Nos gouvernants jouent-ils avec la vie des gens ? Ou plutôt avec des masses monétaires et le contrôle des masses ?

Face à l’incurie qui préside aux décisions gouvernementales depuis le début de l’épidémie de Covid-19, on entend souvent des reproches, a priori fondés, selon lesquels le gouvernement jouerait avec la vie et la mort des Français.

Ce niveau d’analyse n’est pas faux, mais hélas trop parasité par une lecture « émotionnelle » des évènements.

Une lecture encouragée par la mise en scène spectaculaire, dramatique et délibérée des médias, transformés en chroniqueurs de la Mort et perfuseurs d’angoisse. Et chargés d’établir les Minutes de l’Apocalypse en dressant un décompte journalier des morts et des victimes, en multipliant les reportages en direct continu sur les malades qui affluent dans les hôpitaux ou sont déplacés faute de place d’un bout à l’autre de l’Hexagone.

Une couverture qui comme d’habitude en période de crise grave joue exclusivement sur les images et messages chocs, sur les affects et les sentiments. Et engendre des réflexes de peur et de compassion, en anesthésiant toute capacité de distanciation critique, de réflexion ou de mise en perspective des priorités et des enjeux, au bénéfice d’une fascination jouissive, morbide et ultra addictive pour la souffrance des autres et la sienne en écho.

Une méthode ultra classique de politique-spectacle largement utilisée par tous les régimes, y compris les régimes en principe « démocratiques » comme la France, notamment lors des attentats de 2015-2016.

Son le but : maintenir les masses en état de sidération, de tétanisation, et d’incapacité à réagir de façon autonome et réfléchie, sans s’en remettre à une autorité : le Pouvoir politique, la Police, l’Armée, la Science.

Une manière très efficace d’amener les masses gagnées par la peur à enterrer leurs différends, leurs griefs et leurs rancœurs à l’égard de leurs dirigeants pour faire bloc autour du chef. Et appeler les autorités représentatives du Pouvoir ou du Savoir à jouer un rôle de bouclier protecteur, de justicier, à faire usage d’une violence légitime proportionnée à celles infligées par « l’ennemi ».

Scénario particulièrement évident après chaque attentat sanglant perpétré en France, où les Français unanimement rassemblés dans un « Front républicain » contre l’agresseur, en appelèrent au pouvoir en place pour déclencher des répliques immédiates et impitoyables contre cet « Etat Islamique » désigné comme l’ennemi public numéro 1.

En prenant soin de ne surtout pas diviser la communauté nationale en cédant à des « amalgames » totalement infondés qui eussent stigmatisés des populations mulsulmanes innocentes et fait le jeu du Diable terroriste.

On a vite vu comment cet unanisme de combat patriotique et républicain a vite cédé face au principe de réalité, une fois que la menace djihadiste s’est déplacée d’un état fantoche en grande partie nourri par les spéculations occidentales vers des terroristes amateurs « isolés », endoctrinés par la même propagande islamiste délivrée cette fois par une myriade d’officines plus discrètes sur notre sol.

La peur panique et parfois duplice a même conduit certains politiques, médecins et juristes à un degré de déni tel qu’ils ont résumé ce phénomène de radicalisation terroriste suivi de passages à l’acte individuels à une forme de « pathologie psychique » ou à une « addiction à des substances psychotropes ».

Aujourd’hui de nouveau « nous sommes en guerre ».

Mensonge absolu puisque nous sommes en paix. Et que c’est précisément parce que nous sommes en paix qu’il est possible d’organiser une réponse médicale, hospitalière et sanitaire, notamment en confinant les populations, en mobilisant des moyens exceptionnels sur tout le territoire pour soigner ou déplacer les malades avec l’aide de l’armée.

Cette rhétorique guerrière dont abuse le pouvoir pour masquer son incompétence à prévoir l’épidémie et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour la combattre, sert d’argument politique pour scénariser l’action de l’Etat, mobilier les esprits et les énergies et restreindre les libertés individuelles, dans une dramaturgie en grande partie factice.

Car si l’on analyse faits et chiffres, il y a franchement un hiatus entre la réalité de l’épidémie, sa gravité relative, et l’hologramme engendré par les perceptions nourries chaque jour par le décompte des victimes, la mise en scène apocalyptique et les discours développés autour de ce nouveau « fléau planétaire ».

Rien qu’en France nous n’en sommes qu’à 3.000 décès du coronavirus. Un chiffre qu’il faut sans doute doubler si l’on ajoute les décès non comptabilisés en EHPAD. Admettons qu’il y ait 7.000 décès à ce jour en France, et peut-être 15 à 20.000 prévisibles sur l’année 2020. Nous sommes donc dans des proportions comparables à celles du nombre de décès annuel d’une grippe saisonnière : 8.000 à 20.000 décès en moyenne en France, et 300.000 à 700.000 dans le monde.

On peut comprendre que le caractère nouveau de ce virus, sa contagiosité et la plus grande gravité de ses symptômes, entre grippe classique et pneumopathie, inquiètent davantage épidémiologistes et infectiologues.

Mais de là à déclencher une telle panique puis une guerre mondiale, est-ce réellement justifié ?

Le Professeur Raoult lui-même répète depuis le début que cette réponse est exagérée. D’autant que son essai thérapeutique a prouvé que l’administration conjointe d’hydrochloroquine et d’un antibiotique dès les premiers symptômes permettait de réduire considérablement les symptômes, et le taux de mortalité de la maladie.

Mais personne parmi les apparatchiks qui gravitent autour du pouvoir ne semble vouloir l’écouter. Quant à l’opinion manipulée par les médias et prisonnière de cette psychose organisée, elle est désormais totalement imperméable à ce type de discours relativiste pourtant sensé quant à la gravité de l’épidémie.

Les Français paniqués ont désormais un seul ennemi. Il s’appelle Covid-19. Et un seul héros : le personnel hospitalier, applaudi chaque soir lors d’un concert décompensatoire et unanime, comme seule fenêtre de déconfinement autorisée.

Surtout, les Français sont priés de laisser leurs doutes et leurs critiques au vestiaire. Le Premier ministre l’a rappelé samedi : pas question d’exprimer le moindre bémol sur l’action des pouvoirs publics, alors que « nos soldats sont mobilisés pour sauver des vies ».

« Guerre », « soldats », « armes », « Union nationale » : ici encore la métaphore guerrière sert d’écran projectif pour masquer les erreurs, les approximations et les défaillances de l’exécutif.

Défaillance panique ou volonté délibérée d’utiliser la situation pour poursuivre des buts inavouables ?

Derrière le refus injustifiable d’administrer massivement de la chloroquine et les conflits d’egos qui la motivent, se cacheraient-il comme certains le suggèrent des conflits d’intérêts industriels et financiers ? La volonté de couler un médicament efficace mais qui ne coûte rien au bénéfice d’un autre en préparation beaucoup plus lucratif ?

Après tout ça ne serait pas la première fois que Big Pharma et des politiques corrompus feraient pareil calcul sur le dos de la santé de leurs concitoyens. Qu’on se souvienne de Donald Rumsfeld, CEO et principal actionnaire de Gilead Science, laboratoire qui avait vendu des milliards de boîtes de Tamiflu aux gouvernements du monde paniqués, grâce à une psychose savamment orchestrée lors des épidémies de grippe aviaire et de H1N1. Présenté comme le seul remède efficace contre ces épidémies qui n’ont fait que quelques centaines de morts, ces boîtes avaient fini dans les poubelles des agences de santé des pays bernés comme la France.

Aucun doute que Big Pharma planche sur un scénario identique pour le coronavirus. Il suffit de modifier un peu le script et le tour est joué. Avec à la clé des centaines de milliards de chiffre d’affaires si l’on ajoute masques, gels et autres panoplies prophylactiques pour satisfaire l’angoisse des populations paniquées.

Le gouvernement et ses amis joueraient-il ainsi avec la vie des Français pour faire du fric ? En spéculant sur le nombre de morts comme on monte un teasing de campagne ?

Et comment ! Mais ça, c’est juste un « dommage collatéral ». Sinon un but inavoué du Nouvel Ordre Mondial : réduire la population en supprimant quelques bouches inutiles : vieux, malades chroniques, invalides, chômeurs, pauvres…

Le véritable enjeu c’est que la médecine est désormais non seulement devenue une manne financière considérable pour les maîtres du monde et leurs succursales pharmaceutiques, qui n’hésitent pas à instrumentaliser voire à propager des épidémies nouvelles pour faire du fric avec des médocs et vaccins coûteux, mais aussi un moyen de contrôler les masses, leur nombre, leurs comportements, mouvements, réactions et pensées. Et de les maintenir en état de peur et de soumission plus sûrement qu’avec des guerres terroristes.

Voilà comment on fabrique de parfaits esclaves, malléables et corvéables à merci, en faisant passer la « solidarité sanitaire » et « l’union nationale » pour une nouvelle forme de civisme, alors que c’est juste une étape de plus dans la normalisation des consciences.

Peine de mort pour les terroristes, une exception au droit français ?

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Faut-il tuer les terroristes ? Et si oui comment et au nom de quoi ?

Épineuse question que celle du cycle mimétique de la violence. Faut-il répondre à la volonté de tuer des terroristes islamistes par une volonté analogue ?

Et qu’est-ce qui devrait motiver cette détermination à éradiquer nos ennemis par l’usage de la force ou de la sentence maximum, sans courir le risque de s’assimiler à eux dans leur désir de destruction et de vengeance ?

Je vais peut-être en étonner plus d’un, mais j’en viens de plus en plus à considérer que la façon la plus efficace de régler le cas des auteurs d’attentats dont le caractère terroriste est avéré n’est ni de les juger et de les condamner à des peines sévères d’emprisonnement (à vie), encore moins de les interner dans des établissements psychiatriques s’ils sont reconnus psychiquement déficients par l’expertise médicale, mais tout simplement de les « neutraliser ».

La condamnation à une peine de prison à vie a sa logique juridique. Elle correspond aussi à la sentence maximale considérée comme juste et admissible dans un état de droit comme la France, qui a aboli la peine de mort il y près de 40 ans.

Le cas beaucoup plus litigieux des criminels jugés psychiquement « malades » pose l’épineux problème de la disculpation éventuelle des actes terroristes, au motif que certains de leurs auteurs présenteraient des « antécédents psychiatriques », qu’ils ne seraient pas en pleine possession de leurs moyens psychiques au moment des faits, ou sous l’emprise de substances psychotropes qui auraient altéré leur jugement. Comme dans le cas de Kobili Traoré, ce terroriste malien qui a assassiné en 2017 sa voisine de palier Sarah Halimi, une grand-mère de 65 ans qui avait pour seul défaut d’être juive. Un acte manifestement motivé par la haine islamiste antisémite, mais dont l’auteur a scandaleusement été jugé comme « irresponsable » et relaxé par la justice parce qu’il était sous l’emprise de « bouffées délirantes » dues à une consommation massive de cannabis.

Empêcher la société de qualifier le caractère « terroriste » et « islamiste » des attentats perpétrés au nom de l’Islam par des individus isolés ou des membres d’organisations djihadistes, obliger la justice à fournir la charge de la preuve, disculper les terroristes jugés psychologiquement « fragiles », « déficients » ou « irresponsables », voici le plus beau rêve que poursuivent les islamistes qui les endoctrinent.

Doit-on continuer à faire ainsi leur jeu ? Continuer de perdre du temps alors que leur agenda s’accélère à l’évidence ?

Car contrairement à ce que les représentations médiatiques sur la menace terroriste laissent croire, notamment depuis la défaite de l’Etat Islamique en Syrie, nous sommes d’après les experts et les observateurs chargés d’en évaluer le niveau plutôt dans une phase ascendante, de transformation et de fragmentation du risque terroriste. Ce qui rend en amont le travail des enquêteurs chargés du renseignement ou de l’évaluation des critères de « radicalisation » individuelle beaucoup plus complexe. Et en aval plus délicat et volumineux le travail des policiers, des magistrats et de tous ceux amenés à « traiter » le cas des suspects ou des criminels reconnus coupables d’actes de terrorisme.

Autre point capital. L’abolition de la peine de mort sous Mitterrand au début des années 1980 ne concernait que des criminels de droit commun. Avec l’apparition en France dans les années 1990 et surtout dans les années 2010 d’une nouvelle forme de terroriste djihadiste, le débat a été rouvert sur l’opportunité de condamner à mort les auteurs de tels actes. Une hypothèse vite évacuée, notamment compte tenu de l’absence de caractère « dissuasif » dans le cas de terroristes déterminés à mourir pour la cause djihadiste.

Avec l’apparition de ces nouveaux « terroristes isolés » la question se complexifie encore.

Dans le cas où la Police intervient suffisamment à temps sur le lieu où ces actes sont commis, elle n’hésite jamais à « neutraliser » les individus en tirant à balles réelles et sans sommations préalables quand ceux-ci ont déjà commencé à s’attaquer à des innocents. Comme ce fut le cas lors de l’attentat de Villejuif en janvier 2020, ou celui de la Préfecture en octobre 2019, où les coupables ont été rapidement abattus. Cela n’épargne pas des morts mais cela permet au moins d’en limiter le nombre.

Tout ceci revient à poser la question de la véritable nature ces attentats, par-delà leur étonnante diversité et leur caractère souvent imprévisible.

Or pour comprendre parfaitement les enjeux, il convient de rappeler que nous ne sommes JAMAIS face à des actes réellement « isolés », lesquels n’engagerait que la seule responsabilité de leurs auteurs et tomberaient sous le coup du droit pénal commis tout crime de droit commun.

Car ces actes sont tous reliés les uns aux autres par une même logique, par un même but et surtout par une même idéologie qui les inspire et justifie.

Reconnaître le caractère « terroriste » mais aussi le caractère « islamiste » et même « djihadiste » de tous ces actes criminels est un enjeu crucial dans la guerre rhétorique et idéologique que livrent les islamistes à la France.

Derrière cette qualification il y a un enjeu autre que simplement sémantique ou juridique. Car la France ne lutte pas contre la menace terroriste comme elle lutte contre un autre risque qu’on peut évaluer et circonscrire avec des critères statistiques.

Ce dans quoi nous sommes engagés malgré nous n’est pas simplement la nécessité vitale pour nos démocraties d’endiguer un fléau qui menace la sécurité des personnes et des biens. Il s’agit véritablement d’une GUERRE que nous n’avons pas déclarée, mais que nous devons mener à son terme contraints et forcés. Car il en va de notre survie en tant que démocratie.

Cette qualification de « guerre » par le Président Hollande au lendemain des attentats du 13 novembre paraissait plus évidente dans les cas d’attentats de masse perpétrés sur notre territoire par des kamikazes appartenant à une organisation terroriste autoproclamée Etat Islamique, et qui occupait alors un vaste territoire en Irak et en Syrie. L’envoi de troupes pour détruire cette « Etat » avait alors matérialisé l’ennemi selon les critères classiques du conflit armé hérités des siècles passés.

Or dès l’aube du 21e siècle et les attentats du 11 Septembre 2001, la guerre avait changé de visage et de nature. Désormais ce ne sont plus des états qui livrent batailles, mobilisant des armées, conquérant des territoires et détruisant des infrastructures ennemies. La menace est permanente, invisible, insensible, diffuse et difficile à cerner.

Cette guerre à laquelle nous n’étions pas préparés est une guerre avant tout idéologique. Et dans une large mesure « spirituelle ». Non pas tant parce que nos ennemis s’appuient sur une rhétorique religieuse plus ou moins falsifiée de type millénariste : leurs visées sont avant tout politiques et concernent la conquête totale du pouvoir dans les pays ciblés, jusqu’à la planète toute entière.

Mais parce que cette guerre se joue d’abord dans les consciences. C’est une guerre idéologique au sens où l’islamisme est une idéologie totalitaire, au même titre que le nazisme ou le communisme. Mais c’est aussi une guerre psychologique, une guerre des consciences, une guerre d’affects, d’émotions et de représentations symboliques, dont le retentissement principal s’évalue moins en termes de nombre de victimes ou de kilomètres carrés conquis que de niveau d’emprise sur les esprits.

Ces représentations, ces affects, ces discours choc ont d’autant plus d’impact sur nos consciences qu’ils sont amplifiés à l’infini par l’écho médiatique et celui d’internet où les consciences sont interconnectées de façon instantanée.

Les « faits » ont de moins en moins d’importance. En revanche leur impact sur les esprits est capital. Car c’est là le véritable champ de bataille. La conscience collective, objet d’une formidable volonté d’emprise.

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Une emprise qui joue notamment sur le caractère fascinatoire des images et des discours : celles de la barbarie djihadiste obsessionnellement mise en scène. Une emprise qui sème le doute afin de fragiliser les fondamentaux éthiques des sociétés, qui s’immisce telle un virus pour parasiter les modes d’arbitrage politiques, juridiques, sociaux économiques, mais aussi les mythes collectifs et les référents symboliques d’une nation.

Le but des islamistes est de dynamiter la notion même de nation au bénéfice de l’Oumma. Et pour cela de court-circuiter ou saboter toute l’armature éthique, symbolique et discursive qui sert d’étayage à la République comme ensemble uni.

Les terroristes ne sont que la partie visible, flagrante et dramatique, et un outil stratégique parmi d’autres dans cette guerre fondée sur un patient travail de destruction et de conquête.

Aujourd’hui une guerre ne se gagne plus avec des chars et des bombes. Mais avec des idées et des convictions. A ce titre, la guerre cybernétique pour neutraliser les sites islamistes sur internet, identifier leurs acteurs et leurs objectifs, infiltrer et démanteler leurs réseaux est au moins aussi importante que l’action préventive et curative sur le terrain contre le terrorisme ou la radicalisation.

Chaque terroriste radicalisé par lui-même (ce qui relève comme nous l’avons vu du mythe) ou engagé volontaire dans un réseau terroriste est un « soldat » et donc un « ennemi » de la France. Considérer ces « éléments isolés » comme de simples criminels de droit commun est une chimère et une aberration.

Bien sûr il serait absurde et contraire à nos valeurs de les considérer ex abrupto comme des ennemis et des membres d’un corps étranger à éliminer. Ce serait même faire le jeu des islamistes qui est consiste à diviser les Français, disloquer les liens républicains et leur substituer l’appartenance prioritaire à l’Oumma dans dialectique « eux contre nous ». Ce sont pour la plupart des citoyens français « égarés » et abusés par la propagande islamiste, qui ont unilatéralement mais délibérément rompu les amarres avec la communauté nationale à laquelle ils appartiennent, ou qui ont choisi de se retourner contre la France, contre une communauté (les Juifs) ou contre Etat qu’ils jugent hostile.

Les abattre ce n’est pas nier leur appartenance paradoxale à la nation française en cédant à la logique des islamistes. Mais c’est prendre acte de leur volonté sécessionniste poussée à son paroxysme en circonscrivant cette transgressions pour qu’elle ne contamine pas d’autres victimes ou d’autres esprits tentés de les imiter.

A ce titre il est aveugle de chercher à n’évaluer que les responsabilités personnelles de chaque individu qui commet un acte terroriste au nom de l’Islam. Cela n’a aucun sens. Dès lors qu’un acte est reconnu comme relevant du terrorisme islamiste les responsabilités sont nécessairement diffuses et partagées. Ceux qui au sein des mosquées, dans les associations « musulmanes » de quartier, dans l’entourage familial, amical, professionnel, dans les médias, les publications « islamiques », sur les sites internet et réseaux sociaux, ont contribué à forger les convictions et construire les repères de ces « armes humaines » sont coresponsables à un degré ou un autre des actes qu’elles commettent.

Si l’on veut aller au bout de cette logique, les terroristes « isolés » sont la main qui tient le couteau ou la gâchette, et le CCIF, l’UOIF et toutes ces officines du mensonge islamiste déguisés en agneaux sont le cerveau qui en commande le mouvement.

Quoiqu’il en soit, en situation de guerre c’est la logique de guerre qui doit s’appliquer. Un ennemi est un ennemi, qu’il soit général ou simple fantassin.

Et donc autant que possible absolument tous les terroristes quels qu’il soient, dès lors qu’ils ont fait ne seraient-ce qu’une seule victime, doivent être abattus le plus vite possible sans aucun état d’âme.

La logique de ce mode opératoire n’obéit aucunement à un désir de revanche, de justice expéditive ou arbitraire. Ce qui serait rentrer dans la logique mimétique de haine et de violence des djihadistes, convaincu pour leur part du part bien-fondé de leurs actes, et de rejoindre par le martyre Allah, son Paradis et ses houris.

Elle repose uniquement sur une logique de pragmatisme et d’efficacité.

Le but ici n’est pas de « punir » par le sang dans une justice éclair, mais de « protéger » et « neutraliser ». Protéger d’autres éventuelles victimes, immédiates ou à venir, les terroristes servant toujours d’exemple déclencheur pour de futurs candidats au « sacrifice ». Ces victimes c’est nous-mêmes, nos proches, nos enfants, nos amis, nos collègues, nos voisins. Qu’ils soient nos concitoyens ou de simples étrangers séjournant proche de nous. Nos frères en humanité ciblés par des fanatiques pressés selon leur folie de nous déshumaniser.

Les préoccupations droits-de-l’hommistes qui viseraient à sanctuariser la vie humaine au point de renoncer à l’usage de la force létale ou de la peine capitale pour des terroristes au motif que la vie humaine serait supérieure à tout autre impératif éthique n’ont pas leur place ici.

Car c’est justement au nom de la vie, de sa dignité et de son unité, et non selon une fascination morbide pour la mort et le martyre, que l’on doit agir avec force et détermination.

Dans le cas des terroristes ayant commis des crimes avant d’être arrêtés et jugés, la question de la peine capitale doit rester de façon tout à fait exceptionnelle une question ouverte et non tranchée a priori.

Justement parce que nous n’avons pas les mêmes référents symboliques que ceux qui nous tuent.

Pour nos sociétés occidentales profondément imprégnée d’un héritage et d’une éthique chrétienne, la mort peut être rédemptrice mais le Pardon ou du moins le renoncement à appliquer une sentence égale aux crimes commis reste toujours une vertu supérieure à la Loi du talion. Notre justice démocratique fondée sur les droits de l’homme et l’affirmation que tous les hommes sont égaux se veut plus volontiers clémente qu’inflexible. Elle croit en la rémission possible des pires criminels.

Mais pour les terroristes inspirés par un Islam radical, tuer un mécréant n’a aucune importance : sa vie a bien moins d’importance qu’un vrai musulman. Pire, le tuer peut-être considérer comme un acte exemplaire de bravoure agréé par la communauté et le Tout-Puissant.

Au lieu d’offrir une mort ou un procès exemplaire à ces « martyres » de la foi djihadiste, leur offrir une exécution infamante c’est aussi renverser la symbolique attachée à leurs actes. Un échec et non un triomphe.

A condition de toujours rappeler au nom de qui et de quoi s’exerce la Justice, le Droit et l’usage de la force.

L’islamophilie, maladie du siècle

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Au chapitre des grandes perversions cartographiées par les siècles derniers il y avait la pédophilie, la zoophilie, la scatophilie, la nécrophilie… La spasmophilie quant à elle ne relève pas du même registre lexical.

Il faudra bientôt en ajouter une autre d’un genre inédit : l’islamophilie.

Antonyme de l’islamophobie qui n’est qu’une fiction, l’islamophilie est elle belle et bien réelle. Elle désigne l’attirance contre-nature des gens de gauche, de certains centristes et écologistes, pour une idéologie contemporaine ravageuse, une forme de fascisme religieux et d’asservissement totalitaire : l’islamisme. Mais aussi la complaisance commune de certains intellectuels, journalistes et politiques pour cette idéologie, caractérisée sous le vocable d’islamo-gauchisme.

Tout naturaliste des déviances se doit d’établir un catalogue détaillé des espèces étudiées. Les islamophiles se répartissent donc en différentes catégories nosologiques. D’un point de vue psychopathologique, ils présentent différentes formes de troubles psychiques qui vont de l’altération des fonctions cognitives et des facultés de jugement, un narcissisme exacerbé de type pervers manipulateur, des délires de persécution, des formes dissociatives de la personnalité de type schizoïde, des crises de démence, jusqu’à des pulsions masochistes voire au syndrome de Stockholm, à savoir l’empathie d’une victime pour son bourreau ou pour un terroriste pourchassé.

Le premier noyau d’agrégation de la tribu des islamophiles se compte parmi les musulmans laïcs ou libéraux éloignés de l’idéologie islamiste mais piégés par le discours victimaire défendu par ceux-ci. S’ils s’engagent pour défendre tous les musulmans indifféremment contre la « haine islamophobe » qui s’abattrait sur eux, c’est plus par réflexe identitaire et communautaire que par adhésion à un Islam pur et dur. Certains de ces islamophiles musulmans nourrissent un ressentiment particulièrement intense à l’égard de la société française, à cause d’un sentiment de stigmatisation sociale dont ils s’estiment les victimes. Cela peut parfois les conduire à se laisser embrigader ou à relayer la propagande victimaire des islamistes au point de rejoindre les rangs des radicalisés. Mais la plupart du temps ces musulmans pacifiques ou de circonstance se mobilisent autour du fameux slogan simpliste (et mensonger), destiné lui aussi à empêcher tout débat et tout discernement sur l’Islam : « PAS D’AMALGAME ».

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L’islamophilie se rencontre aussi parmi d’autres spécimens que sont les survivants des religions déclassées du siècle dernier : communisme, trotskisme, marxisme-léninisme. Ces irréductibles gauchistes tentent désespérément de survivre à l’effondrement des idéologies en se recyclant dans d’autres formes de fanatisme religieux. Ils trouvent dans la cause des musulmans opprimés un succédané très tendance de la cause prolétarienne, tombée dans l’oubli depuis la disparition de la classe ouvrière. Dans leur cas la collusion avec l’islamisme est donc une nouvelle forme d’ouvriérisme, qui s’attache à défendre les fils et les filles des anciens travailleurs immigrés contre la haine de classe colonialiste, raciste et xénophobe.

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A cette deuxième catégorie vient s’ajouter une troisième : les fameux « idiots utiles » de la gauche. Ces minimalistes de l’éthique politique adeptes d’une pensée light et renouvelable ne sont animés que par un souci du paraître médiatique. Ils collent aux indignations contemporaines pour se donner une épaisseur intellectuelle et un succédané de morale. Bien qu’ils soient très virulents sur les plateaux télé, leur enracinement idéologique n’a aucune profondeur : ce sont des idéalistes hors-sol.

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Toujours pressés de défendre une cause nouvelle, ils réagissent de façon compulsive pour manifester leur soutien sans jamais prendre la peine de réfléchir, ce dont ils sont notoirement incapables. Adeptes d’une morale du clic et des principes jetables, ces enfants de la société de consommation et du numérique sont aussi versatiles que féroces et prompts à bouffer du « nazi », un mot-valise qu’ils customisent à outrance pour désigner tous ceux qui ne partagent pas leur avis. Ils alignent ainsi les poncifs et les engagements mimés comme on collectionne les pin’s : écologie, antiracisme, féminisme, enfance martyre, LGBT, antispécisme, bio, vegan… Tout est bon à prendre pourvu que ce soit tendance et politiquement correct. Les idiots utiles se rencontrent beaucoup parmi la génération des baby-boomers (les bobos ex soixante-huitards comme Daniel Cohn-Bendit) et leurs enfants : la « génération morale » ou Génération Macron des jeunes quadras nés avec la crise. Parmi les politiques frappés d’islamophilie, certains n’obéissent qu’à d’évidents calculs clientélistes, en draguant la « communauté musulmane » à laquelle ils envoient régulièrement des signaux. C’est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, débouté de sa stature de tribun du peuple à cause de ses outrances égotiques et mégalomaniaques, et qui manfesti un soudain revirement en faveur de la cause islamiste. Mais aussi de Ian Brossat ou de Clémentine Autain, rescapés du PCF et de la gauche trotskiste, ou encore d’Anne Hidalgo, laquelle drague ouvertement le vote communautariste en alignant les déclarations islamophiles aussi ineptes que pseudo-branchouilles.

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Une dernière catégorie d’islamophiles bisounours se retrouve parmi certains croyants d’autres religions, le plus souvent des catholiques « progressistes » et quelques juifs libéraux égarés. Souvent engagés dans le « dialogue interreligieux » ou membres d’associations républicaines d’amitié intercommunautaire, ces braves hérauts de la fraternité instrumentalisent à loisir les principes républicains, notamment la fraternité, la laïcité ou la liberté de conscience, pour défendre une vision inclusive, œcuménique, hyper relativiste et profondément idéaliste d’une société multiculturelle, multireligieuse et ouvertement communautariste, où les religions et les philosophies se féconderaient les unes les autres sans discernement aucun par l’écoute respectueuse, l’entraide fraternelle voire le méli-mélo syncrétique.

Loin des savantes « disputations théologiques » médiévales entre des grands esprits et des libres penseurs issus du judaïsme, du christianisme et de l’Islam, ce scoutisme interculturel, naïf et bon enfant, prône un respect intégral de « l’autre » qui peut aller jusqu’à l’aveuglement et la complaisance coupables quand il s’agit de cautionner des dérives sectaires empreintes d’une volonté de conquête idéologique et politique, comme le salafisme, le wahhabisme ou les Frères musulmans. Ou de défendre farouchement le voile islamiste au nom des libertés religieuses en renonçant à tout examen critique.

Ainsi les jeunes de l’association Coexister, qui regroupe des chrétiens, des juifs, des musulmans de toutes obédiences, mais aussi des bouddhistes, des athées, des agnostiques, des laïcs et des je-ne-sais-pas-où-j’en-suis au nom d’une volonté inclusive la plus large possible, ont fait perdre toute crédibilité à leur élan initial qui prétendait s’ouvrir à l’autre pour conjurer les réflexes de repli communautaire. A titre d’exemple, leur participation, clairement dénoncée par des défenseurs de la laïcité comme Caroline Fourest, au Salon de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France, devenue récemment Musulmans de France) : une foire aux intégrismes musulmans où l’on croise tour à tour les fans de Tariq Ramadan, des salafistes, des crypto-djihadistes, et bien sûr des Frères musulmans surnuméraires, au milieu de stands vendant des niqabs (voile intégral), des DVDs de prêches d’imams interdits en France et des livres sulfureux sur l’Islam. Coexister est aussi emblématique de ces religieux qui au nom d’une solidarité entre la calotte, la kippa et la chéchia, ou de celle des religieux ligués contre une laïcité vue comme trop agressive et « liberticide », ferment volonté les yeux voire cautionnent des dérives objectivement préoccupantes. Ou sont incapable de décrypter la sémantique ambiguë des « signes religieux ostentatoires » en tant qu’instrument de propagande de l’islamisme dans sa stratégie de conquête de territoires et de droits.

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Quant aux ressorts psychologiques de l’islamophilie, elle s’appuie souvent sur un complexe d’infériorité sinon une haine de soi nourrie par la mauvaise conscience postcoloniale, qui entretient une fascination pour « l’étranger », objet de toutes les projections fantasmatiques.

Tous les islamophiles ont en commun une fascination inconsciente ou inavouée pour l’homme hétérosexuel arabo-musulman. Une sorte d’inversion du mépris colonialiste pour les « races inférieures » ou les « peuples primitifs » conquis. Une fascination qui va de pair avec celle qu’exercent les icônes de la rébellion adolescente, frondeuse, anarchique et métissée issues des banlieues. Bien qu’ils n’oseront jamais l’avouer, le machisme exacerbé et transgressif qu’incarnent le mâle musulman ou la racaille excitent leurs fantasmes refoulés de demis-hommes émasculés par les excès d’un féminisme castrateur dont ils se réclament. C’est pourquoi ils sont les premiers à défendre le voile, travesti en étendard féministe.

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Médine, rappeur islamiste français

L’islamophile est en effet souvent un homme, doublé dans bon nombre de cas d’un homosexuel refoulé souffrant d’un complexe de castration, et dont l’inconscient est travaillé par les mythes séculaires véhiculés par la culture arabo-musulmane sur « l’homme arabe » ou « l’homme musulman ». Un onagre rebelle, vigoureux, hypermembré, aux appétits sexuels insatiables et à la puissance sexuelle démesurée. Ce fantasme se nourrit de toute une mythologie orientaliste peuplée de harems, de hammams, de palais sensuels, de séductrices lascives, de jeunes esclaves soumis et de paradis luxurieux. Autant de thèmes relégués dans les oubliettes de la culture arabe recouverte hélas depuis le siècle dernier par la chape de plomb islamiste, mais toujours très présents dans les mythes de « l’Âge d’or », ou recyclés dans une rhétorique sexiste avec un contentement vulgaire par les jeunes rebeux des cités.

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Ingres : Le Bain turc

L’islamophile est donc bien un archétype de pervers doublé d’un schizophrène et parfois d’un manipulateur. A l’occasion l’islamophile est un masochiste dévoyé qui s’émerveille du désir exacerbé de revanche des « bougnoules » sur les « kouffars » (mécréants). Un sous-produit du désenchantement et de la ruine des idéaux démocratiques dans une société individualiste et éclatée, avide d’immédiateté, de sensations et de consommation.

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Le comble du malheur c’est que l’islamophile entend retrouver le sens perdu dans une idéalisation messianique de l’ailleurs lointainement héritière des divagations rousseauistes à propos du « bon sauvage ». Il est l’aboutissement d’un processus de domination qui aurait échoué à conquérir les sexes et le monde et se résoudrait à céder aux charmes d’une armée de Spartacus soulevés pour asservir leurs anciens maîtres. Car l’homme arabe musulman incarne dans l’imaginaire qu’il entretient la domination des mâles sur les femelles, comme la domination des croyants sur les infidèles et les esclaves. Et, dans le discours fondamentaliste, le triomphe de l’unique vérité imposée par la force conquérante à des sociétés décadentes, abîmées dans les plaisirs et ruinées par leurs états d’âme.

L’islamophilie s’appuie sur un rêve de verticalité retrouvée, projetée sur une religion dévoyée. Les laïcs et autres gauchistes athées et anticléricaux qui ne croient pas une seule seconde en un dieu révélé se flagellent d’émotion, s’évanouissent comme des pucelles et se prostituent comme des houris en miaulant pour célébrer ces fanatiques qui osent fronder la République, imposer leur charia archaïque et leur pastiche jaloux d’une divinité violente aux sales Français dégénérés. Après avoir consacré leur vie à bouffer du curé, voilà maintenant que ces insensés sucent de l’imam.

En d’autres siècles on aurait prescrit l’internement ou le bûcher pour ces désaxés traîtres à leurs anciens credos et à la mère patrie. Mais non. Aujourd’hui on leur tend des micros, on leur réserve des charges et des prébendes dans toute l’aristocratie médiatico-politique, on les laisse défiler en bon ordre avec des ennemis déclarés de la démocratie dont ils se réclament, on commente à l’infini leurs élucubrations victimaires au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes, les vraies victimes, les vrais ennemis.

Il est temps de prendre la mesure de cette gabegie. Car l’islamisme, lui, progresse chaque jour dans les esprits. Et la grogne monte inlassablement dans l’opinion face à des politiques gangrenés par l’esprit de Munich et qui ont renoncé à endiguer ce fléau.

Il est temps que nos élites se réveillent pour dénoncer l’incurie. Que la complaisance des fourbes et des écervelés soit enfin exposée au grand jour. Car il en va de notre avenir, de notre santé démocratique et de l’unité de notre belle République.