Ich bin ein Afrikaner, aber…

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Cet article fait suite à un précédent du même auteur publié sur ce blog et sur Agoravox.
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Manifestation aux Etats-Unis à la mémoire de George Floyd
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Manifestation de soutien à Adama Traoré organisée à Paris le 2 juin 2020 par le Comité Adama devant le Palais de Justice de Paris

Je profite de l’occasion qui m’est donnée par les commentaires laissés à la suite de ce premier article pour préciser et prolonger ma pensée sur un sujet qui à l’évidence passionne les Français. Et remercier au passage toutes les personnes qui ont pris la peine de lire et commenter.

Beaucoup l’auront compris : l’article Ich bin ein Afrikaner abordait la question du meurtre raciste de George Floyd par un policier blanc, la vague de manifestations, les indignations et débats passionnels qu’il a suscité aux Etats-Unis, sous un angle bien précis : celui de la solidarité due à une victime emblématique d’une communauté stigmatisée et longtemps persécutée.

D’où cette expression empruntée à John Kennedy venu en juin 1963 exprimer son soutien aux Berlinois de l’Ouest à l’occasion des 15 ans du blocus de Berlin : « Ich bin ein Berliner ! »

Une occasion de rappeler qu’historiquement et génétiquement nous autres humains partageons tous la même origine lointaine, l’Afrique, d’où les premiers hommes, noirs, partirent peupler le vaste monde. Que cela plaise ou non cette origine commune est un fait et on ne pourra jamais l’effacer.

Bien sûr les critères ethniques, génétiques et linguistiques développés au cours des longues migrations de populations au fil des millénaires ont segmenté notre humanité en peuples, en races, différentes sinon opposées. Certains critères différenciant très visibles, comme la couleur de la peau, noire d’ébène pour certains, blanc porcelaine pour d’autres. D’autres plus secondaires ou subtils, comme la taille, la morphologie, les traits du visage, l’adaptation physiologique à certains climats, la résistance immunologique à certaines maladies, etc.

Et bien sûr les multiples langues, dialectes, idiomes qui fragmentent nos façons de communiquer en une multitude de parlers plus ou moins proches ou éloignés des autres.

Une réalité enfouie dans l’inconscient collectif de l’humanité. Et traduite selon les cultures par des mythes comme celui de la Tour de Babel. Lequel évoque une humanité autrefois unie, dont les membres pouvaient communiquer aisément dans une même langue. Puis fragmentée en des langues, des cultures, opposées et rivales les unes des autres.

Comme l’aurait sans doute rappelé René Girard, ce mythe évoque d’un des fondements tragiques de toutes les cultures depuis la nuit des temps : les mécanismes de la violence mimétique. Cette violence s’exprime depuis l’homme de Cro-Magnon et jusqu’à notre époque postmoderne. Notamment au travers des cristallisations raciales sur la couleur de peau, l’apparence physique, l’origine réelle ou supposée des uns et des autres.

Certains commentateurs ont souligné avec justesse qu’une majorité de Brésiliens contemporains partageaient plus de caractères génétiques avec des Européens – disons les Portugais – qu’avec des peuples africains dont les fils de ces premiers esclaves arrivés sur les côtes du Brésil sont les descendants. Ceci est exact. Et prouve la prédominance des facteurs racialistes dans les préjugés racistes ou raciaux qui jouent un rôle déterminant dans les mécanismes du mimétisme dans l’un des pays les plus métissés mais aussi les plus violents au monde.

A quoi faut-il donc s’attacher ? A raviver ou pérenniser ces stigmates qui aliment des discours et des préjugés, attisent la haine et la violence entre les hommes ? A nier au contraire l’existence de critères objectifs différenciants dans une forme de cécité coupable, comme des souris qui voudraient nier l’existence du chat devant elles juste avant de se faire dévorer ?

Ou en les combattant, en les démontant, en montrant que si des différences objectives existent, ethniques, culturelles, géographiques, linguistiques sinon « raciales », elles ne sont que relatives, partielles, et constituent des points de cristallisation de discours subjectifs ? Et qu’en aucun cas elles ne peuvent justifier qu’on en fasse des absolus, des totalités, des tabous, des prétextes pour justifier des discours visant à généraliser, à catégoriser, à inférioriser, à stigmatiser, à persécuter, haïr ou tuer.

Il ne s’agit pas non plus de combattre le racisme de façon négative, mimétique. Comme certains militants de l’antiracisme qui s’en prennent aux racistes réels ou supposés en se laissant piéger dans les mêmes discours absolutistes, totalisants sur « l’homme blanc ». Et en s’enfermant dans une haine symétrique à cause de leur blessure, qui devient à son tour une nouvelle forme de racisme. Un racisme éternellement reproduit qui enferme l’Histoire dans une dialectique macabre résumée à un combat de domination entre les races, aux violences et aux erreurs liées à l’esclavage ou à la colonisation. Une façon de figer les identités collectives. Et de transformer pour toujours le Noir en une victime innocente, et le Blanc en un éternel raciste esclavagiste, colonialiste, exploiteur, dominateur.

La seule façon de sortir de ces pièges du mimétisme, c’est de mettre l’accent sur le fond commun de l’humanité. Et sur le fait, surtout à cette époque si déterminante dans notre Histoire, que l’humanité est une entité une et indivisible. A la manière dont notre République française est conçue comme une et indivisible.

Et de considérer les différences réelles entre les êtres comme des moteurs de la relation à l’autre, le fondement de l’altérité, dans un monde qui voudrait faire de nous soit des clones, soit des pierres de scandale mimétique qui nous opposeraient nécessairement les uns aux autres.

Un autre angle d’analyse, plus politique celui-là, et qui n’avait volontairement pas été abordé dans l’article original, concerne la récupération politique qui a été faite de ce tragique événement aux-Etats, puis dans le monde. Et les différences culturelles entre la France et les Etats-Unis.

Notamment ce parallèle, mensonger et odieux à bien des égards, vite brossé entre l’affaire Floyd et l’affaire Adama Traoré. Avec ce qu’il faut bien appeler une récupération sinon un rapt politique effectué par quelques associations d’extrême gauche pour instrumentaliser une affaire typiquement américaine. En faire une généralité qui concernerait tous les Noirs dans le monde, et mettre sur la table des revendications en bravant l’interdiction de manifester liée au confinement et en forçant l’opinion publique et le pouvoir politique à se prononcer sur des sujets qui ne relèvent pas franchement de la priorité nationale.

Rappelons les faits pour démonter cet amalgame grossier. Dans un cas un policier blanc américain connu pour son goût de la violence et ses propos racistes plaque au sol un citoyen noir américain, l’immobilise, et malgré ses cris manifestant son impossibilité de respirer (« I can’t breathe », repris comme slogan par les manifestants), s’entête à le maintenir durant plus de 8 minutes dans cette position dangereuse réputée létale. Jusqu’à ce que l’intéressé s’évanouisse puis décède des suites de ces violences policières durant son transport à l’hôpital.

Il ne s’agit pas d’une simple « bavure » mais bien d’un meurtre à caractère raciste commis par un policier conscient de ses actes. Et donc d’un homicide, volontaire ou involontaire, ce sera à la justice de le déterminer.

Aussi violent et révoltant ce crime puisse-t-il paraître, il ne constitue ni un cas exceptionnel, ni un cas isolé. Mais c’est justement pour cela qu’il revêt une importance capitale et constitue un symbole dans l’Amérique de 2020. Surtout en pleine campagne électorale pour la réélection d’un homme qui avait fondé une grande partie de sa campagne en 2016 sur l’exploitation de thèmes racistes, xénophobes, en flattant dans ses meetings les plus bas instincts d’une Amérique blanche, raciste, anti-intégrationniste et frustrée par deux mandats consécutifs d’un Président noir présenté comme l’aboutissement du mouvement d’émancipation d’une communauté longtemps victime de l’esclavage, de la ségrégation, de l’absence de droits égaux.

On ne peut dissocier le meurtre de George Floyd de l’Histoire des Etats-Unis. Un pays qui s’est constitué faut-il le rappeler sur une amnésie à propos du plus grand génocide de l’Histoire, celui des Amérindiens. Puis qui s’est développé économiquement grâce au commerce et à l’exploitation d’esclaves noirs venus d’Afrique. Dont les descendants n’obtiendront la reconnaissance et des droits égaux, au terme de décennies de lutte pour les droits civiques, qu’en 1964. Ce qui n’abolira pourtant pas la haine et les crimes racistes dans certains états.

Une communauté qui subit encore aujourd’hui des humiliations quotidiennes, des insultes, des violences, qui est la cible de crimes arbitraires. Et qui représente le plus fort pourcentage de détention dans les prisons américaines.

En outre les Etats-Unis se sont construits dès le début sur une conception de la démocratie très différente de la nôtre. Le communautarisme et le multiculturalisme sont indissociables de la culture américaine. Le Rêve Américain s’est constitué sur le modèle du melting pot. Un modèle de société qui agrège des communautés de migrants venus d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie. Mais qui prône une séparation étroite entre celles-ci. Séparation raciale : en principe les fils de colons blancs n’épousent pas des filles d’esclaves noires, et les WASP de Manhattan ne fricotent pas avec les Juifs orthodoxes de Brooklyn. Séparation géographique : à chacun son quartier sévèrement gardé et gare à celui qui s’aventure sur les terres du voisin. A ce titre la vision très baroque des bas-fonds de New York au 19e siècle dépeinte par le réalisateur Martin Scorcèse dans Gangs of New York, ou celle plus romantique du New York des années 1950 dans West Side Story, ne sont pas très éloignées de celle plus contemporaine des ghettos des banlieues pauvres de New York ou de Los Angeles tenus par des gangs de Noirs, de Portoricains ou des descendants de colons irlandais.

L’Amérique est ségrégationniste depuis l’origine et le reste, malgré tous les discours égalitaires et le mythe de l’American Dream, sans cesse dénoncés par une réalité puissamment inégalitaire, violente et chaotique.

La France n’a ni la même Histoire, ni la même culture, ni le même socle éthique. La France est un vieux pays. L’esclavage y a été définitivement aboli, y compris dans les colonies, en 1848, sans que le sang n’ait eu besoin de couler. Quant aux USA, ce n’est qu’au terme de 5 années d’une guerre civile terrible et d’une sécession entre les Etats du Nord abolitionnistes et du Sud esclavagistes que le Président Lincoln obtint du Congrès en 1865 l’abolition de l’esclavage. Ce qui ne mettra pourtant pas fins à la ségrégation dont les Afro-américains sont victimes, et qui durera encore un siècle jusqu’au vote du Civil Rights Act en 1964.

L’élection de Barack Obama en 2009 aurait dû mettre un terme définitif à 5 siècles d’ostracisme. Hélas l’Histoire démontra 8 ans plus tard qu’elle était capable de cuisants revers. Et ce sont désormais les unionistes, les suprématistes et les groupuscules néonazis qui tinrent le haut du pavé durant les 4 ans du mandat de Trump. Du moins jusqu’à ce réveil unanime de conscience politique afro-américaine et des émeutes qui suivirent le meurtre de Floyd.

Une situation radicalement différente en France. Un pays fondé sur des idéaux libertaires, égalitaires et fraternels, où tous les citoyens jouissent réellement d’un statut et de droits égaux, qu’ils soient blancs, noirs, catholiques, juifs ou athées. Et ce depuis l’instauration de la Première République en 1792.

D’autre part la France est fondé sur le principe généreux d’assimilation pour les nouveaux arrivants, qui offrent à ceux qui désirent acquérir la nationalité française les mêmes droits que ceux sont français depuis plusieurs générations. Elle refuse radicalement et combat le communautarisme et toute forme de séparatisme identitaire, ethnique ou religieux, comme dans le cas de l’islamisme.

En conséquence, vouloir assimiler le combat de la communauté noire aux Etats-Unis, dont le symbole à la suite de milliers d’autres Noirs injustement assassinés est aujourd’hui George Floyd, aux revendications des indigénistes, des anticolonialistes, des néoracialistes, des islamistes et autres intersectionnels d’extrême gauche (ou de l’extrême droite islamiste) qui voudraient faire d’Adama Traoré un symbole au même titre que Floyd est une magistrale imposture, qu’il faut démonter et dénoncer avec la plus extrême vigueur.

La France n‘est pas un pays raciste. La Police française n’est pas raciste. A ce titre les crimes commis envers les Juifs durant l’Occupation par la Police de Vichy restent dans toutes les mémoires. Et constitue un anti-modèle pour la Police de la République.

Il y a des racistes en France. Il y a des préjugés raciaux chez certains Français. Mais il est mensonger de prétendre que tous les Français seraient racistes. Que tous les Blancs seraient tous des racistes. Et que tous les Noirs français ou étrangers ou tous les immigrés seraient tous indifféremment victimes de racisme en 2020. Comme si rien n’avait changé depuis l’esclavage et la colonisation, qu’on devrait sans cesse renvoyer à la figure à la majorité blanche. Ou comme s’il était dans l’ADN du Blanc d’être raciste et violente envers les autres races.

D’ailleurs en France il n’y a pas de « majorité blanche ». Ni de communauté ceci ou cela. Il n’y a que des citoyens français. Point barre. Rien de détermine la qualité ou l’identité de qui que ce soit selon les lois et principes républicains, relativement à sa couleur de peau ou son appartenance ethnique réelle ou supposée. Ce n’est pas la République qui isole et stigmatise. Contrairement à ce que tous les discours sociologisants sur l’urbanisme des Trente glorieuse ou les discriminations à l’embauche voudraient nous faire avaler. Certains voudraient essentialiser leur mal-être et en rendre responsables la France, la République, les citoyens français ou « les Blancs ». Mensonge !

Au passage il n’y a pas plus raciste aujourd’hui que cette attitude qui consiste à réintroduire la notion de race pour déterminer les relations entre les êtres. Et d’assigner aux Noirs un statut absolu et incontestable de victimes. Et aux Blancs celui de bourreaux.

Quant à Adama Traoré, faut-il rappeler que son décès consécutif à son arrestation n’avait absolument rien de volontaire encore moins de raciste de la part du policier.

En outre, quand on regarde à la loupe le pedigree de cette famille Traoré qui aujourd’hui s’élève en chantre de la morale, de la vertu, prétend donner des leçons à la Police, à l’exécutif, à la France et aux Blancs, il y a de quoi hurler de rire.

Il y a dans cette double imposture et dans cet amalgame frauduleux entre l’affaire Floyd et l’affaire Traoré une manipulation obscène et révoltante. Et qui ne sert en définitive qu’à justifier une haine viscérale de la France sans cesse accusée de racisme (« d’Etat » !), culpabilisée, ethnicisée, racialisée et clouée au pilori.

Disons-le tout net : ces gens n’ont rien à faire ici. Soit ils sont français et doivent respecter comme n’importe quel autre citoyen les lois de la République. Soit ils sont étrangers et doivent choisir un autre pays d’accueil plus conforme à leurs exigences. Et s’ils continuent de menacer l’ordre public comme ils le font aujourd’hui ils doivent être chassés.

On l’aura compris : lutte contre le racisme suppose discernement et détermination. Pour ne surtout pas céder aux sirènes de la culpabilisation ou de l’instrumentalisation. Et se monter ferme face aux préjugés et injustices liés au racisme n’exclue pas de l’être également face à la tentation de l’irénisme, de la mauvaise conscience ou de la confusion.

Ce n’est qu’à cette condition qu’on pourra à la fois respecter les écarts et les différences, et construire un avenir pacifique fondée sur une réelle Unité.

Ich bin ein Afrikaner !

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Il y a quelques années quand un étranger me demandait mes origines, je répondais souvent avec un air amusé : « I am a Wobi: White Outside Black Inside« . Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est george-floyd-etait-1.jpg Face à la persistance des crimes racistes aux États-Unis trois ans après le départ de Barack Obama, certains voudraient évacuer le sujet en lavant la « négritude » des victimes qui en fonde le motif à coup de Kärcher déculpabilisant. En faisant valoir que 400 ans après l’esclavage et 60 ans après le début du mouvement pour les droits civiques, les Afro-américains seraient parfaitement intégrés, et n’auraient plus aucun lien avec l’Afrique noire d’où leurs ancêtres furent arrachés. Selon eux, il serait infondé et injuste de ramener sans cesse les Noirs américains à leur couleur de peau et à leurs origines africaines. Réfutant carrément leur identité d' »Afro-américains », dans un pays pourtant fondé sur le communautarisme et le multiculturalisme. Deux principes que rejette radicalement le modèle républicain français. Cette précaution semble pourtant partir d’une bonne intention, même si elle est dictée par la mauvaise conscience. Et donc vouée à l’échec. En effet, on ne combat pas un fléau comme le racisme dans un pays multiculturel comme les Etats-Unis, on ne guérit pas les souffrances qu’il a causées et cause encore aujourd’hui en les ripolinant avec des bons sentiments. Encore moins en les calfeutrant avec des dénis de réalité. D’ailleurs la très grande majorité des Noirs américains revendiquent haut et fort, avec raison et fierté, cette identité d’Afro-américains. 100% américains, mais avec des racines, une culture, un vocabulaire communautaire et même une spiritualité qui puisent dans ces origines africaines lointaines. Mais aussi les siècles d’une Histoire tourmentée, marquée par la longue marche de l’esclavage et des champs de coton à l’émancipation et la pleine reconnaissance des droits égaux, d’un statut égal, au sein de la nation américaine. Il faudra sans doute encore des décennies voire des siècles de métissage, en Amérique et dans le monde, avant que cette mémoire commune se transforme. Qu’elle s’allège de ses épisodes les plus sombres, de la rancœur et des blessures qui l’accompagnent. Jusqu’à devenir une autre identité. Pour l’heure les crimes racistes qui frappent la communauté noire, l’impunité de leurs auteurs, les injustices réelles qui perdurent et trahissent l’Idéal égalitaire au cœur du Rêve américain, ramènent sans cesse les victimes à leur identité de fils d’esclaves intériorisés et humiliés par leurs anciens maîtres. Il est donc normal que l’affirmation positive de cette identité afro-américaine aille de pair avec une volonté de se réapproprier la fierté et les droits de toute une communauté. Des droits qui ne sont plus une conquête, mais qui renvoient à l’universalité du genre humain et à l’universalité des droits humains. Ce n’est donc pas forcément du communautarisme, au sens ou non l’entendons ici : une forme de repli jaloux et hostile aux autres communautés ou à une majorité vécue comme oppressive. C’est au contraire une revendication de valeurs universelles, en même temps que l’affirmation d’une identité collective particulière, qui mérite reconnaissance et respect. Une identité fondée sur la réalité d’une origine, d’une histoire et d’une culture vivantes, manifestées de façon visible et explicite par la couleur de peau et certains critères ethniques. Cette culture afro-américaine est d’ailleurs tellement une réalité dynamique et féconde que notre culture occidentale, postmoderne, cosmopolite et métissée, lui doit une part essentielle de sa modernité, de sa vitalité, comme de son éclectisme. Rien que si l’on considère l’influence de la culture musicale et de l’entertainment américains sur le monde, la place des influences afro-américaines est prépondérante. Depuis le gospel et le jazz jusqu’au au hip hop et à la techno, en passant par le rock’n’roll, la soul music et le R&B, en fait toute la musique américaine, c’est toute l’âme de l’Afrique qui irrigue cette culture. Comme un écho sans cesse réactivé, mixé avec des influences européennes, latines ou orientales, venues du monde entier. Et revisitées par les modèles et les préoccupations de la société de consommation urbaine, cosmopolite et postmoderne. Pour la partie sud et caribéenne du continent, les sonorités du reggae, du son, de la salsa, du zouk, de la rumba et de la batucada, de la bossa nova ou du baile funk transpirent elles aussi cette âme africaine et latino-américaine chargée de mémoires et de rencontres. Aucune pulsation, aucune vibration occidentale qui ne puise directement aujourd’hui son souffle dans ces rythmes comme dans cette culture afro-américaine. Une culture qui est en fait, au-delà du mythe du melting-pot, la réalité vivante et l’archétype de ce brassage inévitable et incontrôlable entre les racines de l’humanité, et le Nouveau monde inventé par des colons impérialistes, ethnocentristes, puis sans cesse réinventé par des générations d’Américains qui renouvellent et redéfinissent perpétuellement à leur façon les contours d’un monde émergeant. Au final, nier la peau noire ou l’âme africaine de ces cultures et de ces hommes, cibles des racistes, c’est ni plus ni moins que nier nos propres origines, d’où que l’on soit et où que l’on vive. Et nier par là-même la spécificité et la valeur propre de ceux qui aujourd’hui portent la couleur de ces origines, de cette terre, de ce continent où nous sommes tous nés : sur leur peau noire ou métissée et dans leur âme. Un déni tout aussi « raciste » que de plaquer des a priori discriminants sur un homme, simplement parce qu’il est noir et que ses ancêtres étaient des esclaves. En vérité nous sommes tous des Africains. Mais aussi des Européens. Et des Moyen-Orientaux. Et des Asiatiques… Au 21e siècle le monde n’a jamais été aussi rond. L’humanité n’a jamais été autant appelée à devenir une seule et même famille. Ou à s’autodétruire. Même si par endroits la terre ne tourne pas encore toujours très rond. A nous de faire en sorte d’arrondir les angles partout où ça grippe. L’Amérique idéale est un peu le prototype du monde de demain. Un monde forcément uni, fédéré, solidaire et métissé. Un immense melting-pot de cultures, de langues et de nations. Seules les rivalités mimétiques que nous entretenons par stupidité, malveillance ou par intérêt nous empêchent de voir que toute altérité repose sur la reconnaissance préalable d’une similitude. Et toute identité sur l’acceptation de la différence, moteur de la relation à l’autre.

Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

La Laïcité n’est qu’un outil, aujourd’hui dévoyé, parmi tout l’arsenal des principes républicains pour lutter contre l’islamisme

Mis en avant

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Certains se sont émus ces derniers jours que l’Etat veuille se mêler de religion. Il est vrai que dans le cas présent c’est de façon bien maladroite voire complaisante, que l’Etat s’est mis en tête de réformer l’Islam en l’accommodant à la volonté des islamistes, comme s’il voulait leur faciliter la conquête du pouvoir.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam, mais de protéger la laïcité. » C’est ainsi que Radika Adnani critiquait il y a un an ceux qui interprètent la montée de l’Islam radical selon une lecture sociologique.

Une telle affirmation mérite qu’on s’y arrête. Tant sur le plan de la pertinence que de l’efficacité à combattre l’Islam.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam. » Grave erreur ! Depuis Lionel Jospin l’Etat a échoué à créer des institutions qui représentent réellement les musulmans, comme à faire barrage à la volonté hégémonique de l’Islam radical, aujourd’hui surreprésenté dans ces institutions fantoches que sont le CFCM ou l’AMIF. Sans compter les autres succursales des Frères Musulmans comme le CCIF, Musulmans de France ou LES Musulmans.

Si l’Etat ne se mêle pas urgemment de réformer de fond et comble l’Islam dit « de France », c’en est définitivement fichu de la possibilité de voir émerger un interlocuteur légitime, responsable et sérieux, et surtout qui représente les musulmans au lieu de les kidnapper.

« … mais de protéger la laïcité. » Hélas cette affirmation apparaît comme un sursaut désespéré, tant la laïcité prend l’eau aujourd’hui de partout, ballottée par tous ceux qui en donnent une lecture personnelle particulièrement dévoyée.

Plus de cent ans après la Loi de 1905, que reste-t-il de la laïcité à la française ?

C’est ici qu’on voit les limites à vouloir faire reculer l’Islam et défendre la République au nom du seul principe de laïcité.

Sur la question récurrente du voile, on voit déjà à quel point la laïcité est instrumentalisée par ceux qui ont pour objectif de l’abolir. Comment ils la subvertissent en la réduisant à la seule « liberté de conscience ». Une liberté comprise comme la liberté sans condition de chacun de vivre sa religion comme il l’entend, le droit pour des communautés de se constituer de façon séparée sur la base de l’appartenance religieuse réelle ou supposée, de s’affranchir des contraintes, des lois et des principes de la République. Mais aussi comment les mêmes exigent une neutralité absolue de l’Etat quant aux affaires religieuses. Un Etat accusé d’être un persécuteur liberticide.

Comme le rappelait Marcel Gauchet dans une interview publiée dans les Echos à propos de l’Islam réalisée en août 2016 et toujours pertinente aujourd’hui : « Nous sommes désarmés devant ce nouveau visage du problème de la laïcité et nous ne savons pas y répondre. » La laïcité à la française a été instituée au terme d’un combat contre l’église catholique. Laquelle s’est vite adaptée, autant au contexte historique et politique français qu’au triomphe du rationalisme, du positivisme et du scientisme athées de la fin du 19e siècle.

Face à une religion comme l’Islam, la République est désarmée. Cette religion exogène très différente du catholicisme fonctionne encore aujourd’hui selon des principes totalement réfractaires à la modernité comme à la conception occidentale de la démocratie et des rapports entre les religions, le Droit et l’Etat. Il ignore totalement les notions d’Etat de droit, de démocratie, de séparation des pouvoirs ou de laïcité. Pire, il les conteste et les combat avec virulence partout où c’est possible.

S’agissant de l’Islam politique issu de l’idéologie des Frères musulmans, le but de tout état musulman et de toute organisation qui en émane ou s’en inspire (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, financeurs du terrorisme djihadiste et d’organisations islamistes en Europe), est de combattre le modèle démocratique en infiltrant en profondeur les sociétés occidentales, en réislamisant les populations d’origine musulmane, en pratiquant un lobbying actif à tous les niveaux, national, international et mondial. Et en poursuivant leur but à long terme de remplacer les états démocratiques par des théocraties, de conquérir et d’islamiser progressivement tous les territoires impies, d’instaurer un califat mondial en de dominer toute la planète.

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Ce but n’a absolument pas varié au cours des décennies passées. Simplement la stratégie s’est acclimatée et le rythme de son exécution, la rhétorique et les moyens utilisés se sont adaptés aux réalités locales comme aux résistances rencontrées.

Face à une détermination patiente de l’Islam radical, face à la duplicité de ses acteurs qui font mine de se conformer au contexte juridique et culturel des sociétés qu’ils entendent conquérir, la laïcité est impuissante.

Pourtant, même si on a eu tendance à le négliger, la République est fondée sur des principes qui sont autant de solides piliers pour maintenir en place l’édifice.

Ainsi, l’article premier de notre Constitution précise :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

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République : le pouvoir en France est exercé par des personnes élues. La France n’est ni une monarchie, ni une théocratie, ni une dictature, ni une tyrannie.

Unité et indivisibilité : la République est une unité, elle ne peut être séparée en différentes parties. Le communautarisme n’est pas le modèle français. Aucun groupe ne peut s’isoler ou faire sécession en revendiquant des droits particuliers. Les lois s’appliquent sur tout le territoire. La République ne reconnaît qu’une seule langue officielle : le français.

Laïcité : l’État n’a pas de religion officielle, il ne paye pas les hommes d’Église et ne donne pas d’argent aux religions. Les personnes peuvent avoir une liberté de culte, de croyance. Toutefois cette liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi et les autres principes : liberté de tous les citoyens, égalité hommes-femmes, protection des mineurs, interdiction de toute emprise et lutte contre les dérives sectaires, les troubles à l’ordre public, les menaces pour la sécurité publique, l’intégrité territoriale ou la cohésion nationale…
La République ne reconnaissant aucune religion, la loi française ignore la notion de blasphème. Critiquer, caricaturer, se moquer d’une religion ou de ses représentants n’est aucunement un délit.

Démocratie : le peuple est souverain. C’est lui qui exerce le pouvoir, même si c’est par l’intermédiaire de ses représentants élus. Au contraire d’une monarchie de droit divin où le monarque tire son pourvoir et sa légitimité de Dieu. La République ne reconnaît aucune transcendance divine d’où émanerait le pouvoir, l’Autorité, le Droit et la capacité à régner.

Sociale : la République doit mettre en œuvre et satisfaire les besoins de la population dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé. En conséquence tout système éducatif privé (notamment religieux) ne peut s’exercer que par délégation, ses acteurs et programmes subordonnés à l’autorité concernée (Education Nationale).

Mais aussi la République qui est d’abord un Idéal humaniste trouve son application concrète dans un projet de « société ». La République n’est pas qu’un principe de gouvernement ou un ensemble de droits, la citoyenneté ne peut s’exercer quand dans le cadre de l’appartenance commune et active à une même Société, dont l’un des buts est la quête de l’intérêt général et du bien commun.

Etat de droit : le principe d’Etat de droit implique la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État où tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi.
Dans un pays comme la France, nul ne peut se soustraire au droit. La prétention de certains à se définir en marge de la loi, ou à vouloir adopter des lois qu’ils jugent supérieures au Droit français, est incompatible avec la République.
Dit plus clairement, l’Islam politique et la charia sont incompatibles avec la République.
Et ceux qui prétendent le contraire sont hors-la-loi.

 

Les valeurs et principes énoncés dans le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Liberté, Egalité, Fraternité, délimitent quant à eux clairement l’exercice de la citoyenneté et protège le statut comme les droits des citoyens contre toute dénaturation, limitation ou appropriation au nom d’une idéologie ou d’une religion.

Liberté : tous les citoyens sont libres de naissance. Aucun citoyen, aucun groupe ne peut prétendre à un statut ou des droits différents selon un privilège de naissance.
L’une des libertés essentielles qui découlent de ce principe est la liberté de conscience. Ce principe entre radicalement en contradiction avec l’un des principes essentiels de la foi musulmane, à savoir que l’on « naît musulman » et que l’on ne peut y déroger. En droit français, l’appartenance à une religion relève d’un choix personnel libre et conscient. Naître de parents musulmans n’oblige personne à se reconnaître comme tel. L’apostasie (le fait de renoncer à une religion) est un droit inaliénable en démocratie.
En outre l’Islam considère que le fait d’être musulman confère un statut et des droits particuliers, supérieurs à tout autre. Les « mécréants » dans les sociétés musulmanes traditionnelles n’ont pas le même statut ni les mêmes droits que les fidèles. Pour être acceptés dans la société ils doivent s’acquitter d’un impôt, se conformer à des devoirs et interdictions spécifiques.

Paradoxe, la liberté de conscience est aujourd’hui instrumentalisée par les islamistes et retournée contre l’Etat, accusé de la limiter par des lois « liberticides » notamment sur le voile.
D’autres libertés entrent en conflit avec les prescriptions ou revendications de l’Islam radical. La liberté pour les femmes de porter ou non le voile, souvent imposé au jeunes-filles dans les familles musulmanes orthodoxes. La liberté pour les femmes de se mouvoir librement, de prendre des décisions sans l’accord de leur mari, de parler à d’autres hommes, de faire des études, d’adhérer à un parti politique, de se réunir sans présence masculine, de refuser la contrainte physique, l’abus sexuel, le viol ou les violences conjugales, le droit de disposer librement de son argent, de voter, etc…

Egalité : La République considère que tous les hommes sont égaux dès la naissance. En conséquence il n’y a pas de statut inférieur ou supérieur qui puisse être lié à l’origine, à la religion, au fait d’être musulman ou non.
De même tous les citoyens sont également soumis aux mêmes obligations et les mêmes lois s’appliquent à tous. Nul ne peut prétendre déroger au Droit au nom de son appartenance à une religion ou une communauté.

Hommes et femmes sont égaux en droit. L’homme n’est pas supérieur à la femme. Celle-ci n’est pas soumise à l’homme, à son mari, à ses frères, à une communauté ou une autorité religieuse. Aucune entrave à ce principe d’égalité ne peut être accepté dans un cadre domestique, privé, communautaire, religieux, professionnel, public ou autre.

Fraternité : Les citoyens sont tous frères. Cela signifie qu’ils font tous partie à égalité d’une même famille : la République.

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Cette fraternité républicaine est supérieure statutairement à toute autre type de fraternité : religieuse ou spirituelle, élective, communautaire, de métier, au nom d’une société comme la franc-maçonnerie…

Au nom de ce principe, les citoyens sont engagés dans des liens de solidarité. Ils doivent se respecter et s’entraider.

La fraternité républicaine n’est pas le « vivre ensemble », ni la simple coexistence neutre et pacifique entre des individus ou des communautés juxtaposées. Elle repose au contraire sur la participation active de tous à l’entraide commune et à l’édification d’une société juste tournée vers la quête du bien commun et de l’épanouissement de chacun.

Nation : l’une des conséquences de ce ce principe de fraternité c’est la cohésion nationale. Tous les citoyens sont membres d’une même nation, délimitée par un territoire géographique, une langue commune unique et obligatoire (le français), une mémoire, une culture et des institutions communes.

Le refus de s’identifier à une culture commune, de parler la même langue, de reconnaître l’intégrité de la Nation , de partager une mémoire, des valeurs et des principes communs, constitue une mise à l’écart de la seule communauté qui vaille pour la République : la communauté nationale. Et une incompatibilité avec la nationalité française.
Hélas c’est souvent ce que l’on constate chez beaucoup de Français de confession musulmane, qui refusent de se définir selon l’appartenance à une même nation et la mettent en conflit avec leur religion ou leur origine.

Nationalité et assimilation : la nationalité française se transmet par la naissance (quand un des deux parents est de nationalité française) ou par le droit du sol (pour les citoyens nés en France de parents d’origine étrangère). Pour les candidats à la nationalité française, elle n’est pas un dû mais elle s’acquiert au terme d’un processus de naturalisation selon certains critères et un arbitrage administratif.

En France, le modèle républicain sanctionne l’intégration de nouveaux citoyens d’origine étrangère selon le principe de l’assimilation. Ce principe s’oppose radicalement au modèle communautariste anglo-saxon selon lequel les citoyens appartiennent à des communautés hétérogènes coexistant dans une même société. En conséquence on ne peut être français si l’on revendique l’appartenance première à une communauté ethnique ou religieuse, ou s’il l’on prétend que certaines lois communautaires transcendent le Droit français. La charia ne peut en partie ou en totalité se substituer au droit français.
Qu’une majorité de jeunes musulmans français considèrent aujourd’hui que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à la charia en non l’inverse est un fait extrêmement préoccupant. Car ces jeunes ne se considèrent plus de facto comme français, mais en marge de la communauté nationale voire hostiles à la France.

Humanisme : la République, la société française et ses lois sont fondées sur un Idéal humaniste. C’est l’homme qui est au centre de notre conception du Droit, du gouvernement et de la société. Et non un dieu, une idéologie religieuse ou un une élite.

Universalisme : contrairement au nationalisme qui tend à refermer la nation sur elle-même, la conception française de la République et son humanisme sont de nature universaliste. C’est-à-dire que si la République n’est pas l’émanation d’une transcendance religieuse, elle reconnaît néanmoins une certaine forme de transcendance collective dans la notion d’Humanité. Avec une volonté émancipatrice étendue à tout le genre humain selon des principes fondés sur la Raison.

La République, ses valeurs et principes ne sont pas tournés vers une société cloisonnée ou repliée sur elle-même, ou simplement sur une nation. Ils entendent rayonner pour toutes les nations et s’étendre à l’édification d’une société transnationale fondée sur le Droit, l’unité et la justice.

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En reconnaissant notamment à tout être humain la même dignité, le même statut et les mêmes droits.

Cet universalisme démocratique et républicain heurte aujourd’hui de plein fouet la prétention hégémonique de l’Islam politique à s’imposer à toute la planète selon une conception radicalement différente de l’Universel.

A une conception fondée sur la Raison, l’émancipation, le progrès, la liberté, l’égalité de tous les hommes quels que soient leur origine, leur ethnie, leur religion ou leur statut social, s’oppose une conception de l’homme fondée sur la soumission à un dieu prétendument révélé dans des textes écrits il y 13 ou 14 siècles et réputés inamovibles. Une conception qui oppose les fidèles aux infidèles, ces derniers étant voués à la conversion forcée, à l’esclavage ou à l’anéantissement.

A une conception humaniste, libertaire et pacifique fondée sur les Droits humains s’oppose une conception totalitaire, sectaire, figée et violente qui partout dans le monde saccage la dignité humanité et conduit les nations vers la barbarie et le chaos.

C’est pourquoi l’islamisme est radicalement hostile à la République. Radicalement incompatible avec celle-ci, ses valeurs, ses principes, sa conception de l’homme et la société.

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C’est pourquoi il doit être combattu, sanctionné, éradiqué avec la plus extrême énergie. Car il constitue aujourd’hui et de très loin le plus grand danger pour la démocratie, pour les libertés, pour les citoyens, pour les femmes, pour les minorités, pour les générations futures, pour la paix et la fraternité.

La prétention des islamistes à imposer la charia au nom de la « liberté de conscience » doit être balayée avec la dernière des énergies.

La laïcité n’est pas le seul principe qui puisse aujourd’hui servir de rempart à l’Islam. L’ensemble des principes et des lois de la République constitue un arsenal cohérent tout à fait apte à défendre celle-ci contre ses ennemis objectifs.

Ce qu’il convient de faire en revanche, c’est de rappeler, de marteler ces principes, leur signification, leur articulation et leurs modalités d’application.

Il ne peut y avoir d’autre arsenal pour combattre l’islamisme. Car la France est un Etat de droit, pas un état ou règne l’arbitraire, la loi du plus fort, le fait du prince ou le relativisme.

Le plus gros obstacle à ce combat, c’est le politique. Car il y a longtemps que les hommes politiques ici comme ailleurs ne servent plus les intérêts de la France et des Français, mais ceux d’autres acteurs qui les font élire. Et leur propre carrière.

Macron représente l’archétype de ces dirigeants programmés et parachutés en quelques années au sommet de l’Etat par des mécènes qui attendent un retour sur investissement.

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Ces mécènes n’ont aucune éthique. La République, la démocratie, la liberté, la vérité leur importent peu. Qu’il y ait à la tête de l’Etat un républicain, un démocrate, un communiste, un fasciste ou demain un islamiste, peu leur en chaut. Tant que l’argent rentre.

Leurs seuls critères d’évaluation se nomment libre-échange, investissement, productivité, rentabilité, plus-value, profitabilité et risques financiers.

C’est aux citoyens attachés à la République à prendre en main leur destin. De peser sur ces marionnettes selon un rapport de force suffisamment persuasif pour les inciter à infléchir leur politique. La seule cible à viser pour convaincre ces nouveaux princes insensibles aux soubresauts du monde tant qu’ils rapportent, c’est l’argent et le marché. Asséchez les profits, empêchez les capitaux de circuler, mettez le marché en panne, et retournez les services d’ordre contre les gouvernants, et aussitôt vous trouverez un interlocuteur prêt à négocier.

C’es hélas triste de constater que la démocratie soit à ce point en panne. C’est ce qui fait la force des islamistes, décidés à utiliser toutes ambiguïtés politiques, toutes les failles du système, toutes les faiblesses d’une société endormie sur ses principes, pour avancer leurs pions et s’i,infiltrer dans tous les réseaux de pouvoirs.

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Compte tenu de la vacance du pouvoir politique sur des questions aussi essentielles, si la société veut se protéger contre ce qui menace de la détruire, elle doit passer à l’offensive : se réapproprier les fondamentaux républicains, instaurer des réseaux efficaces de vigilance, exiger que la loi soit appliquée partout, que les principes qui fondent notre unité soient appliquées par tous, éviter que la société ne se fragmente, établir des rempart contre ceux qui veulent diviser, opposer, séparer, et s’infiltrer pour prendre le pouvoir.

Il faut sanctuariser non seulement l’école et l’université, mais toute la société civile : l’hôpital, la santé, le monde syndical, sportif, associatif, les partis politiques, les collectivités territoriales, les assemblées, les grands corps constitués, la diplomatie, le monde du travail, les entreprises publiques et privées, le monde de la finance, la culture, les médias, le monde du spectacle, du divertissement et des loisirs.

Réformer le culte musulman ? Un impératif de tout premier ordre pour lequel les citoyens doivent se mobiliser afin de l’exiger.

Presque toutes les organisations musulmanes au plan national doivent être dissoutes, à commencer par le CFCM. Et remplacées par un organisme unique représentant l’Islam de France, d’où sera exclus tout membre lié à des organisations réputées islamistes (et terroristes) comme les Frères Musulmans.

Les dirigeants de ces organisations doivent être dénoncés publiquement, voire pénalisés et sanctionnés s’il ont enfreint la loi. Les imams litigieux doivent être interdits, et expulsés du territoire quand cela est possible. Aucun islamiste inculpé, condamné ou fiché comme Tariq Ramadan ne doit plus pouvoir circuler sur le territoire, a fortiori pour y effectuer des conférences. Les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Aucun financement étranger direct ou indirect ne peut être accepté pour financer des organisations musulmanes, des lieux de culte, des associations communautaires ou islamistes déguisées en organismes « caritatifs », « éducatifs », « culturels » ou « sportifs ». Les mairies ou les collectivités qui les subventionnent doivent être sanctionnées, leurs maires condamnés.

Republique

Les belles harangues sur la démocratie, la justice sociale, la laïcité ou la liberté ne servent qu’à attendrir et endormir le gogo. Aujourd’hui il faut des actes concrets.

Une République de combat, fidèle à ses valeurs, prête à les défendre, insensible au chant des sirènes islamistes comme aux bobards politiciens, voilà ce qu’il nous faut.