France : Le scandale des « vieux »

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J’ai appris sur le tas le « métier » de soutien et tuteur d’une maman Alzheimer admise en EHPAD il y a 4 ans. Et découvert combien la situation des « vieux » en France est révoltante.

Entrée à la Clinique du Mont-Valérien à Suresnes (groupe ORPEA) pour une rééducation après des chutes et une hospitalisation, ma mère y a subi pendant 8 mois maltraitances et vols répétés. Les locaux de cette usine à soins/pompe à fric subventionnée paraissent de prime abord rutilants. Mais le personnel soignant y est en sous-effectif chronique, mal formé, mal encadré, débordé, le plus souvent recruté en Afrique du Nord ou subsaharienne pour des raisons de compression des charges fixes… Beaucoup démissionnent, épuisés après quelques mois de travail harassant. Les patients sont lourdement sédatés, abandonnés des heures dans leur caca, dans leur chambre ou une salle commune, sans surveillance.

Résultat : au lieu de se refaire une santé au frais de la Sécu, les vieux dépriment : taux de mortalité y est, selon les services sociaux du 92, supérieur à la moyenne du département.

Etape suivante : un EHPAD miteux du groupe Arpavie (Caisse des Dépôts) à Rueil. Une salle unique faisant office d’entrée, salle à manger, salon, salle TV. Un personnel blasé. Aucune animation dans l’année, sinon la messe du curé tous les 15 jours. Et pour couronner le tout, des violences physiques quotidiennes de la part d’une aide-soignante chargée de la toilette. Plainte, enquête… Le directeur a finalement été viré. Et ma mère transférée en urgence dans un EHPAD plus sérieux.

Depuis il y a eu le Covid, et ses zones d’ombres. Sur lesquelles j’ai enquêté en tant que journaliste dès la fin 2019. Notamment ce scandale du Rivotril, dont même la presse mainstream s’était faite l’écho, mais vite étouffé à coup de corruption la presse (2,5 milliards d’euros versés par le gouvernement en guise de soutien économique en 2020-2021 + quelques centaines de millions de la Fondation Bill & Melinda Gates, parrain de l’OMS…), mais aussi des juges. Les décrets Philippe/Véran des 27 mars et 16 octobre 2020, enjoignant les médecins d’EHPAD à administrer aux personnes âgées simplement suspectées de Covid du Rivotril. Un sédatif puissant commercialisé par Roche (sponsor de LREM), létal à fortes doses, et prescrit au titre de « soins palliatifs » en cas de signes d’infection respiratoire. Ces personnes âgées avaient au passage été refusées dans les services d’urgence des hôpitaux, officiellement « saturés ». Et renvoyées chez elles ou dans leur EHPAD avec une ordonnance de Doliprane. Certains n’ont même pas été testés positives. Les EHPAD sont restés fermés au public pendant 3 mois. Les familles n’ont pas été prévenues. Aucune information préalable sur cette euthanasie active n’a été délivrée, aucun consentement éclairé recueilli comme la loi l’exige. Au total, ce sont environ 10.000 vieux qui ont été froidement liquidés, sans avoir pu revoir leurs proches, et dans le silence le plus opaque. Des milliers de plaintes pour homicide volontaire, génocide et crime contre l’humanité ont déposées au Tribunal par des familles, des directeurs d’EHPAD, des médecins, infirmières, aides-soignantes, des associations de juristes comme Réaction 19. Mais l’Etat s’était prémuni de toute poursuite en faisant voter une loi d’amnistie préventive début 2020.

Au final, les scandales à répétition comme Orpéa (en faillite), ou pire, celui des crimes du Covid, n’ont rien changé. Il est vraiment temps que la France s’occupe de ses vieux, et apprenne à les respecter. Alors qu’on s’apprête à saccager notre système de retraites. L’éthique sociale et la solidarité intergénérationnelle ne doivent rester que des vains mots !

Les enjeux cachés de la réforme des retraites et le sens d’un sursaut démocratique

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Les atermoiements des uns et des autres sur les conséquences négatives attendues des grèves et des manifestations contre la réforme des retraites sont de plus en plus insupportables. Elles agissent comme un écran de fumée pour masquer les vrais enjeux.

Selon les sondages d’opinion, environ 2/3 des Français sont contre cette réforme. Comme ils l’ont été contre tous les projets de réforme des retraites depuis 30 ans.

Les Français sont profondément attachés à notre modèle social, en particulier notre système de protection sociale héritier de la Libération. Ils ressentent à juste titre toute volonté de le démanteler en réduisant leurs droits (ces fameux acquis sociaux chers à la gauche) comme une injustice, une atteinte à leur dignité et à même à leur identité.

Au cours des années écoulées, les Français n’ont pas hésité à descendre dans la rue pour faire entendre leur voix face à des gouvernements déterminés à imposer ces réformes. Notamment lors des grandes grèves de l’automne 1995 contre le plan Juppé, les plus importantes depuis mai 1968. Ces grèves avaient paralysé tout le pays pendant un mois pour s’opposer au projet de loi sur la Sécurité sociale et les retraites, qui prévoyait déjà un allongement de la durée de cotisation.

A cette époque, les syndicats jouaient encore un rôle de contre-pouvoirs. Les partis d’opposition de gauche, PS en tête, étaient également en mesure de mobiliser l’opinion.

Aujourd’hui le rapport de forces est tout autre. Les syndicats ont perdu leur aura, leur ancrage sur le terrain s’est émietté, dans la fonction publique comme dans le privé. Leur pouvoir de mobilisation est réduit. Leur rôle se limite souvent à celui d’accessoire du pouvoir exécutif pour mener des « négociations » de pure forme. Comme ces Grenelle de ceci ou de cela, que le pouvoir macroniste a mis en place pour désamorcer la fronde et imposer des réformes impopulaires en mettant en scène des pseudos accords.

Quant aux partis politiques d’opposition, NUPES et RN, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne jouent absolument pas leur rôle d’opposition au Parlement, et se contentent de ferrailler sur des sujets mineurs. Cette opposition officielle voire contrôlée ne sert en définitive qu’à conforter le pouvoir en place, pourtant minoritaire dans les urnes, et frappé d’une impopularité record dans l’opinion. Quant aux Républicains, ils partagent la même approche libérale que la Machine et n’ont jamais été des opposants, depuis que l’UMP et son champion malheureux aux présidentielles de 2017 ont été laminés par la torpille Macron et de sa stratégie de siphonage des partis de gouvernement au profit du mirage En Marche !

Cette énième réforme des retraites voulue par Macron avait été opportunément mise en stand-by pour cause de Covid, suite à une opposition violente de la rue en 2019 dans le sillage des Gilets jaunes. La voici maintenant imposée aux forceps par un régime à bout de souffle, et le Président le plus impopulaire de la 5e République, qui applique son programme avec obstination, cynisme et un mépris assumé du peuple.

Aucun véritable débat sur cette réforme n’est engagé parmi les parlementaires comme dans les médias. Le pouvoir assène inlassablement les mêmes mensonges sur le caractère inéluctable et urgent de cette réforme, sur l’absence d’alternatives budgétaires pour financer les retraites des générations futures. Les médias tous acquis au pouvoir reprennent ces mantras, et ces méthodes d’ingénierie sociale en soufflant le chaud et le froid, en multipliant les messages alarmistes pour semer la peur dans l’opinion à propos des grèves et des manifestations : paralysie des transports, blocage des raffineries, pénurie et hausse des tarifs des carburants, prise en otages des salariés par une poignée de grévistes, horde de casseurs prêtes à se déverser dans les grandes villes provoquant le chaos et la mort du petit commerce : un comble au moment où l’Europe organise la destruction des commerces et des TPE en instrumentalisant l’hyperinflation et le Great Reset énergétique, selon un plan défini par le Forum économique mondial !

Le gouvernement cherche à convaincre que sa réforme est la seule possible. Et en même temps il souffle sur les braises pour attiser la fronde, diviser les Français, les exténuer, les pousser à bout et les monter les uns contre les autres en flirtant avec le scénario de la guerre civile.

Cette stratégie du chaos propre au capitalisme du désastre a déjà porté ses fruits. La réforme des retraites n’a pas seulement pour objectif de poursuivre minutieusement la destruction d’un système social dont la France fut un exemple et qui constitue un scandale pour une caste mondialiste pressée d’en finir avec les États-nations, l’Etat-Providence, la solidarité nationale, le système de retraites par répartition, et d’imposer partout la dérégulation afin de laisser aux mastodontes financiers comme BlackRock l’exclusivité de gérer nos vies. Son objectif corollaire est la division, la dislocation de la nation et sa normalisation selon les critères ultralibéraux et mondialistes.

Or un peuple occupé à se chamailler est beaucoup plus facile à contrôler : la recette est vieille comme le monde. Du pain et des jeux. Et de la baston. Pour mettre fin à la crise des Gilets jaunes, le gouvernement a aligné les chèques. Même méthode pour calmer le mécontentement populaire avec le chèque consommation, le chèque carburant, le chèque énergie, le chèque pour acheter une voiture électrique, installer des panneaux solaires sur son toit, le « chèque bois » ou le chèque en bois, on ne sait plus… Une façon obscène de distribuer les largesses de l’Etat après avoir asséché le porte-monnaie des Français et étranglé le budget des ménages.

Dans ce contexte, les Français prennent conscience qu’ils sont désormais livrés à eux-mêmes. Les politiques les courtisent en leur promettant la lune le temps des élections, mais ne mettent pas en œuvre les actions qu’il faudrait pour s’opposer au Prince en jouant le jeu démocratique. Les syndicats font encore semblant d’aboyer mais ne convainquent plus personne. Les médias ne jouent plus leur rôle traditionnel de contre-pouvoir puisqu’ils sont tous contrôlés par les mêmes milliardaires à qui profitent des crises qu’ils ont eux-mêmes déclenchées.

La démocratie n’est plus depuis longtemps qu’un triste simulacre. Seuls les plus naïfs y croient encore. Même l’armée, tentée il y trois ans de sortir de sa réserve pour remettre l’église au milieu du village en forçant Macron à démissionner pour restaurer la démocratie, semble aujourd’hui plus préoccupée par la 3e guerre mondiale contre la Russie.

Le mouvement de grève actuel et les manifestations contre la réforme des retraites ont peu de chances d’aboutir. Tout au plus serviront-t-ils à justifier une répression policière sanglante comme en 2019. La majorité des Français terrifiée par la mise en scène des émeutes, les policiers blessés ou tués par des voyous, et par les manipulations médiatiques, applaudira à ce retour de l’ordre républicain. Tous accepteront le clystère de la réforme et la mise au pas des agitateurs comme un mal nécessaire. Et rêveront encore en se croyant protégés par la pantomime cynique d’un Etat-Providence faussement préservé par ceux qui l’ont tué depuis longtemps.

Quelle alternative reste-t-il face à ce désastre ? La fuite en avant dans la violence contre un régime devenu illégitime pour avoir trahi le peuple ne peut qu’avoir des conséquences négatives. Qu’elle soit le fait du pouvoir actuel, qu’elle soit imposée par l’Union Européenne et son rouleau compresseur normatif, ou à l’échelle mondiale par une crise majeure qui précipitera l’instauration du Nouvel ordre totalitaire rêvé par les oligarques, les peuples en colère seront toujours les grands perdants de cette stratégie.

L’insurrection populaire a pourtant marqué l’Histoire de notre pays et de notre République. Depuis 1789 jusqu’à mai 1968, en passant par les barricades des Trois Glorieuses, elle a pris des formes diverses et contribué à précipiter des changements, avec des résultats qui ont parfois servi le peuple, et qui parfois l’ont desservi.

Peu de républicains convaincus en ont conscience, mais l’insurrection populaire figure parmi les piliers fondamentaux de notre démocratie. Les pères de la Révolution et de la République l’ont même inscrite en 1793 dans des textes aussi fondateurs que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et l’Article 35 de la première Constitution de la République. En ces temps particulièrement troublés où la Révolution était attaquée de toutes parts et où mille périls menaçaient la France, ceux qui ont posé les bases de notre démocratie ont pris soin d’inscrire dans nos grands principes le devoir pour le peuple de se soulever, y compris contre ses dirigeants, lorsque ses droits sont bafoués :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Pour radicale qu’elle puisse paraître, cette injonction faite au peuple de se lever pour défendre ses droits n’en est pas moins d’une grande sagesse. C’est un rempart contre la tentation qui traverse toutes les révolutions déclenchées au nom d’idéaux et ceux qui les mènent de s’ériger en pouvoir totalitaire. L’exemple le plus manifeste est illustré par ces « démocraties populaires » qui n’ont de démocratique et de populaire que le nom. Et qui malgré des prétentions égalitaires et émancipatrices se transforment rapidement pour les peuples qu’elles sont censées défendre en de redoutables machines d’oppression.

Loin de le contredire, l’insurrection vient au contraire conforter de principe de l’Etat de droit : C’est-à-dire d’un Etat fondé sur le Droit qui s’applique à tous, et non sur le pouvoir arbitraire d’un seul homme ou d’une caste de privilégiés. Quant Robespierre, le père de la Grande Terreur, se transforma en dictateur, il fut rapidement balayé par le tumulte qu’il avait déclenché au nom de la Révolution, même si ça n’est pas le peuple insurgé contre lui qui le renversa.

Ce principe solennel est aussi un avertissement contre le danger qui menace le peuple lorsqu’il s’en remet aveuglément à un Etat-Providence, ou à un monarque élu qu’il considère à tort comme l’homme providentiel, à qui il remet tout pouvoir et la responsabilité de son destin.

Selon la formule d’Abraham Lincoln, « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple ». Reprise par de Gaulle, elle fut inscrite dans l’Article 2 de la Constitution de 1958 comme principe de la République. Selon l’esprit de notre République, le peuple est souverain. La Constitution assoit même le principe d’une République décentralisée, ce qui la rend incompatible avec l’exercice d’un pouvoir autoritaire et centralisé.

Loin de respecter ces principes, la première Présidence Macron a au contraire accentué les dérives vers un pouvoir arbitraire, autoritaire, centralisé, duplice, brutal, et qui a atteint des records de corruption. Le principe de séparation des pouvoirs, garantie de la démocratie, n’est plus aujourd’hui respecté. Puisque comme on l’a vu au cours de la crise sanitaire de 2020-2022, les droits du Parlement ont été bafoués, les textes de loi étaient adoptés sans débat en procédure d’urgence, la Justice ne remplit plus son rôle de façon indépendante et dépend largement du pouvoir exécutif. Les autres corps constitués – Conseil d’Etat, Conseil Constitutionnel – ne remplissent plus non plus leur rôle d’arbitres indépendants.

Les conflits d’intérêt et la corruption au cœur de l’Etat sont manifestes. Le Conseil Constitutionnel a ainsi rendu un avis favorable en 2021 sur une mesure aussi inégalitaire et liberticide que le pass sanitaire, défendu par Thomas Fabius, directeur de McKinsey France chargé de piloter la politique vaccinale en France comme dans 65 pays occidentaux, alors que son père Laurent Fabius préside le Conseil Constitutionnel. Beaucoup de ministres, députés et sénateurs, juges, ainsi que le propre parti du Président LREM sont corrompus par le lobby pharmaceutique. Les ministres des gouvernements Macron alignent le plus grand nombre de conflits d’intérêt sous la 5e République.

La pire des dérives aura été l’instauration de l’état d’urgence sanitaire décrétée par Macron en mars 2020. Une notion qui ne figure dans aucun texte de loi français ou international. Et qui constitue une dénaturation de l’état d’urgence prévu par la Constitution pour faire face à une situation exceptionnelle de trouble à l’ordre public menaçant l’intégrité de la nation, comme une émeute, une guerre civile, un péril majeur. La prolongation de cet état d’urgence pour mener une prétendue « guerre » contre une simple grippe fut ensuite arrachée au Parlement dans des circonstances plus que contestables. L’état d’urgence sanitaire, qui confère les pleins pouvoirs au Président, assorti de la création d’un Conseil de défense prenant des décisions à huis clos sur les sujets les plus essentiels sans en référer devant le Parlement, les médias ou la Haute Cour en cas de crimes commis, constitue un véritable coup d’Etat, une façon d’enterrer la démocratie sous une apparence de continuité légale.

La multiplication de mesures autoritaires, coercitives, liberticides, répressives, injustes et inutiles, et le plus souvent illégales, imposées dans ce contexte aux populations, comme les confinements forcés pendant plusieurs semaines, l’obligation de porter un masque inutile, de se faire injecter des substances inconnues et expérimentales non testées dont les effets secondaires s’avèrent désastreux, l’interdiction de se réunir, de se déplacer, de voyager, de se rendre dans un lieu public, un lieu de culte, constitue à elle seule un motif de destitution du Président de la République, au titre de l’Article 68 de la Constitution. Mais le Parlement se refuse aujourd’hui à engager cette procédure de destitution, au motif que celle-ci a peu de chances d’aboutir. Une bien curieuse façon d’assumer son rôle et de concevoir la démocratie.

Depuis la crise sanitaire et la réélection de Macron, d’autres thématiques ont pris le relai pour occuper les esprits. La « guerre en Ukraine », la crise énergétique, la lutte contre le réchauffement climatique et l’hyperinflation ont sagement pris le relai du Covid, alors que les révélations, les scandales, les procès se multiplient pour demander des comptes aux responsables.

Politiques et médias se repaissent des mêmes mensonges grossiers, des mêmes méthodes d’ingénierie sociale pour manipuler l’opinion et la bombarder de messages apocalyptiques. Mais dans ce climat déprimant, qui ose poser les vraies questions ? Qui se risque à décrypter les vraies causes et les vrais enjeux de ces nouveaux cataclysmes ? Quel journaliste des médias officiels a le courage de démontrer la responsabilité des Etats-Unis, de l’OTAN et de l’Union européenne dans le déclenchement de cette « guerre en Ukraine » ? Quel autre révèle la face cachée de cette farce manichéenne d’une guerre menée par le méchant Poutine contre le pauvre peuple ukrainien ? A savoir un affrontement stratégique crucial entre le camp mondialiste occidental (anglo-saxon), Etats-Unis en tête, qui mène une guerre pour la domination de l’Europe et du monde, contre un camp nationaliste favorable à une vision multipolaire du monde, et qui rassemble la Russie, la Chine, l’Inde et quelques nations africaines qui ne consentent pas à se laisser absorber dans le Nouvel ordre mondial.

La majorité des Français est bien trop occupée à tenter de survivre au milieu de ces tribulations qu’on lui impose pour chercher à en décrypter la logique. Pourtant, la réforme des retraites qu’on nous vend comme un simple réajustement comptable n’est qu’un des drames émergents causés par de vastes bouleversements produits dans le dos des peuples. Et qu’on pourrait aisément qualifier de guerre contre les peuples.

Certains ont conscience de ces enjeux, et de la trame sous-jacente qui réunit selon les mêmes collusions d’intérêts tous les soubresauts du monde. Mais leur voix minoritaire peine à se faire entendre, rejetée ou disqualifiée comme « complotiste ». Les équations simples présentées au public sous la forme « un problème, une solution » sont beaucoup plus rassurantes pour les braves gens et leur évite de se poser trop de questions.

Revenons à ce devoir sacré d’insurrection. Ce n’est nullement par hasard que l’auteur de cet Article 35 de la Constitution de 1793 a jugé utile de préciser : « l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple… » En cas d’oppression, ce n’est jamais le peuple dans son ensemble qui se soulève comme un seul homme. Il est même rare qu’en des circonstances exceptionnelles une majorité du peuple décide de se mobiliser pour défendre ses droits. La plupart, comme sous l’Occupation, fait le gros dos. Le droit de grève et de manifestation sont garantis par notre Constitution, mais on y a le plus souvent recours pour défendre des revendications catégorielles. Ce droit est d’ailleurs encadré, et dans l’essentiel des cas, il ne présente par un réel danger de déstabilisation pour le pouvoir en place. En cas de désaccord majeur entre le peuple et ses gouvernants, cette crise de confiance voire de légitimité se règle dans les urnes, selon un calendrier dont le pouvoir garde la maîtrise. Quant à l’Article 68 de la Constitution qui prévoit la destitution du chef de l’Etat par la voie parlementaire, une telle procédure n’a jamais été mise en œuvre.

Pour qu’une opposition de fond entre le peuple et ses gouvernants prenne une tournure dramatique jusqu’à l’affrontement insurrectionnel, il faut des circonstances réellement exceptionnelles. La seule fois dans l’époque récente où de telles circonstances se sont présentées, c’est en mai 1968, lorsque le pouvoir du général de Gaulle a failli vaciller. Et encore, si une partie de l’opinion incarnée par une gauche aventurière ralliée aux mouvements étudiant et ouvrier entendait faire tomber le « dictateur », les élections législatives après la dissolution de l’Assemblée prononcée par de Gaulle pour mettre un terme à la crise ont largement confirmé la confiance renouvelée d’une majorité de l’opinion.

La raison principale de cette inertie du peuple à se soulever contre son chef quand il se sent trahi tient tout d’abord au fait que notre République est une République représentative. En déléguant ses pouvoirs à des représentants élus, le peuple renonce implicitement à se faire justice lui-même en sanctionnant ceux qui l’ont trahi. Aux représentants élus de jouer leur rôle en sanctionnant le cas échéant le pouvoir exécutif. Depuis 1958, l’élection du Président de la République au suffrage universel et non par le Congrès a définitivement remplacé la guillotine pour faire tomber les monarques en cas de trahison du peuple.

En outre, notre République depuis son origine repose sur des mythes. Le peuple est certes déclaré souverain, mais ce n’est pas lui qui gouverne, ce sont les ministres nommés par le Président. En outre, « le peuple » est une fiction intellectuelle. Si le « petit peuple » composé des classes inférieures – paysans, ouvriers, artisans, auxquels s’ajoutent aujourd’hui les « classes moyennes » – correspond à une réalité sociologique, les autres catégories ne partagent nécessairement avec lui les mêmes préoccupations, les mêmes aspirations, la même vision. L’unité du peuple ou de la nation n’est pas un fait acquis, c’est un contrat sans cesse renouvelé entre ceux qui le composent. Or depuis 1793, notre République, si l’on tient compte de la sociologie de ceux qui représentent le peuple ou le gouvernent, est une République bourgeoise. La grande majorité de ceux qui accèdent à des responsabilités politiques ou exercent le pouvoir dans la société sont traditionnellement issus des milieux favorisés, grande ou petite bourgeoisie. Le métier de la politique est même caractérisé par un entre soi où les responsables politiques toutes tendances confondues se connaissent, se côtoient, déjeunent ensemble, tissent des liens d’amitié ou d’intérêt, se rencontrent dans les mêmes cercles. Le Parlement où s’affrontent des opinions contradictoires est souvent un théâtre où les oppositions sont surjouées.

S’ajoute à ce constat la corruption omniprésente dont souffre la vie politique, en France comme ailleurs. Même si l’offre politique paraît diversifiée, cette diversité n’est qu’apparente et relative, compte tenu des méthodes de financement de la vie politique. Comme le souligne Agnès Bugault, historienne du Droit et auteure de plusieurs ouvrages sur la démocratie en Occident, l’essentiel du financement de la vie politique dans les pays « démocratiques » est assuré par des subventions privées. Les partis, les carrières, les campagnes électorales, les projets ne pourraient voir le jour sans ces financements provenant de fondations, de multinationales, de généreux mécènes et d’organismes privés. Les mêmes financent et donc sélectionnent les profils en fonction de leurs intérêts.

Face à cette neutralisation des oppositions politiques et à cette mainmise sur la vie politique, il n’est pas étonnant que le peuple découvre que ses représentants n’agissent plus pour défendre ses droits mais entretiennent une parodie de démocratie pour défendre les intérêts de ceux qui les ont hissés au pouvoir et dont dépend leur succès.

Il est difficile de se défaire de ses illusions. Pourtant il y a bien longtemps que le peuple n’est plus souverain, en France comme ailleurs, si tant est qu’il l’ait jamais été. Cette prise de conscience de la fracture entre les idéaux démocratiques qui fondent note République et la réalité politique de la France d’aujourd’hui est la source de bien des frustrations et de bien des drames, présents et à venir. Car le contrat social fondé sur le principe de l’Etat de droit sur lequel repose le contrat politique entre le peuple et ses gouvernants ne coïncident plus. L’Etat n’est plus le siège du pouvoir légitime fondé sur le Droit, au service du peuple et de l’intérêt général. Il est devenu l’instrument d’une caste qui s’en arroge le contrôle, en dénature l’autorité et les principes de gestion pour asservir le peuple et satisfaire ses propres intérêts. Ce n’est pas un hasard si les politiques mises en place malgré les alternances successives comme dans différents pays se ressemblent et sont établies selon les mêmes critères technocratiques et normatifs.

Au principe fondamental d’un Etat-nation qui tire son identité et sa légitimité du peuple souverain s’est substituée la réalité d’un Etat technocratique, fonctionnel, déconnecté du peuple et décentralisé, soumis aux intérêts économiques et financiers. Lesquels gouvernent indirectement et mettent en œuvre les réformes qu’ils jugent essentielles, y compris dans les domaines régaliens (force publique, politique économique, financière, budgétaire, administrative, territoriale, sociale, judiciaire, sanitaire, sécuritaire…) par l’intermédiaire de cabinets conseil comme McKinsey, infiltrés dans tous les réseaux de pouvoir et mettant en œuvre des politiques standardisées au sein de toutes les « démocraties occidentales ». Cette caste exerce aussi un contrôle sur les institutions et la vie politique par les leviers de la dette publique, du financement de la vie politique, de la corruption, et du transfert de souveraineté à des organisations supranationales comme l’Europe, également sous son contrôle.

Derrière le simulacre démocratique auquel tous les acteurs font mine de se prêter, la réalité et l’ampleur de cette mainmise du pouvoir économico-financier sur le pouvoir politique et les institutions démocratiques se révèle de façon de plus en plus fragrante. Ce qui alimente les résistances au grand « basculement » (Great Reset) annoncé par un chef d’Etat qui apparaît pour ce qu’il est : un simple intendant régional et cynique du Nouvel ordre mondial.

Dans ce contexte, cette nouvelle réforme des retraites apparaît différente des précédentes. L’opposition qu’elle suscite, au-delà des arguties strictement mécaniques sur l’équilibre et la pérennité du système, ne relèvent plus d’une logique de luttes sociales pour la préservation de droits, mais d’une lutte politique pour la préservation d’une identité commune fondée sur des principes et une souveraineté partagée.

Malgré les efforts démesurés des politiques et des médias pour limiter les débats à des calculs techniques, la réforme des retraites apparaît comme un élément qui s’ajoutent à tant d’autres qui marquent une crise de confiance fondamentale entre le peuple, ceux qui sont censés gouverner en son nom, et le modèle de gouvernement qu’il s’est choisi, à savoir la République sociale.

Par-delà la revendication légitime des Français de leur droit à bénéficier d’une retraite juste après une vie de travail, le mécontentement qui grossit chaque jour se nourrit de la conscience grandissante de l’imposture du système qui entend les soumettre.

Ajoutée à d’autres crises et frustrations, cette colère finira tôt ou tard par exploser d’une façon d’autant plus inéluctable qu’aucune alternative ne semble possible. Dès lors, le peuple n’aura pas d’autre choix que de se soumettre en totalité, ou de se plier au plus sacré des droits et au plus indispensable des devoirs.

L’insurrection serait alors l’ultime réflexe de survie avant le grand Reset numérique et transhumaniste des individus annoncé dans le plan de Klaus Schwab. La menace se précise de jour en jour avec la mise en place du portefeuille numérique au niveau mondial sous l’égide d’institutions comme l’Union européenne pressée de mettre en place son projet d’identité numérique européenne, la Banque mondiale et son projet de monnaie unique numérique, l’ONU et son Agenda 2030, et l’OMS pressée d’imposer son passeport vaccinal mondial.

Il faut comprendre que l’insurrection ne se résume pas nécessairement à un appel à la lutte armée contre un régime oppresseur ou à la guerre civile. L’insurrection est avant tout un principe de mobilisation du peuple par le peuple lui-même ou une partie du peuple pour défendre ses droits. Et son application peut prendre de multiples formes, comme la résistance passive, la désobéissance civile, le blocage ou le sabotage des moyens dont dispose l’Etat pour user de la violence légitime, violence policière mais aussi violence sociale, violence économique, violence fiscale, violence sanitaire…, l’arrestation et le jugement de responsables déclarés criminels, la conjuration de plusieurs pouvoirs alliés du peuple français ou de plusieurs peuples pour mettre fin à la mainmise d’une caste ou d’un pouvoir tyrannique sur les institutions…

Aujourd’hui le pouvoir tente de présenter le rapport de forces sous la forme d’une alternative frauduleuse entre l’anarchie et le saccage généralisé, avec des hordes de black blocs trustant les manifestations pour casser les vitrines, s’attaquer aux forces de l’ordre et semer le chaos dans une optique révolutionnaire, afin de déclencher la guerre civile et précipiter le Grand soir, et l’acceptation sans condition d’un projet de loi dont chacun a compris qu’il n’était ni nécessaire, ni urgent, ni juste, encore moins inéluctable.

Les partis de gauche sont trop heureux de rejouer le sketch de la lutte des classes en multipliant les outrances, comme Clémentine Autain de LFI qui « rêve d’une France sans milliardaires ». Et le RN est trop inquiet de se normaliser et de flatter son électorat sécuritaire, y compris parmi les syndicats de Police, pour appeler les Français à descendre dans la rue en défiant un pouvoir fragilisé. Quant aux autres partis populistes ou souverainistes, ils sont bien trop minoritaires et inaudibles pour jouer un rôle déterminant dans ce conflit.

Quand une crise politique ne peut plus trouver d’issue selon les règles institutionnelles, le rapport de forces ne peut qu’être tenté de prendre des formes radicales et exceptionnelles. Or aucune solution conforme aux principes constitutionnels n’a de chance d’aboutir dans le contexte actuel. Et l’insurrection est toujours présentée par le pouvoir et les élites comme synonyme de chaos, et surtout comme un crime contraire à la loi, tant l’oubli de ce principe démocratique a obscurcit les esprits sur la dynamique de l’équilibre des pouvoirs.

Or il y a des moments dans l’Histoire où le peuple trahi par tous doit se résoudre à prendre son destin en mains. Il n’est pas écrit que ce mouvement de révolte pour faire valoir son existence et ses droits doive nécessairement prendre une forme dramatique. Pour recouvrer sa souveraineté, le peuple doit avoir la sagesse de ne pas céder à ceux qui l’invitent à se plier, ni à ceux qui le poussent vers la guerre civile.

Ce qui vaut pour le peuple français vaut pour beaucoup de peuples du monde : c’est souvent dans les moments les plus critiques, face aux catastrophes les plus tragiques, qu’il se réveille et sait se montrer grand, uni, inventif, fort.

Nul ne peut prédire l’avenir pour les années qui viennent. Ce qui est certain, c’est que la France et le monde sont face à d’incroyables défis, comme l’humanité n’en a jamais connus. Les crises se succèdent, mais grâce à elles les esprits s’ouvrent, les consciences s’éveillent. Malgré les enjeux pusillanimes ou apocalyptiques agités par les puissants pour subjuguer et diviser, l’humanité prend conscience de son indissoluble unité, de son inaliénable dignité. C’est sur ces vérités que se fondent nos grands principes humanistes et universalistes, même s’ils ont été dévoyés.

C’est ce souci de vérité, de loyauté, de fidélité à soi et ses valeurs, ce retour à l’essentiel, à une conscience commune, aux fondements ontologiques et non idéologiques de la solidarité, qui doivent nous inspirer et nous servir d’armes pour défaire ceux qui nous abusent, nous égarent et nous dépossèdent. C’est un aggiornamento éthique et spirituel, unitaire et populaire, qui pourra remettre le peuple debout, restaurer ses droits, lui redonner une vraie souveraineté et une sacralité. Le reste suivra.

JE SUIS CHARLIE (ou pas)

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Qui n’a pas été saisi d’effroi face aux tueries de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher le 7 janvier 2015 ?
Qui ne s’est pas spontanément levé pour condamner unanimement la folie djihadiste ?
Qui n’a pas immédiatement mis son sticker JE SUIS CHARLIE sur son profil Facebook pour défendre la liberté d’expression et la démocratie outragée ?
Qui ne s’est pas joint, physiquement ou en pensée, aux 4 millions de manifestants lors des marches républicaines du 11 janvier ?

Presqu’immédiatement, un cri a retentit, comme pour conjurer une surenchère de l’absurde, convoquer la vertu sur les cadavres fumants des victimes. On va vu se dresser ce rempart inquiet contre tout esprit de vengeance, contre toute tentation de division mortifère, ce slogan brandi tel un cordon sanitaire pour protéger d’innocentes victimes, ces musulmans implicitement pointés comme coupables derrière les auteurs de ces attentats odieux : PAS D’AMALGAME !

Pas question de confondre Islam et islamisme. Pas question de désigner l’Islam, a fortiori les musulmans, comme responsables ou complices de telles abominations. Quand bien même la majorité des musulmans seraient restés coupablement silencieux au lieu de dénoncer clairement ces attentats commis au nom de leur religion.

On a alors inventé un mythe : l’islamisme, ça n’est pas l’Islam. Ça n’a rien à voir avec l’Islam. Sans vouloir reconnaître que ce que l’Occident désigne depuis un peu plus d’un siècle sous le terme d’islamisme n’est rien d’autre que l’Islam lui-même dans son acception la plus honteuse, cet Islam dit radical parce que fondé sur une lecture littérale et exclusive du Coran. Et que cette composante extrême, belliqueuse, conquérante, intransigeante, violente, tantôt majoritaire, tantôt minoritaire, remonte aux origines de l’Islam dont elle se prétend la version la plus authentique.

Tant pis pour ceux qui voudraient défendre un Islam qui les arrange, déclaré compatible avec les principes démocratiques et soluble dans la laïcité républicaine. Inutile de chercher à la marginaliser, à l’ostraciser comme un ersatz obscène, de la désigner comme un monstre jailli des ténèbres, d’en faire une excroissance minoritaire, une hérésie qui n’aurait rien à voir avec la vraie religion orthodoxe de paix et d’amour que serait l’Islam. Et ce notamment pour absoudre a priori toute une communauté de toute collusion avec la Bête immonde. Le répéter comme un mantra ne fait que donner corps à une chimère, un fantasme, une illusion.

Les musulmans, eux, savent très bien que l’islamisme n’est pas apparu spontanément ni par hasard, que ça n’est pas une secte dissidente, ou juste une idéologie politique qui se servirait de la religion, mais qu’il s’inscrit au contraire dans une continuité historique et théologique avec un certain courant de l’Islam. Ils le savent d’autant mieux que c’est précisément cette frange radicale qui exerce aujourd’hui le pouvoir, politique et religieux, ou du moins le contrôle, dans à peu près tous les pays musulmans du monde. Et qu’elle est la cause de bien des drames et des violences, dont les musulmans sont les premières victimes.

Ils savent très bien que les mosquées françaises sont gangrénées par cette lèpre, parfois avec la complicité des autorités françaises. Ils savent très bien qu’une part grandissante des jeunes, sujet à la déshérence ou au dépit face à une société dans laquelle ils disent ne pas se reconnaître, sont séduits par ces sirènes islamistes qui leur redonnent une fierté, une mission, un supplément d’âme.

Pour tout esprit occidental pétri d’ouverture et de générosité, ces attentats de Charlie sont une horreur, pas tant par la singularité objective de leur barbarie – on a vu depuis la guerre d’autres attentats et d’autres massacres perpétrés sur notre sol – mais parce qu’ils prétendent venger un affront qui n’en est pas un.

En effet, jamais les caricaturistes de Charlie Hebdo n’ont eu pour intention de tourner en dérision l’Islam lui-même ou la figure du Prophète. Ce que ces caricatures dénonçaient en revanche clairement, c’est l’instrumentalisation d’une religion et de son fondateur par les terroristes. Ce que ces terroristes ont parfaitement compris, eux qui prétendent représenter l’Islam véritable.

La question du blasphème est à la fois importante et secondaire. Car oui, dans une démocratie laïque on a le droit de critiquer une religion et d’en donner une libre interprétation, qui peut heurter les croyants et être considérée par eux comme un blasphème.

C’est surtout important parce que décréter qu’une idée est blasphématoire, que son expression doit donc être interdite et son auteur puni, c’est enfermer tout discours sur la vérité dans les murailles étroites du dogme, sanctionner la raison et le libre arbitre. Or toute vérité est relative et procède du consensus, donc de la confrontation des opinions.

Or c’est précisément contre ce relativisme que l’Islam s’est élevé dès ses débuts. En exigeant de tous et en toutes circonstances une soumission absolue à la Révélation dont il se dit dépositaire. Pour les plus ouverts, cela n’empêche pas l’exercice de la Raison et même de la tolérance envers ceux qui ne se reconnaissent pas dans une même foi. Mais cette Raison doit toujours avoir pour finalité d’approfondir la connaissance de Dieu, dont la supériorité demeure incontestable.

Victor Malka, l’avocat de Charlie Hebdo lors du procès qui se déroule aujourd’hui, publie une plaidoirie dans laquelle il tente d’opposer deux visions de l’Islam : celle de l’Âge d’or ou l’Islam des Lumières, représenté par les mutazilites, et celle d’un Islam obscurantiste présent dès l’origine, représenté par le courant hanbalite et ses filiations, wahhabisme, salafisme, Frères musulmans, khomeynisme…  

Cette distinction est juste, elle correspond à une réalité historique, du moins retranscrite par les historiens musulmans ou européens de l’Islam. Elle est louable, car elle entend redonner à l’Islam jugé « authentique » ses lettres de noblesse. Mais elle est en partie fausse, car elle ne correspond pas à la réalité contemporaine. Elle ne fait qu’entretenir une nostalgie chez certains esprits pétris d’orientalisme, et un mythe pour certains musulmans qui se réfèrent à un Âge d’or plus ou moins mythique de l’Islam.

S’agissant par exemple du Royaume d’Al Andalus, point focal de dévotion chez les partisans des Lumières de l’Islam, sa description comme un Eden de culture, de civilisation, d’érudition, de raffinement et de tolérance relève essentiellement du mythe, à en croire les plus grands historiens contemporains spécialistes de l’Andalousie, comme Serafin Fanjul qui décrit les Omeyades d’Andalousie comme des êtres incultes, analphabètes et barbares, princes dont le pouvoir ne tenait qu’à la force, et l’aura aux nombreux savants, érudits, philosophes et artistes dhimmis qu’ils avaient su retenir dans leur royaume.

La référence à un Âge d’or de l’Islam sert aujourd’hui essentiellement à minimiser les horreurs produites par l’Islam contemporain, à atténuer la honte et la culpabilité qu’elles génèrent chez les musulmans de bonne foi, en laissant croire que cet âge d’or existerait depuis toujours dans les faits, alors qu’il n’existe plus aujourd’hui que dans les livres et les musées.

La vérité que les musulmans eux-mêmes et ceux qui les défendent au nom du Pas d’amalgame ! peinent à admettre, c’est que l’apogée de ce qu’on nomme la civilisation islamique marquée par des empires au rayonnement incontestable tient moins à une vertu civilisatrice qui serait propre à l’Islam, en proie à toutes les divisions et violences depuis son origine, qu’à la grande ouverture des rois et des sultans qui ont su agréger dans un modèle original de civilisation, des savoirs, des idées, des formes, des habitus empruntés à d’autres civilisations, dans un perpétuel échange, une collaboration non dénuée de compétition.

C’est d’ailleurs grâce à ce terreau polymorphe et cet ensemencement fertile, dans des empires au carrefour des idées venues du judaïsme, du christianisme oriental, du zoroastrisme, et même du bouddhisme et de l’hindouisme, qu’a pu naître la plus fine fleur mystique de l’Islam, le soufisme. Un courant considéré comme une quintessence par les lettrés, mais rejeté et persécuté par les partisans du légalisme orthodoxe comme une dangereuse hérésie.

Ce que les bonnes âmes au chevet des musulmans imprégnées de relativisme droitsdelhommiste ignorent aussi, c’est que livré à cette frange légaliste, l’Islam tout entier est entré depuis longtemps dans une profonde décadence, sinon dans un âge des Ténèbres dont il semble incapable de se relever. On pourrait faire remonter cette décadence aux tout premiers siècles de l’Islam, et à l’interdiction faite par les théologiens musulmans de toute interprétation du Coran. En fermant le verbe à l’interprétation, cette tendance condamne les esprits religieux à s’enfermer dans un dogmatisme jaloux et imperméable aux évolutions du monde, et donc à sa réalité et à son actualité.

Fermeture paranoïaque à toute sensibilité, aux joies sensuelles ou mondaines, au plaisir, à la musique, aux envolées intellectuelles ou esthétiques. Et développement parallèle d’une fascination schizophrène pour les joies d’un hypothétique paradis à venir, promis aux seuls fidèles. Ce fossé est la matrice de la perversion et de la haine viscérale entretenue envers ceux qui cultivent les joies de l’ici-bas, par ceux prétendument vertueux qui font mine d’y renoncer dans une mortification fière et ascétique, en se grisant des grâces qui leur sont réservées dans le monde futur.

L’Occident et son matérialisme hédoniste, son idéal libertaire, égalitaire, émancipateur, constituent pour ces puritains un scandale absolu. D’autant plus inacceptable qu’il impose son hégémonisme politique et idéologique sur le monde. Notamment sur les pays musulmans des anciens empires déchus, découpés, colonisés ou vassalisés.

La matrice de l’islamisme, son succès auprès des jeunes musulmans désœuvrés ne tient pas à sa doctrine, à la force de son message d’un point de vue religieux, théologique ou politique, mais au ressentiment qui l’imprègne, retourné en fierté.

C’est tout le drame de JE SUIS CHARLIE. On ne combat pas une telle idéologie avec des bons sentiments, en agitant des droits de l’homme auxquels on ne croit plus vraiment ou que la réalité dément, encore moins la liberté d’expression ou le droit au blasphème.

Quant au PAS D’AMALGAME, c’est une aubaine pour d’autres légions de l’islamisme, comme les Frères musulmans. Lesquels renoncent en théorie au djihad armé et à l’usage de la violence, pour conquérir esprits et territoires par la subversion. Elle offre même des cohortes de nouvelles recrues potentielles parmi tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans cet Islam qui préfère les kalachnikovs à la mystique, ni dans l’hypocrisie du paradis occidental. Désormais il y a tout un éventail de possibilités licites pour s’affirmer en tant que musulman sans être assimilé à un terroriste. Ce à quoi s’applique méthodiquement et avec succès le marketing frériste.

Quant à la France, elle s’est enfermée depuis sept ans dans cette identité JE SUIS CHARLIE. C’est-à-dire dans un statut d’éternelle victime. Les attentats se sont succédés, puis les commémorations interminables. On a déclaré la guerre à Daesh. On l’a en principe gagnée. Après avoir enregistré des records de ventes d’armes grâce à ce show-room grandeur nature que fut la guerre en Irak, on a surtout renoncé à combattre les djihadistes là où ils s’étaient déplacés : au Sahel.

Ce qu’on a surtout refusé de voir, c’est qu’il ne suffisait pas de répéter sans fin JE SUIS CHARLIE pour remettre la France sur ses rails et régler son compte à l’hydre islamiste. Cette grande mise en scène fascinatoire autour du chapelet d’attentats islamistes qui ont meurtri la France, suivie d’exhortations à faire front contre l’ennemi, a surtout servi à mobiliser et manipuler les esprits. Tout comme, avec le Covid et la crise sanitaire depuis 2020, on s’est appliqué à les occuper d’une autre façon.

Une façon habile de dissimuler derrière des périls montés en épingle et un faux unanimisme de circonstance des enjeux beaucoup plus essentiels, comme le délitement total du corps social et de la nation, déchiquetées par les communautarismes, les identitarismes, l’individualisme, la peur de l’autre, la suspicion et le ressentiment mimétiques.

JE SUIS CHARLIE a donné lieu à d’innombrables avatars, chaque catastrophe ici ou là donnant lieu à une réappropriation victimaire et à une mise en scène de la compassion. Comme s’il suffisait de se déclarer solidaire du malheur d’autrui pour communier dans une même ferveur unitaire.

Il y a quelque chose de franchement pathétique et ridicule dans cette injonction à se conformer dans un exhibitionnisme compassionnel. Car plus on se déclare solidaire de victimes à l’autre bout de la planète, plus on demeure objectivement insensible à ce qui se passe en bas de chez nous. Ce conformisme imposé dans l’adhésion à des causes victimaires sert de succédané à une conscience autonome et personnelle. Et d’édulcorant à la culpabilité et à l’angoisse que son absence génère. Incapables d’être par nous-mêmes, nous déclarons JE SUIS CECI ou CELA en fonction de la fluctuation des causes en vogue à la Bourse des valeurs.

Et cette inflation de causes contribue à l’archipélisation des consciences : plus on communie de façon artificielle en reprenant ces slogans imposés, et plus on s’éloigne en vérité les uns des autres. Plus on se distancie de soi-même, de ses vraies émotions, de ses vraies convictions, de ses vraies indignations. Et plus on perd le contact avec ses vraies attachements, comme des radeaux à la dérive.

On notera que depuis le Covid plus personne ne prétend afficher JE SUIS CECI ou CELA. Soit que la répétition de la formule en a épuisé l’efficacité, soit que nous sommes tout simplement devenus incapables de nous affirmer, même de façon factice, en tant qu’être ceci ou cela. Nous sommes passés de l’être par procuration, avec une conscience patchée sur le front, à la simple survie. Survivre au Covid, à l’hécatombe vaccinale (mais il ne faut pas le dire…), à la culpabilité qu’elle engendre (pour les vaccinés), aux restrictions énergétiques, à l’hyperinflation et au spectre de la paupérisation, à la 3e guerre mondiale qui se profile, voilà les seuls objectifs auxquels on s’assigne.

Finalement, que reste-t-il en 2023 de cet esprit Charlie ? Pas grand-chose, sinon un mythe. La liberté de conscience, la liberté de la presse et la liberté d’expression ? Comme la plupart des libertés constitutionnelles les plus essentielles, elles ont volé en éclats depuis cette dictature sanitaire qui ne dit pas son nom imposée au nom de la guerre contre un virus, après celle contre le terrorisme qui les avaient déjà clairement entamées. Les médias mainstream, tous propriété de riches milliardaires mécènes du régime, récitent inlassablement le même credo et servent d’armes de propagande. Qu’il s’agisse du Covid, de l’Ukraine, de l’Europe, de la crise énergétique ou climatique : autant de thèmes orientés selon les arcanes de l’ingénierie sociale. Quant aux médias indépendants, ils sont surveillés, harcelés, censurés, parfois interdits, les journalistes subissent des pressions inédites en « démocratie », certains sont même arrêtés de façon arbitraire. Pire encore pour les scientifiques ou les médecins dissidents. Quant aux individus, leurs moindres états d’âme sur les réseaux sociaux sont analysés, soupesés, évalués, les propos jugés déviants traqués, leurs auteurs priés de s’amender.

La France de Macron n’a plus rien à envier à l’URSS de Staline. Officiellement la liberté de conscience et de culte existe toujours, mais gare à ceux qui oseraient mettre en cause les dogmes imposés par la religion d’Etat, par la technoscience toute puissante, ou les professions de foi assénées par le clergé médiatique. Les hérétiques sont excommuniés, déclarés dangers pour la société, sous-citoyens, leurs droits suspendus, ils sont chassés de leur chaire, de leur emploi, voués à l’indignité et à l’opprobre. Bien peu osent résister à ces injonctions à une conformité idéologique et dogmatique de plus en plus étroite.

Si seulement nos beaux esprits, gardiens d’un temple vide, au lieu de commémorer JE SUIS CHARLIE s’appliquaient à en actualiser le sens ! Pour huit journalistes de Charlie Hebdo assassinés en janvier 2015 au nom de l’Islam, combien de journalistes attachés à cette même liberté d’expression ont-ils été depuis condamnés à une mort symbolique pour avoir osé révéler les mensonges de la dictature sanitaire ? Pourtant ces victimes d’un pouvoir tout aussi arbitraire et totalitaire, quoique bien plus subtil dans sa barbarie, n’ont jamais eu l’honneur d’un hommage national. Leurs noms ne figurent sur aucune stèle. Et personne n’est allé manifester Place de la République derrière 60 chefs d’Etat pour témoigner sa solidarité ou venger leur mort.

Quant à l’islamisme en France, il a objectivement progressé, sous une forme rampante de plus en plus visible et décomplexée. Aujourd’hui une majorité de jeunes musulmans estiment que les lois de la charia doivent prévaloir sur celles de la République. Le pouvoir fait mine de lutter contre le séparatisme, en n’osant même plus nommer l’ennemi, mais conserve le même laxisme coupable à l’égard de la mouvance islamiste. Malgré quelques rares affaires montées en exergue, la majorité des mosquées islamistes n’ont pas été fermées. La plupart des imams radicaux n’ont pas été expulsés, ils ont fait des petits. Les territoires perdus de la République, ces zones de non-droit aux mains des maffias islamistes, où règnent le trafic d’armes, de drogue et la violence arbitraire, auraient dû logiquement être démantelés, fût-ce par l’armée. Ils continuent de proliférer. Les milliers d’école et d’associations islamistes dans les quartiers auraient dû être dissoutes. Elles bénéficient toujours des largesses de l’Etat. Et de mécènes choyés par le régime, comme le Qatar.

Tout compte fait, le paravent de CHARLIE n’est qu’un enfumage pour occuper les esprits et faire oublier les vrais problèmes. Pendant que les moutons bêlent JE SUIS CHARLIE, en pensant faire partie du camp du Bien et du Progrès, ils s’abstiennent de réfléchir. En sont-ils d’ailleurs capables ? C’est toute l’ambiguïté du slogan Je « suis » Charlie : être c’est suivre…

Il y a aujourd’hui d’autres paravents commodes pour canaliser le ressentiment de la Plèbe : Poutine, qui fait figure de grand méchant loup et d’unique responsable de tous les maux dont souffrent les gueux. Le prix de l’électricité a été multiplié par 10, les boulangeries et petits commerces sont condamnés à mourir, les foyers à survivre grâce aux boucliers tarifaires de l’Etat. Mais bien sûr c’est la faute à Poutine et à sa méchante guerre, dans laquelle ni l’Amérique, ni l’OTAN, ni l’Union européenne n’ont aucune responsabilité, sinon d’aider le peuple ukrainien à tenir tête à l’envahisseur. Ce n’est pas la faute à l’oligarchie financière qui se régale de ce chaos organisé, au Forum économique mondial, à Klaus Schwab et son Great Reset, et ses valeureux Global Leaders comme Macron, Biden, van der Leyen, Olaf Scholtz, Sunak et autres qui appliquent sagement cette politique inique.

Et il ne faut surtout pas rappeler que cet islamisme pas d’amalgame, que l’Occident vertueux combat officiellement au nom d’une démocratie qui n’existe plus qu’à l’état incantatoire, est en grande partie l’une de ses créations les plus abouties. N’est-ce pas en effet l’Amérique qui dès les années 1950 a instrumentalisé à des fins stratégiques des groupes djihadistes, notamment pour contingenter l’expansionnisme soviétique ? Puis en soutenant les Moudjahidin pour combattre l’URSS durant la guerre d’Afghanistan, ce qui conduira à la création d’Al Qaeda, sous l’impulsion d’un certain Oussama Ben Laden. Grâce notamment à la CIA, ou à ses instructeurs militaires, l’Amérique a aussi méthodiquement financé, formé, encadré les cadres de Daesh, afin de déstabiliser la région et s’en assurer le contrôle contre son rival russe.

Mais comme chacun sait, les masses n’entendent rien à la stratégie. Laquelle se moque éperdument de la morale comme des grands principes. Il leur faut des histoires simples, avec des bons et des méchants. Surtout des méchants, sur qui projeter leurs rancœurs et frustrations.

Au final JE SUIS CHARLIE, comme aujourd’hui le sticker JE SUIS VACCINE, aura été l’une des plus grandes entourloupes éthiques bidouillées par les agences d’ingénierie sociale comme McKinsey. Un supplément d’âme, un vaccin contre la conscience. Comme si la liberté de conscience, c’était de ne pas en avoir et de suivre la meute. La liberté de conscience version Charlie, c’est l’état évanescent d’une conscience orpheline, déracinée, en apesanteur, qui se fixe sur des pôles d’expression au gré des vents dominants, vibre au même rythme que d’autres, tout aussi impersonnelles, et se sent alors miraculeusement exister, croyant trouver un sens à ce sur quoi elle n’a pas prise.

Peut-être en ces temps d’extrême confusion serait-il nécessaire d’instaurer non pas une liberté de conscience mais le devoir de conscience. Car être, ce n’est pas être ceci ou cela, c’est exercer sa conscience pour donner du sens à l’expérience que l’on fait de la réalité. Et ainsi être en capacité d’agir concrètement sur elle, la transformer, lui donner du sens, indépendamment de tout dogme ou de tout conformisme flasque.

Le meilleur travail de mémoire qui puisse être entrepris à propos des cicatrices qu’on laissées les attentats terroristes du 7 janvier, ce n’est pas de s’enfermer dans la reproduction rituelle des commémorations, c’est de prendre conscience que le phénomène JE SUIS CHARLIE qui fait office de redressement éthique est en réalité l’enfant de cette subjugation qui nourrit l’impuissance et le désespoir. Loin d’être un sursaut moral ou politique, c’est un réflexe d’agrégation face à l’angoisse de mort provoquée par ceux qui nous rappellent d’une façon terrifiante et violente que l’Histoire est tragique et que tout est mortel, les êtres comme les démocraties.

Les attentats de Charlie Hebdo et ceux qui suivirent nous renvoient individuellement à notre fragilité, à notre solitude, à notre dénuement, au vide intérieur face à l’absurde. A notre incapacité à donner du sens à l’existence face à la mort, à la violence, face à des terroristes qui prétendre agir au nom d’une religion qui leur confère le seul Sens, la seule verticalité possible. Dans la logique des fanatiques, le seul Salut possible réside dans l’appartenance sans nuance à l’Oumma et la soumission sans faille à Allah et à la charia. Hors de cette fidélité littérale, il ne peu exister de ciment communautaire, il ne peut exister de sacralité ni d’autorité à aucune loi.

Au totalitarisme spirituel et légaliste de l’Islam et au totalitarisme social de l’Oumma auxquels les fanatiques veulent soumettre l’humanité, JE SUIS CHARLIE est une tentative inconsciente et désespérée de se soustraire à ce projet de soumission, notamment en refusant le piège mimétique : « Vous n’aurez pas ma haine ! » Mais en réalité, ce piège se referme sur ceux qui s’identifient aux victimes et prétendent communier dans un même destin.

JE SUIS CHARLIE n’est pas seulement l’expression d’une solidarité envers les victimes, une profession de foi pour la liberté saccagée, c’est aussi un creuset identitaire et communautaire symétrique de cette Oumma, telle que la conçoivent les fondamentalistes. Il n’y a désormais plus de place pour la nuance, pour le doute, pour le questionnement. Tout est résumé dans l’invocation de ce qui est absent : absence des victimes injustement assassinées, mais aussi absence de cette liberté qui n’est plus puisque face aux assauts divers nous sommes manifestement incapables de la défendre. Sinon sous l’angle de la caricature, de la dérision. Ce que révèlent les cicatrices laissées par les attentats de Charlie Hebdo dans la conscience collective, c’est notre incapacité à incarner vraiment une alternative éthique, un modèle de civilisation, qui tiennent durablement en échec tous les fondamentalismes, tous les terrorismes et tous les totalitarismes qui s’en prennent à nous et veulent nous interdire d’être QUI nous sommes.

Identité et immigration, humanité et altérité. Où va la France ? Où va le monde ?

Mis en avant

La guerre des autres

La première condition qui fonde une nation c’est la reconnaissance d’une identité commune, définie par une langue, une culture et un territoire communs.

La première condition qui permet la relation c’est la reconnaissance de l’altérité.

Une nation qui ne stimulerait pas les relations entre ses membres ne pourrait vivre. Ce serait un corps sans âme.

Une nation qui ne développerait pas des relations avec d’autres nations serait condamnée à mourir.

Mais il n’y a pas d’altérité et donc de relation possible si l’on renonce à exister quand l’autre s’affirme radicalement autre au point de devenir hostile.

La conscience de soi n’est pas un en soi mais un être avec. Plus on se confronte à l’autre, plus on éprouve l’altérité, plus on se révèle à soi-même. Toute identité, toute qualité n’est toujours que relative.

Le piège du mimétisme c’est de croire qu’on puisse s’affirmer contre l’autre, en s’appropriant ce que l’on convoite chez lui. On ne peut s’affirmer que par rapport à un autre, en laissant ouvert l’espace entre soi et l’autre, non en le détruisant.

Vivre l’altérité suppose donc la reconnaissance d’un écart, l’entendement sur un espace, une différence qui laisse chacun exister.

Or la conscience de l’altérité respectueuse de l’autre suppose d’abord le respect de soi-même.

Le respect de soi-même n’est pas l’enfermement en soi-même mais la première condition de l’ouverture à l’autre.

Le respect de soi-même n’est pas qu’attention à soi, mais aussi renoncement à l’illusion de pouvoir se suffire à soi-même. Et bienveillance envers cette présence de l’autre en soi, qui oriente le désir vers un autre au dehors.

Quand la générosité conduit à l’impuissance et la culpabilité

Identité, altérité, respect, espace, désir, conscience… Ces notions sont au cœur de tous les drames contemporains.

Le drame de la France face aux défis posés par les flux migratoires tient essentiellement à son impuissance à poser sereinement la question de son identité. Et donc à définir l’espace symbolique qui lui permettrait de nouer des relations sereines avec tous les autres.

On peut utiliser la métaphore biologique pour décrire les groupes humains. Tout organisme vivant est un système qui tend à maintenir un équilibre dynamique entre les éléments qui le constituent. Dans le corps humain, le système immunitaire a pour rôle d’opérer un tri parmi les micro-organismes qui transitent à l’intérieur du système, en déterminant ceux qui peuvent être assimilés, et ceux qui doivent être rejetés. L’excès comme la carence de certains éléments extérieurs peut entraîner la maladie ou la mort. La bonne santé dépend du maintien d’un juste équilibre homéostatique. Un organisme en bonne santé se fortifie et se développe en harmonie avec son environnement, un organisme en mauvaise santé s’affaiblit et ne peut résister à la prolifération de germes pathogènes. Il se désagrège et meurt.

Aujourd’hui la France est non seulement incapable de définir une politique migratoire, elle est surtout incapable de s’accorder sur ce qu’elle considère comme un bon équilibre : comment rester ouverte sur le monde extérieur, accueillir des personnes sur son territoire, tout en se protégeant des conséquences néfastes d’un afflux excessif. Quelle place doit-elle accorder à ceux qui résident sur son sol ? Dans quelles proportions ? Selon quels critères ?

Or si elle n’est pas capable de définir cela, c’est parce qu’elle ne sait plus qui elle est.

Cette impuissance tient à la culpabilité qu’elle entretient à l’égard de personnes sensément redevables à qui elle a ouvert ses portes.

L’accueil de l’étranger est un principe universel de toute société humaine. La France est une nation généreuse. Et elle se sent tenue d’honorer cette qualité qui se fonde sur des principes qu’elle porte et revendique.

Selon l’étymologie, la générosité est ce qui caractérise la bonne race, la noblesse d’âme. Pourquoi la France serait-elle aujourd’hui malade d’être une bonne race, une nation noble ?

La France est coupable d’être un pays riche, une grande puissance. Elle est coupable d’avoir été un royaume esclavagiste, puis un empire colonial. Elle fait donc partie du camp des exploiteurs.

Les temps ont changé, les régimes qui ont succédé à ces périodes contestées ont pu même faire acte de repentance ; la coopération, l’aide au développement, l’action humanitaire font partie du prix payé pour se racheter une bonne conscience vis-à-vis des anciens colonisés. Mais dans l’esprit de certains, la France reste un pays exploiteur, et donc éternellement coupable.

Selon cette logique, c’est la France qui est redevable envers ceux qu’elle accueille, et non ceux qui sont accueillis dont on devrait attendre une reconnaissance. Peu importe les efforts ou le nombre de personnes accueillies, la France restera toujours coupable. Elle devra toujours payer. Cela justifie même qu’elle soit humiliée. Et que les Français d’aujourd’hui restent débiteurs pour les crimes commis par leurs ancêtres.

Accueillir des étrangers sur son sol, ce n’est pas leur accorder une faveur, c’est un dû. Surtout pour les descendants de ceux qui ont été spoliés.

Le fait de se voir octroyer un statut de résidents ne les obligent en aucune façon à s’intégrer. Ni à se conformer à des lois, des obligations, des coutumes locales. Ce statut de victimes dont ils sont héritiers les autorise au contraire à s’en affranchir, à vivre selon leurs propres coutumes, leurs propres lois, et même à s’isoler du reste de la société pour vivre en communautés fermées afin de préserver leur identité.

Toute exigence de renoncement à certains éléments identitaires au nom des lois républicaines qui s’appliquent à tous ne peut être que la confirmation d’une société injuste, violente, raciste, xénophobe, qui refuse de reconnaître l’aspiration légitime de chaque individu à faire respecter ses droits.

Multiplier les discours séparatistes et victimaires fondés sur l’islamophobie fait partie de la stratégie des islamistes, afin d’instrumentaliser les populations d’origine musulmane pour les retourner contre la majorité.

Mais ces discours de culpabilisation de la majorité par des minorités et ceux qui s’en font les défenseurs n’auraient jamais pu se développer depuis des décennies avec une telle efficacité si la France n’avait d’abord consenti à devenir victime de la mauvaise conscience.

La mauvaise conscience est un mal qui détruit l’identité, l’esprit d’un individu ou d’une nation, de l’intérieur. L’autre devient l’accusateur, celui qui nourrit la culpabilité en fournissant des arguments à la mauvaise conscience. Celui dont la seule présence en tant qu’autre constitue un rappel de la faute commise.

Dès lors plus d’autre alternative que de rejeter l’autre, ce qui revient à lui donner raison, ou d’accepter sa condamnation en se morfondant dans la contrition, et en se dépossédant de tout pouvoir de création d’un autre modèle pour vivre l’identité et l’altérité.

Immigration et ressentiment

Les discours idéologiques qui stigmatisent la France comme un pays oppresseur et coupable par essence s’appuient sur ce que Nietzsche appelle la morale du ressentiment.

La France est un pays fort. Du moins elle l’a été. Selon la morale des faibles, elle doit s’excuser d’être forte. C’est un péché originel qu’elle doit expier en se résignant à devenir faible. Et tout doit être fait pour l’affaiblir.

Pour Nietzsche[i], les êtres de ressentiment sont une race d’hommes pour qui « la véritable réaction, celle de l’action, est interdite et qui ne se dédommagent qu’au moyen d’une vengeance imaginaire. » Nietzsche lie ainsi le ressentiment à ce qu’il nomme la « morale d’esclave », qui est par essence constituée par le ressentiment, par un non créateur. Ainsi, l’être de ressentiment est profondément réactif, c’est-à-dire qu’il est dans une situation d’impuissance qui engendre des frustrations. Tout homme, quel qu’il soit, à qui l’on interdit l’action, et qui de ce fait se trouve dans l’impuissance, est affecté par le ressentiment : c’est-à-dire qu’il ne peut que subir l’impossibilité de s’extérioriser.

Il n’est pas étonnant que ce ressentiment envers la France s’exprime aujourd’hui sous la forme de discours racialistes, qui tendent à essentialiser l’opposition entre les races. La France n’est pas tant accusée en tant qu’Etat ou nation, ni jugée coupable en raison de sa politique coloniale au cours des siècles passés, c’est l’homme blanc, violent, dominant, raciste et oppresseur par nature, qui est le vrai coupable.

En réintroduisant la notion de race que les discours antiracistes entendaient contester, on empêche à tout processus de réparation ou de pardon de s’opérer. On assigne à certains un statut de bourreaux selon leur appartenance à la race blanche, et à tous les autres un statut de victimes du racisme blanc. On essentialise les rapports de domination, qui deviennent le fait exclusif du Blanc ou de l’Occidental.

Si l’on suit cette logique du ressentiment, accueillir des étrangers sur son sol, aider un pays plus faible économiquement à se développer, ou même multiplier des actions humanitaires, ce n’est pas une marque de générosité mais un signe d’arrogance, d’une volonté de prolonger les rapports de domination et d’exploitation.

Par ce phénomène d’inversion des valeurs et du rapport de forces entre le fort et le faible qui se vit condamné à l’impuissance, le simple fait d’aider une personne se retourne contre celui qui aide, et devient une marque de faiblesse qui justifie qu’on abuse d’elle, qu’on la méprise et qu’on la considère comme inférieure.

On ne peut véritablement comprendre ce qui paralyse la France, l’empêche d’affirmer son identité face à des étrangers qui se retournent contre elle, si l’on ne tient pas compte de ces mécanismes fondés sur le ressentiment, d’autant plus puissants qu’ils reposent sur l’irrationnel.

La France est prisonnière de ce jeu mimétique du ressentiment, car elle se laisse piéger par ses propres valeurs perverties par la mauvaise conscience.

Les discours nourris sur le ressentiment enferment les personnes d’origine étrangère dans un statut victimaire par essence. Cette victimisation s’amalgame avec les discours idéologiques portés par la gauche à l’égard des minorités opprimées : racisme, stigmatisation, injustices sociales, professionnelles, etc.

La France, déjà divisée sur ces questions, se voit prise au piège de sa générosité et de ses principes humanistes, antiracistes, tiers-mondistes, qui se retournent contre elle. Elle se retrouve injustement accusée d’être la cause de tous les malheurs les étrangers ou des fils d’immigrés qui vivent en France. En exonérant a priori ces derniers de toute responsabilité quant au sort qu’ils subissent.

Le drame de l’homme du ressentiment, c’est qu’il se retrouve lui aussi pris au piège de cette morale de l’esclave, condamné à l’impuissance et à l’inaction. Et donc en proie à toutes les récupérations.

La force consiste à surmonter cet état qui n’est alors plus qu’un état passager, par exemple en surmontant le désir de vengeance. Ce que Nietzsche nomme le renversement axiologique face à l’inversion des valeurs.

Or ce renversement qui permettrait une sortie par le haut semble aujourd’hui impossible.

La seule issue possible consisterait pour la France à renouer avec la conscience de son identité, c’est-à-dire de sa force. En choisissant de n’être plus esclave de la mauvaise conscience, mais en assumant la posture du fort.

Non pas en imposant sa force selon une logique de domination, comme l’en accusent ceux qui veulent l’enfermer dans le ressentiment. Mais en acceptant d’une part l’objectivité du rapport de forces, sa capacité à agir et décider de son avenir selon une posture d’autorité, et non pour satisfaire une exigence morale. Et d’autre part le pouvoir objectif que lui donne la fidélité à son choix de valeurs. C’est-à-dire la capacité à agir pour transformer la réalité de façon positive, au lieu de s’y résigner sous l’angle du sentiment réactif.

Il ne s’agit donc pas de céder à une quelconque nostalgie à l’égard de mythes nationalistes ou d’une identité de carton-pâte qui se limiterait à des clichés cocardiers. Mais de réaffirmer ce qui fait que la France est aimée des autres nations : sa culture, son art de vivre, son ouverture au monde, son rayonnement, sa créativité. Mais aussi tout ce qui fait d’elle un ensemble vivant, uni, dynamique, fédérateur, susceptible d’être pris comme un modèle par d’autres.

Pour être en mesure d’intégrer des étrangers qui souhaitent vivre en France ou devenir français, elle doit redevenir capable de stimuler l’intérêt, le goût, l’adhésion, l’envie pour ces personnes de s’approprier réellement ce qui fait l’esprit français. Et tout faire pour les inciter à s’intégrer.

Mais elle doit abandonner tout scrupule, toute culpabilité à se séparer de ceux qui portent atteinte à son intégrité ou à celle de ses enfants, qui refusent de s’intégrer et s’enferment dans une attitude hostile.

Un organisme qui s’accroche à un autre et se nourrit de son énergie est un parasite. La France n’a pas vocation à faire vivre des parasites. Mais elle a incontestablement une mission d’éducation, une mission civilisatrice, qui ne tient pas qu’à son niveau de vie ou aux avantages de son système social. La France est une chance pour qui choisit d’y vivre et de s’enrichir intérieurement sans renoncer à ses racines. De s’épanouir et de s’accomplir humainement, mieux et plus facilement qu’il n’aurait pu le faire en restant dans son pays d’origine.

Cette attitude ouverte, généreuse, respectueuse de l’autre, suppose la reconnaissance de ceux qui en bénéficient. Un jeu à somme positive, à l’inverse du ressentiment.

Les gentils, les méchants, et le grand remplacement

Les discours sur l’immigration que l’on attribue communément à l’extrême droite tendent à opposer deux types de populations, jugées irréconciables selon une ligne de fracture identitaire : eux et NOUS.

La société française serait menacée par ceux qui prônent le mélange impossible et irresponsable entre deux éléments qui ne pourraient fusionner, ni même cohabiter sans finir par se repousser. Comme l’huile et l’eau agitées dans un même bocal ne peuvent former un corps homogène. D’un côté « la France », constituée d’individus installés depuis plusieurs générations sur le territoire, d’extraction européenne, a priori de couleur blanche et de culture chrétienne. Et de l’autre « les étrangers » ou « les immigrés », qui vivent sur notre sol mais ne peuvent ou ne veulent pas s’intégrer.

La raison de cette incapacité tiendrait à leur culture d’origine, trop différente de la nôtre. Elle rendrait impossible toute acclimatation aux mœurs françaises, toute intégration dans le corps de la nation, toute possibilité de se conformer à la culture française : autant de signes du principe républicain d’assimilation.

Cette idée pose que ces gens-là ne SONT pas comme nous. Il y a une incompatibilité radicale entre eux et nous. Ils sont donc condamnés à rester toujours des étrangers. C’est pourquoi ils se regroupent entre eux et constituent des communautés à part, ils rejettent le mode de vie français et refusent de correspondre à l’idéal-type du bon Français.

Puisque la proportion des étrangers augmente continuellement dans la société, c’est leur nombre qui finit par poser problème. Car au-delà d’un certain seuil, le principe de tolérance invoqué pour justifier qu’une fraction de la population vive en parallèle avec le reste de la société selon le concept du vivre ensemble ne fonctionne plus. Les tensions deviennent trop importantes et les réflexes de rejet commencent à apparaître. Les revendications communautaires pour préserver telle identité ou tel mode de vie suscitent des réactions identitaires face aux replis séparatistes et à la multiplication des violences commises par des étrangers.

Le point limite, souvent invoqué pour appeler davantage de fermeté à l’égard de ceux qui génèrent des problèmes, ou davantage de tolérance pour désamorcer les tensions, c’est la guerre civile.

Poussée à sa limite, cette logique de rivalité identitaire renforce l’idée qu’il existe des identités radicalement incompatibles au sein de l’espèce humaine. Au point qu’elles ne pourraient cohabiter au risque de déclencher la guerre.

Cette croyance inspire la thèse de Samuel Huntington à propos du Choc des civilisations. Le monde serait aujourd’hui confronté à un affrontement entre des civilisations mues par une volonté d’imposer leur domination hégémonique. Les frictions au sein des sociétés, entre une majorité qui tente de préserver son modèle et des minorités qui tentent de s’imposer contre elle, entretiendraient ce choc civilisationnel.

Ces tensions existent. Les menaces existent. A ce titre, le lien longtemps rejeté entre immigration et délinquance ne peut plus être nié. L’absence de consensus au plan national sur la politique d’immigration pose également un grave problème. Cependant, l’erreur consiste là aussi à essentialiser le problème. En réduisant les secousses provoquées par la mondialisation à un rapport de forces entre des ensembles géographiques ou des civilisations.

Beaucoup ont intérêt à jouer de ces oppositions, en les exaltant et en les résumant à une causalité fondée sur le choc des cultures, des religions ou des civilisations. Ce qui revient finalement à opposer de façon caricaturale les gentils d’un côté, et de l’autre les méchants. Les gentils, c’est-à-dire nous ; et les méchants c’est-à-dire eux. Sans jamais préciser clairement ce qui définit ce nous et ce eux.

Selon l’idéologie woke fondée sur la mauvaise conscience, les gentils sont les éternelles victimes par essence : les étrangers persécutés, et ceux qui les défendent. Et les méchants, ce sont les autres : la majorité honnie, et tous ceux qui dénoncent l’immigration, le multiculturalisme, le métissage, au nom d’une idée figée et mortifère de la France.

Cette vision binaire peut paraître réductrice, puérile. Pourtant, impossible de s’en défaire. Les peurs alimentent des discours qui renforcent ces mécanismes réflexes, qui à leur tour alimentent les peurs.

A ce propos, il est très surprenant d’entendre un ministre de l’Intérieur membre d’un gouvernement critiqué pour son laxisme face à la multiplication des violences et crimes commis par étrangers en situation irrégulière, affirmer qu’il faut être « méchant avec les méchants« , et « gentil avec les gentils« . Une façon de dire qu’il faut faire la part entre des gentils immigrés, à intégrer, et des méchants immigrés, à expulser.

Cette façon de présenter les choses réduit la problématique de l’immigration à une morale comportementale. Et la politique migratoire de la France à une morale rétributive, qui devrait récompenser les gentils et punir les méchants.

En d’autres termes, cette déclaration de Gérald Darmanin suite à l’affaire de la petite Lola, une adolescente cruellement torturée puis assassinée par une Algérienne frappée par une obligation de quitter le territoire français, démontre à quel point l’autorité publique sensée fixer le cap en matière d’immigration et garantir l’ordre public est engluée dans la morale du ressentiment.

En répondant ainsi aux affaires qui exacerbent l’indignation de l’opinion, le ministre avoue son impuissance à s’élever au-dessus des affects et du ressentiment. Il se fait l’instrument des idéologies qui se définissent par rapport à un ennemi, réel ou supposé. L’ennemi est jugé comme étant la cause de l’impuissance et du mal subi. Par opposition, celui qui le subit s’attribue une supériorité morale imaginaire. Nietzsche résume cela par cette formule : « Ils sont méchants, donc nous sommes bons. »

Pour l’idéologie woke, l’ennemi c’est la France, l’Occident ou l’homme blanc. Pour les vrais racistes d’extrême droite, l’ennemi c’est l’étranger, jugé nocif par essence. Ces deux idéologies sont les deux faces d’une même monnaie : la morale du ressentiment. Et son ressort demeure le même : le sentiment réactif d’impuissance auquel se sent assigné le faible. Les étrangers qui rejettent la France sont victimes du ressentiment parce qu’ils se sentent faibles, assimilés à la condition d’esclave. Et ceux qui en appellent à une identité française en réaction contre les immigrés en veulent à ces ennemis de la France qu’ils jugent responsables de leur relégation à un statut d’infériorité.

Grand remplacement ou Great Reset ?

La théorie du grand remplacement, souvent évoquée au sujet de l’immigration, s’inscrit dans cette logique paranoïaque, en la poussant à sa limite. Elle prétend que l’inaction des politiques face aux problèmes objectifs que pose l’immigration résulterait d’un processus planifié, ayant pour finalité de remplacer la population historique d’un pays comme la France par une autre population étrangère d’introduction récente. Jusqu’à ce qu’elle la supplante numériquement et la balaye totalement en la recouvrant par sa culture.  

Les partisans de cette théorie assimilent souvent cette population hétérogène qui tente de remplacer la nôtre à la figure de l’Islam conquérant et à son projet de domination du monde. Notamment tel qu’il s’exprime dans le Projet des Frères musulmans : infiltrer les sociétés démocratiques afin de prendre le pouvoir, imposer la charia, imposer l’Islam comme religion d’Etat, et enfin instaurer un Califat mondial. Sauf que ce projet vise à imposer un modèle totalitaire de type théocratique, pas à anéantir les populations non-musulmanes en les chassant des territoires conquis.

La théorie du grand remplacement est une théorie d’extrême droite dont l’origine remonte à la fin du 19e siècle, et qui fut introduite dans le débat contemporain en 2010 par l’écrivain Renaud Camus. Son succès tient au fait qu’il se nourrit d’un sentiment d’impuissance d’une part grandissante de l’opinion face à une immigration devenue pléthorique, inassimilable, et aux problèmes qu’elle génère. Mais aussi au fait qu’une part de son analyse est juste.

Ce fait n’est jamais évoqué par les médias mainstream, mais il existe bien une volonté d’utiliser les flux migratoires pour affaiblir les sociétés démocratique, notamment la France.

L’afflux massif de migrants originaires des anciennes colonies françaises du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne à partir des années 1960 répondait à un objectif des milieux d’affaires, industriels et d’une partie de la classe politique au pouvoir de recourir à une main d’œuvre abondante, bon marché et docile afin de diminuer les coûts salariaux et doper la croissance. Cette politique rencontra à cette époque l’hostilité du Parti communiste, qui vit à juste titre dans cet afflux de main d’œuvre étrangère sous-payée une concurrence déloyale par rapport aux travailleurs nationaux, un moyen de maintenir les salaires à un bas niveau, et un risque de faire augmenter le chômage pour les travailleurs français. Ce qui fut effectivement le cas après le premier choc pétrolier.

Mais ce n’est qu’un aspect du remplacement. Dans une perspective plus globale, il existe une stratégie conçue par l’oligarchie anglo-américaine en vue d’instaurer progressivement une gouvernance et un ordre mondial conformes à leurs intérêts, qui utilise les flux migratoires comme un facteur déstabilisant parmi d’autres pour fragiliser les pays qui en sont la cible. En particulier les pays d’Europe, qui ont vocation à être totalement vassalisés par les Etats-Unis.

Le but n’est ici pas de substituer une population à une autre, mais de dissoudre progressivement les Etats-nations afin de faciliter leur intégration dans le Nouvel Ordre Mondial. Favoriser l’arrivée massive et constante de populations étrangères, empêcher les Etats de s’opposer à cet afflux au nom des règlements européens, substituer le modèle communautariste au modèle d’assimilation républicaine, instrumentaliser les crispations identitaires et encourager le séparatisme en utilisant les discours antiracistes et la défense des minorités, sont autant de moyens pour parvenir à cette fin.

L’idée est de fracturer la société, de dissoudre peu à peu le sentiment national, de discréditer toute référence à la nation, en assimilant ceux qui s’y réfèrent à une vision fermée, passéiste, d’extrême droite, de forcer les peuples à abandonner leur souveraineté et leur identité pour à se fondre dans une souveraineté européenne imaginaire sans aucun fondement historique et juridique, et dans un grand indifférencié mondialiste : la mondialisation heureuse, où les cultures nationales tendraient à disparaître. Comme en témoigne cette affirmation surprenante chère à Emmanuel Macron : « La culture française n’a jamais existé !« 

Pour faire accepter ce changement de paradigme et se fondre dans le collectif englobant mondialiste, il faut marteler sans cesse l’idée est que le brassage des populations constitue un « progrès », qu’il représente « l’avenir », que la nation est une notion dépassée, que l’identité nationale c’est la guerre civile, mais qu’au contraire l’immigration une chance, qu’il faut donc ouvrir les frontières, accueillir tous les réfugiés au nom du droit d’asile, aux nom de la tradition d’accueil de la France, de nos grands principes, et d’une fraternité floue qui escamote le caractère structurant mais aussi clivant des différences. Et surtout en niant les problèmes objectifs que pose le renoncement à l’intégration des étrangers et une gestion concertée de l’immigration, en particulier de l’immigration illégale.

Sauf que jamais ne se pose la question de l’identité et du destin communs. Au contraire, malgré les bonnes intentions affichées, le but de cette stratégie n’est pas de créer des êtres libres et égaux, un monde fraternel et unifié, mais une société radicalement inégalitaire composée d’esclaves, d’individus soumis et sous contrôle total, au service d’une infime minorité.

Agiter le spectre du Grand remplacement est utile. Cela permet de faire oublier la perspective bien plus réelle et actuelle du Great Reset : l’avènement de la dystopie la plus totalitaire que l’humanité ait jamais connue. Et ce Great Reset n’est pas une chimère, mais un objectif clairement assumé par ceux qui le mettent en place.

Du monde commun à l’être commun

A bien des égards, ce projet est bien pire que le grand remplacement. Il s’agit d’un projet cosmopolitique sans racines, sans identité, sans âme, et donc totalitaire, comme l’était le projet de cosmopolitisme de Staline.

Il n’est pas étonnant qu’il s’accompagne d’une vision eugéniste et transhumaniste. Avec une volonté de modifier de façon définitive le génome humain. Le génome, c’est la mémoire de notre Histoire, individuelle et collective. C’est la transcription au plan biologique de Qui nous sommes au plan existentiel, en tant qu’individus descendants d’une lignée et membres d’une même espèce. Prendre possession du génome, c’est prendre possession de l’humain, le chosifier. Et s’approprier son identité, le sens de son évolution.

Tentation démiurgique ou sataniste, qu’Hannah Arendt résume par la réification du monde commun. La forme la plus grave de l’immoralité politique qui conduit à la disparition des relations intersubjectives riches spécifiques de l’humain pour faire place à des relations pauvres, dépersonnifiantes et objectivantes parce qu’elles ne prennent pas en compte l’autre dans l’infini de ses dimensions, mais aussi parce qu’elles ne font pas droit à la complexité du corps social. Prendre possession du gêne, c’est prendre possession des êtres dans ce qui fait leur singularité et leurs caractères communs. C’est résumer l’identité et l’étrangèreté au seul critère de l’utilité.

L’eugénisme (du grec eugenis : bien né), c’est la science des bonnes naissances. Ce qui discrimine les bons et les mauvais non en fonction de leurs mérites mais dès le berceau. Réduire ou éliminer les mauvais et favoriser les bons, c’est pour les eugénistes le but à poursuivre. Très en vogue à partir du 19e siècle, l’eugénisme a connu les succès qu’on connaît chez ceux qui s’affirmaient comme les représentants d’une race ou d’une nation supérieure : darwinisme, malthusianisme, aryanisme, maoïsme…

Dérivé du scientisme, le projet transhumaniste en est à la fois un avatar et une synthèse, qui sépare l’humanité future en trois catégories : les dieux, composés de l’élite dominante, les esclaves, nécessaires pour faire fonctionner le système et contrôlés par les IA, et les inutiles, à éliminer.

On est ici à l’opposé de la notion de générosité, qui associe la bonne race au fait de pratiquer le bien et de tendre la main à l’autre. A une vision de la société fondée sur la noblesse des sentiments, la solidarité manifestée par le don, le partage (et la reconnaissance qui en découle), s’oppose un monde ordonné en strates, où les individus n’auraient aucun lien les uns avec les autres, mais qui se verraient attribuer des droits en fonction de leur statut, sans aucun espoir d’amélioration de leur condition ou d’émancipation. Sinon par leur conformité rigoureuse à des normes, le renoncement au libre arbitre, et le monitoring permanent par des IA.

C’est la fin de toute humanité. Car il n’y a pas d’humanité sans rencontre de l’altérité. Et la possibilité de définir un monde commun à partir d’un consensus. L’identité numérique gérée par le système, c’est la fin de toute possibilité d’exprimer un je suis à partir de l’expérience de son propre rapport à l’autre et au monde, en s’affirmant comme créateur autonome de valeur, et en éprouvant cette valeur au travers de la relation d’altérité signifiante.

La seule antidote à ce cauchemar, c’est de réhabiliter le cosmopolitisme. Non sous la forme du relativisme culturel, du métissage ou du multiculturalisme, mais sous la forme d’une civilisation globale qui respecte les particularismes identitaires, culturels, régionaux, nationaux, en les intégrant dans une nouvelle forme d’universalisme qui ne soit pas qu’un idéal, mais qui procède d’une expérience individuelle de l’Etre collectif qu’est l’humanité.

Il faut ici donner au mot cosmopolite non pas le seul de citoyen du monde, mais plutôt de membre de l’humanité. Le citoyen du monde exerce des droits et des devoirs au sein d’un ensemble politique – le monde dans sa dimension universelle – qui garantit le pluralisme des identités selon une égalité de statut et une même liberté d’agir. Être membre de l’humanité est une déclaration plus essentielle, qui suppose avant tout faire corps de façon indissoluble. Cela suppose que chaque membre ne définit pas son agir sur la base de son identité, personnelle ou collective en référence à une culture d’origine ou une communauté, ou de ses intérêts personnels. Mais relativement à cette appartenance à un corps qui le transcende. Ses buts s’inscrivent dans une perspective qui le dépasse, et qui va bien au-delà de l’intérêt général.

Être humain, ce n’est pas partager des caractéristiques communes qui définissent l’espèce, c’est participer à une aventure commune, à un être commun, pas à un être ensemble ou avec. C’est être conscient de son intrication avec l’autre, avec tous les humains, tout en jouissant d’une liberté totale, ontologique, d’actualiser et d’orienter le sens de cette intrication. C’est orienter son désir d’accomplissement personnel vers les plus hautes réalisations offertes à tous les membres de la même espèce.

Cette conversion du désir est l’opposé exact du ressentiment et de son corolaire, la violence mimétique. C’est l’amour au-delà du sentiment, de la noblesse d’âme des êtres généreux, c’est la force qui dynamite les limites du soi et du non-soi sans pour autant sombrer dans les écueils du sacrifice, du fusionnel ou du collectivisme.


[i] Nietzsche : Généalogie de la morale

A qui profite l’écoterrorisme ?

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Manifestation d’opposants au projet de mèga-bassines à Sainte-Soline, 29 octobre 29

Depuis la multiplication d’actes de vandalisme contre des œuvres d’art perpétrés dans des musées par de jeunes militants écologistes, et à l’article L’écologie est-elle une forme de terrorisme ? publié sur ce blog le 14 octobre, un débat s’est initié en France sur l’opportunité d’utiliser le terme d’écoterrorisme. Notamment suites aux actes de violence lors de manifestations écologistes.

Une clarification s’impose.

Tout d’abord, aussi choquants soient-ils, ces actes ne peuvent objectivement pas être considérés d’un point de vue strictement « juridique » comme relevant du terrorisme. Autant pour la dégradation volontaire d’œuvres d’art que pour le tabassage de policiers lors d’une manifestation contre le projet de méga-bassines à Sainte-Soline.

Si j’ai parlé d’une « forme de terrorisme » à propos du saccage d’œuvres d’art, c’est à propos des dérives d’un certain militantisme écologiste radical, qui l’assimilent du point de vue symbolique à une forme de terrorisme.

Quant aux violences commises lors des manifs, elles relèvent plus d’une forme de guérilla qui prend pour cible la Police, comme dans chaque manifestation où les Black blocks sont infiltrés. Il s’agit là de méthodes typiques de l’extrême gauche, qui refuse la règle du jeu démocratique et croit toujours que la violence révolutionnaire est la seule manière d’accéder au pouvoir et d’abattre l’ordre établi. L’écologie n’est ici qu’un prétexte.

Il n’empêche qu’il y a bien une forme de terrorisme dans l’accumulation de ces méthodes qui utilisent la violence, réelle ou symbolique, pour heurter les esprits et imposer leur message. Particulièrement dans un climat ambiant qui voit se multiplier les violences, les angoisses et les menaces instrumentalisées.

A cette spécificité près que l’écoterrorisme joue plus implicitement sur un registre apocalyptique, nourri par toutes les alarmes entretenues sur le réchauffement climatique par les médias qui transforment la moindre hausse du thermomètre en cataclysme et pointent le réchauffement comme seule cause de tous les maux de la terre.

Seule question qui vaille ? A qui profite l’écoterrorisme ? Aux écologistes ? Sûrement pas. A la planète ? Pas davantage, car il n’a aucun impact objectif sur des politiques qui pour être efficaces nécessiteraient un consensus global pour engager des mesures efficaces. Sans doute à ceux qui se servent de l’écologie et la terreur climatique pour faire avancer leur agenda…

Quand le sage montre Davos, l’imbécile regarde Sandrine Rousseau…

Pourquoi je ne fête pas Halloween 

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Comme beaucoup de gens de ma génération, je garde le souvenir de mes années d’étudiant et de celles qui suivirent comme des années d’insouciance. Cette époque n’était pourtant pas dépourvue d’épreuves : la crise, la compétition économique, le chômage, la guerre froide, le sida. Mais nous étions prêts à relever les défis, et décidés à profiter de la vie dans un monde désenchanté, cynique et matérialiste.

De mes années de lycée, j’avais gardé un petit groupe d’amis que je voyais régulièrement. L’un d’entre eux, après de brillantes études d’ingénieur à New York, avait épousé une Américaine de Detroit. Une ancienne danseuse pleine de charme et pétillante de vie. Sa gentillesse, sa joie de vivre et son rire étaient communicatifs. Installés à Paris avec leurs trois enfants, ils aimaient inviter souvent leurs amis pour faire la fête.

C’est grâce à eux que je découvris la fête d’Halloween. Chaque année leur maison se transformait en une assemblée étonnante, bruyante et hétéroclite, une bacchanale à mi-chemin entre carnaval, bal masqué et fête étudiante. L’alcool coulait à flots, on riait beaucoup, on dansait jusqu’au bout de la nuit, des couples se formaient, ou se risquaient à quelques écarts.

Les enfants, de plus en plus nombreux à mesure que les années passaient, prenaient part à ces réjouissances de grands enfants, ravis, et truculents de malice.

Cette ambiance grisante et bon enfant tranchait avec le côté sombre du calendrier, alors qu’on s’enfonçait dans les premiers frimas et la grisaille de l’hiver. Participer à ce rituel original nous paraissait d’autant plus excitant qu’Halloween était alors totalement inconnue en France.

Jouer avec les monstres, la mort, le côté gore ne me paraissait pas choquant. Au contraire, cela cadrait bien avec cette époque baroque, excessive, flirtant souvent avec le macabre, que furent les années 1980. Cela rejoignait l’esthétique décalée, le goût pour l’exhibition, la provocation et la licence profane. Un moyen de conjurer les angoisses de cette fin de siècle crépusculaire.

Et puis l’horreur n’était pas vraiment le cœur de cette fête, du mois telle que nous la célébrions. Tout le monde était déguisé, les sorcières et les diables rivalisaient avec des affreux de toute sorte. Mais il y avait aussi des célébrités, des rock-stars, des animaux, des empereurs déchus.

Cela me rappelait mes années d’enfance, ces réveillons costumés chez mes parents, les fêtes au Club Med. L’espace d’une soirée, chacun s’efforçait de surprendre, s’autorisait à être un autre, révélait quelque trait caché de sa personnalité. Il y avait une vertu exutoire, transgressive, cathartique à ce rituel. Une façon d’abattre les cloisons, d’inverser les polarités, de relâcher les tensions.

Un peu à la manière de ces fêtes inversées, très populaires du Moyen-âge, comme le Carnaval qui précédait l’entrée en Carême, ou la Fête des fous qui précédait de quelques jours la nouvelle année calendaire. Lors de ces fêtes paillardes où l’obscénité se mêlait aux symboles religieux, les gueux pouvaient tourner en dérision les rois et les papes, on pouvait proférer les choses les plus insensées, l’ordre social était chamboulé cul par-dessus tête. Ces grandes mascarades ritualisées, telles des soupapes, étaient essentielles pour permettre à l’équilibre social et symbolique de se maintenir, en laissant à la déraison, à la fantaisie et aux pulsions subversives un espace pour se libérer.

Une façon aussi de rappeler que la vie terrestre, loin d’être un idéal ascétique ou éthéré, loin de se conformer à une morale manichéenne, était au contraire tissée d’influences contraires et mêlées. Le monde ici-bas est à l’image de ce tableau de Jérôme Bosch La nef des fous, qui fait défiler sous des formes imagées toute la palette des faiblesses humaines.

Halloween semblait alors comme un pied de nez narquois à tous ceux qui s’offusquent du côté paillard, indompté, parfois effrayant de l’âme humaine. De ses accointances avec des choses sombres, dérangeantes et refoulées. Il y avait quelque chose de romantique à sacrifier à ces délires festifs. Un peu comme ces inc’oyables et me’veilleuses qui au lendemain de la Terreur se jetaient avec frénésie dans les plaisirs, et jouaient avec des symboles les plus macabres comme la guillotine pour en conjurer la sombre désespérance. Halloween cadrait parfaitement avec ces années 1980, ses mouvements décadents comme la cold wave, sa langueur macabre surjouée, ses tarentules et ses sépulcres, les néoromantiques, leurs mèches ébouriffées et leurs costumes à jabots recyclés, ou l’esthétique gothique, gore ou SM adoptée par certaines icones de la new wave.

Mais si cette fête semblait traduire les tourments d’une époque, on ne peut se satisfaire éternellement des mêmes codes.

Longtemps plus tard, je m’étais retrouvé à Chicago fin octobre. Le quartier de Lincoln Park se parait de décorations à l’approche d’Halloween. Des sourires édentés jaillissaient des grosses citrouilles amassées sur les escaliers des immeubles en brique rouge le long des sages avenues aux façades victoriennes. Les grands arbres du parc au bord du Lac Michigan se paraient des couleurs flamboyantes de l’automne.

Il émanait une joie familiale de ces préparatifs, un goût espiègle et paisible qui donnaient à cette fête d’Halloween tout son sens. Rien de sombre ou de glauque, mais plutôt une ambiance rassurante et maîtrisée.

Entre temps, Halloween s’était exportée en France où elle était devenue un rituel obligé. Elle s’était d’abord répandue dans les milieux branchés. Comme une façon de se démarquer, de vivre à l’heure américaine. Un code festif réunissant quelques initiés. Puis par effet de contamination mimétique, elle s’était répandue dans tout le reste de la société, en se standardisant autour de codes rigoureux.

Ce succès n’était pas fortuit. Il avait été planifié par les stratèges du business. Leur but n’était pas tant de transplanter une fête issue du folklore irlandais mais qui n’avait aucun lien avec la culture française, que d’en faire un outil consumériste pour doper la machine à cash en incitant les gens à consommer. Une aubaine dans une période de l’année plutôt terne, entre la rentrée et les fêtes de fin d’année.

En quelques années, Halloween était devenue un sésame pour doper les ventes, industriels et petits commerces confondus. A peine les derniers cartables retirés des rayons, les grandes surfaces faisaient place aux articles et produits dérivés pour Halloween. Pas une seule vitrine pour résister à cette invasion de squelettes, de sorcières, de citrouilles et de toiles d’araignée. Tout le décor urbain était repeint de façon uniforme aux couleurs orange et noir.

Cette façon de tout mixer à la sauce Halloween, boulangeries, merceries et agents d’assurance compris, avait quelque chose de totalement factice, de ridicule et d’obscène. Ne pas consommer du « Halloween », c’était comme débarquer de la lune.

Heureusement, après quelques années, beaucoup commencèrent à se lasser. On vit peu à peu refluer la folie Halloween. Cette fête étrangère à la culture latine, introduite de manière artificielle, n’a jamais vraiment pris en France.

Mais elle n’a pas pour autant disparu. Chaque année on nous ressert encore les mêmes gimmicks pour nous pousser à consommer. Peu importe que cela n’ait aucun sens, sinon une injonction à faire le pitre et faire la fête, beaucoup y demeurent attachés.

Il y a longtemps que je ne fête plus Halloween. Pas parce que j’ai vieilli, pas parce que je n’aime plus me déguiser ou faire la fête. Mais parce qu’il n’y a rien dans cette fête imposée dans quoi je me reconnaisse. Au contraire, Halloween représente tout ce que je déteste. Aucun désir sincère, rien qui lui donne du sens, aucune surprise, aucune nouveauté, aucune créativité, aucun frisson.

Rien que cette obligation moutonnière de sacrifier à un rituel débile, vulgaire, obscène, laid, stupide et bruyant.

Halloween n’est rien d’autre qu’une verrue de plus ajoutée à un chapelet de fêtes, toutes vidées de leurs sens. Noël n’a depuis longtemps plus aucun sens, sinon d’être devenu la fête du CAC40, le chiffre d’affaires le plus ronflant de l’année, avec ces sapins, ces guirlandes, ces pères Noël en plastique. Un prétexte pour se gaver de bouffe, alors qu’une partie de la population crève de faim dans la rue. Pâques n’est plus que l’occasion de vendre des lapins, des cocottes et des cloches en chocolat. Quant aux feux de la Saint-Jean, ils ont disparu, noyés sous les décibels dissonants de la Fête de la Musique.

Pourtant toutes ces fêtes, bien avant d’être des fêtes chrétiennes, étaient des marqueurs du calendrier qui rythmaient le cycle des saisons, témoignant du lien indissoluble entre la vie des hommes et la nature : solstices d’hiver ou d’été, équinoxes de printemps et d’automne, notamment.

La fête d’Halloween et son folklore, inventés en Irlande au 18e siècle, puisent leurs racines dans une mémoire ancestrale qui remonte à l’Antiquité. La fête celtique de Samhain coïncidait avec l’équinoxe d’automne marquant le début de la période sombre et un nouveau cycle annuel. Ce moment de transition où les polarités s’inversent, où la nuit l’emporte sur le jour.

A cette occasion, le roi et les druides s’assemblaient pour un banquet rituel, et célébraient l’ouverture d’un passage entre le monde des hommes et celui des dieux, des héros et des défunts, le Sidh. Cette fête symbolisait le passage entre deux mondes, et la possibilité de communiquer avec les morts.

A partir du 8e siècle, l’église catholique fixa la fête de la Toussaient au 1er novembre, pour célébrer les saints catholiques et ainsi recouvrir la fête de Samhain.

Il n’est pas anodin que la fête d’Halloween soit aujourd’hui, du moins en France, totalement déconnectée de la fête de la Toussaint, dont elle est pourtant indissociable. Dans la culture anglo-saxonne, Halloween n’est pas une fin en soi : la veille de la Toussaint, les morts rendent visite aux vivants, cela a du sens. De même que dans les pays latins, le jour de la Fête des morts au lendemain de la Toussaient, chaque famille est invitée à aller fleurir la tombe des défunts. Dans notre société sécularisée et vide de sens, Halloween n’est plus résumée qu’à un folklore macabre et mercantile.

Jouer avec la symbolique négative de la mort, des fantômes, des monstres, de tout ce qui terrifie, n’a rien a priori de coupable, notamment pour les enfants. Cela participe d’un besoin naturel d’exorciser les angoisses les plus archaïques, comme la peur du noir, d’être dévoré, anéanti, de tourner en dérision ce qui nous fait peur, cette part sombre et inconnue de la vie, pour en subvertir le pouvoir fascinateur.

Mais toute la subtilité de ce jeu réside précisément dans cette capacité de subversion. C’est ici qu’intervient le pouvoir de la magie, de l’imaginaire, chers au monde de l’enfance. Comme dans le personnage de Harry Potter, l’enfant échappe au pouvoir destructeur du mal qui le hante en retournant ce pouvoir magique contre ce qui le menace. Et c’est ainsi qu’il accède par étapes à l’âge adulte. Il retourne positivement le charme et affirme son pouvoir créateur.

L’équinoxe d’automne est précisément ce moment équivoque où le sombre et l’obscur se rejoignent, où la vie flirte avec la mort. C’est le moment critique où les contours se brouillent, mais aussi où les êtres se révèlent.

La fête d’Halloween telle qu’on nous pousse à la célébrer n’a rien à voir avec cette dimension initiatique. C’est au contraire la soumission indistincte à une surenchère d’horreurs, vécue dans une grande régression infantile collective. La seule chose qui importe, c’est de se conformer aux codes et de les reproduire dans une répétition aveugle.

Il n’est pas non plus anodin que ce renoncement collectif au sens soit encouragé sous la forme d’une injonction à consommer par le pouvoir économique et le pouvoir de l’argent. Cette injonction à s’approprier des symboles morbides est au contraire lourde de sens dans une époque aussi sombre que la nôtre, marquée par trois ans d’épidémie de Covid et de mesures liberticides, prélude à l’instauration d’une société de surveillance, le spectre d’une 3e guerre mondiale, des restrictions énergétiques, de l’hyperinflation et de l’effondrement financier.

Tout comme la symbolique du masque et l’injonction à se cacher le visage, à se taire, à s’isoler et se retrancher les uns des autres, à marcher en rangs et à obéir, l’injonction à se transformer en sorcières, à s’habiller en noir, à se couvrir de sang, à mimer la mutilation, le meurtre, la mort ou la possession, l’incitation à la sobriété, à la frugalité, à la privation, au renoncement, ne sont pas dénuées de sens.

La mort est ici symboliquement ou explicitement évoquée, conviée, non comme un passage à investir pour rencontrer ses chers disparus, mais comme un renoncement à soi, à l’autre et à la vie.

Il y a quelque chose de profondément satanique dans l’esprit du temps et dans certaines réjouissances imposées. A l’image de cette industrie du divertissement – musique pop, clips, cinéma, séries Netflix, jeux vidéo – qui sature la culture dominante d’une iconographie et de références ouvertement satanistes.

Jouer avec les symboles du mal peut être amusant. Mais cela n’a rien d’inoffensif. En invoquant de manière obsessionnelle des formes qui renvoient à la mort, à la souffrance, à la violence, à diverses formes d’emprise ou de domination, on finit par nourrir sans en avoir conscience des égrégores. On participe à entretenir des champs morphiques qui facilitent l’émergence de certaines réalités auxquelles on ne songeait pas, ou que l’on souhaitait au contraire conjurer en les tournant en dérision.

Qu’on croit ou non à l’au-delà ou à l’existence d’entités malveillantes importe peu. Ce qui est important, c’est que nos intentions conjuguées donnent naissance à des réalités qui semblent ne pas exister, ou qui existent mais à l’état de simples virtualités. Notre conscience crée la réalité dans laquelle nous vivons, de façon consciente ou inconsciente. C’est pourquoi choisir les représentations dans lesquelles on se projette en y associant des émotions fortes est essentiel.

Les formes que nous créons, les émotions que nous suscitons donnent de l’énergie et de la consistance à des choses qui semblent à priori ne relever que du fantasme, de l’imaginaire.

C’est pourquoi cette insistance à vouloir fêter Halloween n’a rien d’innocent. Et il serait naïf de croire que le fait de nous déguiser en fantômes ou en sorcières soit juste une forme d’exutoire passager, inoffensif, une façon d’oublier une époque un peu morose. Les choses sont plus complexes.

Notre société a perdu le sens de la fête à force de céder à la reproduction, au conformisme. Il est plus qu’urgent de retrouver le sens de ce qui nous reconnecte réellement à qui nous sommes. De renouer avec des signifiants positifs qui redonnent vraiment du contenu et de la saveur à l’être collectif. De libérer cette aspiration des conventions sociales, mais aussi des injonctions à jouir de façon mimétique, selon des formes imposées.

Si l’existe un autre monde où vivent ceux qui nous ont précédés, ce monde a sans doute tout autre chose à nous apprendre que de nous enfermer dans la répétition obsessionnelle du morbide, de la décrépitude, de tout ce qui nous hante et qui n’est que la projection stérilisante de nos propres peurs. Peur de la finitude, peur d’être séparés, peur d’avoir peur…

L’humanité avance vers de sombres nuages, vers les ténèbres de l’inconnu, angoissée par son propre avenir. Mais ce côté sombre qu’elle redoute ne signifie son propre anéantissement que si elle y consent. L’obscur n’est pas le mal. Mais l’effroi qu’il suscite peut l’y convier en nous dépossédant de notre pouvoir créateur et en donnant pouvoir sur nous aux forces qu’il attire dans ce vide laissé. Une autre façon de céder aux puissances de l’obscur est de prétendre en rire comme pour nier sa présence. Une autre façon de donner consistance à la malédiction dont on craint qu’il soit porteur.

Nier la peur ou nier le mal, ne pas l’identifier pour ce qu’il est, ou s’en faire l’allié en l’exaltant, sont autant de façons d’abdiquer de son vrai pouvoir. Comme le dit Lao Tseu : “Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.”

Démocratie à géométrie variable et impunité sélective

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Affaire Sarah Halimi : meurtre antisémite commis par un islamiste ?
Non : troubles psychiatriques !

Affaire Lola : meurtre rituel sataniste commis par une Algérienne en situation irrégulière ?
Non : troubles psychiatriques !

Radicalisation, terrorisme, criminalité, violence et immigration… Circulez y a rien à voir ! Tout ça relève uniquement de la psychiatrie. Les personnes impliquées sont juste des « déséquilibrés ». Et donc implicitement des victimes.

Voir autre chose dans ces crimes que de simples faits divers relève de l’indécence et de la récupération politique. La curiosité dans ce cas est plus obscène que la barbarie.

Va-t-on continuer à se foutre de notre gueule longtemps comme ça ?

Au-delà de la mauvaise foi et du parti pris idéologique, l’attitude ceux qui s’enferment dans de tels dénis paraît presque plus insultante pour les victimes que les crimes commis.

Dans un Etat de droit, tous les citoyens sont égaux devant la loi et bénéficient des mêmes droits. Notamment celui d’être protégés par l’Etat et d’être défendus par la Justice.

Mais la France n’est plus un Etat de droit. Il existe aujourd’hui plusieurs catégories de victimes, et plusieurs catégories de crimes selon leurs auteurs.

Certains crimes sont élevés au rang de grande cause nationale. Les féminicides représentent moins de 100 meurtres par an. C’est terrible, mais puisque les victimes sont des femmes cela justifie de mobiliser toute l’attention de l’opinion et des médias.

Quand un criminel comme Adama Traoré ou George Floyd est tué par un policier, il est aussitôt canonisé par la bienpensance comme un martyre de la cause antiraciste. Peu importe qu’il ait commis des crimes ou des délits. Peu importe que le meurtre soit intentionnel ou non. Parce qu’il s’agit d’un Noir tué par un policier blanc, c’est forcément une victime. Fermez le ban. Et gare à celui qui refuserait de s’aligner sur le dogme univoque selon lequel seule la vie des Noirs comptent. Scander Black lives matter, c’est être dans le camp du Bien. Rappeler que la vie des Blancs aussi compte, c’est faire allégeance à l’extrême droite.

A l’inverse, quand une vieille dame est sauvagement torturée pendant des heures à son domicile puis défenestrée par un Noir islamiste juste parce qu’elle est juive, l’Etat ferme les yeux et le parquet classe l’affaire, au motif que le coupable aurait fumé du cannabis et présenterait des troubles psychiques.

De même quand une enfant de 12 ans est torturée, marquée et saignée à mort, comme les enfants zouhris selon un rituel sacrificiel sataniste pratiqué au Maghreb, par une Algérienne sous le coup d’une OQTF, il est interdit d’évoquer la défaillance de l’Etat qui aurait dû expulser cette femme, et de voir dans cet acte barbare autre chose que la conséquence d’un déséquilibre psychique.

Conclusion : en France, un Blanc qui tue un Noir commet forcément un acte raciste par nature, beaucoup plus grave qu’un Blanc qui tue un Noir ou un Arabe. Et ceux qui commettent des attentats ou des crimes terroristes ont a priori des circonstances atténuantes, parce qu’ils sont psychologiquement fragiles, manipulables, et qu’ils sont sociologiquement opprimés parce qu’ils appartiennent à une minorité stigmatisée.

En raison d’un statut victimaire imprescriptible il faudrait donc s’interdire d’accuser les uns, ce qui relèverait d’une attitude moralement et politiquement indécente, et frapper les autres d’une culpabilité et d’une indignité ontologiques qu’aucun repentir et qu’aucune peine ne sauraient laver.

S’interdire de nommer les choses pour ce qu’elles sont et de regarder la réalité en face, et préférer se réfugier dans des grilles de lecture imposées en renonçant à tout regard critique, cela revient à abdiquer toute conscience éthique. Pour un Etat ou pour une société, cela revient à rendre impossible toute application des principes auquel il se réfère. A empêcher que puisse s’exercer une Justice impartiale et juste. A abandonner certaines catégories de citoyens, justifiant même qu’ils puissent être la proie de l’arbitraire et que les dommages qu’ils subissent restent impunis.

Disculper ou déresponsabiliser des criminels en vertu de leur appartenance à un groupe ethnique ou religieux, voilà un vrai crime d’Etat, auquel se livrent certains juges, politiques, intellectuels et journalistes, aux nom de principes pervertis et en prétendant sacrifier à un devoir moral. Cela revient à signer un blanc-seing à ces criminels, là où il faudrait au contraire de la fermeté et de l’exemplarité.

Or vouloir soustraire à la Justice ces criminels issus de minorités qu’on entend défendre en les exonérant de se confronter aux conséquences de leurs actes comme n’importe quel justiciable, c’est précisément le meilleur moyen de les exposer à l’opprobre, au ressentiment majoritaire, aux jugements catégoriels, aux préjugés racistes et xénophobes. Car quand l’Etat renonce à défendre le Droit, les individus se font justice eux-mêmes et ne tardent pas à désigner des boucs émissaires.

Le pouvoir ne s’y prendrait pas autrement s’il voulait précipiter la guerre civile en montant les uns contre les autres. Peut-être est-ce son but : ordo ab chaos. Pour faire advenir l’ordre nouveau il faut d’abord saccager l’ordre ancien, transformer le monde en jungle avant d’en faire un zoo. Après tout ce Président nous aura déjà démontré ses talents de liquidateur. Encore un effort, il y a encore quelques rêveurs dans ce pays qui croient toujours que les mots de Liberté, Egalité, Fraternité peuvent avoir un sens.

L’écologie est-elle une forme de terrorisme ?

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Octobre 2022. Un attentat d’un genre nouveau est perpétré à la National Gallery de Londres. Le chef d’œuvre de Van Gogh Les Tournesols, estimé à 84 millions de dollars, est saccagé par deux jeunes femmes qui l’aspergent de soupe. Shocking !

S’agit-il d’un acte isolé dû à un excentrique ou un déséquilibré ? Hélas non, car d’autres tableaux célèbres ont récemment fait les frais d’actes de vandalisme comparables. Même la Joconde, heureusement protégée par une épaisse vitre blindée, s’est vu entarter en mai dernier.

Mais qui sont les responsables de cette nouvelle folie destructrice qui cible les œuvres d’art ? Quel groupe mystérieux se cache derrière cette violence d’un genre nouveau ? S’agit-il d’une forme extrême d’art contemporain qui viserait à attirer l’attention en profanant des monuments de l’art officiel ? Y a-t-il une organisation secrète derrière ces crimes apparemment dissociés ? Et quel message peut justifier pareille abjection ? Y a-t-il un but, une cause, une religion commune qui fédère les profanateurs ?

Réponse : l’écologie.

Tous les auteurs de ces actes, des jeunes gens qui utilisent une mise en scène qui n’est pas sans rappeler celle utilisée lors des happenings des Femen, sont des militants écologistes. Leur message : qu’est-ce qui est plus important pour vous ? L’art ou la vraie vie ? Aujourd’hui des milliers de gens meurent à cause de la sécheresse, des inondations et autres conséquences du réchauffement climatique.

Le but serait donc de nous sensibiliser, de nous rappeler une urgence. De nous forcer à regarder. Et de forcer le public habitué des musées, ces bourgeois ou ces bobos urbains déconnectés du réel, à redresser leurs priorités en les obligeant à un aggiornamento éthique.

Le procédé n’est pas seulement choquant, il n’est pas seulement stupide et contreproductif, il est aussi totalement absurde, dépourvu de toute logique, sinon celle du fanatisme.

Fanatisme dans cette façon de poser a priori qu’il n’existe aucun sujet, aucune préoccupation, aucune cause, aucune valeur qui puissent être supérieurs à l’écologie, à la préservation de la planète et de ses équilibres, à la vie biologique.

Extrémisme dans cette façon de vouloir imposer à tous et de façon violente cette croyance, cette vision, cette hiérarchie des valeurs qui ne souffrirait aucune contestation. Au nom d’un discours, d’une idéologie qui se prétend revêtue de la caution scientifique, alors que le phénomène du réchauffement climatique et l’influence des activités humaines qui en seraient l’unique cause sont pour le moins sujet à débat au sein de la communauté scientifique.

Fanatisme, extrémisme, violence : trois critères qui caractérisent le terrorisme. Lequel s’emploie à semer la terreur et la confusion pour forcer les esprits à se soumettre à la logique qu’il défend.

Sauf que ces terroristes écolos ne s’en prennent pas à des personnes mais à des chefs d’œuvre du patrimoine artistique de l’humanité. Le sang des victimes ne vient pas souiller les rues, cette fois ce sont des productions humaines, des représentations esthétiques, des symboles, des figures emblématiques de la civilisation qui sont prises pour cibles, recouvertes, maculées, saccagées, violentées.

Et c’est bien en cela que cette forme de terrorisme constitue une folie et une forme de nihilisme absolu.

Comme le terrorisme djihadiste qui entend désigner comme un ennemi et détruire tout ce qui s’apparente à la civilisation, pour lui substituer une foi aveugle en un dieu vengeur, précipiter l’humanité dans un chaos apocalyptique, accuser la vanité de toute prétention humaine à ériger un ordre qui ne soit pas le reflet exact de celui voulu par Dieu, tel que ces fanatiques l’envisagent sous l’angle le plus radical, ces terroristes de l’écologie veulent par ces actes de profanation symbolique abolir l’ordre établi. Pas seulement l’ordre politique qui fonde les sociétés sur un contrat social, ni l’ordre économique qui en découle et qui justifie l’exploitation des ressources naturelles au nom de la satisfaction des besoins du plus grand nombre. Mais aussi et surtout l’ordre symbolique fondé sur un ensemble de conventions sociales, de lois, de repères, de valeurs. Bref, une culture.

Ce qu’ils veulent combattre en s’attaquant à l’art, c’est la culture. En l’opposant implicitement à la nature. Ou à l’idée qu’ils s’en font. Une Nature idéalisée, déifiée, mais aussi menacée par tout ce que l’homme a produit jusqu’ici, et qui est forcément mauvais. Jusqu’à affirmer que ce ne serait pas seulement les rejets nocifs dans l’atmosphère qui menaceraient la vie sur terre, mais tout ce que l’homme produit. Et même la croissance démographique, jusqu’à considérer l’homme lui-même comme une espèce nuisible. Et donc la réduction de la population mondiale comme un but essentiel à poursuivre pour sauver la planète et les autres espèces.

Il y a dans cette vision très pessimiste de l’homme une forme de morbidité, de mortification, de nihilisme, et surtout de culpabilité, qui trouve son expiation dans une volonté autodestructrice, un sacrifice qui fonde sa valeur sur le Salut de ce qu’elle entend préserver – la Nature, la Vie – en se soustrayant soi-même à la vie.

La seule façon d’éviter son propre anéantissement, c’est de renoncer à être ce que l’on est, des humains, c’est-à-dire des êtres de culture, pour revenir à un état mythique de nature, à une nature fantasmée, primitive, vierge, pure, sans pollution humaine. Un peu comme le peuple des Nav’is dans le film Avatar, menacés par des humains avides et brutaux venus pour détruire, saccager, piller leur belle planète.

Bien entendu ce thème de l’innocence perdue et d’un retour imaginaire à un état de nature opposé aux méfaits de la société trouve son origine dans la pensée rousseauiste. Avec cette croyance que l’homme naît bon mais que c’est la société qui le pervertit. Et qu’il faudrait opposer nature et culture.

Or il n’existe pas de nature dont nous serions séparés par l’épaisseur de la culture. Toute espèce évoluée possède d’ailleurs sa propre culture, ses modes de communication, d’interaction avec son environnement, d’organisation sociale. Le terme même d’environnement est trompeur. La nature dans laquelle nous vivons, avec laquelle nous interagissons n’est pas un cadre, un contenant, un décor dans lequel nous évoluerions. C’est un milieu, un écosystème, dont nous faisons partie, avec toutes les autres formes de vie.

Il y n’a donc pas de nature sacrée, à part, distincte de nous et qu’il faudrait préserver, vénérer ou idolâtrer, nous SOMMES tout ce qui nous entoure, tout ce que nous touchons et consommons.

La névrose écologiste cherche à rompre avec une vision mythologique de l’homme et de la Création qu’elle juge mauvaise héritée des religions monothéistes. Une vision, un ordre résumé par ce commandement divin inscrit dans la Genèse : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui fourmillent sur la terre. »

Pour échapper à la culpabilité engendrée par le constat d’une nature saccagée par l’homme et son appétit de domination, elle entend inverser le rapport entre l’homme et la nature, en soumettant celui-ci à une nature sacralisée et déifiée. Dans la vision de l’écoféminisme, ce retournement se double d’une seconde inversion entre les polarités du féminin et du masculin. Le masculin, associé aux sociétés patriarcales, à la violence, à la guerre, aux désordre et aux religions fondées sur un dieu unique masculin, est désigné comme l’unique coupable. Il ne peut s’amender qu’en se soumettant au principe féminin, symbole de fécondité, de vie nourricière, de paix et d’harmonie.

Il n’est donc pas étonnant que ces attentats perpétrés contre des œuvres d’art par des militants écologistes empruntent à la dramaturgie des Femen. Actions spectaculaires, provocation, mise en scène sacrilège. Jusque dans cette façon de se placer de dos les mains collées au tableau, comme enchaînés à l’œuvre qu’ils entendent profaner. Une façon de dire que l’art enchaîne, que les représentations emprisonnent et empêchent de reconnaître librement ce qui a réellement de l’importance.

Au-delà du phénomène de répétition qui vise à faire le buzz, il faut voir dans cette nouvelle forme de militantisme une évolution du mouvement écologiste vers une radicalisation qui n’hésite plus pour s’imposer à employer des méthodes terroristes.

La cause de l’écologie et du changement climatique est déjà devenue omniprésente dans les discours politiques, dans les médias, dans les modes de consommation. Au point que ce n’est plus une cause mais un dogme, une religion, qu’il est désormais impossible de contester. Ce dogme s’impose à tous, partout, et sans aucune nuance. Il se décline à toutes les sauces.

Le décalage croissant entre l’inflation des discours, qui relève de l’ingénierie sociale, et l’absence de résultats, devrait interroger. Au lieu de cela, le phénomène s’emballe, produisant toujours plus de discours, plus de rappels à l’ordre et de consignes culpabilisantes. Bien entendu le but n’est pas l’efficacité des changements de comportements, mais ce qu’ils induisent en terme de soumission et de contrôle.

C’est précisément le but invoqué par les promoteurs du Great Reset, Klaus Schwab en tête : se servir de la cause écologique comme catalyseur de changement, et comme moyen pour normaliser et contrôler les populations.

En poussant cette logique jusqu’au bout, on peut donc affirmer que les écologistes sont les idiots utiles du néolibéralisme, du mondialisme et d’une nouvelle forme de totalitarisme techno-écolo-sécuritaire, qu’ils prétendent combattre en fustigeant les méfaits de la société industrielle, du capitalisme sauvage, de l’avidité financière et de la mondialisation.

Leur geste qui consiste à s’attaquer à des symboles de la culture occidentale est du pain béni pour ceux qui entendent justement déconstruire tous les repères et symboles qui fondent les sociétés, isoler les individus en détruisant les liens qui les unissent, le libre-arbitre, les identités, et donc le goût personnel comme l’esthétique collective, jusqu’à aboutir à une société d’esclaves entièrement soumis au contrôle des machines.

Ces attentats absurdes contre des chefs d’œuvre ne sont donc pas seulement choquants ou dérisoires, ils sont le reflet d’une logique qui s’impose d’autant plus insidieusement que nous demeurons incapables d’en décrypter le sens.

A ce titre, le choix sans doute inconscient des Tournesols de Van Gogh est éloquent : le tournesol est une fleur qui a la faculté de se tourner vers l’astre solaire dont elle reprend la forme pour en capter les rayons. Serions-nous donc sur le point de renoncer à nous tourner vers la lumière, et à nous incarner comme des êtres solaires ?

Macron : de la complaisance du poil à la politique du pire

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French President Emmanuel Macron welcomes Saudi Arabia’s Crown Prince Mohammed bin Salman as he arrives at the Elysee Palace in Paris, France, April 10, 2018. REUTERS/Philippe Wojazer

C’est depuis longtemps un fait entendu, Macron adore tendre la croupe et cirer les pompes des jeunes bears musulmans barbus et poilus. Mieux encore si ce sont des militants ou mécènes islamistes.

Il aime les serrer dans ses bras en mouillant la pupille et le reste, lors de visites à l’Elysée ou de voyages officiels, en leur jetant du « mon frère ! » énamouré.

Avec les jeunes métis de 20 ans délinquants récidivistes de Saint-Martin, qu’il aime tripoter en faisant des doigts d’honneur à la caméra, et les drag-queens antillaises maquillées à la truelle, invitées à se trémousser en jupe sur de l’électropouffe lors d’une garden-party à l’Elysée (ce qui fait beaucoup rire Brigitte), les Rebeux blindés du Middle-East, et les Blacks sévèrement équipés des anciennes colonies, restent ses préférés.

« La colonisation est un crime contre l’humanité », lançait-il en 2017 à Alger pour flatter ses hôtes algériens. Faire la coquette et lécher le cul des anciens colonisés, voilà une bien curieuse façon de réparer des siècles de crimes coloniaux !

Ainsi Benalla et Belattar (Maroc), Ladj Ly (Mali), réalisateur du navet islamiste Les Misérables qui l’aurait, dit-il, « bouleversé », le tyrannique mais costaud MBS (Arabie Saoudite), Ben Mohamed (Dubaï), Ben Zayed (Abu Dhabi), Ben Haman (Qatar) et d’autres financeurs du PSG et du Djihad, font désormais partie de ses potes intimes. Du moins en rêve-t-il.

L’islamo-gauchisme, c’est faire la chasse aux musulmans pauvres. L’islamo-capitalisme, c’est faire du cirage de pompes aux musulmans riches. Surfeur champion du Et en même temps, Macron cumule les deux. Avec un faible en privé pour les uns, et en public pour les autres.

Un vice qu’il partage avec Justin Trudeau, jeune dirigeant mondialiste « sensible », amateur de poils islamistes et membre comme lui de la secte des Young Global Leaders dirigée par leur cher gourou néonazi Klaus Schwab, Président du Forum économique mondial.

Bien sûr, tout cet aréopage de poilus n’est courtisé que pour servir la France, éponger ses dettes, renflouer des boîtes en difficulté, suppléer aux fournitures déficientes de pétrole et de gaz… Bref, rien que stratégie et diplomatie.

Mais au passage, c’est presque tout ce que l’islamosphère compte de princes héritiers pas assez chère mon fils, d’artistes woke césarisés, de pseudos humoristes fétiches d’Hanouna et sous-marin du CCIF, ou de jeunes frappes aux dents longues devenues agents de sécurité très rapprochée qui lui est passé dessus. Au propre comme au figuré. Que du très beau monde en fait. Le bougre assume et en redemande, crânement.

Respect pour la fonction présidentielle ? Image de la République ? Sens de l’Etat ? Grandeur de la France ? Conscience des limites à ne pas franchir ?… Il n’en a cure. D’ailleurs, selon ses anciens collègues de Rothschild et ceux qui l’ont côtoyé, ce sociopathe pervers narcissique n’a aucune espèce d’éthique républicaine, ni aucune éthique tout court. Seuls comptent ses intérêts, ses privilèges et ses caprices de petite pute dorée, obsédée et cocaïnée, biberonnée et protégée depuis Sciences Po par une caste d’oligarques qui s’en sert comme d’un Pinocchio de luxe pour effectuer le sale boulot (mais pour combien de temps encore ?…)

Même Attali « c’est-moi-qui-l’ai-fait » soulignait en des termes plus convenables quelques années avant son élection que son protégé était une très grande pute. Et qu’il ferait donc un jour un très bon Président. Entendez un caniche de cirque aux ordres.

La France, ou ce qu’il en reste, n’est plus soumise au fait du prince comme sous Mitterrand, mais aux fesses du prince. Le prince qu’on sort de l’anonymat pour mettre à bas la start-up nation. En le flanquant d’une marâtre, de spin doctors, d’un storytelling ronflant et d’un programme bidon made in McKinsey. On est tombé bien bas.

Les frasques de la Macronie, qui ressemble de plus en plus à un repère de pervers, de justiciables et de conflits d’intérêts en tous genres, tiennent lieu de susucre pour services rendus. L’argent n’a pas d’odeur. Et il faut bien flatter ceux qui honorent servilement les dieux, en boostant leurs dividendes.

En d’autres temps on aurait sorti piques et guillotines, dégagé le roi et ses petits mitrons d’un autre lit du Palais pour les parquer à la Conciergerie, le temps qu’ils ruminent leurs péchés envers le peuple. Mais ce peuple, tout le monde s’en fout. Sinon le temps des promesses de campagne, et encore.

Car il y a bien longtemps que la France n’est plus une République ni une démocratie. Même s’il reste essentiel, pour le moment, de faire comme si en ménageant les apparences. Il y a longtemps que l’Etat de droit, les grands principes, les Droits de l’homme, la Constitution, le régime parlementaire, les institutions, la vie politique, les partis, les contre-pouvoirs, la Justice, les médias, et même la science et la médecine sont dévoyés, achetés, corrompus jusqu’à l’os par des marchands de soupe et leurs banquiers-actionnaires.

Nous vivions déjà dans une ploutocratie ; avec le Covid nous avons basculé dans une nouvelle forme de dictature totalitaire qui ne dit pas son nom. Seuls les cons ne l’ont pas encore compris. Avec à sa tête une folle psychopathe adoubée par la secte mondialiste. Comme quasiment tous les dirigeants des Etats et institutions du monde occidental, et leurs acolytes : Biden, Merkel, van der Leyen, Johnson, Drahi, Trudeau, Ardern, Philippe, Borne, Attal… Qui ne sont plus des dirigeants politiques servant leur pays, comme le répète fort justement Valérie Bugault, mais des représentants nommés par une caste oligarchique dans le seul but de défendre ses intérêts économiques et financiers.

Qu’ils soient d’authentiques salopes dégénérées, esclaves de leurs désirs compulsifs, est un excellent atout. Cela les rend plus malléables. D’ailleurs beaucoup de ces marionnettes en apparence surdouées sont sous emprise. Macron en est un cas éloquent, lui chez qui plusieurs spécialistes ont relevé d’authentiques symptômes caractéristiques des personnes reprogrammées selon des méthodes de sujétion type MK Ultra. Ce programme de manipulation mentale mis au point par la CIA à partir des années 1960 afin de soumettre totalement des personnes au profil psychologique fragile, et de les conditionner pour accomplir des tâches précises lors d’opérations spéciales : crimes, meurtres, attentats ciblés ou remplacement de chefs d’Etat destitués…

Bien sûr faute de preuves formelles on dira que tout ça n’est que fake news, calomnies et complotisme. Bien sûr…

Et qu’amalgamer les pratiques sexuelles d’un dirigeant qui se prend pour Jupiter avec ses Ganymède poilus et son absence cynique de sens du bien commun relève de l’homophobie, de l’accusation ad hoc ou du délire obscène. Bien sûr…

Il faudra bien un jour que la France, qui est déjà la risée du monde, de Poutine aux Américains, retrouve le sens des choses, sinon son rang parmi les nations. Faute de quoi la mission principale pour laquelle Macron a été parachuté au sommet de l’Etat au terme d’élections truquées sera pleinement accomplie : en finir définitivement avec l’Etat-nation, avec la France, son exception sociale, sa culture et son rôle d’aiguillon moral parmi les nations. La détruire pour la digérer dans ce Nouvel Ordre Mondial qui avance à grands pas avec le Great Reset.

Quel rapport avec les poilus de Riyad ou de Casablanca ? Ce sont des symboles de notre soumission et de notre démission identitaires. Comme l’immigration pléthorique insoluble dans la République, comme le communautarisme, comme l’islamisme, comme le wokisme, le néoracialisme, le décolonialisme et la cancel culture, comme la théorie du genre et la culpabilisation systématique de la majorité…

Tout ceci sert d’outils pour nourrir la mauvaise conscience, la culpabilité, le ressentiment, la haine de soi, la division, les conflits mimétiques. Désagréger la société de l’intérieur, empêcher toute conscience de faire corps, mais au contraire déconstruire, fragmenter, opposer les identités, dissoudre la nation, le corps social, ruiner ce vivre ensemble qu’on nous a tant vanté pour ne surtout plus parler d’intégration ou de Fraternité républicaines. Des gros mots pour nos maîtres anglo-saxons qui dirigent le monde.

Cette politique du pire, encouragée et soutenue par le gouvernement et l’idéologie ambiante, est une forme de nihilisme. Pas un nihilisme au nom de la révolte. Un nihilisme cynique et froid, instrumentalisé, programmé pour servir un dessein : en finir enfin avec la France. Et préparer l’avènement de l’homme-monde dans un empire mondialisé gouverné par une clique de super-riches tout puissants. Faire de nous des esclaves, des lopettes soumises, à l’image de notre Président d’opérette. Récompensés à proportion qu’ils obéissent, se soumettent, se conforment ou se taisent. Et soumis aux pires opprobres dès qu’ils relèvent la tête, osent penser, refusent de se fondre dans la masse, manifestent pour revendiquer les droits qu’on leur a enlevés.

Voilà le monde vers lequel nous allons toutes et tous, à moins d’un grand réveil, pour l’heure improbable. Un monde d’empaffés, pucés, programmés, contrôlés, rééduqués, et contents de l’être grâce aux différents somas du Système : Meta, Netflix, BFM, McDo, Pfizer, et autres services à la carte ubérisés. Un monde où les petits mobiles moraux de la Génération Macron n’auront même plus besoin de fantasmer sur des poilus islamistes ou des Angelina à gros seins pour tromper leur vie de merde, puisqu’on leur fournira pour pas cher en version siliconée vaccinées et stérilisées. En location bien sûr, quand celle-ci aura replacé la propriété privée. Dixit Klaus Schwab, le Geppetto de Macron à l’accent SS.

Comme votre Président, donnez libre court à vos appétits tarifés ! Et la Matrice qui connaît déjà vos pensées le plus intimes mieux que vous saura les utiliser, en vous vendant du rêve customisé et des produits sur mesure contre davantage d’abdication et de soumission.

Le Meilleur des mondes en France ressemble d’ailleurs plus, pour le moyen terme, à Soumission qu’à Matrix. Le contrôle absolu par les AI, c’est l’étape d’après, horizon 2030-2050.

D’ici-là, 3e guerre mondiale chaude ou larvée aidant, inflation aidant, prédation financière aidant, effondrement en cours de l’euro aidant, crise financière mondiale et Great Reset aidant, on sera tous A POIL pour de bon ! Prêts à nous vendre au premier sauveur ou bonimenteur venu.

Rompu à l’art de se soumettre et de soumettre, Le Grand manipulateur[i] nous aura toutes et tous bien grugés, manipulés, dépossédés, rincés, liquidés. Toute celles et ceux qui ne sont rien à ses yeux, comme aux yeux de ses mentors.

Plus que jamais il est temps de rendre à César ce qui appartient à César, et de reprendre aux traîtres ce que nous n’aurions jamais dû leur laisser nous voler. De la servitude volontaire à la soumission absolue, il n’y a que l’écart d’un renoncement de plus. Celui qui fait encore de nous des humains et non des robots transhumains, si nous refusons d’y consentir.


[i] Titre d’un livre-enquête sur Macron et ses réseaux publié en 2019 par Marc Endeweld, ancien rédacteur en chef du magazine Marianne

Le monument « Georgia Guidestones » détruit par une explosion !

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Lire l’article de Fox 7 (en anglais) : Explosion ‘destroyed’ portion of Georgia Guidestones, GBI says


Une explosion d’origine inconnue survenue aujourd’hui a détruit une large portion du Georgia Guidestones, relançant les spéculations sur l’origine et le propriétaire de ce monument énigmatique érigé il y a 42 ans aux Etats-Unis.

La presse américaine est en ébullition contrôlée pour commenter cet événement, qui résonne d’une étonnante manière comme un « attentat » dirigé contre un symbole sombre de l’Amérique, sans raison précise, au milieu de nulle part. Un attentat qui n’a causé aucune victime, sinon cet empilement de granit qualifié par certains de « satanique »… Et ce 21 ans après les attentats du 11 Septembre dirigés contre le World Trade Center, le Pentagone et la Maison Blanche, et attribués à l’époque au milliardaire saoudien Oussama Ben Laden et à son organisation « terroriste » Al Qaeda (créée à l’origine avec l’aide de la CIA pour contrer l’armée soviétique en Afghanistan).

Soyons clairs : il ne s’agit pas d’un simple fait divers sans intérêt, qui se serait produit à 7.000 km de chez nous, dans une obscure forêt de Géorgie.

Ceci est une déclaration de guerre ! Et un acte symbolique d’une puissance imprévisible.

Peu de Français connaissent l’existence et la signification du Georgia Guidestones. Hormis quelques fans de scoops « complotistes« .

Le Georgia Guidestones est un monument érigé en 1980 aux Etats-Unis dans l’Etat de Géorgie, sur une colline en pleine nature. Il est formé de 4 mégalithes de granit gris posés debout vers le ciel, surmontés d’un chapiteau. La forme de ces mégalithes et leur disposition rappellent un peu le mégalithe noir qui apparaît plusieurs fois dans film « 2001 Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick.

Hormis sa disposition qui en fait une horloge astronomique marquant avec précision les solstices, et qui l’assimile pour certains au site de Stonehenge, ce monument comporte des inscriptions gravées dans la pierre, qui se présentent comme une série de 10 « commandements », des « guides » pour un avenir radieux adressés aux générations futures. Ces commandements sont rédigés en 7 langues : anglais, espagnol, swahili, hindi, hébreu, arabe, mandarin et russe.

Le premier de ces commandements précise : « Maintenez l’humanité en-dessous du seuil de 500 millions afin de préserver un bon équilibre avec la nature. »

Les autres sont du même acabit : bien gérer la reproduction et améliorer l’espèce, unir l’humanité grâce à une nouvelle langue, réguler les passions, équilibrer les droits individuels avec les devoirs collectifs… En enfin : « Ne soyez pas un cancer pour la terre. Laissez de la place à la nature. Laissez de la place à la nature« …

Un mélange d’écologie, de mysticisme new age et d’eugénisme. On croirait presque entendre le grand gourou planétaire Klaus Schwab s’adresser au public du Forum de Davos.

Pourtant, personne ne connaît l’identité du commanditaire de ce monument, aussi coûteux que mystérieux, érigé pour le compte d’un groupe qui a tenu a rester anonyme. Ce qui autorise toutes les spéculations. Mais la façon particulière dont ces commandements ont été rédigés et disposés évoque une sorte de secte millénariste obsédée par des périls qui menaceraient la planète et l’humanité, et pétrie d’une spiritualité new age, pseudo pacifiste et inquiétante. Ou bien un milliardaire illuminé pétri d’eugénisme.

Pris séparément, tout porterait à croire à un mauvais gag. Ou au projet d’un fêlé. Mais rapproché avec d’autres injonctions du même style, on peut aisément imaginer que ce monument s’inscrit bel et bien dans un projet macabre pour l’humanité en des temps apocalyptiques.

Un projet qui fait écho par exemple à ceux élaborés depuis quelques décennies par des membres de l’élite financière au pouvoir. Comme celui de « Great Reset« , publié par Klaus Schwab, Président du le Forum Economique Mondial, six mois après le début de l’épidémie de Covid. Mais aussi à d’autres prospectives stratégiques pour l’avenir conçus par des officines mondialistes, comme des grandes fondations privées telles que la Fondation Rockefeller, Rothschild, Bill Clinton, John Hopkins ou Bill & Melinda Gates. Ou encore des organismes plus officiels comme l’ONU, avec son Agenda 2030.

Un Agenda 2030 pétri de bons sentiments écologistes et axé autour de 17 Objectifs mondiaux pour un développement durable. Lesquels prévoient notamment qu’à l’avenir l’humanité devra être concentrée dans des grandes mégalopoles de 100 millions d’habitants, afin de laisser de vastes zones livrées à la nature, interdites de toute habitation, activité ou circulation. Du moins pour le commun des mortels que nous sommes. Ceci afin de préserver la nature et la biodiversité, donc de sauver la planète. Nul mention du contrôle des populations qui est évidemment l’objectif de ce projet orwellien de type écolo-fasciste : à la lettre près les recommandations des fameux commandements du Georgia Guidestones, érigé 40 ans plus tôt.

Faut-il également rappeler les déclarations de certains oligarques, apôtres infatigables du Nouvel Ordre Mondial, de la monnaie unique, du transhumanisme… et de l’eugénisme ? Comme Tonton Bill Gates, le « milliardaire philanthrope« , comme aiment le nurnommer affectueusement les journalistes mainstream. Ou Jacques Attali, et d’autres, tous militants dévoués en faveur d’une politique mondiale de réduction de la population. Ces imprécations ne peuvent que rappeler les commandements étranges gravés dans la pierre au milieu de nulle-part par une secte inconnue.

Quoi qu’il en soit, ce Georgia Guidestones est devenu un symbole pour la « Résistance« . En effet, pour beaucoup de citoyens mobilisés contre le projet d’asservissement de l’humanité par une élite, résumé dans le projet de Great Reset du Forum économique mondial, ce monument représente, à tort ou à raison, le totem de la dictature mondialiste, technosanitaire, transhumaniste et eugéniste, qui avance à grand pas depuis le début du Covid.

Parvenir à le détruire est donc un acte fondateur et admonitoire, qui signe un renversement de tendance.

Un peu comme dans le film Terminator, l’objectif numéro 1 de la Résistance était de détruire Skynet. Ce super-réseau planétaire qui avait été piraté pour déclencher « Le Jugement Dernier« , une attaque simultanée sur toutes les villes de la planète à partir de tous les missiles nucléaires, afin de détruire ce cancer qu’est l’humanité, et permettre ainsi à la vie de repartir à zéro, dans un monde désormais régi par les machines.

Soit dit en passant, ce scénario est à peine une métaphore du projet transhumaniste actuel, qui ambitionne d’éradiquer une bonne part de l’humanité jugée inutile, trop maligne ou inadaptée, et de soumettre le reste du troupeau à un contrôle total par des AI, grâce aux nouvelles technologies.

Détruire le Georgia Guidestones, c’est un peu comme si en 1941, alors que les Etats-Unis venaient d’entrer en guerre et de faire basculer la balance des forces en présence, un commando allié était parvenu à faire exploser l’immense croix nazie qui ornait la toit du Reichstag.

« Vacciner », pour quoi faire ?…

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La vaccination des enfants de moins de 6 ans sera effective en France d’ici la fin de l’année

Alors que des voix s’élèvent en France pour inciter à reprendre la vaccination contre une chimérique « 7e vague » annoncée par quelques experts champions du pronostic il y a déjà quatre mois, alors que la perspective d’une vaccination obligatoire voulue par l’OMS et par l’UE se profile d’ici la fin de l’année, alors que la vaccination des tout petits paraît déjà acquise bien qu’elle suscite l’épouvante chez les immunologues et les pédiatres, alors que cette stratégie vaccinale qu’on nous avait frauduleusement vendue comme la seule possible pour venir à bout du Covid s’avère un échec cuisant, sinon le plus grand crime de toute l’Histoire de l’humanité, il est plus que jamais urgent de s’interroger sur ce qui peut bien motiver les fanatiques qui nous gouvernent et ceux qui les manipulent à vouloir à tout prix vacciner 7,8 milliards d’êtres humains, femmes enceintes, bébés et jeunes en parfaite santé compris.

Un an et demi de campagnes de vaccination massive à l’échelle mondiale, des milliards de doses injectées, cela constitue une certaine masse de données pour évaluer les résultats et décrypter les vrais enjeux.

Surtout si l’on tient compte de l’accumulation de statistiques concernant les incidents et les décès directement liés aux vaccins, répertoriés par les agences de pharmacovigilance. Mais aussi du retour des médecins, des témoignages des plus grands experts internationaux, et de ceux des victimes. Et ce malgré l’omerta entretenue par des gouvernements corrompus.

Un an et demi et plus, si l’on tient compte de l’origine à peu près certaine du virus, et du vaccin originel. Laquelle pointe vers la France et les Etats-Unis pour l’ingénierie génétique, la fabrication du virus SARS-Cov-2 à partir d’une souche animale et de 156 insertions génétiques dont 4 du VIH et 2 de la malaria. Vers l’Institut Pasteur pour les brevets initiaux (sachant qu’il faut 15 à 20 ans de R&D pour produire un vaccin…) Vers le laboratoire P4 (français) de Wuhan pour la dissémination accidentelle du virus à l’été 2019. Vers la Fondation Bill & Melinda Gates pour le financement (partiel), la stratégie vaccinale, la corruption des institutions de santé, des Etats impliqués et des médias occidentaux. Vers les multinationales les plus corrompues du secteur pharma, à commencer par Pfizer, pour la mise en œuvre. Et vers des machins mondialistes comme le Forum Economique Mondial de Klaus Schwab pour le pilotage global du Great Reset, dont cette plandémie est un élément-clé.

F.E.M. dont à peu près tous les leaders politiques, dirigeants d’organisations et de firmes impliqués dans ce scenario sont une émanation : Bill Gates, Tadros Ghebreyesus (directeur général de l’OMS), Joe Biden, Angela Merkel, Ursula van der Leyen, Emmanuel Macron (et ses sous-fifres comme Edouard Philippe ou Gabriel Attal), Justin Trudeau, Jacinda Ardern (Première ministre de la Nouvelle Zélande, l’une des plus terribles dictatures sanitaires après la Chine).

Ce qui est depuis longtemps certain, c’est que ces injections expérimentales, qui ne répondent à aucun des critères permettant de définir scientifiquement un vaccin, n’ont jamais été conçues dans le but de soigner ni de protéger d’une quelconque épidémie.

Tout au plus, le modèle des vaccins ARNm repose sur un pari scientifique qui fonde une stratégie thérapeutique nouvelle, selon une conception transhumaniste du corps humain et de la santé.

Il répond surtout à un business-model extrêmement juteux. Puisque son principe est de détruire l’immunité naturelle, individuelle et collective, pour la remplacer par une immunité artificielle. Autrement dit, détruire les mécanismes naturels de l’immunité humaine qui vise à produire une réponse non-spécifique mais rapide, efficace et durable face à une attaque de l’organisme, par une immunité artificielle, fondée sur une réponse théoriquement « spécifique » à chaque agent pathogène, propre à protéger contre une attaque par ce même agent infectieux. Sauf que cette méthode s’avère peu voire pas du tout efficace, sinon-contre-productive. Et surtout que la protection hypothétique qu’elle engendre reste très éphémère contre un virus par nature très mutagène. Il faut donc renouveler les injections tous les 3 mois, voire tous les mois, dès qu’apparaît un nouveau variant. Entre temps le système immunitaire s’autodétruit de façon irréversible.

Cette destruction rapide et définitive du système immunitaire, notamment à partir de la 3e injection, a été confirmée par de nombreuses études conduites par des laboratoires de recherche indépendants. Les Professeurs Montagnier et Perronne s’en sont notamment fait l’écho.

Quant à l’efficacité théorique de ces injections pour protéger d’une infection, empêcher la contamination, protéger de la maladie, des formes graves, du décès, celle-ci est reconnue aujourd’hui comme nulle.

Au contraire, comme le démontre une étude réalisée en Israël, l’un des pays qui a le plus vacciné, les primo- et triples vaccinés sont 27 fois plus contaminés que les non-vaccinés.

Pire, ces injections sont un facteur de risque et de fragilisation supplémentaire de l’organisme pour les vaccinés. Et un danger pour les non-vaccinés exposés aux personnes vaccinées, transformées en super-propagateurs de protéines Spike, et donc en agents infectants.

Alors pourquoi une telle obstination à vouloir vacciner tout le monde, jamais vue dans l’Histoire de la médecine et de l’humanité ?

La première raison est économique et financière.

Le marché du Covid se chiffre en milliers de milliards de dollars. Autant que le marché des armes. 157 milliards rien que pour les vaccins, selon une estimation publiée par le magazine Les Echo. Une hypothèse pourtant basse mais qu’on ne peut pas soupçonner d’exagération.

Or le marché des vaccins est de loin l’un des plus profitables du secteur pharma, lui-même l’un des plus rentables de toute l’industrie. Pas étonnant qu’il attire des investisseurs plus préoccupés par les tableaux de bord financiers que par l’éthique scientifique, médicale, pharmaceutique ou commerciale de leurs cash-machines. Ou par l’éthique en général dont ils se contrefichent, en champions toutes catégories de la corruption et des condamnations par la Justice pour crimes. Comme le souligne Michael Yeadon, ex-directeur scientifique et ex-directeur général du groupe Pfizer passé dans la « Résistance » après le scandale du Covid, ces inconvénients ne constituent tout au plus qu’une ligne de quelques centaines de millions de dollars de budget dans un compte d’exploitation consolidé…

Aux vaccins eux-mêmes, il faut ajouter les tests, le matériel de stérilisation et de protection (gels, masques, visières, blouses, stérilisateurs…), la signalétique et le matériel lié aux protocoles de distanciation sociale, et le marché en pleine explosion de la sécurité, de la surveillance et des datas numériques.

Tous aussi inutiles qu’inefficaces pour empêcher la progression d’une épidémie virale.  Mais essentiels dans la stratégie d’ingénierie sociale, de conditionnement et de contrôle des populations.

Un marché qui connaîtra une progression sans limite, tant que les populations se plieront aux injonctions sanitaires et jouerons sans broncher le jeu du toujours plus de sécurité pour toujours moins de libertés. Et que le progrès technologique permettra de renforcer l’étendue et la sophistication des outils utilisés pour normaliser et surveiller l’ensemble de la société.

Et encore, ceci n’est rien en comparaison des bénéfices stratégiques et financiers attendus à court et moyen terme pour les grands acteurs de l’économie mondiale, comme les GAFAM, certains leaders qui bénéficient de la recomposition de leur secteur dans le sens d’une plus grande concentration et de rachats massifs d’entreprises en faillite : hôtellerie et restauration, éditeurs et diffuseurs de contenus, culture et loisirs de masse, activités uberisées, etc. Et bien sûr aux actionnaires des banques et fonds d’investissement qui détiennent des parts majoritaires de Big Pharma.

La seconde raison est d’ordre politique et idéologique.

Elle répond à une volonté de la part d’une oligarchie financière de mettre en place d’ici 2030 un nouveau système à l’échelle globale.

Le but : s’assurer le contrôle absolu à la fois de la monnaie, des flux financiers et des économies, des Etats appelés à disparaître au profit d’une gouvernance mondiale, et de tous les leviers décisionnels. Mais aussi des individus, appelés à devenir de simples rouages du Système. Avec un niveau de contrôle, de surveillance et de soumission jamais égalé dans l’Histoire et démultiplié par les nouvelles technologies.

Une telle volonté, comme l’oligarchie qui en est animée, n’est pas nouvelle. On peut la faire remonter au 18e siècle, et même au-delà. Avec l’émergence d’une élite à la fois aristocratique, politique, économique, bancaire et financière au sein de l’Empire britannique, puis de l’empire anglo-américain, et enfin du monde occidental1.

Une oligarchie prétendument éclairée, proche des idées progressistes et des cercles maçonniques, qui s’est peu à peu transformée en un club de super riches, autoreproduit par cooptation. Lesquels gravitent dans de nombreux cercles mondialistes, comme le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale, ou le Forum Economique Mondial.

Cette caste oligarchique occidentale, tête pensante du capitalisme mondialisé, se heurte aujourd’hui dans son projet hégémonique global à d’autres oligarques venus de Russie (d’où la guerre OTAN-Russie en Ukraine), de Chine, d’Inde, voire du monde islamiste non aligné sur les Etats-Unis.

Cette caste qui se pare de toutes les vertus est à l’origine de toutes les grandes institutions mondiales créées depuis le début du 20e siècle pour remplacer les grands empires et mettre fin aux guerres nationalistes qui ont ensanglanté la planète : Société Des Nations, Nations Unies, ou organiser le commerce mondial en déjouant les protectionnismes et en court-circuitant les États-nations selon les canons du libre-échange : Organisation Mondiale du Commerce, Banque des Règlements Internationaux, Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, G7, G8, G20, Union Européenne…

Le projet mondialiste se conçoit donc comme la seule alternative possible à l’ambition hégémonique et belliciste des nations et la sanctuarisation du Marché, espace ouvert à toutes les formes de spéculations, garanti par un ensemble de règles et de normes qui ne souffrent aucune exception ni subordination, et conduit un un ordre planétaire néolibérale, ploutocratique et passablement totalitaire dans sa volonté de tout organiser et contrôler.

Il repose sur un modèle dont le concept fut élaboré au 18e siècle : celui du Nouvel Ordre Mondial. Mais il vise en réalité à substituer un pouvoir hégémonique, celui des superpuissances, par un autre, celui du pouvoir financier. Un pouvoir dont l’ambition est pour le moins tout sauf humaniste et pacifique, puisqu’il a toujours spéculé sur les troubles, les révolutions, les guerres, nationales ou mondiales, qu’il a en partie financés : depuis la Révolution française à la guerre contre Daesh et à la guerre en Ukraine, en passant par la Révolution soviétique, les Première et Seconde guerres mondiales, et tous les conflits engagés depuis la Guerre froide, ce sont toujours les mêmes banquiers qui ont plus ou moins discrètement jeté du feu sur les braises en finançant simultanément les belligérants opposés, et en générant ainsi des profits colossaux par la vente d’armements et l’effort de reconstruction des pays détruits.

Pourtant, ces institutions qui se substituent aux Etats-nations pour favoriser la paix et l’harmonie entre les peuples s’appuient toutes sur une rhétorique humaniste, universaliste, pacifique qui ne peut que susciter l’adhésion unanime. Elle promeuvent la vision d’un monde unifié, autour d’une certaine idée du Progrès, matériel, scientifique, éducatif, des bienfaits de la science rationaliste, un modèle de prospérité infinie et partagée, pour le bien des peuples.

Ce que les zélateurs de cette utopie mondialiste oublient cependant de dire, c’est que ce modèle, loin d’éradiquer la pauvreté, la maladie, l’ignorance, de réduire les inégalités, les accroît au contraire et les étend. En creusant les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, en concentrant les richesses entre les mains d’une micro-élite, en rendant l’accès aux ressources les plus essentielles comme l’eau et la nourriture plus difficile pour les populations les plus pauvres, en générant de nouvelles maladies et de nouveaux fléaux, à cause des campagnes humanitaires et sanitaires (contre la variole par exemple) des fondations « philanthropes » supposées les éradiquer, en polluant massivement l’eau, l’air, la haute atmosphère, les sols, les sous-sols, les océans, les rivières, les plantes, en perturbant les grands équilibres climatiques, le champ magnétique terrestre, en faisant disparaître des milliers d’espèces sauvages, des millions de kilomètres-carrés de forêts, en normalisant les modes de production, de consommation, d’échange, de gestion, les cultures, les savoirs, en générant un monde d’abrutis interconnectés qui savent tout sur rien et mesurent leur illusion d’être à leur capacité vaniteuse à consommer et babiller.

Cette oligarchie truste tous les réseaux de pouvoirs. Depuis une dizaine d’années, la concentration financière, ultime étape de la mondialisation, a permis de concentrer à peu près tout le patrimoine mondial dans les mains d’une poignée d’hyper-riches. Notamment grâce à la participation systématique et de plus en plus massive dans le capital de toutes les banques et multinationales de fonds d’investissement titanesques comme BlackRock et Vanguard. Fonds dont les véritables propriétaires restent anonymes, mais pointent vers la famille Rothschild.

Cette élite qui détient aujourd’hui toutes les richesses, contrôle toutes ressources, tous les pouvoirs, tous les Etats par le levier de la dette, se conçoit depuis deux siècles comme une « race » (sic) d’élus, d’êtres supérieurs. Auxquels Dieu aurait confié en raison de leur statut d’exception et de leur supériorité la mission de dominer et d’éduquer les autres. Notamment en régulant la répartition des rôles, des statuts, des richesses, des savoirs. Et en régulant la masse de la population mondiale, devenue aujourd’hui pléthorique et problématique pour la survie de l’espèce et de la planète.

Lors du pic épidémique de mars-juin 2020, on a vu ainsi vu se mettre en place des arbitrages passablement révoltants face à l’afflux de malades dans les hôpitaux. Alors que l’Assistance publique a refusé l’aide proposée par les cliniques privées pour désengorger les urgences des hôpitaux publics officiellement « saturés », l’Etat a exigé des médecins hospitaliers qu’ils effectuent un tri à l’accueil de leur service, de façon à n’admettre que les patients les plus jeunes, les plus valides, en bonne santé. Les vieux, les grands malades, les handicapés, les obèses, les immunodéprimés, même en situation de détresse respiratoire, furent renvoyés chez eux avec une prescription de Doliprane.

Parallèlement, les décrets Véran des 27 mars et 16 octobre 2020 enjoignirent les médecins d’EHPAD et de ville à prescrire du Rivotril en guise de soins palliatifs pour les personnes âgées présentant des symptômes infectieux, ou simplement suspectées de Covid. Une manière de faire le tri entre les bons éléments, utiles au système, et les inutiles.

Cette idéologie fonctionnaliste et utilitariste est essentielle pour comprendre cette nouvelle religion transhumaniste, dans laquelle communient tous les milliardaires oligarques. Comme Bill Gates, George Soros, Anthony Fauci, Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Ray Kurzweil, leurs seconds couteaux Jacques Attali ou Laurent Alexandre, et tous les geeks de la Silicon Valley.

Selon cette philosophie qui a toute l’apparence d’une secte pour happy fews, un humain n’est pas un être libre, dépositaire d’une vie sacrée, reflet d’une conscience. C’est une machine biologique, dont l’esprit n’est que la manifestation apparente et temporaire produite par une chaîne de réactions biochimiques logées dans le cerveau.

Par conséquent si cette machine est défaillante, il faut la réparer. En lui adjoignant des prothèses (bras articulés, œil ou organes artificiels). En équipant son cerveau d’outils et de patches numériques pour doper ses performances. En modifiant ses gènes, comme on le fait déjà avec une plante transgénique ou un animal hybride.

Le but n’est pas tant le bonheur individuel que la capacité d’adaptation de l’espèce aux défis à venir : nouvelles épidémies, apocalypse industrielle, climatique, dépassement de l’intelligence humaine par les AI, rencontre avec des aliens…

Un humain n’est donc qu’un numéro, une marchandise, un objet interchangeable dont on peut disposer à loisir des organes comme de pièces détachées, remodeler le fonctionnement pour le perfectionner, ou s’en débarrasser s’il ne remplit plus les fonctions pour lequel il a été conçu.

La vaccination obligatoire de toute l’humanité est l’acte fondateur, presque un rituel initiatique, pour nous entraîner vers la nouvelle société transhumaniste. Et pour cela, nous déshumaniser. A partir de ce qui constitue, au plan biologique, le cœur de notre identité, individuelle et collective, en tant que personne reliée à un corps, une espèce : notre immunité. Le grand absent des discours sur cette pandémie.

C’est pour cette raison, et non simplement pour contrôler les individus de l’intérieur, que chaque dose de vaccin est munie d’une micropuce unique, de la taille d’1/10e de millimètre. Celle-ci ne s’active qu’une fois injectée, en la présence d’oxyde de graphène, un « adjuvant » très toxique ajouté au cocktail vaccinal, sensible à certains rayonnements électromagnétiques et qui une fois activé joue le rôle de batterie, alimentant la puce en énergie.

En présence des ondes 5G, l’oxygène de graphène développe en effet des propriétés électromagnétiques. Il devient décelable dans le corps de la personne injectée, qui réagit alors aux champs électromagnétiques. Des tests réalisés en milieu clinique ont permis de vérifier que le corps des personnes injectées émettait réellement un champ électromagnétique, mesurable avec des appareils de détection.

D’où ces fameux magnet tests diffusés par milliers par des internautes vaccinés sur YouTube, qui consistent à poser une pièce métallique sur la peau à l’endroit précis où l’injection a été réalisée. L’objet reste alors collé à la peau sous l’effet de l’attraction magnétique.

Une fois activée, la puce émet un code Bluetooth repérable à courte distance grâce à un balayage Bluetooth effectué à partir de n’importe quel smartphone. Faites le test dans la rue ou le métro à une heure de fréquentation, vous serez surpris. Le signal émis est suffisant pour être repéré et pouvoir échanger des informations via les objets connectés qui commencent à envahir notre quotidien. Et qui seront des centaines par individu en 2026.

L’un des objectifs de ces doses de rappel régulières auxquelles on veut nous forcer tous les 3 mois est de recharger chaque individu en oxyde de graphène, progressivement éliminé par le corps. Il faut donc entretenir l’illusion des « vagues » successives, en réalisant des vagues massives de tests PCR, positifs – donc faux à 98% (selon les fabricants).

C’est aussi une justification nécessaire pour prolonger ad libitum l’état d’urgence sanitaire (la dictature sanitaire « légale »).

Contrôle transhumaniste, société hyper matérialiste et hyper normative, surveillance omniprésente par des AI : voilà à quoi ressemble pour de vrai le monde d’après.

Mais ça n’est pas tout.

L’un des volets les plus essentiels de ces vaccinations de masse, et sans doute le plus difficile à admettre pour le commun des mortels, est l’eugénisme.

Les preuves indubitables d’une volonté délibérée d’éradiquer une partie de la population mondiale sont pourtant légion. A titre d’exemple, les déclarations parfaitement assumées et réitérées de Jacques Attali, de Bill Gates, d’Anthony Fauci ou d’autres oligarques, ne laissent aucune place au doute.

L’idée est la suivante, elle ne cesse d’être répétée depuis 15, 20 ans, ou plus : la croissance exponentielle de la population mondiale aurait atteint un seuil critique. Bientôt l’économie mondiale ne pourra plus absorber cette croissance. Il y a aura de plus en plus d’êtres humains sur terre, et de moins en moins de ressources à partager. Donc de plus en plus de famines, de tensions, de guerres, mais aussi de maladies. Une situation préoccupante qui met en péril la survie de l’humanité elle-même.

Tout ceci est parfaitement faux. Et invalidé par de nombreux pronostics d’experts, qui affirment au contraire qu’en produisant mieux, en répartissant les ressources de façon plus équitable, on peut largement nourrir toute l’humanité, jusqu’à ce qu’on soit capable de coloniser Mars (à l’horizon 2050), ou des exoplanètes (à l’horizon 2100). Certains affirment même que la terre est tout à fait capable de fournir une alimentation bio et de qualité à 9 milliards d’êtres humains, sans appauvrir les sols.

Mais selon les partisans d’un monde inégalitaire, il faut tailler dans le gras. Faire des choix draconiens. Pour le bien de l’humanité bien sûr. Et surtout de leur portefeuille, déjà obscènement garni. Non seulement il faut freiner la croissance démographique, mais aussi réduire la population actuelle, pour la ramener en-deçà d’un seuil acceptable.

Selon les commandements en 7 langues inscrits sur les Georgia Guidestones, un monument de granit érigé sur une colline dans une forêt dans l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis, les générations futures devront veiller à conserver un équilibre harmonieux entre l’homme et la nature. Et pour cela, le premier de ces commandements est de « Maintenir la population mondiale en-dessous du seuil de 500 millions. »

Nul ne connaît l’identité du commanditaire de ce mystérieux monument. Mais Bill Gates, lors d’une conférence Ted Talks sur la population mondiale donnée aux Etats-Unis en 2010, n’a pas hésité à affirmer plus modestement :
 
« Si on fait vraiment un bon boulot avec les nouveaux vaccins, les soins médicaux, le contrôle de la procréation, on devrait pouvoir arriver à réduire la population mondiale de 15% en 10 ans ! »

Ambiance dans la salle…

Autre fervent partisan de l’eugénisme, Jacques Attali n’a jamais cessé de répéter depuis un livre qu’il a publié en 1980 qu’il faudra à l’avenir se débarrasser des vieux. Lesquels « ne produisent rien et constituent une charge pour la société. » Une solution efficace au problème du financement des retraites.

Plus proche de nous (et du Covid), dans une conférence sur le transhumanisme donnée le 16 janvier 2019 à l’Ecole Polytechnique, Laurent Alexandre affirmait très sérieusement : « Dans quelques années l’humanité sera divisée en deux catégories : les dieux – nous, vous peut-être… – et les inutiles : les Gilets jaunes, les chômeurs… »

La solution est donc toute tracée : supprimer la mauvaise graisse : les inutiles, les inadaptés, toutes ces bouches surnuméraires à nourrir qui encombrent les Restos du cœur, les rues, les prisons, les hôpitaux, les files d’attente de Pôle Emploi… Le vaccin est l’une parmi de nombreuses autres solutions eugéniques aux grands défis de l’humanité.  Un moyen propre, sans trace, sans tache, sans cri ni sang versé, radical, progressif, indolore, imperceptible.

D’autant que l’un des effets secondaires non négligeables de ces vaccins, tout comme ceux injectés à des centaines de milliers de femmes indiennes lors des campagnes de vaccination contre la variole réalisées par la Fondation Gates en Inde, et qui ont valu à cette fondation « humanitaire » d’être poursuivie par le gouvernement indien, c’est de stériliser tout bonnement une part importante des jeunes gens et des jeunes femmes vaccinés. Au passage les campagnes de vaccination de cette fondation sont aujourd’hui reconnues comme le premier vecteur du virus de la variole dans le monde, une maladie quasi éradiquée il y a 50 ans, quand le vaccin a été développé et généralisé…

Où sont mes règles ? Tel est le titre d’une campagne de sensibilisation lancée par des milliers de jeunes femmes, en France et dans le monde, qui se sont retrouvées avec un cycle menstruel définitivement arrêté après une ou plusieurs injections. Campagne évidemment passée sous silence par tous les médias subventionnés.

Comment expliquer que la FEMA ait pu depuis deux ou trois décennies créer en pleine nature, dans des zones très peu peuplées loin de toute activité, des camps constitués d’immenses hangars pouvant accueillir chacun des dizaines de milliers de personnes ? Et qu’elle y ait rassemblé des centaines de milliers de cercueils de plastique noir, acheminés par des camions de l’armée, puis empilés sans raison apparente à ciel ouvert ? A la question posée par quelques enquêteurs « complotistes » : A quoi servent ces hangars et ces cercueils ?, la réponse des autorités américaines fut laconique : « C’est en cas de guerre civile ou d’épidémie… »

A noter que l’eugénisme a toujours été, de tous temps et sous toutes les latitudes, une préoccupation constante, sous une forme ou une autre, chez les élites au pouvoir. Pour préserver ce pouvoir, les prérogatives et le sentiment de supériorité qu’il octroie sur la masse des dominés, considérés comme d’autant plus menaçants qu’ils sont nombreux. Quand il s’est attelé dans les années 1920 à la rédaction de Mein Kampf, Adolf Hitler n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour puiser son inspiration : il a largement pompé dans les théories racistes et eugénistes américaines, chères à la vieille oligarchie conservatrice.

Fric, Pouvoir, Folie transhumanisme, Contrôle, Normalisation, Dépopulation : voilà les vrais objectifs des vaccins. Tellement incroyables que se réfugier derrière des anathèmes comme « fake news » ou « délire complotiste » est un réflexe de protection bien compréhensible.

Car la conscience ne peut admettre qu’un être humain ait une intention aussi hostile et aussi contraire à l’inclination naturelle à l’empathie et à la solidarité envers autrui.

Face à la gêne que produisent de telles révélations, beaucoup se contentent alors de demi-mesures. Ils minimisent, relativisent, font des concessions. Malheureusement, les gens très riches et très polis, très calmes, souriants et bien élevés, comme l’étaient souvent les officiers nazis (dont l’un des avatars actuels est Klaus Schwab), ne s’embarrassent pas de pudeurs ni de manières pour évoquer ces sujets délicats. Lesquels sont toujours, selon la rhétorique clean des managers efficaces et prévoyants, emballés dans des justifications rationnelles, utilitaires, progressistes. Tout comme l’était la Solution finale.

Il faudra encore plusieurs étapes de réveil à l’humanité avant qu’elle ne parvienne à prendre pleinement conscience que de telles abominations sont bel et bien réelles. Et que ce réveil ne produise un sursaut salutaire des consciences. Non pour se lancer dans un combat frontal perdu d’avance contre ses bourreaux. Lesquels s’effondreront d’eux-mêmes dès lors qu’une masse critique prendra conscience des mécanismes de son aliénation. La servitude volontaire n’a de réalité que dans la mesure où elle se fonde sur le consentement. Si le consentement s’effondre, la servitude disparaît aussitôt avec lui.

L’intoxication des esprits par cette culture mondialiste et pseudo humaniste, qui passe par les médias, la consommation, le simulacre politique, ne tient qu’à un fil. Rompre ce fil et tout s’écroule. La seule question qui vaille est : le voulons-nous vraiment ?

Qu’est-ce qui nous fait le plus peur ? L’aliénation consentie, ou la liberté ? Pilule bleue, ou pilule rouge ?…

Pour chacun d’entre nous comme pour nous tous, c’est précisément l’heure du choix.


1 Cf. Carroll Quigley : Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, 1981

MaKoons, ou la sacralisation du vide

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Macron, c’est un peu le Jeff Koons de la politique.

Jeff Koons n’a jamais été un artiste.
Il n’a jamais fait une seule œuvre d’art.
Jeff Koons est un banquier.
Un jour, il a flairé le filon et s’est mis à fabriquer des produits en série pour le marché de l’art.
Des teckels fluos en forme de ballons.
Simplistes, à la limite du gag, reproductibles, clairement identifiables. Une signature.
Son opportunisme n’est pas exempt de rouerie. Il s’appuie même sur une évidente maîtrise du marketing de l’art contemporain.

De la même façon, Macron n’a jamais été un homme politique.
La politique il s’en fout. Il s’en amuse. Il jongle avec les codes et les usages pour mieux les détourner. Comme un gosse joue au Monopoly.
Macron est un banquier.
Et pas n’importe lequel : dirigeant associé de Rothschild.
Sa story évoque un Mozart de la finance. Un Maestro des rachats et fusions-acquisitions.
Finance, c’est sûr ; Mozart un peu moins…
En vérité il est plus proche du Terminator habile, racoleur et cynique, que d’Amadeus.
Un jour ses mentors ont repéré en lui la marionnette idéale pour en finir avec l’Etat-nation, l’exception française, et ce modèle social inadmissible.
Arrivé au pouvoir, Macron a continué à faire ce qu’il fait le mieux : liquider la startup nation pour la vendre aux plus offrants.

Comme les teckels de Jeff Koons, Macron est un fake.

Il aime les premières places, les décors classiques, les grandes perspectives,
attirer l’oeil, briller, faire illusion, occuper l’espace et pavaner.
Il est jeune et nouveau, poli, courtois, clinquant, postmoderne et politiquement correct, fonctionnel, efficace, lisse, inoxydable, et surtout obscènement coûteux.
Mais il est totalement creux.
Comme un people. Un anonyme qui aurait dû le rester.

Un produit usiné. Sans âme. Un artifice.
Un concept résumé à une surface de métal qui renvoie la lumière, objet de toutes les projections narcissiques.

Sa cote de popularité suit les cours du marché.

Artificiellement dopée, frauduleuse, déconnectée de l’économie réelle et de toute assise populaire, elle s’effondrera aussi vite que le mirage s’est imposé comme une imposture.

Finalement, on pourrait attribuer à Macron (et au Palais de l’Elysée), autant qu’à Jeff Koons, cette citation d’un anonyme célèbre :

« Pourquoi construire des déchetteries quand les musées d’art contemporain font l’affaire ?« .

L’été sera chaud ! Vers la société du contrôle total

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« Vous êtes en infraction. Votre pass a été désactivé par le Système. Vous ne pouvez plus utiliser votre ID pour entrer dans un lieu réglementé, utiliser les transports, vous connecter à Meta ou effectuer une transaction. Un agent-robot va intervenir dans 47 secondes. Il vous conduira vers un centre citoyen où vous serez reprogrammé et vacciné. Pour votre sécurité, n’opposez aucune résistance. Je répète… »

Cette scène digne d’un film de science-fiction pourrait bientôt être notre réalité quotidienne. L’immense majorité d’entre nous n’a absolument aucune idée des capacités offertes par les nouvelles technologies développées et testées ces dernières années. Comme des moyens effectifs aujourd’hui déployés en vue de permettre une surveillance totale des populations.

Un projet qui n’est pourtant ni secret ni « complotiste ». Il suffit pour s’en convaincre de lire des rapports publiés au cours de ces 10 dernières années par des d’organisations mondialistes on ne peut plus officielles comme l’ONU (Agenda 2030 et 17 Goals pour un développement durable), le Forum Economique Mondial (Great Reset), ID 2020 (consortium mondial public/privé réunissant des sociétés comme Microsoft, Accenture, Price Waterhouse, Cisco Systems…), la Fondation Rockefeller (rapport prospectif de 2015 sur l’avenir du monde), la Fondation Hopkins ou la Fondation Bill & Melinda Gates.

Ou d’écouter certaines conférences (consultables sur YouTube) sur les nouvelles technologies en informatique, télématique, robotique, monétique, nanotechnologies, neurosciences réalisées par de riches et prestigieux intervenants, oligarques multimilliardaires et autres gourous de la Silicon Valley, promoteurs du transhumanisme et du contrôle de masse. Comme Klaus Schwab, Président du Forum Economique Mondial ; Bill Gates, fondateur de Microsoft et d’une fondation « humanitaire » à son nom qui est le principal financeur de l’OMS et de Big Pharma ; George Soros, financier et fondateur de l’Open Society, plusieurs fois condamné pour délits d’initiés et corruption ; Mark Zuckerberg, patron de Meta/Facebook et grand apôtre du transhumanisme ; Elon Musk, première fortune mondiale à la tête d’une kyrielle de multinationales hi-tech ou transhumanistes comme PayPal, SpaceX, Neuralink, Starlink, Tesla, Hyperloop, OpenAI, Twitter… ; Ray Kurzweil, innovateur hi-tech et futurologue transhumaniste ; Jacques Attali, infatigable évangéliste du mondialisme, du transhumaniste et de l’eugénisme depuis plus de 40 ans ; ou encore Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et d’une start-up de neurosciences, conférencier, promoteur des nouvelles technologies et du transhumanisme…

Nouveaux vaccins, nanopuces, capteurs numériques, reconnaissance faciale, systèmes et algorithmes de surveillance de masse, identité numérique, passeport sanitaire, portefeuille numérique, monnaie numérique, crédit social sur le modèle chinois… Toute cette panoplie se met gentiment en place en ce moment même, pendant qu’on nous endort avec Mélenchon et sa NUPES, qu’on dissèque la dernière petite phrase insignifiante d’un intellectuel de plateau, ou qu’on disserte sur la légitimité d’utiliser la force face à une émeute dans un stade…

Profitez à fond de la trêve estivale après la dernière farce « électorale », dont le tsunami programmé continue de saturer vos esprits connectés pour ne pas vous égarer vers d’autres sujets embarrassants. Pendant que d’autres préparent pour vous la rentrée et la mise au pas des réfractaires, avec la phase 5 de cette plandémie.

En effet, dès juillet grâce à l’Union européenne et à cette chère Fräulein Ursula, sera introduite dans tous les pays membres de l’Union notamment la France la nouvelle norme appelée identité numérique européenne.

Un outil d’identification, de contrôle et de traçage individuel imparable, couplé aux nouvelles technologies.

Et aux nouveaux moyens de paiement : l’euro numérique, actuellement mis en place par la BCE : Une ultime étape avant l’introduction prévue à l’horizon 2030 de la monnaie unique numérique mondiale. Un projet dont le concept élaboré par l’élite bancaire et oligarchique anglo-américaine remonte au moins au 18e siècle ! Tout comme celui de gouvernance mondiale chère à Jacques Attali, dont il est le maillon essentiel pour permettre un contrôle progressif et absolu des économies, des flux financiers, des états et des individus par le levier de la dette, le contrôle de la monnaie et de toutes les transactions financières. Selon la formule célèbre de Mayer Amshel Rothschild : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »

Ceux qui depuis le Covid ont essayé de renouveler leur carte d’identité plastifiée auprès du commissariat de Police de leur quartier ont dû être surpris par l’allongement anormal des délais d’attente : de quelques semaines, on est passé à plus de 6 mois. Motif : « le Covid » (bien pratique), qui entrainerait des restrictions de personnel et ralentirait le traitement administratif des demandes.

Pour info, il faut quelques minutes à l’administration suisse pour délivrer un permis de conduire ou une nouvelle carte grise au comptoir du Service des Autos…

La raison véritable de cet allongement inadmissible, hormis l’inefficacité légendaire des services publics français, est de vous dissuader d’utiliser votre carte d’identité classique : trop archaïque, falsifiable, sujette à des pertes et vols. Et manipulable donc « sale ».

Pour toutes ces bonnes raisons, elle sera bientôt définitivement remplacée par le tout nouveau portefeuille numérique européen. Quel progrès !

Toutes les informations concernant votre état civil, votre domiciliation, vos coordonnées bancaires, et bientôt tous vos paiements autorisés ou réalisés, y seront consignés, sans erreur ni sans falsification possible.

La BCE a d’ailleurs cette année revendiqué le droit d’enregistrer à des fins d’analyse toutes les transactions bientôt exclusivement numériques et fondées sur la technologie Blockchains (au cœur de l’ID 2020) qui seront effectuées sur votre compte. Un moyen (illégal et contraire à tous les règlements nationaux et internationaux sur la protection de la vie privée) de tracer tous les citoyens de l’UE à partir des transactions qu’ils effectuent, datées, géolocalisées, validées et contrôlées.

Dans le même esprit, le sans-contact permet depuis le Covid d’effectuer des achats à partir d’1€ et jusqu’à 50€ dans n’importe quel magasin muni d’un terminal (soit 99,99% des commerces en France). Plutôt que d’utiliser des liquidités, espèces ou chèques, ou d’introduire votre carte dans le lecteur en manipulant le pavé numérique, ce qui constitue un vecteur potentiel de propagation de germes pathogènes.

Grâce à cette justification « sanitaire », on vous a ainsi peu à peu habitués depuis 2 ans et plus à renoncer aux anciens moyens de paiement. Et à basculer vers un mode de paiement plus « light », plus « sûr » et plus rapide. Donc plus pratique. « L’argent, c’est sale », comme on nous l’a toujours appris…

Le sans-contact sera d’ailleurs bientôt étendu à des achats jusqu’à 200€, puis jusqu’au plafond de paiement individuel, grâce à cette ID numérique qui permettra une meilleure sécurisation dans l’utilisation de votre carte bancaire. Merveilleux !

Une étape importante vers la disparition définitive des moyens de paiement physiques. Puisque d’ici peu le seul moyen de paiement admis, ce sera… vous ! Toutes les données personnelles contenues dans votre portefeuille numérique seront encryptées dans votre corps, plus précisément dans des micro et nanopuces communicantes d’un taille inférieure à 1/10e de millimètre voire 1/1000e de millimètre, détectables et lisibles par des capteurs numériques qui échangeront en temps réel avec des AI et des serveurs à distance, via les innombrables objets connectés déployés dans notre quotidien, les antennes 5G et satellites Starlink de Tonton Musk (40.000 en orbite géostationnaire pour un accès gratuit partout à internet…) : Star wars, Matrix, le Meilleur des mondes et Minority Report réunis.

D’ici 2030, peut-être même 2026, les euros en liquide, pièces et billets, les chèques (trop coûteux à traiter), et même les cartes bancaires auront définitivement disparu. Tout comme les achats sur internet par carte ou IBAN bancaire, imparfaitement sécurisés, ciblés par les phishers et hackers de datas bancaires, et objet d’un volume croissant de fraudes.

Tout sera remplacé par le paiement en ligne sécurisé par l’ID numérique, et doublement sécurisé par des paramètres de contrôle biométriques, comme la reconnaissance faciale, l’empreinte digitale, vocale, etc… Et par un système de traçage numérique, actuellement mis en place et généralisé progressivement à toute la population grâce aux campagnes de vaccination.

Invraisemblable mais vrai.

Lisez notamment cet article sérieux et détaillé sur la présence effective de micropuces détectées dans les injections appelées « vaccins » commercialisées depuis fin 2020 par une poignée de labos champions toutes catégories de la corruption et condamnés à des peines record au pénal, comme Pfizer ou Moderna. Et découvrez les prouesses géniales de ce système de traçage inclus dans les injections, dont vous êtes peut-être l’un des tout premiers cobayes à être équipés si vous êtes vacciné. Ce système permet notamment d’assigner un code Bluetooth individuel à chaque personne injectée (n’ayez pas peur, ça ne fait pas mal… du moins au début) et donc de vous identifier facilement comme de lires des informations numériques confidentielles vous concernant.

Pour information, ce système de traçage implique des firmes leaders des nouvelles technologies comme Microsoft (on s’en serait douté) ou Hitachi. Il concerne tous les « vaccins Covid » actuellement sur le marché. Et bien sûr les futurs rappels et vaccins relais destinés à vous recharger en oxyde de graphène peu à peu éliminé par le corps. Comme le nouveau vaccin déjà préconisé par l’OMS contre le monkeypox (la variole du singe), ou de futures épidémies inconnues mais déjà prévues par des « spécialistes » comme Bill Gates.

Cette technologie a d’ailleurs fait l’objet de tests important en 2019-2020 au Kenya et au Malawi sur des petits Africains à peu près consentants, sous l’égide de fondations mondiales « humanitaires » comme la Fondation Bill & Melinda Gates.

Les résultats très positifs de ces tests à grande échelle ont fait l’objet de publications dans des médias français très officiels, comme Le Monde, les Echos ou LCI. Sa réalité ne peut donc être mise en doute.

Cette technologie nouvelle permettra notamment dès qu’elle sera officialisée de vérifier sans possibilité de falsification si vous êtes vacciné ou non, avec quel vaccin, combien de doses vous avez reçu et quand. Et donc de vous vacciner de gré ou de force si vous ne l’étiez pas avant. Au risque si vous vous y opposiez de vous voir supprimer tous vos moyens de paiement et vos droits essentiels, comme la possibilité de vous déplacer, de voyager, d’utiliser les transports, de vous rendre dans une administration, de voter, de vous réunir avec d’autres personnes (que vous pourriez contaminer), de rentrer dans un hôpital (où sont soignées des personnes fragiles), d’accéder aux soins et à tout lieu public sécurisé. Avec comme seule alternative la mise en quarantaine et la rééducation forcées, ou le confinement obligatoire dans une pièce isolée de votre domicile, sans contact et sans droit d’en sortir.

A ceux qui estiment tout cela ahurissant et impossible, je conseille d’aller voir ce qui se passe depuis 2 ans en Australie ou en Nouvelle Zélande, pays dirigé par la jeune et ravissante Jacinda Ardern, Young Global Leader du World Economic Forum, la secte de scouts mondialistes de Klaus Schwab, dont font également partie entre autres Bill Gates, Angela Merkel, Emmanuel Macron, Justin Trudeau, Ursula van der Leyen, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. Un pays parmi les plus répressifs au monde, comparable aux dictatures islamistes qui furent les première (après le Vatican) à imposer la vaccination obligatoire, mais qui n’a pourtant comptabilisé que 57 décès du Covid pendant le pic épidémique du printemps 2020. Trouvez l’erreur.

Quant à l’Australie, on a peu entendu les médias français pourtant si prompts à défendre les « droits de l’homme » quand ce pays a pris l’une des mesures coercitives les plus extrêmes et révoltantes de ce début de siècle. A savoir rassembler l’an dernier quelques 24.000 enfants dans un stade à Sydney pour les vacciner de force. Avec interdiction pour leurs parents de s’y opposer, et même de pénétrer dans l’enceinte. C’est beau la démocratie !

Inutile de commenter les exploits en matière de dictature sanitaire réalisés par la Chine, encore tout récemment. On a tous en tête ces images horribles de camps de concentration improvisés pour rassembler de force « malades » (les cas positifs ou suspectés de l’être) et les réfractaires au vaccin en situation d’illégalité. Ces milliers de citoyens chinois arrêtés le soir à leur domicile, la porte de leur appartement défoncée à coups de masse par la Police ou la milice sanitaire, et enfermés de force dans des cages à lapins pendant des semaines.

Tout cela prouve que cette dérive totalitaire qui ne touche pas que des pays isolés, est tout sauf une fiction complotiste.

Et ne vous y trompez pas : la France, pays de la démocratie et des droits de l’homme de notre cher sociopathe-Président n’y fait pas exception. Les enfermistes comme Christophe Barbier, conseiller du Président, réfléchissent depuis 2 ans à la meilleure manière de surveiller et punir, c’est à dire de contrôler, vacciner, enfermer et contraindre tout le monde, en faisant totalement abstraction des liberté constitutionnelles, et en ayant recours à la force publique (Police, armée), et la contrainte physique s’il le faut. Comme cela se fait par exemple au Mexique où des populations entières ont été vaccinées de force dès 2020 par des patrouilles de l’armée venant dans les rues frapper aux portes des maisons.

Emmanuel Macron lui-même l’a très clairement laisser entendre au cours de son allocution télévisée de décembre 2020, au début du second confinement, dans un passage bizarrement passé inaperçu parmi les commentateurs d’habitude cramponnés à la moindre de ses déclarations :

« Il faudra réfléchir [terme utilisée systématiquement depuis 5 ans pour annoncer les mesures impopulaires à venir] à l’avenir à créer des centres de quarantaine où l’on pourra orienter les personnes contaminées, sans doute au niveau de chaque commune. » Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites ! En gros, il ne s’agit ni plus ni moins que de rouvrir le Vel d’Hiv pour les non-vax.

A bon entendeur…

Une fois rangés tracts et affiches de ces élections-divertissement, et maintenant que le pantin a la caution des urnes pour un second round pour calmer toute velléité insurrectionnelle pourtant légitime, le cirque sanitaire va bientôt pouvoir reprendre. Et être même être renforcé, en France comme ailleurs dans toute l’Europe.

La vaccination obligatoire pour tous, y compris pour les nouveau-nés, est un principe déjà acquis par l’OMS au cours de ce premier semestre 2022. OMS, organisation privée financée en majorité par des fondations privées comme la Fondation Gates qui contrôle l’industrie pharmaceutique, qui s’est vu octroyer cette année le droit de statuer sur les futures lois imposées à tous les pays en matière sanitaire ! Une forme de totalitarisme sanitaire avec une façade légale.

Cette vaccination obligatoire devrait entrer en vigueur en France vers la fin de l’année. Comme l’a clairement annoncé Macron, juste avant le premier tour des présidentielles (au conditionnel bien sûr, pour ne pas effrayer les inutiles appelés à « faire barrage à l’extr^me droite »…

De façon prévisible, les médias mainstream commencent déjà à débattre depuis une semaine du retour des mesures sanitaires sur les plateaux télé : réintroduction prochaine du pass, opportunité de rétablir le masque dans les transports, de rendre obligatoires les rappels désormais trimestriels, voire de rétablir le confinement : toutes les options sont sur la table.

Entre temps, le pass sanitaire européen, obligatoire pour tous, va bientôt remplacer le pass vaccinal puis sanitaire inauguré il y a tout juste un an. Et mis en berne il y a 3 mois pour cause d’élections. Avec l’arrivée en octobre des nouveaux variants très méchants, annoncée depuis 3 mois par les autorités sanitaires à peine corrompues, Conseil Scientifique et ANRS en tête.

Restons donc extrêmement vigilants et préparons-nous à devoir nous engager dans des actions massives de désobéissance civile et de sabotage, si nous ne voulons pas de cette dictature sanitaire mondiale et transhumaniste ! Et ayons le courage de dire NON à ce nouveau durcissement du totalitarisme technosécuritaire et sanitaire, vers lequel on nous embarque à un rythme accéléré grâce à des pandémies contrôlées (cf. déclarations de Jacques Attali, et « Covid-19, The Great Reset » de Klaus Schwab et Thierry Malleret (2020 : à télécharger en français et en pdf gratuit sur internet).

Au nom de la liberté, de la dignité humaine et de l’avenir de nos enfants, opposons-nous à cette mise au pas totalitaire des individus, de la société, des états condamnés à disparaître d’ici le milieu de ce siècle, dilués dans ce Nouvel Ordre Mondial imaginé par une clique d’oligarques sociopathes et déterminés. Et mis en place par des marionnettes comme Macron, van der Leyen et d’autres, qui osent prétendent agir au nom du Progrès, de l’efficacité, pour notre sécurité et pour le bien de l’humanité.

Marcher chaque jour de père

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“Un père n’est pas celui qui donne la vie, ce serait trop facile,
un père c’est celui qui donne l’amour.”
Denis Lord

“Il y a deux types d’hommes : ceux qui cherchent leur père,
et ceux qui cherchent à tuer leur père.”
Eliette Abécassis

Jacques Claudel (1924-2002)

On a tous été plus ou moins l’un ou l’autre, entre Freud et la quête du Graal : celui qui veut tuer le père, et celui qui cherche le père. Aujourd’hui je suis sans nul doute de ceux qui ont trouvé le leur. Et cheminent avec lui.

Il y a 20 ans disparaissait mon père. Il y a 20 ans, à peine parti, me faisait-il signe qu’il était présent, qu’il ne m’abandonnerait jamais, et qu’il me fallait désormais prendre appui pour sortir de cette vilaine déprime où je m’abîmais depuis un an et demi.

Il y a 20 ans aujourd’hui jour pour jour, à midi précis, par une magnifique journée ensoleillé en ce premier jour de l’été, Jacques Claudel embarquait pour son ultime voyage, direction le soleil à son zénith.

Quel symbole plus éloquent pour cette personnalité qu’on peut sans exagérer qualifier de solaire !

Né un 17 août, natif du Lion, il avait tant aimé voyager dans les pays chauds, passer des vacances au soleil, chevaucher sur les plages de Méditerranée, partager des moments de détente, de découvertes, d’amitié, de fêtes. Au Club Med, dont il fut un des pionniers aux côtés des fondateurs Gérard Blitz et Gilbert Trigano, en famille ou avec des amis : Corfou, Arziz (Israël) où ma mère et lui passèrent leur voyage de noces, Donoratico (Italie), Santa Giulia (Corse), Djerba (Tunisie), Yasmina (Maroc), Les Boucaniers (Martinique)…

Solaire, il l’était aussi par sa personnalité, rayonnante et généreuse.

Une âme de « chef » dès le plus jeune âge, il aimait manifestement diriger. Un peu trop parfois. Quoique ses deux épouses successives, Odette puis Anne-Marie, chacune au tempérament bien trempé, lui donnèrent quelque fil à retordre. Souvent chahuté par ses enfants et petits-enfants pour son goût du commandement et son tempérament hyper protecteur. Mais toujours prêt à veiller sur ceux qu’il aimait, à prendre soin d’eux, les gâter, à prodiguer conseils et assistance, cherchant à les prévenir et les préserver, comme un papa-poule qu’il était, contre tous les écueils de l’existence.

Un homme entreprenant aussi, volontaire et courageux. Qui n’hésitait pas à braver les défis et faire face à l’adversité.

Pendant la guerre, il s’était engagé dans la Police à 16 ans pour échapper au STO, puis avait rapidement rejoint la Résistance, après l’Appel du 18 juin. Une période qui le marqua profondément. Il en parlait souvent, comme du Général, son héros. Un peu trop. Comme de son combat contre « les Boches et les collabos ». Et cet épisode épique : arrêté avec ses camarades de Résistance en août 1944, ils furent emmenés par les Allemands pour être fusillés au Fort d’Enghien, en pleins combats pour la Libération de Paris. Une exécution à laquelle ils échappèrent in extremis, suite à une explosion qui sema la pagaille dans les rangs de l’ennemi.

Mon père ce héros

N’empêche, il fallait en avoir !

Aîné de deux frères et brillant élève, il n’eut pourtant pas le choix et dut travailler dès l’âge de 13 ans avec son père dans la boulangerie-pâtisserie familiale de Ville d’Avray. Laquelle comptait – disait-on – parmi ses clientes fidèles quelques belles élégantes venues spécialement de Versailles. Pas de grasses matinées, il fallait se lever la nuit et suer dans le fournil en sous-sol pour préparer baguettes et gâteaux.

Mais après une opération de la saphène qui l’empêchait de rester debout, il dut abandonner le métier et renoncer à tenir le commerce pour se reconvertir dans la vente.

C’est ainsi qu’il vendit durant toute sa vie professionnelle des fours et du matériel à une multitude d’artisans et quelques grosses boîtes, dans toute la en France puis à l’étranger. Il travailla pour quelques PME leaders du marché, comme Pons ou Gouet, puis se mit à son compte.

Ce métier très accaparant de vendeur puis de directeur commercial le retint de longues journées sur les routes. Mais cela ne l’empêcha pas de consacrer son temps libre à son père usé par la Grande guerre, les gaz, les tranchées, les camps de prisonniers et les mines de Silésie en Allemagne, l’excès de tabac, et qui mourut épuisé à 67 ans. Puis à sa mère retraitée, à sa fille élevée par notre grand-mère Virginie après le divorce de ses parents, puis à sa seconde famille, après son remariage avec une femme de 13 ans sa cadette.

Virginie Claudel était une maîtresse-femme. Aînée d’une grande fratrie, elle avait dû dès l’âge de dix ans élever toute seule ses 8 ou 9 frères et sœurs, après le décès de sa mère morte en couches. De même, Jacques Claudel était le pivot de la famille recomposée.

Les repas du dimanche, les anniversaires et autres festivités qui réunissaient parents, amis et voisins se succédaient dans l’appartement de Vaucresson, ou dans la belle maison de La Chapelière dans le Perche qu’habitaient ma soeur Pascale, son mari Michel, et leurs enfants Aurélie et Julien. Puis dans l’autre maison de Pascale à Prunay-le-Gillon, une ancienne ferme des environs de Chartres. Parents, grands-parents, beaux-parents, amis de la famille, petits copains et copines y étaient généreusement et régulièrement invités autour de grandes tablées familiales, où se succédaient bon petits plats, crus goûtus, bougies d’anniversaire, sapins de Noël, et calembours graveleux dont raffolait le paternel, suivis de fous-rires en rafale.

La retraite passée, Jacques Claudel avait encore à plus de 70 ans le goût des bonnes choses, des bons mots, des bons repas. Et surtout l’esprit de famille et le sens de l’amitié.

Son charisme, son goût de la séduction et des jolies femmes étaient intacts. Il ne manquait jamais une occasion de galéjer avec quelque ravissante convive assisse à ses côtés.

Mais à 77 ans, après une année de combat inégal contre un méchant crabe qui lui bouffait les voies biliaires, il dut se résoudre à rendre les armes et prendre congé des siens.

La vérité, c’est qu’il ne les a jamais quittés. Depuis 20 ans sa présence reste perceptible chaque jour, à chaque instant. Comme un guide bienveillant et rassurant pour tous ceux qui l’ont aimé et restent attachés à lui. Moi le premier.

20 ans : une belle occasion pour se remémorer tous ces bons moments passés ensemble. Les jours fastes et les épreuves. Prendre exemple et appui sur cette force intarissable. Et remercier toujours ce père, ce modèle d’homme, ce confident, ce conseiller, ce complice, cet ami, ce frère, avec qui rien ne pourra jamais dissoudre les liens aussi profonds.

Le Maître et le Néant

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Si je devais me situer au regard des grandes figures intellectuelles qui ont marqué le monde des idées et des arts au siècle dernier, je dirais que je suis quelque part entre Claudel et Cocteau.

Paul Claudel
Jean Cocteau

D’un côté les sommets de la mystique et de la morale catholique, avec cette ardeur à embrasser le tragique de l’Histoire concentré dans les abysses et les cimes du siècle, cette profusion littéraire, cette dramaturgie baroque, et cet inlassable engagement diplomatique et politique. Avec cette constante intransigeance à vouloir viser trop haut pour s’extraire de l’absurde, quitte à braquer les consciences, à rajouter des injustices aux drames et manquer sa cible.

Et pour l’autre, la poésie des symboles, la sensualité onirique, la délicatesse des songes et le jeu des apparences comme distance élégante face aux meurtrissures de l’âme, aux excès du désir et à l’incertitude équivoque, version schizoïde de l’angoisse existentielle. Avec cette magnifique formule qui résume tout son cheminement personnel et artistique : « Il faut suivre sa pente naturelle… vers le haut ! »

Et puis il y a parmi mes pères cette figure que j’admire profondément sans parvenir à l’égaler : Camus. L’homme révolté, l’homme engagé, l’homme impertinent mais intègre, séducteur incompris, l’aventurier solitaire habitué des salons littéraires, tantôt célébré tantôt rejeté, mais toujours ferme sur son cap. L’homme charnel et spirituel à la fois qui embrasse cette humanité telle qu’elle est, qui étreint le réel et l’accompagne au milieu des tourments, non pour décrocher la gloire, briller aux premiers rangs, mais pour servir une cause juste, sans jamais céder aux pièges de la complaisance ou du fanatisme. 

Albert Camus

Quant à l’abomination absolue, elle se résume pour moi dans la hideur physique et morale de Sartre, le pape de l’existentialisme nihiliste, le prophète et du non-Etre et du Néant, l’homme des Mains sales qui ne s’est jamais sali les mains, mais qui a sali tant d’esprits égarés en élevant des bûchers pour célébrer la plus grande imposture intellectuelle et morale du 20e siècle : le marxisme-léninisme.

Cet avatar pourri du messianisme politique, portés par des Zélotes athées et des technocrates déshumanisés. Ce renversement complet des valeurs, qui travestit la Parousie en ordalie planétaire, le Salut en triomphe de l’Antéchrist, et le Royaume des cieux en goulag cérébral. Marxisme-léninisme qui au passage fut le principal inspirateur et repoussoir du nazisme, dont il est l’avatar exalté sous la forme d’une réaction nationaliste au bolchevisme et à l’Internationalisme.

Le triomphe des faux-prophètes comme Sartre et autres thuriféraires du Nihilisme est exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Avec ce mariage contre-nature prophétisé par Orwell entre le Capitalisme ultralibéral et le Communisme technosanitaire.

Michel Foucault

Le seul rédempteur intellectuel pour dépasser l’impasse sartrienne, et tout ce que ce

monstre représente, serait Foucault. Encore que ses prétendus disciples d’aujourd’hui, qui ne l’ont visiblement ni lu ni compris, ont trahi l’homme et sa pensée. Faisant dire à cet esprit émancipateur, archéologue des discours comme fondement du pouvoir, de la norme et outil de contrôle des âmes, son exact contraire : le retour de la Norme, déifiée en Nouvel ordre moral (et mondial). C’est-à-dire de toutes les normes également sanctifiées dans le grand marché de la compétition victimaire. Au nom d’un Relativisme absolu qui interdit tout redressement éthique. Relativisme individualiste, communautariste et consumériste, porté aux nues par la religion Woke. Elle-même récupérée par l’imposture « progressiste » des marchands du Temple renversé, devenus les nouveaux dieux régnant sur une armée de zombies apathiques et connectés.

Friedrich Nietzsche

Finalement, en ce début de siècle crépusculaire qui célèbre la Confusion des valeurs et le règne de l’Absurde, il faut faire retour à Nietzsche. Le prophète de Par-delà le bien et le mal et d’Ainsi parlait Zarathoustra est toujours d’une actualité salvatrice. Nietzsche le pourfendeur de la mauvaise conscience, du nihilisme et de l’homme du ressentiment (Sartre), celui qu’on nous somme de devenir pour nous entredévorer et mieux nous asservir. Nietzsche annonciateur de cette époque de ténèbres qui précède l’avènement du surhomme, pôle lumineux du transhumain, masque fétichiste des sous-hommes, des esclaves, du bétail, de ces machines organiques auxquelles ont aura ôté l’esprit pour les subordonner à l’intelligence artificielle. Nietzsche emporté par le vertige de ses visions d’un inéluctable chaos à venir. Dans lequel nous nous vautrons. Nietzsche toujours aussi pertinent qu’impénitent.

Parmi ses disciples qui ne lassent pas de m’inspirer, il y a René Girard. Du ressentiment au mimétisme, il y a le regard lucide et davantage objectif de l’anthropologue sur la violence de nos sociétés et les mythes qui la sacralisent. El la figure du bouc émissaire toujours rejouée, dont le seul dépassement possible réside dans la Résurrection, cette théophanie de l’Etre et cette sublimation du désir. Tellement d’actualité !

Quant aux grands esprits de ce siècle qui participent de l’Eveil global des consciences, seule issue hors de la Néantisation ambiante, il ont en commun de jeter des ponts vers l’Universel et de restaurer le lien avec notre Origine divine par-delà le désenchantement du monde, en rouvrant toutes grandes les portes du Ciel débarrassées des oripeaux du religieux et des geôles de la Raison. En comblant à la suite de Jung le fossé symbolique et spirituel entre l’Orient et l’Occident. Tout comme le schisme obsolète entre science et mystique, ou entre rationalité et irrationnel.

On peut citer parmi les nombreux « gourous » contemporains dont les livres ornent les rayons Spiritualité, Ésotérisme ou Développement personnel : Neale Donald Walsch (auteur des Conversations avec Dieu), Philippe Guillemant (physicien, directeur de recherche au CNRS, conférencier, auteur d’une théorie sur le temps et spécialiste de la physique de la conscience), Eckart Tolle (Le pouvoir du moment présent) ou Scott Peck…

Autant de nouveaux maîtres (à être, devenir et réaliser plutôt qu’à penser) qui signent dans cet Occident malade le grand retour à l’intériorité. Pas pour consommer du bien-être customisé ou s’acheter un supplément d’âme comme on change de voiture, mais pour se changer réellement soi-même, se dégager des entraves et éviter les gouffres du Zeitgeist. Et parvenir ainsi, en se reconnectant à la trame intime du Réel qui nous sous-tend et nous rend libres, à revivifier en nous ce pouvoir transformateur de la conscience et de l’Amour. Et permettre au monde de se sauver par le haut en se lassant aspirer par le Sens qui l’appelle vers la grande Transmutation. Non par une volonté de changement plaquée de l’extérieur, mais par une transmutation des énergies intérieures, des épousailles entre la Lumière et les énergies enfouies dans nos mémoires et nos ténèbres.

Immanence et transcendance réconciliées dans cette nouvelle Conscience globale émergente, qui est celle de l’humanité pacifiée naissant à la conscience d’être elle-même, dans son Unité dynamique et solidaire, dans son pouvoir créateur centré sur la quête des biens supérieures et du Bien commun, en assumant enfin avec joie, responsabilité et fécondité sa place dans l’Univers.

Apocalypse Now !

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Cette fois on y vient !

Le Big Crash économique, financier, bancaire et monétaire mondial pronostiqué depuis 2 ans et plus par de nombreux économistes de la planète est bien à l’horizon. 5 ans tout au plus de répit et ce sera l’Apocalypse en version 5D XXL.

Selon les analystes financiers et les géopoliticiens les plus aguerris, l’absence de mesures suffisantes pour assainir un système financier à bout de souffle après la crise spéculative de 2008 qui avait failli emporter la plupart des bourses et des grandes banques d’investissement, puis celle de l’euro en 2011 qui avait révélé les fragilités du système monétaire et des banques centrales, cette instrumentalisation – volontaire selon certains – des artisans du Great Reset pour remettre les compteurs de la « mondialisation » à zéro et imposer leur nouveau système économique, financier, politique, juridique, administratif, sanitaire, sécuritaire, sociétal et symbolique fondé sur l’hyperconcentration financière au profit d’une micro-élite ploutocratique, le contrôle numérique des Etats, des économies et des populations grâce à la future monnaie unique mondiale, aux AI et aux nouvelles technologies du contrôle de masse, puis enfin cette « guerre en Ukraine » qui n’est rien de moins que le choc final des oligarchies anglo-américaines d’un côté, et russo-asiatiques de l’autre, pour le monopole du pouvoir financier sur les autres pouvoirs, tout ceci converge vers une conflagration des chocs qui se traduira d’ici 5 ans au plus par un effondrement total.

Avec des contre-chocs attendus de type social, humanitaire, sanitaire, anarchique : hyperinflation, famines, épidémies (des vraies cette fois), révoltes, insurrections, émeutes, révolutions, pillages, guerres localisées et violences diverses. Lesquels fourniront le prétexte à une reprise en main policière et sanitaire des plus radicales, et à une décrédibilisation définitive des pouvoirs politiques locaux incapables de gérer cette crise paroxystique, qui justifieront l’instauration d’une gouvernance mondiale pour remplacer les États-nations, et la nécessité d’imposer un système mondial de normalisation dystopique, avec un contrôle permanent des populations et une évaluation individuelle selon des critères normatifs de conformité à des lois totalitaires. Et ce grâce à la monnaie unique numérique, à la surveillance de masse et aux AI.

Un monde implacable et hyperfasciste d’une efficacité terrifiante, plus proche de Matrix que du crédit social à la Chinoise dont il s’inspire. Et qui sera rendu possible grâce à une « stratégie du choc » (cf. Naomi Klein) : la destruction créative du vieux monde comme prélude au règne de l’Antéchrist néonazi et des machines sur une armée de zombies déshumanisés et de borgs connectés.

La Société de l’Obscène, mirage des papillons

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Babylone, la grande prostituée

Qu’est-ce que l’Etat de droit ?

Selon une conception qu’on fait souvent remonter, du moins en France, à Montesquieu, l’Etat de droit est un principe juridique, philosophique et politique qui suppose la prééminence du Droit sur le pouvoir politique. Il s’oppose à la monarchie ou au despotisme, lequel fonde le pouvoir politique sur l’arbitraire d’un seul homme ou d’une caste, seul détenteur de l’autorité, seule source du Droit, et seul arbitre des autres pouvoirs.

Selon ce principe d’Etat de droit, la loi s’applique à tous, de la puissance publique aux individus. Personnes physiques ou morales, tous sont égaux devant la loi et doivent se conformer à la même norme juridique de façon égale, du chef de l’Etat au simple citoyen, et même au prisonnier déchu de ses droits.

La France est-elle encore aujourd’hui une démocratie ou un Etat de droit ?

Qu’on se place d’un point de vie juridique, constitutionnel, institutionnel, social ou politique, la réponse à ces deux questions est évidemment non.

L’abandon de la souveraineté nationale au bénéfice d’institutions européennes de type fédéralistes, le transfert progressif des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire nationaux vers des instances communautaires comme l’Union Européenne, la Commission Européenne, le Parlement européen, le Conseil des ministres européen, la Cour européenne de Justice ou la Cour européenne des droits de l’homme, pour n’en citer que quelques-unes, sans compter les institutions non élues qui constituent la matrice de la future gouvernance mondiale, officielles (G7, G8, G20, Conseil de Sécurité, ONU, OMC, FMI, Banque mondiale…), ou plus opaques (groupe Bilderberg, Commission Trilatérale, Forum économique mondial et think tanks divers…), la substitution du principe démocratique central dans notre Constitution du gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple par une pseudo démocratie représentative constituée d’élus sélectionnés et financés par les mêmes lobbies, la dérive technocratique et élitaire de la société et des modes de décision, la corruption de tous les pouvoirs par des puissances économiques et financières étrangères qui contrôlent leur financement, leurs actions et les élites en place, ont peu à peu révélé l’imposture qui se cache derrière une utopie démocratique qu’on agite encore pour se rassurer ou pour tromper les masses.

Quant au Droit, il est devenu avant tout un instrument pour contrôler les autres pouvoirs. La judiciarisation de la politique répond à une dérégulation et une subordination de l’économie grâce aux nouvelles normes juridiques supranationales en faveur de la dérégulation et du libre-échange imposées de façon sournoise grâce aux traités transatlantiques notamment par les partisans d’un mondialisme sauvage où l’Argent-roi, le Marché tout puissant et la loi du plus fort balayent peu à peu tous les garde-fous démocratiques et juridiques qui protégeaient jusqu’à présent les plus faibles contre l’avidité sans limite des plus forts.

Non que la France soit devenue une République des juges, où l’hystérisation moralisatrice, l’obsession de la norme, l’exhibition plébéienne et la judiciarisation permanente des comportements déviants auraient remplacé la vertu, l’exemplarité ou le devoir moral des élites envers le peuple. Mais cette tendance est au contraire surjouée pour maquiller l’absence de vraie justice. Dans les discours politiques et médiatiques, dans ces nouvelles normes morales woke agitées par les intellectuels de cour comme Enthoven pour traquer les écarts, crucifier les fautifs et les jeter en pâture à l’opprobre public. Et laisser soigneusement dans le même temps les élites les moins suspectées de duperie poursuivre leur petit commerce sordide, protégées par l’obscurité coupable et la confusion générées par le tumulte ambiant.

La France de 2022, comme toutes les autres démocraties occidentales à un titre ou un autre, ressemble plus à la Rome des empereurs décadents qu’à un parangon de vertu démocratique. Un empire qui se pare d’autant plus de vertu que celle-ci a déserté le sérail depuis plusieurs générations. Un empire qui se délite par la tête, poreux aux invasions barbares, culturelles et spirituelles plus qu’avant tout démographiques.

Contrairement aux obsessions zemmouriennes, la France serait moins menacée par le Grand remplacement sous les coups de boutoir des hordes barbares venues de l’Islam ou de l’Afrique que par le Great Reset. La grande aspiration qui précède la Grande Réinitialisation mondialiste.

Et pour accélérer ce phénomène de dislocation des structures étatiques, institutionnelles, éthiques et culturelles dont le roi-Pinocchio Emmanuel II a le secret, l’Islam et tous les communautarismes propres à démanteler l’unité nationale sont des alliés de choix, plus qu’un but en soi.

Car tous seront promis au même sort une fois les réduits identitaires et démocratiques tombés : passés par l’aspirateur et la moulinette du grand laminoir mondialiste, cette machine infernale à broyer les identités, les aspirations libertaires ou communautaires, pour les assimiler dans le grand Collectif indifférencié : celui des esclaves consentants du monde d’après. Avec ses promesses de vie meilleure, virtuelle et connectée ; du moins pour ceux qui n’auront pas été entre temps éliminés après avoir été déclarés non conformes, dangers potentiels, réfractaires au bonheur imposé, antivax, complotistes ou contaminés.

Notre société ne repose évidemment plus sur le Droit. Même si elle fait mine d’être obsédée par le Droit. Ou plutôt obsédée par une conformité purement formelle à la seule norme faussement structurante qui subsiste une fois l’éthique vidée de son sens : La norme juridique. Ce qui est permis ou interdit selon l’arbitraire du pouvoir, justifié par une logique de l’efficacité ou des discours « progressistes » qui ne sont qu’un simple emballage rhétorique pour faire passer la pilule.

Un nouveau totalitarisme s’est ainsi mis en place de façon tellement subtile que certains n’en ont même pas encore conscience. Il s’appuie pour s’imposer sur un terrorisme permanent, lui-même justifié par une morale qui se résume à un conformisme comportemental, intellectuel et discursif. Et surtout sur une transparence de tous les instants, qui n’est même plus une injonction ou une exigence à tout dire et tout montrer au nom de l’intérêt général ou d’un impératif catégorique (la lutte contre le terrorisme). Depuis que les nouvelles technologies ont transformé la vie cognitive, la vie privée, intime, interpersonnelle, relationnelle et non seulement la vie sociale, professionnelle, économique, en tribunal inquisitorial permanent, traquant nos moindres faits et gestes, nos pensées, émotions et intentions, avant même que nous prenions nous-mêmes conscience.

Une telle dérive, ajoutée aux frayeurs essentiellement irrationnelles entretenues par les médias sur l’apocalypse climatique, chimique, virologique et autres fléaux qui conduisent l’humanité vers sa disparition annoncée, nous ont enfermés dans une paranoïa collective qui est devenue aujourd’hui notre seule manière collective d’être au monde.

Elles nous poussent à suivre de façon moutonnière toutes les injonctions absurdes supposées garantir notre sécurité, sans voir qu’elles nous précipitent au contraire vers le Néant. Avec comme corollaire pour nous assujettir tout un tas de dérivatifs et de divertissements, de potions toxiques pour nous abrutir davantage, de baumes hyper customisés pour dorloter notre ego, nous faire oublier nos frustrations le temps d’un épisode Netflix, et renoncer à toute envie de réfléchir par nous-mêmes. Ce qui risquerait de nous faire prendre conscience de l’obscénité du chantage dont nous sommes l’objet, et de ce monde qu’on nous vend comme le meilleur possible.

Terrifier, soumettre, contrôler. Tels sont les mots d’ordre des maîtres du monde, qui tirent les ficelles de ce grand marché de dupes.

Le maître mot de cette magistrale imposture, ce n’est pas le Droit, le Bien, le Juste, le Vrai, le Beau ou même le secure, c’est l’Illusion.

La Société du spectacle chère à Guy Debord est devenue une société de l’Obscène, travesti en apothéose de la vertu.

Comme dans le roman d’Orwell, le mensonge c’est la vérité.

Ainsi en va-t-il de cette « Justice » aussi absurde qu’injuste. Cela vaut pour la Justice française comme pour la Justice internationale. Et cela augure de ce que sera le monde futur. Ce Nouvel Ordre Mondial qu’on nous promet aussi proche qu’inéluctable, apte à arracher l’humanité à tous les cataclysmes environnementaux, sanitaires, industriels, économiques, monétaires, nationalistes ou religieux qui la menacent. Une assurance multicarte contre toutes les turpitudes apocalyptiques. Le messianisme technologique à porter de clic.

Aujourd’hui, sous les caméras du monde entier, se tient le procès d’un homme seul face à ses juges. Un soldat russe, donc doublement méchant par nature, accusé de crime de guerre pour avoir tué un civil. Un comble pour un soldat !

Il est vrai que depuis l’invention par les faucons néoconservateurs du Pentagone lors de la première guerre en Irak de 1991 du concept de frappes chirurgicales, la guerre ne tue plus jamais d’innocents. On passera donc sous silence les 200.000 civils tués durant les guerres au Moyen-Orient du très consensuel Obama. Pas grave, c’étaient des Bougnouls. Pardon, des islamistes.

Un gamin de 20 ans qui exécute un ordre idiot et fait une victime non programmée est donc désormais déclaré criminel de guerre. C’est facile, c’est pas cher, c’est énorme mais ça empêche de penser. C’est en effet un bouc émissaire parfait pour concentrer le désir légitime de vengeance de tous les crétins lobotomisés par BFM TV, qu’on fait aboyer depuis trois mois contre le nouveau Diable russe.

Une façon habile de faire oublier tous les crimes commis à notre encontre depuis cinq ans par le petit dictateur en herbe qui s’agite à l’Elysée en obéissant aux ordres de ses mentors qui en veulent toujours plus. Pour le coup les plus criminels qui soient dans l’Histoire, comme l’avenir le révélera bientôt. Et ce devant la Shoah, Staline, Pol Pot ou la Révolution culturelle.

La société du spectacle jette donc aux fauves anémiés d’une opinion émasculée ces menues croquettes en guise de consolation pour toutes les humiliations infligées.

Et pendant que la basse-cour merdiatique s’agite sur ce minuscule crime de guerre faute de mieux, personne ne parle des milliers de plaintes déposées depuis deux ans pour crimes contre l’humanité. Génocides, euthanasie des résidents en EHPAD, empoisonnements volontaires, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personnes en danger, falsification de données médicales officielles, primes au parjure et au mensonge, interdiction de prescrire, trafic d’influence, conflits d’intérêts et corruption aggravée, exercice illégal de la médecine, subornation d’autorité scientifique, fraude fiscale. Macron, Philippe, Castex, Buzyn, Véran, Delfraissy et autres tartufes cyniques et sanguinaires pourraient se retrouver dans le box des accusés. Sans parler des violences policières, des crimes de haute trahison, du démantèlement de l’Etat, des services publics et des administrations au profit d’entreprises privées comme BlackRock, la Banque Rothschild ou McKinsey. Ou de certaines firmes championnes des condamnations pour crimes comme Pfizer, mécène comme d’autres laboratoires pharmaceutiques de LREM ou de certains ministres macronistes.

Des plaintes qui seront évidemment toutes déboutées pour vice de forme ou autre alibi. Comme l’ont été celles pour crime contre l’humanité déposées mi-2021 par le Barreau des avocats indiens contre Bill Gates et sa fondation criminelle, Anthony Fauci et Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, après l’interdiction faite au gouvernement indien en pleine flambée épidémique de délivrer de l’ivermectine aux personnes touchées par le variant Delta. Et alors que plusieurs millions d’Indiens avaient justement pu être sauvés grâce à l’administration précoce de ce traitement, parmi les plus efficaces contre le Covid.

A la notion de crime contre l’humanité il va bientôt ajouter celle de crime d’obscénité, tant celle qui caractérise la caste au pouvoir ne semble plus connaître de limites.

Mais précisément, nous obséder à notre tour avec ce désir de juger ces criminels et leur faire rendre gorge, n’est-ce pas précisément rentrer dans le piège tendu par la Bête ? Nous laisser vaincre par cet appétit mimétique de revanche. Et nous abaisser à n’être que des suppôts de la Bête.

La question n’est pas tant ici celle de la Justice. Justice humaine et institutionnelle, au nom d’une certaine conception du Droit, des droits humains, du meilleur modèle d’exercice du pouvoir ou de la meilleure façon d’être en société. Sinon d’un renoncement temporel à la logique du Talion qui nous exonérerait de la mécanique sacrificielle en renvoyant nos bourreaux à un quelconque Jugement dernier. La vraie question n’est pas non plus comment gouverner au mieux le monde, selon quels principes universels, quel modèle, ou même au service de qui.

La seule question essentielle est celle de notre identité et de notre avenir commun. QUI voulons-nous devenir collectivement ? A quoi ressemblera cette humanité future qui émerge actuellement, et qu’on force à rentrer dans le moule mensonger des mondialistes ? Quelle sera la Conscience collective qui adviendra ? Et qui constituera une fois le brouillard de la confusion dissipé l’Âme de l’Humanité ?

A toutes ces questions, on ne peut répondre en nous définissant contre ou à partir d’un contre-modèle que nous réprouvons viscéralement. Ce qui reviendrait à le créditer sinon à l’adopter. On ne peut sortir du rapport de forces qui empêche notre humanité d’achever son unification de façon congruente et féconde en nous enfermant dans un autre rapport de forces : celui qui nous pousse à nous opposer à une tentative de réduire l’humain à un objet, une marchandise, un esclave, un robot ou un déchet, tout juste bon à satisfaire l’arbitraire de ceux qui s’en déclarent eux-mêmes les dieux.

Plus que jamais, face au piège des normes destinées à asservir et stériliser toute capacité de dépassement créateur, face la perversion mondialiste ou « progressiste » qui réduit le principe d’Etat de droit au mensonge de l’état de non-droit, face à l’obscénité des crimes liés au pouvoir qui ne sont plus des déviances à une norme éthique ou juridique mais ressemblent quasiment une Essence de volonté perverse, il faut remettre l’imagination au pouvoir.

Car ce que l’on cherche à tuer en nous, ce n’est pas tant la vie, la santé physique ou mentale, le discernement ou l’esprit critique. C’est notre faculté à créer, qui est une autre définition de la liberté. Pas à créer des objets, à satisfaire notre désir narcissique en nous projetant dans des créations extérieures. Mais cette capacité à NOUS créer, c’est-à-dire à choisir collectivement et en conscience l’expérience que nous voulons faire de nous-mêmes, qui fait au mieux sens commun et nous qualifie le mieux en tant qu’êtres humains.

Pas pour nous prendre pour des dieux à la place d’un quelconque dieu créateur. Mais pour être réellement à son image. C’est-à-dire des consciences issues de la Conscience, à la fois autonomes et indissolublement reliées. Et qui participent à ce Grand-Œuvre de création d’une Réalité toujours transformée, en unissant leurs consciences vers un désir libre d’incarnation collective d’une certaine réalité. En lien avec toutes les autres formes de conscience qui nous constituent et auxquelles nous sommes reliés. C’est-à-dire à l’Univers tout entier.

N’y a-t-il pas meilleure définition contemporaine de cet universalisme qui inspire nos idéaux humanistes ?

Il est temps de nous élever, de nous hisser hors de la matrice, de sortir des confusions et des pièges du Collectif quand celui-ci est plaqué du dehors par des discours collectivisants et totalitaires. Et de vivre enfin l’expérience collective, en laissant naître cette humanité au lieu de projeter sur elle nos manques, nos rêves et nos illusions.

A l’Obscénité victorieuse et scandaleuse succéderont alors Paix, Joie partagée, Fécondité et Harmonie.

On pourrait douter que ces belles paroles ne soient autre chose qu’un vœu pieu au milieu d’horreurs. Et pourtant. C’est parce que la chenille meurt qu’elle peut devenir papillon. Mais qu’en est-il de la conscience d’une chenille qui meurt et ignore tout de ce qu’est un papillon ?…

Perversité suprême, le monarque, une espèce de papillon exotique, est le nom choisi pour désigner les victimes d’un programme d’expérimentations secrètes conduites à des fins de manipulation mentale par la CIA à partir des années 1950 (projet Monarch ou Monark en anglais). Il consistait à choisir le profil de cobayes humains fragiles, et à en remodeler totalement la personnalité en les soumettant à des chocs traumatisants, dans le but de les rendre totalement malléables et propres accomplir sous emprise des missions criminelles que leur conscience les aurait obligées à refuser autrement.

Ces papillons monarques sous l’influence d’une autorité machiavélique sont un peu à l’image de nos âmes suppliciées, terrorisées, contraintes de tous côtés, jusqu’à nous forcer à rentrer dans le moule et aller là où nous ne voudrions pas aller, en faisant le contraire exact de ce qui est bon pour nous. Et pour cela il faut anéantir en nous toute esprit critique, toute résilience, toute capacité de réaction, et même toute conscience individuelle et tout principe éthique. Toute humanité. Pour devenir des robots compatibles avec les AI, nos nouveaux geôliers.

Sauf que le grand papillon qui va sortir de ce supplice pourrait s’avérer – ô surprise – l’inverse du but attendu.

Deviens qui tu es ! Fais ce que toi seul peut faire.

Alors que l’humanité se débat dans les ténèbres, nous devrions plus que jamais faire de cette maxime de Nietzsche notre premier commandement : prendre pleinement conscience, devenir vraiment et librement Qui nous sommes. Des êtres « divins », infinis reliés à l’Infini, aussi insignifiants dans notre prétention à nous élever par nous-mêmes que tout-puissants.dans notre aspiration à rejoindre les cimes de cette force matrice de l’Univers qu’on appelle l’Amour. Et non ce à quoi voudraient nous réduire de faux dieux enchaînés par leur ego à leur volonté de puissance, à leur orgueil, à leur enveloppe mortelle et à leur vanité.

L’infâme est l’avenir de l’homme – Réquisitoire contre la Meufferie

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AVERTISSEMENT : En d’autres temps j’ai écrit des lignes tout aussi caricaturales et polémiques sur le machisme ridicule d’un Booba ou celui plus intellectuel d’un Zemmour. J’invite donc le lecteur pressé à ne surtout pas s’arrêter à une lecture littérale et univoque de cet article. Encore moins à le réduire à son titre. Ni à le résumer trop vite à un pamphlet acide sur les vices du féminisme. Je compte au contraire sur l’esprit du lecteur pour faire la part du second degré et du message de fond caché derrière la provocation grossière. L’époque est aux outrances et aux affects. C’est pourquoi tout être doué d’intelligence devrait s’appliquer à suivre cette formule « Un train peut en cacher un autre ».

Je sens que je ne vais pas me faire que des ami.e.s, mais bon, il faut bien que quelqu’un s’y colle.

En quelques années ou décennies, la meufferie a totalement envahi les écrans, la politique et surtout les esprits. Aujourd’hui il est quasiment impossible de prendre la parole en public sans être obligé de glisser un petit couplet féministe. Du Président.e inclusif.ve et ultrawoke à la remise de prix de fin d’année, il y a toujours une porte-voix zélé pour se faire le chantre de la Cause.

Attention ! Qu’on ne se méprenne pas ! Je ne suis ni un antiféministe primaire, ni un misogyne néanderthalien. La preuve, j’ai parmi mes amis proches quelques femmes (si si !) Fut un temps pas si lointain, j’ai même milité avec des camionneuses !

Disons que comme beaucoup d’autres hommes nés avant 1968, je souffre de voir le pré carré réservé aux mâles Alpha rétrécir comme peau de chagrin, dans notre société déboussolée, émasculée, asexuée, androgyne, aseptisée et non-genrée. Je ne me résous pas à me voir condamner à figurer au rang des pourceaux par nature, des erreurs à éradiquer, des criminels ad hoc pourchassés par des furies échappées de Mad Max, ou à celui de curiosité zoologique digne d’un film de rétro-fiction genre La planète des singes.

Aujourd’hui la meufferie s’étale à longueur de journées, partout, tout le temps. Pas un cover de magazine qui ne la célèbre. Pas une émission de radio qui ne lui consacre un office. Pas une conversation en ville ou au café du coin où ne surgisse l’un de ces incontournables clichés.

Le café, tiens. Lieu autrefois réservé aux hommes, aujourd’hui cible des houris féministes et de leurs acolytes de la bienpensance. Surtout quand il s’agit de fiefs kabyles de banlieue où Kiki et autres garçonnes n’ont pas droit de cité. A moins d’être cataloguées comme des salopes. Tout ça au nom de l’égalité et de la laïcité. Les mêmes qui n’ont pas honte de se déclarer favorables au burkini dans les piscines, ou aux listes islamistes aux élections municipales. Au nom du féminisme, de la diversité ou de la défense des minorités.

Ces grands inquisiteurs de la vie politique et sociale, prêts à traquer sous la couette et dans les cerveaux le moindre écart aux dogmes de leur idéologie mortifère, me font vomir. Je les combats chaque jour avec la foi du templier. Tout comme leurs protecteurs, aussi hypocrites qu’intéressés, qui trustent l’Elysée, la Justice, l’Université ou les médias. Bref, tous les corps anémiés de cette République dégénérée.

Ce n’est pas parce que Marianne est une pute que je combats la meufferie. C’est parce que la meufferie triomphe sans que personne n’ait les couilles de se lever que Marianne est une pute.

En guise d’éthique (un gros mot aussi ressassé que vidé de son contenu, résumé à une moraline conformiste), la mauvaise conscience trimballe son lot d’absurdités, comme un battle du clash le plus connassant.

Ainsi, le monarque-Pinocchio qui n’en est plus à un ridicule près, avait-il cru bon de déclarer les féminicides Grande cause nationale 2020. Rien que le néologisme forgé pour l’occasion afin de lester le phénomène d’un semblant de solennité frisait le burlesque. On s’y est depuis accoutumé.

Car de quoi parle-t-on ? D’une centaine de crimes annuels tout au plus. Un chiffre dont la libération de la parole, celle des victimes de harcèlements, de viols et parfois de meurtres conjugaux, et surtout de leurs pléthoriques avocats, n’aura pas réussi à faire exploser le palmarès. Ni ces slogans placardés sous forme de dazibaos dans les rues de toutes les grandes villes afin d’égrener le décompte macabre des femmes assassinées.

Mais le but essentiel des néoféministes coupeuses de zguègues était atteint : engoncer dans les esprits à coup de terrorisme quotidien la croyance selon laquelle la femme est une victime fatale par nature. Et l’homme un bourreau, un animal incapable de maîtriser ses pulsions prédatrices et sa violences innée, un violeur, un assassin, une bête à abattre. Peu porte que ces phénomènes extrêmes ne concernent qu’un adulte sur 500.000, c’est tout le troupeau qu’il faut exterminer ! Comme pour la vache folle ou la grippe aviaire.

Les scories du genre éradiquées grâce au parler inclusif (« toutes celles et ceux » et autres tics de langages ulcérants…) jusque dans les apories d’une syntaxe machiste par les ayatollah.te.s du wokisme macroniste et leurs précieuses ridicules cathodiques (Enthoven et consorts), il fallait encore recouvrir les irréductibles différences biologiques entre les hommes et les femmes du saint-chrême victimaire.

C’est ainsi que, toujours s’en s’étouffer, le très progressiste et mondialiste gouvernement Castex jugea incontournable de s’aligner sur la doxa onusienne en célébrant la Journée mondiale de la précarité menstruelle.

Il est vrai que les femmes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, en France comme ailleurs, n’ont aucune autre priorité que de parvenir à s’offrir leur marque de serviettes hygiéniques préférée. Au secours ! Bouffer et donner à bouffer à leurs gosses, payer le loyer, le gaz et l’électricité, se soigner ?… Secondaire ! Leur seule obsession, c’est la chatte qui coule et qui pue ! Le pire, c’est que personne n’a osé relever l’absurdité et l’imposture d’une telle connerie.

Il faut dire que cette idéologie joue à fond et de façon totalement hypocrite sur le « tabou » des menstrues, qu’elle prétend en même temps briser.

Il y a 50 ans, la vulve était un tabou. Et le symbole arboré par les féministes qui en mimaient la forme dans les manifs. Stromae fut le premier artiste populaire à évoquer « les ragnagnas » dans l’une de ses chansons (Tous les mêmes, 2013). Pour le reste, pas question d’aborder la question des règles dans l’art ou les médias. Dans notre société normative, woke et hygiéniste, les règles, on les suit ou en les refoule.

Derrière une réalité sociologique contestable, le mythe de ces nouvelles Gervaise qui ne parviendraient pas à s’acheter un tampon pour réprimer leurs écoulements impurs signe le retour de la phobie judéo-chrétienne pour le sang menstruel. Ce retour du refoulé d’un matriarcat renversé qui viendrait profaner le Nouvel Ordre hygiéniste de la société du contrôle transhumaniste.

Humaines trop humaines : voilà les femmes à nouveau frappées de l’infamie de la chair. Reléguées au rang de créatures réglées par la Biologie, ultime réduit de la Religion ou de l’Ordre social. Alors que le mirage progressiste, transhumaniste et non-genré se fonde précisément sur cette promesse ultime de nous émanciper de la Nature, du biologique, de ses insupportables déterminismes, des vicissitudes du corps, de cet humus moite qui est notre matrice honnie, et pour finir du Créateur et de ses Lois.

God is a Black Lesbian : Dieu est une lesbienne noire. Derrière ce slogan repris par les féministes, il y a une prétention à renverser ce vieil ordre patriarcal, vertical, individualiste, machiste, blanc, hétérosexuel et cis-genré, avec son dieu masculin barbu, jaloux et autoritaire. De le remplacer par un autre plus humain, matriarcal, féminin, androgyne, métissé, horizontal, inclusif, collectif, prétendument égalitaire, peuplé de divinités féminines, maternelles. Un meilleur des mondes plus proche d’Avatar que d’Apocalypto, où le seul sang licite qui coule serait celui qui donne la vie.

On passera sur l’IVG, cœur du combat des féministes Canal historique. L’une des plus grandes avancées sociales du siècle dernier, aujourd’hui menacée par l’extrême droite chrétienne américaine, et même par la très progressiste église catholique française et les néoconservateurs zémouriens.

Or, force est de reconnaître que la meufferie est le contraire exact d’un ordre juste, humain, libertaire, égalitaire, fraternel, solidaire, féminin, qui aimerait et protègerait les femmes. La meufferie, c’est juste la revanche des Amazones frustrées et haineuses sur les dieux masculins. Le sacrifice ultime, celui du mâle, des guerriers, des vieux sages comme des enfants, tous coupables d’exhiber cet appendice scandaleux et dépassé.

Un pouvoir entièrement fondé sur le mimétisme l’envie, et le sentiment réactif. Sur la guerre (des sexes), sur le refus du réel (biologique) différencié et genré. Et donc de la réalité de l’Incarnation. Un comble pour une idéologie fondée sur le mythe de la Déesse-Mère, qui fait de l’écoféminisme l’un de ses chevaux de bataille. Un pouvoir qui assigne au même et instaure un autre mode de domination plus violente t plus sournois, en réfutant l’harmonie des contraires, la paix ou la complémentarité entre les sexes. Une idéologie qui s’appuie sur la soif de revanche des humiliées, la convoitise, la profanation, le rapt prométhéen du feu sacré (du pouvoir masculin, de la vie, de la science…). Mais aussi sur le mythe de l’autosuffisance, de l’autoréplication (des femmes), de la parthénogénèse. Le fantasme de l’autodétermination, de l’autofécondation. Et le cycle mimétique d’une société fondée sur le refoulement de la violence, la sacralisation de la violence et le sacrifice rituel des mâles pour préserver le pouvoir des femelles.

Comble de la récupération des valeurs féministes totalement vidées de leur sens par le pouvoir progressiste : la nomination d’Elisabeth Borne au poste de Premier Ministre le 16 mai 2022. Un profil entièrement résumé par le microcosme politico-médiatique durant les trois semaines de teasing qui ont précédé sa nomination et les jours qui ont suivi au simple fait qu’elle est « une femme ». La belle affaire !

Il est vrai qu’il est utile de le rappeler car ça ne saute pas forcément aux yeux. Et puis mieux vaut gommer les aspects les plus gênants de ce profil hyper d’exécutante hyper conformiste, progressiste, macroniste, covidiste, prétendument « proche du PS » mais artisan de la privatisation des autoroutes, de la SNCF, de la pénalisation des salariés non-vaccinés, etc…

Donc le nouveau Premier Ministre est une meuf. Hourra ! La France est une nation démocratique à la proue du Progrès humain. Répéter comme un mantra cette contre-vérité suffit à évacuer tout le reste.

Car la cause de la meufferie est à l’image de toutes ces causes obligées : LGBT, migrants, musulmans, antiracistes, Roms, indigénistes et autres. Des arnaques intégrales.

Cette segmentation marketing est entretenue à dessein par les gardiens du temple de la Doxa progressiste : fonctionnaires du Système, membres des partis de gouvernement, journalistes subventionnés, intellectuels de plateaux, représentants des pouvoirs divers… Chaque victime de la mauvaise conscience peut en y adhérant s’acheter à peu de frais une reconnaissance et s’exonérer de la faute originelle. Comme celle – au hasard – d’être un homme blanc hétérosexuel français de souche, Bac +2, issu des classes moyennes.

Le procédé tautologique fonctionne ici à merveille. Le nouveau Premier Ministre est une femme, et qui plus est une femme de gauche. Donc le gouvernement est un gouvernement féministe, soucieux de la cause des femmes et de toutes les causes sociales. Donc la France est gouvernée par des hommes et femmes de Progrès et par le meilleur gouvernement possible. Et tous ceux qui le critiquent sont des passéistes d’extrême droite ou d’extrême gauche. Fin des débats.

Oubliées ces jeunes femmes qui n’ont plus de règles (tiens, les règles !…) depuis qu’elles se sont fait vacciner. Ou pire, celles qui se retrouvent stériles à vie (les jeunes hommes aussi d’ailleurs) ! Quid de Mauricette, cette femme « première vaccinée » de France, morte il y a quelques jours de la maladie de Kreuzfeld-Jacob suite à la vaccination ? Oubliée. Quid de l’égalité des salaires hommes-femmes ? Un détail puisqu’on vous dit qu’Elisabeth Borne est une femme de gauche ! Et de ces milliers de veuves retraites dont la pension de reversion est amputée ? Ah bon, il reste encore des vieux après le 2e rappel ?…

Ah, et puis il y a le burkini. « LE » sujet qui fâche et qui revient comme les orages à chaque été. On n’a pas beaucoup entendu les ministres et les femmes progressistes de LREM sur cet épineux sujet. Normal puisque les progressistes de France et d’ailleurs ont toujours chouchouté les islamistes, comme tous les autres communautaristes. Un allié de poids pour fragmenter l’unité nationale et hâter la dissolution de l’Etat-nation dans l’indifférencié du Nouvel Ordre Mondial, dont ils sont les discrets promoteurs. Tout en prétendant combattre avec des lois bidon et des pincettes langagières le « séparatisme » (musulman).

La cause des femmes est en tout cas escamotée, sur ce sujet essentiel comme tant sur d’autres. Et le débat résumé tout au plus à « un choix vestimentaire », renvoyé à l’arbitraire individualiste du « C’est mon choix ! ». Ou pire, défendu au nom de la laïcité résumée à une liberté de conscience conçue comme le grand supermarché de l’Ego. Un comble ! La dignité de la femme, son libre arbitre, la soumission à une communauté ou une religion, l’affront aux valeurs républicaines, aux principes de laïcité, d’égalité hommes-femmes, de mixité, les lois récentes sur le voile ou la burqa ?… Oubliées !

George Orwell n’aurait pas rêvé société plus conforme à la dystopie évoquée dans 1984 que celle dans laquelle nous nous abîmons dans l’indifférence et l’aveuglement généralisés. Une société où l’hypocrisie et le mensonge, la violence intériorisée et l’inversion totale des valeurs constituent l’alpha et l’oméga du non-vivre ensemble.

Ainsi la meufferie est tout sauf une cause juste. C’est un réflexe rhétorique et sémantique qui n’a d’autre valeur que celle d’arme terroriste. Elle permet de s’affranchir de penser en remplaçant l’esprit critique, le libre arbitre et l’exercice éthique par le conformisme idéologique. Loin de protéger les femmes en tant que femmes ou de célébrer la différence, c’est l’un des nombreuses armes qui servent à instaurer une société de clones décérébrés, dont l’unique liberté est de bêler sur commande en avançant dans le sens du troupeau. Les seules différences permises relèvent de l’habillage égotique licite, jamais de l’affirmation essentielle ou existentielle personnelle.

Après avoir déconstruit et détruit toutes les identités façonnées par des millénaires d’anthropologie sociale, le reconstructionnisme, qui est aujourd’hui la seule idéologie identitaire admise, consiste à agréger des artefacts identitaires sans jamais poser la question de l’être. Aujourd’hui être c’est paraître. Ou dire. Ou prétendre. Et surtout adhérer à des schémas licites tout en prétendant customiser sa vie.

Et gare à ceux qui s’aventureraient à penser, parler ou agir différemment ! Aussitôt accusés d’être des criminels, des extrémistes, des empêcheurs de planer en rond dans un nid de coucous.

La meufferie pourrait se résumer à ce gimmick phare de la misandrie : « L’homme est une femme comme les autres ». Dans le film du même nom de Jean-Jacques Zilbermann sorti en 1998, Antoine de Caunes campait un trentenaire juif et homosexuel qui cédait à la pression familiale en acceptant de se marier (à une femme).

Aujourd’hui les nouveaux hommes se soumettent aux injonctions sociétales post-féministes leur enjoignant de se déviriliser pour adopter des modèles féminins (les nouveaux pères etc…), de renoncer aux stigmates dégradants d’une masculinité jugée vulgaire et passéiste (machisme, drague outrancière, domination, comportements grégaires, agressifs, sexistes, misogynes, goût du pouvoirs, appétit pour les sports violents…), bref de devenir des femmes ou des lopettes. C’est évidemment l’un des truismes rebattus par les défenseurs d’une masculinité en déclin, comme Éric Zemmour (Le premier sexe, 2006).

Par-delà les clichés et l’inévitable brassage d’identités qui n’ont jamais été aussi peu figées, il ne faudrait pas s’aveugler à célébrer ou dénoncer outrageusement les changements sociétaux. Car ce serait passer à côté du seul vrai sujet de ce siècle : la grande marche vers l’Uniformité et l’Indifférencié voulue par les gourous du mondialisme pour nous faire rentrer à coup de charmes, de fausses promesses d’émancipation, d’épouvantails et de piquouzes dans leur Nouvel Ordre esclavagiste et transhumaniste.

La meilleure manière d’abolir les différences pour faire rentrer tout le monde dans le même moule, c’est de les célébrer, de les mixer ou de les singer ! De de les décliner en prêt-à-porter, en prêt-à-penser, en prêt-à-simuler.

Pour finir, la femme n’est l’avenir de l’homme que parce qu’en reprendre le slogan permet de mettre à bas toutes les résistances ancestrales au grand charivari, au Great Reset transhumaniste prophétisé par les oligarques. A commencer par ces différences identitaires qui semblaient aller de soi et nous ont constitués pendant des siècles en tant qu’êtres humains, c’est-à-dire des individus sociaux.

Tout déconstruire, et promettre à chaque Narcisse de s’inventer un avatar sur les décombres fumants du vieux monde. Puis imposer un Ordre conforme à l’appétit des dieux, à partir de ce chaos hérissé en tous sens par les cris des insensés. Ordo ab chaos.

La meufferie n’est qu’une de ces causes détournées de leur sens et instrumentalisées par ceux qui s’en servent pour nous déposséder un peu plus de l’essentiel. En nous promettant liberté, égalité, bonheur et prospérité. Pour nous diviser, nous dissocier de nous-mêmes et des autres. Ces autres sans lesquels nous ne pourrions faire l’expérience de Qui nous sommes vraiment.

Cette idéologie du mensonge surfe sur nos blessures, nos souffrances, nos frustrations. Celle de ne pas être qui vous voudrions être. De sentir incomplets, inachevés. Ou d’être dits par les autres sous un angle négatif, réducteur, faible, ridicule, sinon infâme. Et donc honteux.

Du statut de victime objective ou imaginaire aux marques d’infériorité ou d’impureté (le vagin, les règles), la meufferie joue sur les vieux archaïsmes d’une humanité dont la conscience peine à se redresser et s’unifier. Et trace des voies d’uniformisation mensongère, propice à faire de nous des objets ou des esclaves asservis. Pour mieux nous duper elle creuse en profondeur des écarts qu’elle affirme résoudre. Hommes ou femmes, elle creuse ainsi en nous la souffrance d’être soi et le désir de se rêver autre, selon le mode de l’envie, plus que de l’ailleurs, du meilleur ou du futur. Ce faisant, loin d’émanciper qui que ce soit, elle enferme tout le monde dans la répétition, la stagnation, la mortification coupable et violente, sous couvert de lisser les aspérités motifs de scandales. Elle nous ôte tout pouvoir créateur. A commencer par celui de se dire en toute vérité, en toute liberté, en toute authenticité. Et non d’être dits par des discours communautaires, culturels ou idéologiques.

Elle condamne l’humain forcément différencié, dont la différence est par essence le moteur de la relation, à l’impasse d’un destin fondé sur la reproduction et l’aliénation, le renoncement à l’esprit, à la liberté et à la jouissance d’être. Comme l’Islam érigé en norme sociale, c’est l’un des archétypes de la Soumission. La suprématie totalitaire du Collectif et l’incapacité à édifier l’Unité collective selon le dépassement structurant des individualités. Une régression vers une forme de conscience primitive, antérieure à l’émergence de la conscience individuelle, le grand interdit à la fois sanctifié, perverti et proscrit du totalitarisme woke.

Dies dementiae dies illa ! [i]

Mis en avant

Dies dementiae dies illa ! [i]

Gustave Courbet : Le Désespéré

Ainsi donc, aujourd’hui, 58% des Gaulois réfractaires qui ont voté au second tour auraient renouvelé leur confiance au Procurateur des Gaules de l’Empire mondialiste, leur bourreau honni qui est le plus grand djihadiste européen du Nouvel Ordre Mondial et du Great Reset en marche. Au terme, sans doute, de la plus grande mascarade électorale depuis mai 2017, et de l’Histoire de France depuis la Révolution.

A supposer que ce score n’ait pas été massivement « redressé » par Dominion, le logiciel américain de consolidation des votes qui autorise toutes les fraudes, cette victoire de pure façade du « Président » le plus illégitime et le plus impopulaire de toute la République française, dont le parti fantoche LREM avait culminé faut-il le rappeler à 5% des suffrages exprimés aux dernières régionales, sonne comme un avertissement.

Ce score ubuesque, si l’on remet en perspective ce qu’aura été pour les Français le premier quinquennat Macron, est le fruit d’un lavage de cerveaux radical de plusieurs mois et années de la part des médias contrôlés par la Caste mondialiste pour faire oublier comme par magie les crimes du petit tyran accumulés depuis 5 ans : affaires d’Etat, destruction méthodique de l’Etat et de l’unité de la nation, du système social français unique au monde, vente par appartements aux multinationales et fonds d’investissement américains de certains de nos plus grands fleurons industriels et entreprises stratégiques, répression féroce et violences policières sans équivalent depuis l’Occupation envers les manifestants et le peuple hostile à juste titre à une politique injuste, populicide, inégalitaire et antidémocratique, mise à sac de l’Etat de droit et des fondements de la démocratie, du principe de séparation des pouvoirs, mise sous tutelle et corruption massive par l’exécutif et ses sponsors de tous les corps constitués de la République, Parlement, Conseil d’Etat, Conseil Constitutionnel, et de la Justice, suppression inédite et durable en tant de paix des libertés publiques et constitutionnelles, abandon du pilotage stratégique de la France sur les dossiers les plus essentiels et conflits d’intérêts aggravés avec des cabinets conseil privés étrangers comme McKinsey, ou alliances stratégiques de nature corruptive avec des fonds d’investissement comme BlackRock (sur les retraites), hypothèque placée sur les générations futures et l’épargne des Français avec une augmentation de la dette publique de 600 milliards et 20 points de PIB en seulement deux ans de crise Covid, une situation dramatique qui justifiera bientôt juridiquement l’expropriation immédiate de tous lors du crash financier mondial pronostiqué par les économistes…

Il faudrait y ajouter les accusations de crimes contre l’humanité et de haute trahison, pour lesquels Emmanuel Macron, ses gouvernements, ministres successifs et son conseil scientifique formés de pseudos experts corrompus, sont aujourd’hui poursuivis par des milliers de plaintes auprès de la Haute Cour de la République, de la Cour de Justice Européenne, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de la Cour Pénale Internationale. Crimes qui l’exposent en principe à titre personnel aux plus lourdes sanctions pénales, s’il n’était protégé pour 5 ans encore par son immunité présidentielle, avant qu’il ne rejoigne la direction d’un « machin » mondialiste, ou quelque paradis fiscal pour une retraite dorée préparée par ses amis. Crimes dont il n’aura jamais à rendre compte devant les juges puisque toutes ces juridictions sont largement corrompues par les mêmes qui l’ont hissé au pouvoir.

Mais bien que cette accumulation de forfaitures, de parjures, de trahisons, de mensonges et de crimes commis froidement donne à glacer le sang, aucune mention n’en a été faite durant toute cette campagne émasculée et de pure principe. Ni Alsthom, ni la SNCF, EDF, Aéroport de Paris, ni la réforme des retraites pilotée au sein même du conseil des ministres par les agents de son ami Larry Fink (CEO de BlackRock), ni la crise des Gilets jaunes, avec ses morts, ses bras arrachés, ses yeux éborgnés, ses grands-mères, infirmières, avocats et pompiers massacrés à 20 contre un au sol par la nouvelle milice, ni les faux Black Blocs infiltrés dans les manifs pour décrédibiliser les manifestations… Ni l’interdiction faite aux médecins de soigner, ni les milliers de morts sacrifiés pour du chiffre, ni les 3.000 vieux euthanasiés dans les EHPAD ou à leur domicile grâce aux décrets Véran invitant le corps médical à les expédier ad patrem à coup de Rivotril, ni les masques inutiles et les traumatismes infligés à toute une génération d’enfants dans les écoles contre l’avis de leurs parents déchus de leurs droits, avec des conséquences dramatiques sur leur santé et leur psychisme, ni les milliers de jeunes enfants, d’adolescents ou d’étudiants qui se sont suicidés durant les confinements, ni le million de chômeurs supplémentaires mis sur la paille en 2020, ni les salariés et fonctionnaires qui ont perdu leur emploi sans indemnité parce qu’ils ont refusé d’être transformés en cobayes et de mettre leur vie en danger, ni les milliers de PME, d’artisans, d’autoentrepreneurs, d’indépendants condamnés à disparaître pour satisfaire les objectifs de concentration sectorielle du Great Reset, ni le pass vaccinal qui n’a rien de « sanitaire » car sans aucune efficacité prophylactique, une mesure aussi discriminatoire que totalitaire, prémisse à l’instauration d’une société du contrôle numérique absolu, ni les enfants et bientôt les nourrissons condamnés à recevoir leurs doses régulières, sachant que les plus jeunes payent le plus lourd tribu en terme de décès à ces campagnes génocidaires financées par la fondation criminelle de l’eugéniste revendiqué Bill Gates…  

Sans même évoquer ces réalités aussi sordides qu’incroyables, à tel point que beaucoup d’imbéciles moutonisés par BFM-France 2 les considèrent encore deux ans après en bêlant comme des « théories complotistes », la France des cons, qui croit avoir échappé à la Peste brune après avoir survécu à « la plus grande épidémie qu’ait connue le monde depuis un siècle » (sic, sans sourciller et 3 reprises lors du Grand débat, alors que les chiffres réels l’assimilent à une banale grippe saisonnière avec quelques rares formes graves…), est aujourd’hui la proie consentante des deux seuls vrais fascismes qui auront définitivement raison de la France d’ici quelques années. Le fascisme maastrichtien et mondialiste, transhumaniste et eugéniste, déployé par le Forum Economique Mondial et autres sectes dont Macron est le disciple le plus zélé. Et le spectre vert-noir de l’extrême droite islamiste, qui compte en France deux fidèles alliés comme on l’a vérifié durant cette campagne avec l’instrumentalisation du votre musulman par LFI et Macron : l’islamogauchisme, incarné par le grand mufti Mélenchon, allié objectif et totalement assumé des Frères musulmans de l’ex UOIF et du CCIF, et ses affidés, avatars et rivaux de l’extrême gauche (alliée depuis les années 1980 de l’islamisme djihadiste et révolutionnaire comme substitut au Grand soir anticapitaliste), plus les égarés à l’éthique malléable : Verts, PC, PS et autres reliefs de feu la gauche.

Le deuxième allié objectif (et le premier historiquement), plus discret, plus hypocrite, plus machiavélique, est bien entendu la vieille oligarchie anglo-américaine néoconservatrice ou progressiste. Ce « Grand Satan » capitaliste, dont les stratèges et services secrets ont abondamment nourri, financé, formé, armé et équipé les cadres du terrorisme islamiste sunnite, des moudjahidines en Afghanistan (et même avant pour contingenter l’expansionnisme soviétique) à Daesh en Syrie, en passant par Al Qaeda. Et ce à des fins stratégiques diverses, directement ou indirectement par Saoudiens interposés.

Après Sarkozy l’Américain, quasi agent de la CIA et du lobby pétrolier texan, Macron est évidemment l’héritier de cette alliance contre-nature, du moins pour la frange dite « progressiste » de l’Etat profond contrôlée par la haute finance. Et le fer de lance en Europe, délégué par son grand-maître Klaus Schwab, du changement de paradigme baptisé Great Reset. Un changement radical de système et de société l’échelle mondiale, dont la stratégie passe par l’abandon définitif des souverainetés nationales et l’arrimage définitif des pays comme la France à la plus grande arme de destruction massive américaine vis-à-vis des Etats-nations européens : L’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne. Lesquelles marqueront d’ici quelques mois une étape décisive dans la normalisation et la vassalisation complète des Etats comme des individus de notre continent, avec l’introduction de l’identité numérique européenne pour tous, et le lancement de l’euro numérique par la BCE. C’est à dire la dématérialisation progressive et totale des monnaies et des flux financiers. Un pas de géant vers la future monnaie unique numérique programmée pour d’ici quelques années (un concept de l’élite bancaire qui remonte au 18e siècle) , et qui sera la clé de voûte d’un nouveau système de contrôle absolu des économies, des Etats appelés à laisser la place à des régions administratives contrôlées par un gouvernement mondial, et des individus totalement sous contrôle des AI, grâce aux nouveaux outils informatiques, robotiques, télématiques, des nanotechnologies et neurosciences à visée transhumaniste. Dont les nouveaux « vaccins » sont un maillon fort.

Macron n’est donc pas seulement un faux Président, un criminel notoire comparable aux pires criminels de l’Histoire, il a aussi sciemment accepté de vendre son pays, son peuple, sa souveraineté, son indépendance, ses libertés, sa culture, ses richesses sur l’autel du Nouvel Ordre Mondial. Cette dimension sacrificielle est d’ailleurs très prisée dans les hautes sphères, avec une dimension symbolique et spirituelle qui en surprendraient plus d’un. Il suffit de voir l’accoutrement favori de Klaus Schwab, plus proche d’un gourou de l’Ordre du Temple solaire que d’un ingénieur ou d’un chef d’Etat, pour comprendre que cet homme de nationalité suisse, fils d’un industriel nazi, n’est pas que le maître des maîtres du monde, avec son armée de Global Leaders, ces petits scouts aux ordres dont Macron, Justin Trudeau, Boris Johnson, Christine Lagarde, Tadros Gebreyesus (Président de l’OMS), mais aussi Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand sont les fantassins zélés, hommes de paille aux commandes d’Etats ou d’organisations mondiales pour le compte de la Secte. C’est aussi un mentor et un gourou qui maintient ses troupes en ordre avec une emprise de type sectaire.

Klaus Schwab, fondateur du Forum de Davos et Président du Forum Economique Mondial

Si la loi et la Justice passaient, et si nous étions aux Etats-Unis, Macron aurait déjà fini sur la chaise électrique. Ce pays a déjà assassiné des Présidents en exercice pour moins que ça. Mais seuls les bons finissent ainsi tragiquement ; les salauds, eux, s’en sortent toujours. Ainsi va le monde… A moins qu’une majorité de consciences éveillées n’en décident autrement. Et choisissent de ne plus rentrer dans ce jeu de dupes.

Car aussi étonnant que cela puisse paraître, et ce sera tout l’enjeu du nouveau quinquennat qui s’ouvre, aussi fictif soit-il car il y a bien longtemps que nous nous sommes plus en démocratie sinon selon les apparences, défaire cette mécanique implacable qui nous mène tout droit vers la pire dystopie que le monde et l’humanité aient jamais connue n’est pas chose impossible. Il suffit de dire NON.

Ceux qui se croient les maîtres du monde et sont résolus à nous asservir totalement, à nous transformer au mieux en vaches à lait pour nous vendre leurs merdes et nous faire crever à petit feux, au pire en esclaves, en marchandises, en pièces détachées pour rafistoler les immortels, en inutiles, en mauvaise graisse ou en déchets à éliminer, ne nous tiennent que par la PEUR. Ils vivent eux-mêmes dans la peur la plus psychopathique de perdre ce qu’ils croient avoir : argent, pouvoir. Et ce pouvoir n’existe que parce que nous consentons à leur obéir.

La Boétie, un jeune-homme de 16 ans né il y a presque 500 ans, avait déjà parfaitement exposé ces mécanismes qui unissent les maîtres à leurs esclaves ou à leurs serfs, maintenus dans une servitude volontaire[ii].

Il suffit de dire non. Mais nous préférons souvent bien plus les avantages et le confort de l’abdication, de l’obéissance, de l’insouciance, de la passivité, du suivisme, du conformisme que nous donne gratis cette société individualiste, matérialiste et hédoniste, où il n’est même plus besoin de penser puisque toutes les causes sont déjà livrées sur catalogue. Il suffit de cliquer pour celle qui nous convient le mieux parmi un éventail merchandisé par d’autres. Et de faire semblant de s’acheter une bonne conscience. Ou d’aller voter comme BFM, BHL ou le dernier candidat à l’Eurovision nous dit de voter. En traitant d’horribles « fascistes », de « racistes », de « complotistes », de « mauvais citoyens », de « criminels » tous ceux qui ne marchent pas droit, qui refusent de se faire tatouer comme du bétail, qui osent réfléchir et contredire ce que nous disent les sachants, les puissants, la télé-poubelle, ou telle starlette du show biz qui récite comme une dinde son catéchisme woke.

Alors allons enfants !Aux armes intellectuelles, citoyens ! Aux armes spirituelles ! Plutôt qu’aux armes tout court. Car en cas de troisième tour dans la rue à la rentrée ou d’insurrection pourtant légitime (puisque l’insurrection quand elle est justifiée, loin d’être un crime, est un devoir et un principe oublié fondateur de notre démocratie : le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs[iii]), l’issue serait catastrophique et justifierait une répression plus musclée qui hâterait le basculement vers le but attendu : une dictature planétaire implacable.

Alors de grâce, boycottez les monologues interminables du grand manipulateur pervers narcissique Macron. Eteignez votre télé. Méditer. Réfléchissez. Aérez-vous les méninges. Et allez à la rencontre de vos concitoyens. De visu plutôt que sur le Metaverse des transhumanistes qui vous isolent avec leur monde en toc et en paillettes.

Et branchez-vous sur les bonnes fréquences du seul monde qui vaille, le monde qui vient, le vrai, le seul, notre avenir à tous, ce futé lumineux[iv] déjà là qui nous aspire à lui. Et qui est l’antipode du vieux monde d’aliénations, de souffrances et de mensonges des césars du Néant.


[i] Jour de démence que ce jour-là !

[ii] Etienne de La Boétie : Discours de la servitude volontaire, 1574

[iii] Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Art. 38 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de la Constitution de 1793)

[iv] Cf. Philippe Guillemant : Le grand virage de l’humanité. Trédaniel, 2021

Nous tous : le parjure récidiviste

Mis en avant

Je viens de prendre conscience de ce qui représente sans doute le plus grand crime d’Emmanuel Macron depuis qu’il est au pouvoir : son slogan de campagne.

Nous tous : voilà qui résonne comme une trahison absolue des fausses valeurs consensuelles du candidat. Et qui révèle en filigrane la face cachée de son projet machiavélique.

Nous tous qui a vite remplacé le slogan initial du Président-candidat toujours présent sur le site de LREM Avec vous, suite aux multiples détournements du type : Avec votre argent

Nous tous, slogan burlesque pour un chef de parti bidon créé par McKinsey, qui compte moins de 20.000 membres et n’a jamais pris comme vrai parti, car machine taillée pour soutenir un seul homme, sans aucune autre personnalité ni dynamique politique propre.

Quand Hollande balançait sans rire en 2012 : « Mon ennemi, c’est la finance ! », Macron pourrait avouer sans surprendre personne en 2022 : « Mon parti, c’est la finance ! » Car c’est bien la haute finance qui est derrière LREM et son banquier-Président.

Nous tous donc, et non plus « toutes et tous », selon sa formule fétiche, mimée et rabâchée à l’envi comme un mantra inclusif, égalitariste et politiquement correct.

Un mantra qui traduit moins la sincérité d’un ralliement de pure façade à la cause féministe et aux canons idéologiques égalitaires, une formule-gadget passablement ridicule qui n’est pas non plus qu’un pied de nez affecté à la syntaxe, un tic générationnel caractéristique de cette génération momo, ces mobiles moraux angoissés par la crise, ultra conformistes, formatés par le wokisme, que le symptôme indélébile d’une ambiguïté morale et psychologique, une posture indifférenciée et androgyne pour avancer masqué, comme un charmeur fluide et équivoque, qui surfe sur le et en même temps.

Jeune-homme marié à une cougar élégante et discrète, pastichant sur les covers people le sketch du parfait petit couple hétéro…, et en même temps fin débauché amateur de chairs masculines, jeunes, musclées et métissées, rehaussées de cocaïne et de scénars pervers, aux dires des participants aux parties fines du roitelet maudit qui ont balancé.

Ces scandales graveleux mis à part, Macron représente selon les psys spécialistes des pathologies du pouvoir le profil type du pervers polymorphe narcissique et manipulateur, tourné uniquement vers lui-même, et draguant tous azimuts sans tolérer aucune opposition, controverse ou blessure narcissique. Un profil de petit tyran séducteur déguisé en éternel premier de la classe dans le regard de sa maîtresse, ni homme ni femme, ni homo ni hétéro, ni bi ni trans, mais un peu tout ça à la fois.

Une vraie pute, à en croire ses anciens collègues de Rothschild et son mentor Attali, qui décrivaient en des termes moins cash un expert dans l’art de séduire, de raconter des histoires et d’embobiner tout le monde, totalement dépourvu d’éthique personnelle ou républicaine. La proie idéale pour le formatage MK Ultra des futurs exécuteurs de basses besognes de l’oligarchie.

Son « programme » ni de droite ni de gauche car « je m’en fous », élaboré par McKinsey comme un packaging marketé à partir d’enquêtes clients, est lui aussi un patchwork hétéroclite et homologué, un jeu de miroirs narcissique, comme en 2017, ou les plus naïfs peuvent toujours se projeter : Nous tous. Sur le mode Je dis ça, je dis rien. Un slogan attrape-tout, attrape-cons, en creux, sans perspective ni profondeur.

Et bien sûr l’apothéose du mensonge absolu, puisque le quinquennat du jeune prodige aura été placé comme aucun Président avant lui sous le signe de la Division : ultrariches contre classes moyennes et nouveaux pauvres ; communautaristes choyés par le régime contre identitaires d’extrême droite conspués ; « ceux qui réussissent » contre « ceux qui ne sont rien », ou « les dieux » contre « les inutiles » pour reprendre l’expression de son ami Laurent Alexandre ; les Gilets jaunes et les Black Blocs contre l’élite éclairée gardienne de la démocratie ; ceux qui appliquent sans broncher les diktats du pouvoir contre les « complotistes », ces nouveaux hérétiques assimilés à une secte et promis au bûcher ; les bons citoyens contre les « antivax » ou les « non-vaccinés » déchus de leur citoyenneté et promis à un emmerdement maximum. Etc…

Nous tous ment deux fois. Nous pour dire Je. Jupiter auréolé du sacre de la Transcendance élitaire. Et tous pour dire les élus d’une oligarchie opaque.

Tout le monde connaît la définition de Lincoln, reprise par les pères de notre Constitution :

La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple.

Le Projet Macron est la perversion absolue de ce principe. L’asservissement de tous par une élite, et le gouvernement apparent du peuple par des représentants choisis, corrompus et manipulés par une élite qui en a les moyens pour satisfaire ses objectifs exclusifs et ménager ses intérêts. Avec un habillage institutionnel et rhétorique de pure façade qui résume la démocratie à un théâtre d’illusions : cette fameuse Société du spectacle analysée par Guy Debord en 1967.

Nous tous pourris résumerait avec plus d’honnêteté et dans un langage populaire l’imposture éthique et politique de la Caste qui agite les ficelles de la marionnette Macron.

Même l’euphonie nous tous sonne comme du mou et du vent. Un doudou, une marotte pour les électeurs énucléés et lobotomisés par les médias qui flippent à l’idée du spectre de l’extrême droite.

Face au loup on se rabiboche, on se serre, on se blottit, on se réchauffe dans un nous-nous qui répond d’autant plus à un besoin individuel et collectif que celui qui scande cet appel au fusionnel indifférencié est précisément celui qui a le plus attisé les conflits mimétiques, instrumentalisé les forces centrifuges, trahi la République une et indivisible, divisé et malmené les Français, dissout l’Etat-nation et le peuple souverain dans le grand charivari mondialiste.

Qui peut encore en être dupe ?

Le manipulateur est un dealer, il vous livre ses doses, vous rend dépendant et s’enrichit en vous méprisant (J. Eldi).

Ceux qui ne seront pas à temps désintoxiqués et contribueront à faire réélire le grand manipulateur doivent s’attendre aux lendemains du 24 avril à être douloureusement dégrisés.

LE ROI EST NUL : Lettre ouverte à mes amis de gauche qui s’apprêtent à réélire Macron « pour faire barrage à l’extrême droite »

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Précisons tout d’abord pour ceux qui me connaissent mal : je ne suis pas vraiment de gauche, je ne suis pas vraiment de droite (clivages dépassés). Je ne suis pas non plus « ni de droite ni de gauche » (nihilisme trompeur). Je suis ET de droite ET de gauche. Et surtout, je plane au-dessus de la mélasse, souverainement, en refusant les labels : Liberté, Liberté chérie !

Delacroix : La Liberté guidant le peuple

Un père résistant dès le 18 Juin, qui nous a soulés toute sa vie avec son Général. Un grand-père jaurésien gazé dans les tranchées et déporté en Silésie. Côté maternel, on a toujours voté socialiste. Par conviction ou par esprit de contradiction.

Depuis ma majorité, j’ai voté pour à peu près tout l’échiquier politique, selon les scrutins et les enjeux : UDF, RPR, libéraux, chrétiens-démocrates, radicaux, PS, écolos… Et même pour Mélenchon en 2017 ! Mais on ne m’y reprendra plus.

Homme révolté et républicain convaincu, j’ai toujours fui les extrêmes, révolutionnaires ou fachos confondus. Je n’ai aucune complaisance envers cette vieille extrême droite française, rance, antisémite, xénophobe, longtemps rangée derrière Papy Le Pen. Je combats sans relâche les Soral, les Dieudonné, les Renaud Camus, les Faurisson, Civitas ou La Manip Pour Tous. Mon père ce héros a combattu les « collabos« , il a failli finir fusille par un peloton allemand à la Libération. Dans la famille Claudel, originaire des Vosges, on résiste aux Prussiens depuis 1870. On casse volontiers du Boche, pas les Bougnouls. Mes amitiés et engagements traduisent une passion éclectique pour l’autre, pour l’ailleurs et la couleur, pas des fixettes identitaires.

Le 21 avril 2002 j’ai pleuré, horrifié. En 2017 je me suis abstenu au second tour, trop lucide sur le profil Macron, mais pas franchement convaincu par la dédiabolisation du FN. J’ai la mémoire longue.

Durant la campagne des présidentielles 2017, j’ai tenté d’alerter mes amis, encore tétanisés par le choc du 21 avril 2002 et manipulés par les médias et une clique de politicards décomposée. J’ai mis en lumière les dangers de cette candidature Macron tombée du ciel, de ce parti fantoche bidouillé par McKinsey. J’ai multiplié articles polémiques et exhortations dans les dîners en ville pour debunker le nouveau prodige propulsé par Bilderberg en 2014, adoubé par ses pairs de Rothschild, sous emprise et perfusion financière de ses mentors, Attali, Nestlé, Arnault, Drahi, Niel, Bergé… toute une kyrielle d’oligarques qui l’ont savamment biberonné et puissamment doté. Une marionnette lancée par des agences de comm, flanqué d’une success story bidon, d’une marâtre incestueuse transformée en Blanche neige au bras de son Prince charmant formant un couple factice. J’ai multiplié les arguments quant à cet aréopage inédit en politique de mécènes issus de la finance, des multinationales, de Big Pharma. J’ai démonté ce programme aussi vide que racoleur concocté comme une étude conso par McKinsey (encore lui). Et dénoncé la manipulation orchestrée depuis2012 par une presse unanimement béate et aux ordres. En vain.

Le sketch de l’élection surprise de 2017, pipeautée de A à Z. La plus grande arnaque électorale de l’Histoire de la Ve, et de la République tout court. Un cas d’école de la manipulation, de l’ingénierie sociale, de la corruption et de la main mise de Big Finance, des lobbies anglo-saxons et européens sur notre démocratie et nos institutions. Un scénario bien huilé à l’avance par les stratèges néolibéraux, méthodiquement implémenté sur fond d’abstention chronique, de suspicion envers les élites politiques, de dégagisme, de faillite des partis traditionnels et d’affaires très opportunément lancées à quelques semaines du premier tour pour dézinguer un favori LR déj élu. Deux scrutins entachés de fraudes massives : le fameux logiciel Dominion, déjà, requis pour agréger les résultats aux Etats-Unis dans des ordinateurs d’une société privée américaine, sans contrôle du Ministère de l’intérieur. La même tactique favorable aux « redressements de tendance » que celle utilisée pour faire élire en 2021 la marionnette pédophile et sénile Joe Biden contre l’encombrant populiste Trump.

Une victoire annoncée du jeune premier Macron contre un repoussoir utile désigné et chouchouté par les médias : la méchante sorcière du FHaine échappée de son manoir hanté de Montretout.

Un affrontement idéal pour faire élire en creux un inconnu et dissoudre l’offre politique dans un mirage selon la stratégie, encore et toujours, des néolibéraux américains, chantres du « progressisme » et inventeurs du concept du ni ni pour mettre fin à un bipartisme de pure façade.

Déjà en 2017 je pressentais le danger absolu incarné par cette marionnette téléguidée, sans consistance, aux costumes bleu métal et au sourire Ultra Brite. Et l’identifiais comme l’instrument d’un fascisme d’un nouveau genre, beaucoup plus sournois, duplice, déterminé et préoccupant que le fascisme franchouillard, raciste et homophobe de Papa Le Pen. Comme si la fifille, jeune avocate de jeunes rebeux délinquants ou clandos et qui avait viré son papounet ne pouvait s’affranchir de cette étiquette de Fille du Diable.

Une nouvelle forme de Dictature En Marche, plus que de République. Un totalitarisme masqué identifié à raison par des philosophes de gauche comme Onfray selon le crible des dystopies orwelliennes, oligarchique, ploutocratique, ultralibérale, mondialiste, hyper inégalitaire, antidémocratique et pseudo woke. Un projet mondial fondé sur l’imposture, l’autoritarisme et la manipulation des consciences, résolu à briser les Etats-nations pour imposer son Nouvel Ordre Mondial au service d’une Caste : cette vieille oligarchie anglo-saxonne qui depuis le 18e siècle au moins déploie son projet de conquête du monde par le fric, la monnaie et la dette des États. Tout en se drapant dans une vertu humaniste, une rhétorique progressiste, pseudo éthique, pacifique, universalité, et aujourd’hui écologique. En caressant toutes les causes woke dans le sens du poil. Cf. l’Agenda 2030 et les 17 Goals pour un développement durable de l’ONU, le Great Reset de Klaus Schwab, ou les projets des « milliardaires philanthropes » Bill Gates, Elon Musk, Jeff Bezos, Ray Kurzweil et autres apôtres assumés de l’eugénisme et du transhumanisme.

Le grand cirque du Covid est entre temps passé par là. Il a réveillé bien des consciences assoupies quant aux projets des puissants qui gouvernent le monde par « machins » interposés, et leur vision dystopique pour l’avenir de l’humanité, c’est à dire le nôtre.

La France efficace et juste, slogan du jeune prodige de Rothschild en 2017, et son « Projeeeeeeet » aussi creux que mensonger concocté comme une étude consommateurs par McKinsey (encore lui), son absence radicale de vision, d’ancrage et d’expérience politiques, d’étayage même formel de type culturel ou intellectuel, mise à part une référence usurpée à Paul Ricœur, son désintérêt manifeste pour la France et les Français, pour le peuple, pour l’éthique républicaine (selon ses collègues de Rothschild), au bénéfice de promesses hors sol, d’un européisme intransigeant et de quelques poncifs droits-de-l’hommistes, ajoutés à un profil psychologique de parfait pervers manipulateur narcissique… Tout ça me semblait relever davantage d’une stratégie marketing pour vendre une grosse arnaque que d’un vrai projet disruptif et moderne pour la France. En réalité, un projet de rupture avec ce qu’avait été la politique dans ce pays depuis 70 ans, dirigé CONTRE la France et les Français.

Depuis cinq ans on a vu ce qu’il en était.

L’affaire Benalla, la crise des Gilets jaunes, la réforme des retraites, immédiatement suivies par la crise du Covid, sont passées par là. Ajoutées aux petites phrases, aux dérapages, aux conflits d’intérêts record des ministres des gouvernements Philippe et Castex : beaucoup d’yeux se sont décillés sur la vraie nature de ce régime, dont j’avais pressenti très tôt l’arrogance, le caractère mensonger, illégitime, destructeur et l’ignominie.

Et surtout ce glissement imperceptible d’une démocratie déjà largement factice vers une authentique dictature d’un genre nouveau, même si beaucoup refusent d’en admettre l’évidence, tant elle prétend se draper dans les oripeaux de la vertu progressiste, en s’efforçant de préserver les apparences et la rhétorique républicaines.

Le point de bascule fut pour moi la crise sanitaire et la plandémie de Covid, que je couvre comme journaliste indépendant depuis deux ans et demi. Cet événement unique dans l’Histoire du monde et qui en a berné plus d’un a aussi réveillé beaucoup de consciences avachies dans le confort consumériste et les certitudes idéologiques du monde d’avant. Paradoxalement, l’isolement forcé dû aux confinements à répétition a rapproché des consciences autant qu’isolé les corps. Et les a ramenés brutalement vers l’essentiel. Vers des valeurs humaine et universelles, mais aussi vers les fondamentaux de cette Ve République malmenée comme jamais par les grands argentiers du monde aux commandes de leur marionnette favorite utilisant une *petite épidémie » (Jacques Attali) pour précipiter des basculements à l’échelle mondiale selon une stratégie du choc (cf. Klaus Schwab et Thierry Malleret : Covid-19, The Great Reset, Forum Publishing Juillet 2020).

Deux ans après le début de l’épidémie en France, l’Etat de droit qui n’est plus qu’un lointain souvenir. Balayé par l’état d’urgence sanitaire devenu de facto permanent, tant qu’on peut justifier d’une pseudo épidémie en fabricant des *cas » avec des tests PCR faux à 98% et impuissants à mesurer une progression épidémique selon leur inventeur le Pr. Malone et leurs fabricants. « Etat d’urgence sanitaire » : un OVNI juridique fustigé par les constitutionnalistes et les hommes politiques perspicaces, intègres et réfractaires à la manipulation (comme Asselineau ou Dupont-Aignan), car fondamentalement contraire à la lettre et l’esprit de la Constitution. Une notion jusque-là inconnue, fondée sur un concept inexistant dans droit français, européen ou international. Un quasi état de guerre et une mobilisation générale (cf. l’allocution solennelle de Macron le 16 mars 2020 annonçant le premier confinement) pour terrasser une grippe équivalente en termes de décès réels à la grippe saisonnière (cf. notamment le rectificatif sur le site officiel du CDC en juin 2020 révisant à 8% le nombre réel de décès dus au Covid).

Qu’est-ce qu’une dictature ? Nos représentations sont biaisées par l’exemple encore très frais dans les mémoires des dictatures militaires, fascistes, nazie, communistes, stalinienne, maoïste, coréenne, castriste, ou khomeyniste qui ont ensanglanté le dernier siècle.

Il faut revenir à l’Histoire et à l’étymologie. Relire Hannah Arendt. Et se projeter dans les dystopies totalitaires futuristes évoquées dans les romans d’anticipation politique d’auteurs du 20e siècle comme George Orwell ou Aldous Huxley. Des « romans » inspirés de la montée des fascismes et des dictatures du 20e siècle, qui dissimulent derrière la fiction une connaissance factuelle et idéologique précise des projets dystopique de l’oligarchie anglo-saxonne et de ses cercles élitistes dont les deux auteurs étaient proches sinon membres. Un mix parfait de ce que le communisme et le capitalisme sauvage ont offert de pire à l’humanité. Et qui resurgit de façon hideuse et angoissante près d’un siècle plus tard dans cette fascination de l’élite actuelle pour le modèle totalitaire chinois. Déjà au moment de la guerre froide, David Rockefeller de retour d’un voyage dans la Chine de Mao en pleine ère Nixon s’était ébahi dans une interview à Time Magazine de l’efficacité du régime de Pékin pour contrôler les masses et mater toute opposition…

La dictature du hochet Macron piloté par cette même oligarchie est plus sophistiquée. Pleins pouvoirs au chef de l’Etat comme aux temps des dictateurs romains certes, conseil de défense opaque se substituant au conseil des ministres pour les sujets importants, sans jamais rendre compte au Parlement, aux médias et à la Justice car protégé par une impunité judiciaire en cas de décisions avérées criminelles. Parlement aux ordres sommé de voter en urgence des lois liberticides. Conseil d’Etat et Conseil constitutionnel corrompus, aux membres bardés de conflits d’intérêts, à commencer par Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, dont le fils Victor est associé-dirigeant de McKinsey France. Justice également corrompue par les lobbies et sous tutelle de l’exécutif, qui se contente de classer sans suite les plaintes sans les examiner…

Que dire de ces médias mainstream totalement et unanimement corrompus, rachetés par des milliardaires tous sponsors de Lobbynocchio ? Et – comble de l’imposture – chargés de vérifier la conformité des médias indépendants aux mensonges d’Etat, traquant le moindre écart à la doxa gouvernementale comme au temps de Goebbels ou Staline. A commencer par l’AFP, 2e agence de presse mondiale et de loin la plus corrompue, machine à produire des fake news. Et ses affidés : Le Monde, L’Express, L’Obs, Libé, Les Echos, BFM TV, France Télévision, Radio France… tous le doigts sur la couture du pantalon pour diffuser la Bonne Parole et traquer les hérésies. Et pour certains estampillés CheckNews pour vérifier les publications des journalistes dissidents et des internautes « complotistes » sur des réseaux sociaux comme Facebook ou LinkedIn (filiale de Microsoft).

Que dire de cette Police de plus en plus réfractaire à appliquer des de ordres contraires aux grands principes, mais utilisée par le pouvoir comme ultime rempart pour se protéger plutôt que pour protéger les citoyens et la paix sociale ? Une Police doublée par Macron d’une milice privée formée en trois mois et encadrée spécialement pour tabasser les manifestants jeunes ou vieux, Gilets jaunes, avocats, infirmières ou pompiers qui se dressent contre La Dictature En Marche, et faire le plus de dégâts possible. Et qui n’hésite pas à infiltrer les manifs déguisée en faux Black blocks pour discréditer les mouvements hostiles au régime, justifier une répression sévère et tuer dans l’œuf toute insurrection légitime naissante.

Diversion.

La très opportune guerre en Ukraine déclenchée par Poutine un mois avant le premier tour est une aubaine pour le Président le plus impopulaire de la Ve. Grâce à elle, les médias ont pu s’épargner l’inévitable et catastrophique bilan du quinquennat. Oubliés Benalla, les Gilets jaunes, les violences policières, les cadeaux aux plus riches, le Covid, les mesures sanitaire… Pas un mot sur le pass vaccinal (levé le temps des présidentielles et législatives mais dont le rétablissement est déjà annoncé pour septembre). Oublié le million de chômeurs en plus en 2020, les milliers de PME, d’artisans, d’entrepreneurs et d’indépendants ruinés pour satisfaire les objectifs de concentration économique du Great Reset. Tabou absolu sur les milliers de jeunes hommes et femmes stériles, les enfants, ados et jeunes adultes décédés des suites du vaccin, les effets secondaires en hausse exponentielle telle qu’on n’a jamais vu pour des essais thérapeutiques dans toute l’Histoire de la médecine et de la pharmacovigilance. Oubliés les conflits d’intérêts entre Macron, ses ministre, LREL et la Fondation Gates, Pfizer, Moderna, Gilead ou Pasteur. Et bien sûr BlackRock ou Vanguard qui possède tout ce petit monde.

On a voulu nous faire oublier fissa toutes les avanies qu’on nous a fait subir. En qualifiant d’inadmissible le fait de parler de violences policières dans un Etat de droit (la morale, toujours la morale…) En menaçant d’emmerder les non-vaccinés jusqu’au bout pour diviser un peu plus un pays exsangue après 2 ans de plandémie durant laquelle la France a fait figure de tête de pont européenne de la dictature sanitaire. Et enfin en culpabilisant ceux qui oseraient voter pour cette fameuse extrême droite.

Tous les candidats présélectionnés pour figurer au sketch du premier tour selon le processus antidémocratique des signatures se sont sagement abstenus d’aborder frontalement tous ces sujets. Au risque sinon de se voir étriller par des journalistes en ordre de bataille pour défendre la citadelle de la Vérité contre tous les propos « complotistes » ou « d’extrême droite ».

Alors ? A la veille du Grand Soir de Big Brother 2.0, Marine 2022 est-elle réellement d’extrême droite ? Sommes-nous toujours à l’époque de la Cagoule, des phalanges, de Barrès, de Pétain, du GUD ou de l’OAS ? Evidemment que non. Marine peut-elle se résumer à son ascendance pour faire surgir des spectres ? Ou se laisser amalgamer avec la vraie extrême droite actuelle, ultra minoritaire ? Les identitaires suprémacistes blancs, les antisémites professionnels comme Soral, Dieudonné, Faurisson, les intégristes cathos de Civitas, les porteurs de croix gammées et et amateurs de quenelles infiltrés au milieu des islamistes dans les manifs anti-Hollande du Printemps Républicain en 2016. Certainement pas !

Ce stratagème ne sert qu’à compenser l’absence d’arguments des détracteur paniqués. ET à nous faire oublier le bilan, l’absence de programme et l’illégitimité du Président le plus impopulaire, avec 5% de voix seulement pour son parti aux dernière régionales. Le reste n’est qu’enfumage et truquage des chiffres.

Alors tout est bon : sondages bidon annonçant le score trois mois à l’avance (Macron stagnant pendant 10 semaines à 25% d’intention de vote, alors que des sondages moins officiels comme celui de RTL vite retiré du site montraient que 88% des électeurs voulaient le dégager), médias chargés d’exciter et d’égarer l’opinion, jusqu’à cette improbable candidature Zemmour inventée de toutes pièces, financée par le sakozyste Bolloré et quelques soutiens de LREM pour fissurer le vote Le Pen et affaiblir la finaliste. Opposition contrôlée. Comme LFI et son ténor, discrètement soudoyés pour « faire barrage… » Objectif : faire réélire à tout prix Lobbynocchio. Même si sa rivale est beaucoup plus système-compatible et manipulable qu’il n’y paraît, eu égard notamment à ses déboires financiers. Et sans doute rachetée par Bilderberg depuis 2015 au moins.

N’empêche : entre deux maux, choisir le moindre. Pour la démocratie. Pour le peuple. Pour la France. Et pour le monde, auquel celle-ci a beaucoup à apporter en offrant une vision civilisationnelle, éthique et politique à la mondialisation et au Nouvel Empire de la finance.

Inutile de rappeler que parler d’extrême droite s’agissant de Marine 2022 relève franchement du burlesque. On a changé d’époque. Et pas plus que Roussel serait l’homme avec un couteau entre les dents, un suppôt du stalinisme ou un promoteur du goulag, la fille de l’homme du détail n’a plus grand-chose de commun avec son père, n’était son encombrant patronyme. Dégagés les nazis, les potes d’Assas, du GUD, les antisémites, les racistes, les casseurs de Bougnoules, les antigaullistes, les nostalgiques de Pétain. Philippot qui a orchestré la mue est un ancien souverainiste chevènementiste propulsé dans le giron de Marine par Paul-Marie Coûteaux, député souverainiste européen et girouette politique passé de Mitterrand au FN. Et les petits lieutenants proprets Odoul et Bardella sont des bons garçons plus proches du gendre idéal que du Waffen SS.

Quant aux thèmes qui dérangent dans le programme du RN et de sa candidate, notamment le triptyque immigration-islamisme-insécurité, rares sont les politiques clientélistes et démagogues comme Mélenchon qui ne se sont pas ralliés aux évidences, après des décennies de laxisme, de complaisance et de lâcheté. Seule erreur : cette référence idéologique empruntée à la vieille extrême droite (et à Renaud Camus) au fameux « grand remplacement ». Une référence ni pertinente ni rassembleuse, qui marque sans doute le manque de réflexion en profondeur sur ces sujets.

Croire que Marine Le Pen ou son parti constituent aujourd’hui un danger pour la démocratie, un risque de coup d’Etat, de guerre civile, de faillite économique ou de fracturation de la France, c’est soit extrêmement stupide, soit d’une mauvaise foi outrancière. Et c’est surtout se tromper crassement de diagnostic !

Car celui qui nous a sciemment menti, nous a méprisés, abusés, terrorisés, divisés, qui nous a livrés aux appétits d’une oligarchie cynique, qui a objectivement détruit l’Etat et l’Etat de droit, bafoué le principe de séparation des pouvoirs, corrompu tous azimuts, détruits des secteurs entiers de l’économie, mis un million de personnes au chômage en 2020, ruiné les finances de l’Etat, saccagé le système de protection sociale, appauvri les classes moyennes et populaires, creusé les inégalités, enrichi de façon indécente ses amis les plus riches, mis toute la population sous contrôle, vendu les domaines régaliens au privé, terni gravement la fonction présidentielle, fait alliance avec l’islamisme des Frères musulmans, laissé se développer les réseaux mafieux islamistes, ignoré la culture française et la culture tout court, encouragé la vulgarité, c’est bien Macron !

Naevius Sutorius Macro dit Macron

Un OVNI à l’image de son illustre homonyme, le prêteur romain Naevius Sutorius Macro dit Macron, ami de Caligula, expert dans l’art des tromperies et manipulations, et assassin de l’empereur Tibère.

En élisant pour la seconde fois Macron, par paresse, par suivisme ou par défaut, on vote réellement pour un système qui nous asservi comme aucun autre dans l’Histoire, Pas même Rome, l’Eglise, la monarchie absolue, le Reich ou le Parti unique chinois.

Si vous voulez savoir à quoi ressemblera pour sûr le monde et la France dans dix ans, relisez 1984, Le Meilleur des mondes, ou allez revoir Matrix. Ce monde d’après qui vient à grand pas, ce monde peuplés d’esclaves, « les inutiles » soumis aux AI et à une micro élite de « dieux » (Laurent Alexandre, apôtre du transhumanisme et ami de Macron) comme dans le film Zardoz, n’est en aucun cas une chimère « complotiste ». Lisez au besoin les ouvrages de Klaus Schwab, patron du Forum Economique Mondial, sur le Great Reset. Tout y est et en détail. Lisez les essais d’Attali, visionnez ses conférences et vidéos depuis 40 ans. Lisez les rapports de la Fondation Rockefeller sur l’avenir du monde, l’Agenda 2030 et les 17 Goals de l’ONU, ou l’ID 2020 et 2030. Et écoutez attentivement les déclarations des Bill Gates, Anthony Fauci, Elon Musk, Ray Kurzweil et autres psychopathes qui ont tous misé sur leurs poulains politiques pour mettre en œuvre leur meilleur des mondes, ces Young Global Leaders comme Macron, Trudeau, Lagarde, Johnson, Pécresse ou Bertrand.

Ce n’est pas un hasard si lors du grand débat de l’entre-deux-tours opposant pour la seconde fois le sortant Emmanuel Macron à sa rivale préférée Marine Le Pen, cette dernière a tant insisté pour parler du peuple et de sa souveraineté, principe au cœur de notre République et de notre Constitution. Mais aussi sur sa volonté de restaurer la démocratie tant abîmée par cinq ans de macronisme. Ce régime autoritaire, liberticide et populicide qui déshabille la République pour la prostituer à l’avidité sans limite des grands prêtres du dieu Mammon.


A ceux qui ont peur de se salir, sachez que le vote blanc reste une option honorable. J’y ai eu souvent recours face à un dilemme cornélien.

Bonne fin de semaine à tous et bonne réflexion. Surtout allez voter ! Même si les dés sont pipés et si les résultats seront fatalement « redressés », le vote reste un signal envoyé à ceux qui nous gouvernent.

« Faire barrage à l’extrême droite » ou « faire barrage au grand remplacement »: deux projets symétriques ?

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Alexandre Cabanel . l’Ange déchu (détail)

Ça y est, le sort est jeté ! : « Avada Kedavra ! » Comme les sorciers de Poudlard embarqués dans une croisade contre le Mal, les croisés de la démocratie lancent leur formule magique pour élever un rempart et sauver Marianne assiégée, dans un remake pathétique de 2017.

Il y a cinq ans en effet, Emmanuel Macron et Marine le Pen avaient été tous deux hissés au second tour au terme d’une dramaturgie bien huilée à l’avance et soigneusement mise en scène par les médias. Face au vide abyssal du « Projêêêêêêt » macronien, La méchante Maléficia échappée de son manoir hanté de Saint-Cloud avait été conviée à jouer le rôle de repoussoir utile : l’incarnation parfaite du Mal, face au nouveau messie seul à même de la repousser vers les ténèbres.

Faire barrage à l’extrême à l’extrême droite devint alors le slogan ultime des Machiavel du ni-ni pour exhorter le peuple au sursaut républicain et défendre la démocratie menacée. Menacée par qui, par quoi, et comment ? Peu importe puisque ce type de harangues-réflexes s’appuient sur des ressorts irrationnels. L’important c’est que ça fonctionne. Et ça a fonctionné. Pour le meilleur et surtout pour le pire.

Certes, malgré les efforts de Marine et de ses conseillers, l’ex-chevèvementiste Florian Philippot en-tête, pour dédiaboliser le Front National, celui-ci traînait toujours une réputation de sulfureuse de parti fasciste, raciste, grouillant de néonazis, de nostalgiques du pétainisme, de xénophobes, d’antisémites, de bouffeurs de Bougnouls et autres révisionnistes. Un parti héritier des sombres heures de la Collaboration, hostile à la démocratie, à la République, au progrès social, aux droits de l’homme… Un spectre terrifiant pour les bonnes âmes politiquement correctes.

Cinq ans plus tard, le FN rebaptisé Rassemblement National ne fait plus peur à grand monde et s’est débarrassé de cette image hideuse qui lui collait aux basques. Ses deux lieutenants les plus médiatisés, Julien Odoul et Jordan Bardella, font chacun figure de gendre idéal. Bien proprets, bien rasés, ils s’expriment poliment, ne font jamais de provocation gratuite ni d’écart de langage. Quant au programme présidentiel de Marine 2022, il comporte un important volet social, des thèmes populaires que ne renierait pas le PC, centrés sur le thème du pouvoir d’achat, la préoccupation numéro 1 des Français. La thématique sécuritaire, de l’immigration et de l’Islam radical, qui constituait son cœur de métier et sur laquelle plus personne ne peut aujourd’hui faire l’impasse, a même été édulcorée. Face à un Éric Zemmour au discours plus cash, Marine Le Pen apparaît presque comme une maman rassurante et une modérée.

A l’aube du premier tour, Marine Le Pen talonne Emmanuel Macron dans les intentions de vote. Et serait presque en position de l’emporter au second tour, si l’on en croit les sondages. Quant au candidat qui ne fait pas campagne et se retranche dans son costume de Président, sa réélection présentée systématiquement comme acquise, et même sa présence au second tour, ne semblent plus aussi assurées.

Face à la panique, pas question pour lui de débattre. Aborder frontalement la question de son bilan susciterait l’unanimité de ses rivaux pour le déchiqueter, et risquerait de fédérer l’opinion pour le dégager. Restent les vieilles ficelles et les mantras politiques : va pour faire barrage à l’extrême droite.

Si le duel annoncé Macron-Le Pen au second tour se confirme, l’enjeu stratégique pour ceux, à droite comme à gauche, qui ne veulent pas de Macron pour cinq ans supplémentaires, sera de convaincre les électeurs que ce remake sur le thème éculé du barrage à l’extrême droite n’est qu’une imposture, qu’elle ne repose sur rien mais risque de leur voler l’élection. Car à supposer que la démocratie ait encore un sens et que les élections soient autre chose qu’une mascarade, le seul moyen de rendre au peuple un peu de sa souveraineté serait précisément de lui ouvrir les yeux sur les mensonges dont on l’abreuve et les spectres qu’on agite pour lui faire avaler des fables dans le but de l’endormir un peu plus.

Mais pour faire vibrer ce peuple moutonnier bien mois réfractaire qu’on le dit, encore faut-il lui vendre un supplément d’âme. Comme lui confier une mission vertueuse, héroïque, historique, en dressant des barricades contre le retour du grand méchant loup. Un sketch quasi messianique sans cesse rejoué qui opposent les forces du Bien et les forces du Mal. Enfin, pour le coup juste les forces du Mal contre un courant d’air.

Car inutile de gratter derrière le slogan, la pochette-surprise est vide. Plus personne en effet n’est aujourd’hui capable de donner une définition claire et convaincante de cette extrême droite qui suscite tant d’effroi. Les partis et les personnalités qualifiés d’extrême droite, Le Pen, Zemmour, Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau, ont-ils réellement pour projet de renverser la République ? De mettre en place une dictature militaire dans ce pays ? D’enfermer la moitié de ses habitants dans des camps ?  De faire régner l’ordre et la terreur en mettant en place un Etat policier ? Le supposer relève de la psychiatrie.

Au contraire tout ceux-là n’ont pour ambition que de restaurer les fondements historiques, juridiques, institutionnels et éthiques de « la France », leur dada. Une France qu’ils disent menacée par la corruption, la gabegie des gouvernements précédents, l’Europe de Maastricht, l’Islam radical, la finance mondialiste, la perte de la souveraineté, la perte du sentiment national, la trahison des principes républicains, les assauts du wokisme et de la cancel culture.

Donc s’il s’agit vraiment de faire barrage à quelque chose, c’est plutôt sur un registre moral, pour ne pas risquer de perdre son âme en se rendant complice du retour de la Bête. une bête qui ne survit qu’en référence aux tourments d’un lointain passé, que presnaue tous n’ont pas connu.

S’agissant du climat social éruptif qui sévit en France aujourd’hui, il est ainsi courant de comparer la situation actuelle à celle des années 1930, marquée par la montée des fascismes et des nationalismes. Mais honnêtement, comparer Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan ou Florian Philippot aux ligues fascistes, royalistes ou intégristes, ça tient du burlesque !

Bien sûr, Le Pen ce n’est pas juste un patronyme, c’est aussi une marque de fabrique. Le spectre de Jean-Marie, figure emblématique de l’extrême droite française d’après-guerre, plane sur le parti, et contamine toute la frange souverainiste et populaire de la droite, comme la malédiction des Templiers sur les rois capétiens. Il y a quelque chose de moyenâgeux dans cette évocation d’une extrême droite quasi satanique qui n’est plus. Comme un égrégore qui reviendrait hanter les couloirs de la politique. On en viendrait presque à regretter les dérapages de Jean-Marie qui lui donnait du corps pour justifier l’anathème.

Mais si l’on refuse de céder aux dramatisations outrancières, les slogans concernant l’extrême droite ressemble au vieux slogan publicitaire du soda Canada Dry il a un nom d’alcool, la couleur de l’alcool, mais ça n’est pas de l’alcool ! Le frisson sans la damnation. Et ces slogans alarmistes fonctionnent sur les mêmes ressorts symboliques : la référence à la Prohibition. Prohibition légale d’un produit qui corrompt la jeunesse et les mœurs pour l’alcool, prohibition morale pour des idées dangereuses accusées de corrompre la démocratie pour le label extrême droite. Une façon de mettre à l’index, de renvoyer dans la marge, d’exclure ce qui ne saurait être toléré, excusé ni même écouté, parce que marqué a priori du sceau de l’infamie.

L’extrême droite, c’est comme une maladie honteuse. Toute compromission avec ses membres, ses idées, son vocabulaire, ses symboles vous rend aussi vulnérable que la vérole qui s’abat sur le bas clergé breton. Plombé, grillé, infréquentable. Rien d’étonnant à ce que ce soient ceux qui ont défendu avec le plus d’ardeur des mesures sanitaires absurdes et dressé des bûchers contre les complotistes durant la crise du Covid qui se retrouvent aujourd’hui vent debout contre le retour de la Peste brune.

Une fois de plus les manipulations politiques jouent sur la peur, l’émotionnel et l’irrationnel. Le pire c’est que ça marche.

Pourtant il ne reste en guise d’épouvantail qu’une incantation obsessionnelle. YOU KNOW WHO – Celui dont il ne faut pas prononcer le nom : voilà l’ennemi ! Qu’il existe ou non, là n’est pas la question. Plus il est invisible, plus il terrifie. Et le simple fait de l’invoquer suffit à lui faire prendre forme humaine.

La peur ne fait pas que rendre réel ce qui n’existe pas. Elle ôte à ceux qui s’y abandonnent toute capacité créatrice pour s’inventer leur propre réalité. Il n’est pas meilleur moyen de fasciner et manipuler une foule que de lui faire croire à un ennemi imaginaire. Ceux qui crient au loup en évoquant la menace de l’extrême droite pour forcer à voter contre sont des illusionnistes qui abusent le peuple avec leurs tours de passe-passe. Leurs méthodes de fascination sont les mêmes que celle d’un Hitler dont ils raniment le spectre, avec son projet de souder l’opinion allemande contre les Juifs. Un comble !

L’extrême droite qui renaît de ses cendres et s’automatérialise face au péril électoral : voilà la preuve la plus flagrante de la puissance du mythe en politique !

Le projet de Macron est vide ? Le mirage Macron est depuis longtemps éventé ? Son bilan laisse une France en lambeaux, des Français éreintés, un coq gaulois plumé, un peuple exsangue, déprimé, volé, trahi, brisé ?… Peu importe. Reste la botte secrète de l’extrême droite.

La gauche, France Insoumise, Verts, PC, trotskystes, et ce qu’il reste du PS réunis, excellent dans cet exercice. Et bien sûr la Macronie qui ne serait jamais parvenue à kidnapper le pouvoir sans recourir à cet artifice.

Notre imaginaire national est traversé par la thématique du grand péril, de l’ennemi héréditaire, incarnations du mal absolu. Et celle de la mobilisation générale, du sursaut national, des barricades, du barrage ou de la Résistance. Comme celle de la conjuration des Justes, du sursaut des consciences à l’heure décisive pour engager la bataille finale. De Vercingétorix à de Gaulle en passant par Charles Martel, Jeanne d’Arc ou Robespierre, les héros du Panthéon national incarnent tous le soulèvement de l’âme nationale contre un ennemi extérieur. Et le récit des guerres contre les invasions normande, anglaise, sarrasine, ottomane, contre les armées contre-révolutionnaires, prussiennes ou nazies, rehausse le mythe national d’une nation qui se dresse face à ses assaillants, et se révèle à elle-même dans ce combat héroïque.

Dans le cas du mythe de l’extrême droite, le péril n’est pas territorial mais idéologique et moral : l’enjeu c’est ici la survie d’un socle de valeurs communes résumé par l’invocation magique de « la Démocratie », « la République » ou « les Droits de l’homme ». Et donc, dès qu’on évoque des thèmes brûlants comme l’immigration, l’Islam ou l’insécurité, les culbutos jaillissent de leur bocal en hurlant : « Pas touche aux immigrés ! Pas touche aux musulmans ! » En prêtant à ceux qui ont l’audace de briser l’omerta et de parler des sujets qui fâchent des intentions génocidaires. Au risque de transformer ces sujets en tabou, de fourbir des arguments à cette extrême droite qu’ils voudraient renvoyer dans son cagibi, et de se transformer de facto en alliés tacites des islamistes, comble de l’ironie, parfois au nom même de la laïcité !

Quant à cette théorie du grand remplacement, reprise par Éric Zemmour et Marine Le Pen, et qui fait bondir les pourfendeurs de l’extrême droite, elle a été introduite dans les années 2010 par Renaud Camus, à partir d’idées développées dans l’entre-deux-guerres par des figures de l’extrême-droite française xénophobe et antisémite comme Drumont ou Barrès. Elle repose sur l’affirmation qu’il existerait en France un processus de substitution de la population française et européenne par une population non européenne, originaire en premier lieu d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Ce processus conduirait à un changement de civilisation soutenu, voire organisé par une élite politique, intellectuelle et médiatique qualifiée de remplaciste, qui maintiendrait à ce sujet une conspiration du silence et serait motivée pour ce faire par l’idéologie ou par l’intérêt économique.

Qu’en est-il réellement ?

Ce qui est indéniable, c’est que l’immigration existe et progresse à un rythme croissant, en dépit des efforts annoncés pour l’encadrer : 2 millions d’immigrés légaux ou illégaux en plus durant le quinquennat Macron, la plupart liés au regroupement familial. Son absence de maîtrise et son rythme rapide bouleversent les équilibres démographiques et sociaux, avec un impact économique, politique, culturel, et sécuritaire lié notamment à la concentration des populations issues de l’immigration dans des quartiers à la périphérie des grandes villes. Un facteur de plus qui empêche l’intégration de ces populations dans la population française. Et qui favorise la stratégie de victimisation, de récupération, d’endoctrinement et de séparatisme conduite par les mouvements islamistes (djihadistes, Frères musulmans…) en direction des personnes d’immigration musulmane. Avec un objectif d’infiltration, de subversion et de substitution au sein des sociétés démocratiques visant à retourner ces populations contre le pouvoir en place. De même, les rapports de Police le montrent, la montée de la délinquance et des violences urbaines, sont très majoritairement le fait de jeunes issus de l’immigration. Tout ceci est largement documenté.

Compte tenu du contexte et des enjeux, dénoncer le laxisme sinon la duplicité des gouvernants en ce qui concerne les politiques migratoires, l’insécurité, le développement du communautarisme, le renoncement à assimiler les nouveaux arrivants, les discours victimaires sur les minorités, ou l’abandon des territoires perdus à des maffias islamistes, est non seulement justifié mais relève de l’urgence.

Là où le bât blesse, c’est dans cette paresse intellectuelle qui accrédite les raccourcis et les amalgames réunis autour du fameux triptyque Immigration-Islam-Insécurité. Car ces enjeux sont complexes et ne se résument pas à des formules. Au risque de confirmer des préjugés en désignant des boucs émissaires pour résoudre les tensions. L’immigré, le musulman ou le jeune de banlieue n’est pas à lui seul la cause des problèmes de la France. Les étrangers qui viennent en France, ceux qui se sentent attachés à leurs origines, à un pays, à une culture ou à une religion autre que celles qui ont fait la France, comme ceux qui viennent des quartiers, ne sauraient être accusés d’ourdir un projet machiavélique pour remplacer le peuple français par un autre. La plupart ont pour simple désir de vivre heureux en France, d’y trouver leur place, d’être respectés pour ce qu’ils sont tout en se montrant reconnaissants pour ce que la France leur offre. Ce qu’incarne précisément et revendique Éric Zemmour dans son parcours personnel, et qu’il reproche aux autres, en leur faisant le procès de ne pas faire de même.

Sauf que ceux que ces discours sur le grand remplacement pointent, les immigrés de confession musulmane, sont par ailleurs des cibles, des instruments pour d’autres qui cherchent à les manipuler. Ce qui ne fait que renforcer leur malaise, leur sentiment de ne pas être reconnus, leur incapacité à s’identifier à ce pays, le leur pour une bonne part, où ils peinent à s’intégrer, et qu’ils finissent parfois par haïr, pas dépit plus que par mépris. Un jeu qui nourrit les crispations identitaires, le ressentiment et les rivalités mimétiques, au lieu d’élever les différences vers une identité commune, inclusive, harmonieuse et apaisée.

Quant à cette stratégie dénoncée par la théorie du grand remplacement qui consisterait à utiliser les flux migratoires pour fragiliser et déstabiliser des Etats comme la France, elle existe bel et bien. Mais son objectif n’est pas de substituer une population à une autre. Ainsi les islamistes ne cherchent pas à engager un combat frontal pour conquérir de nouveaux territoires et islamiser tous ceux qui y vivent. Encore moins à éliminer toute la population indigène pour la remplacer par une autre venue de l’extérieur. Leur stratégie repose essentiellement sur la subversion. Subversion de l’Islam réduit à sa version la plus radicale, suppression des autres composantes, renversement des régimes trop complaisants avec les valeurs occidentales, contrôle des institutions musulmanes et imposition de la charia dans toutes les strates de la société, pour les pays musulmans. Subversion par l’entrisme, l’instrumentalisation des principes démocratiques, notamment la laïcité ou la défense des minorités, pour les retourner contre les Etats démocratiques. Corruption et subversion politique des élus à tous les niveaux par une politique communautariste, clientéliste et maffieuse. Il faudrait aussi ajouter la subversion économique et financière de la part d’Etats islamistes pour lesquels la manne pétrolière est un moyen de corrompre leurs partenaires occidentaux, et de financer des organisations terroristes comme Al Qaïda, le Hamas ou Daesh : Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Brunei.

Mais les islamistes ne sont pas les seuls engagés dans un projet de conquête globale fondé sur une stratégie qui utilise l’immigration et l’Islam, avec des méthodes d’entrisme, de corruption et de subversion. Il n’est pas absurde de dresser un parallèle entre ce projet islamiste et celui du Nouvel Ordre Mondial déployé par les mondialistes. Lesquels cherchent également à utiliser les flux migratoires, le communautarisme, les revendications minoritaires, notamment religieuses, le multiculturalisme, les causes antiraciste, indigéniste, anticolonialiste, et pourquoi par l’islamisme, pour jouer des tensions identitaires et communautaires, dissoudre le sentiment d’appartenance nationale, et à terme détruire les Etats-nations pour les intégrer dans le Nouvel Ordre Mondial et les remplacer par un gouvernement mondial dirigé par une élite. Là encore, si l’on s’intéresse de près à l’Histoire et du mondialisme, ceci n’est pas une chimère. Cependant, dissoudre les identités nationales qui refusent de se fondre dans le grand Indifférencié mondialiste, ce n’est pas la même chose que de vouloir remplacer une population par une autre.

La théorie du grand remplacement pèche par ses obsessions, notamment celle, xéno-phobique, qui assimile l’autre à un danger, entretien des peurs à son sujet, et ne conçoit la relation d’altérité que sous l’angle de la concurrence mimétique. L’alternative pour les immigrés qui vivent en France et qu’on accuse de vouloir prendre la place des Français, ce n’est pas de repartir chez eux ou de devenir plus français que les Français. L’idée d’une identité pure qu’il faudrait préserver à tout prix de toute pollution extérieure est évidemment un fantasme, qui a fait le lit de l’idéologie hitlérienne. Il n’y a pas de race pure, il n’y a pas d’identité pure, pas de nation, de peuple ou de culture pure. Depuis que l’homme existe et se déplace, les peuples, les nations, les cultures se sont nourries d’apports et d’emprunts extérieurs. Même le peuple juif fondé sur un idéal de pureté rituelle et ethnique s’est constitué depuis les temps bibliques jusqu’à l’Israël contemporain à partir d’une multitude de tribus et de peuples venus s’agréger au « peuple élu », et de mixités consenties avec les nations où des Juifs vivaient en diaspora.

Le concept de pureté comme la théorie du grand remplacement sont des mythes. Ce qui fait l’équilibre et la solidité d’une nation comme la France, ce n’est pas le pourcentage de Français de souche qui la composent, ni son maintien au-delà d’un seuil critique. C’est la conscience que partagent ses membres de leur Unité, d’une langue, d’une culture, d’une Histoire, de valeurs, d’une manière d’être et de penser qu’ils partagent en commun et qui les rendent singuliers. Un patrimoine collectif qu’il faut entretenir et développer si l’on est attaché à ce pays.

Ceux qui fantasment sur le grand remplacement faute d’une pensée globale suffisamment lucide et pertinente susceptible de comprendre les grands enjeux du siècle, et d’une vision de la France dans le monde à venir, se condamnent à se recroqueviller sur une identité réactive, à rester prisonniers d’un passé qui n’est plus, ou qui n’a jamais été. Définir et prétendre défendre la France au travers du prisme d’un danger qui la menacerait, c’est finalement poser la question de son existence, de son identité et de sa survie de manière négative. La meilleure façon d’éviter de voir la France disparaître dans le Nouvel Ordre Mondial ou le Califat mondial, c’est en fait d’affirmer haut et fort ce qu’elle est, et surtout de la faire vivre.

N’est-ce pas précisément ce que fit le Général de Gaulle en juin 1940, alors que la République venait d’être remplacée par Vichy et que les troupes SS défilaient sur les Champs-Elysées ? Il ne suffisait pas de crier « Non à l’extrême droite ! » ou « Dehors sales Boches ! » Mais il fallait incarner la Résistance. Incarner la permanence. Incarner la France : « Moi, Général de Gaulle, j’appelle… »

De la même manière, ceux qui aiment la France et veulent la défendre devraient se préoccuper d’abord d’incarner la France, d’ÊTRE LA FRANCE de la manière la plus exemplaire possible. Non pas en se définissant contre un ennemi, mais en rassemblant ses enfants avec tous ceux qui l’aiment. C’est, encore, le sens de cette phrase de l’Appel du 18 juin : « Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! »

Incarner la France, c’est sortir du piège du narcissisme franco-français. Ce qui fait la France, ce n’est pas qu’elle vit recourbée sur elle-même, dans la peur d’être submergée. C’est qu’elle est forte, sûre d’elle-même, sans avoir besoin de bomber le torse. Et surtout qu’elle est ouverte vers le monde, en dialogue avec le monde. Pas seulement avec les autres nations, mais avec le monde. Parce que la France porte en elle un projet civilisationnel pour le monde. Et c’est pour cela que le monde aime la France. Un projet humaniste et universaliste authentique, enraciné et rayonnant, pas une idéologie désuète ni une simple ambition hégémonique.

Rongée par la culpabilité postcoloniale, la France a perdu conscience de ce qu’elle est, de ce qu’elle vaut. Et s’abîme dans le souvenir de ce qu’elle a été. Cette mortification doloriste est du pain béni pour ceux qui la convoitent pour l’avaler, ces diables islamistes ou mondialistes qui sont le seul et vrai péril aujourd’hui. Une culpabilité qui a asséché son désir de grandeur, son élan et son rayonnement, avec cette hauteur et cette générosité qui la caractérisent. Un drame que semble moins connaître le monde anglo-saxon, dont le modèle communautariste, plus ségrégationniste qu’assimilationniste, repose sur une indifférence à l’autre, là où le modèle français, résumé par la devise Liberté Egalité Fraternité, se fonde sur le souci de l’autre, et le souci de tous. Non pas vivre ensemble, mais faire corps.

Faire barrage à l’extrême droite ou au grand remplacement procède d’un même désir inconscient, et d’une même langueur de ne plus faire corps,. Une envie de ressusciter ce corps qui n’est plus autour de l’Idéal démocratique ou de la Nation. Avec dans les deux cas le sentiment d’une urgence artificiellement poussée à son paroxysme. Mais une telle prétention a les traits du pastiche, et le visage du désespoir. Car on ne fabrique pas un corps avec des idées ou des souvenirs. Pour faire corps il faut embrasser l’autre.

C’est le drame de la mauvaise conscience postcolonialiste qui ne sait plus comment redonner leur place et leur légitimité à ses enfants venus d’ailleurs qu’elle se sent coupable d’avoir opprimés puis abandonnés. Et qu’elle ne défend que sous l’angle victimaire et des grands principes.

De même pour les tenants du grand remplacement qui se sentent blessés et menacés par ces accusations, et qui voudraient jeter au loin ces enfants ingrats et pique-assiette, comme un père à qui on aurait volé son héritage.

Si extrême droite et grand remplacement ne sont pas des thèmes équivalents ni symétriques qui se renforceraient ou s’annuleraient, ils sont un faux problème, un problème mal posé qui rate sa cible et nous égare, en repoussant toujours à plus tard les nécessaires prises de conscience.

Face aux périls réels pour la survie du modèle français et de la nation française que représentent le fascisme théocratique des islamistes et le fascisme ploutocratique des mondialistes, deux formes bien réelles de totalitarisme, l’un fondé sur une utopie messianiste, l’autre sur une dystopie transhumaniste, la France n’est pas désarmée. Elle n’est pas non plus isolée. Elle est juste endormie, anesthésiée, intoxiquée par la propagande des uns et les angoisses des autres.

Répéter les mêmes formules ne peut que l’exténuer davantage, accroître la cécité intellectuelle et morale ambiante, et faire perdre de vue les vrais enjeux de l’époque.

C’est pourquoi les Français devraient refuser de se laisser manipuler par les flippés de l’extrême droite comme par les obsédés du grand remplacement. Et ne surtout pas choisir en suivant ces emballages rhétoriques qui ne veulent rien dire. Mais écouter leur bon sens et suivre leur intuition.

Car toute cette agitation stérile ne profite bien évidemment qu’au seul candidat qui pose un réel problème : Emmanuel Macron. Lequel se garde bien de prendre la parole sur la réalité de son bilan comme de son projet en ayant le courage d’affronter les critiques, mais se contente d’aligner des postures et des monologues plus creux les uns que les autres, la seule chose qu’il sache vraiment faire.

Une chose est sûre : ceux qui s’apprêtent à voter pour lui pour faire barrage à l’extrême droite et conjurer la thématique stigmatisante du grand remplacement auront avec Macron l’un et l’autre. A la fois le fascisme totalitaire qui vient, tapi derrière le mensonge progressiste, incarné par la marionnette de McKinsey. Et celui de l’Islam radical allié objectif du précédent, qui l’utilise pour précipiter son agenda mondialiste.

Et pour finir ils n’auront plus qu’à pleurer le grand remplacement de leurs illusions démocratiques, humanistes, antifascistes, par une dictature froide et implacable qu’ils n’avaient pas vu venir, et dont ils ont refusé de reconnaître les signes, au nom de leurs obsessions et par crainte d’être accusés de complotisme.

Si Marianne se laisse aller à une commettre une telle erreur, elle finira comme une pucelle qui choisit d’épouser un riche notable pour ne pas se faire violer par des rustres, mais qui se retrouve vendue à un diable bien plus méchant par celui à qui elle avait offert sa dot et son pucelage.

Si Marianne se laisse aller à une telle erreur, elle finira comme une pucelle qui choisit d’épouser un riche notable pour ne pas se faire violer par des rustres, mais qui se retrouve vendue à un diable bien plus méchant par celui à qui elle avait offert sa dot et son pucelage.

A-t-on raison de parler de « génocide » à propos de la guerre en Ukraine ?

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Les actes de guerre perpétrés par l’armée russe et relayés par le pouvoir ukrainien ne manquent pas de choquer les opinions publiques occidentales. Comme dans toute guerre, le conflit militaire sur le terrain se double d’une guerre médiatique pour désigner l’adversaire comme l’unique coupable et susciter une condamnation unanime de la communauté internationale.

Cadavres de civils le long des rues, hommes, femmes et enfants entassés dans des fosses communes, pillages, viols, assassinats, déportation de populations civiles, bombardements de cibles civiles comme des hôpitaux, des écoles, des maternités : de telles exactions ne peuvent que révolter, provoquer une indignation générale et rassembler les consciences autour d’un peuple martyrisé.

Depuis la guerre conduite à la fin des années 1990 par l’OTAN dans l’ex-Yougoslavie, on sait aussi à quel point de telles atrocités peuvent être déformées, manipulées, voire inventées de toutes pièces pour présenter le conflit sous un jour manichéen, diaboliser l’ennemi et justifier les moyens pour mettre fin au plus vite à une guerre injuste en se rangeant dans le camp des bons contre les méchants.

Dans le cas de la guerre en Ukraine, de ses causes et de ses enjeux, le moins que l’on puisse dire c’est que le camp occidental opposé au Diable Poutine ne brille pas par son impartialité.

Concernant les actes condamnables commis par l’armée russe en Ukraine, dont la réalité et les détails devront être soigneusement établis au terme d’une enquête appropriée, on devrait se garder de toute inflation verbale et de toute réaction émotionnelle. Il suffit de constater la cécité des médias occidentaux à propos des milices paramilitaires ukrainiennes comme Azov ou Secteur Droit et la présence objective de nombreux militants néonazis dans leurs rangs, et la responsabilité directe des Etats-Unis dans le financement de tels groupes, pour ne pas sombrer dans la caricature.

Le terme génocide, souvent utilisé aujourd’hui à tort et à travers, ne devrait pas être employé de manière inappropriée, comme un anathème brandi sur un registre moral et non factuel, au risque de le vider complètement de son sens.

Les défenseurs de la cause palestinienne utilisent ainsi facilement le terme de génocide pour qualifier les crimes de l’armée israélienne à Gaza. Ou la situation des Palestiniens dans les territoires occupés. Quand ils ne comparent pas carrément la Bande de Gaza avec le camp d’extermination d’Auschwitz. Ce n’est pas seulement injuste et grossier, c’est surtout très pervers. Parce que cela procède d’une manipulation rhétorique et de la mémoire fondé sur un retournement mimétique et une concurrence victimaire.

Qualifier de génocide les crimes de guerre de Tsahal à Gaza, c’est une façon de faire implicitement référence à la Shoah, afin de transformer par un effet de miroir les descendants des victimes du nazisme en bourreaux utilisant les mêmes méthodes contre un peuple palestinien (ou les musulmans) devenus les nouveaux Juifs (et le nouveau peuple élu) dont Israël voudrait perpétrer l’extermination. Une imposture qui gomme la spécificité de crimes historiques commis dans un contexte précis au bénéfice d’un amalgame, d’un archétype englobant, et qui décrédibilise ceux qui se donnent pour mission morale de les dénoncer.

De la même manière, et quelle que soit l’indignation légitime que suscitent les souffrances du peuple ukrainien, il est excessif de parler dans le cas présent de « génocide ».

Selon la définition qu’en donne la Cour pénale internationale, on entend par crime de génocide l’un des actes suivants commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux :

  • Meurtre de membres du groupe
  • Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe
  • Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle
  • Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe
  • Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe

Qu’il y ait des victimes civiles en Ukraine tuées dans des conditions abominables, cela semble une évidence. Que ces victimes résultent d’actes de guerre qui transgressent les règles de la Convention de Genève, il est difficile d’en douter. Que ces crimes soient commis intentionnellement dans une volonté de terroriser les populations et de briser la résistance, ou d’une volonté d’exterminer le peuple ukrainien, c’est autre chose.

Dès les premières heures de l’offensive, Vladimir Poutine a clairement déclaré son intention de renverser le régime ukrainien, qualifié de « nazi » et accusé de perpétrer un « génocide » dirigé contre les populations russophones à l’Est de l’Ukraine. Poutine n’a jamais été avare de formules outrancières. Et la brutalité n’a jamais été absente de sa façon de faire la guerre : les Tchétchènes s’en souviennent. Mais au-delà de cette rhétorique autojustificatrice, son objectif reste assez simple : mettre un terme à l’avancée jugée agressive de l’OTAN à l’Est de l’Europe, à sa volonté de consolider ses positions stratégiques aux frontières de la Russie, en violation des accords de Minsk, et empêcher l’Ukraine de devenir membre de l’OTAN. Et donc mettre fin à un régime jugé trop atlantiste, russophobe et persécuteur des minorités russes orientales.

Aussi barbare que puissent paraître ses méthodes, il serait insensé de croire que Poutine ait pu engager une invasion militaire de son voisin ukrainien dans le but de détruire le peuple ukrainien, à la façon dont Hitler avait imaginé la Solution finale. Au contraire, il l’a lui-même rappelé, le peuple russe et le peuple ukrainien sont indissolublement unis par une Histoire commune. L’attachement à ce lien rend d’ailleurs cette guerre fratricide impopulaire aux yeux de beaucoup de Russes.

Il y a dans l’emploi du terme de « génocide » par les dirigeants ukrainiens une volonté évidente de surenchère mimétique. Répondre à la volonté de Poutine de « dénazifier » l’Ukraine, et l’accuser du pire des crimes inscrit dans la mémoire collective (le terme génocide fait implicitement référence à la Shoah), c’est une façon d’absolutiser l’adversaire comme le Mal absolu. Et de s’autodésigner comme une victime absolue. Pour le régime ukrainien, c’est une façon de minimiser sa responsabilité et même de nier la réalité des massacres commis par les milices qu’il soutient dans le Donbass. C’est aussi une façon indirecte de provoquer les nations occidentales et de les appeler à un devoir d’ingérence face à des crimes qui dans l’Histoire ont justifié l’engagement de troupes alliées sur le sol européen, ou plus récemment l’intervention de coalitions internationales sous mandat de l’ONU, comme au Kossovo.

Un jeu très dangereux, qui risque plus de mettre le feu aux poudres en déchaînant les passions que de favoriser une issue rapide au conflit.

Il faut donc rester prudent et se garder de tout excès. Au vu des informations dont on dispose aujourd’hui les crimes attribués à l’armée russe semblent davantage relever des « crimes de guerre ». D’autant que la qualification de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité est une notion juridique qui relève de la Cour pénale internationale. On aurait donc tort de confondre hâtivement nos offuscations morales avec ce qui relève du Droit international.

Au-delà de ce devoir de mesure et de discernement, les esprits occidentaux devraient aussi se préserver contre tout discours moral visant à enfermer le réel dans une vision manichéenne du monde. Une vision selon laquelle l’Occident serait toujours dans le camp du Bien, du Progrès et de la Démocratie, et les nations qui rechignent à s’aligner sur cet ordre éthique et politique seraient condamnées à voir resurgir en leur sein des tentations barbares, obscurantistes, violentes ou génocidaires. Avec ces références quasi religieuses à l’Axe du Mal, à des armes de destruction massive chimériques (allusion subliminale à une extermination de masse) ou à la folie supposée de hostiles transformés en dictateurs ou en fanatiques. Une façon de projeter le moindre conflit local dans une perspective apocalyptique pour en noyer les enjeux stratégiques réels, en dissimuler les opacités et le réduire à un affrontement mythique selon des principes moraux ou idéologiques.

En allant plus loin, on peut aussi s’interroger sur ce que cache cette façon systématique de mettre en scène des affrontements homériques, réels ou fantasmatiques, entre des peuples ; ou cette volonté sournoise qu’auraient les uns de décimer les autres ou de les soumettre à leur ordre hégémonique. Quel est le non-dit derrière cette inquisition mondiale contre toute forme de génocideur ? Contre tous ceux qu’on accuse de vouloir nier, asservir et pourquoi pas détruire telle spécificité revendiquée qui fait l’identité d’un peuple, d’une nation ou d’un groupe particulier ? Que dire de ce péché révisionniste qui nie toute altérité ? N’y a-t-il pas ici une sorte d’aveu en forme de paravent de la part d’une idéologie mondialiste dont le but final est de détruire les états-nations et d’assimiler les peuples dans un grand indifférencié ? De gommer tout ce qui pourrait inciter les hommes à se déclarer réfractaires à l’entrée dans un Nouvel Ordre présenté comme juste et égalitaire, au nom d’une identité, d’une culture, d’une mémoire commune. Et pour y parvenir d’enfermer les esprits dans des mythes et une morale déconnectée du réel.

De quoi le scandale McKinsey est-il le nom ?

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Derrière les scoops destinés à agiter une campagne atone, l’affaire McKinsey est beaucoup plus révélatrice qu’il n’y paraît.

Il y a les chiffres (2 milliards versés en 2 ans à des cabinets conseil, c’est en soit un scandale), et puis il y a les dérives que ces pratiques révèlent.

En 2017 Macron parlait déjà de la France comme de la start-up nation. Il promettait aussi le changement, la rupture, en laissant davantage de place à la société civile. Un mot-valise séduisant supposé garantir davantage de démocratie dans la gestion des affaires de l’Etat. Ou du moins une place plus importante laissée dans l’exercice du pouvoir politique à des personnes qui ne faisaient pas partie a priori du sérail. Cet entrée d’air frais dans une classe politique ringardisée par les affaires et le dégagisme se traduisit notamment par l’arrivée de jeunes trentenaires et quadras nouvellement élus de La République En Marche sur les bancs d’une l’Assemblée toute acquise au nouveau Président. On comprit assez vite que cette promotion de nouveaux visages jeunes et plein d’allant comprenait un bon nombre de conseillers, de ministres et de secrétaires d’Etat certes issus du privé mais qui constituaient la plus grande collection de conflits d’intérêts jamais rassemblés dans un gouvernement de la Ve République, à des postes aussi essentiels que la Santé, l’Emploi, les Retraites ou même le Premier Ministre.

La société civile ne désignait donc pas la société réelle par opposition au monde déconnecté des décideurs politiques de la vieille école. Des professionnels au contact des réalités sociales et économiques par opposition à une élite technocratique issue de la haute fonction publique, de Sciences Po et de l’ENA. Dans la bouche du Président des lobbies, la société civile désignait la société marchande, le monde des affaires, du business, des banques, des fonds d’investissement et des grands groupes industriels, par opposition à l’Etat jacobin.

Un monde dont les succès, la performance, l’efficacité et les grandes orientations stratégiques sont méticuleusement calibrés par les mêmes cabinets de conseil, pour l’essentiel anglo-saxons : McKinsey, BCG, Banes, etc.

En confiant de façon systématique des missions de diagnostic, d’élaboration stratégique et de mise en œuvre de politiques à des cabinets conseil comme McKinsey sur des sujets aussi essentiels que le système de protection sociale ou la politique de santé publique, Macron n’a pas seulement déshabillé l’Etat de son rôle régalien qui consiste à incarner une vision, à arbitrer pour choisir les grandes orientations, à prendre et à assumer des décisions qui déterminent l’avenir de la nation, il a aussi trahi ce qui constitue l’essentiel de la vocation du représentant suprême du peuple et de sa mission de gouverner la nation.

Dans l’esprit de la Ve République, le Président est en effet le garant des institutions. Selon l’article 5 de la Constitution, il incarne l’autorité de l’Etat. Il assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Incarner l’autorité de l’Etat cela suppose prendre des grandes décisions qui engagent l’Etat et l’avenir de la nation. Et assumer sa responsabilité en étant comptable de son bilan devant le peuple qui l’a élu. Tout ce que Macron refuse manifestement de faire, préférant déléguer ce rôle à des cabinets privés nommés de façon opaque, et qui n’ont de comptes à rendre ni devant le peuple, ni devant le Parlement ni devant les médias. Un aveu de faiblesse, d’impuissance, mais aussi de dépendance sinon de soumission à l’égard d’une instance jugée plus compétente pour définir ces choix. Et qui ne tire son autorité et sa pertinence intellectuelles que d’un savoir-faire technique dont l’Etat semble s’être désengagé. Comme si celui-ci était incapable de réunir en son sein les savoirs, les compétences, les expertises susceptibles d’éclairer son arbitrage.

Pour qu’un Etat soit fort et surtout indépendant, efficace et respecté, il faut qu’il soit capable de prendre seul des décisions importantes, notamment en période de crise, sans être le jouet des factions et de jeux d’influence. C’est ainsi que s’est constitué le pouvoir de l’Etat en France depuis Louis XIV, soucieux de préserver la permanence du pouvoir royal et l’unité de la nation autour d’un Etat centralisé face à l’appétit des princes. C’est cette conception d’un Etat puissant, hermétique aux conflits périphériques et incorruptible par les intérêts particuliers qui a fait la France, a assuré son rayonnement et a établi la République sur des bases solides héritées de l’Ancien régime.

La République des grands hommes a laissé la place aux petits calculs des gestionnaires. On voit mal en effet le Général de Gaulle faire appel à McKinsey pour savoir comment mettre un terme à la guerre d’Algérie ou conduire la politique de dissuasion nucléaire de la France. C’est pourtant exactement ce que fait Macron sur des sujets qui relèvent du pouvoir régalien. On ne peut en effet déclarer la France en guerre contre un virus, décréter l’état d’urgence pour combattre une grippe, prendre des mesures exceptionnelles et confiner tout un pays durant 5 semaines, tout en demandant à des consultants en stratégie d’un cabinet anglo-saxon de piloter la politique sanitaire visant à vacciner toute une population. On voit mal un chef d’Etat en tant de guerre court-circuiter son état-major, son industrie d’armement, la défense civile et ceux qui forment l’infanterie pour mettre tout ce petit monde sous le commandement d’une officine appartenant à un pays étranger. Il y a un décalage énorme entre la dramaturgie et la rhétorique utilisées pour mobiliser les consciences contre une épidémie et les moyens utilisés pour mettre en œuvre des décisions. Si la France est réellement en guerre, elle devrait resserrer les rangs, au lieu de déléguer les moyens de sa défense à des officines de stratégie normalement chargées de conseiller des boutiquiers. A moins que cette guerre et ce scénario défensif ne soient conçus que pour servir les intérêts de ces boutiquiers et de leurs usuriers.

Choisir de recourir systématiquement à des cabinets privés pour dicter la politique de l’Etat, c’est ouvrir toute grande la porte à tous les conflits d’intérêts. C’est permettre une porosité pernicieuse entre l’Etat et des réseaux d’influence privés. C’est autoriser la contamination ou la dissolution de l’intérêt général au bénéfice d’intérêts privés. C’est faciliter l’emprise accrue des lobbies sur les décisions de l’exécutif et le destin du pays.

Dans le cas du pilotage de la politique vaccinale par McKinsey cette confusion est évidente. Car McKinsey n’a pas seulement conduit la politique de la France en matière de stratégie vaccinale, il a aussi défini et mis en œuvre la politique vaccinale de 65 pays dans le monde sur le même sujet au même moment. Avec une stratégie homogène très largement favorable au lobby pharmaceutique, notamment au laboratoire Pfizer et à ses vaccins. Les choix ont été définis en fonction d’intérêts économiques et financiers, et non selon un arbitrage scientifique objectif et indépendant. Ainsi la question des traitements contre le Covid comme l’ivermectine ou l’hydroxychloroquine a été volontairement éludée et la réalité scientifique faussée de façon à imposer la stratégie vaccinale comme la seule possible et efficace. Un pur mensonge justifié par de faux experts, de fausses promesses et de fausses statistiques. Idem pour l’imposition du pass vaccinal comme outil de surveillance déguisé en outil prophylactique pour limiter les contaminations.

Cette manière proprement criminelle d’imposer des choix discutables aux conséquences lourdes du point de vue sanitaire, social, juridique, budgétaire, en bafouant l’éthique médicale et les principes démocratiques les plus essentiels, est une dérive très grave qui relève de la haute trahison. Car elle consiste non seulement pour le pouvoir exécutif à abdiquer son rôle de protecteur de la nation, mais aussi à remettre les clés de l’Etat à une puissance privée, en vendant la santé des Français à des lobbies industriels et à ceux qui les contrôlent.

Ce que montre le déploiement d’une stratégie vaccinale à l’échelle mondiale piloté dans chacun des grands Etats par le même cabinet, c’est bien une volonté de coordonner un plan stratégique qui s’applique de façon uniforme, conjointe et simultanée, et qui ne soufre aucune alternative ni exception, tant dans sa logique que dans les modalités de sa mise en œuvre. Il y a bien une volonté totalitaire dans cet arrimage sans concession des politiques sanitaires nationales à l’arbitrage d’un même organisme non-étatique chargé d’en définir le cap et la finalité. Avec des mesures imposées de façon arbitraire comme le pass vaccinal qui n’ont rien de sanitaire mais qui, associées à d’autres dispositifs comme l’identité numérique ou l’introduction de la monnaie numérique, obéissent à des objectifs politiques de surveillance de masse des populations. Cela traduit une subordination absolue du pouvoir politique et de tout ce sur quoi il exerce son autorité à un impératif et des buts qui lui sont étrangers. Subordination du politique au pouvoir économique et financier dans le cadre de conflits d’intérêts visant à instrumentaliser l’appareil d’Etat au profit d’intérêts privés, Big Pharma et pouvoirs financiers. Et plus largement subordination du pouvoir politique mandaté pour conduire le destin d’une nation selon une vision, des principes, des règles clairement établies, au profit d’une stratégie de basculement vers un autre paradigme à l’échelle mondiale où l’ensemble des pouvoirs, des structures, des modes d’existence et de décision seront entièrement remodelés et captés par une élite : Great Reset ou Nouvel Ordre Mondial.

Ce que le scandale McKinsey achève de révéler, c’est une stratégie de destruction mise en œuvre depuis plusieurs décennies et dont Macron est l’un des instruments, qui vise à infiltrer les Etats-nations, à s’en assurer progressivement le contrôle, et à les déconstruire méthodiquement pour les assujettir totalement au pouvoir financier.

Comme le démontre Valérie Bugault dans Les raisons cachées du désordre mondial, cette infiltration passe notamment par le financement et donc la sélection des hommes politiques en fonction d’intérêts qu’ils seront à même de défendre, le financement des partis, des campagnes électorales, des programmes et des actions politiques. Jusqu’à aboutir à une démocratie purement fictive, avec une offre politique pluraliste en apparence afin de séduire l’électorat en fonction de thématiques ciblées, mais contrôlée en réalité par les mêmes. Et orientée de telle manière que le candidat le plus à même de satisfaire les objectifs fixés se retrouve en position de favori. L’élection de Macron en 2017 est le parangon de cette stratégie.

Elle se poursuit par une dynamique constante de corruption à tous les étages de l’appareil d‘Etat. Par des liens de plus en plus étroits entre le monde politique et le monde des affaires. Avec des passerelles quasi systématiques entre les deux selon la méthode du « pantouflage ». A tel point que la frontière claire sinon hermétique existant jadis entre la haute administration et le monde du business n’existe plus du tout aujourd’hui.

Dès lors, comment s’étonner que le débat politique en France soit aujourd’hui neutralisé, au point qu’il n’existe plus de réel équilibre des pouvoirs ni même aucun contre-pouvoir. Avec un Parlement aux ordres réduit au rôle de chambre d’enregistrement, un Conseil Constitutionnel et Conseil d’Etat qui ne remplissent plus leur rôle mais se contentent de valider les projets de loi élaborés par l’exécutif. Conseil Constitutionnel dont le Président actuel Laurent Fabius n’est autre quel le père de Victor Fabius, associé dirigeant de McKinsey France.

L’implication de McKinsey dans l’Etat n’est pas seulement la conséquence d’un recours excessif de la part d’un Président de la République ancien banquier et proche du monde des affaires à des cabinets privés, par souci selon lui de rapidité et d’efficacité. C’est aussi le fruit d’une volonté de l’élite financière de s’immiscer au plus près dans les décisions prises par des pays comme la France, et pourquoi pas de façonner sa politique en fonction de ses intérêts. A ce titre, Macron n’est pas un prince qui déciderait souverainement de recourir au conseil d’éminences grises pour éclairer ses choix, mais un simple instrument auquel ces éminences dictent la meilleure conduite à suivre. Un peu comme Marie de Médicis jouet de l’influence des Concini et de leurs intrigues florentines. On pourrait même dire que c’est McKinsey qui a fait Macron comme Président, puisque c’est aussi ce cabinet qui a conçu et piloté la création d’En Marche en 2015-2016, jusqu’à l’ascension du prodige au pouvoir en 2017.

La France n’est évidemment pas un cas isolé s’agissant de cette volonté d’infiltration qui s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus vaste au service des intérêts de l’oligarchie financière anglo-saxonne. Cette stratégie s’appuie notamment sur l’abandon progressif des souverainetés nationales au bénéfice d’institutions supranationales comme l’Union Européenne, dont les grandes orientations sont très largement dictées par les lobbies, la mise sous tutelle monétaire et budgétaire des Etats grâce à l’euro et à la Banque centrale européenne, à la dette publique et aux agences de notation, la dérégulation économique et financière, la multiplication des traités de libre-échange qui renforcent la dépendance des Etats et des marchés nationaux aux diktats de la finance mondiale.

De ce point de vue, l’imprégnation de McKinsey plutôt qu’un autre cabinet conseil dans les réseaux de pouvoir politique au plus haut niveau n’est pas le fruit du hasard, compte tenu des liens étroits entre McKinsey et le fonds d’investissement américain BlackRock (actionnaire de Pfizer), et donc la famille Rothschild.

Cette dérive va bien plus loin qu’une simple contamination du pouvoir suprême et de l’appareil d’Etat par un groupe de conseil externe, voire de leur contrôle par une puissance étrangère comme les Etats-Unis, et finalement par l’élite financière mondiale, via des cabinets de conseil stratégique comme McKinsey ou Boston Consulting Group.

Avec l’élection de chefs d’Etat sous influence comme Sarkozy (largement lié à la CIA et aux intérêts américains) et Macron, c’est la machine de l’Etat qui a été mise sous tutelle en profondeur. Ce sont des pratiques, des usages, des modes de décision et de gouvernement qui ont fait irruption dans le champ politique. Mais ce sont aussi un vocabulaire, une culture, des valeurs, une vision du monde qui se sont peu à peu imposés et substitués à ce qui faisait autrefois la France.

Parler de start-up nation à propos d’un pays comme la France n’est pas anodin. Ce n’est pas juste un anglicisme branchouille destiné à nourrir l’image d’un Président jeune, moderne, dynamique, prêt à bousculer un pays assoupi et les archaïsmes d’une caste vieillotte. Comparer la France à une jeune PME promise à un brillant avenir sous l’œil de ses business angels, c’est réduire la nation et l’Etat à une cash machine. C’est réduire l’exercice du pouvoir en politique à une technique, à un savoir-faire hi-tech qui serait l’affaire de spécialistes et dont l’efficacité serait proportionnelle au recours aux nouvelles technologies et aux méthodes les plus en vogue. C’est faire croire que pour s’insérer dans la mondialisation heureuse les Français et l’Etat devraient abandonner jusqu’aux notions de Bien commun, d’intérêt général ou d’utilité publique. Ou du moins les subordonner à des impératifs d’efficacité, de technicité, de rentabilité, de profitabilité ou de conformité à un modèle défini par l’extérieur, selon la logique des managers et des puissances qui gouvernent le monde. C’est entretenir l’illusion qu’il suffit de se barder de tableurs et de business plans pour assurer le rayonnement d’une nation sur l’échiquier mondial. C’est substituer l’efficacité managériale à la philosophie politique, et la technique à la culture.

N’est-ce pas Macron qui affirmait en 2017 qu’il n’y a pas de culture française ? Une provocation qui résonne comme un aveu. Car ce que le macronisme entend bien supprimer c’est cette culture française, cette exception française faite d’universalisme et de spécificité. De cosmopolitisme et d’ancrage dans une Histoire commune. Tout le contraire de ce laminoir mondialiste qui élève le relativisme culturel, identitaire, communautaire au rang d’absolu éthique pour mieux dominer et imposer sa loi, son modèle uniforme et son exigence de conformité à un monde sans racines ni conscience.

Vouloir réduire l’action de l’Etat à un ensemble de critères empruntés au management n’est pas anodin. Cela participe d’une volonté de normalisation et d’assimilation selon les critères de la société marchande mondialisée. Cette façon de définir la France comme une start-up se veut un concept plus fédérateur que la vision archaïque d’un Etat sclérosé, avec une administration pléthorique, inefficace, un frein à l’innovation, à la libre entreprise, au dynamisme, à l’adaptabilité, et finalement à la liberté et à la prospérité. Mais ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle déclinaison de la petite musique néolibérale, selon laquelle le Marché et sa loi du plus fort doivent remplacer l’Etat régulateur et son protectionnisme.

Pourtant, c’est justement parce que l’Etat existe que la société n’est pas une jungle. C’est la raison d’être du principe d’Etat de droit sur lequel se fonde la République que tous doivent se soumettre aux mêmes lois et que nul ne peut se prétendre supérieur à la loi. Ce que voudraient précisément abolir les tenants d’un ultralibéralisme selon lequel la loi doit s’effacer devant le Marché et le rapport de force économique, au nom d’une liberté d’entreprendre qui s’assimile à une liberté de prédation. Et donc à l’asservissement de tous au bénéfice d’une minorité.

Ce retournement tyrannique et proprement totalitaire entre une majorité et une micro-élite qui s’arroge tous les pouvoirs, c’est précisément ce qu’incarne Macron. Lequel n’est même pas l’agent ou le représentant de cette élite toute-puissante mais plutôt sa créature et son instrument. Puisqu’il délègue à des cabinets qui en sont l’émanation directe le soin de définir ce qui relèverait en principe de l’arbitrage, de l’autorité et de la responsabilité du Pouvoir, au nom et dans l’intérêt du peuple qu’il est supposé représenter.

Macron est un menteur et un usurpateur. Son objectif n’est pas de défendre le peuple mais de pervertir les institutions. Pour preuve, ce lapsus d’une rare éloquence lors d’un discours prononcé en septembre 2017 devant les Français de New York : « C’est pourquoi j’ai décidé qu’en novembre prochain nous sortirons de l’Etat de droit » (et non « de l’état d’urgence »).

Derrière ses discours lénifiants et son leitmotiv anesthésiant du « et en même temps », Macron c’est à coup sûr le plus court chemin vers la dictature. C’est-à-dire la fin d’un idéal de société hérité des Lumières et de la Révolution française, édifié sur les ruines de l’absolutisme monarchiste, de l’arbitraire et des privilèges : une société libre, égalitaire, fraternelle, fondée sur le Droit et non l’autorité d’un seul homme ou d’une caste ; une société, humaniste, ouverte, tournée vers l’universel.

Mais quelle dictature au juste ? Une dictature nouvelle d’une extraordinaire perversité. Puisqu’elle prétend défendre ces idéaux démocratiques et se pare de vertus humanistes pour mieux les trahir et les abolir au bénéfice d’une caste toute-puissante. Une dictature qui se dissimule derrière une apparente continuité républicaine pour mieux dénaturer et démanteler les institutions. Une dictature qui s’arroge tous les pouvoirs en préservant les apparences de la légitimité, et subordonne toutes les valeurs à la seule valeur de l’argent. Une dictature qui réduit tout ce qui se produit, tout ce qui est et tout ce qui naît à une simple marchandise, en lui ôtant toute dignité et toute autonomie.

Le système de valeurs de McKinsey repose sur une valeur omniprésente : l’Excellence. De même, tout ce qui ne relève pas de l’Excellence n’est pas digne d’intérêt. Ceux qui ne sont pas capables de s’élever au niveau de l’Excellence selon les standards du Nouveau Monde se sont que des sous-hommes, des incapables, des fainéants, des réfractaires, des gens qui ne sont rien.

Ce Nouvel Ordre incarné par Macron et McKinsey est clairement de type néofasciste. Il oppose d’un côté les dieux, et de l’autre les inutiles. Dans cette vision idéale la société ne saurait être dirigée que par et pour les meilleurs. Ce monde croit à la méritocratie et à la prédestination, pas à l’égalité des chances. Avatar d’une éthique protestante dévoyée qui inspire un capitalisme sauvage, il célèbre les élus et les oppose aux déchus.

Cette société vit dans une violence et un mensonge permanents, et le spectacle permanent d’elle-même reflété par les médias, machine à illusion. Comme dans cette campagne factice, prélude à la mascarade électorale, où un Président éternel ne prend même plus la peine de faire campagne, mais laisse des pseudos concurrents s’agiter dans le marigot, et ses seconds couteaux faire de la figuration. Un monarque virtuel qui se pavane dans les habits de chef d’un Etat qui n’est plus, d’un Président d’une Europe qui est tout sauf démocratique, d’un chef de la diplomatie et d’un chef de guerre dont il ne maîtrise rien, juste pour entretenir l’illusion de faire partie des grands de ce monde, alors qu’il n’est qu’un ventriloque.

L’affaire McKinsey est le symptôme d’un Etat arrivé à un point tel de dislocation qu’aucune décision sérieuse ne saurait émaner de lui, et qui aurait donc perdu toute autorité. C’est le signe d’un pouvoir devenu tellement vide et factice qu’il ne peut se maintenir dans un état de pure représentation sans l’assistance respiratoire d’une autorité qui lui dicte ce qu’il faut faire, comment le faire, avec quels moyens et au nom de quoi.

Macron n’est plus un dirigeant ni un chef d’Etat. Loin de l’image qu’il voudrait donner, Jupiter ne décide plus de rien, il se met en scène et communique. Il a remplacé l’action et le pouvoir par le bavardage, avec cette capacité unique de fatiguer un même auditoire des heures durant avec des discours creux.

Macron est à l’image de cet instrument de soumission qui restera comme l’un des symboles de cette période que nous vivons : le masque. Lui qui ne suit pas les recommandations de McKinsey pour lui-même puisqu’il n’a jamais été vacciné est à lui tout seul ce masque sanitaire qui dissimule et soumet plus qu’il ne protège qui que ce soit de quoi que ce soit. Sauf que ce masque est tout entier parole, mais parole vide, juste bonne à occuper le champ discursif. Un peu comme le masque de Zardoz dans le film de science-fiction du même nom. Un masque qui ressemble à un oracle mais ne délivre que mensonge et manipulation. Et qui dissimule la vraie nature d’un monde divisé entre les Eternels, voués à l’immortalité grâce à la technologie, et les Brutes, qui vivent sur un territoire ravagé et fournissent la nourriture aux premiers. Une belle allégorie du Nouvel Ordre transhumaniste vers lequel les Young Global Leaders comme Macron, Trudeau, Johnson, von der Leyen et autres nous entraînent à grands pas, en suivant aveuglément les orientations définies par les sachants des officines du bien-agir comme McKinsey.

Pourquoi Macron est le pire négociateur qui soit avec la Russie

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Peu avant le début de l’invasion russe en Ukraine, les propagandistes du Président pas encore candidat se sont rués sur l’occasion pour lui tailler une image de Président-médiateur à la stature européenne, faisant mine de croire que leur chevalier de la paix bénéficiait d’un mandat mondial pour faire reculer Poutine.

Les gesticulations diplomatiques de Macron juste avant le déclenchement des hostilités, ses coups de fil appuyés pour inviter la Russie à renoncer à son invasion, sa visite à Moscou et son entretien fleuve avec le maître du Kremlin n’ont pourtant impressionné personne. Surtout pas Poutine qui s’est empressé de le ridiculiser. Notamment avec cette image éloquente qui a fait le tour du monde des deux interlocuteurs séparés par une table monumentale de 10 mètres de long. Un symbole qui tranche lourdement avec l’image de Poutine accueillant d’autres dirigeants du monde comme le chancelier allemand Scholz ou le Premier ministre israélien Bennett dans un côte-à-côte beaucoup plus informel et chaleureux.

Et puis il y a ce détail de mise en scène totalement insultant pour le Président français du choix d’un jeune traducteur transgenre habillé en robe noire et portant des bottines ridicules, flanqué à côté de Macron face à un Poutine narquois.

La diarrhée verbale de 5 heures infligée par Macron lors de cet entretien burlesque n’aura inspiré à Poutine qu’un silence ennuyé et quelques sourires polis. Et n’aura pas infléchi d’un pouce sa détermination à engager son « opération militaire spéciale » quelques heures après. Un camouflet total pour la diplomatie européenne, dont Macron s’était arrogé l’exclusivité.

Le staff de campagne de la marionnette s’est entre-temps ridiculisé en faisant circuler sur les réseaux sociaux une image de propagande affirmant que grâce à l’initiative de leur champion, l’armée russe avait reculé !

Cela n’a pourtant pas dissuadé le petit télégraphiste improvisé de Bruxelles de continuer à multiplier les appels au Président russe, comme s’il était le seul capable de dialoguer. Et de s’afficher lors de son entrée en campagne comme le héros de la négociation.

Cette farce pitoyable montre à quel point l’Europe et l’Occident ne disposent d’aucune tête crédible pour faire le poids face à la Russie. Notamment depuis que les Etats-Unis se sont retirés du jeu en affirmant par la voix de Joe Biden que l’Amérique n’enverrait pas de GIs sur le sol ukrainien.

Le seul terrain sur lequel le monde occidental s’est montré en mesure d’intervenir pour engager un rapport de forces avec la Russie est celui des sanctions économiques. Sanctions qui gênent objectivement l’économie et les oligarques russes, mais qui n’ont aucune chance de faire renoncer Poutine à son objectif d’empêcher par tous les moyens l’Ukraine de rejoindre le camp occidental.

Cet objectif représente un impératif stratégique d’une importance capitale pour la Russie, et les gesticulations d’un Macron ou d’une Europe impuissante à agir militairement pèsent peu face à un tel enjeu.

En outre, les efforts de Macron pour rétablir la paix, présentés comme héroïques dans les médias français, n’ont aucune chance d’aboutir. Notamment parce que Macron est non seulement le Président de la France mais également parce que la France préside actuellement le Conseil de l’Europe. Ce qui le fait apparaître aux yeux de Poutine comme le représentant d’une Union Européenne qui est avec l’OTAN et les Etats-Unis son véritable ennemi dans ce conflit. Car la Russie n’a pas attaqué l’Ukraine par hostilité envers le peuple ukrainien. Ni pour satisfaire de simples velléités territoriales à ses frontières. Mais pour mettre un terme à ce qu’elle interprète comme des menées offensives de l’OTAN et de l’Union Européenne depuis 30 ans pour avancer pions vers l’Est et phagocyter un voisin considéré comme un état-tampon indispensable à l’équilibre des forces entre l’Est et l’Ouest.

Macron ne peut incarner symboliquement à la fois l’offenseur et le négociateur. On ne peut être à la fois juge et partie.

De plus, compte tenu de ce qu’il représente, Macron est sans doute le pire des interlocuteurs qui soit. Macron n’est pas un homme politique français issu du sérail ou fabriqué par l’Histoire, investi d’une légitimité qui le rendrait ami de la Russie car « non-aligné ». C’est au contraire le pur produit de l’oligarchie financière, qui l’a fabriqué et placé là où il est pour servir ses intérêts. C’est un banquier d’affaires qui fait de la prose pour abuser les plus naïfs et installer BlackRock, McKinsey ou la Banque Rothschild aux commandes d’un Etat qu’il s’acharne à déconstruire. Et qui creuse de façon insensée la dette publique de façon à rendre la France encore plus dépendante de ses créanciers.

Exactement l’inverse de ce qu’a fait Poutine depuis qu’il est au pouvoir. Lui qui a mis sous sa coupe les oligarques russes dont il a assuré la fortune afin qu’ils le servent. Lui qui a réduit la dette de la Russie à 40% du PIB, quand la France est aujourd’hui à 120%, afin d’éviter de voir son pays étranglé financièrement en cas de conflit. Et qui a dégagé de la Russie les grands usuriers mondialistes comme la Banque Rothschild. Lui qui a refusé de se laisser dicter sa politique sanitaire lors de la crise du Covid en devenant l’esclave des labos.

Macron représente tout ce que Poutine méprise : l’instrument des lobbies économiques occidentaux et la marionnette de l’oligarchie financière. Le champion de l’hypocrisie et du « et en même temps » qui fait mine d’appeler la Russie à négocier pour jouer ensuite l’escalade, désigner la Russie comme l’adversaire du monde et appeler à davantage de sanctions.

Il semble que même Zelensky, rompu à l’art de la comédie, ait compris que Macron n’était qu’un illusionniste. Il ne s’adresse plus désormais à lui pour défendre l’Ukraine mais au chancelier allemand, ou au Président américain, qualifié de « leader du monde ».

Macron sait qu’avec ce conflit il joue sa dernière carte. Miser sur cette guerre lui permet de se hisser vers une posture fictive d’homme providentiel, et de surfer sur un mirage, un de plus. Il sait depuis le début qu’il n’a aucune consistance, aucune vision, aucun projet pour son pays sinon d’appliquer l’agenda qu’on lui a fixé, et même aucune légitimité sinon factice, que ses discours sont creux et ne reposent que sur la séduction, la manipulation et les mensonges.

Tout dans cette crise n’est d’ailleurs qu’hypocrisie et mensonge. Les intentions de l’Europe, drapée dans une pseudo vertu droits-de-l’hommiste. L’aspiration « démocratique » de l’Ukraine, dont la raison d’être pour la caste mondialiste est d’en faire un instrument stratégique du Nouvel Ordre Mondial, dont le gouvernement actuel a été soutenu et financé par la CIA, et qui comporte en son sein d’authentiques néonazis, qui aspire aux droits-de-l’homme mais qui a refusé d’accorder un statut égal à ses citoyens russophones du Donbass. Quant aux sanctions économiques occidentales, elles pénalisent lourdement le peuple russe tout en évitant soigneusement de se priver du gaz russe.

La guerre russo-ukrainienne, présentée ici comme un affrontement du Bien contre le Mal, avec Poutine dans le rôle du méchant dictateur qui tue les enfants, l’Ukraine dans le rôle de la victime, et l’Occident dans le rôle du Sauveur, n’est rien d’autre qu’une macabre mise en scène, dont le peuple ukrainien paye aujourd’hui le plus lourd tribut. Un simulacre de lutte titanesque entre la Lumière de la Démocratie et les ténèbres obscurantistes de la brutalité arbitraire et de la barbarie, comme au temps de la Guerre froide. Une pièce de théâtre homérique dont les rôles sont savamment distribués sur le devant de la scène, pendant qu’en coulisse les distributeurs d’énergie et de matières premières dont les prix flambent, engrangent de vertigineux profits.

Les guerres n’ont aucune utilité sinon parce qu’elles sont bankable. Tout le reste appartient à la rhétorique des historiens de cour.

Macron ne fait pas la guerre à Poutine sur le terrain militaire. Ni même sur le terrain économique. Ni lui ni l’Europe n’en ont les moyens. D’ailleurs comme il dit « la France n’est pas en guerre ! » Quel courage de déclarer la mobilisation générale contre un virus, et de se débiner face aux chars russes ! Alors il fait juste la guerre sur le terrain de la morale, épaulé par toute la bien-pensance occidentale et même par le pape François, qui s’exonère ainsi de ses complaisances coupables vis-à-vis de la Russie. Ça ne coûte pas cher et c’est bon pour les sondages. Ça permet de faire oublier les promesses non tenues, les déclarations méprisantes, les Gilets jaunes éborgnés ou tués, la réforme des retraites, l’intox du Covid, les vieux, les enfants, les infirmières et les libertés sacrifiés. Et puis d’agiter des grands principes qu’on a soi-même piétinés : la paix, la démocratie, l’Etat de droit, la liberté, l’indépendance, la souveraineté, l’humanité…

Et puisqu’on est en guerre sans se l’avouer autant sortir les armes de circonstance : propagande et censure. Exactement comme avec le Covid. Discours univoque sur le conflit dans les médias et interdiction des médias russes comme RT ou Sputnik. On ne change pas des méthodes qui gagnent.

Pas sûr que jouer la mouche du coche suffise ce coup-ci à Macron pour se faire réélire. En tout cas pour trouver un interlocuteur crédible face à Poutine et espérer mettre un terme à ce conflit il faudra changer le casting.

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

La Fontaine : le coche et la mouche

Pourquoi l’écrasante majorité de nos concitoyens refusent de se réveiller ?

Mis en avant

Au début de cette année 2022, après plus de deux ans de crise du Covid et alors que les révélations se multiplient partout dans le monde pour faire la lumière sur la face cachée de cette crise et les crimes commis, beaucoup d’observateurs conscients des enjeux s’interrogent sur les raisons de cette lenteur de l’opinion à admettre la vérité.

Pourquoi les esprits semblent-ils lents à se dégriser ? Alors que les preuves de la manipulation dont ils sont s’objet depuis deux ans s’exposent de plus en plus clairement au grand jour, y compris dans les médias mainstream qui ont le plus contribué à créer et entretenir la confusion.

Pourquoi les positions se durcissent au point que certains se laissent enfermer dans des discours et des positions radicales conformes aux mesures sanitaires les plus absurdes, quand bien même les mesures liberticides qu’elles comportent contredisent fondamentalement leurs principes éthiques ?

L’opposition de la masse à s’ouvrir à d’autres discours que ceux de la propagande officielle relève-t-elle vraiment d’une incapacité à comprendre ? L’immense masse du troupeau serait-elle stupide, abêtie à cause de décennies d’ingénierie sociale qui auraient annihilé toute capacité à raisonner hors des schémas officiels, comme le leur reprochent ceux qui cherchent à les alerter ?

Ou bien ne s’agirait-il pas plutôt d’un refus de se remettre en cause et de remettre en cause des modèles, des discours, des schémas intellectuels faux, trompeurs, mais finalement sécurisants ?

Les gens ne sont pas idiots ou ignorants. Le problème ne vient pas d’un seuil critique d’information nécessaire pour qu’une masse critique ouvre les yeux. Mais d’un refus volontaire de la majorité d’exercer son esprit critique et de faire face à la réalité.

Le problème est donc autre. Et la solution ne réside pas dans un surcroit de preuves ou d’informations pour dissiper la confusion. Les blocages sont subjectifs, irrationnels, et donc beaucoup plus difficiles à faire tomber.

La vraie nature de la réalité

La réalité objective n’existe pas : nous vivons dans un « hologramme » fabriqué pour nous et qui nous masque en permanence la vraie nature de la réalité.

Selon la physique quantique, ce que nous appelons habituellement réalité objective n’a aucune existence intrinsèque. Tout ce que nous appelons le réel, avec lequel nous interagissons, en particulier la réalité physique dans laquelle nous croyons évoluer, n’a pas d’existence en tant que tel. Ou plutôt il n’a aucune existence sans une conscience pour le faire exister.

 Cette vérité très étonnante résulte d’une propriété essentielle des particules élémentaires. Une particule peut se définir à la fois comme de l’énergie et de la matière. A l’état naturel, une particule est définie par ses propriétés vibratoires. Elle n’a aucune masse et est entièrement énergie. De même il est impossible de déterminer a priori avec certitude à la fois la position dans l’espace et la vitesse d’une particule. Une même particule se situe en termes probabilistes EN MEME TEMPS à plusieurs points de l’espace. Et c’est précisément l’observation dans le cadre d’une expérience scientifique qui fait perdre à une particule son caractère ondulatoire pour la faire devenir un grain de matière avec une masse et une position dans l’espace. Dès qu’une conscience observe une particule, celle-ci échappe aux principes d’incertitude et de multilocalisation pour prendre la forme d’une particule de matière dont on peut mesurer avec certitude la position.

Cette particularité fait dire aux scientifiques que la réalité matérielle telle que nous la concevons n’existe pas en tant que telle, comme un donné ad hoc qui existerait avec certaines propriétés indépendamment de nous. Et que rien dans l’Univers n’a d’existence sans une conscience pour interagir avec lui.

Tout ce qui semble exister indépendamment de nous n’a de fait qu’une existence relative. La réalité n’est qu’un sous-produit de la conscience. L’approche neuroscientifique inspirée des théories quantiques appliquées à la compréhension de la conscience et de ses manifestations dans le cerveau va plus loin en démontrant que tout ce qui nous percevons autour de nous comme « réel » résulte en réalité d’interactions entre notre conscience et des perceptions, des sensations, des images mentales qui se forment dans notre cerveau. En réalité le réel est fabriqué à chaque instant par nos représentations mentales.

D’ailleurs notre cerveau ne fait a priori aucune différence entre des stimuli « réels » qui seraient produits par des éléments extérieurs, des images, des sons, des sensations, et des stimuli virtuels produits par notre imagination ou des hallucinations mentales.

Ce qui nous conduit à conférer à certaines perceptions la qualité de « réelles » résulte en fait d’habitus, de repères acquis et organisés depuis notre naissance, de conventions qui relèvent d’une culture commune.

Nous voyons une table et nous l’identifions aussitôt comme une « table » : sa forme, ses dimensions, sa consistance, sa position dans l’espace évoquent aussitôt le concept de table et sa fonction.

Il en va de même pour tout ce que nous avons l’habitude de considérer comme réel et ce que nous considérons comme irréel ou imaginaire selon nos propres croyances.

Si nous sommes des êtres matérialistes et rationnels nous sommes par exemple persuadés que les fantômes n’existent pas. Par conséquent ceux qui disent avoir vu des fantômes ne peuvent qu’être victimes d’hallucinations, d’altérations de leurs sens, de leur esprit trop crédule, ou d’un imaginaire trop fertile. Tout ceci N’EST PAS réel.

Ce sont donc nos croyances et nos représentations, personnelles et surtout collectives, qui déterminent ce que nous sommes enclins à considérer comme réel et ce qui ne l’est pas.

Les recherches en neurosciences sur le fonctionnement du cerveau montrent que celui-ci n’agit pas comme un décodeur du réel, mais plutôt comme un filtre qui isole certains canaux. La fonction du cerveau n’est pas de convertir des stimuli extérieurs en images mentales, de les décoder pour les transformer en informations intelligibles, mais plutôt d’agir comme un filtre qui oriente notre conscience sur certaines fréquences parmi la masse quasi infinie d’informations quantiques avec lesquelles nous interagissons en permanence inconsciemment.

Si ce rôle de filtre n’était pas assuré, notre conscience serait subitement submergée par un flot d’informations qu’il lui serait impossible de gérer. Ce qui nous plongerait immanquablement dans un état de psychose insupportable. C’est exactement le type d’expériences vécues lors de certains états modifiés de conscience induits par la prise de substances psychotropes, lors de rites chamaniques ou d’expériences psychédéliques. Comme l’ayahuesca, mélange de substances végétales utilisé par certains chamanes d’Amazonie. Ou le LSD et la DMT utilisés dans le cadre d’expériences cliniques en psychologie transpersonnelle.

La tradition biblique offre un écho de ces expériences. Dans le livre de l’Exode (Ex 30:19-20), le prophète Moïse demande à Dieu de lui révéler son visage. Ce à quoi Dieu lui répond :

« Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. »

En d’autres termes, il est impossible de « voir » comme de concevoir la Réalité ultime telle qu’elle est. On ne peut qu’interagir, entrer en relation avec elle. Et cela ne peut passer que par le filtre de notre écran mental qui scinde cette réalité indissociable en un sujet conscient et une « réalité » qu’il construit comme extérieure à lui et avec laquelle il interagit. Notre mode de connaissance le plus commun de l’autre est celui d’une communication consciente entre un sujet en un autre sujet. De même notre connaissance de l’Univers et de ses multiples réalités passe par le rapport entre un observateur conscient et un objet construit par lui comme son champ d’observation.

Le conditionnement, matrice de la condition humaine

Fondamentalement, chacun d’entre nous est une conscience individuée issue de la Conscience universelle. Cette conscience individuelle est incorporée dans un corps physique durant toute la durée de son existence qui va de la vie intra-utérine à la mort.

Cette expérience d’incarnation que nous désignons communément comme « la vie » définie notre identité d’êtres humains. Elle borne notre existence en nous conférant un certain nombre d’attributs qui définissent notre condition humaine, faite de potentialités et de limites. Attributs physiques, liés aux facultés de notre corps physique ; psychiques, liés au fonctionnement de notre cerveau ; et spirituels, liés au sens que nous donnons aux expériences vécues par notre âme au cours de cette existence incarnée. C’est-à-dire à cette expérience particulière d’être au monde, à la conscience d’être soi, interagissant avec d’autres consciences et usant de notre potentiel individuel et collectif de création de réalités.

Dans cette expérience de la condition humaine, notre expérience de la réalité s’organise sur la base d’un consensus qui confère une valeur particulière aux expériences vécues collectivement.

Ainsi dans le domaine de la connaissance scientifique, c’est le consensus, toujours flexible, relatif et évolutif, qui confère une valeur de vérité à des lois, des théories, des modèles sensés donner une certaine intelligibilité au réel construit comme objet de connaissance.

De même, d’un point de vue anthropologique, nos modèles comportementaux, nos schémas culturels, discursifs, sont définis par une culture commune, des lois sociales, un vocabulaire commun. Nous ne naissons pas et ne grandissons pas avec une faculté de toute puissance. Dès la naissance et dès que notre psyché se forme, nous faisons l’expérience de la limite. Nous apprenons, souvent douloureusement, à reconnaître ce qui distingue notre être du reste du monde. Puis nous apprenons à nous adapter, à nous comporter, à identifier ce qui est possible ou permis et ce qui ne l’est pas. Tout cet apprentissage de la vie en société façonne notre identité individuelle, notre personnalité.

Dès lors notre représentation du monde, de nous-mêmes, de l’Univers, de l’humanité diffère selon notre culture d’origine. Un Américain qui a grandi à Manhattan et un Amérindien qui a grandi dans une tribu yanomami dans la forêt équatoriale, tous deux confrontés à la même expérience, n’auront pas le même vécu de cette expérience. Parce qu’ils ne vivent pas dans la même réalité.

Plus encore, il n’existe aucune réalité objective qui puisse servir de dénominateur commun ou de référent pour évaluer leurs expériences relatives. Confrontés l’un à l’autre, leur expérience commune du réel ne peut émerger que d’une confrontation de leurs expériences individuelles, subjectives, et de l’élaboration d’un consensus sur ce qui fait sens pour tous les deux.

Au travers de cet exemple on comprend l’importance cruciale des référents culturels dans notre expérience de la réalité.

Nous sommes tous conditionnés par notre culture d’origine. Par les schémas mentaux implantés dans notre esprit depuis le plus jeune âge par nos parents, notre famille et notre milieu d’origine, le système éducatif, la société, le milieu professionnel, les discours politiques, médiatiques, scientifiques, culturels, juridiques, philosophiques, éthiques ou religieux. Par nos habitudes de consommation conditionnées par le marketing, la publicité, etc.

L’expérience humaine est donc d’abord une expérience du Collectif. Une expérience de la reconnaissance du soi comme se conformant à un modèle collectif. Une totalité qui nous conditionne en tant que membre appartenant à une communauté humaine, une famille, un clan, un groupe, une tribu, une ethnie, une nation… ou l’idée universelle que l’on se fait de l’humanité.

Mais cette expérience particulière n’aurait aucun sens sans l’émergence dialectique de la conscience individuelle. On ne naît pas au monde en sortant du ventre de sa mère ; on naît véritablement au monde quand la conscience s’érige et s’affirme à la face du monde en tant qu’individu pour dire « je ».

On a souvent l’habitude de considérer que la notion d’individu est une invention de la culture occidentale. Il y a lieu cependant de relativiser cette croyance. Dans presque toutes les cultures on retrouve des mythes similaires dans lesquels un individu se distingue du groupe, se sépare ou s’oppose à la masse, aux croyances et aux habitudes communes, pour suivre son propre destin. Cette séparation est souvent liée à la rencontre avec le divin.

Ainsi dans les mythes fondateurs de la Genèse, Abraham, le premier des croyants, répond à l’appel de Dieu qui lui ordonne de quitter son pays, sa famille et d’aller vers le pays qu’il lui montrera :

« L’Eternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. »

On retrouve des mythes comparables dans la pensée primitive, avec des héros qui choisissent de quitter leur tribu pour s’aventurer dans la forêt et entament ainsi une initiation personnelle qui leur révélera les secrets des dieux, la vraie nature de la réalité et qui ils sont vraiment.

Cette expérience est une constante inscrite au cœur de notre nature humaine : on ne devient vraiment soi qu’en rompant, au moins temporairement, avec le reste du groupe. Et donc avec ce qui nous définit en tant qu’humain selon les critères transmis par la culture commune.

Tout Eveil de la conscience est d’abord un arrachement douloureux. Il n’est donc pas étonnant que peu d’entre nous aient vraiment le désir de faire cette expérience. Devenir soi est un processus. Qui suppose de mourir à celui qu’on était ou qu’on croyait être. Et se lancer vers l’Inconnu. Tout le monde n’a pas l’esprit aventurier ou la vocation à devenir un héros solitaire.

C’est pourquoi dans toutes les cultures ce processus d’individuation est longtemps resté l’apanage d’êtres d’exception, tour à tour objets de fascination ou de rejet.

Celui qui choisit de quitter sa propre famille, de renoncer à son statut et à ses privilèges pour suivre sa propre route, est aussitôt perçu comme une menace pour la cohésion du groupe. C’est le cas de tous les êtres d’exception, les éveillés, les ermites, les prophètes, les messies, qui choisissent ce destin et répondent à cet appel particulier. Et qui bien souvent sont raillés, persécutés, pourchassés, parce qu’ils sont accusés d’être des profanateurs, des sacrilèges, des dangers, des traîtres ou des renégats.

Se séparer du groupe, remettre en cause ses fondements, partir à la recherche d’une autre vérité, puis témoigner en prétendant inciter les autres membres à s’éveiller à leur tour, c’est assurément s’exposer à devenir la proie des mécanismes de bouc émissaire.

Face aux crises qui les menacent, face à la violence nourrie par les conflits mimétiques qui mettent en péril leur existence, la tentation pour les sociétés est de retrouver leur équilibre en désignant une personne ou une minorité chargée d’endosser la culpabilité et la violence du groupe.

Bien souvent les pouvoirs en place, le roi, la caste dirigeante, ceux qui incarnent l’ordre établi, et qui peuvent se retrouver eux-mêmes désignés comme des boucs émissaires par le groupe en période de crise, choisissent de détourner l’attention du groupe et de canaliser la violence qui les menace en désignant tel individu ou telle catégorie comme bouc émissaire. Et le contrat qui lie la masse à ceux qui exercent le pouvoir se renouvelle grâce au sacrifice d’un seul ou de quelques-uns désignés comme coupables expiatoires des désordres auxquels il est aussitôt mis fin.

L’exemple de Jésus constitue une sorte de passage à la limite de ce mécanisme. Car si Jésus passait beaucoup de temps à s’isoler, à se « ressourcer », à se retrancher du groupe pour aller prier au désert, jamais il ne fit acte de rupture par rapport à son groupe d’origine, à son statut de membre du peuple élu ou à son rang lié à sa fonction rabbinique ou son ascendance royale. Jamais non plus il n’a appelé ses disciples à prendre les armes ni à se rebeller contre les autorités. Jamais il n’a remis en cause la Loi ou les pouvoirs établis, pas même celui de l’occupant romain. Au contraire, le message de Jésus vise à témoigner, exhorter, confronter, révéler les lâchetés, les hypocrisies, les logiques de pouvoir. Et à les reconnaître pour ce qu’elles sont, sans les combattre mais en choisissant d’autres voies. Tout en privilégiant sa relation directe et intime avec le Divin à toute forme de médiation selon une logique politique, juridique, économique, théologique ou sacerdotale qui s’érigerait en pouvoir.

Jésus guérit les corps, rétablit les esprit malades, restaure la dignité des rejetés, mais surtout il libère les consciences de toutes les geôles spirituelles, de toutes les assignations identitaires, de toutes les formes de domination ou de pouvoir. Ce faisant, il restaure le lien d’amour primordial entre chaque être et la Conscience divine d’où il est issu.

Cette attitude constitue précisément pour tous les pouvoirs fondés sur une appropriation identitaire, éthique et spirituelle le scandale absolu qui causera sa perte. Le pouvoir politique d’une dynastie hérodienne corrompue qui confisque l’identité nationale du peuple élu et s’associe aux persécutions de l’occupant romain. Le pouvoir religieux incarné par les grands prêtres qui s’approprie l’accès au Salut et au divin par une codification jalouse des modèles liturgiques. Le pouvoir des scribes et des pharisiens qui s’arrogent le droit exclusif d’interpréter la Loi, de déclarer qui est pur ou impur, d’inclure ou d’exclure selon des critères identitaires, législatifs et normatifs.

Jésus court-circuite tous ces pouvoirs. Il en révèle l’imposture flagrante. Il doit donc être mis à mort afin de préserver l’autorité mensongère de ces pouvoirs, de maintenir le peuple dans la peur et la soumission.

Les choses n’ont pas fondamentalement changé depuis 2000 ans. Seuls les discours et les modèles ont changé. Aujourd’hui le pouvoir capitaliste de la société ultralibérale mondialisée a remplacé la Promesse du Salut par le vertige hédoniste et matérialiste aux artefacts sans cesse renouvelés. Le pouvoir est plus concentré que jamais. Il contrôle tous les états, tous les empires, l’économie, la science, la médecine, la technologie. Il choisit et finance les dirigeants de chaque pays, appelé à renoncer à son identité et sa souveraineté pour se fondre dans le Nouvel Ordre Mondial. Il fait et défait la politique, les gloires et les fortunes, façonne nos modèles de consommation, nos comportements, nos croyances et nos pensées. Il contrôle chacun de nos mouvements, chacune de nos actions. Bientôt il contrôlera même grâce à l’AI chacune nos moindres pensées, de nos émotions ou réactions.

Démontrant une perversité et un cynisme absolus, ce système contrôlé par une poignée de banquiers et multimilliardaires se drape pourtant dans la plus parfaite des vertus. Il prétend même œuvrer pour le bonheur de tous. Pour cela il instrumentalise jusqu’à les vider totalement de leur sens les idéaux des droits de l’homme, les préoccupations contemporaines à propos du climat, du développement durable, de la paix dans le monde ou du droit des minorités.

Aucune alternative ne semble envisageable pour l’avenir de l’humanité que de devenir des esclaves, du bétail, des marchandises ou des déchets, de la mauvaise graisse improductive à éliminer drastiquement pour permettre un meilleur contrôle du reliquat totalement soumis.

Mais nul messie semble être en mesure de nous délivrer de cet asservissement total. Aucun homme providentiel, aucun leader charismatique, aucun prophète, aucun deus ex machina. Nous sommes seuls. Livrés à nous-mêmes. Avec comme seule alternative que de nous éveiller ou nous laisser exterminer.

La logique de la terreur

Aucune force au monde n’est autant susceptible d’annihiler notre capacité de création et de réflexion que la peur.

Que nous ayons ou non conscience des enjeux terribles qui nous menacent, nous sommes tous les victimes d’un véritable terrorisme conçu et entretenu pour annihiler toute capacité de réaction.

Il faut un énorme courage pour vouloir s’éveiller et se délivrer de cette emprise avant tout spirituelle. La plupart d’entre nous ne l’ont pas et ne l’auront jamais. Ils ne savent que suivre et se soumettre.

En dépit des mythes que nous nous plaisons à cultiver sur les héros rebelles ou la Révolution, la propension à la révolte ne fait pas partie des constantes de notre humanité. Les forces centripètes qui nous poussent à rester sagement dans le troupeau, à obéir et à nous conformer aux injonctions et modèles imposés, sont beaucoup plus puissants que les forces centrifuges qui mous poussent à remettre en cause l’ordre établi et la place qu’on nous assigne dans la société pour écrire nous-mêmes notre propre avenir.

Beaucoup d’entre nous jouent à être des ados rebelles, des indignés, des insoumis. Nous trépignons, nous râlons, nous manifestons, mais c’est presque toujours pour mieux retourner ensuite à nos habitudes sans rien changer à nos modes de vie.

Il faut un courage hors norme (ou beaucoup de folie) pour oser aller au bout de nos pulsions rebelles, nous désassimiler de tous les conditionnements que nous avons subis, et mener notre existence selon notre libre arbitre, en faisant fi de tous les assignats et de toutes les injonctions à la conformité. Surtout en ce qui concerne notre vision du monde, de la vie, de l’humanité et de son avenir.

Il est beaucoup plus confortable, rassurant et moins fatigant de recherche l’assentiment d’autrui, de consentir, de renoncer, d’appliquer des lois et modèles conçus pour nous et déjà éprouvés. Aller travailler le matin en arborant une tenue vestimentaire totalement originale plutôt qu’un costume cravate est un défi impensable pour la quasi-totalité des cadres qui travaillent dans une entreprise. Alors penser et s’exprimer par soi-même en refusant les discours ambiants, choisir un mode de vie totalement à l’opposé des modèles de la vie urbaine, postmoderne, consumériste, relève de la pure folie.

Nos sociétés tolèrent un certain degré de marginalité. A l’occasion elles récupèrent même certains exemples pour en faire des antinormes transgressives aussitôt transformées par le jeu de l’assimilation et de la mise en scène médiatique en nouvelles normes destinées à canaliser les désirs émancipateurs ou centrifuges des plus originaux d’entre nous. Mais tout ceci relève de la manipulation mentale, de l’ingénierie sociale, pas d’un principe libertaire ou émancipateur.

C’est ainsi qu’il existe de multiples façons d’être ou d’apparaître comme un rebelle. Des moyens très commodes de manifester notre singularité de canaliser notre désir de marginalité, de rébellion, d’émancipation à peu de frais. Sans vraiment remettre en cause les fondamentaux, prendre des risques ou se mettre en marge du troupeau. Cela donne un sentiment passager d’individualité, de marginalité, un supplément d’âme qui permet de customiser sa façon d’être au monde, de donner l’illusion qu’on « se construit sa propre identité » selon un catalogue de permissions sagement nomenclaturé.

Cette idéologie constructiviste très en vogue aujourd’hui est pourtant le contraire exact de l’Eveil de la conscience et de l’émergence d’une vraie individualité, libre et pleinement maîtresse de son pouvoir de création. Ce n’est qu’un processus de segmentation égotique du conformisme selon des normes préétablies et toujours recyclées. Le contraire de l’acte créateur.

Ce qui rend possible de tels mécanismes d’identification à des normes, c’est une soumission inconsciente aux pouvoirs, fondée sur une nouvelle forme de sacralité qui utilise la terreur pour empêcher tout libre arbitre.

Nous prétendons vivre dans des sociétés rationnelles alors qu’en vérité nos comportements obéissent à des mécanismes totalement irrationnels. Ainsi nous idolâtrons la science et la technique qui nous donnent une illusion de toute puissance comme des petits enfants qui jouent à se jeter des sorts et à proférer des incantations magiques. Jamais nous ne pensons un seul instant à remettre en cause les postulats de cette science ou les vérités que certains experts scientifiques nous présentent comme des vérités incontestables. Il ne nous viendrait jamais à l’esprit de remettre en cause le magistère de ces nouveaux gourous qui nous expliquent comment tourne l’Univers ou comment se propagent les nouveaux virus. La science est une nouvelle religion dont les hommes en blouse blanche sont les grands prêtres. Au nom de la Raison qui en serait la déesse, nous nous laissons déposséder de notre raison pour devenir des croyants bien observants.

Remettre en cause les discours et le pouvoir des sachants, scientifiques et médias qui en divulguent les vérités, est une transgression assimilée à un sacrilège. Tenir des propos qui contredisent la doxa officielle, voilà la forme contemporaine de l’hérésie ! Ceux qui commettent un tel péché ne sont plus accusés d’être des sorciers ou des impies, mais pire : des complotistes. Une déviance, une maladie, un crime à la fois dogmatique, psychologique, social, politique, éthique et spirituel. Les complotistes sont à la fois des déviants intellectuels et sociaux, des fous victimes de délires paranoïaques, des pervers narcissiques manipulateurs, des sociopathes qui mettent gravement en danger la santé physique et mentale de leurs congénères, l’ordre social et la démocratie. En France, leurs discours sont même désormais assimilés par la loi à des dérives sectaires, dont il faudrait protéger leur famille et leurs enfants en les déchoyant de leur autorité parentale.

L’invention de l’antimodèle du complotiste est l’un des outil des dictatures totalitaires modernes qui remonte aux dictatures communistes. Il est aujourd’hui revisité par la nouvelle dictature ploutocratique et technocratique, sanitaire et technosécuritaire, transhumaniste et eugéniste, qui n’a rien à envier à ses modèles communistes. Selon les mêmes méthodes, celles-ci cristallise les tensions sociales et l’angoisse des individus en les concentrant sur les sujets réfractaires présentés comme hostiles et même responsables des malheurs du groupe.

Ainsi le pouvoir détourne toute pulsion agressive qui serait légitimement dirigée contre lui sur des victimes expiatoires faciles à identifier. Les « complotistes » et les « non-vaccinés » ont ainsi remplacé les Juifs désignés comme fauteurs de troubles du Moyen-âge aux bûchers nazis. Ils sont les nouveaux parias sociaux indispensable au pouvoir pour se maintenir et justifier son régime de terreur au nom du bien commun, de la santé et de la sécurité du plus grand nombre. Et renforcer sa doxa en dépit de ses incohérences sans jamais laisser aucune prise à la contestation frontale.

Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Les plus grandes frayeurs partagées par tous les humains sont celles liées à la mort et à la naissance qui est son pendant. Se retrouver subitement séparé de son corps est sans doute la plus grande peur commune à toute l’humanité. Et la matrice de toute les autres peurs. D’autant que l’idée de la mort est souvent associée à celle de la souffrance physique, de l’agonie, et plus encore à celle de l’anéantissement du moi.

A la racine de cette peur il y a un archétype universel : l’illusion de la Séparation. La hantise d’être un jour séparé de son corps, qui fait pendant au traumatisme de la naissance où le nouveau-né est subitement séparé, expulsé du corps de sa mère avec lequel il ne faisait qu’un, est indissociable avec la terreur que suggère la perspective de l’anéantissement physique, mais aussi psychique.

Mourir est fantasmé comme la perte de tout contrôle, de toute identité, de toute faculté à agir. D’être séparé de soi-même et finalement désagrégé.

Cette peur procède d’une illusion fondamentale quant à notre vraie nature : celle d’être des êtres essentiellement séparés les uns des autres, comme l’individu que je suis vit une existence séparée du corps de sa mère qui l’a porté pendant neuf mois.

Or cette séparation n’est qu’illusoire. Elle est liée au fait que nous nous identifions à notre corps physique, dont nous expérimentons chaque jour les limites autant que les capacités.

Le traumatisme de la naissance vécu par toute conscience comme une expérience de douleur paroxystique et même de mort imminente lors des contractions qui précèdent le passage du col de l’utérus, traumatisme qui nous projetons cette expérience antagoniste tant redoutée de la sortie du corps au moment de la mort, entretient cette illusion commune que nous sommes des êtres finis, mortels et séparés. Alors qu’en réalité c’est tout le contraire : nous sommes des êtres spirituels, éternels et reliés de façon indissociable les uns aux autres parce que nous provenons tous d’une même Conscience dont rien ne peut nous séparer, d’où nous tirons notre vie et notre substance et à laquelle nous retournons.

Cette nostalgie, et pour beaucoup d’entre nous cette amnésie de l’Origine, nourrit en nous cette angoisse existentielle, ce sentiment d’un arrachement qui transparaît notamment dans les mythes de la Création comme celui de la Chute dans la Genèse.

A cause de ce double traumatisme, et de l’illusion qu’ils entretiennent, nous passons notre existence à rechercher des moyens pour conforter notre petit « moi », à nous rassurer en nous persuadant que nous sommes « quelqu’un » à nos propres yeux, de courir après des modèles, des gratifications, des consolations, au lieu de nous contenter simplement de faire pleinement l’expérience de QUI nous sommes, ici et maintenant.

Nous en venons à accorder beaucoup plus de valeur à cet ego, à ce moi illusoire qui n’est qu’une coquille vide, une timbale qui résonne, plutôt qu’à jouir simplement du simple fait d’être et d’exister, c’est-à-dire d’être perpétuellement créateurs et cocréateurs de notre réalité.

Cette expérience redoutable de la mort n’est cependant pas un mythe ou une illusion. C’est une réalité. Ou plutôt une expérience que beaucoup d’entre nous vivent réellement. Car mourir ce n’est seulement se séparer définitivement de son corps physique, voué à la putréfaction, c’est surtout passer par l’expérience terrifiante de la mort de l’ego.

Pour retrouver notre vraie nature originelle, il faut en passer par la mort de ce moi que l’on croyait être, et qui nous a donné l’apparence d’une épaisseur, d’une consistance tout au long de notre existence.

Ce moi, cet ego qui constitue notre personnalité, est précisément ce qui nous donne l’illusion d’exister, un sentiment de permanence dans un monde profondément impermanent. C’est aussi ce qui nous permet de porter un masque social et d’entrer en relation avec les autres dans cette existence incarnée. Or au cœur de l’expérience de la mort il y a cette expérience très déroutante de la mort de l’ego. L’âme se trouve subitement propulsée dans un état de conscience où tout en restant consciente, elle n’a plus conscience d’être un « moi ». Elle prend alors conscience de cette vérité qui est le plus grand paradoxe de l’existence, à savoir que nous sommes des consciences individuées mais son séparées des autres consciences. Bien au contraire, nous formons une entité indissociable, un Tout cohérent. Et tout ce qu’une conscience expérimente à son propre niveau d’existence impacte les autres consciences.

Certaines personnes qui ont vécu des états modifiés de conscience provoqués par certaines drogues comme le LSD décrivent une expérience similaire. La conscience du « moi », d’être un individu, se trouve de façon momentanée, quelques heures tout au plus, complètement dissoute. Et l’on accède à un mode de conscience universelle proche de la folie, qui se situe au-delà des notions de l’espace et du temps. On peut ainsi faire l’expérience d’être la conscience d’une plante, d’un animal disparu depuis des millions d’années, d’une montagne, ou de Dieu lui-même.

Ces expériences peuvent s’avérer très paniquantes pour ceux qui s’identifient à leur ego ou qui cherchent à contrôler ce qu’ils vivent à partir de celui-ci. Et qui ont l’impression terrifiante d’être anéantis.

Pourtant, on ne peut accéder à l’Eveil spirituel, naître de nouveau ou plutôt naître d’en-haut ou de l’esprit, sans accepter de perdre notre identité, ce que l’on croyait être.

Notre ego est constitué par l’agrégat de toutes les croyances que nous nourrissons à notre propos, auxquelles on nous a habitués ou que nous nous sommes habitués à considérer comme ce qui nous définit. Comme le fait d’être un homme ou une femme, jeune ou vieux, fort ou faible, beau ou moche, intelligent ou non, d’avoir telle ou telle qualité, telle connaissance ou telle capacité sanctionnée par les expériences que nous nous remémorons, les diplômes ou les réalisations que nous revendiquons.

Si nous cessons d’adhérer à ces croyances, nous cessons tout simplement d’exister. C’est pourquoi nous nous cramponnons souvent à nos certitudes sur nous-mêmes, comme à tous les miroirs que nous renvoient nos proches, nos amis, nos collègues, ceux nous ressemblent, ou la société, par peur de nous perdre.

Sortir de la Matrice

La saga de science-fiction Matrix ne décrit rien d’autre sous une forme allégorique que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Du moins celui dans lequel les maîtres du monde veulent nous enfermer.

Dans cette série, la quasi-totalité de l’humanité vit dans un état narcotique artificielle entièrement sous le contrôle des machines, des AI. Les êtres humains croient vivre une existence normale, avec une famille, un travail, des divertissements et des attributs reconnus par la société. Mais en vérité ils ne vivent que dans un état embryonnaire, sous cloche, plongé dans un état végétatif et dans une sorte de tube à essai ou de chrysalide géante. Leur corps est relié à des tuyaux qui pourvoient à leurs besoins physiques, et leur cerveau est relié aux machines, à la Matrice, une sorte de méta intelligence artificielle et de modélisation complexe au sein de laquelle interagit avec des programmes de simulation leur permettant de vivre une expérience totalement artificielle et interconnectée, qu’ils perçoivent comme la seule et unique réalité. Cette vie végétative où les humains sont « cultivés » dans des immenses champs par les machines permet à celles-ci de puiser leur énergie vitale indispensable pour alimenter leur fonctionnement.

Ce modèle fictif est exactement celui développé par la firme Méta, successeur de Facebook : un réseau social en 3D et une réalité virtuelle d’une infinie complexité où les consciences peuvent vivre une vie immersive, se connecter les unes aux autres et vivre une multitude d’expériences au travers d’avatars exactement comme dans le monde réel. Cette immersion permet aussi au système de collecter un nombre illimité de données personnelles, de connaître dans les moindres détails ses émotions et réactions à divers stimuli en analysant notamment ses mouvements oculaires les plus imperceptibles, de sonder son esprit, et donc de prévoir ou de piloter ses comportements pour un contrôle total.

Comme ceux qui sont plongés dans la Matrice sans le savoir, la plupart d’entre nous n’ont pas conscience du monde réel. Ils croient vivre une expérience réelle dans laquelle ils sont des sujets autonomes, alors qu’en réalité tout ce qu’ils vivent depuis leur naissance est conditionné de l’extérieur.

Dans le film Matrix, il y a parmi les habitants de Sion, la ville sous-terraine où vivent les rebelles qui sont sortis de la Matrice, un personnage très important : celui du traître qui choisit de trahir ses semblables en pactisant avec les Smith, des programmes autonomes chargés de traquer les réfractaires. Bien qu’étant éveillé et conscient de la nature de la Matrice, il choisir de conclure un pacte avec l’ennemi. Son choix au moment de vendre ses amis aux agents Smith est particulièrement éloquent : son plus cher désir est d’être réintégré dans la Matrice, de n’avoir plus aucun souvenir de sa vie passée, et de devenir quelqu’un de très riche et d’important.

Le message est clair : s’éveiller demande beaucoup de courage, comporte beaucoup de souffrances et de désillusion. Il faut notamment renoncer à tout ce que l’on croyait être, à tout ce que l’on était habitué à considérer comme vrai, à concevoir la Réalité comme totalement relative. Il faut faire preuve en permanence de discernement et de libre arbitre pour créer sa propre réalité, sans s’arrêter aux limites imposées par les croyances communes. Mais ce choix n’est jamais totalement définitif. Cette liberté que confère l’Eveil peut s’avérer insupportable. Et on peut en venir à préférer revenir à son aliénation antérieure à son écrasante liberté. Vouloir retourner à sa condition d’esclave ignorant, à une vie de mensonges et d’artifices, plutôt que d’être écrasé par la responsabilité de son libre arbitre.

C’est ainsi que beaucoup aujourd’hui qui sont au seuil de l’Eveil, qui comprennent que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde tel qu’on nous le présente, que la vérité est ailleurs, sont trop terrifiés par ce qu’ils commencent à entrevoir et préfèrent faire machine arrière, renoncer en chemin et refermer le couvercle.

Préférer le confort du mensonge, de l’hallucination collective à laquelle nous participons, est une tentation très commune. Ceux qui entrevoient la réalité du mensonge et de l’aliénation sont souvent ceux qui mettent le plus d’énergie à l’entretenir, en traquant et condamnant ceux qui osent lever le voile.

Certains croient pouvoir trouver ainsi un apaisement à leur conscience écartelée. D’autres font un pacte avec ceux qui les manipulent pour obtenir des avantages matériels, un meilleur statut, une plus grande reconnaissance, ou simplement pour ne pas perdre leur job.

Il faut comprendre que tous ceux qui travaillent à un degré ou un autre pour le pouvoir sont les premiers manipulés. Du simple fonctionnaire au chef d’Etat, il n’est pas un rouage du système qui ne soit méticuleusement contrôlé par lui.

Pourtant, parmi ceux qui occupent les plus hautes fonctions au sein d’une multinationale, comme dirigeant de leur pays ou comme sommité scientifique mondialement reconnue, il en est des courageux pour dire non aux manipulations dont ils sont l’objet et se retourner contre ceux qui veulent les contrôler. Certains le payent de leur vie. Et se retrouvent assassinés, suicidés, déchus de leur rang social, de leur statut professionnel, de leurs privilèges, leur réputation salie à jamais.

Evoluer ou renoncer

L’évolution est un processus continu, mais dont la trajectoire n’est pas rectiligne et qui connaît parfois des à-coup. Qu’il s’agisse de l’évolution des individus, des espèces vivantes ou de la conscience globale, l’évolution est une caractéristique indissociable de la vie. Vivre c’est évoluer en permanence. Pour déjouer les attaques des prédateurs, s’adapter aux modifications de son environnement, inventer des solutions plus efficaces pour tirer parti d’une situation donnée, faire reculer les limites de ce qui est possible…

Ainsi notre ADN où sont encryptées toutes caractéristiques de notre espèce, toute la mémoire de l’espèce, de la lignée et de chaque individu, ne connaît pas seulement des mutations dues à des erreurs de transcription ou à l’apparence de phénomènes nouveaux qui modifient nos caractéristiques génétiques. Selon les découvertes les plus récentes de l’épigénétique, notre ADN serait en perpétuelle évolution. A chaque minute il enregistrerait des modifications en fonction des expériences que nous vivons et des traces qu’elles impriment en nous.

Il existe pourtant des situations ou l’évolution semble se figer, et même régresser. Face à des crises d’une intensité particulière, les individus come les groupes peuvent paraître momentanément incapables d’inventer les réponses adaptées, comme tétanisés, figés par une menace imminente.

Face à l’accumulation des crises que nous subissons, nos sociétés peuvent paraître incapables de réagir et de trouver des solutions. Exactement comme un animal ou un individu pétri de peur face à un danger auquel il est subitement incapable de répondre. Cet état de tétanie peut durer un temps indéfini, selon que la peur et l’incapacité qu’elle engendre sont nourries par d’autres menaces qui maintiennent l’individu dans un état d’hyper vigilance passive.

Cette attitude qui consiste à appuyer sur le bouton Pause pour faire taire une menace est une stratégie archaïque pour ne pas être englouti par la terreur qu’inspire un danger. Une façon pour la conscience de se dissocier pour échapper à un ressenti trop douloureux et imparable.

Nous sommes en guerre !

Si cette déclaration en forme de mobilisation générale du Président Macron lors de son allocution télévisée du 16 mars 2020 a tout d’une magistrale imposture, elle résonne aussi comme un aveu : oui, on nous a bien déclaré la guerre ! Mais ce n’est pas la science ni ses héros de Big Pharma qui sont en guerre contre un méchant virus pour sauver l’humanité, non : c’est un pouvoir occulte qui a déclaré la guerre à l’humanité.

Et cette guerre n’est pas uniquement une guerre bactériologique destinée à exterminer une partie de l’humanité. Encore que cet objectif eugéniste de réduction de la population grâce à des virus, des épidémies contrôlées et de vaccins tueurs selon la stratégie du soft killing, la mort lente, se précise de jour en jour.

Cette guerre n’est pas non plus seulement une guerre psychologique d’extrême manipulation, une guerre terroriste de masse destinée à nous sidérer, à annihiler nos capacités de réaction par la peur afin de nous asservir.

Cette guerre est avant tout une guerre contre la conscience. Une guerre destinée à détruire les consciences individuelles, c’est-à-dire qui nous sommes vraiment, notre identité ontologique, à nous réduire à de simples objets, des machines biologiques parfaitement obéissantes, sans esprit autonome, sans libre arbitre, mais au contraire entièrement assimilées dans un Collectif où ne subsisterait aucune parole libre ni individualité.

C’est le rêve du totalitarisme absolu : la guerre totale contre la conscience.

A ce titre, la dictature mondiale qui se dessine actuellement réunit et synthétise tous les aspects des dictatures antérieures. Lesquelles sont parfaitement résumées dans l’œuvre de George Orwell.

Comme les anciennes dictatures militaires, la nouvelle dictature transhumaniste s’appuie sur des pouvoirs autoritaires et l’usage arbitraire de la force pour soumettre les masses, interdire toute réaction, toute revendication et noyer toute opposition ou tentative d’insurrection dans la violence et le sang. On l’a vu en France avec la crise des Gilets Jaunes et la réponse ultra violente, disproportionnée du pouvoir à un mouvement social somme toute assez banal et légitime qui a cristallisé en quelques mois tout le ressentiment populaire. L’usage de la force critiqué y compris dans les rangs de la Police s’est renforcé avec la crise sanitaire, qui a permis d’apporter une justification au muselage de toute expression critique envers les mesures liberticides imposées pour des raisons sanitaires. Aux violences policières se sont alors ajoutées celles de milices privées chargées du tabassage en règle d’infirmières, d’avocats, de mères de famille et de personnes âgées, dont le seul crime était de ne pas être d’accord avec des mesures attentatoires aux libertés publiques et à cet enterrement en direct de la démocratie imposés au pas de charge.

Comme les dictatures fascistes du 20e siècle, la nouvelle dictature poursuit ce rêve d’inventer un Homme Nouveau, d’imposer à tous un Ordre Nouveau. Un ordre totalitaire – le Nouvel Ordre Mondial – un ordre inéluctable auquel « personne, je dis bien personne ne pourra échapper », selon les mots de Nicolas Sarkozy lors de la présentation de ses vœux du Corps diplomatique à Paris le 16 janvier 2009). Cet ordre prétend s’imposer comme l’unique solution face au désordre pour le plus grand bien de l’humanité. Comme les dictatures fascistes nées d’une réaction à l’humanisme, la nouvelle dictature s’oppose radicalement aux valeurs humanistes mais avance masquée (!) Puisqu’elle reprend systématiquement à son compte en la vidant de son contenu toute la rhétorique humaniste, droits-de-l’hommiste, égalitaire, pacifiste et écologique dans un projet dont les buts lui sont totalement opposés puisqu’ils visent à supprimer tous les droits, à détruire les Etats-nations et la démocratie, à instaurer une société hyper inégalitaire où une poignée d’individus disposeront de tous les droits, de tous les pouvoirs, de toutes les richesses, de toutes les ressources et contrôleront l’immense masse des autres humains réduits en esclavage, concentrés dans des mégalopoles, et ne disposant plus d’aucun droit, d’aucune propriété privée et de ressources très limitées. Tout ceci dans le but d’éviter le chaos et l’apocalypse climatique.

Comme les dictatures communistes, ce Nouvel Ordre Mondial est aussi un projet d’appropriation collectiviste des biens et des richesses et de suppression radicale de toute forme d’individualité. Chaque personne n’aura plus aucune autre légitimité hormis d’être un maillon du Collectif, comme une pièce d’une grande machine. Sa seule justification sera de servir le Collectif, et non de recherche un épanouissement personnel. Dans sa Théorie de la dictature, Michel Onfray souligne que la dictature décrite dans son œuvre est une synthèse parfaite entre les dictatures du 20e qui servent de modèle au roman 1984. Mais c’est aussi une synthèse parfaite entre le capitalisme et le communisme, entre l’enfer néolibéral et l’enfer collectiviste.

Et c’est précisément l’objectif de ceux qui ont conçu et planifié ce basculement que nous visons actuellement vers le Nouvel Ordre Mondial. Un mix parfait entre la société capitaliste hyper individualiste, consumériste et hédoniste incarnée par les Etats-Unis, et la société totalitaire, collectiviste, hyper égalitaire est de surveillance totale incarnée par la Chine de Mao. Laquelle ne manquait pas d’ailleurs de fasciner David Rockefeller, l’un des fondateurs du groupe Bilderberg.

Enfin cette dictature empreinte aussi certaines caractéristiques aux dictatures islamistes et au totalitarisme des régimes théocratiques. La même prétention à imposer une religion et un dieu unique. Ici la religion transhumaniste qui est le dernier avatar du matérialisme scientiste, positiviste et rationaliste, lequel nie toute existence à l’esprit, la conscience et veut réduire l’homme à une simple mécanique d’horlogerie que l’on pourrait modifier, augmenter et dont on pourrait disposer à loisir comme des pièces détachées ou du matériau biologique. Cette religion utilitariste ne reconnaît qu’un seul dieu, qu’une seule valeur, celle de l’Argent. Enfin cette religion veut imposer à tous de façon autoritaire ses croyances, ses principes, ses lois et ses modèles, en contrôlant tous les aspects de la vie sociale. Aucune interaction ne peut exister qui ne soit surveillée, modélisée, ordonnée par un Collectif englobant, la Matrice, auquel rien n’échappe, pas même la plus intime de nos pensées. Cette Matrice impose sa charia à tous les échelons de la société par l’intermédiaire des AI chargées de surveiller tout le monde. Et de punir le cas échéant ceux qui voudraient se soustraire à ses règles en les déconnectant purement et simplement et en leur ôtant toute capacité d’action.

Nous sommes en guerre contre ce cauchemar. Nous sommes en guerre oui, mais la plupart d’entre nous ne le savent pas ou ne veulent pas y croire. Ils continuent de penser que la technologie est une bénédiction qui nous sauvera des maladies, de la famine, de l’ignorance, du terrorisme, des dérèglements climatiques, du chaos. Et qu’il faut faire une totale confiance à ceux qui en détiennent les clés.

Or les GAFAM et leurs milliardaires qui investissent massivement dans l’industrie du numérique, des neurosciences, de la génétique et autres nouvelles technologies, sont précisément sont qui ambitionnent de nous transformer en rats de laboratoire, qui déploient des moyens considérables pour promouvoir leur religion transhumaniste, à l’instar de la nouvelle plateforme Méta de Facebook, prototype de la futur Matrice destinée à remplacer la réalité dans laquelle nous visons, en établissant un fossé radical entre eux, « les dieux », et la masse des « inutiles » que nous sommes[i].

C’est donc bien une guerre totale contre la conscience et toute forme de liberté qui est menée aujourd’hui avec notre étroite collaboration. Une dictature totalitaire déjà prophétisée en 1979 par Jacques Attali dans une interview où il expose les conditions de l’aliénation la plus complète dans un monde de normes imposées où chacun collabore activement à sa propre aliénation en cherchant à se plier aux nouvelles normes.

C’est précisément ce qui se produit aujourd’hui avec cette étape clé que constitue l’imposition du pass vaccinal. Le pass vaccinal n’a aucune efficacité en terme sanitaire. Il ne permet en rien de limiter la propagation du virus. Au contraire les pays où l’épidémie se propage le mieux sont précisément ceux qui ont opté pour le pass sanitaire et imposé les mesures les plus restrictives. Le vaccin lui-même ne protège en rien ceux qui acceptent de se faire injecter une, deux ou trois doses. Il n’éviter ni d’être contaminé, ni de contaminer les autres, ni les formes graves, ni d’être hospitalisé en réa, ni de mourir du Covid. Au contraire, selon des épidémiologistes comme les Professeurs Raoult ou Montagnier, les vaccins sont responsables de l’apparition de nouveaux variants, les personnes vaccinées sont celles qui propagent le virus et entretiennent l’épidémie, celles qui tombent le plus malades, et dans un pays comme le Royaume-Uni 90% des décès du variant Delta sont des doubles ou triples vaccinés.

Ces faits sont aujourd’hui accessibles sinon connus du grand public. Et pourtant l’écrasante majorité d’entre nous collabore au cirque du pass vaccinal, dont la seule fonction est de réduire nos libertés, de les subordonner à la soumission aveugle à des consignes absurdes, de nous surveiller, et d’imposer un apartheid injuste entre ceux qui accepteront de se faire injecter tous les trois mois des substances inefficaces, toxiques, responsables de nombreux effets secondaires et de nombreux décès, dont la composition réelle reste totalement inconnue y compris des agences du médicament chargées de les autoriser.

Certains comparent le génocide vaccinal actuel au suicide collectif de tous les adeptes du Temple du Peuple le 18 novembre 1978 au Guyana. Une secte fondée par le révérend Jim Jones qui avait réussi à fanatiser ses adeptes au point de les convaincre de la nécessité de se suicider en buvant un breuvage contenant du curare après avoir patiemment tué leurs propres enfants en les forçant à ingérer ce poison.

Nous acceptons de nous diriger comme un seul homme vers l’abattoir, de nous laisser déposséder de toutes nos libertés, demain de tous nos biens, de tuer nos propres enfants en les empêchant de respirer, en les poussant au désespoir et au suicide, et en les forçant à se faire injecter des substances mortelles dont ils n’ont absolument pas besoin. Et ce sans aucune réaction, sans aucun mouvement de révolte, en renonçant totalement à exercer notre esprit critique. Simplement par un désir fanatique de conformité. Il y a quelque chose de l’ordre de la fascination démoniaque dans cette forme extrême d’emprise psychologique et d’anéantissement de toute forme de réflexe de survie ou de sens humain.


Le choix de la servitude volontaire

C’est cet état de dissociation psychique que vivent les cobayes dans les expériences de manipulation mentales du type MK Ultra, du nom d’un programme secret développé par la CIA à partir des années 1950. Les personnes soumises à ce programme sont soumises à un stress très intense, souvent lié à diverses formes de tortures physiques ou psychologiques qui peuvent aller de contraintes physiques à des abus sexuels. Pour échapper à l’extrême violence subie, la conscience se scinde alors en deux parties : l’une quitte le corps physique s’extraire des souffrances subies, et l’autre reste présente sous une forme anesthésiée, ne ressentant plus aucune sensation ni émotion et donnant l’impression que le sujet est évanoui ou endormi.

D’une façon allégorique, c’est exactement la situation où se trouve la conscience collective aujourd’hui. Soumis à une avalanche de stress, de messages anxiogènes, de contraintes physiques et psychiques et de privations de libertés savamment entretenus, beaucoup se réfugient dans un état d’apathie, de soumission, de déconnection volontaire par rapport à la réalité qu’ils vivent. Et ce alors même que leur conscience leur intime pour beaucoup de réagir, de fuir, de désobéir, de se rebeller et de faire valoir leur droit à revendique leur libre arbitre.

C’est la posture de la proie fascinée par son prédateur, tout entière dépossédée par la peur de toute capacité à avancer, reculer, se défendre ou réagir.

Les choses se compliquent encore quand ceux qui nous menacent, mettent en péril notre vie et nous liberté et nous interdisent de nous exprimer sont aussi ceux qui se présentent comme les seuls à mêmes d’assurer notre sécurité, de garantir nos droits et notre intégrité, de nous assurer la vie, la santé et le bonheur. Parce qu’ils détiendraient à eux seuls les clés du savoir, du pouvoir, les moyens pour répondre à nos aspirations et assurer le bien commun.

Les pouvoirs auxquels nous acceptons de nous remettre jouent alors le rôle pervers en ambigu de parents toxiques auxquels nous choisissons volontairement d’obéir alors que nous savons qu’ils nous font du mal. A qui nous remettons le pouvoir d’arbitrer à notre place les choix qui nous concernent en faisant semblant de croire qu’ils œuvrent sincèrement pour notre bonheur, alors que tout nous porte à croire le contraire.

Nous devenons alors les prisonniers volontaires de nous-mêmes autant que de ceux qui nous asservissent. Et nous revendiquons même cette servitude volontaire comme un libre choix.

Etienne de la Boétie avait parfaitement analysé ce mécanisme de la soumission dans un essai publié en 1576 à l’âge de 18 ans intitulé Discours sur la servitude volontaire. Selon lui toute soumission d’un individu ou d’un groupe à une autorité ne résulte pas de l’exercice d’un pouvoir autoritaire, d’une forme d’abus qui s’exprimerait dans un rapport de forces entre un pouvoir et ses sujets, mais d’un asservissement volontaire de chaque sujet à l’autorité qui l’asservit. Plus encore, aucun pouvoir ne pourrait s’exercer sans cette adhésion volontaire de chacun au processus d’asservissement.

Ce qui valait pour le pouvoir des monarchies absolues vaut aussi aujourd’hui pour la dictature que nous subissons. Quelle que soit la sophistication de ses méthodes de fascination et de manipulation, quelle que soit son degré de maîtrise des outils scientifiques et technologiques destinés à nous contrôler, celle-ci n’aurait aucun pouvoir sur nous si nous ne consentions à nous laisser asservir.

Ce que nous subissons, et cette incapacité des masses à s’éveiller et se dresser contre une imposture et un pouvoir illégitime, ne résulte donc pas d’une faiblesse, d’un rapport de forces qui nous rendrait vulnérables et malléables par la contrainte, mais d’un refus de la liberté. Et d’un consentement volontaire au sort qui nous est fait.

Malgré toutes les souffrances, toutes les humiliations que la soumission volontaire à une autorité induit, celle-ci est en effet beaucoup plus confortable à assumer pour un très grand nombre que le choix de faire usage de sa liberté et de sa capacité à créer de la réalité pour s’inventer un autre destin commun.

En d’autres termes une majorité d’entre nous aujourd’hui préfèrent reproduire le schéma qui consiste à abdiquer de son libre arbitre pour s’en remettre entièrement à une autorité, en acceptant le jeu de dupes selon lequel celle-ci nous promet d’assurer notre subsistance, de garantir notre santé, notre sécurité et nos droits élémentaires. Nous sommes conscients que nous avons plus à y perdre qu’à y gagner, mais nous acceptons ce deal mensonger par paresse, par lassitude, par défaitisme ou par duplicité. Et beaucoup se joignent à la chasse aux sorcières qui désignent ceux qui s’insurgent contre ce marchandage comme les vrais responsables des malheurs et humiliations que nous consentons à subir.

Qu’avons-nous à gagner en rendant complices de cette magistrale imposture ? Plus encore qu’une illusoire sécurité, ce que nous tentons de nous acheter dans ce marché de faux-semblants c’est une sorte d’impossible absolution pour la culpabilité qu’une telle trahison de nous-mêmes engendre.

Car beaucoup savent au fond d’eux-mêmes qu’ils collaborent volontairement à un mensonge. Mais comme dans toutes les dystopies orwelliennes fondées sur une inversion complète des valeurs où le mensonge, c’est la vérité[i], on ne peut se libérer de la culpabilité qu’engendre le crime de complicité à un mensonge d’Etat qu’en surajoutant un autre mensonge. Jusqu’à renoncer totalement à toute capacité de discernement éthique au profit d’une fidélité aveugle à la Pravda définie par le pouvoir. La soumission absolue devient alors la marque de l’existence sociale. Car il n’est aucune réalité individuelle, aucune identité, aucune vérité qui ne puisse se définir à partir du libre arbitre individuel, en opposition au Collectif englobant, à la Pensée unique totalitaire et totalisante.

Acquiescer volontairement à ce marchandage, c’est renoncer définitivement à toute individualité. Et donc à toute conscience qui procède du soi et non d’une assignation identitaire.

L’esclavagisme transhumaniste

C’est exactement ce qui au cœur du projet transhumaniste. Lequel n’est pas seulement une volonté de réduire toute expérience humaine à sa part matérialiste et fonctionnelle, mais aussi de nier toute réalité à ce qu’on nomme l’esprit. De réduire la conscience humaine à une somme d’interactions chimiques dans le cerveau, et donc à des mécanismes parfaitement contrôlables, assimilables et façonnables selon une vision utilitariste. Réduire l’homme à une fonction. Nier toute part d’identité individuelle qui ne soit pas subordonnée au Collectif. Et interdire tout exercice de la conscience selon le libre arbitre. Et pour cela contrôler chaque conscience individuelle grâce aux intelligences artificielles pour en cartographier et en ordonner les moindres recoins.

Ce rêve fou qui est au cœur de l’expérience de Matrix, c’est l’avenir que certains rêvent pour nous. Et dans lequel nous nous laissons assimiler en collaborant par nos lâchetés et nos renoncements à cette folie. C’est la fin programmée de toute humanité. Et surtout du dépassement des consciences individuelles prisonnières des conflits mimétiques dans une entité beaucoup plus vaste qui est la conscience collective.

L’assimilation dans la conscience du Collectif, et la fusion avec l’intelligence artificielle qui en constitue l’aliénation et la caricature, c’est le contraire exact du saut qualitatif que nous sommes sur le point de réaliser collectivement, à savoir l’Eveil et l’unification de la conscience collective. Et pour que chacun puisse être assimilé à ce collectif, il faut que chacun renonce à son pouvoir créateur de réalité, c’est-à-dire à se définir comme une conscience et non une fonction.

Loin de nous assurer la paix en nous exonérant de toute responsabilité et de toute culpabilité, l’alternative qui se présente à nous en définitive se résume à un choix très étroit : faire le pari de la vie, en nous laissant dépasser par la conscience supérieure qui nous englobe tout en nous maintenant libres, collaborer consciemment à un devenir commun en renonçant à la prétention égotique de nous ériger comme source unique de notre identité. Ou signer purement et simplement notre arrêt de mort en tant qu’êtres conscients en nous rendant esclaves d’une infime minorité qui nous contrôle sans jamais se révéler ouvertement, puisque ce contrôle s’exerce par le pouvoir anonyme des intelligences artificielles qui pilotent le système dans lequel nous ne sommes plus que des fonctions interchangeables.

Au milieu de ce carrefour existentiel, de cette crise identitaire où nous nous sentons tous prisonniers, le transhumanisme représente la voie la plus sûre vers la déshumanisation la plus absolue. Certainement pas une voie vers la survie de la conscience dans une illusoire « immortalité » permise par le progrès de la technique, ni la promesse d’un dépassement des limites de l’humain par l’adjonction de nouvelles facultés sous l’angle de l’utilité ou de la fonctionnalité matérielle. Son contraire exact, c’est la sublimation de la conscience individuelle dans l’expérience vécue collectivement et en pleine conscience de la vraie nature de la réalité dans laquelle tout est relié, non-séparé et donc sans rivalité mimétique, mais au contraire uni, participant et signifiant, créateur de sens et de réalités toujours plus complexes et élevés.

Refuser de reconnaître cet enjeu, c’est refuser tout simplement de vivre, d’êtres humains, de faire corps avec l’aventure de toute l’humanité, renoncer à tout devenir collectif et nous assimiler au non-être, c’est-à-dire à la matière qui n’a aucune existence, aucune réalité sans une conscience pour la nommer, l’observer, la contempler, lui donner du sens et interagir avec elle.

Retrouver le Sens

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Tout savoir, toute pratique qui prétend imposer au réel sa logique ou le contraindre à ses fins est vaine si elle nie la conscience qui lui préexiste. Et tout savoir qui se limite à une technique selon des critères d’utilité et d’efficacité sans poser la question du sens finit par ruiner notre partie sensible qui est notre vraie nature. Car l’existence est avant tout le lieu de l’expérience, de l’épreuve. Celui où nous faisons l’expérience consciente de Qui nous sommes et éprouvant notre rapport à la réalité que nous faisons exister par nos choix.

Si nous renonçons à être des créateurs de sens nous devenons de simples robots. Des robots qui peuvent s’avérer très performants dans l’ordre de la production et de la transformation formelle, mais qui jamais ne pourront accoucher d’un semblant de sens, de valeur.

Plus que jamais n’ayons pas peur. Embrassons le réel à bras le corps. Epousons la réalité dans tous ses aspects les plus enthousiasmants et les plus terrifiants au lieu de nous réfugier dans des mondes virtuels auxquels nous donnons une consistance illusoires en renonçant à notre âme. En créant des égrégores immatériels en lieu et place de toutes les réalités vivantes que nous côtoyons. En créant des illusions de plus en plus complexes pour nous évier de nous confronter aux réalités bien vivantes que nous appréhendons. Et en donnant au Néant l’apparence de la vie par crainte de nous jeter dans la vraie Vie. Avec comme seule valeur étalon de toutes les autres valeurs mais que nous ne pouvons posséder ni contrôler nous-même le dieu Argent. Un dieu immatériel, sans aucune consistance et totalement arbitraire, mais en qui nous acceptons de remettre nos vies, nos identités, notre avenir et même nos corps.

L’humanité est aujourd’hui à ce point crucial où elle doit décider d’assumer consciemment son pouvoir de créateur de valeurs pour le bien de tous. Ou de renoncer à ce pouvoir pour s’en remettre totalement à une Antivaleur et à ceux qui en sont les maîtres. Elle doit choisir entre la fascination de l’abîme qui l’aspire vers le Néant ou l’appel des cimes qui l’attirent vers les plus hautes réalisations spirituelles et une conscience plus large, plus unifiée et pacifiée d’elle-même.

Quelle est la conscience d’une chenille au moment d’entrer dans sa chrysalide, et qui ne sait pas encore qu’un jour elle deviendra papillon ? Suit-elle son inclination naturelle vers la transformation, qui est le principe-même de la vie ? Ou bien se crispe-t-elle, refuse-t-elle d’entrer dans sa chrysalide, et prétend-elle rester toujours une chenille rampante, alors qu’elle ne l’est déjà plus ? Au risque en s’accrochant à sa tige de se faire vite gober par le premier oiseau qui passe à sa portée.

Nous sommes des chenilles dont beaucoup ignorent qu’ils seront un jour des papillons. Ils l’ignorent ou refusent de le savoir parce qu’ils n’en ont pas conscience de leur vraie nature. Ils croient être destinés à n’être éternellement que des êtres rampant maladroitement à la surface de la terre, alors qu’ils sont promis à rejoindre les cieux. Ou bien parce qu’on les trompe, qu’on leur ment en leur faisant croire que les cieux n’existent pas, qu’aucune chenille de s’y est aventurée, que toute volonté de les rejoindre est vouée à l’échec. A moins peut-être qu’ils ne fassent allégeance et qu’on les équipe d’ailes artificielles en métal, dont ils apprendront à se servir pour mimer le vol des espèces conçues pour vivre dans les airs. Mais ils retomberont fatalement sitôt qu’ils cesseront de faire allégeance au Collectif qui leur garantit de telles prouesses pour dépasser les limites de leur condition naturelle.

Choisir d’être asservi au Collectif plutôt qu’à la Nature et à ses lois, voilà le rêve au cœur de l’utopie transhumaniste.

La seule manière d’échapper à ce piège c’est de renouer avec notre part divine et son potentiel infinie de création. Nous en nous érigeant comme des dieux comme la Nature et contre son Créateur. Mais en reconnaissant que nous sommes de dieux créateurs à l’image du Dieu Créateur. Des origines à l’image de l’Origine et jamais séparées d’elle.

Refuser d’acquiescer à cette réalité, c’est renoncer à Qui nous sommes. Renoncer à notre capacité à faire reculer nos limites apparentes pour nous réinventer dans un devenir commun plus grand, plus libre, plus fécond et plus riche de sens.

Cet avenir existe déjà. Pour le réaliser, il nous suffit de dire Oui. Car comme l’asservissement la fin de l’asservissement, le Salut ne peut ne peut procéder que d’un consentement. Toutes les virtualités sont à notre portée, les meilleurs comme les pires. Il nous suffit de les identifier et de faire ce choix conscient de dire Oui à l’une en renonçant aux autres pour que celle-ci devienne notre expérience commune.

Alors qu’on y croit fermement ou non, tant qu’à faire, choisissons le meilleur avenir possible plutôt qu’une illusion et un mensonge auxquels nous faisons semblant d’adhérer en cédant au cynisme et au désespoir.


[i] L’un des fondements idéologiques de l’asservissement des individus propre à la dictature totalitaire dépeinte dans le roman de George Orwell 1984. Repris dans l’analyse qu’en fait Michel Onfray dans son essai Théorie de la dictature.

[i] Expression reprise de l’historien Yuval Noah Harari pour parler de l’avenir de l’humanité et utilisée par Laurent Alexandre lors d’une conférence à l’Ecole Polytechnique sur le transhumanisme (2019).

DIES TENEBRAE – L’imposture progressiste : du simulacre démocratique à la dictature mondialiste

Mis en avant

Viktor Vasnetsov – Les quatre cavaliers de l’Apocalypse : Conquête, Guerre, Famine, Epidémie (1887)

« La radieuse journée est finie, et nous entrons dans les ténèbres. »
Shakespeare – Antoine et Cléopâtre

Où va la France ?…

C’était le thème de l’émission politique aux relents très staliniens d’Emmanuel Macron, Président en campagne non officielle pour sa réélection, sur le plateau confit de dévotion de France 2 en ce soir du 15 décembre 2021.

Trois ans de crise des Gilets jaunes auront suscité à son initiative une répression policière d’une violence inouïe, jamais vécue depuis la guerre d’Algérie. Deux ans de crise sanitaire auront justifié toujours à son initiative un recul des libertés inédit depuis l’Occupation nazie. Avec un pouvoir autoritaire qui discrimine et oppose deux types de citoyens en fonction de leur statut vaccinal, les uns récompensés par quelques miettes de liberté, les autres voués à l’opprobre public, à la déchéance de leurs droits civils, aux camps de confinement et de rééducation, et surtout au silence total. A l’image de ces troupeaux de moutons masqués qui arpentent en ces temps de grande peste covidienne les rues de la capitale.

Une dérive autocratique d’une ampleur telle que les observateurs les plus critiques, notamment dans les rangs souverainistes, ne parlent plus aujourd’hui de centre autoritaire (expression de Natacha Polony dans Marianne) pour qualifier la Macronie et son hubris de pouvoir, mais de dérive dictatoriale.

Une dérive à marche accélérée observée à l’échelle mondiale vers une nouvelle forme de dictature, dont la France de Macron est une sorte de Cheval de Troie en Europe. Une dictature sanitaire et technosécuritaire, mondialiste et ultralibérale, mais aussi eugéniste et transhumaniste, comme en témoignent les déclarations sans équivoque des hérauts du monde d’après : Jacques Attali, Bill Gates, Anthony Fauci, Klaus Schwab, Laurent Alexandre, entre autres.

Et ensuite ?

Dans quatre mois l’élection présidentielle verra le Président sortant le plus impopulaire de la 5e République (avec seulement 5% du corps électoral qui a voté pour son parti LREM aux dernières régionales) s’affronter à un probable outsider en la personne du trublion Éric Zemmour, qualifié « d’extrême droite » par les gardiens du temple.

A moins qu’une autre figurante de seconde zone, issue du courant libéral et rescapée d’un parti en lambeaux, adoubée par le Système comme challenger en carton-pâte, voire comme marionnette de rechange en cas de viandage du favori, ne vienne lui voler la vedette en la personne de l’inénarrable Valérie Pécresse. La perruche de Neuilly, ex égérie de La Manif pour tous, dont le seul mérite est d’incarner la Palme d’or de la méchanceté et du mépris dans le sérail politique, ce qui n’est pas rien.

Un avatar en jupons d’Emmanuel Macron, la cervelle, la jeunesse et le palmarès en moins.

Face à pareille mascarade, il est légitime de s’interroger sur l’état de mort cérébrale de notre soi-disant « démocratie », patrie des droits de l’homme, etc… Comme le faisait ironiquement Macron il y a peu en parlant de l’OTAN.

Que signifie encore aujourd’hui ce simulacre de suffrage universel, rituel républicain supposé introniser le pacte sacré entre le peuple souverain et le chef qu’il s’est choisi ? Une révolution institutionnelle conçue par les fondateurs de la 5e République comme un antidote à la sclérose de la vie politique engluée dans une valse parlementaire à la merci des factions et des partis.

Quid de ce lien direct et charnel, étranger à toute spéculation et récupération, entre ce peuple et son monarque-élu ? Même si depuis le Général de Gaulle, le temps des grands hommes semble largement révolu. Et que les comptables et gratte-papier ont remplacé les héros charismatiques.

Fait inédit dans notre Histoire, mais puissamment révélateur : les élections présidentielles de 2017 avaient consacré une jeune-homme de 39 ans, inconnu du grand public quatre ans auparavant, sans aucune expérience de la politique, mis à part une adhésion clientéliste au MDC puis au PS, sans aucun mandat électif, parachuté au lendemain de l’élection de Hollande comme secrétaire général de l’Elysée, puis nommé conseiller du Président chargé de dicter la politique économique de la France.

Un Pinocchio de la politique-business porté par un aréopage de mécènes fortunés, comme Jacques Attali, le Président de Nestlé, François Pinault, et d’autres milliardaires français[i].

Les informés accusés par la Cour de complotisme (de Villiers, Médiapart et autres…) ajoutent que ce jeune séducteur brillant de la finance au parcours irréprochable (Sciences Po, l’ENA, Inspection des Finances, Banque Rothschild – dont il est toujours associé-dirigeant – et bien sûr Young Leaders et autres think tanks prochinois, tremplins incontournables vers le pouvoir) aurait été adoubé pour devenir le prochain Président de la République française lors de la réunion du groupe de Bilderberg, à laquelle il fut convié en 2014 par son principal mentor : le très mondialiste Jacques Attali, faiseur de rois et apôtre infatigable du Nouvel Ordre Mondial.

Lequel s’est d’ailleurs empressé de préciser au lendemain de l’accession de son poulain à Bercy, dans une interview sur BFMTV :

« J’aime beaucoup Emmanuel Macron. J’ai toujours su qu’il avait les qualités pour devenir un jour Président de la République. C’est moi qui l’ai repéré. C’est même moi qui l’ai inventé. »[ii]

Il est vrai qu’en 2017, tous les médias contrôlés par une poignée de milliardaires mécènes de Macron firent campagne comme un seul homme pour le nouveau prodige.

La campagne fut un même un cas d’école, un modèle de corruption et de manipulation à grande échelle de l’opinion publique. Elle restera certainement dans les annales de la politique comme un parangon d’élection truquée.

Avec une apothéose totalement préméditée, après les affaires, le lynchage public du champion déjà élu François Fillon, l’affrontement fratricide attisé par les médias entre Hamon et Mélenchon pour diviser la gauche, le siphonage méthodique des partis de gouvernement UMP et PS, le phagocytage du centre libéral canal historique, ou ce qu’il en restait à savoir le MODEM. Un clash homérique d’anthologie entre une Maléfique néonazie échappée de son manoir de Montretout et conviée à jouer les repoussoirs utiles, apparue avinée et burlesque lors du débat du second tour, et le tout nouveau messie de la déesse Démocratie, pâmée comme le bon peuple devant la hardiesse et le charme de son nouveau promis.

Comme en 2002 face à son père Jean-Marie Le Pen, la cohorte des imbéciles utiles fut invitée solennellement par les médias et les petits lieutenants du marigot politiquement correct, financés et corrompus par les mêmes, à faire barrage à l’extrême droite.

Macron dut donc sa couronne à la plus magistrale imposture républicaine de l’Histoire, orchestrée par les grands maîtres de la haute finance mondiale relayés par des médias unanimes.

Macron : un vrai conte de fake !

Un story-telling et une image lisse bidouillés par les officines du marketing politique, à coup de couvertures racoleuses de tabloïds et d’interviews destinées à parer d’une notoriété factice et d’un look séduisant ce parfait inconnu aussi creux qu’interchangeable. Un homme-sandwich bardé d’une collection de sponsors jamais arborée dans toute l’Histoire de la politique : banques, multinationales, médias, laboratoires pharmaceutiques… : tout le gratin du business est venu déposer son obole et jouer sa mise aux pieds du jeune messie, comme les rois mages au matin de Noël.

Le couple Manu-Brigitte s’est ainsi étalé à la Une de tous les supports de presse people et news mags dès l’intronisation du chouchou des médias au Temple de Bercy en 2014.

Son homosexualité compulsive et sa liaison avec le PDG de Radio France Matthieu Gallet, peu raccord avec son profil de gendre idéal, furent tranquillement démenties par l’intéressé et ses communicants. Ce ne fut pas là le moindre des artifices pour fabriquer l’illusion d’un personnage aussi nouveau et charismatique que clean, moderne, volontaire mais rassurant, et surtout bankable.

Plus encore que Nicolas Sarkozy, ami intime et preneur d’ordres de la famille Bush, quasi agent de la CIA, et surtout dernier fossoyeur du gaullisme entièrement au service des intérêts américains, dont le grand-père par alliance, Frank Wisner, fut même l’un des fondateurs de la CIA ; plus encore que le plat de semoule préféré des Guignols François Hollande, dont le seul exploit comme chef d’Etat aura été d’inaugurer les chrysanthèmes au lendemain des attentats ; Macron est le premier candidat absolument vide, sans ancrage dans un courant de pensée ou une tradition politique authentiques, et sous influence.

Au point que certains voient en lui une créature MK Ultra, du nom de ce programme de sujétion mentale mis au point par la CIA dans les années 1960 pour fabriquer des robots humains téléguidés et obéissants, prêts à tout, sans aucun libre arbitre ni aucune conscience éthique. Le profil exact d’Emmanuel Macron, selon certains psychiatres qui ont ausculté sa personnalité.

Un non-Président. Un non-humain. Méprisant et sans cœur. Et surtout dénué de toute conscience républicaine, comme l’ont rappelé certains de ses anciens collègues de Rothschild.

Une marionnette de la politique au service de ses mentors, sans expérience, sans histoire, sans programme, sans vision, sans projet. Mais dont l’image et le discours ont été soigneusement fabriqués ex nihilo comme pour lancer un nouveau parfum ou un grand événement.

Pour preuve, ces interviews pathétiques de jeunes supporters à la sortie des meetings en 2017. A la question des journalistes : « Qu’est-ce qui vous plait dans le programme d’Emmanuel Macron ? », toujours la même réponse, mi- béate mi- embarrassée : « Il est jeune ! »

La rencontre entre un peuple et son souverain en ce début de 21e siècle se résumerait-elle aux slogans les plus basiques du marketing grande conso : « NOUVEAU ! », « JEUNE ! » ?…

Le programme du candidat du « ni ni » (ni de droite, ni de gauche) en 2017 fut à l’encan. A l’image de son slogan de campagne, La France efficace et juste.

Un slogan pas si creux qu’on pourrait le croire. Car il résume parfaitement le projet et la rhétorique de l’idéologie progressiste qui a colonisé tout le champ politique dans les démocraties occidentales, et dont Macron représente tout à la fois le produit et l’aboutissement.

Efficacité : le mot d’ordre de l’exigence gestionnaire. Efficacité, performance, excellence, compétitivité : des mots directement issus du vocabulaire du management, dont les Présidents successifs depuis Pompidou (un ancien dirigeant de la Banque Rothschild comme Macron) représentent l’émanation et les obligés.

Ce n’est plus un scoop que de rappeler les liens étroits qui unissent depuis plusieurs décennies le monde de la politique et celui de la haute finance, de la banque d’affaires, des multinationales et du management. Et bien sûr des médias, notamment depuis que tous les grands médias mainstream comme tous les grands groupes du marché de la culture et du divertissement ont été rachetés par un cartel de milliardaires, de droite comme de gauche ou même d’extrême droite comme Robert Hersant (patron du Figaro au siècle dernier) : François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Xavier Niel, Pierre Bergé, pour ne citer que les patrons français. Tous mécènes zélés à un titre ou un autre de leur marionnette Macron et de son parti aussi fantoche que richement doté En Marche !, devenu après l’élection La République En Marche.

Le cas Macron n’est pas un sujet en soi. C’est juste un symptôme. Le signe apparent d’une lente dérive aujourd’hui irréversible qui a fait de la politique et des institutions de la République le joujou d’une oligarchie. Un coup d’Etat dans l’Etat.

Car cette collusion au plus haut niveau et qui remonte à loin entre les milieux politiques, financiers, économiques et médiatiques est précisément ce qui a vidé la démocratie de son sens et de son contenu. En arrimant sournoisement mais solidement la politique budgétaire, économique, mais aussi militaire, judiciaire, diplomatique, internationale, sociale et culturelle de pays autrefois démocratiques comme la France aux intérêts des puissants de ce monde. Autrement dit de cette vieille oligarchie financière qui s’est au fil des siècles arrogé tous les pouvoirs. Et qui contrôle aujourd’hui les monnaies, le système bancaire et financier mondial, les échanges, les économies et les états, par des leviers d’arbitrage stratégique et de création de valeur comme la monnaie et la dette, publique ou privée.

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » : cette citation, qu’on dit faussement attribuée à Mayer Amshel Rothschild, résume à elle seule toute la stratégie qui est au cœur de l’idéologie et de la politique conduites par les élites financières anglo-saxonnes depuis le 18e siècle et plus. Et dont le but ultime totalement assumé n’est ni plus ni moins que la domination jalouse du monde, des états et des populations.

Hélas l’Histoire du mondialisme, qui compte quelques brillants théoriciens comme l’historien des civilisations Carroll Quigley[iii], ancien professeur à l’Université de Georgetown, conseiller du Département d’Etat et conseiller de Bill Clinton, n’est jamais enseignée dans les écoles. Pas même à Sciences Po, à l’ENA ou à HEC. Sinon effleurée sous la forme très édulcorée d’un panorama historique de l’économie mondiale, ou d’une rapide Histoire de la monnaie, souvent résumée à la période qui va de la guerre de 1914 à la création de l’euro, en passant par la crise de 1929 et les Accords de Bretton Woods.

Quant à la France « juste » du Projet macroniste de 2017, elle n’est qu’une allusion subliminale à l’idéologie progressiste qui sert d’étayage éthique à tout cet échafaudage systémique manœuvré par des boutiquiers et des argentiers bonimenteurs.

Cette idéologie – le progressisme – qui est aussi un courant politique, a une Histoire. Qui remonte à l’opposition politique et idéologique dans l’Angleterre du 18e siècle entre les Whigs, parti libéral opposé à la monarchie absolutiste, et les Tories, parti conservateur favorable au maintien de la tradition.

Quant au libéralisme, dont le progressisme est un avatar, il est un pur produit des Lumières, attaché à promouvoir l’idéal d’émancipation et de Liberté dans tous les aspects de la vie institutionnelle, juridique, politique, sociale, et bien sûr économique, sous une forme avant tout libertaire.

Le néolibéralisme triomphant est un dévoiement du libéralisme ancien. Qui n’en retient en les exacerbant que les objectifs libre-échangistes, dérégulatoires, et pour finir, l’assujettissement de tous les pouvoirs au seul pouvoir économique et financier.

C’est cette idéologie qui a notamment inspiré la construction européenne, n’en déplaise aux idéalistes naïfs et autres béats de la réconciliation franco-allemande.

Et surtout l’Europe de Maastricht : le marché et la monnaie uniques, l’abandon progressif de la souveraineté des Etats membres.

Un prototype à l’échelle du continent européen du futur Nouvel Ordre Mondial. Un ensemble conçu essentiellement pour dissoudre la souveraineté des peuples de la vieille Europe dans un « machin » (selon l’expression consacrée du Général de Gaulle). Un grand marché dérégulé, sans centre ni autorité autres que des institutions technocratiques hors-sol livrées à l’appétit et à la puissance corruptive des lobbies. Un courant d’air sans frontières ni barrières douanières institué au nom du fameux dogme libre-échangiste, résumé par la formule Laisser faire, laisser passer. Afin de rendre le continent européen, ses états, ses marchés, ses entreprises, ses institutions et ses populations totalement perméables aux intérêts des banques et multinationales américaines.

Ce que n’avait pas permis le mythique Débarquement en Normandie des troupes anglo-saxonnes en juin 1944. Une opération stratégique et militaire baptisée Overlord (Souverain), planifiée de longue date, financée par les mêmes mécènes financiers, et dont le but n’était pas tant de libérer la vieille Europe du joug nazi (lui aussi financé par les même mécènes), que de vassaliser les états belligérants en les rattachant politiquement et économiquement à l’Oncle Sam. Avec une monnaie unique conçue pour l’occasion comme monnaie d’échange entre les deux continents unifiés.

Un grain de sable nommé de Gaulle a voulu que l’Histoire tournât autrement. Et que les Américains fussent renvoyés avec leurs dollars à leurs ambitions impérialistes… Jusqu’à ce que le Plan Marshall offre un Plan B à cet objectif de conquête militaire de la vieille Europe par ses libérateurs. Et un Cheval de Troie à la future construction d’une Europe unie autour d’un New Deal industriel et agricole, institutionnel, économique et monétaire.

Puis vinrent sournoisement ces fameux traités de libre-échange (TAFTA, CETA) élaborés, examinés puis votés en secret dans le dos des citoyens européens par des parlements manipulés. Et qui assurent désormais aux grandes multinationales américaines la pleine disposition de marchés ouverts au sein de territoires satellisés. En abolissant non seulement la souveraineté politique et économique des états, mais aussi les contre-pouvoir d’arbitrage incarnés par les juridictions nationales, autrefois compétentes en matière fiscale, commerciale, industrielle, technologique, sociale ou autre. Juridictions opportunément remplacées par des tribunaux privés acquis aux intérêts des multinationales étrangères présentes sur le sol européen et seules habilitées à arbitrer en cas de conflit juridique entre un Etat et l’un de ces lobbies économiques.

Comme le soulignait le sociologue Alain Touraine dans un essai paru en 2005 intitulé Un nouveau paradigme pour comprendre le monde d’aujourd’hui, on est passé dans l’Histoire de l’Occident et du monde d’un paradigme politico-militaire, celui des grands royaumes, des grands empires, jusqu’à l’émergence de la démocratie et des revendications nationalistes en Europe, à un paradigme économico-social symbolisé par le triomphe du Marché, le règne de l’Argent-roi, jusqu’ à ce monde d’aujourd’hui marqué par la mondialisation et l’hyper financiarisation de l’économie.

Mais aussi un monde orienté vers le social. Un paradigme héritier des Lumières, où l’édification de la Société à partir des idéaux démocratiques a peu à peu remplacé la politique de conquête territoriale lié la puissance militaire, la préservation des royaumes et le rayonnement hégémonique des empires.

Hélas, ce dernier aspect social (et sociétal), longtemps marqué par les grandes avancées pour l’émancipation des individus et des peuples, la construction d’une société plus libre, plus juste et plus égalitaire (cette République sociale inscrite au chapitre 1er de notre Constitution), les droits de l’homme, en particulier le souci des plus pauvres, des minorités, des peuples du Tiers-monde, un idéal humaniste auquel l’idéologie progressiste continue de se référer, a fini par se vider de son contenu, pour ne se résumer aujourd’hui qu’à une rhétorique politiquement correcte, un emballage discursif fait de poncifs obligés, déconnectés du réel et qui stérilise tout véritable engagement.

Une hypocrisie dont le ventriloque Macron, champion des prêches progressistes et du Et en même temps, est la plus parfaite illustration.

Qu’en est-il objectivement de la démocratie dans notre pays depuis son accession au pouvoir ?

En particulier après ces deux ou trois années particulièrement éprouvantes et ce cauchemar sanitaire dont on ne voit pas l’issue. Et qui a remplacé d’un trait de plume l’angoisse terroriste qui marqua l’actualité et la politique sécuritaire des deux décennies passées.

Plus que jamais, et sans se laisser encore manipuler, la France doit se livrer avec rigueur à un devoir d’inventaire.

Éthique médicale, secret médical, consentement éclairé, consensus scientifique, liberté de soigner, serment d’Hippocrate, vie privée, liberté d’aller et venir, liberté de voyager, liberté de conscience, liberté de culte, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté de réunion, liberté de travailler, liberté d’entreprendre, liberté d’éduquer, séparation des pouvoirs, indépendance du Parlement, indépendance de la Justice, indépendance des médias, Etat de droit, démocratie…

Toutes ces notions essentielles inscrites dans les grands principes, la Constitution ou d’autres textes fondamentaux, et qui jusqu’à présent constituaient les fondements de notre démocratie – du moins en théorie – ont littéralement volé en éclats depuis la crise du Covid.

Deux ans à peine et une simple grippe transformée en attentat terroriste planétaire auront suffi pour anéantir définitivement les reliques d’une démocratie déjà largement factice et moribonde dans tous les pays occidentaux.

Une terreur XXL instrumentalisée jusqu’à la nausée pour justifier des mesures coercitives disproportionnées jamais observées dans toute l’Histoire humaine. Sinon en tant de guerre, dans des régimes totalitaires, ou lors de massacres à grande échelle : état d’urgence, distanciation sociale, confinements et couvre-feux à répétition, fermeture imposée de tous les lieux publics, mise à l’arrêt complet de l’économie mondiale, port d’un masque inutile (selon l’OMS) obligatoire partout et pour tous, tests obligatoires, interdiction d’utiliser des traitements reconnus efficaces pour sauver des vies, interdiction d’être admis à l’hôpital pour se faire soigner, falsification des statistiques épidémiologiques officielles pour accréditer l’idée d’une épidémie hors de contrôle, corruption massive par l’Etat des médecins avec attribution de primes pour encourager les fausses déclarations de décès, censure généralisée, traque des propos jugés déviants (fake news, propos complotistes) dans les médias indépendants et sur internet par une véritable Police de la Pensée (Checknews) constituée de médias corrompus (AFP, France Info, Le Monde, L’Obs, Les Échos…) chargés de supprimer les publications dérangeantes et de sanctionner leurs auteurs, vaccination généralisée puis forcée de toute la population, surveillance généralisée, répression policière implacable des manifestants et contrevenants aux injonctions sanitaires, arrestation, condamnation à des amendes insensées et à des peines de prison pour les réfractaires aux mesures sanitaires, internement forcé de certains experts (comme le Professeur Bernard Fourtillan) détracteurs de la doxa sanitaire, déchéance de leurs droits parentaux pour les parents dénoncés dans les écoles par leurs propres enfants comme dangereux à cause de leurs discours critiques des mesures sanitaires assimilés à des « comportements sectaires »…

Des mesures coercitives inimaginables, dignes des pires dictatures fascistes, communistes ou islamistes. Auxquelles il faut ajouter une volonté clairement eugéniste, qui s’intensifie avec la vaccination obligatoire, visant à éliminer discrètement les plus vulnérables : vieux, malades, handicapés, déficients mentaux, enfants…

Comme l’a illustré l’euthanasie d’au moins 3.000 personnes âgées en EHPAD durant le premier confinent entre mars et mai 2020. Un geste inexplicable pratiqué à la demande explicite du Ministère de la Santé[iv] enjoignant les médecins d’EHPAD à délivrer des « soins palliatifs » aux personnes âgées présentant des symptômes d’infection respiratoire et suspectées de Covid, en leur administrant du Rivotril. Un neuroleptique puissant, potentiellement létal, commercialisé par Roche (laboratoire mécène de LREM). Une pratique illégale assimilée dans le Droit français à un empoisonnement volontaire et à un meurtre avec préméditation, réalisée en l’absence totale du consentement éclairé des personnes concernées, d’information préalable de leur famille comme la loi l’exige pour les soins palliatifs, familles d’ailleurs interdites de visite dans les EHPAD pendant trois mois.

Un acte abominable dénoncé par de nombreux médecins, réalisé sans l’accord du médecin traitant, en l’absence du médecin prescripteur (le geste euthanasique étant réalisé par une aide-soignante), parfois en l’absence de tout test PCR ou antigénique permettant d’apporter un semblant de preuve d’une contamination de l’intéressé. Bref, dans l’opacité la plus totale.

Ce véritable génocide perpétré dans le silence le plus complet des médias au début de l’épidémie vaut à l’Etat français, au Président Macron et aux ministres concernés d’être aujourd’hui poursuivis pour crimes contre l’humanité, suite à des dizaines de milliers de plaintes de proches de victimes, de médecins, d’infirmières, de directeurs d’EHPAD, de juristes et d’avocats, auprès de la Haute Cour de Justice, la plus haute juridiction de la République. Mais aussi auprès de la Cour Européenne de Justice et de Cour Pénale Internationale.

La France n’est hélas pas un cas isolé. Le Royaume-Uni s’apprête aujourd’hui à perpétrer exactement les mêmes crimes dans des circonstances analogues. Sauf que le fantomatique variant Omicron transformé en monstre par les médias n’a rien de commun avec le virus original responsable du pic épidémique mortel de Covid-19 au printemps 2020.

Face à pareilles horreurs, qui menacent avec les vaccins directement responsables d’un nombre exponentiel de décès, d’effets secondaires gravissimes et de stérilités acquises, non pas 6 millions de personnes mais 8 milliards de Terriens, de plus en plus de voix s’élèvent dans le monde pour réclamer un véritable Nürnberg du Covid afin de punir les criminels comme Bill Gates, Anthony Fauci, le directeur de l’OMS, ou certains chefs d’États comme Macron, qui ont conçu ou collaboré en toute conscience à ces abominations.

On comprend ici que le Covid n’est pas simplement un prétexte, un « levier de basculement stratégique » pour reprendre les termes des pères du Great Reset, pour enterrer la démocratie partout dans le monde, en finir avec les états-nations, mettre les populations au pas, imposer un Nouvel Ordre Mondial ultrasécuritaire, hyper inégalitaire, technocratique, une sorte de dictature ploutocratique, numérique et policière, avec à sa tête un gouvernement mondial piloté par l’élite, plus totalitaire que démocratique, malgré l’enrobage « progressiste » et droits-de-l’hommiste de ses thuriféraires les plus acharnés comme Jacques Attali (cf. ses nombreuses déclarations, conférences et publications sur ce thème).

Le but de tout ce cauchemar est non seulement de priver l’humanité de ses droits essentiels et universels, résumés dans l’idéal démocratique et les Droits de l’homme, mais de ramener cette humanité à une frange plus gérable, moins menaçante, et surtout totalement contrôlable par cette élite, qui contrôle déjà les économies, les états, et pour une large part les institutions, juridictions, modèles dominants, discours… Et donc nos propres croyances et pensées.

Et ce grâce à une science peu débattue dans les médias, et pour cause puisqu’ils en sont l’un des outils : l’ingénierie sociale.

Emmanuel Macron avait osé répéter à quatre reprises avec un ton grave aux accents martiaux lors de son discours du 17 mars 2020 annonçant le premier confinement : « Nous sommes en guerre ! ». Ce qui avait scandalisé bon nombre d’observateurs pas dupes de la manipulation, car à l’évidence on ne fait pas la guerre à un virus et on ne décrète pas l’état d’urgence ni la mobilisation générale pour une simple grippe, qui plus est moins virulente que la grippe saisonnière.

Et pourtant le Président avait bien raison ! Nous sommes bien en guerre. Pas contre un virus. Mais c’est l’élite qui a déclaré la guerre à l’humanité tout entière. Une guerre non pas militaire, nucléaire, terroriste, économique, sociale ou même idéologique. Mais une guerre psychologique, spirituelle, qui se joue dans nos consciences. Et dont l’enjeu est l’émergence ou non d’une conscience globale, libre, autonome, unifiée, pacifiée.

Eviter son émergence permettra de conforter et d’étendre le Pouvoir. En contrôlant tous les pouvoirs. Notamment le pouvoir suprême : celui de l’esprit, qui est de créer sa propre réalité.

Et cette fois, la guerre se déroule sans intermédiaire, sans manipuler des pions sur un planisphère. Ni pays ennemi, ni régime fasciste, ni envahisseur, ni état terroriste… tous qui ont été discrètement financés, formés, instrumentalisés sinon créés par les mêmes à des fins stratégiques depuis un siècle et même plus.

Cette fois pas besoin de millions de bombes déversées sur nos têtes, pas de tranchées, de camps de la mort, de goulags, de pelotons d’exécution, de kamikazes, de voitures-béliers ou d’avions lancés sur les tours jumelles.

Juste un petit virus invisible. Et un vaccin censé nous aider à l’éradiquer.

Et tant pis si tout ça n’est que manipulation, mensonges éhontés, corruption de la parole publique, scientifique, médiatique et fausses promesses : la confusion fait partie du programme d’assujettissement et de formatage des cerveaux.

Alors va pour une 2e, 3e, 4e dose… Et bientôt une tous les 6 mois, puis tous les mois.

A force de nous laisser injecter ces poisons tous aussi inefficaces les uns que les autres, peut-être un jour serons-nous mithridatisés, qui sait.

Sauf que pas vraiment. Comme l’observent les médecins de terrain, au-delà de la 3e dose de vaccin, tout se dérègle. Le système immunitaire est détruit et le sang coagule partout. La faute aux protéines Spike qui se multiplient de façon anarchique, que les vaccinés excrètent autour d’eux en même temps que des milliards de nouveaux virus mutants recombinés, fruits de la combinaison génétique permise par notre ADN entre les virus qui les infectent (le vaccin n’étant d’aucune protection contre les variants, au contraire) et ces fameuses protéines Spike extraites d’autres virus bidouillés qu’on leur a injectées.

Une réaction en chaîne machiavélique digne de la bombe virologique la plus parfaite et la plus sournoise jamais conçue.

Mais grâce à l’ingénierie sociale qui crée dans l’esprit du public un hologramme virtuel où tout ce que racontent médias et pseudos experts paraît plausible, très peu de gens osent douter des discours officiels sur l’épidémie. Et pour se rassurer ils vont tous sagement se faire piquer, comme leurs grands-parents descendaient dans le métro aussitôt retentie la sirène de la nouvelle alerte.

Cette science redoutablement efficace fut inventée au début du 20e siècle aux Etats-Unis par le neveu du père de la psychanalyse Sigmund Freud. Elle fut implémentée à grande échelle pour la première fois dans les années 1910 durant le mandat du Président Woodrow Wilson, afin de retourner l’opinion publique américaine isolationniste et l’inciter à soutenir l’entrée en guerre de troupes américaines en 1917 sur le front français. Ne parlons pas de l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des Alliés en décembre 1941, juste après l’attaque surprise de Pearl Harbor par l’armée japonaise. Ni du Patriot Act voté en 2001 après la psychose sur l’anthrax et les armes de destruction massive de Saddam Hussein, comme des guerres « préventives » contre l’Axe du Mal déclenchées au Moyen-Orient pour des raisons essentiellement stratégiques par les néoconservateurs américains au lendemain des attentats du 11 Septembre : l’événement le plus diffusé et commenté dans les médias de toute l’Histoire…

Mêmes causes, mêmes effets : unanimisme de l’opinion rangée derrière son chef, et soumission à l’autorité[v], y compris pour acquiescer ses décisions les plus liberticides, face à un ennemi désigné responsable d’une catastrophe inédite qui met en péril la nation sinon le monde entier.

Une science d’une efficacité sans égal, et qui a atteint depuis un siècle un degré de sophistication insoupçonnée. Grâce au développement et à la concentration financière dans le secteur de l’information et des grands médias (presse écrite, radio, télé…), de l’industrie de divertissement (musique, spectacle, cinéma, jeux vidéo…). Et bien sûr des nouvelles technologies de l’informatique et du numérique : ordinateur personnel, internet, réseaux sociaux, applis, et maintenant Metaverse, le nouveau concept de réseau social immersif à réalité augmentée lancé par Facebook.

Des outils de manipulation mentale de masse et de « fabrique du consentement », pour employer l’expression consacrée par Noam Chomsky[vi], indissociables de l’exercice du pouvoir et du savoir dans les prétendus régimes démocratiques comme le nôtre.

Auxquels s’ajoutent des outils de surveillance de masse de plus en plus nombreux et sophistiqués : écoutes téléphoniques, surveillance d’internet et des réseaux sociaux, caméras de surveillance omniprésentes dans les grandes villes, satellites de surveillance, drones, caméras et robots policiers, 5G et objets connectés, caméras intelligentes, reconnaissance faciale, analyse des mouvements et émotions, algorithmes prédictifs…

Et bien sûr ces fameux « vaccins », dont la finalité n’a pas grand-chose à voir avec une quelconque volonté de nous protéger de quelconques virus. D’ailleurs même les laboratoires qui les produisent comme Pfizer sont aujourd’hui contraints d’admettre que leur efficacité même après la 3e dose reste très limitée.

Ce que peu de gens voudront admettre et surtout reconnaître publiquement, mais qui pourtant a fait l’objet depuis des années d’annonces sans équivoque de la part de ceux qui les ont promus comme Bill Gates, c’est que ces vaccins sont un vecteur commode pour injecter dans le corps de toute la population mondiale des marqueurs qui permettront de mieux surveiller chaque individu. Notamment ces fameuses « smart dusts » (poussières intelligentes), vantées par Klaus Schwab, Président du Forum économique mondial et père du Great Reset.

Des nanoparticules d’oxyde de graphène incluses dans les nouveaux vaccins depuis quelques années, officiellement comme adjuvant pour remplacer l’aluminium mis en cause dans plusieurs études à cause de sa toxicité et qui serait responsable de maladies comme l’autisme chez les enfants.

Sauf que ces nanoparticules d’oxyde de graphène, une molécule ultra toxique pour le corps humain, ont la particularité d’être sensibles aux champs électromagnétiques. Ce qui explique notamment la prolifération des magnet tests publiés par les internautes. Ces vidéos dans lesquelles les nouveaux vaccinés font l’expérience de poser un petit objet métallique sur leur épaule à l’endroit précis où l’injection du vaccin Covid a été pratiquée. Et cet objet reste collé à leur bras, aimanté par les mystérieuses particules électromagnétiques incluses dans les vaccins.

Cette propriété permet à ces particules d’être chargées exactement comme une clé USB dans laquelle on peut insérer des datas, transformant le corps humain en « portefeuille numérique » dans lequel peuvent être encryptées toutes sortes de données personnelles : statut vaccinal, carnet de santé, compte bancaire, Carte Vitale, habitudes de consommation, opinions politiques, orientation sexuelle, historique d’activité sur internet, etc…

Le rêve parfait pour une dictature planétaire qui voudrait contrôler toute l’humanité grâce à des AI connectées à chaque individu et qui en mesureraient chaque paramètre, action, émotion, interaction…

Dire que dans quelques années – pas 50, pas 30, pas 20, mais 5 ou 6 à peine selon les apprentis sorciers qui développent ces techniques – nous serons tous soumis à la Matrice n’est pas une métaphore : c’est une certitude !

Dès lors parler encore de « démocratie » relève d’une immense farce. Mais c’est pourtant ce que nous faisons tous chaque jour.

Car toutes les dystopies totalitaires, dont ce Meilleur des mondes où l’on nous embarque au pas de charge est l’aboutissement, se caractérisent par un déphasage radical et volontaire entre les discours officiels et la réalité.

C’était déjà le cas du temps de la dictature stalinienne, où les pires atrocités ont été commises et justifiées au nom du processus « révolutionnaire », dans le but d’émanciper les individus, les peuples et l’humanité de l’oppression bourgeoise et capitaliste. Et en vue de faire naître l’homme nouveau.

Cela fut encore plus le cas avec la dictature maoïste, sans doute la pire de toutes avec ses 80 millions de morts.

Et c’est toujours le cas dans toutes les dictatures islamistes, en Arabie Saoudite, au Qatar, en Syrie, à Gaza, en Iran, dont la doctrine inspirée des Frères musulmans puise aussi ses références dans le nazisme et le léninisme, en plus de la charia.

Et c’est bien évidemment le cas de la démocrature, cette dictature soft, ce mix subtil entre une dictature ultralibérale et technocratique et un enrobage « progressiste » ou « démocratique » qui fait mine de préserver les fondements, les institutions et les buts de la démocratie moderne. Avec une rhétorique orientée autour de thèmes récurrents : l’humanisme et l’universalisme, la paix dans le monde, le progrès matériel et social, les droits de l’homme, l’écologie, l’égalité hommes-femmes, la défense des minorités ethniques, religieuses, LGBT…

Toutes ces thématiques de pure forme ressassées et imposées par la Pensée unique sociale-libérale portée majoritairement par les intellectuels et partis de centre-gauche, érigées en norme éthique, intellectuelle et comportementale par la culture officielle, et qui a colonisé tout le champs lexical des discours politiques, intellectuels, culturels et médiatiques.

Bien évidemment on ne saurait contredire le bien-fondé et la noblesse de ces principes ni même la sincérité de bon nombre de personnalités qui s’en font les promoteurs. Ce qui est en revanche préoccupant, c’est l’instrumentalisation qui en est faite par une élite qui utilise ces discours et les pervertit pour imposer ses propres desseins avec un habillage démocratique, humaniste, sécuritaire ou écologique.

La conséquence de ce kidnapping des idéaux démocratiques au profit d’une élite qui ne l’est absolument pas et poursuit des buts opposés, c’est le glissement progressif, parfois par à-coups comme aujourd’hui, vers une pseudo démocratie hors-sol, où la seule invocation de ces principes sur un mode réflexe suffit à entretenir l’illusion que nous vivons dans une réelle démocratie.

Il suffit d’écouter la majorité des hommes politiques de droite comme de gauche, et même des extrêmes, pour comprendre que la référence permanente empreinte de solennité à « la Démocratie », à « la République » ou aux « Droits de l’homme » fonctionne comme un mantra qui réactive aussitôt une sorte d’hologramme de représentations totalement virtuelles en lieu et place d’une réalité qui n’existe plus depuis longtemps.

Pour preuve, la succession de rapports alarmistes d’ONG comme Human Rights Watch ou Amnesty International, qui épinglent régulièrement la France comme d’autres pays prétendument démocratiques, et la relèguent en queue de classement du fait de ses atteintes aux droits de l’homme, à la liberté de la presse ou à d’autres libertés fondamentales. Notamment avec ces lois récentes qui portent gravement atteinte à la vie privée, aux droits des médias, à la liberté d’expression ou de manifestation… : Lopsi, Hadopi, Attia…, ou en référence au recul des libertés et violences policières depuis la crise des Gilets jaunes, le COVID, le pass sanitaire, etc.

Aveuglement ou duplicité : notre pays et ses dirigeants persistent pourtant à vouloir ériger la France en modèle de démocratie et donner des leçons de morale au monde entier. Cf. l’attitude critique de Macron (qualifié par beaucoup d’opposants de « dictateur ») à l’égard du Président Trump, des Présidents hongrois ou biélorusse.

C’est également ce type de discours totalement factices et pourtant omniprésents qui sert d’armature ou plutôt de paravent éthique aux grandes institutions mondialistes contrôlées par l’élite financière aux commandes du changement.

Comme l’ONU, son Agenda 2030 et ses 17 Goals pour un développent durable. L’OMS et ses recommandations sanitaires directement dictées par son principal financeur, la Fondation Bill & Melinda Gates. Le Forum économique mondial, présidé par Klaus Schwab, fils d’un industriel nazi de nationalité suisse et fondateur du Forum de Davos. Un organisme totalement privé mais qui influe lourdement sur les grandes orientations économiques et stratégiques mondiales. Comme le montre son fameux projet de Great Reset, dont chaque citoyen devrait connaître le détail pour comprendre à quelle sauce il va être mangé prochainement[vii]. Et bien sûr le FMI, la Banque mondiale, la BCE et autres institutions financières qui font et défont la politique budgétaire et économique d’Etats fantoches comme le nôtre dirigés par des marionnettes téléguidées par l’élite, et souvent issues du sérail de la haute finance comme Macron.

Là aussi, le Covid aura marqué un bond en avant et une accélération dans le basculement antidémocratique sans précédent dans toutes les ex-démocraties. Dans le recours systématique, permanent, généralisé à ces outils de surveillance de masse, naguère justifié par l’urgence terroriste et la raison d’État.

Et ce en détruisant méthodiquement sous couvert d’urgence et de politiques d’exception les droits fondamentaux des individus. En bafouant allègrement tous les droits en matière de vie privée, de libre arbitre, de droit à l’image, d’information légitime des personnes surveillées, d’utilisation de leurs données personnelles, notamment à des fins commerciales. Tout cela en vantant dans le même temps l’individu, pilier idéologique du néolibéralisme triomphant. Et ce pour mieux diviser les citoyens et empêcher l’émergence spontanée d’une vraie conscience collective et réellement démocratique.

Pire, on est passé du règne de la servitude volontaire des serfs face au pouvoir absolutiste décrite par La Boétie, d’une nouvelle forme d’absolutisme imposé par la science et la technocratie, au suicide volontaire, à savoir le renoncement total à toute forme de libre arbitre, de citoyenneté et même d’identité qui ne soit entièrement soumis aux arbitrages du Système ou de la Matrice. Ultime forme du Collectif englobant, cette fois représenté par une technostructure sans visage, arbitraire, autoritaire. Un peu comme « Mother », ce Collectif cybernétique dans lequel humains et cyborgs sont assimilés en une seule entité, sans aucune individualité ni liberté, dans le film de la saga Star Trek Next generation. Un monde de la transparence et du contrôle absolus résumé par cette formule : Resistance is futile.

Pour sortir de ce néantissement dont nous sommes tous complices, par peur, par lassitude, par paresse, ou pour espérer préserver encore quelques acquis illusoires, notre confort matériel et intellectuel, notre bonne conscience rongée par toutes les formes de culpabilité, il faut avant tout un gros effort de prise de conscience. Un réveil massif et forcément douloureux.

Ce que beaucoup pressentent sans oser s’y engager, terrifiés par les conséquences qu’ils risqueraient d’encourir : la servitude est toujours préférable à la résistance à l’oppression et à la vraie liberté.

Il faut oser dénoncer tous les pouvoirs narcotiques dont nous sommes empoisonnés à notre corps consentant. A commencer par celui des médias. Il faut oser se dégager de l’emprise du mensonge, omniprésent, de cette illusion de réalité fabriquée par les médias, la culture dominante, la pseudo science, le marketing et les discours officiels, dans laquelle nous croyons évoluer, Un faux paradigme aliénant qui se substitue en permanence à la réalité en l’occultant.

Et plus encore, il faut nous délivrer de la culpabilité qu’une telle audace ne manque pas d’engendrer, en nous désignant aux yeux de nos concitoyens soumis et terrifiés, comme des parias, des mauvais citoyens, des complotistes, des ennemis de la société, dès que nous osons franchir le Rubicon de la Connaissance, sortir de la Matrice et témoigner publiquement pour tenter de réveiller d’autres consciences.

On l’a hélas oublié, ou plutôt on l’a effacé de notre mémoire collective, mais les pères de notre démocratie, au tant de cette Révolution française qui vit rouler tant de têtes, durent se battre à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontière contre de multiples ennemis coalisés : aristocrates hostiles aux idéaux révolutionnaires, à la République, et favorables à un retour à l’Ancien régime, ennemis de l’intérieur accusés de complicité avec les contre-révolutionnaires, monarchies étrangères coalisées contre la France régicide et sa Révolution…

De cette lutte tragique qui conduisit à la Grande Terreur et fit couler beaucoup de sang nous est resté un principe oublié mais essentiel qui demeure un pilier indissociable de notre conception de la démocratie, et un garant de la légitimité de ceux qui exercent le pouvoir au nom du peuple dans notre République : le devoir d’insurrection du peuple face à l’oppression.

Ce principe est pourtant clairement inscrit dans la seconde version de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, celle de 1793, à l’Article 35 :

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Tout pouvoir peut devenir oppressif. Et toute personne qui l’exerce aux nom du peuple et des grands principes les plus humanistes peuvent se transformer en tyran. Notre Histoire, en particulier celle de la Révolution, mais aussi celle de l’Ancien régime et des monarques qui se sont succédés, est traversée par cette angoisse et cette ambigüité quasi shakespearienne.

Danton et Robespierre, les deux grandes figures jacobines de la Révolution, furent tour à tour idolâtrés par le peuple comme des héros, puis accusés qui d’esprit vénal, qui d’avoir imposé un régime de Terreur impitoyable, d’être des modèles puis des ennemis de la Révolution, et furent tous deux guillotinés.

De même l’Histoire comme le monde politique, qui érigent aussi leurs autels et leurs bûchers, ont tour à tour célébré de grandes figures de l’Histoire comme Louis 14, Napoléon ou de Gaulle en les qualifiant de grands hommes, ou au contraire les a accusé d’être des tyrans responsables de tous les maux réels ou imaginaires dont souffrit la France : guerres, famines, ruine, dictature.

Et ce n’est pas parce que les gestionnaires ont remplacé les héros de l’Histoire ou les hommes providentiels au sommet de l’Etat que l’oppression sous une forme ou sous une autre a disparu. Elle a juste changé de forme. Et s’est habillé des habits de l’honnêteté, du désintéressement, du dévouement et de la vertu. Ce dont Macron tendu vers la réalisation de son « Projet » qui lui a dicté par ses mentors, est le plus parfait exemple dont un régime qui ose encore se prétendre démocratique, mais n’en a plus aucune des caractéristiques.

Car en effet depuis l’état d’urgence reconduit à plusieurs reprises, non sommes rentré dans un régime d’exception permanente qui s’apparente à une tyrannie ou une dictature.

L’état d’urgence avait été inscrit dans la Constitution pour répondre à une situation exceptionnelle de péril majeur qui mettait en péril l’existence ou l’unité de la Nation, l’intégrité territoriale ou la paix civile : guerre, invasion ou agression militaire, guerre civile…

Il n’a été utilisé qu’à deux reprises sous la 5e République : lors de la guerre d’Algérie, qui commençait alors à s’inviter sur le sol métropolitain. Et en Mai 1968 lors des émeutes les plus violentes dans le Quartier latin.

Il a été ensuite une première fois aménagé pour répondre à une situation particulière non prévue par nos institutions, à savoir la vague d’attentats terroristes de 2015 et 2016, assimilés dans les discours à un fait de guerre, puisque commandités par une organisation terroriste, Daesh, qui se revendiquait comme l’Etat Islamique. Ce nouveau concept d’état d’urgence terroriste, très critiqué par certains constitutionnalistes et opposants au Président Hollande mais validé par le Parlement et le Conseil Constitutionnel, avait alors été inventé pour rendre possible le recours à cette disposition d’urgence, et compatible avec la Constitution.

L’invention par Macron du concept d’état d’urgence sanitaire pour justifier le recours à des mesures d’exception face une menace épidémique dans le cadre de l’état d’urgence prévu par l’Article de la Constitution constitue une distorsion bien plus abusive et inadmissible.

Cette disposition a pourtant été arrachée puis reconduite par une vote du Parlement grâce à des procédures d’urgence. Un Parlement anémié, déserté, corrompu, houspillé par un Ministre de la Santé hystérique venu culpabiliser violemment les députés à l’Assemblée pour les forcer à voter ce le projet après un premier vote défavorable.

Plus qu’un camouflet à la représentation nationale, Assemblée et Sénat confondus, c’est un véritable kidnapping des institutions démocratiques auquel nous avons assisté. Ce dont bien entendu aucun média officiel ne s’est offusqué. Ni d’ailleurs les parlementaires, tétanisés comme l’opinion par la mise en scène apocalyptique d’une grippette transformée en peste noire. Et par la crainte de se voir désavouer par leurs électeurs pour avoir trahi leur pays en refusant de soutenir une mesure de salut public en tant de « guerre » contre le plus terrifiant des ennemis.

Il ne faut pas oublier que l’état d’urgence consiste notamment à confier les pleins pouvoirs au Président de la République. En principe pour un temps déterminé face à une épreuve circonscrite dans le temps. Mais quand cet état d’urgence est reconduit plusieurs fois en inscrivant dans la loi que celui-ci perdurera tant que la menace épidémique sera présente, une façon détournée l’inscrire dans le droit commun comme permanent, alors il ne s’agit plus d’abus, d’une mystification ou d’un détournement de nos institutions au bénéfice d’un pouvoir autocratique mais d’un véritable coup d’Etat !

Qui plus est quand les institutions de la République sont toutes mises en sommeil, instrumentalisées ou corrompus pour servir de tout autres buts que l’intérêt général, comme le service d’intérêts privés. Ou pour commettre d’authentiques crimes contre l’humanité, contre son propre peuple, assimilables à des faits de tyrannie ou d’oppression : euthanasies forcées de personnes âgées, obligation d’injecter à toute la population des vaccins tueurs, privations de libertés les plus essentielles, violences policières, arrestations sommaires… En temps de guerre ceux qui commettent de tels crimes seraient passibles de la Cour martiale et exécutés. Louis 16 et Marie-Antoine furent guillotinés pour bien moins que cela.

Et pourtant : un Parlement subordonné entièrement au pouvoir exécutif. Lui-même réduit au Président tout puissant et, comme en tant de conflit militaire, à un Conseil de défense des plus occultes, nommé par le Président, se réunissant à huis clos pour prendre les décisions essentielles (notamment concernant la vaccination), ne rendant compte ni au Parlement, ni aux médias, ni même à la Haute Cour en cas de crimes commis.

Les autres institutions qui auraient pu jouer le rôle de contre-pouvoirs en défendant les principes démocratiques dont ils sont théoriquement les garants – Conseil Constitutionnel et Conseil d’Etat – ont largement démontré, notamment lors du vote du pass sanitaire instituant de facto la vaccination obligatoire (illégale en France), qu’ils étaient largement corrompus par les mêmes lobbies industriels et financiers qui dictent au pouvoir exécutif la politique sanitaire à appliquer en fonction de leurs intérêts.

Quant à la Justice, elle est elle aussi muselée et assujettie au pouvoir exécutif. Et ses membres, notamment les avocats qui ont fait grève par milliers à plusieurs reprises depuis 2020, qui ont occupé des tribunaux ou sont descendus dans la rue pour manifester leur opposition aux mesures liberticides mises en place par l’exécutif, ont subi la même réponse brutale et arbitraire du pouvoir, les mêmes violences policières, gazages et tabassages en règle, que les infirmières, les pompiers ou les Gilets jaunes depuis l’arrivée au pouvoir du petit tyran de chez Rothschild.

Il n’y a donc plus à mégoter sur les mots comme le font la plupart des journalistes, y compris ceux de gauche, d’habitude si attachés à défendre les droits de l’homme et les victimes de la violence de caste ou d’Etat : nous sommes bel et bien face à un régime d’oppression, à des faites de tyrannie, à un dévoiement complet de nos instituions, à une corruption généralisée de tous les corps d’Etat, à un régime autocratique réuni dans les mains d’un seul homme sans véritable légitimité et qui n’est plus soutenu que par 5% de l’électorat. Et s’est rendu coupable avec son gouvernement et ceux qui le soutiennent, trahison de la Nation et de crimes contre l’humanité.

Dit plus explicitement, nous sommes clairement entrés dans une DICTATURE.

Même si sa forme est différente des dictatures « classiques », militaires, fascistes, communiste ou islamistes, auxquelles le sanglant 20e siècle nous avait accoutumé. Ce qui empêche beaucoup de commentateurs d’identifier le régime actuel comme une authentique dictature. Et justifier que le principal intéressé puisse ironiser d’un air candide devant les médias en osant prétendre que « c’est un scandale de parler de dictature dans un Etat de droit« … Ou en nous invitant à aller voir en Corée du Nord quand on parle de dictature en France. Hypocrisie magistrale très macronienne, mais qui cloue le bec à beaucoup.

Oui mais voilà, nous ne sommes plus en 1793. Notre vigilance démocratique s’est émoussée. On nous a patiemment endormis en nous effrayant avec de multiples menaces et crises (nucléaire, économique, sociale, terroriste, climatique, technologique, sanitaire…) pour nous vendre ensuite une tranquillité et une sécurité bidon. On nous aussi promis un bonheur en toc en nous ruant sur les plages ou dans les supermarchés pour nous consoler de voir nos droits ou notre pouvoir d’achat se rétrécir comme peau de chagrin d’année en année.

Et puis entre temps notre République est devenue, depuis Napoléon notamment et plus encore depuis les révolutions de 1930 et 1948, une République « bourgeoise ».

En fait elle l’a toujours. Marx avait raison au moins sur ce point : la Révolution a été faite essentiellement par des grands bourgeois et quelques aristocrates éclairés pétris d’idéaux humanistes, universalistes et maçonniques. Elle a été faite toujours au nom du peuple, mais à aucun moment par le peuple. Et si ce peuple s’est soulevé et a versé son sang a maintes reprises, c’est parce qu’il y était invité par ceux qui ont impulsé la Révolution, pris les décisions, incarné le pouvoir et l’autorité et conduit les réformes.

Au point qu’on peut affirmer sans sourciller que cette République dont nous sommes si fiers n’a donc jamais été une vraie démocratie, au sens littéral du mot. C’est un abus de langage de le prétendre. Là aussi il y a tromperie sur la marchandise

La démocratie, c’est quand le peuple détient réellement le pouvoir.

Ou, selon les mots d’Abraham Lincoln, repris par le Général de Gaulle :

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. »

Nous en sommes très loin.

Notre République est une république représentative. Une République une et indivisible, laïque (Art. 1 de la Constitution), où le peuple en théorie souverain élit des représentants – Un Président qui incarne l’Unité de la Nation, comme le faisait autrefois le roi ; et des parlementaires qui représentent celle-ci dans toute sa diversité pour voter les lois.

Mais qui gouverne ? Qui représentent les Français ? Qui dirige les partis politiques ? D’où viennent les ministres nommés par le chef de l’exécutif ? Et surtout aujourd’hui qui financent ces partis, ces hommes et ces femmes, leurs carrières, leurs campagnes, leurs programmes, leurs actions ?…

Notre République est une République « bourgeoise », c’est évident d’un point de vue sociologique. Celui de ces fameux 1% ou 10% chers à Emmanuel Todd qui détiennent le pouvoir.

Mais pas au sens marxiste du mot. Qui supposerait qu’une classe ait confisqué le pouvoir au détriment d’une autre (le Prolétariat), dans l’attente d’une retournement dialectique et révolutionnaire de l’Histoire. D’ailleurs les exemples d’hommes ou de femmes politiques français issus d’un milieu modeste comme Pierre Bérégovoy, et parvenus dans l’Histoire de la 5e aux plus hautes fonctions, sont nombreux.

Mais une République bourgeoise tend à favoriser et valoriser avant tout un certain conformisme social, intellectuel et idéologique. Et la reproduction de ses élites. Avec une apparence libertaire, et une défense de la pluralité s’agissant des opinions contradictoires et des modes d’expression, garante du débat démocratique.

Et même parfois avec une certaine complaisance affectée envers les positions les plus contestataires, anticonformistes ou impertinentes vis-à-vis du pouvoir : une façon très conformiste de contrôler et de récupérer à son avantage les franges les plus anticonformistes de la société, comme on l’a vu avec la génération bobo, celle de Mai 68, notamment depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir avec l’élection de François Mitterrand en 1981.

La limite à cette permissivité calculée, souvent résumée sous le doux mot de « tolérance », c’est l’atteinte directe au personnel politique et aux institutions.

Dans une démocratie fictive comme la nôtre, le peuple, en particulier ses membres les plus vindicatifs, peut tout dire, mais certainement pas tout faire.

Porter atteinte à la personne ou à la dignité du Président, c’est commettre un sacrilège, quasiment un blasphème. Comme s’en prendre à Dieu lui-même. Et il y a une limite subtile à ne pas dépasser pour les pamphlétaires, les polémistes, les caricaturistes, dont certains transgresseurs ont appris à leurs dépens que franchir ce seuil c’est se condamner à mort. Politiquement sinon physiquement.

On peut citer le cas de Jean-Edern Hallier, dans le collimateur du Sphinx François Mitterrand pour avoir notamment brisé un secret unanimement gardé parmi les journalistes : l’existence de la fille cachée du Prince, Mazarine, née d’une union adultérine avec Anne Pingeot.

Pire encore, l’appel à l’insurrection, à renverser le gouvernement ou à destituer le Président hors des dispositions prévues par l’Article 68 de la Constitution (mais jamais appliquées), vaut condamnation à mort. Aujourd’hui l’appel à l’insurrection contre le pouvoir en place, même sans lever les armes, est considérée unanimement comme un crime, alors que selon la Déclaration des droits de l’homme, c’est le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Emasculé de ce droit sacré de renverser un tyran, un oppresseur, le peuple n’est évidemment plus souverain, et vit encore moins dans une démocratie.

C’est bien ce qu’a parfaitement compris Emmanuel Macron, ou plutôt ce que lui ont soufflé ses mentors dès qu’il a accédé aux plus hautes fonctions.

Et plus encore dès que les inévitables frictions liées à sa politique brutale et impopulaire sont venu creuser un abîme entre le Président des riches, arrogant et méprisant et les Gaulois réfractaires au changement à marche forcée, ce peuple d’irréductibles qui ne sont rien.

Au point d’avoir pour seule et ultime alternatif pour contraindre ou mourir que de recourir à la violence légitime, celle des forces de l’ordre républicaines contre la rue (Police, CRS, gendarmerie), non pour rétablir l’ordre dans l’intérêt du peuple, mais pour ériger un rempart de protection entre sa propre personne et ce peuple ou une fraction du peuple qui lui réclamait des comptes et l’appelait à démissionner.

Il y a là un scandale essentiel qui nous renvoie aux origines mêmes de notre démocratie et à ses ambigüités fondamentales, entre un exercice régalien sinon monarchique du pouvoir, et un équilibre précaire entre le Pacte républicain soumis au suffrage universel, à l’usage du référendum pour renouveler ce pacte, au respect de l’Etat de droit et de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, mais aussi médiatique), et une dérive arbitraire, autoritaire voire totalitaire, faite de confusions entretenues, de mensonges et de corruption, incarnée aujourd’hui par une marionnette téléguidée par des lobbies.

On a beaucoup vidé le mot « révolution » de son sens. Et pourtant c’est de cela dont il s’agirait aujourd’hui pour redonner du sens à la France, à la République, à la démocratie.

Pas une révolution politique ou institutionnelle. Pas une 6e République gadget dont rêvent certains et qui effacerait comme par magie les dérives de la précédente.

Pas un nouveau sésame idéologique, un nouveau rêve, de nouveaux idéaux.

Mais au contraire une plongée au cœur du Réel dans ce qu’il a de plus riche, de plus fécond et enthousiasmant.

Une vraie Révolution de la Conscience collective. Ou plutôt, pour la première fois dans l’Histoire universelle bien plus encore que de l’Histoire de France, un Eveil collectif à cette Conscience collective qui nous dépasse, nous englobe, et façonnera le monde de demain.

Un monde sorti des ténèbres de l’obscurantisme existentiel, intellectuel et spirituel où le matérialisme triomphant nous avait plongés depuis trois siècles. Avec comme seul lot de consolation cette pseudo éthique progressiste devenue au fil des siècles totalement déconnectée de nos réalités, Cet instrument privilégié au service du pouvoir de nos véritables oppresseurs. Avec les mirages infinis de la société consumériste, hédoniste, pourvoyeuse de divertissements toujours plus distrayants et aliénants.

Il nous faut abandonner cet esclavage auquel nous avions consenti et réinvestir l’esprit, la Conscience, dans une optique la plus universelle qui soit.

Cet enjeu dépasse largement celui de la France en tant que peuple, nation, territoire ou modèle de civilisation. Ou celle d’une élection fût-elle truquée ou pas. Ou même celui d’un enfer totalitaire où les tyrans qui nous contrôlent voudraient nous précipiter. Car l’enjeu présent, c’est le devenir de l’humanité. Son élévation ou sa disparition, dans un suicide collectif qui a déjà commencé.

Pour que la Lumière nous parvienne, il faut que les ténèbres atteignent leur amplitude maximum. Pour que l’ignorance et la peur laissent place à la pleine conscience, la paix, la joie parfaites, il faut que nos consciences anémiées, anesthésiées soient écartelées.

Nous en sommes là.

Le pire serait de nous laisser fasciner par ces jours terribles.

Dies irae dies illa,
Solvet saeclum in favilla

Jour de colère, ce jour-là

Il réduira le monde en cendres.


Comme le suggère le texte latin du Requiem, il faut que le vieux monde meurt, soit réduit en cendres, pour que le nouveau monde puisse naître.

Le Nouvel Ordre Mondial dont Macron est l’un des légionnaires en campagne n’est qu’une version pastiche, inversée, pervertie, négative, de ce monde sublime.

Sachons à quoi nous nous identifions, individuellement et surtout collectivement.

Car le futur proche qui s’annonce ne nous laissera pas le choix d’un monde à la carte. Ce sera tous ensemble ou pas du tout.

Ceux qui persistent à vouloir mettre leur foi dans le matérialisme, l’individualisme, l’idéologie rationaliste, scientiste, progressiste, et leur dernier avatar, le transhumanisme, sont perdus d’avance. Ils se condamnent eux-mêmes en ne célébrant que le Vide, le Néant. Car rien de tout cela n’existe. Tout est conscience, esprit, énergie, vibration, information. Sans cesse renouvelée, sans cesse recomposée.

Tout cela paraît loin des considérations politiques du moment. Et pourtant si ce paradigme politique vacille, ne se résumant plus qu’à un théâtre d’illusions où s’agitent des gestionnaires, c’est bien parce que la question essentielle, celle du Sens, a été méthodiquement évacuée.

Elle ne pourra reprendre sa place de premier plan dans nos préoccupations qu’à condition que nous défaisions des croyances et des schémas factices qui nous l’ont trop longtemps occultée.

Il ne s’agit surtout pas de réintroduire de façon artificielle la question de « Dieu » et du religieux dans un débat public d’où la Laïcité et la rationalité l’avaient évacuée. Et qui refait surface à propos de la tentation totalitaire incarnée par l’Islam et son projet de conquête sous l’angle de ses avatars fondamentalistes.

Il ne s’agit pas non plus de s’arc-bouter à une rationalité qui a montré ses limites, et qui continue de nous envoyer dans l’ornière, vers un futur cauchemardesque et dépassé, au travers de son avatar transhumaniste, aboutissement de trois siècles de pensée matérialiste, rationaliste et scientiste[viii].

Il s’agit d’orienter tous nos efforts intellectuels, tous nos projets, toutes nos actions individuelles et collectives vers la seule finalité qui vaille la peine en ce 21e siècle qui sera le dernier ou le premier de l’aventure humaine : l’édification de la civilisation globale centrée sur les idéaux les plus élevés de l’humanité. Une société globale pacifiée, unifiée, totalement interconnectée, où chaque individu coopère librement et consciemment à la réalisation de chacun, au Bien commun et aux aspirations les plus élevées.

Ce monde qui vient sans faire de vagues est à l’opposé du paradis artificiel et superficiel, matérialiste, individualiste et hédoniste, qu’on nous vend à longueur de réclames toutes plus alléchantes les unes que les autres. Un monde entièrement soumis aux valeurs matérielles et financières, en apparence hyperconnecté mais où les humains seront bientôt totalement séparés et reliés en continu à la Matrice. Où ils ne pourront plus interagir que dans des mondes virtuels, comme le Metaverse de Facebook, en étant constamment contrôlés, évalués, pilotés et updatés par des IA (Intelligences Artificielles). Un monde où seule une toute petite minorité constituée des plus riche détiendra le pouvoir de contrôle absolu et arbitraire sur le reste de la population, réduite à l’état d’esclaves, de machines, de marchandises, de pièces détachées pour fabriquer d’autres humains plus performants ou de simples déchets à éliminer.

C’est l’heure du Réveil et du Choix. Cardinal.

Et pour ceux qui y consentent, loin de ceux qui s’assoupissent ou s’étourdissent des boniments dont on les abreuve, c’est autant l’heure de l’épreuve que l’heure de s’enivrer.


[i] Cf. notamment les deux ouvrages du journaliste Marc Endeweld consacrés à Macron : L’ambigu Monsieur Macron (Flammarion, 2015), et Le grand manipulateur – Les réseaux secrets de Macron (Stock, 2019). Et les enquêtes à charge de l’avocat et essayiste Juan Branco : Contre Macron (Divergence, 2019) et Crépuscule (Au Diable Vauvert, 2019)

[ii] BFMTV, 27 août 2014 : https://www.youtube.com/watch?v=UdWD1A3mumc

[iii] https://en.wikipedia.org/wiki/Carroll_Quigley

[iv] Cf. décret Véran du 27 mars 2020 concernant les personnes âgées en EHPAD, confirmé par un second décret du 16 octobre 2020 destiné aux personnes âgées à domicile

[v] Cf. l’expérience de Milgram, célèbre expérience de psychologie publiée en 1963 par Stanley Milgram, qui évalue le degré de soumission à une autorité d’un citoyen américain, notamment quand elle induit des actions posant des problèmes de conscience au sujet

[vi] Noam Chomsky : La fabrique du consentement, 1988

[vii] Cf. Klaus Schwab et Thierry Malleret : Covid-19, the Great Reset, novembre 2020 (en pdf gratuit : voir le lien)

[viii] Cf. Philippe Guillemant : Le grand virage de l’humanité, 2021

La Marque de la Bête – La symbolique des va666ins

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Qu’on soit chrétien ou non, il est toujours extrêmement risqué de convoquer un texte biblique aussi complexe, aussi puissant, aussi admonitoire et clivant que l’Apocalypse de Jean (le Livre de la Révélation pour les protestants) pour commenter les tribulations de l’époque que nous vivons.

Ceux qui s’y risquent, surtout quand ils s’arrêtent à une lecture littérale, tombent souvent dans la passion outrancière, le fanatisme, le ridicule et la caricature.

Comme la secte évangélique américaine QAnon, coutumière des amalgames entre délires messianistes, paranoïa apocalyptique, manichéisme opposant les bons – forcément républicains et supporters de Trump, et les méchants – forcément démocrates, corrompus et pédosatanistes. Sur fond de pandémie truquée conçue pour précipiter le règne de l’Antéchrist, rebaptisé Nouvel Ordre Mondial. Et pourquoi pas l’Armageddon entre les anges du Christ revenus chasser les démons et autres Annunakis alliés des puissances sataniques, ou ces Illuminattis judéo-maçonniques qui dominent le monde en se nourrissant du sang des jeunes enfants.

Des outrances qui nous ramènent aux pires fantasmes antisémites qui associaient au Moyen-âge les Juifs à la Grande Peste et autres grands fléaux. Ces Juifs qui avaient tué le Christ, et qui se nourrissaient en secret, comme les pédosatanistes d’aujourd’hui, de la chair et du sang des innocents au cours de sabbats endiablés.

On ne peut que rire ou s’affliger de tels excès. Mais tout de même. Faut-il pour autant tomber dans un autre panneau, qui consiste à souscrire sans broncher à la doxa imposée avec, nous dit-on, l’aval d’une Science toute puissante aux dogmes incontestables ?

Faut-il s’interdire tout regard critique ? Renoncer à poser des questions ? Mettre les discours des uns et des autres en perspective ? Notamment face à une crise inédite par sa forme sinon par son ampleur. Et à des politiques sanitaires qui ne souffrent aucune discussion, aucun examen, aucun discours alternatif. Qui s’affranchissent de tout consensus scientifique ou démocratique, pour n’imposer que des voies thérapeutiques partiales, contestables, de façon brutale et imprescriptible.

Faut-il aussi s’en tenir à cette version a priori scientifique d’une crise qu’on nous présente avant tout comme sanitaire ? Scientifique et donc rationnelle, ou plutôt rationaliste, matérialiste, scientiste. Une science et une médecine sujettes à un niveau de corruption sans précédent, instrumentalisées et financées par les lobbies économiques et financiers symbolisés par Big Pharma.

Une industrie qui a connu au cours de la décennie écoulée une recapitalisation massive. Avec des investisseurs avides comme Vanguard et autres fonds d’investissement qui ont investi des parts majoritaires dans le capital des plus grands laboratoires mondiaux. Un secteur qui, aux dires d’anciens patrons de grands laboratoires comme Pfizer, a vu flamber ses pratiques corruptives tous azimuts.

Le secteur ultra bankable des nouveaux vaccins est quant à lui la cible privilégiée de l’appétit sans limite des nouveaux rois de la finance.

On pourrait citer le cas emblématique du multimilliardaire Bill Gates. Après son procès retentissant à l’aube des années 2000 aux Etats-Unis pour abus de position dominante de la compagnie Microsoft dont il était le fondateur, PDG et principal actionnaire, puis sa déchéance publique qui faillit ruiner sa carrière, Bill s’était refait une virginité en investissant une bonne partie de sa fortune dans une fondation créée à son nom. Son but : financer des programmes de vaccination à grande échelle et autres projets médicaux à visée prétendument « humanitaire ».

On connaît hélas la suite : des millions de morts en Afrique et en Asie suite à ces campagnes de vaccination et autres expérimentations massives destinées aux pauvres du Tiers-monde. Des centaines de milliers de femmes stérilisées par les vaccins toxiques de la fondation en Inde, pays où la Fondation Bill et Melinda Gates est désormais interdite de séjour. Et des millions de nouveaux cas de variole dus aux vaccins qui étaient censés l’éradiquer.

Non content de ce palmarès, Tonton Bill s’est aussi fait ouvertement le champion assumé de la réduction de la population mondiale, fidèle aux thèses eugénistes et transhumanistes de certains de ses amis milliardaires.

C’est ainsi que dans une conférence publique Ted Talk consacrée à la surpopulation mondiale en 2010 aux Etats-Unis, Bill Gates n’a pas hésité à marteler publiquement, devant un parterre d’auditeurs abasourdis :

« Si l’on fait un vraiment bon boulot avec les nouveaux vaccins, le planning familial et le contrôle de la sexualité, on devrait pouvoir réduire la population mondiale de 15% en 20 ans ! » (sic).

Pour les plus dubitatifs, la retranscription intégrale de cette conférence est disponible sur YouTube.

Bill Gates n’est hélas pas le seul à voir dans les vaccins une aubaine pour façonner l’humanité nouvelle. Une humanité réduite, entièrement sous contrôle grâce aux nouvelles technologies, et surtout conforme à leurs desseins. C’est-à-dire disponible, soumise, malléable, transformable, reproductible, commercialisable ou destructible à loisir.

Derrière ce projet fou, il y a une véritable philosophie, presque une nouvelle religion, partagée par tous les geeks et patrons de start-ups de la Côte Ouest : le transhumanisme.

Le transhumanisme procède d’une vision hyper matérialiste de la vie, du corps et de l’humain, héritière de trois siècles de pensée matérialiste, mécaniciste et scientiste, comme le rappelle le physicien Philippe Guillemant dans son dernier ouvrage Le grand virage de l’humanité.

Selon cette vision de la vieille science et de la médecine à Papa, aujourd’hui largement dépassées, l’homme se réduirait à son corps : un amas d’organes et de cellules qui fonctionnerait comme une mécanique. L’esprit ne serait que le produit d’interactions chimiques dans le cerveau, et non un substrat de nature spirituelle, indépendant du corps, qui préexisterait à la matière et survivrait à la vie biologique.

Ce corps est conçu comme une horloge. Si certaines pièces de cette mécanique sont défaillantes, il suffit de les changer. Ce que permet la science aujourd’hui, qui pourvoit bras, jambes, articulations, cœurs, reins, membranes ou cellules toutes neuves pour remplacer efficacement ceux qui seraient manquants ou défaillants.

Mieux encore, la science transhumaniste d’aujourd’hui se propose non seulement de réparer l’humain mais carrément de l’améliorer, de l’augmenter. En augmentant par exemple ses capacités physiques et psychiques. En lui adjoignant des prothèses, des patches, qui vont doper ses capacités ou lui en offrir d’autres. Un peu comme dans le film Matrix, où l’on peut télécharger dans le cerveau d’un homme des programmes qui vont lui permettre de maîtriser instantanément toutes les techniques du kung fu, de léviter dans les airs, d’éviter les balles ou de projeter son énergie à distance. Cool non ?

C’est ainsi que la firme Neuralink du milliardaire Elon Musk, un autre ami de Tonton Bill, a mis au point une puce d’interfaçage bionumérique, fruit d’années de recherche en neuroscience, qui s’insère chirurgicalement à la base du cortex et permet de relier directement le cerveau humain à internet ou à une intelligence artificielle pour en booster les capacités. Plus besoin d’écran tactile ou de souris, il suffit de penser pour être instantanément connecté à internet, communiquer sur les réseaux sociaux, plonger dans une réalité virtuelle pleine de sensations et d’émotions totalement artificielles, mais que le cerveau ne saura pas distinguer de stimuli réels. Le Meilleur des mondes à votre portée.

Cette technologie n’est pas de la science-fiction. Elle existe déjà et son déploiement à grande échelle est prévu à partir de 2026, comme s’en félicite Klaus Schwab, Président du Forum économique mondial, et autre grand pape du transhumanisme, dans une vidéo postée sur YouTube il y a quelques années.

Dans cette vidéo, le père du Great Reset (la Grande Réinitialisation), un changement de paradigme radical à l’échelle mondiale, économique, financier, bancaire, monétaire, politique, sociétal, scientifique, humain, qui a déjà commencé et dont l’épidémie de Covid constitue le levier principal de basculement, vante surtout les mérites des smart dusts, les « poussières intelligentes ». Une autre nouvelle technologie de pointe née des progrès de la physique des nanoparticules et du numérique.

Ces poussières sont des nanoparticules incluses dans les nouveaux vaccins, comme l’a plusieurs fois rappelé Bill Gates. Elles ont été mises au point au MIT de Boston sous l’égide de la Fondation Bill et Melinda Gates, ont été brevetées par Microsoft, et ont été testées avec succès en 2019 et 2020 au Kenya et au Malawi. Même des médias très mainstream comme Le Monde, Les Echos ou LCI s’en sont faits l’écho.

Ces smart dusts ont la particularité de pouvoir être chargées électromagnétiquement. Et donc de pouvoir contenir des données numériques. Le corps de la personne qui s’est vu injecter ces nanoparticules incluses dans un vaccin, souvent à son insu, devient alors une sorte de « portefeuille numérique », dans lequel on peut encrypter toutes sortes de données lisibles à distance par un récepteur numérique : son statut vaccinal, son carnet de santé, son compte bancaire, et pourquoi pas ses habitudes de consommation, ses opinions politiques, ses engagements syndicaux, les sites qu’elle consulte sur internet, les personnes avec lesquelles elle interagit, etc…

Une forme d’hyper surveillance numérique, qui existe déjà sous une forme embryonnaire avec le carnet social chinois. Un système de surveillance total des populations déployé dans tout le pays grâce aux nouveaux outils comme la 5G, les drones, les caméras intelligentes, la reconnaissance faciale ou les algorithmes prédictifs. Le tout couplé à un système de carnet à points qui se remplit ou se vide selon qu’on est un bon ou un mauvais citoyen. Et qui donne droit à certains avantages, ou permet au contraire de supprimer des droits et des libertés.

Ça devrait nous rappeler quelque chose, à nous autres Français. En effet le pass sanitaire imposé à tous par le gouvernement Castex en juillet 2021 sera bientôt remplacé par le pass vaccinal. Lequel n’a rigoureusement aucune efficacité pour faire reculer le terrible « variant Omicron », mais permettra de s’assurer que quasiment 100% de la population soit bien vaccinée.

Et gare à ceux qui voudraient s’y soustraire ! Ils n’auront quasiment plus aucun droit. Sinon d’être conduits dans un centre de confinement où ils seront aussitôt testés, vaccinés, pucés et rééduqués.

Le pass sanitaire était déjà un copier-coller du carnet social chinois. La politique de « prévention » qui s’apprête à accompagner la vaccination pour tous n’aura plus rien à envier à la politique de rééducation des réfractaires au régime de Pékin.

On a tort d’opposer souvent les Etats-Unis à la Chine, dans une guerre pour la domination mondiale qui serait inéluctable au cours de cette décennie.

En vérité ces considérations géopolitiques et géostratégiques n’ont qu’une valeur limitée. Et cachent des réalités autrement plus préoccupantes.

Car l’oligarchie qui gouverne objectivement le monde, qui contrôle tous les pouvoirs par le biais de la dette et de la monnaie, qui fait et défait les états, les succès et défaites, les gloires et les fortunes, n’est plus aujourd’hui liée à un pays ou une nation. Elle est ici et partout à la fois. Son échiquier est la planète tout entière et l’espace qui l’entoure. Elle est hors-sol, comme les flux financiers dont elle se nourrit.

D’ailleurs, comme le rappelait au cours d’une conférence à l’Ecole Polytechnique Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo, patron d’une start-up de génie génétique et pape français du transhumanisme, cette élite toute puissante s’autodésigne comme « les dieux », opposés au reste de l’humanité, c’est-à-dire nous tous : « les inutiles ».

Nul doute que cette élite existe bien, nonobstant les délires de QAnon sur les Illuminattis ou les pédosatanistes.

Et qu’elle est déterminée à faire aboutir un projet de domination du monde amorcé il y a plusieurs siècles. Avec des concepts qui ont fait recette, nés au 18e siècle au sein de la vieille élite aristocratique, bancaire et commerçante anglo-saxonne. Comme la monnaie unique mondiale, en passe de devenir une réalité, sous une forme numérique qui en démultipliera le pouvoir de contrôle, et dont l’euro numérique bientôt lancé par la BCE sera une étape. Ou le Nouvel Ordre Mondial, qui n’est pas né dans l’esprit de George Bush senior au lendemain de la guerre froide et à la veille de la première guerre néoconservatrice en Irak.

Comme l’eugénisme et les projets de dépopulation mondiale également. Un concept indissociable des géostratèges du mondialisme anglo-saxon. Eugénisme dont s’inspira un certain Adolph Hitler dans les années 1920 pour rédiger son fameux best-seller Mein Kampf.

On le voit, il y a quelque chose de profondément « diabolique », au sens le plus étymologique du terne, dans ce projet mondialiste et totalitaire de contrôle absolu des populations, patiemment conçu et déployé par une élite pas si occulte qu’on le dit. Puisque ses membres sont connus, s’expriment publiquement, et agissent au grand jour, en annonçant même leurs projets à l’avance. De façon explicite, dans des rapports, des conférences, des déclarations tout ce qu’il y a de plus officiels. Ou plus subliminale, dans des films d’anticipation à succès concoctés par la grande machine hollywoodienne dont ils contrôlent bien évidemment capitaux et productions.

Leur vision idéale du monde futur s’appuie à l’évidence sur un projet qui vise à s’affranchir de tout déterminisme, de toute allégeance à une quelconque Transcendance ou une Autorité supérieure. C’est l’hubris démesuré de l’homme imbu de lui-même, de son propre orgueil, autosuffisant, tout-puissant, tout-sachant, tout-possédant. Y compris son corps, sa vie et celle de des congénères réduits au rang de choses et de marchandises.

Un projet dia-bolique car il coupe l’humain de ce qui le rend vraiment humain : sa part divine, son âme, son esprit, sa conscience, qui ne procède aucunement des mécanismes de la matière, mais sans laquelle, nous dit la physique quantique, cette dernière n’a aucune existence réelle.

Un projet dia-bolique qui coupe et sépare les humains pour mieux les aliéner et les contrôler : selon leur ethnie, leur origine, leurs croyances, leur religion. Ou leur statut vaccinal comme aujourd’hui.

Un projet dia-bolique qui coupe l’humain d’avec la Source, son Origine, la Conscience supérieure dont procède et à laquelle retourne toute conscience individuée.

Ce projet a pour seul ennemi l’Amour. Qui, selon une théorie de la physique contemporaine, est la matrice de toutes les forces physiques qui font tenir ensemble l’Univers.

Ce projet est tout entier Division, Désunion, Inégalité et Soumission radicales.

Dans les mythes bibliques, une telle entité a un visage et un nom : Satan. Le Diviseur. L’Ennemi (de Dieu, du Christ, des hommes).

Mais pour que la Lumière soit totalement, il faut aussi que les Ténèbres atteignent leur apogée. Comme pour attirer sur elles la puissance d’information et de retournement qui les métamorphosera.

Cette lutte ultime n’est pas un combat manichéen du Bien contre le Mal. De telles notions sont perméables, caduques et relatives. En Dieu tout est UN.

Cette lutte, ou plutôt ces épousailles ultimes, pleines de bruit et de fureur, c’est l’ultime Révélation. Le Grand Eveil de la conscience de l’humanité.

Celle-ci est encore en sommeil mais s’ébroue déjà ici ou là. Les ténèbres de l’ignorance, de la peur, de l’obscurantisme semblent partout la rattraper. Laissant le champ libre à l’appétit des loups et des vautours. Ceux de la haute finance et de ses apprentis sorciers.

Mais rien ne peut empêcher son Eveil. Par endroit des montagnes se lèvent. Que tentent d’ignorer les oracles funestes des médias. Et les montagnes se rejoignent aussi vite qu’elles se dressent. Rien ne peut arrêter ce grand mouvement de réveil qui tend vers l’Unité.

Dans la tradition chrétienne, cette humanité qui vient à un visage : celui du Ressuscité.

Mais son Règne qui advient signe aussi la faillite de tous les pouvoirs, fondés sur la Division.

Alors vient « la Bête ». Et le chiffre de la Bête : 666.

Pour signer l’appartenance de cette humanité qui échappe à ses maîtres, il faut la marquer. Pas seulement sur la peau : au plus intime de son être, dans son sang, ses gênes, son ADN.

C’est le projet des vaccins à ARN messager : remplacer notre immunité naturelle par une immunité artificielle, dont nous-mêmes et nos descendants seront à tout jamais dépendants.

Le système immunitaire, c’est ce qui passe au crible, qui discrimine entre le moi et le non-moi. C’est, au plan biologique, le garant de notre identité existentielle.

Supprimer cette immunité, la remplacer par une immunité du Collectif, une immunité artificielle fondée sur la manipulation de nos gênes, c’est prendre un pouvoir absolu sur Qui nous sommes. Et sur notre capacité à préserver notre intégrité.

Dit plus clairement, se faire vacciner avec les nouveaux vaccins, c’est se faire DESINTEGRER.

D’ailleurs nombreux sont aujourd’hui les scientifiques de par le monde à tenter d’alerter sur le fait qu’à partir de la 3e dose, le sang commence à coaguler partout dans le corps, provoquant thromboses, AVC, embolies et autres cataclysmes. Conséquence de la production anarchique de protéines Spike produites par nos cellules et qui se retournent contre elles une fois notre génome piraté, ces fragments de virus supposés déclencher une réaction immunitaire : veines et artères, organes, poumons, foie, reins, cerveau, organes génitaux, tout se dérègle et se désagrège…

Effets secondaires en série, décès en masse ne sont pas les seules conséquences de ces vaccinations forcées. L’autre but plus inavouable et pourtant bien réel de ces injections justifiées par une psychose pandémique fabriquée, c’est de marquer toute l’humanité. A l’aide de nanopuces invisibles, insensibles et indétectables, sinon grâce aux outils de détection appropriés.

Et une fois que nous serons tous pucés on pourra encrypter ou retirer à loisir toutes les datas possibles dans le corps de chaque individu.

Et sans la marque qui donne droit d’acheter ou de vendre, d’utiliser son argent, de se déplacer, de voyager, d’aller au spectacle, au restaurant, de se faire soigner, aucune vie ne sera désormais plus possible.

Après deux ans de basculement au pas de charge, nous y sommes presque.

La marque ? Un rappel de tel vaccin contre tel virus par exemple. Bien sûr c’est pour notre bien, à chacun et à tous. Quel beau prétexte !

Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.

(Apocalypse 13:16-18)

Pendant longtemps beaucoup ont cru voir dans cette prophétie annonçant la Marque de la Bête la description de la puce RFID. Une puce insérée dans la main, dont la mise au point et le projet d’extension à toute l’humanité remontent à plusieurs décennies. Et dont on reparle aujourd’hui en France comme une alternative plus sûre au QR Code pour le pass vaccinal.

La technique importe peu. Ce qui compte c’est l’intention qui est derrière et ce qu’elle symbolise, de quoi elle est le signe.

Ce qui est sûr, c’est que s’agissant de notre humanité en tourments, en proie à des périls de tous ordres, cette volonté de vacciner et de pucer 8 milliards de Terriens pour lutter contre une épidémie mineure ne va certainement pas dans le sens de son émancipation. Mais plutôt dans le sens de sa régression et de son aliénation aux pouvoirs du temps : les pharaons de l’époque et leur Veau d’or numérique.

Et l’antidote ? Au marquage, au chiffre de la Bête, à l’Antéchrist ?

C’est l’Agneau !

Passons sur la symbolique christique ou celle du sacrifice et concentrons-nous sur celle du Passage : Pessah, sortie de l’esclavage vers la liberté. Puis Pâques, chemin de la Mort à la Vie éternelle, du règne des Ténèbres à celui de la Lumière.

Avec ce thème central du christianisme et de la figure du Christ : la Résurrection.

Ce que nous sommes tous appelés à vivre dans les temps actuels, ce n’est ni plus ni moins que le Grand Passage de l’humanité. Sa Résurrection !

Certains parlent de l’Ascension planétaire, ou du changement de paradigme, d’une élévation inédite de notre niveau d’énergie : celle de nos cellules, de notre ADN, de notre corps physique, appelé à être littéralement sublimé, de notre planète et même du système solaire tout entier.

Tout ceci est bien réel et scientifiquement constaté, qu’il s’agisse de phénomènes cosmiques liés à la rotation cyclique du soleil autour du noyau galactique et de son entrée depuis quelques années dans une zone de l’espace à plus haute énergie, de l’élévation exponentielle de la résonnance de Schumann, cette fréquence vibratoire liée au champ électromagnétique terrestre, de transformations observées au plus intime de nos cellules. Notre réalité change radicalement. Et nos organismes, notre psyché, nos infrastructures tanguent et souffrent des transformations que ce changement produit.

Qui a dit que l’homme Jésus n’a pas souffert avant de ressusciter ?

Comme lui, il va nous falloir accepter de mourir avant de ressusciter. Mourir à notre ego. Mourir à notre étroitesse d’esprit, à nos croyances surannées, à nos peurs et nos illusions. Comme celle d’être de simples mortels qui nous pousse à nous vouloir immortels. Alors que nous sommes fondamentalement des êtres spirituels, et éternels.

La Bête et ses vaccins de la mort veulent nous enfermer dans cette croyance que nous ne sommes que des corps mortels. Et que notre Salut réside uniquement dans la science toute-puissante, à laquelle nous devrions obéir sans broncher.

Peur et soumission, contre une illusion de liberté et la perspective de devenir un jour immortel, si l’on fait partie des élus.

Et de l’autre côté, liberté et création sans limites. Joie infinie. Paix et Unité.

La haine, l’envie, le ressentiment. Ou l’Amour.

Dommage que les élections à venir ne nous présentent pas le choix sous cet angle.

La Résurrection n’est pas un choix, le résultat d’une volonté, mais d’un abandon en toute conscience, qui précède l’Eveil. Une seconde Naissance. Un nouveau soleil.

Naissance, nouveau soleil… N’est-ce pas là l’étymologie du mot Noël ?

JOYEUX NOËL A TOUS !

Bernard au tapis – La fin d’un symbole de la Mitterrandie

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3 octobre 2021 : Bernard Tapie est mort !

A 78 ans et après une agonie très médiatique, le crabe a finalement eu raison de l’homme d’affaires le plus emblématique des années Tonton, icône des golden-boys, du fric c’est chic et de la réussite facile de ces clinquantes et obscènes années 1980.

Que retenir de son parcours atypique, sans tomber dans les clichés éculés de sa success story, entre splendeurs et décadence ?

Une enfance difficile, anticonformiste et hyperactive, forcément.

Gavroche du 20e arrondissement né sous l’Occupation nazie, issu d’un milieu paysan, fils d’ouvrier ariégeois et petit-fils de cheminot, Nanard est taillé dès l’enfance comme un héros à la Zola. Mais tout jeune il a déjà plus le goût du risque et de la débrouille que de l’assommoir. Crooner de charme, pilote de Formule 3, vendeur au porte-à-porte et graine d’innovateur : à 20 ans il fonde avec un ami Cœur Assistance pour fourguer des boîtiers d’alarme aux malades cardiaques.

Après quelques déboires avec la justice (mineurs à l’époque) pour publicité mensongère, l’entrepreneur en herbe se tourne au milieu des années 1970 vers le rachat d’entreprises en faillite. Un créneau qui fera recette, et son succès au cours de la décennie suivante. Hâbleur impénitent et fin manipulateur, le futur molosse du business paillette arrive même à rouler l’empereur Bokassa, en lui rachetant pour un clou symbolique quelques châteaux en pleine affaire des diamants !

Son succès dans le monde des affaires et ses méthodes anticonformistes font grand bruit dans le landerneau politico-médiatique du « Changement » arrivé au Panthéon sa petite rose à la main. Cette image de businessman atypique avec sa gueule de boxeur et ses uppercuts verbaux tranchent singulièrement avec les usages rond-de-cuir et lambrissés des conseils d’administration de l’époque.

Ca tombe fort bien puisque Mitterrand entend clairement enterrer l’Union de la gauche, larguer ses ministres communistes, opérer son grand virage libéral, enterrer le franc et imposer la rigueur. Tout en faisant mine de se rabibocher avec le Grand Capital conspué dans les Congrès du PS mais toujours courtisé en privé. Il faut juste lui donner un visage moderne, jeune, dynamique, et surtout raccord avec les pipeaux toujours en vogue du Changement.

L’homme qui s’est offert Look, Terraillon, La Vie claire, Testut, Wonder, Donnay, avant bien d’autres boîtes moribondes accrochées à son tableau de chasse, est aussi déjà une bête de scène médiatique. Grand Echiquier, 7 sur 7, Champs-Elysées, Grosses Têtes, Gym Tonic, Jeu de la Vérité, il multiplie les émissions populaires dont il surdope l’audience. On se l’arrache partout, les hommes envient sa réussite et son bagou, les femmes le trouvent sexy… Et les conseillers du Sphinx vont vite comprendre qu’ils peuvent en tirer parti pour rehausser la cote d’un pouvoir et d’un Président sérieusement écornée par l’impopularité de la nouvelle politique de rigueur, puis par la cohabitation forcée avec l’ennemi juré, le très impatient Maire de Paris Jacques Chirac.

Un capitaliste et un homme d’affaires de gauche, issu d’un milieu modeste, un self-made man qui n’a fait ni HEC ni l’ENA, au pedigree fulgurant, à la réussite insolente, qui tutoie les chefs d’Etat, parle comme les gens de la rue et comprend la souffrance des smicards, c’est inespéré !

En plus c’est un grand sportif, un gagnant, qui aime les défis et sports populaires, leurs rituels et leurs icônes : Tour de France, OM, Adidas : rien ne lui échappe.

Et c’est le grand pape des années Mitterrand, fils de pub et artisan de la victoire de 1981, auteur du fameux slogan La France tranquille, Jacques Séguéla en personne, qui célébrera en 1987 le mariage contre-nature entre la Mitterrandie et Nanar le rebelle, pourtant perçu à l’époque comme proche du RPR. Malgré son cancer caché et son impopularité, Tonton souhaite se représenter en 1988, et compte bien profiter de l’image d’un Nanard hyper populaire et au sommet du succès.

Un people de taille introduit à la Cour au milieu d’une floppée d’intellos de gauche, de pseudos philosophes, de pisseurs de copie, de cinéastes engagés, de vedettes du show-biz et de stars de variété.

Les succès politiques sur le terrain du dauphin sont mitigés. Mais son match de boxe en direct face à Jean-Marie Le Pen sur le plateau de TF1 nouvellement privatisée lors d’un débat sur l’immigration en 1989 restera dans toutes les mémoires. 1-0 pour le poulain « sévèrement burné », selon la formule consacrée des Guignols.

L’annonce en 1992 de sa promotion comme Ministre de la Ville dans l’éphémère gouvernement Cresson, confirmée dans le gouvernement Bérégovoy en 1993, fera grincer beaucoup de dents. Surtout parmi les énarques qui voient d’un mauvais œil ce trublion sorti du caniveau leur faire la morale et leur voler la vedette à l’Elysée. Mais Nanard délivrant la bonne parole mitterrandienne dans les quartiers, ça plait tellement à Télérama et aux bien-pensants !

1993 : Edouard entre à Matignon. Toute la gauche est ringardisée. Une page se tourne : deuxième cohabitation, plus feutrée que la précédente mais fatale pour les apparatchiks. Nanard fait partie des victimes. Désormais ce sont les affaires à répétition qui tiendront le haut du pavé au cours de la décennie. On le verra moins faire le malin dans les talk-shows ou chez Drucker, et plus à la Une des gazettes pour ses condamnations en série.

Ne tirons pas sur l’ambulance, puisqu’aujourd’hui la France est en deuil et pleure le grand héros testostéroné de sa jeunesse. Pour un rappel des faits, voire la nécro dans Challenges ou Les Echos.

Pourtant le bouillonnant Tapie résistera longtemps aux juges, aux condamnations, aux humiliations aux attaques, aux moqueries. Y compris venant de ses anciens amis du sérail mitterrandien, qui se défoulent comme un seul homme sur le favori déchu.

Il mettra même en scène ses propres déboires et sa descente aux enfers, politique, économique, morale et même physique. Ses faillites comme naguère ses fortunes. Ses rebondissements et ses rechutes, comme après l’affaire du Crédit Lyonnais. Allant même jusqu’à faire l’acteur, écrire son autobiographie, parler de la prison, du cancer qui le ronge, et filmer quasiment le dernier acte de sa vie.

Une forme de narcissisme et d’exhibitionnisme, obsessionnel jusqu’à l’obscénité, que certains jugeront parfaitement indécent, et d’autres tellement romantique. Le sursaut d’un gosse des rues qui depuis toujours voulait se faire aimer et remarquer. Et auquel beaucoup peuvent facilement s’identifier.

Tapie laissera sûrement son nom dans l’Histoire et ne laissera personne indifférent. Associé à jamais aux fastes et à la déconfiture du Pharaon Mitterrand, à ses ambiguïtés et fourberies, ses duperies et louvoiements dont le Sphinx était coutumier.

Bye bye l’artiste et Tchao pantin !

Séguéla, Collaro, Line Renaud et autres dinosaures à plumes lui auront survécu. Sans doute pour peu de temps encore. Bientôt les saltimbanques de l’ère Mitterrand pourront se retrouver pour souper ensemble loin des paillettes et près des étoiles.

Anne Hidalgo : le Sacre des impotents

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Alors que s’ouvre en cette rentrée la campagne pour les présidentielles 2022 avec l’annonce de sa candidature, comment ne pas rendre un vibrant hommage à celle qui aura comme aucun autre auparavant défiguré, saccagé et détruit Paris et tout ce que cette ville représente ?

Surnommée ironiquement par les Parisiens la Reine de Paris ou Maman, Annie Dingo pour les intimes, Merde Paris, la poubelle ville du monde, capitale de l’egologie, du recyclage des déchets politiques et du déconnement durable, ne laisse décidément personne indifférent. Pour preuve les nombreux groupes Facebook passablement défoulatoires qui lui sont consacrés.

Égérie des J.O. de Paris 2024… ou 2025, 2026, 2027, avec le Covid on se sait plus trop, candidate improbable et excrément impopulaire mais pourtant réélue à la faveur d’élections confisquées pour cause de confinement en 2020, candidate pour remplacer Pinocchio en 2022 sous l’étiquette PS, un parti fantôme liquidé par la vague dégagiste et l’OPA macroniste de 2017, ou plutôt icône d’un hypothétique mouvement dadaïste et situationniste intitulé Chiasse Pisse Nature et Crottes de chien… Quel palmarès !

En effet, depuis 7 ans de réflexion dans la lie parisienne, Paris est une fèce !

Avec Annie, la terre est verte comme une orange… bien avariée.

Militante infatigable de toutes les causes woke – femmes battues d’avance, gays et tristes, LGBTQXYZABCDEFG, écolos, cocos, trotskos, prolos, toxicos, barjots, migrants, racailles, Roms, réfugiés, islamistes…, et surtout les gros bobos mythos CSP+, Annie n’a de cesse d’œuvrer pour la justice et la mixité sociales. En dégageant progressivement de la capitale les gens normaux, les commerçants non franchisés et les fachos trop francisés, les classes moyennes, ceux qui bossent et payent leurs impôts, pour ne garder dans les beaux quartiers du centre et du Triangle d’or que les privilégiés ultra riches, et à la périphérie des loques, des feignasses incultes, de préférence exilés et sans papier, irrécupérables, non miscibles, voire proto-terroristes, histoire de faire « gauche ».

Un seul chiffre : écœurés, 8% des Parisiens ont fui Paris en 2020 pour aller s’installer dans les provinces les plus reculées. Conséquence de l’inflation des prix de l’immobilier, de la connerie et des incivilités, du confinement et de l’enfer qu’est devenue la vie dans les grandes villes au temps du Covid. Mais aussi et surtout conséquence du clientélisme, de la gabegie et du délire permanents qui caractérisent la gestion municipale d’Hidalgo et de son équipe de branquignoles.

Une seule certitude : grâce à ses initiatives plébiscitées par les Parisiennes et les Parisiens, Paris est vraiment poubelle depuis que la Belle Andalouse dirige la Ville-lumière. Comme elle se plaît à le rappeler en se congratulant elle-même sans crainte du ridicule.

Les parterres végétalisés, les places piétonisées et autres nouvelles zones apaisées créées par la municipalité, le plus souvent fréquentées par des chiens errants prostatiques et des SDF incontinents, embellissent et surtout parfument nos rues rehaussées de sculptures éparses d’art aléatoire semées sur la chaussée par des riverains délicats, invités à exprimer leur créativité et contribuer à cette grande œuvre urbaine, collective et éphémère : gravats, cannettes de bière, sacs plastiques, détritus et déjections diverses… Lesquels attirent les rats depuis les égouts comme le sucre attire les guêpes.

Grâce aux circulations douces et écologiques promues par la Mairie – vélos électriques ou partagés, trottinettes bridées à 130 km/h, rollers, monoroues, skateboards et autres jouets débiles pour adulescents régressifs – nos trottoirs, nos rues, nos places sont désormais le théâtre d’une fantaisie permanente, d’un chaos jubilatoire, d’une apogée de surgeons décompensatoires sans cesse renouvelés. On glisse, on se frôle, on nique la priorité à ces abrutis d’automobilistes encore tolérés. Et même à ces vieux cons de piétons réfractaires qui refusent de communier dans cette savante béatitude fluide, jeune, hédoniste et inclusive.

Obscènes vestiges d’un passé archaïque, ces affreuses bagnoles polluantes et bruyantes seront bientôt écartées à tout jamais du périmètre de l’Utopie urbaine en mouvement. Seront juste admis dans le Saint des saints parisien quelques véhicules électriques et « verts », qui pollueront la Chine, ruineront la santé des gosses qui extraient des métaux de plus en plus rares pour produire les batteries, mais préserveront nos rooftops et nos murs végétalisés. Et surtout la bonne con-science des bobos parigots.

En attendant que ce rêve devienne réalité, Paris n’a jamais été aussi embouteillée, polluée et stressée aux heures de pointe, comme d’ailleurs aux heures creuses. Complexification à outrance du plan de circulation, axes principaux comme la rue de Rivoli interdits à la circulation, multiplication des chicanes, parpaings et obstacles sur les grandes avenues défigurées, limitation de la vitesse à 30 km/h dans tout Paris : tout est fait avec une obstination pathologique pour faire exploser les émissions de gaz polluants, les taux de pollution de l’air et de particules fines responsables des maladies respiratoires, ainsi que le nombre croissant de décès annuels qui leur sont dus.

Mais c’est juste un détail, tant que les quais restent un espace convivial consacré à la glisse, au défoulement grégaire ou narcissique. Un espace où les accidents de trottinette atteignent désormais des records et constituaient déjà en 2019 le premier motif d’admissions en services de traumatologie des hôpitaux parisiens.

Contrairement aux bobards d’Ana Maria et ses ayatollahs écolos, Paris n’a jamais été autant bétonnée depuis Pompidou que sous son premier mandat. Avec des immeubles de grande hauteur qui ont poussé comme des champignons hallucinogènes aux abords du périph : Tribunal de Grande Instance Porte de Champerret, tours Duo Porte d’Ivry, Avenue de France, etc.

Mais c’est juste un détail, tant que les idiots utiles et hors-sol qui ont voté deux fois pour la Maldonne continuent d’alimenter le mythe écolo de Paris Ville verte. Une ville qui ressemble plutôt à une décharge publique et démographique, et qui sous l’impulsion ou avec la bénédiction tacite de ses édiles se pare de friches, de chiendent, de villages de SDF dans les bois, de villages de Roms, de campements de réfugiés et de toxicomanes sur les pelouses du périphérique (miraculeusement démantelés quelques jours avant le premier tour des municipales…), et autres décharges improvisées à ciel ouvert. Et même du plus grand spot de deal de crack à ciel ouvert en Europe : sur la fameuse colline du crack Porte de la Chapelle (elle aussi démantelée avant les élections), sur la Place Stalingrad, et enfin dans le Jardin Eole. Quel décor idyllique et bucolique pour accueillir les J.O. en 2024 !

Sans compter ces cinq platanes étiques et ridicules plantés ici ou là en guise de forêts urbaines. Un concept au-delà du burlesque imaginé par les urbanistes sous GBH de la Mairie pour réaménager les places les plus prestigieuses. Comme la Place de l’Hôtel de Ville ou celle de l’Opéra. Un moyen surtout de défigurer davantage et méthodiquement l’esthétique haussmannienne de ces quartiers emblématiques, et de boucher la perspective comme pour occulter le Paris réel, celui que ces doux rêveurs haïssent.

Ou encore ces forêts linéaires, comme celle orgueilleusement « créée » le long du périph Nord, entre la Porte de la Villette et la Porte d’Aubervilliers. Un couloir sinueux flanqué de quelques arbustes entre le mur du périph et les nouveaux immeubles de bureau, aussitôt transformé en lieu de consommation sexuelle gay en plein-air, de rassemblement de zonards, de deal en tout genre, et en coupe-gorge la nuit venue.

L’obsession d’Annie Dingo et de ses nains psychopathes comme Ian Brossat, maire-adjoint communiste chargé du Logement, semble en effet se résumer à un seul mot : détruire. Ou plutôt « saccager ». Comme le résume le slogan #SaccageParis au succès foudroyant parmi les Parisiens excédés et décidés à dégager la Folle de l’Hôtel de Ville.

Rien ne résiste à cette vaste entreprise de destruction systématique de Paris. Une volonté de faire table rase du passé, très caractéristique des gauchistes obsédés par la destruction de tout ce qui évoque la culture « bourgeoise ». Et dont le Paris très prisé des touristes est l’un des symboles les plus éminents. Avec ses immeubles, ses monuments, son esthétique haussmannienne, ses parcs et jardins romantiques, sa culture cosmopolite mais élégante et raffinée, son esprit et son mode vie uniques au monde.

Transformant cet équilibre précaire entre tradition et modernisme en champ de ruines, Annie Dingo et ses bourreaux génocidaires s’appliquent à lui substituer le règne du grand N’importe quoi. Créer des villages Roms dans le 16e au nom de la « mixité sociale » pour faire chier le bourgeois (une idée de Ian Brossat, évidemment), flanquer un gros cœur tournant sur une perche à 650.000€ en plein milieu de la Place de la Porte de Clignancourt pour « amener l’art contemporain dans les quartiers populaires », balancer comme un chien pose sa merde ces hideuses tulipes de Koons sur le Cour de la Reine aux pieds du Grand Palais… Ou encore ces séchoirs à linge malingres sur la plus belle avenue du monde en guise de fontaines iconoclastes aux quatre coins du Rond-point des Champs-Elysées… C’est ça la culture version Hidalgo. On comprend pourquoi les Espagnols nous l’ont refilée.

La politique de transformation de la ville d’Annie Dingo se résume à ce genre d’initiatives erratiques, puériles, hasardeuses, provocatrices, de très mauvais goût, mais aussi contre-productives, exaspérantes et ruineuses. Sur fond d’idéologie libertaire, multiculturelle, hédoniste et écologiste, totalement déconnectée du réel, ignorante et méprisante des habitants, de l’Histoire et de l’essence de Paris.

Cette hystérie destructrice déguisée en béatitude bobasse a un coût : la dette de Paris a explosé comme jamais. Et bien malin celui qui pourra trouver comment la rembourser.

Au final on peut craindre que Paris ne se relève jamais de cette plaie d’Egypte nommée Hidalgo. Défigurée, saccagée, salie, polluée, avilie, vidée de ses habitants, livrée aux abrutis, aux crasseux, aux incultes, la Ville-Lumière a clairement oublié ses Lumières. Son rayonnement humaniste, innovateur et émancipateur n’est plus qu’un mythe. Comme son prestige qui a laissé place à l’imposture, au mensonge et à l’arrogance vulgaire. Une arnaque écolo-bobo-socialo totalement bidon qui fait le jeu des promoteurs, des grandes enseignes et des investisseurs. Sûrement pas des Parisiens, et encore moins de la France dont la capitale contribua longtemps au rayonnement.

Paris n’est plus une fête ; c’est une farce ! Sinistre et cynique, obscène et dérisoire.

« Respirer Paris, cela conserve l’âme« , écrivait Victor Hugo au seuil de la Belle Époque qui consacra l’apogee de son rayonnement mondial. Aujourd’hui respirer Paris et ses mensonges empoisonne l’esprit de ceux condamnés à y rester, par obligation ou par lassitude. Et les rend de plus en plus stupides, aigris, égoïstes et vils.

Annie Dingo n’est pas la seule responsable de cette décadence extrême. Mais elle restera à coup sûr dans l’Histoire de Paris comme le plus grand fossoyeur de la ville éternelle. Et l’alliée objective d’un autre Terminator sans égal, lui aussi issu du camp « progressiste » : Emmanuel Macron.

Tous deux réélus en 2022, ce n’est pas seulement Paris mais la France et son caractère d’exception qui sombreront de façon irréversible dans l’abîme, pour mieux être dévorées par les dieux du Nouvel Ordre Mondial. Pour lesquels, assurément, la Merde Paris et le puceau zozotant œuvrent de concert avec zèle.

Le Fusible

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En quoi l’affaire Benalla est-elle un élément révélateur plus que dissimulateur des vices de la Macronie

Le très regretté Jean-Paul Belmondo, longtemps acteur préféré des Français, avait multiplié dans sa carrière les films d’action et d’humour où il incarnait tour à tour des personnages de truand, de policier, de héros, d’aventurier, aussi séducteurs que hâbleurs et cascadeurs. Des films souvent résumés à un surnom emblématique : Le Magnifique, Le Professionnel, l’Alpagueur, le Marginal, l’Animal, le Solitaire…

Alexandre Benalla, beau gosse ambitieux et discret mais simple figurant de la Macronie devenu malgré lui une vedette des médias, pourrait voir sa carrière résumée à un titre : Le Fusible.

On pourrait presque dire Le Vieux fusible, tant il a servi et resservi, si le héros en question n’était pas un tout jeune homme, presque un gamin un peu pataud avec des gros muscles et une grosse barbe, au moment des faits qui le rendirent célèbre.

Poursuivi dans l’affaire qui porte son nom pour des faits relativement anodins (comparés à d’autres commis par son mentor aux commandes de l’Etat), Alexandre Benalla est en effet devenu depuis quatre ans le fusible le plus utile de la Macronie, sans cesse ressorti pour faire diversion.

Limogé du service de sécurité de l’Elysée, lâché par un Emmanuel Macron qui le qualifiait pourtant d’ami, le jeune Benalla a fait office de bouc émissaire tout désigné dès le déclenchement de l’affaire à l’été 2018. Une façon habituelle de protéger le Président et son image de gagnant ternie par le scandale médiatique.

Chouchou du Président (certains ajoutent même qu’il était son mignon), enfant « issu de la diversité », symbole d’ambition, de réussite sociale et d’ascension fulgurante à l’image de son modèle, garde du corps personnel et confident (intime) du chef de l’Etat, le jeune homme aux dents longues n’a cependant jamais été défendu par son parrain, l’actuel locataire de l’Elysée. Lequel s’est toujours abstenu de commenter l’affaire et n’a pas hésiter à le lourder, contrairement à certains de ses ministres beaucoup plus corrompus ou incompétents notoires.

Quant à la Macronie, elle s’est empressée de se rassembler pour protéger le Président, et de jeter cet histrion encombrant aux loups voraces des médias et de l’opinion publique, trop contente qu’on lui jette un os à ronger pour se venger du Mozart de la finance imposé un an plus tôt comme Président du ni ni face à la Maléficia ricanante du Manoir de Montretout.

Les faits reprochés à l’impétrant, accusé d’avoir outrepassé ses fonctions de garde du corps présidentiel en malmenant quelques manifestants lors des manifestations du 1er mai 2018, puis d’avoir utilisé deux passeports diplomatiques lors de voyages après s’être fait viré de l’Elysée, ont été abondamment disséqués, commentés, exagérés, exploités, jetées en pâture à la plèbe friande de ce genre de scoops compromettants montés en « affaires ».

Objectivement sur le fond, pas de quoi fouetter un chat. Certes, tabasser un syndicaliste avec des méthodes du GIGN quand on n’est que garde du corps, c’est relou. Une impulsivité coupable qui fait plus gorille que bodyguard. Et surtout qui fait tache quand on est membre du staff très rapproché du nouveau petit prodige bien propret des médias, dont l’image est soigneusement calibrée par un aréopage de coaches en communication. Mais bon… Comparé aux morts, aux yeux crevés, aux mains arrachées volontairement par les gestapistes envoyés quelques mois plus tard pour massacrer les Gilets jaunes ou les infirmières, ce dérapage ressemble plus à une bourde qu’à une affaire d’Etat.

Quant aux passeports diplomatiques, l’Etat produit tellement de vrais-faux passeports pour ses agents, y compris des anciens caïds du Milieu reconvertis en barbouzes, que ça prête à rire.

Il faudrait plutôt y voir chez le jeune Benalla trop fier de sa réussite et des missions qu’on lui confie une sorte de blessure narcissique et de dépit d’un jeune-homme issu de l’immigration et d’un quartier sensible d’Evreux, d’un milieu plutôt modeste, fils d’un père marocain prof de lycée qu’il décrit comme violent, ayant entamé un master en sécurité publique, entré aux jeunesses socialistes, membre du service d’ordre de Martine Aubry puis chauffeur d’Arnaud Montebourg, initié à la Grande Loge Nationale de France en 2017 où il fut repéré par ses frères et propulsé dans la garde rapprochée du futur Jupiter. Et nommé à 26 ans directeur de la sécurité d’En Marche.

Un parcours hors normes pour un garçon électrisé par les sommets, fasciné par le maintien de l’ordre et qui a cru en son étoile. Séduit, cajolé puis trahi par un jeune produit de luxe coopté par l’élite pour occuper les plus hautes fonctions. Un homme plus ambitieux que lui, manipulateur, cynique et sans cœur.

Se servir de passeports diplomatiques qu’il aurait dû restituer après avoir usurpé les fonctions de policier est sans doute une façon de se donner l’illusion qu’il était encore le chouchou du Prince, une prima donna du sérail ayant accès au corps du Président (au moins pour le protéger), alors que la Cour lui crachait déjà au visage. Plus qu’une intention frauduleuse délibérée.

Quant aux « missions » diplomatiques occultes que lui aurait confiées l’Elysée, il faut plus y voir un fantasme de journaliste qu’une affaire sérieuse. Objectivement ça ne tient pas la route.

Alors pourquoi tant d’acharnement ? Ceux qui ont un peu de jugeotte et ont été témoin de cet enflammement médiatique mi-2018 autour de Benalla ont à l’époque hurlé de rire en entendant parler d’une nouvelle « affaire » pour une simple bavure d’un gros bras du Monarque sur la personne de deux ou trois syndicalistes un peu agités. Une bavure qui fait tache mais une bavure. Point barre.

Mais ça c’était avant une autre crise, d’une toute autre gravité celle-là, et qui allait faire beaucoup parler d’elle. Et puis une autre encore, qui mit un coup d’arrêt brutal à la première et allait tout balayer.

2018-2021 : on est passé du monde d’avant au monde d’après. L’affaire Cahuzac, une vulgaire histoire de gros sous impliquant un ministre socialiste et non des moindres oublieux de déclarer ses millions au fisc, c’est du passé. De la gnognotte. Aujourd’hui on est passé du Guignolo à Matrix, des petites magouilles entre amis à l’asservissement total de l’humanité par les artisans du Nouvel Ordre Mondial. Dont notre Macrounet en bon banquier de chez Rothschild est l’un des thuriféraires les plus empressés. O tempora, o mores…

A l’automne 2018, soit deux mois seulement après le début de l’affaire Benalla, le mouvement des Gilets jaunes n’était pas encore une « crise » mais un simple mouvement social. Sporadique, non structuré, et surtout non-violent. Emmené par quelques pauvres hères de la France d’en-bas, « des gens qui ne sont rien » selon l’expression éloquente du banquier-Président. La plupart étaient camionneurs ou conducteurs de véhicules professionnels, et arboraient donc des gilets de sécurité routière jaune fluorescent en guise de signe de ralliement pour se rassembler chaque samedi et manifester contre l’augmentation du prix des carburants due à la hausse de la taxe sur les produits énergétiques.

De simples manifs comme on avait vues tant sur des ronds-points. Mais qui allaient vite dégénérer en jacquerie d’un genre nouveau. Et entraîner dans leur sillage un mouvement national et populaire de contestation hargneuse anti-Macron, antisystème, anti-caste, anti-réforme des retraites. Une marée grossissante de braillards jaune canari déferla ainsi le jour des courses à l’appel du mouvement sur les grandes villes. Drainant son lot de sauvageons des banlieues, de casseurs et d’anars révolutionnaires, comme au temps des manifs étudiantes de 2005. Mais aussi des faux black blocs : ces policiers en civil infiltrés en marge des cortèges pour semer la pagaille et discréditer le mouvement. Les commerçants aux vitrines saccagées furent les premiers à s’indigner, suivis par une partie de la population inquiète et excédée.

La réponse du pouvoir jupitérien fut implacable : des consignes pour repousser et matraquer sans retenue les manifestants furent données au nouveau Préfet de Police Didier Lallement et à ses bataillons. Lallement le bien nommé : un sosie de Heinrich Himmler, chef de la Gestapo et ministre de l’intérieur du Reich, que les gazettes ne tardèrent pas à brocarder. Aussi méprisant de la populace que son modèle et que son mentor jupitérien. Loin de faire plier les manifestants, ces violences dénoncées par l’opinion et quelques politiques de l’opposition contribuèrent à fédérer et pérenniser un mouvement par ailleurs plutôt faible en revendications. Et à le durcir davantage.

On vit alors se multiplier de façon presque rituelle les cassages en série, les violences sur les Champs-Elysées, le saccage de l’Arc-de-Triomphe et d’autres monuments républicains, le chaos dans les rues, les flammes, la fumée grise des lacrymos qui étouffe et s’élève au-dessus des toits comme au-dessus d’une ville bombardée, les hommes et les femmes à terre, en sang, pleurant et gémissant, les blessés et mutilé par dizaines, et même les morts… Des répressions policières arbitraires et systématiques, aussi méthodique qu’inexorables. Une violence inouïe, inédite, et surtout scandaleusement disproportionnée. A l’image de ce pouvoir brutal, de ce Président déshonoré, impatient de dissuader les manifestants et de casser le mouvement pour poursuivre son agenda.

Parti de revendications catégorielles sur le prix des carburants, le mouvement de Gilets jaunes devint en quelques mois le symbole d’une opposition massive à tout ce que Macron et son régime représentent toujours aujourd’hui. Et que le peuple dans une écrasante majorité occultée par des sondages falsifiés rejette viscéralement, dans un sursaut commun pour survivre face au laminoir de la mondialisation, de la normalisation En Marche, du Nouvel Ordre Mondial et du Covid.

Conscient des enjeux et sans doute mal conseillé, le banquier-Président en mission pour la Caste mondialiste prit l’initiative de convoquer des Etats généraux de la Plèbe, sous forme d’un grand débat national aussi futile que burlesque. Sentant son pouvoir vaciller et ne tenant plus que par sa Police, il fit mine de privilégier la négociation au rapport de forces avec la rue qui réclamait sa destitution et accrochait son portrait sur des piques comme au temps des ci-devant et de la guillotine : une première pour un Président de la Ve. Macron crut qu’il suffisait de dresser des cahiers de doléances dans toutes les mairies de France pour engager le dialogue et convoquer la France en guenilles à un brain-storming civilisé afin de mettre un baume sur ses malheurs. Symptomatique d’un énarque hors-sol. Il se déplaça même dans l’Hexagone pour écouter ses sujets, tel un monarque en campagne visitant ses provinces. Et cru que le bon peuple allait l’applaudir. Avant de finalement lâcher quelques belles paroles à son habitude, puis quelques milliards pour calmer les gueux. Espérant ainsi les corrompre et les faire rentrer sagement dans leurs gourbis.

Echec retentissant. Malgré les tentatives de récupération de l’extrême droite et de l’extrême gauche, la division de l’opinion entretenue par le pouvoir entre ceux qui condamnent les violences et ceux qui soutiennent les manifestants, les tentatives de corruption des figures du mouvement, et les 17 milliards balancés sur la plèbe, le mouvement ne s’est jamais tari. Reprenant même du souffle avec la très impopulaire réforme des retraites engagée en 2019. La goutte qui fit déborder le vase.

Le Covid, le confinement et les lois liberticides portèrent d’abord un coup d’arrêt net au mouvement des Gilets jaunes. Mais ils donnèrent a posteriori raison aux Gilets jaunes quant à la nature tyrannique du régime. A peine déconfiné, le mouvement se fondit plus ou moins dans une vague de contestations bien plus ample et plus profonde, creusée dans l’opinion par les humiliations subies durant les confinements. Une lame de fond lente à démarrer mais inexorable contre la nouvelle dictature sanitaire d’un Président autocrate flanqué des pleins pouvoirs et entêté dans une politique de plus en plus tyrannique.

Malgré l’interdiction initiale des rassemblements publics et des manifestations « pour raisons sanitaires », cette nouvelle fronde se personnalisa davantage contre ce Président haï, la dérive dictatoriale de son régime incarnée par des violences policières toujours plus dures et injustes, des mesures sanitaires absurdes et inefficaces, un contrôle médical, numérique et policier des populations symbolisé par la vaccination obligatoire et le pass sanitaire imposés à tous ; ce qu’aucun pays au monde n’avait fait.

La planète s’était émue en décembre 2018 de ces violences policières, face aux images de Paris en guerre et d’une France sombrant dans le chaos. A propos de ces violences inédites puis de la censure mise en place après le Covid, des ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch ont même comparé les méthodes du régime de Macron avec celle des pires dictatures comme la Corée du Nord, reléguant la France loin derrière dans le classement des « démocraties » qui respectent le mieux les droits de l’homme et la liberté de la presse.

Pourtant, en 2019 le monde tout entier entra en ébullition : des mouvements de contestation violents et de revendications antigouvernementales, antisystèmes, anti-corruption, contre l’augmentation du coût de la vie et les violences policières, éclatèrent de Hong Kong à Santiago, de Beyrouth à Barcelone… Jusqu’à ce qu’un petit virus de pangolin renvoie tous ces excités à la maison.

L’affaire Benalla fut juste une vilaine tache sur le costume ; la crise des Gilets jaunes fut la première vraie grosse crise du régime Macron, qui fit même basculer certains fanatiques de la première heure dans le camp des antimacronistes résolus à le dégager par tous les moyens : démission, destitution au tite de l’article 68 de la Constitution, déposition par l’armée, révolution ou pire…, tous les scénarios furent tour à tour évoqués, au nom de la République, de la démocratie et du peuple bafoués.

Une crise qui rompit le pacte, fût-il fictif et mensonger, établi entre le nouveau joujou des médias et le peuple français. Un peuple éreinté par les crises, désabusé par les promesses, les tromperies, les affaires de corruption qui décrédibilisent tout le staff politique. Une crise qui révéla l’absence totale d’éthique républicaine chez ce Président-banquier propulsé par une oligarchie d’affaires plus soucieuse de ses intérêts que du peuple qu’elle exploite. Une crise révélatrice de la peur qu’inspire clairement le peuple incontrôlable et irascible à ces élites et à leur hochet. Une crise qui trahit le Pacte républicain fondé sur des idéaux de Liberté, de Fraternité et de Justice sociale. Une crise qui révèle le mépris du peuple et le cynisme d’une marionnette programmée pour dérouler un agenda liberticide, populicide et antidémocratique : celui de cette caste financière, ultralibérale et mondialiste qui a « fabriqué Macron« , comme s’en est vanté Jacques Attali.

Alors, Benalla, fusible de la Macronie ? Ou simple croupion déchu du pouvoir jeté dans l’arène pour occuper la plèbe ?

Cela paraît presque une évidence après quatre ans de crise sociale et politique, de saccage méthodique du service public, de notre système de protection sociale, de violences policières extrêmes et inédites depuis la Milice et l’Occupation. Et à sept mois des élections présidentielles, à propos desquelles le Président sortant le plus haï et le plus illégitime de toute l’Histoire républicaine, soutenu par seulement 5% de l’électorat (aux dernières élections régionales), semble osciller entre une apparente impatience à battre à nouveau campagne (sans doute pour échapper aux innombrables plaintes pour « crimes contre l’humanité » commis durant la crise du Covid), et la résignation. Avec des déclarations sibyllines saupoudrées ici ou là :

« Peut-être que je ne serai pas candidat… Peut-être que je ne pourrai pas me représenter, parce que je devrai prendre des décisions très dures dans les derniers mois de mon mandat… » (décembre 2020 et juin 2021).

Jamais un Président de la République française n’avait été élu de façon aussi frauduleuse et illégitime, au terme d’élections manipulées, émaillées de fraudes avérées (mais jamais commentées dans les médias officiels), pilotées par des médias aux mains de milliardaires unanimes à soutenir sa candidature. Quitte à détruire méthodiquement la respectabilité de ses concurrents. Comme lors de cette affaire Fillon montée de toutes pièces deux mois avant le premier tour de 2017 pour torpiller le favori des sondages et ouvrir un boulevard au nouveau prodige.

Jamais un Président ne s’était aussi peu soucié d’une France qu’il ignore, lui préférant l’échiquier bankable de ses mentors mondialistes, de sa souveraineté qu’il bafoue plus que ne l’ont fait tous ses prédécesseurs, de sa culture dont il nie l’existence, de son peuple qu’il méprise, pourchasse et matraque via ses milices privées, nouveau rempart de La Dictature En Marche : honnêtes citoyens, mères de famille, retraités, syndicalistes, avocats, infirmières et médecins confondus.

Jamais une marionnette de l’oligarchie financière et du groupe Bilderberg (à la réunion duquel il fut invité à participer en 2014), par ailleurs toujours directeur associé de la Banque Rothschild, inconnu du grand public quatre ans auparavant, sans aucune expérience de la politique, parachuté comme conseiller spécial à la tête de l’État par des conseillers opaques, n’avait gravi aussi vite les échelons du pouvoir. Jusqu’à se faire élire deux ans plus tard après un court passage à Bercy contre un épouvantail de circonstance incapable de débattre la veille du scrutin, pour cause d’alcoolémie et de vulgarité patentes.

Jamais un programme de destruction massive formaté par les grandes écoles, looké comme un premier de la classe et bardé de spécialistes du marketing politique, arrogant et crâneur, n’avait en si peu de temps détruit tout ce qui faisait naguère la France : son Etat de droit résumé à une dictature qui n’ose s’avouer, son modèle de République une et indivisible laminée par le multilatéralisme, le communautarisme et l’islamisme, instruments chouchoutés par les progressistes pour détruire les états-nations et imposer leur Nouvel Ordre Mondial. En dépit de l’attentat de la Préfecture, de la décapitation d’un professeur de lycée par un islamiste tchétchène sans papiers, et autres attentats « isolés », des profanations de lieux de culte chrétiens, des provocations et agressions islamistes, d’un débat concédé à une opinion excédée par tant d’inaction et de duplicité, et finalement d’une loi bidon sur le « séparatisme » qui n’ose même pas dire son vrai nom (l’Islam radical), le CCIF et les Frères musulmans ont continué comme par le passé d’être été cajolés et encouragés par les élites au pouvoir. Pour ne pas froisser l’électorat musulman, mais aussi par calcul stratégique inavouable à plus long terme. Une constante des gouvernements successifs, aveugles ou duplices depuis Sarkozy, qui avait fait rentrer les Frères musulmans au CFCM contre l’avis de son parti.

Macron s’est même abaissé à s’exhiber de façon obscène, dégradant la fonction présidentielle, en compagnie de militants islamistes portés aux nues par les médias « progressistes » gangrenés par la culture woke. Certain appelé « mon frère » par le Président comme Yassine Belattar, pseudo humoriste et sous-marin des Frères musulmans. Ou Ladj Ly, réalisateur des Misérables, un navet césarisé sur la misère des cités et les idiotes voilées, qui aurait « bouleversé » Macron. Il est vrai que le Président le plus sensible de la Ve République a aussi quelques faiblesses assumées pour les Blacks et Beurs, jeunes délinquants de préférence…

Sur le volet social et économique, Macron s’est employé à détruire méthodiquement ce qu’il restait du système public de protection sociale, des services publics, à démanteler au profit de concurrents étrangers les entreprises françaises stratégiques, y compris des firmes ultra rentables comme Aéroports de Paris : assurance retraite, chômage, maladie, SNCF, EDF, Police nationale (en partie remplacée par des milices privées), et même l’Armée si on le laisse faire : tout doit disparaître, soldé au privé !

La casse et « LE » casse du siècle, commandité par une oligarchie prédatrice représentée notamment par des fonds d’investissement comme BlackRock (invité à siéger au Conseil des ministres sur la réforme des retraites). Avec en prime le plus grand nombre de conflits d’intérêts de tous les gouvernements de la Ve République entre les ministres des gouvernements Philippe et Castex et certains lobbies privés.

Une marche forcée vers la normalisation ultralibérale engagée au détriment des Français, dans l’intérêt exclusif du secteur privé, d’une poignée de multimilliardaires amis et mécènes du Président, des grandes priorités de son programme ultralibéral, de son parti composé de clampins trentenaires inexpérimentés et aux ordres. Une marche conduite avec un mépris assumé du peuple. Sur fond de répressions, de muselage de l’opinion et de violences policières jamais vues en France depuis l’Occupation, même durant la guerre d’Algérie.

L’apothéose aura été atteinte avec la « crise sanitaire » du Covid. Une opération de grande envergure imaginée, planifiée, mise au point, simulée (deux mois avant le début de l’épidémie lors d’un exercice de simulation baptisé Event 201 et organisé par plusieurs fondations privées), puis mise en œuvre comme une campagne militaire par les plus grandes institutions mondiales (OMS, ONU, Forum Économique Mondial…), avec le concours de fondations privées (Rockefeller, Rothschild, Bill & Melinda Gates, Gavi, John Hopkins…) Un scénario minutieux répondant à une stratégie du basculement visant à instrumentaliser les chocs, les épidémies et le chaos qu’elles engendrent, afin de mettre en place un système de contrôle intégral des populations au niveau mondial : création d’un nouveau système financier mondial en remplacement de l’ancien, exsangue, instauration d’une monnaie unique numérique mondiale, établissement d’un système de surveillance numérique omniprésente et décentralisée, généralisation du crédit social à la chinoise pour tous les humains, restriction de toutes les libertés… Et bien sûr instauration d’une gouvernance mondiale entièrement contrôlée par les oligarques : un concept très ancien qui remonte au 18e siècle, une nécessité obsessionnelle selon les maîtres du monde dont Macron est le pantin.

Le scénario de ce basculement appelé Great Reset, qui instrumentalise la cause de l’écologie et du développement durable, mais les préoccupations sanitaires et sécuritaires grâce à des pandémies contrôlées utilisées comme leviers de changement, est désormais bien connu, au moins des esprits lucides. S’agissant des sombres objectifs que cache la crise sanitaire du Covid, les étapes du scénario de transition vers le nouveau paradigme, une nouvelle forme de dystopie totalitaire, de dictature sanitaire, policière, technosécuritaire, numérique, mondialiste, transhumaniste et eugéniste, annoncée longtemps à l’avance sont maintenant en majeure partie connues : « découverte ‘un nouveau coronavirus zoonose, psychose médiatique mondiale, mise en place de mesures d’exception uniformisées par les états…

Et puis s’agissant de la France, modèle en la matière au plan mondial : distanciation sociale, état d’urgence reconduit indéfiniment de façon totalement inconstitutionnelle, abolition drastique de toutes les libertés individuelles, confiscation de la démocratie, du débat parlementaire, nomination d’un « Conseil de défense » comme en temps de conflit armé (pour une simple grippe…), abolition du principe de séparation des pouvoirs avec une subordination totale du Parlement et partielle de la Justice au pouvoir exécutif réuni autour d’un seul homme, neutralisation de tous les partis politiques, du débat démocratique (par les médias) et des contre-pouvoirs, instauration d’une véritable Police de la Pensée (Checknews) composée de médias officiels subventionnés par l’Etat (à hauteur d’un milliard d’euros en 2020) et la Fondation Bill & Melinda Gates, censure des médias indépendants et des réseaux sociaux, pénalisation des propos déviants (« fake » ou « haineux« ), déchéance des droits parentaux pour les parents accusés de « déviance sectaire » (simple contestation de mesures sanitaires injustes et liberticides), incitation à la délation, arrestation et incarcération arbitraires sans aucun motif de scientifiques dénonçant les mensonges et crimes d’Etat, fermeture des frontières, enfermement de toute la population grâce aux confinements et couvre-feux à répétition, imposition d’un laisser-passer pour sortir de chez soi, gel de l’économie nationale et destruction volontaire de secteurs entiers au profit de multinationales (Uber, Netflix, Amazon…), mise sous tutelle du pouvoir médical, suppression de la vie privée et du secret médical, interdiction de prescrire certains médicaments efficaces sous AMM (pour favoriser des « vaccins » au stade expérimental, inefficaces, ultra toxiques voire létaux et sans AMM), interdiction de soigner des malades et de les admettre en services d’urgences, arrêt et interdiction de certains protocoles de recherche médicale, port obligatoire de masques inutiles et dangereux y compris pour les enfants avec risques élevés de suffocations, de réactions allergiques et d’autocontaminations bactériennes, interdiction aux enfants de jouer, de s’approcher, de se parler, de se toucher, enfermement et endoctrinement dans les écoles, tests et vaccins réalisés sur des enfants sans l’accord e leur parents, obligation de se faire tester pour pouvoir travailler dans certaines entreprises et services publics (bien qu’illégal), se déplacer, voyager, avec des tests PCR inutiles (selon leur inventeur) et faux à 98% si positifs (selon les fabricants et épidémiologistes), vaccination obligatoire indirecte et parjure, pass sanitaire étendu de façon parjure, inconstitutionnelle et totalitaire à tous les actes de la vie civile, etc…

La France de Macron a ainsi servi de modèle et de tête de proue européenne de la Dictature En Marche. Le Président le plus zélé et servile de l’Oligarchie a ainsi osé prendre des décisions criminelles qu’aucun chef d’Etat ailleurs dans le monde n’a jamais osé prendre. Comme l’interdictions faite aux médecins de soigner les malades et l’interdiction des médicaments comme l’hydroxychloroquine du Professeur Raoult, l’ivermectine ou l’artemisia annua (armoise), dont l’efficacité est avérée par des centaines d