval de Troie d’une politique de conquête idéologique, symbolique, politique et territoriale engagée depuis plusieurs décennies. Une politique de démantèlement progressif de tout l’édifice républicain, de destruction de notre modèle de société et de nos valeurs, qui si rien n’est fait pour l’enrayer finira immanquablement par ruiner les fondations de notre République, anéantir la France et tout ce qu’elle représente aux yeux du monde.

Les observateurs de l’islamisme, en France comme dans le monde musulman, ne cessent de nous alerter depuis des années : la France est la principale cible des islamistes dans le monde occidental. Parce que la laïcité à la française est un phénomène historique et une spécificité institutionnelle uniques dans l’Histoire universelle.

Si la France ne s’engage pas aujourd’hui dans un combat radical et déterminé contre l’islamisme qui la menace, demain c’est toute l’Europe qui sombrera. D’ici le milieu de ce siècle, toutes les nations démocratiques européennes subiront le même sort et aucun rempart ne pourra endiguer le tsunami islamiste qui menace nos libertés et notre modèle de civilisation.

Il ne s’agit pas d’un scénario catastrophiste digne du Choc des civilisations ou de la théorie du Grand remplacement. Il ne s’agit pas d’une vision catastrophiste dictée par la xénophobie, un quelconque racisme antimusulman, une idéologie extrémiste hostile à l’Islam ou des préoccupations nationalistes.

Il s’agit d’un constat objectif à propos d’un scénario qui est en train de se dérouler sous nos yeux et qui répond à un programme clairement établi depuis plusieurs décennies de conquête du pouvoir et de l’Europe par l’Islam politique.

Le terrorisme auquel notre pays a dû faire face au cours de cette décennie n’est qu’un des visages de cette guerre entre la France, l’Occident, et des adversaire déterminés à nous détruire au nom d’une religion dévoyée. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une hydre bien installée au cours des démocraties et résolue à les combattre sans relâche.

En France, ce combat contre l’ennemi islamiste dépasse de très loin les règlements de compte pusillanimes sur les égarements de la gauche française et la complaisance d’une partie de ses membres à l’égard de l’Islam politique.

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Ce combat doit être mené au nom de l’unité de notre nation et de notre République, AVEC, POUR et non contre les musulmans français. Car ce sont les premières victimes de cet OPA réalisée par les islamistes sur les personnes de confession musulmane.

Ce combat doit être conduit avec un souci de résoudre les tensions, l’élever les revendications et d’empêcher les manipulations en plaçant tout débat, toute politique, toute action sous l’égide de l’Unité et de la Fraternité républicaines, de la démocratie et des droits humains, principes d’émancipation universels et non français, les seuls à pouvoir orienter le monde et l’humanité vers un avenir de paix, de justice, d’unité et de participation de tous à l’édification d’une civilisation globale consacrée aux plus grandes réalisations humaines et au bien commun.

Les limites du combat politique

Bien qu’urgent et nécessaire, ce combat idéologique, politique et juridique contre l’Islam radical comporte certains freins que l’on aurait peine à imaginer à priori.

L’un d’entre eux concernent la duplicité des responsables politiques en charge d’assurer la défense des lois et principes républicains, de lutter contre les dérives sectaires, d’encadrer les culte en France, de garantir la sécurité nationale, l’unité et l’intégrité de la République.

Concernant le gouvernement actuel, on peut légitimement s’émouvoir de l’absence d’actions concrètes engagées par le gouvernement depuis l’attentat de la Préfecture, vite escamoté par le tsunami médiatique sur le voile. Comment comprendre qu’après un tel attentat d’un genre inédit en France mettant en cause un agent de la Préfecture de Police de Paris assermenté secret défense et passé sous les radars de détection de la lutte anti-radicalisation la seule consigne que donne le Président de la République dans son discours adressé aux Français soit de les inviter à la délation en prenant en charge eux-même la détection des signes de radicalisation ?

Comment interpréter le silence de celui-ci et du gouvernement depuis cet attentat ? Sinon pour arguer qu’il « n’était pas concerné par le port du voile » ailleurs qu’à l’école ? Quel signal envoyé à l’opinion et aux islamistes qui en font un étendard de leur combat ?

Comment accepter qu’on ait pu laisser se dérouler à Paris une manifestation organisée par des représentants de l’Islam politiques, des salafistes, des imams radicalisés, des fichés S ? Comment accepter qu’au cours de cette manifestation on ait pu voir fleurir au milieu d’une marée de voiles chariatiques en tous genres des drapeaux palestiniens, quand on sait que les Frères Musulmans et certains officines islamistes françaises à initiatives de cette manifestation soutiennent le Hamas ?

Comment interpréter qu’aucune dénonciation publique venant du Président ou de l’un de ses ministres ne vienne condamner fermement l’utilisation proprement révisionniste de l’étoile jaune amalgamée avec l’étoile et le croissant islamiques, et l’évocation de la Shoah et de ses 6 millions de Juifs exterminés comparés aux persécutions dont seraient victimes les musulmans français ?

Comment comprendre que les représentants de l’Etat ne jugent pas utile de réagir quand le CCIF accuse clairement l’Etat de persécuter les musulmans ? Pourquoi ont-ils laissé le soin à certains partis politiques, certains médias ou certaines personnalités le soin de réagir à leur place ?

On comprend mieux cette trahison des élites politiques au pouvoir quand on sait que les lobbyistes islamistes ont leurs entrées en bonne place à Elysées. Qu’Emmanuel Macron négocie avec le CCIF pour avaliser la montée en puissance de l’AMIF (Association Musulmane pour un Islam de France), une association également acquise aux Frères Musulmans et qui milite pour une réforme des institutions représentatives de l’Islam afin, prétendent-ils, de créer un véritable « Islam de France ».

On comprend mieux aussi quand ont analyse la stratégie d’Emmanuel Macron, déjà en campagne depuis cet été pour sa réélection. Lequel table sur une montée de l’islamisme en France et une opposition entre les islamistes et l’extrême droite pour se positionner en arbitre et en seul sauveur de la République face à Marine Le Pen.

En résumé la République aujourd’hui vivement menacée par les assauts de l’Islam politique d’un côté et la persistance du risque terroriste de l’autre, est ni plus ni moins qu’hypothéquée par un homme et le système qu’il représente pour satisfaire des ambitions carriéristes et pérenniser la main-mise d’une oligarchie financière et économique sur la politique et la nation françaises.

Dit autrement les principes de la République ne sont qu’un outil accessoirisé pour servir d’autres intérêts que ceux des Français. Une stratégie qui autorise les pires calculs politiques, y compris de pactiser avec le diable islamiste tout en tablant sur une montée proportionnelle du populisme et de l’extrême droite.

Développer une analyse sur ces dérives politiques n’est pas ici le propos.

En revanche, face à ce constat de la démission des élites politiques au pouvoir pour défendre efficacement la République contre ceux qui en constituent la plus grave menace, il est essentiel que les citoyens se mobilisent pour engager le combat contre l’Islam politique sans rien attendre d’autre de leurs dirigeants que de belles déclarations ou un renoncement à toute action ambitieuse au nom d’un relativisme permanent du type « ni ni » ou « et en même temps« .

Si l’on élargit le spectre au-delà d’enjeux strictement nationaux, l’islamisme est un allié implicite bien utile pour d’autres pays qui auraient intérêt à affaiblir l’Europe. Ce n’est nullement une théorie « complotiste » mais bien une vérité qui relève de calculs hégémoniques et géostratégiques : l’empire américain qui est pourtant notre allié a toujours eu intérêt à affaiblir l’Europe pour la mettre sous sa coupe. Ce n’est pas un hasard si des banques américaines ont spéculé sur les conflits armés du 20e siècle, en finançant à la fois le réarmement de l’Allemagne dans l’entre-deux-guerre et les efforts d’armement des alliés. Le retour sur investissement porte même un nom : le Plan Marshall. Lequel a permis de reconstruire l’Europe et de relancer ses économies mais aussi de booster considérablement l’économie américaine.

De même les stratèges néoconservateurs ont à la fois prétendu engager leurs alliés dans des guerres contre le terrorisme, tout en finançant discrètement les organisations terroristes qu’il combattaient, dans le but de déstabiliser des régions, de s’assurer une présence militaire permanente et le contrôle de l’acheminement du brut à travers ces pays. Mais aussi de peser sur l’échiquier politique de ces régions contre d’autres grandes puissances comme la Russie ou l’Europe. De la même façon, le scénario d’une Europe affaiblie par la montée d’un l’Islam radical opposé à celle des populismes et des nationalismes, sur fond de pression migratoire massive, de troubles sociaux divers et de dislocation progressives des institutions européennes, est une hypothèse tout à fait envisageable qui pourrait servir les intérêts stratégiques américains.

S’agissant de ce qui est possible aujourd’hui en France, il faut que des associations se développent ou se constituent afin de jouer un rôle citoyen de vigilance, de dénonciation et d’alerte de l’opinion et des médias quant à l’Islam politique et ses dérives. Un rôle de promotion et d’actualisation des principes républicains, en particulier de la laïcité, des droits des femmes et des minorités, dans l’opinion, les réseaux de pouvoir, les médias, sur les réseaux sociaux. Un rôle de combat juridique en portant les poursuites engagées contre toute atteinte aux lois et principes de la République, aux personnes victimes de l’oppression islamiste, objet d’intimidations ou de menaces.

Ce combat sera long. Il est vital et requiert l’assentiment de la plus large fraction des vrais républicains. Il ne peut se faire sans y associer les musulmans, sans des initiatives menées au nom des Français d’origine ou de confession musulmane et nom au nom de l’Islam, au nom de l’unité de la République et non d’une communauté montée contre une autre. Car la seule communauté que nous reconnaissons c’est celle de la République et de la Nation.