Bedos ou le vertige du vide

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Dois-je le confesser avec honte ? Ou le revendiquer comme la Légion d’Honneur du bon goût ? Guy Bedos ne m’a jamais fait rire. Et ne m’a jamais intéressé, encore moins ému.

Adolescent déjà, j’étais gêné de voir les adultes se fendre en regardant ses outrances et ses provocations. Mais percevais déjà intimement plus de fausseté que de talent dans ces petits yeux bouffis et satisfaits, dans ces mimiques arrogantes et faussement complices, dans ces effets de pitre grossier…

Pourtant Dieu sait que j’ai toujours aimé rire. Et que je n’aurais jamais manqué un sketch comique ou une émission de divertissement pimentée d’humoristes à la télé.

Je suis de la génération de Le Luron. Devos c’était déjà celle de mes parents. Mais j’ai toujours considéré le grand Raymond comme un Maître du Rire. Et le petit Thierry comme un virtuose de l’impertinence. Quand on regarde ses sketches aujourd’hui on ne peut que s’incliner derrière le remarquable travail d’écriture et les effets de scène drôlissimes, mélange de farce burlesque, se sensibilité extrême, d’insolence gamine et de plaisir transgressif.

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Que dire de Bedos ?

La seule chose que retiendra ma génération c’est sans doute le sketch du dragueur, interprété avec son ex compagne Sophie Daumier. Un sketch qui l’a rendu célèbre dans ces années érotiques, mais dont il n’est même pas l’auteur.

Tout le reste ensuite n’est que prétention, arrogance, contentement narcissique et vulgarité.

C’est tout un symbole : Bedos meurt quelques jours seulement après Jean-Loup Dabadie, son génial parolier. Comme pour signifier que sans lui, il n’était rien. Une illusion.

Depuis ces premiers essais adolescents sur les planches et les plateaux télé, Bedos n’aura fait que cultiver son aigreur, son ressentiment. Faisant faussement rire des imbéciles avec des sujets tragiques. Mais sans le talent d’un Desproges. Bien loin de là.

Son vrai sujet, sa vraie cible, toujours dissimulés sous des prétextes, c’était lui-même. Et sa propre vie de raté. Un classique. Que son orgueil pourtant ne pouvait s’avouer.

Le comique – si l’on peut parler de comique – de Bedos tient finalement en très peu de choses. Quelques émotions dérisoires. Ce mauvais clown n’aura fait toute sa vie que tenter de faire rire avec son propre désespoir. Il se savait sans doute nul, dépourvu de vrai talent d’acteur et de comique. Mais son ego ne pouvait le supporter. Ne restait alors que le pastiche, la fausseté, la surenchère, la fuite en avant.

Dans la France des années Giscard finissantes puis de la Génération Mitterrand triomphante, Bedos s’est trouvé comme beaucoup d’autres saltimbanques des beaux quartiers un créneau « engagé » : la bonne conscience de gauche. Faussement supérieure. Faussement amusée.

Les cibles étaient faciles, resservies à chaque sketch et à chaque spectacle jusqu’à l’overdose.

La droite, pastichée en Empire du Mal. Et opposée de façon bouffonne et manichéenne au Royaume du Bien : la gauche caviar mitterrandolâtre des années Tonton.

Car même à gauche certains en prenaient pour leur grade. Telle Martine Aubry, rhabillée telle une has been ringarde en une phrase et trois vacheries.

La vacherie. Voilà le seul ressort comique et idéologique de ce bouffon aussi vide qu’une urne un soir de banqueroute électorale.

Pour être pris au sérieux et faire partie du sérail, de la cour, dans ces années marquées par des émissions comme Droit de Réponse, matrice de toutes les secondes parties de soirées déclinées 20 ans plus tard par les Ardisson, les Fogiel ou les Ruquier, il fallait être forcément impertinent, méchant, grossier même. Couper la parole à qui mieux mieux pour insulter, rabaisser, calomnier.

Bien avant que les rappeurs du Bronx n’inventent la punchline assassine, les bouffons de Minuit avaient déjà mis au point l’artillerie lourde des mousquetaires de la Pensée unique.

Une pensée qui allait s’imposer en quelques années pour renverser l’ordre établi. L’ancien régime. Celui incarné cette fois non pas par les aristos guillotinés sous la Terreur, ni même seulement pas « les bourgeois » chers à la rhétorique gaucho-marxiste. Mais par « la Droite ». Une entité maléfique terrassée par le règne messianique du Progrès, de la Justice, de l’Humanisme et de la Fraternité sociale. Le Diable. La Honte. L’éternel ennemi rejeté dans les ténèbres de l’infâmie.

Ainsi donc toute une génération de frustrés qui avait rongé son frein durant 23 ans de domination de la vie politique française par l’UDF et le RPR, allait pourvoir assouvir sans fin sa vengeance et traîner dans la boue les vaincus.

En France dans les années 1980, il ne pouvait y avoir que deux camps : la Gauche incarnant le Bien, et la Droite incarnant le Mal, ridiculisée autant qu’honnie.

Ces grands esprits nourris de magnanimité et de fair-play allèrent donc passer le reste de la décennie et les suivantes à taper sur les vaincus, à les enfoncer le plus possible, à les humilier. Et le citoyen Bedos, Grand Accusateur du Comité de Salut Public, allait pouvoir s’en donner à cœur joie.

Comme si lui et ses confrères humoristes ou « artistes » n’avaient subi durant les années précédant la Résurrection mitterrandienne que censures, crachats et avanies.

Une façon aussi de faire semblant d’oublier que dès 1983 et le tournant de la rigueur, Mitterrand soudainement converti aux sirènes néolibérales allait trahir la Gauche qui l’avait élu, le Programme Commun supposé servir de plateforme de gouvernement avec le PCF, et une bonne partie de son propre parti, pour conduire une politique centriste, libérale et européiste totalement calée sur celle de son prédécesseur. N’étaient les quelques avancées sociétales qui allaient lui offrir les voix d’une jeunesse avide de libertés et de souffle neuf.

Ceci allait sans doute contribuer à creuser l’aigreur du grand humoriste et de ses pairs. Qui désormais en seraient réduits à assurer l’après-vente « culturelle », ou du moins cathodique d’une fausse promesse de campagne face à l’espoir trahi de 15,7 millions d’électeurs de gauche roulés dans la farine par leur idole. Lequel s’avéra par la suite être un ancien pétainiste qui n’avait jamais renié son passé collaborationniste ni ses amitiés coupables avec des tortionnaires nazis.

Il furent nombreux à faire la claque sur les plateaux télé de la Mitterrandie, emmenés par Jack Lang et ses amis. Puisque le peuple avait été trahi, ne restait plus qu’à lui balancer du pain et du cirque, selon les bonnes vieilles recettes du césarisme républicain.

Bedos allait donc faire partie de ce cortège de bateleurs hypocrites de la bonne conscience de gauche appelés à la rescousse pour se flageller à chaque élection perdue. Ou pour ranimer la flamme de la ferveur de gauche à chacun des drames qui ont émaillé les deux septennats. Antiracisme, lutte contre l’antisémitisme, pour les droits de femmes et surtout des minorités, Bedos le pied-noir missionnaire allait être de toutes les causes en vogue, de tous les combats « progressistes ».

Ses offuscations devinrent vite indissociables de ses effets comiques, toujours les mêmes, toujours téléphonés. Avec toujours le bouc émissaire facile : la Droite, les fascistes, les racistes…

Une façon de ne surtout pas se poser de question, de ne pas se remettre en cause, de se rassurer en se prouvant qu’on est un type bien, qu’on est dans le bon camp, qu’on est dans le sens de l’Histoire et du Progrès. Contre tous les fascismes, tous les obscurantismes, les conservatismes.

Avec toujours les mêmes ficelles : la caricature gouailleuse, la fausse provocation, l’ironie caustique et faussement complice, le clin d’œil faussement équivoque à une salle acquise, et la chute repérée à 10 kilomètres.

Au final Bedos n’aura été qu’un faire-valoir. Un alibi. Une sinistre imposture. Le symbole d’une époque accouchée dans la fausseté, le ressentiment et l’aigreur. L’icône d’une génération et d’une caste incarnées par le pharaon Mitterrand et sa Cour. Cette gauche caviar parisienne, pétrie de bons sentiments, engoncé dans son narcissisme, son faux puritanisme et sa morale de café-théâtre. Sûre d’être dépositaire du Vrai, du Juste et du Beau. Mais totalement ignorante voire méprisante des réalités vécues par ceux, les petits, les gueux, qu’elle prétendait défendre. Et qui se contenta de mettre en scène des caricatures prétentieuses, ridicules et surjouées, au travers de ces bouffons de cour érigés en porte-voix : les Renaud, les Balavoine et autres saltimbanques fils de bourges missionnés pour célébrer la bonne conscience de nantis hypocrites.

Bedos n’est qu’une outre bouffie d’alcool et de contentement égotique. Un pitre. Un minable singeant les grands dont il n’était capable d’égaler ni le talent, ni la sincérité, ni la hauteur d’âme.

Deux générations d’humoristes brillants et qui resteront, eux, dans les mémoires. Coluche, Desproges, Roumanoff, Lemercier, Alévêque, et même Bigard malgré sa vulgarité. Suivis par Les Nuls, Les Inconnus, de Caunes et Garcia, Djamel, Foresti…

L’exhibition la plus scandaleuse et la plus pathétique du vide abyssal qui fait office de talent, de conscience sociale ou politique, dont nous aura gratifiés Bedos une fois descendu au plus bas à force de ridicule, d’obscénité et d’alcool, aura sans doute été sa prestation radiophonique au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher en janvier 2015.

Alors que tous les républicains, les démocrates, les Français et les autres réunis par un même attachement aux Droits de l’homme, à la liberté et à la dignité humaine, défilaient sur le pavé parisien ou soutenaient le mouvement en reprenant à leur compte le slogan « JE SUIS CHARLIE », Bedos l’islamo-gauchiste ne trouva rien de mieux que d’éructer dans le micro qu’on lui tendait : « CHARLIE HEBDO ? QU’ILS CRÈVENT ! » Et de tenter de justifier l’injustifiable – la défense de terroristes djihadistes contre des journalistes sacrifiés au nom de la liberté d’expression – par un argumentaire confus noyé dans les reflux d’alcool.

Reniant ainsi toutes les valeurs qu’il avait prétendu défendre toute sa vie. Et se rangeant de facto dans le même lot que l’immonde Dieudonné. Lequel n’est plus humoriste depuis 20 ans au moins mais un militant d’extrême droite révisionniste et pro-djihad.

Le plus triste c’est qu’aussi criminels et obscènes ses propos puissent être, l’abominable Dieudonné conserve même encore aujourd’hui plus de talent comique que Bedos n’en aura jamais eu dans toute sa carrière. Affligeant.

Pour trouver aujourd’hui de vrais talents comiques qui ne soient pas des rediffusions d’eux-mêmes ou des pâles copies de leurs aînés, il faut chercher du côté de la jeune génération. Des auteurs décalés comme Le Chinois Marrant, ou des petits jeunes sans complexes de la génération des yoyos, les fils désillusionnés de ces bobos confinés dans leur fatuité bien-pensante.

Ou bien il faut aller voir ailleurs pour tromper l’ennui parisien. A Montreux. A Marrakech. Ou à Bruxelles, avec l’émission désopilante Le Grand Cactus sur la RTBF, la seule à reprendre le flambeau du meilleur de l’humour burlesque made in Canal+ des 90s.

Je n’ai pas de véritable haine contre Bedos même si son personnage me dégoûte et les couronnes qu’on lui tresse me hérissent. Je n’irai pas non plus pisser sur sa tombe : un geste qu’il aurait sans doute adoré faire s’il avait eu plus de couilles que de gueule. Je préfère le laisser croupir dans un oubli certain, seule condamnation qu’il mérite et qui l’irrite.

Et à tous ceux qui ont adulé du vent, du mensonge, de la vanité, je dis : réveillez-vous ! Ne laissez plus ces amuseurs insignifiants et ces faussaires de la bonne conscience vous dicter vos engagements ou vos colères. Soyez vous-mêmes. Soyez vrais. Et ne vous laissez plus jamais abuser par de faux comiques qui mélangent l’idéologie, les flatteries de cour et l’humour réchauffé.

Parce que l’humour sauve quand il est vrai. C’est-à-dire inspiré par l’esprit. Mais il avilit celui qui en use comme celui qui en rit quand son seul but est de déguiser l’envie, la haine, la détestation de soi ou des autres en apogée des valeurs.

Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Comment la gauche a inventé « le musulman »

L’islamo-gauchisme n’a pas seulement idéalisé l’Islam, un Islam dont il ignore à peu près tout, il a littéralement inventé une nouvelle figure : « le musulman ».

Dans une société qu’ils avaient contribué à séculariser, reléguant le religieux dans les geôles de la « sphère privée », les islamo-gauchistes ont réinventé une sacralité en faisant de « l’Islam » une religion intouchable et du « musulman » un être paré de tous les attributs de la pureté. Mieux qu’un bon sauvage, une sorte d’humain entier que sa foi aurait préservé de toutes les corruptions du colonialisme, de la modernité et de la mondialisation.

Dans l’imaginaire de cette gauche égalitariste et anticolonialiste, pétrie de mauvaise conscience et de ressentiment introjecté, le « musulman » est en effet revêtu de toutes les vertus archétypiques de « l’homme de foi » : un modèle forgé justement selon les stéréotypes d’une catholicité policée revisitée.

Sa volonté de se préserver des pollutions d’une société démocratique décadente et de vivre en retrait sinon en autarcie en se gardant de toute perversion occidentale en fait un archétype de la sagesse, de la mesure, de la force de caractère et de la vertu, à une époque où la perte d’identité et le brouillage des repères nourrissent toutes les violences.

Les islamo-gauchistes, comme les progressistes, sont les fervents partisans du communautarisme. Bien qu’ils clament que tous les hommes sont égaux, ils pensent qu’ils le sont d’autant plus que chacun reste prudemment chez soi.

A une époque où il n’y a plus de sacralité partagée, il est d’autant plus aisé de sacraliser les différences. Or quand son propre rapport au sacré est perturbé parce qu’on demeure prisonnier de la mauvaise conscience, la seule issue est de projeter sur l’autre ce désir qu’on refoule.

Ainsi ce que cette gauche athée avait cru refouler dans les ténèbres obscurantistes – l’homme de foi, le croyant, le lien vécu avec une Transcendance – elle le fantasme de façon positive chez le « musulman ». Un « croyant » dont la foi et la vitalité primordiales n’auraient pas été corrompues par les perversions occidentales liées à l’avoir, au pouvoir et à la cupidité prédatrice.

Car chacun sait que dans l’imaginaire occidental, le « musulman », et plus largement « l’Orient », représentent le contraire du matérialisme, de l’individualisme, de la dénaturation scientiste : le détachement, la dilution de l’ego dans le Collectif, le lien avec la nature comme avec le spirituel. L’exact contraire de notre société décadente tout entière tournée vers la frénésie consumériste, la possession exclusive des richesses, l’individualisme forcené, la déconnexion d’avec la terre-mère et la perte du Sens.

« Le musulman » est donc le sous-produit de la mauvaise conscience occidentale. Un fantasme total qui opère à plein régime face à l’impossible retour aux origines spirituelles d’un Occident dont la simple évocation des « racines chrétiennes » devient un casus belli.

Ainsi ces pieuses femmes voilées qui errent dans les rues comme des fantômes sont fantasmées comme de vertueuses bonnes sœurs, la répression sexuelle en moins puisqu’elles sont aussi épouses et mères. Le port de cet accoutrement n’est aucunement la marque d’un « état sauvage », encore moins d’un étendard politique, mais celle d’une forme de civilité perdue, à la fois simple et naturelle. Et surtout égalitaire : le rêve des gauchistes. Elle s’oppose aux icônes classieuses et décadentes des femmes-fauves des magazines. Et à la customisation à outrance des corps et des apparences. Le voile, c’est la version 2.0 du col Mao.

Toute cette mythologie inversée est d’autant puissante qu’elle est inconsciente.

Fantasmé comme un être spirituel et civilisé, le « musulman » est donc incapable de toute violence. Puisque dans l’imaginaire « new age » des boomers occidentaux « Spiritualité = Peace & Love ».

Il y a du Pierre Rabhi chez tout musulman tel que le voit cette gauche nourrie de tiers-mondisme, d’antiracisme et d’écologie. Et donc tout discours qui prétend accoler la violence commise au nom d’Allah à l’Islam est forcément faux ou « ignorant » du « véritable » Islam : lequel n’est que spiritualité pacifique et amour du prochain.

En réalité, en inventant « le musulman », une gauche « humaniste » oublieuse de ses racines culturelles et spirituelles réinvente dans un avatar fantasmé la matrice chrétienne qui l’a longtemps nourrie et qu’elle avait cru bon de jeter aux oubliettes de l’Histoire au nom du Progrès. Dans une volonté idéaliste, œcuménique, irénique, totalement déconnectée du Réel.

Car bien évidemment ces fameux droits-de-l’homme, nos beaux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, nos ronflants concepts de « mixité sociale » et de « vivre-ensemble », notre souci maniaque pour les plus faibles, les minorités opprimées, les femmes, les étrangers, comme nos plus grands principes, la démocratie, l’état de droit et même la laïcité, sont d’évidents sous-produits des valeurs christiques portées par les églises primitives et élevés au rang de principes politiques par les royaumes chrétiens, bien avant d’être sécularisées en principes universels.

« Le musulman » est donc, après « le pauvre », « le paysan » puis « l’ouvrier », l’ultime avatar de ces mécanismes de refoulement et de projection des antiennes chrétiennes. On ne peut pas comprendre vraiment l’islamo-gauchisme et sa fascination pour l’Islam si l’on s’en tient uniquement à une explication fondée sur le déplacement de la logique de lutte des classes et du combat révolutionnaire du prolétariat ouvrier au prolétariat musulman. Il y a aussi dans la fascination qu’exerce « le musulman » sur cette gauche marxiste orpheline de sa classe ouvrière quelque chose qui relève du messianisme retrouvé.

Comment expliquer sinon que ce soient les mêmes qui hier défendaient la laïcité contre les assauts du cléricalisme qui soient devenus aujourd’hui aussi aveugles face à une volonté prosélyte autrement plus offensive de la part de l’Islam politique ?

Il y a un vertige proprement « féminin » chez cette gauche à se soumettre à ces musulmans que leurs méchants aïeux colonialistes avaient soumis et « civilisés » près de deux siècles auparavant.

Zemmour n’a pas tout à fait tort quand il rapproche cette soumission contemporaine de la gauche à l’Islam d’une « féminisation » de la société occidentale. Il y aurait même beaucoup à dire sur l’érotisation de l’homme arabe dans les modèles forgés depuis une trentaine d’années par la publicité, la mode, le cinéma, la musique, le show biz, les séries télé.

Combien d’articles ont été écrits sur le rap et la mode « caillera » d’il y a 15 ou 25 ans ? Sur ces icônes testostéronées, body-buidées, surérotisées. Au muscle aussi saillant que le verbe. A l’arrogance haineuse, à l’identité jalouse et rebelle érigée contre une société injuste, impuissante et décadente.

L’Islam n’y est pas toujours clairement mis en avant, au moins est-il savamment suggéré dans ce mix de rébellion, d’insolence et de surenchère transgressive tant vanté par les amuseurs du P.A.F.

Il faut oser le dire : l’évocation du mythe du soldat djihadiste, ce criminel terroriste qui déflore la pureté d’un Islam « religion de paix et d’amour » tel que le fantasment les islamo-gauchistes n’est que l’envers négatif et nécessaire de l’idéalisation pacifiste du « musulman », icône de la brebis injustement opprimée au milieu du troupeau. Et cette évocation nourrie une charge érotique – inconsciente bien sûr – y compris chez ces zélateurs de l’islam qui sont les premiers à condamner le terrorisme islamiste comme un aberration en tous points contraire à leur cher Islam.

Le « bon musulman », comme autrefois le « bon chrétien » ne peut exister sans son corollaire sombre : le diable djihadiste. Tous deux sont du point de vue occidental deux figures symétriques d’une même projection du Bien et du Mal. Et d’un point de vue symbolique, deux figures de la masculinité ordonnées selon les codes contemporains du licite et de l’illicite, du social et de l’anarchique. A l’image d’une masculinité « civilisée » mais non désexualisée, celle du « bon musulman », répond celle d’une masculinité agressive, mortifère, destructive, en laquelle la pulsion sexuelle confine à la pulsion de mort, celle du « faux musulman » qui n’aurait retenu de l’Islam que sa face sombre, archaïque, immorale.

Il est impossible pour un islamo-gauchiste inconsciemment pétri de cet imaginaire de penser qu’un musulman lambda puisse être aussi un homme violent qui bat sa femme, un violeur qui abuse de celle-ci, un polygame, un homophobe qui harcèle et violente les homosexuels, qu’il puisse nourrir des croyances archaïques qui défient la science ou rester indifférent au sort d’un de ses semblables parce qu’il n’est pas musulman. Tous ces crimes ne peuvent qu’être le fait de ces « faux musulmans » dévoyés qui font dire au Coran le contraire de ce qu’il affirme et n’ont rien à voir avec l’Islam. Surtout « pas d’amalgame ! »

En conclusion, un « musulman » qui serait arriéré, brutal, violent ne serait pas un vrai musulman ! Car chacun sait que pour les islamo-gauchistes « l’Âge d’or de l’Islam » qui au passage n’a d’existence que celui du mythe, ne s’est jamais arrêté. L’Islam c’est même l’avenir de la civilisation : un messianisme émancipateur et égalitaire tellement plus exotique et authentique que l’original.

Macron, coupable de haute trahison

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« Bonne année !
Vive la République !
Vive la France ! »

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Emmanuel Macron nous aura servi hier soir le discours télévisé le plus long et le plus creux de toute sa carrière politique.

De grandes litanies pour féliciter tout le monde, des couches de pommade superfétatoires pour calmer les irritations dues aux réformes qui ne passent plus dans l’opinion, et une langue de bois servie sur le ton habituel d’un sermon de catéchèse.

Beaucoup de « pédagogie » et de redites sur la réforme des retraites, évidemment. Alors qu’un mois de grève n’aura pas entamé la détermination populaire à faire plier le gouvernement.

Et rien, absolument rien sur l’Islam, la lutte contre la radicalisation ou le terrorisme.

Pourtant, tout au long de cette année 2019 riches en rebondissement dictés par l’Islam politique et djihadiste, le Président, son Premier ministre et l’inénarrable incompétent Castaner auront multiplié les commentaires et déclarations tantôt rassurantes, tantôt hésitantes, tantôt alarmistes.

Après l’attentat de la Préfecture, vite enterré, bien que perpétré par un agent de l’Etat agrémenté secret défense, lors de l’enfumage médiatique sur le voile en sorties scolaires, après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un vieillard déséquilibré, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre ou à propos des listes communautaristes, scandaleusement autorisées par le pouvoir, ces incapables nous aurons endormis avec des mots creux aux accents faussement dramatiques.

« Mes chers compatriotes… »

On aura eu beau attendre du lourd, du consistant, rien dans cette mascarade présidentielle dégoulinante de bons sentiments n’aura finalement affleuré quant à ce qui aurait dû être le sujet le plus important, pour peu qu’on mette en perspective les vrais enjeux avec un minimum d’honnêteté.

2020 aurait dû être consacrée à une grande cause nationale : la lutte contre la radicalisation et « l’Islam politique ». Un terme trop soft qu’on devrait remplacer par « nazislamisme ».

Après s’être ridiculisé en consacrant l’année 2019 à la « grande cause nationale » des « féminicides » (un sujet certes important mais qui concerne moins de 150 femmes par an), le gouvernement s’enferme dans ses propres approximations, ses complaisances coupables et son mutisme irresponsable à propos de l’islamisme (tiens au fait, on attend toujours le grand discours du Président sur la laïcité…)

Alors que le danger progresse, que les digues idéologiques et rhétoriques se rompent sous les assauts de la propagande islamiste, que l’infiltration des islamistes dans toutes les couches de la société n’a jamais été aussi grande, notamment dans les administrations, les services « sensibles » et les hautes sphères de l’Etat, que la menace terroriste s’étend, se particularise, que les guerres anciennes redoublent d’intensité et que de nouvelles se profilent en Afrique du Nord notamment, voici donc le CCIF, l’UOIF et ses satellites, organes de propagande des Frères musulmans, relégitimés pour au moins une année.

Au l’aube de la campagne pour les municipales, le Projet des islamistes entame une nouvelle phase offensive de conquête avec la mise en place de listes électorales dans presque tous les scrutins.

Le CFCM, détesté par les musulmans et qui a perdu toute crédibilité aux yeux de tous, s’apprête à réintégrer l’UOIF dans ses rangs. Les différentes mouvances de l’islamisme y sont toujours en bonne place. Tandis que l’AMIF, le remplaçant officiel du CFCM adoubé par l’Elysée et totalement acquis aux Frères musulmans, s’apprête à prendre le relai.

Le pouvoir politique qui devrait être le garant des institutions, du Droit, des valeurs et principes républicains, fait ici preuve d’un amateurisme sidérant. Et d’une complaisance jamais égalée depuis Sarkozy (qui avait donné les clés de l’slam de France aux islamistes).

La cote du Président est aujourd’hui bien entamée par l’addition de réformes impopulaires. Son aura factice de jeune premier s’est évaporée pour laisser paraître le vrai visage d’une marionnette cynique du système, inflexible, menteur et méprisant du peuple.

Macron n’a aucune chance d’être réélu sans un calcul politique ignoble : faire monter parallèlement l’extrême droite islamiste, et l’extrême droite identitaire et nationaliste incarnée par le RN. Afin de les renvoyer dos à dos en s’affichant comme le seul vrai démocrate et le sauveur de la République.

Cette stratégie grossière et hasardeuse a bien fonctionné une première fois en 2017. Quand Marine Le Pen, chouchoutée par les médias, avait servi de repoussoir utile et de marchepied à Macron pour se faire élire dans un fauteuil. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas une seconde fois en 2022. Avec la même Marine Le Pen canalisant la grogne populiste, et son double islamiste en guise d’épouvantail à moineaux. Non plus un cette fois mais deux repoussoirs se neutralisant l’un l’autre. Magique !

Ce calcul est bien entendu ignoble. Et indigne d’un Président. Mais la politique est ainsi faite.

Gageons que malgré la progression annoncée en 2020 de l’Islam politique et des revendications islamistes, relayées par les aboyeurs islamo-gauchistes de la pensée unique, malgré les enfumages politiques et médiatiques de circonstance sur des non-sujets pour occuper l’opinion, malgré l’exaspération croissante de la rue qui pourrait devenir un jour une bombe à retardement, malgré les grandes envolées oratoires sur « l’hydre islamiste », « la priorité de la lutte contre la menace terroriste », « les minorités », « le communautarisme », « l’unité de la République » et autres discours réflexes, rien absolument rien ne sera fait concrètement pour engager une vraie politique volontariste visant à faire reculer l’idéologie islamiste.

Pour cela il faudrait vouloir affronter vraiment les organisations islamistes et à leurs représentants. Sans susciter de réflexe de solidarité communautaire de la part des musulmans : malgré l’imposture du concept, le chantage à « l’islamophobie » s’est révélé cruellement efficace. De quoi tétaniser toute audace politique et sanctuariser le sujet de l’Islam. Cette victoire rhétorique et politique ajoutée au « djihad judiciaire » mené systématiquement par le CCIF contre tout adversaire de l’Islam politique, politique, journaliste ou « ex-musulman », et on comprend que rares sont ceux qui osent se lancer dans une bataille pourtant urgente et indispensable si l’on veut sauver la République.

Il faudrait vouloir vraiment assécher le mécontentement des jeunes et des banlieues, qui est le terreau de l’endoctrinement et de la radicalisation. Il faudrait vouloir vraiment reconquérir ces « territoires perdus de la République ». En restaurant les services publics, les commerces de proximité, la mixité sociale, la sécurité, la présence de l’Etat dans ces quartiers abandonnés aux islamistes. Là où la charia a remplacé le Droit républicain, où des officines islamistes réparties en « ruches » autour des mosquées ont remplacé les services d’éducation, de santé, d’entraide, les associations sportives. Là où des caïds labellisés « grands frères » par ces mêmes mosquées ont remplacé les polices nationale et municipale. Là où le communautarisme et les uniformes islamistes – hijabs et kamis – ont remplacé la diversité ethnique, culturelle, sociale, religieuse, politique. Là où taxis et transports publics n’osent plus s’aventurer. Où les femmes ne sortent jamais une fois la nuit tombée. Où personne ne peut pénétrer s’il n’est pas du quartier, arabe, musulman, accompagné d’un « parrain » ou s’il ne maîtrise pas les codes du quartier.

Il faudrait que ce gouvernement ait le courage de dénoncer, de pénaliser et d’interdire les officines islamistes qui tombent objectivement sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse de dérives sectaires, d’atteintes aux libertés individuelles, à la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de la presse, de propagande sexiste, antisémite, xénophobe, homophobe ou djihadiste, de menace pour la sécurité des personnes et des biens, à l’ordre public et la cohésion nationale.

Il faudrait avoir l’ambition d’assécher les financements de ces officines de la haine, de l’asservissement, de l’antisémitisme et du mensonge. En coupant toute subvention étrangère octroyée à des associations « musulmanes » ou communautaires. En menant un vrai « contre-djihad » financier, comme le font certains pays occidentaux, contre les banques arabes et la finance islamique qui inondent de leurs subsides le marché de la propagande frériste, salafiste et djihadiste.

Rêvons : il faudrait dénoncer les accords politiques, commerciaux, économiques, diplomatiques, financiers, culturels avec des pays réputés pour leur soutien à la propagande islamiste voire terroriste : Arabie saoudite, Qatar, Turquie notamment.

Il faudrait dégager une fois pour toute la Turquie de l’OTAN où elle n’a plus aucune légitimité à rester. Alors que le dictateur islamiste Erdogan qui a personnellement financé Daesh multiplie les provocations, massacre les Kurdes, fait chanter l’UE comme un bandit pour extorquer quelques milliards de plus en agitant le pistolet migratoire.

Lui qui se rêve déjà en nouveau sultan-calife du monde musulman s’apprête dès janvier 2020 à entamer en Libye un djihad de reconquête pour aider ses amis islamistes à conquérir le pouvoir, afin d’infecter toute l’Afrique du Nord et l’Afrique noire à sa suite, déjà passablement gangrenées par le terrorisme djihadiste.

Il faudrait arrêter de jouer un double jeu mortifère. En hypothéquant l’avenir de la France et de l’Europe pour grappiller des avantages politiques mesquins à court terme et des parts de marché dérisoires.

Mais cela, les hommes politiques qui nous dirigent en sont totalement incapables. Ils ont été formés pour n’être que de serviles gestionnaires. Des exécutants qui appliquent méthodiquement un agenda écrit par d’autres. Ils ne sont que des fonctionnaires du Système. Les obligés des puissants qui les fabriquent et les dominent : ces lobbies et ces puissances de l’argent qui gouvernent le monde.

Bouh-Macron-

Si ces polichinelles étaient des responsables on pourrait les accuser de haute trahison, en plus de leur incompétence patente.

Hélas, ces hochets politiques sont aussi dévoués qu’interchangeables. Une fois usés, le scrutin populaire qui fait office de parodie démocratique entérinera leur décapitation. Pour aussitôt les remplacer par un avatar plus commode.

Que nous réserve cette année 2020 ?

Avec l’équation macronienne « Réformes cyniques + Injustice sociale + Marketing politique + Incurie + Mensonge + Entêtement + Violence », on en arrive au résultat assuré :

Révoltes + Immobilisme => REVOLUTION.

Ma ça, c’est un autre chapitre.

Ces salafistes de la laïcité, alliés implicites des islamistes

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La laïcité à la française est l’objet d’attaques de toutes parts. Ses adversaires les plus sournois ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Les religieux voudraient en limiter l’expression, rogner sur des principes et des lois qu’ils jugent « liberticides » quand elles ne coïncident pas avec leur vision licite de la liberté ou de la société. Certains contestent des avancées sociétales et juridiques majeures comme le mariage pour tous ou l’ouverture des PMA aux femmes célibataires et aux couples de lesbiennes, au motif que ces initiatives imprudentes constitueraient des ruptures anthropologiques majeures, qu’elles trahiraient l’ordre naturel des choses, des modèles universels, sinon l’Ordre divin inscrit dans une « Nature » plus fantasmée que réelle.

Les islamistes contestent le principe de laïcité, résolument incompatible avec leur conception de la société fondée exclusivement sur l’Islam. De tous temps et en tous lieux les sociétés islamiques ont pourchassé et persécuté ceux qui prétendaient fonder l’autorité, le pouvoir et le libre arbitre sur la raison. L’islam est une société qui ignore le principe d’Etat de droit, la liberté religieuse, qui réfute toute Autorité qui ne viendrait pas d’Allah, de la seule révélation licite – l’Islam – inscrite dans le seul livre sacré : le Coran.

Ces sociétés fondées sur l’Islam criminalisent le blasphème et l’apostasie. Elles réfutent tout principe égalitaire entre hommes et femmes, entre fidèles et mécréants. Elles instaurent des liens de soumission, de contrainte ou de domination arbitraire. Des hommes vis-à-vis des femmes. Des musulmans vis-à-vis des infidèles réduits à un statut d’infériorité sinon en esclavage. Les excluant de certaines professions, des fonctions honorifiques ou politiques, de portions du territoire réservées aux seuls musulmans, et les soumettant à un impôt lié à leur statut de dhimmis qui leur autorise d’être tolérés au sein de la société, sans jamais faire partie de la communauté des croyants.

Inspirées par cette tradition islamique, les islamistes sont aussi les promoteurs d’une idéologie religieuse et politique qui vise ouvertement à combattre la démocratie, les valeurs de l’Occident, le pluralisme et les libertés démocratiques. Qui s’infiltre dans toutes les strates de la société et tous les réseaux de pouvoir grâce à une stratégie d’endoctrinement des populations musulmanes et d’entrisme, dont le but ultime est l’instauration d’une théocratie islamiste en lieu et place de la République et la conquête du monde.

Pour réaliser cette stratégie les islamistes combattent ou dénaturent une conception de la laïcité sensée pourtant promouvoir les libertés individuelles, au premier rang desquelles la liberté de conscience et de culte. Dans le même temps ils instrumentalisent, interprètent, subvertissent les principes républicains et les déforment pour imposer leurs vues au nom d’une conception des libertés religieuses absolutiste, illimitée, ignorante de la cohérence éthique qui articule entre eux ces principes.

Ainsi ils s’approprient le principe de laïcité, lui faisant dire le contraire de l’esprit qui le fonde, afin de le retourner contre l’authentique conception républicaine de la laïcité et contre l’intégrité de la République elle-même. La liberté de conscience réinterprétée par les islamistes devient ainsi le droit au communautarisme, le droit de chacun à exercer sa religion comme il l’entend, sans se voir imposer de quelconques limites qui seraient aussitôt interprétées comme une stigmatisation, une persécution, un refus de l’autre et de la différence contraires aux droits humains.

Pour combattre les éléments restrictifs ou coercitifs de la laïcité, les islamistes ont ainsi développé une rhétorique victimaire très éprouvée qui trouve un appui dans les discours en vogue sur la défense des minorités, contre le racisme, l’oppression postcoloniale, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie, les revendications communautaristes ou catégorielles, notamment celles qui visent à faire progresser les droits des femmes, les droits LGBT, les droits des minorités ethniques ou religieuses, etc…

Ces revendications qui s’appuient parfois sur un discours égalitaire et victimaire, ont servi de matrice pour concevoir le concept rhétorique et politique d’islamophobie. Lequel ne correspond à aucune réalité objective mais s’avère très efficace pour porter les revendications islamistes au travers d’un discours audible et qui rencontre les préoccupations démocratiques de ceux qui luttent pour la justice sociale, contre les vestiges d’une société blanche et oppressive, qui stigmatise, discrimine, persécute, violente selon les critères habituels de la domination ou de la désignation de boucs émissaires.

L’un des principes centraux de la laïcité, la neutralité de l’Etat à l’égard des religions, est parfois célébrée comme bienveillante, utilisée et exploitée pour développer une propagande et un agenda sous-terrains. Tant que l’Etat ne se mêle pas de religion, qu’il ne contrarie pas des initiatives pour faire reculer les lignes symboliques, réduire le périmètre juridique et les discours admis qui circonscrivent les libertés religieuses, tant qu’il ne devient pas évident que ces revendications islamistes entrent en conflit avec la République, notre conception du vivre ensemble, d’une société unie, ou qu’elles n’entravent pas les autres libertés, les islamistes s’en prennent à l’extrême droite identitaire plutôt qu’à l’Etat.

Un tournant a été franchi avec la manifestation islamiste du 10 novembre, durant laquelle l’Etat a clairement été désigné comme le responsable de « l’islamophobie » et l’instigateur d’une « persécution » dont seraient victimes les musulmans.

Ce « racisme anti-musulmans », cette « stigmatisation permanente » aussi dramatique que fictive, les islamistes du CCIF n’ont pas hésité à la comparer aux persécutions dont furent victimes les Juifs sous le régime de Vichy. Pour contester la laïcité et faire plier la République, les islamistes jouent ainsi sur un registre strictement affectif et symbolique, ils épuisent les ressources rhétoriques jusqu’à faire un chantage odieux à la shoah des musulmans.

Pourtant l’Etat ou plus exactement les pouvoirs publics sont les alliés objectifs des islamistes. Car si le pouvoir politique et administratif est engagé depuis de longues années dans la lutte antiterroriste, il semble malgré beaucoup d’effets d’annonce et quelques mesures insuffisantes que la lutte contre la radicalisation et les dérives sectaires liées à l’islamisme ait pris un sérieux retard.

On peut même dire que l’Etat ne fait rien pour contrer véritablement la volonté d’endoctrinement, d’entrisme et de destruction de la société engagée par les islamistes.

Depuis sa création par Lionel Jospin au début des années 2000, le projet d’un « Islam de France » opposé une présence anarchique des islams en France n’est demeuré qu’un vœu pieu. Toutes les instances supposément représentatives des différentes composantes de l’Islam en France sont directement ou indirectement aux mains des islamistes. Elles ne représentent peu ou prou que la mouvance ultra-orthodoxe, radicale, fondamentaliste voire djihadiste : Frères musulmans, salafisme, wahhabisme, islam marocain, islam turc…

En ce qui concerne le Président Macron, celui-ci n’est ni un démocrate ni un républicain. C’est un fonctionnaire, un apparatchik du système. Défendre la République et la démocratie menacées par la montée de l’islamisme lui importent guère. Car le système est indifférents aux régimes qui gouvernent les peuples. Les dirigeants peuvent aussi bien être des démocrates, des républicains, des socialistes, des néofascistes, des dictateurs ou demain des islamistes, aucun importance pourvu que l’argent rentre.

Macron ne combat pas et ne combattra jamais l’islamisme. Le plan de « lutte contre l’islamisme annoncé tout récemment par le gouvernement n’est qu’un hoquet, un artifice, un paravent jeté en pâture au peuple. Un gage donné à l’électorat de droite. Et une façon de faire comme si l’Etat remplissait ses fonctions régaliennes. Les inaugurations de chrysanthèmes après chaque attentats ou après le décès de soldats français morts au combat n’est qu’une façon de mobiliser la pompe, de jouer sur les symboles et l’émotion.

Curieusement on n’entend jamais parler des mesures concrètes mises en place par l’Etat pour lutter contre l’islamisme, la radicalisation ou l’entrisme islamiste. Beaucoup de « machins » ont été mis en place : Observatoire de la laïcité, de la radicalisation, plan de ceci ou de cela. Mais on n’en voit jamais les résultats concrets. Les chiffres ou les sondages annoncent juste que l’islamisme poursuit sa montée inexorables. Dans les mosquée, dans les banlieues, chez les jeunes, parmi les détenus…

Pour tous ces attentats officiellement « neutralisés » avant qu’ils ne soient déclenchés grâce au « travail exemplaire des services de renseignement« , combien de nouveaux convertis à la doctrine radicale des islamistes ? Combien de Mohamed Merah, de Kouachi, de Coulibaly ou de Mickaël Harpon en puissance arpentent nos rues, nos cafés, nos centres commerciaux, nos cinémas, nos salles de concert en ruminant leur ressentiment contre la France, son islamophobie, ses injustices ? Combien de fonctionnaires, de policiers, de soldats, d’agents du renseignement, d’agents de sécurité, d’employés de centrales nucléaires, de la SNCF, d’aéroports sont en ce moment même en train de basculer dans la tentation djihadiste ?…

L’embarras palpable des autorités au lendemain de l’attentat de la Préfecture a révélé à la fois la pénétration en profondeur de l’idéologie djihadiste au cœur des institutions de la République, l’incapacité des services de Police et de renseignement à évaluer les menaces, à prévenir la radicalisation et à identifier les fonctionnaires radicalisés, et l’incompétence manifeste des pouvoirs publics pour y apporter une réponse, sinon en appelant à un concept aussi flou qu’inconsistant de « société de vigilance ». Ce sujet embarrassant a d’ailleurs aussitôt été recouvert par un déchaînement hystérique parfaitement téléguidé sur le voile.

Le voile, étendard politique, marqueur territorial mais aussi cache-sexe de l’islamisme. Depuis plusieurs décennies on tente en effet de résumer la question de l’Islam politique et la question de l’Islam tout court à celle du voile. Une façon de dévier l’attention et d’occuper l’opinion l’opinion à propos d’un « bout de tissu » sur lequel chacun peut projeter ses attentes, ses colères et ses exaspérations. Un os à ronger qui permet d’oublier les vrais problèmes : la percée de l’Islam radical en France, en particulier chez les plus jeunes, son infiltration dans toutes les couches de la société, sa présence dans toutes les sphères du pouvoir, de l’association sportive locale au Palais de l’Elysée, en passant par les partis politiques, les syndicats, les entreprises, les think tanks et bien sûr les médias.

Les médias sont en effet le principal allié des islamistes et le plus zélé. On peut estimer entre 60 et 80% la proportion des supports de la presse écrite dont la ligne éditoriale est callée sur l’idéologie islamo-gauchiste. Cette prévalence englobe la quasi-totalité des news magazines français (mis à part Marianne, Le Point, et L’Express dans une moindre mesure), une majorité de quotidiens, notamment les institutionnels de la Pensée unique comme Le Monde, Le Monde diplomatique ou Libération. Mais aussi, et c’est plus étonnant, des magazines chrétiens « progressistes » comme La Vie ou Le Monde des Religions. Pour les radios périphériques tout le groupe France Inter, dont France Culture (surtout) et France Info. Pour les chaînes de télé, toutes celles du service public regroupées sous la bannière France Télévision, la plupart des chaînes d’info continue hormis CNews (BFM, France Info…), TMC, C8… Et pour les médias qui n’ont d’ »indépendants »que le nom, Médiapart (La Voix de son Maître…) totalement aligné sur l’islamistophilie médiatique, HuffPost, Slate pour ne citer que les principaux.

L’Etat, les médias… Il ne faudrait pas oublier l’un des alliés tacites les plus puissants de l’islamisme, même s’il prétend le combattre frontalement : l’extrême droite identitaire et nationaliste.

En effet, si la montée de l’islamisme nourrit les ressentiments populaires et la méfiance à l’égard de l’Islam comme de l’immigration, terreau de l’extrémisme, à l’inverse la montée de l’extrême droite justifie la propagande victimaire des islamistes et leur fournit des alliés objectifs.

Comme les deux faces d’une même monnaie, extrémisme et islamisme s’enfantent et se renforcent l’un l’autre. Comme autrefois le bolchevisme et le nazisme. Ou plus récemment le néocommunisme ou l’altermondialisme et le libéralisme sauvage.

C’est cette fascination mimétique qu’il faut prendre en compte si l’on veut combattre efficacement l’Islam politique. On ne peut combattre l’islamisme au nom du nationalisme. Ou au nom d’une conception identitaire de la France. On ne peut combattre symétriquement l’islamisme et l’extrémisme car tous deux obéissent à des logiques différentes et présentent des menaces différentes pour la République. Mais on ne peut combattre l’islamisme en ignorant son frère jumeau : l’extrémisme nationaliste ou identitaire.

On ne peut défendre la République et combattre l’islamisme qu’au nom de la République elle-même. Avec ses principes et ses lois comme armes de contention ou de destruction idéologique.

Partant, on ne peut combattre l’islamisme au nom du seul principe de laïcité, lequel est aujourd’hui pris en otage par les uns comme par les autres.

Les autres, c’est la quatrième catégorie d’alliés implicites de l’islamiste : les irréductibles d’un laïcisme obscurantiste.

Ceux qui voudraient ériger la Laïcité ou l’idée dénaturée qu’ils s’en font en nouvelle déesse. Ceux qui sous couvert de défendre la République font la promotion d’une idéologie tout aussi néfaste que l’islamisme, d’une religion dont le credo est de refuser toutes les autres.

Cette religion laïciste se singularise par son intolérance, son sectarisme, son autoritarisme, sa tentation dictatoriale et totalitaire. Ce laïcisme qui est un athéisme offensif qui n’ose pas dire son nom, qui se prétend garant de la laïcité et de l’esprit de ses lois, est en réalité une secte oppressive. Une secte dont le dieu se prétend Raison mais en vérité sert une haine jalouse. Une haine dirigée contre toutes les formes de convictions fondées sur une référence à une transcendance. Pas étonnant que ces fossoyeurs de la laïcité arborent souvent en guise de signe de ralliement des symboles morbides ou satanistes : tête de mort, de diable, statue de Baphomet. Des symboles utilisés par certaines sociétés secrètes, détournés de rituels maçonniques et repris par certains complotistes ou amateurs d’occultisme.

On est loin, très loin même, de Marianne, de la Liberté guidant le peuple, de la Marseillaise ou d’autres allégories républicaines. On est loin de la vie. On est loin tout court. En tout cas, tout ce fatras n’a objectivement rien à voir, historiquement, philosophiquement ou symboliquement avec la République et sa conception de la laïcité. Ni même avec l’anticléricalisme des pères fondateurs de la loi de 1905, quel que pût être leur fondamentalisme rationaliste, positiviste, voire leur athéisme combattif.

Ces laïcistes font preuve d’une phobie obsessionnelle qui les poussent à traquer toute expression d’une religion qui empiéterait sur la sphère publique. Ces laïcistes n’obéissent qu’à des pulsions, pas à une logique. Ainsi ils somment l’Etat d’intervenir pour interdire aux religions qu’elles ne débordent leur chasse gardée. Et dans le même temps ils s’évanouissent et poussent des hauts cris chaque fois qu’une administration ou une autorité publique se mêle de religion. Attitude quasi infantile et parfaitement irréaliste puisque l’État, notamment par l’intermédiaire du Ministère de l’intérieur qui est aussi celui des culte se mêle chaque jour d’organiser les cultes sur le territoire national. Neutralité se signifie pas passivité, laisser faire ou ignorance de ses responsabilités, comme les voudraient à la fois les islamistes et leurs alliés laïcistes.

Assurément ce n’est pas à eux qu’il faut confier la responsabilité de défendre la République ou la laïcité contre les assauts de l’islamisme. La République, ils s’en tamponnent d’ailleurs ; ce qui leur importe c’est que chacun se conforme à leur idéologie et s’associe à cette traque de la calotte, de la kippa ou de la chéchia.

Leurs méthodes, leurs discours violents et excommunicateurs participent d’un fanatisme analogue à ceux des pires islamistes qu’ils prétendent combattre.

Nombreux sont les intellectuels français ou étrangers dont certains musulmans qui mettent en garde aujourd’hui la France à la fois contre le danger islamiste, et contre celui de ce laïcisme intégriste et réactif qui fait leur lit.

Ces salafistes de la laïcité sont plus proches idéologiquement de la Corée du Nord ou de la Chine maoïste que de la France de Robespierre ou d’Aristide Briand.

Par leurs méthodes et leurs excès ils sont plus conformes aux illuminés de Civitas, aux évangéliques américains ou aux djihadistes musulmans fanatiques qu’aux authentiques démocrates. La démocratie ils n’en ont cure. Ils avancent en rangs serrés et ne tolèrent aucun écart. Certes ils ne vont pas jusqu’à tuer ou commettre des attentats. Du moins physiquement. Symboliquement, le meurtre et l’excommunication font partie de leur attirail ; comme dans les procès de Moscou.

Nous nous épargnerons d’instruire un procès en citant des noms. Car il est inutile de gaspiller son énergie dans de vains combats.

Toutefois il faut bien comprendre que si l’on entend lutter avec pragmatisme et fermeté contre l’islamisme et ses dérives, il serait contre-productif de compter sur ces ayatollahs de la laïcité.

Le seul combat légitime je le répète s’appuie sur les fondamentaux républicains. Tous les fondamentaux républicains. Rien que les fondamentaux républicains. Les seuls à même de rassembler une grande majorité de concitoyens. Les seuls à même de garantir les libertés. Les seuls à même de protéger les hommes et les femmes qui font nation, qui font République, contre ceux qui veulent les diviser, les récupérer ou les détruire.

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers ?
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers.

Tremblez, tyrans ! et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix

Rouget de Lisle : La Marseillaise

Lutte contre l’islamisme : grande cause nationale 2020 ?

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Yellow vests protest against fuel prices in Paris

Tous les spécialistes français et internationaux sont unanimes : la menace islamiste en France n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. La France est la principale cible des islamistes en Europe en raison de son attachement particulier à la laïcité et aux droits de l’homme.

Josepha Laroche, docteur en science politique, agrégée, spécialiste de relations internationales et professeur à Paris 1, tentait il y a deux jours de tirer la sonnette d’alarme, rappelant que les revendications des islamistes en France n’ont jamais été aussi maximalistes.

Nous nous étions habitués à voir les signaux d’alerte sur la menace terroriste s’allumer régulièrement au rouge depuis 5 ans. Mais la menace islamiste ressemble plutôt pour beaucoup de Français à une abstraction, voire à une fiction pour ceux qui croient qu’elle n’est qu’un mirage entretenu par l’extrême droite. La seule menace que l’hologramme médiatique et discursif voudrait nous habituer à considérer comme réelle et préoccupante, c’est celle de « l’islamophobie ».

Nos contemporains sont victimes de leur naïveté, de leur insouciance, de leur ignorance. Mais ils risquent de le payer très cher fort bientôt. Car la menace existe même si elle ressemble plus à un serpent qui rampe sous les eaux qu’au tic-tac d’une bombe à retardement.

L’islamisme s’appuie aujourd’hui en France sur une assise confortable, fondée sur une implantation très large et une dissémination croissante dans les mentalités.

La France compte aujourd’hui 400 mosquées fréristes et 150 mosquées salafistes sur un total de 2800 mosquées officiellement recensées. Des milliers d’associations caritatives, sportives, éducatives, souvent financées par les mairies. Elles constituent autant de centres de recrutement et d’endoctrinement des jeunes qu’il s’agit de « réislamiser », c’est-à-dire de faire adhérer à une vision et une pratique fondamentalistes véhiculées par les Frères musulmans.

Les plus grandes mosquées de l’Hexagone, et toutes les grandes organisations représentatives de l’Islam en France, sont aujourd’hui directement ou indirectement aux mains des Frères musulmans et des salafistes : CFCM, CCIF, AMIF, Musulmans de France (ex UOIF), LES Musulmans, Fondation pour un Islam de France, etc… Le marché du halal qui génère des revenus considérables est entièrement aux mains des islamistes, ce qui leur assure des rentrées fort utiles en plus des subventions versées par les organisations caritatives comme Qatar Charity pilotées par les pays frères.
Islamistes

L’argent ne semble pas un problème pour les organismes voués à diffuser la propagande islamiste. Le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie du dictateur Erdogan sont de très généreux mécènes.

Les islamistes sont également très présents sur internet et les réseaux sociaux. De nombreux sites internet « d’information » (de propagande) sur l’Islam destinés aux musulmans et plus particulièrement aux jeunes, à commencer par le site Oumma.com, sont alignés sur le credo politique et idéologique des Frères musulmans. Facebook, Twitter, Instagram ne sont pas en reste. Il est beaucoup plus facile de faire la promotion du djihadisme « soft » et de « l’antisionnisme » (antisémitisme) au nom de l’Islam sur Facebook que de publier une photo de femme seins nus.

Plus grave encore et pourtant jamais dénoncé : fidèles à leur politique d’infiltration, d’entrisme et de conquête progressive de tous les pouvoirs, les islamistes avancent leurs pions partout dans la société française : école, université, milieu associatif, partis politiques, mairies, collectivités locales, syndicats, milieu des arts et de la culture, de la presse et des médias, industrie du divertissement, monde sportif, grandes entreprises, monde du travail, fonction publique, services d’ordre, services de renseignement… Et même jusqu’au sommet de l’Etat, certains lobbyistes islamistes faisant partie de la cour élyséenne. Le pseudo humoriste Yassine Belattar n’étant qu’une simple vitrine people de cette infiltration islamiste auprès du chef de l’Etat.

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Un indice pourtant éloquent de ce piratage des rouages étatiques : l’incompréhensible mutisme des autorités et le black-out total des médias cinq jours à peine après qu’un attentat islamiste d’un genre nouveau fut perpétré en octobre dernier dans un des sanctuaires de l’Etat par un agent de Police assermenté secret défense et pourtant radicalisé. Deux discours lapidaires du Ministre de l’Intérieur puis du Président de la République caractérisés par un flou, une absence de responsabilité et de réponse qu’on peut aisément qualifier d’incompréhensibles et de coupables en pareille circonstance.

Cet attentat a en tout cas révélé la préoccupante infiltration de l’idéologie djihadiste au sein même des institutions de l’Etat, l’incapacité ou la neutralisation des services de renseignement quant à la détection des profils radicalisés en leur sein, et l’incompétence sinon l’absence inexplicable de volonté politique pour y remédier.

Il est tout de même inconcevable dans une grande démocratie comme la nôtre que le chef de l’Etat en appelle à la délation et la responsabilité des citoyens pour faire le travail de détection des éventuels profils radicalisés, un impératif de sécurité nationale qui devrait pourtant mobiliser entièrement les efforts de la machine d’Etat.

Dans le même temps, depuis que l’islamisme existe, l’Occident a tenté de s’en servir comme d’un outil stratégique pour contrer ses adversaires. Dès les années 1950 la CIA a cherché à utiliser la Confrérie des Frères musulmans pour établir aux frontières de l’URSS des régimes islamistes hostiles au communisme. On connaît le revers cuisant par lequel s’est soldé cette stratégie, qui de la Turquie à l’Afghanistan des Talibans avait tenté d’instaurer une Islamic Belt sur le pourtour sud de l’empire soviétique. Ce qui n’a pas empêcher la CIA de continuer à financer et instrumentaliser des organisations terroristes pourtant ouvertement ennemies de l’Occident, comme Al Qaeda ou Daesh, en envoyant discrètement dollars, matériels et instructeurs militaires, tantôt pour lutter contre le dictateur Assad et contrer les avancées stratégiques russes dans la région, tantôt pour justifier des interventions militaires, contrôler l’acheminement du brut et entretenir un chaos favorable aux intérêts stratégiques américains.

La France n’est pas davantage exemplaire en cette matière. La patrie des droits de l’homme sait mettre de côté ses grands principes quand il s’agit de faire des affaires avec des monarchies corrompues ou avec la Turquie qui sont pourtant les principaux financeurs du terrorisme sunnite, les propagateurs d’un antisémitisme musulman radical et les exportateurs de l’idéologie frériste ou salafiste partout en Europe.

Peu importe que la duplicité de ces amis douteux se soldent parfois par des dizaines de mort sous les rafales des kalachnikovs djihadistes. Peu importe que la gestion sociale des banlieues soit déléguée à ces apôtres du séparatisme, de la haine et de la revanche contre l’Occident. Peu importe que « l’Islam de France » ne soit qu’un mensonge éhonté, une fausse promesse travestie en légitimisation et en un tremplin pour l’islamisme. Peu importe que ses institutions soient livrées avec les clés des mosquées à des prêcheurs salafistes ou des partisans de l’Islam le plus rétrograde. Peu importe que les femmes couvertes de voiles chariatiques, étendard de l’islamisme, sinon couvertes de pied en cap de niqab anthracite dignes du Téhéran des années 1980 pullulent dans toutes les banlieues et dans tout le Sud de la France. Peu importe que nos grandes entreprises réalisent des bénéfices en vendant des armes et des biens de consommation occidentaux à des riches monarchies qui haïssent tout ce que l’Occident représente et conspirent pour l’anéantir.

Qu’il s’agisse de l’islamisme ou d’autre chose, nos politiques ont une morale à géométrie variable. Qui plus est le vote communautaire est devenu un impératif de stratégie politique. Pas question de s’aliéner les voix d’une population qui selon les estimations compte 4,7 à 8 millions d’électeurs ou de futurs électeurs.

C’est pourquoi il serait bon de rappeler à ces carriéristes quelques fondamentaux républicains.

On ne peut pas combattre l’islamisme sans dénoncer systématiquement tous ceux qui le servent directement ou indirectement. En cette matière, silence vaut acquiescement. Et immobilisme, complicité.

Face aux dangers qui nous menacent, il est temps que tous les vrais républicains s’entendent pour dénoncer leurs ennemis et ceux qui leur tendent la perche.

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La pratique de l’outing politique devrait devenir systématique. Tous les soi-disant « musulmans » qui prétendent à parler au nom des musulmans et qui entretiennent des liens avec l’islamisme doivent être dénoncés comme tels. Leurs liens exposés.

Toutes les officines de « l’Islam » qui relaient l’idéologie islamiste doivent être exposées au grand jour. Leur fonctionnement, leur rhétorique, leurs responsables, leurs buts, leurs liens avec des organisations étrangères idem. Et tous ceux qui les soutiennent ou dialoguent avec elles doivent être dénoncés. Il faut appeler avec acharnement à leur dissolution.

Toutes les personnalités politiques, les journalistes, syndicalistes, responsables publics qui ont quelque lien que ce soit avec des islamistes doivent être aussitôt dénoncés. Sans aucune différence ni complaisance liée à leur orientation politique. Leur discours quand ils sont démentis par les faits doivent être dénoncés comme des mensonges. Leurs actions et leur statut décrédibilisés pour motif de leur duplicité.

L’islamo-gauchisme qui est la collusion d’une grande partie des médias à l’égard de l’islamisme doit être dénoncé et combattu avec vigueur comme un crime de haute trahison, de la même manière qu’en tant de guerre il s’agit de dénoncer les ennemis de l’Etat qui font délibérément la propagande du camp adverse.

Les Français attachés à la République, à son intégrité, à son unité et à la démocratie devraient sans attendre du gouvernement inscrire la lutte contre l’islamisme comme grande cause nationale pour l’année 2020. Et assortir cette déclaration de faits concrets en prenant les devants.

Car on en est maintenant certain : rien, absolument rien n’adviendra du pouvoir en place sur ce sujet. Si ce n’est quelques discours creux et des mesurettes destinées à calmer l’opinion, aussitôt contrebalancées par d’autres destinées à rassurer l’électorat musulman.

Si rien n’est fait, si les citoyens ne prennent eux-mêmes leur destin en mains, la seule réponse inéluctable qui en découlera sera l’élection de Marine Len Pen à la tête de l’Etat. Ou l’exacerbation des tensions sociales et communautaires dans une guerre civile ouverte : le but précis recherché par les islamistes.

 

Ces cathos collabos qui déroulent le tapis rouge aux islamistes

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Dans la France d’Occupation le régime de Vichy n’aurait jamais pu contribuer à la Solution finale en déportant 75.000 Juifs dont 20.000 Français vers les camps d’extermination sans la participation active de Français collaborationnistes, dont hélas une part non négligeable de bons catholiques.

Aujourd’hui de nombreux catholiques, souvent membres ou proches des « élites » intellectuelles ou médiatiques, se singularisent en n’hésitant pas à soutenir ouvertement des islamistes et en relayant la propagande islamo-gauchiste qui fait la part belle aux idées corrompues des islamistes français.

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Une double trahison par rapport aux valeurs républicaines tout d’abord, mais aussi par rapport aux valeurs chrétiennes fondamentales.

Aujourd’hui les temps ont changé. Le principal danger qui menace notre République n’est pas le nazisme, ce n’est pas non plus le soviétisme, c’est bel et bien l’islamisme.

Mais à l’image de ces bons cathos qui dénoncèrent des familles juives ou aidèrent les Brigades spéciales à les pousser dans des wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz, comme à l’image de ces intellectuels communistes qui continuèrent à soutenir Staline quand les chars russes entraient dans Prague ou Budapest, certains catholiques français font preuve d’un zèle à toute épreuve pour soutenir les « musulmans persécutés » au prix d’une complaisance sans état d’âme avec les pires islamistes.

De quoi parle-t-on ?

L’islamisme est une idéologie fondée sur une lecture fondamentaliste, rétrograde et agressive de l’Islam. Il s’attaque en premier lieu aux personnes d’origine ou de confession musulmane, qu’il cherche à endoctriner, à isoler du reste de la communauté nationale puis à retourner contre celle-ci.

L’islamisme est aussi et surtout un système de lobbying et d’infiltration politique très organisé, dont l’objectif est la conquête progressive de tous les pouvoirs, politique, économique, financier, social, administratif, syndical, institutionnel. Sa stratégie de conquête a notamment été conceptualisée par les Frères musulmans, dont le Plan a été révélé par plusieurs ex membres de la confrérie. Une stratégie reprise sur des sites de propagande destinés à mobiliser les jeunes musulmans.

Le terme islamisme regroupe de nombreux courants de l’Islam radical, certains relativement « pacifiques » prônent une coexistence non agressive de la communauté musulmane avec les pays d’accueil. D’autres plus offensifs sont engagés dans une politique de conquête discrète, patiente et progressive. D’autres enfin prônent des formes plus agressives de djihad, voire le recours au terrorisme.

Le but avoué des islamistes c’est la transformation de la France en un pays musulman, et celle de la République en une théocratie islamique.

En France l’islamisme comporte quatre principales mouvances :

  • Les Frères musulmans, majoritaires de façon directe ou indirecte dans toutes les organisations censées représenter l’Islam de France ou les musulmans français : CFCM, CCIF, Musulmans de France, LES Musulman, AMIF, Fédération pour un Islam de France…
  • Les salafistes quiétistes, notamment wahhabites
  • Les djihadistes
  • Les islamistes turcs soutenus par le dictateur islamiste Erdogan

Tous les sondages récents montrent une infiltration de plus en plus préoccupante de l’idéologie islamiste chez les personnes de confession musulmane, notamment les plus jeunes pour lesquels c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse.

La progression de l’islamisme en France est notamment visible au travers de l’augmentation du nombre de femmes musulmanes qui choisissent de se voiler ou à qui on impose le voile islamiste.

Il faut préciser que le voile islamiste n’est ni une prescription coranique (aucun verset n’en fait mention), ni un pilier de l’Islam, ni une tradition islamique comme on le prétend souvent.

Le voile chariatique (hijab, niqab, tchador, burqa) a été inventé au cours du 20e siècle comme un uniforme religieux imposé aux femmes dans certaines dictatures islamistes où sévissent les formes les plus archaïques et rétrogrades d’Islam intégriste : Arabie saoudite, Qatar, Egypte, Iran, Afghanistan. Il s’est ensuite répandu dans plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient, du Maghreb, d’Afrique ou d’Asie où les islamistes ont pris le pouvoir en renversant des régimes modernistes ou des dictatures militaires, certains même laïcs comme la Turquie.

Mais cette visibilité de l’Islam politique voulue par les islamistes qui ont fait du voile leur étendard et de son imposition un marquage territorial cache une progression beaucoup plus profonde dans la société française, dans ses institutions, dans les discours, les mentalités, les codes sociaux relayés par les médias.

Pour une partie importante de la gauche, la défense des musulmans est devenue au cours de ces 20 ou 30 dernières années un substitut à la lutte des classes et à la défense d’une classe ouvrière quasiment disparue.

A la lutte antiraciste de l’époque SOS Racisme s’est également substituée une nouvelle forme de lutte largement instrumentalisée par la propagande islamiste contre une nouvelle forme de stigmatisation : « l’islamophobie ».

Concept élaboré par les Frères musulmans sur le modèle de l’homophobie et des luttes LGBT, l’islamophobie des islamistes s’est réappropriée le terme anglais islamophobia apparu après les attentats du 11 Septembre au Royaume-Uni où il désignait une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam. « L’islamophobie » est supposée désigner une nouvelle forme de racisme dirigé contre des personnes de confession musulmane en raison de leur appartenance religieuse.

Ce concept qui ne repose sur aucune réalité sociale ou statistique est toutefois abondamment martelé dans les médias, jusqu’à nourrir la croyance fausse que les musulmans français subiraient actuellement une véritable « persécution », que les islamistes dans une odieuse concurrence victimaire n’ont aucune gêne à comparer aux persécutions dont les Juifs furent l’objet sous l’Occupation.

Le CCIF identifie même aujourd’hui un responsable à ce phénomène, désigné comme l’ennemi des musulmans : l’Etat. Un Etat dont les lois « liberticides » (celles de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école, et celle de 2010 interdisant la burqa, notamment) serviraient à persécuter les musulmans. Le CCIF pousse même le vice jusqu’à réclamer l’abrogation de ces lois « au nom de la laïcité » réduite à la seule liberté de conscience.

Une bonne partie de la gauche française, des écologistes à l’extrême gauche, n’a pas honte d’encourager et de s’associer à ces dérives.

Ainsi des personnalités comme Esther Benbassa (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Clémentine Autain (LFI), Ian Brossat (PCF), Olivier Besancenot (NPA) ou Nathalie Arthaud (LO) n’ont pas hésité à participer à la manifestation du 10 novembre organisée par des organisations islamistes comme le CCIF ou LES Musulmans, des lobbyistes islamistes comme Marwan Muhammad, des prêcheurs de haines misogynes, homophobes et apôtres du viol comme Nasser Abou Anas, des salafistes, des crypto-djihadistes, des soutiens du Hamas et d’autres organisations terroristes.

Cette collusion d’une partie de la gauche et de la quasi-totalité des médias français alignés avec l’islamisme est qualifiée d’islamo-gauchisme.

Cette perversion idéologique et rhétorique a contaminé certains catholiques « progressistes », notamment certains journalistes chrétiens.

Le moindre des péchés de la gauche catholique aujourd’hui est cette confusion assez épaisse en ce qui concerne l’Islam.

Ainsi depuis que le pape François encourage dans la lignée de ses prédécesseurs la politique d’ouverture à l’Islam, les catholiques français semblent devenus incapables du moindre discernement à l’égard d’une religion parmi les plus éclectiques au monde, une religion dont les régressions fondamentalistes et politiques sont de très loin les plus violentes parmi celles qui secouent les grandes religions depuis le siècle dernier.

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Le discours de bienveillance vis-à-vis de l’Islam, doublé d’une préoccupation sociale et humanitaire à l’égard des minorités arabes ou musulmanes et des migrants menacés de stigmatisation et de paupérisation entraîne chez beaucoup de catholiques une inhibition totale des capacités de discernement intellectuel ou éthique. La défense naïve et obsessionnelle des pauvres et des opprimés prime sur tout autre impératif éthique.

Ainsi voit-on des catholiques embrouillés malgré eux dans une compassion indifférenciée pour toutes les causes sociales qui célèbrent « la différence », prennent parti pour « l’étranger » ou volent au secours des « musulmans discriminés ».

Quand cette confusion gagne des journalistes, quand elle les conduit à cautionner l’islamisme, on ne peut plus invoquer un déficit d’information ou de discernement. Car on est objectivement en face d’un cas de malhonnêteté manifeste et de complaisance assumée.

Une autre raison beaucoup moins évoquée de la complaisance de certains catholiques latins à l’égard de l’Islam en général et de l’Islam politique en particulier tient à cette fascination nostalgique des Latins pour l’Orient.

Le christianisme oriental est aujourd’hui plus que moribond. Les Chrétiens d’Orient auront bientôt totalement disparu. La plupart des communautés chrétiennes ont fui les persécutions (islamistes) dont elles faisaient l’objet. Le Moyen-Orient qui a vu naître Jésus et se développer les toutes premières communautés chrétiennes ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, mis à part le christianisme grec orthodoxe.

Depuis la réconciliation opérée après Vatican II par le catholicisme avec le judaïsme, les catholiques se sont beaucoup intéressés aux racines juives du christianisme. Autrefois objet d’un antijudaïsme séculaire de la part de l’Eglise, le « peuple déicide » a recouvré son aura de « peuple élu ». Et le Juif est devenu une victime intouchable pour laquelle tout catholique bon teint se doit de prendre fait et cause.

Mais l’enlisement du conflit israélo-palestinien, la politique de colonisation et d’apartheid cynique d’Israël à l’égard de sa minorité arabe, les crimes de guerre perpétrés par Tsahal à Gaza, ont compliqué les relations entretenues par les catholiques avec les Israéliens.

75 ans après la Shoah, la cause palestinienne a supplanté la question juive dans l’esprit des bons cathos. Au point parfois de bénir le Hamas comme une armée de résistance contre le méchant Israël, au lieu de le condamner comme une organisation terroriste au même titre que le Hezbollah, Al Qaeda ou Boko Haram.

En outre, dans l’imaginaire catho, le Palestinien est devenu une icône contemporaine du Galiléen. Un amalgame qui n’est pas totalement sans fondement eu égard à certaines découvertes récentes en génétique et en linguistique (certains Palestiniens musulmans de la Galilée seraient des descendants de Judéens ayant fui la Judée après la destruction du Temple, sédentarisés en Galilée au 1er siècle, convertis au christianisme puis à l’Islam).

Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que beaucoup de Chrétiens ont une affection sentimentale particulière pour les Moyen-Orientaux, les Palestiniens en particulier, parce qu’ils leur rappellent consciemment ou inconsciemment ce Jésus dont le vrai visage se dérobe toujours à leur mémoire.

Qu’en pensent les fidèles ?

Selon un sondage réalisé en 2018 par le Pew Research Center, 49 % des chrétiens pratiquants d’Europe de l’Ouest souscrivent à l’affirmation « l’islam est fondamentalement incompatible avec la culture et les valeurs de mon pays ».

Parmi les Français appartenant aux différentes confessions chrétiennes, on peut considérer que les catholiques sont les plus ouverts à l’Islam. A l’exception des minorités maronites ou melkites (des Libanais pour l’essentiel) souvent résolument hostiles à l’Islam.

Les protestants ont une attitude très différente selon qu’ils sont plutôt libéraux (très ouverts), réformés (tantôt neutres, tantôt critiques) ou évangéliques (franchement hostiles).

Quant aux orthodoxes ils sont dans l’ensemble les plus hostiles à l’Islam (mais aussi souvent très antisémites), à l’image des Patriarcats russe ou grec.

Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent (Mt 5:44)

La passion maladive et délétère de certains catholiques français pour l’islamisme est le fruit d’une de ces névroses typiques des catholiques qui leur fait idolâtrer leurs persécuteurs.

Un dévoiement complet du message évangélique assimilable au syndrome de Stockholm qui leur fait prendre fait et cause pour leurs ennemis avérés.

245 millions de chrétiens dans le monde sont aujourd’hui persécutés en raison de leur foi. Leurs principaux bourreaux sont les islamistes.

En France plus de 1000 actes anti-chrétiens ont été recensés en 2018 : agressions ou profanations de lieux chrétiens. Contre seulement 100 actes anti-musulmans.

La saturation des médias à propos des soit disant persécutions dirigées contre les musulmans est telle qu’on croirait qu’ils sont les premières victimes de la haine et des discriminations religieuses dans notre pays. C’est un pur mensonge. Les Chrétiens sont les premières victimes, notamment d’actes perpétrés par des musulmans.

Il suffit d’écouter leurs prêches ou leurs discours sur internet, les islamistes haïssent la démocratie, la République et les Droits de l’homme. Ils n’ont que faire de ces pasionarias des droits humains. Mais ils se servent habilement d’eux pour avancer leurs pions, multipliant les sourires et les amabilités « fraternelles » dans tous ces rassemblements humanistes ou très pieux dans lesquels on célèbre « l’amitié islamo-chrétienne », « l’unité des religions », le « vivre ensemble », la « tolérance » et tous ces attrape-couillons pour gogos en mal de diversité.

De même, les islamistes haïssent viscéralement les Juifs, ces « sionistes » qui pourtant les fascinent et les obsèdent dans une concurrence mimétique maladive. Tout comme ils détestent cordialement les Chrétiens, symboles d’un Occident décadent, perverti et honni. Juifs et Chrétiens sont d’ailleurs depuis les temps coraniques au mieux des dhimmis à convertir de gré ou de force, au pire des sous-hommes, des « kouffars » (infidèles) à maintenir en état de soumission voire de servitude.

Mais les islamistes sont des maîtres dans l’art du double jeu et du double langage. Et les ronds de jambe dont ils sont capables pour favoriser leur politique d’infiltration flatte ces pauvres nigauds de cathos trop heureux de célébrer l’amitié interreligieuse et interculturelle avec ces Orientaux qui mettent un peu d’exotisme dans leurs velléités compassionnelles et humanistes.

Qui sont ces cathos de gauche pro-islamistes ?

Laurent Grzybowski

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Laurent Grzybowski

Journaliste à La Vie, Laurent Grzybowski est emblématique de ces journalistes cathos de gauche, souriants, engagés, au style très scout et très « moderne » à la fois, toujours prompts à défendre une cause, même si c’est souvent de façon plus qu’approximative et au prix de sérieuses contraventions avec le devoir de rigueur intellectuelle auquel les tient en principe leur qualité de journalistes. Mais peu importe, quand la musique est bonne…

Musicien et chanteur, Laurent l’est aussi, qui n’hésite jamais à sortir la guitare pour chauffer une messe et a même publié quelques CDs de musique liturgique ou évangélique.

Maître-chanteur aussi à l’occasion, quand il s’agit de faire la promo de l’Islam et de ses potes musulmans, peu importe que leurs engagements ne soient pas toujours très raccord avec le credo républicain ni le missel chrétien.

Un petit tour rapide sur sa page Twitter suffit à cerner le personnage.

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Le 1er février dernier Laurent Grzybowski se flattait de son amitié avec Ghaleb Bencheick, le très consensuel et très poli patron de la Fondation pour un Islam de France. Un musulman très propre sur lui, surdiplômé, élégant et concélébré par tout le gotha de la cathocratie médiatique. En septembre dernier celui-ci déplorait même dans les colonnes du Point le « manque d’autorité » de la République sur l’affaire des foulards de Creil. Son père fut recteur de la Grande Mosquée de Paris, une institution de l’Islam français dont on a pu mesurer les dérives depuis que la duplicité de Dalil Boubakeur comme nouveau recteur ou comme Président du CFCM n’est plus à démontrer.

Un petit détail qui n’aura pas échappé aux vrais défenseurs de la laïcité, et non à ses fossoyeurs comme Laurent Grzybowski : selon son ami la laïcité « assure la liberté de croire ou de ne pas croire ». Une définition tronquée, réduite à la seule liberté de conscience, à laquelle voudrait nous faire croire les islamistes, et plus généralement les anti-laïques qui cherchent à l’instrumentaliser selon une vision consumériste et communautariste de la République aux antipodes de la conception française, celle d’une République une, indivisible… et assimilatrice !

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Autre morceau choisi, cet inénarrable télescopage sémantique qui associe « les musulmans » (un procédé rhétorique cher aux islamistes qui aimeraient faire croire qu’il existe en France une « communauté musulmane » alors qu’il n’y a que DES personnes fort disparates d’origine ou de culture musulmane) et « les femmes portant un foulard ». Notez l’utilisation du mot « foulard » et non « voile islamique » (ou plutôt « islamiste ») supposée banaliser le port d’un uniforme politique qui est tout sauf un « fichu » ou un « accessoire vestimentaire » mais un signe d’appartenance à l’Islam radical.

Autre détail comique : la photo sensée illustrer un propos condamnant à égalité l’islamophobie et le salafisme est justement celle… d’une salafiste.

Tout ça enrobé de l’habillage émotionnel hystérique habituel sur « la haine » des musulmans destiné à dramatiser le propos et susciter l’indignation du lecteur. Autant de gimmicks rhétoriques communs aux islamistes et aux journalistes islamo-gauchistes.

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Autre succulent exemple de la mauvaise conscience de gauche et de la contrition catho pour tous les réprouvés de la terre : convoquer Einstein dans une citation sans doute imaginaire comme 95% des citations prêtées au génie. Rien de moins cette fois que d’abattre les murs de nos préjugés et de se libérer de l’ignorance.

Avec la photo d’une jeune-femme voilée et souriante pour bien enfoncer le clou et ne laisser aucun doute quant aux intentions.

Ainsi dire amen à l’islamisme serait le dernier triomphe de la Raison et du Progrès contre l’obscurantisme médiéval des suspicieux laïcards ou des racistes anti-musulmans.

Un retournement très hardi puisque c’est bien la religion, toutes les religions, qu’une certaine conception de la laïcité avait il y a un siècle voulu définitivement reléguer dans les ténèbres du mythe et de l’obscurantisme au nom de la Raison et du Progrès !

Ainsi le summum du modernisme et du combat de l’intelligence contre l’ignorance consisterait aujourd’hui à faire entrer l’une des plus archaïques religions au monde dans le Panthéon républicain.

Bravo, Monsieur l’imposteur !

Ite missa est. La messe est dite.

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Mais comme toute messe se termine toujours par une quête à l’intention d’une œuvre de charité, n’oubliez pas de donner pour nos amis musulmans !

Et notre brave héraut de l’amitié catho-islamiste de se fendre d’un tweet pour appeler les bonnes âmes à donner pour le tout nouveau tout beau Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCI) qui vient d’ouvrir ses portes à Lyon.

Un bijou très politiquement correct et décrit comme « très ouvert » qu’on célèbre unanimement… en ayant soin d’oublier qu’il fut en majeure partie financé comme presque toutes les associations « culturelles » ou « caritatives » de cet acabit par l’Arabie saoudite, l’Algérie et autres mécènes islamistes.

Samuel Grzybowski Coexister

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12 octobre 2014 : Assemblée générale de l’association Coexister. Paris, France.

Fils du précédent, Laurent Grzybowski est tombé dans la marmite collaborationniste quand il était petit.

Biberonné au cathoprogressisme, au scoutisme et au dialogue interreligieux dont son père est un fervent partisan, il décide avec quelques potes de lycée de monter en 2009 une assoce consacrée à l’idéologie communautariste en vogue des années 2000 : le « vivre ensemble ». Une façon de réunir jeunes cathos, juifs et musulmans engagés dans la « coexistence active ».

Coexister est rapidement célébré par la presse, les politiques et même le pape. Jeune et dynamique, l’association colle à son époque. Jusqu’à une sortie de virage qui lui sera fatale.

Alors que la France connaît la vague d’attentats terroristes la plus sanglante avec les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, Coexister commet l’impensable en se rendant au Salon de l’UOIF, le Disneyland des fondamentalistes qui réunit le gratin de l’islamisme en France. Tariq Ramadan qui n’est pas encore rattrapé par ses affaires de viols à répétition y règne en souverain pontife. On y croise aussi des salafistes, des prêcheurs interdits en France, des crypto-djihadistes et les habituels marchands du temple : niqabs, burqas, hijabs chariatiques, DVDs sur le Djihad et la charia et autres bondieuseries islamistes.

Comme le rappelle Emmanuel Razavi, grand reporter à Globalgeonews, spécialiste du Moyen-Orient et des Frères Musulmans, « l’UOIF a été placée sur la liste des organisations terroristes de pays comme les Emirats Arabes Unis, quand en France, elle a mis en place un réseau d’associations loi 1901 à objet socio-culturel, faisant du lobbying partout sur le territoire, auprès des collectivités, des élus et des médias« .

Alors qu’en France on s’insurge unanimement pour défendre la liberté d’expression assassinée et la laïcité en danger, que 5 millions de personnes en France et 43 chefs d’Etat battent le pavé sous la bannière « JE SUIS CHARLIE », Coexister prend ses distances avec les républicains fidèles à la laïcité, ce qui vaut à l’association et à son président d’être violemment critiqués par des personnalités laïques comme Caroline Fourest.

Coexister continuera de s’enfermer dans cet entêtement incompréhensible et pourtant si symptomatique d’une certaine gauche.

En 2019, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre, Coexister renoncera à soutenir officiellement l’évènement suite aux tombereaux de reproches adressés aux traîtres de gauche qui avaient signé l’appel à manifester, mais maintiendra toujours un soutien officieux. L’histoire ne dit pas si Samuel Grzybowski et ses amis se sont finalement joints aux nombreux fréristes, salafistes et autres islamismes majoritaires dans ce cortège.

Pour plus de détail sur Coexister, lire l’article Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain.

 

L’islamophilie, maladie du siècle

Mis en avant

Au chapitre des grandes perversions cartographiées par les siècles derniers il y avait la pédophilie, la zoophilie, la scatophilie, la nécrophilie… La spasmophilie quant à elle ne relève pas du même registre lexical.

Il faudra bientôt en ajouter une autre d’un genre inédit : l’islamophilie.

Antonyme de l’islamophobie qui n’est qu’une fiction, l’islamophilie est elle belle et bien réelle. Elle désigne l’attirance contre-nature des gens de gauche, de certains centristes et écologistes, pour une idéologie contemporaine ravageuse, une forme de fascisme religieux et d’asservissement totalitaire : l’islamisme. Mais aussi la complaisance commune de certains intellectuels, journalistes et politiques pour cette idéologie, caractérisée sous le vocable d’islamo-gauchisme.

Tout naturaliste des déviances se doit d’établir un catalogue détaillé des espèces étudiées. Les islamophiles se répartissent donc en différentes catégories nosologiques. D’un point de vue psychopathologique, ils présentent différentes formes de troubles psychiques qui vont de l’altération des fonctions cognitives et des facultés de jugement, un narcissisme exacerbé de type pervers manipulateur, des délires de persécution, des formes dissociatives de la personnalité de type schizoïde, des crises de démence, jusqu’à des pulsions masochistes voire au syndrome de Stockholm, à savoir l’empathie d’une victime pour son bourreau ou pour un terroriste pourchassé.

Le premier noyau d’agrégation de la tribu des islamophiles se compte parmi les musulmans laïcs ou libéraux éloignés de l’idéologie islamiste mais piégés par le discours victimaire défendu par ceux-ci. S’ils s’engagent pour défendre tous les musulmans indifféremment contre la « haine islamophobe » qui s’abattrait sur eux, c’est plus par réflexe identitaire et communautaire que par adhésion à un Islam pur et dur. Certains de ces islamophiles musulmans nourrissent un ressentiment particulièrement intense à l’égard de la société française, à cause d’un sentiment de stigmatisation sociale dont ils s’estiment les victimes. Cela peut parfois les conduire à se laisser embrigader ou à relayer la propagande victimaire des islamistes au point de rejoindre les rangs des radicalisés. Mais la plupart du temps ces musulmans pacifiques ou de circonstance se mobilisent autour du fameux slogan simpliste (et mensonger), destiné lui aussi à empêcher tout débat et tout discernement sur l’Islam : « PAS D’AMALGAME ».

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L’islamophilie se rencontre aussi parmi d’autres spécimens que sont les survivants des religions déclassées du siècle dernier : communisme, trotskisme, marxisme-léninisme. Ces irréductibles gauchistes tentent désespérément de survivre à l’effondrement des idéologies en se recyclant dans d’autres formes de fanatisme religieux. Ils trouvent dans la cause des musulmans opprimés un succédané très tendance de la cause prolétarienne, tombée dans l’oubli depuis la disparition de la classe ouvrière. Dans leur cas la collusion avec l’islamisme est donc une nouvelle forme d’ouvriérisme, qui s’attache à défendre les fils et les filles des anciens travailleurs immigrés contre la haine de classe colonialiste, raciste et xénophobe.

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A cette deuxième catégorie vient s’ajouter une troisième : les fameux « idiots utiles » de la gauche. Ces minimalistes de l’éthique politique adeptes d’une pensée light et renouvelable ne sont animés que par un souci du paraître médiatique. Ils collent aux indignations contemporaines pour se donner une épaisseur intellectuelle et un succédané de morale. Bien qu’ils soient très virulents sur les plateaux télé, leur enracinement idéologique n’a aucune profondeur : ce sont des idéalistes hors-sol.

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Toujours pressés de défendre une cause nouvelle, ils réagissent de façon compulsive pour manifester leur soutien sans jamais prendre la peine de réfléchir, ce dont ils sont notoirement incapables. Adeptes d’une morale du clic et des principes jetables, ces enfants de la société de consommation et du numérique sont aussi versatiles que féroces et prompts à bouffer du « nazi », un mot-valise qu’ils customisent à outrance pour désigner tous ceux qui ne partagent pas leur avis. Ils alignent ainsi les poncifs et les engagements mimés comme on collectionne les pin’s : écologie, antiracisme, féminisme, enfance martyre, LGBT, antispécisme, bio, vegan… Tout est bon à prendre pourvu que ce soit tendance et politiquement correct. Les idiots utiles se rencontrent beaucoup parmi la génération des baby-boomers (les bobos ex soixante-huitards comme Daniel Cohn-Bendit) et leurs enfants : la « génération morale » ou Génération Macron des jeunes quadras nés avec la crise. Parmi les politiques frappés d’islamophilie, certains n’obéissent qu’à d’évidents calculs clientélistes, en draguant la « communauté musulmane » à laquelle ils envoient régulièrement des signaux. C’est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, débouté de sa stature de tribun du peuple à cause de ses outrances égotiques et mégalomaniaques, et qui manfesti un soudain revirement en faveur de la cause islamiste. Mais aussi de Ian Brossat ou de Clémentine Autain, rescapés du PCF et de la gauche trotskiste, ou encore d’Anne Hidalgo, laquelle drague ouvertement le vote communautariste en alignant les déclarations islamophiles aussi ineptes que pseudo-branchouilles.

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Une dernière catégorie d’islamophiles bisounours se retrouve parmi certains croyants d’autres religions, le plus souvent des catholiques « progressistes » et quelques juifs libéraux égarés. Souvent engagés dans le « dialogue interreligieux » ou membres d’associations républicaines d’amitié intercommunautaire, ces braves hérauts de la fraternité instrumentalisent à loisir les principes républicains, notamment la fraternité, la laïcité ou la liberté de conscience, pour défendre une vision inclusive, œcuménique, hyper relativiste et profondément idéaliste d’une société multiculturelle, multireligieuse et ouvertement communautariste, où les religions et les philosophies se féconderaient les unes les autres sans discernement aucun par l’écoute respectueuse, l’entraide fraternelle voire le méli-mélo syncrétique.

Loin des savantes « disputations théologiques » médiévales entre des grands esprits et des libres penseurs issus du judaïsme, du christianisme et de l’Islam, ce scoutisme interculturel, naïf et bon enfant, prône un respect intégral de « l’autre » qui peut aller jusqu’à l’aveuglement et la complaisance coupables quand il s’agit de cautionner des dérives sectaires empreintes d’une volonté de conquête idéologique et politique, comme le salafisme, le wahhabisme ou les Frères musulmans. Ou de défendre farouchement le voile islamiste au nom des libertés religieuses en renonçant à tout examen critique.

Ainsi les jeunes de l’association Coexister, qui regroupe des chrétiens, des juifs, des musulmans de toutes obédiences, mais aussi des bouddhistes, des athées, des agnostiques, des laïcs et des je-ne-sais-pas-où-j’en-suis au nom d’une volonté inclusive la plus large possible, ont fait perdre toute crédibilité à leur élan initial qui prétendait s’ouvrir à l’autre pour conjurer les réflexes de repli communautaire. A titre d’exemple, leur participation, clairement dénoncée par des défenseurs de la laïcité comme Caroline Fourest, au Salon de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France, devenue récemment Musulmans de France) : une foire aux intégrismes musulmans où l’on croise tour à tour les fans de Tariq Ramadan, des salafistes, des crypto-djihadistes, et bien sûr des Frères musulmans surnuméraires, au milieu de stands vendant des niqabs (voile intégral), des DVDs de prêches d’imams interdits en France et des livres sulfureux sur l’Islam. Coexister est aussi emblématique de ces religieux qui au nom d’une solidarité entre la calotte, la kippa et la chéchia, ou de celle des religieux ligués contre une laïcité vue comme trop agressive et « liberticide », ferment volonté les yeux voire cautionnent des dérives objectivement préoccupantes. Ou sont incapable de décrypter la sémantique ambiguë des « signes religieux ostentatoires » en tant qu’instrument de propagande de l’islamisme dans sa stratégie de conquête de territoires et de droits.

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Quant aux ressorts psychologiques de l’islamophilie, elle s’appuie souvent sur un complexe d’infériorité sinon une haine de soi nourrie par la mauvaise conscience postcoloniale, qui entretient une fascination pour « l’étranger », objet de toutes les projections fantasmatiques.

Tous les islamophiles ont en commun une fascination inconsciente ou inavouée pour l’homme hétérosexuel arabo-musulman. Une sorte d’inversion du mépris colonialiste pour les « races inférieures » ou les « peuples primitifs » conquis. Une fascination qui va de pair avec celle qu’exercent les icônes de la rébellion adolescente, frondeuse, anarchique et métissée issues des banlieues. Bien qu’ils n’oseront jamais l’avouer, le machisme exacerbé et transgressif qu’incarnent le mâle musulman ou la racaille excitent leurs fantasmes refoulés de demis-hommes émasculés par les excès d’un féminisme castrateur dont ils se réclament. C’est pourquoi ils sont les premiers à défendre le voile, travesti en étendard féministe.

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Médine, rappeur islamiste français

L’islamophile est en effet souvent un homme, doublé dans bon nombre de cas d’un homosexuel refoulé souffrant d’un complexe de castration, et dont l’inconscient est travaillé par les mythes séculaires véhiculés par la culture arabo-musulmane sur « l’homme arabe » ou « l’homme musulman ». Un onagre rebelle, vigoureux, hypermembré, aux appétits sexuels insatiables et à la puissance sexuelle démesurée. Ce fantasme se nourrit de toute une mythologie orientaliste peuplée de harems, de hammams, de palais sensuels, de séductrices lascives, de jeunes esclaves soumis et de paradis luxurieux. Autant de thèmes relégués dans les oubliettes de la culture arabe recouverte hélas depuis le siècle dernier par la chape de plomb islamiste, mais toujours très présents dans les mythes de « l’Âge d’or », ou recyclés dans une rhétorique sexiste avec un contentement vulgaire par les jeunes rebeux des cités.

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Ingres : Le Bain turc

L’islamophile est donc bien un archétype de pervers doublé d’un schizophrène et parfois d’un manipulateur. A l’occasion l’islamophile est un masochiste dévoyé qui s’émerveille du désir exacerbé de revanche des « bougnoules » sur les « kouffars » (mécréants). Un sous-produit du désenchantement et de la ruine des idéaux démocratiques dans une société individualiste et éclatée, avide d’immédiateté, de sensations et de consommation.

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Le comble du malheur c’est que l’islamophile entend retrouver le sens perdu dans une idéalisation messianique de l’ailleurs lointainement héritière des divagations rousseauistes à propos du « bon sauvage ». Il est l’aboutissement d’un processus de domination qui aurait échoué à conquérir les sexes et le monde et se résoudrait à céder aux charmes d’une armée de Spartacus soulevés pour asservir leurs anciens maîtres. Car l’homme arabe musulman incarne dans l’imaginaire qu’il entretient la domination des mâles sur les femelles, comme la domination des croyants sur les infidèles et les esclaves. Et, dans le discours fondamentaliste, le triomphe de l’unique vérité imposée par la force conquérante à des sociétés décadentes, abîmées dans les plaisirs et ruinées par leurs états d’âme.

L’islamophilie s’appuie sur un rêve de verticalité retrouvée, projetée sur une religion dévoyée. Les laïcs et autres gauchistes athées et anticléricaux qui ne croient pas une seule seconde en un dieu révélé se flagellent d’émotion, s’évanouissent comme des pucelles et se prostituent comme des houris en miaulant pour célébrer ces fanatiques qui osent fronder la République, imposer leur charia archaïque et leur pastiche jaloux d’une divinité violente aux sales Français dégénérés. Après avoir consacré leur vie à bouffer du curé, voilà maintenant que ces insensés sucent de l’imam.

En d’autres siècles on aurait prescrit l’internement ou le bûcher pour ces désaxés traîtres à leurs anciens credos et à la mère patrie. Mais non. Aujourd’hui on leur tend des micros, on leur réserve des charges et des prébendes dans toute l’aristocratie médiatico-politique, on les laisse défiler en bon ordre avec des ennemis déclarés de la démocratie dont ils se réclament, on commente à l’infini leurs élucubrations victimaires au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes, les vraies victimes, les vrais ennemis.

Il est temps de prendre la mesure de cette gabegie. Car l’islamisme, lui, progresse chaque jour dans les esprits. Et la grogne monte inlassablement dans l’opinion face à des politiques gangrenés par l’esprit de Munich et qui ont renoncé à endiguer ce fléau.

Il est temps que nos élites se réveillent pour dénoncer l’incurie. Que la complaisance des fourbes et des écervelés soit enfin exposée au grand jour. Car il en va de notre avenir, de notre santé démocratique et de l’unité de notre belle République.