Monarc toute ! *

Manu 1er, roi des Cons

Tel pourrait être le titre de la comédie que la France se joue à elle-même depuis le 7 mai.

Les Français ne voulaient ni de Hollande ni de Sarkozy : ils auront les deux ! Habilement dissimulé sous le masque trompeur du Renouveau.

Le programme du président élu est en effet la synthèse parfaite entre le quinquennat de François Hollande et le programme du candidat malheureux des primaires, dégagé avec pertes et fracas en 2012 et laminé en 2016 alors qu’il tentait un ultime come-back.

Tout le subterfuge pour faire avaler cette énorme pilule consiste à réunir sous les traits d’un parfait inconnu, dont l’ambition a été monnayée par un chèque en blanc à la doctrine ultralibérale, à la fois les attentes inconscientes d’un peuple en déshérence et son penchant impardonnable pour la mise en scène.

Ainsi est né le mythe Macron. Ou plutôt la plus grande mystification de l’histoire de la Ve République.

Les Français en ont marre de ces présidents falots qui n’ont d’autre idée en tête que leur plan de carrière ? Ils sont nostalgiques des bons rois, des grands hommes, des présidents hiératiques et de la pompe républicaine ? Fort bien ! A défaut d’un De Gaulle de substitution dont tout le monde se réclame mais dont personne n’est digne de porter le képi on va leur en fourguer plein la vue pour un bon prix !

Par-delà les arguties médiatiques totalement bidon autour du sacre du nouveau prince, s’il y a bien un enseignement que nous aura livré cette élection, c’est que les Français ne sont pas mûrs pour vivre en démocratie ni aptes à se gouverner eux-mêmes.

Ils veulent toujours se persuader qu’ils se sont choisis un monarque élu pour cinq ans renouvelables selon leur bon plaisir souverain. Et au terme d’une « thérapie de groupe » qui tient plus du psychodrame hystérique que du discernement serein.

Le seul candidat qui incarnait une véritable alternative humaniste aux mensonges du système, appuyée sur une vraie vision d’avenir, c’était Benoît Hamon. Mais son projet avait vingt ans d’avance sur la société et son message était inaudible. Noyé par le fracas des affaires, les outrances poujadistes d’une harpie poisse, les trahisons et les calculs d’apparatchiks en voie d’obsolétisation et pressés de suivre la petite musique d’un banquier de sacristie transformé en joueur de flûte par un appareillage médiatico-financier hors-norme.

Jean-Luc Mélenchon aurait pu incarner la relève et renverser la table dressée pour les noces du peuple transi avec son nouveau messie. Mais son marxisme indécrottable même teinté d’écologie, son ressentiment obsessionnel à l’égard d’un PS qui n’avait pas su s’incliner devant son génie et qu’il entendait fermement dynamiter, son trop grand mépris pour les élites et son obstination orgueilleuse à ne rien concéder, le condamnent à n’être qu’un éternel agitateur, un stoïcien d’estrade prophétisant le malheur à qui veut l’entendre. Souvent avec pertinence, mais aussi avec trop de véhémence. Et donc condamné à ne rassembler qu’un bataillon de grognards insoumis prêts à en découdre avec la terre entière.

Scénario impossible dans une France morcelée, étrillée, à bout de souffle, où la soif de pacification l’emporte sur le désir de révolte.

Une France prête à se ranger derrière un illusionniste habile et résolu sorti de nulle part. Quitte à avaler n’importe quel bouillon de légumes qu’on lui sert pourvu que ce ne soit pas la ciguë frontiste.

Aujourd’hui Marianne se rêve en Cendrillon enlevée par son Prince charmant dans une caricature de conte de fée à faire pleurer de rire.

Voilà donc le bon élève flanqué d’une vieille perruche aussi muette qu’une carpe promu en avatar d’Henri III au jus de mélisse sorti d’un chapeau de magicien pour mettre un terme aux guerres fratricides. Et sacré roi de France dans une mise en scène pharaonique, entre les cariatides antiques, les candélabres royaux et la Pyramide maçonnique du plus beau musée du monde.

Au terme d’une campagne harassante en cette soirée du 7 mai, les Français en ont eu pour leur compte de pompes superlatives où l’Ancien régime et la Révolution, et surtout la gloire des grands argentiers rehaussée par des chambellans roublards, communièrent dans un grand exercice de n’importe-quisme aussi obscène que scandaleux.

Pas de Te Deum pour le nouveau monarque. Juste l’Hymne à la Joie pour scander la procession du prince charmeur aussi grave qu’un clystère devant une foule de nains joyeux confits d’admiration devant tant de grandeur retrouvée.

Pas d’oriflammes royales. Juste une marée de drapeaux tricolores et la couronne étoilée du Nouvel Ordre Européen.

Pas de discours inspiré. Juste une diarrhée interminable de formules creuses débitées par un gamin zozotant empêtré dans un lyrisme forcé sans saveur ni art de la dramaturgie.

Pas d’étiquette savante, pas de protocole suranné. Juste un parterre œcuménique réunissant des quadras à lunettes, des bobos ecstasiés et des zyvas hilares en pleine décompensation post « Tout sauf Marine ».

Du Mitterrand premier degré, sans la roublardise du Sphinx ni le cercle jaloux des courtisans empressés.

Après la Force tranquille, voici la farce tranquille.

La République devenue subitement aussi vide que la pyramide inversée sur laquelle était dressée cette scène incroyable.

Mais tout le monde s’en fout. L’important c’est qu’on ait dégagé tous ces incapables corrompus et évité Le Pen. On verra bien ce que ça donne avec ce nouveau gadget présidentiel. De toute façon il est tellement vide et lisse qu’on peut projeter sur lui tous ses espoirs et ses fantasmes. Alors allons-y gaiment !

Un Président de la République consacré dans le palais des rois de France : personne n’a relevé l’absurdité criante du symbole. On est aujourd’hui tellement pressé de sortir de cette campagne plus proche du lavage de linge sale et du guillotinage en série que du débat démocratique. Et d’oublier 5 années d’agitation vulgaire suivies de 5 autres d’impuissance affligeante. Avec en prime le spectre de la purge extrémiste pour achever le suicide collectif.

Nous voici donc en pleine romance kitsch.

Le système est assuré de sa continuité, d’un contrôle total du pouvoir et d’une emprise sans précédent sur des esprits mystifiés par cette mascarade électorale.

Incapables d’engager un authentique et salutaire examen de conscience, les Français sont maintenant sous le charme de l’illusion qu’on leur a fabriquée et qu’ils ont gobée avec l’impatience de nourrissons pressés d’engloutir leur biberon.

Aux mensonges d’appareil s’ajoute le mythe patiemment édifié d’un jeune monarque-président nouveau, moderne, éclairé, déterminé, bienveillant et surtout très correct.

Très politiquement correct, c’est essentiel ! Pas un faux pas, pas un faux pli ne doit ternir cette icône photoshopée de la Nouvelle France, dont le vide absolu et l’imposture magistrale devrait faire hurler de rage nos intellectuels aujourd’hui amidonnés dans des postures de courtisans lèche-botte.

Puisque les Français sont assez cons pour se contenter de cette caricature de Kennedy de bac-à-sable, ce qui leur pend au nez dans quelques années c’est le retour en force d’une Marion Maréchal requinquée après un congé de maternité en marge du marigot politique. Une hypothèse autrement plus flippante que la grosse Tata Marine et sa clique de tapioles souverainistes.

Puisque les Français sont manifestement incapables de devenir une nation vraiment démocratique et en phase avec le siècle, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de leur logique et tenter le scénario d’une bonne restauration ?

Louis XX Roi des Français, ça aurait quand même plus de gueule que Manu 1er prince des Cons !

Après tout ce serait dommage de se contenter d’un emballage doré sans l’élixir royal qui va avec !

Mais non. La France de 2017 c’est Ridicule sans la noblesse. La Cour sans l’esprit. L’Hymne à la joie sans hymen et sans vraie joie. Et La Marseillaise en pendentif réduite à une rengaine pop.

La France est de nouveau « en marche » puisque ce slogan imbécile a suffi à l’ébrouer. En marche comment et vers quoi, peu importe du moment que ça bouge. Après Le Changement et la changitude, voici la Marche-attitude.

Tous les imbéciles pâmés sont désormais prêts à s’identifier à l’enfant prodige dont l’accession éclair au pinacle ne doit évidemment qu’à son intelligence, son opiniâtreté, la dynamique de renouveau dont il est porteur et son extraordinaire charisme rassembleur.

Anesthésiés, mithridatisés, les Français sont incapables de voir derrière le sketch burlesque de « la start-up En Marche ! » le visage cynique et grimaçant d’une multinationale aux ramifications planétaires.

Ils se piquent au jeu du jeune banquier moulé par le Grand Orient et devenu l’Élu du peuple orphelin. Un apothicaire picard à la Cour des rois de France. Pinocchio sacré Napoléon.

La plaisanterie serait hilarante si elle n’était tragique.

Alors quid pour se dégriser de cette douce hallucination collective ?

Les ordonnances estivales suffiront-elles à dissiper le voile ? Même pas sûr tant le poison est profondément inoculé. Et tant les Français sont prompts et consentants pour se faire gruger, pourvu qu’on leur serve une jolie fable sur papier glacé.

Faudra-t-il d’autres vagues d’attentats encore plus meurtrières ? C’est fort probable vu l’amateurisme du jeune usurier en matière de politique internationale et son atlantisme dévoué.

Faudra-t-il finalement en passer par la case FN pour que les Français comprennent qu’ils se roulent eux-mêmes dans la farine à force de prendre des casseroles et des timbales pour des orchestres symphoniques ?

Faudra-t-il que cette marionnette vende ce qu’il reste de souveraineté pour financer l’or du Temple afin que la meute des autistes se dégage enfin du lisier où elle patauge depuis tant d’années ?

Ce qui est certain c’est que les Français ne sont pas encore guéris de leurs pires péchés.

Pour sortir de cette impasse et entamer un véritable Réveil il faudrait, hormis les pièges délétères du consumérisme et la dictature vulgaire du C’est mon choix, que la France se délivre du poison qui hante son âme depuis plus de deux siècles.

A savoir la religion maçonnique qui a abâtardi l’idéal républicain en républicanisme de pacotille. Et kidnappe toute possibilité d’instaurer en France une vraie démocratie digne de ce nom au bénéfice d’une mascarade interminable où l’on rejoue sempiternellement le sketch du monarque-élu pour oublier que d’autres tirent les ficelles en nous mettant la main dans l’urne.

Car la vérité c’est que la France victime de son orgueil autiste se croit le modèle de la démocratie dans le monde alors qu’elle n’est qu’une monarchie d’opérette à peine moins ridicule que sa voisine d’Outre-Manche.

Et que ses monarques successifs loin d’incarner le peuple et la Nation n’incarnent que leur ambition et celles des argentiers qui les font élire pour mettre en place leur agenda.

Quand les Français auront enfin compris que la République et les Droits de l’homme dont on nous rebat les oreilles à longueur de discours ne sont qu’une poudre aux yeux. Que le refrain Liberté Egalité Laïcité qu’on clame à tout bout de champ n’est que le paravent pavlovien d’une grande manipulation destinée à nous endormir. Que la seule religion d’Etat dont les principes soient réellement appliqués et dont seuls les grands prêtres soient autorisés à gouverner est celle de la GLNF et du Grand Orient. Que derrière les poncifs du républicanisme à la française se cache une véritable religion dont les officiants dirigent toute l’architecture rhétorique, institutionnelle et politique de notre soi-disant démocratie. Alors entreverront-ils peut-être des voies pour s’inventer un avenir qui s’enracine au-delà de 1789, traverse toute l’épaisseur de leur Histoire et ouvre des perspectives pour construire un avenir qui tienne vraiment debout et ne soit pas juste un rêve éveillé.

Ce qui fonctionne très bien aux Etats-Unis, pays fondé par des colons épris d’idéaux maçonniques et puritains ayant érigé un Nouveau Monde sur un cimetière d’indigènes sacrifiés à leur ambition visionnaire, n’a jamais vraiment pu prendre durablement en France.

La Ve république est la seule monarchie républicaine qui tienne depuis 6 décennies. Mais ses fondations tremblent à mesure que la France contrainte et forcée entre dans le nouveau siècle marqué par la mondialisation, le déclin des états-nations, le crépuscule des identités séparées et la fin des religions d’Etat.

Et à chaque crise qui met en péril nos institutions, le besoin de revenir sans vraiment se l’avouer au pacte monarchique est le seul dénominateur apte à rassembler une France de plus en plus divisée et incapable d’affirmer son identité sans sombrer dans la caricature ou le relativisme communautariste.

Il ne s’agit pas de dénoncer la Franc-maçonnerie dans un accès de suspicion complotiste. Mais de voir simplement la réalité pour ce qu’elle est et d’arrêter de se raconter des histoires.

Toutes nos institutions, nos partis politiques aujourd’hui en pleine recomposition, notre Parlement, nos gouvernements successifs sont des théâtres où se joue une pièce écrite en coulisses dans les ateliers et les loges. Avant de le dénoncer le cas échéant il faudrait surtout avoir le courage de le reconnaître. Nous ne sommes pas en démocratie. Celle-ci est une mascarade.

Nous sommes représentés et dirigés majoritairement aux plans politique, économique, syndical par une élite de citoyens souvent méritants, parfois même brillants, cooptés et engagés ensemble pour construire une société idéale selon des modèles et principes méthodiquement débattus en loge.

Une aristocratie fondée sur le mérite personnel, l’engagement collectif et l’Idéal de Fraternité a remplacé depuis 2 siècles la vieille noblesse féodale et patrimoniale.

Il faudrait donc arrêter de se raconter des salades et admettre que nous vivons en France dans un régime méritocratique relayé par une médiacratie puissante qui usine et recycle en permanence les croyances, les représentations et les discours collectifs, en précédant plus qu’en illustrant les courants de l’opinion. Et que cette aristocratie laïque sert au niveau mondial une super caste de ploutocrates issue de la crème des centres décisionnels de la finance et des affaires.

Les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ne sont pas pour autant d’horribles mensonges. Mais ils ne valent que subordonnés à l’arbitrage des salles de marchés, aux impératifs de croissance et de rentabilité qui sont les leviers pour faire tenir l’illusion collective qui tient lieu de Meilleur des mondes.

Si nous ne sommes pas d’accord avec ce modèle, il faut en tirer les conséquences. Or c’est majoritairement le cas même si nous ne savons pas très bien nous dépatouiller de cette vérité qui colle tellement à nos vies, à nos idées, à nos croyances, pilote nos espoirs et nos attentes que si nous écartons parfois nos œillères c’est pour mieux nous aveugler ensuite.

Emmanuel Macron est le produit parfait de cette élite. Le dire n’est ni un mensonge ni une exagération mais un constat lucide.

Soit on s’en accommode et on joue le jeu en connaissance de cause. Soit on se donne les moyens de changer la donne, et cela passe d’abord par une épreuve de vérité. Épreuve âpre à laquelle les Français ne semblent pas vouloir se plier.

D’autant que changer vraiment de paradigme n’a de sens que si cela s’inscrit dans un changement au plan mondial : la France (et même l’Europe pour peu qu’elle revienne à des principes plus humanistes, ce qui ne semble pas pour demain…) ne peut pas à elle seule réinventer une roue sur laquelle elle est perchée et qui ne tourne pas à son avantage.

S’agissant d’une France du 21e siècle qui peine à s’inventer une identité heureuse et se réconcilier avec elle-même, si nous sommes incapables de construire une vraie démocratie participative et si nous semblons tant nostalgiques de notre passé monarchique, pourquoi ne pas imaginer une forme de monarchie post-moderne ?

Mais si nous voulons inventer ce régime inédit, il faut nous garder de faire machine arrière en oubliant l’héritage républicain comme lors des précédentes restaurations. Eviter aussi de tomber dans le panneau de la mégalomanie grandiloquente du type Premier Empire. Et dessiner réellement les contours d’une Constitution qui réconcilierait à la fois notre attachement à la tradition monarchique et à une culture aristocratique qui ont tissé 14 siècles de notre Histoire et continuent de nourrir l’âme française, avec les aspirations sociales, humanistes, universalistes, réellement « progressistes », ancrées dans le siècle, ouvertes sur le monde et l’avenir, qui seules pourraient permettre à la France de rayonner de nouveau, et non de se ridiculiser dans un nombrilisme décliniste déconnecté du réel.

Nous n’en sommes évidemment pas là.

Mais peut-être est-ce une sortie envisageable au terme d’une nième réplique annoncée de cette « crise » sans fin dont l’étiologie économique, politique, sociale, culturelle ou identitaire n’arrive jamais à en épuiser le sens.

Qui sait ?…

Lorsque nous serons enfin guéris de cette torpeur narcissique et que nous aurons brisé les mythes dont nous nous intoxiquons nous-mêmes, en cherchant toujours des boucs émissaires commodes et des dérivatifs caduques à nos paresses et nos lâchetés ataviques.

La France n’a plus depuis longtemps de religion d’Etat. Et elle semble incapable de reconnaître que la seule religion d’Etat qui nourrit ses principes et ses institutions est réservée à une élite.

Du coup son rapport au sacré et la Transcendance est confisqué. Elle s’embourbe dans un rationalisme scientiste, laïcard et un républicanisme mensonger. Elle peine à s’accorder au grand changement de paradigme contemporain qui arrache la conscience collective hors des mythes et des excès de la rationalité pour l’élever vers une nouvelle Conscience planétaire émergente.

La Transcendance de l’Idéal démocratique et républicain ne peut fonctionner si le peuple en est exclu et si seule une élite en comprend les mécanismes et en déteint les clés.

La Transcendance du Collectif ne peut fonctionner non plus dans une société aussi colbertiste et jacobine que la société française, où l’égalité des droits toujours revendiquée n’épuise jamais les hiérarchies de classes et les rivalités de clans.

Le seul modèle que les Français connaissent pour s’arranger avec leur désir d’unité et de grandeur tout en préservant leur diversité et sans sombrer dans la lutte des classes c’est de se rassembler autour de la figure du Roi.

Les Français ont une culture du débat et un culte de l’Autorité symbolisée par le chef suprême, mais pas de culture du consensus comme les démocraties du Nord de l’Europe. Ils ne peuvent faire société sur l’entendement collectif. Ils ne peuvent faire société que sur le rapport de forces transcendé par la figure du leader charismatique dont ils rêvent toujours sans jamais pouvoir faire coïncider leur rêve avec la médiocrité de l’offre politique.

Dont acte.

Seul un vrai monarque non pas de Droit divin mais dont la hauteur de vue et la noblesse d’esprit, symboliques sinon réelles, puissent cristalliser l’aspiration du peuple à réunir ses idéaux, ses ambitions, ses rêves de gloire et de grandeur et sa générosité profondément ancrée dans le respect de l’humain, pourrait incarner cet ordre auquel les Français aspirent sans arriver à en définir les contours.

Une figure nouvelle qui prolongerait l’héritage des rois, endosserait les idéaux des Lumières, incarnerait un lien spirituel et charnel plus que social ou politique entre les Français, entre le peuple et son chef. Et qui serait véritablement garante de l’identité de la Nation, de la permanence des institutions et de la capacité à faire corps tous ensemble avec et par nos ressemblances et nos différences, et non seulement à rivaliser, coexister ou vivre ensemble.


*Anagramme de Macron