Retour sur une secte apocalyptique parmi les plus dangereuses : le véganisme

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Avant de devenir une organisation terroriste proche d’Al Qaeda, le véganisme a longtemps été un truc de baba-cools.

Une secte inoffensive, dissidente du végétarisme, et réunissant quelques adeptes clairsemés parmi les plus déterminés et les plus ascétiques.

Une secte prônant certes des principes diététiques passablement intégristes, comme l’absence de corruption due à tout contact avec de la chair animale, mais longtemps cantonnée à des formes de prosélytisme relativement pacifiques.

Une secte cousine d’autres sectes de la même mouvance : crudivores, macrobiotiques, végétalistes, etc… Et dont l’action militante se limitait il y a peu à des territoires somme toute marginaux comme le Salon Marjolaine et autres salons de médecines douces.

L’accumulation de scandales alimentaires au cours des décennies 1990 et 2000 touchant notamment l’industrie de la viande, comme la crise de la vache folle, celle de la grippe aviaire, de la grippe porcine, ou la vente frauduleuse de viande de cheval comme de la viande de bœuf, a fait basculer la secte vegan vers une forme de militantisme radical et d’activisme ultra-violent.

Jusqu’à les précipiter à partir de la décennie 2010 dans l’action terroriste, multipliant les attentats de plus en plus violents à l’égard des non-vegans.

Très présents sur la scène médiatique depuis quelques années, les vegans ont trouvé un allié de choix dans le très actif mouvement spéciste. Une autre secte terroriste prônant l’ultraviolence à l’égard de la gente humaine, au nom du respect des droits des animaux.

Ces fanatiques revendiquent un égalitarisme radical entre l’espèce humaine et les espèces animales. Allant jusqu’à militer pour l’ouverture du mariage pour tous, de l’adoption ou de droit à l’avortement pour tous les mammifères. Ou le droit à l’euthanasie pour les amibes dépressives.

Ces ultras de la cause animale comptent plusieurs coups d’éclat revendiqués à leur actif. Comme le plastiquage de plusieurs abattoirs, qualifiés de « camps d’extermination », le kidnapping, la décapitation ou la crucifixion publique de plusieurs dirigeants d’entreprises emblématiques de la filière viande, comme Charal, Novoviande ou Hippopotamus.

Mais aussi quelques prises d’otages spectaculaires sur des plateaux télé lors d’émissions grand public, comme le sinistre Aymeric Caron qui durant plusieurs années a multiplié les interventions dans l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couché.

Aujourd’hui spécistes et vegans travaillent main dans la main pour exercer un contrôle totalitaire des esprits et des assiettes pour l’ensemble de nos concitoyens. Au terrorisme de masse s’ajoute parmi leurs méthodes de prédilection le lynchage médiatique systématique. Ainsi toute prise de position publique d’une personnalité en faveur du libre choix alimentaire, de la gastronomie française ou simplement du plaisir de manger est aussitôt qualifiée de « crime contre l’humanité » et de « crime contre l’espèce animale ». Espèce animale jugée par beaucoup d’adeptes comme bien supérieure à l’espèce humaine.

Par une forme d’idéalisation de l’animal et de suspicion radicale à l’égard de l’espèce humaine que l’on peut aisément qualifié de pathologique sinon d’hystérique, vegans et spécistes entendent éradiquer de nos comportements, mais aussi de nos discours, tout stigmate d’une sorte de « Préhistoire humaine » déclarée désormais honteuse et coupable, et dont il faudrait arracher de nos mémoires jusqu’au souvenir, par crainte de résurgence de toute forme archaïque de consommation de chair animale.

Ils vivent aussi dans la perspective d’un retour à un Eden mythique où l’homme vivrait libre et nu en harmonie avec la Création et au beau milieu d’animaux souriants et réconciliés, ne consommant que le produit de sa cueillette composée exclusivement de fleurs, de racines, d’algues et d’espèces végétales inoffensives.

Les pathologies psychiques propres aux vegans peut parfois atteindre des formes extrêmes. Comme la suspicion à l’égard de tout médicament ou supplément alimentaire ayant pu être en contact avec un produit d’origine animale. Ce qui donne parfois des cheveux blancs aux vendeurs de magasins bio tentant d’expliquer à leurs clients les plus atteints que tel produit est certifié 100% vegan.

D’autres vont jusqu’à s’abstenir de respirer ou passent leur temps dans des caissons d’isolation stériles, craignant en inhalant de l’air ambiant d’ingérer quelque nanomètres-cubes de gaz carbonique qu’un animal aurait exhalé dans l’atmosphère.

S’ajoutent à leurs malheurs d’autres turpitudes cuisantes. Les vegans traversent ainsi aujourd’hui une grave crise idéologique et spirituelle, depuis que la science multiplie les découvertes prouvant que les végétaux ont une conscience évoluée, communiquent entre eux par un langage complexe, et n’ont rien à envier aux autres espèces vivantes.

Certains envisagent déjà de se radicaliser encore plus, en ne consommant plus que de la poudre de minéraux concassée et diluée dans de l’eau de source non polluée.

Mais cette alternative pourrait vite tourner court, maintenant que les physiciens quantiques ont démontré que le monde minéral disposait lui aussi d’une conscience.

Il n’y aurait à terme pour ces pauvres vegans désespérés plus d’autre alternative que de cesser tout type de consommation d’aliment solide. Et de ne se contenter que d’ingérer quelques centilitres quotidiens d’eau de pluie ou de source. En multipliant les flagellations et autres rites expiatoires afin de demander pardon à l’Esprit de l’eau pour un crime aussi abject.

Certains prévoient même la fin prochaine de la secte vegan. A moins qu’un de leur gourou ne préconise d’abréger leurs souffrances en organisant un gigantesque suicide planétaire, aussi spectaculaire et admonitoire que celui de la secte du pasteur Jim Jones, responsable du massacre collectif de milliers d’adeptes à Jonestown en 1977.

A moins que, à l’image de beaucoup de sectes apocalyptiques ayant comme unique ressort des formes extrêmes de paranoïa ou de dégénérescence névrotique, les vegans ne finissent tout simplement par disparaître, vaincus par le triomphe de la Raison, du Bon sens, de la Joie de vivre et du Goût de la vie.

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Quick Charia, l’islamisme soft dans votre plateau repas

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Article mis en ligne sur Facebook le 3/8/2018: Corrigé le 4/8/2018.


Chers amis,

Je partage avec vous ce coup de gueule.

Ou plutôt cette réaction raisonnée et citoyenne face à ce que s’apparente à une nouvelle victoire du salafisme en France.

A la base une simple mésaventure.

Apparemment insignifiante. Presque dérisoire.

Pas de quoi fouetter un chat, affoler la Une des médias ou mobiliser la rue, me direz-vous.

Juste l’un de ces petits (ou gros) « détails ».

Petits mais symptomatiques d’une dérive, d’une lente évolution, d’un phénomène rampant et sournois souvent décrié et qui résiste aux tentatives d’apporter des solutions idoines.

Une évolution marquée par l’avancée progressive du salafisme et de l’extrémisme musulman en France.

Lesquels entendent ouvertement et sans complexes appliquer leur stratégie d’islamisation de la société française.

Notamment en enfonçant des coins dans les remparts d’une laïcité par ailleurs contestée et fragilisée.

Et en dénaturant avec une méthodique perversité et une rhétorique éprouvée les principes mêmes de notre République.

Certes on est loin des attentats de Charlie, du Bataclan ou de Nice.

Pourtant c’est l’un de ces petits grains de sable, qui ajoutés les uns aux autres viennent peu à peu gripper le fonctionnement de nos institutions, grignoter nos libertés fondamentales et saper les bases de notre démocratie.

Une démocratie bien menacée. Rongée de l’intérieur comme de l’extérieur par des modèles concurrents ou franchement hostiles.

Une situation qui risque à terme de mettre en péril les fondements de notre République et ses valeurs humanistes.

Et faire péricliter toute tentative de garantir les bases d’un vivre ensemble respectueux des écarts et des différences, mais attaché à faire corps, à faire peuple commun sinon Fraternité. Démarqué en tout cas des forces de dislocation centrifuges, des clivages identitaires, communautaires et des conflits mimétiques.

Une situation face à laquelle juges débordés, politiques pressés ou clientélistes, et intellectuels angoissés semblent incapables d’apporter des réponses justes, pérennes, aptes à corriger le tir. Sinon à déployer une Vision pour construire un avenir de paix et d’unité.

Un boulevard pour les pires écueils qui menacent à plus ou moins long terme notre identité, notre culture, nos valeurs et notre modèle républicain, si jalousement et chèrement défendus.

D’un côté celui d’une islamisation et d’une libanisation de la France. En marche objective et même accélérée. N’en déplaise aux partisans d’un relativisme coupable, à ceux qui craignent de renforcer la stigmatisation des musulmans en dénonçant ce danger, aux suiveurs et aboyeurs moutonniers incapables de raisonner par eux-mêmes. Et bien que l’instrumentalisation qui en est faite par l’extrême droite en brouille l’analyse et tende à discréditer toute dénonciation un peu ferme.

Et de l’autre la porte ouverte aux pires extrémismes xénophobes. Incarné par cette même extrême droite.

Sinon à une forme de totalitarisme musclée accédant au pouvoir par les voix démocratiques à la faveur de crises, une exaspération populaire sur fond de délitement moral, de perte des repères, de confusion hystérisée, conduisant à des sursauts réactifs des peuples face au sentiment de déliquescence généralisée. Comme à l’incapacité d’élites déconnectées, autistes ou cyniques à prendre en compte leurs difficultés et revendications.

On l’a vu tout récemment avec l’arrivée au pouvoir en Italie du front d’extrême droite aux relents néo-mussoliniens. Et cette vague populiste sinon crypto-fasciste qui déferle depuis 10 ans sur les démocraties européennes et aux Etats-Unis.Ce sentiment de déliquescence, terreau des extrémismes de tous bords, se nourrit d’une forme de terrorisme intellectuel beaucoup plus insidieuse que celui de Daesh, dont on parle hélas assez peu. Et dont on mesure mal les vrais dangers tant on s’y est accoutumé.

Il s’agit du terrorisme moral exercé par l’hégémonie de la Pensée unique et le Politiquement correct, instruments du Système.

Terrorisme sournois car infiltré dans les discours, les schémas de pensée et les esprits.

Et qui nivelle discours, modèles comportementaux et valeurs, en s’opposant à toute expression libre, claire et directe de vérités dérangeantes qui risqueraient de mettre en cause certains modèles établis.

Vérités aussitôt raillées et détournées en accusations réflexe (« théorie du complot », discours victimaires, moralisation outrancière, emballement névrotique sur des broutilles…) visant à verrouiller tout débat, à empêcher tout discernement serein, à culpabiliser ou marginaliser les détracteurs.

Un terrorisme très efficace en revanche pour semer la confusion, imposer des modèles de pensée simplistes, faciles à reproduire, et gommer tout esprit de discernement nuancé.

Mais aussi et surtout à manipuler les esprits en traçant et en contrôlant discours et opinions.

Un phénomène largement conceptualisé par les sociologues du début du 20e siècle qui se sont attachés à décrypter les mécanismes de la psychologie et de la manipulation des foules. Et illustrés par des romans prophétiques comme 1984 d’Orwell, ou Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Plus récemment par des films comme Matrix ou V comme Vendetta.

En tout cas ce terrorisme empêche clairement les autorités institutionnelles, juridiques, politiques, morales ou intellectuelles de ce pays de faire leur travail correctement, en toute indépendance, sans être soumises en permanence à la double pression vindicative des gardiens du Système et d’une opinion grégaire.

Comment dès lors faire appliquer la Loi, sanctionner les contrevenants, veiller au respect du Droit démocratique, défendre les libertés individuelles et les valeurs de la République ? En tout cas sans être soumis à l’exercice d’une censure permanente. Et de mécanismes réducteurs, totalisants sinon totalitaires.

Mais venons-en au fait après cette longue introduction.

Lors d’un voyage au printemps dernier dans le Midi, je me suis vu confronté à un incident assez banal, mais très symptomatique de ce qu’on peut aisément interpréter comme une volonté d’imposer la charia dans un lieu tout à fait surprenant, a priori épargné par ces dérives.

De séjour à Nîmes, je me suis rendu dans un restaurant Quick situé à deux pas des Arènes, sur l’imposante Esplanade Charles de Gaulle. L’équivalent de la Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

J’y ai commandé un menu du type cheeseburger bacon, un classique de cette enseigne et de bien d’autres marques de fast-foods.

A ma grande surprise le serveur m’a signifié que cette spécialité emblématique de la marque ne figurait pas au menu de l’établissement.

Lequel refusait tout simplement de servir à ses clients de la viande de porc.

Stupéfait, j’ai fait part de ma surprise à l’intéressé, qui bien qu’impuissant m’a immédiatement rejoint dans mes griefs. Estimant lui aussi inadmissible qu’un restaurant Quick applique ainsi la charia, mais pourtant bien obligé d’obtempérer.

J’ai failli tourner les talons après avoir fait un scandale.

Mais j’ai préféré me raviser et employer des moyens plus efficaces pour dénoncer ce procédé scandaleux.

Lequel constitue il faut le rappeler un délit manifeste, et une atteinte non négligeable aux principes de liberté, d’égalité des citoyens devant la loi, et de laïcité.

J’ai donc écrit une lettre au directeur de ce restaurant très fréquenté par des Nîmois et des touristes en plein cœur de Nîmes.

Je la soumets à votre lecture (au bas de cet article), et vous invite à en discuter.

Face à un tel état de fait et une impunité étonnante (Nîmes une ville bien ancrée à droite, avec un maire Républicains tendance Wauquiez, et un électoral FN qui aligne des scores importants aux élections), je me suis résolu à en parler à des amis nîmois qui ont partagé mon émotion. Une colère nourrie par une exaspération croissante face à la montée réelle de la délinquance, de la criminalité et de l’insécurité à Nîmes.

Une ville et une région à fortes populations immigrées, à fort taux de chômage, confrontées ces dernières années à un afflux massif de réfugiés, qui se singularisent selon la Police par une criminalité galopante, et une forte prévalence d’islamistes doctrinaires bien actifs dans leurs rangs.

Ce n’est hélas pas un fantasme parano digne de Valeurs Actuelles. Ni un de ces mensonges alarmistes et outranciers dont le FN est coutumier. Encore moins un cas isolé. Tout le pourtour méditerranéen est en effet concerné.

Une triste réalité à laquelle sont confrontés les habitants. Y compris les jeunes Nîmois enfants fils de parents immigrés de 2e ou 3 générations. Ils en subissent eux aussi les déboires, pris en tenaille entre une xénophobie rampante et des tentatives de récupération de la part de ces fanatiques, pourtant ultra minoritaires.

Face à ce constat, comment agir ?

N’est-il pas déjà trop tard pour infléchir l’évolution et parer à des menaces plus graves ?

Il appartient à chaque citoyen, croyant ou athée, quelles que soient ses propres origines, récentes ou lointaines, son appartenance éventuelle à une communauté, de prendre ses responsabilités, d’alerter, de sensibiliser. De proche en proche, ou en prenant à partie responsables et élus.

Avant que les urnes ne parlent de façon funeste.

Il ne s’agit pas de stigmatiser, d’attiser des peurs, rivalités ou tensions qui risqueraient de nourrir les frustrations et tentations de se marginaliser.

Mais d’être clairs, rigoureux, sans ambiguïté, paresse ou complaisance, qui font le terreau quotidien des extrémistes de tous bords et des ennemis de la République.

Réveillons-nous et agissons ensemble, mais aussi chacun à sa mesure.

Ne nous laissons pas endormir par une actualité insipide qui brodé sur des questions mineures, en tout cas sans comparaison avec ces enjeux : le foot, Benalla, ou le dernier petit commentaire d’un sous-ministre sur Twitter ou à la télé.


Lettre ouverte au Directeur du Quick de Nîmes
_______________
Cher Monsieur,
Je suis journaliste indépendant, membre et ancien dirigeant de plusieurs associations citoyennes de dialogue intercommunautaire, de défense des valeurs républicaines et de la laïcité, et ancien conseiller de quartier de la Ville de Paris.
Lors d’un récent déplacement à Nîmes et dans sa région, je me suis rendu à votre restaurant pour y commander un menu au comptoir.
J’ai été alors très surpris d’apprendre que votre restaurant refusait de servir à ses clients des plats contenant de la viande de porc.
Ce qui est contraire me semble-t-il à ce que pratiquent l’ensemble des restaurants Quick présents sur le territoire français. Lesquels proposent à peu près tous les mêmes spécialités et formules.
Je crois savoir que depuis sa création, Quick comme d’autres enseignes de restauration rapide américaines ou européennes, a toujours proposé dans ses menus, en France du moins, des hamburgers contenant du bacon.
Cette décision, dont je me suis ému auprès de votre employé qui a partagé ma réprobation, constitue une contradiction flagrante avec la politique de Quick en France. Une société belge rachetée récemment par le groupe américain Burger King. Lequel que je sache n’est pas une entreprise islamique.
En effet cette décision surprenante de la part d’un restaurant Quick situé en plein centre de Nîmes, sur l’emblématique Esplanade Charles de Gaulle, à quelques mètres des Arènes de Nîmes fréquentées par de nombreux touristes, a quelque chose de proprement révoltant.
Notamment parce qu’elle s’apparente à une facon non explicite d’appliquer la charia sur le territoire français, au cœur d’une grande ville vivant presque exclusivement du tourisme. Et non dans une banlieue reculée où ne vivent que des communautés issues de l’immigration, en grande partie musulmanes.
Cette façon d’imposer sans le dire la charia à vos clients et salariés est tout à fait inadmissible.
En particulier dans un lieu public et un établissement commercial appartenant à un groupe multinational de très forte notoriété, et hors de tour contexte cultuel ou communautaire.
Et donc en contradiction complète avec la loi française.
Je vous signale que cette décision constitue un délit passible d’une amende.
A titre personnel j’ai des amis musulmans qui gèrent des restaurants halals de type kebabs. Et je ne vois aucun problème à ce que ces restaurants ne servent pas de porc à leur clientèle, mais au contraire des plats et de la viande certifiés halal, ce qui me semble tout à fait normal pour ce type de restaurants.
De même je trouve normal que des chaînes de restauration rapide proposent à leurs clients le choix entre plusieurs menus, dont certains cashers ou halals si cela correspond à une demande.
Mais concernant la chaîne Quick, une telle décision ne peut être comprise que comme une concession inacceptable au communautarisme local.
Compte tenu du contexte démographique d’une ville comme Nîmes et d’un département comme le Gard, je comprends que vos clients puissent être pour une large part issus de l’immigration africaine ou maghrébine. Et donc pour une large part sinon une majorité de confession musulmane.
Vous n’êtes pas non plus sans savoir que les tensions communautaires qui ont nourri parfois tragiquement l’actualité de notre pays obligent autorités et responsables à une vigilance particulière pour faire respecter les lois de la République, en particulier en matière de laïcité.
Notamment en refusant de céder aux pressions d’une minorité au sein de la minorité musulmane, qui entend faire fi de nos lois et imposer les siennes, en complète rupture avec la République, le respect des libertés individuelles, des principes d’égalité devant la loi, de la laïcité et du vivre ensemble.
Je vous invite donc à exercer sans plus attendre votre responsabilité de manager et de citoyen, en amendant une décision qui vous met personnellement en situation d’enfreindre la loi.
Je ne manquerai pas d’en référer le cas échéant au Maire de Nîmes et au Préfet du Gard. Afin qu’un arrêté municipal ou préfectoral soit promulgué visant la fermeture administrative provisoire de votre établissement, dans l’attente d’ouvrir une enquête administrative ou judiciaire.
J’en informe également la Direction Générale de Quick France. Et celle de Burger King aux États-Unis.
Certain qu’elles ne manqueront pas de vous rappeler vos devoirs et responsabilités concernant le respect des lois et réglementations en vigueur dans notre pays.
Cordialement,
Christophe Claudel

En mai, fais ce qu’il leur plaît ! – Macron, mai 68 et les bobos

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Etudiant lançant des pavés lors des manifestations étudiantes le 25 mai 1968 dans le Quartier latin à Paris

On fêtera bientôt les 50 ans de mai 68.

Vous vous rendez compte ?

Le Président Macron, c’est le moins que l’on puisse dire, a d’autres priorités à son agenda et semble peu pressé de fêter l’événement.

Plus à l’aise dans les salons parisiens qu’avec les symboles de la gauche populaire.

Plus en phase avec le très politiquement correct « esprit du 11 janvier » qui reflète bien l‘atmosphère anémiée du moment qu’avec la Grande Récré des enfants du baby-boom, le souffle révolutionnaire des barricades et ce genre de commémorations un peu casse-gueule.

Pas de risques, pas de vagues, et surtout pas question de donner une caution à la rue.

Et gare à ceux qui contreviendraient au devoir de réserve : ils seront sévèrement sanctionnés !

Après le temps des cerises, le temps des prunes.

Pas d’artistes du moment, de stars ni de people conviés pour scénariser ce Cinquantenaire. Comme au temps des grand-messes mitterrandiennes qui avaient élevé le fameux « Bicentenaire » au rang de rite planétaire.

Même pas un entrefilet dans la presse pour rappeler que cela fera 50 ans dans trois mois que quelques étudiants chevelus de la Sorbonne et de Nanterre emmenés par un rouquin très agité déclenchaient toute une série de grèves et de manifs qui allaient mettre la France cul par-dessus tête et faire chanceler le régime gaulliste.

Aurait-on à ce point changé d’époque ? Que plus personne ne semble s’en préoccuper ?

Certes, la Génération Macron ou celle d’En Marche ! n’a rien à voir avec celle des bobos (bourgeois bohêmes).

Bretecher1

Les jeunes quadras d’aujourd’hui, à peine dépucelés de leur virginité politique à la faveur d’un fin stratège qui a dynamité tout l’échiquier, n’ont ni les référents ni les aspirations de leurs aînés, abîmés dans le confort et « l’esprit Canal ».

Cette génération au seuil de la quarantaine à laquelle appartient Emmanuel Macron, et que les sociologues du marketing appellent les momos (mobiles moraux), ont grandi dans les années 1990 : ils n’ont connu que la crise, le chômage et un marché du travail tendu. Ils ont dû sacrifier à de longues études, apprendre à s’adapter aux contraintes économiques, accepter d’être hyper mobiles et réactifs pour changer souvent de métier, de secteur, voire de pays au cours de leur carrière.

Serge July, Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg, icônes des générations « bobo », « momo » et « yoyo »

Ces braves petits soldats de la mondialisation obéissants et angoissés ne partagent absolument pas les rêves et les luttes rebelles de leurs parents les bobos.

Autant les bobos sont volontiers décalés, frondeurs, rebelles et contestataires – du moins dans la posture – autant leurs enfants les momos sont hypernormés, et à fond dans le Système !

Autant les baby-boomers ont rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde, d’être réalistes en demandant l’impossible, de réinventer la société et de changer la vie, autant les momos sont de véritables gardiens zélés du Temple ultralibéral et « progressiste ». Prêts à dénoncer tout dérapage verbal, tout écart de comportement ou de langage qui risquerait d’écorner la Pensée unique et de dévier un tant soit peu de la ligne orthodoxe imposée par le politiquement correct.

Quant à la génération suivante, celle des yoyos (young yobs : jeunes loubards) qui composent une bonne partie de l’équipe Macron, ces trentenaires malins comme des bonobos et opportunistes comme par deux, ils n’en ont strictement rien à cirer des discours des élites et des politiques.

A eux on ne la fait plus ! On leur a tellement bourré le mou avec des discours moralisateurs, culpabilisateurs et anxiogènes, avec ces vieilles rengaines humanistes, droits-de-l’hommistes, libertaristes, égalitaristes, communautaristes ou féministes, qu’ils s’en moquent avec une effronterie aussi calculée que jubilatoire.

Ils se servent de tout, détournent tout, customisent tout, n’ont aucune morale, aucun scrupule et aucune préoccupation, sinon de saisir les opportunités à leur portée, et d’utiliser les failles du système à leur avantage. Pour s’en sortir, pour réussir, gagner de d’argent ou pour aider leurs potes.

Ils ne cherchent ni à flamber comme les bobos ni à placer leurs économies en s’angoissant à propos de l’avenir et de leurs gosses qu’ils n’ont pas encore comme les momos.

Eventuellement ils réalisent à l’occasion de juteux placements boursiers dans quelque startup, aussitôt réinvestis dans des achats dictés par leur fantaisie du moment.

Ce sont des jouisseurs, des opportunistes, des pragmatiques, qui n’en font toujours qu’à leur tête. Qui vivent l’instant présent et se moquent éperdument que le monde puisse s’écrouler autour d’eux, sinon pour kiffer sa race sur leur console de jeux.

Ils vivent en tribus, et en changent comme de paires de Nike.

Ils sont à fond dans les nouvelles technologies, car ils ont grandi avec une Gameboy entre les mains, surfent sur internet dès leur plus jeune âge, et en maîtrisent tous les rouages.

Ils anticipent sinon inventent eux-mêmes les modes et les nouveaux courants, plus pour s’amuser ou par opportunisme que par snobisme.

Ces yoyos ne sont pas ceux qu’on entend le plus dans le staff Macron. Sinon au travers de ce pragmatisme très réactif et sans réelles convictions sauf pour flatter la galerie. L‘esprit momo tient encore le haut du pavé, pour la vitrine du moins.

Ces deux générations sont les enfants de la mondialisation.

Mais ils ne fantasment pas comme leurs aînés sur un universalisme très idéaliste et politisé en prétendant bousculer l’ordre établi. L’ordre ou le désordre, ils s’en tapent.

L’ordre et les règles ils savent parfaitement les contourner. Et le désordre leur permet de tirer leurs biles au milieu de la confusion.

Si les momos sont à fond dans l’humanitaire, les yoyos s’en foutent royalement, sinon quand ça les touche directement ou pour faire mine de plaire à leurs grands-frères.

Pour les momos comme pour les yoyos, Mai 68 c’est comme la bataille de Marignan : un truc appris dans les livres d’Histoire.

Ou éventuellement un refrain barbant dont leurs parents les ont suffisamment bassinés pour qu’ils en ignorent la teneur.

Les momos regardent leurs vieux comme des pauvres ados rêveurs abîmés dans des glorioles pitoyables et leurs souvenirs de fac. En leur confiant à l’occasion la garde du petit dernier sagement endormi dans son landau connecté signé Stark ou Pinifarina.

Les yoyos quant à eux observent ces vieux darons avec amusement et respect, parce que quand même, Mai 68 ça devait être un sacré kif !

Mais ils en parlent comme d’un truc de ouf, exactement comme ils s’excitent sur le méga set de leur DJ favori dans le prochain festival électro.

Bobos et yoyos sont souvent potes.

Les premiers offrent aux seconds une conscience par procuration. Et les seconds permettent aux premiers de ne pas devenir gâteux en les initiant au vertige néo-psychédélique des réalités augmentées.

Globalement on est aujourd’hui en France aux antipodes des lendemains qui chantent.

Des couplets maoïstes, trotskistes ou castristes lancés depuis la tribune ou vomis sur les CRS-SS.

On est bien loin des expérimentations loufoques, de la révolution sexuelle, de la musique de Pink Floyd, des Doors, du pop art, des chemises à fleurs, des colliers hippies, de l’encens, de Woodstock, du LSD, des partouzes géantes et des slogans comme « Il est interdit d’interdire »…

Même si, la nostalgie aidant et la mode rétro 70s ou 90s des années 2010 faisant loi, on revisite ces icônes de la génération hippie.

Pour le reste, ça fait plusieurs décennies que c’est Back to reality!

Et pour les plus téméraires, un rail de coke, volume à fond, binge drinking et baise à tout va jusqu’au prochain after.

Mai 68, c’est au mieux un mythe sympa, au pire un truc ringard de musée.

Les bobos ont du mal à en démordre, mais on a changé de siècle.

Les crises économiques, la chute du Mur de Berlin, le 11 septembre, internet et Twitter sont passés par là.

Les idéologies qui ont bercé leur jeunesse ont été remisées sur les étagères de l’Histoire.


Leurs idoles, Marx, le Che ou Sartre, n’ont même pas leur statue au Musée Grévin.

Ceux qui ont portées ces années du Changement se sont recyclés pour les plus chanceux dans le journalisme ou la politique (mais ils ont été balayés par le tsunami En Marche ! ou sont devenus de sages courtisans du Prince…).

Ils bossent et parfois ont fait fortune dans l’écologie, l’économie verte ou le numérique, le multimédia, le marché de l’art moderne, le business du bio, du bien-être ou du développement personnel.

Et pour les plus largués, le Grand Soir se résume le plus souvent à croupir dans une ONG en attendant la ménopause du cadre, à tenter de reconstruire un château de sable en pleurant sur les ruines du PS, à publier des compiles rééditant les tubes de leurs groupes fétiches, ou bien à faire le guignol dans les talk-shows le samedi soir pour les nunuches engagées qui prétendent avoir une conscience et qui lisent Philo Magazine.

Quant aux plus endurcis, nombreux sont ceux ont pas finis fauchés par le sida, une overdose, un infarctus ou un cancer, ecstasiés et pesant 30 ans kilos sur une plage de Goa, ou carrément suicidés, soit à cause de leurs excès de sexe et de drogues qui leur ont ravagé la capsule, soit parce que leurs doux rêves se sont fracassés sur le roc des flamboyantes mais austères années 80.

Les rescapés ont quitté les radars et vivent planqués dans leur salon germanopratin, ou toujours scotchés dans leur ashram en Inde, une communauté new age ou une ferme dans les Cévennes.

Alors, faut-il ou non fêter Mai 68 ?

Si c’est pour ressortir les vieux gimmicks, sûrement pas !

Qui plus est, l’aspect politique et contestataire de cette ultime « révolution » n’est pas forcément bon à titiller.

Une bonne grève générale pour faire barrage à la Loi Travail est justement ce qu’a soigneusement voulu éviter le Président Macron, fort de son expérience d’éminence grise puis de ministre du quinquennat Hollande et des fameuses Nuits debout qui s’en suivirent.

Aujourd’hui tout le monde est rentré dans le rang. Et beaucoup s’extasient toujours devant ce jeune président si nouveau, si intelligent, si bien élevé, si propre sur lui, si posé, si courtois avec les femmes et si sympathique.

Les Français ont troqué un excité narcissique et corrompu, suivi d’un gros balourd qui les a roulés dans la farine sitôt élu en s’asseyant sur ses promesses socialistes, contre une sorte de Prime Minister brittanique, au style très monarchique, bon teint, sage et moderne. Et totalement à la solde des molochs américains et européens. Un peu comme Tony Blair.

Alors le Général à côté c’est Che Guevara !…

L’esprit et les valeurs libertaires de Mai 68 ont depuis l’ère Mitterrand totalement imprégné la société, ses modèles et ses discours.

Au point qu’on n’en a même plus conscience.

Même Sarko a été présenté récemment par certains commentateurs comme un héritier de l’Après-Mai 68. Qu’il avait pourtant combattu.

Sauf qu’aujourd’hui, voir des filles à poil à 18 heures à la télé comme au bon vieux temps des Coco girls du Collaro Show c’est totalement impensable !

De nos jours les normes sont bien verrouillées. Et quiconque s’en écarte risque le pilori médiatique dans la seconde qui suit, voire un procès ou le zonzon s’il refuse de faire repentance et continue d’alimenter le scandale.

On peut sacrifier à tous les écarts, toutes les perversions, toutes les outrances, tous les excès et tous les délires, du moment qu’ils sont soigneusement répertoriés et labélisés.

Pour le reste, si l’on s’écarte un tant soit peu de la Pensée unique, on est aussitôt taxé au mieux de « complotiste », au pire de « terroriste ».

Alors faire la révolution, vous n’y pensez pas !

Nos contemporains sont frileux, formatés, lobotomisés, partagent des indignations téléguidées et à géométrie variable.

L’indignation réflexe est une posture obligée si l’on veut s’afficher comme un bon citoyen équipé d’une conscience éthique.

Mais le libre arbitre et l’esprit critique – le vrai – ou la contestation de l’ordre établi au nom d’un Idéal ou d’un projet alternatif de société sont des crimes de lèse-conformisme inadmissibles en « démocrassie » !

Alors on se contente de faire semblant d’être un rebelle. On s’agite et l’on s’offusque aussitôt que son voisin fait un pet de travers. On monte des kabbales hystériques sur Facebook pour des boulettes. Et c’est ce cirque burlesque et grandiloquent qui constitue l’Alpha et l’Oméga des moutons de panurge.

Dont les neurones sont totalement grippés par leur flip incessant, soigneusement monté en neige par les médias à propos du terrorisme, de la vache folle ou de la bombinette nord-coréenne.

Pourtant, il serait urgent de réapprendre à rêver.

Urgent de s’enivrer.

Et de remettre l’imagination au pouvoir.

D’ouvrir les yeux sur l’avenir au lieu d’ânonner le même catéchisme. D’inventer le monde de demain. Un monde qui sera fraternel, universel, unifié et pacifié.

Ou ne sera pas.

Un monde qui verra toutes les consciences planétaires totalement interconnectées. Et en tout cas par autre chose que l’écran mensonger des logiques du Système.

Mais ça, soyons certain que les milices du Zeitgeist s’empressent de nous en dissuader.

Nous incitant au contraire à nous vautrer dans la fascination du Vide, le culte de l’Ephémère, de l’Insignifiant. A nous prosterner devant les idoles consuméristes de leur Panthéon des Vanités.

Plus qu’une nouvelle « révolution », politique, sociale ou institutionnelle, c’est un Grand Saut de la conscience qu’il convient pour nous tous ensemble d’opérer en ce siècle.

Un siècle qui verra s’accomplir les plus grands bouleversements que l’humanité ait jamais connus. Et qui l’obligera à faire face aux plus grands défis de son histoire.

Mais il faut plus que de la lucidité, de l’imagination ou de l’audace pour s’engouffrer dans la brèche de ce Changement radical qui nous aspire à lui.

Il faut accepter de mourir totalement à soi-même pour renaitre tout autre. De ne plus rien savoir ni connaître ni contrôler.

Et d’abdiquer son cher Ego au bénéfice du Bien commun.

Mais ce sacrifice, l’homo post-modernicus qui se vante pourtant d’être un rebelle et s’éprend de toutes les causes n’est pas prêt d’y consentir !

On peut se piquer d’avoir une conscience et rêver éventuellement de prolonger l’utopie matérialiste dans une fiction transhumaniste, mais de là à faire passer le sort des réfugiés climatiques avant sa tisane bio, NO WAY!

Alors oui, il serait temps de célébrer le joli mois de mai, avant que l’hiver ne s’abatte définitivement sur nos belles illusions.

Le meilleur moyen de faire échec au Système ce n’est pas la révolution, c’est l’esprit

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L’imagerie complotiste est souvent hantée par l’idée que la planète serait gouvernée par une organisation fantôme regroupée sous la bannière des Illuminattis.

Une secte qui remonterait aux Illuminattis de Bavière, un courant de la Franc-maçonnerie né au 18e siècle. Voire à l’Antiquité comme l’attesterait la symbolique maçonnique qui fait référence aux dieux égyptiens Isis et Osiris en tant qu’archétypes du masculin et du féminin.

Cette société secrète serait aussi puissante que secrète. On lui prête des pratiques et des pouvoirs occultes voire sataniques. Grâce à ces pouvoirs et à sa faculté d’infiltrer tous les rouages de la société, elle tirerait les ficelles de l’Histoire et en dessinerait la trame. Elle aurait ainsi placé depuis toujours sur le trône des grands empires des hommes et des femmes de pouvoir parmi de ses plus hauts gradés, ou des marionnettes à sa botte. Aujourd’hui elle constituerait une élite mondiale ploutocratique et placerait ses pions à la tête de tous les partis politiques, des institutions mondiales, de la haute finance et des grandes multinationales.

Elle déclencherait sournoisement des guerres et des soulèvements afin de déployer une stratégie occulte à même de servir les intérêts de l’élite et de mieux asservir les peuples. Elle manipulerait les consciences grâce aux différentes religions, aux idéologies, aux croyances ancestrales ou nouvelles dont elle détiendrait les clés. Mais aussi grâce aux médias et à l’industrie du divertissement qui seraient sous la férule de ses adeptes.

Symbole de la Conscience, « l’œil qui voit tout » est souvent associé dans l’imagerie complotiste à un symbole « illuminatti », notamment parce qu’il est représenté sur le dollar américain. En réalité c’est un symbole universel qui trouve son origine dans la glande pinéale ou épiphyse, une glande de la taille d’une amande située dans le cerveau et qui agit essentiellement au moment de la naissance et de la mort en libérant de puissants médiateurs chimiques comme la DMT, dont la fonction aurait à voir avec notre esprit et le passage de celui-ci vers d’autres dimensions de la Réalité.

Cette lecture paranoïaque du monde et du pouvoir est évidemment délirante.

Bien sûr il existe des élites qui se concertent pour décider du sort des peuples sans forcément leur demander leur avis. Bien sûr la concentration des pouvoirs et des richesses est une réalité. Bien sûr il existe une petite classe de ploutocrates toujours plus étroite qui entend maintenir ses privilèges. Bien sûr les stratèges des grandes puissances économiques et militaires, les agences de renseignement, les cabinets de consulting qui conseillent les directoires des grandes banques et des multinationales, et les éminences grises des grands courants politiques font tourner leurs ordinateurs et plancher leurs think tank pour élaborer des stratégies à même d’avancer leurs pions sur l’échiquier mondial au mieux de leurs intérêts. Quitte à prendre des libertés avec l’éthique et la loi, à communiquer de façon mensongère pour paraître exemplaire tout faisant le contraire des objectifs affichés, en recourant à l’occasion à des réseaux mafieux ou terroristes pour organiser les trafics ou déstabiliser une région, etc.

Même si ces arrangements avec la morale et la vérité sont le lot commun des officines du pouvoir, pour lesquelles la fin justifie souvent les moyens, même si la démocratie est plus souvent dans les faits un mythe qu’une réalité, cela ne fait pas pour autant des puissants de ce monde des adeptes de Satan ou des mangeurs d’enfants.

Croire cela revient à penser naïvement que le Bien est d’un côté – celui des faibles et des opprimés – et le Mal du côté des riches et des princes. Une vision héritée d’un christianisme dévoyé, teinté de marxisme, d’idéologie révolutionnaire, voire de millénarisme.

Ainsi la théorie du complot judéo-maçonnique née dans les années 1930 refait surface sous les traits d’un antisémitisme déguisé en croisade antisystème. De même les réseaux anarchistes ou d’extrême droite nationaliste inondent la toile de théories fumeuses et de vidéos choc dénonçant le Nouvel ordre mondial mis en place par les Illuminattis. Recyclant au passage des fantasmes malthusiens de diminution programmée de la population mondiale, d’une 3e guerre mondiale imminente et d’un fascisme ultrasécuritaire et planétaire imposé aux peuples comme seule issue possible au chaos programmé.

Les fanatiques religieux ne sont pas en reste, qui voient dans la montée de chocs identitaires, communautaires, idéologiques et religieux les signes de l’Apocalypse qui précèdera la venue du Messie et le triomphe des élus sur les forces du mal.

D’autres théories plus fumeuses encore annoncent l’arrivée prochaine des aliens pour sauver la race humaine de sa destruction amorcée par les adorateurs de Mammon.

Dans une version plus soft, l’échiquier politique se recompose partout autour de nouveaux thèmes, non plus droite contre gauche ou libéralisme contre lutte des classes, mais partisans du système contre « souverainistes » antisystèmes.

L’élection de Donald Trump à la tête de l’état le plus puissant du monde a démontré qu’à défaut d’un vrai candidat antisystème les électeurs pouvaient préférer un clown milliardaire anticonformiste, raciste, violent et vulgaire à la figure policée de l’élite politique, économique et médiatique.

Car si les Illuminattis sont une chimère, le Système lui existe bel et bien. Et fait tout pour se maintenir même s’il craque de partout.

Essayons de comprendre les vrais enjeux actuels non pas au plan mythique ou symbolique mais au plan spirituel.

D’un côté nous sommes face à un monde qui se fissure et s’achemine vers sa destruction, entraînant dans sa chute des crises, des souffrances et des malheurs. Rien n’y fera rien : malgré l’énergie déployé pour maintenir en vie cet ancien monde, chacun sait ou sent que celui-ci est irrémédiablement condamné.

Ceux qui fantasment sur une secte qui en détiendrait les rouages et préparerait l’avènement d’un gouvernement mondial de type totalitaire ne sont pas tout à fait dans l’illusion mais commettent l’erreur de séparer d’un côté les bons dont ils feraient partie et de l’autre les méchants. D’un côté les victimes surnuméraires, et de l’autre une clique de pourris cyniques avides de fric et de pouvoir.

Ceux qui voient les choses ainsi sont esclaves sans le savoir des représentations que le système alimente chaque jour. Et plus dans une volonté de le concurrencer en prenant la place de ceux qui les asservissent, plutôt que de l’anéantir. Même quand ils prétendent vouloir se révolter, fédérer les insoumis et mettre à bas le Moloch, en vérité ils veulent réclamer leur part du gâteau et remplacer une dictature par une autre : celle du peuple contre celle de l’élite. Et un totalitarisme par un autre : celui de la transparence égalitariste contre la transparence de Big Brother.

En vérité nous sommes tous reliés et tous complices à un titre ou un autre de ce système que nous rejetons et de ceux qui l’alimentent.

Tous nous consommons les mêmes joujoux technologiques qu’on nous vend pour nous distraire et nous surveiller. Tous nous consommons les mêmes divertissements abêtissants, les mêmes films qui mettent en scène de façon allégorique ou parodique notre décadence, notre oppression et notre fantasmatique espoir de libération grâce à des héros providentiels.

Tous nous rêvons d’un ailleurs, d’un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, mais pour l’écrasante majorité nous restons englués dans l’individualisme consumériste ou au mieux privilégions nos proches ou notre communauté quand la compétition fait rage et que la peur de l’autre s’installe.

Quant aux marchands de soupe et aux apôtres du système, ils répondent aux mêmes aspirations : servir leurs intérêts et se préserver contre l’avidité du plus grand nombre.

Une seule et même émotion gouverne l’écrasante majorité du genre humain : la peur.

C’est elle qui nous pousse à ériger des murs, des barbelés, des frontières réelles ou imaginaires, à désigner des coupables ou des boucs émissaires, à se méfier de l’autre au lieu de chercher à partager et collaborer, à vouloir toujours plus nous protéger, toujours plus de surveillance, toujours plus de transparence. Et qui conduit finalement à nous retrouver toujours plus angoissés, crispés sur nos possessions et nos certitudes, incapables de lâcher prise et d’aller de l’avant. Et ne pouvant voir l’avenir que sous les traits les plus sombres que nous présente chaque jour une actualité faite de drames et de catastrophes.

La véritable clé pour sortir de cette impasse tragique est d’ordre spirituelle.

Chacun à notre échelle individuelle, nous ne pouvons changer le monde. Même le pouvoir sur nos propres vies nous paraît de plus en plus limité. Et mêmes nos dirigeants que nous élisons pour nous gouverner, nous représenter et défendre nos intérêts n’ont objectivement plus beaucoup de marge de manœuvre face aux institutions supranationales qui décident des moindres détails de notre vie quotidienne. Quand ils ne font pas alliance avec le système pour faire carrière et penser d’abord à eux.

Faut-il décapiter tous les corrompus, au risque de nous retourner seuls incapables d’assumer des responsabilités auxquelles nous ne serions pas préparés ?

Faut-il revenir au paradigme précédent ? Arrêter la course du temps et stopper la mondialisation ? Ou au moins en limiter les effets en se barricadant chez soi comme le voudraient les nationalistes ? Faut-il régresser et sanctifier de nouveau sa patrie, sa cellule familiale, sa communauté ou son petit quartier ? Nous limiter à ces petites identités fractionnées, alors que le monde post-moderne nous pousse à voyager, à rencontrer, à nous nourrir des différences au lieu de les rejeter, quitte à nous déraciner ?

Là encore l’angoisse resurgit sous les traits d’une peur de se voir noyé, dilué, oublié dans un grand Tout indistinct. Ou d’être happé, phagocyté, avalé par un « autre » qui nous envahirait et dont la natalité galopante finirait par avoir raison de notre culture qui serait un jour balayée. C’est la théorie du « grand remplacement », qui conduit les politiciens nationalistes à faire croire à tous les déclassés qu’ils pourront retrouver leur place et leur dignité à la seule condition de virer ces envahisseurs opportunistes, ces étrangers qui viennent leur voler leur pain et substituer leurs coutumes barbares à leurs traditions les plus authentiques.

La seule façon de conjurer définitivement ces peurs et d’envisager l’avenir collectif sous un jour radieux, c’est de considérer que l’autre n’est pas un ennemi et que nous aspirons tous au même bonheur.

Et que les élites ne sont pas une caste séparée du peuple mais des hommes et des femmes sans doute plus gâtés et souvent plus égoïstes mais somme toute obéissant aux mêmes critères et aux mêmes désirs profonds.

La seule vraie différence se situe dans la façon dont nous décidons d’agir : soit pour nous-même, soit pour le bien de tous.

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Chacun à notre niveau nous avons à chaque instant cette même capacité d’élire comme dieu soit notre petit moi recroquevillé et pétrifié de peur qui réclame toujours plus d’attention, soit de lui tourner le dos et de servir avec amour celui qui est à côté de nous, et de proche en proche l’humanité tout entière.

Si chacun agit de la sorte, toute velléité de possession, tout réflexe de violence né de la crainte de mourir, d’être anéanti ou agressé, disparaîtra aussitôt.

Changer d’attitude peut paraitre risqué sinon impossible.

Car comment être certains que tout le monde jouera le jeu ? Et que cette invitation à baisser la garde ne soit pas une ruse de plus du Système pour mieux nous manipuler ? Si tout le monde ne s’engage pas en même temps sur cette voie, on peut légitimement craindre de se faire bouffer en jouant les élèves modèles ou les bons samaritains.

Alors à quoi bon ?

Sauf que rien ne change sans quelques aventuriers qui tracent la voie. Les moins peureux se sont déjà engagés sur cette voie. Le monde dont certains rêvent sans y croire existe déjà. Même si les médias n’en parlent pas parce que c’est beaucoup moins vendeur que les catastrophes et la lie puante qu’on nous sert quotidiennement.

Il suffit juste de changer de lunettes. Et de regard. Sur le monde, mais d’abord sur soi.

La seule chose que nous puissions réellement changer, c’est nous-mêmes. Et la première chose que nous pouvons facilement changer en nous-mêmes, c’est notre regard.

Osons changer notre regard sur nous-mêmes. Osons croire que nous sommes capables de penser, d’énoncer les choses et d’agir différemment. Que nous pouvons modifier nos croyances et nos représentations.

Tout est question de tentative et de persévérance. Car on ne réussit pas du premier coup à modifier des croyances et ses habitudes ancrées depuis des années voire des siècles dans nos cerveaux.

Commençons par des petites choses. Puis essayons de modifier des choses de plus en plus essentielles.

Cela peut commencer par notre façon de consommer, de choisir nos loisirs, notre façon de communiquer, nos relations avec nos proches, notre façon de travailler, notre relation à ce que nous possédons, la façon dont nous échangeons, dont nous conservons ou nous détachons de l’inutile et du superflu.

Cela peut ensuite concerner nos engagements collectifs, notre vie familiale, affective et sexuelle, nos principes d’éducation, notre système de valeurs, nos croyances religieuses, voire notre identité.

Qui sommes-nous en vérité ? Sommes-nous limités à la personne que nous sommes aujourd’hui ? Ou sommes-nous bien plus ? Sommes-nous la somme de ce que nous avons été, ou juste celui que nous croyons être aujourd’hui ? Sommes-nous ce que notre personnage public ou les autres nous renvoient comme image pour satisfaire notre ego, ou cet être profond qui aspire à de bien plus grandes choses ?

Nos capacités se limitent-elles à ce que nous avons jusqu’à présent expérimenté, ou serions-nous détenteurs d’un potentiel infini ? Notre vie s’arrête-t-elle à notre mort ou sommes-nous des êtres éternels ? Sommes-nous juste des individus séparés les uns des autres ou chacun de nous vit-il dans le cœur de ceux qui l’aiment ?…

C’est à toutes ces questions qu’il faut chercher des réponses. En n’essayant pas de nous réformer pour devenir parfaits. En ne cherchant pas à nous dénaturer pour correspondre à un idéal. Mais en expérimentant d’autres manières d’être au monde. Et surtout en allant à la rencontre de l’autre. En agissant les uns pour les autres.

Alors les peurs et les rancœurs relatives à ce monde injuste et violent, au désordre, à l’avenir, à ce système inhumain qui nous écrase, disparaîtront d’elles-mêmes peu à peu. De même que les regrets, les remords, les ressentiments et tout ce qui nous rattache à un passé qui n’est plus.

Le changement ne dépend de rien d’extérieur : ni système de remplacement, ni sécurité illusoire, ni outils ni moyens à inventer, ni amour que nous n’aurions déjà reçu. Tout est déjà là. Tout est déjà donné, et en abondance ! Il suffit de puiser.

Longtemps demeurera cette sensation du manque. Mais la seule façon de la combler et d’obtenir ce qui paraît nous faire défaut, c’est de le donner à d’autres. Ce que tu veux avoir ou réaliser, fais-le d’abord pour les autres.

Ce principe altruiste est l’exact contraire des valeurs individualistes promues par le système qui veut des individus fermés, séparés, dépendants de lui et surtout pas solidaires les uns des autres.

Il n’est pas non plus l’équivalent d’une sorte de charité sacrificielle. Ni d’un système de redistribution équitable où chacun trouverait son compte.

Car puisque la séparation n’est qu’une illusion, ce que nous donnons à l’autre, en vérité nous le recevons au moment-même où nous en faisons cadeau.

Pour anéantir le pouvoir d’un système qui semble nous opprimer, nul besoin de le combattre ni de faire la révolution. Toute violence contre lui ne fait en réalité que le renforcer. Et justifier qu’il se défende en usant de violence légitime.

Pour sortir de ce système et lui ôter tout pouvoir sur nous, il faut s’en remettre au pouvoir de l’esprit.

Car l’esprit est libre tant qu’il ne devient pas complice de son aliénation. Et aucun pouvoir, aucun système malgré toutes ses ruses, ses séductions et ses tentatives pour nous fasciner et nous garder sous son emprise ne peut gouverner notre esprit.

Si nous avions conscience de notre infinie liberté et de notre infini pourvoir de création, les murs qui nous enferment s’écrouleraient sur le champ. Et plus aucune limite ne pourrait surgir sur l’horizon de notre pleine et entière capacité à réaliser nos désirs les plus élevés.

« Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre »

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Depuis le 13 novembre, il ne se passe pas un jour sans que les médias ne distillent abondamment les conséquences des attentats : état d’urgence, renforcement de la surveillance policière, présence militaire dans les rues, fichage, perquisitions, traque des terroristes, fermeture de mosquées, expulsions d’imams salafistes. Et bien sûr la guerre menée en Syrie pour « vaincre Daesh », comme l’a promis le Président Hollande. Coalition internationale ou pas, chacun y va de sa démonstration de force : Russes, Américains, Français, Européens. S’y ajoute même depuis la semaine dernière une « coalition islamique contre le terrorisme » emmenée par… l’Arabie Saoudite. On s’étrangle de rire quand on songe à l’infaillible soutien financier des Saoudiens, des Qataris et la Turquie aux divers groupes terroristes de la région.

Un mois après, Paris fait semblant d’oublier. Mais à Bruxelles c’est une tout autre ambiance. Magasins fermés, militaires patrouillant dans des rues désertes, état de guerre. Alors que pas un coup de feu m’a été tiré, pas une victime n’a été déplorée. Suspect selon certains observateurs avertis.

Comme si ce climat d’apocalypse savamment mis en scène par les télés officielles ne suffisait pas à nous effrayer, il suffit de zapper les programmes des chaînes publiques ou privées pour se donner une idée du climat d’insécurité et d’angoisse dans lequel Big Brother entend nous enfermer. Pas un soir depuis des mois voire des années sans une émission sur Hitler, le nazisme ou la Seconde guerre mondiale. Des reportages choc éculant les mêmes thématiques : délinquance, patrouilles policières, terrorisme, trafic de drogue, prostitution… Et d’autres déprimants sur le quotidien des RMIstes, des sans-logis, des réfugiés. Le spectacle de la misère du monde étalée au cœur de nos cités. Ajoutés à ce cocktail neuroleptique des séries d’une débilité affligeante et des divertissements de téléréalité lobotomisés, qui nous rabaissent bien au-dessous du degré zéro d’un encéphalogramme atone.


La nouveauté c’est qu’un coup d’accélérateur vient d’être donné avec la multiplication des prévisions et prédictions alarmistes quant à notre avenir proche. Ainsi le terrorisme qui nous frappe n’en serait qu’à son rodage. Le pire est devant nous. Et des attentats d’une ampleur sans précédent menaceraient la France en 2016 (Jacques Attali). De source policière, les fêtes de fin d’année seraient à très haut risque, des attentats de grande ampleur seraient envisagés durant cette période. Sans qu’on sache d’où émane de telles informations ni leur degré de sérieux.

Des rumeurs de guerre il y en a partout. Chacun y a va de son scenario catastrophe pour annoncer la 3e guerre mondiale. Déjà entamée pour certains. Prévue en 2025 ou 2035 pour d’autres, voire en 2045 (cf. cet article de La Tribune).

Et puis il ne faudrait pas oublier l’apocalypse climatique qui nous pend au nez. Et qui pointe sur nous son doigt accusateur jusque dans les moindres recoins de notre Eden consumériste, en nous sommant de consommer bio et écoresponsable.

Le spectre du fascisme qui ressurgit sous les traits d’une montée des droites nationalistes un peu partout. Celui du péril alimentaire, chimique, pharmaceutique, des plastiques qui étouffent les océans, de nos villes qui suffoquent, des pestes, des famines… N’en jetez plus !

La rumeur d’Orléans n’est qu’un battement de plume face à cette cacophonie assourdissante de malheurs qui envahit nos esprits.

Mais qu’est-ce qui se trame sur nos têtes au juste ? Qui nous manipule et dans quel but ? Qui déclenche et instrumentalise ces guerres ? Pourquoi sommes-nous incapables de réagir, d’entrer en nous-mêmes ou de descendre dans la rue pour dire autre chose que ce qu’on nous demande d’ânonner ? D’éteindre nos lucarnes, de congédier les cassandres et de réfléchir par nous-mêmes ? Et pourquoi au contraire en redemandons-nous toujours davantage ?

Pourquoi nous plaindre quand nous sommes complices de notre propre asservissement ?

Plus la confusion est grande et plus le règne du Mensonge étend son emprise avec une séduction et une perversité croissantes.

Il est temps de se réveiller. De refuser d’être les instruments d’une terreur qui n’est pas que l’arme des terroristes mais aussi celle des états dits démocratiques. De réfuter les logiques manichéennes qui nous désignent des ennemis à abattre en séparant le camp du Bien et celui du Mal. Non pas qu’il faille excuser ces bourreaux sanguinaires. Mais croire que ceux qui nous gouvernent ont les mains blanches dans cette tragédie et qu’aucun ne spécule sur le chaos serait un leurre.

Il faut voir la vérité en face. Arrêter de se voiler la face, de se contenter de formules simplistes et de bons sentiments. Car ce monde est complexe, ses enjeux intriqués, tous les acteurs sont liés par des équilibres interdépendants, et nul ne peut départager de façon binaire les bons des méchants.

Au final, vers quel monde veut-on nous entraîner ? Un monde dont l’éthique serait totalement évacuée afin de servir les intérêts d’une petite élite ? Sinon dans le spectacle fantoche d’une version édulcorée ou puissamment anxiogène des rapports de domination et de pouvoir pour endormir les masses. Mascarade qu’on appelle ici du doux nom de « démocratie ». Un monde qui sacrifie son avenir au court terme et précipite sa perte avec un cynisme démoniaque. Un monde totalitaire et tellement transparent que plus personne ne s’appartiendrait. Que rien de ce que nous ferions, dirions, penserions n’échapperait à l’exposition au regard de tous.

Ou bien un monde où la Vérité et le respect de la personne humaine priment, et pas qu’en paroles ? Ou nos actions sont déterminées par la recherche de la paix, du bonheur et de l’intérêt collectif, de l’unité, de la participation libre et consciente à un destin commun ? Et non de la jouissance immédiate, anesthésique de courte durée et source d’angoisses, de tensions mimétiques et de violences en retour.

Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre. Mais que faire face à la rumeur ? Et que faire face à la guerre ? Se lancer dans la bataille avec rage ? Ou orienter son esprit et ses efforts à préparer le monde qui vient ? Celui qu’on occulte parce que l’ancien continue de rapporter gros et se refuse à mourir.

ISIS et Isis : les mots et les choses

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L’expression Daesh utilisée en France pour désigner l’Etat Islamique est l’acronyme de ad-dawla al-islamiya fil-Iraq wa ash-Sham, ce qui signifie en arabe «Etat islamique en Irak et au Levant», nom officiel du groupe.

ISIS en est sa traduction anglophone : Islamic State in Irak and Syria.

Mais sa parenté phonétique avec le nom de la déesse Isis, sœur d’Osiris dans la mythologie égyptienne est intéressante.

Isis, représentée par un oiseau rapace, est une déesse funéraire et donc apparenté à la mort. Elle est aussi celle qui ramène son frère Osiris à la vie et le nourrit de son lait.

Osiris, inventeur de l’agriculture et de la religion (et donc de la « culture » au sens large) est quant à lui une divinité mâle, bienfaitrice et civilisatrice.

Dans la symbolique maçonnique, Isis et Osiris sont associés à une représentation mythique de l’Etre suprême. Elle fut aussi l’idole des scientistes.

En 1793, les révolutionnaires français ont même édifié une imposante Fontaine d’Isis en plâtre sur les ruines de la Bastille à l’occasion de la fête de l’Unité et de l’indivisibilité. Et sa représentation a même figuré sur les pièces de monnaies frappées par la jeune République.

Pétrie d’idéaux maçonniques, les fondements de notre République ont donc une parenté historique et symbolique, quoique lointaine et oubliée, avec le culte isiaque.

Dans l’ésotérisme contemporain, Isis demeure un symbole de la Nature. La nature comme pendant à l’œuvre civilisatrice qui tente toujours de s’en extraire.

Le rapprochement avec l’acronyme ISIS peut paraître superficiel.

Mais si l’on regarde de près, qu’est que la barbarie et le déchaînement de la violence sinon le retour à un état de nature, mythique plus qu’objectif, totalement chaotique et désordonné, livré aux instincts les plus archaïques ?

Et qu’est-ce que la civilisation dans son sens large sinon ce qui s’oppose à la barbarie ?

Eternel équilibre entre l’ombre et la lumière, entre évolution et entropie.

S’agissant de Daesh il ne s’agit pas de céder à un discours binaire. Mais plutôt de considérer qu’il n’y a pas d’effort civilisateur et de pérennité aux modèles que les civilisations érigent sans adversaire qui s’y oppose ou lutte contre des forces ou des tentations régressives, extérieures ou en leur sein.

Une civilisation peut être comprise comme une aire géographique ou culturelle. Mais « LA » civilisation désigne un état d’évolution des sociétés tendues vers une réalisation supérieure et non seulement hégémonique. Un état d’évolution dans l’organisation politique, sociale, dans l’idéal qu’elles visent, mais aussi un état de conscience et une exigence éthique qui aspirent à l’élévation collective et refuse tout avilissement.

Souvenons-nous de cela. Car il ne s’agit pas de combattre la barbarie par la force. Sinon nous aurions déjà vaincu le mal. Mais en réactivant notre puissance civilisatrice, non pour imposer et conquérir comme au temps des empires, mais pour éveiller et faire grandir, dans un monde traversé de doutes, de confusion et d’inquiétudes.

Comprendre et combattre les mécanismes du sectarisme, de la haine et de la violence terroriste

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Comment la haine peut-elle envahir entièrement un homme au point de lui ôter tout sentiment humain ?

Et cette haine viscérale propre aux terroristes qui tuent froidement, méthodiquement et aveuglement des hommes, des femmes et des enfants innocents au nom de Dieu est-elle un préalable personnel à leur engagement djihadiste ou une conséquence collective de celui-ci ?

Comment se fait-il que la haine puisse prendre l’apparence d’une sacralité au point de recouvrir chez certains religieux toute aspiration à la paix, à la joie, à l’amour, au pardon pourtant inscrites au cœur des religions ?

 

Les jeunes en France qui sont séduits par l’idéologie des terroristes et rejoignent le Djihad sont déjà dans un processus d’auto-exclusion de la société et de radicalisation. Ils ont pour beaucoup déjà été condamnés pour des délits liés à la délinquance, au trafic de stupéfiants ou d’armes. Ils ont rompu avec leur milieu d’origine même si leur propre famille semble parfois ignorante de leur radicalisation. Ils ont fait sécession et en décidant d’adhérer aux discours djihadistes et de rejoindre ses rangs ils en acceptent les dogmes et les principes et en assument les conséquences.

Ils ne subissent donc pas à proprement parler un « lavage de cerveau » comme dans d’autres sectes et ne sont pas conditionnés malgré eux quand ils partent en Syrie ou rejoignent des réseaux clandestins en France. Sinon sous la forme d’un endoctrinement et d’une préparation militaire orientés vers l’action. Ils savent exactement ce qu’ils font lorsqu’ils prennent librement ce choix de rejoindre le Djihad. Personne ne les y contraint.

La haine dont ils sont animés à l’égard de la société occidentale et française en particulier est donc antérieure à leur engagement.

Mais le fantasme de rejoindre une cause juste et de lutter aux côtés de frères d’armes au nom d’une mission divine donne sens à leur vie et une justification à cette haine. Le passage à l’acte donne un sentiment d’enthousiasme qui enracine plus profondément cette haine radicale dans une résolution tendue vers l’action.

La perspective éventuelle de mourir en martyr leur apporte la possibilité d’une glorification.

Les mythes qui fondent le « marketing du Djihad » ne sont pas à prendre avec légèreté. Ils procèdent des mêmes mécanismes qui alimentent toutes les sociétés sacrificielles.

D’abord en désignant des boucs émissaires. En l’occurrence tous les « mécréants », les « impies » : musulmans qui refusent de se conformer à leur lecture biaisée de l’Islam. Et « l’Occident croisé » et son « allié sioniste » Israël.

Mais ces cibles ne sont pas que des boucs émissaires selon le mode habituel. Les djihadistes s’autodésignent comme une minorité de justes au sein d’un monde gouverné par la confusion entretenue par une majorité d’impies. Ils se vivent comme une minorité d’élus, éclairés par leur adhésion radicale à un credo religieux qui leur désigne la seule voie possible pour se conformer aux dessins divins et accomplir la mission purificatrice sur terre, selon une lecture fondamentaliste, apocalyptique et manipulée du texte coranique.

Cette entreprise sacrificielle et purificatrice est ensuite confirmée par la figure du martyr. Dès lors qu’ils s’engagent, ces jeunes acceptent volontairement de mourir en héros et en martyrs. Leur désir de vie se voit même perverti en un ardent désir de mort. Et cette perspective peut leur procurer une intense jouissance de type mystique. Ou, d’un point de vue psychologique, d’une « exaltation schizophrène et morbide ».

René Girard a bien analysé ces mécanismes qui font du martyr celui qui vient confirmer le bien-fondé de la violence sacrificielle au sein des sociétés et en prolonger indéfiniment le cycle.

Cette croyance en une justification de la haine et de la violence s’appuie sur une distorsion complète du message, des textes, des mythes  et des icônes véhiculés par la religion dont ils se réclament.

Le dieu des djihadistes, qu’ils ne cessent de nommer selon l’une de ses attributs selon l’Islam « Le Miséricordieux » n’est absolument pas un dieu de miséricorde, un dieu qui aime et qui pardonne. C’est au contraire un dieu de colère, un dieu violent, qui appelle toujours plus de sang dans une soif insatiable de vengeance et de justice. C’est le vieux dieu des sociétés archaïques régies par les mythes et le cycle ininterrompu de la violence mimétique.

Dans une perspective théologique de la figure de Dieu dans les trois religions monothéistes, notamment de l’islam auquel ces sectes terroristes se réfèrent, cette figure subit une évidente distorsion manipulatrice. Il est instrumentalisé pour servir le dessein des terroristes. Le dieu invoqué est l’exact contraire de celui présenté par les trois religions. Ce n’est pas un dieu de la Vie, un dieu de l’Amour, un dieu de Justice. Mais un dieu de la Haine, de la Mort et de la Destruction.

La référence à Dieu est un mensonge absolu. Parce que ce dieu-là qu’il vénère c’est en vérité une idole et son Adversaire désignés par les textes religieux : Satan, l’Accusateur, celui désigne des coupables et appelle la sentence sur eux.

Un dieu qui fascine et avilie et non un dieu qui invite, qui appelle et qui relève.

C’est aussi un dieu absolutiste et totalitaire, qui ne tolère aucun écart à la voie normative et exclusive de croyance et de conduite censées l’agréer. Et comme dans tout système de pensée totalitaire, il n’y a aucune place pour l’individualité. Tout est entièrement assujetti au Collectif qui se confond avec la Transcendance.

Enfin c’est un dieu destructeur, dont le projet n’est pas l’édification d’une nation sainte ou d’un monde juste ni de sauver l’humanité, mais l’anéantissement de tout caractère humain et de toute l’humanité. Le retour au chaos et à la barbarie. La violence comme seul horizon transcendantal. Et le règne d’un monde effroyable et démoniaque constitué d’êtres plus bas que le règne animal, entièrement voués à la dissémination de la terreur et de la mort, jusqu’à leur propre anéantissement.

La Gloire de ce dieu est tissée d’un sombre manteau de sang et de mort et non de lumière. Une gloire que rien ne célèbre sinon un abominable et éternel cri de souffrance et d’effroi.

Il faut bien comprendre que les mêmes mécanismes d’inversion symbolique alimentent toutes ces sectes qui prétendent œuvrer pour le Salut au nom d’une divinité bienfaisante mais servent en réalité des archétypes diaboliques.

Hélas aucune religion n’y échappe car le plus grand mal côtoie toujours le plus grand bien. Et les religions, aussi élevés soient leurs desseins, engendrent à un moment ou un autre toujours leur exact contraire.

L’islamisme radical qui prône le terrorisme n’est donc nullement étranger à l’Islam. C’est l’un de ses sous-produits. Non pas uniquement d’un point de vue théologique sous la forme d’un sectarisme fondamentaliste. Mais d’un point de vue spirituel par l’inversion des polarités dans le domaine du sacré.

La meilleure façon de lutter contre ces mécanismes fondés sur le Mensonge, c’est de les déconstruire, de les mettre en lumière et d’y opposer les armes de la Vérité.

On ne combat pas uniquement le terrorisme en lui faisant la guerre. Parce que celui-ci trouve sa justification dans le combat qu’on mène contre lui et que le Mal est toujours prompt à resurgir

Il faut lui opposer la Lumière de la Vérité. Une vérité qui n’est pas froide et accusatrice. Mais une vérité aussi déterminée et implacable qu’aimante, inclusive, consolatrice. Une vérité qui donne vie aux êtres et qui confère corps, sens et dynamisme aux sociétés humaines.

death life

Le meilleur moyen de briser le règne du Mensonge pour lequel œuvrent toutes les sectes vouées au Mal, c’est d’œuvrer pour le Bien. Et de puiser en soi-même, individuellement et collectivement, les forces nécessaires pour orienter notre conscience et notre existence vers ce qui produit du Sens, ce qui développe, nourrit ou restaure le lien entre les êtres, ce qui rend l’humanité davantage cohérente, congruente, féconde et créatrice, avec un respect bienveillant pour nos différences et une tendresse compatissante pour nos lâchetés, nos erreurs et nos manquements.

La défaite des terroristes c’est notre adhérence puissante à l’énergie de la Vie sous toutes ses formes. Une énergie si puissante que même la mort n’a aucune prise sur elle.