Humanité, année Zéro : L’ultime combat

Mis en avant

La seule façon de triompher dans cette guerre nouvelle où nous entraîne l’oligarchie, c’est de créer une nouvelle réalité librement et consciemment choisie. Et pour cela, de nous engager dans un combat spirituel pour l’éveil global des consciences.

Il ne s’agit pas d’un combat eschatologique du Bien contre le Mal, mais d’un combat pour l’Unité et l’avènement d’une conscience universelle.

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Un nombre croissant d’experts, d’observateurs et d’influenceurs s’accordent aujourd’hui sur un même diagnostic à propos de cette crise du coronavirus et ce qu’elle cache. Chacun à sa manière tente d’alerter l’opinion sur les manipulations en jeu, la nécessité d’un réveil collectif et d’une mobilisation des citoyens.

Reste la question des stratégies envisageables pour mettre en échec le projet totalitaire que l’oligarchie a commencé à déployer. Compte tenu de l’écart disproportionné entre les moyens dont disposent les forces en présence, cela revient à poser la question de la vraie nature du combat à mener et des véritables enjeux.

Doit-on s’opposer frontalement à ce qui ressemble chaque jour de plus en plus à un projet coercitif de domination totalitaire ? Doit-on s’opposer aux mesures mises en place, à commencer par le confinement imposé, et demain la vaccination obligatoire pour tous ? Faut-il se mettre en danger pour résister, entrer individuellement et collectivement en dissidence, se soulever contre des autorités manipulées et qui outrepassent leurs pouvoirs ? Refuser massivement de nous soumettre aux injonctions, au risque de voir les contraintes se durcir, et les libertés se réduire encore ? Faut-il planifier des opérations de sabotage, cibler des personnes ou des objectifs stratégiques ?

Ou bien doit-on au contraire se taire pour minimiser les dégâts, faire le gros dos, abdiquer face à un rapport de forces inégal ? Et donc renoncer à nos libertés, accepter toutes les restrictions, les privations, les humiliations, présentes et à venir, en espérant des jours meilleurs, et pour ne pas risquer un pire sort en cas de réaction agressive face à notre insubordination ?

Sur cette question de livrer ou non bataille contre l’élite au pouvoir pour reprendre en mains notre avenir et nous réapproprier nos libertés, on doit toujours se rappeler qu’il existe plusieurs manières de triompher.

Pour employer une métaphore, la saga Star Wars offre des illustrations intéressantes qui surfent sur cette vérité à la fois spirituelle et existentielle, à savoir quelle est la meilleure façon de défaire un « Empire » totalitaire.

Sauf que l’Empire galactique ou plutôt mondial qui nous menace n’est pas encore tout à fait advenu aujourd’hui : nous n’en sommes qu’aux prémices. C’est à dire à la mise en place de conditions dramatiques préalables pour précipiter le chaos. Qui rendra bientôt nécessaire et inéluctable l’instauration d’une gouvernance mondiale de type dictatorial, d’un régime totalitaire fondé sur la confiscation de toutes les libertés, de tous les pouvoirs, la surveillance absolue de tous au nom de la sécurité par des moyens technologiques inédits, l’assujettissement absolu de chaque citoyen aux décisions, modèles et normes imposés à tous, y compris par les moyens les plus violents, par une micro-élite impitoyable et toute puissante.

Aujourd’hui, si l’élite a l’avantage du pouvoir, du contrôle des moyens et la maîtrise de l’agenda, nous avons théoriquement celui de la supériorité numérique. Bien que le but qu’elle poursuit soit de rallier le maximum d’individus par la manipulation, la terreur, la contrainte ou la corruption. Et de neutraliser la masse de tous ceux qui renoncent à réagir.

Entreprendre de mener un combat armé contre une élite qui contrôle tous les pouvoirs serait illusoire. Comme de déclencher une insurrection populaire mondiale. Celle-ci avait déjà commencé de façon spontanée et sporadique en 2019 dans beaucoup de régions du monde. Mais elle a été étouffée dans des répressions policières ultra violentes, avant d’être recouverte par la psychose mondiale du coronavirus et les mesures de confinement généralisé prétendument mises en place pour enrayer cette pseudo pandémie.

Qui plus est, rentrer dans cette logique du rapport de forces et de l’affrontement violent, même légitime, ne ferait que renforcer l’ennemi en ajoutant à la peur et aux conflits déjà existants d’autres angoisses, d’autres souffrances et d’autres conflits. Justifiant au nom de la paix et de l’intérêt général la mise en place de politiques sécuritaires et coercitives encore plus musclées, et une restriction encore plus grande des libertés, qui creuserait davantage les oppositions et inégalités.

En vérité, la seule et unique façon de triompher radicalement et définitivement de cette logique d’oppression sociale et politique, de contrainte physique, d’asservissement psychique, de régression morale et identitaire, c’est de s’engager en premier lieu dans le seul combat qui vaille, le seul à la hauteur des enjeux : le combat spirituel.

En effet, seule la conscience a la capacité de créer de la réalité. Or sans consensus pour choisir un avenir commun, il n’y a tout simplement pas d’avenir possible. Et sans devenir, on cesse d’évoluer, on régresse et on meurt. L’esprit meurt, pas seulement les corps. Ceci est vrai pour les individus, les sociétés et les civilisations. Aujourd’hui c’est la civilisation humaine qui est menacée, alors qu’elle n’a même pas encore vraiment vu le jour. Ce n’est pas un génocide planétaire qui est en oeuvre, c’est une tentative de tuer l’embryon de l’humanité future dans sa matrice, c’est à dire nous.

Le mythe d’un pouvoir violent et arbitraire qui tente d’anéantir un enfant-messie avant sa naissance ou toute une génération des nouveaux-nés parce qu’ils constituent une menace prophétique à son pouvoir et son autorité est vieux comme le monde et traverse les cultures. Cette fois nous y sommes, de nouveau, à ce point nodal de l’évolution humaine où le saut significatif de conscience annoncé se heurte à l’obstruction des pouvoirs établis.

Quand un paradigme de conscience est dépassé mais que le suivant n’est pas encore totalement advenu, quand les systèmes les plus sophistiqués qui avaient été mis en place pour gouverner les sociétés et soutenir leurs évolutions deviennent des carcans oppressifs, verrouillés et mortifères, quand les élites qui les dirigent craignent de perdre leurs pouvoirs et leurs privilèges, alors une crise majeure se produit. Pour en sortir, la conscience collective se cristallise et opère un saut qualitatif qui permet de lever les blocages, de transcender les impasses et de libérer à nouveau le pouvoir de création qui avait été figé. Ou bien, dans le pire des cas, ce saut ne se produit pas, la conscience collective se raidit, se retourne contre elle-même, la société s’autodétruit, meurt et disparaît. En réalité, cette conscience fait le choix de se suicider, de mettre un terme à son existence, plus qu’elle n’est victime d’une « décadence » ou d’éventuels assauts extérieurs.

Nous en sommes vraiment là : allons nous décider de nous suicider, ou nous résoudre à nous laisser suicider par ce système, le capitalisme, qu’il y a trois ou quatre décennies à peine nous désignions encore comme « le meilleur de tous » ? Allons-nous le laisser sous l’influence de l’élite qui le dirige se muer en un système de domination et d’asservissement totalitaire le plus coercitif et le plus violent que notre humanité ait connu ? Plus violent encore que le nazisme, le communisme et l’islamisme réunis ? Ou allons-nous reprendre en mains les rênes de notre destin, infléchir le cours de l’Histoire et permettre à cette humanité promise et à son avenir radieux de voir le jour ?

Le choix paraît assez évident mais comment faire ?

Contrairement à notre façon habituelle d’aborder les problèmes dans les discours que nous nous tenons, le plus grand des périls qui nous guette ne tient pas d’abord à des considérations d’ordre écologique, « cosmiques » ou sécuritaire : ces raisons « extérieures » ne sont évoquées selon une vision infantile de la réalité que pour nous exonérer de toute responsabilité et faire comme si nous n’étions pas les uniques créateurs de cette réalité douloureuse à laquelle nous semblons nous heurter.

La vérité, c’est que les « crises » que nous vivons, et tout ce qui semble « nous arriver » de dramatique ne sont que le produit exclusif de notre conscience. Que nous percevons comme un feedback, juste ou injuste, que nous renvoie l’Univers.

Or ces événements que nous vivons comme tragiques ou admonitoires ne sont en réalité que des mouvements de la conscience collective, qui viennent nous alerter quant à un déficit d’ajustement, de cadrage, par rapport à un désir essentiel d’évolution que nous exprimons de façon plus ou moins biaisée et que nous nous empêchons de réaliser vraiment. Un désir qui exprime Qui nous voulons être. Et quand ce décalage devient trop grand entre nos aspirations profondes et la réalité que nous créons le plus souvent inconsciemment, la souffrance que nous ressentons sans pouvoir clairement la nommer se manifeste par des distorsions événementielles et identitaires. Un paradoxe insurmontable entre ce que nous vivons, Qui nous sommes, et ce que nous voudrions vivre, Qui nous aimerions être. Entre la réalité que nous créons et expérimentons présentement, et celle que nous rêverions de vivre mais dont nous nous éloignons en la trahissant à chaque instant.

Ainsi en va-t-il du décalage complet entre nos idéaux humanistes, notre aspiration à la paix, au bonheur pour tous, à la liberté, à l’équité, au partage, notre volonté de construire une société vraiment juste, fraternelle, qui donne à chacun ses chances et ne laisse personne de côté, et ce monde de plus en plus inhumain, violent, divisé, injuste, qui se ferme à l’autre, s’enrichit en renforçant les inégalités, les rivalités, les injustices, les oppressions et les pouvoirs arbitraires.

Ce que nous percevons comme des épreuves infligées de l’extérieur ne sont en vérité que le reflet sur d’autres plans de désordres et de contradictions intérieures que nous avons nous-mêmes créés.

Ce ne sont que des symptômes qui aiguisent notre conscience, pas des causes. Le vrai danger, le seul danger qui nous menace aujourd’hui en tant qu’espèce et civilisation, c’est nous-mêmes. Ou plutôt la perte de conscience de Qui nous sommes vraiment. Et de ce que nous choisissons de créer collectivement. Le renoncement à vivre en tant qu’être au monde, dans un Devenir commun. Et donc à nous définir avant tout au travers d’une conscience collective : celle de l’humanité dont nous faisons tous partie, reliée à la Conscience Universelle dans sa globalité. En faisant semblant de nous croire des sujets autonomes, séparés, déconnectés du reste de l’Univers, des autres espèces, des autres consciences, des plus élémentaires, celles des particules, aux plus complexes, celles des amas galactiques qui peuplent l’Univers.

Ce qui nous a été confisqué, ou plutôt ce que nous avons choisi par peur, par paresse, par ignorance, par abdication, de nous laisser confisquer, c’est cette capacité à créer notre propre réalité collective. A nous engager de façon synergique, harmonieuse, dynamique, pour la faire éclore et exister. Bien plus que ces libertés individuelles, ou nos outils éthiques, politiques, économiques, institutionnels orientés vers la construction d’un édifice commun, dont nous nous plaignons d’avoir été dépossédés par des méchants et des envieux.

En vérité, c’est nous qui leur avons dédié ce pouvoir. Chaque fois que nous avons payé pour acheter un objet ou un service avec un billet de banque. Chaque fois que nous avons placé un bulletin à contre-cœur dans une urne. Chaque fois que nous nous sommes laissés aller à acheter quelque chose dont nous n’avions absolument pas besoin, juste pour nous différencier des autres ou prétendre appartenir à telle ou telle caste.

Cet esprit d’asservissement, de manipulation, de mensonge, d’aliénation, incarné par la société de consommation et du spectacle, le fric, la mode, la pub, les médias et le cirque politique, c’est nous qui en sommes les auteurs.

Et cet esprit authentiquement « dia-bolique » (qui divise) incarné aujourd’hui par l’oligarchie au pouvoir et que nous avons tous créé, ne s’approprie pas seulement les moyens matériels. Il n’endort pas seulement nos consciences consentantes, en les enfermant dans les pièges du confort et de la jouissance matérialistes, de la possession jalouse des biens et des richesses, de l’exercice de pouvoirs dérisoires sur la matière ou sur les autres pour satisfaire notre orgueil et notre soif de domination. Il ne nous condamne pas seulement à dépenser inutilement notre énergie et nos richesses dans de vaines compétitions mimétiques d’egos, la poursuite de vaines gloires et de conflits sans fin pour assouvir notre volonté de puissance. Il se nourrit littéralement de notre substance, de notre énergie vitale. Comme ces machines du film Matrix qui utilisent les humains comme des piles électriques pour produire l’énergie qui les fait fonctionner.

Cet esprit délétère et entropique détourne à son avantage ce qu’il ne peut ni générer ni posséder : cette faculté positive qu’a la conscience de créer de la réalité. Exactement comme les virus parasitent les mécanismes de la vie et de la réplication de l’ADN de nos cellules pour les forcer à produire des briques d’ARN afin de se multiplier.

En nous ôtant cette capacité à créer notre propre réalité, en parasitant les mécanismes quantiques qui unissent la conscience au réel, le Pouvoir croit pouvoir s’assurer une domination totale sur des consciences désunies, désorientées, déconnectées de leur vraie nature. Il s’octroie la capacité d’utiliser leur facultés créatrices pour servir ses propres buts.

Marx s’était arrêté en chemin dans son analyse, piégé par l’obsession matérialiste des esprits de son temps, et une fixation aveugle sur le seul registre économique conçu comme l’Alpha et l’Oméga de la réalité humaine et sociale. Il avait vu juste en dénonçant cette volonté d’asservissement des travailleurs au sein de la société capitaliste. Mais il avait réduit le travailleur à un simple cheville ouvrière de l’outil de production industrielle, à une force de travail associée à celle des machines dans le processus de Production. Une victime prisonnière d’un rapport de forces politique et économique doublé d’un combat de classe avec le Capital, selon une Dialectique de l’Histoire construite autour des mythes du Progrès, de l’émancipation du Prolétariat opprimé face à l’oppresseur capitaliste, et de la dynamique révolutionnaire comme précipitation quasi messianique du « Sens de l’Histoire ».

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus là. Si une quelconque « révolution » doit se produire aujourd’hui, elle réside dans les consciences. Pas dans une conscience de classe qui se constituerait par opposition à une autre. Mais au contraire une évolution, un saut qualitatif vers la conscience de l’indissoluble Unité du genre humain. Et ce saut prend la forme d’un Eveil collectif, pas d’un processus révolutionnaire visant à prendre le pouvoir contre un autre. Logique qui ne fait que pérenniser le caractère tragique de l’Histoire en reproduisant les mêmes schémas d’affrontement mimétique.

Or la vraie « valeur ajoutée » dégagée par toute forme de travail ou d’action consciente réside non pas dans l’ordre de la valeur donnée à toute production matérielle de biens dans le cas de la société industrielle, ou de services pour la société du tertiaire, ou même à celle du traitement de l’information pour la société du numérique. Mais dans la création de « réalité » dans tous les sens du terme. Et dans la création de sens.

La valeur, en particulier celle d’une action, ne se résume pas à son évaluation financière. Mais elle s’apprécie comme une création marginale, supplémentaire, dans l’ordre du réel existant. Dans le fait pour une action consciente d’exercer un pouvoir de transformation énergétique puis physique du réel, conduisant à faire exister ce qui n’existait pas auparavant sinon à l’état de potentialités. Et cette création a d’autant plus de valeur qu’elle produit du sens collectif.

C’est le principe même de la création artistique. Laquelle crée des œuvres qui n’ont pas d’utilité fonctionnelle en soi, contrairement aux objets utilitaires ou aux outils. Mais qui ont une valeur originale parce qu’elles créent du sens nouveau dans le registre du symbolique, en reliant des formes matérielles signifiantes au monde immatériel du Sens (ou de l’Essence).

Sans création consciente, sans rapport conscient au Sens, toujours mouvant, toujours changeant, il n’y a pas d’évolution possible, pour les individus comme pour les groupes. Et donc l’existence, qui est la possibilité d’éprouver consciemment ce rapport au Sens en multipliant les expériences, les états d’être, n’a plus aucun sens, plus aucune utilité. Sinon de répéter inlassablement, de façon insensée et stérile les mêmes schémas.

C’est précisément ce à quoi nous pousse la société de consommation capitaliste. Qui n’est pas orientée vers la création de valeur mais au contraire vers la destruction de valeur (au sens noble du mot). Et vers la création, l’appropriation et la concentration toujours plus grande de valeurs strictement financières. Valeurs fictives, factices et arbitraires, potentiellement violentes par la tension mimétique qu’elle génère entre les besoins qu’elles entretiennent et la satisfaction de ces besoins qu’elles semblent promettre dans l’ordre matériel pour ceux qui les détiennent.

D’où l’intérêt capital pour ceux qui veulent éviter à tout prix l’émergence d’une conscience et d’un consensus collectifs de tout faire pour séparer, isoler, désunir, diviser, opposer. Mais aussi brouiller les discours, les repères, les identités, les motivations. Fasciner et distraire au maximum les consciences individuelles en agitant des spectres pour les effrayer, ou en les orientant vers la satisfaction de désirs matériels subalternes.

Dans ce combat spirituel nous avons en principe l’avantage de la supériorité numérique en termes de consciences individuelles. Mais un énorme désavantage en termes d’éveil et de focalisation de ces consciences autour de mêmes buts, plus élevés que ceux que nous donnent à reproduire l’élite au pouvoir et la société de consommation.

Il est facile pour un petit groupe de quelques centaines d’individus partageant les mêmes buts, le même langage, les mêmes référents et les mêmes réseaux de pouvoir de s’entendre sur une vision et des objectifs communs. En revanche, cela devient beaucoup plus difficile quand il s’agit d’élever à un niveau significatif la conscience de 7,5 milliards de terriens, de les interconnecter consciemment, de leur faire expérimenter un degré d’intrication et d’unité suffisant pour qu’émerge une vraie conscience humaine globale. Ou plus précisément l’expérience consciente et universelle de l’Unité absolue, et celle de former une seule et unique conscience : expérience de l’Eveil.

Reste donc à trouver les moyens d’accélérer ce processus d’éveil collectif et d’unification de la conscience. Jusqu’à ce que la conscience globale atteigne un niveau vibratoire et une amplitude irréversibles. Une fois ce cap franchi, chaque désir individuel sera naturellement orienté vers la mise en commun des énergies et la contribution de chacun au bien commun. Et plus aucun désir individuel ne pourra viser la satisfaction égoïste de besoins personnels au détriment des autres. A fortiori plus personne n’aura l’idée de soumettre l’humanité pour satisfaire l’appétit de pouvoir et de richesses de quelques-uns.

Ce changement de paradigme de conscience ne sera pas le résultat d’une adhésion à une quelconque idéologie politique. Ni le résultat d’une croyance commune à une utopie de bonheur collectif. Pas plus que l’adhésion partagée à des croyances religieuses ou à des principes moraux. Qui seuls ne peuvent se dénaturer en idéologie et en prétention totalitaires. Ce changement sera la conséquence d’un niveau de conscience collective qui sera la matrice spirituelle d’une civilisation intelligente, pacifique et hautement évoluée.

Ce changement ne se produira pas de façon linéaire mais exponentielle, à mesure que les consciences seront de plus en plus interconnectées. Et donc ultra rapide. Il a d’ailleurs largement commencé, même si ses effets ne font pas la Une des médias, tous contrôlés par l’élite au pouvoir.

Les réseaux sociaux jouent un rôle paradoxal dans ce processus. A la fois d’accélérateur formidable de l’éveil et de l’interconnexion des consciences. Mais aussi d’amplificateur et de catalyseur très puissant des émotions, des affects et représentations, partagés en temps réel par des millions d’individus repartis sur toute la planète. Ils peuvent donc tout aussi bien amplifier et donner une consistance, un relief, une réalité incroyables au meilleur comme au pire des mouvements de la conscience collective. Et participer à l’élévation comme à la réduction de cette conscience. Comme par exemple exacerber des antagonismes violents entre des opinions sur tel ou tel sujet, essentiel ou superficiel.

C’est pourquoi l’élite cherche aujourd’hui à renforcer son contrôle sur les opinions et contenus partagés sur les réseaux sociaux, en plus du formatage rigoureux des discours distillés par les médias officiels. Notamment en interdisant et en supprimant chaque contenu ou discours jugé illicite. En imposant au contraire certains discours déclarés « vrais » ou conformes aux règles. Et en fabriquant ainsi une vérité arbitraire, universelle et univoque, à laquelle tous doivent se conformer, sous peine d’être exclus du réseau voire sanctionnés en cas de disqualification. L’une des constantes de la dictature.

L’élite connaît la vraie nature de la réalité. Qui est que tout ce qui est perçu ou reconnu comme « réel » procède de la conscience et du consensus établi par la conscience collective, seule matrice de la réalité.

Pour créer de la réalité, la conscience conçoit, nomme puis en réalise ce qu’elle crée. Pensée, langage et action sont les trois modes de création de réalité qu’il convient de maîtriser consciemment si l’on ne veut pas subir une réalité que l’on crée sans s’en rendre compte et qu’on attribue illusoirement à des circonstances extérieures. Et qu’il convient de contrôler si l’on veut exercer une emprise totale sur la réalité collective vécue par les individus.

Contrôler les émotions, notamment les émotions parasites et limitantes comme la peur, la tristesse ou la colère, est le meilleur moyen de contrôler ou de perturber le processus cognitif d’un individu ou d’un groupe. Contrôler la parole, les discours, l’expression, l’échange d’opinions et de représentations personnelles sur un sujet donné, est la meilleure façon de contrôler la manière dont un groupe crée ses propres représentations collectives et s’accorde sur le sens donné aux expériences vécues collectivement. Enfin, contrôler ce que les individus font, seuls ou collectivement, comment et pour quoi ils le font, est le meilleur moyen de contrôler la réalité qu’ils créent ensemble, après l’avoir imaginée et s’être accordés sur sa forme, son contenu, sa dénomination, son sens, sa valeur ou son utilité.

Reprendre la main sur ce processus de création de réalité en choisissant librement et consciemment ce que nous voulons vivre collectivement, quelles représentations adopter, quelles valeurs privilégier pour donner du sens à nos expériences communes, quelle direction choisir et selon quels critères nous entendre pour déterminer ce qui a du prix à nous yeux, est donc la seule façon de mettre radicalement en échec tout système totalitaire en nous réappropriant notre capacité à créer notre propre réalité. C’est à dire Qui nous sommes en tant qu’humanité, en tant qu’espèce vivante, en tant que civilisation planétaire.

DICTATURA ET INSURRECTIO

Mis en avant

Dictatura.

Dans la République romaine, magistrature exceptionnelle qui attribuait tous les pouvoirs à un seul homme, le « dictateur » : celui qui parle.

Cette magistrature suprême, désignée pour une durée temporaire de six mois maximum, était accordée en cas de péril grave contre la République. Elle fut abolie après Jules César.

Le mot « dictateur » désigne aujourd’hui celui qu’on appelait plutôt un tyran dans l’Antiquité, ou despote dans l’Ancien Régime. Cette acception s’est développée pendant la Révolution française et surtout pendant la période contemporaine.

Dans L’esprit des lois, Montesquieu considère le despotisme comme un gouvernement qui ne respecte pas les libertés individuelles et qui se fonde sur la crainte.

Insurrectio.

La Déclaration des droits de l’homme de 1793, promulguée dans une période d’effervescence révolutionnaire maximale marquée par la guerre des armées françaises contre les armées étrangères « contre-révolutionnaires » et l’adoption par le Comité de Salut public de mesures exceptionnelles pour « sauver la Révolution », précise que désobéir est un devoir pour tout homme qui aspire à un monde meilleur…

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
(Article 35)

Qu’en est-il aujourd’hui ?

En France, certains qui dénoncent la dérive autoritaire du régime de Macron, n’hésitent plus à le qualifier de dictature.

Pourtant Macron ne correspond pas vraiment au profil du dictateur tel que l’Histoire récente nous en a livré quelques sinistres exemples. A gauche : Staline, Mao, Pol Pot, Caucescu, Castro, Chavez. Et à droite : Hitler, Mussolini, Franco, Pinochet.

Le champion du « ni ni » ressemble plutôt à l’un de ces hauts fonctionnaires falots et autres lampistes ambitieux du Système, un valet servile de l’élite ploutocrate, et un parfait maître d’ouvrage de la normalisation progressiste, plutôt qu’à un autocrate aventurier prêt à embarquer son peuple dans une aventure périlleuse selon son seul bon vouloir et ses seules lubies.

Repéré très jeune par ses mentors, son personnage politique a été fabriqué de toutes pièces par quelques druides du marketing, en gommant soigneusement les aspérités un peu gênantes du personnage privé (comme son homosexualité) pour construire un mythe fondé sur du vide, comme on fabrique l’aura d’un nouveau produit pour le lancer sur le marché.

Macron est un pur mirage. Un hologramme. Une illusion collective. Aujourd’hui sérieusement abîmée. Un écran sur lequel sont venues se projeter les attentes du peuple et les fausses promesses de l’oligarchie ultralibérale.

Macron est tout sauf un chef d’Etat, encore moins le portrait d’un « grand homme » comme de Gaulle, ou de « l’homme providentiel » qui émerge en tant de crise et cristallise sur sa personne les espoirs, l’âme et le destin d’une nation.

C’est même l’exact opposé. Un pur gestionnaire, brillant et intelligent certes, bien formé et bien rodé aux arcanes de la finance et de l’économie de marché, mais de fait radicalement incapable de s’émanciper d’une politique qui se veut efficace et pragmatique, et se considère de facto comme « objective », alors qu’elle n’est que la traduction en actes d’une idéologie éminemment totalitaire. Tout entière dévolue à la prééminence du Marché, à l’appropriation de tous les pouvoirs et à la gouvernance du monde par une micro-élite d’ultra-riches vivant dans l’ombre et à l’abri des soubresauts du monde qu’ils instrumentalisent à leur profit.

Macron est bien « l’homme qui parle ». C’est même la seule chose qu’il sache faire ; tout le reste de ses gesticulations n’est qu’exécution d’un programme écrit ou relayé par d’autres : Commission Européenne, OMC, groupe Bilderberg, lobbies industriels et financiers, puissances étrangères comme les Etats-Unis.

La vraie dictature que nous subissons aujourd’hui n’est donc pas celle d’un seul homme. Mais celle d’une élite déterminée à nous esclavagiser en nous transformant en producteurs-consommateurs, en machines à fabriquer de la plus-value, à rembourser les intérêts de la dette, puis en produits tout court, customisables et commercialisables à l’infini selon les caprices du Marché.

Face aux émeutes de 2018-2019, à l’insoumission populaire face aux violences policières et à la cadence des réformes, ou même face à cette crise sanitaire inédite une nous traversons, Macron n’est nullement le chef d’une armée qu’il rêverait d’être avec ses accents grandiloquents pastichant Clémenceau, un héros de la France qui mènerait une « guerre » contre un ennemi invisible. Mais davantage un proviseur de lycée chargé de maintenir l’ordre dans une cour de récré.

S’il échoue à rétablir l’ordre et à mettre la France au pas comme d’autres nations dans le monde, il n’aura pas droit à sa retraite dorée en 2022 comme patron d’une banque d’affaires aux bénéfices grossis par les nouveaux produits de capitalisation.

Qu’en est-il de la situation dans le monde ?

Au cours de l’année 2019, 27 pays, peuples ou territoires autonomes, parmi lesquels l’Algérie, la Tunisie, le Liban, l’Egypte, le Soudan, l’Irak, la Syrie, le Kurdistan, l’Iran, Haïti, la France, l’Allemagne, la Catalogne, le Chili, la Bolivie, l’Argentine, l’Equateur, le Venezuela, Hong Kong et même la Suisse, sont entrés en ébullition comme jamais auparavant en période de paix.

Touchés par des mouvements contestataires anti-régime, antisystèmes, pro-climat ou autre. Avec des manifestations et des mouvements de foules irréductibles, des émeutes, des insurrections, voire d’authentiques guerres civiles opposant des peuples à des régimes autoritaires ou dictatoriaux, des gouvernants corrompus ou incapables.

Le point commun de ces émeutes : opposer non pas deux forces politiques organisées et antagonistes, mais pousser des mouvements populaires inorganisés contre des pouvoirs qui se croyaient établis. Ce qu’on peut objectivement considérer comme un signe de santé démocratique chez ces peuples qui refusent l’exercice autoritaire du pouvoir, et se dressent contre différentes formes de normalisation par la force.

Et puis, avec l’hiver et la nouvelle année, est arrivée de Chine cette épidémie sournoise de coronavirus. Une épidémie mortelle. Bien plus en tout cas qu’une simple grippe saisonnière.

En quelques jours ou semaines, des mouvements de contestation dont certains s’éternisaient depuis plus d’un an ont été anéantis par les mesures de « précaution » sanitaire puis de confinement plus ou moins drastiques mis en place par les dirigeants de ces pays.

Dire que cette épidémie est une aubaine pour des régimes autoritaires qui peinaient à mater la rébellion est une douce litote.

De là à en conclure que le Covid-19 serait un coup monté, il ne faudrait sombrer dans le péché de conspirationnisme ! D’autant qu’une évidence crève les yeux : face à l’urgence sanitaire, tout genou rebelle a aujourd’hui plié. Les grognards sont rentrés chez eux. La guéguerre civile comme le processus démocratique sont gelés, le temps de vaincre ce fléau planétaire. Du moins c’est ce qu’on nous assure. Pas d’autre choix que se serrer les coudes, et de faire bloc autour du chef, élu ou pas.

Dictatura.

En France, dès le mois de février les rassemblements de plus de 5000 personnes ont été interdits. Puis ceux de plus de 1000 personnes, 500 personnes, 100 puis 5 personnes.

En clair, plus aucune réunion, manifestation, déclarée ou non, n’est désormais possible. Plus aucun événement privé non plus. Ni aucun rassemblement à caractère politique, syndical, associatif, sportif, culturel, religieux ou festif. D’ailleurs cafés, restaurants, commerces non vitaux, musées, salles de spectacles, discothèques, salles de sport, salles de jeux, espaces de loisirs, festivals, fêtes foraines, et tous les lieux de cultes sont désormais fermés. Et pas prêts de rouvrir.

Impossible donc depuis le 17 mars de se marier, de se faire baptiser, ou même enterrer. Sinon en catimini. Ceux qui veulent mourir sont priés de se faire discrets.

Bien avant que l’économie ne soit sérieusement impactée, c’est toute la vie sociale, culturelle, religieuse, sportive, relationnelle, familiale voire affective des Français qui s’est retrouvée pétrifiée.

Ceci n’a pas empêché le gouvernement de faire adopter sa fameuse réforme des retraites grâce au 49.3 un dimanche après-midi dans une Assemblée déserte, après des mois de fronde unanime des Français tous corps de métiers confondus, du Conseil de la Magistrature et du Conseil d’Etat.

Ne reste aujourd’hui aux Français assignés à résidence et interdits de sortie sauf en cas d’extrême nécessité que la télé qui débite toute la journée les mêmes Editions spéciales angoissantes sur la progression galopante de l’épidémie et la carence de moyens pour la combattre. Le même décompte de morts, de personnes touchées et d’hôpitaux pris d’assaut. Les mêmes consignes de prévention et gestes barrière répétés en boucle. Ou bien les réseaux sociaux, seul moyen de conserver une vie sociale « distanciée » et de faire vivre une conscience collective cannibalisée par la politique-spectacle et les minutes de la Fin du monde diffusées en direct continu sur toutes les chaînes mondiales.

Et pour ceux qui voudraient à tout prix échapper à la petite boutique des horreurs et au grand Flip Pour Tous, reste la solution d’une plongée autiste en apnée loin de tout, dans une bergerie des Causses sans électricité ni connexions, ou dans une cave blindée au 5e sous-sol d’un immeuble de bureaux déserté par les rats.

On pourrait se contenter d’en rire si la situation n’était extrême grave, et totalement inédite dans une démocratie en tant de paix.

On pourrait se contenter de déplorer les « erreurs » de l’exécutif en se promettant le jour venu de lui réclamer des comptes, si ce faisceau de dysfonctionnements administratifs et de choix politiques inacceptables ne convergeaient vers une seule et même conséquence fâcheuse : l’abolition pure et simple de la démocratie.

Bien sûr il y a les propos dramatiques et en même temps rassurants du chef de l’État et de son Premier ministre : « Nous sommes en guerre« . « Ces mesures sont exceptionnelles et destinées à soutenir l’économie » (s’agissant des nouvelles entorses graves au Droit du Travail décidées « dans l’urgence » pour permettre la continuité d’une économie a minima). « Saluons le travail exceptionnel… » blablabla, etc…

Mais les faits sont têtus : jamais aucun gouvernement sous notre République, et jamais aucun dirigeant depuis que Macron avait commencé à piloter la politique sociale et économique de la France en tant que « conseiller » de Hollande puis Ministre de l’Economie en 2014, n’avaient autant fait dans notre pays pour détruire méthodiquement et en quelques années seulement notre système de protection sociale. Pour réduire à ce point les droits des travailleurs, des chômeurs, des syndicats. Puis réduire considérablement en un temps record les libertés fondamentales.

Passons sur le « cafouillage » des municipales. Un premier tour maintenu contre toute raison, mais un second tour reporté dès le lendemain. Au plus tôt au 21 juin. Une situation inédite et d’ailleurs inconstitutionnelle. Est-ce parce que les résultats de LREM étaient moins catastrophiques que prévus que ce premier tour n’a pas été tout simplement annulé ? Compte tenu de l’urgence sanitaire aucun commentateur politique ne s’est posé la question. Passons donc à la suite…

Atteinte à la liberté de manifester avec cette répression policière sans précédent depuis la Commune de Paris (même en mai 1968) contre des manifestants défilant légalement pour défendre des droits et réclamer plus de justice sociale.

Atteinte à la liberté de réunion, quand le gouvernement interdit les rassemblements même familiaux au motif de confiner la population selon une stratégie de lutte contre un épidémie très contestée par nos partenaires.

Atteinte à la liberté d’expression, quand au motif de « lutter contre les atteintes à la vie privée » ou « les fake news » le gouvernement fait adopter plusieurs mesures visant à limiter considérablement la liberté d’expression en public, dans les médias, sur internet et les réseaux sociaux.

Atteinte à la liberté d’expression, mais aussi à la liberté de la presse, quand au nom de cette même « défense de la vie privée » comme au nom de la lutte contre le racisme, le sexisme, la xénophobie, l’homophobie, contre tout propos jugé « insultant » voire attentatoire à la « liberté de conscience« , le gouvernement ou l’un de ses ministres voudrait censurer toute opinion non politiquement correcte, ou tout propos qui « insulte les croyances religieuses » (comme si une croyance pouvait se sentir insultée…) d’une personne ou d’une communauté. Rétablissant ainsi le délit de blasphème propre aux théocraties et le délit d’opinion propre aux dictatures. De plus, une entrave explicite au principe de laïcité, et au principe constitutionnel d’unité et d’indivisibilité de la nation qui préserve celle-ci de toute fragmentation communautariste.

Atteinte à la liberté de se déplacer, quand au nom d’un confinement renforcé très contestable tous les citoyens sont assignés à résidence, interdits de sortir de chez eux sauf motif impérieux, et interdits de circuler même en voiture confinée pour rendre visite à leur conjoint, un ami, ou simplement changer de lieu de confinement.

Tous confinés. Et ceux même parmi le corps scientifique qui mettraient en doute le bien-fondé de ces mesures ou refuseraient de s’y plier scrupuleusement seraient considérés comme des traîtres, des renégats et des ennemis de la Nation. Puisque notre bon Président vient tout justement de redécouvrir le sens vertueux de « faire nation, au fond« .

« Solidarité » en macronie est le nouveau verbiage à la mode pour désigner cette obéissance zélée doublée d’une soumission inconditionnelle de tous à un seul.

Dans la nomenclature politique cela s’appelle une ?…

Dictature !

« Allez donc voir à quoi ressemble une dictature !« , rétorquait il y a peu le Général Pinocchio à ces philosophes insoumis comme Onfray qui se permettaient de sous-entendre que son régime et ses violences policières faisaient de plus en plus ressembler la « démocratie française » au Chili de Pinochet plutôt qu’à la Norvège ou à l’Islande (les 2 pays reconnus comme les plus démocratiques en 2019 par The Economist).

En tout cas, si les « Gaulois réfractaires » sont aujourd’hui priés de rentrer dans le rang et chez eux, cette consigne ne s’applique par de façon démocratique et égalitaire à tous.

Ainsi ceux qui sont jugés par l’Etat ou leur patron indispensables au bon fonctionnement de l’économie ou de l’entreprise n’ont pas vraiment la possibilité de faire valoir leur droit de retrait. Descendre sa poubelle avec une autorisation de sortie signée de la veille vous vaut de sérieuses remontrances et 135€ d’amende. Mais si l’on vous ordonne d’aller au front pour sauver l’économie, pas question de tergiverser !

Autre inégalité tout aussi problématique, celle qui oppose les grandes villes aux banlieues.

Et ces images sidérantes de places vides à Paris, Bordeaux ou Lyon comme après un cataclysme atomique qui tranchent avec celles des quartiers insurgés de Saint-Denis ou Argenteuil noirs de monde comme à Alger même à 2 heures du matin, avec ces mômes qui jouent à taquiner les keufs en leur jetant des pierres au milieu des bagnoles cramées.

Tous confinés ? Non. Les « territoires perdus » résistent encore et toujours au césarisme macronien. Lequel ne cherche d’ailleurs absolument pas à les mettre au pas. La potion magique de ces irréductibles ? Le vote islamiste ! Officiellement il faut éviter à tout prix de voir s’embraser des banlieues déjà très susceptibles. Et laisser les trafics se perpétuer, les racailles aller et venir, tabasser policiers et pompiers pour se défouler, sans trop y regarder. Comme les voyous faire la loi dans les cités, peu importe qu’ils ajoutent le terrorisme ordinaire à l’angoisse sanitaire pour des habitants otages de ces caïds, et condamnés à vivre dans ces états dans l’État totalement en marge de la République.

Cette démission, pire cette collusion de l’autorité publique avec des voyous sécessionnistes et des djihadistes fichés S pour acheter une paix sociale très relative et négocier des voix avec les chefs de fiefs islamistes, relève de la haute trahison. En tant de guerre, c’est la Cour martiale. En tant de paix, la Haute Cour de Justice, que Macron tente opportunément depuis 2 ans de supprimer…

Une telle attitude indéfendable relève de l’abdication volontaire d’une des missions régaliennes de l’Etat, qui est d’assurer la sécurité de tous citoyens et le respect de loi sur tout le territoire, notamment durant l’état d’urgence. Mais aussi de garantir l’indivisibilité de la République et l’intégrité territoriale, avec une égalité de maintien des services publics, notamment les forces de l’ordre, sur tout le territoire national.

Face à une telle démission des pouvoirs publics, à de tels manquements dans l’exercice des missions régaliennes de l’État, à des erreurs ou des choix partisans aussi coupables en période de crise majeure, une telle restriction de ses libertés fondamentales sans garantie de la protection qui lui est due en termes sanitaire ou sécuritaire, le peuple est aujourd’hui face à une impasse radicale.

Le Parlement est aujourd’hui neutralisé. On l’a vérifié encore tout récemment avec l’adoption de la réforme des retraites grâce au 49.3 face à l’obstruction, qui constitue un vrai déni de démocratie : le Parlement n’est plus en mesure aujourd’hui d’assumer son rôle de contrôle du gouvernement et de sanction de l’exécutif. Notamment en engageant comme le prévoit l’Article 68 de la Constitution une procédure de destitution immédiate du Président pour manquement grave à ses devoirs, abus de pouvoir ou haute trahison. Dans le contexte politique actuel, une telle procédure demandée par un groupe de citoyens qui saisiraient leurs parlementaires n’aurait aucune chance d’être mise en œuvre. Encore moins d’aboutir avec des députés LREM qui détiennent la majorité absolue.

En conséquence, la seule alternative qui reste au peuple français en l’absence d’élections présidentielles et législatives anticipées, élections dont on connaît de toutes façons le degré de manipulation, c’est l’insurrection.

Cette hypothèse est non seulement possible, elle est conforme à nos principes républicains. Même si elle n’est pas dans la culture française, du moins depuis l’époque des « révolutions » antimonarchistes des 18e et 19e siècles.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Sans doute serait-il bon de méditer ensemble ce principe dans une période comme la nôtre, « critique » à bien des égards.

Insurrectio.
HIC ET NUNC !

Dans l’échelle des valeurs, laquelle faut-il placer au pinacle ? La vie et la santé ? Et cette fausse « solidarité » dictée par la trouille de clamser à son tour et le sentimentalisme nourri par les images de malades et l’énumération des victimes diffusées en boucle ? Au risque de continuer à vivre sainement et longtemps mais enfermés dans une dictature ? Ou bien la liberté, l’égalité, la fraternité ? Avec le risque de perdre quelques années de vie mais la chance de voir grandir ses enfants dans un pays libre, un monde libre, ouvert, uni, apaisé et vraiment fraternel ?

Autrement dit, quelle est aujourd’hui la motivation du Français moyen ? Se serrer les coudes et se serrer à 5 dans 60 m2 pour sauver égoïstement sa peau et son petit confort ? Alors que d’autres crèvent dans la rue, que d’autres pays moins nantis comme en Afrique seront demain atrocement impactés par cette pandémie et connaîtront des millions de morts ?

Attendre la prochaine pandémie engendrée par notre appétit irraisonné de conquête et de consommation, notre inconscience collective à l’égard des autres espèces et des grands équilibres écologiques ?

Ou bien sauver l’esprit de la République, les valeurs de la démocratie, le sens de l’intérêt général et du bien commun à l’échelle planétaire ? Promouvoir la liberté et les droits humains pour tous les terriens ? Construire un monde pacifique et fraternel, face à une pandémie ultralibérale qui utilise un virus et la peur qu’il inspire pour imposer son Nouvel Ordre Mondial, cynique et totalitaire ? Au risque de mettre sa propre vie en danger pour défendre un Idéal plus élevé que la vie individuelle. Un Idéal qui n’est pas un mirage marketing big brotherien mais une réalité choisie, vécue et partagée.

Une réalité pour laquelle nos pères ont sacrifié leur vie par millions. En 1914, en 1939, et à d’autres moments de notre Histoire. Chaque fois que la menace de la tyrannie, intérieure ou extérieure, a justifié que le peuple s’insurge, que la nation se dresse comme un seul homme, avec ses dirigeants ou contre eux, afin de défendre ses droits, son territoire, sa culture et ses valeurs. Dans une optique humaniste et universaliste, et non pour se recroqueviller sur une « préférence nationale », une « nation » jalouse et étriquée, des privilèges de naissance, de race ou de caste.

« FAIRE NATION » ?… Chiche !

Et pourquoi pas, face à l’objective oppression que constitue ce régime autoritaire, cette « démocrature » mondiale qui ne s’avoue pas, qui promet de façon mensongère d’étendre la démocratie au monde entier pour mieux resserrer son étau sur des états-nations exsangues, et faire main basse sur leurs ressources, face à cette contamination de la République, de ses institutions et de son logiciel éthique par un virus qui la délite et l’asphyxie en promettant une liberté factice…

Pourquoi pas à nouveau tenter de… FAIRE RÉPUBLIQUE ?

Pourquoi pas oser enfin FAIRE HUMANITÉ ?

Un nouveau mouvement citoyen est né : 512, le Mouvement du 5 décembre

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512 large

PRESENTATION

Le Mouvement 512 ou Mouvement du 5 décembre est né le 5 décembre 2019, journée de grèves nationales unitaires. Une série de manifestations contre la réforme des retraites qui a suivi celles des Gilets jaunes iinitié un an plus tôt.

Ce mouvement s’appuie sur un constat partagé par une très grande majorité de Français, porté par des revendications diverses et une colère populaire qui s’exprime de plus en plus fortement sans que rien ne change.

Animé par un souci de restaurer en France une vraie dynamique démocratique et une vraie justice sociale, le mouvement 512 porte plusieurs propositions, exigences et revendications dans les domaines institutionnel, politique, social, économique, budgétaire, fiscal, administratif, éducatif, culturel, écologique, diplomatique, humanitaire ou technologique.

Le mouvement 512 est un mouvement populaire et unitaire. Populaire parce qu’il émane du peuple souverain et non de ceux qui prétendent parler en son nom. Unitaire parce qu’il vise à rassembler la nation plutôt qu’à la fragmenter.

Le mouvement 512 n’est ni un mouvement anarchiste, ni un mouvement nationaliste, ni révolutionnaire. C’est un mouvement républicain, fidèle à l’esprit, aux valeurs et aux principes de notre République.

Son but est le rétablissement de la démocratie et des vertus républicaines, en particulier la justice sociale, la solidarité et l’engagement citoyen pour le bien commun. Son but n’est aucunement de changer de régime, de renverser l’Etat ou de diviser une partie de la population contre une autre.

En revanche ce mouvement entend demander des comptes à ceux qui usurpent le pouvoir contre l’intérêt du peuple.

NB : Le Mouvement 512 est indépendant de toute appartenance politique, syndicale, corporatiste, philosophique ou religieuse. Il ne soutient aucun parti, aucun élu, aucune association ou mouvement d’aucune sorte.

Il est l’émanation des citoyens qui se reconnaissent dans les mêmes valeurs démocratiques, républicaines, sociales et citoyennes.

UN CONSTAT

En mai 2017, le pouvoir a été confisqué au peuple pour être livré aux lobbies de la finance et aux multinationales.

Le Président actuel n’est pas un chef d’Etat mais un simple haut fonctionnaire du système, et non le représentant élu de la nation malgré l’apparence de légitimité démocratique dont il jouit.

Durant deux ans et demi, pas une de ses décisions n’a été engagée dans l’intérêt du peuple français ou de la France. Mais uniquement pour satisfaire ses sponsors qui l’ont fait élire.

Le Droit du Travail continue d’être démantelé, le système de protection sociale également, le régime d’assurance chômage est réduit au strict minimum, nos services de santé sont exsangues, les services publics à bout de souffle, quand ils ne sont pas livrés au secteur privé, de grandes entreprises nationales comme la SNCF, EDF, GDF, Aéroport de Paris, La Française des Jeux sont privatisées ou démantelées comme de simples bibelots.

Aujourd’hui la France n’est plus une démocratie, mais une oligarchie ploutocratique au service d’intérêts économiques, financiers, et des plus riches. Une oligarchie qui impose ses lois selon une idéologie néolibérale au service du Marché et non du peuple.

Nous voulons que le pourvoir soit rendu au peuple au plus vite, et que la France soit gouvernée par un pouvoir exécutif qui représente et défende vraiment les Français, en particulier les moins favorisés.

NOUS DEMANDONS

  • La démission immédiate d’Emmanuel Macron et la dissolution de l’Assemblée Nationale
  • La tenue d’élections présidentielles et législatives anticipées
  • La fin du régime de parti unique et la garantie d’une vraie alternance démocratique par le jeu des oppositions
  • La dissolution de LREM, parti factice destiné à servir l’ambition carriériste d’un seul homme
  • L’inscription dans la Constitution de l’interdiction de toute collusion avec le secteur privé des candidats aux élections présidentielles, législatives et régionales
  • L’interdiction pour tout lobby quel qu’il soit d’être représenté dans une assemblér républicaine. La pénalisation de toute tentative de corruption ou d’influence d’élus de la part d’organismes financiers, d’entreprises ou de lobbies, sous quelque forme que ce soit (y compris cadeaux, repas, vacances…)
  • L’abandon immédiat et total de la réforme des retraites
  • Une revalorisation immédiate du SMIC à hauteur de 30%
  • Un moratoire de 5 ans sur les hausses du prix des carburants, du gaz domestique et de l’électricité
  • Un encadrement des prix de tous les biens et services de consommation courante, avec une interdiction totale d’augmentation du prix des denrées alimentaires de base partout en France
  • La création d’un organisme public indépendant chargé de garantir l’encadrement du prix de l’énergie pour tous les fournisseurs
  • La création d’un ensemble de mesures incitatives pour permettre le passage d’ici 10 ans à 50% d’agriculture bio en France
  • L’interdiction progressive totale de tous pesticides et perturbateurs endocriniens (étalée sur 10 à 20 ans selon les produits). Le remplacement des pesticides chimiques par des pesticides naturels ou non polluants à prix compétitif. L’extension de cette mesure à nos partenaires européens.
  • La tenue d’une Convention Nationale de la Santé réunissant tous les acteurs concernés (Sécurité Sociale, médecins et auxiliaires de santé, pharmaciens, Assistance Publique, cliniques privées…) destinée à évaluer les conditions d’équilibre, d’harmonisation et d’excellence de tout notre système de santé, de la Sécurité Sociale, du maintien et de l’amélioration des soins et prestations, la réorganisation de l’Assistance Publique afin de garantir le fonctionnement de tous ses services, son refinancement afin de garantir de meilleurs services, plus de personnel médical, de soin et d’encadrement
  • L’inscription dans la Constitution de l’écologie et de la lutte contre le changement climatique comme priorités nationales au nom des générations futures, qui engage tous les services de l’Etat
  • La création d’une Commission de contrôle environnemental indépendante du gouvernement chargée de contrôler la conformité de tous les critères engagés par la France relatifs à la transition écologique et à la protection de l’environnement, avec un droit de sanction en cas de non respect
  • L’augmentation immédiate du budget de la fonction publique et l’embauche de 100.000 fonctionnaires supplémentaires dans les domaines suivants : santé, éducation, emploi, services sociaux, environnement, sécurité nationale pompiers, Police, lutte contre le terrorisme et la radicalisation…
  • La création d’un emprunt d’Etat à taux garanti supérieur à celui des produits d’épargne courants afin de financer les augmentations budgétaires dès 2021
  • l’inscription au niveau européen puis mondial d’un moratoire global visant à effacer la dette des états les plus pauvres. Mais aussi d’un moratoire pour tous les états endettés. Une dénonciation globale du système financier fondé sur la dette visant à assujettir les états et les pouvoirs politiques au pouvoir financier
  • La mise en place d’une table ronde au niveau mondial composée de représentants des différentes nations du monde visant à redéfinir les règles du capitalisme mondial, à refonder les liens qui subordonnent le monde de la finance, le monde économique et le monde politique (les états souverains) aux grandes institutions mondiales de la finance
  • Le refonte du Conseil économique et social en un Comité national d’expertise, composé des 1000 meilleurs experts français dans tous les domaines. Ce comité pourra être consulté à tout moment par le gouvernement ou le Parlement pour l’élaboration des lois, décrets et décisions. Mais aussi émettre des avis sur la politique du gouvernement, des collectivités, la situation économique, sociale, administrative de la France.
  • création d’un Conseil National Citoyen composé de citoyens non élus ayant pour mission de contrôler l’action de l’Etat, d’émettre des avis, recommandations ou sanctions analogues à celles du Conseil d’Etat dans les domaines suivants : budget de l’Etat, fiscalité, transparence des ministres et élus, finances publiques, haute fonction publique, administration et services publics, politique en matière économique, d’énergie, d’emploi, d’éducation, de défense, de sécurité et de renseignement, de transport, de santé, d’immigration, de défense des minorités, de culture et de francophonie, de relations extérieures, de coopération, d’aide au développement, d’écologie, d’aménagement du territoire, de collectivités territoriales, prévention de la précarisation sociale, de la violence, de la délinquance, de la radicalisation et du terrorisme, participation et votes de la France dans les institutions européennes, internationales et mondiales. Ce conseil sera composé de citoyens représentatifs de la société française tirés au sort parmi ceux qui se seront déclarés candidats sur internet. Ce Conseil n’est pas une forme de démocratie directe qui se substituerait à l’action du parlement, mais un moyen de remettre nos institutions en prise plus directe avec le peuples souverain.
  • L’élargissement du Référendum d’Initiative Citoyenne à des initiatives rassemblant 500.000 personnes sur internet. Examen systématique des autres initiatives à partir de 5.000 signataires
  • La France est la 6e puissance mondiale et compte en 2019 10 millions de pauvres. Une situation inacceptable.
    Nous demandons la création d’un Plan national de lutte contre la pauvreté. Comportant notamment la révision et la revalorisation des minima sociaux, des aides et des services proposés aux chômeurs de longue durée, aux personnes âgées, aux personnes malades, handicapées, invalides, aux personnes seules, aux mères célibataires, aux demandeurs d’asile et aux migrants… La création d’un organisme unique pour venir en aide aux sans-abris, en particulier en hiver, avec des services d’hébergement d’urgence, la distribution de repas, de vêtements, des services de santé, sanitaires, sociaux et d’entraide locale, une meilleure organisation et des moyens accrus pour les services du Samu Social, une meilleure coordination avec les ONG, associations et intervenants spécialisées.
  • Pour mieux s’occuper des plus démunis présents sur notre territoire la France doit mieux maîtriser son immigration. Nous demandons l’instauration de quotas justes et raisonnables pour satisfaire nos besoins réels en termes d’immigration économique. L’arrêt ou la réduction au minimum du regroupement familial. Une concertation plus étroite avec nos partenaires européens pour prévoir et adapter nos moyens et mieux encadrer l’immigration liée aux conflits et aux mouvements massifs de populations vers l’Europe. De meilleures conditions d’accompagnement et d’intégration pour les demandeurs d’asile. Nous demandons que la France soit avec l’Europe à l’initiative d’un Plan démographique mondial pour anticiper et gérer les futurs mouvements massifs de population (plusieurs milliards de personnes) liés aux migrations climatiques à venir.
  • La création d’un Plan national d’éducation, d’insertion et de lutte contre l’exclusion. Réviser complètement la logique du système éducatif, de formation, d’alternance. Redéfinir les priorités de l’Education nationale : préparer à la vie active mais surtout à la vie tout court. Renforcer dès l’école la formation à l’esprit critique, à l’esprit d’équipe, les facultés de raisonnement, d’initiative, de jugement, de collaboration. Initier à la vie en société, à la citoyenneté, à l’engagement social, au respect des différences, au partage, à la recherche de l’intérêt général plus qu’à la compétition et la réussite individuelle. Stimuler l’intelligence plus que l’apport de connaissances, la culture générale plus que l’hyper spécialisation, les savoir-faire cognitifs, relationnels et pratiques plus que techniques. Adapter l’école au monde ouvert de demain, plus qu’au monde du travail en France aujourd’hui. Développer des modes de valorisation des compétences individuelles autres que le travail salarié, notamment pour les personnes sans emploi, handicapées, les jeunes en insertion, les anciens détenus, les retraités, les exclus…

Comment Coexister est devenu « Coercition », association de défense de l’islamisme antirépublicain

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S’ils étaient soucieux de cohérence, les « jeunes de Coexister » devraient rebaptiser leur association « Coercition ».

Hélas nous vivons dans un monde de confusion et de mensonge, où l’on peut professer des valeurs et des buts tout en les profanant sans état d’âme et en pratiquant l’exact contraire.

Née d’une volonté bon enfant de faire dialoguer communautés et croyances, Coexister est devenue moins de dix ans l’opposé de ce pour quoi elle avait été créée.

Sa création répondait à une volonté des jeunes de promouvoir la paix, l’amitié et le respect des des différences et des religions. De tisser des liens d’amitié entre les croyants. Et de s’inscrire dans ce fameux mythe du « vivre ensemble » très en vogue à l’époque. Nous y reviendrons.

Comment comprendre que Coexister ait pu ainsi devenir l’un des soutiens indéfectibles de l’islamisme des Frères musulmans ? Ceux dont le projet est précisément de dynamiter ce vivre ensemble au bénéfice d’un repli sur l’Oumma. De torpiller ou suvertir méthodiquement les lois républicaines qualifiées mensongèrement de « liberticides ». Comme celles sur le voile et la burqa, qui précisent l’application du principe de laïcité concernant l’Islam, en fixant des limites à une volonté d’appliquer la Charia contre les principes républicains ? Un projet dont le but ultime est d’anéantir la démocratie, pour lui substituer un ordre théocratique et totalitaire selon la vision la plus rétrograde de l’Islam.

COERCITION : le cœur du projet islamiste

Chaque esprit  informé peut aisément le vérifier : le but éminemment coercitif des islamistes est à la fois idéologique et politique.

Idéologiquement, les Frères musulmans, comme les salafistes et autres islamistes, veulent imposer leur lecture fondamentaliste, radicale et coercitive du Coran comme étant la seule licite pour tous les musulmans. Par la conviction, l’endoctrinement, l’emprise psychologique, l’intimidation, la contrainte ou la menace, mais aussi par la promesse d’avantages sociaux : éducation, santé, aide sociale, services communautaires gratuits… Selon les bonnes vieilles méthodes d’infiltration et de recrutement propres à toutes les sectes.

Politiquement, ils veulent prendre le pouvoir par étapes, selon une stratégie d’entrisme détaillée dans Le Projet de la Confrérie dès son origine. Leur but est d’uniformiser la société, d’obliger les musulmans à appliquer leur conception de la charia et la société à l’entériner : contraindre toutes les femmes à se voiler en adoptant le hijab, uniforme politique inventé au 20e siècle par les islamistes sans aucun fondement coranique, faire reculer la mixité et instituer un apartheid sexiste dans l’espace public, abolir une laïcité qu’ils haïssent et rétablir le délit de blasphème par le chantage à « l’islamophobie ». Et surtout  infiltrer méthodiquement tous les pouvoirs et tous les rouages de la société : les quartiers via les mosquées et leurs réseaux associatifs, les élus locaux par le clientélisme et la corruption, les collectivités territoriales, les administrations, les syndicats, les partis politiques, les services d’ordre, de renseignement, l’armée, le monde du travail, les entreprises, les banques, les ONG, la culture, le show-biz, les médias… Jusqu’aux plus hautes instances de l’Etat, notamment la Cour élyséenne où ils figurent en très bonne place.

En résumé, le projet islamiste vise à détruire les fondations et l’unité de la République, et à ruiner son Idéal démocratique, social, humaniste et universaliste.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de ces jeunes gens plutôt instruits, plutôt « de gauche », plutôt républicains, pour se livrer à pareille trahison ? A priori Coexister n’a rien à voir avec un groupuscule d’extrême droite, une antenne djihadiste ou un avatar de Civitas, tous hostiles à la République.

Au commencement était le Dialogue

Pour comprendre ce glissement progressif, il faut remonter aux origines.

Le projet Coexister germe en 2008 dans l’esprit d’un jeune capture-d_c3a9cran-2015-01-29-c3a0-21-45-34lycéen catholique de 17 ans, Samuel Grzybowski. Il est le fils de Laurent Grzybowski, un catho de gauche issu du Mouvement Eucharistique, chef de la rubrique Social à La Vie, par ailleurs engagé dans le dialogue interreligieux.

Lors d’un voyage en Pologne et d’une visite du camps d’Auschwitz, le jeune Samuel découvre l’horreur que des hommes sont capables d’infliger à d’autres hommes au nom d’une idéologie.

C’est le déclic : fin 2008 marque le plus fort du conflit israélo-palestinien. L’opération Plomb durci menée par l’armée israélienne accusée de crimes de guerre dans la bande de Gaza enflamme l’opinion et les banlieues : le conflit menace de s’exporter en France entre des communautés déchirées.

Avec quelques catholiques de la paroisse St Léon dans le 15e arrondissement de Paris, Samuel noue des liens avec d’autres lycéens juifs et musulmans. Ensemble ils décident de fonder Coexister en janvier 2009.

Leur but est alors simple et clair : militer pour le vivre ensemble entre les croyants de toutes confessions et les non-croyants. Promouvoir la « coexistence active » (par opposition à la « tolérance passive ») comme méthode au service du vivre-ensemble.

Scouts toujours…

Détail important, Samuel comme bon nombre de jeunes parmi les fondateurs de Coexister est scout. Des membres des Scouts de France (catholiques), mais aussi des Eclaireuses et Eclaireurs Israélites de France (juifs), et des Scouts Musulmans de France. Organismes présents en bonne place lors du rassemblement organisé par Coexister durant la Journée de la Fraternité en décembre 2009.

L’enthousiasme de ces jeunes tranche avec un climat plutôt morose. S’y ajoutent une fraîcheur et un dynamisme fraternel, une audace un brin « militaire » qui attire les regards. Le style Coexister bouscule les usages très plan-plan du dialogue interreligieux et de ses figures historiques. Comme les Fraternités d’Abraham, qui regroupent des fidèles juifs, chrétiens et musulmans dans la tranche d’âge des retraités très sages.

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Cet enthousiasme, cette combativité  innovants pour l’époque recueille les louanges des médias mais aussi des politiques. Il faut dire que Papa Laurent est derrière…

A cette époque, aucune suspicion de connivence avec le radicalisme musulman. D’ailleurs l’association Scouts Musulmans de France (SMF), créée en 1990 par le cheikh Khaled Bentounès, un musulman originaire de Mostaganem et d’obédience soufie, s’est toujours prononcée pour le respect des personnes, des confessions et des lois de la République. Sincérité ou Taqiyya, allez savoir…

De l’inclusivité à la confusion

Forte de son succès, Coexister grandit rapidement  : 2.000 membres en 2015. Elle essaime aussi dans plusieurs pays d’Europe. Le pape lui-même s’en émeut et reçoit avec bienveillance ces jeunes hérauts de la Paix.

Premier accroc à la doctrine initiale, cette croissance ne se veut pas que numérique.. Et c’est là que le bât blesse : dans un excès de zèle inclusif vers toujours plus de fraternité, les barrières idéologiques sautent.

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Coexister choisit d’abord de s’ouvrir à d’autres religions que celles « du Livre », bouddhisme notamment. Jusque là rien à redire. Même si la volonté initiale de désamorcer les conflits mimétiques liés au conflit israélo-palestinien perd en pertinence.

Puis les jeunes croyants inclusifs s’ouvrent « naturellement » à leurs « frères » athées. Inventant l’athéisme à rejoindre les rangs des religions qui vivent ensemble. Michel Onfray et son Traité d’athéologie étaient sans doute passés par là… Il fallait aussi donné des gages de républicanisme aux partisans grincheux d’un laïcisme radical qui voyaient d’un œil suspicieux cette croisade de la calotte, de la kippa et de la chéchia pour le vivre ensemble.

D’une association prétendument « interreligieuse », Coexister devient donc une association « interconvictionnelle » : toutes les croyances, les sensibilités, les convictions, religieuses, philosophiques ou autres, y sont les bienvenues, mises sur le même plan. Un catalogue fusionnel et confusionnel ouvert à toutes les identités, élevées à une même légitimité dans un relativisme bisounours.

Une Orthopraxie du Dialogue élevé au rand de valeur suprême, hyper inclusive et bienveillante, et qui renonce à tout devoir critique, à tout examen des doxae respectives, selon la logique consensuelle et politiquement correcte du « Tous ensemble » et du « C’est mon choix« .

Hyper tendance….

Les limites du relativisme : de la vigilance à la complaisance

D’une initiative fondée sur une verticalité morale face aux pièges du repli communautariste, à la politisation, au durcissement et à l’essentialisation des appartenances religieuses et communautaires comme obstacles à l’ouverture à l’autre et au vivre ensemble, Coexister est passée insensiblement à un relativisme globalisant, agrégateur de toutes les convictions, mais qui témoigne d’un renoncement tacite sinon d’une abdication volontaire du devoir de vigilance et de discernement.

En baissant la garde quant à ce qu’elle prétendait au départ conjurer de l’espace du vivre ensemble – l’intransigeance, le repli identitaire, l’hostilité à l’autre – Coexister a ouvert grande la porte aux pires dérives qui le menacent objectivement.

Après tout pourquoi ne pas imaginer au nom du vivre ensemble accueillir dans ce capharnaüm interconvictionnel des sectes satanistes et agréer les meurtres rituels d’enfants ? Parce que « c’est mon choix »…

Quelle extrême naïveté d’imaginer que par le dialogue suffise à réduire la fracture qui sépare l’admissible de l’inadmissible ! Toute société, tout ensemble social ne saurait pourtant se constituer, transmettre ses modèles et perdurer sans une adhésion collective à un socle de valeurs. Mais aussi sans à un consensus constamment réaffirmé quant aux limites fixées pour en tracer le périmètre éthique.

L’imposture du « vivre ensemble »

Finalement l’erreur de ciblage éthique et conceptuel initial qui conduira à la faillite du mouvement Coexister repose sur cette arnaque intellectuelle très en vogue dans les années 2000 représentée par ce concept très approximatif de « vivre ensemble ».

Le « vivre ensemble » n’est absolument pas un concept républicain. C’est même un dévoiement des principes essentiels qui fondent notre République, parmi lesquels l’affirmation que « la République est une et indivisible ». Le contraire de cette spécificité très française c’est le communautarisme, qui préside dans les sociétés anglo-saxonnes. Ce n’est pas notre modèle.

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L’une des conséquences de cette affirmation c’est le principe d « assimilation ». Un principe que nous avons à tort eu tendance à considérer comme une maladie honteuse. Nous en mesurons hélas aujourd’hui les conséquences.

Un autre principe inscrit dans notre constitution c’est que « la France est une République sociale ». Cela ne signifie pas que la France « fait du social ». Cela veut dire que la République est un Idéal qui s’inscrit dans un projet commun de « société » fondé sur le sens partagé de l’intérêt général et la quête du bien commun. « Faire société », « faire corps » ou « faire nation », c’est infiniment plus que « coexister », fût-ce de façon « active ».

La simple coexistence n’implique pas nécessairement le partage : coexister c’est exister avec, ou plutôt à côté.

Or l’un des principes cardinaux de notre démocratie, qui est toujours à construire, parfaire et réinventer, c’est le principe de Fraternité.

Ce principe est l’héritier de l’idéal de fraternité maçonnique partagé par bon nombre de révolutionnaires parmi les pères fondateurs de notre démocratie : Mirabeau, Lafayette, Danton, Marat, Robespierre et bien d’autres.

Il est aussi l’héritier d’un idéal fraternel transmis par l’humanisme de la Renaissance, lui-même hérité de l’idéal chrétien.

La Fraternité républicaine est tout sauf cette vision bisounours qu’on nous a vendue d’une société pluraliste et communautariste, où individus et communautés s’entrecroiseraient dans une indifférence tranquille et béate.

D’abord parce que l’idéal de Fraternité n’est pas un principe négatif mais positif. Le vivre ensemble tel qu’on l’a décliné ces dernières années c’est essentiellement l’absence de conflits entre les personnes et les communautés. « Menacer le vivre ensemble » c’est menacer la paix sociale. La Fraternité ce n’est pas la trêve sociale ou la tranquillité ; la Fraternité c’est un exercice quotidien de la co-citoyenneté, du partage, de la solidarité et de l’édification commune d’une société juste et unie dans une même famille : la nation.

Cet idéal fraternel n’est pas centré sur le « vivre » mais sur « l’être ». Il ne cherche pas à nous réunir dans un « ensemble » mais à nous élever dans un « avec ».

« Citoyen » ce n’est pas juste un adjectif qu’on ajoute partout comme un gimmick de langage. C’est un engagement social et politique, éthique, vers la transformation d’une société en une nation plus juste, plus humaine, plus unie, plus fraternelle. C’est l’inscription de l’engagement dans la société civile d’un projet civique, sinon civilisateur, humaniste et universaliste.

Or toute action qui va dans ce sens n’a aucune valeur si elle n’est éclairée en permanence d’un discernement : qu’est-ce qui va dans le sens de l’intérêt général, du bien commun, de plus de cohésion, de sens, de valeur partagée ? Et qu’est-ce qui constitue une régression, une menace, une trahison du système de valeurs commun et des règles qui en découlent ?

Le pacte avec le Diable

En abdiquant de son système immunitaire et éthique, Coexister s’est préparé au pire : faire alliance avec l’ennemi. L’ennemi du Dialogue qui est pourtant son dieu. L’ennemi du vivre ensemble qui est pourtant son credo. L’ennemi de la diversité qui est pourtant sa raison d’être.

Le Diable islamiste a réussi l’impossible : entraîner un mouvement fondé au départ par des jeunes chrétiens à cautionner l’impensable, à valider l’inacceptable, à légitimer un monstre.

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Au milieu des années 2010, dans un climat sépulcral marqué par les attentats terroristes de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher et du Bataclan, mais aussi par la multiplication des provocations islamistes afin de tester les résistances républicaines sur le voile ou la mixité, Coexister n’a rien trouvé de mieux à faire que se compromettre en se rendant au Salon de l’UOIF du Bourget. Une foire aux dérives sectaires où l’on pouvait croiser des fans de Tariq Ramadan, des anti-Charlie, des pro-Hamas ou Hezbollah, des prédicateurs de haine misogynes et homophobes, des apôtres du viol conjugal et de la destruction d’Israël, des gourous salafistes, des mécènes wahhabites, des vendeurs de niqabs, de burqas, de livres et DVDs islamistes. Tout un remugle d’infréquentables dont on se demande comment on a pu tolérer une telle promotion dans la France endeuillée par les attentats.

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Car il faut rappeler une vérité qui contredit une idée fausse. On peut aisément comprendre le malaise des musulmans français après les attentats de Charlie ou du Bataclan. Et la nécessité de répéter à l’époque : « Pas d’amalgame ! » On peut comprendre la volonté des musulmans de condamner mais surtout de se démarquer de ces attentats qui comptèrent aussi des musulmans parmi les victimes en clamant : « Pas en mon nom« .

On a souvent entendu dire depuis qu' »il n’y a aucun rapport entre Islam et le terrorisme » ou « L’Islam et l’islamisme sont deux choses qui n’ont rien à voir« . Vrai, sauf que c’est hélas faux. D’abord parce qu’il n’y a pas un islam mais DES islams. Ensuite parce que même au temps du prophète, l’Islam a toujours comporté une composante pacifique et une autre guerrière, tournée vers la conquête et la conversion forcée, et hostile aux infidèles. Dire que « L’Islam est une religion de paix et d’amour » et vouloir le résumer à cette simple formule est d’une naïveté affligeante. Oui, l’Islam est aussi une religion violente.

Quand aux islams contemporains, concurrents et en guerre les uns contre les autres, il est faux de prétendre que l’islamisme qui comprend différentes versions fondamentalistes de l’Islam n’aurait rien à voir avec l’Islam. Ou que l’Islam comme l’islamisme n’ont rigoureusement rien à voir avec le terrorisme qui pourtant s’y réfère. Le djihadisme dans sa version littérale, violente, est une des composantes de l’Islam contemporain, comme de l’Islam originel.

Quant au terrorisme islamiste actuel revendiqué au nom d’Al Qaeda ou de Daesh, bien sûr que ces organisations terroristes sont des dévoiements ignobles de l’Islam. Pourtant ils s’en réclament. Sinon comment expliquer que des pays musulmans wahhabites comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar aient pu financer et soutenir ces organisations ?

Il faut donc demeurer extrêmement vigilants et ne jamais renoncer à un travail critique de discernement quand on est face à des organisations qui prétendent juste promouvoir l’Islam ou « défendre les musulmans ». Derrière beaucoup de ces imams, de ces responsables associatifs, de ces recteurs de moquées souriants, rasés de près, en costume cravate, cultivés et polis se cachent parfois des officines beaucoup moins ragoûtantes comme les Frères Musulmans. Ou des mécènes beaucoup plus ambigus comme des organisations « caritatives » islamiques saoudiennes, qataris ou turques spécialisées dans le financement des organismes islamistes et terroristes.

Coexister a commis une erreur fatale en mettant le doigt dans l’engrenage du dialogue avec ces gens-là.

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Islamistes de l’UOIF

Beaucoup de défenseurs de la laïcité, notamment Caroline Fourest, se sont heurtés violemment à Coexister et ont dénoncé cette odieuse supercherie. L’association s’est depuis enfermée dans son entêtement à défendre cette frange infréquentable, en grande partie illégale de l’islamisme français. Une alliance que ses dirigeants n’ont jamais voulu renier.

L’islamo-gauchisme, cancer de la gauche française

On ne peut comprendre cet endurcissement inimaginable sans le resituer dans le contexte d’une évolution d’une partie des hérauts de la gauche droit-de-l’hommiste, laïque, sociale et républicaine, mais aussi communautariste et altermondialiste. Et ses collusions coupables et confusionnelles qui sous prétexte de défendre les minorités vont jusqu’à soutenir ou cautionner l’idéologie islamiste.

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On l’a vu avec cette manifestation de la honte du 10 novembre 2019, cette Islamo Pride, cette Fierté Islamiste où l’on défilait en souriant et en arborant des symboles révisionnistes (ce signe factice distribué par le CCIF aux manifestants fabriqué sur un amalgame ignominieux entre l’étoile imposée aux Juifs durant la guerre et une étoile islamique frappée du sceau « MUSLIM »). Une manif de la honte dénoncé par beaucoup de vrais républicains, des chrétiens, des Juifs, des musulmans défendant la laïcité, mais que Coexister a pourtant soutenue. Tout comme des élus de La France Insoumise, du PCF ou d’EELV qui se sont empressés d’y participer.

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Cette dérive idéologique et politique identifiée sous le terme d’islamo-gauchisme, est très présente dans les discours médiatiques sous la forme d’un relativisme ultra complaisant à l’égard des islamistes et d’un cautionnement permanent du concept d’« islamophobie » forgé par les Frères Musulmans pour aiguiser des peurs et faire croire qu’il existerait en France un « racisme anti-musulmans » d’Etat visant l’ensemble des musulmans de France (cf. tract du CCIF distribué le 10 novembre).

Un mensonge qui pour les « persécutions » imaginaires ne résiste pas un instant à un examen objectif des faits, puisque les agressions visant des personnes de confession musulmanes en France sont en baisse constante et culminaient à 100 cas en 2018 (contre plus de 1000 cas d’agressions anti-chrétiens).

Quant au choc provoqué par les attentats successifs perpétrés sur le sol français qui ont fait 263 victimes en 7 ans, celui-ci ne suffit apparemment pas à ouvrir les yeux de ces égarés, comme de Coexister, sur la hiérarchie des dangers qui menacent notre démocratie.

Cette cécité morale et intellectuelle touche malheureusement un certain nombre d’autres chrétiens, farouchement anti-laïcs ou pour qui la solidarité interreligieuse et la défense des autres religions priment sur toute autre priorité. Une sorte de fronde de la calotte, de la kippa et de la chéchia contre la République laïcarde.

La chute de Rome

L’auteur de L’Esprit des lois le rappelait déjà en 1734, Rome n’est pas tombée uniquement à cause de la décadence de l’Empire romain d’Occident et de ses abus. Elle est aussi tombée sous les assauts des « invasions barbares ».

Quant Alaric et son armée saccagent la ville en 410, celle-ci ne leur offre que peu de résistance.

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Aux mêmes causes les mêmes effets.

Loin de nous de considérer que l’immigration de ces 60 dernières années composée pour une large part de ressortissants de pays musulmans constituerait une quelconque forme d’invasion, comme les tenants de la théorie du Grand remplacement reprise par le RN tentent de nous en convaincre.

En revanche la stratégie des islamistes, que l’on peut décrypter en lisant certaines publications des salafistes ou des Frères musulmans, repose clairement sur une volonté de conquérir des territoires idéologiques et symboliques, mais aussi géographiques et politiques, dans un vaste projet de conversion massive des peuples européens et occidentaux à l’Islam.

Ce projet repose sur une stratégie de conquête progressive sur le long terme. Une conquête lente, patiente, méthodique, sournoise. Selon le principe pragmatique que lorsqu’il est impossible de conquérir par la guerre ou la confrontation directe, mieux vaut se fondre dans la masse et miser sur la corruption à long terme.

Une conquête des esprits d’abord, qui cible prioritairement les populations d’origine ou de culture musulmane vivant en France. Des musulmans éloignés de leur culture d’origine, souvent en proie à des difficultés d’intégration dans une société française « qui les rejette et les discrimine », et qu’il s’agit de « réislamiser » pour en faire des promoteurs de l’Islam.

Une conquête des rouages politiques, juridiques, institutionnels, médiatiques de la société française. En testant les résistances, en tentant de faire reculer la laïcité et les lois républicaines partout où cela est possible, en imposant la charia comme seule et unique source souhaitable du Droit. En prenant en otage une « communauté musulmane » fabriquée artificiellement en exacerbant les peurs, les fantasmes et les discours liés à « l’islamophobie », en encouragement les phénomènes de repli identitaire et communautaire, en soutenant que seule l’adhésion à une forme rigoriste de l’Islam pourra permettre aux musulmans de recouvrer leur fierté, en faisant notamment la promotion du voile chariatique (islamiste), en jouant subtilement sur les faiblesses de notre démocratie, sa trop grande complaisance à l’égard des minorités « opprimées », ses dérives libertaristes et égalitaristes qui dénaturent les principes républicains, sa complaisance à l’égard du communautarisme, son interprétation laxiste du principe de laïcité, le clientélisme électoraliste de ses élites, la démagogie et l’assoupissement moral de ses élites médiatiques… Mais aussi par une stratégie d’infiltration méthodique des réseaux de pouvoirs, de l’association locale au sommet de l’Etat.

Sans doute ce qui a dû se produire avec Coexister, dont les premiers membres musulmans défendaient pourtant une vision ouverte et tolérante à l’opposé de ces islamistes corrupteurs.

Même si elle n’obéit pas aux mêmes mécanismes ni aux mêmes schémas historiques, cette corruption méthodique de la société, de ses citoyens et de ses élites présente des analogies frappantes avec le déclin de l’Empire romain infiltré puis dominé par des peuples dits « barbares ». Sauf qu’il s’agit ici d’une stratégie de conquête au nom d’une religion mûrement réfléchie, planifiée sur quelques décennies, et non d’une infiltration sur plusieurs siècles. Et d’une conquête politique des pouvoirs mise en œuvre via des officines discrètes ou officiellement déclarées (comme le CCIF, L.E.S. Musulmans, Musulmans de France ou l’AMIF), téléguidées et financées en grande partie par des organisations islamistes étrangères (Frères Musulmans notamment).

Rome est bien naïve, elle qui succombe aux charmes de ces barbus aux paroles douces et mielleuses.

Qu’il s’agisse de la Rome actuelle, celle du Vatican qui parfois s’égare dans un zèle trop consensuel à vouloir dialoguer avec les islams et les autres religions.

Qu’il s’agisse des catholiques et des chrétiens de gauche, aveuglés par leur idéalisme social, communautariste et relativiste.

Qu’il s’agisse de l’Occident, lointain héritier de Rome, qui souvent s’abîme dans des courtisaneries et des alliances contre-nature qui trahissent son idéal démocratique, émancipateur et humaniste.

Ou bien encore de cette Rome inclusive symbolisée par coexistence, qui voudrait embrasser tous les peuples de son empire, quitte à les absoudre des plus vils péchés.

Tel le couteau mortel planté dans le dos de César par son fils adoptif, le ver est désormais dans la pomme tendue aux égarés de Coexister. Ou plutôt le poison est versé par l’ennemi sur cette eucharistie œcuménique qui rêvait de réunir tous les enfants d’un même dieu.

Il n’y a pas d’autre Idéal que la République pour garantir les libertés.
Il n’y a pas d’autre qualité que celle de citoyen pour garantir l’exercice de la Fraternité.

Qu’on soit croyant ou non, toute cette affaire est la preuve éloquente qu’il ne peut exister de coexistence pacifique ou « active », de vivre ensemble ou de société fraternelle unie et cohérente autour d’un socle de valeurs et de lois communes, sans la proclamation d’un Idéal commun qui transcende toutes les différences.

Un Idéal qui s’oppose à toute prétention individuelle, catégorielle ou communautaire de sanctuariser des critères différenciateurs pour en faire le creuset d’agrégation identitaire essentiel d’un groupe qui se déclarerait supérieur à la nation. Comme de toute différence élevée au rang d’essence qui se déclarait à elle seule la source de l’Autorité, de la Vérité et du Droit.

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La République que nous défendons contre ceux qui veulent la détruire n’est ni un régime ni un système ou une chose politique : elle est  LA « chose publique » (res publica). Et par extension la seule et unique Communauté à laquelle chaque citoyen appartient au-dessus de toute autre.

La République n’est pas non plus cet espace ouvert à tous les vents, à toutes les revendications individuelles, identitaires ou communautaires, auquel certains voudraient la réduire par une assimilation grossière de nos principes un libertarisme béat.

La République n’est pas une collection d’individus disjoints, de modèles, de croyances ou d’idéaux rivaux. La République est un Idéal : c’est l’Idéal qui réunit dans une même Fraternité indivisible tous ses enfants.

La République est la seule qui puisse garantir à chacun la liberté d’être et d’exprimer ce qu’il est, ses convictions et ses croyances, tant que celles-ci n’empiètent pas sur celles des autres et ne cherchent pas à s’imposer aux autres ou à l’Etat.

Parce que la République ne reconnaît aucune transcendance mais qu’elle se fonde sur la Raison, elle permet à toutes les formes d’allégeance à une transcendance, un dieu, un principe, une Essence, de s’exprimer sans qu’aucune de celles-ci ne puisse prétendre être la source de l’autorité et du Droit.

S’allier avec les ennemis objectifs de la République que sont les islamistes, c’est implicitement adhérer à leur projet sécessioniste. C’est devenir soi-même un ennemi de la République, de la diversité, du vivre-ensemble et du respect des différences comme facteur de relation, d’échange avec l’autre et de cohésion.

En mai, fais ce qu’il leur plaît ! – Macron, mai 68 et les bobos

Etudiant lançant des pavés lors des manifestations étudiantes le 25 mai 1968 dans le Quartier latin à Paris

On fêtera bientôt les 50 ans de mai 68.

Vous vous rendez compte ?

Le Président Macron, c’est le moins que l’on puisse dire, a d’autres priorités à son agenda et semble peu pressé de fêter l’événement.

Plus à l’aise dans les salons parisiens qu’avec les symboles de la gauche populaire.

Plus en phase avec le très politiquement correct « esprit du 11 janvier » qui reflète bien l‘atmosphère anémiée du moment qu’avec la Grande Récré des enfants du baby-boom, le souffle révolutionnaire des barricades et ce genre de commémorations un peu casse-gueule.

Pas de risques, pas de vagues, et surtout pas question de donner une caution à la rue.

Et gare à ceux qui contreviendraient au devoir de réserve : ils seront sévèrement sanctionnés !

Après le temps des cerises, le temps des prunes.

Pas d’artistes du moment, de stars ni de people conviés pour scénariser ce Cinquantenaire. Comme au temps des grand-messes mitterrandiennes qui avaient élevé le fameux « Bicentenaire » au rang de rite planétaire.

Même pas un entrefilet dans la presse pour rappeler que cela fera 50 ans dans trois mois que quelques étudiants chevelus de la Sorbonne et de Nanterre emmenés par un rouquin très agité déclenchaient toute une série de grèves et de manifs qui allaient mettre la France cul par-dessus tête et faire chanceler le régime gaulliste.

Aurait-on à ce point changé d’époque ? Que plus personne ne semble s’en préoccuper ?

Certes, la Génération Macron ou celle d’En Marche ! n’a rien à voir avec celle des bobos (bourgeois bohêmes).

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Les jeunes quadras d’aujourd’hui, à peine dépucelés de leur virginité politique à la faveur d’un fin stratège qui a dynamité tout l’échiquier, n’ont ni les référents ni les aspirations de leurs aînés, abîmés dans le confort et « l’esprit Canal ».

Cette génération au seuil de la quarantaine à laquelle appartient Emmanuel Macron, et que les sociologues du marketing appellent les momos (mobiles moraux), ont grandi dans les années 1990 : ils n’ont connu que la crise, le chômage et un marché du travail tendu. Ils ont dû sacrifier à de longues études, apprendre à s’adapter aux contraintes économiques, accepter d’être hyper mobiles et réactifs pour changer souvent de métier, de secteur, voire de pays au cours de leur carrière.

Serge July, Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg, icônes des générations « bobo », « momo » et « yoyo »

Ces braves petits soldats de la mondialisation obéissants et angoissés ne partagent absolument pas les rêves et les luttes rebelles de leurs parents les bobos.

Autant les bobos sont volontiers décalés, frondeurs, rebelles et contestataires – du moins dans la posture – autant leurs enfants les momos sont hypernormés, et à fond dans le Système !

Autant les baby-boomers ont rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde, d’être réalistes en demandant l’impossible, de réinventer la société et de changer la vie, autant les momos sont de véritables gardiens zélés du Temple ultralibéral et « progressiste ». Prêts à dénoncer tout dérapage verbal, tout écart de comportement ou de langage qui risquerait d’écorner la Pensée unique et de dévier un tant soit peu de la ligne orthodoxe imposée par le politiquement correct.

Quant à la génération suivante, celle des yoyos (young yobs : jeunes loubards) qui composent une bonne partie de l’équipe Macron, ces trentenaires malins comme des bonobos et opportunistes comme par deux, ils n’en ont strictement rien à cirer des discours des élites et des politiques.

A eux on ne la fait plus ! On leur a tellement bourré le mou avec des discours moralisateurs, culpabilisateurs et anxiogènes, avec ces vieilles rengaines humanistes, droits-de-l’hommistes, libertaristes, égalitaristes, communautaristes ou féministes, qu’ils s’en moquent avec une effronterie aussi calculée que jubilatoire.

Ils se servent de tout, détournent tout, customisent tout, n’ont aucune morale, aucun scrupule et aucune préoccupation, sinon de saisir les opportunités à leur portée, et d’utiliser les failles du système à leur avantage. Pour s’en sortir, pour réussir, gagner de d’argent ou pour aider leurs potes.

Ils ne cherchent ni à flamber comme les bobos ni à placer leurs économies en s’angoissant à propos de l’avenir et de leurs gosses qu’ils n’ont pas encore comme les momos.

Eventuellement ils réalisent à l’occasion de juteux placements boursiers dans quelque startup, aussitôt réinvestis dans des achats dictés par leur fantaisie du moment.

Ce sont des jouisseurs, des opportunistes, des pragmatiques, qui n’en font toujours qu’à leur tête. Qui vivent l’instant présent et se moquent éperdument que le monde puisse s’écrouler autour d’eux, sinon pour kiffer sa race sur leur console de jeux.

Ils vivent en tribus, et en changent comme de paires de Nike.

Ils sont à fond dans les nouvelles technologies, car ils ont grandi avec une Gameboy entre les mains, surfent sur internet dès leur plus jeune âge, et en maîtrisent tous les rouages.

Ils anticipent sinon inventent eux-mêmes les modes et les nouveaux courants, plus pour s’amuser ou par opportunisme que par snobisme.

Ces yoyos ne sont pas ceux qu’on entend le plus dans le staff Macron. Sinon au travers de ce pragmatisme très réactif et sans réelles convictions sauf pour flatter la galerie. L‘esprit momo tient encore le haut du pavé, pour la vitrine du moins.

Ces deux générations sont les enfants de la mondialisation.

Mais ils ne fantasment pas comme leurs aînés sur un universalisme très idéaliste et politisé en prétendant bousculer l’ordre établi. L’ordre ou le désordre, ils s’en tapent.

L’ordre et les règles ils savent parfaitement les contourner. Et le désordre leur permet de tirer leurs biles au milieu de la confusion.

Si les momos sont à fond dans l’humanitaire, les yoyos s’en foutent royalement, sinon quand ça les touche directement ou pour faire mine de plaire à leurs grands-frères.

Pour les momos comme pour les yoyos, Mai 68 c’est comme la bataille de Marignan : un truc appris dans les livres d’Histoire.

Ou éventuellement un refrain barbant dont leurs parents les ont suffisamment bassinés pour qu’ils en ignorent la teneur.

Les momos regardent leurs vieux comme des pauvres ados rêveurs abîmés dans des glorioles pitoyables et leurs souvenirs de fac. En leur confiant à l’occasion la garde du petit dernier sagement endormi dans son landau connecté signé Stark ou Pinifarina.

Les yoyos quant à eux observent ces vieux darons avec amusement et respect, parce que quand même, Mai 68 ça devait être un sacré kif !

Mais ils en parlent comme d’un truc de ouf, exactement comme ils s’excitent sur le méga set de leur DJ favori dans le prochain festival électro.

Bobos et yoyos sont souvent potes.

Les premiers offrent aux seconds une conscience par procuration. Et les seconds permettent aux premiers de ne pas devenir gâteux en les initiant au vertige néo-psychédélique des réalités augmentées.

Globalement on est aujourd’hui en France aux antipodes des lendemains qui chantent.

Des couplets maoïstes, trotskistes ou castristes lancés depuis la tribune ou vomis sur les CRS-SS.

On est bien loin des expérimentations loufoques, de la révolution sexuelle, de la musique de Pink Floyd, des Doors, du pop art, des chemises à fleurs, des colliers hippies, de l’encens, de Woodstock, du LSD, des partouzes géantes et des slogans comme « Il est interdit d’interdire »…

Même si, la nostalgie aidant et la mode rétro 70s ou 90s des années 2010 faisant loi, on revisite ces icônes de la génération hippie.

Pour le reste, ça fait plusieurs décennies que c’est Back to reality!

Et pour les plus téméraires, un rail de coke, volume à fond, binge drinking et baise à tout va jusqu’au prochain after.

Mai 68, c’est au mieux un mythe sympa, au pire un truc ringard de musée.

Les bobos ont du mal à en démordre, mais on a changé de siècle.

Les crises économiques, la chute du Mur de Berlin, le 11 septembre, internet et Twitter sont passés par là.

Les idéologies qui ont bercé leur jeunesse ont été remisées sur les étagères de l’Histoire.


Leurs idoles, Marx, le Che ou Sartre, n’ont même pas leur statue au Musée Grévin.

Ceux qui ont portées ces années du Changement se sont recyclés pour les plus chanceux dans le journalisme ou la politique (mais ils ont été balayés par le tsunami En Marche ! ou sont devenus de sages courtisans du Prince…).

Ils bossent et parfois ont fait fortune dans l’écologie, l’économie verte ou le numérique, le multimédia, le marché de l’art moderne, le business du bio, du bien-être ou du développement personnel.

Et pour les plus largués, le Grand Soir se résume le plus souvent à croupir dans une ONG en attendant la ménopause du cadre, à tenter de reconstruire un château de sable en pleurant sur les ruines du PS, à publier des compiles rééditant les tubes de leurs groupes fétiches, ou bien à faire le guignol dans les talk-shows le samedi soir pour les nunuches engagées qui prétendent avoir une conscience et qui lisent Philo Magazine.

Quant aux plus endurcis, nombreux sont ceux ont pas finis fauchés par le sida, une overdose, un infarctus ou un cancer, ecstasiés et pesant 30 ans kilos sur une plage de Goa, ou carrément suicidés, soit à cause de leurs excès de sexe et de drogues qui leur ont ravagé la capsule, soit parce que leurs doux rêves se sont fracassés sur le roc des flamboyantes mais austères années 80.

Les rescapés ont quitté les radars et vivent planqués dans leur salon germanopratin, ou toujours scotchés dans leur ashram en Inde, une communauté new age ou une ferme dans les Cévennes.

Alors, faut-il ou non fêter Mai 68 ?

Si c’est pour ressortir les vieux gimmicks, sûrement pas !

Qui plus est, l’aspect politique et contestataire de cette ultime « révolution » n’est pas forcément bon à titiller.

Une bonne grève générale pour faire barrage à la Loi Travail est justement ce qu’a soigneusement voulu éviter le Président Macron, fort de son expérience d’éminence grise puis de ministre du quinquennat Hollande et des fameuses Nuits debout qui s’en suivirent.

Aujourd’hui tout le monde est rentré dans le rang. Et beaucoup s’extasient toujours devant ce jeune président si nouveau, si intelligent, si bien élevé, si propre sur lui, si posé, si courtois avec les femmes et si sympathique.

Les Français ont troqué un excité narcissique et corrompu, suivi d’un gros balourd qui les a roulés dans la farine sitôt élu en s’asseyant sur ses promesses socialistes, contre une sorte de Prime Minister brittanique, au style très monarchique, bon teint, sage et moderne. Et totalement à la solde des molochs américains et européens. Un peu comme Tony Blair.

Alors le Général à côté c’est Che Guevara !…

L’esprit et les valeurs libertaires de Mai 68 ont depuis l’ère Mitterrand totalement imprégné la société, ses modèles et ses discours.

Au point qu’on n’en a même plus conscience.

Même Sarko a été présenté récemment par certains commentateurs comme un héritier de l’Après-Mai 68. Qu’il avait pourtant combattu.

Sauf qu’aujourd’hui, voir des filles à poil à 18 heures à la télé comme au bon vieux temps des Coco girls du Collaro Show c’est totalement impensable !

De nos jours les normes sont bien verrouillées. Et quiconque s’en écarte risque le pilori médiatique dans la seconde qui suit, voire un procès ou le zonzon s’il refuse de faire repentance et continue d’alimenter le scandale.

On peut sacrifier à tous les écarts, toutes les perversions, toutes les outrances, tous les excès et tous les délires, du moment qu’ils sont soigneusement répertoriés et labélisés.

Pour le reste, si l’on s’écarte un tant soit peu de la Pensée unique, on est aussitôt taxé au mieux de « complotiste », au pire de « terroriste ».

Alors faire la révolution, vous n’y pensez pas !

Nos contemporains sont frileux, formatés, lobotomisés, partagent des indignations téléguidées et à géométrie variable.

L’indignation réflexe est une posture obligée si l’on veut s’afficher comme un bon citoyen équipé d’une conscience éthique.

Mais le libre arbitre et l’esprit critique – le vrai – ou la contestation de l’ordre établi au nom d’un Idéal ou d’un projet alternatif de société sont des crimes de lèse-conformisme inadmissibles en « démocrassie » !

Alors on se contente de faire semblant d’être un rebelle. On s’agite et l’on s’offusque aussitôt que son voisin fait un pet de travers. On monte des kabbales hystériques sur Facebook pour des boulettes. Et c’est ce cirque burlesque et grandiloquent qui constitue l’Alpha et l’Oméga des moutons de panurge.

Dont les neurones sont totalement grippés par leur flip incessant, soigneusement monté en neige par les médias à propos du terrorisme, de la vache folle ou de la bombinette nord-coréenne.

Pourtant, il serait urgent de réapprendre à rêver.

Urgent de s’enivrer.

Et de remettre l’imagination au pouvoir.

D’ouvrir les yeux sur l’avenir au lieu d’ânonner le même catéchisme. D’inventer le monde de demain. Un monde qui sera fraternel, universel, unifié et pacifié.

Ou ne sera pas.

Un monde qui verra toutes les consciences planétaires totalement interconnectées. Et en tout cas par autre chose que l’écran mensonger des logiques du Système.

Mais ça, soyons certain que les milices du Zeitgeist s’empressent de nous en dissuader.

Nous incitant au contraire à nous vautrer dans la fascination du Vide, le culte de l’Ephémère, de l’Insignifiant. A nous prosterner devant les idoles consuméristes de leur Panthéon des Vanités.

Plus qu’une nouvelle « révolution », politique, sociale ou institutionnelle, c’est un Grand Saut de la conscience qu’il convient pour nous tous ensemble d’opérer en ce siècle.

Un siècle qui verra s’accomplir les plus grands bouleversements que l’humanité ait jamais connus. Et qui l’obligera à faire face aux plus grands défis de son histoire.

Mais il faut plus que de la lucidité, de l’imagination ou de l’audace pour s’engouffrer dans la brèche de ce Changement radical qui nous aspire à lui.

Il faut accepter de mourir totalement à soi-même pour renaitre tout autre. De ne plus rien savoir ni connaître ni contrôler.

Et d’abdiquer son cher Ego au bénéfice du Bien commun.

Mais ce sacrifice, l’homo post-modernicus qui se vante pourtant d’être un rebelle et s’éprend de toutes les causes n’est pas prêt d’y consentir !

On peut se piquer d’avoir une conscience et rêver éventuellement de prolonger l’utopie matérialiste dans une fiction transhumaniste, mais de là à faire passer le sort des réfugiés climatiques avant sa tisane bio, NO WAY!

Alors oui, il serait temps de célébrer le joli mois de mai, avant que l’hiver ne s’abatte définitivement sur nos belles illusions.