Ces salafistes de la laïcité, alliés implicites des islamistes

Mis en avant

Article-La-Marseillaise-2015-BDG-

La laïcité à la française est l’objet d’attaques de toutes parts. Ses adversaires les plus sournois ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Les religieux voudraient en limiter l’expression, rogner sur des principes et des lois qu’ils jugent « liberticides » quand elles ne coïncident pas avec leur vision licite de la liberté ou de la société. Certains contestent des avancées sociétales et juridiques majeures comme le mariage pour tous ou l’ouverture des PMA aux femmes célibataires et aux couples de lesbiennes, au motif que ces initiatives imprudentes constitueraient des ruptures anthropologiques majeures, qu’elles trahiraient l’ordre naturel des choses, des modèles universels, sinon l’Ordre divin inscrit dans une « Nature » plus fantasmée que réelle.

Les islamistes contestent le principe de laïcité, résolument incompatible avec leur conception de la société fondée exclusivement sur l’Islam. De tous temps et en tous lieux les sociétés islamiques ont pourchassé et persécuté ceux qui prétendaient fonder l’autorité, le pouvoir et le libre arbitre sur la raison. L’islam est une société qui ignore le principe d’Etat de droit, la liberté religieuse, qui réfute toute Autorité qui ne viendrait pas d’Allah, de la seule révélation licite – l’Islam – inscrite dans le seul livre sacré : le Coran.

Ces sociétés fondées sur l’Islam criminalisent le blasphème et l’apostasie. Elles réfutent tout principe égalitaire entre hommes et femmes, entre fidèles et mécréants. Elles instaurent des liens de soumission, de contrainte ou de domination arbitraire. Des hommes vis-à-vis des femmes. Des musulmans vis-à-vis des infidèles réduits à un statut d’infériorité sinon en esclavage. Les excluant de certaines professions, des fonctions honorifiques ou politiques, de portions du territoire réservées aux seuls musulmans, et les soumettant à un impôt lié à leur statut de dhimmis qui leur autorise d’être tolérés au sein de la société, sans jamais faire partie de la communauté des croyants.

Inspirées par cette tradition islamique, les islamistes sont aussi les promoteurs d’une idéologie religieuse et politique qui vise ouvertement à combattre la démocratie, les valeurs de l’Occident, le pluralisme et les libertés démocratiques. Qui s’infiltre dans toutes les strates de la société et tous les réseaux de pouvoir grâce à une stratégie d’endoctrinement des populations musulmanes et d’entrisme, dont le but ultime est l’instauration d’une théocratie islamiste en lieu et place de la République et la conquête du monde.

Pour réaliser cette stratégie les islamistes combattent ou dénaturent une conception de la laïcité sensée pourtant promouvoir les libertés individuelles, au premier rang desquelles la liberté de conscience et de culte. Dans le même temps ils instrumentalisent, interprètent, subvertissent les principes républicains et les déforment pour imposer leurs vues au nom d’une conception des libertés religieuses absolutiste, illimitée, ignorante de la cohérence éthique qui articule entre eux ces principes.

Ainsi ils s’approprient le principe de laïcité, lui faisant dire le contraire de l’esprit qui le fonde, afin de le retourner contre l’authentique conception républicaine de la laïcité et contre l’intégrité de la République elle-même. La liberté de conscience réinterprétée par les islamistes devient ainsi le droit au communautarisme, le droit de chacun à exercer sa religion comme il l’entend, sans se voir imposer de quelconques limites qui seraient aussitôt interprétées comme une stigmatisation, une persécution, un refus de l’autre et de la différence contraires aux droits humains.

Pour combattre les éléments restrictifs ou coercitifs de la laïcité, les islamistes ont ainsi développé une rhétorique victimaire très éprouvée qui trouve un appui dans les discours en vogue sur la défense des minorités, contre le racisme, l’oppression postcoloniale, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie, les revendications communautaristes ou catégorielles, notamment celles qui visent à faire progresser les droits des femmes, les droits LGBT, les droits des minorités ethniques ou religieuses, etc…

Ces revendications qui s’appuient parfois sur un discours égalitaire et victimaire, ont servi de matrice pour concevoir le concept rhétorique et politique d’islamophobie. Lequel ne correspond à aucune réalité objective mais s’avère très efficace pour porter les revendications islamistes au travers d’un discours audible et qui rencontre les préoccupations démocratiques de ceux qui luttent pour la justice sociale, contre les vestiges d’une société blanche et oppressive, qui stigmatise, discrimine, persécute, violente selon les critères habituels de la domination ou de la désignation de boucs émissaires.

L’un des principes centraux de la laïcité, la neutralité de l’Etat à l’égard des religions, est parfois célébrée comme bienveillante, utilisée et exploitée pour développer une propagande et un agenda sous-terrains. Tant que l’Etat ne se mêle pas de religion, qu’il ne contrarie pas des initiatives pour faire reculer les lignes symboliques, réduire le périmètre juridique et les discours admis qui circonscrivent les libertés religieuses, tant qu’il ne devient pas évident que ces revendications islamistes entrent en conflit avec la République, notre conception du vivre ensemble, d’une société unie, ou qu’elles n’entravent pas les autres libertés, les islamistes s’en prennent à l’extrême droite identitaire plutôt qu’à l’Etat.

Un tournant a été franchi avec la manifestation islamiste du 10 novembre, durant laquelle l’Etat a clairement été désigné comme le responsable de « l’islamophobie » et l’instigateur d’une « persécution » dont seraient victimes les musulmans.

Ce « racisme anti-musulmans », cette « stigmatisation permanente » aussi dramatique que fictive, les islamistes du CCIF n’ont pas hésité à la comparer aux persécutions dont furent victimes les Juifs sous le régime de Vichy. Pour contester la laïcité et faire plier la République, les islamistes jouent ainsi sur un registre strictement affectif et symbolique, ils épuisent les ressources rhétoriques jusqu’à faire un chantage odieux à la shoah des musulmans.

Pourtant l’Etat ou plus exactement les pouvoirs publics sont les alliés objectifs des islamistes. Car si le pouvoir politique et administratif est engagé depuis de longues années dans la lutte antiterroriste, il semble malgré beaucoup d’effets d’annonce et quelques mesures insuffisantes que la lutte contre la radicalisation et les dérives sectaires liées à l’islamisme ait pris un sérieux retard.

On peut même dire que l’Etat ne fait rien pour contrer véritablement la volonté d’endoctrinement, d’entrisme et de destruction de la société engagée par les islamistes.

Depuis sa création par Lionel Jospin au début des années 2000, le projet d’un « Islam de France » opposé une présence anarchique des islams en France n’est demeuré qu’un vœu pieu. Toutes les instances supposément représentatives des différentes composantes de l’Islam en France sont directement ou indirectement aux mains des islamistes. Elles ne représentent peu ou prou que la mouvance ultra-orthodoxe, radicale, fondamentaliste voire djihadiste : Frères musulmans, salafisme, wahhabisme, islam marocain, islam turc…

En ce qui concerne le Président Macron, celui-ci n’est ni un démocrate ni un républicain. C’est un fonctionnaire, un apparatchik du système. Défendre la République et la démocratie menacées par la montée de l’islamisme lui importent guère. Car le système est indifférents aux régimes qui gouvernent les peuples. Les dirigeants peuvent aussi bien être des démocrates, des républicains, des socialistes, des néofascistes, des dictateurs ou demain des islamistes, aucun importance pourvu que l’argent rentre.

Macron ne combat pas et ne combattra jamais l’islamisme. Le plan de « lutte contre l’islamisme annoncé tout récemment par le gouvernement n’est qu’un hoquet, un artifice, un paravent jeté en pâture au peuple. Un gage donné à l’électorat de droite. Et une façon de faire comme si l’Etat remplissait ses fonctions régaliennes. Les inaugurations de chrysanthèmes après chaque attentats ou après le décès de soldats français morts au combat n’est qu’une façon de mobiliser la pompe, de jouer sur les symboles et l’émotion.

Curieusement on n’entend jamais parler des mesures concrètes mises en place par l’Etat pour lutter contre l’islamisme, la radicalisation ou l’entrisme islamiste. Beaucoup de « machins » ont été mis en place : Observatoire de la laïcité, de la radicalisation, plan de ceci ou de cela. Mais on n’en voit jamais les résultats concrets. Les chiffres ou les sondages annoncent juste que l’islamisme poursuit sa montée inexorables. Dans les mosquée, dans les banlieues, chez les jeunes, parmi les détenus…

Pour tous ces attentats officiellement « neutralisés » avant qu’ils ne soient déclenchés grâce au « travail exemplaire des services de renseignement« , combien de nouveaux convertis à la doctrine radicale des islamistes ? Combien de Mohamed Merah, de Kouachi, de Coulibaly ou de Mickaël Harpon en puissance arpentent nos rues, nos cafés, nos centres commerciaux, nos cinémas, nos salles de concert en ruminant leur ressentiment contre la France, son islamophobie, ses injustices ? Combien de fonctionnaires, de policiers, de soldats, d’agents du renseignement, d’agents de sécurité, d’employés de centrales nucléaires, de la SNCF, d’aéroports sont en ce moment même en train de basculer dans la tentation djihadiste ?…

L’embarras palpable des autorités au lendemain de l’attentat de la Préfecture a révélé à la fois la pénétration en profondeur de l’idéologie djihadiste au cœur des institutions de la République, l’incapacité des services de Police et de renseignement à évaluer les menaces, à prévenir la radicalisation et à identifier les fonctionnaires radicalisés, et l’incompétence manifeste des pouvoirs publics pour y apporter une réponse, sinon en appelant à un concept aussi flou qu’inconsistant de « société de vigilance ». Ce sujet embarrassant a d’ailleurs aussitôt été recouvert par un déchaînement hystérique parfaitement téléguidé sur le voile.

Le voile, étendard politique, marqueur territorial mais aussi cache-sexe de l’islamisme. Depuis plusieurs décennies on tente en effet de résumer la question de l’Islam politique et la question de l’Islam tout court à celle du voile. Une façon de dévier l’attention et d’occuper l’opinion l’opinion à propos d’un « bout de tissu » sur lequel chacun peut projeter ses attentes, ses colères et ses exaspérations. Un os à ronger qui permet d’oublier les vrais problèmes : la percée de l’Islam radical en France, en particulier chez les plus jeunes, son infiltration dans toutes les couches de la société, sa présence dans toutes les sphères du pouvoir, de l’association sportive locale au Palais de l’Elysée, en passant par les partis politiques, les syndicats, les entreprises, les think tanks et bien sûr les médias.

Les médias sont en effet le principal allié des islamistes et le plus zélé. On peut estimer entre 60 et 80% la proportion des supports de la presse écrite dont la ligne éditoriale est callée sur l’idéologie islamo-gauchiste. Cette prévalence englobe la quasi-totalité des news magazines français (mis à part Marianne, Le Point, et L’Express dans une moindre mesure), une majorité de quotidiens, notamment les institutionnels de la Pensée unique comme Le Monde, Le Monde diplomatique ou Libération. Mais aussi, et c’est plus étonnant, des magazines chrétiens « progressistes » comme La Vie ou Le Monde des Religions. Pour les radios périphériques tout le groupe France Inter, dont France Culture (surtout) et France Info. Pour les chaînes de télé, toutes celles du service public regroupées sous la bannière France Télévision, la plupart des chaînes d’info continue hormis CNews (BFM, France Info…), TMC, C8… Et pour les médias qui n’ont d’ »indépendants »que le nom, Médiapart (La Voix de son Maître…) totalement aligné sur l’islamistophilie médiatique, HuffPost, Slate pour ne citer que les principaux.

L’Etat, les médias… Il ne faudrait pas oublier l’un des alliés tacites les plus puissants de l’islamisme, même s’il prétend le combattre frontalement : l’extrême droite identitaire et nationaliste.

En effet, si la montée de l’islamisme nourrit les ressentiments populaires et la méfiance à l’égard de l’Islam comme de l’immigration, terreau de l’extrémisme, à l’inverse la montée de l’extrême droite justifie la propagande victimaire des islamistes et leur fournit des alliés objectifs.

Comme les deux faces d’une même monnaie, extrémisme et islamisme s’enfantent et se renforcent l’un l’autre. Comme autrefois le bolchevisme et le nazisme. Ou plus récemment le néocommunisme ou l’altermondialisme et le libéralisme sauvage.

C’est cette fascination mimétique qu’il faut prendre en compte si l’on veut combattre efficacement l’Islam politique. On ne peut combattre l’islamisme au nom du nationalisme. Ou au nom d’une conception identitaire de la France. On ne peut combattre symétriquement l’islamisme et l’extrémisme car tous deux obéissent à des logiques différentes et présentent des menaces différentes pour la République. Mais on ne peut combattre l’islamisme en ignorant son frère jumeau : l’extrémisme nationaliste ou identitaire.

On ne peut défendre la République et combattre l’islamisme qu’au nom de la République elle-même. Avec ses principes et ses lois comme armes de contention ou de destruction idéologique.

Partant, on ne peut combattre l’islamisme au nom du seul principe de laïcité, lequel est aujourd’hui pris en otage par les uns comme par les autres.

Les autres, c’est la quatrième catégorie d’alliés implicites de l’islamiste : les irréductibles d’un laïcisme obscurantiste.

Ceux qui voudraient ériger la Laïcité ou l’idée dénaturée qu’ils s’en font en nouvelle déesse. Ceux qui sous couvert de défendre la République font la promotion d’une idéologie tout aussi néfaste que l’islamisme, d’une religion dont le credo est de refuser toutes les autres.

Cette religion laïciste se singularise par son intolérance, son sectarisme, son autoritarisme, sa tentation dictatoriale et totalitaire. Ce laïcisme qui est un athéisme offensif qui n’ose pas dire son nom, qui se prétend garant de la laïcité et de l’esprit de ses lois, est en réalité une secte oppressive. Une secte dont le dieu se prétend Raison mais en vérité sert une haine jalouse. Une haine dirigée contre toutes les formes de convictions fondées sur une référence à une transcendance. Pas étonnant que ces fossoyeurs de la laïcité arborent souvent en guise de signe de ralliement des symboles morbides ou satanistes : tête de mort, de diable, statue de Baphomet. Des symboles utilisés par certaines sociétés secrètes, détournés de rituels maçonniques et repris par certains complotistes ou amateurs d’occultisme.

On est loin, très loin même, de Marianne, de la Liberté guidant le peuple, de la Marseillaise ou d’autres allégories républicaines. On est loin de la vie. On est loin tout court. En tout cas, tout ce fatras n’a objectivement rien à voir, historiquement, philosophiquement ou symboliquement avec la République et sa conception de la laïcité. Ni même avec l’anticléricalisme des pères fondateurs de la loi de 1905, quel que pût être leur fondamentalisme rationaliste, positiviste, voire leur athéisme combattif.

Ces laïcistes font preuve d’une phobie obsessionnelle qui les poussent à traquer toute expression d’une religion qui empiéterait sur la sphère publique. Ces laïcistes n’obéissent qu’à des pulsions, pas à une logique. Ainsi ils somment l’Etat d’intervenir pour interdire aux religions qu’elles ne débordent leur chasse gardée. Et dans le même temps ils s’évanouissent et poussent des hauts cris chaque fois qu’une administration ou une autorité publique se mêle de religion. Attitude quasi infantile et parfaitement irréaliste puisque l’État, notamment par l’intermédiaire du Ministère de l’intérieur qui est aussi celui des culte se mêle chaque jour d’organiser les cultes sur le territoire national. Neutralité se signifie pas passivité, laisser faire ou ignorance de ses responsabilités, comme les voudraient à la fois les islamistes et leurs alliés laïcistes.

Assurément ce n’est pas à eux qu’il faut confier la responsabilité de défendre la République ou la laïcité contre les assauts de l’islamisme. La République, ils s’en tamponnent d’ailleurs ; ce qui leur importe c’est que chacun se conforme à leur idéologie et s’associe à cette traque de la calotte, de la kippa ou de la chéchia.

Leurs méthodes, leurs discours violents et excommunicateurs participent d’un fanatisme analogue à ceux des pires islamistes qu’ils prétendent combattre.

Nombreux sont les intellectuels français ou étrangers dont certains musulmans qui mettent en garde aujourd’hui la France à la fois contre le danger islamiste, et contre celui de ce laïcisme intégriste et réactif qui fait leur lit.

Ces salafistes de la laïcité sont plus proches idéologiquement de la Corée du Nord ou de la Chine maoïste que de la France de Robespierre ou d’Aristide Briand.

Par leurs méthodes et leurs excès ils sont plus conformes aux illuminés de Civitas, aux évangéliques américains ou aux djihadistes musulmans fanatiques qu’aux authentiques démocrates. La démocratie ils n’en ont cure. Ils avancent en rangs serrés et ne tolèrent aucun écart. Certes ils ne vont pas jusqu’à tuer ou commettre des attentats. Du moins physiquement. Symboliquement, le meurtre et l’excommunication font partie de leur attirail ; comme dans les procès de Moscou.

Nous nous épargnerons d’instruire un procès en citant des noms. Car il est inutile de gaspiller son énergie dans de vains combats.

Toutefois il faut bien comprendre que si l’on entend lutter avec pragmatisme et fermeté contre l’islamisme et ses dérives, il serait contre-productif de compter sur ces ayatollahs de la laïcité.

Le seul combat légitime je le répète s’appuie sur les fondamentaux républicains. Tous les fondamentaux républicains. Rien que les fondamentaux républicains. Les seuls à même de rassembler une grande majorité de concitoyens. Les seuls à même de garantir les libertés. Les seuls à même de protéger les hommes et les femmes qui font nation, qui font République, contre ceux qui veulent les diviser, les récupérer ou les détruire.

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers ?
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers.

Tremblez, tyrans ! et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix

Rouget de Lisle : La Marseillaise

Lutte contre l’islamisme : grande cause nationale 2020

Mis en avant

Yellow vests protest against fuel prices in Paris

Tous les spécialistes français et internationaux sont unanimes : la menace islamiste en France n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. La France est la principale cible des islamistes en Europe en raison de son attachement particulier à la laïcité et aux droits de l’homme.

Josepha Laroche, docteur en science politique, agrégée, spécialiste de relations internationales et professeur à Paris 1, tentait il y a deux jours de tirer la sonnette d’alarme, rappelant que les revendications des islamistes en France n’ont jamais été aussi maximalistes.

Nous nous étions habitués à voir les signaux d’alerte sur la menace terroriste s’allumer régulièrement au rouge depuis 5 ans. Mais la menace islamiste ressemble plutôt pour beaucoup de Français à une abstraction, voire à une fiction pour ceux qui croient qu’elle n’est qu’un mirage entretenu par l’extrême droite. La seule menace que l’hologramme médiatique et discursif voudrait nous habituer à considérer comme réelle et préoccupante, c’est celle de « l’islamophobie ».

Nos contemporains sont victimes de leur naïveté, de leur insouciance, de leur ignorance. Mais ils risquent de le payer très cher fort bientôt. Car la menace existe même si elle ressemble plus à un serpent qui rampe sous les eaux qu’au tic-tac d’une bombe à retardement.

L’islamisme s’appuie aujourd’hui en France sur une assise confortable, fondée sur une implantation très large et une dissémination croissante dans les mentalités.

La France compte aujourd’hui 400 mosquées fréristes et 150 mosquées salafistes sur un total de 2800 mosquées officiellement recensées. Des milliers d’associations caritatives, sportives, éducatives, souvent financées par les mairies. Elles constituent autant de centres de recrutement et d’endoctrinement des jeunes qu’il s’agit de « réislamiser », c’est-à-dire de faire adhérer à une vision et une pratique fondamentalistes véhiculées par les Frères musulmans.

Les plus grandes mosquées de l’Hexagone, et toutes les grandes organisations représentatives de l’Islam en France, sont aujourd’hui directement ou indirectement aux mains des Frères musulmans et des salafistes : CFCM, CCIF, AMIF, Musulmans de France (ex UOIF), LES Musulmans, Fondation pour un Islam de France, etc… Le marché du halal qui génère des revenus considérables est entièrement aux mains des islamistes, ce qui leur assure des rentrées fort utiles en plus des subventions versées par les organisations caritatives comme Qatar Charity pilotées par les pays frères.
Islamistes

L’argent ne semble pas un problème pour les organismes voués à diffuser la propagande islamiste. Le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie du dictateur Erdogan sont de très généreux mécènes.

Les islamistes sont également très présents sur internet et les réseaux sociaux. De nombreux sites internet « d’information » (de propagande) sur l’Islam destinés aux musulmans et plus particulièrement aux jeunes, à commencer par le site Oumma.com, sont alignés sur le credo politique et idéologique des Frères musulmans. Facebook, Twitter, Instagram ne sont pas en reste. Il est beaucoup plus facile de faire la promotion du djihadisme « soft » et de « l’antisionnisme » (antisémitisme) au nom de l’Islam sur Facebook que de publier une photo de femme seins nus.

Plus grave encore et pourtant jamais dénoncé : fidèles à leur politique d’infiltration, d’entrisme et de conquête progressive de tous les pouvoirs, les islamistes avancent leurs pions partout dans la société française : école, université, milieu associatif, partis politiques, mairies, collectivités locales, syndicats, milieu des arts et de la culture, de la presse et des médias, industrie du divertissement, monde sportif, grandes entreprises, monde du travail, fonction publique, services d’ordre, services de renseignement… Et même jusqu’au sommet de l’Etat, certains lobbyistes islamistes faisant partie de la cour élyséenne. Le pseudo humoriste Yassine Belattar n’étant qu’une simple vitrine people de cette infiltration islamiste auprès du chef de l’Etat.

5db7999ae5154cbd1d8b4593

Un indice pourtant éloquent de ce piratage des rouages étatiques : l’incompréhensible mutisme des autorités et le black-out total des médias cinq jours à peine après qu’un attentat islamiste d’un genre nouveau fut perpétré en octobre dernier dans un des sanctuaires de l’Etat par un agent de Police assermenté secret défense et pourtant radicalisé. Deux discours lapidaires du Ministre de l’Intérieur puis du Président de la République caractérisés par un flou, une absence de responsabilité et de réponse qu’on peut aisément qualifier d’incompréhensibles et de coupables en pareille circonstance.

Cet attentat a en tout cas révélé la préoccupante infiltration de l’idéologie djihadiste au sein même des institutions de l’Etat, l’incapacité ou la neutralisation des services de renseignement quant à la détection des profils radicalisés en leur sein, et l’incompétence sinon l’absence inexplicable de volonté politique pour y remédier.

Il est tout de même inconcevable dans une grande démocratie comme la nôtre que le chef de l’Etat en appelle à la délation et la responsabilité des citoyens pour faire le travail de détection des éventuels profils radicalisés, un impératif de sécurité nationale qui devrait pourtant mobiliser entièrement les efforts de la machine d’Etat.

Dans le même temps, depuis que l’islamisme existe, l’Occident a tenté de s’en servir comme d’un outil stratégique pour contrer ses adversaires. Dès les années 1950 la CIA a cherché à utiliser la Confrérie des Frères musulmans pour établir aux frontières de l’URSS des régimes islamistes hostiles au communisme. On connaît le revers cuisant par lequel s’est soldé cette stratégie, qui de la Turquie à l’Afghanistan des Talibans avait tenté d’instaurer une Islamic Belt sur le pourtour sud de l’empire soviétique. Ce qui n’a pas empêcher la CIA de continuer à financer et instrumentaliser des organisations terroristes pourtant ouvertement ennemies de l’Occident, comme Al Qaeda ou Daesh, en envoyant discrètement dollars, matériels et instructeurs militaires, tantôt pour lutter contre le dictateur Assad et contrer les avancées stratégiques russes dans la région, tantôt pour justifier des interventions militaires, contrôler l’acheminement du brut et entretenir un chaos favorable aux intérêts stratégiques américains.

La France n’est pas davantage exemplaire en cette matière. La patrie des droits de l’homme sait mettre de côté ses grands principes quand il s’agit de faire des affaires avec des monarchies corrompues ou avec la Turquie qui sont pourtant les principaux financeurs du terrorisme sunnite, les propagateurs d’un antisémitisme musulman radical et les exportateurs de l’idéologie frériste ou salafiste partout en Europe.

Peu importe que la duplicité de ces amis douteux se soldent parfois par des dizaines de mort sous les rafales des kalachnikovs djihadistes. Peu importe que la gestion sociale des banlieues soit déléguée à ces apôtres du séparatisme, de la haine et de la revanche contre l’Occident. Peu importe que « l’Islam de France » ne soit qu’un mensonge éhonté, une fausse promesse travestie en légitimisation et en un tremplin pour l’islamisme. Peu importe que ses institutions soient livrées avec les clés des mosquées à des prêcheurs salafistes ou des partisans de l’Islam le plus rétrograde. Peu importe que les femmes couvertes de voiles chariatiques, étendard de l’islamisme, sinon couvertes de pied en cap de niqab anthracite dignes du Téhéran des années 1980 pullulent dans toutes les banlieues et dans tout le Sud de la France. Peu importe que nos grandes entreprises réalisent des bénéfices en vendant des armes et des biens de consommation occidentaux à des riches monarchies qui haïssent tout ce que l’Occident représente et conspirent pour l’anéantir.

Qu’il s’agisse de l’islamisme ou d’autre chose, nos politiques ont une morale à géométrie variable. Qui plus est le vote communautaire est devenu un impératif de stratégie politique. Pas question de s’aliéner les voix d’une population qui selon les estimations compte 4,7 à 8 millions d’électeurs ou de futurs électeurs.

C’est pourquoi il serait bon de rappeler à ces carriéristes quelques fondamentaux républicains.

On ne peut pas combattre l’islamisme sans dénoncer systématiquement tous ceux qui le servent directement ou indirectement. En cette matière, silence vaut acquiescement. Et immobilisme, complicité.

Face aux dangers qui nous menacent, il est temps que tous les vrais républicains s’entendent pour dénoncer leurs ennemis et ceux qui leur tendent la perche.

9328-p3-fd-dissolution-448x293

La pratique de l’outing politique devrait devenir systématique. Tous les soi-disant « musulmans » qui prétendent à parler au nom des musulmans et qui entretiennent des liens avec l’islamisme doivent être dénoncés comme tels. Leurs liens exposés.

Toutes les officines de « l’Islam » qui relaient l’idéologie islamiste doivent être exposées au grand jour. Leur fonctionnement, leur rhétorique, leurs responsables, leurs buts, leurs liens avec des organisations étrangères idem. Et tous ceux qui les soutiennent ou dialoguent avec elles doivent être dénoncés. Il faut appeler avec acharnement à leur dissolution.

Toutes les personnalités politiques, les journalistes, syndicalistes, responsables publics qui ont quelque lien que ce soit avec des islamistes doivent être aussitôt dénoncés. Sans aucune différence ni complaisance liée à leur orientation politique. Leur discours quand ils sont démentis par les faits doivent être dénoncés comme des mensonges. Leurs actions et leur statut décrédibilisés pour motif de leur duplicité.

L’islamo-gauchisme qui est la collusion d’une grande partie des médias à l’égard de l’islamisme doit être dénoncé et combattu avec vigueur comme un crime de haute trahison, de la même manière qu’en tant de guerre il s’agit de dénoncer les ennemis de l’Etat qui font délibérément la propagande du camp adverse.

Les Français attachés à la République, à son intégrité, à son unité et à la démocratie devraient sans attendre du gouvernement inscrire la lutte contre l’islamisme comme grande cause nationale pour l’année 2020. Et assortir cette déclaration de faits concrets en prenant les devants.

Car on en est maintenant certain : rien, absolument rien n’adviendra du pouvoir en place sur ce sujet. Si ce n’est quelques discours creux et des mesurettes destinées à calmer l’opinion, aussitôt contrebalancées par d’autres destinées à rassurer l’électorat musulman.

Si rien n’est fait, si les citoyens ne prennent eux-mêmes leur destin en mains, la seule réponse inéluctable qui en découlera sera l’élection de Marine Len Pen à la tête de l’Etat. Ou l’exacerbation des tensions sociales et communautaires dans une guerre civile ouverte : le but précis recherché par les islamistes.

 

Ces cathos collabos qui déroulent le tapis rouge aux islamistes

Mis en avant

Dans la France d’Occupation le régime de Vichy n’aurait jamais pu contribuer à la Solution finale en déportant 75.000 Juifs dont 20.000 Français vers les camps d’extermination sans la participation active de Français collaborationnistes, dont hélas une part non négligeable de bons catholiques.

Aujourd’hui de nombreux catholiques, souvent membres ou proches des « élites » intellectuelles ou médiatiques, se singularisent en n’hésitant pas à soutenir ouvertement des islamistes et en relayant la propagande islamo-gauchiste qui fait la part belle aux idées corrompues des islamistes français.

FR265776S

Une double trahison par rapport aux valeurs républicaines tout d’abord, mais aussi par rapport aux valeurs chrétiennes fondamentales.

Aujourd’hui les temps ont changé. Le principal danger qui menace notre République n’est pas le nazisme, ce n’est pas non plus le soviétisme, c’est bel et bien l’islamisme.

Mais à l’image de ces bons cathos qui dénoncèrent des familles juives ou aidèrent les Brigades spéciales à les pousser dans des wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz, comme à l’image de ces intellectuels communistes qui continuèrent à soutenir Staline quand les chars russes entraient dans Prague ou Budapest, certains catholiques français font preuve d’un zèle à toute épreuve pour soutenir les « musulmans persécutés » au prix d’une complaisance sans état d’âme avec les pires islamistes.

De quoi parle-t-on ?

L’islamisme est une idéologie fondée sur une lecture fondamentaliste, rétrograde et agressive de l’Islam. Il s’attaque en premier lieu aux personnes d’origine ou de confession musulmane, qu’il cherche à endoctriner, à isoler du reste de la communauté nationale puis à retourner contre celle-ci.

L’islamisme est aussi et surtout un système de lobbying et d’infiltration politique très organisé, dont l’objectif est la conquête progressive de tous les pouvoirs, politique, économique, financier, social, administratif, syndical, institutionnel. Sa stratégie de conquête a notamment été conceptualisée par les Frères musulmans, dont le Plan a été révélé par plusieurs ex membres de la confrérie. Une stratégie reprise sur des sites de propagande destinés à mobiliser les jeunes musulmans.

Le terme islamisme regroupe de nombreux courants de l’Islam radical, certains relativement « pacifiques » prônent une coexistence non agressive de la communauté musulmane avec les pays d’accueil. D’autres plus offensifs sont engagés dans une politique de conquête discrète, patiente et progressive. D’autres enfin prônent des formes plus agressives de djihad, voire le recours au terrorisme.

Le but avoué des islamistes c’est la transformation de la France en un pays musulman, et celle de la République en une théocratie islamique.

En France l’islamisme comporte quatre principales mouvances :

  • Les Frères musulmans, majoritaires de façon directe ou indirecte dans toutes les organisations censées représenter l’Islam de France ou les musulmans français : CFCM, CCIF, Musulmans de France, LES Musulman, AMIF, Fédération pour un Islam de France…
  • Les salafistes quiétistes, notamment wahhabites
  • Les djihadistes
  • Les islamistes turcs soutenus par le dictateur islamiste Erdogan

Tous les sondages récents montrent une infiltration de plus en plus préoccupante de l’idéologie islamiste chez les personnes de confession musulmane, notamment les plus jeunes pour lesquels c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à l’Islam et non l’inverse.

La progression de l’islamisme en France est notamment visible au travers de l’augmentation du nombre de femmes musulmanes qui choisissent de se voiler ou à qui on impose le voile islamiste.

Il faut préciser que le voile islamiste n’est ni une prescription coranique (aucun verset n’en fait mention), ni un pilier de l’Islam, ni une tradition islamique comme on le prétend souvent.

Le voile chariatique (hijab, niqab, tchador, burqa) a été inventé au cours du 20e siècle comme un uniforme religieux imposé aux femmes dans certaines dictatures islamistes où sévissent les formes les plus archaïques et rétrogrades d’Islam intégriste : Arabie saoudite, Qatar, Egypte, Iran, Afghanistan. Il s’est ensuite répandu dans plusieurs pays musulmans du Moyen-Orient, du Maghreb, d’Afrique ou d’Asie où les islamistes ont pris le pouvoir en renversant des régimes modernistes ou des dictatures militaires, certains même laïcs comme la Turquie.

Mais cette visibilité de l’Islam politique voulue par les islamistes qui ont fait du voile leur étendard et de son imposition un marquage territorial cache une progression beaucoup plus profonde dans la société française, dans ses institutions, dans les discours, les mentalités, les codes sociaux relayés par les médias.

Pour une partie importante de la gauche, la défense des musulmans est devenue au cours de ces 20 ou 30 dernières années un substitut à la lutte des classes et à la défense d’une classe ouvrière quasiment disparue.

A la lutte antiraciste de l’époque SOS Racisme s’est également substituée une nouvelle forme de lutte largement instrumentalisée par la propagande islamiste contre une nouvelle forme de stigmatisation : « l’islamophobie ».

Concept élaboré par les Frères musulmans sur le modèle de l’homophobie et des luttes LGBT, l’islamophobie des islamistes s’est réappropriée le terme anglais islamophobia apparu après les attentats du 11 Septembre au Royaume-Uni où il désignait une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam. « L’islamophobie » est supposée désigner une nouvelle forme de racisme dirigé contre des personnes de confession musulmane en raison de leur appartenance religieuse.

Ce concept qui ne repose sur aucune réalité sociale ou statistique est toutefois abondamment martelé dans les médias, jusqu’à nourrir la croyance fausse que les musulmans français subiraient actuellement une véritable « persécution », que les islamistes dans une odieuse concurrence victimaire n’ont aucune gêne à comparer aux persécutions dont les Juifs furent l’objet sous l’Occupation.

Le CCIF identifie même aujourd’hui un responsable à ce phénomène, désigné comme l’ennemi des musulmans : l’Etat. Un Etat dont les lois « liberticides » (celles de 2004 sur l’interdiction du voile à l’école, et celle de 2010 interdisant la burqa, notamment) serviraient à persécuter les musulmans. Le CCIF pousse même le vice jusqu’à réclamer l’abrogation de ces lois « au nom de la laïcité » réduite à la seule liberté de conscience.

Une bonne partie de la gauche française, des écologistes à l’extrême gauche, n’a pas honte d’encourager et de s’associer à ces dérives.

Ainsi des personnalités comme Esther Benbassa (EELV), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Clémentine Autain (LFI), Ian Brossat (PCF), Olivier Besancenot (NPA) ou Nathalie Arthaud (LO) n’ont pas hésité à participer à la manifestation du 10 novembre organisée par des organisations islamistes comme le CCIF ou LES Musulmans, des lobbyistes islamistes comme Marwan Muhammad, des prêcheurs de haines misogynes, homophobes et apôtres du viol comme Nasser Abou Anas, des salafistes, des crypto-djihadistes, des soutiens du Hamas et d’autres organisations terroristes.

Cette collusion d’une partie de la gauche et de la quasi-totalité des médias français alignés avec l’islamisme est qualifiée d’islamo-gauchisme.

Cette perversion idéologique et rhétorique a contaminé certains catholiques « progressistes », notamment certains journalistes chrétiens.

Le moindre des péchés de la gauche catholique aujourd’hui est cette confusion assez épaisse en ce qui concerne l’Islam.

Ainsi depuis que le pape François encourage dans la lignée de ses prédécesseurs la politique d’ouverture à l’Islam, les catholiques français semblent devenus incapables du moindre discernement à l’égard d’une religion parmi les plus éclectiques au monde, une religion dont les régressions fondamentalistes et politiques sont de très loin les plus violentes parmi celles qui secouent les grandes religions depuis le siècle dernier.

pape_françois_mufti-300x205

Le discours de bienveillance vis-à-vis de l’Islam, doublé d’une préoccupation sociale et humanitaire à l’égard des minorités arabes ou musulmanes et des migrants menacés de stigmatisation et de paupérisation entraîne chez beaucoup de catholiques une inhibition totale des capacités de discernement intellectuel ou éthique. La défense naïve et obsessionnelle des pauvres et des opprimés prime sur tout autre impératif éthique.

Ainsi voit-on des catholiques embrouillés malgré eux dans une compassion indifférenciée pour toutes les causes sociales qui célèbrent « la différence », prennent parti pour « l’étranger » ou volent au secours des « musulmans discriminés ».

Quand cette confusion gagne des journalistes, quand elle les conduit à cautionner l’islamisme, on ne peut plus invoquer un déficit d’information ou de discernement. Car on est objectivement en face d’un cas de malhonnêteté manifeste et de complaisance assumée.

Une autre raison beaucoup moins évoquée de la complaisance de certains catholiques latins à l’égard de l’Islam en général et de l’Islam politique en particulier tient à cette fascination nostalgique des Latins pour l’Orient.

Le christianisme oriental est aujourd’hui plus que moribond. Les Chrétiens d’Orient auront bientôt totalement disparu. La plupart des communautés chrétiennes ont fui les persécutions (islamistes) dont elles faisaient l’objet. Le Moyen-Orient qui a vu naître Jésus et se développer les toutes premières communautés chrétiennes ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir, mis à part le christianisme grec orthodoxe.

Depuis la réconciliation opérée après Vatican II par le catholicisme avec le judaïsme, les catholiques se sont beaucoup intéressés aux racines juives du christianisme. Autrefois objet d’un antijudaïsme séculaire de la part de l’Eglise, le « peuple déicide » a recouvré son aura de « peuple élu ». Et le Juif est devenu une victime intouchable pour laquelle tout catholique bon teint se doit de prendre fait et cause.

Mais l’enlisement du conflit israélo-palestinien, la politique de colonisation et d’apartheid cynique d’Israël à l’égard de sa minorité arabe, les crimes de guerre perpétrés par Tsahal à Gaza, ont compliqué les relations entretenues par les catholiques avec les Israéliens.

75 ans après la Shoah, la cause palestinienne a supplanté la question juive dans l’esprit des bons cathos. Au point parfois de bénir le Hamas comme une armée de résistance contre le méchant Israël, au lieu de le condamner comme une organisation terroriste au même titre que le Hezbollah, Al Qaeda ou Boko Haram.

En outre, dans l’imaginaire catho, le Palestinien est devenu une icône contemporaine du Galiléen. Un amalgame qui n’est pas totalement sans fondement eu égard à certaines découvertes récentes en génétique et en linguistique (certains Palestiniens musulmans de la Galilée seraient des descendants de Judéens ayant fui la Judée après la destruction du Temple, sédentarisés en Galilée au 1er siècle, convertis au christianisme puis à l’Islam).

Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que beaucoup de Chrétiens ont une affection sentimentale particulière pour les Moyen-Orientaux, les Palestiniens en particulier, parce qu’ils leur rappellent consciemment ou inconsciemment ce Jésus dont le vrai visage se dérobe toujours à leur mémoire.

Qu’en pensent les fidèles ?

Selon un sondage réalisé en 2018 par le Pew Research Center, 49 % des chrétiens pratiquants d’Europe de l’Ouest souscrivent à l’affirmation « l’islam est fondamentalement incompatible avec la culture et les valeurs de mon pays ».

Parmi les Français appartenant aux différentes confessions chrétiennes, on peut considérer que les catholiques sont les plus ouverts à l’Islam. A l’exception des minorités maronites ou melkites (des Libanais pour l’essentiel) souvent résolument hostiles à l’Islam.

Les protestants ont une attitude très différente selon qu’ils sont plutôt libéraux (très ouverts), réformés (tantôt neutres, tantôt critiques) ou évangéliques (franchement hostiles).

Quant aux orthodoxes ils sont dans l’ensemble les plus hostiles à l’Islam (mais aussi souvent très antisémites), à l’image des Patriarcats russe ou grec.

Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent (Mt 5:44)

La passion maladive et délétère de certains catholiques français pour l’islamisme est le fruit d’une de ces névroses typiques des catholiques qui leur fait idolâtrer leurs persécuteurs.

Un dévoiement complet du message évangélique assimilable au syndrome de Stockholm qui leur fait prendre fait et cause pour leurs ennemis avérés.

245 millions de chrétiens dans le monde sont aujourd’hui persécutés en raison de leur foi. Leurs principaux bourreaux sont les islamistes.

En France plus de 1000 actes anti-chrétiens ont été recensés en 2018 : agressions ou profanations de lieux chrétiens. Contre seulement 100 actes anti-musulmans.

La saturation des médias à propos des soit disant persécutions dirigées contre les musulmans est telle qu’on croirait qu’ils sont les premières victimes de la haine et des discriminations religieuses dans notre pays. C’est un pur mensonge. Les Chrétiens sont les premières victimes, notamment d’actes perpétrés par des musulmans.

Il suffit d’écouter leurs prêches ou leurs discours sur internet, les islamistes haïssent la démocratie, la République et les Droits de l’homme. Ils n’ont que faire de ces pasionarias des droits humains. Mais ils se servent habilement d’eux pour avancer leurs pions, multipliant les sourires et les amabilités « fraternelles » dans tous ces rassemblements humanistes ou très pieux dans lesquels on célèbre « l’amitié islamo-chrétienne », « l’unité des religions », le « vivre ensemble », la « tolérance » et tous ces attrape-couillons pour gogos en mal de diversité.

De même, les islamistes haïssent viscéralement les Juifs, ces « sionistes » qui pourtant les fascinent et les obsèdent dans une concurrence mimétique maladive. Tout comme ils détestent cordialement les Chrétiens, symboles d’un Occident décadent, perverti et honni. Juifs et Chrétiens sont d’ailleurs depuis les temps coraniques au mieux des dhimmis à convertir de gré ou de force, au pire des sous-hommes, des « kouffars » (infidèles) à maintenir en état de soumission voire de servitude.

Mais les islamistes sont des maîtres dans l’art du double jeu et du double langage. Et les ronds de jambe dont ils sont capables pour favoriser leur politique d’infiltration flatte ces pauvres nigauds de cathos trop heureux de célébrer l’amitié interreligieuse et interculturelle avec ces Orientaux qui mettent un peu d’exotisme dans leurs velléités compassionnelles et humanistes.

Qui sont ces cathos de gauche pro-islamistes ?

Laurent Grzybowski

914_2018072812383297.jpg

Laurent Grzybowski

Journaliste à La Vie, Laurent Grzybowski est emblématique de ces journalistes cathos de gauche, souriants, engagés, au style très scout et très « moderne » à la fois, toujours prompts à défendre une cause, même si c’est souvent de façon plus qu’approximative et au prix de sérieuses contraventions avec le devoir de rigueur intellectuelle auquel les tient en principe leur qualité de journalistes. Mais peu importe, quand la musique est bonne…

Musicien et chanteur, Laurent l’est aussi, qui n’hésite jamais à sortir la guitare pour chauffer une messe et a même publié quelques CDs de musique liturgique ou évangélique.

Maître-chanteur aussi à l’occasion, quand il s’agit de faire la promo de l’Islam et de ses potes musulmans, peu importe que leurs engagements ne soient pas toujours très raccord avec le credo républicain ni le missel chrétien.

Un petit tour rapide sur sa page Twitter suffit à cerner le personnage.

76762596_2850978578269274_7954148096387055616_n

Le 1er février dernier Laurent Grzybowski se flattait de son amitié avec Ghaleb Bencheick, le très consensuel et très poli patron de la Fondation pour un Islam de France. Un musulman très propre sur lui, surdiplômé, élégant et concélébré par tout le gotha de la cathocratie médiatique. En septembre dernier celui-ci déplorait même dans les colonnes du Point le « manque d’autorité » de la République sur l’affaire des foulards de Creil. Son père fut recteur de la Grande Mosquée de Paris, une institution de l’Islam français dont on a pu mesurer les dérives depuis que la duplicité de Dalil Boubakeur comme nouveau recteur ou comme Président du CFCM n’est plus à démontrer.

Un petit détail qui n’aura pas échappé aux vrais défenseurs de la laïcité, et non à ses fossoyeurs comme Laurent Grzybowski : selon son ami la laïcité « assure la liberté de croire ou de ne pas croire ». Une définition tronquée, réduite à la seule liberté de conscience, à laquelle voudrait nous faire croire les islamistes, et plus généralement les anti-laïques qui cherchent à l’instrumentaliser selon une vision consumériste et communautariste de la République aux antipodes de la conception française, celle d’une République une, indivisible… et assimilatrice !

salafisme

Autre morceau choisi, cet inénarrable télescopage sémantique qui associe « les musulmans » (un procédé rhétorique cher aux islamistes qui aimeraient faire croire qu’il existe en France une « communauté musulmane » alors qu’il n’y a que DES personnes fort disparates d’origine ou de culture musulmane) et « les femmes portant un foulard ». Notez l’utilisation du mot « foulard » et non « voile islamique » (ou plutôt « islamiste ») supposée banaliser le port d’un uniforme politique qui est tout sauf un « fichu » ou un « accessoire vestimentaire » mais un signe d’appartenance à l’Islam radical.

Autre détail comique : la photo sensée illustrer un propos condamnant à égalité l’islamophobie et le salafisme est justement celle… d’une salafiste.

Tout ça enrobé de l’habillage émotionnel hystérique habituel sur « la haine » des musulmans destiné à dramatiser le propos et susciter l’indignation du lecteur. Autant de gimmicks rhétoriques communs aux islamistes et aux journalistes islamo-gauchistes.

Voile

Autre succulent exemple de la mauvaise conscience de gauche et de la contrition catho pour tous les réprouvés de la terre : convoquer Einstein dans une citation sans doute imaginaire comme 95% des citations prêtées au génie. Rien de moins cette fois que d’abattre les murs de nos préjugés et de se libérer de l’ignorance.

Avec la photo d’une jeune-femme voilée et souriante pour bien enfoncer le clou et ne laisser aucun doute quant aux intentions.

Ainsi dire amen à l’islamisme serait le dernier triomphe de la Raison et du Progrès contre l’obscurantisme médiéval des suspicieux laïcards ou des racistes anti-musulmans.

Un retournement très hardi puisque c’est bien la religion, toutes les religions, qu’une certaine conception de la laïcité avait il y a un siècle voulu définitivement reléguer dans les ténèbres du mythe et de l’obscurantisme au nom de la Raison et du Progrès !

Ainsi le summum du modernisme et du combat de l’intelligence contre l’ignorance consisterait aujourd’hui à faire entrer l’une des plus archaïques religions au monde dans le Panthéon républicain.

Bravo, Monsieur l’imposteur !

Ite missa est. La messe est dite.

IFCI

Mais comme toute messe se termine toujours par une quête à l’intention d’une œuvre de charité, n’oubliez pas de donner pour nos amis musulmans !

Et notre brave héraut de l’amitié catho-islamiste de se fendre d’un tweet pour appeler les bonnes âmes à donner pour le tout nouveau tout beau Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCI) qui vient d’ouvrir ses portes à Lyon.

Un bijou très politiquement correct et décrit comme « très ouvert » qu’on célèbre unanimement… en ayant soin d’oublier qu’il fut en majeure partie financé comme presque toutes les associations « culturelles » ou « caritatives » de cet acabit par l’Arabie saoudite, l’Algérie et autres mécènes islamistes.

Samuel Grzybowski Coexister

ProfilSamuel

12 octobre 2014 : Assemblée générale de l’association Coexister. Paris, France.

Fils du précédent, Laurent Grzybowski est tombé dans la marmite collaborationniste quand il était petit.

Biberonné au cathoprogressisme, au scoutisme et au dialogue interreligieux dont son père est un fervent partisan, il décide avec quelques potes de lycée de monter en 2009 une assoce consacrée à l’idéologie communautariste en vogue des années 2000 : le « vivre ensemble ». Une façon de réunir jeunes cathos, juifs et musulmans engagés dans la « coexistence active ».

Coexister est rapidement célébré par la presse, les politiques et même le pape. Jeune et dynamique, l’association colle à son époque. Jusqu’à une sortie de virage qui lui sera fatale.

Alors que la France connaît la vague d’attentats terroristes la plus sanglante avec les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, Coexister commet l’impensable en se rendant au Salon de l’UOIF, le Disneyland des fondamentalistes qui réunit le gratin de l’islamisme en France. Tariq Ramadan qui n’est pas encore rattrapé par ses affaires de viols à répétition y règne en souverain pontife. On y croise aussi des salafistes, des prêcheurs interdits en France, des crypto-djihadistes et les habituels marchands du temple : niqabs, burqas, hijabs chariatiques, DVDs sur le Djihad et la charia et autres bondieuseries islamistes.

Comme le rappelle Emmanuel Razavi, grand reporter à Globalgeonews, spécialiste du Moyen-Orient et des Frères Musulmans, « l’UOIF a été placée sur la liste des organisations terroristes de pays comme les Emirats Arabes Unis, quand en France, elle a mis en place un réseau d’associations loi 1901 à objet socio-culturel, faisant du lobbying partout sur le territoire, auprès des collectivités, des élus et des médias« .

Alors qu’en France on s’insurge unanimement pour défendre la liberté d’expression assassinée et la laïcité en danger, que 5 millions de personnes en France et 43 chefs d’Etat battent le pavé sous la bannière « JE SUIS CHARLIE », Coexister prend ses distances avec les républicains fidèles à la laïcité, ce qui vaut à l’association et à son président d’être violemment critiqués par des personnalités laïques comme Caroline Fourest.

Coexister continuera de s’enfermer dans cet entêtement incompréhensible et pourtant si symptomatique d’une certaine gauche.

En 2019, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre, Coexister renoncera à soutenir officiellement l’évènement suite aux tombereaux de reproches adressés aux traîtres de gauche qui avaient signé l’appel à manifester, mais maintiendra toujours un soutien officieux. L’histoire ne dit pas si Samuel Grzybowski et ses amis se sont finalement joints aux nombreux fréristes, salafistes et autres islamismes majoritaires dans ce cortège.

Pour plus de détail sur Coexister, lire l’article Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain.

 

« Islamophobie »… Et après ? – Pourquoi le combat contre l’Islam politique ne concerne pas que l’avenir de la France mais l’avenir du monde

Mis en avant

image005

A l’origine islamophobia est un mot anglais qui désigne une suspicion irrationnelle à l’égard de l’Islam.

Plus récemment, les Frères musulmans ont forgé à partir de ce mot un concept qui désigne une forme de de « racisme » à l’égard des musulmans en raison de leur appartenance religieuse réelle ou supposé à l’Islam. Ce nouveau concept que l’on doit en grande partie en France à l’idéologue islamiste Tariq Ramadan, tend à se substituer au racisme anti-arabe qui est lui bel et bien réel en accréditant une conception abusive d’un « racisme » dirigé contre des personnes du fait de leur religion. Concept bien évidemment absurde puisque qu’une religion n’est pas une race et qu’on ne peut en conséquence fonder de discours raciste ou discriminatoire envers des personnes du fait de leur seule confession ou pratique religieuse réelle ou supposée.

En réalité ce concept participe d’une stratégie politique, juridique et d’un outillage rhétorique dont Tariq Ramadan est l’un des porte-parole francophones, qui vise à empêcher toute critique de l’Islam. Ce qui en démocratie revient à réintroduire dans le droit la notion (et le délit) de « blasphème ». Une notion que la loi française ne reconnaît pas puisque le principe de laïcité garantit à la fois la liberté de conscience – c’est-à-dire celle de croire ou de ne pas croire en une religion – mais aussi la liberté d’expression, notamment le droit de critiquer une religion.

Cette stratégie vise aussi à victimiser les personnes de confession musulmane en accréditant l’idée qu’il existerait dans la société française un « racisme antimusulmans » comme il existe un racisme dirigé contre les Arabes, les Juifs, les Noirs ou les Asiatiques.

Le but des islamistes en attisant ces peurs est de susciter un réflexe communautaire parmi les musulmans afin de les agréger au sein d’une « communauté musulmane », d’opérer une « réislamisation » des personnes d’origine musulmane en les incitant à adhérer à leur vision ultraorthodoxe, fondamentaliste et rétrograde de l’Islam. Puis de transformer les musulmans en une force numérique au sein de la société française et les inciter à se mettre en retrait de la République, à part, afin de les mobiliser contre les valeurs, principes et fondements de la République. En d’autres termes de fractionner l’unité de la République. Mais aussi en reconstituant sans le dire ouvertement les contours de l’Oumma, la « communauté des croyants », comme seul critère d’appartenance valable pour les musulmans. En tout cas comme principe supérieur à la citoyenneté et la nationalité françaises.

Enfin, ce concept d’islamophobie que les islamistes souhaitent inscrire au plus vite dans la loi, est un moyen de culpabiliser publiquement tout auteur de critiques vis-à-vis de l’Islam, de sanctuariser l’Islam comme une religion inattaquable. Mais également de judiciariser le combat pour sacraliser la religion musulmane. Cette stratégie qui porte le nom de « jihad judiciaire », une forme tout aussi offensive mais moins violente que le djihad terroriste, utilise les principes et les lois de la République pour les retourner contre eux en faisant reculer la laïcité et en réduisant au silence ceux qui combattent à juste titre l’islamisme.

Ce jihad judiciaire consiste à poursuivre systématiquement en justice toute personne tenant des propos critiques envers l’Islam, et non seulement des personnes coupables d’actes objectivement racistes envers des personnes d’origine étrangère de confession musulmane. Ce combat n’a pas produit pour le moment de résultats en termes juridiques puisque la loi française autorise la critique des religions. Mais elle permet sous couvert d’apparente légalité d’engager un harcèlement psychologique long et éprouvant contre des adversaires de l’Islam politique.

Mais aussi d’inscrire durablement le thème de l’islamophobie comme une évidence indiscutable dans les canevas rhétoriques ou éthiques, dans les débats publics et les mentalités, à égalité de statut et de légitimité avec d’autres combats « progressistes » comme la lutte contre l’antisémitisme, pour les droits des femmes, des personnes LGBT, des minorités ethniques, des étrangers, des réfugiés, etc…

Pour ceux qui en sont les cibles ce jihad judiciaire est une épreuve éreintante physiquement, psychologiquement et financièrement, qui conduit parfois certains à renoncer à leur combat contre l’islamisme, et qui s’avère souvent dissuasif parce que ruineux financièrement. C’est un peu la revanche de Goliath contre David puisque les organismes islamistes comme le CCIF qui engagent ces poursuites disposent d’une armada de juristes musulmans très habiles à jongler avec les droits français et européen, et d’un budget quasi illimité financé par des subventions provenant de « pays frères » comme le Qatar, l’Arabie Saoudite ou la Turquie du dictateur Erdogan. S’ils ne sont pas soutenus pas des associations laïques déterminées à engager le combat, leurs adversaires isolés ne font pas le poids. Sans compter les intimidations et menaces dont ils font quotidiennement l’objet, comme Zineb El Rhazoui devenue aujourd’hui la femme la plus protégée de France.

L’islamophobie est donc la tête de pont de ce combat engagé par les islamistes contre la République pour faire tomber le bastion de la laïcité. Mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

01-puylaurens-marianne-1-patrick-lasseube_13595

Au nom du combat contre l’islamophobie ce sont les lois françaises sur la laïcité et l’Etat lui-même qui sont directement visés. En qualifiant certaines lois françaises de « liberticides », l’appel publié dans Libération à manifester le 10 novembre contre l’islamophobie lancé par un rassemblement d’organisations et de personnalités islamistes visait implicitement la loi de 2004 sur le voile à l’école et celle de 2010 interdisant la burqa.

Ces lois sont évidemment emblématiques de la traduction du principe de laïcité pour lutter contre l’Islam politique dans la sphère publique, plus encore que pour simplement limiter les signes religieux ostentatoires dans des sanctuaires de la République. Ce thème est aussi l’un des points majeurs de crispation identitaire et de cristallisation des discours médiatiques autour du voile islamiste. Abolir ces lois consisterait à enfoncer un coin dans l’arsenal juridique qui outre l’application du principe de laïcité, contribue à lutter contre la propagande islamiste et les phénomènes de radicalisation.

Il devient urgent que l’ensemble des citoyens français et des responsables politiques de ce pays prennent véritablement conscience de l’enjeu. Car nous ne sommes qu’au début de cette « croisade » d’un nouveau genre lancée par l’Islam politique, dont le but n’est ni plus ni moins que de transformer progressivement notre société, d’imposer ses modèles et ses lois, de faire reculer la démocratie par un travail lent, patient, méthodique mais déterminé qui consiste à éroder les principes républicains, à faire reculer l’Etat de Droit et à instaurer très insidieusement une théocratie islamiste en lieu et place de la République.

Quelques chiffres. Interrogés lors d’un sondage réalisé en 2019 par la Fondation Jean Jaurès auprès des musulmans français sur leur rapport à la laïcité, 37% d’entre eux déclaraient que c’est à la laïcité à la française à s’adapter à l’Islam et non l‘inverse. Ce chiffre s’élève même à 48% soit près de la moitié pour les femmes musulmanes de moins de 35 ans.

LAICITE-ISLAM

Ce sondage confirme l’imprégnation croissante des idées de l’Islam politique et de sa vision ultraorthodoxe de l’Islam parmi les Français de confession musulmane, en particulier les jeunes.

Bien qu’encore minoritaires en France parmi les populations de confession musulmane, les différentes mouvances de l’Islam politique réalisent une nette percée idéologique, lente et en profondeur, au sein de l’Islam français. Une progression qui n’est que la résultante d’une volonté de prise de contrôle institutionnel sur des organisations représentatives de l’Islam comme le CFCM, ni seulement d’une stratégie politique et médiatique très offensive, mais d’un combat idéologique interne à l’Islam pour imposer l’Islam radical comme seule interprétation pertinente de l’Islam. Et ses acteurs comme les seuls à même de représenter et défendre les musulmans en France en engageant un rapport de force avec l’Etat.

« L’Etat », c’est d’ailleurs aujourd’hui l’ennemi clairement désigné par les islamistes (et non « l’extrême droite »). L’Etat accusé par les organisateurs de la manifestation islamiste du 10 novembre d’être à l’origine d’une discrimination des musulmans en France (cf. tract du CCIF distribué durant la manifestation). L’Etat accusé d’être le responsable d’une véritable « persécution » des musulmans, que les islamistes n’hésitent pas à comparer dans une aberrante et ignominieuse concurrence victimaire avec celles dont furent victimes les Juifs durant l’Occupation. L’Etat accusé de promulguer des lois « liberticides » envers les musulmans.

Ainsi la laïcité résumée à la seule liberté de conscience est aussi accusée d’être un principe injuste, inégalitaire et liberticide. Alors que c’est elle qui garantit depuis plus de deux siècles la liberté de culte.

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, il faut bien prendre conscience que la conception qu’ont les islamistes de l’Etat, et même l’Islam lui-même dans son acception majoritaire contemporaine, sont structurellement incompatibles avec la République.

Cette vérité n’est compréhensible qu’en n’analysant en profondeur les organisations, les principes et les méthodes d’action de l’Islam politique. Mais aussi les fondamentaux de l’Islam.

D’une part l’Islam politique n’avance jamais à découvert. Il pratique systématiquement un double langage selon le principe musulman de la Taqiya (ruse, dissimulation) érigé en méthode de conquête politique. Il consiste à ne jamais dévoiler ses intentions face à des adversaires ou des mécréants, à mentir volontairement en cachant ses véritables intentions, à pratiquer systématiquement un double langage ou le mensonge délibéré.

Ainsi les partisans de cet Islam politique se servent des principes démocratiques et de la rhétorique républicaine pour les dénaturer, les contourner ou les combattre. Ils développent un certain discours dans les médias, sur les plateaux télé, et disent exactement le contraire face à un auditoire musulman. Cette duplicité en trompe hélas plus d’un, qui croient voir dans cet Islam soft promu par les islamistes une « religion de paix et d’amour » respectueuse des valeurs et des lois de la République, et parfaitement compatible avec celles-ci.

Il n’en est rien.

La conception que les islamistes se font de l’Islam est radicalement différente de celle qu’ont une majorité de musulmans français (pour le moment). Lesquels sont sincèrement attachés à la République à laquelle ils se sentent pleinement appartenir.

Cette conception ignore totalement les principes d’Etat de Droit, de citoyenneté, de laïcité et même de liberté telle que nous l’entendons depuis 1789.

Les islamistes sont d’ailleurs farouchement opposés à la démocratie, aux droits de l’homme, à la République et à tous les régimes occidentaux ou arabes modernistes fondés d’après ces modèles.

Aucun pays musulman au monde n’a jamais pu s’instaurer et perdurer selon le principe d’Etat de droit. Tous les tentatives dans les pays arabes « modernistes », toutes les tentatives d’instaurer la laïcité ou des régimes vraiment démocratiques ont échoué. L’Algérie, la Tunisie ou le Liban sont des exemples de pays musulmans ou à majorité musulmane qui ont tenté d’évoluer vers de vraies démocraties à l’occidentale. Mais aujourd’hui encore ces peuples se battent pour s’affranchir de l’oppression islamiste ou d’une conception communautariste ou confessionnelle de l’Etat.

Radicalement monothéiste, radicalement théocratique, l’Islam n’a jamais reconnu qu’une seule Transcendance et une seule Autorité pour fonder le Droit, la Société et l’Etat : celle d’Allah. Et de ses interprètes.

La citoyenneté en Islam ne s’établit que sur un seul principe : l’appartenance à l’Oumma, la communauté des croyants. Les non-musulmans, les dhimmis, ne sont admis au sein de la société musulmane qu’au titre d’un statut subalterne, qui leur confère des droits limités et des obligations fiscales spécifiques. Parfois tolérés, parfois pourchassés les kouffars (mécréants) et les dhimmis (Juif et chrétiens) n’ont pas accès aux mêmes prérogatives que les musulmans.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, le rappelait récemment, « l’Oumma constitue une sorte de supranationalité supérieure à toute autre nationalité », y compris la nationalité française.

0000-drapeau-francais-soumission-300x200

Si l’on applique l’Islam à la lettre, il ne peut exister d’Etat de Droit. Et si l’on vit dans un pays démocratique comme la France où prévalent les principes d’Etat de Droit, de liberté et d’égalité des citoyens devant la loi, d’unité et d’indivisibilité de la République et de la laïcité, l’Islam devient de facto incompatible avec la République et la démocratie. Et les citoyens musulmans qui privilégient leur foi selon cette conception littéraliste de l’Islam à leur appartenance à la République ne peuvent que vivre un déchirement entre deux identités opposées.

Ce fossé identitaire, idéologique, social et politique qui fracture la société française, les islamistes entendent bien le creuser et le pousser à son paroxysme pour nourrir les ferments de ce qu’il faut bien évoquer comme la tentation de la guerre civile. Leur stratégie en pareil cas serait de passer à l’offensive avec des méthodes beaucoup moins douces et ouvertement violentes contre l’Etat et le reste de la population hostile à leurs buts.

Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver à cette extrémité : le djihad que pratiquent les Frères musulmans et les islamistes français d’accomode parfaitement de formes « civilisées » de combat contre la démocratie.

A plus long terme, dans un horizon que l’on peut situer entre 10 et 30 ans, le projet des islamistes serait de durcir les bastions conquis sur la laïcité et la République pour en conquérir toute la citadelle et imposer leurs modèles et leurs lois.

En l’occurrence, le Plan des Frères musulmans révélé par plusieurs ex « frères » et transparaissant dans les discours tenus en off par certains islamistes français (mais aussi belges ou européens) quant à leur stratégie de conquête le confirment ouvertement : l’un des buts essentiels est de mettre en place en France la charia. Et à terme de faire de la France un pays musulman à part entière.

L’application progressive de la charia et son inscription dans le Code Civil pourrait notamment concerner les points suivants :

Islam France

Faire reculer les droits des femmes et des minorités sexuelles

  • Inscrire dans la loi l’autorisation du port du voile et de ses dérivés, pour les mineures comme pour les majeures, à l’école, dans les universités, les administrations, les salles de sport, piscines, sur les plages, puis dans l’ensemble de l’espace public sans aucune limitation
  • Imposer progressivement le port du voile islamiste à toutes les femmes musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes de sortir de chez elles non voilées
  • Imposer les dérivés du voile islamiste comme le burqini, le hijab de running, etc…
  • Développer le marché du vêtement islamiste et l’étendre aux grandes enseignes et petits commerces d’articles de mode, de prêt-à-porter féminin
  • Encourager la mode du hijab et du niqab dans la publicité, les médias, l’affichage public pour en faire un standard incontournable de la féminité pour les musulmanes (cf. l’affiche militante de la FCPE présentant une mère voilée)
  • Encourager le port du voile en public par des personnalités musulmanes
  • Interdire aux femmes musulmanes d’effectuer certaines démarches sans l’accord de leur mari : sortir après une certaine heure, adhérer à un parti ou une association, participer à une activité sociale ou de loisirs, voyager seule, s’exprimer en public, parler avec d’autres hommes, se rendre dans un café ou un lieu de sociabilité, ouvrir un compte bancaire, voter, demander le divorce…
  • Limiter ou interdire les poursuites judiciaires pour les auteurs de violences conjugales, de viol conjugal voire de viol en réunion
  • Minimiser les sanctions pour les auteurs de féminicide
  • Interdire la mixité dans les écoles, les piscines, étendre progressivement cette interdiction à tout l’espace public
  • Autoriser la polygamie
  • Abolir le mariage pour tous, criminaliser les pratiques homosexuelles, pourchasser les personnes LGBT

Sanctuariser l’Islam et le culte musulman

  • Criminaliser l’apostasie
  • Interdire toute contestation d’une décision émise par une autorité religieuse musulmane. Transformer progressivement l’imamat en juridiction à part entière au même titre que les juridictions de la République. Valider ses décrets ou fatwas indépendamment du Droit français et empêcher toute contestation de ceux-ci
  • Interdire à toute autorité non-musulmane de traduire ou d’interpréter le Coran
  • Interdire toute caricature ou tout procédé comique mettant en scène une figure de l’Islam ou visant à tourner en dérision un passage du Coran
  • Rétablir et pénaliser le délit de blasphème
  • Limiter la liberté d’expression et la liberté de la presse
  • Interdire l’accès aux mosquées à des non-musulmans.

Imposer le halal

  • Renforcer le contrôle et développer le marché du halal, source de revenus essentielle pour les organisations islamistes
  • Attaquer la filière viticole et de l’élevage porcin. Culpabiliser, intimider et boycotter les agriculteurs et les commerces vendant du vin, de l’alcool ou de la viande de porc. Ne jamais condamner sinon encourager discrètement les opérations commando contre ces producteurs et distributeurs haram.
  • Rendre obligatoire les menus halal dans les cantines, les comités d’entreprises, les restaurants publics, les administrations

Instaurer progressivement la censure islamique

  • Exercer une censure drastique de la presse, des débats politiques, parlementaires ou médiatiques à propos de l’Islam
  • Interdire certaines productions artistiques (musiques, films, pièces de théâtre, clips ou jeux vidéo) qualifiées d’« offensantes », « obscènes » ou « islamophobes » : films présentant des femmes dénudées, musiques incitant à la débauche, œuvres présentant les musulmans ou l’Islam sous un jour critique ou dégradant, films sur Israël…
  • Interdire toute utilisation ou parodie de musiques religieuses (comme l’Appel à la prière) à des fins profanes

Renforcer le lobbying politique et transformer les institutions républicaines

  • Présenter systématiquement des listes « communautaires » ou « républicaines » (islamistes déguisées) dans tous les scrutins afin de peser de plus en plus sur la représentation au niveau local et national
  • Exercer un lobbying politique intense dans tous les réseaux de pouvoir politique : mairies, départements, régions, Parlement, Présidence de la République, think tanks, partis, syndicats, institutions européennes…
  • Encourager des projets de réforme de la Constitution. Inscrire l’islamophobie comme un délit constitutionnel. Tenter de rapprocher le modèle démocratique de séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire (et médiatique) des modèles de sociétés islamiques. Encourager l’inscription de la proportionnalité communautaire dans tous les scrutins

Redéfinir la politique extérieure de la France

  • Développer les partenariats avec les pays du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar notamment), avec les pays musulmans (gouvernés par des islamistes) au Maghreb, au Moyen-Orient (Turquie, Iran), en Afrique ou en Asie
  • Rompre les relations commerciales puis diplomatiques avec Israël. Boycotter les produits israéliens et ceux des pays qui soutiennent Israël
  • Soutenir les organisations « antisionistes » voire terroristes opposées à Israël
  • Limiter les relations avec les pays occidentaux les plus hostiles aux régimes islamistes
  • Sortir de l’OTAN et refuser de participer à toute coalition internationale sous l’égide de l’ONU hostile à des pays musulmans
  • Jouer au sein des organismes internationaux (Conseil de Sécurité, ONU, G8, G20, etc) un rôle de soutien aux pays musulmans y compris contre l’intérêt des pays occidentaux
  • Favoriser les lobbies islamistes au sein de toutes les instances nationales, européennes et internationales

Ce scénario n’est qu’une ébauche mais il n’est nullement une fiction ou une affabulation. Certaines de ces mesures sont déjà bien engagées ou en germe. Toutes correspondent à une stratégie de fond dont on peut dessiner les contours précis en consultant des documents internes aux organisations islamistes ou à celles qui les soutiennent depuis l’étranger.

Aujourd’hui il n’y a pas d’alternative. L’islamophobie et le combat des islamistes engagés à découvert contre la laïcité n’est que le Cheval de Troie d’une politique de conquête idéologique, symbolique, politique et territoriale engagée depuis plusieurs décennies. Une politique de démantèlement progressif de tout l’édifice républicain, de destruction de notre modèle de société et de nos valeurs, qui si rien n’est fait pour l’enrayer finira immanquablement par ruiner les fondations de notre République, anéantir la France et tout ce qu’elle représente aux yeux du monde.

Les observateurs de l’islamisme, en France comme dans le monde musulman, ne cessent de nous alerter depuis des années : la France est la principale cible des islamistes dans le monde occidental. Parce que la laïcité à la française est un phénomène historique et une spécificité institutionnelle uniques dans l’Histoire universelle.

Si la France ne s’engage pas aujourd’hui dans un combat radical et déterminé contre l’islamisme qui la menace, demain c’est toute l’Europe qui sombrera. D’ici le milieu de ce siècle, toutes les nations démocratiques européennes subiront le même sort et aucun rempart ne pourra endiguer le tsunami islamiste qui menace nos libertés et notre modèle de civilisation.

Il ne s’agit pas d’un scénario catastrophiste digne du Choc des civilisations ou de la théorie du Grand remplacement. Il ne s’agit pas d’une vision catastrophiste dictée par la xénophobie, un quelconque racisme antimusulman, une idéologie extrémiste hostile à l’Islam ou des préoccupations nationalistes.

Il s’agit d’un constat objectif à propos d’un scénario qui est en train de se dérouler sous nos yeux et qui répond à un programme clairement établi depuis plusieurs décennies de conquête du pouvoir et de l’Europe par l’Islam politique.

Le terrorisme auquel notre pays a dû faire face au cours de cette décennie n’est qu’un des visages de cette guerre entre la France, l’Occident, et des adversaire déterminés à nous détruire au nom d’une religion dévoyée. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une hydre bien installée au cours des démocraties et résolue à les combattre sans relâche.

En France, ce combat contre l’ennemi islamiste dépasse de très loin les règlements de compte pusillanimes sur les égarements de la gauche française et la complaisance d’une partie de ses membres à l’égard de l’Islam politique.

homme_nature

Ce combat doit être mené au nom de l’unité de notre nation et de notre République, AVEC, POUR et non contre les musulmans français. Car ce sont les premières victimes de cet OPA réalisée par les islamistes sur les personnes de confession musulmane.

Ce combat doit être conduit avec un souci de résoudre les tensions, l’élever les revendications et d’empêcher les manipulations en plaçant tout débat, toute politique, toute action sous l’égide de l’Unité et de la Fraternité républicaines, de la démocratie et des droits humains, principes d’émancipation universels et non français, les seuls à pouvoir orienter le monde et l’humanité vers un avenir de paix, de justice, d’unité et de participation de tous à l’édification d’une civilisation globale consacrée aux plus grandes réalisations humaines et au bien commun.

Les limites du combat politique

Bien qu’urgent et nécessaire, ce combat idéologique, politique et juridique contre l’Islam radical comporte certains freins que l’on aurait peine à imaginer à priori.

L’un d’entre eux concernent la duplicité des responsables politiques en charge d’assurer la défense des lois et principes républicains, de lutter contre les dérives sectaires, d’encadrer les culte en France, de garantir la sécurité nationale, l’unité et l’intégrité de la République.

Concernant le gouvernement actuel, on peut légitimement s’émouvoir de l’absence d’actions concrètes engagées par le gouvernement depuis l’attentat de la Préfecture, vite escamoté par le tsunami médiatique sur le voile. Comment comprendre qu’après un tel attentat d’un genre inédit en France mettant en cause un agent de la Préfecture de Police de Paris assermenté secret défense et passé sous les radars de détection de la lutte anti-radicalisation la seule consigne que donne le Président de la République dans son discours adressé aux Français soit de les inviter à la délation en prenant en charge eux-même la détection des signes de radicalisation ?

Comment interpréter le silence de celui-ci et du gouvernement depuis cet attentat ? Sinon pour arguer qu’il « n’était pas concerné par le port du voile » ailleurs qu’à l’école ? Quel signal envoyé à l’opinion et aux islamistes qui en font un étendard de leur combat ?

Comment accepter qu’on ait pu laisser se dérouler à Paris une manifestation organisée par des représentants de l’Islam politiques, des salafistes, des imams radicalisés, des fichés S ? Comment accepter qu’au cours de cette manifestation on ait pu voir fleurir au milieu d’une marée de voiles chariatiques en tous genres des drapeaux palestiniens, quand on sait que les Frères Musulmans et certains officines islamistes françaises à initiatives de cette manifestation soutiennent le Hamas ?

Comment interpréter qu’aucune dénonciation publique venant du Président ou de l’un de ses ministres ne vienne condamner fermement l’utilisation proprement révisionniste de l’étoile jaune amalgamée avec l’étoile et le croissant islamiques, et l’évocation de la Shoah et de ses 6 millions de Juifs exterminés comparés aux persécutions dont seraient victimes les musulmans français ?

Comment comprendre que les représentants de l’Etat ne jugent pas utile de réagir quand le CCIF accuse clairement l’Etat de persécuter les musulmans ? Pourquoi ont-ils laissé le soin à certains partis politiques, certains médias ou certaines personnalités le soin de réagir à leur place ?

On comprend mieux cette trahison des élites politiques au pouvoir quand on sait que les lobbyistes islamistes ont leurs entrées en bonne place à Elysées. Qu’Emmanuel Macron négocie avec le CCIF pour avaliser la montée en puissance de l’AMIF (Association Musulmane pour un Islam de France), une association également acquise aux Frères Musulmans et qui milite pour une réforme des institutions représentatives de l’Islam afin, prétendent-ils, de créer un véritable « Islam de France ».

On comprend mieux aussi quand ont analyse la stratégie d’Emmanuel Macron, déjà en campagne depuis cet été pour sa réélection. Lequel table sur une montée de l’islamisme en France et une opposition entre les islamistes et l’extrême droite pour se positionner en arbitre et en seul sauveur de la République face à Marine Le Pen.

En résumé la République aujourd’hui vivement menacée par les assauts de l’Islam politique d’un côté et la persistance du risque terroriste de l’autre, est ni plus ni moins qu’hypothéquée par un homme et le système qu’il représente pour satisfaire des ambitions carriéristes et pérenniser la main-mise d’une oligarchie financière et économique sur la politique et la nation françaises.

Dit autrement les principes de la République ne sont qu’un outil accessoirisé pour servir d’autres intérêts que ceux des Français. Une stratégie qui autorise les pires calculs politiques, y compris de pactiser avec le diable islamiste tout en tablant sur une montée proportionnelle du populisme et de l’extrême droite.

Développer une analyse sur ces dérives politiques n’est pas ici le propos.

En revanche, face à ce constat de la démission des élites politiques au pouvoir pour défendre efficacement la République contre ceux qui en constituent la plus grave menace, il est essentiel que les citoyens se mobilisent pour engager le combat contre l’Islam politique sans rien attendre d’autre de leurs dirigeants que de belles déclarations ou un renoncement à toute action ambitieuse au nom d’un relativisme permanent du type « ni ni » ou « et en même temps« .

Si l’on élargit le spectre au-delà d’enjeux strictement nationaux, l’islamisme est un allié implicite bien utile pour d’autres pays qui auraient intérêt à affaiblir l’Europe. Ce n’est nullement une théorie « complotiste » mais bien une vérité qui relève de calculs hégémoniques et géostratégiques : l’empire américain qui est pourtant notre allié a toujours eu intérêt à affaiblir l’Europe pour la mettre sous sa coupe. Ce n’est pas un hasard si des banques américaines ont spéculé sur les conflits armés du 20e siècle, en finançant à la fois le réarmement de l’Allemagne dans l’entre-deux-guerre et les efforts d’armement des alliés. Le retour sur investissement porte même un nom : le Plan Marshall. Lequel a permis de reconstruire l’Europe et de relancer ses économies mais aussi de booster considérablement l’économie américaine.

De même les stratèges néoconservateurs ont à la fois prétendu engager leurs alliés dans des guerres contre le terrorisme, tout en finançant discrètement les organisations terroristes qu’il combattaient, dans le but de déstabiliser des régions, de s’assurer une présence militaire permanente et le contrôle de l’acheminement du brut à travers ces pays. Mais aussi de peser sur l’échiquier politique de ces régions contre d’autres grandes puissances comme la Russie ou l’Europe. De la même façon, le scénario d’une Europe affaiblie par la montée d’un l’Islam radical opposé à celle des populismes et des nationalismes, sur fond de pression migratoire massive, de troubles sociaux divers et de dislocation progressives des institutions européennes, est une hypothèse tout à fait envisageable qui pourrait servir les intérêts stratégiques américains.

S’agissant de ce qui est possible aujourd’hui en France, il faut que des associations se développent ou se constituent afin de jouer un rôle citoyen de vigilance, de dénonciation et d’alerte de l’opinion et des médias quant à l’Islam politique et ses dérives. Un rôle de promotion et d’actualisation des principes républicains, en particulier de la laïcité, des droits des femmes et des minorités, dans l’opinion, les réseaux de pouvoir, les médias, sur les réseaux sociaux. Un rôle de combat juridique en portant les poursuites engagées contre toute atteinte aux lois et principes de la République, aux personnes victimes de l’oppression islamiste, objet d’intimidations ou de menaces.

Ce combat sera long. Il est vital et requiert l’assentiment de la plus large fraction des vrais républicains. Il ne peut se faire sans y associer les musulmans, sans des initiatives menées au nom des Français d’origine ou de confession musulmane et nom au nom de l’Islam, au nom de l’unité de la République et non d’une communauté montée contre une autre. Car la seule communauté que nous reconnaissons c’est celle de la République et de la Nation.

 

A quoi sert l’Islamo Pride ?

Mis en avant

Il y avait la « Fierté homosexuelle », il y a maintenant la « Fierté Islamiste », Islamo Pride en anglais.

Présentée sous les traits d’une manif CONTRE les méchants : islamophobes, racistes, xénophobes et autres fascistes qu’on dénombrerait par divisions entières pour s’attaquer partout en France aux musulmans sans défense, la manifestation du 10 novembre avait pour véritable vocation d’être une démonstration de force de l’islamisme en France et de sa capacité à rassembler pour dénoncer une véritable « Shoah anti-musulmans ».

Shoah, le mot est fort. Mais bien qu’il ne soit pas officiellement prononcé, il y a longtemps que le Rubicon symbolique d’une assimilation immonde entre la stigmatisation dont seraient victimes aujourd’hui les musulmans et la persécution des Juifs dans l’Allemagne des années 30 ou dans la France d’Occupation a été franchi.

Toute communauté persécutée se structure autour de mythes fondateurs. Ainsi les émeutes de Stonewall à New York en 1969 ont été le point de départ des revendications homosexuelles et de la traditionnelle Gay Pride (rebaptisée Marche des Fiertés) qui depuis 50 ans rassemble les communautés LGBT de toutes les grandes villes occidentales.

20344999

Fabrique d’un mythe et brouillage des pistes

Il fallait donc un événement fondateur pour servir de creuset agrégateur à une « communauté musulmane » qui n’existe pas, mais que certains ont intérêt à présenter comme « stigmatisée » afin de s’arroger le monopole de la défendre et de la représenter.

Cet événement a été livré sous la forme d’un cadeau providentiel il y a quelques jours par un vieillard complotiste proche du RN, qui s’était mis en tête d’attaquer la mosquée de Bayonne, sans pour autant vouloir faire de victimes, afin prétendait-il de « venger l’incendie de Notre Dame » qu’il considère comme un attentat terroriste islamiste.

On appréciera le degré de pertinence, de cohérence et de crédibilité de son geste. Et surtout combien il est représentatif d’un climat de haine et de persécution qui se développerait aujourd’hui à l’encontre de tous musulmans en France.

Autre prisme déformant : cet épiphénomène travesti, déformé et monté en épingle, jusqu’à devenir un feuilleton médiatique sentimentalo-larmoyant. Une « maman voilée », accompagnatrice de sortie scolaire, appréhendée par un élu RN au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, qui lui aurait demandé de retirer son voile. En réalité cette intervention filmée oppose un élu à une femme voilée de noir, et qui sur un ton parfaitement calme demande à la Présidente du Conseil de bien vouloir demander à cette femme de retirer son voile, par respect pour cet hémicycle, pour la République, et pour se conformer au principe de laïcité.

Une demande contestable et légalement infondée, mais aussitôt qualifiée de « provocation », puis d’« agression violente », d’« humiliation publique », d’injure« , de « traumatisme », de « vie brisée », et enfin assimilée à de la « haine raciste » comme à d’autres « persécutions anti-musulmans ». Détail éloquent : l’intéressée a choisi de saisir en premier lieu le CCIF, une officine islamiste proche des Frères Musulmans à l’initiative de la manif du 10 novembre, plutôt que la Justice afin de faire valoir le préjudice subi.

Cet épisode allait fournir le motif à un tohu bohu médiatique de plus d’un mois, occultant du même coup un autre événement à la signification beaucoup plus dramatique : l’assassinat de 4 fonctionnaires de Police par un agent de la Préfecture de Police de Paris agrémenté secret défense mais radicalisé et passé sous les radars de détection des services de renseignement. Un fait gravissime non pas tant par le nombre de victimes que par sa signification. Puisqu’il représente une forme nouvelle de terrorisme perpétré non plus à l’initiative d’un groupe extérieur, mais révélateur d’une infiltration de l’idéologie djihadiste jusqu’au cœur de l’Etat et de ses institutions les plus sensibles.

Ou comment la fabrique d’un mythe à l’œuvre sous nos yeux instrumentalise les discours, les images, les symboles et surtout les émotions, toutes savamment manipulées. Chantage, victimisation, intimidation, culpabilisation, tels sont les méthodes de ce mensonge qui vise à asseoir un mythe comme une vérité.

Ainsi on fait dire à certains le contraire de ce qu’ils veulent dire, on prête des intentions malveillantes ou stigmatisantes qui n’ont pas lieu d’être à toute critique objective et légitime de l’Islam radical, on accrédite la croyance que tous les musulmans feraient l’objet d’une seule et même « haine », qu’ils seraient les principales « victimes » d’une société injuste qui rejetterait les différences.

Voici comment une idéologie sape méthodiquement les fondamentaux de la concorde républicaine, de l’honnêteté morale et de sentiment d’appartenance à une même nation.

L’islamisme en marche

Non content d’opérer un rapt sémantique, moral et idéologique sur les esprits, l’islamisme veut aussi prouver sa force et son poids numérique dans la société.

En démocratie quand on veut peser dans les débats et rassembler sur des thématiques en s’inscrivant dans un rapport de force, on marche. On manifeste.

L’initiative lancé par le CCIF d’une manifestation contre l’islamophobie entend s’inscrire dans cette longue tradition républicaine de combats portés sur le pavé. Une façon d’incarner la résistance à l’oppression, le porter les luttes au nom d’une cause, sociale, syndicale, ouvrière, politique, communautaire, humaniste, écologique ou sociétale.

Marcher pour défendre une minorité c’est apparaître comme moral et légitime.

La manifestation du 10 novembre initiée par des islamistes et suivie par une poignée de politiques opportunistes ou égarés est donc une perversion de ce mode d’expression démocratique au bénéfice d’une idéologie ouvertement antidémocratique.

Un peu comme si des groupuscules néonazis se mobilisaient dans la rue pour défendre la « race blanche » menacée par le « choc des civilisations », le « Grand remplacement » ou les invasions barbares.

manifestation-islamistes

Manifestation islamiste en Algérie pour l’application de la charia, mars 2019

Ne rions pas, c’est exactement ce qui se produit aux Etats-Unis et dans quelques pays d’Europe où les mouvements nationalistes et populistes battent le pavé.

Et il n’y a aucune différence objective entre les idéologies racialistes qui les sous-tendent et l’islamisme, puisque celui-ci a clairement pour objectif d’institutionnaliser le primat de l’Oumma sur toute autre communauté, notamment la communauté républicaine. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, rappelait d’ailleurs d’ailleurs récemment un principe fondamental de l’Islam, à savoir que l’Oumma constitue une forme de « supranationalité » qui transcende toute autre nationalité. La conséquence que les islamistes en tirent c’est que les lois de la charia sont par essence supérieures à toute autre loi instituée par une autorité juridique qui ne reconnaîtrait pas Allah comme seule transcendance et le Coran (ou ses interprètes) comme source exclusive du Droit.

Ne nous illusionnons pas : le but de cette manifestation n’a jamais été de défendre les musulmans. Ça, c’est de la rhétorique. Le but essentiel de ses instigateurs, c’est le pouvoir. Sur les musulmans d’abord. Sur la société ensuite, par un rapport de force politique qui utilise les faiblesses de notre société humaniste et compatissante, notamment à propos des minorités. Afin de pirater les discours et les utiliser à des fins qui dénaturent nos principes et la démocratie.

Une Islamo Pride tout sauf gaie

Cette Islamo Pride n’est donc une revendication communautaire qu’en apparence. Le but n’est pas de braquer tous les musulmans contre la République, ce qui serait contre-productif. Mais d’en subvertir les principes, les usages, les fondements pour inoculer un « virus » politique dans la mécanique du pouvoir, la logique des médias et celle de l’opinion. La manifestation ne démontre rien, elle ne cherche pas à promouvoir une idéologie. Juste à occuper le terrain.

manifestation_contre_lislamophobie_sipa

Toute comme le voile, mais aussi le burkini, l’occupation des piscines et autres provocations, elle vise à imposer un fait accompli. Ici : l’urgence de lutter contre l’islamophobie et les discriminations dont les musulmans seraient l’objet.

Peu importe que les chiffres officiels démentent ce phénomène, l’important est que l’on y croit. L’essentiel est de nourrir ce halo, cet hologramme de persécution, de le substituer en permanence à la réalité. Et d’occuper le terrain et les esprits pour permettre l’avancée patiente et sous-jacente des islamistes vers la conquête de territoires symboliques, politiques, économiques et autres.

La grande différence avec les représentants de la communauté juive ou LGBT qui œuvrent pour promouvoir les droits de ceux qu’ils représentent, c’est que les islamistes ne cherchent pas à se constituer en simple « lobby » pour peser dans un rapport dialectique au sein d’institutions ou de groupes d’influence. Ils veulent infiltrer la société et conquérir le pouvoir pour neutraliser puis détruire les autres logiques qui s’opposeraient à leurs fins. Et à terme détruire la République. C’est même un objectif affiché chez certains.

Ainsi l’Islamo Pride n’est pas une marche communautaire sympathique et bon enfant, un carnaval festif, elle est plus proche des défilés des « faisceaux » dans l’Italie pré-mussolinienne. Ou des défilés du parti nazi avant son accession au pouvoir. En beaucoup plus sournois évidemment.

Bon nombre de participants non-musulmans qui se sont joints à cette manif et qui sont motivés par de bonnes intentions n’ont évidemment pas conscience d’être manipulés. Beaucoup de musulmans non plus. Mais les organisateurs eux savent parfaitement ce qu’ils font.

Aucune exultation folklorique, aucune revendication « positive » non plus. Juste un défilé puritain, rétrograde, lourd, figé. Seule la présence d’une crypto-Femen dans cette manifestation aura attiré les regards réprobateurs et mis un peu d’incongruité et de provoc au milieu de cet aréopage sinistre.

maxresdefault

Car l’islamisme ne célèbre jamais la Vie. Il se nourrit de la tristesse, de la mortification, de la peur, du doute, de la suspicion, de l’humiliation, du ressentiment. Jusqu’à la haine et au désir de mort. A l’image de ces femmes toutes revêtues de noir qui évoquent plus la répression sexuelle que la sensualité des harems.

A vrai dire l’islamisme a déjà perdu car rien en lui n’est favorable à la vie. Mais dans une époque aussi confusionnelle que la nôtre, le pire des renoncements peut se travestir en vertu. Et le plus abominable mensonge en vérité.

L’slamophilie, maladie du siècle

Mis en avant

Au chapitre des grandes perversions cartographiées par les siècles derniers il y avait la pédophilie, la zoophilie, la scatophilie, la nécrophilie… La spasmophilie quant à elle ne relève pas du même registre lexical.

Il faudra bientôt en ajouter une autre d’un genre inédit : l’islamophilie.

Antonyme de l’islamophobie qui n’est qu’une fiction, l’islamophilie est elle belle et bien réelle. Elle désigne l’attirance contre-nature des gens de gauche, de certains centristes et écologistes, pour une idéologie contemporaine ravageuse, une forme de fascisme religieux et d’asservissement totalitaire : l’islamisme. Mais aussi la complaisance commune de certains intellectuels, journalistes et politiques pour cette idéologie, caractérisée sous le vocable d’islamo-gauchisme.

Tout naturaliste des déviances se doit d’établir un catalogue détaillé des espèces étudiées. Les islamophiles se répartissent donc en différentes catégories nosologiques. D’un point de vue psychopathologique, ils présentent différentes formes de troubles psychiques qui vont de l’altération des fonctions cognitives et des facultés de jugement, un narcissisme exacerbé de type pervers manipulateur, des délires de persécution, des formes dissociatives de la personnalité de type schizoïde, des crises de démence, jusqu’à des pulsions masochistes voire au syndrome de Stockholm, à savoir l’empathie d’une victime pour son bourreau ou pour un terroriste pourchassé.

Le premier noyau d’agrégation de la tribu des islamophiles se compte parmi les musulmans laïcs ou libéraux éloignés de l’idéologie islamiste mais piégés par le discours victimaire défendu par ceux-ci. S’ils s’engagent pour défendre tous les musulmans indifféremment contre la « haine islamophobe » qui s’abattrait sur eux, c’est plus par réflexe identitaire et communautaire que par adhésion à un Islam pur et dur. Certains de ces islamophiles musulmans nourrissent un ressentiment particulièrement intense à l’égard de la société française, à cause d’un sentiment de stigmatisation sociale dont ils s’estiment les victimes. Cela peut parfois les conduire à se laisser embrigader ou à relayer la propagande victimaire des islamistes au point de rejoindre les rangs des radicalisés. Mais la plupart du temps ces musulmans pacifiques ou de circonstance se mobilisent autour du fameux slogan simpliste (et mensonger), destiné lui aussi à empêcher tout débat et tout discernement sur l’Islam : « PAS D’AMALGAME ».

7777164557_des-manifestants-contre-l-islamophobie-a-montreal-le-28-mars-2015

L’islamophilie se rencontre aussi parmi d’autres spécimens que sont les survivants des religions déclassées du siècle dernier : communisme, trotskisme, marxisme-léninisme. Ces irréductibles gauchistes tentent désespérément de survivre à l’effondrement des idéologies en se recyclant dans d’autres formes de fanatisme religieux. Ils trouvent dans la cause des musulmans opprimés un succédané très tendance de la cause prolétarienne, tombée dans l’oubli depuis la disparition de la classe ouvrière. Dans leur cas la collusion avec l’islamisme est donc une nouvelle forme d’ouvriérisme, qui s’attache à défendre les fils et les filles des anciens travailleurs immigrés contre la haine de classe colonialiste, raciste et xénophobe.

1267874-000_1m06b6

A cette deuxième catégorie vient s’ajouter une troisième : les fameux « idiots utiles » de la gauche. Ces minimalistes de l’éthique politique adeptes d’une pensée light et renouvelable ne sont animés que par un souci du paraître médiatique. Ils collent aux indignations contemporaines pour se donner une épaisseur intellectuelle et un succédané de morale. Bien qu’ils soient très virulents sur les plateaux télé, leur enracinement idéologique n’a aucune profondeur : ce sont des idéalistes hors-sol.

Couv-Revue-des-Deux-Mondes-octobre-2018

Toujours pressés de défendre une cause nouvelle, ils réagissent de façon compulsive pour manifester leur soutien sans jamais prendre la peine de réfléchir, ce dont ils sont notoirement incapables. Adeptes d’une morale du clic et des principes jetables, ces enfants de la société de consommation et du numérique sont aussi versatiles que féroces et prompts à bouffer du « nazi », un mot-valise qu’ils customisent à outrance pour désigner tous ceux qui ne partagent pas leur avis. Ils alignent ainsi les poncifs et les engagements mimés comme on collectionne les pin’s : écologie, antiracisme, féminisme, enfance martyre, LGBT, antispécisme, bio, vegan… Tout est bon à prendre pourvu que ce soit tendance et politiquement correct. Les idiots utiles se rencontrent beaucoup parmi la génération des baby-boomers (les bobos ex soixante-huitards comme Daniel Cohn-Bendit) et leurs enfants : la « génération morale » ou Génération Macron des jeunes quadras nés avec la crise. Parmi les politiques frappés d’islamophilie, certains n’obéissent qu’à d’évidents calculs clientélistes, en draguant la « communauté musulmane » à laquelle ils envoient régulièrement des signaux. C’est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, débouté de sa stature de tribun du peuple à cause de ses outrances égotiques et mégalomaniaques, et qui manfesti un soudain revirement en faveur de la cause islamiste. Mais aussi de Ian Brossat ou de Clémentine Autain, rescapés du PCF et de la gauche trotskiste, ou encore d’Anne Hidalgo, laquelle drague ouvertement le vote communautariste en alignant les déclarations islamophiles aussi ineptes que pseudo-branchouilles.

ob_7991ef_hidalgo-w

Une dernière catégorie d’islamophiles bisounours se retrouve parmi certains croyants d’autres religions, le plus souvent des catholiques « progressistes » et quelques juifs libéraux égarés. Souvent engagés dans le « dialogue interreligieux » ou membres d’associations républicaines d’amitié intercommunautaire, ces braves hérauts de la fraternité instrumentalisent à loisir les principes républicains, notamment la fraternité, la laïcité ou la liberté de conscience, pour défendre une vision inclusive, œcuménique, hyper relativiste et profondément idéaliste d’une société multiculturelle, multireligieuse et ouvertement communautariste, où les religions et les philosophies se féconderaient les unes les autres sans discernement aucun par l’écoute respectueuse, l’entraide fraternelle voire le méli-mélo syncrétique.

Loin des savantes « disputations théologiques » médiévales entre des grands esprits et des libres penseurs issus du judaïsme, du christianisme et de l’Islam, ce scoutisme interculturel, naïf et bon enfant, prône un respect intégral de « l’autre » qui peut aller jusqu’à l’aveuglement et la complaisance coupables quand il s’agit de cautionner des dérives sectaires empreintes d’une volonté de conquête idéologique et politique, comme le salafisme, le wahhabisme ou les Frères musulmans. Ou de défendre farouchement le voile islamiste au nom des libertés religieuses en renonçant à tout examen critique.

Ainsi les jeunes de l’association Coexister, qui regroupe des chrétiens, des juifs, des musulmans de toutes obédiences, mais aussi des bouddhistes, des athées, des agnostiques, des laïcs et des je-ne-sais-pas-où-j’en-suis au nom d’une volonté inclusive la plus large possible, ont fait perdre toute crédibilité à leur élan initial qui prétendait s’ouvrir à l’autre pour conjurer les réflexes de repli communautaire. A titre d’exemple, leur participation, clairement dénoncée par des défenseurs de la laïcité comme Caroline Fourest, au Salon de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France, devenue récemment Musulmans de France) : une foire aux intégrismes musulmans où l’on croise tour à tour les fans de Tariq Ramadan, des salafistes, des crypto-djihadistes, et bien sûr des Frères musulmans surnuméraires, au milieu de stands vendant des niqabs (voile intégral), des DVDs de prêches d’imams interdits en France et des livres sulfureux sur l’Islam. Coexister est aussi emblématique de ces religieux qui au nom d’une solidarité entre la calotte, la kippa et la chéchia, ou de celle des religieux ligués contre une laïcité vue comme trop agressive et « liberticide », ferment volonté les yeux voire cautionnent des dérives objectivement préoccupantes. Ou sont incapable de décrypter la sémantique ambiguë des « signes religieux ostentatoires » en tant qu’instrument de propagande de l’islamisme dans sa stratégie de conquête de territoires et de droits.

10312540_828607507184986_1486744692652712570_n

Quant aux ressorts psychologiques de l’islamophilie, elle s’appuie souvent sur un complexe d’infériorité sinon une haine de soi nourrie par la mauvaise conscience postcoloniale, qui entretient une fascination pour « l’étranger », objet de toutes les projections fantasmatiques.

Tous les islamophiles ont en commun une fascination inconsciente ou inavouée pour l’homme hétérosexuel arabo-musulman. Une sorte d’inversion du mépris colonialiste pour les « races inférieures » ou les « peuples primitifs » conquis. Une fascination qui va de pair avec celle qu’exercent les icônes de la rébellion adolescente, frondeuse, anarchique et métissée issues des banlieues. Bien qu’ils n’oseront jamais l’avouer, le machisme exacerbé et transgressif qu’incarnent le mâle musulman ou la racaille excitent leurs fantasmes refoulés de demis-hommes émasculés par les excès d’un féminisme castrateur dont ils se réclament. C’est pourquoi ils sont les premiers à défendre le voile, travesti en étendard féministe.

entretien-septembre-medine-bataclan

Médine, rappeur islamiste français

L’islamophile est en effet souvent un homme, doublé dans bon nombre de cas d’un homosexuel refoulé souffrant d’un complexe de castration, et dont l’inconscient est travaillé par les mythes séculaires véhiculés par la culture arabo-musulmane sur « l’homme arabe » ou « l’homme musulman ». Un onagre rebelle, vigoureux, hypermembré, aux appétits sexuels insatiables et à la puissance sexuelle démesurée. Ce fantasme se nourrit de toute une mythologie orientaliste peuplée de harems, de hammams, de palais sensuels, de séductrices lascives, de jeunes esclaves soumis et de paradis luxurieux. Autant de thèmes relégués dans les oubliettes de la culture arabe recouverte hélas depuis le siècle dernier par la chape de plomb islamiste, mais toujours très présents dans les mythes de « l’Âge d’or », ou recyclés dans une rhétorique sexiste avec un contentement vulgaire par les jeunes rebeux des cités.

24440_p0001498.002

Ingres : Le Bain turc

L’islamophile est donc bien un archétype de pervers doublé d’un schizophrène et parfois d’un manipulateur. A l’occasion l’islamophile est un masochiste dévoyé qui s’émerveille du désir exacerbé de revanche des « bougnoules » sur les « kouffars » (mécréants). Un sous-produit du désenchantement et de la ruine des idéaux démocratiques dans une société individualiste et éclatée, avide d’immédiateté, de sensations et de consommation.

1b8a69677b8f3515f684943f3c090c7a

Le comble du malheur c’est que l’islamophile entend retrouver le sens perdu dans une idéalisation messianique de l’ailleurs lointainement héritière des divagations rousseauistes à propos du « bon sauvage ». Il est l’aboutissement d’un processus de domination qui aurait échoué à conquérir les sexes et le monde et se résoudrait à céder aux charmes d’une armée de Spartacus soulevés pour asservir leurs anciens maîtres. Car l’homme arabe musulman incarne dans l’imaginaire qu’il entretient la domination des mâles sur les femelles, comme la domination des croyants sur les infidèles et les esclaves. Et, dans le discours fondamentaliste, le triomphe de l’unique vérité imposée par la force conquérante à des sociétés décadentes, abîmées dans les plaisirs et ruinées par leurs états d’âme.

L’islamophilie s’appuie sur un rêve de verticalité retrouvée, projetée sur une religion dévoyée. Les laïcs et autres gauchistes athées et anticléricaux qui ne croient pas une seule seconde en un dieu révélé se flagellent d’émotion, s’évanouissent comme des pucelles et se prostituent comme des houris en miaulant pour célébrer ces fanatiques qui osent fronder la République, imposer leur charia archaïque et leur pastiche jaloux d’une divinité violente aux sales Français dégénérés. Après avoir consacré leur vie à bouffer du curé, voilà maintenant que ces insensés sucent de l’imam.

En d’autres siècles on aurait prescrit l’internement ou le bûcher pour ces désaxés traîtres à leurs anciens credos et à la mère patrie. Mais non. Aujourd’hui on leur tend des micros, on leur réserve des charges et des prébendes dans toute l’aristocratie médiatico-politique, on les laisse défiler en bon ordre avec des ennemis déclarés de la démocratie dont ils se réclament, on commente à l’infini leurs élucubrations victimaires au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes, les vraies victimes, les vrais ennemis.

Il est temps de prendre la mesure de cette gabegie. Car l’islamisme, lui, progresse chaque jour dans les esprits. Et la grogne monte inlassablement dans l’opinion face à des politiques gangrenés par l’esprit de Munich et qui ont renoncé à endiguer ce fléau.

Il est temps que nos élites se réveillent pour dénoncer l’incurie. Que la complaisance des fourbes et des écervelés soit enfin exposée au grand jour. Car il en va de notre avenir, de notre santé démocratique et de l’unité de notre belle République.

Quick Charia, l’islamisme soft dans votre plateau repas

Mis en avant

Article mis en ligne sur Facebook le 3/8/2018: Corrigé le 4/8/2018.


Chers amis,

Je partage avec vous ce coup de gueule.

Ou plutôt cette réaction raisonnée et citoyenne face à ce que s’apparente à une nouvelle victoire du salafisme en France.

A la base une simple mésaventure.

Apparemment insignifiante. Presque dérisoire.

Pas de quoi fouetter un chat, affoler la Une des médias ou mobiliser la rue, me direz-vous.

Juste l’un de ces petits (ou gros) « détails ».

Petits mais symptomatiques d’une dérive, d’une lente évolution, d’un phénomène rampant et sournois souvent décrié et qui résiste aux tentatives d’apporter des solutions idoines.

Une évolution marquée par l’avancée progressive du salafisme et de l’extrémisme musulman en France.

Lesquels entendent ouvertement et sans complexes appliquer leur stratégie d’islamisation de la société française.

Notamment en enfonçant des coins dans les remparts d’une laïcité par ailleurs contestée et fragilisée.

Et en dénaturant avec une méthodique perversité et une rhétorique éprouvée les principes mêmes de notre République.

Certes on est loin des attentats de Charlie, du Bataclan ou de Nice.

Pourtant c’est l’un de ces petits grains de sable, qui ajoutés les uns aux autres viennent peu à peu gripper le fonctionnement de nos institutions, grignoter nos libertés fondamentales et saper les bases de notre démocratie.

Une démocratie bien menacée. Rongée de l’intérieur comme de l’extérieur par des modèles concurrents ou franchement hostiles.

Une situation qui risque à terme de mettre en péril les fondements de notre République et ses valeurs humanistes.

Et faire péricliter toute tentative de garantir les bases d’un vivre ensemble respectueux des écarts et des différences, mais attaché à faire corps, à faire peuple commun sinon Fraternité. Démarqué en tout cas des forces de dislocation centrifuges, des clivages identitaires, communautaires et des conflits mimétiques.

Une situation face à laquelle juges débordés, politiques pressés ou clientélistes, et intellectuels angoissés semblent incapables d’apporter des réponses justes, pérennes, aptes à corriger le tir. Sinon à déployer une Vision pour construire un avenir de paix et d’unité.

Un boulevard pour les pires écueils qui menacent à plus ou moins long terme notre identité, notre culture, nos valeurs et notre modèle républicain, si jalousement et chèrement défendus.

D’un côté celui d’une islamisation et d’une libanisation de la France. En marche objective et même accélérée. N’en déplaise aux partisans d’un relativisme coupable, à ceux qui craignent de renforcer la stigmatisation des musulmans en dénonçant ce danger, aux suiveurs et aboyeurs moutonniers incapables de raisonner par eux-mêmes. Et bien que l’instrumentalisation qui en est faite par l’extrême droite en brouille l’analyse et tende à discréditer toute dénonciation un peu ferme.

Et de l’autre la porte ouverte aux pires extrémismes xénophobes. Incarné par cette même extrême droite.

Sinon à une forme de totalitarisme musclée accédant au pouvoir par les voix démocratiques à la faveur de crises, une exaspération populaire sur fond de délitement moral, de perte des repères, de confusion hystérisée, conduisant à des sursauts réactifs des peuples face au sentiment de déliquescence généralisée. Comme à l’incapacité d’élites déconnectées, autistes ou cyniques à prendre en compte leurs difficultés et revendications.

On l’a vu tout récemment avec l’arrivée au pouvoir en Italie du front d’extrême droite aux relents néo-mussoliniens. Et cette vague populiste sinon crypto-fasciste qui déferle depuis 10 ans sur les démocraties européennes et aux Etats-Unis.Ce sentiment de déliquescence, terreau des extrémismes de tous bords, se nourrit d’une forme de terrorisme intellectuel beaucoup plus insidieuse que celui de Daesh, dont on parle hélas assez peu. Et dont on mesure mal les vrais dangers tant on s’y est accoutumé.

Il s’agit du terrorisme moral exercé par l’hégémonie de la Pensée unique et le Politiquement correct, instruments du Système.

Terrorisme sournois car infiltré dans les discours, les schémas de pensée et les esprits.

Et qui nivelle discours, modèles comportementaux et valeurs, en s’opposant à toute expression libre, claire et directe de vérités dérangeantes qui risqueraient de mettre en cause certains modèles établis.

Vérités aussitôt raillées et détournées en accusations réflexe (« théorie du complot », discours victimaires, moralisation outrancière, emballement névrotique sur des broutilles…) visant à verrouiller tout débat, à empêcher tout discernement serein, à culpabiliser ou marginaliser les détracteurs.

Un terrorisme très efficace en revanche pour semer la confusion, imposer des modèles de pensée simplistes, faciles à reproduire, et gommer tout esprit de discernement nuancé.

Mais aussi et surtout à manipuler les esprits en traçant et en contrôlant discours et opinions.

Un phénomène largement conceptualisé par les sociologues du début du 20e siècle qui se sont attachés à décrypter les mécanismes de la psychologie et de la manipulation des foules. Et illustrés par des romans prophétiques comme 1984 d’Orwell, ou Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Plus récemment par des films comme Matrix ou V comme Vendetta.

En tout cas ce terrorisme empêche clairement les autorités institutionnelles, juridiques, politiques, morales ou intellectuelles de ce pays de faire leur travail correctement, en toute indépendance, sans être soumises en permanence à la double pression vindicative des gardiens du Système et d’une opinion grégaire.

Comment dès lors faire appliquer la Loi, sanctionner les contrevenants, veiller au respect du Droit démocratique, défendre les libertés individuelles et les valeurs de la République ? En tout cas sans être soumis à l’exercice d’une censure permanente. Et de mécanismes réducteurs, totalisants sinon totalitaires.

Mais venons-en au fait après cette longue introduction.

Lors d’un voyage au printemps dernier dans le Midi, je me suis vu confronté à un incident assez banal, mais très symptomatique de ce qu’on peut aisément interpréter comme une volonté d’imposer la charia dans un lieu tout à fait surprenant, a priori épargné par ces dérives.

De séjour à Nîmes, je me suis rendu dans un restaurant Quick situé à deux pas des Arènes, sur l’imposante Esplanade Charles de Gaulle. L’équivalent de la Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

J’y ai commandé un menu du type cheeseburger bacon, un classique de cette enseigne et de bien d’autres marques de fast-foods.

A ma grande surprise le serveur m’a signifié que cette spécialité emblématique de la marque ne figurait pas au menu de l’établissement.

Lequel refusait tout simplement de servir à ses clients de la viande de porc.

Stupéfait, j’ai fait part de ma surprise à l’intéressé, qui bien qu’impuissant m’a immédiatement rejoint dans mes griefs. Estimant lui aussi inadmissible qu’un restaurant Quick applique ainsi la charia, mais pourtant bien obligé d’obtempérer.

J’ai failli tourner les talons après avoir fait un scandale.

Mais j’ai préféré me raviser et employer des moyens plus efficaces pour dénoncer ce procédé scandaleux.

Lequel constitue il faut le rappeler un délit manifeste, et une atteinte non négligeable aux principes de liberté, d’égalité des citoyens devant la loi, et de laïcité.

J’ai donc écrit une lettre au directeur de ce restaurant très fréquenté par des Nîmois et des touristes en plein cœur de Nîmes.

Je la soumets à votre lecture (au bas de cet article), et vous invite à en discuter.

Face à un tel état de fait et une impunité étonnante (Nîmes une ville bien ancrée à droite, avec un maire Républicains tendance Wauquiez, et un électoral FN qui aligne des scores importants aux élections), je me suis résolu à en parler à des amis nîmois qui ont partagé mon émotion. Une colère nourrie par une exaspération croissante face à la montée réelle de la délinquance, de la criminalité et de l’insécurité à Nîmes.

Une ville et une région à fortes populations immigrées, à fort taux de chômage, confrontées ces dernières années à un afflux massif de réfugiés, qui se singularisent selon la Police par une criminalité galopante, et une forte prévalence d’islamistes doctrinaires bien actifs dans leurs rangs.

Ce n’est hélas pas un fantasme parano digne de Valeurs Actuelles. Ni un de ces mensonges alarmistes et outranciers dont le FN est coutumier. Encore moins un cas isolé. Tout le pourtour méditerranéen est en effet concerné.

Une triste réalité à laquelle sont confrontés les habitants. Y compris les jeunes Nîmois enfants fils de parents immigrés de 2e ou 3 générations. Ils en subissent eux aussi les déboires, pris en tenaille entre une xénophobie rampante et des tentatives de récupération de la part de ces fanatiques, pourtant ultra minoritaires.

Face à ce constat, comment agir ?

N’est-il pas déjà trop tard pour infléchir l’évolution et parer à des menaces plus graves ?

Il appartient à chaque citoyen, croyant ou athée, quelles que soient ses propres origines, récentes ou lointaines, son appartenance éventuelle à une communauté, de prendre ses responsabilités, d’alerter, de sensibiliser. De proche en proche, ou en prenant à partie responsables et élus.

Avant que les urnes ne parlent de façon funeste.

Il ne s’agit pas de stigmatiser, d’attiser des peurs, rivalités ou tensions qui risqueraient de nourrir les frustrations et tentations de se marginaliser.

Mais d’être clairs, rigoureux, sans ambiguïté, paresse ou complaisance, qui font le terreau quotidien des extrémistes de tous bords et des ennemis de la République.

Réveillons-nous et agissons ensemble, mais aussi chacun à sa mesure.

Ne nous laissons pas endormir par une actualité insipide qui brodé sur des questions mineures, en tout cas sans comparaison avec ces enjeux : le foot, Benalla, ou le dernier petit commentaire d’un sous-ministre sur Twitter ou à la télé.


Lettre ouverte au Directeur du Quick de Nîmes
_______________
Cher Monsieur,
Je suis journaliste indépendant, membre et ancien dirigeant de plusieurs associations citoyennes de dialogue intercommunautaire, de défense des valeurs républicaines et de la laïcité, et ancien conseiller de quartier de la Ville de Paris.
Lors d’un récent déplacement à Nîmes et dans sa région, je me suis rendu à votre restaurant pour y commander un menu au comptoir.
J’ai été alors très surpris d’apprendre que votre restaurant refusait de servir à ses clients des plats contenant de la viande de porc.
Ce qui est contraire me semble-t-il à ce que pratiquent l’ensemble des restaurants Quick présents sur le territoire français. Lesquels proposent à peu près tous les mêmes spécialités et formules.
Je crois savoir que depuis sa création, Quick comme d’autres enseignes de restauration rapide américaines ou européennes, a toujours proposé dans ses menus, en France du moins, des hamburgers contenant du bacon.
Cette décision, dont je me suis ému auprès de votre employé qui a partagé ma réprobation, constitue une contradiction flagrante avec la politique de Quick en France. Une société belge rachetée récemment par le groupe américain Burger King. Lequel que je sache n’est pas une entreprise islamique.
En effet cette décision surprenante de la part d’un restaurant Quick situé en plein centre de Nîmes, sur l’emblématique Esplanade Charles de Gaulle, à quelques mètres des Arènes de Nîmes fréquentées par de nombreux touristes, a quelque chose de proprement révoltant.
Notamment parce qu’elle s’apparente à une facon non explicite d’appliquer la charia sur le territoire français, au cœur d’une grande ville vivant presque exclusivement du tourisme. Et non dans une banlieue reculée où ne vivent que des communautés issues de l’immigration, en grande partie musulmanes.
Cette façon d’imposer sans le dire la charia à vos clients et salariés est tout à fait inadmissible.
En particulier dans un lieu public et un établissement commercial appartenant à un groupe multinational de très forte notoriété, et hors de tour contexte cultuel ou communautaire.
Et donc en contradiction complète avec la loi française.
Je vous signale que cette décision constitue un délit passible d’une amende.
A titre personnel j’ai des amis musulmans qui gèrent des restaurants halals de type kebabs. Et je ne vois aucun problème à ce que ces restaurants ne servent pas de porc à leur clientèle, mais au contraire des plats et de la viande certifiés halal, ce qui me semble tout à fait normal pour ce type de restaurants.
De même je trouve normal que des chaînes de restauration rapide proposent à leurs clients le choix entre plusieurs menus, dont certains cashers ou halals si cela correspond à une demande.
Mais concernant la chaîne Quick, une telle décision ne peut être comprise que comme une concession inacceptable au communautarisme local.
Compte tenu du contexte démographique d’une ville comme Nîmes et d’un département comme le Gard, je comprends que vos clients puissent être pour une large part issus de l’immigration africaine ou maghrébine. Et donc pour une large part sinon une majorité de confession musulmane.
Vous n’êtes pas non plus sans savoir que les tensions communautaires qui ont nourri parfois tragiquement l’actualité de notre pays obligent autorités et responsables à une vigilance particulière pour faire respecter les lois de la République, en particulier en matière de laïcité.
Notamment en refusant de céder aux pressions d’une minorité au sein de la minorité musulmane, qui entend faire fi de nos lois et imposer les siennes, en complète rupture avec la République, le respect des libertés individuelles, des principes d’égalité devant la loi, de la laïcité et du vivre ensemble.
Je vous invite donc à exercer sans plus attendre votre responsabilité de manager et de citoyen, en amendant une décision qui vous met personnellement en situation d’enfreindre la loi.
Je ne manquerai pas d’en référer le cas échéant au Maire de Nîmes et au Préfet du Gard. Afin qu’un arrêté municipal ou préfectoral soit promulgué visant la fermeture administrative provisoire de votre établissement, dans l’attente d’ouvrir une enquête administrative ou judiciaire.
J’en informe également la Direction Générale de Quick France. Et celle de Burger King aux États-Unis.
Certain qu’elles ne manqueront pas de vous rappeler vos devoirs et responsabilités concernant le respect des lois et réglementations en vigueur dans notre pays.
Cordialement,
Christophe Claudel