On ne combat pas l’islamisme en agitant des principes ! – L’Etat, les religions et l’argent

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Tout individu a des croyances, des valeurs, des convictions. Toute société également, qui les sanctuarise en énonçant des principes communs.

Les principes sont essentiels, mais ils ne servent pas à combattre. Quant une société est attaquée, elle ne combat avec pour arme ses principes, sinon comme une métaphore. Une société qui entend se défendre combat « AU NOM » de ses principes, mais « avec » des moyens adaptés à l’adversaire, à l’enjeu, à l’époque.

Certains qui voudraient sincèrement combattre l’islamisme se contentent d’ânonner des principes comme on invoque la protection divine. Parfois ils se contentent d’exhortations, de vociférations, d’exaspérations.

L’affectif et l’éthique font mauvais ménage. On ne pratique pas le bien, on ne défend pas la justice, la vérité ou le droit en s’agitant ni en étant le jouet de ses affects.

La rhétorique non plus ne suffit pas à réduire en poussière un adversaire déterminé à envahir un territoire. On ne défait pas une armée en hurlant à son général : « Je vous demande de vous arrêter ! »

Comme tout fin stratège avant de livrer bataille, les vrais républicains qui partent en guerre contre l’islamisme prennent le temps de fourbir leurs armes. Pour combattre une idéologie qui s’appuie sur un réservoir de 1,8 milliard de musulmans dans le monde (soit un terrien sur quatre) et 8,5 millions de citoyens en France, il faut plus que des convictions, du bagou et de l’audace. Il faut du sens tactique et des moyens.

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Si l’on veut RÉELLEMENT combattre l’islamisme il ne faut pas en rester au niveau des principes. Il faut faire preuve de pragmatisme. Viser l’efficacité et la victoire, pas la suprématie verbale. Sinon on risque de ne défendre qu’une citadelle imaginaire, pas une société réelle.

Les islamistes ne sont pas des combattants qui poussent des grands cris pour annoncer leurs assauts. Au contraire ils font profil bas, se taisent, mentent sur leurs intentions réelles, montrent patte blanche, font mine d’être de bons citoyens loyaux et respectueux du droit. Puis ils se déguisent en sauveurs des victimes imaginaires qu’ils prétendent vouloir protéger, à la fois pour se les approprier et désigner des coupables : l’extrême droite, le colonialisme, les blancs suprémacistes, la France qui méprise ses minorités, l’Etat qui stigmatise tous les musulmans par des lois « liberticides »…

Ils falsifient alors nos principes pour les retourner contre nous. Liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité, droits de l’homme, justice sociale, défense des faibles et des minorités, émancipation des jeunes, féminisme… Aucune de nos valeurs républicaines n’est épargnée.

Pour démonter leur rhétorique il faut connaître l’adversaire, ses méthodes, et faire preuve d’un discernement constant.

Mais pour engager la bataille, on serait bien inconscient de se limiter à celle des idées.

Il y a le djihad juridique qu’il faut contrer. Et devancer en attaquant les islamistes retranchés dans les organisations musulmanes, les associations locales, les écoles, les universités, les listes communautaires aux élections, les partis politiques, les assemblées, les ministères, les syndicats, les entreprises, les administrations, les clubs sportifs, les services d’ordre… C’est un immense travail qui requiert du temps, des moyens humains, logistiques et financiers.

Et puis il y a tout un travail d’encadrement, de surveillance, d’organisation et de régulation à mener dans les mosquées, les associations et les écoles islamiques, les organismes chargés de former les imams, les éditeurs de supports physiques ou numériques à caractère religieux, les médias communautaires, les sites internet, les réseaux sociaux… Qui doit s’en charger ? Au nom de quoi ? Jusqu’où ? Et comment ?

Or que ça plaise ou non aux idéalistes, le vrai pouvoir aujourd’hui c’est l’argent.

Ce n’est pas à des organes privés de mener ce combat. Si l’Etat ne consacre pas beaucoup beaucoup d’argent à ces objectifs, autant donner tout de suite les clés du pouvoir aux islamistes.

De l’argent il en faut notamment pour exercer le rôle d’arbitrage, d’encadrement, d’organisation et de surveillance des cultes. Des missions qui ont toujours fait partie, n’en déplaise aux laïcistes, des fonctions régaliennes. Une partie du budget du Ministère de l’Intérieur et des administrations qui en dépendent est affectée à ces tâches.

Comme le rappelle le site du Sénat dans une note de synthèse publiée aujourd’hui même : « Si la séparation implique théoriquement l’interdiction de toute subvention, directe ou indirecte, en faveur d’une communauté religieuse, ce régime de séparation est loin d’être absolu. »

Pour faire ou défaire, l’argent reste le nerf de la guerre.

Les islamistes, eux, l’ont bien compris, qui pratiquent un entrisme financier et économique autant que social et politique. Eux qui s’appuient sur une finance islamique qui est l’une des plus puissantes au monde avec 2500 milliards de dollars d’en-cours, dont un tiers détenu par l’Iran et 20% par l’Arabie saoudite.

Entrisme financier ? En France comme ailleurs en Occident les islamistes infiltrent les organismes financiers, les banques, les compagnies d’assurances, prennent des participations dans le capital des multinationales, des industries du pétrole, de l’énergie, du bâtiment, du luxe, de la culture et des médias, des industries du divertissement, des clubs de foot…

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En France ils ont trusté tout le marché du halal, une source de revenus colossaux, autant qu’un outil d’emprise idéologique sur les consommateurs musulmans. La myriade d’associations qu’ils créent chaque jour perçoivent des subventions de pays frères via des organisations islamistes « caritatives » comme Qatar Charity.

Elles ne s’arrêtent pas là. Sous couvert de proposer des loisirs, des services sanitaires, d’éducation ou sociaux, ces associations attirent les jeunes des quartiers pour les endoctriner. A cette fin, elles détournent les subventions allouées par les mairies, les collectivités territoriales ou l’Etat en se déguisant en œuvres de charité, en écoles, en associations culturelles ou en clubs sportifs. Des méthodes utilisées partout par les Frères musulmans pour recruter, infiltrer et conquérir le pouvoir.

Lingots_0_730_486Face à cette stratégie de grande envergure déjà très développée en France, nos petits laïcistes montés sur leurs ergots de 1905 qui prétendent combattre l’hydre islamiste avec des tapettes à mouche font figure d’agités utiles, de Don Quichotte de la laïcité lancés contre des moulins à vent.

Leurs « victoires », quand ils arrivent à pointer du doigt une allocation ridicule, l’utilisation d’un local de mairie pour une bar mitzvah ou d’une salle universitaire pour une quelques étudiants religieux sans contrepartie financière, relèvent de l’obstination pitoyable de morpions accrochés à leur poil pubien.

Quand l’État pour une fois joue son rôle d’arbitre en se mêlant d’affaires religieuses afin de faire reculer l’islamisme, alors ils crient au loup et prennent des poses de moralistes offusqués. Parce selon leur conception pathétique de la laïcité, l’État n’a pas à se compromettre en fourrant son museau dans la fourmilière des calotins.

Soyons raisonnables. Et surtout pragmatiques.

Face à l’ampleur des dangers qui nous menacent, il faut mobiliser des moyens et des énergies idoines.

La loi de 1905 pas plus que la laïcité ne sont des absolus indépassables en soi. La loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la Loi. Même si elle est un principe central de la République, la laïcité est faite pour organiser la vie en société, non pour orienter la société vers la vénération de la déesse Laïcité.

L’Idéal républicain lui-même n’est pas un absolu indépassable ou une divinité. Ses principes ne sont ni des totems ni des tabous. La Concorde républicaine n’est pas une momie figée. Le débat démocratique a pour finalité d’en actualiser le sens et les modalités d’application pratique, selon les évolutions politiques, sociales, éthiques, les enjeux et priorités de l’époque. Et pour cela il convient de faire évoluer le droit, d’accorder la façon de l’appliquer et les modes d’exercice des différents pouvoirs aux défis du temps.

Un exemple de tabou à faire sauter. La loi de 1905 précise que « l’État ne finance aucun culte« . Ce principe répond à celui de « séparation des églises et l’État » (qui est le titre de la loi). Mais aussi à une volonté de ne pas obliger l’État et les contribuables à subventionner les cultes. Conformément à la liberté de conscience, l’État se limite à une neutralité en n’obligeant pas des citoyens agnostiques ou d’une autre religion à financer telle religion contre leur gré. Dans d’autres pays européens comme l’Allemagne chaque contribuable verse un impôt annuel destiné à la religion qu’il souhaite. Ce qui semble plus égalitaire, mais qui scandaliserait tout intégriste de la laïcité pour qui la religion c’est le Diable, la vérole ou la peste noire.

Appliqué à l’entrisme islamiste, et à un premier niveau d’analyse, il est tout à fait conforme au principe de laïcité entendu comme l’interdiction de tout financement public au bénéfice d’une religion de dénoncer l’octroi de subventions publiques à une organisation cultuelle ou religieuse.

Depuis 1802 et jusqu’à 1905, le service des cultes était, par l’existence du Concordat, un service public. Comme n’importe quel autre service public, il bénéficiait de crédits alloués par une loi budgétaire votée par le Parlement.

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Il n’est pas question de revenir en arrière. Toutefois, dans les faits l’État subventionne de différentes manières et depuis fort longtemps les différentes églises.

Un seul exemple, la quasi-totalité des édifices religieux autrefois propriété de l’église catholique ont été expropriées à la Révolution et appartiennent aujourd’hui au patrimoine national. Elles sont mises à disposition des églises pour le service du culte. Leur entretien est à la charge de l’Etat en tant qu’éléments du patrimoine culturel.

Autre exemple : les écoles catholiques, protestantes, juives, islamiques ou autres sous contrat avec l’Education nationale reçoivent de l’Etat des subventions pour organiser l’enseignement et payer leurs enseignants, laïcs ou religieux. Leurs cursus comprennent souvent des cours d’instruction religieuse et des heures consacrées à la prière, la rencontre de religieux chargés de l’encadrement, etc…

L’Etat étant en partie le payeur, le garant du système éducatif et de la protection des jeunes, il serait inconcevable qu’il ne mette pas son nez dans les programmes, qu’il ne s’enquiert pas du curriculum des professeurs et du type d’enseignement qu’ils délivrent à leurs élèves. Comme de la conformité des programmes avec les directives de l’Education nationale, du nombre d’heures de cours consacrées à l’apprentissage du français, des maths, de l’Histoire, mais aussi à l’instruction civique.

L’Etat dispose d’un droit de regard quant aux enseignements, aux matières, aux contenus et aux méthodes pédagogiques, aux professeurs habilités à les délivrer, aux proviseurs, surveillants et toute personne en contact avec les élèves. Idem pour les universités.

Quant aux établissements privés qui ne sont pas sous contrat, ou aux enfants dont les parents choisissent de surseoir eux-mêmes à leur enseignement, l’Etat aussi a un droit de regard et ferait même bien de l’exercer avec un peu plus d’étroitesse et de contrainte le cas échéant.

A un second niveau d’analyse, l’islamisme dispose au plan mondial de ressources suffisamment importantes pour que des organisations islamistes nationales ou même locales puissent se passer de subventions.

Qui plus est, ce n’est pas l’annulation d’une subvention annuelle de quelques milliers d’euros à un club de foot, un groupe de musique ou une association de soutien scolaire dirigés par des islamistes qui les empêchera de les faire fonctionner et d’attirer des jeunes pour les endoctriner. Il n’y a qu’à voir comment l’État lui-même a délégué la gestion de certaines banlieues au Qatar ou à l’Arabie saoudite pour s’en convaincre.

Oragroup-et-la-finance-islamique_ng_image_fullEn revanche, si l’État n’investit pas massivement pour développer et désenclaver les banlieues, éduquer, former et encadrer les jeunes menacés de récupération idéologique ou de radicalisation, il fait défaut à ses missions.

Ces missions passent par un encadrement plus étroit de toute organisation à caractère identitaire ou religieux. L’Etat n’a pas craindre de se salir les mains ou d’outrepasser ses prérogatives.

Cela au nom d’impératifs catégoriques comme l’unité et la sécurité de la nation, la protection des citoyens les plus vulnérables contre des dérives sectaires et une idéologie politique qui menace leur intégrité et leurs droits. En particulier les femmes, les mineurs, les minorités ethniques ou sexuelles.

Si cela doit nous conduire à réviser notre conception de la laïcité au nom d’un principe plus grand comme la défense la démocratie et de la République en guerre contre l’islamisme, il n’y a aucune hésitation à avoir. Au contraire, nécessité fait loi. On ne peut que se féliciter d’avoir été prévoyants et non obtus.

S’agissant de la réforme indispensable du culte musulman toujours repoussée, l’État doit agir urgemment, et ne pas se laisser dicter ses lois par un maquis d’organisations islamistes déterminés à faire plier la République à son agenda.

Quant au budget alloué à ces missions, il est essentiel de bien préciser que celui-ci n’a aucunement pour objectif de financer le culte musulman, encore moins de subventionner l’islamisme. Mais au contraire de lutter contre ce fléau en précisant les règles de fonctionnement et en défendant la République.

Le financement du culte doit toujours être en principe de la responsabilité des fidèles concernés. Même si dans les faits les choses sont beaucoup plus complexes.

Si l’État consacre des moyens humains, logistiques, financiers pour lutter contre les dérives sectaires et assurer un exercice des cultes conforme au droit en remplissant ses missions d’arbitrage, cela a un coût. Il serait naïf de croire que depuis 130 ans l’organisation des cultes qui fait partie des missions régaliennes assurées par le Ministère de l’Intérieur n’a jamais coûté un centime à la collectivité.

Il faut faire preuve de raison, voir la réalité en face et répondre aux enjeux avec un souci de réalisme, de cohérence et d’efficacité.

Les idéalistes et les fanatiques de tous poils sont les pires ennemis de la République.

Lutte contre l’islamisme : grande cause nationale 2020 ?

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Yellow vests protest against fuel prices in Paris

Tous les spécialistes français et internationaux sont unanimes : la menace islamiste en France n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. La France est la principale cible des islamistes en Europe en raison de son attachement particulier à la laïcité et aux droits de l’homme.

Josepha Laroche, docteur en science politique, agrégée, spécialiste de relations internationales et professeur à Paris 1, tentait il y a deux jours de tirer la sonnette d’alarme, rappelant que les revendications des islamistes en France n’ont jamais été aussi maximalistes.

Nous nous étions habitués à voir les signaux d’alerte sur la menace terroriste s’allumer régulièrement au rouge depuis 5 ans. Mais la menace islamiste ressemble plutôt pour beaucoup de Français à une abstraction, voire à une fiction pour ceux qui croient qu’elle n’est qu’un mirage entretenu par l’extrême droite. La seule menace que l’hologramme médiatique et discursif voudrait nous habituer à considérer comme réelle et préoccupante, c’est celle de « l’islamophobie ».

Nos contemporains sont victimes de leur naïveté, de leur insouciance, de leur ignorance. Mais ils risquent de le payer très cher fort bientôt. Car la menace existe même si elle ressemble plus à un serpent qui rampe sous les eaux qu’au tic-tac d’une bombe à retardement.

L’islamisme s’appuie aujourd’hui en France sur une assise confortable, fondée sur une implantation très large et une dissémination croissante dans les mentalités.

La France compte aujourd’hui 400 mosquées fréristes et 150 mosquées salafistes sur un total de 2800 mosquées officiellement recensées. Des milliers d’associations caritatives, sportives, éducatives, souvent financées par les mairies. Elles constituent autant de centres de recrutement et d’endoctrinement des jeunes qu’il s’agit de « réislamiser », c’est-à-dire de faire adhérer à une vision et une pratique fondamentalistes véhiculées par les Frères musulmans.

Les plus grandes mosquées de l’Hexagone, et toutes les grandes organisations représentatives de l’Islam en France, sont aujourd’hui directement ou indirectement aux mains des Frères musulmans et des salafistes : CFCM, CCIF, AMIF, Musulmans de France (ex UOIF), LES Musulmans, Fondation pour un Islam de France, etc… Le marché du halal qui génère des revenus considérables est entièrement aux mains des islamistes, ce qui leur assure des rentrées fort utiles en plus des subventions versées par les organisations caritatives comme Qatar Charity pilotées par les pays frères.
Islamistes

L’argent ne semble pas un problème pour les organismes voués à diffuser la propagande islamiste. Le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie du dictateur Erdogan sont de très généreux mécènes.

Les islamistes sont également très présents sur internet et les réseaux sociaux. De nombreux sites internet « d’information » (de propagande) sur l’Islam destinés aux musulmans et plus particulièrement aux jeunes, à commencer par le site Oumma.com, sont alignés sur le credo politique et idéologique des Frères musulmans. Facebook, Twitter, Instagram ne sont pas en reste. Il est beaucoup plus facile de faire la promotion du djihadisme « soft » et de « l’antisionnisme » (antisémitisme) au nom de l’Islam sur Facebook que de publier une photo de femme seins nus.

Plus grave encore et pourtant jamais dénoncé : fidèles à leur politique d’infiltration, d’entrisme et de conquête progressive de tous les pouvoirs, les islamistes avancent leurs pions partout dans la société française : école, université, milieu associatif, partis politiques, mairies, collectivités locales, syndicats, milieu des arts et de la culture, de la presse et des médias, industrie du divertissement, monde sportif, grandes entreprises, monde du travail, fonction publique, services d’ordre, services de renseignement… Et même jusqu’au sommet de l’Etat, certains lobbyistes islamistes faisant partie de la cour élyséenne. Le pseudo humoriste Yassine Belattar n’étant qu’une simple vitrine people de cette infiltration islamiste auprès du chef de l’Etat.

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Un indice pourtant éloquent de ce piratage des rouages étatiques : l’incompréhensible mutisme des autorités et le black-out total des médias cinq jours à peine après qu’un attentat islamiste d’un genre nouveau fut perpétré en octobre dernier dans un des sanctuaires de l’Etat par un agent de Police assermenté secret défense et pourtant radicalisé. Deux discours lapidaires du Ministre de l’Intérieur puis du Président de la République caractérisés par un flou, une absence de responsabilité et de réponse qu’on peut aisément qualifier d’incompréhensibles et de coupables en pareille circonstance.

Cet attentat a en tout cas révélé la préoccupante infiltration de l’idéologie djihadiste au sein même des institutions de l’Etat, l’incapacité ou la neutralisation des services de renseignement quant à la détection des profils radicalisés en leur sein, et l’incompétence sinon l’absence inexplicable de volonté politique pour y remédier.

Il est tout de même inconcevable dans une grande démocratie comme la nôtre que le chef de l’Etat en appelle à la délation et la responsabilité des citoyens pour faire le travail de détection des éventuels profils radicalisés, un impératif de sécurité nationale qui devrait pourtant mobiliser entièrement les efforts de la machine d’Etat.

Dans le même temps, depuis que l’islamisme existe, l’Occident a tenté de s’en servir comme d’un outil stratégique pour contrer ses adversaires. Dès les années 1950 la CIA a cherché à utiliser la Confrérie des Frères musulmans pour établir aux frontières de l’URSS des régimes islamistes hostiles au communisme. On connaît le revers cuisant par lequel s’est soldé cette stratégie, qui de la Turquie à l’Afghanistan des Talibans avait tenté d’instaurer une Islamic Belt sur le pourtour sud de l’empire soviétique. Ce qui n’a pas empêcher la CIA de continuer à financer et instrumentaliser des organisations terroristes pourtant ouvertement ennemies de l’Occident, comme Al Qaeda ou Daesh, en envoyant discrètement dollars, matériels et instructeurs militaires, tantôt pour lutter contre le dictateur Assad et contrer les avancées stratégiques russes dans la région, tantôt pour justifier des interventions militaires, contrôler l’acheminement du brut et entretenir un chaos favorable aux intérêts stratégiques américains.

La France n’est pas davantage exemplaire en cette matière. La patrie des droits de l’homme sait mettre de côté ses grands principes quand il s’agit de faire des affaires avec des monarchies corrompues ou avec la Turquie qui sont pourtant les principaux financeurs du terrorisme sunnite, les propagateurs d’un antisémitisme musulman radical et les exportateurs de l’idéologie frériste ou salafiste partout en Europe.

Peu importe que la duplicité de ces amis douteux se soldent parfois par des dizaines de mort sous les rafales des kalachnikovs djihadistes. Peu importe que la gestion sociale des banlieues soit déléguée à ces apôtres du séparatisme, de la haine et de la revanche contre l’Occident. Peu importe que « l’Islam de France » ne soit qu’un mensonge éhonté, une fausse promesse travestie en légitimisation et en un tremplin pour l’islamisme. Peu importe que ses institutions soient livrées avec les clés des mosquées à des prêcheurs salafistes ou des partisans de l’Islam le plus rétrograde. Peu importe que les femmes couvertes de voiles chariatiques, étendard de l’islamisme, sinon couvertes de pied en cap de niqab anthracite dignes du Téhéran des années 1980 pullulent dans toutes les banlieues et dans tout le Sud de la France. Peu importe que nos grandes entreprises réalisent des bénéfices en vendant des armes et des biens de consommation occidentaux à des riches monarchies qui haïssent tout ce que l’Occident représente et conspirent pour l’anéantir.

Qu’il s’agisse de l’islamisme ou d’autre chose, nos politiques ont une morale à géométrie variable. Qui plus est le vote communautaire est devenu un impératif de stratégie politique. Pas question de s’aliéner les voix d’une population qui selon les estimations compte 4,7 à 8 millions d’électeurs ou de futurs électeurs.

C’est pourquoi il serait bon de rappeler à ces carriéristes quelques fondamentaux républicains.

On ne peut pas combattre l’islamisme sans dénoncer systématiquement tous ceux qui le servent directement ou indirectement. En cette matière, silence vaut acquiescement. Et immobilisme, complicité.

Face aux dangers qui nous menacent, il est temps que tous les vrais républicains s’entendent pour dénoncer leurs ennemis et ceux qui leur tendent la perche.

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La pratique de l’outing politique devrait devenir systématique. Tous les soi-disant « musulmans » qui prétendent à parler au nom des musulmans et qui entretiennent des liens avec l’islamisme doivent être dénoncés comme tels. Leurs liens exposés.

Toutes les officines de « l’Islam » qui relaient l’idéologie islamiste doivent être exposées au grand jour. Leur fonctionnement, leur rhétorique, leurs responsables, leurs buts, leurs liens avec des organisations étrangères idem. Et tous ceux qui les soutiennent ou dialoguent avec elles doivent être dénoncés. Il faut appeler avec acharnement à leur dissolution.

Toutes les personnalités politiques, les journalistes, syndicalistes, responsables publics qui ont quelque lien que ce soit avec des islamistes doivent être aussitôt dénoncés. Sans aucune différence ni complaisance liée à leur orientation politique. Leur discours quand ils sont démentis par les faits doivent être dénoncés comme des mensonges. Leurs actions et leur statut décrédibilisés pour motif de leur duplicité.

L’islamo-gauchisme qui est la collusion d’une grande partie des médias à l’égard de l’islamisme doit être dénoncé et combattu avec vigueur comme un crime de haute trahison, de la même manière qu’en tant de guerre il s’agit de dénoncer les ennemis de l’Etat qui font délibérément la propagande du camp adverse.

Les Français attachés à la République, à son intégrité, à son unité et à la démocratie devraient sans attendre du gouvernement inscrire la lutte contre l’islamisme comme grande cause nationale pour l’année 2020. Et assortir cette déclaration de faits concrets en prenant les devants.

Car on en est maintenant certain : rien, absolument rien n’adviendra du pouvoir en place sur ce sujet. Si ce n’est quelques discours creux et des mesurettes destinées à calmer l’opinion, aussitôt contrebalancées par d’autres destinées à rassurer l’électorat musulman.

Si rien n’est fait, si les citoyens ne prennent eux-mêmes leur destin en mains, la seule réponse inéluctable qui en découlera sera l’élection de Marine Len Pen à la tête de l’Etat. Ou l’exacerbation des tensions sociales et communautaires dans une guerre civile ouverte : le but précis recherché par les islamistes.