LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVÉ ! Faut-il faire appel à l’armée pour sauver la démocratie ?

Un coup d’état militaire en France pour sauver la République ?

Impensable !
Et pourtant…

Des voix s’élèvent de plus en plus aujourd’hui pour réclamer une levée en masse (plusieurs millions) franche et musclée de citoyens (en particulier 3 millions de personnes dans Paris), afin d’obliger par la force ce gouvernement à démissionner, et mettre en place un gouvernement provisoire tenu par des militaires de confiance. En attendant la tenue de nouvelles élections, et la nomination d’un gouvernement constitué d’hommes et de femmes réellement respectueux du peuple, de ses intérêts et des principes républicains.

Une vraie restauration démocratique en somme. Pour redonner au peuple sa souveraineté confisquée. Et en finir pour de bon avec cette monarchie technocratique au service des banques et de l’élite ploutocratique mondialiste.

Parmi ceux qui ont lancé ou relayé cet appel, 3 généraux français, quelques politiques et lanceurs d’alertes, tous résolus à mobiliser la population pour venir à bout de cette situation inssoluble, d’un exécutif aggripé au pouvoir, retranché dans sa tour d’ivoire, totalement corrompu, incapable de gérer la crise une crise sanitaire et de veiller aux intérêt de la population. Et surtout chaque jour plus dictatorial, spoliant les libertés essentielles, saccageant les principes démocratiques et piétinant le Droit républicain.

Dernière pirouette pour se protéger de la vague d’exaspérations populaires qu’ils ont fait nourries contre eux avec cette gestion de crise ubuesque : une loi d’amnistie commandée au Parlement cette semaine, afin d’éviter de rendre des comptes à propos des crimes commis envers les personnes décédées, les vieux euthanasiés, les professionnels et fonctionnaires envoyés au front sans protection, les petits commerçants ruinés, tous ceux qui ont payé le prix fort de cette gagegie, des décisions iniques et des revirements irresponsables de l’exécutif.

Un coup d’Etat populaire et militaire donc. Conçu comme une transition pour en finir avec le kidnapping cynique de la France et de ses institutions par une clique de marioles au service de l’élite oligarchique.

Après tout, pourquoi pas. Si la démocratie – la vraie – en ressort vraiment restaurée et renforcée. Car à ce stade et compte tenu de ses objectifs au plan mondial, ces ploutocrates criminels ne reculeront jamais. Même si peuple prend pleinement conscience, sans doute trop tard, de ses méthodes et ses desseins. Sauf si ce dernier se lève massivement pour lui faire barrage et l’éjecter du pouvoir

Sans la peur et la résignation qui leur permettent de dérouler leur agenda depuis des décennies, ce pouvoir s’écroule. Malgré ses casques, ses drones, ses lacrymos, ses mauvais films catastrophe, ses narcotiques médiatiques, ses distractions et ses euphorisants consuméristes, ses manipulations grossières à coup de crises, de crashes, d’attentats ou de pandémies, la cheville ouvrière indispensable pour déployer son agenda sinistre, c’est nous !

Sans les milliards de cadres, de salariés, de fonctionnaires dans le monde pour faire tourner ses usines, ses multinationales, ses administrations, ses médias, sans ses petits soldats pour nous inciter à produire et consommer, nous rendre bien sages, nous mettre au pas, ce système s’écroulera en quelques semaines. Et les milliardaires qui en sucent la moelle n’auront plus qu’à prendre leur retraite dans leur bunker doré. Car il n’y a pas de planète de remplacement pour se planquer si le casino mondial tourne au vinaigre.

Le coup d’état donc, un scénario hyper risqué. Qui assimilerait la France à l’Egypte, prise en otage en 2011 par les islamistes, avant que l’armée n’intervienne.

Mais la secte néolibérale, ses gourous des medias officiels et son dieu Fric, ses méthodes dogmatiques, totalitaires, répressives voire terroristes, vaut-elle mieux aujourd’hui que les Frères musulmans ?

Si l’on analyse froidement la situation politique de la France en mai 2020, il semble qu’il n’y ait issue démocratique possible :

  • Des procès?
    Même si des milliers de plaintes étaient contre le gouvernement et ses crimes, ces procès en série risqueraient de capoter, notamment à cause la loi d’amnistie votée cette semaine, ajoutée à une Justice corrompue jusqu’à l’os.
  • Une démission conjointe du Président et du gouvernement ?
    La démission spontanée de Macron et de son gouvernement est totalement inenvisageable dans le contexte actuel : aucun contre-pouvoir, pas même le peuple, n’est en mesure de les y contraindre.
  • Une destitution du Président par le Parlement ?
    Une destitution du Président par le Parlement au titre de l’Article 68 de la Constitution n’a aucune chance d’être engagée, encore moins d’être votée. Le Parlement est aujourd’hui totalement neutralisé, inexistant. Et ses 2 chambres aux mains de LREM.
  • Une insurrection populaire (comme le préconise l’Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme)
    Une insurrection populaire de grande envergure visant un changement de régime, une révolution, se terminerait à coup sûr dans un bain de sang. Déjà les manifestations légales, autorisées et légitimes des Gilets jaunes ont donné lieu pendant 2 ans à des violences policières inédites en République, et à se sont soldée par un enlisement programmé du mouvement.
    De vraies émeutes avec la charge de mécontentement accumulée depuis le Covid-19 entraîneraient une réaction sanglante d’un pouvoir aux abois, et une fracturation complète de la société.
  • Des élections présidentielles et législatives anticipées ?
    Politiquement il n’y a aucune aujourd’hui face à Macron aucun candidat qui se dégage dans l’opposition, et aucun alternance politique possible. Hormis le FN qui n’a ni majorité, ni alliés politiques, ni maîtrise de l’État, ni réseaux, ni programme à la hauteur des enjeux. Tous les partis de gouvernement ayant été anéantis ou siphonnés depuis 2017 par le dégagisme, les affaires, et l’arnaque du parti unique bidon En Marche. De toutes façons aucune élection nationale n’est prévue avant avril 2022. Et aucun chance que Macron provoque à son désavantage des élections anticipées. Les municipales ayant déjà été confisquées pour cause de coronavirus.

Le pays est donc dans une véritable impasse. Avec un niveau de mécontentement populaire inégalé depuis l’Occupation.

De plus, le degré de main-mise de l’oligarchie financière sur le pouvoir et les institutions républicaines commence à susciter une vraie prise de conscience dans l’opinion, jusque-là majoritairement anesthésiée par la propagande des médias et une grande partie des intellectuels de cour. Seul un choc radical peut donc redistribuer les cartes.

Si l’armée n’intervient pas rapidement pour sauver ce qu’il reste de la République, la crise économique et financière f’une ampleur inimaginable qui se profile se chargera de tout balayer. Scénario sur lequel spécule l’élite au pouvoir : pourrir de l’intérieur et ruiner de l’extérieur toutes les démocraties, de façon à pouvoir enfin imposer le système de gouvernance mondiale, et continentale (via l’UE et autres conneries) dont ils rêvent depuis des décennies. Et qui sera alors présentée comme la seule alternative pour sauver ce qui peut l’être et garantir un ordre et une continuité face au risque réel de collapsing total de la société au plan mondial.

Le choix est donc simple : ne rien faire ou pas assez et laisse ce Nouvel Ordre Mondial ultralibéral et totalitaire avancer jusqu’à son terme. Ou reprendre en mains très vite notre destin, en préservant le modèle démocratique et républicain des états-nations, nos institutions et notre modèle français d’une République sociale, laïque, une et indivisible. Quitte à en passer par l’Armée pour récupérer par la force le pouvoir souverain du peuple confisqué par les banques et les lobbies.

Aux vrais républicains qui craignent pour la démocratie, posez-vous la question : qu’aurait fait à votre avis le Général de Gaulle si les clefs du pouvoir en France avaient été intégralement remises à la Commission Trilatérale, le groupe Bilderberg, la Banque Mondiale, l’OMC, Rothschild, Rockefeller, Monsanto et Coca Cola ?

Et à ceux qui rêvent d’une Révolution émancipatrice et libertaire comme au bon vieux temps de la Commune et des barricades, posez-vous cette question : qu’aurait fait Jaurès pour éviter davantage de morts après 2 ans de combats sanglants dans les rues, des milliers de personnes sacrifiées, les droits des travailleurs saccagés, un pouvoir vendu au Grand Capital, sourd aux souffrances du peuple et déterminé à établir un régime fasciste ? Risquer plus de morts, dont celle définitive de la démocratie, ou bien faire appel à l’armée pour sauver les institutions ?

La « guerre » holographique et le banquier prestidigitateur

Mis en avant

Face à une gestion de crise du coronavirus et aux multiples erreurs et impréparations du gouvernement, l’idée se répand que Macron serait « le pire Président » de notre Histoire. Comme celle que ce gouvernement ne serait qu' »une bande d’incompétents » incapables de gérer cette crise sanitaire.

Quelle erreur de jugement ! Quel piège de la raison, destiné à masquer une indicible réalité !

Et ce pour une raison obscènement simple : Macron N’EST PAS PRÉSIDENT.

En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, Macron n’a jamais cherché à se faire élire comme ses prédécesseurs, par goût du pouvoir et pour diriger le pays. Pour s’asseoir dans ce fauteuil de grand monarque républicain créé par de Gaulle et occupé par 7 Présidents successifs, avec plus ou moins de succès. Ni pour représenter la France, dans une continuité historique, culturelle et institutionnelle.

Il nous l’a assez vendu : Macron, c’est la rupture.
Mais pas exactement celle que l’on croit.

Macron n’a jamais été et ne sera jamais un « chef d’État ». Sauf pour amuser la galerie lors du Défilé du 14 Juillet, du G7 à Biarritz, ou le temps d’un cocktail emplumé à l’Elysée.

Tout simplement parce l’État, la France, la nation, la République, ses institutions, et même la démocratie, qu’il défend pourtant avec des trémolos dans la voix comme dans cette interview burlesque au Financial Times le 16 avril, Macron n’en a strictement rien à foutre.

Il n’a d’ailleurs jamais été « élu ». En voilà une idée bien saugrenue ! A moins de confondre le fantastique hologramme médiatique qu’on nous a servi en guise d' »élections » avec la réalité.

Un scénario élaboré de longue date, un casting d’anthologie, des rebondissements à couper le souffle, un suspense insoutenable, un duel au sommet captivant. Et un happy end digne des meilleurs films hollywoodiens : la méchante sorcière terrassée par le Prince charmant.

Et puis ce sacre solennel du Sauveur de la République dans le Palais des rois de France, face à la Pyramide maçonnique, avec sons et lumières, danseuses exotiques et musique électro sous les façades classiques du Grand Louvre. Quelle apothéose ! Quel panache !

Donc Macron n’est ni Président d’une République qu’il méprise, ni chef d’un État qu’il est payé pour déshabiller. Et il n’a même pas été élu par des Gaulois aussi réfractaires que manipulés, à l’issue du plus sanglant exercice de chamboule-tout de la République.

Macron n’est que le haut fonctionnaire d’un système qui l’a propulsé au sommet pour lui faire appliquer son agenda à la lettre. Après l’avoir repéré dès la sortie de Sciences Po, biberonné au bon lolo progressiste, et flanqué de bonnes fées libérales pour nurser sa carrière sous les meilleurs auspices : Attali, Rothschild, Brabeck, Bébéar, Bergé, Bolloré, Niel et tant d’autres.

Macron est un non-Président pas comme les autres. La fourberie, le marketing politique, la comm, il en maîtrise toutes les arcanes à merveille. Parler des heures pour ne rien dire, il sait faire comme personne et il adore.

Mais comment l’accuser d’être mauvais ou à côté de la plaque quand on lui demande d’effectuer un job pour lequel il n’a pas été programmé ? Sauver des vies ? Mais ça ne figure pas dans le manuel du parfait petit grouillot apprenti dictateur !

Pourtant, face à cette étrange pandémie, le banquier Sensodyne se mue soudainement en Général Pinocchio : « Nous sommes en guerre !« , martèle-t-il sur un ton martial.

S’agit-il d’une métaphore ou d’une vraie guerre ? Aucune des deux ! Juste une arnaque hollywoodienne de plus. Pour fasciner les foules, les terroriser et les mettre en coupe réglée, bien confinées, rien de tel qu’un bon scénario catastrophe du type pandémie-zombies. Après le terrorisme, l’Apocalypse climatique ou migratoire, place à l’ennemi le plus invisible qui soit, et donc le plus flippant et le plus commode de ces 30 dernières années !

Il faut le dire : Macron est excellent acteur ! Tantôt prophète, comme Charlton Heston conduisant les esclaves hébreux vers la liberté. Ou Robert Powell et ses prêches hallucinés dans Jésus de Nazareth. Tantôt héros de guerre, comme Marlon Brando face aux mutinés du Bounty (Gilets jaunes), Denis Quaid face à l’Apocalypse climatique (dans Le Jour d’après), Rambo face à l’hydre islamiste, et même Tom Cruise face aux aliens dans La Guerre des mondes : il les niquent tous ! Aujourd’hui c’est le rôle Will Smith dans I Legend qu’il reprend : ce dernier survivant d’une civilisation décimée, en guerre contre un virus mutant échappé d’un labo et une armée de zombies anthropophages.

Donc Macron n’est nullement mauvais face à cette crise. Il est même très très bon ! Y compris sur les résultats obtenus.

Car soyons sérieux : quels sont ses objectifs ? Protéger les Français ? Limiter le nombre de morts et de contaminations ? Délivrer les moyens et mobiliser les ressources nécessaires pour endiguer l’épidémie ?

Mais vous n’y êtes pas ! Macron n’a jamais été posé là pour servir les Français, mais la finance, les multinationales et les lobbies qui l’ont fait élire.

Au premier rang desquels le lobby des vaccins et le lobby pharmaceutique. Bayer-Monsanto, Giléad, AbbVie, Roche, sont des exemples parmi d’autres de ces lobbies champions toutes catégories de la corruption du milieu médical, des agences de santé, mais aussi des politiques, qui font et défont réputations et élections, et qui ne reculent devant rien pour déployer leur stratégie.

Ceux-là avaient déjà généreusement financé, qui la campagne de 2017, qui LREM, qui ce « Comité Scientifique » totalement bidon composé exclusivement de lampistes bardés de conflits d’intérêts. Et ils attendent fermement un retour sur investissement.

Plus juteux en tout cas que l’acompte des 11 vaccins que Macron s’est obstiné en 2018 à rendre obligatoires pour les très jeunes enfants, contre l’avis de plusieurs sommités du monde médical.

A ceux qui ne l’auraient pas encore compris donc, ce cirque pandémique, cette précarité organisée de masques, de gels, de matériels médicaux, conduisant à un long confinement obligatoire, n’est destinée dans un pays corrompu jusqu’à la moelle comme la France qu’à préparer la sortie d’un vaccin, probablement obligatoire pour tous.

Ce qui suppose d’attendre que celui-ci soit prêt à être délivré. Et surtout que la population soit prête à l’accepter en masse sans broncher, car au bord du suicide après 2 ou 3 mois voire plus d’assignation à résidence surveillée. Encore faut-il qu’il y ait un réservoir suffisant de séronégatifs au coronavirus pour pouvoir les vacciner massivement avant déconfinement. D’où la nécessité d’un confinement imposé, généralisé et prolongé. Une stratégie préférée à celle de « l’immunité de groupe » choisie par d’autres pays, du traitement rapide des sujets suspectés d’être contaminés, et de la prophylaxie par les gestes barrière et la distanciation sociale.

Ce vaccin sera-t-il efficace ? C’est ce qu’on nous fait croire. Et c’est pour ça qu’il faut faire durer le plaisir, en prétextant attendre le verdict des essais thérapeutiques menés dans divers pays.

Et puis surtout il est capital de ruiner la réputation de ce Professeur rebelle et de son traitement miracle à 4€ la boîte, qui risquerait s’il était généralisé de tuer la poule aux œufs d’or. Ce à quoi « spécialistes » corrompus ou autoproclamés, médias de propagande, intellectuels de cour et autres gogos suiveurs s’acharnent à faire 3 mois après que le traitement a prouvé son incroyable efficacité, confirmée par d’autres études.

Quoi qu’il en soit, on vérifiera d’ici quelques mois à quel point Macron aura fait du bon boulot. Et ce succès se reflétera notamment dans les bénéfices publiés pour 2020 et 2021 par les labos concernés, alors que le monde aura sombré dans une apocalypse économique sans précédent. Aucun doute que des délits d’initiés pourront même être constatés concernant l’achat puis la revente spéculative d’actions de ces compagnies qui auront bondi entre temps, à rebours d’un des plus grands Pearl Harbor boursiers de l’Histoire.

Ceux qui oublient que Macron est un banquier et le reste sont des naifs et des dupes. Toute cette histoire de « guerre » et cette mise en scène quotidienne de la « crise sanitaire » diffusée par les médias de propagande n’est là que pour conditionner les esprits en leur faisant croire à l’hologramme déployé pour mieux les manipuler.

La qualité numéro 1 d’un banquier d’affaires est de savoir charmer et mentir habilement.

Si l’on suit ce critère, Macron est tout sauf un mauvais, c’est un maestro. Un acteur doublé d’un prestidigitateur. Un illusionniste. Capable de dissimuler ses vraies motivations et les vrais enjeux derrière un art oratoire consommé conçu comme un puissant soporifique, de se dérober aux analyses derrière un faux amateurisme destiné à brouiller les pistes. Autant de stratégies politiques, rhétoriques et d’image destinées à masquer une politique machiavélique et de sombres desseins, au service de discrets et puissants intérêts privés.

Une marionnette, un polichinelle, Macron l’est certainement. Mais redoutablement efficace, cynique et déterminé. Macron se moque d’être Président, ou de le rester en 2022 : son avenir à la banque Rothschild, dont il est toujours actionnaire, ou dans une autre officine du Nouvel Ordre Mondial, est d’ores et déjà assuré. La politique ne l’intéresse pas en soi. Ce n’est ni une passion ni une vocation, mais un instrument, un moyen. Un job temporaire et nécessaire pour mettre en place les réformes voulues et adapter l’exception française au laminoir néolibéral mondialiste.

Pour Macron le « maître » de la France n’est pas le Peuple souverain, mais l’Argent-roi. Macron n’est pas le premier serviteur de la République française, mais de la Banque mondiale. Ses héros historiques ne s’appellent pas Lafayette, Danton, Robespierre ou Camille Desmoulins, mais Morgan, Rockefeller, Rothschild ou Lehmann Brothers. Et son maître à penser n’est évidemment pas le philosophe humaniste, socialiste et protestant Paul Ricœur dont il prétend avoir été l’ami (quel imposture !) mais Milton Friedman.

Tout le reste, c’est du packaging. Une illusion. Un mirage. De la poudre aux yeux. Des promesses de bateleur, aussi fausses qu’interchangeables.

Depuis le début, ces premiers meetings ampoulés remplis d’abrutis séduits par « la jeunesse » et le côté « nouveau » d’un candidat sorti de nulle part, l’absence de programme noyée dans une soupe au « ni ni« , tout sonne faux. Et vide. Exactement comme ces marques de lessive qui ne changent rien à la formule, mais vous promettent tous les 3 mois un produit « nouveau« , « révolutionnaire » et surtout « 3 en 1 » (« Et en même temps« …) Tout et son contraire, au gré des modes et des fantaisies, pourvu que vous tombiez dans le panneau.

Macron, c’est le dernier avatar politique de la star strategy, une méthode de fils de Pub développée en France par Séguéla et ses disciples. Le contraire de la copy strategy, qui en communication prétend s’adresser à la raison, en déroulant rationnellement les arguments qui prouvent qu’un produit ou un candidat est efficace et meilleur qu’un autre. La star strategy est au contraire une machine à rêves, à fabriquer du mythe, une aura, une ambiance, une promesse, un vertige, à partir d’un contenu totalement creux, inexistant. Elle s’adresse à l’inconscient, à l’imaginaire, au cerveau droit. Et crée volontairement des messages subliminaux, manipulateurs, distillés dans un jargon, une symbolique, une mélodie, une nébuleuse, un cloud flou, éthéré, narcotique…

Macron Président n’obéissait pas à un choix raisonné, à une option sur catalogue mûrement soupesée. Mais à un achat d’impulsion. Comme ce clic sur le site d’En Marche !, qui suffisait pour devenir membre (sans cotiser) en 1/10e de seconde, gonflant ainsi rapidement et artificiellement le nombre d’adhérents de ce « parti » totalement bidon ressemblant plus à un fan-club de star du R&B ou à la page Facebook pour lancer la sortie du prochain Star Wars qu’à un vrai parti de sympathisants et militants. Un piège à cons. Sans aucun projet, vision ni objectifs : les véritables étant trop inavouables, il fallait alors beaucoup d’enrobage, d’entubage et de pommadage pour faire passer le clystère. Et que chacun y trouvât son compte face au cataclysme qui ruinait les partis traditionnels.

Macron c’est donc l’art d’attirer sur soi tous les fantasmes, toutes les projections, toutes les attentes. Puis de façon tout aussi impulsive, versatile, de concentrer sur sa personne toutes les haines, les rancœurs, les ressentiments. Comme un paratonnerre. Pour mieux les détourner, les neutraliser, les digérer, les dissoudre, les vider. Et rebondir sur ses pattes comme un chat tombé d’un arbre. Insaisissable. Presque inexistant.

Macron serait-il donc un fantôme ? Une chimère ? Un hologramme ? Une hallucination collective ?

Oui, en partie. Car Macron est le catalyseur des freins et des obstacles à l’évolution de la conscience collective.

Il joue sur nos ambiguïtés, nos faiblesses, nos lâchetés. Sans elles, ils ne peut occuper l’espace, et se répliquer dans les esprits, tel un programme parasite.

Macron c’est « Smith » dans le film Matrix. Un cadre en costume cravate noirs dénué de toute émotion. Cynique, impitoyable et déterminé. Virus-agent secret omniprésent et vigile cannibale du Système. Réplicable à l’infini, il n’est là que pour vous absorber, vous digérer, vous intégrer à la Matrice. Comme esclave, comme cheville ouvrière, comme simple robot, ou comme nouvel agent de surveillance zélé.

Macron n’a pas été élu, et il n’est pas non plus l’Élu, même s’il en caricature parfois l’allure avec ses postures compassionnelles quasi christiques et son Verbe sorti d’un mauvais sermon de catéchèse.

Mais à l’inverse de Néo, le héros christique de ce combat entre hommes et machines dans Matrix, le programme Smith ignore la vraie nature de cette réalité factice dont il aimerait lui aussi s’extraire. Il ne sait que combattre pour assimiler et répliquer. Servilement. Machinalement. Obsessionnellement.

Macron n’est pas vraiment humain, car il n’a ni cœur, ni âme, ni émotion. Son cœur, Dieu sait à qui il le donne ; à l’Argent sans doute. Son âme, il l’a depuis longtemps vendue à Mammon, dieu des richesses. Ses émotions, c’est aussi à cause de leur absence que les rois de la finance se sont entichés de lui : un homme ambitieux et déterminé, « avec une totale absence d’éthique républicaine », disait l’un d’entre eux. Une aubaine pour les stratèges néolibéraux pressés de détruire les états-nations.

Ce que ses anciens collègues de Rothschild ou de la Haute fonction publique s’accordent à reconnaître avec étonnement en lui c’est un être froid, organisé, souvent brillant, démesurément ambitieux, arrogant, méprisant, tout en se présentant à l’extérieur comme faussement chaleureux, un brin fragile, sensible, vulnérable.

Mais tout est faux chez lui. Son couple est faux. Son orientation sexuelle est fausse. Ses émotions sont fausses, singées, calculées. Ses engouements, ses exaspérations, ses atermoiements sont faux.

Que ce soit pour les victimes d’un ouragan, pour un film de propagande islamiste césarisé (Les Misérables), pour les aide-soignantes qui se battent pour sauver des vies. Et même pour la France, qu’il célèbre comme pour s’en moquer en invitant des drag queens le 14 Juillet à l’Elysée.

Le seul moteur de cet équilibriste au service de ses maîtres et de sa propre gloire, c’est l’ambition et l’orgueil. Et bien sûr l’avidité et le pouvoir. Surtout pas un idéal, une vision, des valeurs. Pour lui ces catégories relèvent des faiblesses trop humaines, méprisables. Quand on fait partie de la race des maîtres du monde, ou du moins qu’on les sert et les côtoie, car Macron n’est absolument pas de ceux-là, on ne s’abaisse pas à la compassion, à rêver d’un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, comme ces boomers ex hippies.

Pourtant Macron n’a que ces mots-là à la bouche quand il s’agit de charmer. On croirait presque entendre un chanoine prêcher du haut de sa chaire. Serait-il schizophrène, ou simplement hypocrite ?

Non, Macron n’est pas Bossuet. Plutôt Caligula. Ou la réincarnation de son homonyme, le préfet romain Naevius Sutorius Macro, dit Macron, éliminateur de sénateurs, assassin présumé de Tibère, faiseur d’empereurs, politicien machiavélique et ami de Caligula.

C’est comme quand il parle du « Destin« , de « spirituel » et de « transcendance« , avec un air halluciné, le regard vague et une voix de possédé. Théâtre ou folie ? Tout porte à croire qu’il s’agit de théâtre, de manipulations destinées à égarer l’auditeur, en cultivant le mystère autour de sa personne.

A moins que Macron ne soit l’un de ces pantins totalement fabriqués et manipulés par le système, selon les bonnes vieilles méthodes de manipulation et de programmation mentale mises au point depuis le programme Monarch ou MK Ultra développé par le CIA dans les années 1950 à 1970. Fort plausible vue la psychologie du gamin. Et les zones d’ombre de sa personnalité, comme son homosexualité compulsive et son addiction à la cocaïne qui le rendent plus manipulable.

2020 : Dictature Année Zéro ?

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Il y a peu de temps encore on ne pouvait pas parler de « dérive autoritaire », encore moins de « dictature » en France, ni affirmer que la « démocratie », même chez nous, n’était qu’une façade, sans se faire accuser de « complotisme » – le réflexe pavlovien des idiots utiles et des pétochards alignés sur la Doxa progressiste – ou de faire le jeu des « fascistes« .

Les yeux commencent à se déciller maintenant avec l’inflation des violences d’État. Violences policières mais aussi politiques, économiques, sociales, fiscales, juridiques.

Et aujourd’hui cette violence nouvelle, « sanitaire », apparue avec la crise du coronavirus. Une violence absolument révoltante parce qu’assimilable à un génocide. Et qui consiste à choisir arbitrairement qui va vivre et qui va mourir, la vie humaine étant aux yeux de nos dirigeants une valeur moins importante que la rentabilité hospitalière.

Autant de violences diffuses et protéiformes, tantôt évidentes tantôt insidieuses, mais toujours recouvertes par une langue de bois digne d’un sermon de catéchèse déroulé en novlangue progressiste.

La majorité d’entre nous ne sommes qu’au début de cette séquence de dégrisement.

Quand nous aurons enfin les yeux bien ouverts, nous comprendrons que tout ce sketch démocratique, toute cette mise en scène médiatique autour du pouvoir et des élections ne sont rien d’autre qu’un gigantesque hologramme grandeur nature destiné à nous endormir et nous gruger. A nous faire croire que nous serions le « peuple souverain », que nos monarques seraient réellement « élus », que le Parlement ne serait pas autre chose qu’un théâtre et une chambre d’enregistrement, une claque, et que nous serions tous consentants pour choisir ce sort ignoble d’esclaves producteurs-consommateurs béats, abrutis de télé poubelle, d’infos falsifiées et autres hanounasseries destinées à nous maintenir en état de réceptivité hallucinatoire.

Nous comprendrons alors que Macron n’a rigoureusement aucune « légitimité démocratique« . Qu’il n’a jamais été « élu par les Français« . Fût-ce par 1/8e du corps électoral. Qu’il n’est d’ailleurs même pas « Président de la République française« , encore moins « chef d’Etat » (quel Etat ?…), mais juste un haut fonctionnaire du Système.

Une pure imposture.

Que cette élection de 2017 rocambolesque, unique dans l’Histoire de la Ve, n’a jamais été qu’une splendide mascarade.

Examinons le détail du casting et du scénario de l’époque.

Premier champion du Système « élu dans un fauteuil » : Fillon. Forcé d’endosser dès le 2e acte le rôle du tartuffe pourri, du bouc émissaire commode du dégagisme. Puis Mélenchon : la caricature du populiste bolchevique, prophète du Prolétariat teinté de quinoa biolivardienne, mais radicalement incompatible avec le 21e siècle post-moderne. Hamon : frondeur improbable ayant envoyé vallsé l’As des traîtres. Utopiste décalé rescapé de l’extinction des dinosaures et idoles des jeunes. Une sorte d’anticapitaliste bio remixé dans un Apple Store.

Des cadors auxquels il faut ajouter quelques spécimens cocasses parmi les outsiders, histoire de pimenter le script. Asselineau en disque rayé ânonnant en boucle quelques versets sataniques de la Constitution Européenne, du Code Civil et du Code des Montres et Pendules. Arthaud dans le rôle de la furie trotskyste, un râtelier de couteaux effilés entre les dents. Poutou dans le rôle du grand-frère anticonformiste et babacool, parti taquiner keufs et bourgeois pour faire glousser les camarades syndicalistes. Lassalle dans le rôle du grand bâton de berger descendu de ses montagnes, chantre des traditions rurales et populaires, parfumé au lait de chèvre avec quelques relents sexistes et homophobes. Et Cheminade dans le rôle du Pierrot lunaire jamais sorti de sa fusée.

On passera sur Dupont-Aignan, succédané pleurnichard de la vraie vedette de ces élections…

Car bien sûr c’est elle que tout le monde redoute ou attend, l’irremplaçable Marine Le Pen dans le rôle de la méchante du film : la Maléfique néonazie. Chouchoutée par tous les médias parce qu’indispensable pour faire gagner le champion au second tour.

Au fait, dans cette farce en 3D à rebondissements destinés à amuser le peuple, qui est vraiment Macron ?

Un mirage. Une idée. Une hallucination.

Un nouveau venu encore inconnu 3 ans auparavant. Un look propret, un verbe, des postures, une success-story et un positionnement de campagne savamment millimétrés par ses officines de marketing politique. Les mêmes qui nous vendent chaque jour de la merde pour nous faire crever à petit feu.

Quant aux médias qui ont quasiment tous contribué à fabriquer le mythe, permis son ascension dans l’opinion publique et fait campagne pour lui, ils ont servilement chroniqué et donné vie à un scénario écrit à l’avance.

Depuis l’entrée par les coulisses du pouvoir en tant que conseiller de Hollande chargé de dicter la politique économique de la France, jusqu’au Sacre impérial au soir de l’élection devant la Pyramide maçonnique trônant au beau milieu du Palais des rois de France : du jamais vu même au temps de de Gaulle ! En passant par ce faux couple d’opérette entre un homo placardisé et son ancienne prof de lycée, marâtre et conseillère privée.

Tout avait été si méticuleusement choisi, pensé, repéré, calibré. Et fut réalisé comme un chef d’œuvre du péplum hollywoodien. Cette Ascension vers le pouvoir jusqu’à la scène du Triomphe en carton-pâte aurait mérité un Oscar du Meilleur acteur au Pinocchio du Système, et celui du Meilleur film, du Meilleur scénario, du Meilleur réalisateur à ce « Projet« , dont la teneur se résumait à la jeunesse de l’impétrant. Avec pour unique promesse ce slogan d’une bêtise et d’une efficacité inouïes : « Macron, c’est nouveau ! »

Depuis 3 ans que cette arnaque magistrale nous a été infligée à notre corps consentant, tout n’a été que mensonge et déni. Fausses promesses et vraies tromperies. Ajoutées à une froideur implacable, un cynisme hors norme, une détermination irascible à dérouler un agenda conçu par les mentors du Pinocchio de la dictature oligarchique.

Les mêmes qui l’avaient repéré tout jeune à peine émoulu de Sciences Po. Qui l’avaient biberonné au bon lolo progressiste, avaient sponsorisé sa carrière et son ascension vers le sommet : haute fonction publique, Commission Attali, Banque Rothschild en tant que dirigeant associé pour y apprendre les arcanes de la haute finance et les « valeurs » de l’élite mondiale, dont il sera désormais le fidèle valet. Puis conseiller du Prince, et enfin Ministre des Finances, le temps d’aiguiser ses canines de prédateur cynique en réalisant quelques fructueuses martingales grâce à la vente à des vautours étrangers de quelques joyaux de l’industrie française comme Alstom.

La suite on la connaît : parti politique bidon, entrée en campagne par les routes secondaires, construction d’un hologramme politique de candidat jeune, intelligent, dynamique, compétent, intègre, volontariste « et en même temps » à l’écoute des préoccupations populaires.

Même son absence de programme a été volontairement retournée à son avantage : chacun pouvait y projeter ses attentes et ses désirs. Le faux et le flou de ce personnage furent la matrice et la condition du Rêve, de cette puissante épopée narcotique collective.

Le temps d’une folle campagne en tout cas.

Le mirage Macron s’est ainsi construit en creux dans la conscience collective. Jusqu’à ce que cette promesse fondée sur un vide absolu, ce conte de fées autour d’un Prince Charmant en toc sorti tout droit d’un casting de film de pub, cette hystérisation manipulée des espoirs individuels et des émotions collectives comme dans un festival rock, aboutissent à l’opposition finale de deux héros totalement antagonistes mais absolument complémentaires.

D’un côté la vieille héritière du parti de la France rance, populiste, xénophobe, étriquée, recroquevillée sur ses peurs et ses ressentiments. Et de l’autre le Peter Pan des gogos venu emmener les orphelins de Marianne vers le Pays Imaginaire des bisounours polyglottes, multiculturels, hyper connectés, hyper mobiles et mondialistes.

L’arrière-garde des losers frustrés contre l’avant-garde des winners au sourire Sensodyne.

Un clash générationnel aussi.

D’un côté les « boomers » de la Génération Mitterrand, déclassés par la « start-up nation » et frustrés de la disparition de l’État-Providence. Auxquels s’ajoutent parmi les premiers électeurs de la Marine la génération des 18-30 ans les plus laminés par la crise et le chômage, du moins ceux qui ne s’abstiennent pas. Et qui tiennent à donner de la voix pour dire à quel point ils haïssent ce monde faux dans lequel ils n’ont pas leur place.

De l’autre la Génération Macron, celle des « momos » (mobiles moraux), hyper dynamiques, hyper performants, hyper réactifs, hyper conformistes, totalement asservis au Système qui les a fabriqués. Et n’ayant aucune autre colonne vertébrale éthique que les poncifs bien usinés de la Pensée unique, du politiquement correct et des « causes à la mode » : écologie, féminisme, antisexisme, pro-LGBTQ, antiracisme, anticolonialisme, antifascisme, antinationalisme, anticorporatisme, communautarisme, défense des minorités, des migrants…

A ceux-là s’ajoutent quelques bobos déçus de la sociale-démocratie et reconvertis au progressisme.

« Progressisme », voilà le mot : beaucoup de blablas et de pieuses intentions au service d’une seule idéologie : l’ultralibéralisme. Et surtout de la micro-élite de ploutocrates qui tirent les ficelles.

Une génération phobique de cette populace ringarde et fainéante qui n’a pas su prendre le TGV de la révolution numérique En Marche. Et qui pleurniche aujourd’hui parce qu’elle est totalement déclassée.

Les imbéciles qui ont voté Macron « pour faire barrage à l’extrême droite » comme on les avait programmés à le faire se retrouvent aujourd’hui face à une triple désillusion.

D’abord leur champion au sourire de Prince charmant n’est qu’un horrible suppôt du Satan mondialiste. Ce Mammon qui règne en maître sur le monde, régisseur obsessionnel de tous les pouvoirs et de toutes les possessions. Ce dieu de l’Argent et des richesses qui est le véritable Prince de ce monde. Et le Prince du Mensonge qui nous vend chaque jour un bonheur factice, individualiste, faussement hédoniste, hypermatérialiste, consumériste. Une arnaque à l’échelle du monde qui nous enferme dans une société transparente, fasciste, hypernormative, d’une violence sans nom et d’un niveau d’aliénation physique, psychique et spirituelle supérieur à tous les totalitarismes et toutes les dictatures que nous avions jusqu’ici connus.

Ensuite la démocratie à laquelle ils croyaient avoir contribué, qu’ils croyaient avoir défendue contre un fascisme résurgent, n’est qu’une pure illusion. Macron n’est pas le Président élu d’un Etat démocratique : tout ceci n’est qu’un mensonge. Il n’est que le jouet d’un système oligarchique qui entend préserver les apparences de la démocratie en opposant certains régimes comme le nôtre à d’autres plus obvieusement dictatoriaux comme la Corée du Nord, la Chine ou la Russie.

En vérité ce que cache la mondialisation économique et financière et la soumission des logiques politiques et juridiques à celle du Marché, c’est l’existence depuis déjà plusieurs décennies d’un Ordre gouverné par une élite, qui a réuni depuis longtemps suffisamment de pouvoir pour contrôler et arbitrer tous les autres pouvoirs, à commencer par le pouvoir politique.

A ce titre le discours « libéral » (libre-échange, liberté d’entreprendre, d’acheter et de vendre, d’investir, de bouger ; mais aussi libéralisme social et sociétal qui rejoint le discours humaniste…) est autant une arnaque que le discours « progressiste » (ni droite ni gauche, mi libéral mi social) qui lui a succédé.

En réalité, si l’idéologie dominante se dit « libérale » d’un point de vue rhétorique ou même selon les méthodes de gestion, d’arbitrage politique et les stratégies économiques mises en avant, les intérêts qu’elles servent n’ont absolument rien de libéral. C’est même tout le contraire. Et on le vérifie lorsque les contestations qu’elles engendrent débordent des limites imposées sournoisement par le pouvoir en place.

Ainsi la crise des Gilets Jaunes et la mise en scène des émeutes des Black Blocs ont servi de miroir, de défouloir et d’exutoire pour canaliser sous forme de mini guerre civile hebdomadaire la grogne populaire alimentée par des réformes de plus en plus impopulaires, perçues comme injustes et cyniques, et imposées par des gouvernants bloqués sur un mode de communication du type : « Je vous ai compris, faisons plus de pédagogie ! »

Dernière trahison et désillusion chez les macronistes zélés qui avaient cru promouvoir « la Rupture » : Découvrir que toutes les valeurs qu’on leur avait inculquées depuis les bancs des grandes écoles (effort, sacrifice, efficacité, rentabilité, performance, adaptabilité, mobilité, cosmopolitisme managérial, excellence, mérite… enrobées dans un chamallow de fausses causes et fausses valeurs « de progrès« ) n’étaient en fait qu’un tissu de mensonges et de promesses bidon destinées à les asservir.

Avec comme seul horizon de devenir au mieux un autoentrepreneur überisable et corvéable à merci, avec pour seule liberté de bosser toute sa vie comme un damné pour payer sa retraite et ses charges. Et au pire d’être promu l’un de ces petits chefs sadiques et arrogants qui tyrannisent leurs employés en leur promettant la lune pour produire toujours plus, mieux et moins cher afin de grossir la cagnotte de leurs actionnaires.

Ceux qui ne sont pas déjà en train de se fabriquer un cancer en se tuant à la tâche en sont déjà probablement à leur 3e burn-out. Et s’accrochent au Moloch en attendant d’être virés et remplacés quand sonnera le tocsin de la ménopause du cadre.

Les momos de la Génération Macron sont pourtant les premiers à se moquer de leurs parents les bobos, ces babyboomers qui ont passé leur jeunesse à polir des rêves d’un autre monde égalitaire et humaniste, avant de se reconvertir à l’aube de la quarantaine en patron d’un groupe de presse néolibérale ou patron d’une chaîne de distribution écoresponsable.

Or les voici aujourd’hui pris dans des contradictions encore plus cuisantes : leurs idoles de jeunesse, golden-boys et jet-managers quadrilingues, les Steve Jobs, Bill Gates et autres Bernard Tapie, sont aujourd’hui soit en prison, soit à la tête du Système.

Un Système dont le seul horizon est un monde toujours plus fou, qui a perdu tout sens de l’humain, et qui se noie dans le vertige transhumaniste, seul avenir d’un peuple de clones : l’homo numericus entièrement consentant pour épouser la Matrice technologique qui l’asservit, renoncer définitivement à son âme, à sa conscience, et se fondre dans l’Eden indifférencié des robots.

Les fans de Macron le Robot-Président sont ceux qui vont connaître la plus grave crise existentielle, quand ils vont découvrir que tout leur univers repose sur du vide.

Ceux qui n’auront pas le courage de se suicider rejoindront les hordes de rebelles insurgés, avec une aigreur et une violence nihiliste encore plus exaltées puisqu’ils auront à juste titre le sentiment d’avoir été manipulés et trahis.

Les plus falots et les plus idiots rejoindront les rangs des Sibeth Ndiaye et des Marlène Schiappa. Et continueront d’ânonner pour quelque temps encore un credo macroniste totalement vidé de toute substance. Avant que ces perroquets déplumés ne soient définitivement balayés par les lance-flammes des chevaliers de l’Apocalypse systémique lancés à l’assaut des dernières citadelles d’humanité et de vérité.

Toutefois, ce scénario de fin du monde ne se produira pas.

Car ceux qui dirigent le monde, s’ils ne peuvent s’empêcher de montrer leur vrai visage quand des incorruptibles se lancent à l’assaut de leur Matrice et menacent ses fondations, ne pourront survivre dans un monde dont ils ont déjà initié le programme d’autodestruction.

Avant que l’Apocalypse climatique n’ait permis aux termites de remplacer les humains, d’autres cataclysmes auront sapé les bases de ce Colosse aux pieds d’argile.

Déjà la crise du coronavirus a démontré la fragilité de tout l’édifice économique, financier, organisationnel et institutionnel du Système. Lequel peut très bien s’écrouler en quelques semaines à cause d’un virus microscopique, comme les aliens géants de la Guerre des mondes vaincus par de simples bactéries.

Même si certains espèrent spéculer comme ils l’ont toujours fait sur la banqueroute mondiale ou la flambée des prix des denrées alimentaires, ils ne pourront pas longtemps régner sur un désert, quand toute l’économie mondiale se sera effondrée, quand les monnaies ne vaudront même plus leur poids de papier, que le troc, l’autogestion et l’autodéfense auront remplacé les hypermarchés, la régulation mondiale, la dictature policière et le flicage de tous par tous.

Nous allons vers des temps incertains. Mais ce qui est sûr, c’est que la dictature des ploutocrates relayée par des banquiers prédateurs, des pantins politiques, des « machins » bruxellois, des croupiers de casinos où l’argent file et se volatilise à la vitesse de la lumière, des lobbyistes voués au commerce de la guerre, des énergies polluantes, des aliments trafiqués, ou des médicaments qui tuent plus vite qu’ils ne soignent, assistés par des robocops près à fusiller fils et filles pour protéger leurs maîtres, touche irrémédiablement à sa fin.

Nous devrions plus nous préoccuper de savoir quel monde nous voulons construire après, sur les ruines de l’ancien. Si nous ne voulons pas reproduire les mêmes modèles et les mêmes erreurs. Et éviter de nous laisser fasciner par la Chute de l’Empire.

Nous devrions nous émerveiller plutôt de l’Avènement d’une nouvelle ère, qui sera à l’opposé de l’ancienne.

Tout dépendra de notre capacité à élever collectivement notre conscience. A nous défaire de nous vieux oripeaux pour revêtir des habits neufs. A accueillir le monde qui vient sans regretter ou trop haïr le monde qui meurt.

Tout est possible. Nous sommes les créateurs de notre Réalité.

L’aventure humaine ne fait que commencer.

Macron, coupable de haute trahison

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« Bonne année !
Vive la République !
Vive la France ! »

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Emmanuel Macron nous aura servi hier soir le discours télévisé le plus long et le plus creux de toute sa carrière politique.

De grandes litanies pour féliciter tout le monde, des couches de pommade superfétatoires pour calmer les irritations dues aux réformes qui ne passent plus dans l’opinion, et une langue de bois servie sur le ton habituel d’un sermon de catéchèse.

Beaucoup de « pédagogie » et de redites sur la réforme des retraites, évidemment. Alors qu’un mois de grève n’aura pas entamé la détermination populaire à faire plier le gouvernement.

Et rien, absolument rien sur l’Islam, la lutte contre la radicalisation ou le terrorisme.

Pourtant, tout au long de cette année 2019 riches en rebondissement dictés par l’Islam politique et djihadiste, le Président, son Premier ministre et l’inénarrable incompétent Castaner auront multiplié les commentaires et déclarations tantôt rassurantes, tantôt hésitantes, tantôt alarmistes.

Après l’attentat de la Préfecture, vite enterré, bien que perpétré par un agent de l’Etat agrémenté secret défense, lors de l’enfumage médiatique sur le voile en sorties scolaires, après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un vieillard déséquilibré, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre ou à propos des listes communautaristes, scandaleusement autorisées par le pouvoir, ces incapables nous aurons endormis avec des mots creux aux accents faussement dramatiques.

« Mes chers compatriotes… »

On aura eu beau attendre du lourd, du consistant, rien dans cette mascarade présidentielle dégoulinante de bons sentiments n’aura finalement affleuré quant à ce qui aurait dû être le sujet le plus important, pour peu qu’on mette en perspective les vrais enjeux avec un minimum d’honnêteté.

2020 aurait dû être consacrée à une grande cause nationale : la lutte contre la radicalisation et « l’Islam politique ». Un terme trop soft qu’on devrait remplacer par « nazislamisme ».

Après s’être ridiculisé en consacrant l’année 2019 à la « grande cause nationale » des « féminicides » (un sujet certes important mais qui concerne moins de 150 femmes par an), le gouvernement s’enferme dans ses propres approximations, ses complaisances coupables et son mutisme irresponsable à propos de l’islamisme (tiens au fait, on attend toujours le grand discours du Président sur la laïcité…)

Alors que le danger progresse, que les digues idéologiques et rhétoriques se rompent sous les assauts de la propagande islamiste, que l’infiltration des islamistes dans toutes les couches de la société n’a jamais été aussi grande, notamment dans les administrations, les services « sensibles » et les hautes sphères de l’Etat, que la menace terroriste s’étend, se particularise, que les guerres anciennes redoublent d’intensité et que de nouvelles se profilent en Afrique du Nord notamment, voici donc le CCIF, l’UOIF et ses satellites, organes de propagande des Frères musulmans, relégitimés pour au moins une année.

Au l’aube de la campagne pour les municipales, le Projet des islamistes entame une nouvelle phase offensive de conquête avec la mise en place de listes électorales dans presque tous les scrutins.

Le CFCM, détesté par les musulmans et qui a perdu toute crédibilité aux yeux de tous, s’apprête à réintégrer l’UOIF dans ses rangs. Les différentes mouvances de l’islamisme y sont toujours en bonne place. Tandis que l’AMIF, le remplaçant officiel du CFCM adoubé par l’Elysée et totalement acquis aux Frères musulmans, s’apprête à prendre le relai.

Le pouvoir politique qui devrait être le garant des institutions, du Droit, des valeurs et principes républicains, fait ici preuve d’un amateurisme sidérant. Et d’une complaisance jamais égalée depuis Sarkozy (qui avait donné les clés de l’slam de France aux islamistes).

La cote du Président est aujourd’hui bien entamée par l’addition de réformes impopulaires. Son aura factice de jeune premier s’est évaporée pour laisser paraître le vrai visage d’une marionnette cynique du système, inflexible, menteur et méprisant du peuple.

Macron n’a aucune chance d’être réélu sans un calcul politique ignoble : faire monter parallèlement l’extrême droite islamiste, et l’extrême droite identitaire et nationaliste incarnée par le RN. Afin de les renvoyer dos à dos en s’affichant comme le seul vrai démocrate et le sauveur de la République.

Cette stratégie grossière et hasardeuse a bien fonctionné une première fois en 2017. Quand Marine Le Pen, chouchoutée par les médias, avait servi de repoussoir utile et de marchepied à Macron pour se faire élire dans un fauteuil. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas une seconde fois en 2022. Avec la même Marine Le Pen canalisant la grogne populiste, et son double islamiste en guise d’épouvantail à moineaux. Non plus un cette fois mais deux repoussoirs se neutralisant l’un l’autre. Magique !

Ce calcul est bien entendu ignoble. Et indigne d’un Président. Mais la politique est ainsi faite.

Gageons que malgré la progression annoncée en 2020 de l’Islam politique et des revendications islamistes, relayées par les aboyeurs islamo-gauchistes de la pensée unique, malgré les enfumages politiques et médiatiques de circonstance sur des non-sujets pour occuper l’opinion, malgré l’exaspération croissante de la rue qui pourrait devenir un jour une bombe à retardement, malgré les grandes envolées oratoires sur « l’hydre islamiste », « la priorité de la lutte contre la menace terroriste », « les minorités », « le communautarisme », « l’unité de la République » et autres discours réflexes, rien absolument rien ne sera fait concrètement pour engager une vraie politique volontariste visant à faire reculer l’idéologie islamiste.

Pour cela il faudrait vouloir affronter vraiment les organisations islamistes et à leurs représentants. Sans susciter de réflexe de solidarité communautaire de la part des musulmans : malgré l’imposture du concept, le chantage à « l’islamophobie » s’est révélé cruellement efficace. De quoi tétaniser toute audace politique et sanctuariser le sujet de l’Islam. Cette victoire rhétorique et politique ajoutée au « djihad judiciaire » mené systématiquement par le CCIF contre tout adversaire de l’Islam politique, politique, journaliste ou « ex-musulman », et on comprend que rares sont ceux qui osent se lancer dans une bataille pourtant urgente et indispensable si l’on veut sauver la République.

Il faudrait vouloir vraiment assécher le mécontentement des jeunes et des banlieues, qui est le terreau de l’endoctrinement et de la radicalisation. Il faudrait vouloir vraiment reconquérir ces « territoires perdus de la République ». En restaurant les services publics, les commerces de proximité, la mixité sociale, la sécurité, la présence de l’Etat dans ces quartiers abandonnés aux islamistes. Là où la charia a remplacé le Droit républicain, où des officines islamistes réparties en « ruches » autour des mosquées ont remplacé les services d’éducation, de santé, d’entraide, les associations sportives. Là où des caïds labellisés « grands frères » par ces mêmes mosquées ont remplacé les polices nationale et municipale. Là où le communautarisme et les uniformes islamistes – hijabs et kamis – ont remplacé la diversité ethnique, culturelle, sociale, religieuse, politique. Là où taxis et transports publics n’osent plus s’aventurer. Où les femmes ne sortent jamais une fois la nuit tombée. Où personne ne peut pénétrer s’il n’est pas du quartier, arabe, musulman, accompagné d’un « parrain » ou s’il ne maîtrise pas les codes du quartier.

Il faudrait que ce gouvernement ait le courage de dénoncer, de pénaliser et d’interdire les officines islamistes qui tombent objectivement sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse de dérives sectaires, d’atteintes aux libertés individuelles, à la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de la presse, de propagande sexiste, antisémite, xénophobe, homophobe ou djihadiste, de menace pour la sécurité des personnes et des biens, à l’ordre public et la cohésion nationale.

Il faudrait avoir l’ambition d’assécher les financements de ces officines de la haine, de l’asservissement, de l’antisémitisme et du mensonge. En coupant toute subvention étrangère octroyée à des associations « musulmanes » ou communautaires. En menant un vrai « contre-djihad » financier, comme le font certains pays occidentaux, contre les banques arabes et la finance islamique qui inondent de leurs subsides le marché de la propagande frériste, salafiste et djihadiste.

Rêvons : il faudrait dénoncer les accords politiques, commerciaux, économiques, diplomatiques, financiers, culturels avec des pays réputés pour leur soutien à la propagande islamiste voire terroriste : Arabie saoudite, Qatar, Turquie notamment.

Il faudrait dégager une fois pour toute la Turquie de l’OTAN où elle n’a plus aucune légitimité à rester. Alors que le dictateur islamiste Erdogan qui a personnellement financé Daesh multiplie les provocations, massacre les Kurdes, fait chanter l’UE comme un bandit pour extorquer quelques milliards de plus en agitant le pistolet migratoire.

Lui qui se rêve déjà en nouveau sultan-calife du monde musulman s’apprête dès janvier 2020 à entamer en Libye un djihad de reconquête pour aider ses amis islamistes à conquérir le pouvoir, afin d’infecter toute l’Afrique du Nord et l’Afrique noire à sa suite, déjà passablement gangrenées par le terrorisme djihadiste.

Il faudrait arrêter de jouer un double jeu mortifère. En hypothéquant l’avenir de la France et de l’Europe pour grappiller des avantages politiques mesquins à court terme et des parts de marché dérisoires.

Mais cela, les hommes politiques qui nous dirigent en sont totalement incapables. Ils ont été formés pour n’être que de serviles gestionnaires. Des exécutants qui appliquent méthodiquement un agenda écrit par d’autres. Ils ne sont que des fonctionnaires du Système. Les obligés des puissants qui les fabriquent et les dominent : ces lobbies et ces puissances de l’argent qui gouvernent le monde.

Bouh-Macron-

Si ces polichinelles étaient des responsables on pourrait les accuser de haute trahison, en plus de leur incompétence patente.

Hélas, ces hochets politiques sont aussi dévoués qu’interchangeables. Une fois usés, le scrutin populaire qui fait office de parodie démocratique entérinera leur décapitation. Pour aussitôt les remplacer par un avatar plus commode.

Que nous réserve cette année 2020 ?

Avec l’équation macronienne « Réformes cyniques + Injustice sociale + Marketing politique + Incurie + Mensonge + Entêtement + Violence », on en arrive au résultat assuré :

Révoltes + Immobilisme => REVOLUTION.

Ma ça, c’est un autre chapitre.

Mélenchon, le crépuscule d’un ambitieux

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Autopsie d’un ténia politique, réduit à cureter les égouts de l’islamisme, du racisme, de l’antisémitisme et du complotisme pour faire croire encore à son existence.

Depuis 25 ans qu’il pavoise comme un cador de la politique dissident du PS, qu’on lui prête des qualités de « tribun », de « rebelle », d’« esprit libre », Mélenchon a dû en décevoir plus d’un qui s’étaient laissé piéger par ses harangues populistes et antisystème.

L’homme est intelligent, érudit, fin politique, opportuniste, bon orateur. Mais son orgueil himalayesque aura eu raison de lui.

S’il quitte le PS en 2002 c’est parce que ses camarades n’auront pas su reconnaître son « génie ». Il se jure alors de leur faire rendre gorge et de dynamiter ce parti falot, ramolli par le pouvoir, et vendu aux sirènes du libéralisme.

Lors des présidentielles de 2012 il gagne ses galons de tribun de la politique, mais n’atteint pas un score digne d’un destin national.

Le vent tourne en 2017 avec la candidature de la marionnette très libérale du système Emmanuel Macron. Un OVNI sans aucune réelle expérience politique, propulsée en cinq années seulement au sommet de l’Etat après une carrière de directeur associé chez Rothschild et une rampe de lancement comme conseiller spécial de Hollande chargé de piloter le logiciel économique du navire France.

Le PS est alors en pleine déconfiture. Valls échouant aux primaires, la droite du parti se rue chez Macron. Benoit Hamon remporte la primaire mais ne rassemble autour de lui que ce qu’il reste de réformateurs, quelques écolos égarés et des apparatchiks qui n’ont nulle part où se reconvertir.

Fiasco annoncé pour la gauche. Victoire un temps annoncé pour la droite et son champion François Fillon, vite rattrapé par le cyclone des affaires. Un boulevard s’ouvre pour Macron. Avec, dans le rôle du repoussoir utile, une Marine Le Pen chouchoutée par les médias et qu’on s’empresse de propulser au second tour.

Reste la carte, ardue mais jouable, de la gauche radicale incarnée par Méluche et ses Insoumis. Une autre manière de partir à l’assaut de la macronie, de l’Europe de la finance et des lobbies, et du système mondialiste, en agitant le hochet du Frexit sans toutefois tomber dans les travers nationalistes et xénophobes du FN.

Et Méluche de grimper dans les sondages. Allant même jusqu’à devenir poli avec les journalistes, qui le flattent en lui prédisant une ouverture possible pour le second round de ces présidentielles.

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Méluche exulte, boit du petit lait, se voit déjà en challenger de Macron, se paye le luxe de chambouler les cartes d’un scénario écrit longtemps à l’avance par les mécènes de ce gamin zozotant.

Le grain de sable que sauront exploiter les stratèges du chouchou des médias, c’est l’orgueil incommensurable de Mélenchon et sa rivalité irréductible avec Hamon.

Peu les séparent, sur le papier ils pourraient s’entendre, mais ils ne parviendront jamais à se mettre d’accord, l’un devant nécessairement s’effacer devant l’autre. Or faute d’un accord entre le candidat du PS et celui de LFI, aucune chance pour la gauche de conserver l’Elysée.

Hamon sans doute insuffisamment préparé fait une campagne déplorable et s’effondre vite dans les sondages. Mélenchon quant à lui ne parvient pas à transformer l’essai.

Le soir du premier tour signe pour lui un échec cuisant, même si l’on pouvait s’y attendre. Pas de ticket pour le second tour !

Pire, il se retrouve 4e derrière Macron et Le Pen, mais aussi Fillon.

Sa déclaration télévisée après les sondages sortie des urnes qui le donnent largement battu laisse transparaître une aigreur indicible.

A partir de ce moment, Mélenchon n’aura de cesse de cultiver sa rancœur. Et commencera une lente descente aux enfers d’où il ne se relèvera plus.

L’échec aux présidentielles n’est pas encore digéré que les affaires lui tombent sur le nez. Une épreuve supplémentaire qu’il interprétera évidemment comme un complot politique contre son génie. Lui qui est le seul à pouvoir représenter le peuple. Quand on veut se débarrasser de quelqu’un c’est qu’il est gênant, donc qu’il compte.

Dans ces conditions, impossible de se positionner comme leader de l’opposition à Emmanuel Macron, ce dont il aurait rêvé. D’ailleurs l’opposition, il n’y en a plus : les partis traditionnels de gauche comme de droite sont en lambeaux, siphonnés par LREM ou dynamités par la vague de dégagisme des dernières législatives dans la foulée des présidentielles de 2017.

Le seul arbitre désormais, c’est la rue. Notamment ce mouvement des irréductibles Gilets jaunes, que La France Insoumise, tout comme le Rassemblement National, n’auront de cesse de vouloir récupérer.

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« La République, c’est moi ! » C’est par cette tautologie sidérante que le tribun de gauche qui n’est déjà plus que l’ombre ou la caricature sinistre de lui-même tentera une ultime ruade en octobre 2018 contre un réel qui s’obstine à le pousser vers une condamnation judiciaire certaine et bien humiliante.

La France Insoumise et son leader décrédibilisés, le parti essaiera bien de mettre en avant d’autres personnalités, comme Alexis Corbière ou Jean-François Ruffin. Mais la débandade est entérinée. Déjà des voix s’élèvent en interne contre le patron qu’on juge tyrannique et à qui l’on attribue la responsabilité des mauvais scores du parti dans les sondages puis aux européennes.

Mais Mélenchon n’en démord pas. La France Insoumise, c’est lui ! La gauche c’est lui ! Le peuple, c’est lui ! La République, c’est lui ! La France, c’est lui !

Sauf que plus personne n’en veut.

De dégringolade en dégringolade, le vieil homme aigri tentera de s’accrocher aux seules branches qui lui offrent encore un appui. Au risque de se saborder politiquement et de virer dans l’abjection la plus totale.

D’abord en faisant le choix conscient et délibéré de trahir ses propres valeurs républicaines, laïques et antifascistes en pactisant avec les islamistes.

Contrairement à certains égarés de l’extrême gauche qui ont sombré dans l’islamo-gauchisme par idéalisme et désarroi une fois la classe ouvrière disparue, qui ont cru voir dans les musulmans et les immigrés le nouveau prolétariat, et dans l’Islam politique un nouvel adversaire crédible contre le capitalisme, Mélenchon a agi selon un calcul des plus froids et cyniques.

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La gauche sociale-libérale l’ayant trahi, le peuple l’aillant dédaigné, voici qu’il trouve en la personne des minorités musulmanes endoctrinées par les islamistes et ces islamo-gauchistes qui les soutiennent une nouvelle clientèle politique.

N’ayant plus rien à perdre sinon un semblant de morale, Mélenchon est donc allé se prostituer aux pires ennemis de la République. Lui qui n’avait jamais voulu s’allier avec le Front National en réalisant l’union des populistes de droite et de gauche, choisit bien pire que Marine Le Pen. Une clique d’extrémistes de droite islamistes, dont le but avoué est la conquête inexorable du pouvoir, la destruction de la démocratie et le remplacement de la République par un régime théocratique et totalitaire.

C’est un peu comme si Maurice Thorez avait fait alliance avec les Waffen SS pour s’assurer une survie politique.

Mais cela n’étouffe nullement Jean-Luc Mélenchon. Pas plus que manifester aux côtés des prêcheurs de haine salafistes, de ces imams et ces idéologues de l’Islam politique qui justifient le viol et les violences conjugales, font hurler « Allahu Akbar ! » à la foule dans les rues de Paris, en osant prétendre que ce sont les journalistes qui ont transformé cette expression religieuse en cri de guerre, qui distribuent des étoiles jaunes aux manifestants et osent comparer les musulmans français d’aujourd’hui aux Juifs durant l’Occupation…

A voir son sourire réjoui aux côtés de ces « mamans voilées » on devine même que le tribun fatigué s’est trouvé un nouveau « peuple » à défendre.

Mélenchon apparaît du coup pour ce qu’il a toujours été : un menteur et un manipulateur, qui méprise sans doute davantage le peuple que tous les autres politicards réunis. Un peuple qui ne l’a jamais intéressé, comme tous ceux qui prétendent parler en son nom. Et qu’il a toujours méprisamment appelé « les gens », en prenant des postures populos dans ses costumes Mao.

L’ultime éructation de haine de ce fourbe à l’agonie aura été cette saillie aussi odieuse qu’inattendue à propos des Juifs du CRIF qui seraient responsables de la déconfiture du Labour aux dernières élections britanniques.

Si Mélenchon a fini de s’accomplir, c’est donc dans l’ignoble. Après l’imposture et le mensonge, l’orgueil mythomaniaque et paranoïaque, l’alliance contre-nature avec l’extrême droite islamiste, sa seule façon d’attirer encore quelques oreilles, c’est de se vautrer dans la boue des caniveaux antisémites, révisionnistes, racistes et complotistes.

Tel Voldemort à la fin de Harry Potter qui meurt en se consumant lentement dans sa propre haine, Mélenchon nous offre ce spectacle pitoyable d’une baudruche bouffie d’elle-même, et qui dans un ultime soupir de haine exhale son vomi le plus fétide.

A l’image de ces matadors révolutionnaires à l’origine des pires dictatures latinos et qui furent ses modèles, Mélenchon qui n’en aura été que la caricature bouffonne finit ainsi délaissé de tous, y compris de ceux qui l’avaient un temps suivi ou s’étaient laissé abuser par sa faconde.

Un nouveau mouvement citoyen est né : 512, le Mouvement du 5 décembre

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512 large

PRESENTATION

Le Mouvement 512 ou Mouvement du 5 décembre est né le 5 décembre 2019, journée de grèves nationales unitaires. Une série de manifestations contre la réforme des retraites qui a suivi celles des Gilets jaunes iinitié un an plus tôt.

Ce mouvement s’appuie sur un constat partagé par une très grande majorité de Français, porté par des revendications diverses et une colère populaire qui s’exprime de plus en plus fortement sans que rien ne change.

Animé par un souci de restaurer en France une vraie dynamique démocratique et une vraie justice sociale, le mouvement 512 porte plusieurs propositions, exigences et revendications dans les domaines institutionnel, politique, social, économique, budgétaire, fiscal, administratif, éducatif, culturel, écologique, diplomatique, humanitaire ou technologique.

Le mouvement 512 est un mouvement populaire et unitaire. Populaire parce qu’il émane du peuple souverain et non de ceux qui prétendent parler en son nom. Unitaire parce qu’il vise à rassembler la nation plutôt qu’à la fragmenter.

Le mouvement 512 n’est ni un mouvement anarchiste, ni un mouvement nationaliste, ni révolutionnaire. C’est un mouvement républicain, fidèle à l’esprit, aux valeurs et aux principes de notre République.

Son but est le rétablissement de la démocratie et des vertus républicaines, en particulier la justice sociale, la solidarité et l’engagement citoyen pour le bien commun. Son but n’est aucunement de changer de régime, de renverser l’Etat ou de diviser une partie de la population contre une autre.

En revanche ce mouvement entend demander des comptes à ceux qui usurpent le pouvoir contre l’intérêt du peuple.

NB : Le Mouvement 512 est indépendant de toute appartenance politique, syndicale, corporatiste, philosophique ou religieuse. Il ne soutient aucun parti, aucun élu, aucune association ou mouvement d’aucune sorte.

Il est l’émanation des citoyens qui se reconnaissent dans les mêmes valeurs démocratiques, républicaines, sociales et citoyennes.

UN CONSTAT

En mai 2017, le pouvoir a été confisqué au peuple pour être livré aux lobbies de la finance et aux multinationales.

Le Président actuel n’est pas un chef d’Etat mais un simple haut fonctionnaire du système, et non le représentant élu de la nation malgré l’apparence de légitimité démocratique dont il jouit.

Durant deux ans et demi, pas une de ses décisions n’a été engagée dans l’intérêt du peuple français ou de la France. Mais uniquement pour satisfaire ses sponsors qui l’ont fait élire.

Le Droit du Travail continue d’être démantelé, le système de protection sociale également, le régime d’assurance chômage est réduit au strict minimum, nos services de santé sont exsangues, les services publics à bout de souffle, quand ils ne sont pas livrés au secteur privé, de grandes entreprises nationales comme la SNCF, EDF, GDF, Aéroport de Paris, La Française des Jeux sont privatisées ou démantelées comme de simples bibelots.

Aujourd’hui la France n’est plus une démocratie, mais une oligarchie ploutocratique au service d’intérêts économiques, financiers, et des plus riches. Une oligarchie qui impose ses lois selon une idéologie néolibérale au service du Marché et non du peuple.

Nous voulons que le pourvoir soit rendu au peuple au plus vite, et que la France soit gouvernée par un pouvoir exécutif qui représente et défende vraiment les Français, en particulier les moins favorisés.

NOUS DEMANDONS

  • La démission immédiate d’Emmanuel Macron et la dissolution de l’Assemblée Nationale
  • La tenue d’élections présidentielles et législatives anticipées
  • La fin du régime de parti unique et la garantie d’une vraie alternance démocratique par le jeu des oppositions
  • La dissolution de LREM, parti factice destiné à servir l’ambition carriériste d’un seul homme
  • L’inscription dans la Constitution de l’interdiction de toute collusion avec le secteur privé des candidats aux élections présidentielles, législatives et régionales
  • L’interdiction pour tout lobby quel qu’il soit d’être représenté dans une assemblér républicaine. La pénalisation de toute tentative de corruption ou d’influence d’élus de la part d’organismes financiers, d’entreprises ou de lobbies, sous quelque forme que ce soit (y compris cadeaux, repas, vacances…)
  • L’abandon immédiat et total de la réforme des retraites
  • Une revalorisation immédiate du SMIC à hauteur de 30%
  • Un moratoire de 5 ans sur les hausses du prix des carburants, du gaz domestique et de l’électricité
  • Un encadrement des prix de tous les biens et services de consommation courante, avec une interdiction totale d’augmentation du prix des denrées alimentaires de base partout en France
  • La création d’un organisme public indépendant chargé de garantir l’encadrement du prix de l’énergie pour tous les fournisseurs
  • La création d’un ensemble de mesures incitatives pour permettre le passage d’ici 10 ans à 50% d’agriculture bio en France
  • L’interdiction progressive totale de tous pesticides et perturbateurs endocriniens (étalée sur 10 à 20 ans selon les produits). Le remplacement des pesticides chimiques par des pesticides naturels ou non polluants à prix compétitif. L’extension de cette mesure à nos partenaires européens.
  • La tenue d’une Convention Nationale de la Santé réunissant tous les acteurs concernés (Sécurité Sociale, médecins et auxiliaires de santé, pharmaciens, Assistance Publique, cliniques privées…) destinée à évaluer les conditions d’équilibre, d’harmonisation et d’excellence de tout notre système de santé, de la Sécurité Sociale, du maintien et de l’amélioration des soins et prestations, la réorganisation de l’Assistance Publique afin de garantir le fonctionnement de tous ses services, son refinancement afin de garantir de meilleurs services, plus de personnel médical, de soin et d’encadrement
  • L’inscription dans la Constitution de l’écologie et de la lutte contre le changement climatique comme priorités nationales au nom des générations futures, qui engage tous les services de l’Etat
  • La création d’une Commission de contrôle environnemental indépendante du gouvernement chargée de contrôler la conformité de tous les critères engagés par la France relatifs à la transition écologique et à la protection de l’environnement, avec un droit de sanction en cas de non respect
  • L’augmentation immédiate du budget de la fonction publique et l’embauche de 100.000 fonctionnaires supplémentaires dans les domaines suivants : santé, éducation, emploi, services sociaux, environnement, sécurité nationale pompiers, Police, lutte contre le terrorisme et la radicalisation…
  • La création d’un emprunt d’Etat à taux garanti supérieur à celui des produits d’épargne courants afin de financer les augmentations budgétaires dès 2021
  • l’inscription au niveau européen puis mondial d’un moratoire global visant à effacer la dette des états les plus pauvres. Mais aussi d’un moratoire pour tous les états endettés. Une dénonciation globale du système financier fondé sur la dette visant à assujettir les états et les pouvoirs politiques au pouvoir financier
  • La mise en place d’une table ronde au niveau mondial composée de représentants des différentes nations du monde visant à redéfinir les règles du capitalisme mondial, à refonder les liens qui subordonnent le monde de la finance, le monde économique et le monde politique (les états souverains) aux grandes institutions mondiales de la finance
  • Le refonte du Conseil économique et social en un Comité national d’expertise, composé des 1000 meilleurs experts français dans tous les domaines. Ce comité pourra être consulté à tout moment par le gouvernement ou le Parlement pour l’élaboration des lois, décrets et décisions. Mais aussi émettre des avis sur la politique du gouvernement, des collectivités, la situation économique, sociale, administrative de la France.
  • création d’un Conseil National Citoyen composé de citoyens non élus ayant pour mission de contrôler l’action de l’Etat, d’émettre des avis, recommandations ou sanctions analogues à celles du Conseil d’Etat dans les domaines suivants : budget de l’Etat, fiscalité, transparence des ministres et élus, finances publiques, haute fonction publique, administration et services publics, politique en matière économique, d’énergie, d’emploi, d’éducation, de défense, de sécurité et de renseignement, de transport, de santé, d’immigration, de défense des minorités, de culture et de francophonie, de relations extérieures, de coopération, d’aide au développement, d’écologie, d’aménagement du territoire, de collectivités territoriales, prévention de la précarisation sociale, de la violence, de la délinquance, de la radicalisation et du terrorisme, participation et votes de la France dans les institutions européennes, internationales et mondiales. Ce conseil sera composé de citoyens représentatifs de la société française tirés au sort parmi ceux qui se seront déclarés candidats sur internet. Ce Conseil n’est pas une forme de démocratie directe qui se substituerait à l’action du parlement, mais un moyen de remettre nos institutions en prise plus directe avec le peuples souverain.
  • L’élargissement du Référendum d’Initiative Citoyenne à des initiatives rassemblant 500.000 personnes sur internet. Examen systématique des autres initiatives à partir de 5.000 signataires
  • La France est la 6e puissance mondiale et compte en 2019 10 millions de pauvres. Une situation inacceptable.
    Nous demandons la création d’un Plan national de lutte contre la pauvreté. Comportant notamment la révision et la revalorisation des minima sociaux, des aides et des services proposés aux chômeurs de longue durée, aux personnes âgées, aux personnes malades, handicapées, invalides, aux personnes seules, aux mères célibataires, aux demandeurs d’asile et aux migrants… La création d’un organisme unique pour venir en aide aux sans-abris, en particulier en hiver, avec des services d’hébergement d’urgence, la distribution de repas, de vêtements, des services de santé, sanitaires, sociaux et d’entraide locale, une meilleure organisation et des moyens accrus pour les services du Samu Social, une meilleure coordination avec les ONG, associations et intervenants spécialisées.
  • Pour mieux s’occuper des plus démunis présents sur notre territoire la France doit mieux maîtriser son immigration. Nous demandons l’instauration de quotas justes et raisonnables pour satisfaire nos besoins réels en termes d’immigration économique. L’arrêt ou la réduction au minimum du regroupement familial. Une concertation plus étroite avec nos partenaires européens pour prévoir et adapter nos moyens et mieux encadrer l’immigration liée aux conflits et aux mouvements massifs de populations vers l’Europe. De meilleures conditions d’accompagnement et d’intégration pour les demandeurs d’asile. Nous demandons que la France soit avec l’Europe à l’initiative d’un Plan démographique mondial pour anticiper et gérer les futurs mouvements massifs de population (plusieurs milliards de personnes) liés aux migrations climatiques à venir.
  • La création d’un Plan national d’éducation, d’insertion et de lutte contre l’exclusion. Réviser complètement la logique du système éducatif, de formation, d’alternance. Redéfinir les priorités de l’Education nationale : préparer à la vie active mais surtout à la vie tout court. Renforcer dès l’école la formation à l’esprit critique, à l’esprit d’équipe, les facultés de raisonnement, d’initiative, de jugement, de collaboration. Initier à la vie en société, à la citoyenneté, à l’engagement social, au respect des différences, au partage, à la recherche de l’intérêt général plus qu’à la compétition et la réussite individuelle. Stimuler l’intelligence plus que l’apport de connaissances, la culture générale plus que l’hyper spécialisation, les savoir-faire cognitifs, relationnels et pratiques plus que techniques. Adapter l’école au monde ouvert de demain, plus qu’au monde du travail en France aujourd’hui. Développer des modes de valorisation des compétences individuelles autres que le travail salarié, notamment pour les personnes sans emploi, handicapées, les jeunes en insertion, les anciens détenus, les retraités, les exclus…

Ces salafistes de la laïcité, alliés implicites des islamistes

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La laïcité à la française est l’objet d’attaques de toutes parts. Ses adversaires les plus sournois ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Les religieux voudraient en limiter l’expression, rogner sur des principes et des lois qu’ils jugent « liberticides » quand elles ne coïncident pas avec leur vision licite de la liberté ou de la société. Certains contestent des avancées sociétales et juridiques majeures comme le mariage pour tous ou l’ouverture des PMA aux femmes célibataires et aux couples de lesbiennes, au motif que ces initiatives imprudentes constitueraient des ruptures anthropologiques majeures, qu’elles trahiraient l’ordre naturel des choses, des modèles universels, sinon l’Ordre divin inscrit dans une « Nature » plus fantasmée que réelle.

Les islamistes contestent le principe de laïcité, résolument incompatible avec leur conception de la société fondée exclusivement sur l’Islam. De tous temps et en tous lieux les sociétés islamiques ont pourchassé et persécuté ceux qui prétendaient fonder l’autorité, le pouvoir et le libre arbitre sur la raison. L’islam est une société qui ignore le principe d’Etat de droit, la liberté religieuse, qui réfute toute Autorité qui ne viendrait pas d’Allah, de la seule révélation licite – l’Islam – inscrite dans le seul livre sacré : le Coran.

Ces sociétés fondées sur l’Islam criminalisent le blasphème et l’apostasie. Elles réfutent tout principe égalitaire entre hommes et femmes, entre fidèles et mécréants. Elles instaurent des liens de soumission, de contrainte ou de domination arbitraire. Des hommes vis-à-vis des femmes. Des musulmans vis-à-vis des infidèles réduits à un statut d’infériorité sinon en esclavage. Les excluant de certaines professions, des fonctions honorifiques ou politiques, de portions du territoire réservées aux seuls musulmans, et les soumettant à un impôt lié à leur statut de dhimmis qui leur autorise d’être tolérés au sein de la société, sans jamais faire partie de la communauté des croyants.

Inspirées par cette tradition islamique, les islamistes sont aussi les promoteurs d’une idéologie religieuse et politique qui vise ouvertement à combattre la démocratie, les valeurs de l’Occident, le pluralisme et les libertés démocratiques. Qui s’infiltre dans toutes les strates de la société et tous les réseaux de pouvoir grâce à une stratégie d’endoctrinement des populations musulmanes et d’entrisme, dont le but ultime est l’instauration d’une théocratie islamiste en lieu et place de la République et la conquête du monde.

Pour réaliser cette stratégie les islamistes combattent ou dénaturent une conception de la laïcité sensée pourtant promouvoir les libertés individuelles, au premier rang desquelles la liberté de conscience et de culte. Dans le même temps ils instrumentalisent, interprètent, subvertissent les principes républicains et les déforment pour imposer leurs vues au nom d’une conception des libertés religieuses absolutiste, illimitée, ignorante de la cohérence éthique qui articule entre eux ces principes.

Ainsi ils s’approprient le principe de laïcité, lui faisant dire le contraire de l’esprit qui le fonde, afin de le retourner contre l’authentique conception républicaine de la laïcité et contre l’intégrité de la République elle-même. La liberté de conscience réinterprétée par les islamistes devient ainsi le droit au communautarisme, le droit de chacun à exercer sa religion comme il l’entend, sans se voir imposer de quelconques limites qui seraient aussitôt interprétées comme une stigmatisation, une persécution, un refus de l’autre et de la différence contraires aux droits humains.

Pour combattre les éléments restrictifs ou coercitifs de la laïcité, les islamistes ont ainsi développé une rhétorique victimaire très éprouvée qui trouve un appui dans les discours en vogue sur la défense des minorités, contre le racisme, l’oppression postcoloniale, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie, les revendications communautaristes ou catégorielles, notamment celles qui visent à faire progresser les droits des femmes, les droits LGBT, les droits des minorités ethniques ou religieuses, etc…

Ces revendications qui s’appuient parfois sur un discours égalitaire et victimaire, ont servi de matrice pour concevoir le concept rhétorique et politique d’islamophobie. Lequel ne correspond à aucune réalité objective mais s’avère très efficace pour porter les revendications islamistes au travers d’un discours audible et qui rencontre les préoccupations démocratiques de ceux qui luttent pour la justice sociale, contre les vestiges d’une société blanche et oppressive, qui stigmatise, discrimine, persécute, violente selon les critères habituels de la domination ou de la désignation de boucs émissaires.

L’un des principes centraux de la laïcité, la neutralité de l’Etat à l’égard des religions, est parfois célébrée comme bienveillante, utilisée et exploitée pour développer une propagande et un agenda sous-terrains. Tant que l’Etat ne se mêle pas de religion, qu’il ne contrarie pas des initiatives pour faire reculer les lignes symboliques, réduire le périmètre juridique et les discours admis qui circonscrivent les libertés religieuses, tant qu’il ne devient pas évident que ces revendications islamistes entrent en conflit avec la République, notre conception du vivre ensemble, d’une société unie, ou qu’elles n’entravent pas les autres libertés, les islamistes s’en prennent à l’extrême droite identitaire plutôt qu’à l’Etat.

Un tournant a été franchi avec la manifestation islamiste du 10 novembre, durant laquelle l’Etat a clairement été désigné comme le responsable de « l’islamophobie » et l’instigateur d’une « persécution » dont seraient victimes les musulmans.

Ce « racisme anti-musulmans », cette « stigmatisation permanente » aussi dramatique que fictive, les islamistes du CCIF n’ont pas hésité à la comparer aux persécutions dont furent victimes les Juifs sous le régime de Vichy. Pour contester la laïcité et faire plier la République, les islamistes jouent ainsi sur un registre strictement affectif et symbolique, ils épuisent les ressources rhétoriques jusqu’à faire un chantage odieux à la shoah des musulmans.

Pourtant l’Etat ou plus exactement les pouvoirs publics sont les alliés objectifs des islamistes. Car si le pouvoir politique et administratif est engagé depuis de longues années dans la lutte antiterroriste, il semble malgré beaucoup d’effets d’annonce et quelques mesures insuffisantes que la lutte contre la radicalisation et les dérives sectaires liées à l’islamisme ait pris un sérieux retard.

On peut même dire que l’Etat ne fait rien pour contrer véritablement la volonté d’endoctrinement, d’entrisme et de destruction de la société engagée par les islamistes.

Depuis sa création par Lionel Jospin au début des années 2000, le projet d’un « Islam de France » opposé une présence anarchique des islams en France n’est demeuré qu’un vœu pieu. Toutes les instances supposément représentatives des différentes composantes de l’Islam en France sont directement ou indirectement aux mains des islamistes. Elles ne représentent peu ou prou que la mouvance ultra-orthodoxe, radicale, fondamentaliste voire djihadiste : Frères musulmans, salafisme, wahhabisme, islam marocain, islam turc…

En ce qui concerne le Président Macron, celui-ci n’est ni un démocrate ni un républicain. C’est un fonctionnaire, un apparatchik du système. Défendre la République et la démocratie menacées par la montée de l’islamisme lui importent guère. Car le système est indifférents aux régimes qui gouvernent les peuples. Les dirigeants peuvent aussi bien être des démocrates, des républicains, des socialistes, des néofascistes, des dictateurs ou demain des islamistes, aucun importance pourvu que l’argent rentre.

Macron ne combat pas et ne combattra jamais l’islamisme. Le plan de « lutte contre l’islamisme annoncé tout récemment par le gouvernement n’est qu’un hoquet, un artifice, un paravent jeté en pâture au peuple. Un gage donné à l’électorat de droite. Et une façon de faire comme si l’Etat remplissait ses fonctions régaliennes. Les inaugurations de chrysanthèmes après chaque attentats ou après le décès de soldats français morts au combat n’est qu’une façon de mobiliser la pompe, de jouer sur les symboles et l’émotion.

Curieusement on n’entend jamais parler des mesures concrètes mises en place par l’Etat pour lutter contre l’islamisme, la radicalisation ou l’entrisme islamiste. Beaucoup de « machins » ont été mis en place : Observatoire de la laïcité, de la radicalisation, plan de ceci ou de cela. Mais on n’en voit jamais les résultats concrets. Les chiffres ou les sondages annoncent juste que l’islamisme poursuit sa montée inexorables. Dans les mosquée, dans les banlieues, chez les jeunes, parmi les détenus…

Pour tous ces attentats officiellement « neutralisés » avant qu’ils ne soient déclenchés grâce au « travail exemplaire des services de renseignement« , combien de nouveaux convertis à la doctrine radicale des islamistes ? Combien de Mohamed Merah, de Kouachi, de Coulibaly ou de Mickaël Harpon en puissance arpentent nos rues, nos cafés, nos centres commerciaux, nos cinémas, nos salles de concert en ruminant leur ressentiment contre la France, son islamophobie, ses injustices ? Combien de fonctionnaires, de policiers, de soldats, d’agents du renseignement, d’agents de sécurité, d’employés de centrales nucléaires, de la SNCF, d’aéroports sont en ce moment même en train de basculer dans la tentation djihadiste ?…

L’embarras palpable des autorités au lendemain de l’attentat de la Préfecture a révélé à la fois la pénétration en profondeur de l’idéologie djihadiste au cœur des institutions de la République, l’incapacité des services de Police et de renseignement à évaluer les menaces, à prévenir la radicalisation et à identifier les fonctionnaires radicalisés, et l’incompétence manifeste des pouvoirs publics pour y apporter une réponse, sinon en appelant à un concept aussi flou qu’inconsistant de « société de vigilance ». Ce sujet embarrassant a d’ailleurs aussitôt été recouvert par un déchaînement hystérique parfaitement téléguidé sur le voile.

Le voile, étendard politique, marqueur territorial mais aussi cache-sexe de l’islamisme. Depuis plusieurs décennies on tente en effet de résumer la question de l’Islam politique et la question de l’Islam tout court à celle du voile. Une façon de dévier l’attention et d’occuper l’opinion l’opinion à propos d’un « bout de tissu » sur lequel chacun peut projeter ses attentes, ses colères et ses exaspérations. Un os à ronger qui permet d’oublier les vrais problèmes : la percée de l’Islam radical en France, en particulier chez les plus jeunes, son infiltration dans toutes les couches de la société, sa présence dans toutes les sphères du pouvoir, de l’association sportive locale au Palais de l’Elysée, en passant par les partis politiques, les syndicats, les entreprises, les think tanks et bien sûr les médias.

Les médias sont en effet le principal allié des islamistes et le plus zélé. On peut estimer entre 60 et 80% la proportion des supports de la presse écrite dont la ligne éditoriale est callée sur l’idéologie islamo-gauchiste. Cette prévalence englobe la quasi-totalité des news magazines français (mis à part Marianne, Le Point, et L’Express dans une moindre mesure), une majorité de quotidiens, notamment les institutionnels de la Pensée unique comme Le Monde, Le Monde diplomatique ou Libération. Mais aussi, et c’est plus étonnant, des magazines chrétiens « progressistes » comme La Vie ou Le Monde des Religions. Pour les radios périphériques tout le groupe France Inter, dont France Culture (surtout) et France Info. Pour les chaînes de télé, toutes celles du service public regroupées sous la bannière France Télévision, la plupart des chaînes d’info continue hormis CNews (BFM, France Info…), TMC, C8… Et pour les médias qui n’ont d’ »indépendants »que le nom, Médiapart (La Voix de son Maître…) totalement aligné sur l’islamistophilie médiatique, HuffPost, Slate pour ne citer que les principaux.

L’Etat, les médias… Il ne faudrait pas oublier l’un des alliés tacites les plus puissants de l’islamisme, même s’il prétend le combattre frontalement : l’extrême droite identitaire et nationaliste.

En effet, si la montée de l’islamisme nourrit les ressentiments populaires et la méfiance à l’égard de l’Islam comme de l’immigration, terreau de l’extrémisme, à l’inverse la montée de l’extrême droite justifie la propagande victimaire des islamistes et leur fournit des alliés objectifs.

Comme les deux faces d’une même monnaie, extrémisme et islamisme s’enfantent et se renforcent l’un l’autre. Comme autrefois le bolchevisme et le nazisme. Ou plus récemment le néocommunisme ou l’altermondialisme et le libéralisme sauvage.

C’est cette fascination mimétique qu’il faut prendre en compte si l’on veut combattre efficacement l’Islam politique. On ne peut combattre l’islamisme au nom du nationalisme. Ou au nom d’une conception identitaire de la France. On ne peut combattre symétriquement l’islamisme et l’extrémisme car tous deux obéissent à des logiques différentes et présentent des menaces différentes pour la République. Mais on ne peut combattre l’islamisme en ignorant son frère jumeau : l’extrémisme nationaliste ou identitaire.

On ne peut défendre la République et combattre l’islamisme qu’au nom de la République elle-même. Avec ses principes et ses lois comme armes de contention ou de destruction idéologique.

Partant, on ne peut combattre l’islamisme au nom du seul principe de laïcité, lequel est aujourd’hui pris en otage par les uns comme par les autres.

Les autres, c’est la quatrième catégorie d’alliés implicites de l’islamiste : les irréductibles d’un laïcisme obscurantiste.

Ceux qui voudraient ériger la Laïcité ou l’idée dénaturée qu’ils s’en font en nouvelle déesse. Ceux qui sous couvert de défendre la République font la promotion d’une idéologie tout aussi néfaste que l’islamisme, d’une religion dont le credo est de refuser toutes les autres.

Cette religion laïciste se singularise par son intolérance, son sectarisme, son autoritarisme, sa tentation dictatoriale et totalitaire. Ce laïcisme qui est un athéisme offensif qui n’ose pas dire son nom, qui se prétend garant de la laïcité et de l’esprit de ses lois, est en réalité une secte oppressive. Une secte dont le dieu se prétend Raison mais en vérité sert une haine jalouse. Une haine dirigée contre toutes les formes de convictions fondées sur une référence à une transcendance. Pas étonnant que ces fossoyeurs de la laïcité arborent souvent en guise de signe de ralliement des symboles morbides ou satanistes : tête de mort, de diable, statue de Baphomet. Des symboles utilisés par certaines sociétés secrètes, détournés de rituels maçonniques et repris par certains complotistes ou amateurs d’occultisme.

On est loin, très loin même, de Marianne, de la Liberté guidant le peuple, de la Marseillaise ou d’autres allégories républicaines. On est loin de la vie. On est loin tout court. En tout cas, tout ce fatras n’a objectivement rien à voir, historiquement, philosophiquement ou symboliquement avec la République et sa conception de la laïcité. Ni même avec l’anticléricalisme des pères fondateurs de la loi de 1905, quel que pût être leur fondamentalisme rationaliste, positiviste, voire leur athéisme combattif.

Ces laïcistes font preuve d’une phobie obsessionnelle qui les poussent à traquer toute expression d’une religion qui empiéterait sur la sphère publique. Ces laïcistes n’obéissent qu’à des pulsions, pas à une logique. Ainsi ils somment l’Etat d’intervenir pour interdire aux religions qu’elles ne débordent leur chasse gardée. Et dans le même temps ils s’évanouissent et poussent des hauts cris chaque fois qu’une administration ou une autorité publique se mêle de religion. Attitude quasi infantile et parfaitement irréaliste puisque l’État, notamment par l’intermédiaire du Ministère de l’intérieur qui est aussi celui des culte se mêle chaque jour d’organiser les cultes sur le territoire national. Neutralité se signifie pas passivité, laisser faire ou ignorance de ses responsabilités, comme les voudraient à la fois les islamistes et leurs alliés laïcistes.

Assurément ce n’est pas à eux qu’il faut confier la responsabilité de défendre la République ou la laïcité contre les assauts de l’islamisme. La République, ils s’en tamponnent d’ailleurs ; ce qui leur importe c’est que chacun se conforme à leur idéologie et s’associe à cette traque de la calotte, de la kippa ou de la chéchia.

Leurs méthodes, leurs discours violents et excommunicateurs participent d’un fanatisme analogue à ceux des pires islamistes qu’ils prétendent combattre.

Nombreux sont les intellectuels français ou étrangers dont certains musulmans qui mettent en garde aujourd’hui la France à la fois contre le danger islamiste, et contre celui de ce laïcisme intégriste et réactif qui fait leur lit.

Ces salafistes de la laïcité sont plus proches idéologiquement de la Corée du Nord ou de la Chine maoïste que de la France de Robespierre ou d’Aristide Briand.

Par leurs méthodes et leurs excès ils sont plus conformes aux illuminés de Civitas, aux évangéliques américains ou aux djihadistes musulmans fanatiques qu’aux authentiques démocrates. La démocratie ils n’en ont cure. Ils avancent en rangs serrés et ne tolèrent aucun écart. Certes ils ne vont pas jusqu’à tuer ou commettre des attentats. Du moins physiquement. Symboliquement, le meurtre et l’excommunication font partie de leur attirail ; comme dans les procès de Moscou.

Nous nous épargnerons d’instruire un procès en citant des noms. Car il est inutile de gaspiller son énergie dans de vains combats.

Toutefois il faut bien comprendre que si l’on entend lutter avec pragmatisme et fermeté contre l’islamisme et ses dérives, il serait contre-productif de compter sur ces ayatollahs de la laïcité.

Le seul combat légitime je le répète s’appuie sur les fondamentaux républicains. Tous les fondamentaux républicains. Rien que les fondamentaux républicains. Les seuls à même de rassembler une grande majorité de concitoyens. Les seuls à même de garantir les libertés. Les seuls à même de protéger les hommes et les femmes qui font nation, qui font République, contre ceux qui veulent les diviser, les récupérer ou les détruire.

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers ?
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers.

Tremblez, tyrans ! et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix

Rouget de Lisle : La Marseillaise

BONNE CHANCE A NOTRE NOUVEAU PRÉSIDENT !

Dimanche 14 mai 2017
Jour de l’investiture d’Emmanuel Macron comme 8e Président de la Ve République

Lors d’une campagne on dit beaucoup de choses, des choses justes et puis aussi des bêtises.

Parfois on se fige sur ce que tel ou tel représente à ses propres yeux, sans chercher à comprendre et connaître QUI IL EST vraiment et la flamme qui l’anime. Par-delà les mots, les discours, les promesses, les programmes, les projets… On projette à son tour, c’est le jeu des miroirs, des espoirs et de la parade électorale.

Jusqu’à présent je m’étais arrêté à l’image et j’étais passé à côté de l’homme. L’homme et non le personnage, qui par bien des aspects m’agaçait au point d’être emporté par ma colère : l’intellectuel brillant mais aussi éloigné du réel, le haut fonctionnaire des finances, l’ancien banquier d’affaires, le conseiller influent, le ministre puis le candidat fin stratège bardé du soutien des puissants.

Mes irritations m’ont aveuglé, je suis passé à côté de l’essentiel : ce qu’il n’est pas encore mais pourrait incarner demain.

Mais s’il y a une chose sur laquelle jamais je ne me trompe, c’est ma capacité à sentir et percevoir les changements profonds dans l’âme collective. Surtout au lendemain d’une élection et le jour d’une passation de pourvoir. J’avais ressenti et pressenti ce que serait le quinquennat de Sarkozy puis celui de Hollande le soir-même de leur victoire et le jour de leur investiture.

Aujourd’hui j’ai senti une France réellement apaisée. J’ai côtoyé des gens pleins de beauté intérieure, fait de magnifiques rencontres. J’ai vu de parfaits inconnus se parler, ouvrir leur cœur, aller vers l’autre. J’ai vu des jeunes couples, des familles, des amis célébrer je ne sais-quoi, des bouquets de fleurs à offrir, des enfants calmes, des inconnus diserts et des solitaires contemplant l’horizon. J’ai capté des confidences et en ai fait beaucoup, en ce beau dimanche de printemps doux, ensoleillé avec quelques averses. J’ai même croisé des clochards chevelus dans les couloirs du métro qui avaient l’élégance et la présence digne et droite de vieux sages.

Assurément il y a un vrai changement. Il y a comme une élégance retrouvée, moins de fausseté, de fermeture ou de haine dans les regards, du verbe juste et plus posé, sans emphase ni travers, de la simplicité et de l’esprit dans l’air…

Reste à souhaiter bonne chance à notre nouveau président. Et à l’aider à réussir. Non pas à gouverner à la hussarde et réformer par ordonnances. Mais à donner du SENS à son action politique à la tête du pays. A bien s’entourer, à savoir écouter, dialoguer, arbitrer, décider sans être ni trop complaisant ni trop tranchant.

J’invite particulièrement ceux qui comme moi n’ont pas voté pour lui, se sont abstenus ou ont voté blanc, et qui se méfient de lui à tort ou à raison, à baisser un peu la garde, à ne pas avoir peur et surtout à conspirer avec tous pour le meilleur dans l’intérêt de tous, de la France et du monde qui l’entoure.

De rester vigilants mais aussi bienveillants.

Car c’est en imaginant ensemble dans son fort intérieur puis en échangeant qu’on crée des champs de possibles, qu’on donne ensemble corps et vie à la réalité dans laquelle nous vivons maintenant et vivrons demain.

Bonne semaine à tous !

En Marche vers le 21e siècle ! Oui, mais lequel ?

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Avec l’élection d’Emmanuel Macron au terme de 6 mois de campagne d’une violence inouïe, la France est enfin entrée aux forceps dans le 21 e siècle.

Elle vient de purger tout son appareil politique, de dynamiter les partis traditionnels, de dégager toutes les têtes d’affiches, aidée par les deux taons sécessionnistes Le Pen et Mélenchon.

Et de se faire des frayeurs avec un thriller inspiré de la Grande Terreur, du Cuirassé Potemkine et de la Nuit des longs couteaux.

La purge digne des procès de Moscou va se poursuivre lors des législatives.

Un très grand nombre d’apparatchiks et de seconds couteaux sont d’ores et déjà sur la rampe de dégagement. Ils ont perdu leurs illusions et sont contraints de solder les comptes d’une carrière trop vérolée par l’affairisme, le clientélisme, l’opportunisme et la langue de bois.

A l’image de Manuel Valls, qui après avoir trahi la gauche, trahi Hollande, trahi Hamon, trahi le PS, rêve encore de trahir Macron.

Beaucoup trop pressés de se recycler dans la nouvelle République en Marche vont bientôt y laisser des plumes. Voire la tête.

Une nouvelle génération accède au pouvoir : les momos quadragénaires et quelques yoyos trentenaires poussent la génération bobo vers la retraite anticipée.

Exit donc la drauche et les goitres.

Exit la France à Papa des nostalgiques du Général ou de Tonton.

Exit les politicards rances, réacs et corrompus.

Exit la Social-démocratie molle et les ayatollahs de l’Ecologie.

Exit le sombre spectre d’un retour à la France de Pétain et la guerre civile annoncée entre néonazis apôtres du blanchiment au Kärcher et islamo-fascistes alliés aux puissances de l’Argent-roi.

Exit les rêves d’une France mitterrando-gaullienne qui donnerait des leçons de démocratie à l’Allemagne et à l’Europe, forcerait celle-ci à un aggiornamento de valeurs en prenant la tête d’une fronde des nations méridionales en croisade contre les Nantis hanséatiques, la Banque Européenne et l’oligarchie financière mondiale.

Place au Neuf !

Le Chant du Renouveau auquel seuls quelques gogos ont vraiment cru durant la campagne s’incarne aujourd’hui enfin sous les traits d’un puissant Appel d’air.

La France de 2017 ne sera donc ni une réplique de la clownerie trumpiste, ni à la botte glacée de Poutine.

Oubliés les scénarios frexistes et frontistes de droite comme de gauche.

On en oublierait presque que désormais c’est En Marche forcée vers le Meilleur des mondes imposé par le système.

Dans le peu d’espace de souveraineté et de liberté que nous laissent encore les institutions mondialistes, quelle nouvelle configuration politique va se mette en place sur les ruines du monde ancien pour improviser une parodie de démocratie et jouer la farce du Pouvoir ?

Puisque les Français sont incapables d’étendre leur constellation au-delà du périphérique et leur contemplation au-delà de leur nombril, dans quel sens va-t-on l’écarquiller pour en faire surgir des reliefs spectaculaires ?

Le 21e siècle a commencé sans la France il y a plus de 15 ans avec les attentats du 11 Septembre.

Cet électrochoc dans la Conscience collective, instrumentalisé sinon orchestré de hautes mains, avait brutalement signé la fin de l’Histoire des états-nations.

Au concert pacifique des Nations Unies il avait substitué le spectre apocalyptique du Choc des civilisations.

On a ainsi amusé la galerie avec des croisades contre l’Axe du Mal, puis un nouveau Califat fantoche.

Afin de subtiliser aux yeux des masses subjuguées le seul axe qui désormais oriente toute la marche du Progrès planétaire. Celui d’un Nouvel Ordre Mondial soumis aux lois de la finance, tendu vers un Bonheur consumériste, en équilibre instable sur le fil de la croissance tel un équilibriste sans filet suspendu au-dessus du vide.

Ignorante de ces réalités pourtant essentielles qu’elle rejette d’un ricanement hautain en les taxant de complotisme, la France continue de jouer à faire des rois pour les guillotiner dès qu’on lui rend la main. Sans voir que l’Histoire s’est subitement accélérée et l’a abandonnée sur bas-côté telle une vieille dame aussi encombrante et inutile qu’arrogante et futile.

En à peine 6 mois entre les primaires socialistes et le second tour des présidentielles, la France s’est vue déposséder de ses défroques de douairière et kidnapper ses dernières illusions de Patrie des droits de l’homme par un gamin facétieux qui lui a tout piqué sans jamais rien lui promettre d’autre qu’un mirage pompeusement baptisé « Notre projet ».

Aujourd’hui le seul projet qui vaille a abouti avec une ample succès : faire élire Emmanuel Macron et repousser la furie frontiste dans les émonctoires d’une Histoire honteuse d’où elle n’aurait jamais dû resurgir.

Et maintenant, que vais-je faire ?
De tout ce temps que sera ma vie ?
De tous ces gens qui m’indiffèrent
Maintenant que tu es partie…

Voilà où est en Marianne après une nuit de noces à peine escamotée face à tant d’austère gravité.

Le 21e siècle dans lequel elle se réveille au lendemain du 7 mai a le parfum de l’Exil et l’aridité drue des cimes rocailleuses où personne ne l’avait jusqu’ici entraînée.

Finis les verts pâturages des collines de Normandie, les vaches rousses blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie ! Finies les rillettes Bordeaux-Chesnel, et le petit jaja qu’on se jette en sifflant Le Temps des cerises !

Place aux rigueurs marmoréennes d’une France « efficace et juste », à peine adoucie par le refrain têtu d’un harangueur de hangars descendu de son estrade pour faire les comptes et fourbir ses bataillons de petits soldats issus de la « société civile » et en marche pour bâtir la Nouvelle Société tant promise.

Le seuil de ce 21e siècle enfin franchi, la France croit déjà recouvrer sous les vivats unanimes une place de Diva dont elle n’aurait jamais dû s’absenter. Mais derrière les cotillons en pastoc et les airs de fin de banquet, que lui réserve-t-il au juste ?

La France vient de rejoindre le concert des nations embarquées de gré ou de force dans le tourbillon de la mondialisation.

Elle frétille car ce dépucelage auquel rien ne semblait pouvoir la soustraire sera finalement consommé dans les bras d’un charmant jeune-homme au large front et aux grands yeux bleus, très poli et même un peu trop sage. Et non dans le costard poisseux d’un vieux kakou rescapé du Titanic sarkozyste, parangon de la famille tradi, pétri de Sens Commun et que rien ne peut décoincer pas même le vin de messe ou le parfum des billets de banque.

Mais sauvée du péril fasciste et propulsée dans la cour des grands, Marianne va-t-elle continuer de jouer les figurantes en faisant comme à son habitude semblant de tirer les ficelles ? Ou va-t-elle pouvoir enfin faire entendre à nouveau sa belle voix de soprane pour entonner le cantique des Droits de l’homme dont elle est la si fière et jalouse interprète ?

Pour cela il faudrait que les Français aient conscience de leur identité, de leur vraie place dans le monde, de leurs atouts et de leurs ressources face aux enjeux du siècle.

Or là c’est le blackout complet.

Déjà c’est la panique pour s’orienter sur le Monopoly hexagonal, entre la case Prison, les ors de la rue de la Paix et les trottoirs de Belleville, les Taxes & Consignations, les erreurs de la Banque en votre défaveur et une spéculation immobilière déchaînée où la Chine et le Qatar ont déjà raflé les plus belles artères.

Alors de là à s’imaginer en capitaine d’un vaisseau fantôme embarqué entre les cyclones tropicaux, les ressacs monétaires, les pirates de la finance et les ressacs du Marché, il ne faut pas trop en demander.

Pourtant ce siècle déjà bien entamé est sans doute le plus important dans toute l’Histoire de l’humanité.

L’enjeu n’en est rien de moins que l’arbitrage entre un suicide collectif annoncé et le saut de conscience vers un nouveau paradigme qui nous tend les bras.

Et ce paradigme n’a pas de « nouveau » que l’emballage.

Il s’agit d’accoucher ensemble ni plus ni moins que de l’homme de demain.

Un homme qui ne soit ni un avatar désenchanté du progrès matérialiste. Ni un barbare sanguinaire rescapé d’une mémoire trop longtemps cadenassée par la Raison triomphante portée par un Occident hégémonique. Ni un éparpillement de confettis centrifuges aussi riquiqui et obsolètes que désolidarisés. Ni un engloutissement dans un Grand Tout confusionnel aux stéréotypes dictés par la Matrice.

La France aurait un rôle éminent à jouer face à un pareil défi. Si elle acceptait de décoller son regard de ses écorchures hexagonales, de s’ouvrir pour de vrai au vaste monde en plein bouleversement, de chausser des lunettes vraiment neuves, d’abandonner ses lubies droits-de-l’hommistes totalement has been et déconnectées du réel, de cesser de s’ériger en modèle de vertu et d’apprendre à penser la réalité avec un peu moins d’orgueil idéaliste et un peu plus de pragmatisme confiant.

Pas sûr qu’il faille pour cela compter sur un nouveau monarque ni une recomposition politique.

Encore que si l’on ne s’arrête pas qu’aux petites combines médiatiques, l’occasion pourrait en fournir l’amorce sinon le prétexte.

Bienvenue dans le Monde d’après !

Reste à s’engager pour accoucher enfin du monde d’aujourd’hui !

Un monde où il fasse mieux vivre, où chacun ait vraiment sa place et sa chance, où la course au fric ne soit plus l’Alpha et l’Oméga de la raison d’exister.

Un monde qui déjà émerge et où 7 milliards d’humains ne seraient plus seulement connectés que pour produire et consommer toujours plus de machins inutiles en se retrouvant toujours plus seuls.

Un monde où les interactions de conscience à l’échelle planétaire ne serviraient pas qu’à partager la dernière pitrerie de Trump ou des gif animés de chats déféquant sur la lunette des chiottes.

Un monde où la science et les dieux, la raison et l’âme sensible seraient enfin réconciliés.

Et où tous seraient soucieux de contribuer au mieux-être collectif sans penser d’abord à soi ni devoir pour autant vendre son temps et sacrifier sa vie au bénéfice d’une poignée de thaumaturges confits dans leurs richesses et leur soif de pouvoir.

La France aurait un beau couplet à défendre dans ce nouveau monde pour le coup réellement en marche vers un Ailleurs qui est d’autant plus déjà présent et radieux qu’on accepte de tourner résolument le dos aux mirages du vieux monde agonisant.

Mais le pourra-t-elle avant de renoncer définitivement à paraître autrement que dans le souvenir d’une grande nation qui avait su jadis éclairer le monde de son génie ?

Peut-être, si nous le voulons bien. Et si nous le voulons vraiment.

Ou pas.

A nous d’en décider.

Mais sans trop tarder, car la roue tourne de plus en plus vite…

Monarc toute ! *

Manu 1er, roi des Cons

Tel pourrait être le titre de la comédie que la France se joue à elle-même depuis le 7 mai.

Les Français ne voulaient ni de Hollande ni de Sarkozy : ils auront les deux ! Habilement dissimulé sous le masque trompeur du Renouveau.

Le programme du président élu est en effet la synthèse parfaite entre le quinquennat de François Hollande et le programme du candidat malheureux des primaires, dégagé avec pertes et fracas en 2012 et laminé en 2016 alors qu’il tentait un ultime come-back.

Tout le subterfuge pour faire avaler cette énorme pilule consiste à réunir sous les traits d’un parfait inconnu, dont l’ambition a été monnayée par un chèque en blanc à la doctrine ultralibérale, à la fois les attentes inconscientes d’un peuple en déshérence et son penchant impardonnable pour la mise en scène.

Ainsi est né le mythe Macron. Ou plutôt la plus grande mystification de l’histoire de la Ve République.

Les Français en ont marre de ces présidents falots qui n’ont d’autre idée en tête que leur plan de carrière ? Ils sont nostalgiques des bons rois, des grands hommes, des présidents hiératiques et de la pompe républicaine ? Fort bien ! A défaut d’un De Gaulle de substitution dont tout le monde se réclame mais dont personne n’est digne de porter le képi on va leur en fourguer plein la vue pour un bon prix !

Par-delà les arguties médiatiques totalement bidon autour du sacre du nouveau prince, s’il y a bien un enseignement que nous aura livré cette élection, c’est que les Français ne sont pas mûrs pour vivre en démocratie ni aptes à se gouverner eux-mêmes.

Ils veulent toujours se persuader qu’ils se sont choisis un monarque élu pour cinq ans renouvelables selon leur bon plaisir souverain. Et au terme d’une « thérapie de groupe » qui tient plus du psychodrame hystérique que du discernement serein.

Le seul candidat qui incarnait une véritable alternative humaniste aux mensonges du système, appuyée sur une vraie vision d’avenir, c’était Benoît Hamon. Mais son projet avait vingt ans d’avance sur la société et son message était inaudible. Noyé par le fracas des affaires, les outrances poujadistes d’une harpie poisse, les trahisons et les calculs d’apparatchiks en voie d’obsolétisation et pressés de suivre la petite musique d’un banquier de sacristie transformé en joueur de flûte par un appareillage médiatico-financier hors-norme.

Jean-Luc Mélenchon aurait pu incarner la relève et renverser la table dressée pour les noces du peuple transi avec son nouveau messie. Mais son marxisme indécrottable même teinté d’écologie, son ressentiment obsessionnel à l’égard d’un PS qui n’avait pas su s’incliner devant son génie et qu’il entendait fermement dynamiter, son trop grand mépris pour les élites et son obstination orgueilleuse à ne rien concéder, le condamnent à n’être qu’un éternel agitateur, un stoïcien d’estrade prophétisant le malheur à qui veut l’entendre. Souvent avec pertinence, mais aussi avec trop de véhémence. Et donc condamné à ne rassembler qu’un bataillon de grognards insoumis prêts à en découdre avec la terre entière.

Scénario impossible dans une France morcelée, étrillée, à bout de souffle, où la soif de pacification l’emporte sur le désir de révolte.

Une France prête à se ranger derrière un illusionniste habile et résolu sorti de nulle part. Quitte à avaler n’importe quel bouillon de légumes qu’on lui sert pourvu que ce ne soit pas la ciguë frontiste.

Aujourd’hui Marianne se rêve en Cendrillon enlevée par son Prince charmant dans une caricature de conte de fée à faire pleurer de rire.

Voilà donc le bon élève flanqué d’une vieille perruche aussi muette qu’une carpe promu en avatar d’Henri III au jus de mélisse sorti d’un chapeau de magicien pour mettre un terme aux guerres fratricides. Et sacré roi de France dans une mise en scène pharaonique, entre les cariatides antiques, les candélabres royaux et la Pyramide maçonnique du plus beau musée du monde.

Au terme d’une campagne harassante en cette soirée du 7 mai, les Français en ont eu pour leur compte de pompes superlatives où l’Ancien régime et la Révolution, et surtout la gloire des grands argentiers rehaussée par des chambellans roublards, communièrent dans un grand exercice de n’importe-quisme aussi obscène que scandaleux.

Pas de Te Deum pour le nouveau monarque. Juste l’Hymne à la Joie pour scander la procession du prince charmeur aussi grave qu’un clystère devant une foule de nains joyeux confits d’admiration devant tant de grandeur retrouvée.

Pas d’oriflammes royales. Juste une marée de drapeaux tricolores et la couronne étoilée du Nouvel Ordre Européen.

Pas de discours inspiré. Juste une diarrhée interminable de formules creuses débitées par un gamin zozotant empêtré dans un lyrisme forcé sans saveur ni art de la dramaturgie.

Pas d’étiquette savante, pas de protocole suranné. Juste un parterre œcuménique réunissant des quadras à lunettes, des bobos ecstasiés et des zyvas hilares en pleine décompensation post « Tout sauf Marine ».

Du Mitterrand premier degré, sans la roublardise du Sphinx ni le cercle jaloux des courtisans empressés.

Après la Force tranquille, voici la farce tranquille.

La République devenue subitement aussi vide que la pyramide inversée sur laquelle était dressée cette scène incroyable.

Mais tout le monde s’en fout. L’important c’est qu’on ait dégagé tous ces incapables corrompus et évité Le Pen. On verra bien ce que ça donne avec ce nouveau gadget présidentiel. De toute façon il est tellement vide et lisse qu’on peut projeter sur lui tous ses espoirs et ses fantasmes. Alors allons-y gaiment !

Un Président de la République consacré dans le palais des rois de France : personne n’a relevé l’absurdité criante du symbole. On est aujourd’hui tellement pressé de sortir de cette campagne plus proche du lavage de linge sale et du guillotinage en série que du débat démocratique. Et d’oublier 5 années d’agitation vulgaire suivies de 5 autres d’impuissance affligeante. Avec en prime le spectre de la purge extrémiste pour achever le suicide collectif.

Nous voici donc en pleine romance kitsch.

Le système est assuré de sa continuité, d’un contrôle total du pouvoir et d’une emprise sans précédent sur des esprits mystifiés par cette mascarade électorale.

Incapables d’engager un authentique et salutaire examen de conscience, les Français sont maintenant sous le charme de l’illusion qu’on leur a fabriquée et qu’ils ont gobée avec l’impatience de nourrissons pressés d’engloutir leur biberon.

Aux mensonges d’appareil s’ajoute le mythe patiemment édifié d’un jeune monarque-président nouveau, moderne, éclairé, déterminé, bienveillant et surtout très correct.

Très politiquement correct, c’est essentiel ! Pas un faux pas, pas un faux pli ne doit ternir cette icône photoshopée de la Nouvelle France, dont le vide absolu et l’imposture magistrale devrait faire hurler de rage nos intellectuels aujourd’hui amidonnés dans des postures de courtisans lèche-botte.

Puisque les Français sont assez cons pour se contenter de cette caricature de Kennedy de bac-à-sable, ce qui leur pend au nez dans quelques années c’est le retour en force d’une Marion Maréchal requinquée après un congé de maternité en marge du marigot politique. Une hypothèse autrement plus flippante que la grosse Tata Marine et sa clique de tapioles souverainistes.

Puisque les Français sont manifestement incapables de devenir une nation vraiment démocratique et en phase avec le siècle, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de leur logique et tenter le scénario d’une bonne restauration ?

Louis XX Roi des Français, ça aurait quand même plus de gueule que Manu 1er prince des Cons !

Après tout ce serait dommage de se contenter d’un emballage doré sans l’élixir royal qui va avec !

Mais non. La France de 2017 c’est Ridicule sans la noblesse. La Cour sans l’esprit. L’Hymne à la joie sans hymen et sans vraie joie. Et La Marseillaise en pendentif réduite à une rengaine pop.

La France est de nouveau « en marche » puisque ce slogan imbécile a suffi à l’ébrouer. En marche comment et vers quoi, peu importe du moment que ça bouge. Après Le Changement et la changitude, voici la Marche-attitude.

Tous les imbéciles pâmés sont désormais prêts à s’identifier à l’enfant prodige dont l’accession éclair au pinacle ne doit évidemment qu’à son intelligence, son opiniâtreté, la dynamique de renouveau dont il est porteur et son extraordinaire charisme rassembleur.

Anesthésiés, mithridatisés, les Français sont incapables de voir derrière le sketch burlesque de « la start-up En Marche ! » le visage cynique et grimaçant d’une multinationale aux ramifications planétaires.

Ils se piquent au jeu du jeune banquier moulé par le Grand Orient et devenu l’Élu du peuple orphelin. Un apothicaire picard à la Cour des rois de France. Pinocchio sacré Napoléon.

La plaisanterie serait hilarante si elle n’était tragique.

Alors quid pour se dégriser de cette douce hallucination collective ?

Les ordonnances estivales suffiront-elles à dissiper le voile ? Même pas sûr tant le poison est profondément inoculé. Et tant les Français sont prompts et consentants pour se faire gruger, pourvu qu’on leur serve une jolie fable sur papier glacé.

Faudra-t-il d’autres vagues d’attentats encore plus meurtrières ? C’est fort probable vu l’amateurisme du jeune usurier en matière de politique internationale et son atlantisme dévoué.

Faudra-t-il finalement en passer par la case FN pour que les Français comprennent qu’ils se roulent eux-mêmes dans la farine à force de prendre des casseroles et des timbales pour des orchestres symphoniques ?

Faudra-t-il que cette marionnette vende ce qu’il reste de souveraineté pour financer l’or du Temple afin que la meute des autistes se dégage enfin du lisier où elle patauge depuis tant d’années ?

Ce qui est certain c’est que les Français ne sont pas encore guéris de leurs pires péchés.

Pour sortir de cette impasse et entamer un véritable Réveil il faudrait, hormis les pièges délétères du consumérisme et la dictature vulgaire du C’est mon choix, que la France se délivre du poison qui hante son âme depuis plus de deux siècles.

A savoir la religion maçonnique qui a abâtardi l’idéal républicain en républicanisme de pacotille. Et kidnappe toute possibilité d’instaurer en France une vraie démocratie digne de ce nom au bénéfice d’une mascarade interminable où l’on rejoue sempiternellement le sketch du monarque-élu pour oublier que d’autres tirent les ficelles en nous mettant la main dans l’urne.

Car la vérité c’est que la France victime de son orgueil autiste se croit le modèle de la démocratie dans le monde alors qu’elle n’est qu’une monarchie d’opérette à peine moins ridicule que sa voisine d’Outre-Manche.

Et que ses monarques successifs loin d’incarner le peuple et la Nation n’incarnent que leur ambition et celles des argentiers qui les font élire pour mettre en place leur agenda.

Quand les Français auront enfin compris que la République et les Droits de l’homme dont on nous rebat les oreilles à longueur de discours ne sont qu’une poudre aux yeux. Que le refrain Liberté Egalité Laïcité qu’on clame à tout bout de champ n’est que le paravent pavlovien d’une grande manipulation destinée à nous endormir. Que la seule religion d’Etat dont les principes soient réellement appliqués et dont seuls les grands prêtres soient autorisés à gouverner est celle de la GLNF et du Grand Orient. Que derrière les poncifs du républicanisme à la française se cache une véritable religion dont les officiants dirigent toute l’architecture rhétorique, institutionnelle et politique de notre soi-disant démocratie. Alors entreverront-ils peut-être des voies pour s’inventer un avenir qui s’enracine au-delà de 1789, traverse toute l’épaisseur de leur Histoire et ouvre des perspectives pour construire un avenir qui tienne vraiment debout et ne soit pas juste un rêve éveillé.

Ce qui fonctionne très bien aux Etats-Unis, pays fondé par des colons épris d’idéaux maçonniques et puritains ayant érigé un Nouveau Monde sur un cimetière d’indigènes sacrifiés à leur ambition visionnaire, n’a jamais vraiment pu prendre durablement en France.

La Ve république est la seule monarchie républicaine qui tienne depuis 6 décennies. Mais ses fondations tremblent à mesure que la France contrainte et forcée entre dans le nouveau siècle marqué par la mondialisation, le déclin des états-nations, le crépuscule des identités séparées et la fin des religions d’Etat.

Et à chaque crise qui met en péril nos institutions, le besoin de revenir sans vraiment se l’avouer au pacte monarchique est le seul dénominateur apte à rassembler une France de plus en plus divisée et incapable d’affirmer son identité sans sombrer dans la caricature ou le relativisme communautariste.

Il ne s’agit pas de dénoncer la Franc-maçonnerie dans un accès de suspicion complotiste. Mais de voir simplement la réalité pour ce qu’elle est et d’arrêter de se raconter des histoires.

Toutes nos institutions, nos partis politiques aujourd’hui en pleine recomposition, notre Parlement, nos gouvernements successifs sont des théâtres où se joue une pièce écrite en coulisses dans les ateliers et les loges. Avant de le dénoncer le cas échéant il faudrait surtout avoir le courage de le reconnaître. Nous ne sommes pas en démocratie. Celle-ci est une mascarade.

Nous sommes représentés et dirigés majoritairement aux plans politique, économique, syndical par une élite de citoyens souvent méritants, parfois même brillants, cooptés et engagés ensemble pour construire une société idéale selon des modèles et principes méthodiquement débattus en loge.

Une aristocratie fondée sur le mérite personnel, l’engagement collectif et l’Idéal de Fraternité a remplacé depuis 2 siècles la vieille noblesse féodale et patrimoniale.

Il faudrait donc arrêter de se raconter des salades et admettre que nous vivons en France dans un régime méritocratique relayé par une médiacratie puissante qui usine et recycle en permanence les croyances, les représentations et les discours collectifs, en précédant plus qu’en illustrant les courants de l’opinion. Et que cette aristocratie laïque sert au niveau mondial une super caste de ploutocrates issue de la crème des centres décisionnels de la finance et des affaires.

Les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ne sont pas pour autant d’horribles mensonges. Mais ils ne valent que subordonnés à l’arbitrage des salles de marchés, aux impératifs de croissance et de rentabilité qui sont les leviers pour faire tenir l’illusion collective qui tient lieu de Meilleur des mondes.

Si nous ne sommes pas d’accord avec ce modèle, il faut en tirer les conséquences. Or c’est majoritairement le cas même si nous ne savons pas très bien nous dépatouiller de cette vérité qui colle tellement à nos vies, à nos idées, à nos croyances, pilote nos espoirs et nos attentes que si nous écartons parfois nos œillères c’est pour mieux nous aveugler ensuite.

Emmanuel Macron est le produit parfait de cette élite. Le dire n’est ni un mensonge ni une exagération mais un constat lucide.

Soit on s’en accommode et on joue le jeu en connaissance de cause. Soit on se donne les moyens de changer la donne, et cela passe d’abord par une épreuve de vérité. Épreuve âpre à laquelle les Français ne semblent pas vouloir se plier.

D’autant que changer vraiment de paradigme n’a de sens que si cela s’inscrit dans un changement au plan mondial : la France (et même l’Europe pour peu qu’elle revienne à des principes plus humanistes, ce qui ne semble pas pour demain…) ne peut pas à elle seule réinventer une roue sur laquelle elle est perchée et qui ne tourne pas à son avantage.

S’agissant d’une France du 21e siècle qui peine à s’inventer une identité heureuse et se réconcilier avec elle-même, si nous sommes incapables de construire une vraie démocratie participative et si nous semblons tant nostalgiques de notre passé monarchique, pourquoi ne pas imaginer une forme de monarchie post-moderne ?

Mais si nous voulons inventer ce régime inédit, il faut nous garder de faire machine arrière en oubliant l’héritage républicain comme lors des précédentes restaurations. Eviter aussi de tomber dans le panneau de la mégalomanie grandiloquente du type Premier Empire. Et dessiner réellement les contours d’une Constitution qui réconcilierait à la fois notre attachement à la tradition monarchique et à une culture aristocratique qui ont tissé 14 siècles de notre Histoire et continuent de nourrir l’âme française, avec les aspirations sociales, humanistes, universalistes, réellement « progressistes », ancrées dans le siècle, ouvertes sur le monde et l’avenir, qui seules pourraient permettre à la France de rayonner de nouveau, et non de se ridiculiser dans un nombrilisme décliniste déconnecté du réel.

Nous n’en sommes évidemment pas là.

Mais peut-être est-ce une sortie envisageable au terme d’une nième réplique annoncée de cette « crise » sans fin dont l’étiologie économique, politique, sociale, culturelle ou identitaire n’arrive jamais à en épuiser le sens.

Qui sait ?…

Lorsque nous serons enfin guéris de cette torpeur narcissique et que nous aurons brisé les mythes dont nous nous intoxiquons nous-mêmes, en cherchant toujours des boucs émissaires commodes et des dérivatifs caduques à nos paresses et nos lâchetés ataviques.

La France n’a plus depuis longtemps de religion d’Etat. Et elle semble incapable de reconnaître que la seule religion d’Etat qui nourrit ses principes et ses institutions est réservée à une élite.

Du coup son rapport au sacré et la Transcendance est confisqué. Elle s’embourbe dans un rationalisme scientiste, laïcard et un républicanisme mensonger. Elle peine à s’accorder au grand changement de paradigme contemporain qui arrache la conscience collective hors des mythes et des excès de la rationalité pour l’élever vers une nouvelle Conscience planétaire émergente.

La Transcendance de l’Idéal démocratique et républicain ne peut fonctionner si le peuple en est exclu et si seule une élite en comprend les mécanismes et en déteint les clés.

La Transcendance du Collectif ne peut fonctionner non plus dans une société aussi colbertiste et jacobine que la société française, où l’égalité des droits toujours revendiquée n’épuise jamais les hiérarchies de classes et les rivalités de clans.

Le seul modèle que les Français connaissent pour s’arranger avec leur désir d’unité et de grandeur tout en préservant leur diversité et sans sombrer dans la lutte des classes c’est de se rassembler autour de la figure du Roi.

Les Français ont une culture du débat et un culte de l’Autorité symbolisée par le chef suprême, mais pas de culture du consensus comme les démocraties du Nord de l’Europe. Ils ne peuvent faire société sur l’entendement collectif. Ils ne peuvent faire société que sur le rapport de forces transcendé par la figure du leader charismatique dont ils rêvent toujours sans jamais pouvoir faire coïncider leur rêve avec la médiocrité de l’offre politique.

Dont acte.

Seul un vrai monarque non pas de Droit divin mais dont la hauteur de vue et la noblesse d’esprit, symboliques sinon réelles, puissent cristalliser l’aspiration du peuple à réunir ses idéaux, ses ambitions, ses rêves de gloire et de grandeur et sa générosité profondément ancrée dans le respect de l’humain, pourrait incarner cet ordre auquel les Français aspirent sans arriver à en définir les contours.

Une figure nouvelle qui prolongerait l’héritage des rois, endosserait les idéaux des Lumières, incarnerait un lien spirituel et charnel plus que social ou politique entre les Français, entre le peuple et son chef. Et qui serait véritablement garante de l’identité de la Nation, de la permanence des institutions et de la capacité à faire corps tous ensemble avec et par nos ressemblances et nos différences, et non seulement à rivaliser, coexister ou vivre ensemble.


*Anagramme de Macron