Mélenchon, le crépuscule d’un ambitieux

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Autopsie d’un ténia politique, réduit à cureter les égouts de l’islamisme, du racisme, de l’antisémitisme et du complotisme pour faire croire encore à son existence.

Depuis 25 ans qu’il pavoise comme un cador de la politique dissident du PS, qu’on lui prête des qualités de « tribun », de « rebelle », d’« esprit libre », Mélenchon a dû en décevoir plus d’un qui s’étaient laissé piéger par ses harangues populistes et antisystème.

L’homme est intelligent, érudit, fin politique, opportuniste, bon orateur. Mais son orgueil himalayesque aura eu raison de lui.

S’il quitte le PS en 2002 c’est parce que ses camarades n’auront pas su reconnaître son « génie ». Il se jure alors de leur faire rendre gorge et de dynamiter ce parti falot, ramolli par le pouvoir, et vendu aux sirènes du libéralisme.

Lors des présidentielles de 2012 il gagne ses galons de tribun de la politique, mais n’atteint pas un score digne d’un destin national.

Le vent tourne en 2017 avec la candidature de la marionnette très libérale du système Emmanuel Macron. Un OVNI sans aucune réelle expérience politique, propulsée en cinq années seulement au sommet de l’Etat après une carrière de directeur associé chez Rothschild et une rampe de lancement comme conseiller spécial de Hollande chargé de piloter le logiciel économique du navire France.

Le PS est alors en pleine déconfiture. Valls échouant aux primaires, la droite du parti se rue chez Macron. Benoit Hamon remporte la primaire mais ne rassemble autour de lui que ce qu’il reste de réformateurs, quelques écolos égarés et des apparatchiks qui n’ont nulle part où se reconvertir.

Fiasco annoncé pour la gauche. Victoire un temps annoncé pour la droite et son champion François Fillon, vite rattrapé par le cyclone des affaires. Un boulevard s’ouvre pour Macron. Avec, dans le rôle du repoussoir utile, une Marine Le Pen chouchoutée par les médias et qu’on s’empresse de propulser au second tour.

Reste la carte, ardue mais jouable, de la gauche radicale incarnée par Méluche et ses Insoumis. Une autre manière de partir à l’assaut de la macronie, de l’Europe de la finance et des lobbies, et du système mondialiste, en agitant le hochet du Frexit sans toutefois tomber dans les travers nationalistes et xénophobes du FN.

Et Méluche de grimper dans les sondages. Allant même jusqu’à devenir poli avec les journalistes, qui le flattent en lui prédisant une ouverture possible pour le second round de ces présidentielles.

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Méluche exulte, boit du petit lait, se voit déjà en challenger de Macron, se paye le luxe de chambouler les cartes d’un scénario écrit longtemps à l’avance par les mécènes de ce gamin zozotant.

Le grain de sable que sauront exploiter les stratèges du chouchou des médias, c’est l’orgueil incommensurable de Mélenchon et sa rivalité irréductible avec Hamon.

Peu les séparent, sur le papier ils pourraient s’entendre, mais ils ne parviendront jamais à se mettre d’accord, l’un devant nécessairement s’effacer devant l’autre. Or faute d’un accord entre le candidat du PS et celui de LFI, aucune chance pour la gauche de conserver l’Elysée.

Hamon sans doute insuffisamment préparé fait une campagne déplorable et s’effondre vite dans les sondages. Mélenchon quant à lui ne parvient pas à transformer l’essai.

Le soir du premier tour signe pour lui un échec cuisant, même si l’on pouvait s’y attendre. Pas de ticket pour le second tour !

Pire, il se retrouve 4e derrière Macron et Le Pen, mais aussi Fillon.

Sa déclaration télévisée après les sondages sortie des urnes qui le donnent largement battu laisse transparaître une aigreur indicible.

A partir de ce moment, Mélenchon n’aura de cesse de cultiver sa rancœur. Et commencera une lente descente aux enfers d’où il ne se relèvera plus.

L’échec aux présidentielles n’est pas encore digéré que les affaires lui tombent sur le nez. Une épreuve supplémentaire qu’il interprétera évidemment comme un complot politique contre son génie. Lui qui est le seul à pouvoir représenter le peuple. Quand on veut se débarrasser de quelqu’un c’est qu’il est gênant, donc qu’il compte.

Dans ces conditions, impossible de se positionner comme leader de l’opposition à Emmanuel Macron, ce dont il aurait rêvé. D’ailleurs l’opposition, il n’y en a plus : les partis traditionnels de gauche comme de droite sont en lambeaux, siphonnés par LREM ou dynamités par la vague de dégagisme des dernières législatives dans la foulée des présidentielles de 2017.

Le seul arbitre désormais, c’est la rue. Notamment ce mouvement des irréductibles Gilets jaunes, que La France Insoumise, tout comme le Rassemblement National, n’auront de cesse de vouloir récupérer.

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« La République, c’est moi ! » C’est par cette tautologie sidérante que le tribun de gauche qui n’est déjà plus que l’ombre ou la caricature sinistre de lui-même tentera une ultime ruade en octobre 2018 contre un réel qui s’obstine à le pousser vers une condamnation judiciaire certaine et bien humiliante.

La France Insoumise et son leader décrédibilisés, le parti essaiera bien de mettre en avant d’autres personnalités, comme Alexis Corbière ou Jean-François Ruffin. Mais la débandade est entérinée. Déjà des voix s’élèvent en interne contre le patron qu’on juge tyrannique et à qui l’on attribue la responsabilité des mauvais scores du parti dans les sondages puis aux européennes.

Mais Mélenchon n’en démord pas. La France Insoumise, c’est lui ! La gauche c’est lui ! Le peuple, c’est lui ! La République, c’est lui ! La France, c’est lui !

Sauf que plus personne n’en veut.

De dégringolade en dégringolade, le vieil homme aigri tentera de s’accrocher aux seules branches qui lui offrent encore un appui. Au risque de se saborder politiquement et de virer dans l’abjection la plus totale.

D’abord en faisant le choix conscient et délibéré de trahir ses propres valeurs républicaines, laïques et antifascistes en pactisant avec les islamistes.

Contrairement à certains égarés de l’extrême gauche qui ont sombré dans l’islamo-gauchisme par idéalisme et désarroi une fois la classe ouvrière disparue, qui ont cru voir dans les musulmans et les immigrés le nouveau prolétariat, et dans l’Islam politique un nouvel adversaire crédible contre le capitalisme, Mélenchon a agi selon un calcul des plus froids et cyniques.

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La gauche sociale-libérale l’ayant trahi, le peuple l’aillant dédaigné, voici qu’il trouve en la personne des minorités musulmanes endoctrinées par les islamistes et ces islamo-gauchistes qui les soutiennent une nouvelle clientèle politique.

N’ayant plus rien à perdre sinon un semblant de morale, Mélenchon est donc allé se prostituer aux pires ennemis de la République. Lui qui n’avait jamais voulu s’allier avec le Front National en réalisant l’union des populistes de droite et de gauche, choisit bien pire que Marine Le Pen. Une clique d’extrémistes de droite islamistes, dont le but avoué est la conquête inexorable du pouvoir, la destruction de la démocratie et le remplacement de la République par un régime théocratique et totalitaire.

C’est un peu comme si Maurice Thorez avait fait alliance avec les Waffen SS pour s’assurer une survie politique.

Mais cela n’étouffe nullement Jean-Luc Mélenchon. Pas plus que manifester aux côtés des prêcheurs de haine salafistes, de ces imams et ces idéologues de l’Islam politique qui justifient le viol et les violences conjugales, font hurler « Allahu Akbar ! » à la foule dans les rues de Paris, en osant prétendre que ce sont les journalistes qui ont transformé cette expression religieuse en cri de guerre, qui distribuent des étoiles jaunes aux manifestants et osent comparer les musulmans français d’aujourd’hui aux Juifs durant l’Occupation…

A voir son sourire réjoui aux côtés de ces « mamans voilées » on devine même que le tribun fatigué s’est trouvé un nouveau « peuple » à défendre.

Mélenchon apparaît du coup pour ce qu’il a toujours été : un menteur et un manipulateur, qui méprise sans doute davantage le peuple que tous les autres politicards réunis. Un peuple qui ne l’a jamais intéressé, comme tous ceux qui prétendent parler en son nom. Et qu’il a toujours méprisamment appelé « les gens », en prenant des postures populos dans ses costumes Mao.

L’ultime éructation de haine de ce fourbe à l’agonie aura été cette saillie aussi odieuse qu’inattendue à propos des Juifs du CRIF qui seraient responsables de la déconfiture du Labour aux dernières élections britanniques.

Si Mélenchon a fini de s’accomplir, c’est donc dans l’ignoble. Après l’imposture et le mensonge, l’orgueil mythomaniaque et paranoïaque, l’alliance contre-nature avec l’extrême droite islamiste, sa seule façon d’attirer encore quelques oreilles, c’est de se vautrer dans la boue des caniveaux antisémites, révisionnistes, racistes et complotistes.

Tel Voldemort à la fin de Harry Potter qui meurt en se consumant lentement dans sa propre haine, Mélenchon nous offre ce spectacle pitoyable d’une baudruche bouffie d’elle-même, et qui dans un ultime soupir de haine exhale son vomi le plus fétide.

A l’image de ces matadors révolutionnaires à l’origine des pires dictatures latinos et qui furent ses modèles, Mélenchon qui n’en aura été que la caricature bouffonne finit ainsi délaissé de tous, y compris de ceux qui l’avaient un temps suivi ou s’étaient laissé abuser par sa faconde.

La Laïcité n’est qu’un outil, aujourd’hui dévoyé, parmi tout l’arsenal des principes républicains pour lutter contre l’islamisme

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Certains se sont émus ces derniers jours que l’Etat veuille se mêler de religion. Il est vrai que dans le cas présent c’est de façon bien maladroite voire complaisante, que l’Etat s’est mis en tête de réformer l’Islam en l’accommodant à la volonté des islamistes, comme s’il voulait leur faciliter la conquête du pouvoir.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam, mais de protéger la laïcité. » C’est ainsi que Radika Adnani critiquait il y a un an ceux qui interprètent la montée de l’Islam radical selon une lecture sociologique.

Une telle affirmation mérite qu’on s’y arrête. Tant sur le plan de la pertinence que de l’efficacité à combattre l’Islam.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam. » Grave erreur ! Depuis Lionel Jospin l’Etat a échoué à créer des institutions qui représentent réellement les musulmans, comme à faire barrage à la volonté hégémonique de l’Islam radical, aujourd’hui surreprésenté dans ces institutions fantoches que sont le CFCM ou l’AMIF. Sans compter les autres succursales des Frères Musulmans comme le CCIF, Musulmans de France ou LES Musulmans.

Si l’Etat ne se mêle pas urgemment de réformer de fond et comble l’Islam dit « de France », c’en est définitivement fichu de la possibilité de voir émerger un interlocuteur légitime, responsable et sérieux, et surtout qui représente les musulmans au lieu de les kidnapper.

« … mais de protéger la laïcité. » Hélas cette affirmation apparaît comme un sursaut désespéré, tant la laïcité prend l’eau aujourd’hui de partout, ballottée par tous ceux qui en donnent une lecture personnelle particulièrement dévoyée.

Plus de cent ans après la Loi de 1905, que reste-t-il de la laïcité à la française ?

C’est ici qu’on voit les limites à vouloir faire reculer l’Islam et défendre la République au nom du seul principe de laïcité.

Sur la question récurrente du voile, on voit déjà à quel point la laïcité est instrumentalisée par ceux qui ont pour objectif de l’abolir. Comment ils la subvertissent en la réduisant à la seule « liberté de conscience ». Une liberté comprise comme la liberté sans condition de chacun de vivre sa religion comme il l’entend, le droit pour des communautés de se constituer de façon séparée sur la base de l’appartenance religieuse réelle ou supposée, de s’affranchir des contraintes, des lois et des principes de la République. Mais aussi comment les mêmes exigent une neutralité absolue de l’Etat quant aux affaires religieuses. Un Etat accusé d’être un persécuteur liberticide.

Comme le rappelait Marcel Gauchet dans une interview publiée dans les Echos à propos de l’Islam réalisée en août 2016 et toujours pertinente aujourd’hui : « Nous sommes désarmés devant ce nouveau visage du problème de la laïcité et nous ne savons pas y répondre. » La laïcité à la française a été instituée au terme d’un combat contre l’église catholique. Laquelle s’est vite adaptée, autant au contexte historique et politique français qu’au triomphe du rationalisme, du positivisme et du scientisme athées de la fin du 19e siècle.

Face à une religion comme l’Islam, la République est désarmée. Cette religion exogène très différente du catholicisme fonctionne encore aujourd’hui selon des principes totalement réfractaires à la modernité comme à la conception occidentale de la démocratie et des rapports entre les religions, le Droit et l’Etat. Il ignore totalement les notions d’Etat de droit, de démocratie, de séparation des pouvoirs ou de laïcité. Pire, il les conteste et les combat avec virulence partout où c’est possible.

S’agissant de l’Islam politique issu de l’idéologie des Frères musulmans, le but de tout état musulman et de toute organisation qui en émane ou s’en inspire (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, financeurs du terrorisme djihadiste et d’organisations islamistes en Europe), est de combattre le modèle démocratique en infiltrant en profondeur les sociétés occidentales, en réislamisant les populations d’origine musulmane, en pratiquant un lobbying actif à tous les niveaux, national, international et mondial. Et en poursuivant leur but à long terme de remplacer les états démocratiques par des théocraties, de conquérir et d’islamiser progressivement tous les territoires impies, d’instaurer un califat mondial en de dominer toute la planète.

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Ce but n’a absolument pas varié au cours des décennies passées. Simplement la stratégie s’est acclimatée et le rythme de son exécution, la rhétorique et les moyens utilisés se sont adaptés aux réalités locales comme aux résistances rencontrées.

Face à une détermination patiente de l’Islam radical, face à la duplicité de ses acteurs qui font mine de se conformer au contexte juridique et culturel des sociétés qu’ils entendent conquérir, la laïcité est impuissante.

Pourtant, même si on a eu tendance à le négliger, la République est fondée sur des principes qui sont autant de solides piliers pour maintenir en place l’édifice.

Ainsi, l’article premier de notre Constitution précise :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

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République : le pouvoir en France est exercé par des personnes élues. La France n’est ni une monarchie, ni une théocratie, ni une dictature, ni une tyrannie.

Unité et indivisibilité : la République est une unité, elle ne peut être séparée en différentes parties. Le communautarisme n’est pas le modèle français. Aucun groupe ne peut s’isoler ou faire sécession en revendiquant des droits particuliers. Les lois s’appliquent sur tout le territoire. La République ne reconnaît qu’une seule langue officielle : le français.

Laïcité : l’État n’a pas de religion officielle, il ne paye pas les hommes d’Église et ne donne pas d’argent aux religions. Les personnes peuvent avoir une liberté de culte, de croyance. Toutefois cette liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi et les autres principes : liberté de tous les citoyens, égalité hommes-femmes, protection des mineurs, interdiction de toute emprise et lutte contre les dérives sectaires, les troubles à l’ordre public, les menaces pour la sécurité publique, l’intégrité territoriale ou la cohésion nationale…
La République ne reconnaissant aucune religion, la loi française ignore la notion de blasphème. Critiquer, caricaturer, se moquer d’une religion ou de ses représentants n’est aucunement un délit.

Démocratie : le peuple est souverain. C’est lui qui exerce le pouvoir, même si c’est par l’intermédiaire de ses représentants élus. Au contraire d’une monarchie de droit divin où le monarque tire son pourvoir et sa légitimité de Dieu. La République ne reconnaît aucune transcendance divine d’où émanerait le pouvoir, l’Autorité, le Droit et la capacité à régner.

Sociale : la République doit mettre en œuvre et satisfaire les besoins de la population dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé. En conséquence tout système éducatif privé (notamment religieux) ne peut s’exercer que par délégation, ses acteurs et programmes subordonnés à l’autorité concernée (Education Nationale).

Mais aussi la République qui est d’abord un Idéal humaniste trouve son application concrète dans un projet de « société ». La République n’est pas qu’un principe de gouvernement ou un ensemble de droits, la citoyenneté ne peut s’exercer quand dans le cadre de l’appartenance commune et active à une même Société, dont l’un des buts est la quête de l’intérêt général et du bien commun.

Etat de droit : le principe d’Etat de droit implique la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État où tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi.
Dans un pays comme la France, nul ne peut se soustraire au droit. La prétention de certains à se définir en marge de la loi, ou à vouloir adopter des lois qu’ils jugent supérieures au Droit français, est incompatible avec la République.
Dit plus clairement, l’Islam politique et la charia sont incompatibles avec la République.
Et ceux qui prétendent le contraire sont hors-la-loi.

 

Les valeurs et principes énoncés dans le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Liberté, Egalité, Fraternité, délimitent quant à eux clairement l’exercice de la citoyenneté et protège le statut comme les droits des citoyens contre toute dénaturation, limitation ou appropriation au nom d’une idéologie ou d’une religion.

Liberté : tous les citoyens sont libres de naissance. Aucun citoyen, aucun groupe ne peut prétendre à un statut ou des droits différents selon un privilège de naissance.
L’une des libertés essentielles qui découlent de ce principe est la liberté de conscience. Ce principe entre radicalement en contradiction avec l’un des principes essentiels de la foi musulmane, à savoir que l’on « naît musulman » et que l’on ne peut y déroger. En droit français, l’appartenance à une religion relève d’un choix personnel libre et conscient. Naître de parents musulmans n’oblige personne à se reconnaître comme tel. L’apostasie (le fait de renoncer à une religion) est un droit inaliénable en démocratie.
En outre l’Islam considère que le fait d’être musulman confère un statut et des droits particuliers, supérieurs à tout autre. Les « mécréants » dans les sociétés musulmanes traditionnelles n’ont pas le même statut ni les mêmes droits que les fidèles. Pour être acceptés dans la société ils doivent s’acquitter d’un impôt, se conformer à des devoirs et interdictions spécifiques.

Paradoxe, la liberté de conscience est aujourd’hui instrumentalisée par les islamistes et retournée contre l’Etat, accusé de la limiter par des lois « liberticides » notamment sur le voile.
D’autres libertés entrent en conflit avec les prescriptions ou revendications de l’Islam radical. La liberté pour les femmes de porter ou non le voile, souvent imposé au jeunes-filles dans les familles musulmanes orthodoxes. La liberté pour les femmes de se mouvoir librement, de prendre des décisions sans l’accord de leur mari, de parler à d’autres hommes, de faire des études, d’adhérer à un parti politique, de se réunir sans présence masculine, de refuser la contrainte physique, l’abus sexuel, le viol ou les violences conjugales, le droit de disposer librement de son argent, de voter, etc…

Egalité : La République considère que tous les hommes sont égaux dès la naissance. En conséquence il n’y a pas de statut inférieur ou supérieur qui puisse être lié à l’origine, à la religion, au fait d’être musulman ou non.
De même tous les citoyens sont également soumis aux mêmes obligations et les mêmes lois s’appliquent à tous. Nul ne peut prétendre déroger au Droit au nom de son appartenance à une religion ou une communauté.

Hommes et femmes sont égaux en droit. L’homme n’est pas supérieur à la femme. Celle-ci n’est pas soumise à l’homme, à son mari, à ses frères, à une communauté ou une autorité religieuse. Aucune entrave à ce principe d’égalité ne peut être accepté dans un cadre domestique, privé, communautaire, religieux, professionnel, public ou autre.

Fraternité : Les citoyens sont tous frères. Cela signifie qu’ils font tous partie à égalité d’une même famille : la République.

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Cette fraternité républicaine est supérieure statutairement à toute autre type de fraternité : religieuse ou spirituelle, élective, communautaire, de métier, au nom d’une société comme la franc-maçonnerie…

Au nom de ce principe, les citoyens sont engagés dans des liens de solidarité. Ils doivent se respecter et s’entraider.

La fraternité républicaine n’est pas le « vivre ensemble », ni la simple coexistence neutre et pacifique entre des individus ou des communautés juxtaposées. Elle repose au contraire sur la participation active de tous à l’entraide commune et à l’édification d’une société juste tournée vers la quête du bien commun et de l’épanouissement de chacun.

Nation : l’une des conséquences de ce ce principe de fraternité c’est la cohésion nationale. Tous les citoyens sont membres d’une même nation, délimitée par un territoire géographique, une langue commune unique et obligatoire (le français), une mémoire, une culture et des institutions communes.

Le refus de s’identifier à une culture commune, de parler la même langue, de reconnaître l’intégrité de la Nation , de partager une mémoire, des valeurs et des principes communs, constitue une mise à l’écart de la seule communauté qui vaille pour la République : la communauté nationale. Et une incompatibilité avec la nationalité française.
Hélas c’est souvent ce que l’on constate chez beaucoup de Français de confession musulmane, qui refusent de se définir selon l’appartenance à une même nation et la mettent en conflit avec leur religion ou leur origine.

Nationalité et assimilation : la nationalité française se transmet par la naissance (quand un des deux parents est de nationalité française) ou par le droit du sol (pour les citoyens nés en France de parents d’origine étrangère). Pour les candidats à la nationalité française, elle n’est pas un dû mais elle s’acquiert au terme d’un processus de naturalisation selon certains critères et un arbitrage administratif.

En France, le modèle républicain sanctionne l’intégration de nouveaux citoyens d’origine étrangère selon le principe de l’assimilation. Ce principe s’oppose radicalement au modèle communautariste anglo-saxon selon lequel les citoyens appartiennent à des communautés hétérogènes coexistant dans une même société. En conséquence on ne peut être français si l’on revendique l’appartenance première à une communauté ethnique ou religieuse, ou s’il l’on prétend que certaines lois communautaires transcendent le Droit français. La charia ne peut en partie ou en totalité se substituer au droit français.
Qu’une majorité de jeunes musulmans français considèrent aujourd’hui que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à la charia en non l’inverse est un fait extrêmement préoccupant. Car ces jeunes ne se considèrent plus de facto comme français, mais en marge de la communauté nationale voire hostiles à la France.

Humanisme : la République, la société française et ses lois sont fondées sur un Idéal humaniste. C’est l’homme qui est au centre de notre conception du Droit, du gouvernement et de la société. Et non un dieu, une idéologie religieuse ou un une élite.

Universalisme : contrairement au nationalisme qui tend à refermer la nation sur elle-même, la conception française de la République et son humanisme sont de nature universaliste. C’est-à-dire que si la République n’est pas l’émanation d’une transcendance religieuse, elle reconnaît néanmoins une certaine forme de transcendance collective dans la notion d’Humanité. Avec une volonté émancipatrice étendue à tout le genre humain selon des principes fondés sur la Raison.

La République, ses valeurs et principes ne sont pas tournés vers une société cloisonnée ou repliée sur elle-même, ou simplement sur une nation. Ils entendent rayonner pour toutes les nations et s’étendre à l’édification d’une société transnationale fondée sur le Droit, l’unité et la justice.

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En reconnaissant notamment à tout être humain la même dignité, le même statut et les mêmes droits.

Cet universalisme démocratique et républicain heurte aujourd’hui de plein fouet la prétention hégémonique de l’Islam politique à s’imposer à toute la planète selon une conception radicalement différente de l’Universel.

A une conception fondée sur la Raison, l’émancipation, le progrès, la liberté, l’égalité de tous les hommes quels que soient leur origine, leur ethnie, leur religion ou leur statut social, s’oppose une conception de l’homme fondée sur la soumission à un dieu prétendument révélé dans des textes écrits il y 13 ou 14 siècles et réputés inamovibles. Une conception qui oppose les fidèles aux infidèles, ces derniers étant voués à la conversion forcée, à l’esclavage ou à l’anéantissement.

A une conception humaniste, libertaire et pacifique fondée sur les Droits humains s’oppose une conception totalitaire, sectaire, figée et violente qui partout dans le monde saccage la dignité humanité et conduit les nations vers la barbarie et le chaos.

C’est pourquoi l’islamisme est radicalement hostile à la République. Radicalement incompatible avec celle-ci, ses valeurs, ses principes, sa conception de l’homme et la société.

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C’est pourquoi il doit être combattu, sanctionné, éradiqué avec la plus extrême énergie. Car il constitue aujourd’hui et de très loin le plus grand danger pour la démocratie, pour les libertés, pour les citoyens, pour les femmes, pour les minorités, pour les générations futures, pour la paix et la fraternité.

La prétention des islamistes à imposer la charia au nom de la « liberté de conscience » doit être balayée avec la dernière des énergies.

La laïcité n’est pas le seul principe qui puisse aujourd’hui servir de rempart à l’Islam. L’ensemble des principes et des lois de la République constitue un arsenal cohérent tout à fait apte à défendre celle-ci contre ses ennemis objectifs.

Ce qu’il convient de faire en revanche, c’est de rappeler, de marteler ces principes, leur signification, leur articulation et leurs modalités d’application.

Il ne peut y avoir d’autre arsenal pour combattre l’islamisme. Car la France est un Etat de droit, pas un état ou règne l’arbitraire, la loi du plus fort, le fait du prince ou le relativisme.

Le plus gros obstacle à ce combat, c’est le politique. Car il y a longtemps que les hommes politiques ici comme ailleurs ne servent plus les intérêts de la France et des Français, mais ceux d’autres acteurs qui les font élire. Et leur propre carrière.

Macron représente l’archétype de ces dirigeants programmés et parachutés en quelques années au sommet de l’Etat par des mécènes qui attendent un retour sur investissement.

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Ces mécènes n’ont aucune éthique. La République, la démocratie, la liberté, la vérité leur importent peu. Qu’il y ait à la tête de l’Etat un républicain, un démocrate, un communiste, un fasciste ou demain un islamiste, peu leur en chaut. Tant que l’argent rentre.

Leurs seuls critères d’évaluation se nomment libre-échange, investissement, productivité, rentabilité, plus-value, profitabilité et risques financiers.

C’est aux citoyens attachés à la République à prendre en main leur destin. De peser sur ces marionnettes selon un rapport de force suffisamment persuasif pour les inciter à infléchir leur politique. La seule cible à viser pour convaincre ces nouveaux princes insensibles aux soubresauts du monde tant qu’ils rapportent, c’est l’argent et le marché. Asséchez les profits, empêchez les capitaux de circuler, mettez le marché en panne, et retournez les services d’ordre contre les gouvernants, et aussitôt vous trouverez un interlocuteur prêt à négocier.

C’es hélas triste de constater que la démocratie soit à ce point en panne. C’est ce qui fait la force des islamistes, décidés à utiliser toutes ambiguïtés politiques, toutes les failles du système, toutes les faiblesses d’une société endormie sur ses principes, pour avancer leurs pions et s’i,infiltrer dans tous les réseaux de pouvoirs.

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Compte tenu de la vacance du pouvoir politique sur des questions aussi essentielles, si la société veut se protéger contre ce qui menace de la détruire, elle doit passer à l’offensive : se réapproprier les fondamentaux républicains, instaurer des réseaux efficaces de vigilance, exiger que la loi soit appliquée partout, que les principes qui fondent notre unité soient appliquées par tous, éviter que la société ne se fragmente, établir des rempart contre ceux qui veulent diviser, opposer, séparer, et s’infiltrer pour prendre le pouvoir.

Il faut sanctuariser non seulement l’école et l’université, mais toute la société civile : l’hôpital, la santé, le monde syndical, sportif, associatif, les partis politiques, les collectivités territoriales, les assemblées, les grands corps constitués, la diplomatie, le monde du travail, les entreprises publiques et privées, le monde de la finance, la culture, les médias, le monde du spectacle, du divertissement et des loisirs.

Réformer le culte musulman ? Un impératif de tout premier ordre pour lequel les citoyens doivent se mobiliser afin de l’exiger.

Presque toutes les organisations musulmanes au plan national doivent être dissoutes, à commencer par le CFCM. Et remplacées par un organisme unique représentant l’Islam de France, d’où sera exclus tout membre lié à des organisations réputées islamistes (et terroristes) comme les Frères Musulmans.

Les dirigeants de ces organisations doivent être dénoncés publiquement, voire pénalisés et sanctionnés s’il ont enfreint la loi. Les imams litigieux doivent être interdits, et expulsés du territoire quand cela est possible. Aucun islamiste inculpé, condamné ou fiché comme Tariq Ramadan ne doit plus pouvoir circuler sur le territoire, a fortiori pour y effectuer des conférences. Les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Aucun financement étranger direct ou indirect ne peut être accepté pour financer des organisations musulmanes, des lieux de culte, des associations communautaires ou islamistes déguisées en organismes « caritatifs », « éducatifs », « culturels » ou « sportifs ». Les mairies ou les collectivités qui les subventionnent doivent être sanctionnées, leurs maires condamnés.

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Les belles harangues sur la démocratie, la justice sociale, la laïcité ou la liberté ne servent qu’à attendrir et endormir le gogo. Aujourd’hui il faut des actes concrets.

Une République de combat, fidèle à ses valeurs, prête à les défendre, insensible au chant des sirènes islamistes comme aux bobards politiciens, voilà ce qu’il nous faut.