Pour combattre efficacement l’islamisme il faut aussi retrouver le sens du sacré et de la conscience collective

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La République et le sacré: vaste sujet !

Dans un article publié sur AgoraVox intitulé Le sacré est-il la pièce manquante du puzzle en France ?, l’auteur pointe un aspect essentiel mais hélas tabou, en tout cas peu débattu en France : la relation de notre République au sacré. Voire l’absence de sacralité, j’oserais même dire de « spiritualité » au sens de « conscience collective » incarnée dans la République.

Dans notre République laïque, même l’éthique se résume trop souvent à un consensus équivoque et fluctuant sur des principes strictement juridiques. Les valeurs fondatrices de la République (Liberté, Egalité, mais aussi FRATERNITE, Unité, Universalisme…) sont souvent délaissées au profit de revendications identitaires, catégorielles, nourries par l’esprit individualiste et consumériste contemporain. Revendications qui instrumentalisent le Droit et le dénaturent pour satisfaire des intérêts particuliers. Disloquant au passage tout reste de sentiment d’appartenance collective sinon d’unité nationale déjà bien malmenés. Une dérive qu’exploite au maximum la propagande islamiste, en incitant les musulmans à faire sécession.

Quant au Sens et à la Conscience collective qui réunit horizontalement et érige verticalement une nation, ils sont aujourd’hui dilués en une infinité de problématiques disjointes, ou recouverts par la confusion spirituelle, éthique et identitaire engendrée par le vertige d’une mondialisation galopante et le relativisme des valeurs qui l’accompagne.

C’est précisément cette absence de Conscience et ce vide de Sens collectif, ajoutés au grand maelstrom des croyances, des discours et des identités, qui offrent un espace favorable à toutes les régressions identitaires ou religieuses de type communautaristes, nationalistes ou fondamentalistes, souvent flanquées de discours idéologiques qui instrumentalisent les anciennes religions comme les mythes nationaliste en les sacralisant de façon aussi artificielle que réactive.

Quant à la « sacralité » et à la symbolique républicaines, elles ne se résument plus qu’à une pompe ornementale à l’occasion de rituels comme le Défilé du 14 Juillet, lors de la visite de chefs d’Etat étrangers ou de cérémonies répétitives de deuil national aux Invalides.

Le pouvoir politique quant à lui, surtout celui du chef de l’État, est aujourd’hui totalement déconnecté de toute sacralité.

Même les apparences ne sont même plus préservées. Les temps ont changé depuis l’instauration de la 5e République, et les nouveaux monarques présidentiels affichent plus volontiers une décontraction, une proximité et une simplicité calculées qui cadrent mieux avec l’esprit du temps et leur aspiration à se montrer « populaires » ou « proches des gens ». En outre, le Président est aujourd’hui plus un simple « gestionnaire » redevable d’un programme sur lequel il est élu qu’un véritable « Père de la nation » porteur d’un projet et dépositaire de la confiance du peuple comme de sa souveraineté. Un gestionnaire au service d’intérêts économiques et financiers plus que de ce peuple qui l’a en principe élu.

Aucun Président de la République depuis Chirac, aujourd’hui adulé comme le dernier modèle des Présidents du « monde d’avant », n’a incarné ce qui manque aujourd’hui cruellement à la France, à savoir une « Vision ». C’est-à-dire une conscience des aspirations profondes du peuple, des enjeux de l’avenir et d’une trajectoire qui permettrait d’en fédérer les énergies pour surmonter ses difficultés, se hisser plus haut sur l’échelle éthique et symbolique, d’être en mesure de servir de modèle et d’éclairer le monde selon la tradition humaniste et universaliste de notre République que nous avait léguée l’Histoire.

Ce déficit de sacralité, de Sens et de Conscience collective, symbolisée dans notre monarchie républicaine par la personne du Chef de l’Etat et les corps constitués, ce renoncement à l’ancrer sur une réalité spirituelle partagée, religieuse ou non, ne tient pas seulement au « désenchantement du monde » cher à Max Weber. Un désenchantement qui s’ajoute à une désillusion : celle la perte de souveraineté nationale et à la transformation des dirigeants politiques en  » hauts fonctionnaires du Système ».

Il tient aussi à une singularité française qui remonte à la Révolution et qui se traduit par une tendance hypercritique, honteuse sinon amnésique vis-à-vis de nos racines spirituelles. Et par « spirituelles » il faut évidemment entendre bien plus que le très polémique « héritage culturel chrétien ».

La laïcité est un principe essentiel de notre démocratie puisqu’il garantit la liberté de conscience, la liberté de culte et la neutralité de l’Etat à leur égard (sous réserve de fidélité aux autres principes). Mais c’est aussi une arme à double tranchant.

Ceux qui voudraient l’appliquer comme un dogme « laïciste » de façon intransigeante et fondamentaliste ne se méfient pas seulement comme de la peste de tout sujet religieux, ils ont tendance à réprimer toute expression dans la sphère publique d’un discours qui se réfère à une quelconque transcendance ou à l’esprit.

Cet extrémisme laïciste assèche et dénature la sève républicaine. Il en stérilise les capacité créatrice en la déconnectant artificiellement de la réalité spirituelle vécue par une nation. Que celle-ci en ait ou non conscience, qu’elle le formule dans des discours et un Pacte symbolique collectif ou non. Il annihile aussi toute capacité collective à ériger de nouveaux modèles symboliques en lien direct avec la réalité spirituelle, conscientielle, vécue par une nation. Et renvoit les référents collectifs à des mythes vidés de leur sens et de leurs pertinence par leur déphasage croissant avec la réalité présente vécue.

L’esprit existe, c’est une réalité indéniable, qu’il s’agisse de l’esprit d’une personne ou d’une nation. « Inconscient collectif », « égrégore national », « esprit de la République » : peu importe les termes, ces expressions revoient à une réalité de la conscience, non à des métaphores.

N’en déplaise aux hypermatérialistes et aux salafistes de l’athéisme militant, c’est même la seule « réalité » avérée : selon la physique quantique contemporaine la conscience préexiste à la matière et la « crée ». Cela vaut pour les particules, les atomes, les cellules et les organismes vivants, les peuples ou les civilisations les planètes ou l’univers entier.

Dire que la République ou la Nation a un « esprit » ce n’est ni une extravagance ni une forme d’animisme républicain, cC’est un constat.

Quant à la spiritualité, elle ne se limite évidemment pas aux seules religions. Lesquelles ne se limitent pas aux religions déistes.

Chaque individu, chaque groupe, chaque nation a sa propre « religion », entendue au sens large comme un système de croyances, de représentations et de relations entre les individus, le monde, l’Univers ou le Tout, et le Sens. Le communisme, le nationalisme, le libéralisme ou l’écologie peuvent être considérés comme des religions. Même si a priori elles ne se préoccupent que de social, de politique, d’économie ou d’environnement.

De même tout individu comme tout corps collectif, famille, communauté, nation, humanité est avant tout constitué, « créé » par la conscience qu’il nourrit sur lui-même, et la conscience de la réalité extérieure qu’il engendre aux travers de ses croyances « y compris rationnelles ou « scientifiques »), des représentations et discours qu’il élabore, des valeurs auxquelles il s’identifie, qui fondent son libre entre et son agir, les choix conscients et signifiants qu’il pose, et la mémoire personnelle ou collective qu’il nourrit et transmet.

Si la République est soucieuse de son Histoire, de ses valeurs, de ses discours, elle est en revanche beaucoup négligente quant à la symbolique qui relie ses enfants, leur permet de « communier » de façon rituelle dans un même sentiment d’appartenance et de cohésion, et de vivre au quotidien cette conscience d’appartenir à une même « nation », mais avant tout à une même « Conscience collective ».

Pour beaucoup de Français « non croyants » (non pas en un « dieu » mais simplement en « l’esprit »), l’évocation d’une éventuelle « spiritualité républicaine » relève de la folie, du mythe ou du gag.

Si ce sentiment de communion nationale ne peut se vivre qu’une fois tous les 20 ans au soir d’une victoire en Coupe du monde de foot, ou après une défaite militaire écrasante infligée à un ennemi, reconnaissons que c’est un peu dommage.

Le 2 janvier 1995, au soir de sa vie, François Mitterrand alors très malade adressait un ultime message émouvant aux Français. Un message d’espoir en forme de testament : « Mes chers compatriotes, je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas. » Un message étonnant de la part d’un homme issu d’une famille catholique conservatrice mais qui avait toute sa vie voulu donner l’image d’un socialiste agnostique.

Il fut un temps, celui de Robespierre, où la statue de la Déesse Raison et des tableaux à la gloire de l’Etre Suprême maçonnique trônaient dans les églises transformées en temples républicains, en lieu et place des anciennes divinités judéo-chrétiennes renversées.

Aujourd’hui il ne viendrait à l’idée d’aucun personnage public d’invoquer devant les Français la Déesse Raison, pas plus que Jésus, Elohim, Allah ou Vishnou, sinon pour répondre de ses convictions personnelles.

Cependant nul n’est besoin de « déifier » ou de personnifier l’esprit pour croire à son existence.

Nulle nécessité non plus de professer ou de nier l’existence de Dieu pour vivre la dimension sacrée. Fût-ce sous la forme négative d’une sacralisation du « Collectif » érigé en Transcendance et d’une interdiction ou d’une désacralisation autoritaire de tous les cultes, comme dans les totalitarismes athées ou les sectes nihilistes. Ce que fait aujourd’hui la Chine en « réécrivant » la Bible et le Coran pour les accommoder au dogme communiste.

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Pour retrouver le chemin d’une sacralité authentique et partagée, il faudrait déjà rompre avec les hypocrisies coutumières qui vident la République de son contenu, la résument à un contenant juridique, une coquille vide kidnappée par tous les abuseurs du peuple.

Une dérive objectivement « décadente » de l’esprit républicain qui fait le lit de l’islamisme comme de tous les populismes.

L’islamisme est une idéologie politique qui se sert d’une religion, l’Islam pour atteindre ses buts. Certes. Mais cette idéologie pour autant qu’elle pervertisse l’Islam est aussi éminemment spirituelle et non juste politique et communautariste.

L’islamisme est par essence « messianique ». Exactement comme l’étaient à peu près toutes les idéologies totalitaires du siècle dernier, notamment le nazisme et le communisme.

Le 3e Reich n’était en effet rien de moins qu’une projection fantasmatique et néoromantique du « Royaume » chrétien, fondé sur le triomphe du « peuple germanique » et d’une « race supérieure », la race « aryenne« , nouveau substitut du « peuple élu » destiné à l’extermination complète. Comme d’un projet de domination politique monde et d’instauration d’une société « moderne », « socialiste » et « révolutionnaire » de type nationaliste. L’hitlérisme est un projet socialiste et révolutionnaire parent sinon un avatar du bolchevisme qu’il combat. Mais il ne faut jamais oublier que c’est aussi un projet fondé sur une perversion des mythes judéo-chrétiens et un messianisme politique qui puise beaucoup dans la symbolique des religions païennes et même l’occultisme.

De même le communisme est un messianisme « social » qui représente une précipitation de la Parousie et de la Fin des temps, thème apocalyptiques judéo-chrétiens, dans le plan de l’Histoire selon sa vision marxiste fondée sur « la lutte des classes ». Une Parousie traduite sous la forme mythique autant que politique de la « Révolution prolétarienne » ou du « Grand Soir » comme sortie de l’Histoire selon le scénario parodique de l’Armageddon judéo-chrétien qui oppose à la fin des temps des forces du Bien aux forces du mal travesti en « Lutte finale » révolutionnaire. La « spiritualité » de la religion communiste s’affirme également selon un athéisme radical qui évacue toute référence au divin au bénéfice du seul « Collectif ». Ce qui ne l’empêche pas (pour ce qui est du stalinisme) d’emprunter dans ses rituels des éléments aux fastes de l’empire tsariste déchu comme à la liturgie orthodoxe.

Religions ou pas, il y a aujourd’hui dans le monde une « conscience apocalyptique » qui se manifeste de façon plus aiguë avec les crises convergentes. Les thèmes populaires du cinéma de science-fiction, des jeux vidéo ou des séries télé jouent abondamment sur ces thématiques en mettant en scène les angoisses collectives à propos de l’écologie, des catastrophes climatiques, géologiques et les divers chaos planétaires, et les spéculations sur les extra-terrestres venus détruire ou sauver l’humanité.

L’islamisme vient précisément proposer une interprétation, un projet et une alternative politique, mais aussi spirituelle, pour combler tous ces désordres. Et une réponse au vide de Sens laissé par les gestionnaires de la République.

Il est donc urgent et essentiel de retrouver du Sens dans notre démocratie. Un Sens collectif le plus large et le plus élevé possible, qui ne soit pas juste un rabâchage mécanique de principes (Droits de l’Homme notamment) auxquels beaucoup ne croient plus. Principes qui a bien des égards relèvent d’un mythe honteusement trahi par les réalités quotidiennes ou la corruption des élites.

Nos politiques sont des menteurs et des abuseurs. On ne peut pas leur en valoir, ça fait partie du métier. Le mythe du « grand homme » a du plomb dans l’aile. Ils n’existent plus que dans les livres d’Histoire.

Non contents d’être des professionnels de l’hypocrisie, nos dirigeants font aussi intelligence avec l’ennemi, puisqu’ils s’entendent à merveille avec les champions toutes catégorie du mensonge hostiles à la démocratie, à savoir les islamistes.

Raison de plus pour ne pas attendre des politiques qu’ils règlent un problème qui les arrange et qu’ils nourrissent par leur complaisance ou leur duplicité. Ce n’est pas d’eux que viendra une souhaitable restauration de la Conscience collective ou l’incarnation d’un Sens vacant. A nous d’embrasser les idéaux qui nous rassemblent et nous ont façonnés au fil des siècles, de les revisiter, de les revivifier, de leur redonner pleinement du sens, une vérité et une actualité !

Le « Salut » de la République face au péril islamiste et à tous les autres ne viendra ni du pouvoir politique ni d’un quelconque parti. Ni d’une religion ou d’une autre que la République aurait aveuglément abandonnée. Mais de l’éveil collectif des consciences. En l’occurrence des consciences « citoyennes ».

Celle de 70 millions de Français reliés à 8 milliards de Terriens que nous sommes.

Parce qu’il n’y a aucune alternative pour ce monde et pour la France en particulier que de construire une civilisation planétaire fondée sur les principes humanistes et démocratiques, une assemblée de peuples et de nations libres et solidaires, et la conscience d’appartenir à une même Conscience en voie d’unification complète : celle de l’Humanité orientée vers un même destin commun.

Macron, coupable de haute trahison

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« Bonne année !
Vive la République !
Vive la France ! »

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Emmanuel Macron nous aura servi hier soir le discours télévisé le plus long et le plus creux de toute sa carrière politique.

De grandes litanies pour féliciter tout le monde, des couches de pommade superfétatoires pour calmer les irritations dues aux réformes qui ne passent plus dans l’opinion, et une langue de bois servie sur le ton habituel d’un sermon de catéchèse.

Beaucoup de « pédagogie » et de redites sur la réforme des retraites, évidemment. Alors qu’un mois de grève n’aura pas entamé la détermination populaire à faire plier le gouvernement.

Et rien, absolument rien sur l’Islam, la lutte contre la radicalisation ou le terrorisme.

Pourtant, tout au long de cette année 2019 riches en rebondissement dictés par l’Islam politique et djihadiste, le Président, son Premier ministre et l’inénarrable incompétent Castaner auront multiplié les commentaires et déclarations tantôt rassurantes, tantôt hésitantes, tantôt alarmistes.

Après l’attentat de la Préfecture, vite enterré, bien que perpétré par un agent de l’Etat agrémenté secret défense, lors de l’enfumage médiatique sur le voile en sorties scolaires, après l’attaque de la mosquée de Bayonne par un vieillard déséquilibré, lors de la manifestation islamiste du 10 novembre ou à propos des listes communautaristes, scandaleusement autorisées par le pouvoir, ces incapables nous aurons endormis avec des mots creux aux accents faussement dramatiques.

« Mes chers compatriotes… »

On aura eu beau attendre du lourd, du consistant, rien dans cette mascarade présidentielle dégoulinante de bons sentiments n’aura finalement affleuré quant à ce qui aurait dû être le sujet le plus important, pour peu qu’on mette en perspective les vrais enjeux avec un minimum d’honnêteté.

2020 aurait dû être consacrée à une grande cause nationale : la lutte contre la radicalisation et « l’Islam politique ». Un terme trop soft qu’on devrait remplacer par « nazislamisme ».

Après s’être ridiculisé en consacrant l’année 2019 à la « grande cause nationale » des « féminicides » (un sujet certes important mais qui concerne moins de 150 femmes par an), le gouvernement s’enferme dans ses propres approximations, ses complaisances coupables et son mutisme irresponsable à propos de l’islamisme (tiens au fait, on attend toujours le grand discours du Président sur la laïcité…)

Alors que le danger progresse, que les digues idéologiques et rhétoriques se rompent sous les assauts de la propagande islamiste, que l’infiltration des islamistes dans toutes les couches de la société n’a jamais été aussi grande, notamment dans les administrations, les services « sensibles » et les hautes sphères de l’Etat, que la menace terroriste s’étend, se particularise, que les guerres anciennes redoublent d’intensité et que de nouvelles se profilent en Afrique du Nord notamment, voici donc le CCIF, l’UOIF et ses satellites, organes de propagande des Frères musulmans, relégitimés pour au moins une année.

Au l’aube de la campagne pour les municipales, le Projet des islamistes entame une nouvelle phase offensive de conquête avec la mise en place de listes électorales dans presque tous les scrutins.

Le CFCM, détesté par les musulmans et qui a perdu toute crédibilité aux yeux de tous, s’apprête à réintégrer l’UOIF dans ses rangs. Les différentes mouvances de l’islamisme y sont toujours en bonne place. Tandis que l’AMIF, le remplaçant officiel du CFCM adoubé par l’Elysée et totalement acquis aux Frères musulmans, s’apprête à prendre le relai.

Le pouvoir politique qui devrait être le garant des institutions, du Droit, des valeurs et principes républicains, fait ici preuve d’un amateurisme sidérant. Et d’une complaisance jamais égalée depuis Sarkozy (qui avait donné les clés de l’slam de France aux islamistes).

La cote du Président est aujourd’hui bien entamée par l’addition de réformes impopulaires. Son aura factice de jeune premier s’est évaporée pour laisser paraître le vrai visage d’une marionnette cynique du système, inflexible, menteur et méprisant du peuple.

Macron n’a aucune chance d’être réélu sans un calcul politique ignoble : faire monter parallèlement l’extrême droite islamiste, et l’extrême droite identitaire et nationaliste incarnée par le RN. Afin de les renvoyer dos à dos en s’affichant comme le seul vrai démocrate et le sauveur de la République.

Cette stratégie grossière et hasardeuse a bien fonctionné une première fois en 2017. Quand Marine Le Pen, chouchoutée par les médias, avait servi de repoussoir utile et de marchepied à Macron pour se faire élire dans un fauteuil. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas une seconde fois en 2022. Avec la même Marine Le Pen canalisant la grogne populiste, et son double islamiste en guise d’épouvantail à moineaux. Non plus un cette fois mais deux repoussoirs se neutralisant l’un l’autre. Magique !

Ce calcul est bien entendu ignoble. Et indigne d’un Président. Mais la politique est ainsi faite.

Gageons que malgré la progression annoncée en 2020 de l’Islam politique et des revendications islamistes, relayées par les aboyeurs islamo-gauchistes de la pensée unique, malgré les enfumages politiques et médiatiques de circonstance sur des non-sujets pour occuper l’opinion, malgré l’exaspération croissante de la rue qui pourrait devenir un jour une bombe à retardement, malgré les grandes envolées oratoires sur « l’hydre islamiste », « la priorité de la lutte contre la menace terroriste », « les minorités », « le communautarisme », « l’unité de la République » et autres discours réflexes, rien absolument rien ne sera fait concrètement pour engager une vraie politique volontariste visant à faire reculer l’idéologie islamiste.

Pour cela il faudrait vouloir affronter vraiment les organisations islamistes et à leurs représentants. Sans susciter de réflexe de solidarité communautaire de la part des musulmans : malgré l’imposture du concept, le chantage à « l’islamophobie » s’est révélé cruellement efficace. De quoi tétaniser toute audace politique et sanctuariser le sujet de l’Islam. Cette victoire rhétorique et politique ajoutée au « djihad judiciaire » mené systématiquement par le CCIF contre tout adversaire de l’Islam politique, politique, journaliste ou « ex-musulman », et on comprend que rares sont ceux qui osent se lancer dans une bataille pourtant urgente et indispensable si l’on veut sauver la République.

Il faudrait vouloir vraiment assécher le mécontentement des jeunes et des banlieues, qui est le terreau de l’endoctrinement et de la radicalisation. Il faudrait vouloir vraiment reconquérir ces « territoires perdus de la République ». En restaurant les services publics, les commerces de proximité, la mixité sociale, la sécurité, la présence de l’Etat dans ces quartiers abandonnés aux islamistes. Là où la charia a remplacé le Droit républicain, où des officines islamistes réparties en « ruches » autour des mosquées ont remplacé les services d’éducation, de santé, d’entraide, les associations sportives. Là où des caïds labellisés « grands frères » par ces mêmes mosquées ont remplacé les polices nationale et municipale. Là où le communautarisme et les uniformes islamistes – hijabs et kamis – ont remplacé la diversité ethnique, culturelle, sociale, religieuse, politique. Là où taxis et transports publics n’osent plus s’aventurer. Où les femmes ne sortent jamais une fois la nuit tombée. Où personne ne peut pénétrer s’il n’est pas du quartier, arabe, musulman, accompagné d’un « parrain » ou s’il ne maîtrise pas les codes du quartier.

Il faudrait que ce gouvernement ait le courage de dénoncer, de pénaliser et d’interdire les officines islamistes qui tombent objectivement sous le coup de la loi. Qu’il s’agisse de dérives sectaires, d’atteintes aux libertés individuelles, à la liberté de conscience, la liberté d’expression ou la liberté de la presse, de propagande sexiste, antisémite, xénophobe, homophobe ou djihadiste, de menace pour la sécurité des personnes et des biens, à l’ordre public et la cohésion nationale.

Il faudrait avoir l’ambition d’assécher les financements de ces officines de la haine, de l’asservissement, de l’antisémitisme et du mensonge. En coupant toute subvention étrangère octroyée à des associations « musulmanes » ou communautaires. En menant un vrai « contre-djihad » financier, comme le font certains pays occidentaux, contre les banques arabes et la finance islamique qui inondent de leurs subsides le marché de la propagande frériste, salafiste et djihadiste.

Rêvons : il faudrait dénoncer les accords politiques, commerciaux, économiques, diplomatiques, financiers, culturels avec des pays réputés pour leur soutien à la propagande islamiste voire terroriste : Arabie saoudite, Qatar, Turquie notamment.

Il faudrait dégager une fois pour toute la Turquie de l’OTAN où elle n’a plus aucune légitimité à rester. Alors que le dictateur islamiste Erdogan qui a personnellement financé Daesh multiplie les provocations, massacre les Kurdes, fait chanter l’UE comme un bandit pour extorquer quelques milliards de plus en agitant le pistolet migratoire.

Lui qui se rêve déjà en nouveau sultan-calife du monde musulman s’apprête dès janvier 2020 à entamer en Libye un djihad de reconquête pour aider ses amis islamistes à conquérir le pouvoir, afin d’infecter toute l’Afrique du Nord et l’Afrique noire à sa suite, déjà passablement gangrenées par le terrorisme djihadiste.

Il faudrait arrêter de jouer un double jeu mortifère. En hypothéquant l’avenir de la France et de l’Europe pour grappiller des avantages politiques mesquins à court terme et des parts de marché dérisoires.

Mais cela, les hommes politiques qui nous dirigent en sont totalement incapables. Ils ont été formés pour n’être que de serviles gestionnaires. Des exécutants qui appliquent méthodiquement un agenda écrit par d’autres. Ils ne sont que des fonctionnaires du Système. Les obligés des puissants qui les fabriquent et les dominent : ces lobbies et ces puissances de l’argent qui gouvernent le monde.

Bouh-Macron-

Si ces polichinelles étaient des responsables on pourrait les accuser de haute trahison, en plus de leur incompétence patente.

Hélas, ces hochets politiques sont aussi dévoués qu’interchangeables. Une fois usés, le scrutin populaire qui fait office de parodie démocratique entérinera leur décapitation. Pour aussitôt les remplacer par un avatar plus commode.

Que nous réserve cette année 2020 ?

Avec l’équation macronienne « Réformes cyniques + Injustice sociale + Marketing politique + Incurie + Mensonge + Entêtement + Violence », on en arrive au résultat assuré :

Révoltes + Immobilisme => REVOLUTION.

Ma ça, c’est un autre chapitre.

Mises au point sur la liberté de conscience

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La « liberté de conscience » est souvent invoquée par les fondamentalistes pour faire avancer leur agenda, contourner ou contester les lois démocratiques.

Rappelons que la liberté de conscience n’est ni un droit absolu, ni indépassable, ni illimité.

La liberté de conscience s’arrête là où commencent les autres libertés garanties par la République, notamment la liberté d’expression qui comprend celle de critiquer une religion, de blasphémer, de dénoncer publiquement des atteintes au droit ou aux principes, de condamner et sanctionner des organisations ou des responsables religieux. Mais aussi la liberté de réunion et d’association, la liberté de la presse, la liberté de circuler, de voter, de jouir librement de ses biens ou de ses moyens financiers.

Elle s’arrête là où commence le devoir républicain de protéger les personnes contre les dérives sectaires, les atteintes à leurs libertés individuelles, leur libre arbitre, leur dignité, leur intégrité ou leur sécurité, les tentatives d’emprise, d’intimidation, de contrainte, d’abus, de pression, de séquestration, et toute forme de menace ou de violence physique, verbale ou psychologique. En particulier ce qui concerne la protection des plus faibles, des personnes fragilisées ou plus exposées : mineurs, femmes, personnes âgées, minorités ethniques, migrants, personnes LGBT…

Elle s’arrête là où commence la haine raciale, l’antisémitisme, le négationnisme ou le révisionnisme, la justification de la xénophobie, du génocide ou de l’épuration ethnique, de l’esclavage, des persécutions religieuse, du terrorisme et de tout autre crime.

Elle s’arrête là où commence l’égalité hommes-femmes, les droits des femmes, des mineurs des minorités, des personnes LGBT. En particulier les délits et les crimes que constituent l’obligation faite sous contrainte à une femme mineure ou majeure de porter le voile, la polygamie, les violences conjugales, le viol conjugal, le viol en réunion, le féminicide, l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie.

Elle s’appelle là où commence la laïcité, c’est-à-dire le respect des devoirs et obligations légales concernant l’exercice des cultes et l’expression des convictions, en particulier le port de signes religieux ostentatoires ou de signes politiques à caractère religieux dans l’espace public, le prosélytisme religieux ou la volonté de se soustraire aux lois françaises au nom d’une religion. Mais aussi le principe de séparation des cultes et de l’État, le détournement de fonds publics à des fins de financement d’organismes cultuels, la tentative de corruption d’élus ou de fonctionnaires de l’État, l’infiltration de partis politiques, de syndicats ou d’administrations publiques pour promouvoir une idéologie religieuse.

Elle s’arrête là où commence le communautarisme, contraire aux valeurs et principes républicains. Notamment quand celui-ci vise à fracturer la société française, à menacer l’unité nationale et le caractère indivisible de la République. Quand elle vise à monter des populations les unes contre les autres ou contre l’État désigné comme oppresseur. Ou à isoler des populations dans une volonté séparatiste.

Elle s’arrête là où commence la volonté de pays étrangers, en particulier des dictatures islamistes, de peser sur les décisions des dirigeants français, d’orienter la politique en matière de gestion des cultes ou de droits civiques en fonction de leur idéologie ou de leurs intérêts, d’exercer un chantage sur la France, l’Europe et ses états, de s’ingérer dans les affaires publiques, d’instrumentaliser des ressortissants nationaux, binationaux ou étrangers résidant en France pour servir des intérêts partisans contraires aux principes républicains, ou de les transformer en forces hostiles à la République ou à la démocratie. Elle s’arrête là où commence la seule communauté reconnue par la France : la communauté républicaine.

Elle s’arrête là où commencent la force majeure, la raison d’État et l’intérêt supérieur de la nation qui commandent de restreindre certaines libertés individuelles quand le sort de la nation, des intérêts vitaux du pays, la sécurité ou l’ordre publics sont menacés.

Toute absence de reconnaissance de ces principes, toute volonté de faire céder l’État ou la force publique quant à leur application, constituent un chantage inacceptable et doit être dénoncé comme une atteinte aux valeurs de la République, à la cohésion sociale ou à l’ordre public.

En conclusion, la liberté de conscience ne saurait être invoquée pour justifier tout en n’importe quoi. Encore moins pour faire reculer la République.

La laïcité, également instrumentalisée et dénaturée par les islamistes ne se résume pas à la liberté de conscience. Laquelle serait conçue comme le droit de revendiquer la liberté de tout faire, tout dire tout croire ou tout imposer aux autres. La laïcité est avant tout la séparation des cultes et de l’Etat. Un principe qui garantit dans les libertés exposées ici comme la liberté de conscience et et la liberté de culte. Mais aussi qui réaffirme la prééminence des logiques et des lois républicaines, lesquelles s’imposent inconditionnellement partout et à tous, sur toute autre logique ou loi d’inspiration religieuse.

Il est essentiel de ne pas se laisser abuser par la volonté de certains de se soustraire aux lois républicaines à partir de prétentions libertaires en constituant une communauté isolée qui auraient ses propres lois.

Toute doit être fait et maintenu pour combattre ces dérives que l’on peut aisément qualifier de sectaires et qui constituent des infractions évidentes au principe d’unité et d’indivisibilité de la République.

 

L’amour, la médecine et les miracles

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Le titre de cet article est aussi celui d’un best-seller publié en 1986 par le Dr Bernie Siegel, chirurgien et enseignant à l’Université de Yale.

Le 14 novembre dernier, le magazine Marianne publiait sur son site un article intitulé « Cathos, évangéliques ou islamistes, ces fondamentalistes qui menacent notre système de santé. »

A plus de 30 ans d’écart et plus de 7000 kilomètres de distance, deux conceptions radicalement opposées de la médecine et de la santé.

L’article de Marianne avait pour objectif de dénoncer les dérives fondamentalistes de certaines religions et les menaces que celles-ci peuvent faire peser sur l’exercice de la médecine.

Le livre du Dr. Siegel au contraire visait à démontrer les liens étroits entre l’esprit et la guérison. Et les limites d’une médecine trop obnubilée par la technique.

Le télescopage des deux points de vue révèle un hiatus profond entre une vision de la santé qui considère l’homme dans toutes ses composantes, physique, psychique et spirituelle, et celle d’une médecine officielle cramponnée à une vision exclusivement matérialiste, déterministe et biologique du corps, de la vie et de la conscience.

Pourtant de nouvelles sciences médicales émergent depuis 20 ou 30 ans, comme les neurosciences ou l’épigénétique, qui s’intéressent à l’origine et aux mécanismes de la conscience. Elles s’inspirent des découvertes les plus récentes de la physique quantique.

Ces recherches et ces découvertes encore balbutiantes propulsent la science moderne vers des horizons insoupçonnés. Elles remettent en cause les postulats fondés sur le rationalisme scientifique, le déterminisme, et forcent la science à revoir ses théories, à explorer des domaines qui relèvent de l’irrationnel, à penser en termes de synchronicité plus que de causalité, à abandonner les schémas classiques pour entrer dans une nouvelle compréhension, non rationnelle et non dualiste de la réalité, de la conscience ou du vivant.

La France est largement ignorante de ces avancées foudroyantes. Elle reste orgueilleusement crispée sur une vision hyper rationaliste, cartésienne et matérialiste de la réalité. Nos beaux esprits si assurés de la supériorité de l’esprit français sont souvent persuadés que les découvertes de leurs homologues outre-Atlantique ou outre-Manche ne sont que des égarements ou des fantaisies.

La médecine en France pâtit grandement de ce mépris superbe. Les grands mandarins qui la gouvernent sont embastillés dans la forteresse d’un Savoir dogmatique qu’ils transmettent aux jeunes générations de médecins, sans rien lâcher de leurs préjugés et de leurs certitudes.

Seuls quelques rares médecins en services de réanimation commencent aujourd’hui à s’intéresser aux EMI (Expériences de Mort Imminente), un sujet d’étude clinique depuis au moins 50 ans aux Etats-Unis. Malgré d’évidentes preuves sur la persistence de la conscience au-delà de la mort clinique du cerveau, la question de la mort et de l’après-vie reste souvent taboue. Les expériences vécues par les personnes revenues de la mort ont beau toutes suivre le même schéma, leurs visions sont évacuées par beaucoup de ces mandarins comme de simples « délires » ou « hallucinations« .
Alors parler de religion, c’est encore trop leur demander.
S’il est juste dans l’intérêt des patients de vouloir lutter contre une prétention trop assurée des religieux à vouloir les guérir selon des méthodes qui ne cadrent pas à 100% avec l’orthodoxie de la Faculté, sur le fond en revanche cette obstruction au spirituel n’est pas toujours objectivement fondée.
En France la médecine est très encadrée – on s’en réjouit – mais aussi extrêmement dogmatique. Tout ce qui ne cadre pas avec les dogmes de l’allopathie omnipotente est taxé de supercherie, de charlatanisme, ou interdit par les prélats de la médecine officielle. Le pouvoir des lobbies pharmaceutiques y est aussi pour beaucoup dans ces arbitrages.
Les médecines douces comme l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie, le qi gong (pourtant enseigné à la Faculté de médecine de Bobigny dans le cursus universitaire sur la Médecine Traditionnelle Chinoise), l’aromathérapie, la médecine ayurvédique ou amazonienne qui comportent des savoir-faire millénaires et constituent des réservoirs de molécules inégalés pour la médecine du futur, sont régulièrement montrées du doigt, empêchées ou déremboursées.

Aux Etats-Unis en revanche, au Royaume-Uni et en Suisse se développent des nouvelles médecines étudiées dans des laboratoires de recherche et en milieu clinique qui constituent à n’en point douter l’avenir de la médecine : médecines « quantiques » ou « spirituelles », thérapies psychédéliques…

Tous ces domaines en plein essor et riches de promesses de guérison infiniment supérieures à nos potions chimiques mobilisent pour certaines les ressources profondes de la conscience.

Dans le même temps les recherches et les théories engagées par les physiciens pour percer les mystères de l’Univers, « voir » au-delà du Big Bang, ou tenter d’unifier les théories débouchent souvent sur des spéculations métaphysiques étonnantes.

Ainsi les physiciens qui planchent pour trouver une théorie qui permettrait d’unifier les quatre grandes forces physiques qui régissent l’univers se heurtent à un problème de vocabulaire. Le seul mot qu’ils trouvent pour définir ce qui semble la matrice de toutes les forces qui font tenir ensemble l’Univers c’est… « l’amour ».

En France de nombreux médecins et chirurgiens ouverts recourent régulièrement à des techniques bien peu conventionnelles pour pallierles limites de la médecine traditionnelle. Des « guérisseurs », des « coupeurs de feu » interviennent régulièrement dans certains hôpitaux pour guérir des eczémas, des allergies voire des cancers réfractaires aux traitements habituels.
Les oncologues sont parmi ceux qui savent le mieux que le psychologique voire le spirituel jouent un rôle prépondérant dans la mobilisation de forces intérieures qui conditionnent la guérison. Le Docteur Carl Simonton fut l’un des premiers cancérologues américains à faire appel dans les années 1970 à des techniques de visualisation pour soigner ou soulager des cancers, et à obtenir des rémissions spectaculaires chez de nombreux patients en phase terminale.
Dans le domaine psychothérapeutique, le psychiatre Stanislas Grof a posé il a cinquante ans les bases de la psychologie transpersonnelle, en expérimentant des thérapies psychédéliques qui se sont révélées très efficaces pour soigner certaines névroses.
Aujourd’hui grâce à ces thérapies, on obtient des résultats spectaculaires dans le sevrage d’addictions graves à l’alcool, à l’héroïne, à la cocaïne, ou aux antidépresseurs. Mais aussi pour guérir en deux ou trois séances des troubles post-traumatiques ou des dépressions sévères résistantes aux médicaments et aux thérapies classiques.
De même, Robert Dilts, l’un des inventeurs de la PNL, est aussi un spécialiste de la santé et de la modélisation des croyances, limitantes ou au contraire positives, qui conditionnent la maladie et la guérison. Avec des effets positifs éprouvés depuis trois décennies sur des malades du cancer, ou du sida à une époque où les trithérapies n’existaient pas encore.
La France souffre d’une rigidité dogmatique qui la pénalise, d’un attachement coupable au matérialisme, au rationalisme. Elle est en retard de presque deux siècles sur l’époque. Un retard qui conditionne et emprisonne autant la médecine classique que la psychanalyse. Celles-ci accusent un retard de 30 à 50 ans ans sur leurs homologues anglo-saxonnes.
Les religions proposent parfois des méthodes controversées, mais aussi parfois des voies de guérison qui peuvent aider des personnes à surmonter ou accepter leurs souffrances.
Soyons humbles et pragmatiques.
Il faut beaucoup de prudence, d’objectivité et de discernement avant de juger et condamner selon des préjugés qui veulent toujours assimiler ce qui relève de l’esprit à des fumisteries ou de l’obscurantisme.
Il faut distinguer la lutte contre les dérives sectaires, dont les organismes cités dans l’article de Marianne constituent certainement des exemples, avec une médecine qui ignorerait volontairement la spiritualité comme partie indissociable de l’humain, et ses implications dans le domaine de la santé.

On ne combat pas l’islamisme en agitant des principes ! – L’Etat, les religions et l’argent

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Tout individu a des croyances, des valeurs, des convictions. Toute société également, qui les sanctuarise en énonçant des principes communs.

Les principes sont essentiels, mais ils ne servent pas à combattre. Quant une société est attaquée, elle ne combat avec pour arme ses principes, sinon comme une métaphore. Une société qui entend se défendre combat « AU NOM » de ses principes, mais « avec » des moyens adaptés à l’adversaire, à l’enjeu, à l’époque.

Certains qui voudraient sincèrement combattre l’islamisme se contentent d’ânonner des principes comme on invoque la protection divine. Parfois ils se contentent d’exhortations, de vociférations, d’exaspérations.

L’affectif et l’éthique font mauvais ménage. On ne pratique pas le bien, on ne défend pas la justice, la vérité ou le droit en s’agitant ni en étant le jouet de ses affects.

La rhétorique non plus ne suffit pas à réduire en poussière un adversaire déterminé à envahir un territoire. On ne défait pas une armée en hurlant à son général : « Je vous demande de vous arrêter ! »

Comme tout fin stratège avant de livrer bataille, les vrais républicains qui partent en guerre contre l’islamisme prennent le temps de fourbir leurs armes. Pour combattre une idéologie qui s’appuie sur un réservoir de 1,8 milliard de musulmans dans le monde (soit un terrien sur quatre) et 8,5 millions de citoyens en France, il faut plus que des convictions, du bagou et de l’audace. Il faut du sens tactique et des moyens.

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Si l’on veut RÉELLEMENT combattre l’islamisme il ne faut pas en rester au niveau des principes. Il faut faire preuve de pragmatisme. Viser l’efficacité et la victoire, pas la suprématie verbale. Sinon on risque de ne défendre qu’une citadelle imaginaire, pas une société réelle.

Les islamistes ne sont pas des combattants qui poussent des grands cris pour annoncer leurs assauts. Au contraire ils font profil bas, se taisent, mentent sur leurs intentions réelles, montrent patte blanche, font mine d’être de bons citoyens loyaux et respectueux du droit. Puis ils se déguisent en sauveurs des victimes imaginaires qu’ils prétendent vouloir protéger, à la fois pour se les approprier et désigner des coupables : l’extrême droite, le colonialisme, les blancs suprémacistes, la France qui méprise ses minorités, l’Etat qui stigmatise tous les musulmans par des lois « liberticides »…

Ils falsifient alors nos principes pour les retourner contre nous. Liberté, égalité, fraternité, démocratie, laïcité, droits de l’homme, justice sociale, défense des faibles et des minorités, émancipation des jeunes, féminisme… Aucune de nos valeurs républicaines n’est épargnée.

Pour démonter leur rhétorique il faut connaître l’adversaire, ses méthodes, et faire preuve d’un discernement constant.

Mais pour engager la bataille, on serait bien inconscient de se limiter à celle des idées.

Il y a le djihad juridique qu’il faut contrer. Et devancer en attaquant les islamistes retranchés dans les organisations musulmanes, les associations locales, les écoles, les universités, les listes communautaires aux élections, les partis politiques, les assemblées, les ministères, les syndicats, les entreprises, les administrations, les clubs sportifs, les services d’ordre… C’est un immense travail qui requiert du temps, des moyens humains, logistiques et financiers.

Et puis il y a tout un travail d’encadrement, de surveillance, d’organisation et de régulation à mener dans les mosquées, les associations et les écoles islamiques, les organismes chargés de former les imams, les éditeurs de supports physiques ou numériques à caractère religieux, les médias communautaires, les sites internet, les réseaux sociaux… Qui doit s’en charger ? Au nom de quoi ? Jusqu’où ? Et comment ?

Or que ça plaise ou non aux idéalistes, le vrai pouvoir aujourd’hui c’est l’argent.

Ce n’est pas à des organes privés de mener ce combat. Si l’Etat ne consacre pas beaucoup beaucoup d’argent à ces objectifs, autant donner tout de suite les clés du pouvoir aux islamistes.

De l’argent il en faut notamment pour exercer le rôle d’arbitrage, d’encadrement, d’organisation et de surveillance des cultes. Des missions qui ont toujours fait partie, n’en déplaise aux laïcistes, des fonctions régaliennes. Une partie du budget du Ministère de l’Intérieur et des administrations qui en dépendent est affectée à ces tâches.

Comme le rappelle le site du Sénat dans une note de synthèse publiée aujourd’hui même : « Si la séparation implique théoriquement l’interdiction de toute subvention, directe ou indirecte, en faveur d’une communauté religieuse, ce régime de séparation est loin d’être absolu. »

Pour faire ou défaire, l’argent reste le nerf de la guerre.

Les islamistes, eux, l’ont bien compris, qui pratiquent un entrisme financier et économique autant que social et politique. Eux qui s’appuient sur une finance islamique qui est l’une des plus puissantes au monde avec 2500 milliards de dollars d’en-cours, dont un tiers détenu par l’Iran et 20% par l’Arabie saoudite.

Entrisme financier ? En France comme ailleurs en Occident les islamistes infiltrent les organismes financiers, les banques, les compagnies d’assurances, prennent des participations dans le capital des multinationales, des industries du pétrole, de l’énergie, du bâtiment, du luxe, de la culture et des médias, des industries du divertissement, des clubs de foot…

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En France ils ont trusté tout le marché du halal, une source de revenus colossaux, autant qu’un outil d’emprise idéologique sur les consommateurs musulmans. La myriade d’associations qu’ils créent chaque jour perçoivent des subventions de pays frères via des organisations islamistes « caritatives » comme Qatar Charity.

Elles ne s’arrêtent pas là. Sous couvert de proposer des loisirs, des services sanitaires, d’éducation ou sociaux, ces associations attirent les jeunes des quartiers pour les endoctriner. A cette fin, elles détournent les subventions allouées par les mairies, les collectivités territoriales ou l’Etat en se déguisant en œuvres de charité, en écoles, en associations culturelles ou en clubs sportifs. Des méthodes utilisées partout par les Frères musulmans pour recruter, infiltrer et conquérir le pouvoir.

Lingots_0_730_486Face à cette stratégie de grande envergure déjà très développée en France, nos petits laïcistes montés sur leurs ergots de 1905 qui prétendent combattre l’hydre islamiste avec des tapettes à mouche font figure d’agités utiles, de Don Quichotte de la laïcité lancés contre des moulins à vent.

Leurs « victoires », quand ils arrivent à pointer du doigt une allocation ridicule, l’utilisation d’un local de mairie pour une bar mitzvah ou d’une salle universitaire pour une quelques étudiants religieux sans contrepartie financière, relèvent de l’obstination pitoyable de morpions accrochés à leur poil pubien.

Quand l’État pour une fois joue son rôle d’arbitre en se mêlant d’affaires religieuses afin de faire reculer l’islamisme, alors ils crient au loup et prennent des poses de moralistes offusqués. Parce selon leur conception pathétique de la laïcité, l’État n’a pas à se compromettre en fourrant son museau dans la fourmilière des calotins.

Soyons raisonnables. Et surtout pragmatiques.

Face à l’ampleur des dangers qui nous menacent, il faut mobiliser des moyens et des énergies idoines.

La loi de 1905 pas plus que la laïcité ne sont des absolus indépassables en soi. La loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la Loi. Même si elle est un principe central de la République, la laïcité est faite pour organiser la vie en société, non pour orienter la société vers la vénération de la déesse Laïcité.

L’Idéal républicain lui-même n’est pas un absolu indépassable ou une divinité. Ses principes ne sont ni des totems ni des tabous. La Concorde républicaine n’est pas une momie figée. Le débat démocratique a pour finalité d’en actualiser le sens et les modalités d’application pratique, selon les évolutions politiques, sociales, éthiques, les enjeux et priorités de l’époque. Et pour cela il convient de faire évoluer le droit, d’accorder la façon de l’appliquer et les modes d’exercice des différents pouvoirs aux défis du temps.

Un exemple de tabou à faire sauter. La loi de 1905 précise que « l’État ne finance aucun culte« . Ce principe répond à celui de « séparation des églises et l’État » (qui est le titre de la loi). Mais aussi à une volonté de ne pas obliger l’État et les contribuables à subventionner les cultes. Conformément à la liberté de conscience, l’État se limite à une neutralité en n’obligeant pas des citoyens agnostiques ou d’une autre religion à financer telle religion contre leur gré. Dans d’autres pays européens comme l’Allemagne chaque contribuable verse un impôt annuel destiné à la religion qu’il souhaite. Ce qui semble plus égalitaire, mais qui scandaliserait tout intégriste de la laïcité pour qui la religion c’est le Diable, la vérole ou la peste noire.

Appliqué à l’entrisme islamiste, et à un premier niveau d’analyse, il est tout à fait conforme au principe de laïcité entendu comme l’interdiction de tout financement public au bénéfice d’une religion de dénoncer l’octroi de subventions publiques à une organisation cultuelle ou religieuse.

Depuis 1802 et jusqu’à 1905, le service des cultes était, par l’existence du Concordat, un service public. Comme n’importe quel autre service public, il bénéficiait de crédits alloués par une loi budgétaire votée par le Parlement.

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Il n’est pas question de revenir en arrière. Toutefois, dans les faits l’État subventionne de différentes manières et depuis fort longtemps les différentes églises.

Un seul exemple, la quasi-totalité des édifices religieux autrefois propriété de l’église catholique ont été expropriées à la Révolution et appartiennent aujourd’hui au patrimoine national. Elles sont mises à disposition des églises pour le service du culte. Leur entretien est à la charge de l’Etat en tant qu’éléments du patrimoine culturel.

Autre exemple : les écoles catholiques, protestantes, juives, islamiques ou autres sous contrat avec l’Education nationale reçoivent de l’Etat des subventions pour organiser l’enseignement et payer leurs enseignants, laïcs ou religieux. Leurs cursus comprennent souvent des cours d’instruction religieuse et des heures consacrées à la prière, la rencontre de religieux chargés de l’encadrement, etc…

L’Etat étant en partie le payeur, le garant du système éducatif et de la protection des jeunes, il serait inconcevable qu’il ne mette pas son nez dans les programmes, qu’il ne s’enquiert pas du curriculum des professeurs et du type d’enseignement qu’ils délivrent à leurs élèves. Comme de la conformité des programmes avec les directives de l’Education nationale, du nombre d’heures de cours consacrées à l’apprentissage du français, des maths, de l’Histoire, mais aussi à l’instruction civique.

L’Etat dispose d’un droit de regard quant aux enseignements, aux matières, aux contenus et aux méthodes pédagogiques, aux professeurs habilités à les délivrer, aux proviseurs, surveillants et toute personne en contact avec les élèves. Idem pour les universités.

Quant aux établissements privés qui ne sont pas sous contrat, ou aux enfants dont les parents choisissent de surseoir eux-mêmes à leur enseignement, l’Etat aussi a un droit de regard et ferait même bien de l’exercer avec un peu plus d’étroitesse et de contrainte le cas échéant.

A un second niveau d’analyse, l’islamisme dispose au plan mondial de ressources suffisamment importantes pour que des organisations islamistes nationales ou même locales puissent se passer de subventions.

Qui plus est, ce n’est pas l’annulation d’une subvention annuelle de quelques milliers d’euros à un club de foot, un groupe de musique ou une association de soutien scolaire dirigés par des islamistes qui les empêchera de les faire fonctionner et d’attirer des jeunes pour les endoctriner. Il n’y a qu’à voir comment l’État lui-même a délégué la gestion de certaines banlieues au Qatar ou à l’Arabie saoudite pour s’en convaincre.

Oragroup-et-la-finance-islamique_ng_image_fullEn revanche, si l’État n’investit pas massivement pour développer et désenclaver les banlieues, éduquer, former et encadrer les jeunes menacés de récupération idéologique ou de radicalisation, il fait défaut à ses missions.

Ces missions passent par un encadrement plus étroit de toute organisation à caractère identitaire ou religieux. L’Etat n’a pas craindre de se salir les mains ou d’outrepasser ses prérogatives.

Cela au nom d’impératifs catégoriques comme l’unité et la sécurité de la nation, la protection des citoyens les plus vulnérables contre des dérives sectaires et une idéologie politique qui menace leur intégrité et leurs droits. En particulier les femmes, les mineurs, les minorités ethniques ou sexuelles.

Si cela doit nous conduire à réviser notre conception de la laïcité au nom d’un principe plus grand comme la défense la démocratie et de la République en guerre contre l’islamisme, il n’y a aucune hésitation à avoir. Au contraire, nécessité fait loi. On ne peut que se féliciter d’avoir été prévoyants et non obtus.

S’agissant de la réforme indispensable du culte musulman toujours repoussée, l’État doit agir urgemment, et ne pas se laisser dicter ses lois par un maquis d’organisations islamistes déterminés à faire plier la République à son agenda.

Quant au budget alloué à ces missions, il est essentiel de bien préciser que celui-ci n’a aucunement pour objectif de financer le culte musulman, encore moins de subventionner l’islamisme. Mais au contraire de lutter contre ce fléau en précisant les règles de fonctionnement et en défendant la République.

Le financement du culte doit toujours être en principe de la responsabilité des fidèles concernés. Même si dans les faits les choses sont beaucoup plus complexes.

Si l’État consacre des moyens humains, logistiques, financiers pour lutter contre les dérives sectaires et assurer un exercice des cultes conforme au droit en remplissant ses missions d’arbitrage, cela a un coût. Il serait naïf de croire que depuis 130 ans l’organisation des cultes qui fait partie des missions régaliennes assurées par le Ministère de l’Intérieur n’a jamais coûté un centime à la collectivité.

Il faut faire preuve de raison, voir la réalité en face et répondre aux enjeux avec un souci de réalisme, de cohérence et d’efficacité.

Les idéalistes et les fanatiques de tous poils sont les pires ennemis de la République.

La Laïcité n’est qu’un outil, aujourd’hui dévoyé, parmi tout l’arsenal des principes républicains pour lutter contre l’islamisme

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Certains se sont émus ces derniers jours que l’Etat veuille se mêler de religion. Il est vrai que dans le cas présent c’est de façon bien maladroite voire complaisante, que l’Etat s’est mis en tête de réformer l’Islam en l’accommodant à la volonté des islamistes, comme s’il voulait leur faciliter la conquête du pouvoir.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam, mais de protéger la laïcité. » C’est ainsi que Radika Adnani critiquait il y a un an ceux qui interprètent la montée de l’Islam radical selon une lecture sociologique.

Une telle affirmation mérite qu’on s’y arrête. Tant sur le plan de la pertinence que de l’efficacité à combattre l’Islam.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de réformer l’Islam. » Grave erreur ! Depuis Lionel Jospin l’Etat a échoué à créer des institutions qui représentent réellement les musulmans, comme à faire barrage à la volonté hégémonique de l’Islam radical, aujourd’hui surreprésenté dans ces institutions fantoches que sont le CFCM ou l’AMIF. Sans compter les autres succursales des Frères Musulmans comme le CCIF, Musulmans de France ou LES Musulmans.

Si l’Etat ne se mêle pas urgemment de réformer de fond et comble l’Islam dit « de France », c’en est définitivement fichu de la possibilité de voir émerger un interlocuteur légitime, responsable et sérieux, et surtout qui représente les musulmans au lieu de les kidnapper.

« … mais de protéger la laïcité. » Hélas cette affirmation apparaît comme un sursaut désespéré, tant la laïcité prend l’eau aujourd’hui de partout, ballottée par tous ceux qui en donnent une lecture personnelle particulièrement dévoyée.

Plus de cent ans après la Loi de 1905, que reste-t-il de la laïcité à la française ?

C’est ici qu’on voit les limites à vouloir faire reculer l’Islam et défendre la République au nom du seul principe de laïcité.

Sur la question récurrente du voile, on voit déjà à quel point la laïcité est instrumentalisée par ceux qui ont pour objectif de l’abolir. Comment ils la subvertissent en la réduisant à la seule « liberté de conscience ». Une liberté comprise comme la liberté sans condition de chacun de vivre sa religion comme il l’entend, le droit pour des communautés de se constituer de façon séparée sur la base de l’appartenance religieuse réelle ou supposée, de s’affranchir des contraintes, des lois et des principes de la République. Mais aussi comment les mêmes exigent une neutralité absolue de l’Etat quant aux affaires religieuses. Un Etat accusé d’être un persécuteur liberticide.

Comme le rappelait Marcel Gauchet dans une interview publiée dans les Echos à propos de l’Islam réalisée en août 2016 et toujours pertinente aujourd’hui : « Nous sommes désarmés devant ce nouveau visage du problème de la laïcité et nous ne savons pas y répondre. » La laïcité à la française a été instituée au terme d’un combat contre l’église catholique. Laquelle s’est vite adaptée, autant au contexte historique et politique français qu’au triomphe du rationalisme, du positivisme et du scientisme athées de la fin du 19e siècle.

Face à une religion comme l’Islam, la République est désarmée. Cette religion exogène très différente du catholicisme fonctionne encore aujourd’hui selon des principes totalement réfractaires à la modernité comme à la conception occidentale de la démocratie et des rapports entre les religions, le Droit et l’Etat. Il ignore totalement les notions d’Etat de droit, de démocratie, de séparation des pouvoirs ou de laïcité. Pire, il les conteste et les combat avec virulence partout où c’est possible.

S’agissant de l’Islam politique issu de l’idéologie des Frères musulmans, le but de tout état musulman et de toute organisation qui en émane ou s’en inspire (notamment l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie, financeurs du terrorisme djihadiste et d’organisations islamistes en Europe), est de combattre le modèle démocratique en infiltrant en profondeur les sociétés occidentales, en réislamisant les populations d’origine musulmane, en pratiquant un lobbying actif à tous les niveaux, national, international et mondial. Et en poursuivant leur but à long terme de remplacer les états démocratiques par des théocraties, de conquérir et d’islamiser progressivement tous les territoires impies, d’instaurer un califat mondial en de dominer toute la planète.

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Ce but n’a absolument pas varié au cours des décennies passées. Simplement la stratégie s’est acclimatée et le rythme de son exécution, la rhétorique et les moyens utilisés se sont adaptés aux réalités locales comme aux résistances rencontrées.

Face à une détermination patiente de l’Islam radical, face à la duplicité de ses acteurs qui font mine de se conformer au contexte juridique et culturel des sociétés qu’ils entendent conquérir, la laïcité est impuissante.

Pourtant, même si on a eu tendance à le négliger, la République est fondée sur des principes qui sont autant de solides piliers pour maintenir en place l’édifice.

Ainsi, l’article premier de notre Constitution précise :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

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République : le pouvoir en France est exercé par des personnes élues. La France n’est ni une monarchie, ni une théocratie, ni une dictature, ni une tyrannie.

Unité et indivisibilité : la République est une unité, elle ne peut être séparée en différentes parties. Le communautarisme n’est pas le modèle français. Aucun groupe ne peut s’isoler ou faire sécession en revendiquant des droits particuliers. Les lois s’appliquent sur tout le territoire. La République ne reconnaît qu’une seule langue officielle : le français.

Laïcité : l’État n’a pas de religion officielle, il ne paye pas les hommes d’Église et ne donne pas d’argent aux religions. Les personnes peuvent avoir une liberté de culte, de croyance. Toutefois cette liberté s’exerce dans les limites fixées par la loi et les autres principes : liberté de tous les citoyens, égalité hommes-femmes, protection des mineurs, interdiction de toute emprise et lutte contre les dérives sectaires, les troubles à l’ordre public, les menaces pour la sécurité publique, l’intégrité territoriale ou la cohésion nationale…
La République ne reconnaissant aucune religion, la loi française ignore la notion de blasphème. Critiquer, caricaturer, se moquer d’une religion ou de ses représentants n’est aucunement un délit.

Démocratie : le peuple est souverain. C’est lui qui exerce le pouvoir, même si c’est par l’intermédiaire de ses représentants élus. Au contraire d’une monarchie de droit divin où le monarque tire son pourvoir et sa légitimité de Dieu. La République ne reconnaît aucune transcendance divine d’où émanerait le pouvoir, l’Autorité, le Droit et la capacité à régner.

Sociale : la République doit mettre en œuvre et satisfaire les besoins de la population dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi et de la santé. En conséquence tout système éducatif privé (notamment religieux) ne peut s’exercer que par délégation, ses acteurs et programmes subordonnés à l’autorité concernée (Education Nationale).

Mais aussi la République qui est d’abord un Idéal humaniste trouve son application concrète dans un projet de « société ». La République n’est pas qu’un principe de gouvernement ou un ensemble de droits, la citoyenneté ne peut s’exercer quand dans le cadre de l’appartenance commune et active à une même Société, dont l’un des buts est la quête de l’intérêt général et du bien commun.

Etat de droit : le principe d’Etat de droit implique la prééminence du droit sur le pouvoir politique dans un État où tous, gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi.
Dans un pays comme la France, nul ne peut se soustraire au droit. La prétention de certains à se définir en marge de la loi, ou à vouloir adopter des lois qu’ils jugent supérieures au Droit français, est incompatible avec la République.
Dit plus clairement, l’Islam politique et la charia sont incompatibles avec la République.
Et ceux qui prétendent le contraire sont hors-la-loi.

 

Les valeurs et principes énoncés dans le Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Liberté, Egalité, Fraternité, délimitent quant à eux clairement l’exercice de la citoyenneté et protège le statut comme les droits des citoyens contre toute dénaturation, limitation ou appropriation au nom d’une idéologie ou d’une religion.

Liberté : tous les citoyens sont libres de naissance. Aucun citoyen, aucun groupe ne peut prétendre à un statut ou des droits différents selon un privilège de naissance.
L’une des libertés essentielles qui découlent de ce principe est la liberté de conscience. Ce principe entre radicalement en contradiction avec l’un des principes essentiels de la foi musulmane, à savoir que l’on « naît musulman » et que l’on ne peut y déroger. En droit français, l’appartenance à une religion relève d’un choix personnel libre et conscient. Naître de parents musulmans n’oblige personne à se reconnaître comme tel. L’apostasie (le fait de renoncer à une religion) est un droit inaliénable en démocratie.
En outre l’Islam considère que le fait d’être musulman confère un statut et des droits particuliers, supérieurs à tout autre. Les « mécréants » dans les sociétés musulmanes traditionnelles n’ont pas le même statut ni les mêmes droits que les fidèles. Pour être acceptés dans la société ils doivent s’acquitter d’un impôt, se conformer à des devoirs et interdictions spécifiques.

Paradoxe, la liberté de conscience est aujourd’hui instrumentalisée par les islamistes et retournée contre l’Etat, accusé de la limiter par des lois « liberticides » notamment sur le voile.
D’autres libertés entrent en conflit avec les prescriptions ou revendications de l’Islam radical. La liberté pour les femmes de porter ou non le voile, souvent imposé au jeunes-filles dans les familles musulmanes orthodoxes. La liberté pour les femmes de se mouvoir librement, de prendre des décisions sans l’accord de leur mari, de parler à d’autres hommes, de faire des études, d’adhérer à un parti politique, de se réunir sans présence masculine, de refuser la contrainte physique, l’abus sexuel, le viol ou les violences conjugales, le droit de disposer librement de son argent, de voter, etc…

Egalité : La République considère que tous les hommes sont égaux dès la naissance. En conséquence il n’y a pas de statut inférieur ou supérieur qui puisse être lié à l’origine, à la religion, au fait d’être musulman ou non.
De même tous les citoyens sont également soumis aux mêmes obligations et les mêmes lois s’appliquent à tous. Nul ne peut prétendre déroger au Droit au nom de son appartenance à une religion ou une communauté.

Hommes et femmes sont égaux en droit. L’homme n’est pas supérieur à la femme. Celle-ci n’est pas soumise à l’homme, à son mari, à ses frères, à une communauté ou une autorité religieuse. Aucune entrave à ce principe d’égalité ne peut être accepté dans un cadre domestique, privé, communautaire, religieux, professionnel, public ou autre.

Fraternité : Les citoyens sont tous frères. Cela signifie qu’ils font tous partie à égalité d’une même famille : la République.

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Cette fraternité républicaine est supérieure statutairement à toute autre type de fraternité : religieuse ou spirituelle, élective, communautaire, de métier, au nom d’une société comme la franc-maçonnerie…

Au nom de ce principe, les citoyens sont engagés dans des liens de solidarité. Ils doivent se respecter et s’entraider.

La fraternité républicaine n’est pas le « vivre ensemble », ni la simple coexistence neutre et pacifique entre des individus ou des communautés juxtaposées. Elle repose au contraire sur la participation active de tous à l’entraide commune et à l’édification d’une société juste tournée vers la quête du bien commun et de l’épanouissement de chacun.

Nation : l’une des conséquences de ce ce principe de fraternité c’est la cohésion nationale. Tous les citoyens sont membres d’une même nation, délimitée par un territoire géographique, une langue commune unique et obligatoire (le français), une mémoire, une culture et des institutions communes.

Le refus de s’identifier à une culture commune, de parler la même langue, de reconnaître l’intégrité de la Nation , de partager une mémoire, des valeurs et des principes communs, constitue une mise à l’écart de la seule communauté qui vaille pour la République : la communauté nationale. Et une incompatibilité avec la nationalité française.
Hélas c’est souvent ce que l’on constate chez beaucoup de Français de confession musulmane, qui refusent de se définir selon l’appartenance à une même nation et la mettent en conflit avec leur religion ou leur origine.

Nationalité et assimilation : la nationalité française se transmet par la naissance (quand un des deux parents est de nationalité française) ou par le droit du sol (pour les citoyens nés en France de parents d’origine étrangère). Pour les candidats à la nationalité française, elle n’est pas un dû mais elle s’acquiert au terme d’un processus de naturalisation selon certains critères et un arbitrage administratif.

En France, le modèle républicain sanctionne l’intégration de nouveaux citoyens d’origine étrangère selon le principe de l’assimilation. Ce principe s’oppose radicalement au modèle communautariste anglo-saxon selon lequel les citoyens appartiennent à des communautés hétérogènes coexistant dans une même société. En conséquence on ne peut être français si l’on revendique l’appartenance première à une communauté ethnique ou religieuse, ou s’il l’on prétend que certaines lois communautaires transcendent le Droit français. La charia ne peut en partie ou en totalité se substituer au droit français.
Qu’une majorité de jeunes musulmans français considèrent aujourd’hui que c’est à la République et à la laïcité de s’adapter à la charia en non l’inverse est un fait extrêmement préoccupant. Car ces jeunes ne se considèrent plus de facto comme français, mais en marge de la communauté nationale voire hostiles à la France.

Humanisme : la République, la société française et ses lois sont fondées sur un Idéal humaniste. C’est l’homme qui est au centre de notre conception du Droit, du gouvernement et de la société. Et non un dieu, une idéologie religieuse ou un une élite.

Universalisme : contrairement au nationalisme qui tend à refermer la nation sur elle-même, la conception française de la République et son humanisme sont de nature universaliste. C’est-à-dire que si la République n’est pas l’émanation d’une transcendance religieuse, elle reconnaît néanmoins une certaine forme de transcendance collective dans la notion d’Humanité. Avec une volonté émancipatrice étendue à tout le genre humain selon des principes fondés sur la Raison.

La République, ses valeurs et principes ne sont pas tournés vers une société cloisonnée ou repliée sur elle-même, ou simplement sur une nation. Ils entendent rayonner pour toutes les nations et s’étendre à l’édification d’une société transnationale fondée sur le Droit, l’unité et la justice.

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En reconnaissant notamment à tout être humain la même dignité, le même statut et les mêmes droits.

Cet universalisme démocratique et républicain heurte aujourd’hui de plein fouet la prétention hégémonique de l’Islam politique à s’imposer à toute la planète selon une conception radicalement différente de l’Universel.

A une conception fondée sur la Raison, l’émancipation, le progrès, la liberté, l’égalité de tous les hommes quels que soient leur origine, leur ethnie, leur religion ou leur statut social, s’oppose une conception de l’homme fondée sur la soumission à un dieu prétendument révélé dans des textes écrits il y 13 ou 14 siècles et réputés inamovibles. Une conception qui oppose les fidèles aux infidèles, ces derniers étant voués à la conversion forcée, à l’esclavage ou à l’anéantissement.

A une conception humaniste, libertaire et pacifique fondée sur les Droits humains s’oppose une conception totalitaire, sectaire, figée et violente qui partout dans le monde saccage la dignité humanité et conduit les nations vers la barbarie et le chaos.

C’est pourquoi l’islamisme est radicalement hostile à la République. Radicalement incompatible avec celle-ci, ses valeurs, ses principes, sa conception de l’homme et la société.

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C’est pourquoi il doit être combattu, sanctionné, éradiqué avec la plus extrême énergie. Car il constitue aujourd’hui et de très loin le plus grand danger pour la démocratie, pour les libertés, pour les citoyens, pour les femmes, pour les minorités, pour les générations futures, pour la paix et la fraternité.

La prétention des islamistes à imposer la charia au nom de la « liberté de conscience » doit être balayée avec la dernière des énergies.

La laïcité n’est pas le seul principe qui puisse aujourd’hui servir de rempart à l’Islam. L’ensemble des principes et des lois de la République constitue un arsenal cohérent tout à fait apte à défendre celle-ci contre ses ennemis objectifs.

Ce qu’il convient de faire en revanche, c’est de rappeler, de marteler ces principes, leur signification, leur articulation et leurs modalités d’application.

Il ne peut y avoir d’autre arsenal pour combattre l’islamisme. Car la France est un Etat de droit, pas un état ou règne l’arbitraire, la loi du plus fort, le fait du prince ou le relativisme.

Le plus gros obstacle à ce combat, c’est le politique. Car il y a longtemps que les hommes politiques ici comme ailleurs ne servent plus les intérêts de la France et des Français, mais ceux d’autres acteurs qui les font élire. Et leur propre carrière.

Macron représente l’archétype de ces dirigeants programmés et parachutés en quelques années au sommet de l’Etat par des mécènes qui attendent un retour sur investissement.

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Ces mécènes n’ont aucune éthique. La République, la démocratie, la liberté, la vérité leur importent peu. Qu’il y ait à la tête de l’Etat un républicain, un démocrate, un communiste, un fasciste ou demain un islamiste, peu leur en chaut. Tant que l’argent rentre.

Leurs seuls critères d’évaluation se nomment libre-échange, investissement, productivité, rentabilité, plus-value, profitabilité et risques financiers.

C’est aux citoyens attachés à la République à prendre en main leur destin. De peser sur ces marionnettes selon un rapport de force suffisamment persuasif pour les inciter à infléchir leur politique. La seule cible à viser pour convaincre ces nouveaux princes insensibles aux soubresauts du monde tant qu’ils rapportent, c’est l’argent et le marché. Asséchez les profits, empêchez les capitaux de circuler, mettez le marché en panne, et retournez les services d’ordre contre les gouvernants, et aussitôt vous trouverez un interlocuteur prêt à négocier.

C’es hélas triste de constater que la démocratie soit à ce point en panne. C’est ce qui fait la force des islamistes, décidés à utiliser toutes ambiguïtés politiques, toutes les failles du système, toutes les faiblesses d’une société endormie sur ses principes, pour avancer leurs pions et s’i,infiltrer dans tous les réseaux de pouvoirs.

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Compte tenu de la vacance du pouvoir politique sur des questions aussi essentielles, si la société veut se protéger contre ce qui menace de la détruire, elle doit passer à l’offensive : se réapproprier les fondamentaux républicains, instaurer des réseaux efficaces de vigilance, exiger que la loi soit appliquée partout, que les principes qui fondent notre unité soient appliquées par tous, éviter que la société ne se fragmente, établir des rempart contre ceux qui veulent diviser, opposer, séparer, et s’infiltrer pour prendre le pouvoir.

Il faut sanctuariser non seulement l’école et l’université, mais toute la société civile : l’hôpital, la santé, le monde syndical, sportif, associatif, les partis politiques, les collectivités territoriales, les assemblées, les grands corps constitués, la diplomatie, le monde du travail, les entreprises publiques et privées, le monde de la finance, la culture, les médias, le monde du spectacle, du divertissement et des loisirs.

Réformer le culte musulman ? Un impératif de tout premier ordre pour lequel les citoyens doivent se mobiliser afin de l’exiger.

Presque toutes les organisations musulmanes au plan national doivent être dissoutes, à commencer par le CFCM. Et remplacées par un organisme unique représentant l’Islam de France, d’où sera exclus tout membre lié à des organisations réputées islamistes (et terroristes) comme les Frères Musulmans.

Les dirigeants de ces organisations doivent être dénoncés publiquement, voire pénalisés et sanctionnés s’il ont enfreint la loi. Les imams litigieux doivent être interdits, et expulsés du territoire quand cela est possible. Aucun islamiste inculpé, condamné ou fiché comme Tariq Ramadan ne doit plus pouvoir circuler sur le territoire, a fortiori pour y effectuer des conférences. Les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Aucun financement étranger direct ou indirect ne peut être accepté pour financer des organisations musulmanes, des lieux de culte, des associations communautaires ou islamistes déguisées en organismes « caritatifs », « éducatifs », « culturels » ou « sportifs ». Les mairies ou les collectivités qui les subventionnent doivent être sanctionnées, leurs maires condamnés.

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Les belles harangues sur la démocratie, la justice sociale, la laïcité ou la liberté ne servent qu’à attendrir et endormir le gogo. Aujourd’hui il faut des actes concrets.

Une République de combat, fidèle à ses valeurs, prête à les défendre, insensible au chant des sirènes islamistes comme aux bobards politiciens, voilà ce qu’il nous faut.

 

 

 

 

13 novembre : A quoi servent les commémorations ?

Mis en avant

Pendant plusieurs années, j’ai eu beaucoup de mal avec ces commémorations obligées des attentats de Charlie et du 13 novembre.

Comme tous les Français, j’avais été bouleversé par ces attentats. Mais la mémoire, individuelle et collective est un être vivant, qui pour vivre et se développer a besoin constamment de se renouveler.

Tout travail de deuil, personnel ou national, suppose à un moment donné une mise à distance volontaire du traumatisme vécu. Une mise au repos des émotions et de la conscience, notamment par respect pour des êtres fauchés prématurément par le tragique.

Les rescapés qui revenaient des camps de la mort étaient les premiers à ne pas vouloir évoquer ce qu’ils avaient vécu. A vouloir célébrer la vie et ne surtout pas se laisser enfermer dans une culture morbide d’un passé indicible. Tout comme les poilus qui revenaient de l’horreur de Verdun, ou les soldats du front russe.

En 2016 et 2107 j’ai tenté d’alerter sur les dangers de cette crispation mortifère sur des commémorations à n’en plus finir, qui ne faisaient que rouvrir des blessures et empêcher cette cicatrisation de la mémoire. Et qui avaient pour autre conséquence d’enfermer la France et les Français dans un statut de victimes sidérées et impuissantes face au terrorisme : l’un des buts précisément de la terreur.

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4 ou 5 ans après ces attentats, les choses ont commencé à évoluer. La mémoire s’est davantage apaisée. Le temps a fait son ouvrage. Et ces événements tragiques nous apparaissent avec une tonalité différente, moins aiguisée.

Daesh, au moins en Syrie, a été vaincu. La menace terroriste n’a pourtant pas disparu. Pas plus que l’idéologie islamiste ne s’est évaporée. Le combat a juste changé de visage.

L’attentat de la Préfecture début octobre est venu nous rappeler que le terrorisme existait toujours, qu’il avait juste changé de forme. Moins spectaculaire, plus insidieux.

Comme un cancer l’idéologie djihadiste s’est infiltrée dans les esprits, a produit des métastases inattendues chez certains de nos concitoyens gagnés par le fondamentalisme musulman. Peut-être le danger est-il même aujourd’hui plus menaçant parce que plus profond et plus diffus, protéiforme.

Aujourd’hui le « devoir de mémoire » et ces commémorations prennent une toute autre allure. Il ne s’agit plus simplement de commémorer des événements que personne n’a oubliés. Mais d’en revisiter la signification pour donner du sens à ce que nous vivons aujourd’hui.

3 jours après la marche de la honte qui a réuni quelques 13.000 « musulmans » français emmenés par des officines et des personnalités clairement gagnées à l’islamisme, après ces amalgames honteux entre des symboles de la Shoah comme l’étoile jaune et cette imposture intellectuelle et politique qu’est « l’islamophobie », nous célébrons aujourd’hui les attentats de Paris de la nuit du 13 novembre 2015. Et les 130 victimes que firent ces massacres dans les rues de la capitale et au Bataclan.

« Ne pas oublier » ces victimes : c’est évident. Mais ne pas oublier surtout que ceux qui encore aujourd’hui osent prétendre qu’ils n’ont « aucun lien » avec le terrorisme, comptent parmi eux des idéologues qui ont endoctriné de jeunes Français, les ont convertis à une vision radicale, rétrograde, haineuse et agressive de l’Islam, ont contribué à leur radicalisation, et les ont poussés un jour à rejoindre les rangs djihadistes.

« Pas d’amalgame ! », « Pas en mon nom ! », « Rien à voir » : tous ces slogans simplistes ne peuvent plus fonctionner aujourd’hui.

C’est aux musulmans eux-mêmes qu’il appartient en premier lieu de faire ce travail de discernement, de libération, de lutte contre toute forme d’endoctrinement, d’embrigadement au nom de l’Islam, de conscience, de sanctuarisation de la limite qui sépare le juste de l’injuste, le vrai du faux, et acceptable de l’inacceptable.

C’est le contraire de l’adhésion à une religion morte, figée dans le littéralisme, ce qu’en principe ne permettent pas les langues sémitiques comme l’hébreu, l’araméen ou l’arabe, la langue du Coran, parce que leur structure consonantique interdit toute interprétation monolithique et offre à l’esprit une pluralité de sens.

Il y a donc dans le cœur-même de la tradition musulmane une impérieuse nécessité d’actualisation du sens. Ce que réprouvent les fondamentalistes qui voudraient se l’accaparer en le refermant sur une seule et même lecture licite.

C’est donc tout un travail de relecture de leur tradition, de son articulation avec les fondements éthiques de la République, un travail de conscience et de mémoire qui attend les musulmans de France. Un travail identitaire et éthique, collectif et non seulement individuel, surtout pas communautariste mais authentiquement républicain.

Et ce travail honnête et courageux passe notamment par un travail de mémoire sur ces attentats contre l’unité de la nation et des citoyens français.

Un travail nécessaire pour ne pas céder, par crainte d’être déclarés complices ou coupables, à la tentation d’occulter sous le sceau de l’oubli une mémoire qui risque de hanter certains comme un spectre, et de revenir un jour frapper à leur porte comme le retour du refoulé.

Il est facile de vouloir séparer les bons des méchants, les terroristes des vrais musulmans, les « Je suis Charlie » des anti-Charlie.

Sauf que la réalité ne se résume pas à ces schémas binaires. Il y a toute une frange nombreuse de musulmans honnêtes et attachés à la République, mais qui risquent de se laisser piéger par les discours mensongers des islamistes sur « l’islamophobie ». De se laisser gagner par des peurs qu’on fabrique et qu’on instrumentalise pour les amalgamer. Ou bien de voir sa propre conscience neutralisée par un tiraillement entre son appartenance à la communauté nationale et son attachement une « communauté musulmane » qu’on prétend menacée.

Le virus de l’islamisme s’apparente plus à un sida qu’à un cancer. Un sida qui trompe les mécanismes de défense immunitaire, qui déjoue les mécanismes de congruence identitaire afin de semer le doute, de s’insinuer et d’amener ses victimes à ne plus se reconnaître qui elles sont : des citoyens français à part entière. Et qui finit par les retourner contre un pays qui les aurait rejetés.

C’est contre cette maladie qu’il faut lutter. Et pas seulement contre l’idéologie qui en est responsable et ceux qui la propagent.

Tout combat contre l’islamisme, le fondamentalisme, les dérives sectaires qui les accompagnent et les menacent qu’ils font peser sur la cohésion nationale, sur la sécurité publique, sur les lois et les principes républicains doit se faire AVEC Les musulmans, surtout pas sans eux ou contre eux.

Ce combat diot être fondé sur une volonté de rassembler. Non sur une illusion de tolérance libertaire aveugle à toutes les dérives. C’st pourquoi il doit fédérer autour d’un socle de valeurs communes sans cesse rappelées, y compris dans leurs applications les plus basiques.

Quant aux commémorations elles n’ont de sens que si elles participent à un travail de réconciliation de la mémoire collective traumatisée par des actes admonitoires qui visent à la profaner et la diviser.