Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

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Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Pourquoi il faut absolument réformer l’Islam

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L’enjeu d’une formation des imams et d’une réforme radicale de l’Islam en France n’est ni religieux ni juridique, il est civilisationnel.

Pour comprendre les véritables enjeux, il ne suffit pas de regarder les choses du point de vue de la seule République, en considérant l’Islam (l’islamisme) comme l’agresseur, et la République en situation de défense. Ce qui conduirait immanquablement à une opposition, une rivalité, un affrontement. Et à creuser davantage le fossé que les islamistes veulent établir entre la France ou l’Etat et « les musulmans ».

Premier constat : les Français de confession musulmane sont avant tout des Français. Des citoyens comme les autres. Avec la même valeur, le même statut, les mêmes droits.

Il convient de le rappeler aussi souvent que possible. Et de s’adresser en priorité d’abord à eux quand on parle d’Islam ou d’islamisme, afin d’éviter qu’ils se sentent exclus ou stigmatisés. De rappeler que toute volonté de réformer l’Islam n’est pas une manière de les « stigmatiser », comme les islamistes s’échinent à leur faire croire, en mentant pour diviser.

La réforme de l’Islam est un projet qui vise d’abord à les protéger ! Les protéger de ceux qui prétendent justement prendre leur défense, mais veulent en réalité leur faire peur, les faire douter, les victimiser, les forcer à se réunir dans une « communauté » imaginaire, pour se servir d’eux ensuite contre une République qu’ils haïssent.

Les islamistes en vérité se contrefichent des Français musulmans. Ils n’utilisent ce mot « musulman » comme un mot-valise que pour nourrir et fédérer les peurs, endoctriner, instrumentaliser et séparer.

A l’opposé, la République dit aux Français musulmans : « Vous êtes des citoyens. Des citoyens français. Vous avez les mêmes droits que les autres citoyens. La République ne fait aucune différence entre ses enfants. Vous êtes totalement libres d’adopter la religion qui vous convient et de la pratiquer, ou aucune. Tant que vos croyances et vos pratiques ne portent pas atteinte aux autres citoyens, à l’unité de la République, à l’ordre public, aux libertés individuelles. »

Regardons les choses plutôt du point de vue de l’Islam.

Quel est l’état de l’Islam aujourd’hui ? Si tant est que ce mot recouvre une réalité homogène.

Inutile de tourner autour du pot : l’Islam vit aujourd’hui une crise majeure, paroxystique. Celle-ci n’est pas nouvelle mais elle est exacerbée. Les prurits de cette crise se nomment islamisme, salafisme, djihadisme, violence, terrorisme, attentats, massacres, persécutions, viols, esclavage…

Qu’en est-il d’une lune de miel possible entre l’Islam et la République ?

Sur ce sujet comme sur d’autres nos intellectuels français pèchent souvent par ignorance, idéalisme ou irénisme. Parfois par déni de réalité, duplicité, complaisance. Autant de « péchés » intellectuels souvent dictés par la mauvaise conscience postcoloniale, nourri du rêve fusionnel d’une humanité qui aurait atteint son universalisme selon des idéaux d’émancipation et de fraternité partagée, ignorant des résistances, des blocages, des différences.

Autant éviter d’argumenter : croire naïvement que l’Islam peut s’acclimater aussi facilement à la République, à la laïcité, que le judaïsme sous l’Empire ou la religion catholique il y a un siècle, c’est méconnaître totalement la réalité et la spécificité de l’Islam d’aujourd’hui.

Car aux dires des islamologues honnêtes, l’Islam, dans ses fondements théologiques, idéologiques et juridiques, est RADICALEMENT incompatible avec la notion d’état de droit, avec la démocratie, comme avec la République.

Pour s’acclimater, l’Islam doit muter, se réformer en profondeur. Ce qui suppose d’abandonner bon nombre de ses postulats établis il y a 13 ou 14 siècles. Et pour une large part figés dans leurs grandes lignes dogmatiques depuis le 11e siècle. Il ne pourra jamais s’acclimater à la réalité du monde contemporain, encore moins à celle de sociétés démocratiques et postmodernes comme la nôtre, sans un sérieux aggiornamento de ses dogmes, de ses croyances et de ses valeurs.

Sans parler des conflits entre le monde musulman et « l’Occident » ou les autres nations à l’échelle du monde, rien qu’en France, même l’Islam le plus modéré ne pourra jamais sortir par magie, sans un profond regard sur lui-même, d’une position réactive par rapport à « l’Occident ». Certains mouvements musulmans réformistes ou progressistes le font, mais ils sont ultra minoritaires, même en France.

Dans l’imaginaire véhiculé dans beaucoup de discours, l’Occident est souvent présenté comme un ennemi ou l’archétype de la « décadence ». Parce qu’il regroupe des nations chrétiennes donc « impies ». Parce qu’il représente l’ancien colon ayant détruit l’orgueil et la culture des peuples conquis. Parce qu’il regroupe aujourd’hui des sociétés fondées sur la modernité, le rationalisme, le matérialisme, l’individualisme, la laïcité, le relativisme culturel, et donc l’abandon de la soumission à Dieu.

En réalité l’Islam est incapable de prendre la mesure de sa propre décadence. Laquelle a commencé dès le 11e siècle et ne s’est jamais interrompue depuis. Parce qu’il a décidé de figer son dogme à cette époque, il s’est rendu lui-même incapable de s’adapter aux évolutions du monde qu’allaient porter l’essor de l’humanisme de la Renaissance, puis le Siècle des Lumières, et enfin de la société industrielle puis post-industrielle jusqu’à aujourd’hui.

L’islam vit donc dans un ressentiment puissant, fait de fascination-haine, de désir d’appropriation et de vengeance, face à l’Occident.

Pourtant, il ne voudrait pour rien au monde renoncer à ses apports « civilisateurs », en particulier son savoir-faire technologique : sa maîtrise de l’énergie, son urbanisme, son confort moderne, sa médecine, ses belles voitures, sa société numérique et ses nombreux gadgets… Mais emprisonné dans un rapport schizophrène à l’égard de l’Occident, l’Islam demeure profondément incapable d’en copier les infrastructures politiques, institutionnelles, juridiques.

Comme la notion d’état de droit, d’individu, de démocratie, d’égalité de statut des citoyens d’une même nation, de droits humains ou d’un universalisme fondé sur l’humain et non Dieu et la Charia. Autant de principes fondateurs de nos démocraties, mais qui viennent toutes se heurter frontalement à une volonté originelle de l’Islam d’imposer une emprise totalisante et totalitaire de la religion sur les personnes, sur les pouvoirs et sur tous les aspects de la vie en société.

Autant aujourd’hui qu’hier, l’islam c’est vraiment la soumission totale de tout et de tous à un Ordre totalitaire imposé par un dieu. Un modèle ontologique, idéologique, culturel, social, politique, juridique et institutionnel propre aux sociétés tribales les plus archaïques. Et qui quoiqu’on en dise et malgré ses nombreuses variantes, des plus tolérantes aux plus rétrogrades, n’a fondamentalement pas varié d’un pouce en profondeur depuis 1300 ans.

Pour preuve : toutes les tentatives d’importer la démocratie et l’état de droit au cours du 20e siècle dans les états arabes ou musulmans « modernes » se sont soldées par des échecs : dictatures militaires, souvent renversées par des guerres civiles, précédant l’accession au pouvoir des islamistes. Egypte, Algérie, Tunisie, Libye, Turquie, sans parler de l’Iran, c’est toujours peu ou prou le même scénario.

Avec à la clé un ressentiment accru et un désir de destruction encore plus grand vis-à-vis de l’Occident honni, rendu responsable de tous les maux et de ses échecs. Il est vrai que les manœuvres de la CIA ne sont pas toujours étrangères à ces revirements politiques funestes pour les peuples qui en payent les frais.

Ce cycle tragique des échecs et de la violence, cette incapacité à évoluer et se réformer, à se positionner autrement que dans un rapport de jalousie mimétique par rapport à l’Occident, est nourrie par une référence permanente au fameux « Âge d’or de l’Islam ». Un mythe à propos duquel bon nombre d’historiens sérieux s’accordent aujourd’hui à reconnaître qu’il n’a jamais existé. Mais qui demeure néanmoins très puissant dans l’imaginaire collectif arabo-musulman. Comme la référence à la puissance hégémonique du Califat, que des néo-sultans autoproclamés comme le dictateur islamiste Erdogan rêvent aujourd’hui de restaurer.

Un rêve d’autant plus artificiel que la splendeur passée de l’empire ottoman comme des autres dynasties « islamiques » doit en vérité beaucoup moins à l’Islam lui-même comme éventuel ferment civilisateur, qu’à la culture et à l’intelligence des sultans et des empereurs successifs, arabes, perses, ottomans, mongols, leur ouverture à l’Occident, ou à d’autres aires civilisationnelles à la périphérie orientale, méridionale ou septentrionale de ces empires.

Il y a longtemps que nous n’en sommes plus à l’époque des conflits hégémoniques et des coopérations entre grands empires. La « mondialisation », qui a commencé avec la chute des grands empires européens et les deux conflits mondiaux qui ont suivi au cours du siècle dernier, est aujourd’hui en passe de s’achever.

On aurait tort de voir dans cette mondialisation un phénomène uniquement économique. Même si c’est bien par le biais de la globalisation des marchés et la financiarisation de l’économie mondiale que celle-ci a connu le formidable coup d’accélérateur que nous subissons. Celle-ci n’a pas non plus entraîné comme on l’annonçait un nivellement culturel, au point de broyer les identités ou de normaliser tous les aspects de la vie à l’échelle de la planète. Au contraire, la mondialisation a attisé une prise de conscience et une affirmation des particularismes locaux, régionaux, nationaux.

Cette mondialisation est en grande partie achevée. En partie seulement : les référents qui orientent la conscience planétaire ne sont pas encore uniformément partagés. Quant à l’ouverture de cette conscience sur les enjeux humains à l’échelle du monde, elle est loin d’être partagée au même niveau individuellement. D’où les replis identitaires que nous connaissons, qui sont des phénomènes réactifs normaux face au sentiment de perte de repères et de brouillage identitaire.

Quant au « Choc des civilisations », celui-ci non plus n’a pas lieu. Et n’aura jamais lieu. Parce que « les civilisations » n’est plus au 21e siècle une grille de lecture pertinente pour comprendre les évolutions du monde.

L’enjeu du 21e siècle c’est l’émergence d’une civilisation mondiale, unifiée, pacifiée, consciente de son destin commun et de la place de chacun. On aurait donc tort de vouloir envisager les relations entre l’Islam et l’Occident par le prisme des conflits de civilisations. D’autant que l’Islam aujourd’hui n’a absolument plus les moyens de prétendre « civiliser » quoi que ce soit, a fortiori le monde. Il n’en a ni les outils intellectuels ou philosophiques, ni la capacité charismatique, ni l’expérience, ni la faculté à s’adapter à la réalité et aux enjeux du siècle.

La seule question qui vaille, ce n’est pas « Quelle civilisation va l’emporter contre une autre ? », mais « Comment allons-nous réussir à faire civilisation tous ensemble ? »

Pour l’heure nous manquons cruellement de recul : nous sommes surtout piégés par nos peurs et obnubilés par les phénomènes de repli.

Les religions n’échappent pas à ces phénomènes de revendication et de reconnaissance identitaire. Sauf que l’Islam est totalement incapable aujourd’hui de fédérer comme il le voudrait des identités métissées ou superposées par le brassage des modèles culturels. Parce qu’il n’a quasiment pas évolué depuis un millénaire, qu’il a raté le cap de la modernité, et se voit a fortiori impuissant à offrir quelque modèle de compréhension que ce soit de cette postmodernité à laquelle il ne comprend plus rien.

En outre, en ce 21e siècle, émerge un phénomène nouveau et capital dans l’Histoire humaine, favorisé notamment par la société mondiale de l’information et l’essor de la mobilité : l’avènement d’une conscience collective planétaire. Or cette conscience est évidemment définie par les codes des mediums qui la porte : ceux de la technologie numérique, d’une jeunesse largement ouverte à l’autre et au monde, formée dans des universités internationales, qui partagent la même langue – l’anglais – les mêmes codes sociaux, de langage, de comportement, de consommation, une culture commune, profondément métissée, des loisirs communs…

L’Islam traditionnel paraît un archaïsme médiéval totalement déconnecté des attentes, des usages et des valeurs de cette jeunesse qui fera le monde de demain.

D’où en partie cette tentation qui le traverse de régression violente vers des schémas identitaires et idéologiques radicaux, fondamentalistes, la projection dans une vision messianiste, apocalyptique, où seule la destruction de l’autre en même temps que de soi-même pourrait permettre un fantasmatique Relèvement dans un monde imaginaire, justifié par un dieu vengeur aux polarités inversées, une icône de la Destruction totale.

Hélas pour ceux qui en sont les adeptes comme pour nous qui en subissons les contrechocs, l’Islam est aujourd’hui une religion à l’agonie. Il n’y a aucune issue sinon l’Anéantissement global mis en scène comme un feu d’artifice suicidaire.

Comme l’hitlérisme et son rêve de IIIe Reich a conduit à l’anéantissement de l’Allemagne avant que celle-ci ne précipite le monde dans les ténèbres, comme l’effondrement du stalinisme puis de l’empire soviétique a ruiné une partie des nations qui en étaient esclaves et failli précipiter le monde dans l’holocauste nucléaire, comme les ploutocrates ultralibéraux pourraient à leur tour précipiter l’humanité dans un chaos de violences et d’injustices jamais égalé, l’islamisme, à supposer qu’il arrive un jour à prendre le pouvoir partout sur terre, précipiterait le monde et tous les peuples dans un anéantissement assuré.

D’abord en exterminant Israël et tous les Juifs, son ennemi obsessionnel. Puis en décimant les « nations impies », à commencer par les chrétiens, puis les Chinois, les Indiens, et tous ceux qui s’opposeraient à leur volonté de conquête totalitaire. Et bien sûr au passage tous les « mécréants » déclarés parmi les musulmans qui refuseraient de se conformer à leur vision univoque et dictatoriale de l’Islam. Puis ils finiraient par s’entretuer entre eux, comme dans les procès de Moscou ou dans la folie d’épuration des nazis.

L’enjeu d’un Islam de France est donc primordial. Parce que si ce défi aboutit, il pourrait être une matrice possible pour un Islam réconcilié avec les valeurs humanistes et démocratiques. Certes, ce ne serait plus vraiment l’Islam, ce serait autre chose. Mais après tout les religions ne sont que des créations humaines destinées à évoluer ou être remplacées.

Il n’y a aucune autre voie pour l’Islam, en France, en Europe et dans le monde. Si des musulmans ne font pas le choix conscient de réformer radicalement l’Islam, celui-ci disparaîtra de sa belle mort. Ou dévoré par sa frange la plus radicale, son ressentiment et sa soif de pouvoir, il entraînera le monde dans le chaos

Le chant trompeur de La Laïcité

Beaucoup de ceux qui voudraient faire reculer l’islamisme se contentent de sauter sur leur chaise en criant « Laïcité ! Laïcité ! »

Mais la laïcité n’est ni une recette magique, ni une panacée.

Elle n’est que l’un des principes, essentiels, qui fondent notre démocratie. Mais qui n’a aucun sens ni aucune utilité s’il n’est pas relié aux autres.

Beaucoup aussi, selon une mauvaise compréhension de ce principe de laïcité, se cabrent dès qu’on évoque une possible ingérence de l’Etat dans les questions religieuses. Notamment en ce qui concerne le contenu des cultes, la formation des imams ou le financement des mosquées. Oubliant au passage qu’en France, l’Etat se mêle de religion de façon interrompue depuis 1789, et bien avant si l’on évoque l’Ancien régime.

Comme si les religions étaient une maladie honteuse dont l’Etat ne devrait surtout pas se mêler, au risque de se faire happer par un spectre ou contaminer par un virus plus dangereux que le coronavirus.

Soyons sérieux. Et surtout objectifs. Non seulement l’Etat peut mais il DOIT à tout prix se mêler de religion. Surtout de l’Islam, qui livré à lui-même, et donc aux islamistes, ne peut être qu’un ferment de chaos et de division ! Au nom des principes qu’il incarne et des pouvoirs régaliens qu’il exerce, l’Etat est le garant de l’ordre public, de l’unité de la nation, des libertés individuelles, de la loi et de l’ordre républicain.

Précisions.

La laïcité, ce n’est ni la passivité, ni la soumission, ni la complaisance.

La laïcité – selon la Loi de 1905 – c’est la « neutralité » de l’Etat par rapport aux religions, notamment en matière de financement.

La neutralité, ça n’est pas la démission.

De plus, la laïcité n’est pas l’Alpha et l’Oméga de la République…

La République repose sur d’autres piliers, d’autres principes essentiels, que l’Etat a le devoir impératif de défendre quand ils sont menacés :

L’Etat de droit. C’est à dire l’obligation de tous de se soumettre à la loi civile. Quand l’islamisme qui hait la démocratie voudrait détruire celle-ci et imposer à terme une théocratie à la place de la République.

L’unité et l’indivisibilité de la nation. Quand le séparatisme islamiste voudrait fracturer et diviser la société.

La cohésion nationale. Quand l’islamisme voudrait soumettre les Français de confession ou d’origine musulmane à des modèles et des lois dictés par des pays étrangers, favoriser le repli communautaire et opposer les citoyens.

La liberté de conscience et l’égalité des citoyens devant la loi. Quand l’islamisme voudrait imposer une seule religion, revendiquer un statut et des lois d’exception pour les musulmans, réintroduire le délit de blasphème et le crime d’apostasie dans le Droit Civil, sanctuariser la religion musulmane par le chantage à « l’islamophobie »…

La Fraternité républicaine et l’appartenance à la nation, laquelle passe par l’assimilation des citoyens d’origine étrangère. Quand l’islamisme voudrait privilégier les liens de l’Oumma érigée en « supranationalité ».

Les droits des femmes et des minorités, la protection des mineurs. Quand l’islamisme voudrait soumettre les femmes à un statut inférieur, leur imposer le voile islamiste dès le plus jeune âge, justifier la polygamie, le viol, les violences conjugales, le mariage forcé y compris de petites filles mineures, l’excision, mais aussi l’esclavage, l’antisémitisme, l’homophobie, l’intimidation et la menace pour tout musulman qui quitte sa religion, qui ne respecte pas le ramadan ou le halal, l’interdiction pour une femme de sortir seule, de circuler librement, d’étudier, de travailler, de voter, de postuler à des responsabilités politiques ou syndicales sans l’accord de son mari, l’endoctrinement des jeunes, la soumission des mineurs, y compris sexuelle…

La sécurité nationale et l’ordre républicain. Quand l’islamisme frériste ou salafiste voudrait justifier ou minimiser les actes terroristes, parfois avec la complicité du pouvoir, mais aussi la violence arbitraire, les menaces de mort pour les auteurs de « blasphèmes » (« islamophobes« ) ou les « apostats« , notamment les femmes, encourager la sécession, la voyoucratie, créer sur le territoire national des îlots communautaristes où l’Etat, l’administration, la Police ne peut plus pénétrer…

L’humanisme et la République sociale. Quand l’islamisme voudrait soumettre de façon absolue et totalitaire tous les humains à « Allah » et à sa « Loi » prétendument révélés par son « Prophète » .

L’universalisme. Quand l’islamisme ne connaît qu’un seul principe universel, celui de la Charia imposée à tous, et établit une distinction radicale de statut entre les membres de l’Oumma et les « mécréants » soumis à l’arbitraire, à l’esclavage ou à l’extermination.

L’aide internationale et la coopération entre les peuples. Quand l’islamisme n’est qu’un projet de conquête impitoyable de la planète, de soumission de tous les peuples à un ordre théocratique arbitraire, autoritaire et totalitaire, et de destruction méthodique par le recours à la violence ou à l’infiltration, des nations et des sociétés fondées sur les idéaux démocratiques et les droits humains.

La lutte conte les dérives sectaires, la protection des personnes et de biens. Alors que l’islamisme EST une secte parmi les plus dangereuses, organisées et déterminées à infiltrer tous les réseaux de pouvoir et tous les rouages de la société. Il devrait être inscrit sans tarder dans le Droit français comme telle. Les organisations qui diffusent cette idéologie doivent aussi être déclarées « organisations terroristes » : Frères musulmans notamment.

Voilà pour l’essentiel.

Il faudrait aussi ajouter l’indépendance des cultes avec des pays ou organisations étrangères, qui oblige aujourd’hui l’Etat à intervenir dans le financement de l’Islam en France pour interdire, contrôler, sanctionner.

Quelle organisation pour l’Islam de France ?

A noter s’agissant des liens entre l’Etat et les cultes qu’il existe toute une palette de réalités depuis plus de 200 ans en France entre le Concordat et le laxisme total pratiqué depuis 30 ans et qui nous conduit tout droit à la catastrophe.

Ainsi le Consistoire israélite de France n’est plus concordataire depuis 1905. Et même depuis 1901, date à laquelle il a été transformé en association.

Le CFCM n’est qu’un gang mafieux entièrement piloté par des pays étrangers dont l’Islam n’a rien à voir avec la réalité démographique, sociale, culturelle des Français de confession musulmane, ultra majoritaire parmi les musulmans en France. Ses représentants rivaux sont incapables de s’entendre et ne représentent absolument pas les musulmans « de base », qui détestent cordialement le CFCM. Ce « machin » doit donc disparaître et laisser la place à un véritable Consistoire National du Culte Musulman, interlocuteur unique de l’Etat qui vienne remplacer la myriade d’associations opaques et corrompues qui ne représentent que des intérêts particuliers et sont quasiment toutes aux mains des Frères musulmans.

Ce qui voudrait remplacer la laïcité bien comprise par « l’halalicité » doivent dégager. En particulier tous les imams et représentant du culte ou dirigeants d’association musulmanes étrangers, qui sont des instruments de propagation d’une idéologie hostile à la France et à ses principes.

Toutes les organisations dépendant de près ou de loin des Frères musulmans, du salafisme, de l’islamisme turc ou d’autres mouvances islamistes doivent être immédiatement dissoutes, et leurs représentants interdits de constituer d’autres associations musulmanes.

Tous les imams dépendant de ces organisations, qu’ils soient étrangers ou non, doivent être interdits d’exercer.

Quelle formation pour les imams ?

Un principe essentiel à mettre en place rapidement : tous les imams de France doivent être exclusivement de nationalité française. De même que les intervenants dans les cursus religieux et les personnes appelées à intervenir dans les mosquées.

Plus de Tariq Ramadan ou de Yusuf Al-Qaradawi en France !

Les imams français doivent être impérativement formés en France par des organismes et des intervenants français agréés par le Ministère.

L’idée d’une école nationale unique n’est pas mauvaise. Mais peu réaliste : l’islam est l’une des religions les plus éclectiques au monde. Et il est difficile d’imaginer que des imams représentant des islams différents puissent être formés au sein d’un même organisme.

Encore que cela permettrait de décloisonner les différentes composantes souvent rivales de l’Islam, en permettant à de futurs représentants religieux de se connaître et de dialoguer.

Quoi qu’il en soit, même si plusieurs organismes séparés sont amenés à former les futurs imams, il est absolument nécessaire que les cursus de formation soit uniformisés de façon à proposer un même « tronc commun » permettant de partager les mêmes connaissances, la même vision et les mêmes valeurs.

Les contenus et méthodes de formation doivent tous faire l’objet d’un agrément et d’un contrôle rigoureux, y compris dans le détail des formations théologiques. Non sur le fond (les points de dogmes et de foi), mais sur leur conformité avec les lois de la République.

Ceci n’est pas seulement essentiel pour garantir que les imams n’enseignement pas des principes « coraniques » contraires aux lois républicaines. Mais aussi parce tout l’enjeu de l’émergence d’un véritable « Islam de France » dont on parle depuis 30 ans mais qui n’a jamais existé, c’est de permettre justement à l’Islam en France de s’acclimater aux réalités historiques, éthiques, philosophiques, culturelles, sociales, juridiques, institutionnelles et politiques qui fondent la République.

Une formation de culture générale comprenant notamment des éléments sur l’Histoire des civilisations islamiques, une typologie des différents islams présents aujourd’hui dans le monde, l’Histoire de la France et de l’Europe, l’Histoire des grandes religions, l’Histoire de la démocratie, celle de la République française, une formation au grands principes du Droit, à la laïcité, à la prévention de la radicalisation…

Ce n’est qu’à cette condition que l’on pourra court-circuiter l’entrisme islamiste dans les mosquées et les instances représentatives de l’Islam en France.

Toutes les mosquées salafistes ou fréristes doivent être immédiatement fermées.

Un gros effort de l’Etat doit en revanche être mené pour faciliter, recadrer, contrôler la création de nouvelles mosquées par des organismes et représentants agréés. Afin de palier l’énorme déficit de lieux de culte musulmans en France et d’éviter la multiplication anarchique de lieux de cultes clandestins, foyers de radicalisation parce que souvent aux mains d’islamistes radicaux.

Toutes les mosquées de France doivent être étroitement surveillées. Avec si possible une présence policière devant chaque lieu de culte destinée à rassurer les populations contre le risque d’actes anti-musulmans mais aussi de marquer la présence de l’Etat républicain à l’extérieur des lieux de culte.

De même les réseaux associatifs créés et animés autour des mosquées doivent être surveillés et démantelés en cas de danger.

Des liens étroits dépourvus de corruption doivent être établis avec les mairies, les administrations, les services sociaux, de Police ou de gendarmerie. Afin d’assurer la sécurité, l’ordre public, le respect des lois, l’insertion des populations dans le tissu local, social, économique, culturel, en prévenant tout phénomène d’enfermement communautaire et de ghettoïsation des quartiers.

Remettre la République au corps de l’Education

Bien sûr toutes les écoles coraniques hors contrat, déclarées ou non, doivent être dissoutes. Leurs professeurs et dirigeants interdits d’exercer.

Les élus locaux qui les subventionnent de façon illégale doivent être poursuivis, soumis à de lourdes sanctions pénales et destitués de leur mandat.

Afin de garantir le droit pour les parents à éduquer leurs enfants s’ils le souhaitent hors de l’école publique comme la loi le prévoit, des contrôles scolaires réguliers doivent être mis en place afin de vérifier que les enfants concernés acquièrent les bonnes connaissances requises, et ne subissent pas malgré eux un endoctrinement idéologique et religieux de la part de leur milieu familial, communautaire ou éducatif.

En pareil cas ils doivent être confiés à l’école de la République.

Les contrôles pour les écoles « musulmanes » hors contrat autorisées à exercer devront être très fortement renforcés. Notamment quant aux aspects logistiques et sanitaires, à la répartition des matières enseignées, aux contenus éducatifs, méthodes, manuels, enseignants, outils d’évaluation, aux financements et à la gestion : tout doit être passé au crible.

L’ouverture et la gestion d’écoles religieuses clandestines doivent être considérées comme un crime majeur et très lourdement sanctionnées. Assimilées à des dérives sectaires, des formes d’abus, d’endoctrinement et d’emprise psychologique, de sécessionnisme : des menaces éminemment graves pour la liberté, l’intégrité et la santé psychologique d’enfants mineurs, comparables à des formes d’abus sexuels ou de pédophilie.

Dans les cas les plus graves, ces enfants devront être retirés de leurs parents et confiés à des institutions spécialisées.

Halal : Halte aux mafias islamistes !

Les institutions du halal en France doivent être centralisées en une seul organisme officiel dépendant du Consistoire national. Ce n’est plus la loi du marché qui doivent prévaloir en matière de certification.

Une manne qui profite jusqu’à présent en majorité aux islamistes. Et leur sert notamment à financer le « djihad judiciaire« .

Comme pour le financement des mosquées et des organisations musulmanes par des pays étrangers, cette source de financement de l’endoctrinement islamiste en France et ce moyen de contrôle des esprits par le halal doit être asséché.

Ceux-ci une fois leurs institutions dissoutes ne pourront plus prétendre faire main basse sur ce juteux marché, qui ne pourra être confié qu’à des organismes et représentants agréés par l’Etat.

La guerre contre le terrorisme et l’islamisme n’est pas une guerre de bombes et de fusils mais une guerre « spirituelle », une guerre de conscience, universelle, multiforme et globale

Mis en avant

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Dans un article publié le 30 janvier 2020 à propos de l’affaire Mila, le magazine Charlie Hebdo souligne fort justement le lien entre le terrorisme djihadiste « classique » et les menaces de mort dont est victime la jeune adolescente.

Si l’on veut combattre efficacement le terrorisme djihadiste et l’idéologie islamiste qui l’alimente, il est en effet indispensable de comprendre que le terrorisme n’utilise pas que des bombes, des kalachnikovs, des couteaux ou des gibets. Il commence avec les intimidations et les menaces.

Le terrorisme est avant tout une idéologie et une doctrine politiques avant d’être un phénomène caractérisé par sa violence et ses revendications. Et les armes auxquelles ils recours ne sont que des moyens parmi d’autre pour parvenir à ses fins en semant la terreur.

Le Djihad est même une stratégie méthodiquement élaborée, appliquée et relayée par les Frères musulmans et les salafistes, et dont une des étapes comprend l’endoctrinement et l’entraînement de musulmans radicalisés à la « résistance » à « l’islamophobie« , aux « humiliations » et « persécutions » infligées aux musulmans par une société déclarée hostile et un Etat qui les « haïssent ». Un entraînement à la persuasion, à la contradiction, à la coercition, à la pression et à l’offensive. Par l’usage sélectif de petites ou de grandes violences. Des violences psychologiques, verbales, sociales, idéologiques et communautaires, justifiées par la « liberté de conscience », la lutte contre la haine ou l’injustice sociale.

C’est pourquoi il faut atomiser radicalement ces prisons rhétoriques qui empêchent de voir le réel tel qu’il est. Comme ces discours sur le « pas d’amalgame« , « rien à voir« , « pas en mon nom« . Et ce chantage permanent à « l’islamophobie » en guise de censure idéologique.

Car le but de ces discours mensongers, aveuglants, victimisants, culpabilisants est d’isoler le phénomène du terrorisme dans un « ailleurs » imaginaire. De le circonscrire dans un halo d’anathèmes conjurateurs pour en occulter le pouvoir virulent de contamination mimétique. Et de le repousser vers un horizon « hérétique » qui ne concernerait en rien ni l’Islam authentique ni les musulmans totalement étrangers à cette dénaturation. Des musulmans totalement disculpés a priori et exonérés de tout soupçon de collusion avec le Diable.

Une façon d’asseoir le mythe de « l’Islam, religion de paix et d’amour » qui serait totalement étranger et étanche à cette « perversion de l’Islam » que serait le terrorisme islamiste.

En vérité il existe une continuité indissoluble entre la révélation coranique, « LES » islams, leurs mouvances orthodoxes ou fondamentalistes, leurs transcriptions en idéologies politiques, le djihadisme, le terrorisme moral, intellectuel ou psychologique islamiste et le Djihad armé.

Les musulmans qui se réfugient derrière cette fausse justification de la liberté de conscience, de « l’islamophobie« , du « blasphème » ou de la « haine anti-musulmans » pour harceler, menacer et agresser des personnes qui ont osé s’en prendre à leur religion sont d’authentiques terroristes, même s’ils ne brandissent pas des couteaux.

Car même s’ils ne font pas péter des bombes, s’ils ne défenestrent pas une grand-mère juive sous l’effet de « bouffées délirantes », la plupart de ces justiciers autoproclamés qui veulent défendre leur Islam applaudissent souvent ces « héros » qui commettent en son nom les crimes les plus abominables.

Les armées de justiciers d’un Islam profané embrigadés par le CCIF constituent à n’en point douter l’arrière-front des djihadistes qui passent à l’acte en prenant les armes contre des innocents.

Il y a plusieurs façons de passer à l’acte. La frontière entre intégrisme, fanatisme et terrorisme ne s’arrête pas à la définition que donne aujourd’hui la loi du crime de sang ou de l’attentat terroriste. On peut aussi passer à l’acte en harcelant, en insultant, en proférant des menaces de mort, en portant atteinte à l’intégrité morale, sociale ou à la vue privée d’une personne. En la privant de la faculté de circuler librement, de s’exprimer librement, de faire ses courses, d’étudier, de partager ou publier ce qu’elle pense sans porter atteinte aux personnes.

Les menaces contre Charlie Hebdo qui précédèrent après la parution des caricatures l’incendie de ses bureaux puis le massacre des journalistes de sa rédaction étaient déjà une forme de terrorisme.

On ne terrorise pas seulement en tuant. La première arme du terrorisme c’est la parole. Et l’image.

Car le terrorisme ne vise pas les corps mais les consciences. Cette guerre n’est pas une guerre de territoire ni de fantassins, mais une guerre idéologique, conscientielle et spirituelle.

Il est donc urgent de mettre à jour notre définition juridique du terrorisme. Et pour cela il convient d’en comprendre toute l’articulation idéologique, stratégique et rhétorique.

Car il existe aussi et d’abord un djihadisme idéologique, qui se décline en livres pour adultes et pour enfants, en sites web, en forums de discussion sur internet et les réseaux sociaux.

Il existe un djihadisme psychologique, qui terrorise d’abord les musulmans, les fascine, les enveloppe et les contraint. Qui les soumet à une norme sociale, religieuse et politique par l’emprise psychologique qu’il exerce sur les consciences. Et qui force tous les membres d’une même « communauté » à un uniformisme normatif de la pensée et des comportements.

Il existe un djihadisme social, qui disloque le lien social entre les citoyens, distend le vivre ensemble, exacerbe les tensions identitaires, alimente la concurrence victimaire, nourrit la violence mimétique, et creuse les clivages artificiels entre « eux » et nous ».

Il existe un djihadisme économique qui normatise les modes de production, de distribution et de consommation par le marché du halal. Et en récolte les dividendes pour financer d’autres djihads.

Il existe un djihadisme financier, orchestré par le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et les Frères musulmans. Pays et organisation qui subventionnent illégalement des associations islamistes en Europe déguisées en œuvres sociales, humanitaires ou éducatives. Mais qui sont tout entières vouées au recrutement et à l’endoctrinement des jeunes des quartiers. Comme ils financent des listes électorales islamistes illégales quoique bénies par le pouvoir exécutif.

Il existe un djihadisme judiciaire, qui s’attaque de façon systématique à tous ceux qui critiquent l’Islam radical, les ruine financièrement et psychologiquement pour les contraindre à renoncer à leur combat.

Il existe un djihadisme culturel, qui instrumentalise, subvertit ou refondent les modèles et discours culturels, réinvente l’Histoire, redéfinit « l’identité française » à sa propre mesure. Il infiltre la pensée, la littérature, la musique, les arts plastiques, les instituts culturels et départements de musées consacrés aux « cultures d’Islam ». Il influence même les canons de la mode mis en scène par les stylistes et grands couturiers, en imposant progressivement le hijab comme un accessoire « féministe », communautaire et tendance d’une mode ouvertement islamiste rebaptisée « mode pudique ».

Tous ces djihads en vérité ne sont que les différents visages d’un seul. Ils servent tous la même idéologie, les mêmes acteurs et les mêmes buts : soumettre les musulmans de France, influencer puis contrôler la société, ses modèles, ses discours, sa culture, ses institutions, ses dirigeants, sa justice, ses principes et ses lois. Puis soumettre le monde pour imposer un ordre théocratique et totalitaire.

Il agit patiemment et méthodiquement par la persuasion, l’endoctrinement, la coercition, la subversion, l’intimidation, la culpabilisation, la victimisation. Chaque fois qu’il ne peut recourir directement à la force pour atteindre ses objectifs de destruction et de conquête.

Le djihad « soft » et sournois des Frères musulmans au visage glabre et patelin n’est ni moins « radical » ni moins dangereux que le djihad offensif des terroristes salafistes barbus en kamis ou treillis. En vérité c’est le même terrorisme décliné en une multitude d’avatars tous réunis autour d’une même tête.

« Nous sommes légion ! » Cette citation tirée de l’Evangile de Marc et du possédé démoniaque guéri par Jésus, devenue au cours de la décennie 2000 le slogan des Anonymous, est un thème souvent repris sur les réseaux sociaux par les jeunes musulmans fanatiques fascinés par cette idéologie islamiste-djihadiste. Son message est clair : nous sommes nombreux, nous sommes partout et nous sommes déterminés à vous faire plier !

Ce que veulent les islamistes, ce n’est aucunement défendre l’Islam ou les musulmans qui seraient menacés dans un des pays du monde où ils sont au contraire le plus protégés et ont la chance de vivre la religion de leur choix en paix. Leur projet c’est d’imposer à tous leur idéologie et de détruire méthodiquement, progressivement et sans aucune concession les fondements d’une société qui a érigé la Liberté, notamment la liberté de conscience en absolu. Pour lui substituer un ordre totalitaire, où toutes les libertés sont abolies ou codifiées selon une norme arbitraire et universelle.

Il serait temps que la France reconnaisse la Confrérie des Frères musulmans et ses satellites français (UOIF, CCIF, AMIF notamment) non seulement comme des dérives sectaires mais comme des organisations terroristes. D’autres pays l’ont fait, qui ont condamnés les Frères musulmans comme terroriste et déclaré l’UOIF comme une organisation terroriste.

Les islamistes sont le principal ennemi de la France et des démocraties du monde aujourd’hui. Il est temps de prendre les armes, les bonnes armes, et de s’en servir avec détermination pour mener enfin une vraie guerre partout où ils s’infiltrent. Une guerre idéologique, culturelle, politique, juridique, sociale, économique, financière, autant que militaire.

Une guerre civilisatrice et non « de civilisations », ou d’une civilisation contre une autre. Car l’islamisme n’est pas une civilisation. C’est l’abolition de toute civilisation, comme l’étaient le projet hitlérien ou le projet stalinien.

 

Faut-il condamner Éric Zemmour ? Les ressorts de la haine de l’autre

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Faut-il condamner Éric Zemmour pour ses propos tenus lors de la « Convention de la droite » de Marion Maréchal ?

A réécouter l’intégralité de son intervention à la tribune de la Convention de la droite du 28 septembre dernier, les propos d’Éric Zemmour n’apparaissent pas seulement comme ceux d’un idéologue à la droite de l’extrême droite, ils transpirent objectivement une haine tout aussi virulente que multiforme.

Fidèle à ses obsessions, le petit Juif arabe enfant de rapatriés d’Algérie qui a grandi à Montreuil, qui se voudrait plus français que tous les Français et qui rêve d’une France qui n’a jamais existé, où de Gaulle serait l’héritier de Barrès et Maurras, continue d’aligner les diatribes contre tout ce qu’il exècre : les étrangers, les immigrés, les Arabes, les musulmans (évidemment), l’Islam (encore)… Mais aussi les féministes, les homosexuels, les socialistes, les communistes, les libéraux, les soixante-huitards, les jeunes, le show biz, les rappeurs…

Le problème de Zemmour ce n’est pas qu’il soit l’illustration de ce nouveau « Rassemblement National » ripoliné, policé, aseptisé, à l’image de ses jeunes lieutenants proprets et polis comme Jordan Bardella ou Julien Odoul. Le problème c’est au contraire qu’il donne une voix et un visage à cette extrême droite décomplexée, raciste, antisémite, révisionniste, xénophobe, identitaire, ultranationaliste, et même suprématiste. Une extrême droite remisée dans les coulisses mais qui continue toujours d’exister malgré les rafistolages de Marine Le Pen.

Le problème c’est que même si ses propos sont outranciers, Zemmour est loin d’être idiot. Il sait manipuler les mots et les concepts. Et rendre un discours ignoble quasiment audible. Même si oser réhabiliter Pétain (dans Le suicide français, son avant-dernier livre), en prétendant contre toutes les vérités historiques que celui-ci aurait « sauvé des Juifs », n’aurait jamais laissé déporter « que des Juifs étrangers et aucun Juif français » (alors que plusieurs dizaines de milliers de Juifs français furent déchus de leur nationalité par le régime de Vichy puis déportés), et s’obstiner aujourd’hui encore à l’affirmer, est assez fort de café. Surtout dans la bouche d’un Juif.

S’agissant de l’Islam, le problème de Zemmour (et de l’extrême droite), c’est cet amalgame constant et consanguin au logiciel extrémiste selon lequel Immigration = Islam = Islamisme = Insécurité. En gros : tous les immigrés (et les migrants) sont arabes ou africains. Tous les Africains et tous les Arabes sont musulmans. Tous les musulmans sont islamistes. Et tous les islamistes sont des terroristes.

Rappelons au passage que l’appellation « arabe » est impropre pour désigner les Maghrébins, de même que beaucoup de peuples du Moyen-Orient. Puisque ceux-ci n’ont jamais été des « Arabes » mais des Berbères, des Kabyles, des Touaregs, des Latins, des Juifs, des Celtes, des Egyptiens, des Africains, des Libanais, des Arméniens, des Levantins et des peuples métissés. En toute rigueur et d’un point de vue ethnique, les seuls vrais « Arabes » sont certains peuples originaires de la Péninsule arabique : Saoudiens, Qataris, Koweïtiens, Emiratis. A l’exclusion des Yéménites, des Omanais et de certains peuples nés du métissage entre l’Arabie et l’Afrique.

Mais aujourd’hui la stigmatisation raciale est passée de mode. Critiquer « l’Islam » permet de recouvrir la xénophobie coutumière au FN d’un emballage politico-religieux et anti-communautariste.

Sauf que refuser de distinguer entre « les islams » ceux qui relèvent de simples obédiences religieuses et ceux qui constituent d’authentiques idéologies politiques assorties d’un projet de conquête du monde, cela relève d’une cécité ou d’une mauvaise foi coupable. Et totalement symétrique de celles des islamistes qui font mine de dénoncer les « amalgames islamophobes » entre musulmans et terroristes, mais enferment indifféremment tous les musulmans qu’ils instrumentalisent dans une même confusion entre l’appartenance à la religion musulmane et l’Islam politique dont ils sont les propagandistes.

Cette équation hyper simpliste du FN s’explique notamment par le fait que celui-ci n’a jamais réussi ou voulu intégrer la réalité et la complexité du phénomène islamiste, se contentant de récupérer quelques formules choc chez les vrais spécialistes de l’Islam politique.

Cette fixette rhétorique n’est pas non plus seulement une feinte et une tactique : le FN a besoin d’un adversaire, d’un repoussoir, d’un bouc émissaire clairement identifiable en la personne des « immigrés-musulmans-islamistes », afin de fédérer les ressentiments populaires dans un discours populiste, raciste, anticommunautariste et antisystème.

Ce qui cloche dans ce discours, et qui transparaît systématiquement dans les propos de Zemmour, c’est la haine qui l’accompagne et le motive, derrière les rationalisations loufoques sur l’Islam ou le « Grand remplacement ». Le FN n’a pas changé en profondeur : le noyau dur de son système d’exploitation c’est toujours la haine de l’autre, recouverte sous des justifications réductrices et simplificatrices.

Zemmour lui-même est un pur affectif. Son discours est un discours réactif, fondé sur la peur, la suspicion, le ressentiment et les affects, qu’il justifie par des ratiocinations qui défigurent le réel pour l’acclimater à ses obsessions. Ces discours en apparence intelligents sont irrigués de projections personnelles liées à ses complexes de petit homme juif, enfant d’immigrés, arabe, malingre, courtaud, laid, peu viril et sans doute pas très clair sur son orientation sexuelle. Un homme pétri d’angoisses et de mal être, qui rêve d’une France blanche, catholique, conquérante, dominatrice, hégémonique, colonialiste, glorieuse, monarchiste, impériale, quasi militaire. Une France inamovible qui n’existe que dans les livres d’Histoire qu’il a mal lus. Et dans les fantasmes des nationalistes les plus aigris.

Mais peut-on pénaliser l’aigreur ? Le ressentiment ? La haine ? Dans le cas de Zemmour, il faudra aux juges prouver que ses propos tenus lors de cette convention nationaliste constituaient d’objectives contraventions au droit.

Que Zemmour soit nuisible, c’est une évidence. Parce qu’il sert de porte-voix et de caution (intellectuelle) à ceux qui n’ont pas la capacité de réfléchir ni d’exprimer leur haine autrement que par des éructations.

Quand Zemmour affirme : « Les musulmans doivent choisir entre l’Islam ou la France ! », il ne fait pas que réduire le débat sur l’islamisme à un chantage simpliste, selon une logique identitaire et non politique. Il empêche à celui-ci de se poser de façon sereine, claire, exhaustive et objective. Et il résume par cet amalgame implicite l’alternative pour les Français de confession ou de culture musulmane à un choix impossible et radical entre leur religion ou leur appartenance à la nation. Une manière d’offenser l’autre en l’adjurant de choisir entre soi-même et soi-même. Une forme de jalousie mimétique qui refuse à l’autre toute altérité sinon dans la conformité ou l’exil.

Sur le fond (et c’est bien la perversité de ces raccourcis), Zemmour n’a pas entièrement tort. Pour les islamistes, notamment très clairement pour les Frères musulmans, l’appartenance à l’Oumma (la communauté de croyants) est incompatible avec une quelconque nationalité civile. Ils considèrent le fait d’être musulman comme une sorte de « supranationalité » conçue comme supérieure à toute autre appartenance nationale. En conséquence, la charia prévaut toujours sur le droit national. Ce qui pose un grave problème institutionnel, statutaire, juridique, et non seulement identitaire ou éthique, si on veut appliquer ce principe à la lettre comme le souhaitent les islamistes.

Sauf que tous les musulmans français ne raisonnent heureusement pas ainsi. Et ne tombent pas toujours dans le chantage exercé par les islamistes, dont celui de Zemmour n’est que le négatif.

Même s’il est vrai que beaucoup de jeunes des quartiers issus de l’immigration, qui peinent à se définir entre un pays d’origine qu’ils ne connaissent même pas (et qui souvent les méprise) et une France qui les rejette ou les montre du doigt, sont facilement séduits par les sirènes islamistes qui viennent leur chanter que leur véritable identité c’est d’être des « musulmans », de redresser la tête et de s’afficher comme tels, à l’inverse de leurs parents « soumis« , et de rendre à cette France colonialiste, arrogante et raciste, les humiliations qu’elle leur a fait subir.

C’est une évidence mais il faut le rappeler : Zemmour et le FN ne font que renforcer l’islamisme et cautionner son discours de haine de la France. Tout comme les discours et les provocations des islamistes contre la France, la République ou la laïcité ne font que justifier et renforcer les discours de haine extrémistes.

Mimétisme. C’est le mot qui résume cette fascination-haine réciproque entre les islamistes et les extrémistes.

Zemmour n’est que le produit de ce piège mimétique qui enferme dans des identités tronquées, fermées, relatives, hostiles, symétriques et concurrentes l’une de l’autre. Il incarne une identité négative, réactive. Tout le contraire de ce dont la France aurait besoin aujourd’hui.

Tout comme le discours victimaire dans lequel les islamistes voudraient enfermer les musulmans se nourrit de la concurrence victimaire à l’égard d’autres minorités, surtout les Juifs envers lesquels ils nourrissement un antisémitisme radical, et la haine qu’ils cherchent à entretenir chez les musulmans victimisés contre l’Etat accusé d’être un oppresseur islamophobe, les discours victimaires de l’extrême droite destinés à capter les ressentiments populaires et à les diriger contre « le système », les élites et son bouc émissaire favori – les musulmans – se nourrit d’une concurrence victimaire entre « les musulmans » et « les immigrés », accusés (à juste titre) d’être choyés par les élites politiques et médiatiques « islamo-gauchistes », et « les Français », ou de plus en plus implicitement les catholiques, crispant ainsi les oppositions et rivalités autour d’affirmations identitaires et communautaires.

Il faut le rappeler sans cesse : le seul socle identitaire et éthique commun qui puisse permettre de fédérer tous les Français dans une identité et un sentiment d’appartenance commun à une même nation, mais aussi de tenir face aux assauts conjoints des nationalistes et des islamistes, c’est la République.

La République, rien que la République, toute la République.

Réaffirmer, revisiter, réinterpréter nos valeurs. Car elles sont vivantes, organiques, et non stériles. Positives et non réactives. Humanistes et universalistes, et non refermées sur une identité passéiste, étriquée, mythique.

A quoi sert l’Islamo Pride ?

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Il y avait la « Fierté homosexuelle », il y a maintenant la « Fierté Islamiste », Islamo Pride en anglais.

Présentée sous les traits d’une manif CONTRE les méchants : islamophobes, racistes, xénophobes et autres fascistes qu’on dénombrerait par divisions entières pour s’attaquer partout en France aux musulmans sans défense, la manifestation du 10 novembre avait pour véritable vocation d’être une démonstration de force de l’islamisme en France et de sa capacité à rassembler pour dénoncer une véritable « Shoah anti-musulmans ».

Shoah, le mot est fort. Mais bien qu’il ne soit pas officiellement prononcé, il y a longtemps que le Rubicon symbolique d’une assimilation immonde entre la stigmatisation dont seraient victimes aujourd’hui les musulmans et la persécution des Juifs dans l’Allemagne des années 30 ou dans la France d’Occupation a été franchi.

Toute communauté persécutée se structure autour de mythes fondateurs. Ainsi les émeutes de Stonewall à New York en 1969 ont été le point de départ des revendications homosexuelles et de la traditionnelle Gay Pride (rebaptisée Marche des Fiertés) qui depuis 50 ans rassemble les communautés LGBT de toutes les grandes villes occidentales.

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Fabrique d’un mythe et brouillage des pistes

Il fallait donc un événement fondateur pour servir de creuset agrégateur à une « communauté musulmane » qui n’existe pas, mais que certains ont intérêt à présenter comme « stigmatisée » afin de s’arroger le monopole de la défendre et de la représenter.

Cet événement a été livré sous la forme d’un cadeau providentiel il y a quelques jours par un vieillard complotiste proche du RN, qui s’était mis en tête d’attaquer la mosquée de Bayonne, sans pour autant vouloir faire de victimes, afin prétendait-il de « venger l’incendie de Notre Dame » qu’il considère comme un attentat terroriste islamiste.

On appréciera le degré de pertinence, de cohérence et de crédibilité de son geste. Et surtout combien il est représentatif d’un climat de haine et de persécution qui se développerait aujourd’hui à l’encontre de tous musulmans en France.

Autre prisme déformant : cet épiphénomène travesti, déformé et monté en épingle, jusqu’à devenir un feuilleton médiatique sentimentalo-larmoyant. Une « maman voilée », accompagnatrice de sortie scolaire, appréhendée par un élu RN au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, qui lui aurait demandé de retirer son voile. En réalité cette intervention filmée oppose un élu à une femme voilée de noir, et qui sur un ton parfaitement calme demande à la Présidente du Conseil de bien vouloir demander à cette femme de retirer son voile, par respect pour cet hémicycle, pour la République, et pour se conformer au principe de laïcité.

Une demande contestable et légalement infondée, mais aussitôt qualifiée de « provocation », puis d’« agression violente », d’« humiliation publique », d’injure« , de « traumatisme », de « vie brisée », et enfin assimilée à de la « haine raciste » comme à d’autres « persécutions anti-musulmans ». Détail éloquent : l’intéressée a choisi de saisir en premier lieu le CCIF, une officine islamiste proche des Frères Musulmans à l’initiative de la manif du 10 novembre, plutôt que la Justice afin de faire valoir le préjudice subi.

Cet épisode allait fournir le motif à un tohu bohu médiatique de plus d’un mois, occultant du même coup un autre événement à la signification beaucoup plus dramatique : l’assassinat de 4 fonctionnaires de Police par un agent de la Préfecture de Police de Paris agrémenté secret défense mais radicalisé et passé sous les radars de détection des services de renseignement. Un fait gravissime non pas tant par le nombre de victimes que par sa signification. Puisqu’il représente une forme nouvelle de terrorisme perpétré non plus à l’initiative d’un groupe extérieur, mais révélateur d’une infiltration de l’idéologie djihadiste jusqu’au cœur de l’Etat et de ses institutions les plus sensibles.

Ou comment la fabrique d’un mythe à l’œuvre sous nos yeux instrumentalise les discours, les images, les symboles et surtout les émotions, toutes savamment manipulées. Chantage, victimisation, intimidation, culpabilisation, tels sont les méthodes de ce mensonge qui vise à asseoir un mythe comme une vérité.

Ainsi on fait dire à certains le contraire de ce qu’ils veulent dire, on prête des intentions malveillantes ou stigmatisantes qui n’ont pas lieu d’être à toute critique objective et légitime de l’Islam radical, on accrédite la croyance que tous les musulmans feraient l’objet d’une seule et même « haine », qu’ils seraient les principales « victimes » d’une société injuste qui rejetterait les différences.

Voici comment une idéologie sape méthodiquement les fondamentaux de la concorde républicaine, de l’honnêteté morale et de sentiment d’appartenance à une même nation.

L’islamisme en marche

Non content d’opérer un rapt sémantique, moral et idéologique sur les esprits, l’islamisme veut aussi prouver sa force et son poids numérique dans la société.

En démocratie quand on veut peser dans les débats et rassembler sur des thématiques en s’inscrivant dans un rapport de force, on marche. On manifeste.

L’initiative lancé par le CCIF d’une manifestation contre l’islamophobie entend s’inscrire dans cette longue tradition républicaine de combats portés sur le pavé. Une façon d’incarner la résistance à l’oppression, le porter les luttes au nom d’une cause, sociale, syndicale, ouvrière, politique, communautaire, humaniste, écologique ou sociétale.

Marcher pour défendre une minorité c’est apparaître comme moral et légitime.

La manifestation du 10 novembre initiée par des islamistes et suivie par une poignée de politiques opportunistes ou égarés est donc une perversion de ce mode d’expression démocratique au bénéfice d’une idéologie ouvertement antidémocratique.

Un peu comme si des groupuscules néonazis se mobilisaient dans la rue pour défendre la « race blanche » menacée par le « choc des civilisations », le « Grand remplacement » ou les invasions barbares.

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Manifestation islamiste en Algérie pour l’application de la charia, mars 2019

Ne rions pas, c’est exactement ce qui se produit aux Etats-Unis et dans quelques pays d’Europe où les mouvements nationalistes et populistes battent le pavé.

Et il n’y a aucune différence objective entre les idéologies racialistes qui les sous-tendent et l’islamisme, puisque celui-ci a clairement pour objectif d’institutionnaliser le primat de l’Oumma sur toute autre communauté, notamment la communauté républicaine. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, rappelait d’ailleurs d’ailleurs récemment un principe fondamental de l’Islam, à savoir que l’Oumma constitue une forme de « supranationalité » qui transcende toute autre nationalité. La conséquence que les islamistes en tirent c’est que les lois de la charia sont par essence supérieures à toute autre loi instituée par une autorité juridique qui ne reconnaîtrait pas Allah comme seule transcendance et le Coran (ou ses interprètes) comme source exclusive du Droit.

Ne nous illusionnons pas : le but de cette manifestation n’a jamais été de défendre les musulmans. Ça, c’est de la rhétorique. Le but essentiel de ses instigateurs, c’est le pouvoir. Sur les musulmans d’abord. Sur la société ensuite, par un rapport de force politique qui utilise les faiblesses de notre société humaniste et compatissante, notamment à propos des minorités. Afin de pirater les discours et les utiliser à des fins qui dénaturent nos principes et la démocratie.

Une Islamo Pride tout sauf gaie

Cette Islamo Pride n’est donc une revendication communautaire qu’en apparence. Le but n’est pas de braquer tous les musulmans contre la République, ce qui serait contre-productif. Mais d’en subvertir les principes, les usages, les fondements pour inoculer un « virus » politique dans la mécanique du pouvoir, la logique des médias et celle de l’opinion. La manifestation ne démontre rien, elle ne cherche pas à promouvoir une idéologie. Juste à occuper le terrain.

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Toute comme le voile, mais aussi le burkini, l’occupation des piscines et autres provocations, elle vise à imposer un fait accompli. Ici : l’urgence de lutter contre l’islamophobie et les discriminations dont les musulmans seraient l’objet.

Peu importe que les chiffres officiels démentent ce phénomène, l’important est que l’on y croit. L’essentiel est de nourrir ce halo, cet hologramme de persécution, de le substituer en permanence à la réalité. Et d’occuper le terrain et les esprits pour permettre l’avancée patiente et sous-jacente des islamistes vers la conquête de territoires symboliques, politiques, économiques et autres.

La grande différence avec les représentants de la communauté juive ou LGBT qui œuvrent pour promouvoir les droits de ceux qu’ils représentent, c’est que les islamistes ne cherchent pas à se constituer en simple « lobby » pour peser dans un rapport dialectique au sein d’institutions ou de groupes d’influence. Ils veulent infiltrer la société et conquérir le pouvoir pour neutraliser puis détruire les autres logiques qui s’opposeraient à leurs fins. Et à terme détruire la République. C’est même un objectif affiché chez certains.

Ainsi l’Islamo Pride n’est pas une marche communautaire sympathique et bon enfant, un carnaval festif, elle est plus proche des défilés des « faisceaux » dans l’Italie pré-mussolinienne. Ou des défilés du parti nazi avant son accession au pouvoir. En beaucoup plus sournois évidemment.

Bon nombre de participants non-musulmans qui se sont joints à cette manif et qui sont motivés par de bonnes intentions n’ont évidemment pas conscience d’être manipulés. Beaucoup de musulmans non plus. Mais les organisateurs eux savent parfaitement ce qu’ils font.

Aucune exultation folklorique, aucune revendication « positive » non plus. Juste un défilé puritain, rétrograde, lourd, figé. Seule la présence d’une crypto-Femen dans cette manifestation aura attiré les regards réprobateurs et mis un peu d’incongruité et de provoc au milieu de cet aréopage sinistre.

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Car l’islamisme ne célèbre jamais la Vie. Il se nourrit de la tristesse, de la mortification, de la peur, du doute, de la suspicion, de l’humiliation, du ressentiment. Jusqu’à la haine et au désir de mort. A l’image de ces femmes toutes revêtues de noir qui évoquent plus la répression sexuelle que la sensualité des harems.

A vrai dire l’islamisme a déjà perdu car rien en lui n’est favorable à la vie. Mais dans une époque aussi confusionnelle que la nôtre, le pire des renoncements peut se travestir en vertu. Et le plus abominable mensonge en vérité.

Laïcité, Islam, République sont-ils vraiment incompatibles ?

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30 ans après l’affaire de Creil, on s’affronte toujours aujourd’hui pour savoir s’il faut ou non interdire le voile dans l’espace public. Certains en appellent au Président pour l’inciter à faire barrage à ce qu’ils interprètent comme « la haine du musulman ».

On en oublierait presque que la France vient de connaître un attentat d’un genre nouveau : un agent de la Préfecture de Police de Paris connu comme radicalisé et qui assassine 4 de ses collègues de bureau. Plus on se crispe sur des sujets secondaires, plus on perd de vue l’essentiel : le danger réel et insidieux que représente le fanatisme musulman quand il s’insère au cœur de la République.

Il faut être cohérent. La loi de 2010 avait établi une interdiction du voile à l’école comme un modus vivendi après des débats houleux. Il s’agissait alors de protéger les enfants contre une volonté des parents de leur imposer le voile et d’empêcher que ne s’instaure une différence de statut au milieu des cours de récré.

La loi de 2010 n’est pas l’Alpha et l’Omega de l’application du principe de laïcité.

Ce qu’il faut comprendre c’est que nous sommes dans une situation comparable à celle de 1905. A l’époque il s’agissait pour un état délibérément anticlérical, athée et scientiste d’interdire à la religion catholique d’imposer ses vues sur la société, et de limiter le pouvoir des institutions religieuses.

Aujourd’hui nous sommes dans une situation comparable quoique très différente où une religion d’importation extérieure – l’Islam – tente par la voix de sa frange la plus radicale, le salafisme, d’imposer ses règles en contestant la légitimité du droit républicain.

Le port du foulard ne présente a priori pas de risque pour la sécurité publique et peut être vu comme compatible avec les principes républicains. Sauf qu’il est le symbole d’un combat mené par l’Islam radical pour l’imposer à toutes les femmes, en faire l’étendard d’une appartenance à l’Islam malgré ou contre les limites imposées par la République, et finalement d’une volonté de substituer la charia au Droit civil.

L’interdiction du voile dans tout espace public qui relève de l’autorité de la République (école, assemblée d’élus, mairie, administration, hôpital, etc…) aurait le mérite de clarifier les choses. La République c’est la République. La loi républicaine s’applique à tous et aucun principe, aucune religion ne peut prétendre subordonner les principes ni le Droit républicain.

Ce qui pose problème avec l’application du principe de laïcité actuellement c’est qu’elle crée des zones d’ambiguïté, d’interprétations contradictoires où la stratégie des salafistes peut enfoncer des coins. Nous sommes prisonniers d’un relativisme qui voudrait accommoder des revendications incompatibles alors que nous faisons face à un radicalisme qui se nourrit de nos faiblesses.

Les pères de la laïcité telle qu’elle est inscrite dans l’esprit de la loi de 1905 étaient très radicaux et n’en avait pas honte. Aujourd’hui nous avons honte de nos valeurs. Nous n’osons pas nommer une religion sectaire et hostile, le salafisme, parce que nous avons peur de stigmatiser tous ceux qui se reconnaissent dans les autres composantes de l’Islam. Nous avons peur de heurter tous les musulmans, de faillir à notre aspiration idéaliste à la liberté pour tous, de manquer notre objectif d’intégration. Nous rêvons d’une République fantasmatique qui n’existe pas, où tous les hommes seraient libres, égaux et frères, où n’existerait aucune concurrence et aucune violence, où l’affirmation de sa différence ne souffrirait aucun obstacle ni aucune limite. Mais cet idéal n’existe pas. La République n’est pas une chose inamovible dont il suffirait d’entretenir la flamme. Elle est sans cesse à conquérir, à défendre, à inventer.

Si nous voulons vraiment rester fidèles à nos principes, et si nous voulons permettre aux musulmans d’être pleinement reconnus et acceptés dans la société, il faut clarifier nos positions, réaffirmer nos valeurs, nos principes sans se contenter de les scander, en préciser le menu détail, la logique, les conséquences pour chacun. Il faut avoir le courage de trancher, ce dont nos dirigeants sont incapables. De montrer que c’est l’engagement commun autour d’un socle de valeurs qui fait la force, la cohérence et la vitalité d’une nation.

L’enjeu aujourd’hui n’est pas de nos diviser sur des micro-sujets mais de regarder ensemble vers le haut. De nous interroger sur ce qui est le plus important pour nous : faire corps ou revendiquer des particularismes au risque de faire le jeu des forces de division. La République n’est pas un libre-service où l’on pourrait égoïstement se servir sans jamais s’engager au nom de l’intérêt général.

Il ne s’agit pas de choisir entre une religion ou la France, comme certains apôtres de la guerre des civilisations nous le serinent. Mais de reconnaître qu’en matière de loi il n’y a pas d’autorité supérieure à celle du Droit républicain, qu’une religion de peut pas prétendre s’affranchir des règles communes ou en imposer d’autres. Ceci ne limite en rien la liberté de conscience ni la liberté de culte. Ceci en revanche fonde l’attachement au principe de l’Etat de Droit.

C’est tout l’enjeu d’un Islam de France qui n’existe pas encore que d’inventer des modalités pour vivre sa foi en tant que musulman tout en adhérant pleinement au principe de l’Etat de Droit. De reconnaître que la transcendance des principes républicains inscrit dans le Droit passe avant la reconnaissance de toute Transcendance, notamment quand une religion qui la vénère entend fonder toute juridiction sur les règles établies par la tradition qui s’y réfère.

Ce n’est pas un pari facile. Car cette notion d’Etat de Droit, née en Occident, n’a aucun équivalent pour l’Islam. Toutes les sociétés islamiques ont toujours fondé leurs principes juridictionnels sur une interprétation plus ou moins rigoureuse de la loi coranique et l’appartenance à la nation fondée sur la notion de communauté musulmane (Oumma).

La confrontation entre la logique islamique et la logique républicaine force les musulmans à une mue éthique et identitaire. Et l’incapacité à gérer ce changement nourrit les crispations.

Malgré l’essor d’un esprit réformateur porté par des brillants esprits, philosophes ou scientifiques, durant ce que l’on a coutume de nommer « l’Age d’or de l’Islam », aucun peuple de l’Islam n’a connu de bouleversement historique comparable au siècle des Lumières et à l’avènement de la démocratie comme en Occident. Cette transformation est encore à venir mais tarde à se réaliser. Car confronté au choc de la modernité, à l’hégémonisme des puissances occidentales, à la colonisation et à la faillite de l’idéal du modernisme panarabique, l’Islam s’est peu à peu enfermé dans une crise identitaire et une rancœur contre l’Occident, dont les révolutions islamiques sont la conséquence.

En France, la mauvaise conscience post-coloniale, la morale tiers-mondiste et l’attachement au sort des minorités nourrissent l’embarras contemporain à propos de l’Islam et perturbent la lecture des vrais enjeux. Du pain béni pour ceux qui rêvent de récupérer le ressentiment des musulmans et ressouder les liens communautaires au bénéfice d’un Islam sécessionniste et conquérant.

C’est bien là le défi actuel : faire en sorte que l’Islam ne devienne pas un motif de soupçon ou de sécession. Que la tentation du repli communautaire, de la concurrence victimaire et du ressentiment ne vienne pas fracturer la société. Que l’appartenance active à la République soit unanimement comprise comme la meilleure chance pour chacun. Et que chacun nourrisse l’aspiration à fonder son identité sur le simple fait d’être un homme ou une femme, à l’égal de l’autre, tourné vers l’autre, et non sur la simple revendication d’un particularisme qui en serait le creuset.

La loi de 1905 n’a pas évacué l’aspiration spirituelle de l’homme vers une transcendance. Elle n’a pas non plus interdit que celle-ci s’exprime sous une forme religieuse. En revanche elle a sans doute contribué à favoriser l’expression de cette aspiration sous la forme d’un retour vers l’intériorité. Ce dont l’Etat laïc, qui n’est aucunement totalitaire mais facteur de liberté, est le garant quand il affirme que toute croyance religieuse relève de la sphère privée, intime, et n’a pas à imposer sa logique à toute la société.