Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

Mis en avant

Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Où va la France ?

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Une campagne inédite faite d’incroyables rebondissements : 2017 rompt avec les élections plan-plan de ce début de siècle. Mis à part le choc du 21 avril, 2002, 2007 et 2012 avait rejoué l’éternel sketch franchouillard d’un affrontement droite-gauche sans grande surprise, avec un favori désigné à l’avance par les sondages.

Cette fois-ci la politique fait concurrence à la téléréalité : chaque journée apporte son lot de scoops et de revirements.

On ne peut que s’en féliciter, car c’est la preuve d’une vitalité et d’un regain d’intérêt pour une politique qu’on disait désertée par les Français sinon pour ouvrir un boulevard tapi de ressentiments à un Front National bravache.

Pourtant la campagne de 2017 ressemble plus à un spectacle de catch qu’à un débat d’idées.

Le « renouveau » que certains prétendaient incarner de façon factice, les Bruno Lemaire et Emmanuel Macron, s’invite sous le mode de l’ultra-violence et des règlements de compte plus que du jeunisme béat.

Faut-il s’en inquiéter ? Ou faut-il y voir plutôt le signe que la France est enfin entrée dans le 21e siècle ? Les idéologies sont mortes, les ficelles de comm à la Séguéla ne dupent plus le gogo, les Français pensent (enfin, certains…), surfent sur les réseaux sociaux, comparent, twittent. Le voile tombe et les saltimbanques sont débarqués de scène les uns après les autres.

Mais où va la France ?

Le mythe de l’homme providentiel et du monarque président, hérité du fondateur de la Ve, a du plomb dans l’aile. Sarkozy fut l’ultime fossoyeur du gaullisme et Hollande celui du socialisme.

Reste la querelle des technocrates et des gérants de PME, qui veulent appliquer à une France moribonde des remèdes de médecins-bourreaux : qui la saignée libérale, qui l’assistance respiratoire.

Ou bien la fuite en avant vers un national-socialisme relooké, en réponse aux angoisses du terrorisme et à la fragmentation communautaire.

Que reste-t-il des candidats d’hier ?

La fin de règne exsangue et les primaires LR ont enfin congédié les deux rivaux les plus détestés : Hollande et Sarkozy. Symboles d’une façon égocentrique, cynique et carriériste de conquérir le pouvoir et de l’exercer, fondée sur l’imposture permanente et le mensonge assumé.

Juppé « « le vieux sage » qu’on donnait président depuis au moins 2 ans s’est fait coiffé par un autre ex-premier ministre d’une médiocrité abyssale, devenu en quelques jours le chantre de la morale conservatrice et de l’ultralibéralisme le plus passéiste. Le masque de la vertu n’a pas tenu 2 mois et Tartuffe se voit aujourd’hui contraint de fuir à Varennes pour échapper à la guillotine.

Défait aux primaires, Valls a payé pour la politique de Hollande rejetée par une écrasante majorité de Français, notamment à gauche. La fermeté face au terrorisme et les grandes harangues post-Charlie ont finalement peu joué face à la Loi El Khomri, à la déchéance de nationalité, à la capitulation face à l’Allemagne et au sentiment de trahison.

La victoire de Hamon aux primaires a confirmé la fracture entre un électorat de gauche et le mythe de la « social-démocratie à la française », abâtardie en libéralisme social de type blairiste qu’ont imposé Hollande et ses ministres en opposition à sa propre campagne.

Mais malgré son manque de sincérité perceptible dans ses discours, le procès fait à Valls est assez injuste. Car s’il a appliqué une politique qu’il soutenait, il n’en était pas le véritable inspirateur. L’éminence grise de Hollande, c’était Macron. Un conseiller parachuté par le système pour infléchir la politique économique de la France à son avantage. On connaît la suite…

C’est pourquoi la campagne de Macron ne résistera pas à la confrontation adverse : elle ne tient que parce qu’il s’est fabriqué une image de chevalier franc-tireur en marge des appareils enveloppé de flou artistique, de hashtags branchouilles et d’effets de tribune : un pur mythe pour bobos !

Ajouté aux affaires et à son curieux rapport à l’argent public qui ne manqueront pas de le rattraper, et malgré l’ardeur servile des médias à entretenir le mirage, la bulle Macron explosera tôt ou tard. Surtout face à Marine Le Pen, qui ne manquera pas de le dynamiter au premier face-à-face.

Le succès de Benoît Hamon en revanche est davantage dû à un effet d’aspiration qu’à une adhésion franche à son programme, innovant mais immature, sinon sur le mode de la rupture. Un programme orienté vers les jeunes et sans doute conçu comme un premier étage de fusée en vue des présidentielles de 2022.

Voilà donc pourquoi Hamon doit rapidement s’il veut gagner se tailler un costume de président. Rassembler. Mais aussi s’inventer un style. Se démarquer de l’image de jeune-homme frondeur, de rebelle centrifuge « à la gauche de la gauche » (ce qu’il n’est pourtant pas si l’on regarde son parcours…) et d’utopiste rêveur comme on le dit souvent.

Ses idées sont bonnes même si elles rompent radicalement avec une doxa imposée depuis 50 ans comme le seul choix possible. Mais ces idées sont en décalage avec les habitus thématiques et rhétoriques français. Elles séduisent les jeunes, les déclassés et ceux qui rêvent d’un autre monde possible, mais il leur manque un ancrage et une articulation plus nette avec les attentes du « pays profond ».

Quant à son image, à l’inverse des saillies baroques du bouillonnant tribun Mélenchon, elle pâtit à l’évidence d’un déficit de « visuel » et de maîtrise de la mise en scène. Contrairement à ses challengers Mélenchon et Macron. Ses premiers meetings devant un fond grisâtre laissent une impression fadasse, malgré un ton énergique et convainquant et l’aura d’outsider surprise dont il bénéficie.

Est-ce à craindre que Marine Le Pen pourrait briser le plafond de verre qui l’empêche aujourd’hui de rassembler plus de 50% des suffrages ?

Ou bien faut-il s‘attendre à une candidature Bayroux de dernière minute pour mettre tout le monde d’accord au centre et débusquer l’imposture du jeune banquier devenu Pinocchio ?…

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Tout est possible. Et on peut aisément parier que cette campagne nous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Si l’on est vite sorti de la petite escrime des comptables opposant leurs programmes, on a perdu en profondeur et en débat d’idées.

Sauf que les « valeurs » chères aux candidats s’invitent par les commodités : face aux relents d’imposture, de tromperie, de mépris et d’injustice qui suintent derrière le camouflage des faisans déplumés, le peuple réclame des têtes et des comptes, plus de morale et plus de justice. C’est la grande lessive !

Espérons que ce lynchage finira par rehausser le débat au lieu de profiter au bain d’acide lepéniste.

Faute d’une grande vision et d’un grand dessein, celui ou celle qui l’emportera sera le candidat qui aurait su incarner cette aspiration du peuple à être entendu, à maintenir son rang dans le monde et dans l’Histoire et non seulement son orgueil illusoire de grande nation, à dialoguer avec force face à ses partenaires dans un monde chaotique mais interdépendant, et surtout à dégager du sens vraiment actuel, cohérent et pertinent, à porter un projet humain et serein pour l’Europe et pour le monde, et non seulement à œuvrer pour la croissance, les emplois ou une balance excédentaire.

Qui est vraiment Nicolas Sarkozy ?

On connaît l’homme. Et son pédigrée. Goût du pouvoir. Ambition démesurée. Nourrie par  un complexe d’infériorité, des frustrations de jeunesse, une petite taille et un physique ingrat mal assumé. Volonté précoce d’en découdre et de se hisser au sommet. Carriérisme. Cynisme hors pair. Corruption record. Népotisme. Style très affectif, séducteur, frondeur, manipulateur, démagogique, populiste. Goût pour l’argent, les signes extérieurs de richesse, le bling bling. Vie affective chaotique très médiatisée. Propension à l’autoritarisme. Exercice autocratique du pouvoir. Accès de paranoïa. Violence verbale. Goût pour l’étalage médiatique. Culte de la personnalité…

Un mélange de Berlusconi, de Poutine, de Bush : des amis de l’intéressé.

On le dit fini, il renaît de ses cendres. Ses adversaires et ses rivaux annoncent qu’il ne pourra jamais revenir, le voici depuis novembre 2014 réélu à la tête de l’UMP. Parti exsangue, au bord de l’implosion, en proie aux affaires et déchiré par les rivalités, qu’il refonde et rebaptise pompeusement Les Républicains. Provoquant une pluie de réactions outrées et de pétitions en rafale de Français scandalisés de voir l’homme politique le plus corrompu et le plus poursuivi par la justice s’être honteusement attribué le monopole de la République pour se racheter un semblant de virginité politique.

Une ambition sans limites, sans morale, des amitiés douteuses

Un proche de ma famille ami de Nicolas Sarkozy me rapportait un jour que lors de vacances en Corse il avait été invité par le futur président à visiter quelques « amis » dans un village près d’Alésia.

Nicolas Sarkozy était alors fier d’afficher son amitié avec quelques grands parrains de la mafia corse. Et de la mise en scène qui accompagnait cette visite : rendez-vous secret, voyage sous escorte de gardes du corps patibulaires, étalage d’un véritable arsenal au domicile d’un des parrains, déclarations fanfaronnes sur le caractère illégal et les activités occultes de ses amis, etc…

Cela n’a pas empêché le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy de s’illustrer très opportunément tel un héros national lors de l’arrestation en 2003 d’Yvan Colonna, l’assassin du préfet Claude Erignac abattu froidement pas la mafia corse à Ajaccio en février 1998.

Cet exemple en dit long sur la personnalité de Nicolas Sarkozy, un homme pour qui la légalité, l’éthique et l’amitié n’ont que peu de poids face à l’ambition politique.

Cet homme n’a ni morale, ni valeurs et son goût du pouvoir ne connaît aucune limite. Rien ne peut l’arrêter. Surtout pas la loi.

… et aux méthodes peu orthodoxes

Mensonges, démagogie, manipulation de l’opinion sont des méthodes communes à Nicolas Sarkozy. Les exemples sont tellement nombreux de fausses déclarations, de chiffres pipeautés, sans aucun fondement avancés lors d’émissions ou de débats télévisés puis « debunkés » ensuite par des analystes scrupuleux, de sources bidonnées, de manipulations outrancières et d’opérations de séduction surfant sur l’émotion, le sentimentalisme, l’autovictimisation, qu’il faudrait un livre entier pour les recenser.

Mais Nicolas Sarkozy ne s’en tient pas là. Pour atteindre ses objectifs de conquête et se maintenir au pouvoir, éliminer ses adversaires et échapper aux juges, il n’hésite pas utiliser des méthodes parfaitement illégales voire criminelles. Inutile d’épiloguer sur ce sujet : les affaires dont il fait l’objet parlent d’elles-mêmes.

Mais le plus spectaculaire et le plus cynique de ses hauts faits pourrait rester encore longtemps dans l’ombre.

Qui a oublié le choc des tueries de Toulouse et Montauban perpétrées en mars 2012 par un jeune « délinquant paumé » et corrompu par l’idéologie djihadiste : Mohammed Merah ?

A peine 2 mois avant l’élection présentielle au terme de laquelle Nicolas Sarkozy espérait donner tort aux sondages qui le donnaient battus par son adversaire François Hollande et se faire réélire contre toute attente, au terme de plusieurs années de descente dans les sondages et d’un antisarkozysme virulent qui avait fédéré l’opposition, les médias et d’une part grandissante de l’opinion publique excédée par la méthode et le style Sarkozy.

Quelques semaines avant ces massacres, Christophe Barbier, ami personnel du couple Sarkozy et éditorialiste du magazine L’Express, avait confié dans l’un de ses articles sur la campagne présidentielle que le président sortant, alors très impopulaire, ne pouvait être réélu… A moins d’un « événement », du type 11 septembre, qui lui aurait permis d’apparaître comme une sorte d’homme providentiel, de président fort et rassembleur, face à une situation exceptionnelle qui aurait sidéré l’opinion.

Merah opportunément assassiné par le GIGN au terme d’un assaut de plusieurs jours à son domicile n’aura pas pu être jugé, livrer sa propre version des attentats qu’il avait commis, ni expliquer ses motivations. Et on ne saura jamais si le jeune homme était véritablement un électron libre ou s’il était manipulé.

Ce qu’on a en revanche appris récemment, c’est que Mohammed Merah avait été approché par les services secrets bien avant d’imaginer les attentats qui l’ont rendu célèbre…

Alors ? Instrumentalisation d’un horrible fait divers qui a bouleversé la France à quelques semaines des élections pour tenter d’en inverser le scrutin ? Ou inimaginable machination destinée à service l’ambition d’un homme prêt à tout pour garder le pouvoir ? Après tout la Ve République a connu tant d’autres affaires sombres, d’assassinats de ministres,de  morts ou suicides suspects qui n’ont jamais été totalement élucidés et conservent leurs zones d’ombre : Robert Moulin,  Pierre Bérégovoy, Roger Quillot, Jean-Marie Demange, et bien d’autres encore. Alors pourquoi pas un attentat commandité ou instrumentalisé pour servir la carrière d’un président impopulaire et prêt à tout pour se faire réélire ?

Un justiciable multirécidiviste, le président le plus corrompu de la Ve République

Faut-il détailler la litanie d’affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy a trempé et dans lesquelles il est encore mêlé ?

Un simple examen de l’actualité en dit long sur les liens particuliers que l’ancien président entretient avec la loi et les juges.

Le plus grand fossoyeur du gaullisme

Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy était très fier de rappeler ses liens familiaux avec le gaullisme.

Durant la campagne de 2007, il avait répété afin d’asseoir son image d’authentique gaulliste convaincu combien il avait été impressionné quand, jeune enfant, son grand-père l’avait emmené en mai 1968 à la grande manifestation de soutien au Général qui avait réuni plus d’un million de Français sur les Champs-Elysées. C’était juste après le discours historique de De Gaulle à son retour de Baden Baden, alors que la rue réclamait depuis près d’un mois sa démission et que les observateurs le disaient totalement dépassé par les événements, son gouvernement au bord du gouffre.

Mais une fois élu, Sarkozy s’est davantage illustré comme le plus grand fossoyeur des idéaux gaullistes que la Ve République ait compté. Même François Mitterrand, l’adversaire de toujours, n’avait pas osé faire mieux !

Politique internationale alignée sur l’allié américain et les diktats européens, atlantistisme monolithique, réintégration de la France dans l’OTAN, désacralisation de la fonction présidentielle, durcissement de la politique ultralibérale, politique africaine hasardeuse, politique au Moyen-Orient largement favorable à Israël au détriment des alliés arabes, goût décomplexé pour l’argent et les richesses, surmédiatisation de la vie privée, faveurs déployées au grand patronat, politique sociale méprisante à l’égard des manifestations de mécontentement populaire (crise de 2008, retraites), mise au pas des partenaires sociaux…

De Gaulle doit se retourner dans sa tombe en voyant ce pseudo héritier trahir à ce point une vision de la France, un esprit et un style insufflés aux institutions de la République, une façon très française d’incarner le pouvoir, mélange de monarchie présidentielle, de proximité avec le peuple, de dignité, d’audace, de retenue et de grandeur.

Un authentique agent de la CIA au service de la droite néoconservatrice américaine

Nicolas Sarkozy a vécu aux Etats-Unis.

C’est aussi depuis très longtemps un ami intime des Bush. Ce que sa femme Carla Bruni ne semble pas vraiment goûter. On se souvient de « l’angine blanche » diplomatique invoquée en plein voyage officiel du couple présentiel pour justifier son absence très remarquée à l’invitation des Bush dans leur propriété familiale de Kennebunkport dans le Maine.

Le frère de Nicolas, Oliver Sarkozy, fut même CEO de Carlyle Group, la firme pétrolière texane des familles Bush et Ben Laden. Une firme et des familles dont certains reporters prétendent au terme d’enquêtes minutieuses menées aux Etats-Unis qu’elles auraient été directement impliquées dans la préparation des attentats du 11 Septembre 2001 visant les tours jumelles du World Trade Center, le Pentagone et la Maison Blanche, ainsi que d’autres néoconservateurs de l’administration Bush et membres des services secrets, qui en seraient les véritables commanditaires. Ceci dans le but de déclencher un climat d’insécurité maximale et de psychose dans l’opinion publique américaine (et internationale) afin de faire voter une loi martiale entérinant le fichage de la population et donnant des pouvoirs inédits aux officines de renseignement (Patriot Act), et de déclencher à des fins stratégiques des guerres préventives au Moyen-Orient contre des états (Afghanistan, Irak…) accusés de soutenir le terrorisme et de protéger des dirigeants d’Al Qaeda. Un concept (« guerre préventive ») élaboré quelques années auparavant par ces mêmes stratèges néoconservateurs.

Cette hypothèse est fort plausible et fait l’objet d’un débat public ouvert aux Etats-Unis depuis les attentats. Mais elle se voit systématiquement discréditée dans l’opinion et assimilée aux thèses conspirationnistes les plus douteuses alimentées par l’extrême droite américaine, les réseaux islamistes et antisionistes actifs sur internet.

Si L’Histoire donnait un jour raison à cette hypothèse, Nicolas Sarkozy serait le complice et le soutien personnel de criminels qui n’ont pas hésité à sacrifier 3000 de leurs compatriotes dans les attentats les plus meurtriers de l’Histoire américaine, à des fins stratégiques et d’enrichissement personnel.

Autre vérité troublante et méconnue : le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy n’est autre qu’un des hauts dirigeants de la CIA.

Connaissant les liens très étroits de Nicolas Sarkozy avec la droite néoconservatrice américaine, avec la famille Bush, des dirigeants de multinationales américaines et les services de renseignement américains, on comprend mieux ses positions atlantistes très marquées, son obstination à entériner les choix politiques et stratégiques de l’administration Bush, en dépit d’une frilosité de l’opinion publique française et de la position courageuse adoptée par Jacques Chirac lors de la guerre en Irak de 2003.

Comment ne pas comprendre autrement les positions personnelles très discutables de Nicolas Sarkozy en matière d’alliances stratégiques (réintégration de l’OTAN), en totale opposition avec la tradition gaulliste de non-alignement reprise peu ou prou par tous les présidents de la République depuis la Seconde guerre mondiale, de Pompidou à Chirac ?

Le champion absolu du favoritisme et du népotisme

Les passe-droits, les pressions, les cadeaux aux membres de sa famille et à ses amis patrons de multinationales, les orientations économiques largement favorables à certains secteurs d’activité, en disent longs sur la façon particulière de Nicolas Sarkozy d’exercer le pouvoir et de servir l’intérêt général, lui qui ne cesse de prétendre vouloir « offrir sa vie à cette France qui lui a tout donné ».

Qu’il s’agisse de son obstination à réformer le régime des retraites, sous prétexte de sauver le système public de retraite par répartition ; mais en réalité aussi pour favoriser le système de retraite privé par capitalisation dont son frère aîné Guillaume, Délégué Général du Groupe Malakoff Médéric, est un ardent partisan.

Népotisme inédit quand il veut parachuter son fils Jean, à peine titulaire d’un DEUG de Droit et âgé de 23 ans, PDG de l’EPAD, la société immobilière qui gère une grande partie des immeubles de bureaux du quartier La Défense.

Orientations politiques, économiques et fiscales ineptes quand, après le krach boursier de septembre 2008 et la crise mondiale sans précédent depuis 1929 qui s’en suit, il choisit en priorité de sauver les banques et l’industrie automobile françaises, refuse obstinément d’infléchir son programme et de réorienter sa politique vers plus de social afin de répondre à situation de chômage, de baisse du pouvoir d’achat et de précarisation accrue d’une large part des Français, notamment des classes moyennes touchées de plein fouet par la crise.

Le destructeur de la France et non son « sauveur »

Nicolas Sarkozy prétend vouloir « sauver la France ».

En vérité, durant son quinquennat il a tout bonnement vendu la France aux intérêts américains. Selon une logique ultralibérale, libre-échangiste, atlantiste et européiste, d’un radicalisme inédit sous la Ve République.

Réintégration dans l’OTAN, traités adoptés à la hussarde, accélération des accords de libre échange qui font de Paris (et de l’Europe) une simple banlieue de l’Amérique livrée à l’avidité des multinationales américaines.

Nicolas Sarkozy a aussi divisé les Français comme aucun autre président avant lui. Stigmatisant des minorités ethniques, religieuses et sexuelles. Radicalisant la politique d’immigration non sans arrière-pensées électoralistes pour récupérer les électeurs tentés par le vote FN. Encourageat un raidissement inqjuiet des musulmans de France avec son débat manqué sur l’identité nationale, la politique et les déclarations choquantes de son ami Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur.

Nicolas Sarkozy a laissé filer les comptes de la nation, soi-disant pour sauver notre économie après la crise de 2008, augmentant à un niveau record la dette publique et rendant la France esclave des banques et des agences de notation. Sans jamais remettre en cause cette logique de subordination du politique aux diktats de la finance et des critères de convergence européens. Faisant ainsi le lit des idées populistes du FN et de sa politique d’isolationnisme aussi irréaliste que suicidaire en matière économique et internationale.

Bisexuel caché, homophobe par opportunisme électoraliste

Les rebondissements et les scandales qui ont émaillé la vie privée de Nicolas Sarkozy ont longtemps fait les choux gras de la presse people. On se souvient de de la disparition de sa femme et partenaire politique Cécilia avec son amant en pleine campagne présidentielle de 2007. Et du larmoyant plaidoyer auquel le candidat s’était livré face aux caméras de France 2.

« Allez-y, faites votre beau métier ! », avait alors lancé l’homme meurtri au journaliste qui l’interrogeait sur cette embarrant affaire de tromperie et cette disparition qui alimentait la chronique.

On se souvient aussi du départ de l’ex première dame une fois son mari à peine élu à la fonction suprême, puis du divorce très médiatisé, des SMS dignes d’un roman-feuilleton « Si tu reviens, j’annule tout ». Et finalement de la mise en scène du spectaculaire mariage arrangé (dans l’intimité) avec une pin-up chanteuse de variété apte à booster l’image de l’hyperprésident bling bling.

Un homme à femmes assurément ce Nicolas Sarkozy !
Pas si sûr…

Alors qu’il n’était pas encore que Maire de Neuilly et brillant quadra du RPR auquel on promettait un brillant avenir, Nicolas Sarkozy fréquentait régulièrement les bonnes tables du boulevard Saint-Germain, comme beaucoup de ses confrères députés ou ministres en exercice. Certains habitués du sérail politique rapportent l’avoir souvent rencontré Chez René, un restaurant gastronomique du Quartier Latin (14 bd Saint-Germain), et le rendez-vous d’habitués amateurs d’os à moelle et de bœuf bourguignon. On l’y a même croisé parfois en compagnie de Jean Tiberi, alors Maire de Paris ou de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du gouvernement Balladur… et de leur « minou » respectif.

Les amitiés de Nicolas Sarkozy avec des personnalités ouvertement homosexuelles sont connues.

Jean-Luc Romero, ex-élu UMP du Conseil Régional de Paris rallié depuis au PS, célèbre pour son coming out en tant qu’homosexuel et séropositif et ses engagements courageux en faveur des malades du sida ou du droit à mourir dans la dignité, fut longtemps un ami et un proche de Nicolas Sarkozy, avant de prendre ses distances et de rompre avec un président devenu peu fréquentable du fait de ses positions plutôt hostiles à la communauté LGBT et au mariage homosexuel.

Après avoir longtemps surfé sur une rhétorique ambiguë à l’égard du mariage homosexuel, Nicolas Sarkozy soutient aujourd’hui sans équivoque la Manif pour tous. Il tient même dans ses meetings des propos clairement homophobes à des fins électoralistes. Il est devenu l’un des hommes politiques de la droite conservatrice les plus hostiles à la loi sur le Mariage pour tous votée début 2013 au Parlement et soutenue depuis par une large majorité de Français. Il a déclaré début 2015 souhaiter clairement revenir sur cette loi s’il revenait au pouvoir.

Ses déclarations et ses positions à l’égard des droits des personnes et des familles homosexuels sont en contradiction avec ses amitiés personnelles et le fait qu’il soit lui-même bisexuel, ce que peu de Français savent. A la vérité Nicolas Sarkozy n’est nullement homophobe et se contrefiche éperdument des questions de mœurs. Mais son ambition politique et sa démagogie à l’égard de l’électorat le plus conservateur tenté par le vote FN l’incitent à se rallier aux idées les plus nauséabondes des thuriféraires de la Manif pour tous.