Comment sortir de l’Apocalypse ? Par la porte intérieure !

Mis en avant

En ces temps orwelliens et tourmentés où le Mensonge est devenu la Vérité, où l’Etat Providence est le hijab de la Dictature du Fric, où l’état d’urgence sanitaire est le prétexte au Nouvel Ordre Totalitaire, au confinement policier et à la dictature de l’Arbitraire, où le sauvetage de l’économie devient le prétexte au saccage définitif du Droit du Travail, où 60 ans est un âge trop jeune pour partir en retraite mais trop vieux pour être soigné à la chloroquine, où le capitalisme mondial tremble sur ses bases, craint pour ses Bourses et joue avec la vie de 7 milliards d’êtres humains, il est temps de se réveiller !

Il est temps de réagir. Collectivement.

De sortir de l’ornière de l’individualisme, de la compétition acharnée et du chacun pour soi.

De sortir du matérialisme, du productivisme et de l’affairisme qui aliènent nos consciences et empêchent l’humanité de relever la tête, de prendre conscience qu’elle est une seule et même Nation, un seul et même Peuple, une seule et même Espèce, un seul et même Esprit. De prendre conscience que l’humanité est Une et Indivisible, comme l’est en principe notre République.

Il est temps d’en finir avec ce consumérisme hédoniste, ce culte de l’image et de la surface, cette Ère du Vain et du Vide, qui nous empêchent de voir les vraies priorités et les vrais enjeux pour notre survie et notre évolution en tant qu’espèce.

De nous consacrer tous ensemble à promouvoir des vraies valeurs qui nous fassent vivre et grandir, d’édifier une vraie civilisation mondiale unie, solidaire et pacifique, fondée sur la Fraternité et la Justice, le sens de l’intérêt général et non la préservation des intérêts d’une toute petite élite, l’attention aux plus faibles et aux plus démunis et non l’esclavage de tous au service des plus riches, la quête collective du Bien commun le plus large et le plus universel et non l’accumulation frénétique de biens dérisoires et de pouvoirs désuets.

Ce Bien commun est celui de toute l’espèce humaine et des générations futures. Mais aussi du souci et de la coopération avec les autres espèces, de la préservation des grands équilibres planétaires, la volonté de développer une fécondité matérielle et un usage maîtrisés, de partager les ressources, les richesses, les savoirs. Non pas d’œuvrer pour notre satisfaction personnelle, mais de les mettre au service de l’épanouissement de tous.

Ce monde et ceux qui le défendent parce qu’ils en profitent sont en train d’agoniser. Ils résistent encore mais plus pour très longtemps. Il ont déjà perdu : il ont creusé leur propre tombe.

Ce monde avait pour fondement l’ego, l’orgueil, l’hubris de l’homme occidental, ivre de conquête, de domination et de son sentiment de supériorité.

L’homme s’était fabriqué des dieux. Des dieux jaloux et violents, crachant la foudre et le tonnerre. Puis il s’était fait Dieu lui-même, parce qu’il ignorait sa vraie nature spirituelle.

Le génie et la chute de cet homme-dieu, c’est sa volonté de puissance. Cette volonté de s’approprier tous les pouvoirs, tous les privilèges arrachés à l’autre. Son obstination à vouloir soumettre et détruire, autant que de construire palais, monuments et empires à sa gloire.

Son drame et sa chute, c’est cette volonté de prédation et d’assimilation de tous les avoirs et tous les savoirs. Vouloir devenir le Maître de l’Univers, s’élever plus haut que l’Olympe et les dieux.

Ce monde touche à sa fin. Avant la fin du siècle il ne sera plus que ruines.

A moins qu’il nous ait tous engloutis dans sa folie de pouvoir et de destruction. A nous d’en décider.

Ce monde c’est nous, humains, qui l’avons créé. Nous nous cachons le visage aujourd’hui comme Adam chassé de l’Eden en voyant de quel monstre nous avons accouché.

La terre crie vers le ciel, asphyxiée par nos rejets putrides et mortifères. Comme nos poumons aujourd’hui asphyxiés par un virus de chauve-souris. Les glaces fondent et les eaux montent, elles s’ajoutent aux déluges et menacent nos grandes cités de les envoyer rejoindre l’Atlantide. Les espèces agonisent, ravagées par les eaux, les feux de forêts, l’avancée des déserts, l’air vicié, les pestes et les pesticides, la surpêche, la surproduction et la surconsommation.

Des fleurs des champs aux grands mammifères, toute vie pourrait demain disparaître de la surface de la terre, du ciel et des mers, à cause de la simple disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs. Plus de pollen, plus de plantes ; plus de plantes, plus de nourriture. Et plus d’oxygène pour verdir nos poumons.

Asphyxie.

L’homme est vaincu par ses propres pestilences. Par son ego aussi hypertrophié que le poitrail des vainqueurs.

Mais un autre monde est possible. Il est déjà là.

Un monde qui ne fait pas de publicité, ne s’étale pas sur les affiches, ne s’impose pas dans les rayons des supermarchés.

Un monde discret mais qui se répand plus rapidement qu’une rumeur, qu’un slogan ou un record en mondovision. A la vitesse de la Conscience : celle de la lumière.

Ce monde existe en filigrane, se répand de façon subliminale par-delà le brouhaha des réseaux sociaux. Il filtre dans les esprits, du moins ceux qui font silence, qui méditent ou qui font une pause. Plus efficacement que parmi ceux qui sont occupés à nourrir le Moloch.

Ce monde se donne à contempler avant de se découvrir. Ce monde n’est pas un monde qui se conquiert, qui se construit, qui s’érige comme un temple ou un gratte-ciel. Il vit au-dedans de nous.

Ce monde, ce sont nos « fils », la descendance de l’Humanité que nous portons en nous, en germe, et qui émerge à notre conscience. Dans nos espoirs les plus élevés, quand nous sommes bien ajustés, bien alignés sur la vie qui nous porte et nous pousse en avant.

Selon un principe quantique, ce qui est a déjà été et sera de nouveau. Passé et futur n’ont aucune réalité. Seul existe un éternel Présent, toujours changeant, toujours mouvant.

Passé et Futur ne sont pour le premier qu’une mémoire construite, individuelle ou collective, constituée de nos états d’être, de nos vécus émotionnels encryptés dans notre ADN, nos neurones et nos bibliothèques. Et pour le second, la cristallisation de nos espoirs, de nos désirs et de nos capacités, conjugués aux virtualités qui s’offrent maintenant à notre libre-arbitre. Une équation probabiliste qui trace une direction possible pour notre être en devenir.

Selon cette théorie, nous sommes déjà en contact permanent bien qu’inconscient avec nos lointains « descendants » : ces « fils de l’homme » des générations futures les plus lointaines qui nous succéderont dans quelques siècles, quelques millénaires ou plus. Qui auront appris à maîtriser les priorités inimaginables de l’esprit, de la force gravitationnelle ou de l’énergie de l’atome. Qui auront appris à voyager dans l’espace et le temps à des vitesses supérieures à celle de la lumière, à voyager des deux côtés des portes de la mort, entre conscience et matière. Qui auront ensemencé les étoiles, visité d’autres galaxies, échangé avec d’autres civilisations hautement évoluées…

Pour les esprits les plus cartésiens, tout ceci peut paraître de la science-fiction loufoque, ou une dinguerie new age. Pourtant ce sont les scientifiques les plus pointus qui nous enseignent aujourd’hui ces vérités. Du moins ceux qui ne s’égarent pas dans cette utopie transhumaniste, ce rêve de fusion homme-machine, cette « singularité » tant espérée où l’homme ne serait plus humain mais aliénerait sa conscience à la matière pour survivre à celle-ci. Un rêve fou digne de Frankenstein, et le dernier avatar du matérialisme scientiste agonisant.

Car la seule issue à la souffrance et à l’agonie, à l’irréductible angoisse existentielle, à la peur de la Perte qui motive toutes nos œuvres, toutes nos créations démiurgiques, nos testaments philosophiques, ce n’est pas de nous agripper à cette matière où nous avons choisi de plonger et qui sert de véhicule à nos expériences incarnées. C’est au contraire de lâcher du lest et d’accepter de nous en arracher pour de bon. D’investir les territoires multidimensionnels et infinis de l’Esprit, plutôt que de nous abîmer plus profond dans la physis.

Aujourd’hui il n’est plus besoin de compter sur la religion, sur des anges ou des saints imaginaires pour nous protéger des périls qui nous menacent le plus de destruction. Ni uniquement sur nous-mêmes, petits vermisseaux rampants incapables de nous sortir du bourbier où nous nous sommes jetés.

Il suffit de nous brancher sur notre fréquence intérieure. Ce à quoi notre retraite forcée nous oblige. Au lieu de passer nos journées à nous distraire en regardant des programmes débiles à la télé. Et d’unir nos fréquences pour entendre les messages diffusés par la Mémoire de nos origines et de notre destin.

Cela peut paraître stupide, inutile ou impossible pour beaucoup. Pourtant nous le faisons le plus souvent sans le savoir. Quand nous nous plongeons dans une musique qui nous transporte. Quand nous contemplons un paysage magnifique qui dilate notre esprit et notre cœur. Quand nous nous laissons aller à méditer sur des sujets profonds ou des vérités essentielles. Avec cette impression étrange d’être beaucoup plus clairvoyant et paisible que d’habitude, de toucher un sens qui nous dépasse et que nous n’aurions jamais pu approcher par nous-mêmes.

Cet état d’éveil de la conscience, de lâcher-prise et de reconnexion, à soi-même et à ce qui Est, est essentiel.

Et c’est MAINTENANT.

Confinés ne veut pas dire cons finis.

Sachons occuper au mieux cette période imposée de solitude et de retour sur soi. Nous décentrer de nos désirs habituels : consommer, jouir, parler, travailler, nous divertir, tuer le temps… Pour revenir à des besoins plus essentiels que nous méconnaissons ou que nous avions oubliés : faire silence, écouter, renoncer à « faire » pour être, accompagner.

Et si nous ouvrions ce bouquin sur la méditation acheté il y a quelques mois et rangé sous une pile de magazines ? Et si nous écoutions ce disque de musique de relaxation offert par une amie sophrologue ? Et si nous nous mettions à peindre dans la cuisine, sans aucun projet préétabli, juste laisser le pinceau filer sur la toile, et les couleurs se mettre en place instinctivement ? Et si nous essayions de jeûner pendant trois ou quatre jours, plutôt que de nous précipiter avec angoisse au Franprix du coin dès que le frigo est à moitié vide ? Et si nous passions un après-midi à jouer vraiment avec le chien, lui faire un câlin, au lieu de l’emmener dix fois par jour faire le tour du pâté de maison, juste pour échapper à nos quatre murs ?…

Les idées ne manquent pas pour initier la démarche. Viendra ensuite temps d’échanger, de partager, de dépasser angoisses et frustrations pour réfléchir ensemble à un meilleur avenir possible. Que ce soit au niveau de l’immeuble, du quartier, de la commune, de la région, de la nation ou du monde, de la famille, du groupe d’amis, de voisins, de l’entreprise, de l’association, du syndicat ou de l’humanité…

Un autre monde est possible. Il est déjà là.

Ne manquons pas cette occasion unique de le faire advenir. Car nous risquons une fois cette crise passée d’être vite repris par les rênes d’un capitalisme pressé de resserrer son emprise sur les corps et les esprits, d’augmenter son niveau de contrainte et de coercition pour nous réduire encore plus à l’état d’esclaves, de choses, de producteurs-consommateurs et de sous-humains.

L’heure du grand réveil a sonné. Pas l’heure de la bataille, de l’Apocalypse ou de l’Armageddon. Mais l’heure de s’enivrer.

Peut-on « voir » Jésus ?

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Voici le « vrai visage de Jésus » tel que se plaisent à nous le livrer des ethnologues prétendument éclairés par leurs recherches scientifiques (cf cet article « À quoi aurait vraiment ressemblé le visage de Jésus? »)

Ce portrait-robot a au moins le mérite de tailler en brèche l’image du blondinet évanescent à laquelle nous ont habituée les tableaux italiens de la Renaissance, qui n’a rien à voir avec le Jésus historique. Idem pour ces images piétistes où Jésus ressemble plus à Brad Pitt qu’à un rabbin juif du 1er siècle.

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Léonard de Vinci : Salvator Mundi

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En revanche je m’inscris en faux contre ce délire d’ethnologue qui fleurit et refleurit sur la toile. Yeshoua ne  ressemblait absolument pas à cet Australopithèque demeuré !

Il avait sans doute le teint basané et une stature forte parce qu’il vivait souvent à l’extérieur, marchait beaucoup pour enseigner d’un lieu à l’autre et travaillait comme charpentier. Mais tout porte à croire que sa grâce et sa beauté autant que ses paroles et sa réputation attiraient des foules.

Son large sourire et son regard plein de tendresse qu’il posait sur ceux qu’il aimait rayonnaient du plus profond de son âme et laissent transparaître à ceux qui avaient « les yeux ouverts » l’Amour particulier et la bonté infinie du Divin pour chaque être humain.

C’était aussi un bon vivant. Pas farouche et prêt à festoyer avec les « gens de mauvaise vie ». Donc pas non plus le prototype d’un ascète constipé et introverti au visage émacié. Même s’il lui arrivait souvent de se retirer au désert pour prier et se ressourcer à l’écart des foules, ou s’il savait se « retirer en lui-même » au milieu de ces foules, comme les grands sages maîtres de leur esprit et de leurs émotions.

Contrairement à ce portrait burlesque, je vois Jésus comme un Galiléen d’une stupéfiante beauté. Avec des cheveux et une barbe très noirs comme beaucoup de Juifs orientaux ou de Galiléens palestiniens qu’on peut rencontrer aujourd’hui. Il devait être donc plus grand que les Judéens et pas du tout un nabot courtaud comme le décrit cet article.

En tant que rabbin il était sans doute vêtu d’un châle rituel blanc, portait les « tsitsiot » (papillotes rituelles dans les cheveux) et des franges au manteau.

Son visage éclaboussait de beauté. Pas une beauté apollinienne, lisse et parfaite. Mais de lui émanait une grâce unique, un mélange de douceur, d’autorité et d’humilité indicibles.

Jésus est vraiment le « Parfait Adam ». Et donc un humain complet, accompli et de fait d’une parfaite beauté. D’ailleurs ses nombreux disciples féminins, qui l’aimaient et le suivaient jusqu’au pied de la croix, ne s’y trompaient pas.

Holy Face of Our Lord[2]

Quant à « voir » Jésus, c’est une grâce qui est donnée à certains mais sans doute pas au plus grand nombre.

Dans son livre « Tout est pur pour celui qui est pur – Jésus, Marie-Madeleine et l’Incarnation » (Albin Michel, 2005), le théologien Jean-Yves Leloup souligne un fait capital que j’aimerais développer s’agissant des « apparitions » de Jésus. Notamment cette première apparition du « Maître » au matin de la Résurrection à une disciple particulière que certains apocryphes décrivent comme sa « compagne ».

Accourue au tombeau, Marie-Madeleine ne reconnaît d’abord pas celui qu’elle identifie comme le jardinier. Elle cherche l’homme qu’elle aime et reste attachée à l’image charnelle qu’elle garde de lui. Elle ne peut imaginer que celui qui se tient en face d’elle est bien celui-là. Puis elle le reconnaît enfin au son de sa voix, quand il pose son regard sur elle et lui parle en la nommant « Marie ».

Selon l’Evangile de Marie, celle-ci déclare alors : « Seigneur, je Te vois aujourd’hui dans cette apparition. »

Noli me tangere (« Ne me touche pas »)

On ne « voit » pas le Christ glorieux sous des traits humains comme on voit son voisin de palier.

D’abord parce que le Ressuscité n’appartient pas à la même dimension du Réel que nous. On ne le « voit » donc pas avec nos yeux de chair mais avec notre regard intérieur, même si cette apparition semble aussi réelle sinon davantage qu’une vision « normale ».

Jean-Yves Leloup parle du filtre de « l’imaginal » pour approcher au plus près l’expérience de l’apparition.

L’imaginal est une partie de l’âme sensible qui permet de visualiser des réalités subtiles appartenant à d’autres dimensions de la réalité que la réalité matérielle. Les femmes étant davantage connectées à leur partie sensible (imaginaire, intuition) il semble normal qu’il y ait davantage d’apparitions rapportées par des femmes que par des hommes.

Conséquence de cette médiation par le filtre de l’imaginal : celui qui apparaît ne se dévoile pas sous les traits de ce qu’il est réellement mais selon un mix de ce que nous nous représentons et de ce que son « corps spirituel » laisse entrevoir sous une forme visualisable par l’esprit.

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En effet les êtres spirituels élevés comme le Christ n’appartiennent plus au monde formel ; ils sont totalement Lumière. Pour être vus, nous devons les sentir, les « croire », les entrevoir, puis les « voir ».

Il y a des apparitions plus ou moins brusques ou subtiles. Mais toutes suivent ce même schéma phénoménologique.

Donc concernant le visage de Jésus tel qu’ont pu le voir des saints ou des mystiques et qu’on peut le voir aujourd’hui, il n’y a pas de « vrai visage de Jésus » ; il n’y a que des représentations.

On ne peut que s’en féliciter. Car si c’était le cas, nous serions tentés de nous fixer sur une image. Ce qui en termes spirituels s’appelle de l’idolâtrie.

Et nous manquerions du coup notre but qui n’est pas d’adorer une image, mais de devenir des christs à l’image du Christ. Des êtres de Lumière.

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Bonne semaine de Pâques !