Drogues, par-delà le bien et le mal

Gabegie, hypocrisie et irresponsabilité maximum au pays de Voltaire, des Droits de l’homme et du babacoolisme politiquement correct.

Aujourd’hui oser critiquer les bien-pensants pseudo anars et pourfendre l’unanimisme bobo quant à la fumette dès l’âge de 10 ans vaut aussitôt condamnation au pilori pour extrémisme nazi.

Les mômes fument tous les jours du shit dégueulasse sur le chemin du lycée, dans les jardins publics et partout en ville ? No souçaille ! C’est tellement cool et gentiment subversif !

Sauf que :

– Qui sait que mélanger du shit et du tabac comme le font 95% des consommateurs est une totale abberation ? Que le cannabis même pur sous forme de marijuana ne devrait pas être fumé mais consommé sous forme de tisanes, de diffusion atmosphérique ou d’huile essentielle associée à un aliment solide ? Et en l’absence de tout autre produit 12 heures au moins avant la prise ? Ceci afin d’en maximiser les effets bénéfiques sans en subir les effets toxiques et nocifs pour la santé liés à la combustion de la plante (goudrons notamment).

– Qui sait que plus de 100 études scientifiques récentes ont prouvé l’efficacité du cannabis administré selon un protocole médical dans le traitement du cancer ? Alors que le cannabis fumé peut être plus toxique que le tabac.

– Qui ose aujourd’hui le dire aux gamins : le shit pourri vendu dans les rues et refourgué entre copains est souvent coupé 4 ou 5 fois avant d’être revendu. Et contient presque toujours des substances carrément chelous.

Vieux pneus, cirage, plastiques fondus dans le meilleur des cas. Pour les effets planants ou speeds, selon les cas souvent aléatoires, voire pour rendre accros les consommateurs, les dealers ajoutent souvent amphétamines, anxiolytiques, coke, drogues de synthèse inconnues, paracétamol, médicaments recyclés. D’après les analyses réalisées par les labos des services de surveillance des trafics, on trouve à peu près tout dans ces drogues du pauvre si « inoffensives »… Accessoirement un faible pourcentage de résine de cannabis de très mauvaise qualité.

– La consommation régulière de résine de cannabis à de multiples effets pas du tout « cool ». Surtout pour des jeunes cerveaux en pleine transformation. Et des ados souvent fragiles, influençables, en quête de sensations toujours plus fortes et de transgressions pas que symboliques, facilement tentés par les excès de tous ordres, et la plupart du temps peu ou très mal informés. Voire en rupture avec leur famille, leur milieu d’origine, l’école ou « le système ».

Dépendance psychologique, accoutumance incitant à multiplier les joints, augmenter les doses, associer le shit à d’autres psychotropes, notamment lors de fêtes : alcool, cocaïne, ecstasy et autres drogues de synthèse.

Le mélange de substances pour maximiser les effets, allié au manque de sommeil, à l’insuffisance de prévention quant aux risques, et de surveillance par des consommateurs plus avisés peut rapidement devenir explosif sinon fatal.

– Dans beaucoup de cas fumer régulièrement du shit conduit à s’enfermer dans un déni de réalité, avec des conséquences archi connues : absentéisme puis échec scolaire, difficultés de dialogue avec les parents, puis désocialisation et précarisation progressives, engrenage vers le chômage, la délinquance voire la petite criminalité : revente de substances illégales, vols pour se payer sa dope dès qu’on passe du shit à des substances plus addictives et plus chères…

Il serait temps d’en finir avec cet esprit de laxisme confusionnel.

Et le dire haut et fort: Il n’y a pas de « drogues douces », encore moins de drogues « inoffensives ».

Ce n’est pas parce la France est championne du monde de consommation de médicaments psychotropes par habitant, que l’Etat est un dealer hypocrite qui perçoit une rente scandaleuse en taxes diverses sur des drogues effroyablement destructrices et addictives comme la cigarette ou les alcools forts, qu’il faudrait encourager la consommation aveugle d’autres psychotropes sans aucune information, aucun encadrement, en tolérant des trafics iniques et une économie sous-terraine, au motif qu’il y a plus grave que fumer un pétard ou 2 ou 3 entre potes.

Il faudrait mettre fin à ces arguments idiots comme quoi le shit serait une substance « naturelle » donc bio et bonne. Alors qu’il y a objectivement plus de différences entre un shit acheté au coin de la rue et un cannibis de qualité, cultivé, récolté, distribué et consommé en toute conscience, et un Château Pétrus 1952 et 1 litre d’alcool à brûler.

La vérité c’est qu’aucune substance n’est à diaboliser a priori.

Il n’y a pas non plus des « bonnes » ou des « mauvaises » drogues. C’est un mythe, et un discours stupide et irresponsable.

Il n’y a que des bons et des mauvaises usages.

Le plus souvent liés à une absence totale de connaissance des produits, de leur origine ou modes de fabrication, de leurs effets réels, du mode de consommation et des précautions à prendre.

Une autre vérité c’est que TOUT EST DROGUE.

Toute substance ingérée ou inhalée, même et surtout l’oxygène qu’on respire, modifie plus ou moins instantanément l’état de notre conscience.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des hallus ni d’être totalement foncedé pour changer d’état. Une simple musique, une simple caresse, un simple morceau de chocolat ou un embouteillage nous font changer immédiatement d’état de conscience.

Quant aux politiques qui refusent depuis des décennies d’aborder le sujet, soit par peur ou ignorance, soit par complaisance, laxisme ou clientélisme, il serait temps de les mettre un peu en face de leurs responsabilités.

Choisir de modifier son état de conscience en ayant recours à des substances psychoactives contrôlées devrait être un droit encadré pour toute personne majeure, en bonne santé, jouissant des capacités de raison et de libre arbitre d’un adulte responsable.

Il n’est pas normal que cela soit laissé à l’arbitrage du juge, du policier, sinon au seul pouvoir des médecins. Lesquels sont souvent totalement ignorants de la réalité des états modifiés de conscience, restent englués dans des schémas obsolètes appris en fac sur la psychiatrie et la biochimie du cerveau, sont pétris de préjugés scientistes ou moralisateurs sur « les drogues », et objectivement incapables de gérer les énormes défis psychologiques, sociaux, familiaux, spirituels liés à la consommation régulière de substances psychoactives.

On cite souvent les exemples de pays qualifiés de « libéraux » ou de « tolérants » comme les Pays-Bas ou l’Espagne, qui ont dépénalisé la distribution et la consommation de certaines drogues (et en sont depuis revenus face aux conséquences désastreuses sur la consommation et le trafic de drogues dures).

On parle beaucoup moins de la Suisse, et surtout des États-Unis, pays par ailleurs champion du contrôle de l’économie des drogues dures, de la corruption d’états vivant du trafic et l’instrumentalisation de mafias de narcotrafics. Pourtant aux USA se développe depuis quelques année ce que certains appellent une Troisième Vague (Third Wave).

Après les expérimentations psychédéliques liées au LSD de la génération des beatniks et des hippies dans les années 60 et 70, après l’usage récréatif de l’ecstasy et autres drogues de synthèse dans les décennies 80 et 90, notamment aux milieux festifs et underground (raves, clubs, milieu gay), des recherches scientifiques enthousiasmantes sont aujourd’hui menées par des équipes sérieuses et dénuées d’a priori. Avec des résultats spectaculaires et des perspectives très prometteuses quant aux possibles débouchés à court terme.

Notamment pour guérir rapidement et de façon très efficace des personnes atteintes de cancers, d’états dépressifs sévères résistant à tous les antidépresseurs connus, des addictions chroniques à l’alcool, à l’héroïne ou la cocaïne, et d’autres utilisations dans le domaine médical, psychologique, transpersonnel ou spirituel.

Des substances consommées il y a peu illégalement dans un seul but récréatif et récemment légalisée comme le cannabis voient leurs effets méthodiquement étudiés. Tout comme le MDMA (ecstasy), le LSD, la psilocybine (champignons hallucinogènes), en passe de l’être par la FDA.

De même pouf des plantes utilisées depuis des siècles par la médecine amazonienne comme l’ayahuesca. Ou des pshchitropds puissants synthétisées récemment comme la DMT, aussi appelée « molécule de l’esprit ».

Qui en parle dans les médias français ? Personne évidemment. Sur ce sujet comme beaucoup d’autres la France a 20 sinon 30 ans de retard.

Il serait temps de se réveiller. D’arrêter de se contempler le nombril et de bégayer toujours sur les même poncifs éculés à propos du joint, l’arbre qui cache la forêt.

Ceux qui défendent le tout répressif sont comme ceux qui défendent le droit à se défoncer sans entraves : des imbéciles et des gamins irresponsables.

Vite, donnons la parole aux gens sensés plutôt qu’à ces idéologues qui brassent le même air vicié depuis 40 ans !

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Big Pharma, médecines alternatives et Changement de conscience

Mis en avant

Selon l’OMS le paludisme était encore en 2015 la 7e cause de mortalité dans les pays à bas revenu, la première étant les infections respiratoires.

Pourtant, beaucoup de maladies pourraient être efficacement soignées, certaines épidémies comme le paludisme éradiquées, avec des traitements naturels, efficaces et peu coûteux.

Notamment les infections virales ou bactériennes, grâce à des substances naturelles qui sont de puissants antibiotiques dénués d’effets secondaires.

Voir notamment cette vidéo qui démontre comment une plante peut vaincre le paludisme.

Même des affections de longue durée qui engendrent une forte mortalité et coûtent très cher à la collectivité comme le cancer, le sida ou le diabète peuvent être soignées efficacement grâce à certains traitements alternatifs. Parfois avec une efficacité supérieure aux traitements allopathiques, comme par exemple pour le cancer.

Mais on n’a pas le droit de le dire. Parce que cela risquerait de faire du tort à Big Pharma.

Et que la Doxa favorable à ce puissant lobby, verrouillée par des médecins corrompus et relayée par les pouvoirs publics, entretient dans l’opinion publique des croyances fausses, une vision univoque, qui rendent inaudible et discréditent tout discours alternatif.

Quand on cherche à promouvoir les médecines naturelles, quand on s’attaque aux lobbies pharmaceutiques, quand on dénonce leurs agissements coupables, la corruption des médecins, des institutions scientifiques et des pouvoirs publics, la dissimulation d’informations sur les effets secondaires des médicaments, ou plus incroyable, des scénarios dignes de films de science-fiction comme la dissémination criminelle d’agents pathogènes ou de substances nocives afin de vendre plus de vaccins ou de médicaments et de maximiser les profits, on est accusé au mieux de « complotisme », au pire on s’expose à devenir la cible de procès ruineux. Et si l’on est soi-même médecin, on s’expose à être rayé du Conseil de l’Ordre.

Pourtant les médecines naturelles, comme les médecines traditionnelles (chinoise, ayurvédique, amazonienne et autres) utilisent des remèdes naturels efficaces aux effets connus depuis des millénaires.

Quant à la recherche, elle ne cesse de découvrir de nouvelles voies thérapeutiques dans des domaines d’avenir comme l’épigénétique, les neurosciences, les états modifiés de conscience, les nanoparticules, la robotique ou certaines applications pratiques des théories quantiques.

Le Chiffre d’Affaires de l’industrie pharmaceutique dans le monde a augmenté de 175% en 15 ans. Il était en 2015 de plus de 1000 milliards de dollars (OMS).

Les enjeux sont considérables : scientifiques, économiques, financiers, sociaux, politiques, humanitaires, éthiques…

Hélas l’éthique est souvent oubliée, saccagée, au bénéfice du seul critère de la rentabilité financière.

L’industrie pharma est tout sauf une œuvre philanthropique. C’est au contraire une machine à générer des milliards de profits. Dans laquelle sont impliqués de grands conglomérats multinationaux, des banques, des états, des dirigeants politiques, des milliardaires au CV plutôt trouble comme Donald Rumsfeld…

On ne combattra pas une telle hydre en dénonçant des scandales ou juste avec des discours de vérité sur telle ou telle épidémie, ou sur telle ou telle substance aux vertus curatives négligées.

C’est un long travail sur les consciences, sur les opinions publiques, sur les décideurs, qui conduira peu à peu l’humanité à s’extraire de ces logiques barbares et asservissantes. Pour placer la quête du Bien commun au pinacle de nos valeurs et de nos objectifs communs au plan planétaire.

La santé publique est sans doute l’un des axes les plus critiques du Changement à l’œuvre aujourd’hui.

La pression démographique, l’accroissement des inégalités mais aussi des échanges et de la mobilité au plan mondial renforcent ce phénomène.

Les petits ruisseaux font les grands fleuves. Et l’éveil de consciences est l’affaire de chacun d’entre nous.

Ne restons pas esclaves d’idéologies et de mensonges pilotés par ceux qui veulent nous maintenir dans l’ignorance. Ne soyons pas les vaches à lait de structures et d’institutions entièrement vouées au profit maximum et servent les intérêts d’un tout petit nombre.

Sachons inventer d’autres logiques, qui soient réellement bénéfiques à l’homme et à ouvrent la voie d’un avenir radieux pour l’humanité.

Bareback, ou comment bien s’en foutre

Retour sur 35 ans d’épidémie de sida, sur l’évolution des comportements et des représentations en matière de prévention.

1/ SIDÉRATION

sida

5 juin 1981 : le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta fait état, chez cinq jeunes homosexuels de Californie, d’une pneumonie rare qui ne frappait jusqu’alors que des sujets fortement immunodéprimés. Un mois plus tard, un cancer de la peau très rare est diagnostiqué chez 26 homosexuels américains. On parle à l’époque de « cancer gay ».

Le sarcome de Kaposi est encore inconnu du grand public mais déjà les photos de ces jeunes gens décharnés et couverts de taches sombres sur le corps s’étalent sur les pages des tabloïds et provoquent la stupeur.

La médecine est impuissante à expliquer les raisons de la rapide et spectaculaire dégradation de leur état de santé. On incrimine un temps les poppers. En vain. Certains parlent d’une nouvelle « peste des temps modernes ». D’autres osent invoquer l’hypothèse d’un « châtiment divin » pour les fornicateurs et les sodomites.

Très rapidement ces cas inexpliqués d’effondrement immunitaire chez des hommes jeunes et en bonne santé se multiplient et gagnent d’autres communautés homosexuelles en Europe. Un premier est diagnostiqué en France en 1981. L’hypothèse infectieuse se confirme à mesure que les hôpitaux désorientés accueillent ces nouveaux malades.

La peur s’installe et tout bascule : on croyait la science à même de nous protéger des plus grands fléaux et la voici totalement mise en échec devant ce mal d’un nouveau genre.
Et puis ce qu’on appelle d’abord S.I.D.A. fait resurgir des peurs ancestrales. Sa portée symbolique est éloquente : comme il semble se communiquer par les fluides sexuels sans qu’on puisse identifier la cause exacte, c’est la transmission de la vie qui se voit symboliquement confondue avec celle de la mort. Et comme il semble ne concerner au départ que les homosexuels masculins cela semble accréditer l’idée folle que ceux qui pèchent contre la nature reçoivent le salaire de leur iniquité.

Alors que l’homosexualitée est encore stigmatisée et pénalisée dans beaucoup de pays occidentaux (elle ne sera dépénalisée en France qu’après l’arrivée de François Mitterand au pouvoir), les homosexuels qui rêvent d’une reconnaissance et de plus de liberté, sans même parler de droit snouveaux, comme pour toute une génération qui a grandit avec la libération des moeurs, les paillettes du disco et la levée de tous les tabous, le sida sonne comme un coup de massue, une trompette d’apocalypse. Tous sont sidérés et ne savent ni comment réagir ni quel sera leur avenir.

Il faudra attendre que les chercheurs découvrent la cause de la maladie et qu’on puisse envisager comment s’en protéger pour que s’organise un embryon de réponse à cette catastrophe et que des pionniers courageux entreprennent de venir en aide à leurs amis décimés en se mobilisant contre la peur généralisée, la tentation de désigner des boucs émissaires ou de condamner toute une population avant même qu’elle ne soit touchée.

2/ RETROVIRUS

1983 : H.I.V.

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Avec ces 3 petites lettres on tient enfin le coupable ! L’équipe du professeur Montagnier vient d’isoler une souche virale chez un malade du sida qui cible certains lymphocytes appelés « T4 », lesquels jouent un rôle de vigiles et d’alerte au sein du système immunitaire en déclenchant la réponse immunitaire en cas d’infection. Quand trop de ces lymphocytes sont détruits par le virus, l’organisme devient incapable de se défendre contre les infections opportunistes et le patient ne tarde pas à mourir de leurs conséquences, le plus souvent d’épuisement.
Mais désormais on connaît l’agresseur : il y a donc un espoir, à terme, de vaincre la maladie et d’enrayer l’hécatombe qui gagne toute la population homosexuelle dans les grands centres urbains et commence même à s’élargir aux hétérosexuels.

3/ AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA PRÉVENTION

préservatifs2

Face à cette épidémie d’un nouveau genre initié au milieu des très libertaires seventies puis galopante dans les décennies 1980 et 1990, face à l’absence de traitements efficaces jusqu’à l’arrivée des trithérapies en 1996, associations d’aide aux malades, pouvoirs publics, corps médical, médias et communautés LGBT se tournent vers le seul rempart à la contamination : la bonne vieille « capote anglaise ».

On multiplie les messages de prévention, on tente par tous les moyens et à grand renforts de budgets publicitaires de rendre le plastique sympathique. Mais le sida court toujours. Et surtout il tue de plus en plus.

La raison et la peur d’être contaminé l’emportent toutefois sur la tentation défaitiste ou l’irresponsabilité d’une génération hédoniste habituée à jouir sans entraves et au sexe sans capote.
Mais si le ruban rouge est pour l’heure très tendance, la capote ne parvient pas à le devenir.

On se résout pourtant à l’utiliser en attendant des jours meilleurs… qui tardent à venir.
Grâce à cette persévérance, l’épidémie donne quelques signes de ralentissement. Quant aux avancées de la médecine, elles oscillent entre annonces spectaculaires, faux espoirs et désillusions.

On s’habitue à voir mourir ses amis et si l’on a la chance d’être passé au travers on fait contre mauvaise fortune bon cœur. On vit sous cloche en soutenant ceux qui n’ont plus la force de lutter ou plus envie de baiser à force d’être gavés de cachetons.
Quant à ceux, rares ou planqués, qui osaient se soustraire à l’injonction préventive et baiser sans capote, ils sont considérés, à juste titre, comme des irresponsables et des criminels.
D’ailleurs nombreux sont ceux qui ont contaminé sciemment leurs partenaires lors d’un rapport non protégé sans les avertir au préalable et ont fini en prison.

4/ LE « DEUIL DU DEUIL »

1996 : changement complet de paradigme.

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La science dont l’orgueil avait été sérieusement malmené par 15 années de défaites contre le sida tient enfin sa revanche avec l’arrivée des trithérapies. En associant 3 molécules qui agissent à des stades différents de la réplication virale on arrive enfin à ralentir celle-ci voire à la bloquer complètement.

Si l’on ne peut encore parler de guérison, du moins peut-on redonner aux séropositifs et aux malades qui ont tenu le coup l’espoir d’une vie prolongée sinon normale.
Et le pari tient ses promesses. Malgré la lourdeur des traitements et les nombreux effets secondaires, des mourants reprennent vie comme par miracle, du poids, des joues, de l’énergie, du moral, de l’appétit… et même une vie sexuelle !
On se prend même – changement inouï – à refaire des projets à long terme ! Alors que l’équation semblait auparavant posée comme une sentence inexorable :

PEDE = SEROPO = SIDA = MORT !

Certains se remettent même à faire du sport, à sortir, à reprendre une vie sociale, voire à retravailler.
Toute une génération de séropositifs auxquels on ne donnait plus vraiment d’espoir, qui étaient étiquetés à vie et qui n’avaient d’autre réconfort que la compassion craintive d’une société angoissée envers les « victimes » du sida se retrouvent face à un dilemme inattendu : comment redonner du sens à son existence quand on s’était préparé à mourir. Il faut faire le deuil du deuil… Pas simple.
Il faut aussi comprendre que pour beaucoup de personnes concernées, être séropositif était une identité, sinon le cœur de leur identité.

5/ « DES MOLÉCULES POUR QU’ON S’ENCULE ! »

C’est par ce slogan parmi d’autres du même goût (« Sida is disco»…) qu’Act Up défile dans les rangs de la Gay Pride à la fin de la décennie 1990.
Il résume à lui seul le changement d’attitude d’une partie des gays, qui de la sidération au courage, de la honte à l’action militante pour rendre visibles la maladie et l’homosexualité, ont poussé la surenchère auprès des politiques et de l’opinion publique pour réclamer toujours davantage de reconnaissance, de prérogatives et de droits, jusqu’à exiger un statut d’immunité ( !…) ou d’exception à l’instar des enfants capricieux qui veulent tout tout de suite.

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L’Etat a ouvert ses caisses (du moins au début), le bourgeois son porte-monnaie, toute la société a compati au sort de ces malades qui venaient expliquer leur combat quotidien contre la maladie sur les plateaux télé, la société a évolué, l’homosexualité est sortie du placard et a acquis une reconnaissance, on a voté le PACS en 1999, porté au départ par des militants soucieux de donner des droits élémentaires aux conjoints de malades décédés du sida et expulsés par leur famille ou leur propriétaire, puis le mariage pour tous en 2013. On ne peut qu’applaudir à ces avancées.
Mais à l’aube de l’an 2000, alors que de nouvelles molécules arrivaient chaque année et que l’on commençait à mieux maitriser les traitements, ça n’était pas assez.

Conséquence : une fracture s’est produite. Déjà le sida était moins « tendance », mobilisait moins les bonnes âmes. Et puis à l’heure où Christine Boutin incarnait la France bigote, réac et homophobe, une partie de la société a commencé à douter de sa générosité et de l’honnêteté des militants. Les fonds alloués aux programmes de prévention et aux divers services d’aide aux malades délégués par l’Etat aux associations comme AIDES se sont taris.
Alors certains ont cru malin d’en rajouter une couche dans la provocation, produisant un effet de rejet à l’égard des homosexuels plutôt qu’un élan de solidarité.
L’histoire leur a donné tort : ils ont disparu de la scène politique et communautaire, se sont calmés ou ont trouvé des fauteuils confortables pour se reconvertir, notamment dans l’équipe du nouveau maire de Paris Bertrand Delanoë élu en 2001.

6/ DU RELAPSE AU BAREBACK

Conséquence de l’arrivée des trithérapies : dès la fin de la décennie 1990 la sexualité reprend du souffle et des couleurs. Désormais on ne se contente plus de quelques rencontres occasionnelles sur minitel ou les petites annonces des fanzines gays ; les bordels et les lieux de drague se remplissent à nouveau.
L’arrivée d’internet booste et recompose le marché du sexe en modifiant les comportements. Grâce aux sites de rencontre on peut désormais faire son marché confortablement installé chez soi derrière son écran, prendre le temps de discuter, sans avoir à braver les intempéries, risquer de rentrer bredouille ou choper une bléno en se rabattant sur le seul mec qui traîne.

Parallèlement, après 20 ans d’épidémie et de baise encapuchonnée, la vigilance se relâche et les pratiques à risques commencent à se multiplier. D’abord on « oublie » de mettre une capote. Puis ça devient insidieusement une habitude. La désinhibition liée à l’usage du poppers ou de stupéfiants y contribue aussi.

Dans ce cas de figure on parle de « relapse » (relâchement).

On a beau accentuer les messages de prévention, il semble que de plus en plus de « vieux séropos » vivant plutôt bien avec le virus et de séronégatifs qui n’ont connu que la sexualité sous capote soient fatigués et aient envie de redonner du piquant à leur vie sexuelle en tentant occasionnellement de lever le pied.

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Pour une frange beaucoup plus minoritaire en revanche, l’abandon délibéré du préservatif est un acte réfléchi, militant et même paré d’une aura fascinante voire d’un puissant pouvoir de griserie.
Le fait de renoncer à se protéger et de s’exposer au virus est vécu comme un acte de courage, le contact avec le sperme est fétichisé. Certains y voit l’expression d’une sexualité libre de toute contrainte, frondeuse, animale. Pour d’autres la contamination volontaire de partenaires séronégatifs consentants est même élevée au rang d’acte rituel, d’initiation. Transmettre le VIH (et ses propres anticorps) c’est aussi transmettre un pouvoir magique. Et créer à vie une relation puissamment intime et inaltérable, incompréhensible au reste de la société, entre un « donneur » ou un « père » et un « receveur » ou un « fils ». Le virus devient l’agent d’une « insémination », par laquelle la force de celui qui a survécu à la maladie est mythiquement transmise à l’initié.

7/ DE LA DÉSINHIBITION A LA DÉCULPABILISATION

Désir de transgression, folie schizophrène, délire de toute puissance, jeu inconscient avec la mort ou au contraire confrontation volontaire au danger et dépassement des limites pour mobiliser des ressources intérieures face à la maladie que le confort du préservatif avait endormies, on a tout dit pour tenter d’expliquer le bareback sans jamais épuiser le sujet.

Quant à ceux qui le pratiquent en toute conscience des dangers qu’ils prennent, la loi et la société sont impuissantes à les en empêcher. Même si cela peut scandaliser, cela relève d’un choix librement consenti entre deux adultes de se protéger ou non.

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Ce qui est certain c’est que la pratique du bareback s’est développée et banalisée à partir de la décennie 2000.
Des sites de rencontre spécialisés bareback se sont multipliés. On y détaille en toute décontraction son statut sérologique, son nombre de T4 et sa charge virale si l’on est séropo, ses préférences en matière de prévention (Kpote / no Kpote), et pour les séronégatifs on peut même se porter candidat à la « plombe ». Entendez se faire contaminer volontairement par un donneur.
Tous les fantasmes sont permis. Y compris s’exposer au virus en se faisant « doser » (remplir) à la chaîne par un groupe de donneurs : une façon d’être volontairement rabaissé au rang d’objet sexuel le plus méprisable et d’assumer son rôle de « lopsa » (salope), de « chienne » ou de « garage à foutre ». On appréciera le niveau d’estime de soi.

logo-cul-a-remplir-chat-annonce-plan-sexe Les hétérosexuels ne sont pas en reste. Le porno japonais qui n’est pas à une fantaisie fétichiste prêt invente une nouvelle pratique pour les femmes qui raffolent du sperme : le bukake. Elle consiste à se faire recouvrir le visage et/ou le corps par le sperme d’un groupe d’hommes qui viennent à tour de rôle éjaculer sur l’élue pour la contenter. Cette pratique existe aussi chez les homosexuels.

Autre fait plus inquiétant : alors que l’homosexualité accède au rang de nouvelle norme à égalité avec l’hétérosexualité, les pratiques sexuelles extrêmes ou défiant les normes et véhiculées par l’industrie du porno se banalisent elles aussi, notamment chez les plus jeunes. Voire sont récupérées par la mode et les discours en vogue : SM, bondage, fétichisme, échangisme, multipartenariat, soumission… Même dans les milieux très rangés il est d’usage pour une soirée ou plus régulièrement de pimenter la sexualité du couple en y introduisant quelques éléments subversifs : une virée dans un club échangiste, un 3e partenaire invité ou « loué » pour quelques heures, quelques accessoires pour Madame ou Monsieur, transgresser les identités sexuelles et explorer les rapports homos en étant passif quand on est un homme hétéro, ou le saphisme quand on est une femme mariée, etc…

Enfin, pour une part non négligeable de gays au cours de la décennie 2010, la sexualité festive et extrême devient indissociable de la prise de diverses drogues baptisées « chems » : cocaïne, ecstasy, GBH, amphétamines, voire diverses substances injectables. Les dégâts sont considérables, la récupération est parfois laborieuse au terme d’un week-end de marathon sexuel et d’excès en tout genre, mais peu importe pourvu qu’il y ait l’ivresse. Certains y laissent des fortunes et leur santé.

On comprend que face à cette quête d’un plaisir toujours plus intense et sans cesse renouvelé, l’abandon du préservatif relève du simple détail et n’intéresse plus grand monde.

8/ BANALISATION DES EXTRÊMES ET MISE EN CATALOGUE CONSUMÉRISTE

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La vérité c’est que dans les backrooms comme dans les rares lieux de drague extérieurs qui subsistent dans la capitale, presque plus personne n’utilise de préservatif.
Les IST comme la syphilis, la blennorragie, l’herpès, les chlamydiae, les condylomes ou l’hépatite C flambent mais personne ne semble s’en inquiéte. On nage en pleine euphorie comme si le sida n’existait plus. D’ailleurs la prévention a quasiment disparu des médias, l’Etat ne s’en préoccupe plus et les associations concernées rechignent à resservir des plats dont personne ne veut plus.

Reste que si certains s’en foutent ou négligent le danger, par ignorance, par défi, par irresponsabilité, par crainte de passer pour un ringard, un rabat-joie ou de ne plus trouver de partenaires pour assouvir ses fantasmes dans les bordels, ou par simple suivisme, d’autres en revanche restent fermentent attachés au préservatif et n’envisagent pas de rapports non protégés. Et pas forcément que des séronégatifs angoissés qui ont connu les heures sombres de l’épidémie et qui comptent le rester.

D’autres, soucieux de préserver et leur santé et leur plaisir et qui se présentent en général comme « hors milieu » parce qu’ils ne fréquentent jamais les bouillons de culture que sont les établissements de cruising gay, préfèrent choisir scrupuleusement leurs partenaires (séronégatifs) en s’assurant de ne prendre aucun risque.

On voit même apparaître une nouvelle catégorie sexuelle présentée par les médias comme une anomalie incompréhensible à l’époque où l’injonction au plaisir semble la norme universelle et où chacun est sensé savoir comment se protéger des IST : les « asexuels ». ceux-ci ont totalement renoncé au sexe, non par crainte de choper le sida, par puritanisme excessif ou parce qu’ils sont déprimés mais tout simplement parce qu’ils n’ont pas de désir. Ce choix, assumé sans honte par ceux qui l’incarnent, est même valorisé comme un moyen de consacrer son temps, son énergie et son attention à d’autres passions et activités que la zizilogie. Une manière peut-être de pousser à l’extrême le mécanisme freudien de sublimation de la libido. On est en tout cas aux antipodes des barebackers forcenés.

Ainsi cohabitent les contraires et les extrêmes les plus étonnants en matière de sexualité, de préférences et de choix préventifs. Cette typologie de comportements se retrouve dans les profils des sites de rencontre et des applis, dont les profils prennent soin de mentionner avec précision les préférences et desiderata personnels.

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Au nom du libre choix toutes les pratiques désormais  se valent, sont acceptées, mises en catalogue. Elles se concentrent dans des lieux prévus pour leur libre exercice sans pour autant se cacher ni s’exhiber outrageusement pour choquer le bourgeois ou subvertir la société, sont disséquées par les médias mainstream, présentées dans des docus épicés à heures de grande écoute. On peut afficher toutes les déviances qui autrefois alimentait les études psychiatriques sur la psychopathologie sans risque d’être moqué ou critiqué, pourvu qu’on rentre dans une case identifiée, nommée, connue, cartographiée.

Échappent à ce règne de la tolérance bienveillante les pratiques qui supposent la contrainte (viol, harcèlement), celle qui risquent d’entraîner la mort (SM hard), l’abus de mineurs (pédophilie), la sexualité avec des animaux (zoophilie) très peu visible sinon dans quelques sites pornos spécialisés, et la nécrophilie (sexualité avec des cadavres), rarissime et qui continue de jeter l’effroi. Pour le reste, tout est permis.

Le bareback, stigmatisé voire pénalisé à l’époque où le sida faisait encore des ravages et où les discours de prévention sur la capote incarnaient la forteresse inattaquable du politiquement correct en matière de comportement sexuel, est peu à peu devenu une pratique alternative parmi d’autres. Tout juste ses adeptes comme les personnes qu ont une sexualité à risque régulière avec de nombreux partenaires sont-ils invités le cas échéant à faire un bilan IST régulier. Les séropos ne prennent pour la plupart même plus la peine de préciser qu’ils le sont lors de rapports non protégés et baisent allègrement sans capote puisque c’est devenu la norme.

Tout se passe comme si le sida n’existait plus et que tout était redevenu comme avant. Les chantres de la prévention ont presque tous baissé les bras devant cette nouvelle soif orgiaque sans foi ni loi. Les bacchanales gays battent leur plein et rivalisent d’audace pour attirer le chaland.

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L’un des exemples de cette ivresse sans aucune retenue est La Démence, une soirée bruxelloise qui attire chaque mois dans un club du centre de la capitale belge quelques milliers de gays venus de toute l’Europe ou d’ailleurs pour une nuit de 23h à 13h le lendemain. Voire pour un week-end complet pour les plus sportifs. Longue file d’attente et filtrage musclé à l’entrée avant d’entrer dans ce temple dionysiaque qui regroupe 2 pistes de danse, une pléiade de DJs, des effets spéciaux hors normes, une marée compacte de corps torses nus et ruisselants dans la plus grande salle… et dans les étages supérieurs une enfilade de chambres noires où l’on y pratique tout autre chose que du développement photo. 3 à 400 frénétiques de la baise y tournent pour certains toute la soirée et forniquent comme des damnés dans toutes les positions possibles, passant d’un partenaire à l’autre, sans capote pour une écrasante majorité et sans aucun souci des IST. Le but n’est pas de s’amuser ou de rencontrer des partenaires, même anonymes, mais de s’envoyer en l’air jusqu’à l’évanouissement ou la nausée en faisant exploser le compteur. Nombreux sont ceux qu tentent de sensibiliser en rappelant que La Démence est l’un des plus grands spots de contamination de la communauté gay, rien n’y fait : l’appel du sexe est plus puissant que les réticences à se voir infecter.

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9/ SEXUALITÉ TRANSHUMANISTE

Pour combler l’attente des angoissés et développer chez les autres l’illusion d’une sexualité sans risques et sans capotes, certains laboratoires ont anticipé depuis longtemps l’évolution des comportements et prévu d’y apporter une réponse très lucrative : la PrEP.

Depuis 6 ans, un discours totalement nouveau sur la contamination émanant de la communauté scientifique se développe dans la communauté LGBT et les médias. Selon plusieurs études concordantes, il semble que les personnes vivant depuis longtemps avec le VIH, sous trithérapie et avec une charge virale indétectable ne puissent quasiment pas transmettre le virus ; celui-ci demeurant indétectable dans les fluides corporels mais seulement présents sous formes de traces éventuelles dans des « sanctuaires » comme la moelle épinière ou le cerveau où il dort en attendant les conditions favorables pour se multiplier à nouveau.

Puisque les séropositifs en bonne santé ne peuvent transmettre que très exceptionnellement le VIH, puisque le bareback est devenue une pratique courante, puisque beaucoup aimeraient baiser sans capote mais n’osent pas encore franchir le Rubicon, puisque les séropos préfèrent mentir sur leur statut sérologique plutôt que d’être rejetés, pourquoi ne pas offrir l’ultime sésame vers une sexualité décomplexée sous la forme d’une pilule qui préserverait du risque de contamination. C’est ainsi qu’est né le concept de la PrEP (Pre-Exposition Prophylaxis) qui consiste à utiliser un combiné de molécules utilisé habituellement comme traitement pour les personnes infectées comme traitement « préventif » avant un rapport sexuel, voire comme substitut au préservatif.
6 années d’études auraient prouvé l’efficacité de ce traitement, même si de sérieuse zones d’ombre subsistent qui font douter de son efficacité à long terme.

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N’empêche : tout le monde s’est engouffré comme un seul homme dans la brèche : pouvoirs publics pressés de subventionner ce traitement (remboursé par la Sécu depuis 2016) en taillant par ailleurs drastiquement dans les autres budgets sida jugés inutiles et trop coûteux ; institutions de santé comme l’ANRS dont les dirigeants ont des relations d’intérêt avec Gilead, le laboratoire qui commercialise la PrEP ; une grande partie du corps médical désabusé par l’échec des messages de prévention liées au préservatif ; médias soudoyés par les labos pour relayer leur messages ; associations comme AIDES supposées alerter quant aux dangers liés aux traitements ou à l’appétit des industriels mais s’en faisant les porte-parole zélés ; et bien-sûr les gays pressés d’en finir avec la capote, le sida, la stigmatisation pour les séropos, et le recours à répétition aux traitements d’urgence pour ceux qui oublient un peu trop souvent de mettre une capote.

Outre la flambée des IST qui jouissent avec le bareback d’un terrain idéal pour se développer (la PrEP ne protège que du VIH), la conséquence de cette dérive est d’entretenir l’idée fausse pour toute une population qu’on peut vivre et s’envoyer en l’air ad lib sans aucun risque et qu’il suffit pour ça de gober un cacheton avant d’aller au bordel.

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Comme les prothèses numériques qui alimentent nos rêves de toute puissance et d’immortalité, la PrEP nous conduit à une sexualité entièrement médicalisée et dépendante du bon vouloir de l’industrie pharmaceutique.

Est-ce vraiment le monde que nous voulons ?
N’est-il pas trop tard pour inverser la tendance ?

Ce qui est certain c’est qu’avec le bareback, pratique valorisée par les gays eux-mêmes, les films porno, les discours sur la sexualité « libre », associé aux mirages de la PrEP, ont créé les conditions pour une flambée épidémiologique à venir sans précédent et totalement hors de contrôle.

Les labos spéculent sur la politique du pire en prétendant être les bienfaiteurs de l’humanité mais c faisant ils ouvrent une boîte de pandore qui risque d’être bien plus dramatique que les 3 décennies et demie d’épidémie que nous avons connues.

A bon entendeur…

Faut-il croire au transhumanisme ?

Ce rêve que nous concoctent les Frankenstein de la Silicon Valley a de quoi fasciner et inquiéter.

Mais y regarder de plus près, c’est une utopie plus qu’une prédiction crédible.

Ce que l’on nomme « transhumanisme » est même l’utopie matérialiste par excellence : survivre à la mort grâce au silicium.

Totalement absurde !

Car l’esprit ne se réduit pas à un réseau de connections neuronales. La neurobiologie du cerveau n’est que le substrat matériel d’une dimension de l’être qui échappe totalement à ces apprentis sorciers aveuglés par leur vision de l’intelligence qui confond la modélisation des mécanismes cognitiques propres à l’intelligence humaine avec les modèles inventés pour développer l’intelligence artificielle qui n’est qu’une imitation de la première.

L’intelligence artificielle mise en réseau est sur le point de supplanter les capacités humaines de raisonnement et de traitement de l’information, voire d’imiter les comportements humains, y compris émotionnels d’ici quelques années à peine ?

Reste une vérité incontournable : l’intelligence artificielle la plus sophistiquée ne pourra jamais produire de la « conscience ». Et l’esprit humain ne pourra jamais survivre dans un avatar intelligent encrypté dans des mémoires d’ordinateurs. C’est la conclusion vers laquelle tendent aujourd’hui les recherches les plus pointues en physique quantique. Lesquelles rejoignent des vérités millénaires énoncées par la philosophie aristotélicienne, la métaphysique ou les grandes traditions spirituelles de l’humanité.

Il convient donc de garder une grande prudence vis-à-vis de ce miroir au alouettes transhumaniste qu’on nous vend comme le seul avenir possible pour une humanité au bord du gouffre.

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Le véritable saut de paradigme n’est pas technologique ni transhumaniste, il est spirituel. Et il est en marche.

Nous sommes au seuil d’une ère totalement inédite de notre histoire collective. La conscience humaine est en expansion accélérée. Bientôt elle sera unifiée. Et alors un nouvel « être », un nouvel « éon » émergera, dont ne seront les cellules : la Conscience de l’Humanité unifiée. Ce que la tradition chrétienne nomme « Christ » en tant que corps spirituel composé des êtres qui adhèrent à la personne du Christ, prototype de l’humanité future. Ou « l’Eglise » en tant qu’entité spirituelle en non institution, étendue à toute l’humanité.

transhumanisme-transhumaniste-biologiquement Alors une nouvelle spiritualité remplacera les anciennes religions : celle de l’Esprit. Ou, plus employer un terme chrétien, du Royaume.

Perspective beaucoup plus palpitante que ces délires de cyborgs branchés sur la Matrice.

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