Plus que jamais menacée par l’islamisme et l’islamo-gauchisme, la France porte pourtant en elle les germes du monde de demain

Mis en avant

Selon un scénario plausible, nous risquons dans les années à venir de nous retrouver en France dans une situation de guerre insurrectionnelle ouverte entre des nationalistes identitaires pourtant minoritaires, et des populations marginales devenues idéologiquement sinon numériquement majoritaires, fanatisées par l’Islam politique et regroupées en marge de la République par la propagande islamiste.

Une propagande largement étayée par les discours islamo-gauchistes, de plus en plus hostiles à la République et à son idéal humaniste, universaliste, égalitaire et fraternel. Un poison rhétorique et politique qui aura peu à peu ruiné tout effort visant à préserver l’idéal républicain d’unité, de fraternité, de paix et de cohésion sociale. Pour réduire le vivre-ensemble (concept frauduleux s’il en est) a une rivalité mimétique et un combat victimaire de chaque instant entre des « communautés » de plus en plus segmentées, refermées sur leurs identités particulières, suspicieuses et hostiles les unes envers les autres, animées de ressentiments puissants et d’urgentes pulsions centrifuges.

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Un affrontement fratricide où l’acrimonie vengeresse et la haine de l’autre se seront progressivement substituées à la célébration des différences comme moteur de la relation sous l’égide de l’appartenance à une seule et unique communauté – la République – fondée sur l’égalité de tous devant la loi, l’assimilation généreuse des nouveaux arrivants, la construction d’une société juste et solidaire, et la quête du Bien commun.

C’est tout notre Idéal républicain, forgé durant plus de deux siècles dans le sang et les larmes, qui est en train de partir en cendres sous nos yeux. Et nous, nous soufflons sur les braises. Nous laissons s’agiter les pyromanes. Nous regardons sans réagir une bande d’excités crier vengeance et ressortir les guillotines contre notre belle République. Certains applaudissent même les autodafés, relaient les appels au meurtre.

Si la France se relève de ce chaos tragique, viendra alors un jour pour les juges et les historiens le devoir de juger tous ces islamo-gauchistes : identitaires musulmans, indigénistes, antiracistes, décoloniaux, pseudo droits-de-l’hommistes, pseudo-féministes, communautaristes. Et d’évaluer leurs responsabilités dans cet hallali sanguinaire contre nos valeurs et nos institutions.

Comment sera-t-il alors possible de comprendre toutes ces trahisons objectives ? Ces coins méthodiquement enfoncés dans le sentiment d’appartenance républicaine et l’unité nationale ? Ces perversions des Droits de l’homme et des principes républicains ? Avec la bénédiction aussi sournoise que zélée des chiens de garde du politiquement correct. Et celle de ces médias et intellectuels, thuriféraires de la Pensée unique.

Comment a-t-on pu, au nom de la liberté d’expression, de la bonne conscience, et pire, des Droits de l’homme, laisser des propagandistes aussi coupables et aussi duplices qu’Edwy Plenel, pape de l’islamo-gauchisme, gangrener les esprits faibles ? Et tous ces journaleux du Monde, de Libération ou de l’Obs, relais objectifs de la propagande islamiste ? Et ces furies indigénistes haineuses, tout droit sorties d’un film d’épouvante, comme Danièle Obono ou Rokhaya Diallo ?

Comme au sortir de la guerre (si l’on en sort un jour), comme lors des procès de Nuremberg, il faudra un jour instruire celui de ces traîtres à la République et à la patrie. De ces collaborateurs qui ont sciemment pactisé avec le principal ennemi de la France en ce 21e siècle : l’islamisme. Qui se sont faits les apôtres d’une propagande insigne destinée à semer le doute, le mensonge et la haine. A diviser les Français entre communautés rivales, à victimiser pour mieux tromper et endoctriner les Français de confession ou d’origine musulmane dans un rejet de la France, d’un Etat accusé d’être un persécuteur raciste. Cet Etat qui leur avait pourtant attribué les mêmes droits, le même statut que n’importe quel autre citoyen français, indépendamment de son origine, sa couleur de peau ou sa religion.

Cette idéologie qui, à la fierté d’être français, voulait substituer la morgue de ne pas l’être. Qui désignait la France comme l’éternel oppresseur, le colon, l’esclavagiste, le persécuteur. Et tous les Français comme des ennemis hostiles, ceux qui méprisent, stigmatisent, rejettent.

Et tous ces apôtres autoproclamés de la Vérité, du Bien et de la Justice, investis du devoir de défendre le faible et l’opprimé contre un pouvoir dominant fondé sur la race, la caste ou la nation. Ces justiciers drapés dans leur conscience fourbe et leur mission fausse, pressés de s’acheter une gloire que leur absence de talent intellectuel ne leur vaudrait jamais.

Il faudra bien un jour faire l’inventaire de toutes ces duperies, de toutes ces complaisances, de tous ces faux-semblants. De cette escroquerie morale et intellectuelle, relayée au plus haut niveau de l’Etat.

Comme de cette alliance des politiques de gauche avec la Bête immonde. Notamment celle, officialisée dans les années 1980, de l’extrême gauche trotskyste avec l’extrême droite islamiste. Ce mariage contre-nature entre Lénine, Tariq Ramadan et Hitler.

Des politiques largement suivis, quoique plus sournoisement, par la cohorte des « progressistes » et des « réformistes » qui auront fait alliance avec l’islamisme.

A commencer par Sarkozy, pressé contre l’avis de tous de faire entrer en 2003 ses « amis orthodoxes » de l’UOIF dans le tout nouveau CFCM, où ils siègent toujours en bonne place. En passant par Hollande, qui juste après les attentats de 2015 et 2016, s’empressait, sur fond de déni de réalité panique (« pas d’amalgame ») et pour éviter toute éruption anti-Charlie, de renouveler cette alliance insensée de la République avec ses pires ennemis.

Jusqu’à Macron, sans doute le pire et le plus cynique de tous, qui malgré les alertes de ses conseillers spécialistes de l’Islam politique, s’entête à vouloir offrir les clés d’un « Islam de France » qui n’a jamais existé aux seuls Frères musulmans, avec ce projet scandaleux d’AMIF. Auquel s’ajoute cette bénédiction insensée donnée à des « listes communautaires » financées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Frères musulmans : l’étape suivante du Projet de conquête du pouvoir par la Confrérie. Mais aussi la déculpabilisation a priori des attentats « isolés », requalifiés par une Justice infiltrée en « pathologie psychiatrique ». Voire cette jurisprudence inimaginable qui vise à déresponsabiliser des auteurs d’attentats islamistes au motif qu’ils auraient consommé du cannabis.

Les politiques savent, ils sont informés par leurs services de renseignement. En choisissant de pactiser avec l’ennemi, ils se rendent ni plus ni moins coupables de haute trahison. Et devront être jugés comme tels.

Quant aux furies haineuses et autres « intellectuels » contempteurs de la haine de soi et du suicide national, ils devront être jugés pour ce qu’ils sont : des idéologues de la haine, du sabotage national et de la soumission à l’ennemi. C’est à dire des collabos.

Mais pour que la Justice passe et que l’Histoire puisse juger, encore faudrait-il que la vérité triomphe de l’extrême confusion ambiante. Hélas la tentation nationaliste ne fait qu’exacerber les divisions et une rivalité mimétique délétère entre « la nation » et ces « « communautés » aussi fantasmatiques que frauduleuses, au premier rang desquelles « l’Islam ».

Il n’y a pas d’autre voie pour sortir de ce péril qui nous ronge que de renoncer aux discours de haine quels qu’il soient. Et de s’engager dans un salutaire aggiornamento rhétorique, éthique et idéologique.

Il faut en finir enfin avec tous ces discours qui ne visent qu’à segmenter l’humanité et la France en particulier selon des critères ethniques, néoracialistes, sexistes ou religieux.

Cesser d’opposer les « méchants blancs » dominateurs, racistes et colonialistes, aux malheureux Noirs et Arabes discriminés, stigmatisés, exploités. Il faut mettre un terme définitif à ces discours fondés exclusivement sur la haine anticolonialiste, près de 60 ans après l’enterrement des colonies.

Il faut en finir avec ces discours pseudo historiques érigés en stéréotypes néocolonialistes, comme ces fantasmes paranoïaques de « choc des civilisations » qui opposent « les racines chrétiennes de la France » à « l’islam guerrier et conquérant ».

Parce que même si la culture française et européenne doit beaucoup à son passé chrétien, et même si l’Islam a été et continue (du moins pour son versant politique) d’être une religion conquérante, la très grande majorité des Français de confession musulmane aujourd’hui ne se définissent pas selon un projet de conquête. En revanche, c’est clairement le but que poursuivent les islamistes, qui voudraient les entraîner dans ce funeste projet en utilisant les frustrations et ressentiments d’une partie d’entre eux comme levier d’endoctrinement et d’agrégation.

Comme il faut en finir avec ces vieux clichés féministes qui opposent sans cesse « les mâles dominants harceleurs et violeurs » aux femmes, éternelles victimes par essence. Car ces clichés ne servent pour une poignée de féministes névrosées qu’à justifier leur haine viscérale de la gent masculine.

Et accessoirement l’assujettissement de la femme selon la charia ! Une charia dont certaines féministes schizophrènes se font les apôtres lorsqu’elles défendent le voile islamiste au nom des « droits des femmes ».

Idem dans une moindre mesure pour les droits LGBT. Une fois le mariage pour tous, l’adoption et les PMA votés, il est inutile voire dangereux de définir les identités personnelles selon le critère très discutable de l’orientation ou de l’identité sexuelle. Car cela ouvre la porte à des phénomènes de stigmatisation en retour. L’homophobie pénalisée et les discours homophobes réprimés, ceux-ci reviennent fatalement comme un retour du refoulé, dès que les mécanismes de décompensation et de stigmatisation mimétique reprennent le dessus sur la répression des discours. En France, les actes homophobes augmentent de façon préoccupante. Dans d’autres pays comme la Pologne, l’homophobie d’Etat est désormais un fait avéré et soutenu par la population.

Et que dire ce ces humoristes et marchands de soupe du politiquement correct qui font leur beurre sur les thèmes éculés des races et de la couleur de peau ? Et qui opposent jusqu’à l’indigestion les clichés sur les Noirs, les Arabes, les Asiatiques et les Blancs forcément racistes.

Il faut sortir enfin de ces tentations qui consistent à se raccrocher en permanence à une appartenance réelle ou supposée à une race, une origine, une religion, une communauté. Il ne suffit pas pour conjurer le spectre du racisme tel un sorcier vaudou de rappeler sans cesse pour s’en convaincre que « les races n’existent pas, puisqu’il n’existe qu’une seule race : la race humaine ! » La science prétend une chose aujourd’hui, tout en ayant prétendu exactement le contraire pendant des siècles. La mauvaise conscience est passée par là après les horreurs des camps nazis. Et la science qui y a étroitement collaboré en est aujourd’hui pétrie.

Non seulement il n’y a pas de race, mais ce qu’il faut rappeler avec force et conviction, c’est que l’humanité est UNE ET INDIVISIBLE. Comme l’est notre République. Laquelle porte l’Idéal humaniste et démocratique appelé à fonder l’humanité future.

Il ne s’agit pas de nier les différences objectives, comme certains schizophrènes de l’antiracisme atteints de cécité obsessionnelle à la seule évocation d’un « Noir » ou d’un « Jaune ». Mais d’admettre que toutes ces différences sont RELATIVES.

Et surtout de choisir de nous concentrer sur ce qui nous unit, ce qui nous relie, plutôt que sur ce qui pourrait nous opposer.

Encore une fois, la différence devrait toujours être le moteur et le sel de la relation, jamais un motif de suspicion, de jalousie ou de conflit.

Quant aux religions, si beaucoup croient trouver leur salut face aux désordres du monde dans un retour à des formes de pratique fondamentaliste, ou en construisant leur identité personnelle sur le seul critère des convictions ou d’appartenance religieuses communes, ils se trompent de siècle !

Chaque religion porte en elle une perspective vers l’Universel. Le message chrétien proclame la différence radicale entre le pouvoir politique et le spirituel, entre l’Empire et le Royaume des cieux, qui « n’est pas de ce monde ». En cela, il laisse le Ciel ouvert mais non pas vide. Il trace une perspective d’évolution et de salut offerte à l’homme, qui va des détermines et asservissements séculiers vers un « à venir » de paix et d’amour partagés au-delà du temps et de l’espace social. Il s’abstient toutefois d’en subordonner l’accès à un conformisme normatif qui devrait nécessairement se concrétiser dans un modèle exclusif d’organisation des sociétés et de direction des peuples.

Hélas les empires chrétiens ont dès le début trahi cet Idéal. En affirmant au contraire que le Salut ne pouvait passer que pas l’allégeance à Dieu, à l’Eglise et à l’Empire, Rome et Byzance ont érigé des dogmes tout aussi normatifs et justifié une autorité tout aussi implacable que ceux dont le message initial était supposé affranchir. Et cédé à la tentation totalitaire en concluant une alliance contre-nature entre les pouvoirs spirituel et temporel.

Dans son projet social et politique, l’Islam s’inscrit dès l’origine en parfaite opposition avec le message chrétien. A un projet émancipateur d’odre dynamique tourné vers le Ciel s’oppose un projet normalisateur d’ordre totalitaire et de soumission totale à Dieu. Un universalisme politique et idéologique qui réduit, assigne et assujettit au lieu de libérer, de réconcilier et d’élever .

Rien n’échappe à cette subordination théocratique, reflet de la Soumission à Allah : croyances, théologie, rites, vie politique, sociale, institutionnelle, économique, familiale, professionnelle, sexuelle, relations entre hommes et femmes… Il oppose radicalement le « croyant » aux « mécréants », lesquels sont voués à la destruction, la soumission ou l’esclavage.

L’Islam, c’est l’absence totale de liberté et de dignité hors de l’Oumma et des canons de la charia.

C’est l’exact opposé aussi de notre idéal démocratique, fondé sur l’Etat de Droit, l’Egalité, le Bien commun, le respect radical de la vie et des convictions privées. Un Idéal construit sur l’alliance du christianisme et de l’humanisme, du Logos divin et de la Raison humaine. Les notions inscrites dans les droits de l’homme et le projet républicain – état de droit, séparation des pouvoirs, primat de l’individu, liberté devant la loi, égalité de tous, fraternité et même laïcité sont toutes un lointain héritage de principes inscrits en germe dans le message émancipateur des Évangiles .

L’Idéal républicain aspire aussi lui aussi à l’Universel. Mais un universel fondé sur l‘humanité et non le Cosmos. La question de la Transcendance divine est renvoyée à la sphère privée. Et les convictions personnelles en la matière sont inaliénables, selon le principe de liberté de conscience.

Un des pires avatars de cet Idéal démocratique, c’est le communisme. Une perversion du principe émancipateur de Liberté au bénéfice de celui de dictature du prolétariat. Un système idéologique et politique fondé sur une athéisme radical, qui remplace toute référence possible à une Transcendance divine par celle du Collectif. Et le mythe eschatologique de la Parousie par celui de la Révolution comme moteur de la Fin de l’Histoire et Avènement d’un société fondée sur la justice social et le bonheur matérialiste. Une impasse totale qui a démontré sa violence au cours du siècle dernier.

Son pendant exact, sur lequel il se construit en miroir, c’est le capitalisme. Dont l’ultralibéralisme constitue l’ultime avatar contemporain, sous la forme d’une société hyper productiviste et matérialiste condamnée à une croissance irraisonnée, à une obsolescence programmée et un renouvellement incessant des produits, à une sanctification des échanges au service d’une concentration maximale des richesses, à la dilution des tous les liens sociaux dans un individualisme exacerbé, une hyper concurrence des modèles identitaires, et une utopie postmoderne de bonheur narcissique, technologique, voire transhumaniste voué à la déshumanisation totale des individus réduits au seul rôle d’esclaves ou de robots.

Ce modèle a clairement remplacé toute idée de transcendance divine par la seule allégeance au dieu Mammon – l’Argent – et substitué à toute promesse d’émancipation individuelle par le Collectif celle d’un accomplissement factice de chaque individu comme travailleur-consommateur entièrement au service Marché.

Ce système est en train de conduire l’humanité à sa perte en accentuant jusqu’au paroxysme les violences mimétiques, les inégalités et injustices entre les hommes, en décimant toutes les espèces et en ruinant les grands équilibres écologiques.

Nul ne peut dire aujourd’hui si l’une des conséquences de la mondialisation aux cours des décennies ou siècles à venir sera la disparation totale des religions. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’une identité nouvelle et universelle est déjà en cours d’émergence pour le genre humain : celle d’humain, de terrien, de « citoyen du monde » disent certains.

Une identité dont la réalité est pour le moment occultée par l’appartenance à d’autres identités, la première d’entre elles étant la nationalité.

La rapidité et la violence de cette mondialisation, ajoutées à la conscience des multiples périls qui menacent les peuples et l’humanité (périls écologiques, périls sanitaires, périls économiques, politiques, technologiques, cosmiques…), nourrissent une angoisse existentielle et entraînent des phénomènes de replis identitaires. Le repli nationaliste et le repli communautaire de type religieux n‘étant pas des moindres.

Ces phénomènes, essentiellement réactifs, seront de courte durée. A mesure que la mondialisation se sera plus perçue comme un danger, un phénomène exclusivement économique ou institutionnel promu par une élite au pouvoir, mais comme un phénomène d’unification et d’élévation de la conscience planétaire, de dépassement des conflits mimétiques, des peurs et mécanismes d’appropriation qui les nourrissent au bénéfice d’une nouvelle ère de paix et de coopération entre les peuples, celle-ci finira par susciter un engouement et une confiance supérieurs aux angoisses et aux replis qu’elle suscite aujourd’hui.

A ce titre, tous les discours qui tendent à renforcer les phénomènes de cristallisation identitaire, au premier rang desquels les discours islamo-gauchistes, indigénistes, racialistes, etc… vont dans le sens inverse de l’Histoire et empêche une prise de conscience plus vaste et confiante de l’avenir.

C’est d’ailleurs bien pour cela que ces discours et ces modèles d’agrégation identitaire sont instrumentalisés par les progressistes comme Macron et ses sponsors, qui ne rêvent de dynamiter les états-nations au profit d’institutions supranationales et bientôt mondiales comme l’UE ou l’OMC. Le communautarisme joue pour eux le rôle d’opposant aux réflexes de régression nationaliste ou de durcissement républicaniste face à une mondialisation qu’ils voudraient strictement économique et financière, en vue d’instaurer une dictature mondiale du Marché.

En conclusion, la seule issue, le seul avenir, le seul modèle, le seul rempart à tous les périls pour la France, pour l’Europe et pour le monde, est d’ores et déjà inscrit dans l’idéal universaliste républicain.

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La France n’a pas à rougir de son modèle. Mais elle doit urgemment en retrouver la valeur et le sens authentiques. Parce que ce modèle, celui de la démocratie universelle, est précisément la matrice de la civilisation mondiale, la seule possible, à laquelle nous sommes destinés.

Mais pour parvenir à cette résurrection, nous devons impérativement tourner le dos à nos peurs et à nos orgueils. Et nous ouvrir avec confiance au monde.

Le réflexe de repli nationaliste est la pire chose pour nous. Parce qu’il nous enfermerait dans un rêve d’une France qui n’a jamais existé. L’idée de la France a toujours été universaliste. Du temps des rois et des empires, elle s’est opposée à d’autres modèles en Europe, portés par d’autres familles régnantes. De Charlemagne à de Gaulle, en passant par Louis XIV et Napoléon, la France a toujours eu un destin et un projet universel, émancipateur et fédérateur.

Les valeurs résumées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, portées par une République née dans le sang, le monde se les est appropriées avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, promulguée en 1948 au terme de deux guerres mondiales et plus de 100 millions de morts.

Ce sont ces idéaux, éprouvés depuis plus de 200 ans et adoptés par de multiples nations, qui fondent les bases de l’humanité unifiée et réconciliée de demain.

Pourquoi l’idée d’un revenu universel déplaît autant aux gens de droite que de gauche ? Adam, Marx et Matrix

Au commencement était le Diable
Et le Diable s’est fait chair
Et il a envahi nos esprits.

Voici à quoi l’on pourrait résumer le 3e chapitre de la Genèse qui évoque le mythe de la Tentation au jardin d’Eden et la Chute d’Adam.

Masaccio – Adam et Ève chassés du Paradis

Les religions judéo-chrétiennes ont accrédité l’idée bien enracinée dans nos archétypes que l’homme, déchu de son insouciance à cause de son illusoire prétention à égaler les dieux, devait travailler durement toute son existence et gagner sa vie à la sueur de son front pour expier sa faute.

Et qu’il devrait passer son existence à tenter vainement de remonter une à une au prix de maintes souffrances les marches d’un Paradis inaccessible, qu’il ne pourrait éventuellement réintégrer que par l’intervention providentielle d’un hypothétique sauveur.

Ce mythe est si profondément ancré dans nos esprits que même les plus farouches athées en sont imprégnés.

Jusqu’à Luther il a justifié que l’Eglise catholique pût exercer un pouvoir totalitaire sur les esprits, en promettant le Paradis aux brebis égarées contre une obéissance servile à l’autorité des clercs supposés représenter Dieu sur terre.

Il a aussi construit l’image d’un Dieu méchant et jaloux qui aurait condamné l’homme à ramper comme un ver sur une planète aride pour avoir osé rivaliser avec lui.

Cette vision totalement absurde de nos origines et de notre relation à la Réalité Ultime conditionne pourtant notre rapport à l’existence, à la souffrance et au travail.

Ainsi la souffrance serait justifiée. Elle serait le salaire de notre excès d’orgueil. De notre prétention à vouloir être des dieux à l’égal de Dieu.

Et le labeur serait la sanction de notre folie. Pour survivre, nous n’aurions pas d’autre choix que trimer comme des bêtes pour arracher à une terre hostile notre pitance quotidienne.

De là à valoriser la souffrance comme une voix de rédemption il n’y a qu’un pas. Que le dolorisme chrétien s’est empressé de franchir.

On le comprend : un tel schéma est une perversion totale des vérités ontologiques et des valeurs les plus essentielles, comme d’ailleurs du message évangélique avant qu’il ne soit abâtardi en petite morale par la religion. En venir à valoriser la souffrance, à la rechercher et à en jouir, ou trouver sa justification dans une forme d’asservissement laborieux, quoi de plus absurde et quoi de plus contraire à notre nature profonde ?

Ce mythe judéo-chrétien est aussi le fondement d’un théologie de la rétribution : comme on gagne sa vie, on gagne son ciel en additionnant les bons points. Et Dieu est un Juge parfait qui nous récompensera dans une vie future (pour les catholiques) ou nous gratifie d’ores et déjà de ses bénédictions en nous nous donnant des fils (pour les Juifs), ou en nous assurant bonheur et prospérité dans cette vie-ci et une place parmi les élus (pour les protestants).

Lui obéir en le servant c’est être assuré de ses grâces, n’en faire qu’à sa tête et se la couler douce c’est courir à la damnation.

Une théologie aussi fausse qu’infantile.

De la résignation stoïcienne au nihilisme athée, c’est aussi cette vision d’un monde tissé de malheurs et d’une quête de bonheur impossible ici-bas qui a servi de trame aux philosophies qui se sont détournées de l’aspiration la plus universelle et la plus élevée inscrite dans l’âme humaine : se réaliser dans la félicité la plus parfaite.

Elle a justifié qu’une caste de seigneurs puisse jouir de tous les droits, s’arrogent la propriété exclusive de la terre, la jouissance de ses fruits et le droit de vie et de mort sur leurs sujets, en ne laissant aux serfs que des miettes acquises au prix d’un travail servile, d’une entière obéissance et du renoncement totale à leur liberté.

L’argent est devenu non seulement une monnaie d’échange substituée au troc, mais aussi l’étalon de la valeur. Et le salaire comme la fortune l’aune pour jauger du rang et du mérite des uns et des autres dans la société : de la même facon que Dieu rétribue ses créatures en fonction des oeuvres, le salarié se voit rétribué selon la plus-value degagée par son travail.

Marx et ses disciples ont conceptualisé ce modèle social, politique et économique dans une dialectique du Progrès, substituant ainsi au mythe de la Chute celui du relèvement par la Révolution prolétarienne.

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Ainsi les masses opprimées guidées par un messie politique et non plus spirituel pourraient s’affranchir de leur joug au terme d’une lutte inscrite dans une marche de l’Histoire vers une parousie non plus spirituelle mais matérialiste.

Mais Marx était juif autant que protestant et croyait sans le savoir au mythe du travail sanctificateur. D’ailleurs n’a-t-il pas opposé la valeur Travail à celle du Capital, considérant le premier comme la seule source admissible de toute valeur ?

On connaît la suite.

Et comme l’a montré Max Weber l’éthique protestante qui imprègne les valeurs du capitalisme industriel autant que sa critique marxiste sont toutes deux également engluées dans cette fascination pour le culte de l’effort et du mérite. Qu’il s’agisse de l’audace de celui qui entreprend et consacre sa vie à travailler pour faire fructifier son bien, ou de celui qui contribue par sa force de travail à édifier une société où chacun à sa place dès lors qu’il ne ménage pas ses efforts.

Dans cette perspective, l’indolence et l’oisiveté sont non seulement des vices condamnables qui doivent être à tout prix combattus avec vigueur.

Pas étonnant que l’oisiveté soit considérée comme la mère de tous les vices. Et que chômeurs, mendiants et nomades qui vivent au crochet de la société traînent toujours un parfum de scandale derrière eux, soient considérés comme des parasites et suscitent la réprobation des gens comme il faut qui se lèvent tôt le matin pour offrir une vie décente à leur progéniture.

Le repos n’est concevable qu’au terme d’une journée ou d’une semaine de travail bien remplie ou une fois la moisson engrangée. Et gare à ceux qui voudraient s’échapper avec la cloche !

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Quant aux utopies politiques, sociales ou religieuses, de la cité grecque au New age en passant par Cythère, les phalanstères et Auroville, elles ont toutes fourni aux esclaves à peine réveillés de leur torpeur et pas encore libérés de leur servitude la perspective d’un monde meilleur fait de partage, de justice et d’harmonie.

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Aujourd’hui les thuriféraires du système ultralibéral nous vendent comme seule perspective de réalisation collective une société de clones totalement transparente où chacun peut s’acheter des artefacts de bonheur customisé dans des mégatemples consuméristes.

A condition de donner en échange à la Matrice son temps, sa force de travail, son âme et surtout d’abdiquer toute faculté de réflexion au bénéfice de la Pensée unique : inutile de réfléchir, Big Brother le fait à notre place. Et il a songé à tout : la télé fabrique des sous-produits conceptuels en images et des slogans faciles à consommer pour des masses totalement infantilisées qui n’ont plus qu’à téter la Bonne Parole sur leurs écrans full HD, leurs smartphones et leurs tablettes.

La Matrice a tout prévu puisque même la révolte est savamment canalisée et mis en scène dans des spectacles, des jeux et des divertissements abrutissants, ou soigneusement orchestrée dans une parodie de démocratie.

L’idéologie au pouvoir veut aussi nous fait croire que le travail est la seule voie pour gagner sa liberté. Et qu’on l’acquiert uniquement au prix de l’effort, de la persévérance et du mérite.

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Rien n’est moins vrai puisque la seule perspective de liberté offerte aux ouvriers comme aux cadres les plus zélés c’est celle d’une retraite douillette avec maison, jardin, labrador, croisières de luxe et fonds de pension afin de continuer à consommer en remerciant la Matrice pour les certificats de bonne conduite délivrés au terme d’une vie de misère.

Ou un burnout assuré pour les stakhanovistes les plus obstinés.

Les robots pourraient demain remplacer l’homme et le travail disparaître ? « Foutaise ! » répondent ceux qui ne veulent surtout pas voir disparaître les chaînes de l’esclavage.

Au pire on nous implantera des puces dans le cerveau pour continuer à servir la Matrice ou croire qu’on est encore utile et qu’on vit une vie palpitante, grâce aux scénarios en 3D projetés directement sur la conscience par des programmes de réalité augmentée.

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Le meilleur des mondes transhumaniste est l’ultime étape de notre déshumanisation, et non comme le prétendent ses prophètes une promesse de toute puissance et d’immortalité.

Il est assez amusant de constater que dans la trilogie Matrix le héros de cette allégorie de la Révélation post-moderne s’appelle Néo, son mentor Morpheus, son adversaire holographique répliqué à l’infini Smith et la cité des rebelles Sion.

Néo c’est bien sûr l’Homme Nouveau des mythes modernes.

Mais lu à l’envers, c’est aussi « éon », terme qui signifie à la fois une très longue période de temps de durée arbitraire dans l’histoire géologique. Et chez les gnostiques, l’ensemble des puissances éternelles émanées de l’être avec lesquelles il exerce son action sur le monde, l’esprit servant d’intermédiaire entre Dieu et le monde.

Néo c’est donc une sorte de « messie immanent », non pas envoyé par Dieu pour sauver l’humanité, mais émergeant sous les traits d’un Éveillé arraché à l’ignorance lors du stade ultime de réveil de la conscience collective. Un héros qui comme le Christ offrira sa vie pour anéantir le Mensonge incarné par l’univers des machines et conduire le peuple de Sion vers sa libération ultime.

Le sacrifice de Néo marque la fin d’un cycle et le début d’une ère nouvelle, où l’homme et la machine vivront réconciliés. Et l’achèvement du processus d’évolution de l’humain devenu enfin libre de réaliser son potentiel divin.

Néo c’est une allégorie de notre état de conscience actuel, pas encore totalement libéré du joug de l’illusion, et pas encore totalement réalisé comme être de pure lumière.

Quant à Smith, c’est Monsieur tout le monde, à qui la Matrice donne l’illusion d’exister et des pouvoirs sur-mesure en échange de son obéissance inconditionnelle et de son zèle à pourchasser les rebelles.

Morpheus, c’est le songe (Morphée). Mais aussi l’Eveil. Pilule bleue ou pilule rouge ? D’un côté le sommeil narcotique d’une vie artificielle, de l’autre le réveil pénible mais au bout la liberté.

Ces considérations ésotériques et symboliques peuvent sembler bien éloignées de la question du revenu universel.

Et pourtant.

En s’affranchissant du travail, en refusant de travailler toujours plus pour vivre moins, l’idée de donner à chacun les moyens d’assurer sa subsistance sans aucune contrepartie n’est pas une façon nouvelle de tenir en laisse les masses obéissantes, mais au contraire la reconnaissance que notre société hyper technologique a acquis les moyens suffisants de créer de la richesse et faire tourner le moteur sans avoir besoin d’esclaves pour entretenir la chaudière.

Et que le but de l’existence n’est pas de gagner sa vie à la sueur de son front, mais de jouir de la liberté de consacrer son temps à la pleine réalisation de ses talents ou à ne rien faire si l’on en a envie.

Voilà le vrai scandale ! Ce qui choque les détracteurs de ce projet ce n’est tant pas en réalité l’idée absurde d’attribuer aux SDF comme à Madame Bétancourt le même revenu minimum, c’est qu’on n’exige aucune contribution de leur part en contrepartie.

Pendant ce temps les dirigeants du MEDEF voudraient encore réduire le SMIC et pouvoir virer l’excès de graisse de façon discrétionnaire.

medef-gattaz-ferie-smicQuant aux « libéraux sociaux », ils voudraient conditionner l’attribution du RSA à des travaux d’intérêt général, histoire croient-il de faire comprendre aux fainéants qui le perçoivent que rien n’est acquis gratuitement et que tout salaire mérite travail. Et accessoirement leur permettre de se remettre dans une « dynamique d’accès à l’emploi ».

Hypocrites ! Ce qui les motivent en vérité c’est que l’idée de donner à des gueux de quoi se nourrir sans bosser alors qu’eux-mêmes ont consacré leur vie à être de bons élèves leur paraît inadmissible. Qu’en plus une majorité d’incapables et de parasites puissent en profitent pour glander, c’est le pompon !

Ceux-là mêmes passent leur temps à ânonner le Cantique des Droits de l’homme auquel personne ne croit plus sincèrement tant il est démenti par les faits.

Mais ils trouveront toujours pour un « pauvre » à l’autre bout de la planète, un réfugié qu’aucun d’entre eux ne voudrait de toute façon accueillir chez lui, ou un « jeune des quartiers issu des minorités » grenouillant bien loin au-delà d’un périph qu’ils ne franchiront jamais, mais qu’ils regardent avec délectation faire son sketch de rebelle dans des émissions pour bobos.

Pourtant, quelle plus belle illustration des principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice que d’attribuer à chacun non pas l’égalité des chances de devenir un bon petit soldat, mais juste de pouvoir manger autre chose que la pitance servie par les Restos du Cœur, en baissant la tête pour honorer ses bienfaiteurs qui cotisent aux ONG « par solidarité envers les plus démunis ».

Car il est tout à fait concevable de donner à ces manants de quoi manger, se loger, se soigner et s’instruire un minimum, au moins pour ne pas passer sa vie à dealer de la coke et violer les filles en attendant de rejoindre le Djihad. Mais en revanche il est inadmissible qu’ils puissent percevoir un revenu minimum pour continuer à regarder leurs clips débiles sur le dernier iPhone !

Que reste-t-il comme modèle alternatif à la pensée unique libérale ? A part l’indignation érigée en slogan politique pour fédérer les déclassés, ce qui est un peu juste et pas très constructif.

Mis à part quelques nostalgiques du Grand Soir, aujourd’hui plus personne ne croit à la vision marxiste de l’Histoire. Mis à part des dinosaures comme Mélenchon, cramponné à une lutte de classes teintée d’écologie, la majorité des politiques socialistes se sont convertis au libéralisme.

Seul parmi les candidats à la présidentielle Benoît Hamon n’est ni marxiste ni libéral. C’est bien ce qui dérange ceux qui voudraient lui coller une étiquette de gauchiste et qui s’emportent contre son projet de revenu universel.

On l’aura compris : l’idée du revenu universel n’est admissible ni par les réacs de droite qui veulent garder leurs privilèges et rêvent de revenir à l’Ancien régime, ni par les réacs de gauche qui se donnent l’apparence de progressistes mais méprisent le peuple.

Plus sérieusement, l’idée du revenu universel fait scandale parce qu’elle casse tout l’édifice de la société capitaliste et des modèles ultralibéraux ou « socialistes progressistes », fondés sur l’asservissement au Système par l’argent et le travail.

Adam, Marx et Néo ont en commun cette même vision d’un monde où une petite élite cherche à pérenniser son emprise sur la masse des sous-hommes réduits à du bétail : glébeux chassés du Paradis par les Elohim, lumpenprolétariat sous la férule du Grand Capital, ou foules d’anonymes englués dans la Matrice.

Le revenu universel s’imposera pourtant demain comme une évidence. Quand nous aurons abandonné nos attachements délétères qui nous retiennent dans l’ignorance de notre condition et de notre destin. Quand nous aurons enfin compris que ce n’est pas le mérite qui fait notre valeur, c’est le simple fait d’être humain. C’est-à-dire une parcelle de Lumière et les mêmes membres d’un Tout commun indivisible : l’Humanité, et l’Univers tout entier.

Peu importe que les uns travaillent 10 ou 100 fois plus que les autres. Peu importe que certains consacrent leur vie à construire le bonheur collectif alors que d’autres se contentent de méditer. Ou qu’une majorité en soit encore au stade primaire de la satisfaction égoïste des appétits les plus bas.

Car tous nous évoluons consciemment ou non vers un avenir commun qui nous réunira bientôt sous le même ciel infini.

Nous sommes des dieux mais nous ne le savons pas. Nous le refusons ou prétendons l’être devenus avant l’heure et nous enorgueillissons, comme des enfants qui jouent aux adultes avant de l’être devenus.

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Sachons mettre de côté nos égoïsmes, nos mesquineries, nos étroitesses d’esprit et surtout nos peurs. Et apprenons à écouter notre cœur, seul lieu où réside notre âme et d’où jaillit la lumière qui nous fait être.

Car comme le dit l’Evangile : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.[i] »

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[i] Matthieu 6:21

Faut-il croire au transhumanisme ?

Ce rêve que nous concoctent les Frankenstein de la Silicon Valley a de quoi fasciner et inquiéter.

Mais y regarder de plus près, c’est une utopie plus qu’une prédiction crédible.

Ce que l’on nomme « transhumanisme » est même l’utopie matérialiste par excellence : survivre à la mort grâce au silicium.

Totalement absurde !

Car l’esprit ne se réduit pas à un réseau de connections neuronales. La neurobiologie du cerveau n’est que le substrat matériel d’une dimension de l’être qui échappe totalement à ces apprentis sorciers aveuglés par leur vision de l’intelligence qui confond la modélisation des mécanismes cognitiques propres à l’intelligence humaine avec les modèles inventés pour développer l’intelligence artificielle qui n’est qu’une imitation de la première.

L’intelligence artificielle mise en réseau est sur le point de supplanter les capacités humaines de raisonnement et de traitement de l’information, voire d’imiter les comportements humains, y compris émotionnels d’ici quelques années à peine ?

Reste une vérité incontournable : l’intelligence artificielle la plus sophistiquée ne pourra jamais produire de la « conscience ». Et l’esprit humain ne pourra jamais survivre dans un avatar intelligent encrypté dans des mémoires d’ordinateurs. C’est la conclusion vers laquelle tendent aujourd’hui les recherches les plus pointues en physique quantique. Lesquelles rejoignent des vérités millénaires énoncées par la philosophie aristotélicienne, la métaphysique ou les grandes traditions spirituelles de l’humanité.

Il convient donc de garder une grande prudence vis-à-vis de ce miroir au alouettes transhumaniste qu’on nous vend comme le seul avenir possible pour une humanité au bord du gouffre.

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Le véritable saut de paradigme n’est pas technologique ni transhumaniste, il est spirituel. Et il est en marche.

Nous sommes au seuil d’une ère totalement inédite de notre histoire collective. La conscience humaine est en expansion accélérée. Bientôt elle sera unifiée. Et alors un nouvel « être », un nouvel « éon » émergera, dont ne seront les cellules : la Conscience de l’Humanité unifiée. Ce que la tradition chrétienne nomme « Christ » en tant que corps spirituel composé des êtres qui adhèrent à la personne du Christ, prototype de l’humanité future. Ou « l’Eglise » en tant qu’entité spirituelle en non institution, étendue à toute l’humanité.

transhumanisme-transhumaniste-biologiquement Alors une nouvelle spiritualité remplacera les anciennes religions : celle de l’Esprit. Ou, plus employer un terme chrétien, du Royaume.

Perspective beaucoup plus palpitante que ces délires de cyborgs branchés sur la Matrice.

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