Humanité, année Zéro : L’ultime combat

Mis en avant

La seule façon de triompher dans cette guerre nouvelle où nous entraîne l’oligarchie, c’est de créer une nouvelle réalité librement et consciemment choisie. Et pour cela, de nous engager dans un combat spirituel pour l’éveil global des consciences.

Il ne s’agit pas d’un combat eschatologique du Bien contre le Mal, mais d’un combat pour l’Unité et l’avènement d’une conscience universelle.

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Un nombre croissant d’experts, d’observateurs et d’influenceurs s’accordent aujourd’hui sur un même diagnostic à propos de cette crise du coronavirus et ce qu’elle cache. Chacun à sa manière tente d’alerter l’opinion sur les manipulations en jeu, la nécessité d’un réveil collectif et d’une mobilisation des citoyens.

Reste la question des stratégies envisageables pour mettre en échec le projet totalitaire que l’oligarchie a commencé à déployer. Compte tenu de l’écart disproportionné entre les moyens dont disposent les forces en présence, cela revient à poser la question de la vraie nature du combat à mener et des véritables enjeux.

Doit-on s’opposer frontalement à ce qui ressemble chaque jour de plus en plus à un projet coercitif de domination totalitaire ? Doit-on s’opposer aux mesures mises en place, à commencer par le confinement imposé, et demain la vaccination obligatoire pour tous ? Faut-il se mettre en danger pour résister, entrer individuellement et collectivement en dissidence, se soulever contre des autorités manipulées et qui outrepassent leurs pouvoirs ? Refuser massivement de nous soumettre aux injonctions, au risque de voir les contraintes se durcir, et les libertés se réduire encore ? Faut-il planifier des opérations de sabotage, cibler des personnes ou des objectifs stratégiques ?

Ou bien doit-on au contraire se taire pour minimiser les dégâts, faire le gros dos, abdiquer face à un rapport de forces inégal ? Et donc renoncer à nos libertés, accepter toutes les restrictions, les privations, les humiliations, présentes et à venir, en espérant des jours meilleurs, et pour ne pas risquer un pire sort en cas de réaction agressive face à notre insubordination ?

Sur cette question de livrer ou non bataille contre l’élite au pouvoir pour reprendre en mains notre avenir et nous réapproprier nos libertés, on doit toujours se rappeler qu’il existe plusieurs manières de triompher.

Pour employer une métaphore, la saga Star Wars offre des illustrations intéressantes qui surfent sur cette vérité à la fois spirituelle et existentielle, à savoir quelle est la meilleure façon de défaire un « Empire » totalitaire.

Sauf que l’Empire galactique ou plutôt mondial qui nous menace n’est pas encore tout à fait advenu aujourd’hui : nous n’en sommes qu’aux prémices. C’est à dire à la mise en place de conditions dramatiques préalables pour précipiter le chaos. Qui rendra bientôt nécessaire et inéluctable l’instauration d’une gouvernance mondiale de type dictatorial, d’un régime totalitaire fondé sur la confiscation de toutes les libertés, de tous les pouvoirs, la surveillance absolue de tous au nom de la sécurité par des moyens technologiques inédits, l’assujettissement absolu de chaque citoyen aux décisions, modèles et normes imposés à tous, y compris par les moyens les plus violents, par une micro-élite impitoyable et toute puissante.

Aujourd’hui, si l’élite a l’avantage du pouvoir, du contrôle des moyens et la maîtrise de l’agenda, nous avons théoriquement celui de la supériorité numérique. Bien que le but qu’elle poursuit soit de rallier le maximum d’individus par la manipulation, la terreur, la contrainte ou la corruption. Et de neutraliser la masse de tous ceux qui renoncent à réagir.

Entreprendre de mener un combat armé contre une élite qui contrôle tous les pouvoirs serait illusoire. Comme de déclencher une insurrection populaire mondiale. Celle-ci avait déjà commencé de façon spontanée et sporadique en 2019 dans beaucoup de régions du monde. Mais elle a été étouffée dans des répressions policières ultra violentes, avant d’être recouverte par la psychose mondiale du coronavirus et les mesures de confinement généralisé prétendument mises en place pour enrayer cette pseudo pandémie.

Qui plus est, rentrer dans cette logique du rapport de forces et de l’affrontement violent, même légitime, ne ferait que renforcer l’ennemi en ajoutant à la peur et aux conflits déjà existants d’autres angoisses, d’autres souffrances et d’autres conflits. Justifiant au nom de la paix et de l’intérêt général la mise en place de politiques sécuritaires et coercitives encore plus musclées, et une restriction encore plus grande des libertés, qui creuserait davantage les oppositions et inégalités.

En vérité, la seule et unique façon de triompher radicalement et définitivement de cette logique d’oppression sociale et politique, de contrainte physique, d’asservissement psychique, de régression morale et identitaire, c’est de s’engager en premier lieu dans le seul combat qui vaille, le seul à la hauteur des enjeux : le combat spirituel.

En effet, seule la conscience a la capacité de créer de la réalité. Or sans consensus pour choisir un avenir commun, il n’y a tout simplement pas d’avenir possible. Et sans devenir, on cesse d’évoluer, on régresse et on meurt. L’esprit meurt, pas seulement les corps. Ceci est vrai pour les individus, les sociétés et les civilisations. Aujourd’hui c’est la civilisation humaine qui est menacée, alors qu’elle n’a même pas encore vraiment vu le jour. Ce n’est pas un génocide planétaire qui est en oeuvre, c’est une tentative de tuer l’embryon de l’humanité future dans sa matrice, c’est à dire nous.

Le mythe d’un pouvoir violent et arbitraire qui tente d’anéantir un enfant-messie avant sa naissance ou toute une génération des nouveaux-nés parce qu’ils constituent une menace prophétique à son pouvoir et son autorité est vieux comme le monde et traverse les cultures. Cette fois nous y sommes, de nouveau, à ce point nodal de l’évolution humaine où le saut significatif de conscience annoncé se heurte à l’obstruction des pouvoirs établis.

Quand un paradigme de conscience est dépassé mais que le suivant n’est pas encore totalement advenu, quand les systèmes les plus sophistiqués qui avaient été mis en place pour gouverner les sociétés et soutenir leurs évolutions deviennent des carcans oppressifs, verrouillés et mortifères, quand les élites qui les dirigent craignent de perdre leurs pouvoirs et leurs privilèges, alors une crise majeure se produit. Pour en sortir, la conscience collective se cristallise et opère un saut qualitatif qui permet de lever les blocages, de transcender les impasses et de libérer à nouveau le pouvoir de création qui avait été figé. Ou bien, dans le pire des cas, ce saut ne se produit pas, la conscience collective se raidit, se retourne contre elle-même, la société s’autodétruit, meurt et disparaît. En réalité, cette conscience fait le choix de se suicider, de mettre un terme à son existence, plus qu’elle n’est victime d’une « décadence » ou d’éventuels assauts extérieurs.

Nous en sommes vraiment là : allons nous décider de nous suicider, ou nous résoudre à nous laisser suicider par ce système, le capitalisme, qu’il y a trois ou quatre décennies à peine nous désignions encore comme « le meilleur de tous » ? Allons-nous le laisser sous l’influence de l’élite qui le dirige se muer en un système de domination et d’asservissement totalitaire le plus coercitif et le plus violent que notre humanité ait connu ? Plus violent encore que le nazisme, le communisme et l’islamisme réunis ? Ou allons-nous reprendre en mains les rênes de notre destin, infléchir le cours de l’Histoire et permettre à cette humanité promise et à son avenir radieux de voir le jour ?

Le choix paraît assez évident mais comment faire ?

Contrairement à notre façon habituelle d’aborder les problèmes dans les discours que nous nous tenons, le plus grand des périls qui nous guette ne tient pas d’abord à des considérations d’ordre écologique, « cosmiques » ou sécuritaire : ces raisons « extérieures » ne sont évoquées selon une vision infantile de la réalité que pour nous exonérer de toute responsabilité et faire comme si nous n’étions pas les uniques créateurs de cette réalité douloureuse à laquelle nous semblons nous heurter.

La vérité, c’est que les « crises » que nous vivons, et tout ce qui semble « nous arriver » de dramatique ne sont que le produit exclusif de notre conscience. Que nous percevons comme un feedback, juste ou injuste, que nous renvoie l’Univers.

Or ces événements que nous vivons comme tragiques ou admonitoires ne sont en réalité que des mouvements de la conscience collective, qui viennent nous alerter quant à un déficit d’ajustement, de cadrage, par rapport à un désir essentiel d’évolution que nous exprimons de façon plus ou moins biaisée et que nous nous empêchons de réaliser vraiment. Un désir qui exprime Qui nous voulons être. Et quand ce décalage devient trop grand entre nos aspirations profondes et la réalité que nous créons le plus souvent inconsciemment, la souffrance que nous ressentons sans pouvoir clairement la nommer se manifeste par des distorsions événementielles et identitaires. Un paradoxe insurmontable entre ce que nous vivons, Qui nous sommes, et ce que nous voudrions vivre, Qui nous aimerions être. Entre la réalité que nous créons et expérimentons présentement, et celle que nous rêverions de vivre mais dont nous nous éloignons en la trahissant à chaque instant.

Ainsi en va-t-il du décalage complet entre nos idéaux humanistes, notre aspiration à la paix, au bonheur pour tous, à la liberté, à l’équité, au partage, notre volonté de construire une société vraiment juste, fraternelle, qui donne à chacun ses chances et ne laisse personne de côté, et ce monde de plus en plus inhumain, violent, divisé, injuste, qui se ferme à l’autre, s’enrichit en renforçant les inégalités, les rivalités, les injustices, les oppressions et les pouvoirs arbitraires.

Ce que nous percevons comme des épreuves infligées de l’extérieur ne sont en vérité que le reflet sur d’autres plans de désordres et de contradictions intérieures que nous avons nous-mêmes créés.

Ce ne sont que des symptômes qui aiguisent notre conscience, pas des causes. Le vrai danger, le seul danger qui nous menace aujourd’hui en tant qu’espèce et civilisation, c’est nous-mêmes. Ou plutôt la perte de conscience de Qui nous sommes vraiment. Et de ce que nous choisissons de créer collectivement. Le renoncement à vivre en tant qu’être au monde, dans un Devenir commun. Et donc à nous définir avant tout au travers d’une conscience collective : celle de l’humanité dont nous faisons tous partie, reliée à la Conscience Universelle dans sa globalité. En faisant semblant de nous croire des sujets autonomes, séparés, déconnectés du reste de l’Univers, des autres espèces, des autres consciences, des plus élémentaires, celles des particules, aux plus complexes, celles des amas galactiques qui peuplent l’Univers.

Ce qui nous a été confisqué, ou plutôt ce que nous avons choisi par peur, par paresse, par ignorance, par abdication, de nous laisser confisquer, c’est cette capacité à créer notre propre réalité collective. A nous engager de façon synergique, harmonieuse, dynamique, pour la faire éclore et exister. Bien plus que ces libertés individuelles, ou nos outils éthiques, politiques, économiques, institutionnels orientés vers la construction d’un édifice commun, dont nous nous plaignons d’avoir été dépossédés par des méchants et des envieux.

En vérité, c’est nous qui leur avons dédié ce pouvoir. Chaque fois que nous avons payé pour acheter un objet ou un service avec un billet de banque. Chaque fois que nous avons placé un bulletin à contre-cœur dans une urne. Chaque fois que nous nous sommes laissés aller à acheter quelque chose dont nous n’avions absolument pas besoin, juste pour nous différencier des autres ou prétendre appartenir à telle ou telle caste.

Cet esprit d’asservissement, de manipulation, de mensonge, d’aliénation, incarné par la société de consommation et du spectacle, le fric, la mode, la pub, les médias et le cirque politique, c’est nous qui en sommes les auteurs.

Et cet esprit authentiquement « dia-bolique » (qui divise) incarné aujourd’hui par l’oligarchie au pouvoir et que nous avons tous créé, ne s’approprie pas seulement les moyens matériels. Il n’endort pas seulement nos consciences consentantes, en les enfermant dans les pièges du confort et de la jouissance matérialistes, de la possession jalouse des biens et des richesses, de l’exercice de pouvoirs dérisoires sur la matière ou sur les autres pour satisfaire notre orgueil et notre soif de domination. Il ne nous condamne pas seulement à dépenser inutilement notre énergie et nos richesses dans de vaines compétitions mimétiques d’egos, la poursuite de vaines gloires et de conflits sans fin pour assouvir notre volonté de puissance. Il se nourrit littéralement de notre substance, de notre énergie vitale. Comme ces machines du film Matrix qui utilisent les humains comme des piles électriques pour produire l’énergie qui les fait fonctionner.

Cet esprit délétère et entropique détourne à son avantage ce qu’il ne peut ni générer ni posséder : cette faculté positive qu’a la conscience de créer de la réalité. Exactement comme les virus parasitent les mécanismes de la vie et de la réplication de l’ADN de nos cellules pour les forcer à produire des briques d’ARN afin de se multiplier.

En nous ôtant cette capacité à créer notre propre réalité, en parasitant les mécanismes quantiques qui unissent la conscience au réel, le Pouvoir croit pouvoir s’assurer une domination totale sur des consciences désunies, désorientées, déconnectées de leur vraie nature. Il s’octroie la capacité d’utiliser leur facultés créatrices pour servir ses propres buts.

Marx s’était arrêté en chemin dans son analyse, piégé par l’obsession matérialiste des esprits de son temps, et une fixation aveugle sur le seul registre économique conçu comme l’Alpha et l’Oméga de la réalité humaine et sociale. Il avait vu juste en dénonçant cette volonté d’asservissement des travailleurs au sein de la société capitaliste. Mais il avait réduit le travailleur à un simple cheville ouvrière de l’outil de production industrielle, à une force de travail associée à celle des machines dans le processus de Production. Une victime prisonnière d’un rapport de forces politique et économique doublé d’un combat de classe avec le Capital, selon une Dialectique de l’Histoire construite autour des mythes du Progrès, de l’émancipation du Prolétariat opprimé face à l’oppresseur capitaliste, et de la dynamique révolutionnaire comme précipitation quasi messianique du « Sens de l’Histoire ».

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus là. Si une quelconque « révolution » doit se produire aujourd’hui, elle réside dans les consciences. Pas dans une conscience de classe qui se constituerait par opposition à une autre. Mais au contraire une évolution, un saut qualitatif vers la conscience de l’indissoluble Unité du genre humain. Et ce saut prend la forme d’un Eveil collectif, pas d’un processus révolutionnaire visant à prendre le pouvoir contre un autre. Logique qui ne fait que pérenniser le caractère tragique de l’Histoire en reproduisant les mêmes schémas d’affrontement mimétique.

Or la vraie « valeur ajoutée » dégagée par toute forme de travail ou d’action consciente réside non pas dans l’ordre de la valeur donnée à toute production matérielle de biens dans le cas de la société industrielle, ou de services pour la société du tertiaire, ou même à celle du traitement de l’information pour la société du numérique. Mais dans la création de « réalité » dans tous les sens du terme. Et dans la création de sens.

La valeur, en particulier celle d’une action, ne se résume pas à son évaluation financière. Mais elle s’apprécie comme une création marginale, supplémentaire, dans l’ordre du réel existant. Dans le fait pour une action consciente d’exercer un pouvoir de transformation énergétique puis physique du réel, conduisant à faire exister ce qui n’existait pas auparavant sinon à l’état de potentialités. Et cette création a d’autant plus de valeur qu’elle produit du sens collectif.

C’est le principe même de la création artistique. Laquelle crée des œuvres qui n’ont pas d’utilité fonctionnelle en soi, contrairement aux objets utilitaires ou aux outils. Mais qui ont une valeur originale parce qu’elles créent du sens nouveau dans le registre du symbolique, en reliant des formes matérielles signifiantes au monde immatériel du Sens (ou de l’Essence).

Sans création consciente, sans rapport conscient au Sens, toujours mouvant, toujours changeant, il n’y a pas d’évolution possible, pour les individus comme pour les groupes. Et donc l’existence, qui est la possibilité d’éprouver consciemment ce rapport au Sens en multipliant les expériences, les états d’être, n’a plus aucun sens, plus aucune utilité. Sinon de répéter inlassablement, de façon insensée et stérile les mêmes schémas.

C’est précisément ce à quoi nous pousse la société de consommation capitaliste. Qui n’est pas orientée vers la création de valeur mais au contraire vers la destruction de valeur (au sens noble du mot). Et vers la création, l’appropriation et la concentration toujours plus grande de valeurs strictement financières. Valeurs fictives, factices et arbitraires, potentiellement violentes par la tension mimétique qu’elle génère entre les besoins qu’elles entretiennent et la satisfaction de ces besoins qu’elles semblent promettre dans l’ordre matériel pour ceux qui les détiennent.

D’où l’intérêt capital pour ceux qui veulent éviter à tout prix l’émergence d’une conscience et d’un consensus collectifs de tout faire pour séparer, isoler, désunir, diviser, opposer. Mais aussi brouiller les discours, les repères, les identités, les motivations. Fasciner et distraire au maximum les consciences individuelles en agitant des spectres pour les effrayer, ou en les orientant vers la satisfaction de désirs matériels subalternes.

Dans ce combat spirituel nous avons en principe l’avantage de la supériorité numérique en termes de consciences individuelles. Mais un énorme désavantage en termes d’éveil et de focalisation de ces consciences autour de mêmes buts, plus élevés que ceux que nous donnent à reproduire l’élite au pouvoir et la société de consommation.

Il est facile pour un petit groupe de quelques centaines d’individus partageant les mêmes buts, le même langage, les mêmes référents et les mêmes réseaux de pouvoir de s’entendre sur une vision et des objectifs communs. En revanche, cela devient beaucoup plus difficile quand il s’agit d’élever à un niveau significatif la conscience de 7,5 milliards de terriens, de les interconnecter consciemment, de leur faire expérimenter un degré d’intrication et d’unité suffisant pour qu’émerge une vraie conscience humaine globale. Ou plus précisément l’expérience consciente et universelle de l’Unité absolue, et celle de former une seule et unique conscience : expérience de l’Eveil.

Reste donc à trouver les moyens d’accélérer ce processus d’éveil collectif et d’unification de la conscience. Jusqu’à ce que la conscience globale atteigne un niveau vibratoire et une amplitude irréversibles. Une fois ce cap franchi, chaque désir individuel sera naturellement orienté vers la mise en commun des énergies et la contribution de chacun au bien commun. Et plus aucun désir individuel ne pourra viser la satisfaction égoïste de besoins personnels au détriment des autres. A fortiori plus personne n’aura l’idée de soumettre l’humanité pour satisfaire l’appétit de pouvoir et de richesses de quelques-uns.

Ce changement de paradigme de conscience ne sera pas le résultat d’une adhésion à une quelconque idéologie politique. Ni le résultat d’une croyance commune à une utopie de bonheur collectif. Pas plus que l’adhésion partagée à des croyances religieuses ou à des principes moraux. Qui seuls ne peuvent se dénaturer en idéologie et en prétention totalitaires. Ce changement sera la conséquence d’un niveau de conscience collective qui sera la matrice spirituelle d’une civilisation intelligente, pacifique et hautement évoluée.

Ce changement ne se produira pas de façon linéaire mais exponentielle, à mesure que les consciences seront de plus en plus interconnectées. Et donc ultra rapide. Il a d’ailleurs largement commencé, même si ses effets ne font pas la Une des médias, tous contrôlés par l’élite au pouvoir.

Les réseaux sociaux jouent un rôle paradoxal dans ce processus. A la fois d’accélérateur formidable de l’éveil et de l’interconnexion des consciences. Mais aussi d’amplificateur et de catalyseur très puissant des émotions, des affects et représentations, partagés en temps réel par des millions d’individus repartis sur toute la planète. Ils peuvent donc tout aussi bien amplifier et donner une consistance, un relief, une réalité incroyables au meilleur comme au pire des mouvements de la conscience collective. Et participer à l’élévation comme à la réduction de cette conscience. Comme par exemple exacerber des antagonismes violents entre des opinions sur tel ou tel sujet, essentiel ou superficiel.

C’est pourquoi l’élite cherche aujourd’hui à renforcer son contrôle sur les opinions et contenus partagés sur les réseaux sociaux, en plus du formatage rigoureux des discours distillés par les médias officiels. Notamment en interdisant et en supprimant chaque contenu ou discours jugé illicite. En imposant au contraire certains discours déclarés « vrais » ou conformes aux règles. Et en fabriquant ainsi une vérité arbitraire, universelle et univoque, à laquelle tous doivent se conformer, sous peine d’être exclus du réseau voire sanctionnés en cas de disqualification. L’une des constantes de la dictature.

L’élite connaît la vraie nature de la réalité. Qui est que tout ce qui est perçu ou reconnu comme « réel » procède de la conscience et du consensus établi par la conscience collective, seule matrice de la réalité.

Pour créer de la réalité, la conscience conçoit, nomme puis en réalise ce qu’elle crée. Pensée, langage et action sont les trois modes de création de réalité qu’il convient de maîtriser consciemment si l’on ne veut pas subir une réalité que l’on crée sans s’en rendre compte et qu’on attribue illusoirement à des circonstances extérieures. Et qu’il convient de contrôler si l’on veut exercer une emprise totale sur la réalité collective vécue par les individus.

Contrôler les émotions, notamment les émotions parasites et limitantes comme la peur, la tristesse ou la colère, est le meilleur moyen de contrôler ou de perturber le processus cognitif d’un individu ou d’un groupe. Contrôler la parole, les discours, l’expression, l’échange d’opinions et de représentations personnelles sur un sujet donné, est la meilleure façon de contrôler la manière dont un groupe crée ses propres représentations collectives et s’accorde sur le sens donné aux expériences vécues collectivement. Enfin, contrôler ce que les individus font, seuls ou collectivement, comment et pour quoi ils le font, est le meilleur moyen de contrôler la réalité qu’ils créent ensemble, après l’avoir imaginée et s’être accordés sur sa forme, son contenu, sa dénomination, son sens, sa valeur ou son utilité.

Reprendre la main sur ce processus de création de réalité en choisissant librement et consciemment ce que nous voulons vivre collectivement, quelles représentations adopter, quelles valeurs privilégier pour donner du sens à nos expériences communes, quelle direction choisir et selon quels critères nous entendre pour déterminer ce qui a du prix à nous yeux, est donc la seule façon de mettre radicalement en échec tout système totalitaire en nous réappropriant notre capacité à créer notre propre réalité. C’est à dire Qui nous sommes en tant qu’humanité, en tant qu’espèce vivante, en tant que civilisation planétaire.

Pourquoi il faut absolument réformer l’Islam

Mis en avant

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L’enjeu d’une formation des imams et d’une réforme radicale de l’Islam en France n’est ni religieux ni juridique, il est civilisationnel.

Pour comprendre les véritables enjeux, il ne suffit pas de regarder les choses du point de vue de la seule République, en considérant l’Islam (l’islamisme) comme l’agresseur, et la République en situation de défense. Ce qui conduirait immanquablement à une opposition, une rivalité, un affrontement. Et à creuser davantage le fossé que les islamistes veulent établir entre la France ou l’Etat et « les musulmans ».

Premier constat : les Français de confession musulmane sont avant tout des Français. Des citoyens comme les autres. Avec la même valeur, le même statut, les mêmes droits.

Il convient de le rappeler aussi souvent que possible. Et de s’adresser en priorité d’abord à eux quand on parle d’Islam ou d’islamisme, afin d’éviter qu’ils se sentent exclus ou stigmatisés. De rappeler que toute volonté de réformer l’Islam n’est pas une manière de les « stigmatiser », comme les islamistes s’échinent à leur faire croire, en mentant pour diviser.

La réforme de l’Islam est un projet qui vise d’abord à les protéger ! Les protéger de ceux qui prétendent justement prendre leur défense, mais veulent en réalité leur faire peur, les faire douter, les victimiser, les forcer à se réunir dans une « communauté » imaginaire, pour se servir d’eux ensuite contre une République qu’ils haïssent.

Les islamistes en vérité se contrefichent des Français musulmans. Ils n’utilisent ce mot « musulman » comme un mot-valise que pour nourrir et fédérer les peurs, endoctriner, instrumentaliser et séparer.

A l’opposé, la République dit aux Français musulmans : « Vous êtes des citoyens. Des citoyens français. Vous avez les mêmes droits que les autres citoyens. La République ne fait aucune différence entre ses enfants. Vous êtes totalement libres d’adopter la religion qui vous convient et de la pratiquer, ou aucune. Tant que vos croyances et vos pratiques ne portent pas atteinte aux autres citoyens, à l’unité de la République, à l’ordre public, aux libertés individuelles. »

Regardons les choses plutôt du point de vue de l’Islam.

Quel est l’état de l’Islam aujourd’hui ? Si tant est que ce mot recouvre une réalité homogène.

Inutile de tourner autour du pot : l’Islam vit aujourd’hui une crise majeure, paroxystique. Celle-ci n’est pas nouvelle mais elle est exacerbée. Les prurits de cette crise se nomment islamisme, salafisme, djihadisme, violence, terrorisme, attentats, massacres, persécutions, viols, esclavage…

Qu’en est-il d’une lune de miel possible entre l’Islam et la République ?

Sur ce sujet comme sur d’autres nos intellectuels français pèchent souvent par ignorance, idéalisme ou irénisme. Parfois par déni de réalité, duplicité, complaisance. Autant de « péchés » intellectuels souvent dictés par la mauvaise conscience postcoloniale, nourri du rêve fusionnel d’une humanité qui aurait atteint son universalisme selon des idéaux d’émancipation et de fraternité partagée, ignorant des résistances, des blocages, des différences.

Autant éviter d’argumenter : croire naïvement que l’Islam peut s’acclimater aussi facilement à la République, à la laïcité, que le judaïsme sous l’Empire ou la religion catholique il y a un siècle, c’est méconnaître totalement la réalité et la spécificité de l’Islam d’aujourd’hui.

Car aux dires des islamologues honnêtes, l’Islam, dans ses fondements théologiques, idéologiques et juridiques, est RADICALEMENT incompatible avec la notion d’état de droit, avec la démocratie, comme avec la République.

Pour s’acclimater, l’Islam doit muter, se réformer en profondeur. Ce qui suppose d’abandonner bon nombre de ses postulats établis il y a 13 ou 14 siècles. Et pour une large part figés dans leurs grandes lignes dogmatiques depuis le 11e siècle. Il ne pourra jamais s’acclimater à la réalité du monde contemporain, encore moins à celle de sociétés démocratiques et postmodernes comme la nôtre, sans un sérieux aggiornamento de ses dogmes, de ses croyances et de ses valeurs.

Sans parler des conflits entre le monde musulman et « l’Occident » ou les autres nations à l’échelle du monde, rien qu’en France, même l’Islam le plus modéré ne pourra jamais sortir par magie, sans un profond regard sur lui-même, d’une position réactive par rapport à « l’Occident ». Certains mouvements musulmans réformistes ou progressistes le font, mais ils sont ultra minoritaires, même en France.

Dans l’imaginaire véhiculé dans beaucoup de discours, l’Occident est souvent présenté comme un ennemi ou l’archétype de la « décadence ». Parce qu’il regroupe des nations chrétiennes donc « impies ». Parce qu’il représente l’ancien colon ayant détruit l’orgueil et la culture des peuples conquis. Parce qu’il regroupe aujourd’hui des sociétés fondées sur la modernité, le rationalisme, le matérialisme, l’individualisme, la laïcité, le relativisme culturel, et donc l’abandon de la soumission à Dieu.

En réalité l’Islam est incapable de prendre la mesure de sa propre décadence. Laquelle a commencé dès le 11e siècle et ne s’est jamais interrompue depuis. Parce qu’il a décidé de figer son dogme à cette époque, il s’est rendu lui-même incapable de s’adapter aux évolutions du monde qu’allaient porter l’essor de l’humanisme de la Renaissance, puis le Siècle des Lumières, et enfin de la société industrielle puis post-industrielle jusqu’à aujourd’hui.

L’islam vit donc dans un ressentiment puissant, fait de fascination-haine, de désir d’appropriation et de vengeance, face à l’Occident.

Pourtant, il ne voudrait pour rien au monde renoncer à ses apports « civilisateurs », en particulier son savoir-faire technologique : sa maîtrise de l’énergie, son urbanisme, son confort moderne, sa médecine, ses belles voitures, sa société numérique et ses nombreux gadgets… Mais emprisonné dans un rapport schizophrène à l’égard de l’Occident, l’Islam demeure profondément incapable d’en copier les infrastructures politiques, institutionnelles, juridiques.

Comme la notion d’état de droit, d’individu, de démocratie, d’égalité de statut des citoyens d’une même nation, de droits humains ou d’un universalisme fondé sur l’humain et non Dieu et la Charia. Autant de principes fondateurs de nos démocraties, mais qui viennent toutes se heurter frontalement à une volonté originelle de l’Islam d’imposer une emprise totalisante et totalitaire de la religion sur les personnes, sur les pouvoirs et sur tous les aspects de la vie en société.

Autant aujourd’hui qu’hier, l’islam c’est vraiment la soumission totale de tout et de tous à un Ordre totalitaire imposé par un dieu. Un modèle ontologique, idéologique, culturel, social, politique, juridique et institutionnel propre aux sociétés tribales les plus archaïques. Et qui quoiqu’on en dise et malgré ses nombreuses variantes, des plus tolérantes aux plus rétrogrades, n’a fondamentalement pas varié d’un pouce en profondeur depuis 1300 ans.

Pour preuve : toutes les tentatives d’importer la démocratie et l’état de droit au cours du 20e siècle dans les états arabes ou musulmans « modernes » se sont soldées par des échecs : dictatures militaires, souvent renversées par des guerres civiles, précédant l’accession au pouvoir des islamistes. Egypte, Algérie, Tunisie, Libye, Turquie, sans parler de l’Iran, c’est toujours peu ou prou le même scénario.

Avec à la clé un ressentiment accru et un désir de destruction encore plus grand vis-à-vis de l’Occident honni, rendu responsable de tous les maux et de ses échecs. Il est vrai que les manœuvres de la CIA ne sont pas toujours étrangères à ces revirements politiques funestes pour les peuples qui en payent les frais.

Ce cycle tragique des échecs et de la violence, cette incapacité à évoluer et se réformer, à se positionner autrement que dans un rapport de jalousie mimétique par rapport à l’Occident, est nourrie par une référence permanente au fameux « Âge d’or de l’Islam ». Un mythe à propos duquel bon nombre d’historiens sérieux s’accordent aujourd’hui à reconnaître qu’il n’a jamais existé. Mais qui demeure néanmoins très puissant dans l’imaginaire collectif arabo-musulman. Comme la référence à la puissance hégémonique du Califat, que des néo-sultans autoproclamés comme le dictateur islamiste Erdogan rêvent aujourd’hui de restaurer.

Un rêve d’autant plus artificiel que la splendeur passée de l’empire ottoman comme des autres dynasties « islamiques » doit en vérité beaucoup moins à l’Islam lui-même comme éventuel ferment civilisateur, qu’à la culture et à l’intelligence des sultans et des empereurs successifs, arabes, perses, ottomans, mongols, leur ouverture à l’Occident, ou à d’autres aires civilisationnelles à la périphérie orientale, méridionale ou septentrionale de ces empires.

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus à l’époque des conflits hégémoniques et des coopérations entre grands empires. La « mondialisation », qui a commencé avec la chute des grands empires européens et les deux conflits mondiaux qui ont suivi au cours du siècle dernier, est aujourd’hui en passe de s’achever.

On aurait tort de voir dans cette mondialisation un phénomène uniquement économique. Même si c’est bien par le biais de la globalisation des marchés et la financiarisation de l’économie mondiale que celle-ci a connu le formidable coup d’accélérateur que nous subissons. Celle-ci n’a pas non plus entraîné comme on l’annonçait un nivellement culturel, au point de broyer les identités ou de normaliser tous les aspects de la vie à l’échelle de la planète. Au contraire, la mondialisation a attisé une prise de conscience et une affirmation des particularismes locaux, régionaux, nationaux.

Cette mondialisation est en grande partie achevée. En partie seulement : les référents qui orientent la conscience planétaire ne sont pas encore uniformément partagés. Quant à l’ouverture de cette conscience sur les enjeux humains à l’échelle du monde, elle est loin d’être partagée au même niveau individuellement. D’où les replis identitaires que nous connaissons, qui sont des phénomènes réactifs normaux face au sentiment de perte de repères et de brouillage identitaire.

Quant au « Choc des civilisations », celui-ci non plus n’a pas lieu. Et n’aura jamais lieu. Parce que « les civilisations » n’est plus au 21e siècle une grille de lecture pertinente pour comprendre les évolutions du monde.

L’enjeu du 21e siècle c’est l’émergence d’une civilisation mondiale, unifiée, pacifiée, consciente de son destin commun et de la place de chacun. On aurait donc tort de vouloir envisager les relations entre l’Islam et l’Occident par le prisme des conflits de civilisations. D’autant que l’Islam aujourd’hui n’a absolument plus les moyens de prétendre « civiliser » quoi que ce soit, a fortiori le monde. Il n’en a ni les outils intellectuels ou philosophiques, ni la capacité charismatique, ni l’expérience, ni la faculté à s’adapter à la réalité et aux enjeux du siècle.

La seule question qui vaille, ce n’est pas « Quelle civilisation va l’emporter contre une autre ? », mais « Comment allons-nous réussir à faire civilisation tous ensemble ? »

Pour l’heure nous manquons cruellement de recul : nous sommes surtout piégés par nos peurs et obnubilés par les phénomènes de repli.

Les religions n’échappent pas à ces phénomènes de revendication et de reconnaissance identitaire. Sauf que l’Islam est totalement incapable aujourd’hui de fédérer comme il le voudrait des identités métissées ou superposées par le brassage des modèles culturels. Parce qu’il n’a quasiment pas évolué depuis un millénaire, qu’il a raté le cap de la modernité, et se voit a fortiori impuissant à offrir quelque modèle de compréhension que ce soit de cette postmodernité à laquelle il ne comprend plus rien.

En outre, en ce 21e siècle, émerge un phénomène nouveau et capital dans l’Histoire humaine, favorisé notamment par la société mondiale de l’information et l’essor de la mobilité : l’avènement d’une conscience collective planétaire. Or cette conscience est évidemment définie par les codes des mediums qui la porte : ceux de la technologie numérique, d’une jeunesse largement ouverte à l’autre et au monde, formée dans des universités internationales, qui partagent la même langue – l’anglais – les mêmes codes sociaux, de langage, de comportement, de consommation, une culture commune, profondément métissée, des loisirs communs…

L’Islam traditionnel paraît un archaïsme médiéval totalement déconnecté des attentes, des usages et des valeurs de cette jeunesse qui fera le monde de demain.

D’où en partie cette tentation qui le traverse de régression violente vers des schémas identitaires et idéologiques radicaux, fondamentalistes, la projection dans une vision messianiste, apocalyptique, où seule la destruction de l’autre en même temps que de soi-même pourrait permettre un fantasmatique Relèvement dans un monde imaginaire, justifié par un dieu vengeur aux polarités inversées, une icône de la Destruction totale.

Hélas pour ceux qui en sont les adeptes comme pour nous qui en subissons les contrechocs, l’Islam est aujourd’hui une religion à l’agonie. Il n’y a aucune issue sinon l’Anéantissement global mis en scène comme un feu d’artifice suicidaire.

Comme l’hitlérisme et son rêve de IIIe Reich a conduit à l’anéantissement de l’Allemagne avant que celle-ci ne précipite le monde dans les ténèbres, comme l’effondrement du stalinisme puis de l’empire soviétique a ruiné une partie des nations qui en étaient esclaves et failli précipiter le monde dans l’holocauste nucléaire, comme les ploutocrates ultralibéraux pourraient à leur tour précipiter l’humanité dans un chaos de violences et d’injustices jamais égalé, l’islamisme, à supposer qu’il arrive un jour à prendre le pouvoir partout sur terre, précipiterait le monde et tous les peuples dans un anéantissement assuré.

D’abord en exterminant Israël et tous les Juifs, son ennemi obsessionnel. Puis en décimant les « nations impies », à commencer par les chrétiens, puis les Chinois, les Indiens, et tous ceux qui s’opposeraient à leur volonté de conquête totalitaire. Et bien sûr au passage tous les « mécréants » déclarés parmi les musulmans qui refuseraient de se conformer à leur vision univoque et dictatoriale de l’Islam. Puis ils finiraient par s’entretuer entre eux, comme dans les procès de Moscou ou dans la folie d’épuration des nazis.

L’enjeu d’un Islam de France est donc primordial. Parce que si ce défi aboutit, il pourrait être une matrice possible pour un Islam réconcilié avec les valeurs humanistes et démocratiques. Certes, ce ne serait plus vraiment l’Islam, ce serait autre chose. Mais après tout les religions ne sont que des créations humaines destinées à évoluer ou être remplacées.

Il n’y a aucune autre voie pour l’Islam, en France, en Europe et dans le monde. Si des musulmans ne font pas le choix conscient de réformer radicalement l’Islam, celui-ci disparaîtra de sa belle mort. Ou dévoré par sa frange la plus radicale, son ressentiment et sa soif de pouvoir, il entraînera le monde dans le chaos

Le chant trompeur de La Laïcité

Beaucoup de ceux qui voudraient faire reculer l’islamisme se contentent de sauter sur leur chaise en criant « Laïcité ! Laïcité ! »

Mais la laïcité n’est ni une recette magique, ni une panacée.

Elle n’est que l’un des principes, essentiels, qui fondent notre démocratie. Mais qui n’a aucun sens ni aucune utilité s’il n’est pas relié aux autres.

Beaucoup aussi, selon une mauvaise compréhension de ce principe de laïcité, se cabrent dès qu’on évoque une possible ingérence de l’Etat dans les questions religieuses. Notamment en ce qui concerne le contenu des cultes, la formation des imams ou le financement des mosquées. Oubliant au passage qu’en France, l’Etat se mêle de religion de façon interrompue depuis 1789, et bien avant si l’on évoque l’Ancien régime.

Comme si les religions étaient une maladie honteuse dont l’Etat ne devrait surtout pas se mêler, au risque de se faire happer par un spectre ou contaminer par un virus plus dangereux que le coronavirus.

Soyons sérieux. Et surtout objectifs. Non seulement l’Etat peut mais il DOIT à tout prix se mêler de religion. Surtout de l’Islam, qui livré à lui-même, et donc aux islamistes, ne peut être qu’un ferment de chaos et de division ! Au nom des principes qu’il incarne et des pouvoirs régaliens qu’il exerce, l’Etat est le garant de l’ordre public, de l’unité de la nation, des libertés individuelles, de la loi et de l’ordre républicain.

Précisions.

La laïcité, ce n’est ni la passivité, ni la soumission, ni la complaisance.

La laïcité – selon la Loi de 1905 – c’est la « neutralité » de l’Etat par rapport aux religions, notamment en matière de financement.

La neutralité, ça n’est pas la démission.

De plus, la laïcité n’est pas l’Alpha et l’Oméga de la République…

La République repose sur d’autres piliers, d’autres principes essentiels, que l’Etat a le devoir impératif de défendre quand ils sont menacés :

L’Etat de droit. C’est à dire l’obligation de tous de se soumettre à la loi civile. Quand l’islamisme qui hait la démocratie voudrait détruire celle-ci et imposer à terme une théocratie à la place de la République.

L’unité et l’indivisibilité de la nation. Quand le séparatisme islamiste voudrait fracturer et diviser la société.

La cohésion nationale. Quand l’islamisme voudrait soumettre les Français de confession ou d’origine musulmane à des modèles et des lois dictés par des pays étrangers, favoriser le repli communautaire et opposer les citoyens.

La liberté de conscience et l’égalité des citoyens devant la loi. Quand l’islamisme voudrait imposer une seule religion, revendiquer un statut et des lois d’exception pour les musulmans, réintroduire le délit de blasphème et le crime d’apostasie dans le Droit Civil, sanctuariser la religion musulmane par le chantage à « l’islamophobie »…

La Fraternité républicaine et l’appartenance à la nation, laquelle passe par l’assimilation des citoyens d’origine étrangère. Quand l’islamisme voudrait privilégier les liens de l’Oumma érigée en « supranationalité ».

Les droits des femmes et des minorités, la protection des mineurs. Quand l’islamisme voudrait soumettre les femmes à un statut inférieur, leur imposer le voile islamiste dès le plus jeune âge, justifier la polygamie, le viol, les violences conjugales, le mariage forcé y compris de petites filles mineures, l’excision, mais aussi l’esclavage, l’antisémitisme, l’homophobie, l’intimidation et la menace pour tout musulman qui quitte sa religion, qui ne respecte pas le ramadan ou le halal, l’interdiction pour une femme de sortir seule, de circuler librement, d’étudier, de travailler, de voter, de postuler à des responsabilités politiques ou syndicales sans l’accord de son mari, l’endoctrinement des jeunes, la soumission des mineurs, y compris sexuelle…

La sécurité nationale et l’ordre républicain. Quand l’islamisme frériste ou salafiste voudrait justifier ou minimiser les actes terroristes, parfois avec la complicité du pouvoir, mais aussi la violence arbitraire, les menaces de mort pour les auteurs de « blasphèmes » (« islamophobes« ) ou les « apostats« , notamment les femmes, encourager la sécession, la voyoucratie, créer sur le territoire national des îlots communautaristes où l’Etat, l’administration, la Police ne peut plus pénétrer…

L’humanisme et la République sociale. Quand l’islamisme voudrait soumettre de façon absolue et totalitaire tous les humains à « Allah » et à sa « Loi » prétendument révélés par son « Prophète » .

L’universalisme. Quand l’islamisme ne connaît qu’un seul principe universel, celui de la Charia imposée à tous, et établit une distinction radicale de statut entre les membres de l’Oumma et les « mécréants » soumis à l’arbitraire, à l’esclavage ou à l’extermination.

L’aide internationale et la coopération entre les peuples. Quand l’islamisme n’est qu’un projet de conquête impitoyable de la planète, de soumission de tous les peuples à un ordre théocratique arbitraire, autoritaire et totalitaire, et de destruction méthodique par le recours à la violence ou à l’infiltration, des nations et des sociétés fondées sur les idéaux démocratiques et les droits humains.

La lutte conte les dérives sectaires, la protection des personnes et de biens. Alors que l’islamisme EST une secte parmi les plus dangereuses, organisées et déterminées à infiltrer tous les réseaux de pouvoir et tous les rouages de la société. Il devrait être inscrit sans tarder dans le Droit français comme telle. Les organisations qui diffusent cette idéologie doivent aussi être déclarées « organisations terroristes » : Frères musulmans notamment.

Voilà pour l’essentiel.

Il faudrait aussi ajouter l’indépendance des cultes avec des pays ou organisations étrangères, qui oblige aujourd’hui l’Etat à intervenir dans le financement de l’Islam en France pour interdire, contrôler, sanctionner.

Quelle organisation pour l’Islam de France ?

A noter s’agissant des liens entre l’Etat et les cultes qu’il existe toute une palette de réalités depuis plus de 200 ans en France entre le Concordat et le laxisme total pratiqué depuis 30 ans et qui nous conduit tout droit à la catastrophe.

Ainsi le Consistoire israélite de France n’est plus concordataire depuis 1905. Et même depuis 1901, date à laquelle il a été transformé en association.

Le CFCM n’est qu’un gang mafieux entièrement piloté par des pays étrangers dont l’Islam n’a rien à voir avec la réalité démographique, sociale, culturelle des Français de confession musulmane, ultra majoritaire parmi les musulmans en France. Ses représentants rivaux sont incapables de s’entendre et ne représentent absolument pas les musulmans « de base », qui détestent cordialement le CFCM. Ce « machin » doit donc disparaître et laisser la place à un véritable Consistoire National du Culte Musulman, interlocuteur unique de l’Etat qui vienne remplacer la myriade d’associations opaques et corrompues qui ne représentent que des intérêts particuliers et sont quasiment toutes aux mains des Frères musulmans.

Ce qui voudrait remplacer la laïcité bien comprise par « l’halalicité » doivent dégager. En particulier tous les imams et représentant du culte ou dirigeants d’association musulmanes étrangers, qui sont des instruments de propagation d’une idéologie hostile à la France et à ses principes.

Toutes les organisations dépendant de près ou de loin des Frères musulmans, du salafisme, de l’islamisme turc ou d’autres mouvances islamistes doivent être immédiatement dissoutes, et leurs représentants interdits de constituer d’autres associations musulmanes.

Tous les imams dépendant de ces organisations, qu’ils soient étrangers ou non, doivent être interdits d’exercer.

Quelle formation pour les imams ?

Un principe essentiel à mettre en place rapidement : tous les imams de France doivent être exclusivement de nationalité française. De même que les intervenants dans les cursus religieux et les personnes appelées à intervenir dans les mosquées.

Plus de Tariq Ramadan ou de Yusuf Al-Qaradawi en France !

Les imams français doivent être impérativement formés en France par des organismes et des intervenants français agréés par le Ministère.

L’idée d’une école nationale unique n’est pas mauvaise. Mais peu réaliste : l’islam est l’une des religions les plus éclectiques au monde. Et il est difficile d’imaginer que des imams représentant des islams différents puissent être formés au sein d’un même organisme.

Encore que cela permettrait de décloisonner les différentes composantes souvent rivales de l’Islam, en permettant à de futurs représentants religieux de se connaître et de dialoguer.

Quoi qu’il en soit, même si plusieurs organismes séparés sont amenés à former les futurs imams, il est absolument nécessaire que les cursus de formation soit uniformisés de façon à proposer un même « tronc commun » permettant de partager les mêmes connaissances, la même vision et les mêmes valeurs.

Les contenus et méthodes de formation doivent tous faire l’objet d’un agrément et d’un contrôle rigoureux, y compris dans le détail des formations théologiques. Non sur le fond (les points de dogmes et de foi), mais sur leur conformité avec les lois de la République.

Ceci n’est pas seulement essentiel pour garantir que les imams n’enseignement pas des principes « coraniques » contraires aux lois républicaines. Mais aussi parce tout l’enjeu de l’émergence d’un véritable « Islam de France » dont on parle depuis 30 ans mais qui n’a jamais existé, c’est de permettre justement à l’Islam en France de s’acclimater aux réalités historiques, éthiques, philosophiques, culturelles, sociales, juridiques, institutionnelles et politiques qui fondent la République.

Une formation de culture générale comprenant notamment des éléments sur l’Histoire des civilisations islamiques, une typologie des différents islams présents aujourd’hui dans le monde, l’Histoire de la France et de l’Europe, l’Histoire des grandes religions, l’Histoire de la démocratie, celle de la République française, une formation au grands principes du Droit, à la laïcité, à la prévention de la radicalisation…

Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra court-circuiter l’entrisme islamiste dans les mosquées et les instances représentatives de l’Islam en France.

Toutes les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Un gros effort de l’Etat doit en revanche être mené pour faciliter, recadrer, contrôler la création de nouvelles mosquées par des organismes et représentants agréés. Afin de palier l’énorme déficit de lieux de culte musulmans en France et d’éviter la multiplication anarchique de lieux de cultes clandestins, foyers de radicalisation parce que souvent aux mains d’islamistes radicaux.

Toutes les mosquées de France doivent être étroitement surveillées. Avec si possible une présence policière devant chaque lieu de culte destinée à rassurer les populations contre le risque d’actes anti-musulmans mais aussi de marquer la présence de l’Etat républicain à l’extérieur des lieux de culte.

De même les réseaux associatifs créés et animés autour des mosquées doivent être surveillés et démantelés en cas de danger.

Des liens étroits dépourvus de corruption doivent être établis avec les mairies, les administrations, les services sociaux, de Police ou de gendarmerie. Afin d’assurer la sécurité, l’ordre public, le respect des lois, l’insertion des populations dans le tissu local, social, économique, culturel, en prévenant tout phénomène d’enfermement communautaire et de ghettoïsation des quartiers.

Remettre la République au corps de l’Education

Bien sûr toutes les écoles coraniques hors contrat, déclarées ou non, doivent être dissoutes. Leurs professeurs et dirigeants interdits d’exercer.

Les élus locaux qui les subventionnent de façon illégale doivent être poursuivis, soumis à de lourdes sanctions pénales et destitués de leur mandat.

Afin de garantir le droit pour les parents à éduquer leurs enfants s’ils le souhaitent hors de l’école publique comme la loi le prévoit, des contrôles scolaires réguliers doivent être mis en place afin de vérifier que les enfants concernés acquièrent les bonnes connaissances requises, et ne subissent pas malgré eux un endoctrinement idéologique et religieux de la part de leur milieu familial, communautaire ou éducatif.

En pareil cas ils doivent être confiés à l’école de la République.

Les contrôles pour les écoles « musulmanes » hors contrat autorisées à exercer devront être très fortement renforcés. Notamment quant aux aspects logistiques et sanitaires, à la répartition des matières enseignées, aux contenus éducatifs, méthodes, manuels, enseignants, outils d’évaluation, aux financements et à la gestion : tout doit être passé au crible.

L’ouverture et la gestion d’écoles religieuses clandestines doivent être considérées comme un crime majeur et très lourdement sanctionnées. Assimilées à des dérives sectaires, des formes d’abus, d’endoctrinement et d’emprise psychologique, de sécessionnisme : des menaces éminemment graves pour la liberté, l’intégrité et la santé psychologique d’enfants mineurs, comparables à des formes d’abus sexuels ou de pédophilie.

Dans les cas les plus graves, ces enfants devront être retirés de leurs parents et confiés à des institutions spécialisées.

Halal : Halte aux mafias islamistes !

Les institutions du halal en France doivent être centralisées en une seul organisme officiel dépendant du Consistoire national. Ce n’est plus la loi du marché qui doivent prévaloir en matière de certification.

Une manne qui profite jusqu’à présent en majorité aux islamistes. Et leur sert notamment à financer le « djihad judiciaire« .

Comme pour le financement des mosquées et des organisations musulmanes par des pays étrangers, cette source de financement de l’endoctrinement islamiste en France et ce moyen de contrôle des esprits par le halal doit être asséché.

Ceux-ci une fois leurs institutions dissoutes ne pourront plus prétendre faire main basse sur ce juteux marché, qui ne pourra être confié qu’à des organismes et représentants agréés par l’Etat.

A change has gotta come* – Quel avenir pour l’humanité ?

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Ascenseur pour l’échafaud

Une chose est certaine : notre monde est violent.

Non seulement il est injuste, cruel et désenchanté, mais ceux qui sont sensés nous protéger contre ses excès se révèlent exclusivement préoccupés par leurs intérêts personnels.

L’affaire Fillon a déclenché une réaction en chaîne qui vise à moraliser au pas de charge la vie politique hexagonale en rejetant paraît-il dans les oubliettes de la préhistoire des pratiques d’un autre âge.

Le tsunami populaire balaie désormais un à un les représentants du microcosme avérés de fieffés cyniques, les branches pourries tombent plus vite que les feuilles mortes en novembre, et Marine Le Pen pourrait bientôt récolter les dividendes de ce chamboule-tout national en devenant la Marianne de l’Antisystème.

Reste Macron comme ultime rempart à l’épouvantail frontiste, au suicide français par la petite porte nationale-socialiste, et surtout comme sauveur du Système propulsé par ses généreux sponsors sur la rampe de lancement d’élections très politiquement correctes et démocratiques.

En attendant le résultat d’un suspense inédit, les Français se vengent en coupant des têtes par médias interposés. Et flirtent avec les stéréotypes révolutionnaires en déclenchant des jacqueries en banlieue. Sans voir que cette Grande Terreur version 2017 est largement mise en scène pour détourner leur attention des véritables enjeux, leur faire croire à des mirages et que cette parodie de campagne va changer leur sort parce qu’ils auraient cette fois-ci leur destin en mains.

Kapitalismus über alles !

Pendant que certains râlent, d’autres croient à la liberté d’entreprise comme clé de la réussite.

Et nos politiques libéraux de citer en exemple ces nouveaux aventuriers qui se lèvent tôt le matin pour faire fructifier leur microentreprise. Des héros érigés en modèle d’initiative et de vertu entrepreneuriale face aux assistés d’un système social condamné.

Depuis que les normes administratives et fiscales ont été simplifiées pour faciliter la déclaration d’une nouvelle entreprise et qu’on a créé le statut d’autoentrepreneur, la France s’est trouvé un nouveau héros : le jeune patron issu de banlieue qui déjoue la panne d’ascenseur social en retroussant ses manches.

Et puis il y a le succès d’Über, que les particuliers mettent en concurrence avec des corporatismes sclérosés.

Ce que révèle l’ubérisation accélérée de la société c’est un vaste jeu de dupes qui favorise et valorise les autoentrepreneurs comme les chantres de la société post-capitaliste et de la customisation égocentrique du travail.

Bien plus qu’il ne crée une nouvelle race de winners, la vérité c’est que ce modèle réhabilite l’ancien statut de « tâcheron ».

Minimum de charges pour l’employeur et maximum de risques pour l’employé. Faillite et burnout assurés en bout de course.

Pour échapper à cette dérive entretenue par le jeu de la concurrence et vanté par les médias, il est temps de rompre avec ce nouvel avatar de l’individualisme contemporain. Et d’inscrire dans nos priorités l’harmonisation à la hausse des droits et des régimes des salariés et des indépendants.

Le fric c’est chic

Plus les églises se vident, plus les centres commerciaux et les multiplex se remplissent.

Mis à part quelques aigris de la Manif pour tous et quelques tartufes qui la soutiennent pour engranger les suffrages, la religion n’a plus la cote.

Du moins dans sa version oldschool. Ceux qui savent conjuguer bonne parole et business, comme ces évangéliques alliés aux ploutocrates de Wall Street, ont eux le vent en poupe.

Quant aux mythes, ils ont la vie dure. Un quart des Américains croient dur comme fer à la théorie créationniste. Pas étonnant qu’ils aient élu Trump. Côté revers de la médaille, les idéologues du Djihad armé séduisent de plus en plus de nos jeunes banlieusards en déshérence.

Mais athées purs et durs ou religieux illuminés, tous sont peu ou prou adeptes d’un seul vrai dieu : Mammon.

La frugalité n’est plus que l’apanage de doux rêveurs alter-écolos séduits par les sirènes de la décroissance.

Tout le monde veut s’en mettre jusque-là en attendant la fin du monde.

Mais pour s’acheter ces artefacts de bonheur en toc et étaler les signes extérieurs de c’est mon choix, encore faut-il avoir les poches pleines.

Difficile quand 99% des richesses sont détenues par 1% de la population.

Alors on cherche tous les moyens possibles pour gagner du fric. Ou au moins se donner l’illusion qu’on en a. Creusant au passage ses frustrations et son désir de vengeance contre un Système qu’on rejette mais qui continue de nous mener par le bout du portefeuille en nous promettant chaque matin des joujoux plus affriolants qu’hier.

O tempora, o mores…

Dette ? Quelle dette ?

Un état c’est comme une foyer : ça doit payer ses dettes ou éviter d’en contracter.

C’est avec ce genre de croyances totalement fabriquées que les hiérarques de Bruxelles zélés thuriféraires de la religion imposée par les banques centrales veulent nous faire croire depuis les décennies que l’équilibre budgétaire est avec la croissance et l’excédent commercial l’alpha et l’oméga du bonheur collectif.

Alors que les Français sont de plus ne plus nombreux à ouvrir les yeux et vouloir claquer leur gueule à ces ventriloques du Système, comme par hasard voici qu’à moins de 90 jours de l’élection présidentielle tombe le rapport Pébereau. Et qu’on nous ressert le vieux refrain de la dette.

Voir l’article du Figaro du 15 février 2017 : Ces 5 chiffres qui montrent l’urgence de réduire les dépenses publiques en France.

Mais qui serait aujourd’hui assez naïf pour croire un apparatchik de la haute finance comme Michel Pébereau, ancien patron de BNP-Paribas, la banque la plus cynique de tout le cartel français ?

La dette ? Mais on s’en tape de la dette !

Qu’est-ce qu’une dette ? Une simple écriture dans un ordinateur. Cliquons sur « DELETE » et hop ! terminé : plus de dette !

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Ça paraît facile à dire ? Et pourtant…

Bien sûr les médias n’en parlent jamais, mais ôtons nos œillères et observons comment depuis la crise de 2008 les Islandais ont dit aux banques d’aller se faire foutre en optant pour un autre modèle social et économique à l’opposé de la doxa monolithique qu’on nous ressert depuis 50 ans comme la seule vérité vraie. Les banques n’ont pas pu faire autre chose que s’aligner…

Dont acte.

Qui plus est, la dette est un mécanisme totalement pervers au cœur du système mis en place par les banques centrales pour asservir banques, états, entreprises et particuliers.

Le vrai sens de la « dette », ce n’est pas ce lien absurde que les états continuent d’entretenir avec les banques, et que nous continuons tous d’entretenir avec les puissances de l’argent.

Non. La vérité cachée derrière ce machiavélique artifice comptable, c’est que nous sommes tous totalement interdépendants. Que nous avons tous une dette les uns envers les autres. Et que l’humanité tout entière a une dette envers elle-même. Parce que nous ne cessons d’emprunter à nos enfants pour financer notre rêve de toute puissance et de jouissance sans limite.

Changer ? Mais quoi ?

Il est temps de changer radicalement de modèle, au risque de nous autodétruire en suivant une logique qui conduit l’humanité à sa perte.

C’est sûr, quand on a été gavé de poison libéral depuis son enfance il faut du temps pour reformater le disque dur et oublier l’endoctrinement qu’on a subi. Mais c’est possible.

Quels sont les enjeux ? Quelles sont les priorités ? Quelles sont les solutions ?

Faut-il comme on le dit souvent remettre le politique au-dessus de l’économie ? Ne faudrait-il pas d’abord remettre l’homme au cœur de la politique ?

Réaffirmer le primat du politique sur l’économique c’est bien, mais ça sonne surtout comme une revanche d’une classe politique décrédibilisée, d’un discours politique désavoué par les électeurs et d’une volonté de récupérer des voix face au succès de l’abstention et à la montée des extrêmes.

On ne construit pas l’avenir en faisant marche arrière. On ne compense pas les effets néfastes de la violence des marchés en élevant des barrières protectionnistes comme s’imaginent pouvoir le faire Trump ou Marine Le Pen.

Quant à la mondialisation souvent accusée de faire le malheur des déclassés, elle arrive à son terme et jamais des murs ou des frontières ne permettront de revenir à un paradigme qui appartient au passé.

Faut-il alors laisser faire, laisser passer ? Et laisser au Système le soin de s’autoréguler ? L’avènement de la société de consommation capitaliste constitue-t-il le point ultime de l’évolution humaine, comme l’affirmait Philippe Muray, théoricien cynique préfigurateur de Houellebecq qui reprend à son compte la thèse hégélienne de la « fin de l’Histoire » ?

Certainement pas !

Faut-il ériger des contre-pouvoirs ? L’Etat doit-il réguler le marché comme le prétendent les partisans de politiques interventionnistes ou d’inspiration keynésienne ?

Force est de constater que toutes ces tentatives ont échoué.

De plus, le paradigme politique n’est certainement la clé pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

Pas plus que la « nation » n’est le concept idoine pour retenir des identités déliquescentes et ordonner les échanges humains.

Sortir des paradigmes anciens

Comme l’a démontré le sociologue Alain Touraine[i], nous avons changé de paradigme.

Au cours de son histoire, l’humanité a d’abord connu un premier paradigme « politico-militaire ».

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Celui-ci était marqué par l’ère des batailles et des empires concentrés sur leur volonté de conquête hégémonique. Le pourvoir appartenait alors au prince. Une stratégie orientée vers la conquête de nouveaux territoires, la préservation et l’expansion d’un modèle civilisationnel inspirait alors l’action politique et militaire des états.

De Lao Tseu à Clausewitz en passant par Machiavel, le rapport de forces entre états rivaux se réglait par les armes et le gouvernement des peuples par l’usage de la force arbitraire ou légitime des puissants.

Ce système a produit des merveilles, a soumis des peuples entiers à la férule du modèle le plus puissant, mais il n’a pas assuré le bonheur de l’homme. Tout au plus a-t-il permis de pérenniser des dynasties vouées tôt ou tard au déclin.

Le succès des idéaux des Lumières et des grandes utopies sociales, l’avènement de la démocratie partout en Occident, l’effondrement des empires et l’affirmation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au sortir de deux guerres mondiales, les révolutions industrielles puis numérique, l’essor du capitalisme marchand, le triomphe du Marché et la mondialisation de l’économie ont conduit au début du 19e et jusqu’à la fin du 20e siècle au remplacement de cet ancien paradigme par un nouveau : le paradigme économico-social.

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Le Peuple souverain a replacé le Prince. Le Marché dans les sociétés capitalistes et l’économie planifiée dans les sociétés marxistes ont supplanté le primat du politique. La conquête de nouveaux territoires géographiques a été remplacée par celle de nouveaux territoires économiques.

Toute l’action collective s’est orientée vers l’édification d’une société fondée sur les valeurs démocratiques de liberté, d’égalité, de justice et la redistribution des richesses selon un idéal de fraternité.

Ce paradigme est aujourd’hui caduque.

La mutation rapide du capitalisme industriel en ultralibéralisme financier et le choc de la mondialisation aujourd’hui arrivée à son terme ont creusé les écarts et exacerbé la contestation d’un modèle économique inhumain.

Car celui-ci conduit à l’épuisement des individus et des ressources, à l’accroissement de la pauvreté et au creusement des écarts entre riches et pauvres, à des formes nouvelles d’esclavagisme, à la multiplication des guerres et des violences instrumentalisées pour servir les intérêts des grandes puissances, à la quête inassouvie d’un bonheur matérialiste et hédoniste fondé sur la consommation effrénée et le divertissement permanent, à la manipulation constante de l’opinion par les médias, à la dictature de la transparence, au repli des droits individuels au profit d’un monde hypernormatif, d’une surveillance permanente de la vie personnelle et sociale, à la perte totale du sentiment d’appartenance collective, du sens du bien commun, de la morale, des repères et des valeurs.

Selon Alain Touraine, le nouveau paradigme qui émerge aujourd’hui est avant tout culturel. Il se caractérise par l’opposition de modèles civilisationnels et culturels pour la domination mondiale jusqu’à l’avènement d’une culture planétaire portée par la mondialisation économique qui finira par supplanter les particularismes.

Si elle peut paraître juste, cette analyse centrée sur la culture n’est pas satisfaisante. Car elle ne rend pas compte de l’étendue et du sens profond de la crise actuelle, de ses enjeux les plus essentiels et des solutions à mettre en œuvre pour sauver l’humanité d’une destruction assurée.

Vers une conscience planétaire

Ce qu’il faut aujourd’hui c’est changer radicalement de vision et de modèle.

Non pas simplement changer de modèle de « société », car la société est un concept aujourd’hui dépassé. Tout comme la « nation », la société est un paradigme aujourd’hui englobé dans un ensemble plus vaste dont le périmètre est l’humanité tout entière en voie d’unification.

La mondialisation des échanges, non seulement des échanges économiques mais aussi la globalisation des savoirs et des cultures, l’accélération de la mobilité et la multiplication des échanges humains, qui s’accompagnent d’un déracinement généralisé de la culture d’origine mais aussi d’un enrichissement par le commerce avec une multitude d’autres, le développement d’internet et des réseaux sociaux qui permet d’échanger en temps réel les informations, de brasser les connaissances, de confronter les modèles de pensée et les habitudes de vie, tous ces phénomènes conduisent à l’émergence d’une nouvelle conscience planétaire.

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Cette métaconscience est celle de l’Humanité tout entière en voie d’unification. Et non la somme des consciences individuelles ou des éons collectifs en concurrence pour s’imposer comme l’entité dominante.

Cette unification en cours est inéluctable. Elle s’accélère, s’intensifie et s’approfondit. Il ne s’agit pas d’une « uniformisation » comme on le prétend souvent, même si les différences tendent apparemment à se niveler.

En réalité les différences jouent pleinement leur rôle moteur de la relation et de l’accélération cognitive et spirituelle.

Cette dynamique propulse la conscience collective dans une spirale ascendante vers des niveaux de plus en plus élevés. Ici et là, partout émergent des sauts de conscience qui ne sont pas à proprement parler des « prises de conscience » – encore que les crises jouent ce rôle – mais une expansion de la conscience globale, ramifiée en une infinité de connexions quantiques.

Le nouveau paradigme est donc bien plus que culturel : il est spirituel.

Inévitables régressions

La transition entre l’ancien et le nouveau paradigme passe par une étape de questionnement éthique. La passerelle entre l’idéalisme social propre au paradigme économico-social dont on voit aujourd’hui la faillite complète et le nouveau paradigme spirituel est jonchée d’angoisses existentielles, d’interrogations relatives à la morale, au sens de la vie ou à la soif d’une nouvelle transcendance.

A mesure que la réalité de cette nouvelle entité émergente qu’est l’Humanité nouvelle se fait jour et que la Conscience globale absorbe les consciences individuelles, des peurs vertigineuses se réveillent, liées au sentiment de perte d’identité personnelle ou collective.

Les crispations de la conscience qui en résultent se traduisent par des focalisations apocalyptiques sur fond de cataclysme écologique, de terreurs millénaristes, de fantasmes de 3e guerre mondiale et de destruction globale.

Ces soubresauts de la conscience en train d’accoucher se matérialisent par divers chocs, catastrophes, épidémies, flambées de violence ou emballements hystériques.

Autant de phénomènes dont on ne retient que la partie émergée de l’iceberg déformée par les lunettes de la pensée unique libérale qu’on chausse habituellement : crise économique, sociale, politique. Au mieux crise identitaire, culturelle ou civilisationnelle.

Contrairement à ce que l’on croit ce ne sont pas les désordres économiques, sociaux ou politiques qui génèrent un sentiment de panique et traversent la conscience de hantises diverses. Croire cela reviendrait à penser que les « événements factuels » déterminent nos perceptions psychologiques, qui à leur tour font fluctuer notre état d’esprit.

Passer du monde cartésien à la conscience quantique

La physique quantique nous révèle que c’est au contraire l’esprit qui tient le gouvernail. Et que notre réalité individuelle ou collective n’est pas « perçue » de l’extérieur mais que nous la créons à chaque instant. Que ce que nous croyons subir n’est pas la résultante d’événements indépendants de notre volonté mais le produit exact de nos choix et de nos représentations inconscientes.

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Ce monde en plein tourment n’est en fait qu’un gigantesque hologramme dans lequel nous nous projetons et dont nous nous croyons prisonniers.

Il suffit de penser, d’énoncer et de faire les choses différemment pour que notre réalité change immédiatement.

Cela vaut pour les individus, cela vaut pour les groupes, et demain cela sera notre réalité universelle.

Notre devoir collectif ce n’est pas aujourd’hui de changer le monde. Que ce soit par un effort « contre » une nature hostile comme le croient les partisans d’une vision anthropocentrique du réel. Ni à l’inverse en nous amendant de nos erreurs pour nous réconcilier avec une mère-nature bonne et généreuse mais qui nous renverrait aujourd’hui à notre inconscience et à nos excès. Vision infantile partagée par les partisans d’une vision « écocentrique ».

En revanche notre responsabilité collective passe par la prise de conscience des représentations que nous créons, qui à leur tour se traduisent par des modèles dont nous ne savons plus sortir.

La réalité collective est fondée sur l’intrication permanente d’égrégores collectifs, lesquels orientent à l’image de champs magnétiques et donne vie à ce que nous interprétons comme le réel, et en détermine l’apparence de réalité.

Nos pires ennemis sont nos peurs. A nous d’en prendre conscience et d’en être maîtres et non esclaves.

Le Système instrumentalise, nourrit sinon crée lui-même ces psychoses collectives par son obsession vaine et violente à affermir son pouvoir sur les êtres et les esprits.

Partout apparaissent en réaction des régressions de types religieuses, nationalistes, identitaires, communautaires.

Bien entendu toutes ces logiques qui s’appuient sur une volonté désespérée de retour aux mythes religieux, à la nation, au groupe de référence ou qui renforcent l’enfermement narcissique et l’individualisme contemporain s’appuient procèdent d’une lecture faussée par la peur et sont vouées à l’échec.

Pire, elles ne font que renforcer une dérive, une caste ou un système qu’elles prétendent combattre.

La pensée cartésienne ou rationnelle, si forte en France, qui prétend s’opposer à la pensée mythique, est aussi ce qui nous aveugle le plus. Il est temps de revêtir la conscience quantique. Que le philosophe Ken Wilber nomme « pensée centaurique ».

Cette pensée dépasse le prisme trompeur engendré par la dualité, par la pensée verbale et les concepts. Et l’apparente incompatibilité entre rationnel et irrationnel.

Pour entrer dans ce paradigme de conscience, il faut aller au-delà des mots et même des représentations.

Je ressens donc je suis

On a coutume aujourd’hui d’ironiser sur cette propension générale à privilégier les émotions et les affects par rapport aux idées.

Pourtant émotions et affects sont ce qui caractérisent les mouvements de notre âme. Et notre âme, plus que notre esprit résumé à l’intellect, est ce qui nous relie consciemment à notre être profond et à tout ce qui est.

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Nous nous sommes tellement détachés de nos émotions que nous en sommes par exemple venus à croire que l’on peut transmettre des savoirs ou des savoir-faire à de jeunes enfants en faisant totalement abstraction des émotions qui les accompagnent et de la sensibilité de ceux qui les reçoivent. Or c’est tout l’inverse. Parce qu’avant d’accéder à la pensée cartésienne, les plus petits fonctionnent naturellement dans la pensée quantique. Et vibrent instinctivement au diapason des consciences qu’ils côtoient dont ils captent les moindres frémissements.

Appliquons-nous donc à bien ressentir. C’est-à-dire à ne pas être esclaves de nos perceptions, de nos émotions ou de nos sentiments, mais à les accueillir, à les accepter, à les observer, à les nommer, à les partager et à les laisser vivre sans nous identifier à eux.

Car sans eux nous sommes détachés de qui nous sommes. Nous vivons dans les illusions engendrées par notre intellect et non au contact de l’énergie qui vibre en nous et nous fait être.

Notre travail consiste à prendre conscience de ce que nous sommes conscients, d’être conscients d’être, c’est-à-dire en perpétuelle évolution, en perpétuel devenir. De renoncer à fixer cette identité autour d’un sentiment d’avoir, de savoir, de pouvoir ou d’appartenir. Mais de nous concentrer sur la seule réalité qui est : que nous sommes des êtres totalement reliés, que toute séparation est illusoire et que nous ne faisons qu’Un avec tout ce qui est.

Lorsque le plus grand nombre aura réalisé cette étape, la conscience collective arrivera à son point d’achèvement. Toute velléité d’attachement matériel, de possession égotique, de compétition pour la conquête de nouveaux territoires, de nouveaux pouvoirs ou de nouveaux savoirs nous apparaîtra vaine.

Seule la recherche de la plus grande réalisation, du plus grand bonheur collectifs seront au cœur de notre engagement. La paix règnera éternellement. L’homme vivra éternellement (ce qui est déjà le cas même s’il le nie ou l’ignore), et il accomplira des prodiges dont il n’a même pas idée.

Ceci n’est pas une utopie, une chimère ou une illusion. C’est la seule réalité possible. A nous de la comprendre, de la choisir, de l’embrasser et de la « réaliser » collectivement. Il n’y a pas d’alternative.

Mettre l’Humanité au cœur de toutes nos préoccupations

En France, la fascination morbide pour les attentats terroristes de 2015 et 2016 a totalement anesthésié la pensée collective, en exacerbant les suspicions identitaires et en précipitant la fragmentation communautaire. La France est devenue incapable de s’inventer un avenir. Et se venge de son sort en décapitant sa classe politique.

Seule demeure dans des discours vides de sens la référence réflexe à une « République » dont on ne sait plus très bien s’il faut passer ou non à la 6e pour sortir du marasme politique, aux « Droits de l’homme » devenus un mythe démenti par les atteintes croissantes aux libertés individuelles, et à la « démocratie » qui n’est plus qu’un mirage destiné à masquer la manipulation par les élites et institutions financières, la disparition du pouvoir des individus et la limitation de l’expression démocratique aux outrances télévisuelles et à des parodies électorales mises en scène par les médias.

Faut-il revenir à une forme d’humanisme, remettre l’homme au centre de la politique ?

Non. D’abord parce qu’on l’a vu la logique politique ne fait plus sens aujourd’hui. Ensuite parce que ce n’est pas l’idéal humaniste si élevé soit-il qui nous sauvera mais l’inscription de plein pied, libre, joyeuse et active dans ce grand mouvement qui nous aspire vers un destin qui nous dépasse.

Pour devenir les acteurs de notre avenir, il faut mettre la conscience de cette appartenance à une Humanité dont nous sommes les cellules au cœur de toutes nos préoccupations, des plus anodines au plus essentielles.

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Nous sommes en marche. Mais pas pour élire un politique fantoche qui veut nous manipuler pour nous déposséder de notre pouvoir et nous rendre davantage esclaves d’un Système à bout de souffle.

Nous sommes en marche vers notre propre avènement.

Le changement ne « doit » pas arriver : il est déjà là.

Ce n’est pas pour demain, c’est ici et maintenant.
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*Un changement doit arriver

[i] Alain Touraine : Un nouveau paradigme. Comprendre le monde d’aujourd’hui. Fayard, 2005