Macron, coupable de haute trahison

Mis en avant

« Bonne année !
Vive la République !
Vive la France ! »

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Emmanuel Macron nous aura servi hier soir le discours télévisé le plus long et le plus creux de toute sa carrière politique.

De grandes litanies pour féliciter tout le monde, des couches de pommade superfétatoires pour calmer les irritations dues aux réformes qui ne passent plus dans l’opinion, et une langue de bois servie sur le ton habituel d’un sermon de catéchèse.

Beaucoup de « pédagogie » et de redites sur la réforme des retraites, évidemment. Alors qu’un mois de grève n’aura pas entamé la détermination populaire à faire plier le gouvernement.

Et rien, absolument rien sur l’Islam, la lutte contre la radicalisation ou le terrorisme.

Pourtant, tout au long de cette année 2019 riches en rebondissement dictés par l’Islam politique et djihadiste, le Président, son Premier ministre et l’inénarrable incompétent Castaner auront multiplié les commentaires et déclarations tantôt rassurantes, tantôt hésitantes, tantôt alarmistes.

Après l’attentat de la Préfecture, vite enterré, bien que perpétré par un agent de l’Etat agrémenté secret défense, lors de l’enfumage médiatique sur le voile en sorties scolaires, après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un vieillard déséquilibré, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre ou à propos des listes communautaristes, scandaleusement autorisées par le pouvoir, ces incapables nous aurons endormis avec des mots creux aux accents faussement dramatiques.

« Mes chers compatriotes… »

On aura eu beau attendre du lourd, du consistant, rien dans cette mascarade présidentielle dégoulinante de bons sentiments n’aura finalement affleuré quant à ce qui aurait dû être le sujet le plus important, pour peu qu’on mette en perspective les vrais enjeux avec un minimum d’honnêteté.

2020 aurait dû être consacrée à une grande cause nationale : la lutte contre la radicalisation et « l’Islam politique ». Un terme trop soft qu’on devrait remplacer par « nazislamisme ».

Après s’être ridiculisé en consacrant l’année 2019 à la « grande cause nationale » des « féminicides » (un sujet certes important mais qui concerne moins de 150 femmes par an), le gouvernement s’enferme dans ses propres approximations, ses complaisances coupables et son mutisme irresponsable à propos de l’islamisme (tiens au fait, on attend toujours le grand discours du Président sur la laïcité…)

Alors que le danger progresse, que les digues idéologiques et rhétoriques se rompent sous les assauts de la propagande islamiste, que l’infiltration des islamistes dans toutes les couches de la société n’a jamais été aussi grande, notamment dans les administrations, les services « sensibles » et les hautes sphères de l’Etat, que la menace terroriste s’étend, se particularise, que les guerres anciennes redoublent d’intensité et que de nouvelles se profilent en Afrique du Nord notamment, voici donc le CCIF, l’UOIF et ses satellites, organes de propagande des Frères musulmans, relégitimés pour au moins une année.

Au l’aube de la campagne pour les municipales, le Projet des islamistes entame une nouvelle phase offensive de conquête avec la mise en place de listes électorales dans presque tous les scrutins.

Le CFCM, détesté par les musulmans et qui a perdu toute crédibilité aux yeux de tous, s’apprête à réintégrer l’UOIF dans ses rangs. Les différentes mouvances de l’islamisme y sont toujours en bonne place. Tandis que l’AMIF, le remplaçant officiel du CFCM adoubé par l’Elysée et totalement acquis aux Frères musulmans, s’apprête à prendre le relai.

Le pouvoir politique qui devrait être le garant des institutions, du Droit, des valeurs et principes républicains, fait ici preuve d’un amateurisme sidérant. Et d’une complaisance jamais égalée depuis Sarkozy (qui avait donné les clés de l’slam de France aux islamistes).

La cote du Président est aujourd’hui bien entamée par l’addition de réformes impopulaires. Son aura factice de jeune premier s’est évaporée pour laisser paraître le vrai visage d’une marionnette cynique du système, inflexible, menteur et méprisant du peuple.

Macron n’a aucune chance d’être réélu sans un calcul politique ignoble : faire monter parallèlement l’extrême droite islamiste, et l’extrême droite identitaire et nationaliste incarnée par le RN. Afin de les renvoyer dos à dos en s’affichant comme le seul vrai démocrate et le sauveur de la République.

Cette stratégie grossière et hasardeuse a bien fonctionné une première fois en 2017. Quand Marine Le Pen, chouchoutée par les médias, avait servi de repoussoir utile et de marchepied à Macron pour se faire élire dans un fauteuil. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas une seconde fois en 2022. Avec la même Marine Le Pen canalisant la grogne populiste, et son double islamiste en guise d’épouvantail à moineaux. Non plus un cette fois mais deux repoussoirs se neutralisant l’un l’autre. Magique !

Ce calcul est bien entendu ignoble. Et indigne d’un Président. Mais la politique est ainsi faite.

Gageons que malgré la progression annoncée en 2020 de l’Islam politique et des revendications islamistes, relayées par les aboyeurs islamo-gauchistes de la pensée unique, malgré les enfumages politiques et médiatiques de circonstance sur des non-sujets pour occuper l’opinion, malgré l’exaspération croissante de la rue qui pourrait devenir un jour une bombe à retardement, malgré les grandes envolées oratoires sur « l’hydre islamiste », « la priorité de la lutte contre la menace terroriste », « les minorités », « le communautarisme », « l’unité de la République » et autres discours réflexes, rien absolument rien ne sera fait concrètement pour engager une vraie politique volontariste visant à faire reculer l’idéologie islamiste.

Pour cela il faudrait vouloir affronter vraiment les organisations islamistes et à leurs représentants. Sans susciter de réflexe de solidarité communautaire de la part des musulmans : malgré l’imposture du concept, le chantage à « l’islamophobie » s’est révélé cruellement efficace. De quoi tétaniser toute audace politique et sanctuariser le sujet de l’Islam. Cette victoire rhétorique et politique ajoutée au « djihad judiciaire » mené systématiquement par le CCIF contre tout adversaire de l’Islam politique, politique, journaliste ou « ex-musulman », et on comprend que rares sont ceux qui osent se lancer dans une bataille pourtant urgente et indispensable si l’on veut sauver la République.

Il faudrait vouloir vraiment assécher le mécontentement des jeunes et des banlieues, qui est le terreau de l’endoctrinement et de la radicalisation. Il faudrait vouloir vraiment reconquérir ces « territoires perdus de la République ». En restaurant les services publics, les commerces de proximité, la mixité sociale, la sécurité, la présence de l’Etat dans ces quartiers abandonnés aux islamistes. Là où la charia a remplacé le Droit républicain, où des officines islamistes réparties en « ruches » autour des mosquées ont remplacé les services d’éducation, de santé, d’entraide, les associations sportives. Là où des caïds labellisés « grands frères » par ces mêmes mosquées ont remplacé les polices nationale et municipale. Là où le communautarisme et les uniformes islamistes – hijabs et kamis – ont remplacé la diversité ethnique, culturelle, sociale, religieuse, politique. Là où taxis et transports publics n’osent plus s’aventurer. Où les femmes ne sortent jamais une fois la nuit tombée. Où personne ne peut pénétrer s’il n’est pas du quartier, arabe, musulman, accompagné d’un « parrain » ou s’il ne maîtrise pas les codes du quartier.

Il faudrait que ce gouvernement ait le courage de dénoncer, de pénaliser et d’interdire les officines islamistes qui tombent objectivement sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse de dérives sectaires, d’atteintes aux libertés individuelles, à la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de la presse, de propagande sexiste, antisémite, xénophobe, homophobe ou djihadiste, de menace pour la sécurité des personnes et des biens, à l’ordre public et la cohésion nationale.

Il faudrait avoir l’ambition d’assécher les financements de ces officines de la haine, de l’asservissement, de l’antisémitisme et du mensonge. En coupant toute subvention étrangère octroyée à des associations « musulmanes » ou communautaires. En menant un vrai « contre-djihad » financier, comme le font certains pays occidentaux, contre les banques arabes et la finance islamique qui inondent de leurs subsides le marché de la propagande frériste, salafiste et djihadiste.

Rêvons : il faudrait dénoncer les accords politiques, commerciaux, économiques, diplomatiques, financiers, culturels avec des pays réputés pour leur soutien à la propagande islamiste voire terroriste : Arabie saoudite, Qatar, Turquie notamment.

Il faudrait dégager une fois pour toute la Turquie de l’OTAN où elle n’a plus aucune légitimité à rester. Alors que le dictateur islamiste Erdogan qui a personnellement financé Daesh multiplie les provocations, massacre les Kurdes, fait chanter l’UE comme un bandit pour extorquer quelques milliards de plus en agitant le pistolet migratoire.

Lui qui se rêve déjà en nouveau sultan-calife du monde musulman s’apprête dès janvier 2020 à entamer en Libye un djihad de reconquête pour aider ses amis islamistes à conquérir le pouvoir, afin d’infecter toute l’Afrique du Nord et l’Afrique noire à sa suite, déjà passablement gangrenées par le terrorisme djihadiste.

Il faudrait arrêter de jouer un double jeu mortifère. En hypothéquant l’avenir de la France et de l’Europe pour grappiller des avantages politiques mesquins à court terme et des parts de marché dérisoires.

Mais cela, les hommes politiques qui nous dirigent en sont totalement incapables. Ils ont été formés pour n’être que de serviles gestionnaires. Des exécutants qui appliquent méthodiquement un agenda écrit par d’autres. Ils ne sont que des fonctionnaires du Système. Les obligés des puissants qui les fabriquent et les dominent : ces lobbies et ces puissances de l’argent qui gouvernent le monde.

Bouh-Macron-

Si ces polichinelles étaient des responsables on pourrait les accuser de haute trahison, en plus de leur incompétence patente.

Hélas, ces hochets politiques sont aussi dévoués qu’interchangeables. Une fois usés, le scrutin populaire qui fait office de parodie démocratique entérinera leur décapitation. Pour aussitôt les remplacer par un avatar plus commode.

Que nous réserve cette année 2020 ?

Avec l’équation macronienne « Réformes cyniques + Injustice sociale + Marketing politique + Incurie + Mensonge + Entêtement + Violence », on en arrive au résultat assuré :

Révoltes + Immobilisme => REVOLUTION.

Ma ça, c’est un autre chapitre.

Qui est vraiment Nicolas Sarkozy ?

On connaît l’homme. Et son pédigrée. Goût du pouvoir. Ambition démesurée. Nourrie par  un complexe d’infériorité, des frustrations de jeunesse, une petite taille et un physique ingrat mal assumé. Volonté précoce d’en découdre et de se hisser au sommet. Carriérisme. Cynisme hors pair. Corruption record. Népotisme. Style très affectif, séducteur, frondeur, manipulateur, démagogique, populiste. Goût pour l’argent, les signes extérieurs de richesse, le bling bling. Vie affective chaotique très médiatisée. Propension à l’autoritarisme. Exercice autocratique du pouvoir. Accès de paranoïa. Violence verbale. Goût pour l’étalage médiatique. Culte de la personnalité…

Un mélange de Berlusconi, de Poutine, de Bush : des amis de l’intéressé.

On le dit fini, il renaît de ses cendres. Ses adversaires et ses rivaux annoncent qu’il ne pourra jamais revenir, le voici depuis novembre 2014 réélu à la tête de l’UMP. Parti exsangue, au bord de l’implosion, en proie aux affaires et déchiré par les rivalités, qu’il refonde et rebaptise pompeusement Les Républicains. Provoquant une pluie de réactions outrées et de pétitions en rafale de Français scandalisés de voir l’homme politique le plus corrompu et le plus poursuivi par la justice s’être honteusement attribué le monopole de la République pour se racheter un semblant de virginité politique.

Une ambition sans limites, sans morale, des amitiés douteuses

Un proche de ma famille ami de Nicolas Sarkozy me rapportait un jour que lors de vacances en Corse il avait été invité par le futur président à visiter quelques « amis » dans un village près d’Alésia.

Nicolas Sarkozy était alors fier d’afficher son amitié avec quelques grands parrains de la mafia corse. Et de la mise en scène qui accompagnait cette visite : rendez-vous secret, voyage sous escorte de gardes du corps patibulaires, étalage d’un véritable arsenal au domicile d’un des parrains, déclarations fanfaronnes sur le caractère illégal et les activités occultes de ses amis, etc…

Cela n’a pas empêché le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy de s’illustrer très opportunément tel un héros national lors de l’arrestation en 2003 d’Yvan Colonna, l’assassin du préfet Claude Erignac abattu froidement pas la mafia corse à Ajaccio en février 1998.

Cet exemple en dit long sur la personnalité de Nicolas Sarkozy, un homme pour qui la légalité, l’éthique et l’amitié n’ont que peu de poids face à l’ambition politique.

Cet homme n’a ni morale, ni valeurs et son goût du pouvoir ne connaît aucune limite. Rien ne peut l’arrêter. Surtout pas la loi.

… et aux méthodes peu orthodoxes

Mensonges, démagogie, manipulation de l’opinion sont des méthodes communes à Nicolas Sarkozy. Les exemples sont tellement nombreux de fausses déclarations, de chiffres pipeautés, sans aucun fondement avancés lors d’émissions ou de débats télévisés puis « debunkés » ensuite par des analystes scrupuleux, de sources bidonnées, de manipulations outrancières et d’opérations de séduction surfant sur l’émotion, le sentimentalisme, l’autovictimisation, qu’il faudrait un livre entier pour les recenser.

Mais Nicolas Sarkozy ne s’en tient pas là. Pour atteindre ses objectifs de conquête et se maintenir au pouvoir, éliminer ses adversaires et échapper aux juges, il n’hésite pas utiliser des méthodes parfaitement illégales voire criminelles. Inutile d’épiloguer sur ce sujet : les affaires dont il fait l’objet parlent d’elles-mêmes.

Mais le plus spectaculaire et le plus cynique de ses hauts faits pourrait rester encore longtemps dans l’ombre.

Qui a oublié le choc des tueries de Toulouse et Montauban perpétrées en mars 2012 par un jeune « délinquant paumé » et corrompu par l’idéologie djihadiste : Mohammed Merah ?

A peine 2 mois avant l’élection présentielle au terme de laquelle Nicolas Sarkozy espérait donner tort aux sondages qui le donnaient battus par son adversaire François Hollande et se faire réélire contre toute attente, au terme de plusieurs années de descente dans les sondages et d’un antisarkozysme virulent qui avait fédéré l’opposition, les médias et d’une part grandissante de l’opinion publique excédée par la méthode et le style Sarkozy.

Quelques semaines avant ces massacres, Christophe Barbier, ami personnel du couple Sarkozy et éditorialiste du magazine L’Express, avait confié dans l’un de ses articles sur la campagne présidentielle que le président sortant, alors très impopulaire, ne pouvait être réélu… A moins d’un « événement », du type 11 septembre, qui lui aurait permis d’apparaître comme une sorte d’homme providentiel, de président fort et rassembleur, face à une situation exceptionnelle qui aurait sidéré l’opinion.

Merah opportunément assassiné par le GIGN au terme d’un assaut de plusieurs jours à son domicile n’aura pas pu être jugé, livrer sa propre version des attentats qu’il avait commis, ni expliquer ses motivations. Et on ne saura jamais si le jeune homme était véritablement un électron libre ou s’il était manipulé.

Ce qu’on a en revanche appris récemment, c’est que Mohammed Merah avait été approché par les services secrets bien avant d’imaginer les attentats qui l’ont rendu célèbre…

Alors ? Instrumentalisation d’un horrible fait divers qui a bouleversé la France à quelques semaines des élections pour tenter d’en inverser le scrutin ? Ou inimaginable machination destinée à service l’ambition d’un homme prêt à tout pour garder le pouvoir ? Après tout la Ve République a connu tant d’autres affaires sombres, d’assassinats de ministres,de  morts ou suicides suspects qui n’ont jamais été totalement élucidés et conservent leurs zones d’ombre : Robert Moulin,  Pierre Bérégovoy, Roger Quillot, Jean-Marie Demange, et bien d’autres encore. Alors pourquoi pas un attentat commandité ou instrumentalisé pour servir la carrière d’un président impopulaire et prêt à tout pour se faire réélire ?

Un justiciable multirécidiviste, le président le plus corrompu de la Ve République

Faut-il détailler la litanie d’affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy a trempé et dans lesquelles il est encore mêlé ?

Un simple examen de l’actualité en dit long sur les liens particuliers que l’ancien président entretient avec la loi et les juges.

Le plus grand fossoyeur du gaullisme

Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy était très fier de rappeler ses liens familiaux avec le gaullisme.

Durant la campagne de 2007, il avait répété afin d’asseoir son image d’authentique gaulliste convaincu combien il avait été impressionné quand, jeune enfant, son grand-père l’avait emmené en mai 1968 à la grande manifestation de soutien au Général qui avait réuni plus d’un million de Français sur les Champs-Elysées. C’était juste après le discours historique de De Gaulle à son retour de Baden Baden, alors que la rue réclamait depuis près d’un mois sa démission et que les observateurs le disaient totalement dépassé par les événements, son gouvernement au bord du gouffre.

Mais une fois élu, Sarkozy s’est davantage illustré comme le plus grand fossoyeur des idéaux gaullistes que la Ve République ait compté. Même François Mitterrand, l’adversaire de toujours, n’avait pas osé faire mieux !

Politique internationale alignée sur l’allié américain et les diktats européens, atlantistisme monolithique, réintégration de la France dans l’OTAN, désacralisation de la fonction présidentielle, durcissement de la politique ultralibérale, politique africaine hasardeuse, politique au Moyen-Orient largement favorable à Israël au détriment des alliés arabes, goût décomplexé pour l’argent et les richesses, surmédiatisation de la vie privée, faveurs déployées au grand patronat, politique sociale méprisante à l’égard des manifestations de mécontentement populaire (crise de 2008, retraites), mise au pas des partenaires sociaux…

De Gaulle doit se retourner dans sa tombe en voyant ce pseudo héritier trahir à ce point une vision de la France, un esprit et un style insufflés aux institutions de la République, une façon très française d’incarner le pouvoir, mélange de monarchie présidentielle, de proximité avec le peuple, de dignité, d’audace, de retenue et de grandeur.

Un authentique agent de la CIA au service de la droite néoconservatrice américaine

Nicolas Sarkozy a vécu aux Etats-Unis.

C’est aussi depuis très longtemps un ami intime des Bush. Ce que sa femme Carla Bruni ne semble pas vraiment goûter. On se souvient de « l’angine blanche » diplomatique invoquée en plein voyage officiel du couple présentiel pour justifier son absence très remarquée à l’invitation des Bush dans leur propriété familiale de Kennebunkport dans le Maine.

Le frère de Nicolas, Oliver Sarkozy, fut même CEO de Carlyle Group, la firme pétrolière texane des familles Bush et Ben Laden. Une firme et des familles dont certains reporters prétendent au terme d’enquêtes minutieuses menées aux Etats-Unis qu’elles auraient été directement impliquées dans la préparation des attentats du 11 Septembre 2001 visant les tours jumelles du World Trade Center, le Pentagone et la Maison Blanche, ainsi que d’autres néoconservateurs de l’administration Bush et membres des services secrets, qui en seraient les véritables commanditaires. Ceci dans le but de déclencher un climat d’insécurité maximale et de psychose dans l’opinion publique américaine (et internationale) afin de faire voter une loi martiale entérinant le fichage de la population et donnant des pouvoirs inédits aux officines de renseignement (Patriot Act), et de déclencher à des fins stratégiques des guerres préventives au Moyen-Orient contre des états (Afghanistan, Irak…) accusés de soutenir le terrorisme et de protéger des dirigeants d’Al Qaeda. Un concept (« guerre préventive ») élaboré quelques années auparavant par ces mêmes stratèges néoconservateurs.

Cette hypothèse est fort plausible et fait l’objet d’un débat public ouvert aux Etats-Unis depuis les attentats. Mais elle se voit systématiquement discréditée dans l’opinion et assimilée aux thèses conspirationnistes les plus douteuses alimentées par l’extrême droite américaine, les réseaux islamistes et antisionistes actifs sur internet.

Si L’Histoire donnait un jour raison à cette hypothèse, Nicolas Sarkozy serait le complice et le soutien personnel de criminels qui n’ont pas hésité à sacrifier 3000 de leurs compatriotes dans les attentats les plus meurtriers de l’Histoire américaine, à des fins stratégiques et d’enrichissement personnel.

Autre vérité troublante et méconnue : le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy n’est autre qu’un des hauts dirigeants de la CIA.

Connaissant les liens très étroits de Nicolas Sarkozy avec la droite néoconservatrice américaine, avec la famille Bush, des dirigeants de multinationales américaines et les services de renseignement américains, on comprend mieux ses positions atlantistes très marquées, son obstination à entériner les choix politiques et stratégiques de l’administration Bush, en dépit d’une frilosité de l’opinion publique française et de la position courageuse adoptée par Jacques Chirac lors de la guerre en Irak de 2003.

Comment ne pas comprendre autrement les positions personnelles très discutables de Nicolas Sarkozy en matière d’alliances stratégiques (réintégration de l’OTAN), en totale opposition avec la tradition gaulliste de non-alignement reprise peu ou prou par tous les présidents de la République depuis la Seconde guerre mondiale, de Pompidou à Chirac ?

Le champion absolu du favoritisme et du népotisme

Les passe-droits, les pressions, les cadeaux aux membres de sa famille et à ses amis patrons de multinationales, les orientations économiques largement favorables à certains secteurs d’activité, en disent longs sur la façon particulière de Nicolas Sarkozy d’exercer le pouvoir et de servir l’intérêt général, lui qui ne cesse de prétendre vouloir « offrir sa vie à cette France qui lui a tout donné ».

Qu’il s’agisse de son obstination à réformer le régime des retraites, sous prétexte de sauver le système public de retraite par répartition ; mais en réalité aussi pour favoriser le système de retraite privé par capitalisation dont son frère aîné Guillaume, Délégué Général du Groupe Malakoff Médéric, est un ardent partisan.

Népotisme inédit quand il veut parachuter son fils Jean, à peine titulaire d’un DEUG de Droit et âgé de 23 ans, PDG de l’EPAD, la société immobilière qui gère une grande partie des immeubles de bureaux du quartier La Défense.

Orientations politiques, économiques et fiscales ineptes quand, après le krach boursier de septembre 2008 et la crise mondiale sans précédent depuis 1929 qui s’en suit, il choisit en priorité de sauver les banques et l’industrie automobile françaises, refuse obstinément d’infléchir son programme et de réorienter sa politique vers plus de social afin de répondre à situation de chômage, de baisse du pouvoir d’achat et de précarisation accrue d’une large part des Français, notamment des classes moyennes touchées de plein fouet par la crise.

Le destructeur de la France et non son « sauveur »

Nicolas Sarkozy prétend vouloir « sauver la France ».

En vérité, durant son quinquennat il a tout bonnement vendu la France aux intérêts américains. Selon une logique ultralibérale, libre-échangiste, atlantiste et européiste, d’un radicalisme inédit sous la Ve République.

Réintégration dans l’OTAN, traités adoptés à la hussarde, accélération des accords de libre échange qui font de Paris (et de l’Europe) une simple banlieue de l’Amérique livrée à l’avidité des multinationales américaines.

Nicolas Sarkozy a aussi divisé les Français comme aucun autre président avant lui. Stigmatisant des minorités ethniques, religieuses et sexuelles. Radicalisant la politique d’immigration non sans arrière-pensées électoralistes pour récupérer les électeurs tentés par le vote FN. Encourageat un raidissement inqjuiet des musulmans de France avec son débat manqué sur l’identité nationale, la politique et les déclarations choquantes de son ami Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur.

Nicolas Sarkozy a laissé filer les comptes de la nation, soi-disant pour sauver notre économie après la crise de 2008, augmentant à un niveau record la dette publique et rendant la France esclave des banques et des agences de notation. Sans jamais remettre en cause cette logique de subordination du politique aux diktats de la finance et des critères de convergence européens. Faisant ainsi le lit des idées populistes du FN et de sa politique d’isolationnisme aussi irréaliste que suicidaire en matière économique et internationale.

Bisexuel caché, homophobe par opportunisme électoraliste

Les rebondissements et les scandales qui ont émaillé la vie privée de Nicolas Sarkozy ont longtemps fait les choux gras de la presse people. On se souvient de de la disparition de sa femme et partenaire politique Cécilia avec son amant en pleine campagne présidentielle de 2007. Et du larmoyant plaidoyer auquel le candidat s’était livré face aux caméras de France 2.

« Allez-y, faites votre beau métier ! », avait alors lancé l’homme meurtri au journaliste qui l’interrogeait sur cette embarrant affaire de tromperie et cette disparition qui alimentait la chronique.

On se souvient aussi du départ de l’ex première dame une fois son mari à peine élu à la fonction suprême, puis du divorce très médiatisé, des SMS dignes d’un roman-feuilleton « Si tu reviens, j’annule tout ». Et finalement de la mise en scène du spectaculaire mariage arrangé (dans l’intimité) avec une pin-up chanteuse de variété apte à booster l’image de l’hyperprésident bling bling.

Un homme à femmes assurément ce Nicolas Sarkozy !
Pas si sûr…

Alors qu’il n’était pas encore que Maire de Neuilly et brillant quadra du RPR auquel on promettait un brillant avenir, Nicolas Sarkozy fréquentait régulièrement les bonnes tables du boulevard Saint-Germain, comme beaucoup de ses confrères députés ou ministres en exercice. Certains habitués du sérail politique rapportent l’avoir souvent rencontré Chez René, un restaurant gastronomique du Quartier Latin (14 bd Saint-Germain), et le rendez-vous d’habitués amateurs d’os à moelle et de bœuf bourguignon. On l’y a même croisé parfois en compagnie de Jean Tiberi, alors Maire de Paris ou de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du gouvernement Balladur… et de leur « minou » respectif.

Les amitiés de Nicolas Sarkozy avec des personnalités ouvertement homosexuelles sont connues.

Jean-Luc Romero, ex-élu UMP du Conseil Régional de Paris rallié depuis au PS, célèbre pour son coming out en tant qu’homosexuel et séropositif et ses engagements courageux en faveur des malades du sida ou du droit à mourir dans la dignité, fut longtemps un ami et un proche de Nicolas Sarkozy, avant de prendre ses distances et de rompre avec un président devenu peu fréquentable du fait de ses positions plutôt hostiles à la communauté LGBT et au mariage homosexuel.

Après avoir longtemps surfé sur une rhétorique ambiguë à l’égard du mariage homosexuel, Nicolas Sarkozy soutient aujourd’hui sans équivoque la Manif pour tous. Il tient même dans ses meetings des propos clairement homophobes à des fins électoralistes. Il est devenu l’un des hommes politiques de la droite conservatrice les plus hostiles à la loi sur le Mariage pour tous votée début 2013 au Parlement et soutenue depuis par une large majorité de Français. Il a déclaré début 2015 souhaiter clairement revenir sur cette loi s’il revenait au pouvoir.

Ses déclarations et ses positions à l’égard des droits des personnes et des familles homosexuels sont en contradiction avec ses amitiés personnelles et le fait qu’il soit lui-même bisexuel, ce que peu de Français savent. A la vérité Nicolas Sarkozy n’est nullement homophobe et se contrefiche éperdument des questions de mœurs. Mais son ambition politique et sa démagogie à l’égard de l’électorat le plus conservateur tenté par le vote FN l’incitent à se rallier aux idées les plus nauséabondes des thuriféraires de la Manif pour tous.