Ces cathos collabos qui déroulent le tapis rouge aux islamistes

Mis en avant

Dans la France d’Occupation le régime de Vichy n’aurait jamais pu contribuer à la Solution finale en déportant 75.000 Juifs dont 20.000 Français vers les camps d’extermination sans la participation active de Français collaborationnistes, dont hélas une part non négligeable de bons catholiques.

Aujourd’hui de nombreux catholiques, souvent membres ou proches des « élites » intellectuelles ou médiatiques, se singularisent en n’hésitant pas à soutenir ouvertement des islamistes et en relayant la propagande islamo-gauchiste qui fait la part belle aux idées corrompues des islamistes français.

FR265776S

Une double trahison par rapport aux valeurs républicaines tout d’abord, mais aussi par rapport aux valeurs chrétiennes fondamentales.

Aujourd’hui les temps ont changé. Le principal danger qui menace notre République n’est pas le nazisme, ce n’est pas non plus le soviétisme, c’est bel et bien l’islamisme.

Mais à l’image de ces bons cathos qui dénoncèrent des familles juives ou aidèrent les Brigades spéciales à les pousser dans des wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz, comme à l’image de ces intellectuels communistes qui continuèrent à soutenir Staline quand les chars russes entraient dans Prague ou Budapest, certains catholiques français font preuve d’un zèle à toute épreuve pour soutenir les « musulmans persécutés » au prix d’une complaisance sans état d’âme avec les pires islamistes.

De quoi parle-t-on ?

L’islamisme est une idéologie fondée sur une lecture fondamentaliste, rétrograde et agressive de l’Islam. Il s’attaque en premier lieu aux personnes d’origine ou de confession musulmane, qu’il cherche à endoctriner, à isoler du reste de la communauté nationale puis à retourner contre celle-ci.

L’islamisme est aussi et surtout un système de lobbying et d’infiltration politique très organisé, dont l’objectif est la conquête progressive de tous les pouvoirs, politique, économique, financier, social, administratif, syndical, institutionnel. Sa stratégie de conquête a notamment été conceptualisée par les Frères musulmans, dont le Plan a été révélé par plusieurs ex membres de la confrérie. Une stratégie reprise sur des sites de propagande destinés à mobiliser les jeunes musulmans.

Le terme islamisme regroupe de nombreux courants de l’Islam radical, certains relativement « pacifiques » prônent une coexistence non agressive de la communauté musulmane avec les pays d’accueil. D’autres plus offensifs sont engagés dans une politique de conquête discrète, patiente et progressive. D’autres enfin prônent des formes plus agressives de djihad, voire le recours au terrorisme.

Le but avoué des islamistes c’est la transformation de la France en un pays musulman, et celle de la République en une théocratie islamique.

En France l’islamisme comporte quatre principales mouvances :

  • Les Frères musulmans, majoritaires de façon directe ou indirecte dans toutes les organisations censées représenter l’Islam de France ou les musulmans français : CFCM, CCIF, Musulmans de France, LES Musulman, AMIF, Fédération pour un Islam de France…
  • Les salafistes quiétistes, notamment wahhabites
  • Les djihadistes
  • Les islamistes turcs soutenus par le dictateur islamiste Erdogan

Tous les sondages récents montrent une infiltration de plus en plus préoccupante de l’idéologie islamiste chez les personnes de confession musulmane, notamment les plus jeunes pour lesquels c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse.

La progression de l’islamisme en France est notamment visible au travers de l’augmentation du nombre de femmes musulmanes qui choisissent de se voiler ou à qui on impose le voile islamiste.

Il faut préciser que le voile islamiste n’est ni une prescription coranique (aucun verset n’en fait mention), ni un pilier de l’Islam, ni une tradition islamique comme on le prétend souvent.

Le voile chariatique (hijab, niqab, tchador, burqa) a été inventé au cours du 20e siècle comme un uniforme religieux imposé aux femmes dans certaines dictatures islamistes où sévissent les formes les plus archaïques et rétrogrades d’Islam intégriste : Arabie saoudite, Qatar, Egypte, Iran, Afghanistan. Il s’est ensuite répandu dans plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient, du Maghreb, d’Afrique ou d’Asie où les islamistes ont pris le pouvoir en renversant des régimes modernistes ou des dictatures militaires, certains même laïcs comme la Turquie.

Mais cette visibilité de l’Islam politique voulue par les islamistes qui ont fait du voile leur étendard et de son imposition un marquage territorial cache une progression beaucoup plus profonde dans la société française, dans ses institutions, dans les discours, les mentalités, les codes sociaux relayés par les médias.

Pour une partie importante de la gauche, la défense des musulmans est devenue au cours de ces 20 ou 30 dernières années un substitut à la lutte des classes et à la défense d’une classe ouvrière quasiment disparue.

A la lutte antiraciste de l’époque SOS Racisme s’est également substituée une nouvelle forme de lutte largement instrumentalisée par la propagande islamiste contre une nouvelle forme de stigmatisation : « l’islamophobie ».

Concept élaboré par les Frères musulmans sur le modèle de l’homophobie et des luttes LGBT, l’islamophobie des islamistes s’est réappropriée le terme anglais islamophobia apparu après les attentats du 11 Septembre au Royaume-Uni où il désignait une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam. « L’islamophobie » est supposée désigner une nouvelle forme de racisme dirigé contre des personnes de confession musulmane en raison de leur appartenance religieuse.

Ce concept qui ne repose sur aucune réalité sociale ou statistique est toutefois abondamment martelé dans les médias, jusqu’à nourrir la croyance fausse que les musulmans français subiraient actuellement une véritable « persécution », que les islamistes dans une odieuse concurrence victimaire n’ont aucune gêne à comparer aux persécutions dont les Juifs furent l’objet sous l’Occupation.

Le CCIF identifie même aujourd’hui un responsable à ce phénomène, désigné comme l’ennemi des musulmans : l’Etat. Un Etat dont les lois « liberticides » (celles de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école, et celle de 2010 interdisant la burqa, notamment) serviraient à persécuter les musulmans. Le CCIF pousse même le vice jusqu’à réclamer l’abrogation de ces lois « au nom de la laïcité » réduite à la seule liberté de conscience.

Une bonne partie de la gauche française, des écologistes à l’extrême gauche, n’a pas honte d’encourager et de s’associer à ces dérives.

Ainsi des personnalités comme Esther Benbassa (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Clémentine Autain (LFI), Ian Brossat (PCF), Olivier Besancenot (NPA) ou Nathalie Arthaud (LO) n’ont pas hésité à participer à la manifestation du 10 novembre organisée par des organisations islamistes comme le CCIF ou LES Musulmans, des lobbyistes islamistes comme Marwan Muhammad, des prêcheurs de haines misogynes, homophobes et apôtres du viol comme Nasser Abou Anas, des salafistes, des crypto-djihadistes, des soutiens du Hamas et d’autres organisations terroristes.

Cette collusion d’une partie de la gauche et de la quasi-totalité des médias français alignés avec l’islamisme est qualifiée d’islamo-gauchisme.

Cette perversion idéologique et rhétorique a contaminé certains catholiques « progressistes », notamment certains journalistes chrétiens.

Le moindre des péchés de la gauche catholique aujourd’hui est cette confusion assez épaisse en ce qui concerne l’Islam.

Ainsi depuis que le pape François encourage dans la lignée de ses prédécesseurs la politique d’ouverture à l’Islam, les catholiques français semblent devenus incapables du moindre discernement à l’égard d’une religion parmi les plus éclectiques au monde, une religion dont les régressions fondamentalistes et politiques sont de très loin les plus violentes parmi celles qui secouent les grandes religions depuis le siècle dernier.

pape_françois_mufti-300x205

Le discours de bienveillance vis-à-vis de l’Islam, doublé d’une préoccupation sociale et humanitaire à l’égard des minorités arabes ou musulmanes et des migrants menacés de stigmatisation et de paupérisation entraîne chez beaucoup de catholiques une inhibition totale des capacités de discernement intellectuel ou éthique. La défense naïve et obsessionnelle des pauvres et des opprimés prime sur tout autre impératif éthique.

Ainsi voit-on des catholiques embrouillés malgré eux dans une compassion indifférenciée pour toutes les causes sociales qui célèbrent « la différence », prennent parti pour « l’étranger » ou volent au secours des « musulmans discriminés ».

Quand cette confusion gagne des journalistes, quand elle les conduit à cautionner l’islamisme, on ne peut plus invoquer un déficit d’information ou de discernement. Car on est objectivement en face d’un cas de malhonnêteté manifeste et de complaisance assumée.

Une autre raison beaucoup moins évoquée de la complaisance de certains catholiques latins à l’égard de l’Islam en général et de l’Islam politique en particulier tient à cette fascination nostalgique des Latins pour l’Orient.

Le christianisme oriental est aujourd’hui plus que moribond. Les Chrétiens d’Orient auront bientôt totalement disparu. La plupart des communautés chrétiennes ont fui les persécutions (islamistes) dont elles faisaient l’objet. Le Moyen-Orient qui a vu naître Jésus et se développer les toutes premières communautés chrétiennes ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, mis à part le christianisme grec orthodoxe.

Depuis la réconciliation opérée après Vatican II par le catholicisme avec le judaïsme, les catholiques se sont beaucoup intéressés aux racines juives du christianisme. Autrefois objet d’un antijudaïsme séculaire de la part de l’Eglise, le « peuple déicide » a recouvré son aura de « peuple élu ». Et le Juif est devenu une victime intouchable pour laquelle tout catholique bon teint se doit de prendre fait et cause.

Mais l’enlisement du conflit israélo-palestinien, la politique de colonisation et d’apartheid cynique d’Israël à l’égard de sa minorité arabe, les crimes de guerre perpétrés par Tsahal à Gaza, ont compliqué les relations entretenues par les catholiques avec les Israéliens.

75 ans après la Shoah, la cause palestinienne a supplanté la question juive dans l’esprit des bons cathos. Au point parfois de bénir le Hamas comme une armée de résistance contre le méchant Israël, au lieu de le condamner comme une organisation terroriste au même titre que le Hezbollah, Al Qaeda ou Boko Haram.

En outre, dans l’imaginaire catho, le Palestinien est devenu une icône contemporaine du Galiléen. Un amalgame qui n’est pas totalement sans fondement eu égard à certaines découvertes récentes en génétique et en linguistique (certains Palestiniens musulmans de la Galilée seraient des descendants de Judéens ayant fui la Judée après la destruction du Temple, sédentarisés en Galilée au 1er siècle, convertis au christianisme puis à l’Islam).

Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que beaucoup de Chrétiens ont une affection sentimentale particulière pour les Moyen-Orientaux, les Palestiniens en particulier, parce qu’ils leur rappellent consciemment ou inconsciemment ce Jésus dont le vrai visage se dérobe toujours à leur mémoire.

Qu’en pensent les fidèles ?

Selon un sondage réalisé en 2018 par le Pew Research Center, 49 % des chrétiens pratiquants d’Europe de l’Ouest souscrivent à l’affirmation « l’islam est fondamentalement incompatible avec la culture et les valeurs de mon pays ».

Parmi les Français appartenant aux différentes confessions chrétiennes, on peut considérer que les catholiques sont les plus ouverts à l’Islam. A l’exception des minorités maronites ou melkites (des Libanais pour l’essentiel) souvent résolument hostiles à l’Islam.

Les protestants ont une attitude très différente selon qu’ils sont plutôt libéraux (très ouverts), réformés (tantôt neutres, tantôt critiques) ou évangéliques (franchement hostiles).

Quant aux orthodoxes ils sont dans l’ensemble les plus hostiles à l’Islam (mais aussi souvent très antisémites), à l’image des Patriarcats russe ou grec.

Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent (Mt 5:44)

La passion maladive et délétère de certains catholiques français pour l’islamisme est le fruit d’une de ces névroses typiques des catholiques qui leur fait idolâtrer leurs persécuteurs.

Un dévoiement complet du message évangélique assimilable au syndrome de Stockholm qui leur fait prendre fait et cause pour leurs ennemis avérés.

245 millions de chrétiens dans le monde sont aujourd’hui persécutés en raison de leur foi. Leurs principaux bourreaux sont les islamistes.

En France plus de 1000 actes anti-chrétiens ont été recensés en 2018 : agressions ou profanations de lieux chrétiens. Contre seulement 100 actes anti-musulmans.

La saturation des médias à propos des soit disant persécutions dirigées contre les musulmans est telle qu’on croirait qu’ils sont les premières victimes de la haine et des discriminations religieuses dans notre pays. C’est un pur mensonge. Les Chrétiens sont les premières victimes, notamment d’actes perpétrés par des musulmans.

Il suffit d’écouter leurs prêches ou leurs discours sur internet, les islamistes haïssent la démocratie, la République et les Droits de l’homme. Ils n’ont que faire de ces pasionarias des droits humains. Mais ils se servent habilement d’eux pour avancer leurs pions, multipliant les sourires et les amabilités « fraternelles » dans tous ces rassemblements humanistes ou très pieux dans lesquels on célèbre « l’amitié islamo-chrétienne », « l’unité des religions », le « vivre ensemble », la « tolérance » et tous ces attrape-couillons pour gogos en mal de diversité.

De même, les islamistes haïssent viscéralement les Juifs, ces « sionistes » qui pourtant les fascinent et les obsèdent dans une concurrence mimétique maladive. Tout comme ils détestent cordialement les Chrétiens, symboles d’un Occident décadent, perverti et honni. Juifs et Chrétiens sont d’ailleurs depuis les temps coraniques au mieux des dhimmis à convertir de gré ou de force, au pire des sous-hommes, des « kouffars » (infidèles) à maintenir en état de soumission voire de servitude.

Mais les islamistes sont des maîtres dans l’art du double jeu et du double langage. Et les ronds de jambe dont ils sont capables pour favoriser leur politique d’infiltration flatte ces pauvres nigauds de cathos trop heureux de célébrer l’amitié interreligieuse et interculturelle avec ces Orientaux qui mettent un peu d’exotisme dans leurs velléités compassionnelles et humanistes.

Qui sont ces cathos de gauche pro-islamistes ?

Laurent Grzybowski

914_2018072812383297.jpg

Laurent Grzybowski

Journaliste à La Vie, Laurent Grzybowski est emblématique de ces journalistes cathos de gauche, souriants, engagés, au style très scout et très « moderne » à la fois, toujours prompts à défendre une cause, même si c’est souvent de façon plus qu’approximative et au prix de sérieuses contraventions avec le devoir de rigueur intellectuelle auquel les tient en principe leur qualité de journalistes. Mais peu importe, quand la musique est bonne…

Musicien et chanteur, Laurent l’est aussi, qui n’hésite jamais à sortir la guitare pour chauffer une messe et a même publié quelques CDs de musique liturgique ou évangélique.

Maître-chanteur aussi à l’occasion, quand il s’agit de faire la promo de l’Islam et de ses potes musulmans, peu importe que leurs engagements ne soient pas toujours très raccord avec le credo républicain ni le missel chrétien.

Un petit tour rapide sur sa page Twitter suffit à cerner le personnage.

76762596_2850978578269274_7954148096387055616_n

Le 1er février dernier Laurent Grzybowski se flattait de son amitié avec Ghaleb Bencheick, le très consensuel et très poli patron de la Fondation pour un Islam de France. Un musulman très propre sur lui, surdiplômé, élégant et concélébré par tout le gotha de la cathocratie médiatique. En septembre dernier celui-ci déplorait même dans les colonnes du Point le « manque d’autorité » de la République sur l’affaire des foulards de Creil. Son père fut recteur de la Grande Mosquée de Paris, une institution de l’Islam français dont on a pu mesurer les dérives depuis que la duplicité de Dalil Boubakeur comme nouveau recteur ou comme Président du CFCM n’est plus à démontrer.

Un petit détail qui n’aura pas échappé aux vrais défenseurs de la laïcité, et non à ses fossoyeurs comme Laurent Grzybowski : selon son ami la laïcité « assure la liberté de croire ou de ne pas croire ». Une définition tronquée, réduite à la seule liberté de conscience, à laquelle voudrait nous faire croire les islamistes, et plus généralement les anti-laïques qui cherchent à l’instrumentaliser selon une vision consumériste et communautariste de la République aux antipodes de la conception française, celle d’une République une, indivisible… et assimilatrice !

salafisme

Autre morceau choisi, cet inénarrable télescopage sémantique qui associe « les musulmans » (un procédé rhétorique cher aux islamistes qui aimeraient faire croire qu’il existe en France une « communauté musulmane » alors qu’il n’y a que DES personnes fort disparates d’origine ou de culture musulmane) et « les femmes portant un foulard ». Notez l’utilisation du mot « foulard » et non « voile islamique » (ou plutôt « islamiste ») supposée banaliser le port d’un uniforme politique qui est tout sauf un « fichu » ou un « accessoire vestimentaire » mais un signe d’appartenance à l’Islam radical.

Autre détail comique : la photo sensée illustrer un propos condamnant à égalité l’islamophobie et le salafisme est justement celle… d’une salafiste.

Tout ça enrobé de l’habillage émotionnel hystérique habituel sur « la haine » des musulmans destiné à dramatiser le propos et susciter l’indignation du lecteur. Autant de gimmicks rhétoriques communs aux islamistes et aux journalistes islamo-gauchistes.

Voile

Autre succulent exemple de la mauvaise conscience de gauche et de la contrition catho pour tous les réprouvés de la terre : convoquer Einstein dans une citation sans doute imaginaire comme 95% des citations prêtées au génie. Rien de moins cette fois que d’abattre les murs de nos préjugés et de se libérer de l’ignorance.

Avec la photo d’une jeune-femme voilée et souriante pour bien enfoncer le clou et ne laisser aucun doute quant aux intentions.

Ainsi dire amen à l’islamisme serait le dernier triomphe de la Raison et du Progrès contre l’obscurantisme médiéval des suspicieux laïcards ou des racistes anti-musulmans.

Un retournement très hardi puisque c’est bien la religion, toutes les religions, qu’une certaine conception de la laïcité avait il y a un siècle voulu définitivement reléguer dans les ténèbres du mythe et de l’obscurantisme au nom de la Raison et du Progrès !

Ainsi le summum du modernisme et du combat de l’intelligence contre l’ignorance consisterait aujourd’hui à faire entrer l’une des plus archaïques religions au monde dans le Panthéon républicain.

Bravo, Monsieur l’imposteur !

Ite missa est. La messe est dite.

IFCI

Mais comme toute messe se termine toujours par une quête à l’intention d’une œuvre de charité, n’oubliez pas de donner pour nos amis musulmans !

Et notre brave héraut de l’amitié catho-islamiste de se fendre d’un tweet pour appeler les bonnes âmes à donner pour le tout nouveau tout beau Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCI) qui vient d’ouvrir ses portes à Lyon.

Un bijou très politiquement correct et décrit comme « très ouvert » qu’on célèbre unanimement… en ayant soin d’oublier qu’il fut en majeure partie financé comme presque toutes les associations « culturelles » ou « caritatives » de cet acabit par l’Arabie saoudite, l’Algérie et autres mécènes islamistes.

Samuel Grzybowski Coexister

ProfilSamuel

12 octobre 2014 : Assemblée générale de l’association Coexister. Paris, France.

Fils du précédent, Laurent Grzybowski est tombé dans la marmite collaborationniste quand il était petit.

Biberonné au cathoprogressisme, au scoutisme et au dialogue interreligieux dont son père est un fervent partisan, il décide avec quelques potes de lycée de monter en 2009 une assoce consacrée à l’idéologie communautariste en vogue des années 2000 : le « vivre ensemble ». Une façon de réunir jeunes cathos, juifs et musulmans engagés dans la « coexistence active ».

Coexister est rapidement célébré par la presse, les politiques et même le pape. Jeune et dynamique, l’association colle à son époque. Jusqu’à une sortie de virage qui lui sera fatale.

Alors que la France connaît la vague d’attentats terroristes la plus sanglante avec les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, Coexister commet l’impensable en se rendant au Salon de l’UOIF, le Disneyland des fondamentalistes qui réunit le gratin de l’islamisme en France. Tariq Ramadan qui n’est pas encore rattrapé par ses affaires de viols à répétition y règne en souverain pontife. On y croise aussi des salafistes, des prêcheurs interdits en France, des crypto-djihadistes et les habituels marchands du temple : niqabs, burqas, hijabs chariatiques, DVDs sur le Djihad et la charia et autres bondieuseries islamistes.

Comme le rappelle Emmanuel Razavi, grand reporter à Globalgeonews, spécialiste du Moyen-Orient et des Frères Musulmans, « l’UOIF a été placée sur la liste des organisations terroristes de pays comme les Emirats Arabes Unis, quand en France, elle a mis en place un réseau d’associations loi 1901 à objet socio-culturel, faisant du lobbying partout sur le territoire, auprès des collectivités, des élus et des médias« .

Alors qu’en France on s’insurge unanimement pour défendre la liberté d’expression assassinée et la laïcité en danger, que 5 millions de personnes en France et 43 chefs d’Etat battent le pavé sous la bannière « JE SUIS CHARLIE », Coexister prend ses distances avec les républicains fidèles à la laïcité, ce qui vaut à l’association et à son président d’être violemment critiqués par des personnalités laïques comme Caroline Fourest.

Coexister continuera de s’enfermer dans cet entêtement incompréhensible et pourtant si symptomatique d’une certaine gauche.

En 2019, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre, Coexister renoncera à soutenir officiellement l’évènement suite aux tombereaux de reproches adressés aux traîtres de gauche qui avaient signé l’appel à manifester, mais maintiendra toujours un soutien officieux. L’histoire ne dit pas si Samuel Grzybowski et ses amis se sont finalement joints aux nombreux fréristes, salafistes et autres islamismes majoritaires dans ce cortège.

Pour plus de détail sur Coexister, lire l’article Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain.

 

Zemmour, l’Islam et la République

zemmour.jpg

Éric Zemmour a été condamné le 17 septembre 2019 à 3000€ d’amende pour provocation à la haine religieuse, après des propos tenus en 2016 dans l’émission « C à vous ».

On connaît le goût de l’intéressé pour la polémique.

Mais à y regarder de plus près, si ces propos relèvent de la provocation politique et s’apparentent à la rhétorique classique de l’extrême droite, ils ne constituent pas à proprement parler une « provocation à la haine » ni une exhortation dirigée contre les musulmans.

S’ils paraissent offensants aux yeux de certains, c’est parce qu’ils pourfendent le petit confort intellectuel commun, qui par souci d’être politiquement correct s’affranchit de dénoncer les dangers de l’islamisme, et au nom de la « tolérance » préfère s’abîmer dans la complaisance.

Les propos d’Éric Zemmour torpillent les réflexes de peur et les non-dits dictés par la mauvaise conscience. Ces réflexes qui poussent souvent les bonnes âmes à éviter les sujets qui dérangent pour ne pas heurter la sensibilité des minorités.

Dire qu’il faut donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France », cela peut sembler abrupt.

En vérité la provocation vise à dénoncer une ambiguïté, coupablement entretenue par les politiques soucieux d’électoralisme d’un côté, et par les religieux et certains intellectuels soucieux de défendre les minorités stigmatisées de l’autre.

Il y a un moment où les choses doivent être pour de bon clarifiées, et un choix doit être posé : entre l’appartenance à la République et le fait que dans un pays laïc toute religion doit se soumettre à ses lois, et la volonté de voir certains préceptes religieux primer sur les lois civiles.

Et il y a un moment où il faut avoir le courage de trancher. Au risque de nourrir des tensions, des réflexes victimaires, et la violence en retour.

Et c’est aux musulmans eux-mêmes de faire acte de clarification.

Quand Zemmour affirme qu’il y a en France une « lutte pour islamiser un territoire », « un djihad », il exagère sans doute. Mais il serait malhonnête d’affirmer que c’est totalement faux.

Il existe en effet une stratégie propre à certains islamistes, parfois clairement revendiquée, qui consiste à vouloir faire reculer les lois de la République et leur substituer peu à peu celles de la charia. Le but ultime étant que la France devienne un pays musulman. C’est la définition même du djihad.

Il serait faux d’affirmer que tous les musulmans s’inscrivent dans cette perspective. Et mènent un combat visant à saborder les lois de la République.

Il faut aussi reconnaître que toutes les religions ne se ressemblent pas, et n’ont pas la même vision du monde, la même histoire ni le même dessein universaliste.

Or que ça plaise ou non, le désir de conquête – spirituelle autant que territoriale – et l’absence de notion d’Etat de Droit comme en Occident, au bénéficie d’une conception théocratique de l’Etat, font partie de l’ADN de l’Islam depuis ses origines.

Certains musulmans parmi les plus pratiquants peuvent donc, à un degré ou à un autre, ressentir d’objectifs tiraillements sinon contradictions entre leur foi, leur obéissance à Dieu et aux préceptes du Coran, et leur sentiment d’appartenance à la nation française en tant que citoyens à part entière.

Les désigner du doigt ne peut qu’exacerber leur inconfort. En appeler à leur sens civique, à leur responsabilité, et à un devoir collectif de clarification, est en revanche une attitude saine et salutaire.

Il ne s’agit pas de défendre Éric Zemmour. Mais plutôt de s’interroger sur cette propension maladive de notre société à ériger des repoussoirs pour s’exonérer de penser.

Repoussoir de l’Islam radical et du djihadisme d’un côté, lesquels n’auraient aucun rapport avec l’Islam authentique. Repoussoir du racisme et de l’islamophobie de l’autre, qui renvoient dans les ténèbres de la « peur de l’autre » et de la « haine » tout discours qui prétend s’opposer à l’aspiration juste d’une minorité à voir ses particularismes s’exprimer.

Dans un cas on s’affranchit de toute tentation de déroger au sacro-saint principe de laïcité. De l’autre on échappe à l’accusation de faire le jeu d’un ethnocentrisme pétri de colonialisme, d’une tendance à vouloir tout niveler contraire au beau mythe d’une France inclusive, plurielle et égalitaire, ou de désigner une minorité comme bouc émissaire.

Notre société est malade de ses contradictions. De sa culpabilité. Et de sa tendance à préférer ses illusions au face-à-face avec la réalité.

Cette culpabilité et la mauvaise conscience qui la nourrit rongent son libre arbitre. Au point de lui interdire toute capacité de jugement. Et de fermer tout espace de parole qui lui permettrait de poser des limites claires à l’exercice de son cher « vivre ensemble ».

Pour sortir de cet écueil et éviter de multiplier les repoussoirs type Zemmour, il faut déconnecter toute réflexion sur l’Islam de tout amalgame avec la suspicion de racisme.

Et pour cela traiter le problème du racisme et toute forme de rejet de l’autre avec l’attirail juridique nécessaire. Et aborder la question de l’Islam non sous l’angle de la religion opposée à la République selon le principe de laïcité (laquelle n’existe pas au sein de l’Islam), mais sous l’angle des valeurs qui font socle commun.

Il faut surtout veiller à ne pas se laisser prendre dans les pièges tendus par les islamistes. Ceux-là utilisent nos propres contradictions et le manque de foi en nos propres valeurs pour semer le doute, nourrir la culpabilité et la mauvaise conscience dans les esprits. En entretenant l’idée fausse que tout attachement aux principes républicains et à la loi française qui se heurterait à leur volonté d’imposer leurs propres lois constituerait une forme de stigmatisation, d’islamophobie, de racisme, de rejet des particularismes culturels ou religieux. Et donc de l’Islam et des musulmans eux-mêmes.

Les musulmans sont les premiers pris en otages dans cette rhétorique mensongère qui vise à opposer et diviser. Et empêcher tout libre arbitre et tout libre choix.

Le premier mensonge est celui de l’existence d’une « communauté musulmane » en France. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre une supposée revendication communautariste. Laquelle serait contraire avec notre conception de la nation républicaine.

Car on ne peut parler de « communauté musulmane » sans faire référence à la notion d’Oumma. La communauté des croyants, définie dans le Coran comme clairement distincte des « infidèles ». Distinction essentielle puisqu’elle confère aux premiers un statut supérieur, et impose aux autres vivant en terre d’Islam des règles strictes et des droits restreints.

Réalité totalement contraire à l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui établit une liberté et une égalité parfaite des hommes face au Droit dès la naissance.

Cette notion de « communauté musulmane » est donc implicitement contraire aux valeurs de notre République. Elle est par ailleurs démentie par les faits : il n’y a pas en France de « communauté musulmane » monolithique. Pour la bonne et simple raison qu’il existe toute une panoplie de composantes hétérogènes, entre des Français musulmans pratiquants et d’autres originaire d’un pays musulman mais n’ayant aucune pratique religieuse. De même qu’il existe en France plusieurs islams issus de différentes obédiences souvent concurrents les uns aux autres. La difficulté à voir se constituer des institutions représentatives d’un « l’Islam de France », reconnues par tous et aptes à parler au nom de tous les musulmans, en est la preuve.

Le seul périmètre éthique et juridique légitime ne peut être que celui de la République.

On a donc toujours raison de rappeler avec fermeté quels discours, quelles pratiques ou comportements s’inscrivent dans les lois de la République, et ceux qui y dérogent ou les menacent.

Zemmour a raison de parler de « choix ». Si nous étions définis par nos seules appartenances ethniques, religieuses ou autre, il n’y aurait aucune liberté possible. Nous serions les esclaves d’un régime ou d’une pensée totalitaire. Ce que l’Islam radical est manifestement, quand il prétend tout soumettre au filtre de la religion.

L’erreur de Zemmour est de présenter ce choix comme un choix radical et binaire entre la République et l’Islam. Et implicitement entre deux communautés : la communauté des croyants et la communauté des citoyens.

En posant ainsi le débat, il fait évidemment le jeu des islamistes et de leur rhétorique de division. Laquelle voudrait laisser croire qu’on ne peut être un vrai musulman si l’on se conforme à certaines lois républicaines au détriment de la charia.

Il ne s’agit pas de choisir entre l’Islam et la France. Mais de reconnaître qu’il y a une hiérarchie de valeurs qui s’applique à tous les citoyens français. Laquelle interdit de subordonner les lois républicaines à quelque religion que ce soit.

Entre la nécessité de garantir la liberté de culte et celle de lutter contre des formes violentes de fondamentalisme, toute la difficulté est de gérer l’entre-deux.

Comment poser des arbitrages qui fasse consensus et soit compris par le plus grand nombre ? Encore un piège où les islamistes excellent à brouiller les pistes. D’autant que les sujets sur lesquels ils avancent leurs pions, comme la question du burkini, obligent à poser la question du symbolique.

Le port d’un vêtement qui fait signe ne constitue pas a priori une forme d’agression violente, d’offensive manifeste du religieux envers la sphère civile.

Tout réside dans l’interprétation et le sens qu’on donne à ce choix. Conformité à un précepte religieux ? Volonté de fronder les lois de la République ? De signifier son appartenance à un groupe en se démarquant du reste de la société ? Souci de préserver sa pudeur ? Ou simplement désir d’exprimer sa différence ?

Assurément ce genre d’initiative constitue une provocation. D’autant plus sournoise qu’elle surfe sur les ambiguïtés du Droit et des principes républicains en en pervertissant le sens. Entre la défense des libertés individuelles, du statut des femmes, des minorités, voire les revendications féministes, ces femmes qui exhibent fièrement leur burkini et les imams qui les y poussent prennent à contre-courant discours et repères en enfermant leurs détracteurs dans le discours victimaire.

Le but est toujours le même : enfoncer des coins, tester les résistances et diviser l’opinion pour masquer les vrais enjeux.

Le problème de la France, ce dont elle est malade et qui permet aux régressions religiocentriques de prospérer, c’est qu’elle a érigé le républicanisme laïciste en absolu. Et interdit toute référence possible à quelque forme de spiritualité ou de Transcendance que ce soit.

Ce que les commentateurs perçoivent moins, c’est que tous ces stratagèmes pour exhiber son appartenance religieuse dans l’espace public profitent justement du vide créé par l’exercice de la laïcité pur occuper l’espace là où la République a choisi de se retirer : l’espace du symbolique et du Sens.

En un siècle qui voit l’aspiration spirituelle refleurir sur fond de crise du rationalisme, il n’est pas étonnant que la tentation théocratique refasse surface. Notamment pour des populations davantage en quête de verticalité et de Sens du fait de leur statut minoritaire ou de leur sentiment d’hétérogénéité sinon de stigmatisation.

En rejetant systématiquement la religion dans la sphère privée comme on pousse la poussière sous le tapi, en refusant d’aborder dans le débat public la question du religieux autrement que sous l’angle de la laïcité, la République annihile toute capacité pour les valeurs qui la fondent d’exercer leur pouvoir fédérateur et unificateur. Sinon sous l’angle du mythe.

La laïcité à la française s’est imposée « contre » la religion catholique. Depuis les prêtres réfractaires guillotinés durant la Terreur jusqu’à la Loi de 1905, la République a certes ouvert un espace à la liberté de conscience et de culte, mais elle a aussi imposé la Raison comme ultime Transcendance.

La stratégie des islamistes s’inscrit justement dans ce fossé. Elle se nourrit de cette absence de « Dieu », réduit au mieux à une croyance privée, au pire à un archaïsme désuet.

Il y a au tréfonds des consciences une forme de tiraillement entre la foi émancipatrice dans les idéaux humanistes et, face aux béances existentielles et aux injustices creusées par l’arrogance du Progrès, le sentiment que la vérité est ailleurs.

Dans le cas d’une religion minoritaire comme l’Islam, a fortiori quand les populations concernées se sentent stigmatisées, plus les discours sur la laïcité se durcissent, plus le risque est grand de voir des formes religieuses radicales resurgir comme le retour du refoulé.

La seule façon de sortir de ce piège, c’est de redécouvrir qu’il y a au cœur de l’idéal humaniste et républicain plus qu’une promesse d’émancipation, de justice et de liberté.

Et que le progrès collectif peut être conçu non seulement comme un mouvement horizontal mais vertical. Non seulement sous l’angle de la conquête de nouveaux droits, de nouveaux territoires, de nouvelles capacités et connaissance, mais aussi comme une évolution de la conscience vers la Conscience.

Mais aussi que cet Idéal a sans doute aujourd’hui beaucoup à offrir pour permettre à la conscience de l’humanité de s’affranchir des limites et déterminismes de la pensée religieuse. Sans pour autant décrédibiliser les apports spirituels et éthiques des différentes religions. Que l’esprit est un territoire neuf à explorer, non une collection linéaire d’archives.