Ce qui déclencha le début de la Reconquista espagnole, ce fut l’invasion en 711 des troupes arabo-berbères qui traversèrent le détroit de Gibraltar avant de prendre le contrôle de la plus grande partie de l’Espagne, poussant les seigneurs chrétiens du Nord à s’organiser pour récupérer leurs territoires perdus.
781 ans. Presque 8 siècles. C’est la durée de l’occupation arabe en Espagne. Une Histoire faite d’invasions, de conquêtes, de revirements.
Il est impossible de comprendre la nature, les enjeux et le sens des évènements actuels à Ceuta sans avoir conscience de ce contexte. L’entrée par effraction de 60.000 Marocains en territoire espagnol n’est pas une simple vague migratoire de plus, avec des individus pauvres en proie à la misère, au désarroi, à la guerre ou à la famine qui viendraient trouver refuge auprès d’une nation riche. Et où une supposée urgence humanitaire viendrait prendre le pas sur le Droit.
Les discours tiers-mondistes et l’appétit des médias pour le pathos misérabiliste nous ont habitués à voir la réalité au travers de schémas trompeurs, qui alimentent notre mauvaise conscience d’Occidentaux nantis, et neutralisent nos facultés d’analyse au profit d’une culpabilité partiale.
Dans le cas présent, il est impossible de comprendre le sens de ces événements et la réaction qu’ils suscitent en Espagne sans les resituer dans une perspective historique et symbolique.
Ce qui se passe actuellement en Espagne, à savoir l’entrée massive de jeunes ressortissants marocains et la réaction de rejet tout aussi massif qu’elle suscite au sein du peuple espagnol, ne relève pas d’un simple fait divers, ni d’une révolte populaire type Gilets jaunes. Les manifestations monstres contre Pedro Sanchez et sa politique immigrationniste, désavouée par une grande majorité de l’opinion, et la réaction de certains habitants de Ceuta bien décidés à pourchasser les envahisseurs marocains, tout ceci témoigne de l’exaspération extrême d’un peuple confronté à une véritable invasion et qui se sent trahi par ses dirigeants. Un réflexe de légitime défense pour assurer sa sécurité et faire respecter le Droit, face à un État qui ne remplit plus sa mission de protéger les citoyens en garantissant ses frontières de toute menace extérieure.
Ce que mettent en lumière ces événements, c’est une crise profonde du Contrat social et de l’Etat de droit. Et une crise de confiance radicale envers un pouvoir exécutif et judiciaire qui ne remplissent plus leurs fonctions régaliennes.
Les évènements de Ceuta ont révélé de façon éloquente une réalité que les discours humanitaires ne peuvent plus noyer : ceux qui forcent les frontières pour venir illégalement s’installer en Europe ne sont pas des « migrants » ni des « réfugiés« , mais des envahisseurs. Ils ne mettent pas en péril leur vie pour effectuer une longue traversée, ils se contentent de contourner une jetée barbelée sur 60 m et de jouer sur l’effet de masse pour engager un rapport de forces en pratiquant la politique du fait accompli. Leur intention n’est nullement de venir vivre et travailler paisiblement en Europe, d’y rejoindre leur famille (les envahisseurs sont tous des adolescents ou des jeunes hommes célibataires), encore moins de s’intégrer. Leur seul projet est de profiter d’un éventuel statut abusif de réfugiés, de prendre, de voler et de saccager.
En outre, beaucoup d’entre eux sont animés par la certitude, entretenue par la propagande islamiste, qu’Al Andalus est une terre musulmane à reconquérir. Ce qui confère une pseudo dimension sacrée à leur désir de conquête.
La question du contentieux territorial entre le Maroc et l’Espagne sur l’enclave de Ceuta, ou celle de fermer ou pas l’espace Schengen, sont des sujets marginaux ou dépassés.
Les Espagnols ont une conscience beaucoup plus instinctive des enjeux que représente cette immigration de masse. Parce que la côte andalouse n’est qu’à quelques kilomètres de l’Afrique, et que l’Espagne est l’une des portes d’entrée de l’immigration en provenance du Maghreb et du Sud-Sahara. Et surtout parce que le souvenir des invasions arabo-musulmanes est encore très présent dans les mémoires. Le peuple espagnol a une conscience beaucoup plus charnelle et épidermique, moins conceptuelle que le peuple français, de son identité. Ses réflexes de défense sont beaucoup plus immédiats face à ce qu’il perçoit comme un danger existentiel.
Pour avoir vécu en Andalousie, je peux témoigner que cela fait partie de l’ADN de chaque province qui constitue l’Espagne.
En France, on a voulu nous faire croire que ce qui constituait l’ADN de la France se résumait à un Idéal : Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité. Idéal aujourd’hui largement démenti par la réalité. On a voulu nous faire oublier nos racines, notre Histoire, nos spécificités, au bénéfice d’un universalisme hors-sol. Toute réflexion sur notre identité a été déclarée obscène. Au nom de l’inclusivité, on a oublié qu’il n’y avait pas d’identité réelle et vivante sans une part d’exclusif. On ne se définit pas seulement en référence à un Absolu. On existe tant qu’on demeure capable de tenir à distance ce qui nous est hostile. Ce péché contre le réel est en train de nous exploser à la figure.
Le caractère particulier de l’Espagne tient également à son développement économique prodigieusement rapide au cours de ces dernières décennies. Mais qui doit tout à l’Europe. Depuis son entrée dans l’UE, l’Espagne vit dans une espèce de schizophrénie. Sans la perfusion des subventions européennes, sans l’afflux de touristes et sans l’ouverture au marché unique européen, son agriculture et son économie seraient aujourd’hui celles d’un pays du tiers-monde. Malgré ou à cause de cela, il existe dans les provinces les plus pauvres une xénophobie puissante à l’égard de ces touristes et de ces expatriés plus riches qui viennent dépenser leur argent en Espagne.
A ce ressentiment s’ajoute un autre paradoxe : l’Espagne post-franquiste pressée d’accéder à la liberté et la modernité des nations riches de l’Europe s’est vite convertie au catéchisme libéral-progressiste européen : féminisme, défense des minorités, des droits LGBT… Mais dans les régions les plus confrontées à la présence de migrants marocains qui font flamber les statistiques de délinquance, de criminalité ou de trafic de stupéfiants, la tolérance a clairement montré ses limites.
L’exemple espagnol est intéressant parce qu’il traduit la réaction d’un pays confronté à une double menace existentielle. L’une, physique et territoriale, qui suscite une réaction viscérale contre un envahisseur exogène coupable de vouloir s’approrier un territoire. Et l’autre, morale et politique, contre ses propres dirigeants coupables de céder face à la pression de l’envahisseur. Mais aussi et surtout, coupable d’être l’instrument d’une contamination éthique qui détruit les fondements de l’identité nationale. Une contamination orchestrée par Bruxelles, qui agit comme un inhibiteur des réflexes immunitaires, au nom d’une Europe fédéraliste ouverte à tous les vents extérieurs, et selon des principes humanistes dévoyés qui posent que tout prétendant à l’entrée dans l’Union est une victime à laquelle on doit implicitement secours et assistance. Un discours qui ne peut plus tenir aujourd’hui face aux faits.
Ce contre quoi le peuple espagnol s’insurge à juste titre aujourd’hui, c’est l’imposture et le mensonge de cette Europe qu’on lui a vendu comme un mirage de Progrès, de Paix, de sécurité et de prospérité, fondé sur une éthique fallacieuse destinée à faire accepter qu’on abandonnât des pans entiers de souveraineté pour un bénéfice qui s’avère mensonger.
Pire, les Espagnols ressentent instinctivement ce que les Français et d’autres peuples plus investis dans la création de la chimère européenne rechignent à admettre, à savoir que cette Europe et sa politique migratoire insensée ont été conçues non pour servir les nations européennes, mais pour les déconstruire, les démanteler, les dissoudre et les assimiler dans un ensemble ouvert aux produits et capitaux américains. Ce qu’on nous a vendu pendant des décennies comme une vertu partagée – l’ouverture à l’autre et l’accueil de l’étranger – et un projet civilisationnel – un monde fondé sur la liberté, le partage et la diversité – était en réalité une bombe à retardement dirigée contre les peuples.
Mais à l’inverse de la France, l’Espagne n’est ni une nation, ni un pays centralisé. En France le pouvoir central du roi, remplacé par le centralisme jacobin, s’est rapidement imposé, parfois violemment, face à l’ambition des princes et aux particularismes régionaux. Alors que l’Espagne demeure aujourd’hui un pays fait de provinces indépendantes avec des identités très fortes. L’unité apparente de l’Espagne autour des rois de Castille et d’Aragon ne s’est faite que grâce à la Reconquista, qui a permis de fédérer des principautés pour venir à bout d’un envahisseur extérieur. Aux mythes de la Reconquête se sont ajoutés ceux de la conquête de vastes territoires après la découverte de l’Amérique. Pendant longtemps le royaume d’Espagne est resté le pays le plus conquérant et le plus riche d’Europe. Dans le même temps sa puissance a longtemps été fondée sur sa capacité à résister à deux menaces venues par la mer, l’une venue du Sud (invasions arabes), et l’autre venue du Nord : concurrence des empires français, anglais, hollandais.
Aujourd’hui la menace existe toujours au Nord, mais elle vient de Bruxelles, et de cette Europe de l’argent centralisée avec laquelle l’Espagne a tissé des liens ambigus.
La France quant à elle ne pourra plus longtemps faire l’économie d’un sursaut. Car tout organisme qui cesse d’identifier un agent extérieur comme un envahisseur se condamne lui-même à se laisser détruire. Déjà les discours larmoyants sur les pauvres migrants ont de moins en moins prise face à l’évidence du phénomène. Il ne faudra plus attendre bien longtemps avant qu’une majorité prenne conscience que nous ne sommes pas uniquement face à un enjeu « sécuritaire« , mais bel et bien face à une urgence existentielle.
La Fête de la musique avec un thermomètre qui s’affole, ça donne quoi en 2026 ?
A Saintes, la fête ressemble en beaucoup plus sage à ce qu’elle était à Paris il y a 30 ou 40 ans, les bagarres et le vomi en moins. Le rock domine toujours largement, comme si le temps s’était arrêté avec Téléphone. Avec une cacophonie assommante et une compétition entre les groupes pour faire davantage de bruit. Pour les plus jeunes, on flirte un peu avec le hip hop, la transe ou l’électro, mais rien de vraiment palpitant.
On déambule dans les rues en famille ou entre potes dans une ambiance bon enfant, les jeunes filles sont bien habillées pour attirer les regards, les mecs et les plus âgés sont plus décontractés. On trinque et on papote aux terrasses improvisées, les plus téméraires font mine de se trémousser, mais on est loin de la grande nouba. On est plus prêt du warm up de la fête de village que de l’ambiance rave ou festival quand les fous sont lâchés.
A Paris et dans les grandes villes, pour ce que j’en ai vu sur internet, on se doit de frapper un grand coup pour honorer sa réputation de fêtards. Après avoir piqué une tête dans le Canal Saint-Martin pour surmonter la chaleur, on plonge dans la moiteur de la marée humaine dans une ambiance fusionnelle. On saute, on gigote, on hurle dans les rues et sur les places transformées en dancefloors géants.
A certains égards, l’important n’est pas tant de s’éclater, encore moins de célébrer la musique sous toutes ses formes, que de chavirer dans un sentiment d’appartenance collective. Et d’occuper le pavé, avec une volonté de marquer par cette présence massive un plaisir satisfait à s’approprier le territoire urbain. Un peu comme les gamins qui virent les darons pour faire la teuf dans le salon. L’une des caractéristiques de la culture parisienne et de ses grands rites populaires.
En 2026, on ne recherche pas tant la qualité des interprètes ou des DJs que leur faculté à capter et électriser les foules. Côté son, l’efficacité prime sur la qualité.
L’époque a changé : on ne cherche plus à découvrir des talents cachés et célébrer les musiques qu’on aime, mais à se défouler dans une ambiance de ouf, la surenchère du joyeux bordel, comme les soirs de matches.
Cette dérive s’explique notamment par le côté commercial de la fête. Avant on improvisait un podium de fortune avec une sono posée sur le trottoir, et hop !, le tour était joué. Aujourd’hui les spots festifs se sont multipliés dans les petites rues du centre comme le Marais, où les patrons de bars installent une sono puissante et louent les services d’un DJ, pour attirer les badauds et vendre des boissons dans la rue. Le but étant de rassembler un max de monde et de damer le pion à la concurrence. La consommation d’alcool ajoutée à la chaleur dans ces rues étroites et bondées encouragent les débordements. Comme ces jeunes qui sautent en rythme sur les voitures, les transformant quasiment en épaves.
Et puis la culture Tik Tok est passée par là. Désormais l’important ce n’est plus la musique en tant qu’art, ni la recherche de l’émotion pure comme quand on va au spectacle, mais le sentiment d’appartenance collective, la satisfaction d’y être et d’en être en donnant libre cours à ce défouloir adolescent. Quitte à singer les mêmes gimmicks de la fête, les mêmes postures et le mêmes sourires béats reproduits sur les vidéos de fêtes sur la plage ou à Ibiza balancées sur Tik Tok.
Une nouvelle tendance paradoxale, de plus en plus affirmée dans les éditions récentes de la Fête de la musique, c’est l’inflation du marquage communautaire. Autrefois le public se répartissait plus ou moins par tribus. Chacun choisissait son itinéraire en fonction de ses goûts pour tel ou tel style musical. Les différents genres jouaient le rôle de signes de reconnaissance et de creuset identitaire : on était rock, punk, funk, reggae, ska ou new wave, les tribus se mélangeaient peu. Aujourd’hui les jeunes ont une culture musicale plus transversale et consomment peu ou prou les mêmes musiques sur Deezer ou Spotify. Mais avec ici où là une tendance au marquage communautaire : musique orientale, musique haïtienne, musique algérienne, africaine, latino…
L’époque du grand mix planétaire avec son goût « exotique » pour les musiques du monde à cédé le pas à un morcellement des cultures, avec une volonté de mettre en avant sa propre communauté plutôt que de célébrer l’unité collective. Un peu comme ces drapeaux algériens qui fleurissent sur les Champs-Elysées après un match de foot.
Dans les années 1980, quand on était jeune ou qu’on avait un esprit jeune, il fallait être branché. Être branché, c’était afficher des goûts pointus, être au courant des tendances émergentes, des lieux underground inconnus du grand public où se côtoyaient les créateurs qui montent, où l’on écoutait les musiques nouvelles avant qu’elles ne deviennent mainstream. Il fallait bien sûr être ouvert aux autres cultures, pas par égalitarisme béat, mais pour repérer celles qui inspirent des formes nouvelles. Le branché se distinguait aussi par opposition au beauf, notamment par un refus radical de toute attitude grégaire.
Si les branchés ont contribué à populariser des nouvelles formes d’expression artistique, on assiste aujourd’hui au triomphe des barbares. Et à une tendance pathétique de la beaufitude à singer la branchitude. Face à l’offre infinie de musique sur internet, les jeunes, en particulier les jeunes issues des banlieues qui dans une grande majorité ne maîtrisent pas les codes des musiques écoutées par les générations qui les ont précédés, sans parler des musiques savantes, se rabattent sur des musiques bas de gamme piochées sur internet. Et ils vibrent naturellement pour celles qui intègrent des rythmiques ou des sonorités qui leur rappellent leur pays d’origine. D’où une uniformisation des musiques mainstream pour les jeunes produites par des artistes sans réelle formation ni culture musicale, qui bidouillent sur leur groovebox des sons d’une grande pauvreté artistique, mélanges de rythmes et de mélopées africaines, de sons électros et de voix monocordes saturées d’autotune.
L’impression qui se dégage de ces formes répétitives d’exutoires festifs et de la baisse du niveau artistique des musiques, c’est que la jeunesse peine à se trouver de nouveaux repères. Alors on danse… Ou plutôt on sautille, on chavire en beuglant, on casse… : le degré zéro de la symbiose collective.
Dans les années 1980 et 1990, les jeunes se cherchaient un futur, après que les punks eurent proclamé No future. L’approche de l’an 2000 donnait lieu à tous les fantasmes, et l’ouverture aux autres cultures avec la mondialisation offrait tous les espoirs de renouvellement. Aujourd’hui les jeunes n’ont plus le luxe de se rêver un avenir. Le monde s’est rétréci, il est plus violent, clivant, technologique, les tensions intercommunautaires ont remplacé l’utopie black blanc beur. Les parents, l’école, les pouvoirs publics ont abdiqué leur rôle d’éducation des jeunes consciences. Où trouver du sens ?
Mais la quête du vertige et de l’oubli dans l’ivresse et l’hystérie collective ne comble pas le besoin de sens profond. Et si peu la soif d’évasion. Alors la fête ressemble davantage à une errance collective avec des codes imposés, où la sensation remplace le sens.
Car une fête n’est qu’une gesticulation passagère si elle n’oriente pas les consciences vers une réactualisation du sens et du sacré.
L’erreur du concept même de Fête de la musique, c’est d’avoir cru qu’inciter le peuple à se réapproprier la rue et à se produire spontanément en public puisse faire émerger autre chose que du tumulte et de la confusion. En lui laissant un goût amer d’inachevé, passé cet exercice décompensatoire.
Cette culture du divertissement aléatoire perd totalement le sens de la Fête. Dont la fonction n’est pas l’expression anarchique des sensibilités et des pulsions, mais de suspendre le temps durant ce temps entre parenthèses de la Célébration. Laquelle est une mise en scène symbolique du rapport au Sens, et non une bacchanale défoulatoire sans queue ni tête. Comme le Carnaval, qui autorisait tous les détournements mais n’avait de sens que parce qu’il précédait l’entrée en Carême, c’est-à-dire le retour sur soi et sur l’essentiel. Comme une forme d’exorcisme laïc précédant le cheminement vers la Résurrection.
Le 14 Juillet est la Fête de la Nation. Il ne commémore pas seulement la prise de la Bastille, il célèbre la Nation et son Unité sous les couleurs de la République. On défile sur les places, on dresse des tables dans les rues, on sort les cotillons, on mange et on danse ensemble, tous âges et toutes classes confondus. La musique y joue un rôle central, solennelle lors des défilés militaires, franchement festive lors des bals populaires. On ne se rassemble pas par classe d’âge, selon ses goûts musicaux ou son origine. Tout le monde communie sous le signe de la Fraternité républicaine et se retrouve dans le sentiment œcuménique de faire Nation.
Pas étonnant qu’avec le temps le 14 Juillet ait perdu de son sens et que les jeunes lui préfèrent d’autres fêtes plus récentes et plus conceptuelles, comme la Fête de la musique ou la Nuit blanche dont ils s’approprient le sens.
Le Fête de la musique fut inventée en 1982 peu après la victoire de François Mitterrand, comme une grande fête libertaire et une utopie populaire. Son objectif était d’offrir une visibilité, une légitimité et un espace d’expression spontanée à toute une jeunesse frondeuse qui communiait dans des musiques souvent considérées comme « rebelles » comme le rock ou le rap, par des parents souvent étrangers ou réfractaires à cette culture. Son postulat idéologique, qui a inspiré toutes les innovations de Jack Lang en tant que ministre de la Culture, c’est que toutes les cultures devraient avoir un droit de cité égal, et qu’aucune n’est a priori supérieure à une autre.
Ce relativisme radical s’appuyait aussi sur une volonté de déconstruire les normes dans la société parce qu’elles constituaient une forme d’aliénation, de domination ou d’oppression. Et sur une volonté de rétablir une forme de justice sociale, en permettant aux formes d’expression liées à la culture « populaire » (comme le rap) d’accéder à une égalité de rang avec la culture dite officielle.
Elle prétendait aussi faire sortir la musique de ses cadres et de ses codes académiques ou de la clandestinité, pour la rendre accessible au plus grand nombre. Une idée qui peut paraître audacieuse et généreuse. Soutenir la création, les arts et la notamment la musique a longtemps été un privilège des puissants. Décloisonner la musique en permettant à toutes les musiques, savantes ou populaires, de se cotoyer est un projet ambitieux, emblématique de cette génération Mitterrand.
Mais en 2026 la musique n’est plus célébrée en tant que telle. Il n’est plus question d’initier ou de transmettre. Juste d’offrir un cadre sonore au défoulement collectif, en sortant la diffusion de musiques amplifiées des lieux où elle est habituellement confinée pour coloniser l’espace public. Les jeunes ne cherchent plus à découvrir mais à reproduire. Et à s’abrutir sur des musiques bas de gamme dont ils connaissent les codes.
Les DJs bookés par les commerces ont pour l’essentiel remplacé les artistes live. La Fête de la musique n’est plus à proprement parler un évènement musical avec des musiciens qui jouent des musiques, mais une occasion de se défouler sur un dancefloor géant à ciel ouvert. Les codes de la culture du clubbing mainstream, en grande partie centrée sur la frime, l’exhibitionnisme, le mimétisme des codes vestimentaires, dans la façon de danser, de répéter les mêmes gestes pour montrer qu’on s’amuse, qu’on est là et qu’on se met en scène en multipliant les selfies, a d’une certaine manière envahi la rue. Aujourd’hui on ne fait plus fête, on joue à faire la fête. On s’exalte et on se fond dans la masse, mais on ne sait plus trop pourquoi ni comment.
A la limite, les teuffeurs qui participent aux raves ou free parties tant décriées et défoncent un champ trois jours durant sont plus dans une recherche d’une certaine forme de transcendance extatique, même s’ils s’établissent dans une marginalité assumée.
Beaucoup de jeunes n’ont absolument pas conscience de ce qui représente l’essentiel de de la musique, son pouvoir vibratoire sur les âmes, et de ce qu’est la fête comme rituel collectif. Pour eux la musique n’est qu’une succession d’effets téléguidés et reproduits à l’envi pour provoquer un pic de dopamine et d’hystérie.
Au fil du temps, la Fête de la musique s’est condamnée à n’être qu’une répétition des mêmes formules, un happening moutonnier sans verticalité. On oublie que la Fête de la musique a lieu le jour du solstice d’été : la fête cosmique de la Lumière. Un moment charnière pour toute la société, qui marque traditionnellement la fin de la période d’activité agraire, professionnelle et scolaire, avant le départ en vacances et les plaisirs de l’été. Un temps de retrouvailles où l’on célèbre le travail accompli après les moissons. Un moment où l’on célèbre les liens entre l’homme et la nature en marquant la fin d’un cycle. Dans la péninsule ibérique c’est le temps des ferias estivales où toute la ville se retrouve pour faire la fête.
Une symbolique riche qu’on serait bien inspiré de réinvestir, pour célébrer une Œuvre commune et la satisfaction qu’elle procure. Et non juste prostituer des talents individuels pour servir de toile de fond à un grand capharnaüm nocturne.
Dans l’imaginaire collectif, Elon Musk représente à lui seul la nouvelle icône du tycoon, qui construit sa fortune à partir d’une volonté, d’une ambition, d’une vision, d’un sens inné de l’innovation et de l’anticipation, et dont la réussite force l’admiration.
Musk n’est pas seulement un homme d’affaires habile ou un capitaine d’industrie qui a du flair, c’est un pygmalion qui impose à ses contemporains un destin collectif. Parce qu’il a une conviction précise de ce que sera le futur de l’humanité, qu’il précède et façonne les changements là où personne ne saurait les anticiper.
Musk symbolise aussi le triomphe absolu de la technique dans sa capacité à influencer nos vies et à façonner l’avenir de l’humanité. Les voitures autonomes, les satellites, les fusées de Musk sont pour l’homme connecté du 21e siècle tourné vers la conquête spatiale l’équivalent des automobiles produites en série par Ford pour l’homme pressé du 20e siècle tourné vers la conquête de nouveaux territoires.
Son engagement en politique n’est pas tant dicté par une soif de pouvoir ou une hubris démesurée que par la volonté d’imprimer des choix politiques qui permettront de donner forme plus rapidement et plus efficacement aux grandes orientations stratégiques selon une vision globale de la société.
Voilà pour le mythe.
Là où certains voient en lui un génie ou un gourou, d’autres voient le symbole d’un projet volontariste, et à bien des égards totalitaire, qui entend soumettre l’humanité, la société et l’ensemble des pouvoirs au seul pouvoir économique et financier, contrôlé par une élite de ploutocrates. Un club obsédé par la volonté de contrôler tout le monde, d’imposer arbitrairement leur volonté au plus grand nombre. Parce qu’ils détiendraient à eux seuls un savoir et un pouvoir inaccessibles au commun des mortels.
Ce savoir justifierait qu’ils puissent décider à notre place de ce qui est bon ou mauvais pour nous. De ce qu’il faut croire, penser et consommer. Et que nous soyons entièrement surveillés et guidés par des intelligenges artificielles, plutôt que recourir au libre arbitre et de suivre le sens commun.
En ce sens, Musk incarne à lui seul le basculement présenté comme séduisant vers la société du post-humain.
Son accession au statut de seul trillionnaire de la planète ressemble presque à une consécration divine. Elon Musk ne plane plus seulement comme ses satellites à une altitude inaccessible, il est élevé au rang de surnature et de divinité intouchable. Une version technofuturiste du surhomme.
Au passage, on oublie un peu vite que cette qualité inédite de trillionnaire est une vaste supercherie, destinée à masquer une réalité taboue que personne n’ose évoquer.
Car n’en déplaise aux palmarès Forbes et autre des plus grandes fortunes mondiales, qui consacrent tour à tour Bernard Arnault, Bill Gates ou Elon Musk comme « l’homme le plus riche du monde », la vérité c’est que ces vainqueurs du tournoi annuel ne sont que des seconds couteaux, des marionnettes destinées à amuser la galerie. Et à conforter au passage le mythe américain de l’entrepreneur capitaliste parti à l’assaut des sommets. Mythe dont un certain Donald Trump constitue une caricature vulgaire.
Car les véritables plus grandes fortunes de la planète ne se comptent pas parmi ces arrivistes aux dents longues. Ce sont des dynasties qui constituent une aristocratie de l’argent ancienne et discrète. Ces grands aristocrates ne font jamais parler d’eux, mais ils contrôlent les grands rouages de la finance et de l’économie mondiales. Ils possèdent une grande partie des terres et du patrimoine mondial, et se transmettent leur fortune par des liens familiaux très fermés. Ils ont pour nom Rothschild ou Rockefeller.
S’agissant des Rothschild, il y a longtemps que leur fortune a dépassé le trillion de dollars. Mais elle n’apparaît jamais dans les classements et ne s’étale jamais sur les couvertures des magazines. Car elle est sagement répartie entre les différents membres de la famille, se transmet par mariages consanguins, et obéit à une stricte culture du secret.
Les milliardaires comme Bill Gates ou Elon Musk ne sont admis que formellement dans le sérail en raison de leur fortune. Il servent de vitrine et d’oracles pour le peuple qui se projette dans leur success story, détournant l’attention des vrais maîtres du monde.
Ceux-là sont comme le dragon du Seigneur des anneaux tapi au cœur de la montagne : il dort enfoui sous son tas d’or pendant que les rois se font la guerre. Et gare aux curieux qui voudraient le réveiller !
Dans les traditions et sagesses anciennes, la richesse personelle n’a jamais fait bon ménage avec l’exhibitionnisme et l’ostentation.
Dans la mythologie grecque, Ploutos (qui a donné « ploutocratie », le gouvernement par les riches) est la personnification de la richesse. Au départ, Ploutos distribuait la richesse de manière ciblée. Mais Zeus l’aveugla pour qu’il ne puisse plus distinguer les bons des méchants. Devenu aveugle, Ploutos distribue la richesse au hasard et, surtout, sans s’annoncer.
Dans la littérature antique (notamment chez Aristophane), la véritable richesse est souvent décrite comme une force silencieuse, presque honteuse d’elle-même, qui s’installe chez les hommes de manière imprévisible et discrète, contrairement à la gloire (Cléos) qui, elle, doit faire du bruit.
D’autres figures mythologiques comme le roi Midas incarnent la folie de vouloir afficher sa richesse, témoignant que la richesse mal acquise ou mal gérée détruit la paix de l’esprit, et que les secrets des puissants finissent toujours par s’ébruiter si la discrétion n’est pas ancrée dans la sagesse.
Les milliardaires dont la fortune s’étale dans les médias constituent donc des points de fixation mimétique pour canaliser la fascination, l’envie et à l’occasion la rancœur de ceux qui ne sont rien parce qu’ils n’ont rien. Leur exhibition permanente crée un halo, un rempart qui protège les vrais maîtres du monde et préserve l’ordre du monde qu’ils incarnent, fondé sur le scandale de l’argent-roi.
Pour pérenniser ce culte des milliardaires et cette inversion des valeurs qui fait de l’argent l’étalon de toutes les valeurs, on dresse une Olympe factice peuplée de milliardaires érigés en héros contemporains, dont la fortune serait fictivement liée au mérite personnel fait d’un savant mélange d’audace, de technicité et d’opportunisme.
Cet artifice du spectacle ne pourra cependant pas durer. Car à mesure que le système s’effondre apparaissent peu à peu les mensonges et les abus qui l’ont justifié.
Elon Musk symbolise le dernier flamboiement superbe d’un modèle fondé sur l’injustice, la violence, le mensonge, ou quelques-uns en raison de l’avantage que leur confère la richesse s’arrogent le pouvoir de décider de l’avenir de tous, de les contrôler par la technique et de réduire l’homme à l’état de marchandise.
Tous les ans, c’est la même comédie : les Français semblent découvrir ahuris que l’été, il fait chaud !
L’homo urbanicus ne supporte plus que la nature lui impose sa loi, contrariant son confort et l’obligeant à s’adapter. Déconnecté des rythmes de la nature, l’homme postmoderne voudrait que celle-ci s’adapte à ses caprices, et non l’inverse.
Certes, une grosse canicule ou une catastrophe naturelle peut s’avérer mortelle pour les plus exposés. Et bien évidemment il faut s’y préparer et s’adapter, en faisant preuve de bon sens et en évitant de se mettre en danger par une attitude frondeuse.
Mais un épisode de chaleur à 40° et plus en France l’été n’a rien de vraiment exceptionnel. C’est nous qui sommes devenus plus sensibles et angoissés vis-à-vis du climat.
Les fruits d’un long conditionnement, étalé sur plusieurs décennies. Où l’on a ancré peu à peu en nous l’idée que toutes ces variations climatiques seraient un phénomène anormal. Et que nous en serions les seuls responsables. Pire, que la nature se vengerait de notre endurcissement en nous envoyant les 12 plaies d’Egypte.
La canicule, c’est un peu la colère du dieu Soleil face à l’inconsistance des hommes à se détourner des lois naturelles.
Ces croyances archaïques sont savamment instrumentalisées par ceux qui veulent nous manipuler et nous contrôler. Les nouveaux oracles comme le GIEC ou le bulletin météo nous promettent le châtiment suprême si nous ne nous soumettons pas aux consignes des grands prêtres du climat.
Le moindre écart de température vécu comme dérangeant apparaît désormais comme une anomalie terrifiante. Cette peur est un phénomène d’emballement collectif, nourri par les commentaires repris en boucle tel un credo qui conditionne notre vécu collectif. Ce qui paraît désormais suspect, c’est de ne pas réagir dans le sens du troupeau à chaque emballement panique.
Comme tout dieu en colère, le Soleil qui nous menace de son feu sacré exige des sacrifices. Tantôt ce sont les colonnes de véhicules à essence pétaradants, tantôt ce sont les troupeaux de bovins flatulants qui sont désignés comme responsables du réchauffement climatique.
Dans un avenir très proche, nous devrons acheter nos libertés par une conformité maniaque aux nouvelles normes et une soumission zélée aux mesures imposées.
Le climat est en effet l’un des outils essentiels de l’ingénierie sociale, mise en place par les promoteurs de la société du contrôle. Celle-ci avance d’autant plus efficacement qu’elle prend les traits d’une nouvelle religion. Avec des contraintes imposées non par abus de pouvoir ou selon une intention maligne, mais au nom d’impératifs supérieurs, comme la Santé, la Paix ou la Sécurité, et pour le bien de l’humanité.
Cette nouvelle religion du climat, confortée par la morale écologique, exerce une emprise d’autant plus profonde sur les esprits qu’elle prétend s’appuyer sur la science et la rationalité. Alors qu’il n’y a rien de plus subjectif et irrationnel que le rapport à la météo, ou le besoin de sécurité.
La soumission du plus grand nombre repose également sur des croyances bien ancrées, comme le fait que tout ce qui touche au climat serait exclusivement une affaire de spécialistes. Exit le bon sens paysan, exit l’expérience des aînés, le climat et la météo sont désormais entre les mains de ce clergé qui exerce un pouvoir tutélaire sur nos vies, en délivrant des prévisions à l’aide de puissants ordinateurs et de modèles statistiques compliqués.
On aurait pu croire qu’avec la science moderne le climat aurait échappé aux vieilles croyances archaïques et au surnaturel. Or il n’y a rien de plus magique que le rapport à la science du climat. Bien plus que décrire des phénomènes physiques, prédire le climat c’est tutoyer les dieux et toucher à l’essence du sacré, à l’Inconnu, à ce dont nous sommes dépendants, à ce qui détermine notre survie individuelle et en tant qu’espèce, mais qui ne peut être maîtrisé.
Plus encore, vouloir manipuler le climat pour en faire un arme ou faire pleuvoir sur commande, comme s’y efforcent dans une tentation prométhéenne les apprentis sorciers de l’ingénierie climatique, c’est vraiment vouloir se faire l’égal de Dieu.
L’homme contemporain entretien le même rapport immature à « la Nature », à cette Terre-Mère conçu comme bonne, nourricière et censée le protéger, et à ses élites, dirigeants politiques, hommes de science ou de médias supposés lui apporter la sécurité, la connaissance, la maîtrise de son quotidien ou la vérité. Il a en grande partie renoncé à être le créateur de sa propre réalité, à gouverner sa vie selon son libre arbitre, à prendre le risque de faire l’expérience de sa liberté en se confrontant au réel. Il est devenu timide, paresseux, craintif, soumis et inconsistant, se contentant de consommer et d’obéir sans mouffeter.
Quand il souffre de la chaleur, quand Maman Nature semble tout à coup hostile, il perd pied. Il ne trouve plus d’autre recours que de se tourner vers la science pour le rassurer, et vers l’Etat pour lui dire quoi faire et le protéger.
Or les pouvoirs qui cherchent à nous contrôler ne peuvent nous imposer leur loi sans notre assentiment. Un pouvoir ne devient persécuteur ou totalitaire que parce que nous collaborons au système qui entend nous soumettre.
Les épisodes de canicule et les autres épreuves que nous vivons comme injustes ou terrifiantes sont autant d’occasion de prendre conscience de nos limites, de nos illusions, mais aussi de nos capacités à nous adapter, à nous organiser, à nous montrer créatifs et solidaires. A interroger notre rapport aux aléas, au temps, à ce qui dure et à ce qui passe. Bref, à nous réapproprier le sens que nous donnons à notre expérience collective d’être au monde.
Si beaucoup de personnes âgées décèdent durant des périodes de forte canicule, ce n’est pas seulement parce qu’elles sont plus fragiles, c’est aussi parce que nous avons rompu le lien avec nos aînés. Parce que nous refusons de nous projeter et de voir en eux cette part de notre humanité fragile, dépendante, diminuée. Nous préférons les confier à des EHPAD, à un système qui gère la vieillesse et la mort.
Or ce n’est qu’en acceptant les êtres fragiles autour de nous et en acceptant nos propres fragilités que nous pouvons devenir conscients de nos propres forces. Au lieu d’abdiquer et de tout attendre de l’Etat ou de la Science, qui ont remplacé le dieu-père ou le dieu-mère. Car seule la peur nous rend esclaves des pouvoirs auxquels nous donnons tout pouvoir sur nous. Mais elle est aussi l’aiguillon par lequel nous pouvons nous réapproprier ce pouvoir.
Je souhaiterais répondre à la proposition de Jean-Jacques Crèvecœur sur sa chaîne d’infos invitant à rechercher les parallèles entre ces trois épidémies : HIV (sida), H1N1 (grippe A ou grippe porcine) et Covid-19 (coronavirus).
Pour relever ce défi, il me paraît important d’identifier le plus objectivement possible les similitudes, les différences et les évolutions entre ces trois épidémies. Ceci afin de mieux cerner les enjeux sous-jacents et tenter de mettre en lumière une logique qui réunirait trois phénomènes a priori distincts sans aucun lien de causalité.
Pour cela, il est important de bien connaître l’histoire, les caractéristiques et le contexte de chaque épidémie. Afin d’éviter tout raccourci ou amalgame qui risquerait de nous voir classer dans la catégorie du complotisme.
L’une des caractéristiques du vrai complotisme, c’est en effet de fonctionner à partir d’amalgames, de réduire la réalité à des schémas préconçus en se focalisant sur une causalité unique ou un acteur pointé comme l’unique coupable, de construire des discours englobants et réducteurs à partir de généralisations ad hoc, et de céder aux mécanismes de bouc émissaire en accusant tour à tour « LES » riches, « LES » élites, « LES » francs-maçons, « LES » Juifs…
Comme l’a exposé le philosophe René Girard, la mécanique du bouc émissaire fondée sur le mimétisme permet aux sociétés de sortir des crises et de la violence mimétique en désignant une personne ou un groupe chargé de l’entière responsabilité de ces crises. Ce mécanisme fonctionne d’autant plus efficacement que le coupable désigné est minoritaire dans la société, ou détenteur d’attributs, réels ou supposés, qui le distinguent en attirant sur lui le désir et la violence mimétiques : pouvoir, savoir, richesses, statut supérieur… C’est ainsi que les révolutions sacrifient souvent le roi, le chef ou tout un groupe élitaire afin de calmer la colère populaire et rétablir l’équilibre dans la société.
Loin de moi toute idée de disculper les élites, les puissances économiques ou de l’argent impliquées dans les crises évoquées. Bien au contraire. Mais dans toute forme de « complot » , la réalité s’avère souvent plus opaque, les rôles respectifs plus ambigus, et les chaînes de décision plus complexes que l’image qu’en donne une Histoire réécrite en opposition au narratif officiel.
La réalité est plus équivoque que les discours qui voudraient la résumer à une volonté machiavélique, un complot orchestré par des puissances occultes, selon une vision manichéenne qui opposerait des victimes innocentes à des pouvoirs maléfiques. Si les complots existent et sont indissociables de l’exercice du pouvoir, la vision qu’en ont ceux qui les dénoncent est souvent partielle car dictée par l’idéologie.
En vérité, dans toute crise majeure comme les grandes épidémies, chacun détient une part de responsabilité. Nul n’est a priori 100% bourreau ou 100% victime.
La théorie politique du pouvoir exposée par Etienne de La Boétie dans son Discours sur la servitude volontaire, les mécanismes psychologiques de soumission à l’autorité révélés par l’expérience de Milgram (1963), ou encore les travaux d’Ariane Bilheran sur le phénomène totalitaire, prouvent à quel point l’assentiment, l’obéissance et la collaboration volontaires priment sur la sujétion par la contrainte ou la violence dans les mécanismes de soumission des individus à l’autorité.
Les grandes épidémies historiques ont souvent été perçues comme des menaces éminentes de dislocation de la société, réveillant des peurs archaïques et irrationnelles, bousculant le rapport au sacré, mettant en péril l’équilibre social et le rapport aux autorités. Certains groupes minoritaires, comme les Juifs au Moyen-âge à l’époque de la grande peste, furent accusés et pourchassés sans aucun fondement rationnel. Dans les sociétés primitives, quand une catastrophe survenait, le roi était parfois sacrifié afin d’apaiser la colère des dieux.
Aujourd’hui encore, toute crise majeure réveille ces mécanismes de bouc émissaire. Dans le cas Covid, les autorités ont tenté de canaliser l’angoisse et la violence générées au sein de la population en désignant des boucs émissaires, comme les non-vaccinés, ceux qui contestaient les discours officiels ou refusaient de se plier aux consignes. Une véritable chasse aux sorcières s’est mise en place, avec des ressorts psychologiques comparables à ceux des grandes pestes médiévales.
Mais le propre du mimétisme est que la violence réelle ou symbolique peut toujours se retourner contre ceux qui l’utilisent contre un groupe désigné. Ainsi les « complotistes » ont tenté de retourner la faute en désignant comme coupables des lobbies corrupteurs et des décideurs corrompus. Jetant le discrédit en bloc sur toute une profession ou un secteur d’activité : les labos, les médecins, la finance, les institutions mondialistes, les médias…
Or si l’on veut œuvrer pour la vérité, la justice et l’éveil collectif, il faut faire preuve de mesure et de discernement. Faute de quoi on renforce ce que l’on prétend combattre.
Ce long préalable étant posé, vouloir mettre en parallèle des crises récentes qui ont profondément marqué notre quotidien et modifié notre rapport à l’autre, à la santé ou à la sécurité, est un exercice nécessaire et utile.
J’ai acquis au cours des trois décennies passées une longue expérience en matière de santé. Et un recul critique en ce qui concerne les enjeux de santé publique, la face sombre de l’industrie pharmaceutique, ou notre façon de gérer notre rapport au corps, à la santé, au risque, à la mort.
J’ai travaillé notamment pour Big Pharma, comme consultant en stratégie et comme manager marketing.
Dans les années 1990, au plus fort de l’épidémie de sida, je me suis investi au sein d’associations comme Aides pour défendre les droits des personnes touchées. Une fois le pic de l’épidémie dépassé, j’ai assisté aux prémices d’un dérive indidieuse et détestable, quand les intérêts des labos ont peu à peu pris le pas sur ceux des malades.
Durant la crise H1N1, j’ai mené une enquête sur l’origine et les enjeux économiques de cette épidémie. J’ai vite compris le niveau de manipulation des opinions publiques, des décideurs politiques et des institutions de santé publique.
Dès l’apparition du Covid, je me suis investi en tant que journaliste indépendant avec d’autres lanceurs d’alertes en France et en Suisse pour dénoncer les incohérences des discours officiels et alerter nos concitoyens.
Avec le recul, ces trois épidémies, HIV, H1N1 et Covid, présentent des simulitudes évidentes, mais aussi des différences qu’on aurait tort de négliger.
Du point de vue épidémiologique, toutes les trois sont causées par un virus à ARN très mutable qui a besoin de pirater le système immunitaire pour se propager dans l’organisme.
Il faut s’arrêter sur cette réalité, car au niveau symbolique, l’immunité représente ce qui nous permet de préserver IDENTITÉ de façon dynamique. En discriminant en permanence au plan biologique ce qui relève du moi et peut être intégré, du relève du non-moi et doit être rejeté.
Étymologiquement, le mot épidémie vient du grec epi, « sur » et demos, « peuple », et signifie : « ce qui circule dans le peuple« . Selon la médecine anthroposophique, les virus ne sont pas a priori des agents pathogènes, mais simplement de l’information circulante. Ce ne sont pas à proprement parler des organismes vivants mais de l’information génétique qui circule dans le corps et se propage dans la société, les incitant à apporter une réponse, à s’adapter. Manipuler des virus, c’est comme parasiter l’information, brouiller la libre circulation des messages biologiques en créant de la confusion et de la division.
En s’attaquant au cœur du système immunitaire, le virus du sida rend celui-ci incapable de jouer son rôle pour maintenir l’équilibre homéostasique entre la personne infectée et son environnement. Mais il menace aussi l’identité et la congruence du groupe : « QUI » sommes-nous, en tant que corps collectif ? Qu’est-ce qui nous est hostile ou bénéfique en tant que « corps » social ? Et en quoi sommes-nous cohérents, solidaires, ou bien divisés ? Quel sens donnons-nous à nos interdépendances et à nos relations ?
Quant aux infections respiratoires comme le H1N1 ou le Covid, ces épidémies interrogent notre façon de respirer socialement le même air, le même souffle. Quand ces épidémies prennent une envergure mondiale, c’est l’ensemble de l’espèce ou de la communauté mondiale qui est questionnée dans son rapport au souffle, au Sens manifesté dans ses vibrations collectives.
Les trois épidémies concernées ont été présentées dès leur origine comme des maladies « graves« , avec un niveau de contagiosité et de dangerosité très élevé.
Ce qui est objectivement faux.
Ce que l’on peut relever dans ces trois « crises », c’est en quoi elles marquent une évolution dans la gestion des épidémies et des politiques de santé publique. Un demi-siècle marqué par une mise sous tutelle de plus en plus manifeste des pouvoirs scientifique, économique, politique ou médiatique par le pouvoir financier. Une uniformisation de l’information, des pratiques et des modes de régulation sous l’autorité d’organisations corrompues comme l’OMS. Une augmentation des pratiques criminelles que reflètent l’inflation des condamnations judiciaires pour des grands labos comme Pfizer. Une simple ligne budgétaire pour ces entreprises leaders d’un secteur qui affiche des taux records de profitabilité.
En effet, le sida est une infection caractérisée par une évolution lente et sournoise, sur plusieurs années, avant l’apparition des premiers symptômes. Mais dans beaucoup de cas, elle s’avérait mortelle faute de traitement.
Quant au H1N1 et au Covid-19, les symptômes apparaissent quelques jours après la contamination. Mais ils s’apparentent dans la plupart des cas à une grippe bénigne. H1N1 et Covid-19 ne présentent objectivement un danger mortel que chez certains patients très âgés ou très affaiblis.
Concernant le H1N1 et le Covid, les autorités ont délibérément menti dès le début à propos des modes de contamination, de la gravité de l’épidémie ou des traitements existants. Avec une volonté évidente de manipuler, de sidérer l’opinion et d’obliger les populations à obéir à des consignes absurdes.
Le cas du sida est tout autre. Sa nature, son origine, ses modes de transmission ont nécessité à la science des années de recherche avant d’être comprises. Entre les premiers cas révélés en 1980 d’homosexuels atteints de cancers ou de sarcome de Kaposi à San Francisco, et la découverte officielle du virus HIV par le Professeur Luc Montagnier en 1983, le sida qui n’avait pas encore de nom a donné lieu à toutes les spéculations et affabulations. Médecins, scientifiques et médias étaient objectivement perdus. Et aujourd’hui il n’existe toujours pas de consensus officiel quant aux circonstances de l’apparition du virus.
Quant au lien de cause à effet entre VIH et sida, il est loin d’être aussi évident. Comme l’ont montré notamment les recherches du Professeur Montagnier sur les cofacteurs, le développement de la maladie sida chez une personne séropositive semble obéir à plusieurs facteurs et à des mécanismes complexes, l’infection VIH n’étant qu’une cause parmi d’autres.
Autre différence très importante : au début de l’épidémie, le sida touchait un groupe spécifique : les homosexuels et bisexuels masculins, suivis de près par les toxicomanes et les personnes d’origine africaine.
Cette spécificité, ajoutée au caractère spectaculaire des photos étalées dans la presse de malades au corps squelettique et couvert de plaques brunes, a encouragé les réflexes de peur, de stigmatisation et de rejet envers les populations touchées. Au point qu’on a parlé de « cancer gay » ou de « châtiment divin pour les sodomites« . Le sida a été la cause d’une vaste discrimination sociale, professionnelle, familiale et communautaire. Y compris au tout début au sein de la communauté LGBT sidérée.
Mais ces peurs et stigmatisations ne semblaient pas relever d’une stratégie particulière, comme celle visant à promouvoir auprès du public tétanisé un produit miracle, ou pour justifier un recul des libertés. Au contraire, les lieux de consommation sexuelle institutionnels (établissements gays) ou sauvages, qui constituaient a priori des lieux importants de contamination, n’ont jamais fait l’objet de fermetures massives.
Autre différence, le sida a donné lieu à de grandes disparités quant à l’accès à l’information et la connaissance de l’épidémie. Au début de l’épidémie, les personnes concernées se sont très vite regroupées pour s’informer. En rassemblant les informations glanées dans des revues scientifiques spécialisées publiées aux États-Unis comme Transcriptase. En faisant circuler ces informations via les groupes de veille au sein des associations de soutien aux malades comme Aides ou ActUp, grâce aux groupes de prévention et aux médias communautaires. Face à l’urgence et à l’insuffisance de réponses des pouvoirs publics, cette mobilisation s’est structurée au fil du temps et a changé en profondeur le sens de la responsabilité et de la solidarité au sein de toute une communauté.
Cette mobilisation a permis peu à peu de faire reculer les mécanismes de peur et les préjugés à l’égard du sida, des personnes touchées et de la sexualité. L’image des homosexuels, encore considérés par beaucoup de personnes comme des marginaux, des pervers ou des dépravés mettant en danger la société, qui recueillaient avec cette maladie le salaire de leur irresponsabilité, a considérablement évolué au cours de l’épidémie. Beaucoup ont découvert au fil des témoignages sur les écrans des personnes respectables, sensibles et blessées, mais capables d’un très grand courage et d’un grand dévouement.
Cette prise de conscience s’est traduite par l’émergence d’une mobilisation collective et d’un grand élan de solidarité national et international pour faire reculer la maladie, qui aura marqué presque deux décennies.
C’est tout l’inverse dans le cas du Covid, qui a très vite pris les traits d’une normalisation totalitaire. Symbolisée par les gestes barrières, le masque, l’injonction à adopter les mêmes codes, les mêmes formules fausses répétées sans conviction : « Prenez soin de vous » a remplacé « Tous unis contre le sida« . Avec le Covid, chacun a été renvoyé à lui-même, à ses peurs, à son écran et à sa solitude, sous le regard bienveillant et terrifiant de Big Brother.
Si aujourd’hui l’infection VIH reste très mal connue du public, notamment des plus jeunes, le H1N1 et surtout le Covid ont fait l’objet dès le debut d’un matraquage médiatique, avec une avalanche d’informations anxiogènes, univoques, centralisées, convergeant vers un credo unique : Tous vaccinés, tous protégés. Tout a été fait pour produire rapidement une homogénéité des croyances, des représentations, des discours, des opinions et des comportements à propos du Covid.
A l’époque du sida, la peur de l’autre a fonctionné de façon spontanée, selon des réflexes archaïques. Le rôle des médias a été incomparablement moins important que dans le cas du Covid.
Si la peur a joué un rôle certain dans la stigmatisation et l’isolement des malades du sida, il n’y a pas eu de volonté arbitraire de l’Etat de séparer ou de confiner les personnes.
A l’inverse dans le cas du Covid, tout à été fait à l’initiative des pouvoirs publics pour attiser les peurs et diviser les individus. A grands renforts de marqueurs symboliques comme le masque ou la distanciation sociale. Et de messages de propagande incitant les enfants à « ne pas tuer Papy et Mamie« . Avec un outil magique présenté d’emblée comme seul remède : le vaccin. Un fétiche qui fait office d’anxiolytique autant que de sésame pour entrer dans la nouvelle société : lemonde d’après.
Dans le cas du sida, il n’y a toujours pas de vaccin en vue 50 ans après le début de l’épidémie. Quant au préservatif, seul moyen d’éviter les contaminations avant l’arrivée des trithérapies, Il aura fallu très longtemps avant de convaincre les plus irréductibles de l’utiliser. Alors que les mesures de distanciation, d’isolement et de confinement ont été au cœur de la politique sanitaire aux temps du Covid.
Une des grandes différences s’agissant du sida a longtemps été l’absence de tout traitement pour éradiquer le VIH. Lorsque le sida est apparu, il n’existait aucun traitement dirigé contre le virus. Les médecins impuissants tentaient de soigner les malades dans une course-poursuite désespérée contre la fatalité. Les premiers protocoles (AZT, ddI) ont suscité beaucoup d’espoirs parmi les patients, mais au final aucune amélioration durable de leur état de santé.
Ce n’est qu’avec l’apparition des trithérapies en 1996, soit plus 15 ans après le début officiel de l’épidémie, qu’on a vu des malades retrouver des forces et l’espoir revenir. La recherche, le milieu médical, les politiques et la société ont été longtemps renvoyés à leur impuissance et à leur incurie, sans cesse harcelés par les associations, les malades et leurs proches qui se sont mobilisés, déterminés à faire bouger les lignes, briser l’omerta et combattre les préjugés. Jusqu’à susciter un élan de solidarité inédit et universel dans la société, symbolisé par le ruban rouge.
La recherche et les programmes d’aide aux malades mis en place par les associations ont été en grande partie financés par des dons privés. Du moins jusqu’à ce que les labos prennent le relais, quand la manne a commencé à se tarir à l’aube des années 2000.
Les choses sont totalement différentes en ce qui concerne le H1N1 et le Covid.
Ces 2 épidémies sont plus récentes et sont apparues dans un autre contexte. Entre temps il y a eu d’autres vagues épidémiques comme la crise de la vache folle, MERS, Ebola ou la grippe aviaire. Mais leur impact a été plus limité dans l’imaginaire collectif et le temps. H1N1 et Covid sont des grippes et non des IST. Elles touchent toute la population indépendamment de l’âge, du sexe ou de l’activité sexuelle.
Aucun doute ne subsiste aujourd’hui quant au caractère planifié et contrôlé de la crise H1N1 et du Covid. L’avalanche de révélations, d’enquêtes et procès dans beaucoup de pays occidentaux sauf la France le confirme chaque jour.
Quant à l’origine de l’épidémie, un foyer officiel identifié à La Gloria au Mexique pour le H1N1, et à Wuhan pour le Covid. Le responsable a été très rapidement identifié : virus H1N1 puis SARS-CoV-2. Avec une origine présentée comme zoonose (animale) par la théorie officielle : porc pour le H1N1, chauve-souris ou pangolin pour le SARS-CoV-2.
Dans le cas du sida, une multitude de voies thérapeutiques ont été expérimentées avant qu’un consensus ne se dégage autour de protocoles antiviraux délivrés en milieu hospitalier. En revanche pour le H1N1 et le Covid, le vaccin a été immédiatement présenté comme le seul traitement sûr et efficace, mis au point dans un délai chimérique d’un an en grillant toutes les étapes. La vaccination a été rendue quasiment obligatoire ou incontournable pour continuer à vivre et travailler normalement, y compris pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Une aberration vaccinologique.
Hormis l’enjeu économique de ces injections, celles-ci sont vite apparues aux yeux des observateurs perspicaces comme une condition pour le retour de certaines libertés, un outil transhumaniste de modification du corps et du génome humain, un outil de traçage, de contrôle de masse et de soumission ; voire comme un outil assumé de dépopulation de masse dans la panoplie des eugénistes. Certainement pas un vaccin efficace pour protéger les populations.
A l’inverse, dans le cas du VIH, les trithérapies malgré des effets secondaires aujourd’hui bien gérés ont permis à beaucoup de malades qui se croyaient condamnés de retrouver une santé presque normale, une vie sociale, professionnelle, affective et sexuelle. Et une apparence normale pour se fondre dans la société. Dans le cas du Covid, un faux « vaccin » a été imposé à tous comme marqueur d’inclusion ou d’exclusion sociale. Avec une efficacité nulle et des effets secondaires redoutables recensés depuis 5 ans pour des millions d’injectés.
Assurément on a changé d’époque.
Il faudrait être très naïf pour ne pas reconnaître aujourd’hui le haut degré de planification, de mensonge et de corruption dans la genèse de ces deux dernières épidémies. Des virus artificiels avec gains de fonction créés en laboratoire, une disproportion alarmante entre leur dangerosité réelle et les mesures exceptionnelles mises en place, le classement injustifié par l’OMS en pandémie, une planification de la gestion sanitaire au plan mondial, la falsification des études et la criminalisation des médecins qui utilisent des protocoles de soin efficaces, le contrôle de l’information et la chasse aux « fake news« , l’absence de consensus scientifique, la promotion et l’imposition d’un seul traitement présenté comme efficace : vaccin + Tamiflu pour le H1N1, au bénéfice d’un seul labo : Gilead. Vaccin unique dans le cas du Covid au bénéfice d’un cartel pharmaceutique contrôlé par les mêmes acteurs financiers. La même corruption massive des gouvernements, des institutions de santé, du pouvoir médical et des médias pour imposer un discours unique et des procédures d’urgence, en version XXL pour le Covid.
Rétrospectivement, H1N1 est apparu comme une répétition, un test à moindre échelle de ce qu’a été la crise du Covid. Même concentration, même méthodes d’ingénierie et de contrôle dans les modes d’information et de décision. Même subordination corruptive des pouvoirs scientifiques, politiques, administratifs, institutionnels et médiatiques. Au bénéfice du même pouvoir économique, industriel et financier : Big Pharma et ses actionnaires.
L’une des grandes évolutions depuis 30 ans, qui a rendu possible le scénario d’une plandémie comme le Covid, c’est le niveau sans précédent de recapitalisation financière du secteur pharma au niveau mondial au cours de la décennie 2010. Comme l’a rappelé Michael Yeadon, ex-Président de Pfizer. En particulier dans le secteur de la vaccinologie, de loin le plus rentable et le plus corrompu.
Comparées à ce degré de corruption et de criminalité jamais atteint dans ce secteur, les menées stratégiques des labos à l’époque du sida destinées à corrompre les agences de santé pour obtenir une AMM ou transformer les associations sida et les médias LGBT en agences de propagande, paraissent un jeu d’enfants.
Le contrôle du secteur pharma par des acteurs financiers comme BlackRock ou Vanguard, relayés par des fondations privées comme Rockefeller, Bill & Melinda Gates, Gavi ou John Hopkins (qui contrôlent par ailleurs les grandes institutions de santé comme l’OMS), constitue un basculement essentiel dans l’Histoire de la Santé. Et le stade ultime d’un processus de dénaturation de la médecine et de la pharmacie. Autrefois régies par principes éthiques et déontologiques centrés sur la personne humaine, la vie, la santé, elles sont devenues peu à peu de simples outils au service de finalités spéculatives et de contrôle des populations.
Ce qui a disparu depuis le sida – espérons-le de façon réversible – c’est le rapport de force initié entre les bénéficiaires de soins et leurs proches, et l’ensemble des intitutions et pouvoirs concernés : scientifique, médical, industriel, économique, législatif, exécutif, judiciaire, médiatique, culturel, administratif…
Il y a 30 ans, tous ces pouvoirs ont été saisis, confrontés à leur impuissance face au sida, et sommés de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour apporter rapidement des solutions et soutenir des initiatives afin de venir en aide aux victimes. Au nom de l’urgence de santé publique, au nom de l’intérêt général et celui des malades, mais aussi au nom de principes supérieurs comme le respect de la dignité et de l’intégrité humaines ou le devoir de solidarité.
En 30 ans, à cet élan d’énergie solidaire s’est substitué le glacis de la terreur totalitaire. Tout à été fait durant le Covid pour dissuader toute initiative individuelle hors des sentiers imposés, toute créativité spontanée, empêcher tout consensus fondé sur le libre arbitre. Au bénéfice d’une obéissance aveugle, d’un conformisme obsessionnel, de la répression de toute inclination à penser ou agir par soi-même.
Depuis 3 décennies et demie, en quoi de grandes épidémies comme le sida ou le Covid ont-elles fait évoluer les choses ?
Le sida a entraîné une prise de conscience, à tort ou à raison, de notre vulnérabilité en tant qu’individus et en tant qu’espèce, qui s’est accompagné d’une crise de confiance envers la science et les décideurs politiques.
Apparu à l’aube des années 1980, au moment où les sociétés occidentales subissaient le choc de la crise économique suite au second choc pétrolier, le sida a constitué un choc aussi profond et brutal qu’inattendu, frappant les individus au cœur de leur vie intime.
La conjonction de ces crises, qui touchaient au cœur de nos interactions collectives (économie) autant qu’individuelles (sexualité), constituait une remise en cause radicale de notre modèle matérialiste, hédoniste et consumériste hérité des Trente glorieuses. Le sida a marqué un clap de fin au rêve d’insouciance propre à l’ideologie libertaire des Seventies. Comme un retour glaçant et implacable au réel.
Soudain le sexe devenait suspect. Ce qui nous permettrait de célébrer le plaisir sans entraves et l’amour sous toutes ses formes devenait synonyme de danger sournois, d’angoisse et de mort. Thanatos a remplacé Eros.
Avec les illusions de jeunesse et l’appétit de jouissance de la génération bobo, disparaissait aussi une confiance sans la limite en la science toute puissante. En la possibilité de maîtrise le corps et le biologique, les humeurs. Et en la capacité de la médecine à guérir un jour toutes les maladies.
Comme pour le pouvoir médical, une suspicion s’est installée dans le rapport entre les citoyens et le politique. Alors que ceux-ci se tournaient vers les institutions publiques et vers l’Etat censé les protéger pour faire face à un fléau terrifiant, l’embarras et l’impuissance des pouvoirs publics, leur impréparation et leur lenteur à mettre en place des dispositifs pour éviter la propagation de l’épidémie et venir en aide aux victimes, ont entamé la confiance envers les politiques. Sans parler des scandales comme l’affaire du sang contaminé (1985).
Ce climat de peur et de méfiance généralisées a contaminé d’autant plus profondément les esprits que le sida est longtemps resté une maladie invisible : on en parlait, mais on ne voyait jamais les victimes, qui restaient enfermées chez elles et mouraient à l’hôpital dans seul et dans l’indifférence générale, parfois rejetés par leur propre famille. Idem pour le corps médical, qui pour une large part ne voulait pas se compromettre avec cette « maladie de pédés ».
Il aura fallu le courage et la persévérance d’une poignée de responsables associatifs, de quelques personnalités du show biz et de la politique, et quelques rares médecins, pour briser l’omerta et forcer les pouvoirs publics, les familles et la société dans son ensemble à voir les choses en face et faire cause commune.
Le sida n’a pas été qu’une crise sanitaire et humanitaire. Il a aussi été une crise politique, une crise sociétale, une crise de la médecine et de la science, et une crise du sens.
On a beaucoup parlé du « monde d’après » à propos du Covid. Mais à bien des égards c’est une vue de l’esprit, une formule, un slogan, qui traduit une volonté de basculement accéléré selon un scénario planifié. Le concept de Great Reset systémique promu par Klaus Schwab, ex-Président du Forum économique mondial, et d’autres oligarques, ne laisse planer aucun doute sur le caractère artificiel et planifié du changement de modèle de société vers un autre.
Dans le cas du sida, nul ne pouvait prévoir la façon dont les sociétés ont réagi. Et nul n’aurait pu imaginer que la mobilisation du milieu associatif, ses efforts de sensibilisation auprès des pouvoirs publics et de l’opinion, auraient pu produire à des tels effets sur les mentalités , le regard porté sur la mort et la maladie, l’accélération des programmes de recherche et l’accès aux traitements, la collecte de fonds pour financer la recherche ou de nouveaux projets…
Assurément il y a un avant et un après sida. Même si les enseignements positifs ont été oubliés depuis.
En comparaison, la façon dont on a géré la crise du Covid ou d’autres épidémies récentes relève vraiment de la caricature grossière. Au lieu de cacher les malades, avec le Covid on en a inventés ! On a mis en scène une saturation des services d’urgences là où, aux dire de nombreux responsables hopitaliers, il n’y en a jamais eu. On a même affrêté des TGV, comptabilisé les respirateurs et multiplié les directs pour faire croire à une flambée épidémique hors de contrôle. Faute de morts suffisants, on a fabriqué des « cas » pour maintenir un climat de terreur.Au début du Covid, le cafouillage apparent du pouvoir a été de courte durée. A peine deux mois après l’arrivée officielle du Covid en France, des rumeurs de confinement circulaient déjà. On nous promettait déjà l’arrivée d’un vaccin. Le même scénario sanitaire a été appliqué dans 65 pays.
S’agissant du milieu scientifique et médical, ce qu’on peut noter entre le sida et le Covid, c’est le formidable niveau de normalisation, de formatage et de corruption. S’agissant des agences de santé et du médicament, l’inflation du niveau de couuption par le lobby pharma est une évidence. S’agissant des autorités médicales, on a vu à quel point la notion de consensus scientifique a été totalement occultée au bénéfice de la pensée unique. Rares sont les médecins, mêmes parmi les plus grands spécialistes, qui osent braver la censure et apporter un autre éclairage fondé sur leurs propres observations.
Au début du Covid, le cafouillage apparent du pouvoir a été de courte durée. A peine deux mois après l’arrivée officielle du Covid en France, des rumeurs de confinement circulaient déjà. On nous promettait déjà l’arrivée d’un vaccin. Le même scénario sanitaire a été appliqué dans 65 pays.
S’agissant du milieu scientifique et médical, ce qu’on peut noter entre le sida et le Covid, c’est le formidable niveau de normalisation, de formatage et de corruption. S’agissant des agences de santé et du médicament, l’inflation du niveau de couuption par le lobby pharma est une évidence. S’agissant des autorités médicales, on a vu à quel point la notion de consensus scientifique a été totalement occultée au bénéfice de la pensée unique. Rares sont les médecins, mêmes parmi les plus grands spécialistes, qui osent braver la censure et apporter un autre éclairage fondé sur leurs propres observations.
A l’époque du sida, il avait un vrai débat scientifique, et un vrai consensus qui s’établissait naturellement au cours des nombreux sommets, ou grâce aux publications scientifiques. Avec le Covid, les pratiques de la médecine déjà bien corrompues ont été profondément dénaturées. Alors qu’à l’époque du sida, l’absence de traitement efficace durant les 15 premières années associée à l’impatience des malades a ouvert un champ d’expérimentation inédit aux médecins les plus audacieux, ouvrant même la voie à des approches nouvelles pour soulager les malades ou compenser les effets secondaires des traitements.
En conclusion, sida, H1N1 et Covid sont des épidémies objectivement différentes. Qu’il s’agisse de leur nature, de leur origine, de leurs modes de transmission, de leur profil pathologique ou thérapeutique, de leurs registres symboliques, de leurs aspects économiques, politiques ou sociétaux, notamment leur gestion par les pouvoirs publics. Les amalgamer, les résumer à une seule cause ou une seule logique, serait une erreur.
On pourrait également invoquer l’ingénierie des vaccins dans un secteur marqué depuis 30 ans par une compétition entre les laboratoires pour produire de nouveaux virus à gain de fonction et des vaccins correspondants grâce au génie génétique. Des pratiques criminelles, qui les oblige à délocaliser leurs recherches dans des pays où la législation est plus complaisante, comme la Chine ou l’Ukraine.
L’origine humaine de virus comme le H1N1 ou le SARS-COV-2 ne fait aujourd’hui plus aucun doute. De même que leur dissémination volontaire selon un scénario planifié, à des fins lucratives (vendre des vaccins, des tests, des masques…), de contrôle des populations (pass vaccinal, fichage, limitation des libertés publiques…) Voire pour effectuer des tests grandeur nature ou marquer des étapes dans un sombre agenda eugéniste.
S’agissant du sida les choses sont plus opaques. Certes les labos continuent d’engranger des bénéfices grâce à des traitements délivrés à vie en l’absence de tout vaccin. Mais face à un virus réellement mortel, cette épidémie a surtout suscité un élan de solidarité internationale sans précédent et fait évoluer les mentalités.
C’est de cet exemple dont il faudrait aujourd’hui s’inspirer face aux dangers qui nous menacent, avec cette société du contrôle absolu qui se met en place.
Car quelles que soient les crises que nous traversons, elles sont autant d’épreuves qui révèlent les impasses où nous nous laissons enfermer. Et réveillent en nous des capacités insoupçonnées pour nous réapproprier notre avenir.
On doit persévérer pour révéler la vérité, dénoncer les erreurs, les crimes, juger et punir les coupables. Mais on doit surtout tirer les leçons de ces crises pour renforcer la vigilance, la confiance en l’avenir et la solidarité dans nos sociétés de plus en plus interconnectées. Refuser la peur, le repli sur soi, la déresponsabilisation, la dénaturation et la marchandisation de l’humain, la concentration des pouvoirs et la société du contrôle. Refuser cette idée absurde qu’on nous inocule que nous serions trop nombreux sur terre, que nous mettrions en péril les équilibres écologiques par notre seule existence, il qu’il faudrait réduire drastiquement la population sur terre et gérer le reliquat par des AI.
Il faut refuser toute passivité, tout sentiment fataliste et accepter que notre salut réside dans un saut de conscience collective et non dans une mise sous tutelle systémique avec moins de liberté et plus de surveillance. Ou en plaçant aveuglément nos espoirs dans la science et la technique.
Or nous sommes les seuls créateurs de notre réalité. Et les crises que nous suscitons inconsciemment ne sont là que pour révéler nos forces et nos blocages, nous forçant à muter, à prendre conscience de qui nous sommes, à réajuster notre cap, nos priorités et notre rapport au Sens.
N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit, Le vieil âge devrait brûler et s’emporter à la chute du jour ; Rage, mais rage encor lorsque meurt la lumière.
Dylan Thomas
Il y a 7 ans jour pour jour, j’étais admis par un sombre et glacial après-midi de novembre aux Urgences de l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Suite à une « grosse bêtise », comme on dit.
Sentiment d’impasse, d’impuissance. Gros ras-le-bol. Appel au secours…
Une façon totalement insensée, aussi, de « tenter Dieu ». Pour voir ce qui allait se passer ensuite.
Ce n’était pas la première grosse « dépression » que je traversais. Chaque épisode avait été la conséquence d’un cuisant constat d’échec : un important projet avorté, un grand changement de vie auquel il avait fallu renoncer, une grosse déception amoureuse…
Et à chaque reprise, cela avait coïncidé avec l’anticipation du décès ou de la maladie d’un proche.
Double « peine ».
L’aspiration inexorable dans un gouffre d’impuissance. Avec, au fond, cette mer noirâtre et insondable de colère acide, puissamment refoulée. Et qui se transforme en accusation mortifère. Puis en dégoût de la vie.
Et enfin en une prison inextricable, entre la vie et la mort. Un état indescriptible dont rien, ni l’affection des proches, ni les propos rassurants des amis, ni les menus plaisirs de la vie, ni la foi, et encore moins les médocs ou les psys, ne peut faire ressortir.
La pulsion de vie qui se retourne en pulsion de mort. Eros devenu Thanatos.
Ce coup-ci, j’en fus quitte pour une traversée du désert de presque 3 mois. Coupé du monde, et enfermé jour et nuit, H24, dans un service psychiatrique.
N’étaient ces quelques « permissions de sortie », distillées au compte-gouttes. D’abord pour aller acheter un gâteau à la boulangerie d’en face. Puis le temps d’un déjeuner avec un ami, l’un des rares à être resté après le grand plongeon. Puis pour retourner à la maison, à reculons, histoire de prendre un bon bain, quelques vêtements propres, et se réhabituer peu à peu à un chez soi qui n’est plus ni rassurant ni familier. Parce que trop hanté par de sombres présences. Une épreuve insurmontable au début.
Passer une nuit, seul, puis deux, puis trois ou quatre jours, autant d’obstacles et de victoires sur l’ennemi invisible.
Deux mois et demi en liberté surveillée, de reconquête patiente d’une confiance volée.
Au milieu d’autres accidentés de la vie. Des quinquagénaires rattrappés par la ménopause du cadre après un méchant burn-out. Des dépressifs chroniques rongés par la solitude, un voyage au bout de l’absurde, une souffrance trop longtemps étouffée. Des alcooliques, des toxicos et d’autres addicts récidivistes, en nième cure de désintox.
Et quelques authentiques shizos. Ou rescapés in extremis d’une EMI.
Toutefois, après deux mois et demi dans ce huis-clos en marge de la société, de ses codes, de ses lois, je me retrouvai tout requinqué. De nouveau près à affronter la vie, sous un beau soleil de février.
Heureusement. Car la vie n’allait pas tarder à resservir les plats, en me préparant d’autres épreuves coriaces.
Une mère Alzheimer, victime trois semaines après ma sortie d’une mauvaise chute, et admise aux Urgences avec un traumatisme crânien. L’ombre d’elle-même, mais vivante, ou presque, malgré tout.
Il a fallu m’en occuper en improvisant des visites quotidiennes à l’hôpital, remplir des dossiers d’admission en EHPAD, prévoir une mise sous tutelle, organiser des changements d’établissements après des maltraitances répétées. Et enfin accompagner celle qui m’avait donné la vie en soins palliatifs, jusqu’au dernier Grand Saut.
Pour elle, une occasion de lâcher prise, d’accepter de s’en remettre à autrui, d’être entourée des soins attentifs et de l’affection de son fils.
Et pour moi, une occasion inespérée de prendre enfin soin d’elle, et de lui témoigner mon amour, pendant ces quatres années de sursis.
Un cadeau de la vie, qui nous aura permis de nous rapprocher.
Mais comment oublier ces expériences décapantes, dans des lieux aussi étranges qu’un service psychiatrique, ou ces mouroirs bien à l’abri des regards que sont les EHPAD ?
Des mondes vraiment à part. Impressionnants. Quoiqu’on finisse par s’habituer à tout.
Un monde suspendu entre la vie et la mort. La vie de tous les jours des gens normaux, et la vie des autres, entre parenthèses, celle des « anormaux« , ou des « inutiles« .
Un espace en pointillés, entre le bavardage superficiel des inexistences mondaines et l’indicible essentiel de l’éternel Refoulé. Entre la promiscuité solitaire et la surpopulation carcérale. Entre le trop-plein et le vide de l’Absence.
Absence de quelque chose, dont notre société a cru bon de faire un tabou. Absence de ce qui se découvre aux âmes ravies de l’autre côté. Quand on franchit le voile de la peur. Peur de la Mort. Peur de l’Oubli. Peur de ne plus rien savoir, de ne plus pouvoir nommer, voir ou contrôler.
Un monde entre le mensonge de ce qu’on croit être « la vraie vie« , et ce mystère étrange derrière lequel se dérobe toujours un peu plus la seule Réalité qui Est.
Quant à ceux qui s’aventurent, de gré ou de force, de l’autre côté de ce grand miroir sans tain, ont y comptabilise un catalogue branquignolesque de toutes les misères humaines. Misères physiques, psychiques, morales, affectives, sociales, relationnelles, spirituelles. Une Cour des miracles sans miracles, ni miraculés.
On y devine des errances radicales, inconsolables. De celles qu’on ne vous montre jamais à la télé.
Cette télé qui occupe pourtant une place centrale dans la petite communauté reconstituée des pattes cassées venues se réchauffer côte à côte dans le grand réfectoire. Durant ces plages de temps étal, interminables entre les soins, les visites des médecins, et les repas qui rythment la journée.
Ces moments où l’on s’apprivoise en se confiant à l’autre. Comme les soldats oubliés dans leur tranchée par ceux qui sont à l’arrière du front. Et qui se livrent peu à peu en jouant au Monopoly, devant cet écran qui les raccroche au monde du dehors. Celui des gens normaux, et libres. Comme des repris de justice coffrés au zonzon.
On commentait alors la saga des Gilets jaunes. Ces jacqueries postmodernes fomentées par quelques bouseux en bottes crasseuses flanqués de gilets canaris. Fatigués de bloquer pour rien les départementales sans être compris par les bourgeois des villes, ils finirent par prendre d’assaut la capitale, remontés contre le boulanger, la boulangère et le petit Benalla. Toutes celles et ceux qui ne sont rien, unis comme un seul homme et méchamment remontés contre le petit procurateur et ses mignons de l’empire BlackRock-Rothschild.
La violence des manifs. L’Arc-de-Triomphe profané. Les Black blocks sortis en tenue ninja d’un camion de flics pour aller foutre la merde et décrédibiliser un mouvement aux accents de 1789, déjà récupéré par les Robespierre de LFI. La France en colère. Et celle qui a peur, derrière sa télé. Et le Pouvoir qui vacille. Mais hélas pas assez.
Trois mois plus tard, après avoir bien tabassé, éborgné, mutilé, massacré à tout va manifestants, grands-mères, infirmières, magistrats et pompiers, par une Police à bout de souffle transformée en garde prétorienne, l’apprenti dictateur de « la France efficace et juste » fit rouvrir les cahiers de doléance, et vint parader au milieu des gratte-papiers dépêchés dans les provinces pour enregistrer les griefs de la Plèbe.
Puis on signa un gros chèque en bois de quelques milliards, histoire d’acheter les meneurs et de calmer les plus énervés. Jusqu’à la prochaine fronde des inutiles, résolus à ne pas se laisser confisquer leurs retraites par les mécènes du petit banquier, « auteur » trois ans plus tôt (mais qui s’en souvient ?) d’un livre-programme made in McKinsey baptisé « Révolution« …
La France en colère, bien asticotée par ceux qui avaient intérêt à précipiter le Chaos. Comme un écho à cette colère indicible tapie au fond de chacun de nous. Et qu’on nous force à avouer sans jamais l’épuiser.
Cette pieuvre qui fait mal, accrochée aux viscères, telle la créature d’Alien. Ce désir de vengeance. De tout casser. De s’autodétruire dans un tragique autodafé. Ou de ravaler sa peur pour se taire un peu plus. Prendre son Valium et rentrer tranquillement dans le rang.
Tous ces « cas » désespérés au-delà du borderline, qui ont franchi le Rubicon et ne savent plus comment revenir en terrain civilisé, qui pourrait les décrire, sans risquer de les trahir ?
Car la science, le plus souvent, demeure impuissante à leur apporter un vrai répit, sinon une rémission durable.
En bon disciple de Foucault, je m’étais toutefois attendu à bien pire. La psychiatrie en France reste le parent pauvre de l’hôpital public. Visiter un service Psy, c’est comme faire un voyage dans le temps. Quasiment à l’époque de Charcot.
Coincée entre deux chambrettes de malades, où parfois filtre par le hublot un visage de zombie ou de possédé, une petite salle discrète, la fenêtre occultée par une vitre opaque. Avec une inscription : « Électrothérapie« .
Ces fameux électrochocs, toujours pratiqués, en France, au 21e siècle. Pour les cas les plus sévères. Ceux qui résistent à tous les traitements chimiques. Avec un effet « reboot » sur le cerveau : assez efficace, selon les médecins interrogés.
Quand on évoque les thérapies psychédéliques, ces nouvelles voies thérapeutiques qui se développent avec un succès insolent depuis quinze ans en milieu clinique, aux États-Unis, en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Suisse, leur efficacité surprenante pour guérir définitivement des dépressions sévères, des addictions aux drogues dures, des chocs traumatiques résistants à tous les traitements connus, on lit plus d’étonnement que de suspicion dans le regard des jeunes psychiatres.
Normal, car les clés qui permettaient de décrypter sinon de guérir ces états psychiques paroxystiques, restent inaccessibles à la vieille médecine rationaliste, passablement arrogante, qui ignore tout ou presque des arcanes de la vie spirituelle.
Car ces états entre la vie et la mort relèvent, du moins pour ce qu’on appelle bien improprement des « dépressions« , de ce qu’on nommait autrefois l’acédie. La pire de toutes les tentations, selon Evagre le Pontique, Père du désert du 4e siècle. Une expérience désignée sous le terme inquiétant de « nuit obscure » par Saint-Jean-de-la-Croix, quelques onze siècles plus tard.
Des épreuves terribles, auxquelles certains finissent par succomber. Mais néanmoins nécessaires à la croissance spirituelle pour chaque aventurier qui s’engage sur le chemin sans retour. Un chemin tortueux qui passe nécessairement par le face-à-face avec « l’Ombre » : la face obscure et terrifiante de notre propre personnalité.
Certains mythes la représentent sous les traits d’un animal féroce, ou d’un monstre mi homme mi bête.
Comme ce Minotaure, que le jeune Thésée enfoncé dans le labyrinthe de son inconscient doit retrouver, affronter et terrasser. Avant de ressortir victorieux des forces obscures et de la Mort, pour intégrer la lumière. Guidé par le fil d’Ariane, symbole du Sens et du lien d’Amour.
Les anciens alchimistes et les rituels initiatiques de certaines sociétés secrètes parlent de l’Œuvre au noir : la traversée des ténèbres intérieures, qui précède l’Œuvre au blanc : la traversée de la lumière, vers la Connaissance ou la Révélation.
Les traditions monothéistes l’associent au combat contre les forces du mal, incarnées par Satan.
Et, dans la tradition chrétienne, à l’ultime épreuve. Celle qui se joue dans la personne de Jésus lors de l’ultime Pâques, en trois temps.
L’Eucharistie, qui symbolise la Descente du Divin dans notre chair corruptible, et la promesse de vie éternelle dans un corps glorifié.
Celle de la Croix du Christ couronné d’épines, qui symbolise la crucifixion de l’Ego et la libération du Soi par l’ultime porte énergétique qu’est la fontanelle, par laquelle s’échappe l’être immortel au moment de la mort.
Puis enfin la Descente aux Enfers et la Résurrection, qui représentent l’ultime plongée au cœur des énergies ininformées, ces mémoires denses qui sommeillent en nous, en attendant d’être réveillées par la Lumière provenant de la Source, afin de révéler pleinement la part de sens qu’elles renfermaient dans les ténèbres de l’ignorance.
Quoi qu’il en soit, nul ne peut se libérer de l’étroite gangue qui nous retient prisonniers de la matière, du mental, des pièges de l’illusion, pour découvrir et réaliser l’unique Réalité que nous sommes, en pleine lumière, sans faire l’épreuve de la souffrance, de la grande Nuit obscure, et de la Mort.
Mieux vaut entamer ce parcours tant qu’on est encore incarné. Après, c’est plus difficile.
Et se montrer persévérant. Car la vie nous ressert les plats, avec des épreuves toujours plus difficiles, autant de fois que nécessaire.
L’Eveil, comme la Résurrection, n’est pas un processus destiné aux mauviettes. Ceux qui veulent s’épargner la Peur, qui redoutent la Perte, la souffrance et la manque qu’elle engendre, qui craignent de perdre en chemin ce qu’il croient être ou posséder, leurs repères, leur santé, leur foi ou leur vie, ceux-là ont peu de chance d’etre « sauvés« .
« Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie, à cause de moi et de la Bonne nouvelle, la sauvera. » (Marc 8:35)
« A cause de moi« , c’est-à-dire en acceptant de se dépouiller totalement pour épouser totalement, pour devenir entièrement cette énergie de Vie qui parle au nom de l’Indicible, qui agit, qui libère et qui et guérit. Cette fréquence pure, incarnée, appelée « Fils de Dieu« , qui se définit lui-même comme la manifestation du Nom imprononçable : « JE-SUIS » : « Le Chemin (ou le Passage), la Vérité et la Vie« .
Et à cause de la « Bonne Nouvelle » [du Royaume des cieux]. C’est-à-dire en vue de la révélation pleinement réalisée de notre vraie nature, qui est spirituelle et divine. De notre origine et de notre destinée communes : celle d’êtres immortels, reliés, tissés de pur fil d’or, l’amour, de pure lumière, de pure énergie, et de pure relation insécable à l’Être.
C’est toujours un exercice délicat de parler d’un homme dont on vient d’apprendre le départ redouté.
Surtout quand il s’agit d’un professeur bien-aimé, qui a profondément marqué de son empreinte intellectuelle et de sa personnalité singulière toute une génération d’anciens élèves. A cet âge souvent « ingrat » mais déterminant du baccalauréat, où l’on n’est plus tout à fait un adolescent et pas encore un adulte, à quelques encablures inquiètes ou impatientes de la vie d’étudiant, puis de l’entrée dans la vie active.
Michel Rawicki a été pour moi, comme pour beaucoup de mes camarades qui se souviennent de lui avec émotion, à la fois tout cela mais aussi un véritable maître. Une sorte de père, à un âge où l’on se cherche. Et, pour quelques fidèles plus attachés ou plus reconnaissants envers lui, un authentique ami.
J’étais allé le voir à deux reprises lors de séjours improvisés en Bretagne où il s’était retiré après la retraite. En octobre 2021, et en 2022, juste après le Covid.
Quelques années plus tôt, nous nous étions retrouvés sur Facebook. Nous avions engagé une longue correspondance, à la fois libre et sincère, jalonnée de quelques confidences réciproques, d’échanges passionnés sur divers sujets, et de conseils bienveillants de sa part.
Il nous avait vite semblé qu’il eût été parfaitement absurde de nous en tenir à cet échange épistolaire plutôt frustrant sur Messenger .
D’ailleurs l’envie m’avait toujours brûlé de revoir ce prof atypique resté collé à ma mémoire, qui avait été pour beaucoup dans mon goût précoce pour l’écriture.
Un personnage haut en couleurs qui n’était pas sans évoquer celui, beaucoup plus dramatique, du déroutant Mister Keating. Ce professeur de lettres classiques, poil à gratter de la prestigieuse académie Welton sur la Côte Est des États-Unis, interprété par Robin Williams dans le film culte Le cercle des poètes disparus.
Une sorte d’initiateur anticonformiste qui bouscule les conventions de cette vénérable institution pour jeunes gens de bonne famille promis à de brillantes carrières d’entrepreneurs, d’hommes politiques ou d’avocats. Et qui déroute ces jeunes preppies en les poussant à braver les interdits pour découvrir par eux-mêmes la vraie vie. Plutôt que de suivre des sentiers balisés en déroulant sans réfléchir les pages de leurs manuels scolaires.
Mais s’affranchir des convenances en flirtant avec les poètes maudits pour « sucer la moelle de la vie » est un jeu risqué. Un voyage sans retour pour ceux qui exhument les arcanes de ce cercle interdit des poètes disparus. Surtout dans ce lycée bien sage et figé dans le temps de la Ivy League, héritier d’Oxford et de Cambridge. Dans cette Nouvelle Angleterre très corsetée des années d’après-guerre, où se reproduisent les élites de l’Amérique bien-pensante, tenue soigneusement à l’écart des idées décadentes et des séductions délétères du rock’n’roll, du sexe et de l’alcool.
Goûter le sel des auteurs mis à l’index et s’adonner aux plaisirs bachiques n’est certes pas du goût des gardiens de l’Académie, dont le code strict est résumé par ces 4 valeurs : Tradition, Honneur, Discipline, Excellence.
Choisir entre l’audace et l’inconnu ou l’obéissance aveugle aux institutions représente un coût et un sacrifice. Car on ne peut à la fois emprunter l’autoroute des conventions et marcher sur le chemin étroit qui conduit à la révélation des mystères. Un parcours initiatique sans retour, qui résume le dilemme de toute sortie de l’adolescence.
Carpe diem : profiter de l’instant présent. Voilà le fil d’Ariane pour ressortir du labyrinthe victorieux du Minotaure. Ne jamais laisser s’affadir l’étincelle de vie en soi ni renoncer à son imaginaire. Quitte à prendre tous les risques, et décevoir les espoirs que nos parents ont placé en notre avenir.
Michel Rawicki aurait pu faire sienne cette devise. Bien que son goût pour l’anticonformisme savait parfaitement s’adapter aux exigences d’un grand lycée catholique comme Passy Buzenval.
Et puis en ces années Giscard, on avait déjà changé d’époque. La génération de nos aînés descendus des barricades avait déjà déboulonné les statues des idoles.
D’ailleurs l’école buissonnière du cinéma tenait lieu pour Maître Rawicki de terrain de jeu initiatique pour entraîner nos jeunes esprits tout excités par ses audaces à capter le grand Souffle de la Vie. En tournant à rebours les feuilles jaunies qu’il savait épousseter avec art pour en libérer la substantifique moelle.
« Ô Capitaine ! Mon Capitaine« ne poussait cependant pas le goût de la transgression jusqu’à abolir la frontière tangeante entre le drame et la comédie.
Un passage à la limite franchi par le jeune héros du film, enivré par ses muses jusqu’à poser sa flûte de Pan pour aller danser nu un soir de pleine lune, en suivant l’appel des créatures de la nuit.
Car il ne faut pas prendre trop à la lettre cet univers de symboles et ces paroles murmurées par de vivants piliers, céder aux cris des faunes, aux chants des elfes ou aux vers de Rimbaud, en s’égarant dans un songe d’une nuit d’été sur la crête escarpée qui sépare le rêve de la réalité.
De la poésie lyrique à l’ivresse narcotique du romantisme absolu, c’est tout l’écart de la distanciation dramatique qui sépare le théâtre et ses représentations d’avec le réel trop froid duquel on prétend s’échapper.
Comme celui très ambigu qui sépare la vie et la mort.
Un passage à la limite où s’abîmera le jeune Neil Perry, préférant renoncer à sa propre vie plutôt qu’à ses muses, face à un père sévère résolument opposé à sa passion pour le théâtre. Un drame qui précipitera la chute de l’infortuné Maître Keating.
Michel devait avoir plus de 80 ans quand je me suis enfin décidé à aller en Bretagne lui rendre visite. Il vivait retiré dans sa grande longère tapie au milieu du bocage breton, à Plouër-sur-Rance près de Saint-Malo.
Il m’y avait acceilli entouré des siens, comme si j’étais un vieil ami. Avec simplicité, une affection sincère et chaleureuse, quoique circonspecte et pudique, sans affectation.
J’étais évidemment ému et honoré, un peu tendu aussi, comme avant de passer le grand oral face à ce mentor impressionnant.
J’étais devenu presque un intime au fil de nos « lettres ». Auxquelles je m’étais appliqué, comme un exercice de style et un challenge stimulants. Comme si ma componction formelle était soudain bousculée par cette familiarité à double tranchant qu’autorisent les échanges sur les réseaux sociaux. Magie et vertige du numérique, qui abolit le temps et la distance, en intriquant abruptement les consciences. Pour le meilleur, et souvent pour le pire.
Pour le coup ce fut pour le meilleur. Michel m’avait vite mis à l’aise pour aller à l’essentiel, en laissant de côté les précautions formelles d’ancien élève. L’affection réciproque et la liberté de ton avaient vite pris le dessus. Ravivés par le souvenir d’une longue entrevue 30 ans plus tôt au café Le Chiquito, le repère des fumeurs de Marlboro et des joueurs de flipper, juste en face des lourdes grilles de Passy, où nous nous étions retrouvés avec un vif intérêt réciproque durant mes années de prépa à Ginette.
Michel semblait heureux et curieux d’accueillir son ancien élève chez lui. Il m’avait tout de suite parlé du drame dont le souvenir hantait toujours sa mémoire et les murs de cette grande maison, transformée en musée. Un incendie spectaculaire parti du grenier en pleine nuit dix ans plus tôt, qui avait en quelques heures détruit la moitié des pièces, en dévorant une collection de 40.000 livres patiemment rassemblés durant toute une vie. Et puis une collection de photographies anciennes, de films et de montres de l’époque soviétique, chinées au cours de ses nombreux voyages dans les pays de l’Est.
Un drame relaté dans l’édition locale de OuestFrance. Et qui avait un parfum âcre de fatalité toute slave. Comme si l’on avait voulu anéantir un pan entier de l’Histoire de cette Europe coincée derrière le Rideau de fer, patiemment rassemblée comme un trésor de guerre.
Notamment celle de la Pologne, patrie de Lech Michal. Une terre liée à ses combats et ses élans de jeunesse.
C’était comme si ces lourdes mémoires avaient voulu s’évanouir en fumée. Comme pour libérer sa propre mémoire de spectateur engagé, témoin des drames, des déchirures et des grandes espérances de cette terre continentale tant meurtrie.
Combien de noms propres intimement liés au destin de cette terre de Pologne, coincée entre les casques à pointe et les sabres cosaques, résonnent-ils des drames accumulés au cours de siècles de confusion et d’horreurs ?
cinéma polonais
Michel n’était sans doute pas devenu cet observateur narquois des drames humains, cet archiviste du temps qui ne passe plus sur des cadrans figés, sans être animé par un besoin urgent de conjurer ces poids qui collent à la mémoire.
Comme ces hommes au destin tragique lié à celui d’une terre martyrisée. Conquise, occupée, profanée, saccagée puis reprise. Ces héros malgré eux dont le sang mêlé à celui de l’ennemi nourrit le sol jonché d’uniformes et de drapeaux déchiquetés, qui se confondent dans un fracas indescriptible, laissant hagards les survivants pétris d’effroi.
Un sentiment tragique qui traduit le caractère absurde de l’Histoire humaine des nations et des passions, qui n’est pas sans rappeler ce tableau de Saturne (ou Chronos : le Temps) dévorant ses propres enfants.
Me revient en mémoire à ce propos le chef-d’œuvre d’Andrzej Wajda sur l’un des épisodes les plus sombres de cette Révolution française, matrice des révolutions communistes de Lénine à Castro, portée par les Lumières et achevée dans le Pandemonium de la Terreur.
Danton, magnifiquement servi par un Gérard Depardieu au sommet de son art, est un portrait implacable de la folie totalitaire et sanguinaire qui saisit les hommes engloutis par ce temps révolutionnaire comme suspendu au-dessus du Néant, où tout n’est plus que folie terroriste, violence paroxystique et inversion des valeurs, dans un enfer peuplé de têtes tranchées, de torrents de sang, de cris étouffés et de paroles interdites. Le Chant de l’Abîme.
Une machine infernale que rien ne peut arrêter. Et qui finit par broyer jusqu’au dernier de ses enfants. Comme Maximilien Robespierre rattrapé par l’angoisse et tapi dans son lit. Tandis que son frère Danton monte à l’échafaud sous le roulement des tambours. Et qu’un jeune enfant scande comme un réquisitoire macabre les articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, au nom desquels on a sacrifié toute humanité sur l’autel d’un Absolu : la Révolution érigée en seule Totalité.
Sorti en 1983, ce film franco-polonais se voulait une allégorie à peine voilée du face-à-face historique entre deux hommes, deux destins et deux révolutions. Celle agonisante incarnée par le général Jaruselski, exécuteur des basses œuvres de Moscou et fossoyeur de la Pologne. Et celle de l’ouvrier syndicaliste des chantiers navals de Gdansk, Lech Walesa. Icône de la Résistance de tout un peuple qui ne veut pas mourir, debout et poings levés contre l’ultime tentative de normalisation totalitaire. L’ami du pape polonais à la robe blanche maculée de sang, qui avait osé défier les héritiers de Staline, jusqu’à faire vaciller le Mur de la honte en risquant sa vie.
Ce n’était pas tout à fait un hasard si Michel aimait manier le verbe et la caméra avec autant d’acuité et de verve, mu par un sentiment d’urgence et par une passion impérieuse au service d’une Vérité qui se dérobe, rattrapée par cette religion profane des intellectuels marxistes de son époque, et du milieu littéraire qui l’avait porté.
La faucille et la Croix.
Je n’avais pas pu m’empêcher de voir en tout cas dans cet incendie qui avait en quelques heures ruiné toute une vie d’archives, comme un présage admonitoire, plus qu’un drame fortuit. Sinon une l’une de ces épreuves que nous inflige tantôt la vie, pour nous inciter à faire le deuil de ce à quoi on s’était plu à s’identifier. Pour se réinventer autre, mourir à soi-même, renaître et passer.
Qui sait…
Michel avait toujours manié la plume avec un art consommé de l’élégance et de la formule, teintées de provocation. Comme pour interpeller, tel un érudit inquiet faussement dilettante, toujours à l’écoute de ce qui peine à se dire derrière les badineries de l’amour et la poésie légère, antidotes au Zeitgeist.
Une fois franchi le seuil de cette grande maison familiale entourée de hautes haies d’arbres graves et penchés, d’hortensias rassurants et rebondis, de jonquilles dorées et de plantes aromatiques, il m’avait aussitôt présenté sa femme, leur fils Witold, son épouse et leurs enfants.
Nous nous étions installés sans trop de salamalecs autour d’un bon café et de quelques gâteaux, comme pour reprendre aussitôt notre discussion là où nous l’avions laissée. Sans nous attarder à des banalités mondaines.
J’étais très ému de revoir enfin mon vieux maître d’école, qui avait tant marqué mes jeunes années de lycée. Comme beaucoup de ses élèves qui l’avaient apprécié et admiré.
Michel avait été un prof hors du commun. Il avait su éveiller chez des générations de jeunes gens bien plus que le simple goût de la littérature, ou de la culture. En éduquant par le détour et la surprise, plus que par des cours magistraux, cet esprit critique qui permet d’entretenir un rapport libre aux œuvres, aurant qu’un regard personnel et distancié sur le monde, la culture, l’Histoire lointaine ou plus immédiate, les discours. A l’opposé de la soumission aux dogmes, et du culte votif des statues du Commandeur. Tous bien chamboulés par les agitateurs de tous poils qui tenaient la dragée haute en ces turbulentes années 1970. Et dont les échos filtraient à peine derrière les murs épais du Collège Passy Buzenval, où mes parents avaient tenu à ce que je fisse toute ma scolarité, par crainte des gauchistes hirsutes et des hippies fumeurs de joints qui trustaient les lycées publics.
Un pur délice chargé d’emotions contenues que ces retrouvailles, près de 40 ans après le bac !
Michel était tout sauf un homme figé dans des préjugés, ou gâté par l’esprit de sérieux. Et tout sauf un idéologue.
Plutôt un ruminant et un esthète fumeur de pipe, tantôt débordé par l’excitation, tantôt absorbé dans ses réflexions. Un témoin qui s’interroge sans se lasser sur son siècle. Avec un solide outillage critique, l’expérience d’une vie bien remplie de père de famille, de voyageur, d’enseignant, d’écrivain et d’artiste, qui avait tutoyé beaucoup intellectuels engagés. A l’instar de son ami Andrzej Wajda.
Il avait su toutefois garder un esprit alerte, de ceux à qui on ne la fait pas. Et cette curiosité amusée, comme un esprit d’adolescent qui nourrissait toujours une connivence complice pour les séducteurs, sinon pour la séduction.
Un jugement très sûr, aussi, quoique jamais catégorique ni péremptoire, pour les choses de la politique ou de l’esprit.
Il avait conservé cette distance discrète empreinte d’élégance, de prudence et d’humilité.
Il ne parlait jamais sans avoir pris soin de bien écouter. Ses jugements etaient sûrs, mais jamais tranchants ni définitifs. Il s’exprimait toujours avec tact, et le plus souvent, une grande économie de mots. Il ne s’écoutait jamais parler pour ne rien dire, ni pour le plaisir s’occuper le terrain, comme beaucoup de ces plumassiers et philosophes de plateaux. Ce qui, pour un acteur et un metteur en scène comme lui, tenait lieu de grande intelligence. Il distillait ses remarques, commentaires et conseils avec un souci de précision, de diplomatie, un humour incomparable, et quelques traits d’esprit qui faisaient toujours mouche.
Sa signature.
Jamais cet être pudique et bien élevé ne s’abîmait à patauger dans les affects, ni ne se laissait aller à des épanchements impudiques. Ce qui ne l’empêchait pas d’épingler la bêtise commune ou le manque d’à propos, non sans un certain sarcasme.
Il avait toujours gardé ce goût assez théâtral pour les belles femmes. Dont il savait parler avec un vocabulaire fleuri, en grand connaisseur de la psychologie féminine. Cela faisait partie de son personnage, qu’il surjouait parfois pour dissimuler une sensibilité gourmande.
Le cinéma et la photographie, presque autant que la littérature classique et contemporaine, étaient au cœur de sa vie. Deux formes d’art « modernes », qu’il pratiquait en spécialiste, avec maîtrise, nervosité et liberté. Il avait cette élégance et cette audace du portraitiste interpellé par le choc des volontés, des esprits forts et des masses drues. Dont il se reposait en cultivant son jardin, avec un appétit presque maniaque d’esthète sensuel appliqué à retenir, decrire et calibrer chaque menu plaisir, chaque rai de lumière saisi entre les ombres captées par l’œil de l’objectif. Pressé de comprendre, d’archiver et de témoigner. Sans jamais céder aux facilités de la déférence académique, de la complaisance obséquieuse, ou de l’arrogance vulgaire.
Très intelligent et très cultivé, il restait toujours ouvert aux formes et aux idées nouvelles. Se laissant à l’occasion interpeler par les propos saillants à contre-courant de la banalité ambiante. Tant qu’y soufflait l’esprit. Habité qu’il était par le goût des belles lettres et des âmes libres.
Il avait su nous initier, adolescents, aux grandes œuvres imposées par le programme, tout en osant des incursions inattendues dans des registres beaucoup moins conformistes. Notamment au travers des films qu’il présentait avec talent au ciné-club de l’école, avec l’aval bienveillant de la direction.
Jeune professeur et écrivain dans le Paris d’après- guerre, il avait côtoyé quelques figures marquantes de Saint-Germain-des-prés, de la Sorbonne ou de l’Institut, dans ce Quartier latin dépavé en pleine effervescence intellectuelle et révolutionnaire. Michel Foucault, Claude Lévi-Strauss, Althusser…
Mais toujours avec un certain recul, une exigence critique de vérité, sans doute hérités de son ascendance polonaise et catholique.
Même s’il cultivait la dialectique avec un brin de provocation calculée, et un vrai talent oratoire, il conservait un profond respect pour ce qu’incarnait la France du général de Gaulle. Ou pour ces grands intellectuels à rebours de l’idéologie dominante des années pré-Mitterrand, qui avaient peu la cotte parmi les lanceurs de pavés. Comme René Girard ou Raymond Aron.
Michel était tout sauf un esprit dogmatique. Quoique le contraire d’un naïf, il ne cessait de se laisser interroger.
Je me souviens d’analyses très freudiennes et hilarantes que distillait « Maître Rawicki » devant son public d’élèves de terminale, ravis d’assister à ses cours une fois leur bac de français achevé. Ses envolées lyriques sur la poésie symboliste de Nerval (Les filles du feu), le roman décandentiste de Huysmans, d’Annunzio ou Mishima, les nouvelles fantastiques de Jean Potocki, mais aussi la valse sensuelle des navettes spatiales dans le film 2001, ou les fantômes sanglants de l’hôtel Overlook dans le film Shining, feux chefs-d’œuvre de son réalisateur fétiche Stanley Kubrick. Ou encore le gros matou roux blotti entre les cuisses de la rousse Sigourney Weaver en petite culotte, s’apprêtant à quitter le vaisseau Nostromo dans le film Alien, le Huitième passager (1979). Ou encore cette scène baroque et gore du film polonais La terre de la grande promesse, où le patron capitaliste en frac et haut de forme et l’ouvrier syndicaliste en bleu de travail finissent tous deux dans une étreinte broyés par la grande roue de l’usine de filature, entraînés dans leur chute après un pugilat fatal.
Michel était très affaibli lors de nos deux dernières rencontres. Il s’était pourtant rétabli courageusement d’un méchant cancer. Son oeil était toujours aussi pétillant et curieux. Son verbe tour à tour enjoleur et pointu, plein d’humour.
Il semblait parfaitement conscient de son état, dont il ne faisait pas mystère, serein quoique un peu étonné de cet attachement nostalgique témoigné par un grand dadet à son « vieux professeur de français ».
Lors de nos longs échanges écrits étalés sur plusieurs années, je lui avais livré quelques extraits de ma prose. Qu’il avait lu avec intérêt, en me félicitant pour mon intelligence et mon style. Il m’avait gentiment incité à me lancer dans l’écriture de romans autobiographiques. Ce qui me semblait, à l’époque, difficilement concevable. Il me poussait surtout à me faire confiance, en m’affranchissant des scrupules et du passé.
Lors de nos longues conversations très amicales, en carresant le labrador golden devant la grande cheminée du salon cathédrale, j’avais échangé quelques mots avec sa femme. Une dame très intelligente et élégante. Leur couple semblait avoir traversé bien des épreuves, et leur amour semblait teinté d’un profond respect réciproque.
J’avais plus librement parlé avec leur fils. Un homme d’une quarantaine d’années, intelligent, ouvert, sympathique et très avenant, aux allures d’éternel jeune-homme.
Michel avait paru touché mais un peu surpris en me voyant revenir quelques mois plus tard dans sa retraite de Plouër, pour prolonger encore nos discussions. Il m’avait discrètement fait sentir que ces échanges affectueux étaient sans doute déjà empreints d’un parfum d’adieux.
N’ayant plus de nouvelles de lui, ni de réponse à mes appels téléphoniques depuis deux ans, je savais intuitivement à quoi m’en tenir, sans oser me l’avouer. Les derniers mots échangés avec son fils, son invitation à revenir quand je voulais dans cette maison où planait déjà comme un voile d’absence, résonnaient comme un passage de témoin.
J’ignore si je consentirai un jour prochain à écrire de vrais vromans tirés de mes expériences personnelles. Mais une chose est sûre : si j’ai quelque « vocation » ou destin à suivre dans ce domaine, je les dois beaucoup à Michel Rawicki. Qui aura été mon premier « maître », et m’aura initié à cet art d’observer, de vibrer, de penser, de s’exprimer avec exigence et liberté, de voyager en jouant avec les mots, les images, les symboles et les belles idées.
Il est loin ce temps béni où les intrigues et complots politiques évoquaient plus Shakespeare ou Machiavel, que cette tragicomédie trash aux confins de la décadence la plus humiliante. Un scénario totalement ubuesque – ou dantesque – où la France n’est plus que la honte et la risée du monde.
Face à des faits divers montés en épingle, et des affaires criminelles hissées en quelques heures au rang d’affaires d’Etat, face au maestrom panique d’une France en lambeaux où plus aucune institution ne tient, il est plus que jamais nécessaire de se tenir à distance de toute contamination spirituelle par le chavivari médiatique.
Les gazettes ont toujours fait flores en montant en neige l’écume du temps. Les choses ont empiré depuis que les grands médias au cœur de la société de l’information sont devenus des instruments privilégiés d’ingénierie sociale, utilisés tout à tour pour fasciner, terrifier, culpabiliser, désorienter, diviser ou manipuler les foules. Leur ôter tout libre arbitre et façonner l’opinion. Au seul bénéfice de ceux qui les contrôlent et pour servir leurs intérêts.
Depuis Edward Bernays (Propaganda, 1928), Michel Foucault (Les mots et les choses, 1973), Noam Chomsky (Manufacturing consent, 1988), ou même si l’on remonte beaucoup plus loin, Étienne de La Boétie (Discours sur la servitude volontaire, 1574), la chose est étendue : les médias sont des instruments du Pouvoir, chargé (par qui, pour quoi, au nom de qui ou de quoi ?…) de produire des discours, et à l’occasion experts dans l’art de manipuler.
Et certainement pas des organes indépendants destinés à délivrer une « information » aussi neutre, objective et factuelle qu’on nous incite à le croire.
Et si l’on va plus loin, les faits objectifs n’existent pas. Seul compte en définitive le regard que porte un acteur politique, économique ou médiatique sur une « réalité » qui demeure essentiellement intersubjective. Par exemple en isolant tel ou tel « événement » dans une actualité profuse, chaotique et discontinue que le réel. Et donc délivrer explicitement ou implicitement du sens. Y compris dans cette prétention mythique à l’objectivité. Selon ses convictions, ses représentations, ses croyances, des valeurs ou sa sensibilité propres. Mais aussi sa mission, ses objectifs, ou ceux assignés par ses employeurs : booster l’audience, rester fidèle à une ligne éditoriale fixée par un directeur de rédaction et les actionnaires de sa chaîne, en fonction de leur intérêts personnels qui se confondent souvent avec les objectifs stratégiques de leur groupe.
En vérité tout est politique. Il n’y a aucune information « neutre », ni aucun point de vue « indépendant ».
Surtout depuis que la course au scoop et à l’audimat a remplacé la déontologie du noble métier journaliste : un mythe romantique ou un souvenir du monde d’avant.
Comment ne pas percevoir dans cette avalanche calculée de sujets secondaires autre chose qu’une obsession inquiète à occuper l’espace des discours, de plus en plus contraints et codifiés par la censure ?
Ou une façon pour ceux qui emploient tous ces commentateurs chargés de bégayer vaniteusement les mêmes formules d’occuper les esprits, de saturer les consciences, afin que, prises par l’ivresse de la répétition, elles finissent par se persuader d’avoir une conscience individuelle, en relayant sempiternellement les mêmes discours creux.
Ce que Gilles Lipovestki appelait l’Ere du vide, ultime étape nihiliste de l’individualisme contemporain, coincé dans une chambre d’écho où tout n’est plus que crécelles stridentes, timbales qui résonnent, cris d’effroi, bruits et fureurs.
Dans ce théâtre vaniteux qui s’autocongratule à mesure qu’il brasse du vent ad libitum, la seule liberté interdite est d’aborder les vrais sujets. Ceux qui dérangeaient vraiment ceux qui entretiennent le brouhaha ambiant pour conforter leurs pouvoirs, à l’abri des critiques.
J’ai regardé 10 minutes Cnews hier soir. Et j’ai aussitôt zappé vers des préoccupations plus positives et terre-à-terre. A sage distance pour quelques jours encore du pays de Voltaire en proie au Chaos et à la Zizanie.
Qu’est-ce qui agite aujourd’hui les Gaulois réfractaires, et leurs légionnaires romains des camps retranchés du Petit bonhomme, dont personne ne parle plus, sinon pour répéter les mêmes indignations qui le font encore exister ?
L’affaire Sarkozy
Transformée depuis quelques mois en feuilleton judiciaire. Et désormais résumée à un pitoyable hallali orchestré par les médias contre un roi déchu, humilié, et sous les verrous.
Un roi expert au temps de sa superbe dans l’art de la traîtrise. Comme sa doublure usinée par McKinsey destinée à lui succéder 5 ans plus tard.
Sarko le martyr (de la gauche et des juges). Sarko l’incompris. Dont le peu d’honneur et de dignité qui lui restaient sont désormais livrés aux crachats de la Plèbe, et aux offuscations outrées des bourgeois qui voyaient encore hier en lui un authentique homme d’Etat. Et surtout un symbole du monde d’avant. Cette époque révolue où présider la France semblait encore avoir du sens.
Pourtant « Sarko l’Américain » n’avait rien d’un homme d’Etat, motivé qu’il était par tout autre chose que le bonheur des Français ou l’avenir de la France. Comme son ambition carriériste ou les calculs destinés à favoriser sa famille ou son clan.
Lui qui prétendait être « gaulliste« , après avoir conquis la machine à gagner les élections créée par ce Chirac qu’il avait honteusement trahi pour se rallier à l’ami de 30 ans, tout aussi maître en art de la traîtrise, appelé par Tonton pour cohabiter. Et dont les rondeurs onctueuses et le style de diplomate vieille France avait un temps séduit les nostalgiques des rois bourbons.
Sarko n’a jamais servi la France, sinon en apparence et en paroles, dans un cynique théâtre de dupes. Lui dont la généalogie et le premier mariage en firent le neveu par alliance d’un des plus hauts dirigeants de la CIA, Frank Wisner Jr. Lui-même héritier de Frank Wisner Sr., fondateur de l’OSS, prototype de la CIA. La plus grande agence de renseignement au monde.
Source : Wikipédia. Une « encyclopédie participative » contrôlée depuis des années (pour les sujets réputés les plus sensibles) par… la CIA.
Sarko est aussi depuis qu’il a vécu aux États-Unis l’ami intime de la famille Bush. Laquelle a donné à l’Amérique deux présidents néoconservateurs et non des moindres : George W Bush Sr., et son fils George W Jr., repêché après sa désintoxication par le clan texan pour servir de successeur commode à une dynastie de grands criminels yankees, à faire pâlir les têtes d’affiche de la série Dallas. Un clan qui a trusté l’appareil d’Etat américain pendant près de 3 décennies.
Entre temps le méchant Saddam Hussein était tombé en disgrâce pour avoir incendié les puits de pétrole du Koweït envahis en août 1990. Et pour avoir livré le protectorat israélien à une pluie de missiles soviétiques skuds. Avant d’être accusé par les mêmes faucons revenus au pouvoir et dopés par le 11 septembre de cacher des armes de destruction massive. De l’Opération Tempête du désert en mars 1990 pour mettre Baghdad au pas, au remake de 2003 afin de terminer le sale boulot commencé par Bush père, avec ses 2 millions de morts pour destituer puis éliminer le dictateur devenu l’ennemi public numéro 1. Qui finit piteusement sa carrière extrait manu militari comme un vulgaire truand de western de sa cachette en plein désert, et achevé sommairement sans procès.
Et puis le feuilleton a continué avec la traque de Ben Laden dans les grottes de Tora-Bora. Jusqu’à son « exécution » par les forces spéciales, filmées en direct par les satellites du Pentagone, en train de prendre l’assaut de son camp retranché au Pakistan.
Olivier Sarkozy, demi-frère de Nicolas, ne fut il pas quant à lui un ami tout aussi zélé de la famille Bush ? Lui qui fut co-Président du groupe Carlyle, le consortium pétrolier détenu conjointement par les familles Bush et Ben Laden.
Encore et toujours du grand théâtre que ces guerres des Bush menées à grand renfort de propagande comme tant d’autres au nom de la « démocratie« , contre un Axe du mal aussi mythique que messianique.
Plus personne ne doute aujourd’hui que ces millions de morts et ces méga tonnes de bombes à un million de dollars pièce qui ratissèrent les déserts d’Irak, de Syrie ou d’Afghanistan n’ont jamais servi à autre chose qu’à sécuriser la production et l’acheminement des précieux hydrocarbures vers les ports de la Méditerranée, moins dangereux que le Détroit d’Ormuz. Et accessoirement, à faire bondir le cours du brut en déstabilisant ces régions, afin de rendre bankable ce vilain gaz de schiste qui dormait dans le ventre de l’Alaska. Depuis qu’Exxon en produit en masse, avec une rentabilité fort enviable, les USA sont redevenus le premier producteur de pétrole au monde, devant leurs amis saoudiens et le Venezuela : une première depuis les premiers derricks érigés au Texas et dans le Far West au 19e siècle.
Bien avant que les entrepreneurs de la Couronne britannique suivis par les Rockefeller ne bâtiseent un nouvel empire pétrolier au Moyen-Orient, dans ces folles années 1920 qui suivirent l’armistice de 1918, où valsèrent les fortunes jusqu’à enflammer Wall Street. Cette région fut sommairement découpée à l’avantage des nouveaux maîtres du monde. Qui mirent sur le trône une dynastie d’opérette de bédouins wahabbites autoproclamés gardiens des lieux saints de l’Islam : la seconde manne financière pour ces nababs assurés d’un avenir prospère.
Et puisqu’on évoque les grands empires et l’opérette, venons-en à cette fameuse affaire des diamants volés de l’impératrice Eugénie.
1.300 en une seule nuit, tout de même. Au cœur du plus beau musée du monde, surveillé par une armada de systèmes de sécurité. Plus une poignée d’émeraudes dérobées par Dieu sait qui.
Des bourreaux dont les héritiers actuels aux discours tout aussi belliqueux se nomment Klaus Schwab, ex Président récemment démissionné du Forum de Davos, une institution mondialiste privée créée en 1971 par le groupe de Bilderberg. Ce fils d’un industriel nazi est depuis 54 ans l’inquiétant gourou adulé par 3 générations de Young global leaders, des pupilles mises en couveuse qu’il a patiemment repérées, distinguées et formées dans sa pépinière de jeunes talents entraînés au « leaderdhip » : le catéchisme néolibéral « progressiste ».
Dont la fameuse couronne impériale, qui aurait tristement fini sa cavale abandonnée dans un caniveau.
Shocking, isn’t it!?
Un butin conséquent, mystérieusement volé par un Arsène Lupin qui n’a pas eu l’élégance de signer son forfait. De quoi enflammer aussitôt l’imaginaire des fans de romans policiers et de théories conspis.
Seule question à se poser, en suivant le fil d’Ariane des logiques de l’Argent et du Pouvoir, vraies divinités totémiques de ce monde : à qui profite le crime ?
Concernant la déchéance annoncée de Sarkozy, le pedigree de cet ancien président n’aura pas échappé aux plus fins observateurs. Pas plus que le caractère choquant de son lynchage public, qui suscite plus d’interrogations sur son largage par le pouvoir en place dont il fut l’ami, l’ardent supporter, le conseiller et confident, que d’émotions surjouées du dernier carré des fidèles de LR.
Un ex Président bling bling, remarié à une riche actrice et ancien mannequin issue de l’aristocratie italienne. Un histrion fils d’immigrés hongrois, rongé dès son entrée à 17 ans en politique, au RPR et à la mairie de Neuilly, par une ambition personnelle et un penchant pour le népotisme démesurés.
Quoique prétendument « gaulliste » et admirateur comme son grand-pere de l’homme du 18 Juin. En tout cas héritier intriguant d’un parti, l’ancien RPR de Jacques Chirac, devenu la machine à gagner UMP.
Un arriviste cynique, finalement sacré roi en 2007, après avoir flingué l’un après l’autre ou rangé sous sa coupe tous les prétendants au trône : Balladur, de Villepin, Juppé, et toute la garde prétorienne de la Chiraquie.
Or ce lynchage intervient précisément au moment où le Résident actuel de l’Elysée est sur un siège éjectable. Emmanuel Macron, désavoué par 3/4 des sondés, qui se déclarent pressés de le voir quitter ses fonctions au plus vite, après avoir tant nui à son pays et sali sa fonction.
Qu’il démissionne (impossible). Qu’il soit destitué par le Parlement, au terme d’une procédure engagée selon l’Article 68 (tout aussi impossible). Qu’il soit remplacé par n’importe quel guignol de gauche, de droite, du centre autoritaire, ou tombé de la lune. Mais pourvu qu’il dégage !
Celui a été « élu » en 2017 sur fond d’affaires et de dégagisme est devenu le président et l’homme politique le plus haï des Français.
Un peuple qu’il avoue mépriser. Et qu’il a méthodiquement abusé, maltraité, ruiné, trahi et même dynamité, en jetant « une grenade dépouillée dans les pattes » de ses représentants, lors de cette dissolution sabotage qui a fait revenir la France au stade pitoyable du régime des partis et des petits arrangements entre copains.
Des mœurs typiques de cette IVe République, que dénonçait à juste titre de Gaulle. Et dont la nouvelle Constitution léguée aux Français par le général était supposée éviter les écueils.
Quant à Macron, il jouit du spectacle de cette République dont il est la pire des impostures et le fossoyeur désigné. Une République qu’il a achevé de dynamiter en retournant le suffrage universel en arme de dissolution massive des institutions, et en arme de destruction massive pointée contre son peuple. En plongeant du même coup la France dans la pire crise de régime de son Histoire depuis la guerre d’Algérie.
Un coup de maître. Les stratèges de McKinsey ont dû bien bosser.
Une tactique sournoise, digne d’un petit merdeux fils-à-Papa narcissique et pervers, qui casse les jouets de ses petits camarades et leur jette à la figure, assuré d’être protégé par sa maîtresse amoureuse de lui. Et par son directeur d’école qui entretient cyniquement le désordre dans la cour de récré pour réclamer une rallonge budgétaire à son ministre de tutelle, afin de mieux assurer « la Sécurité » de l’établissement et des petits nenfants dont il a la charge.
Mettre quelques gendarmes de plus derrière chaque pilie pour calmer à des parents paniqués, ou sous chaque arcade du Louvre pour en protéger les trésors, voilà l’enjeu. Le seul en vérité.
On en revient aux fameux diamants d’Eugénie. A 88 millions d’euros. Une sacrée somme, « volée sur nos impôts« . Ceux qui bossent consciencieusement pour payer des bonnes études à leurs chères têtes blondes, et qui s’indignent à juste titre de voir les joyaux de la couronne piétinés comme un butin de braqueurs abandonné au milieu des détritus sur la chaussée…. Par qui ? Par un voleur à la solde de quelque mafia du crime ? Mais quelle mafia ?…
Ou, plus symboliquement, par ces Mozart de la finance qui spéculent sur l’autodafé sacrificiel de leurs concitoyens, et déclenchent partout des incendies en saccageant Rome, tel Néron retranché dans son palais.
Eux qui préfèrent sabler le champagne avec des drag-queens, des stars du show biz et des racailles devenues les héros du Stade, que de veiller aux intérêts de ceux qui les ont naïvement élus.
Certes, le fait qu’un inconnu puisse s’introduire dans le sanctuaire du Louvre qui a vu s’ourdir en ses murs bien d’autres crimes et complots, pour voler une tiare qui fait partie du patrimoine national a de quoi faire frémir les braves gens. Et s’égosiller tous les angoissés subventionnés de « la Sécurité », confits de dévotion devant Pascal Praud parmi d’autres visiteurs du soir.
Certains amateurs de théories « complotistes » brodaient déjà lundi en dressant un parallèle entre le vol de la couronne impériale et les zones d’ombre – certes très troublantes – de l’incendie de Notre-Dame. Un évènement traumatique dont les conclusions du rapport d’enquête, commandée par Macron à un général intègre mystérieusement défunt après les avoir remises, n’ont jamais été publiées.
Rappelons que beaucoup de Français d’un certain âge restent encore fidèles à l’esprit du général de Gaulle. Lequel avait prophétisé cette gabegie. Ils fondent quelques espoirs de salut en notre armée, dernier rempart et dernier recours à leurs yeux pour sauver la France sinon cette République déclarée « une et indivisible« , toutes deux livrées à la Division, à la Dilution, et aux pires humiliations.
Faute de dirigeants suffisamment compétents et intègres, dit-on.
La faute aux Français ? Qui n’auraient que ce qu’ils méritent. Avec ce personnel politique archi corrompu par les lobbies qui les financent, et de plus en plus corruptibles, parce d’une médiocrité affligeante, d’un égoïsme carriériste et d’un cynisme moral des plus coupables.
Un discours trop facile, dicté par la culpabilité et le ressentiment. Et qui cache les vrais enjeux. Même si se faire élire en flattant encore et toujours des électeurs et ce peuple hypocritement déclaré « souverain« , pour ensuite servir ses propres intérêts et ceux de ses amis, quitte à racler les fonds de tiroirs quand les caisses sont vides (en théorie) avant de prendre le large comme de vulgaires racailles de banlieue qui fuient la descente de flics après avoir pillé le Lidl du coin… Pas vraiment un gage de confiance et d’honnêteté.
Le seul avantage dans ce gâchis monstrueux, c’est que désormais une grande majorité de Français, comme d’autres citoyens européens soumis aux mêmes désillusions, ont les yeux bien ouverts et contemplent, hagards ou furieux, l’étendue du désastre.
Ce qui n’était pas encore le cas lors de la crise des Gilets jaunes, celle des retraites ou du Covid. Et même au cours des crises qui ont succedé. Jusqu’à ce que la France du Terminator de l’élite globale ressemble à Rome en flammes saccagée par Attila, ou aux ruines fumantes de Gaza, bientôt transformée en casino.
Alors que faire ? Vers quel sauveur se tourner ?
Hélas il n’y en a pas. Et il n’en viendra plus aucun.
Depuis la tribune des officiers publiée dans le Monde en 2022, certains rêvent encore d’un coup d’éclat salutaire venu de la Grande muette.
Mais un quarteron de généraux en retraite qui déposeraient manu militari la marionnette afin de restaurer ce qu’il reste d’illusion démocratique et sauver les institutions effondrées sous le poids du mensonge qui les a vidées de leur substance, c’est impensable.
Vouloir rendre au peuple son suffrage est un noble dessein. Libérer les institutions républicaines de la pieuvre des argentiers et épiciers anglo-saxons qui contrôlent en sous-mains tous les domaines du pouvoir régalien, voilà un objectif que les plus sensés seraient en droit de promouvoir.
Mais jamais aucun général d’Etat major ne s’aventurera dans pareil traquenard. Même si l’on en discute entre militaires de carrière, qui restent des hommes d’honneur fidèles aux institutions, à la France et à la figure du grand homme, père de la Nation.
Ce général providentiel qui a incarné la France. Ce qui lui valut d’être trahi et lâché par tous, à commencer par Pompidou. Et dont tous les nains font mine aujourd’hui de se réclamer, de Marine Le Pen à Mélenchon, en déplorant qu’il ne soit plus là. Lui qui a légué en héritage à cette France qu’il aimait tant cette Ve République qui n’est plus qu’un hideux cadavre.
Notamment depuis que cette Caste a fait élire en 2017 un avorton sorti de nulle part, créé par son principal pygmalion, la famille Rothschild. Un mirage qui a doublé en quelques mois tous ses rivaux, tous ses adversaires, pour se laisser hisser au sommet du pouvoir. Généreusement aidé par un aréopage record de bonnes fées. Parmi lesquelles toutes les plus grandes fortunes nationales. Ces actionnaires des multinationales qui font et défont l’économie française et européenne. Et qui contrôlent tous les médias qui font et défont les fortunes.
Mais alors que la guerre d’Algérie tourne à notre désavantage, plus de 60 ans après les Accords d’Evian, pas question de ranimer de mauvais souvenirs. Qui tourneraient immanquablement au désastre pour des frondeurs humiliés et évincés de l’Etat major par leur « chef » que je suis.
Fussent-ils des hommes d’honneur et de conviction prêts à verser leur sang ou celui de leurs hommes pour sortir leur pays de l’ornière. Mais comment répondre à son devoir d’incarner tout autant l’Espoir et la raison d’Etat ? A défaut de cette belle illusion gaullienne de légitimité « démocratique« . En sauvant les institutions de la honte et de l’oubli, comme de Gaulle avait sauvé la France du déshonneur et du risque de mise sous tutelle américaine, après les humiliations subies par les Français durant l’Occupation.
On n’ira pas jusqu’à faire le parallèle entre la situation actuelle, avec cette Ve République agonisante et cette pauvre France livrée au chaos sans sauveur charismatique pour restaurer sa dignité et son honneur sinon sa grandeur, et la France humiliée, outragée martyrisée après 4 ans de joug nazi, trop heureuse de prendre enfin sa revanche sur ses bourreaux.
Des Nazis qui loin d’avoir été battus en 1945 bougent encore et se portent à merveille sous les traits de leurs héritiers.
Parmi lesquels Ursula van der Leyen, fille de Nazis, Keir Starmer, l’actuel Premier ministre travailliste britannique et 7e YGL à ce poste depuis Tony Blair. Mais aussi le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz (YGL et ancien dirigeant de McKinsey), Emmanuel Macron (YGL et fils adoptif de la famille Rothschild), ou Vololymyr Zelensky (YGL et marionnette de la CIA, de l’OTAN, des oligarques et milices néonazies ukrainiennes).
Une belle photo de famille.
On serait tout de même en droit de s’interroger sur ces coïncidences éloquentes. Du moins si l’on sait déjouer les pièges d’une histoire officielle, toujours « écrite par les vainqueurs« , comme disait assez justement le collaborationiste Brasillach, qui savait de quoi il parlait.
En attendant la France meurt et Macron est toujours insolemment accroché au fauteuil du général.
Le salle gosse préféré des oligarques rêve déjà de jouer à la guerre contre la Russie. Une de ses ultimes cartouches pour se maintenir artificiellement et illégalement au pouvoir. En contournant le vote du Parlement nécessaire selon la Constitution pour engager des troupes franco-euroéennes, déjà présentes officieusement sur le sol ukrainien. Et en s’octroyant une fois de plus, illégalement et illégitimement, les pleins pouvoirs. Cette fois en vertu de l’Article 16, dans le cas hypothétique où ses mentors décideraient de jouer ce va-tout dans une stratégie du pire.
Pour l’heure cela fait déjà plus d’un an que le spectre d’une guerre mondiale de haute intensité entre l’OTAN et la Russie alliée à d’autres puissances nucléaires comme la Chine, l’Inde ou le Pakistan plane au-dessus de nos têtes.
Difficile de ne pas songer à cet avertissement d’un jeune rabbin galiléen il y a presque 2.000 ans :
« Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » (Mathieu 24:6)
Les néo-nazis de Bruxelles et du Deep state américain, ainsi que ces marionnettes de la haute finance apatride qui ont vendu leur âme pour quelques reliques de pouvoir et un plat de lentilles, savent bien que leur heure de gloite est passée.
Ils ne se maintiennent au pouvoir pour quelques temps encore qu’en spéculant sur la vie de milliards d’êtres humains qu’ils méprisent, dont plusieurs millions de leurs concitoyens. Pourvu que les usines tournent à plein régime et que la Bourse s’affole pour en tirer les bénéfices.
Dans un monde livré aux appétits les plus cyniques et décomplexés, tel un jeu de Risk grandeur nature, seul compte l’avancée stratégique et la faculté à anticiper les coups des autres joueurs.
Les gens de ma génération se souviennent de Wargames. Une comédie américaine de John Badham sortie en 1983, qui surfait déjà sur l’angoisse apocalyptique en pleine guerre froide dominée par l’affrontement entre les deux blocs capitaliste et communiste, dirigés respectivement par Ronald Reagan et Iouri Andropov.
En vérité peu de choses ont changé dans la mise en scène actuelle. Sinon que le monde s’est complexifié et recomposé. Mais les logiques du Pouvoir ont toujours besoin d’un adversaire, réel ou imaginaire, pour justifier leur permanence en perpétuant des combats au nom de ceux qu’ils prétendent dominer, défendre ou représenter.
Tout se joue donc dans un théâtre grandeur nature d’apparences trompeuses et de fictions. Jouer à faire la guerre, la vraie, au risque de détruire l’humanité sinon la planète qui s’en contrefiche, est une façon prométhéenne de mettre en scène les limites d’un paradigme du Pouvoir qui ne correspond plus aux aspirations de la conscience collective, travaillée par des forces contraires d’ascension et de destruction.
De l’issue qui se dessinera (décidera), et du scénario qui prévaudra dans cette dimension temporelle où nous vivons encore, d’un destin à un autre pour l’humanité qui semble prêt à précipiter, suspendu au-dessus de l’abîme et écartelé entre les forces du chaos et celles de la lumière, dépendra l’avènement de l’Avènement.
Non sous la forme d’un Événement. Ni même d’un Dévoilement. Mais d’un éveil de la conscience collective à ce qui n’est pas encore pleinement réalisé mais déjà là.
« Avènement » vient de la racine latine ad-venire = venir au-devant de, arriver, se produire. Ce qui suppose que ce qui advient est déjà réalisé « ailleurs », sur un autre plan de la réalité, qui n’est pas séparé mais au contraire profondément relié à la trame existentielle, temporelle.
Le bruit, la fureur et cette dispersion spirituelle permanente qu’entretiennent les médias en égarant les consciences obnubilées par des non-sujets qui s’évacuent l’un l’autre, sont des pompes à énergie qui empêchent à la conscience de voir les choses avec clarté et profondeur.
Alors qu’il faudrait au contraire cultiver le silence, la distance et l’équanimité, pour traverser sains et saufs tous ces orages qui ressemblent à des dragons de fumée chimériques.
Quand bien même et précisément dans ces moments où nos âmes sont tentées de se laisser happer par le doute, la peur et ces illusions, toutes mensongères mais saisissantes de réalité.
Mais parvenir à un tel détachement est le travail d’une vie. La nôtre en tant qu’individus. Et le travail de la Vie. Cette force créatrice dont la substance énergétique est l’Amour, sur lesquel la mort n’a pas de prise. Sinon pour la maintenir dans une dynamique d’évolution, de transformation, de cycles de renaissances et de résurrections ininterrompues.
Notre espèce vit une crise de conscience. Reliée à toutes les autres espèces et intriquée à toutes les formes de conscience dans tous les Univers. Dont chaque conscience évoluée, ici comme ailleurs, s’émeut d’assister à cet Avénement unique dans notre Histoire.
Nous ne pouvons ni fuir ni minimiser ni nier l’importance d’un phénomène aussi unique et aussi critique. Mais dont nous sommes néanmoins tout autant les sujets, les auteurs et les participants.
Ces vérités vont bien au-delà des vaines arguties qui agitent le Landerneau ou le théâtre de Guignol politico-médiatique. Celles-ci ne représentent que le vacarme des émotions amplifiées, généré par le huis clos des esprits enfermés dans une chambre d’echo, mus par la peur ou l’orgueil, et qui tournent à vide en ignorant ce qui les déterminent.
La logique du « mimétisme » au cœur des mécanismes anthropologiques, symboliques et spirituels de la violence et du sacré, telle que l’a remarquablement décrite le philosophe René Girard, est la clé qui permet de comprendre ce piège dans lequel le Hamas a enfermé Israël.
La nation, l’identité et la cause « palestiniennes » (dont le Hamas n’a que faire) se sont construites par la violence dans un rapport de symétrie mimétique, en réaction à l’existence, à la nation et à l’identité d’Israël, comme au projet sioniste. En récupérant les mythes et les discours nationalistes qui ont justifié les moyens utilisés par Israël pour reconquérir sa terre, gagner son « Indépendance » et repousser les attaques de ses ennemis arabes coalisés contre lui. Dans une guerre présentée comme « existentielle« , dont la Shoah est la matrice, point d’orgue de toutes les tribulations bibliques et historiques du peuple élu. Et dont Gaza représente aujourd’hui une sorte d’impasse stratégique et idéologique, mais aussi la synthèse et le point de focalisation critique.
Exactement comme l’Islam s’était constitué à partir du 7e siècle dans une volonté de réappropriation mimétique, de substitution, d’annihilation et de conquête territoriale, idéologique, symbolique, religieuse et spirituelle vis-à-vis du judaïsme et du christianisme. En substituant, par des raccourcis et des tours de passe-passe grossiers, à la notion de peuple élu et à la figure du Christ, messie-roi d’Israël et des nations, l’Oumma et la figure de Muhammad, prophète ultime, apôtre du Djihad, et annonciateur d’un messie apocalyptique repoussé à la fin des temps et au Jugement dernier. Et non entré dans l’Histoire sous les traits du Jésus historique, mort et ressuscité, comme le prétendent les Évangiles.
Or nous, c’est-à-dire le monde occidental et le monde musulman, qui partageons en commun (d’un point de vue culturel et symbolique) une même racine moyen-orientale, sémite et juive, sommes précisément arrivés à ce moment de l’Histoire qui est la fin de l’Histoire, en tant que processus historique.
Un processus arrivé à son terme, où le « Verbe » a travaillé les consciences en s’incarnant dans une dialectique horizontale, selon une logique de conquête des territoires et des esprits, mu par une volonté de déconstruction des cristalisations autour de la terre et des pouvoirs, jalousement possédés et sacralisés selon le modèle de sacralité universel exposé par René Girard.
Sacralisés au bénéfice du pouvoir politique et militaire d’abord, autour de la figure de l’empereur oint au nom d’une Transcendance qu’il était supposé servir. Puis au bénéfice du pouvoir économique et du Social englobant, selon une dialectique propre au totalitarisme de l’Argent-roi ou à celui du Collectif élevé en Transcendance. Tout deux en voie de fusion définitive dans le paradigme oligarchique occidental du Nouvel ordre planétaire.
Ce processus de spiritualisation avait démarré avec les premiers martyrs de l’église primitive. Il s’achève avec la faillite du dernier avatar du christianisme humaniste : l’idéologie maçonnique des droits-de-l’homme et du Progrès.
La révélation des biais et des mensonges destinés à justifier la violence – violence d’Etat, du Prince, de la guerre économique ou du Marché élevé au rang de Totalité, comme de toute religion ou idéologie idolatrique, sacrificielle et totalitaire – se traduit par un mouvement parallèle de verticalisation du Sens, vécu désormais sur un mode hyper dramatique : dans une exacerbation des tensions, qui conduit vers une conflagration ultime, ou le fantasme d’une impossible sortie panique par le Haut.
Face à ce mouvement de la conscience collective, le Hamas est clairement dans une logique nihiliste de Destruction totale. Celle du Sacrifice ultime, collectif et définitif.
Théoriquement, en espérant forcer l’avènement du Sens. C’est-à-dire la Venue d’un hypothétique messie auquel il a cessé de croire, piégé par sa fascination mimétique et l’ivresse de la violence, érigée en seule sacralité. Dans une impasse et une surenchère du mal, qui conduit à la destruction radicale de toutes les valeurs qui fondent l’humanité, un retour à la barbarie, et un cynisme absolu. En retournant dans une fascination morbide toute pulsion de vie en pulsion de mort. Et en cannibalisant toute énergie de création au profit du vertige du Vide. Rendant impossible toute mise en perspective morale ou éthique qui permet de construire un rapport au Sens.
Cette Fin de temps à la sauce Hamas ressemble au mythe grec de Chronos (Saturne dans la mythologie grecque) : le Temps qui fuit, qui agonise en dévorant ses propres enfants : l’humanité coincée dans son Ascension.
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Illustration : Saturne dévorants ses enfants (Goya)
À LIRE ABSOLUMENT ET À DIFFUSER
Analyse lucide et implacable (assez désespérée) de la situation du conflit israélo -palestinien par Roby Spiegel- août 2025
Comme en écho, le président Herzog vient pour la première fois dénoncer l’attitude les dirigeants occidentaux de manière virulente et peu diplomatique en les traitant de « bande de lâches ».
Voici son analyse :
Israël se trouve aujourd’hui dans une guerre dont il ne peut ni sortir vainqueur ni se retirer indemne.
Non parce qu’il manquerait de puissance militaire, mais parce que cette guerre a été soigneusement conçue pour être perdue, quelle que soit l’issue.
Le 7 octobre a marqué plus qu’une attaque. Car c’était un piège. Un choc pensé pour enfermer Israël dans une impasse. En massacrant des civils et en enlevant des otages, le Hamas n’a pas lancé une offensive pour obtenir des concessions. Il a mis en place une stratégie de pourrissement. Une guerre sans fin, sans vainqueur, sans horizon.
Le Hamas ne cherche ni un Etat ni une victoire militaire. Il cherche la disparition d’Israël, et pour cela, il est prêt à tout perdre. Gaza peut brûler, ses enfants mourir, ses infrastructures s’effondrer car cela lui est égal, pourvu qu’Israël saigne. C’est une stratégie sacrificielle, nihiliste, presque religieuse dans sa logique. Et elle repose sur deux piliers : l’enlisement militaire, et la manipulation émotionnelle des opinions occidentales.
Car le véritable champ de bataille, ce ne sont pas les ruines de Gaza. Ce sont les plateaux de télévision, les réseaux sociaux, les universités américaines et européennes et les manifestations dans les rues des grandes villes. Le Hamas a compris ce que bien des stratèges israéliens ont sous-estimé : dans un monde gouverné par l’image, la guerre ne se gagne plus avec des chars, mais avec des récits. Sa force est dramaturgique, pas militaire.
En retenant des otages, le Hamas rend tout compromis impossible. En se dissimulant dans les hôpitaux et les écoles, il rend toute riposte insoutenable. Chaque action d’Israël est détournée pour apparaître comme une faute morale. Dans cette guerre asymétrique, chaque victoire militaire devient une défaite médiatique. Et le monde, saturé d’images mais privé de contexte, réagit aux émotions plus qu’aux faits.
Ce piège n’aurait pas fonctionné sans la collaboration des démocraties occidentales. En exerçant la pression sur le pays attaqué plutôt que sur les preneurs d’otages, elles inversent la logique morale. En reconnaissant un Etat palestinien sans exiger le désarmement du Hamas, elles offrent une récompense politique au terrorisme. Et ce faisant, elles encouragent sa répétition.
Il faut aussi parler de ceux que Lénine appelait les idiots utiles. Certains d’entre eux se trouvent, hélas, au sein même du peuple juif ou d’Israël. Animés d’un scrupule moral presque sacrificiel, ils veulent à tout prix incarner une forme de pureté éthique. Leur exigence est sincère, mais si détachée des réalités qu’elle en devient aveugle. Ils analysent cette guerre comme s’ils avaient affaire à des démocrates européens, alors qu’ils font face à une organisation terroriste fondamentalement étrangère à leur cadre mental. A cela s’ajoute parfois une motivation plus subtile, moins avouée : le besoin d’être perçus comme des bons Juifs aux yeux de leurs cercles non juifs, de continuer à être invités, félicités, écoutés à condition, bien sûr, de montrer qu’ils ne sont pas comme les autres, qu’ils savent prendre leurs distances avec Israël. Ce souci d’acceptabilité sociale, aussi humain soit-il, devient politiquement dangereux quand il vient cautionner, même indirectement, le discours de ceux qui souhaitent la disparition d’Israël.
Car le Hamas n’a pas besoin d’être soutenu. Il lui suffit qu’Israël soit affaibli, délégitimé, isolé. Et dans cette entreprise, toute voix juive ou israélienne qui doute publiquement du droit d’Israël à se défendre devient, malgré elle, un levier de cette stratégie.
Soyons lucides : un cessez-le-feu assorti de la libération de tous les otages, sans la reddition du Hamas, est un mirage. Le Hamas n’a aucun intérêt à terminer cette guerre. Les otages sont ses armes, ses projecteurs, ses gages de survie. Il les maintiendra, car leur existence maintient le conflit. Ils ne sont pas faits pour être libérés. Ils sont là pour durer, pour servir.
Et pendant que cette guerre de récits fait rage, ses effets ne s’arrêtent pas aux frontières d’Israël.
Partout dans le monde, et de manière particulièrement flagrante ces derniers jours, les actes antisémites explosent : insultes, agressions, boycott des artistes israéliens, intimidation de touristes, pressions dans les universités, attaques contre des commerces ou des écoles juives. L’antisionisme radical, mis en scène par le Hamas et relayé sans filtre par certains médias et activistes, se transforme en une haine palpable, concrète, quotidienne.
Ce climat d’hostilités engendre un profond malaise au sein des communautés juives, partout sur la planète. Beaucoup n’osent plus dire qu’ils sont israéliens. D’autres se taisent sur leur identité juive. Il ne s’agit plus d’un débat d’idées : il s’agit de sécurité. La violence symbolique, médiatique et diplomatique contre Israël alimente un antisémitisme décomplexé, qui met en danger des millions de Juifs n’ayant rien à voir avec le conflit armé. Ce n’est pas seulement Israël qui est ciblé. C’est ce qu’il représente. Et tous ceux qui lui sont liés.
Dès lors, deux chemins, tous deux tragiques se présentent :
– Continuer l’opération, coûte que coûte, pour démanteler le Hamas jusqu’au dernier tunnel, au prix d’innombrables vies, dans un isolement croissant, et sans aucune garantie de succès.
– Ou se retirer, laissant le Hamas debout, et acceptant implicitement qu’un nouveau 7 octobre se prépare.
Ce n’est plus une question de victoire. C’est une question de forme : quelle forme de défaite est la moins dangereuse ? Quelle perte est la moins irréversible ? Dans ce piège chaque mouvement est anticipé par l’ennemi, même le courage devient vulnérable.
Et le plus tragique est sans doute là : la stratégie du Hamas fonctionne. Non pas parce qu’elle est brillante, mais parce qu’on la laisse fonctionner. Parce qu’on continue de juger Israël selon les critères d’une guerre conventionnelle, alors que ce à quoi il fait face est une machine à manipuler les émotions, à retourner la morale, à instrumentaliser la compassion.
Dans ce théâtre cruel, ce n’est pas le réel qui compte. C’est l’image du réel.
J’aspire de toutes mes forces au retour des tous les otages, de tous nos soldats et à la fin de ce conflit qui permettra à toute une nation de se reconstruire et de vivre comme elle l’a toujours désiré depuis sa création : en paix et en sécurité.
Cette courte vidéo, publiée par un jeune internaute catholique sur Instagram, reflète un discours de rupture franche et assumée qu’on n’entend quasiment jamais chez les bons cathos, surtout en France.
Selon certains commentateurs et sociologues, il reflèterait un phénomène contemporain, très récent et encore très marginal, de réveil de la foi. Mais aussi d’une conscience personnelle très affirmée chez certains jeunes catholiques, qui s’accompagne d’une nouvelle forme d’engagement et de témoignage, radicalement opposés aux discours et aux formats habituels.
Dans les cas les plus softs, nombreux et plutôt anciens, il s’agit d’un engouement chez certains jeunes catholiques issus de milieux plutôt aisés, conservateurs et attachés aux valeurs traditionnelles, pour les rassemblements œcuméniques un peu scouts, du type frats, recollections, pèlerinages, JMJ. Ou ces méga concerts et festivals charismatiques un peu kitsch quoiqu’ils se veulent très tendance, parfois truffés d’effets spéciaux.
Des évènements qui font largement appel aux nouvelles formes artistiques, très prisées des jeunes, et à la technique. Destinés à renouveler les formes liturgiques, et à manifester autrement un besoin personnel d’appartenance à une communauté, ou d’exprimer autrement sa foi, dans un contexte culturel et politique qui tend à ringardiser ou critiquer toute forme d’expression de la foi. Catholique du moins.
Ces événements à la fois religieux, artistiques, médiatiques et festifs, ont parfois pour objectif de mettre revaloriser le patrimoine religieux, grâce à une scénographie esthétique et innovante qui fait la part belle aux nouvelles technologies. Comme ces illuminations spectaculaires de la façade ou de l’architecture intérieure des cathédrales, lors de sons et lumières grandioses.
Notamment lors de la cérémonie officielle très attendue pour la réouverture de Notre-Dame, ravagée en 2019 par un « incendie accidentel« , dont les conclusions d’enquête n’ont toujours pas été publiées après les fuites malencontreuses du général nommé pour la mener, qui avait laissé entendre qu’il s’agissait d’un acte criminel. Un homme courageux, gravement défunt depuis d’un malheureux cancer…
Un évènement plus politique et médiatique que religieux, ultra politiquement correct et très aligné idéologiquement, auquel s’est complaisamment prêté l’archevêché, et qui fut avant tout une
large opération de récupération politique de l’Elysée, pressé de faire du cœur spirituel de Paris une vitrine du pouvoir (sataniste et maçonnique), et de Notre-Dame vidée de son âme par 5 ans de travaux opaques, un musée pour épater la galerie des touristes surnuméraires, qui poireautent gentiment sur le Parvis avant de suivre un parcours fléché, cadencé, vidéosurveillé et ultra sécurisé. Alors que le carré réservé à la prière est réduit à un enclos ridicule digne du Salon de l’agriculture.
Signe des temps…
Ce type de renouveau était autrefois assez marginal, plutôt de gauche, et principalement incarné par la mouvance charismatique. Avec des formes – rassemblements et concerts en plein-air, formations pop, rock, hip hop, R&B, voire électro ou techno, type festivals trance ou rave parties… – souvent inspirées par les nouvelles liturgies issues des églises protestantes évangéliques, ou du mouvement des églises émergentes aux États-Unis.
Mais les institutions ont vite saisi face à l’engouement des jeunes pour ces nouvelles formes d’expression de la foi, autrefois stigmatisées comme déviantes ou profanes, qu’il y avait là matière à récupération afin de ramener rapidement les jeunes ouailles séduites par la concurrence vers le giron de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, un temps ringardisée et déclassée par l’évolution trop rapide des mœurs et des mentalités.
Une nouvelle génération de jeunes prêtres et de fidèles, décomplexés, plus dans leur siècle et affranchis des frilosités de leurs parents, mais cependant fidèles à une certaine tradition, est passée par là.
Et pourtant, rien de nouveau sous le soleil !
Puisque l’Eglise romaine a toujours agi ainsi, cherchant à utiliser à son avantage et pour servir ses intérêts les meilleurs artistes de son temps, les plus inventifs et audacieux. Comme Michel-Ange, Raphaël, ou même le sulfureux Caravage.
La Contre-réforme catholique est même née de cette stratégie marketing, et d’une volonté très politique de reconquérir rapidement les esprits. Afin de contrer les succès de la Réforme, luthérienne et calviniste, où s’étaient abîmés beaucoup de bons catholiques. Parmi lesquels plusieurs princes de sang, et même un roi de France, Henri IV, qui dut pourtant abjurer sa foi huguenote pour endosser la couronne de France. Avant de permettre à ses frères protestants de pratiquer librement leur culte grâce à l’Edit de Nantes. Une division qui justifia durant de longues années les persécutions et bains de sang liés aux terribles guerres de religion.
Ici on a plus affaire à un mouvement personnel et spontané. Plus profond, plus radical , plus conscientisé. Et donc moins soumis aux effets de monde, somme toute très superficiels.
Un mouvement qui touche beaucoup plus des jeunes catholiques isolés, plutôt issus des catégories populaires. Et très consommateurs de contenus sur Internet.
Avec des opinions tranchées, souvent sceptiques sinon résolument critiques envers les discours ambiants, la propagande politique et intellectuelle véhiculée par les médias et les sites officiels.
Une idéologie souvent reprise en cœur par toutes les églises et institutions religieuses de ce pays, qui tiennent à rester crédibles, dans le coup, et à garder de bonnes relations avec le pouvoir et les institutions.
Ou au contraire, ce phénomène concerne quelques jeunes catholiques ayant suivi un cursus d’études supérieures. Et donc en prise directe avec les dérives idéologiques du milieu universitaire ou des grandes écoles.
Des jeunes très précoces, surdoués, curieux et cultivés. Et – phénomène rarissime chez les jeunes générations laminées par l’abrutissement général mis en place par le système éducatif – qui se sont souvent construits par eux-mêmes, avec une maturité, une lucidité, une capacité étonnante à réfléchir pour se forger un point de vue critique sur le monde et ses évolutions. Doublées d’un recul critique sur leur foi d’origine, ou celle qu’ils ont choisi d’embrasser. Sur les dogmes et les discours en vigueur. Une suspicion à l’égard des phénomènes de meute. Et un renoncement à suivre benoîtement la voie du troupeau, par excès de conformisme, ou pour se sentir acceptés.
Un choix sincère, courageux, souvent âpre et difficile. Qui les exposent à être rejetés par leur famille, trop dans le rang, par leurs camarades ou leurs frères en église, davantage soucieux de se conformer aux canons de la postmodernité et à des discours inclusifs, que d’être authentiquement et individuellement fidèles aux commandements du Christ.
Lesquels supposent de tout disciple qu’il accepte librement de « porter sa croixpour suivre le Christ« , de crucifier son ego et de mourir aux logiques du monde, pour « renaître d’en-haut« , dans le feu de l’Esprit.
Un voyage sans retour, incompatible avec les demi-mesures, les calculs pusillanimes ou frileux, les réticences et accointances.
Ce phénomène semble très récent : 2 ou 3 ans à peine. Il reste donc à confirmer. Mais il est cependant bien réel, et pourrait bien illustrer un phénomène de fond. Sinon un futur raz-de-marée face aux illusions et déceptions du conformisme wokiste.
C’est un phénomène encore très minoritaire, mais pas forcément toujours discret. En tout cas, c’est clairement un phénomène aussi rapide qu’inattendu.
Et qui semble contredire ce déclin de fond, constant et massif depuis 5 ou 6 décennies en France, de la foi et de la pratique chez les catholiques. Avec un repli de l’adhésion aux dogmes, croyances et rituels, qui se manifeste par une désaffection des églises. Ce qu’attestent toutes les études et tous les sondages d’opinion réalisés auprès des personnes qui se déclarent de tradition, d’origine ou de culture chrétienne.
Les jeunes catholiques qui illustrent ce phénomène se caractérisent par un style et des aspirations totalement à rebours de la moraline et du discours social des évêques, des prêtres et des institutions. Y compris du pape, qui reste paradoxalement le plus souvent très populaire. Ou d’une très majorité des pratiquants ou sympathisants catholiques « progressistes » (de gauche) français.
Une sorte de réaction, saine et spontanée, amorcée durant les persécutions d’Etat contre les églises qui se sont multipliées durant la plandémie de Covid. Renforcée par le dégoût qu’inspirent la complicité tacite ou délibérée des institutions républicaines face aux dérives de l’Islam (radical). A la complicité des dirigeants « progressistes » français, anglo-saxons et occidentaux, face au phénomène islamiste et terroriste. Au laxisme, sinon à la complaisance de l’Etat, de la Justice et des corps constitués, mais aussi d’une grande majorité des médias, intellectuels et politiques français qui forgent l’opinion, face au délitement accéléré de société française et européenne. Sinon au déclin objectif de la civilisation occidentale.
Avec des facteurs et manifestations multiples : immigration économique et de remplacement démographique subventionnée (Open Society), bas de gamme, pléthorique, hostile et criminogène, refus d’assimilation et haine de la France, des Français, de la culture française, de la laïcité républicaine et de l’idéologie droitsdelhommiste, comme des racines chrétiennes de la France, de la part de beaucoup d’étrangers, immigrés ou (pseudos) réfugiés, souvent illégaux et de culture musulmane, parmi les plus récemment arrivés en France.
Montée de l’antisémitisme, de la christianohibie, des violences faites aux Juifs et aux Chrétiens, des destructions, profanations, atteintes aux lieux de cultes, aux symboles juifs ou chrétiens. Un phénomène en accélération, notamment depuis les pogroms terroristes du 7 octobre, attesté depuis des années par les statistiques du Ministère de l’Intérieur.
Flambée et impunité du trafic de stupéfiants, du trafic d’armes, des violences faites aux civils. En particulier les femmes et les minorités sexuelles.
Flambée exponentielle et impunité des discours de haine (malgré la censure officielle des réseaux sociaux et d’Internet), de la barbarie, de l’ensauvagement et de la délinquance des mineurs.
Dans les banlieues, dans les 700 territoires perdus de la République recensés sur tout le territoire métropolitain et dans les DOM-TOM, dans les centres des grandes métropoles. Et même de plus en plus dans les petites villes et villages de la France périphérique.
Corruption massive, inaction et silence des élus face à tous ces phénomènes.
Alignement d’une grande large partie des institutions chrétiennes en France, catholiques et protestantes confondues (Vatican, Congrégation des évêques de France, Archevêché de Paris, Eglise Protestante Unie de France…) des personnalités, influenceurs et médias chrétiens, sur la doxa mondialiste, progressiste, « sociale », covidiste (enfermisme, réduction des libertés publiques, masques, « vaccins »…), voire transhumaniste et eugéniste (loi « bioéthique » de 2023, avortement, loi de 2025 sur l’euthanasie…)
Surenchère et excès outranciers de la propagande LGBT, de l’idéologie transgenre, voire pédophile : « éveil des jeunes enfants à l’école« , cours d’éducation sexuelle delivrés par des drag-queens dans les maternelles, sur recommandation de l’ONU, de l’OMS et du Ministère de l’éducation nationale, etc…
Un phénomène de rejet qui ne s’accompagne pas, comme on cherche souvent à le faire croire, d’une adhésion aux thèses nationalistes ou populistes, d’une montée du racisme et de la xénophobie, ni d’un rejet à priori de l’autre.
Mais au contraire d’une relative bienveillance à l’égard des personnes d’autres couleurs, ethnies, origines ou confessions. Et bien sûr, envers les plus démunis.
Le ralliement à une idéologie authentiquement « d’extrême-droite » est un phénomène très rare chez ces jeunes Chrétiens. Il est souvent le fait de jeunes plutot proches de la mouvance intégriste : traditionnalistes, Opus Dei… Ou de jeunes qui fréquentent les églises évangéliques américaines, très implantées parmi les populations des banlieues issues d’Afrique subsaharienne ou des Caraïbes, largement sous-éduquées.
Chez les « Blancs« , il y a parfois une adhésion au trumpisme radical, aux théories complotistes de la mouvance Q-Anon, voire à l’idéologie suprémaciste.
Ces jeunes davantage déviants sont souvent directement confrontés aux méfaits de la propagande islamiste et djihadiste, à la violence omniprésente, aux émeutes, aux attaques quotidiennes contre les commissariats, les représentants de la loi et de l’autorité publique, au saccage de l’espace public, aux harcèlements, intimidations et incivilités, à l’impunité des criminels et délinquants de plus en plus jeunes et presque tous issus de l’immigration, à la déliquescence du tissu social, à la fermeture des commerces de proximité, des institutions publiques (gendarmerie, commissariat, école, centre social, MJC…), à l’absence d’autorité de l’État face aux trafic divers qui contaminent les petites villes et villages de province.
Et surtout, au silence tiède et angoissé des églises. Et de la grande majorité des Chrétiens, émasculés, culpabilisés et baîlonnnés par le politiquement correct, face à la montée délétère de cette barbarie impunie.
Mais ce phénomène n’est pas que réactif. Même si son occurrence et sa rapidité trouvent leurs racines dans un sentiment de révolte face à l’inéluctable, et à la démission objective des autorités publiques et morales, comme des générations qui précèdent.
Si le style est parfois viril, musclé, lucide, critique et assertif, comme chez ce jeune-homme très remonté, son explication est avant tout d’ordre spirituel.
Elle répond à une quête profonde d’authenticité, de vérité, et révolte saine par rapport à un abandon des vraies fondements et valeurs du christianisme, et de la vraie foi en Jésus-Christ.
A une volonté de retour à une certaine authenticité évangélique, à un rapport direct, parfois mystique, à la personne même du Jésus historique, tel qu’il se manifeste dans le récit des Evangiles. Ou dans des formes de foi plus contemplative, charismatique, mystique ou messianique, sans concession par rapport aux circonvolutions théologiques et aux compromissions contemporaines avec l’esprit du temps. Ni par rapport à l’esprit de chapelle, d’appareil. Ou au contraire par rapport à cet œcuménisme bon teint, laïc, relativiste, et par trop inclusif, qui n’a objectivement rien de commun avec le devoir de discernement et de parole vraie qui manifestent le commandement d’amour. Un engagement en actes et non en pieux discours et belles intentions, attendu de chaque disciple du Christ envoyé dans le monde pour le sauver et non de justifier. Sans jamais sans se compromettre avec les logiques du monde.
La référence à la foi des premiers chrétiens, aux sources du message évangélique, à mune certaine rigueur morale face au nimportequisme ambiant, imprègne ce renouveau spirituel d’un nouveau genre.
Lequel se nourrit également d’une fréquentation assidue ou au contraire d’un rejet à l’égard des réseaux sociaux, des influenceurs et de leurs discours alternatifs souvent tranchés et critiques vis-à-vis de la propagande officielle.
Cette déliquescence intellectuelle, morale et spirituelle, dont cherchent à se démarquer de plus en plus de jeunes Chrétiens autodidactes, trouve son origine dans un humanisme dévoyé, qui se manifeste historiquement dès les premiers temps de la Révolution française. Et qui se reflète dans cet esprit des Lumières : ces idiots utiles d’une certaine caste élitaire et financière (eh oui, déjà, à l’époque…), qui depuis plusieurs siècles soutient, finance, contrôle, instrumentalise, sinon oriente, peu ou prou, discrètement mais efficacement, tous les grands changements qui ont marqué l’Histoire occidentale voire mondiale : révolutions, guerres mondiales et leurs répliques contemporaines, soulèvements, changements de régimes…
Ça n’est hélas pas du « complotisme » (paravent rhétorique commode pour les d’esprits suiveurs et ignorants) : c’est de l’Histoire ! Non officielle, certes. En tout cas pas celle que vous avez étudiée au collège et au lycée, et qu’on vous ressasse tous les jours. Laquelle n’est rien d’autre qu’un hologramme de propagande.
Parenthèse refermée.
Cette idéologie a imprégné (jusqu’à ce qu’elle entre en crise tout récemment avec les déviances du mondialisme et du wokisme) tous les domaines et toutes les institutions officielles de la pensée philosophique (maçonnique et républicaine, socialiste et gauchiste notamment), intellectuelle, politique, économique, sociale et religieuse, en France et dans beaucoup de pays occidentaux.
Avec cette exception française, instituée juridiquement par la Loi de 1905 (mais dont les origines remontent à 1793, et qui était déjà en germe dès 1789) : la Laïcité.
Une authentique religion d’Etat, maçonnique, universaliste et « républicaine« . Et donc obligatoire, même si elle prétend paradoxalement admettre toutes les croyances et religions, rejetées dans la sphère privée). Une religion d’abord déiste (avec le culte robespierriste de l’Être suprême), puis athée.
Une religions imposée aux forces dans le sang et les persécutions d’Etat. Un drame national et une brèche spirituelle non refermée, comparables aux guerres de religion. Et qui atteignirent leur paroxysme durant la Terreur. Une sentence de mort adressée à tous les catholiques réfractaires, religieux ou laïcs, qui entendaient rester fidèles à leur foi et refusaient de se plier aux dogmes républicains de l’Eglise officielle.
Une division longtemps perpétuée, et qui a laissé des traces profondes dans l’âme de la France. Bien au-delà des seuls fidèles catholiques, ou même des Chrétiens dans leur ensemble.
Et dont les thèmes ressurgissent aujourd’hui, consciemment ou inconsciemment, face au vide laissé par l’effondrement de la pensée libérale et de la religion républicaine, démocratique, progressiste, laïque et obligatoire. Dont les mensonges et l’imposture sont désormais largement exposés à cause des excès du wokisme, et de son obstination à vouloir tyranniser les esprits, les âmes et les corps.
Cette idéologie religieuse avait pourtant largement conquis les esprits, notamment au cours du 19e siècle, après l’impossible tentative de Napoléon de concilier les idéaux et les acquis de Révolutionnaires avec ceux de l’Ancien régime.
Elle a culminé et a dominé tout le monde intellectuel, culturel, universitaire, médiatique et politique durant toute la seconde moitié du 20e siècle. Mise à part la parenthèse, finalement très courte (1944-1947 et 1958-1969), du gaullisme authentique. Qui avait lui-même dû faire quelques concessions stratégiques et idéologiques aux idéaux portés par la gauche. Notamment du fait de son alliance tactique avec les communistes, contre les sociaux-démocrates qui s’étaient fourvoyés dans la Collaboration vichyste.
Cette idéologie s’est toujours vigoureusement opposée à toutes les forces « réactionnaires« , « conservatrices » ou « fascistes« , qui se sont historiquement opposées au mythe du Progrès, social, politique et humaniste : contre-révolutionnaires, monarchistes légitimistes, partisans de l’Empire, girondins, Vendéens, républicains conservateurs, membres de l’extrême-droite antisémite, nationaliste, fasciste, collaborationniste, poujadiste, lepéniste Canal historique, souverainiste, antimondialiste et antieuropéiste…
Cette idéologie est aujourd’hui en train de mourir de sa belle mort, écrasée par le poids de ses mensonges qui se brisent face au mur cruel de la réalité, une fois le nuage épais des idéologies totalement évaporé. Mais hélas pas pour tous.
Finalement, ces jeunes Chrétiens sont-ils des révolutionnaires ou des réactionnaires ? Des conservateurs ou des Zélotes, porteurs d’une foi authentique longtemps persécutée ? Des fanatiques ou des illuminés ? Ou juste un épiphénomène résiduel, insignifiant et destiné à passer ?
Seul l’avenir pourra en décider.
M’est à parier cependant qu’il y a là bien plus qu’un simple phénomène sociologique. Cela ressemble plus vraisemblablement aux prémices d’un vrai réveil. Ou plutôt d’un Éveil, dont nul ne peut prédire la force, la forme ni l’amplitude.
Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le million de doigts…
Une pétition lancée récemment contre cette loi Duplomb, qui vise à contourner l’interdiction faite aux agriculteurs d’utiliser des pesticides et autres produits dangereux pour la santé, aurait récolté en seulement quelques jours un million de signatures sur internet.
Un record, dans lequel certains veulent voir un nouveau « fait de société« .
Voir notamment cet article en forme de slogan de victoire, scandé sur une page Facebook, qui vante cette explosion du compteur de voix commentée par beaucoup de vos médias.
Disons-le tout de go : ce vent d’hystérie mimétique contre cette loi Duplomb n’est rien d’autre qu’un cache-sexe, une diversion orchestrée parmi d’autres. Afin d’occuper, d’égarer et de manipuler les consciences, en canalisant une grogne légitime exprimée sur le mode : « Je signe donc je suis !«
Dans les deux sens de « je suis » : être et suivre…
Certes, le sujet est objectivement d’importance.
L’empoisonnement chronique des sols, des rivières, des nappes phréatiques, des océans, de l’air, des salades vendues à l’étal de la grande distribution, du bétail nourri avec du fourrage contaminé, par tout un tas de saloperies vendues à des fins de productivité agricole par Monsanto et autres empoisonneurs cyniques, est l’un des plus grands scandales industriels et sanitaires de notre époque, et un vrai crime contre l’humanité.
Pour avoir vécu 4 ans sur les bords de la Charente, l’un des plus grands égouts à ciel ouvert de l’Hexagone, saturé de pesticides et de miasmes toxiques, j’en sais quelque chose.
Il ne faut jamais se lasser de dénoncer ces crimes. Et continuer de poursuivre jusqu’au dernier ces industriels cyniques, motivés par la cupidité.
Mais aussi par des velléités « dépopulationnistes » nourries par ces grands eugénistes que sont leurs actionnaires et amis du groupe Bilderberg, de BlackRock ou du World economic forum.
Cette secte mondialiste pour happy fews dirigée par un gourou psychopathe allemand, fils d’un industriel nazi, nommé en 1972 par David Rockefeller (et remplacé récemment par son rival Peter Brabeck, PDG de Nestlé et eugéniste patenté) pour répandre la Bonne Parole néolibérale et « progressiste« , infiltrer gouvernements, multinationales, banques, médias et même le show biz avec son armée de Young global leaders issus de l’école du leardership de Davos. Parmi lesquels le meilleur élève de la bande, un certain Emmanuel Macron, et la plupart de ses ministres…
Une ONG privée qui dicte ses lois à l’économie et à la politique mondiales, du moins occidentales. Qui sert de fer de lance au Great Reset (la grande réinitialisation du système financier, de l’économie mondiale, mais aussi de vous et moi en tant que marchandises connectées…) Et qui sert aussi de think tank et de vitrine mondialiste pour diffuser la nouvelle religion eugéniste et transhumaniste, incarnée par Elon Musk, Bill Gates, Albert Bourla (PDG de Pfizer) ou Yuval Harari.
Trump rêve de déclarer prochainement cette secte « organisation terroriste »…
Il serait temps d’en finir avec ces organisations mondialistes qui déroulent tranquillement leur agenda et décident de notre avenir, sans jamais avoir été élues ni demander leur avis aux citoyens en principe souverains que nous sommes. En répandant le mensonge, la division et la peur, en manipulant les consciences, en neutralisant tout esprit critique, tout libre arbitre sous prétexte de sauver la planète ou de servir des principes humanistes dévoyés. En prorogeant au contraire les inégalités et la servitude volontaire, la soumission et la déréliction, grâce à des « chocs » en série, planifiés ou instrumentalisés destinés à imposer des solutions coercitives, restreindre nos libertés, imposer leur vision d’un monde dystopique, ultra inégalitaire et violent. Et nous entraîner vers cette société du contrôle absolu. Grâce à la manipulation de nos gênes, de nos corps, de notre sexualité, de notre identité et de notre santé. A la monnaie unique numérique mondiale, désormais sur les starting-blocks avec le lancement en octobre prochain de l’euro numérique destiné à remplacer toutes les liquidités avant fusionner dans quelques années avec le dollar, le rouble, le yuan et autres monnaies numériques déjà existantes. La clé de voûte numérique, couplée avec le crédit social généralisé, du nouveau système financier CBDC : Central Bank, Digital Currency. Grâce aux systèmes de surveillance intelligents généralisés et interconnectés, et aux smarts cities où s’entasseront d’ici quelques années 95% de la population mondiale surveillée par des AI…
Pur plus de détails sur ce programme totalitaire, voir les objectifs habilement déroulés dans de l’Agenda 2030 de l’ONU…
Mais il ne faudrait surtout pas se laisser fasciner par ce plan machiavélique, qui vise à nous transformer en robots dociles et réformés ou en souris de laboratoire, en matériau pour produire des pièces détachées en série pour l’industrie génique, ou les futurs cyborgs transhumanistes.
Il serait plus utile de focaliser notre créativité et nos énergies sur les moyens de parvenir à basculer vers un tout autre modèle de société, de civilisation, et de nous hisser vers un autre niveau de conscience collectif à l’échelle de l’humanité. Notamment en changeant radicalement nos priorités et notre modèle économique au niveau planétaire. Quite à nous concerter pour faire sécession et boycotter ce Meilleur des mondes cauchemardesque.
Et c’est là que les choses se compliquent.
Car il ne s’agit pas d’imposer comme on le fait aujourd’hui des solutions mensongères. Comme ces prétendues « énergies renouvelables », le green deal ou l’industrie du bio, les véhicules électriques, éoliennes, panneaux solaires et autres fausses solutions technologiques.
Tous ces pièges à gogos passablement ruineux dont on nous rebat les oreilles tous les jours. Et qui ne profitent en définitive qu’à des lobbies et des nouveaux marchés (comme le marché de la compensation carbone), aussi faramineux que spéculatifs. Et si peu à notre petite planète, ni aux générations futures.
On n’échappera cependant pas au plus grand aggiornamento éthique, civilisationnel et structurel de tous les temps.
Un changement profond de notre logiciel universel, qui est en vérité déjà en marche, mais passablement contrarié par les logiques destructrices des mécènes du Néant.
Car seul un Great Reset vertueux nous permettra d’en finir une fois pour toute avec cette logique de la prédation, de l’asservissement, du mensonge, de la violence, de l’aliénation, de la destruction et de la confusion.
Et d’en finir aussi avec ce paradigme matérialiste et conquérant, tourné vers la prédation et la soumission. Vers le mirage de l’extériorité substituée au Sens. Ce paradigme devenu caduque, avec ses logiques rationalistes et ses discours trompeurs. La caution du vieux monde affairiste réfractaire à toute forme de sagesse ou d’humilité. A tout esprit de collaboration libre et sincère fondée sur la quête du bien commun. A toute cocréation authentique de notre avenir et de notre réalité commune : une réalité ouverte, heureuse, synergique et féconde. Où chaque individu puisse avoir sa part, sa place, son rôle et sa valeur, reconnue par tous.
S’entêter à vouloir inventer une autre économie n’est pas un but pertinent en soi. C’rest envisager la partie pour le tout. Le court terme pour le long terme. Confondre les moyens et le but ou le sens.
Car ce changement au niveau économique, structurel, découlera naturellement d’un changement beaucoup plus profond qui concerne l’évolution, l’unification et l’orientation de la conscience collective.
Un changement d’ordre spirituel, philosophique et éthique. Avant de se traduire par des bouleversements historiques, civilisationnels et structurels à propos des formes que prendra la société mondialisée de demain, notre espèce, la conscience de son identité et de son devenir commun, de ses liens indissolubles avec avec la vie dans son ensemble et les autres espèces, avec l’Univers, son origine. Et partant, ses priorités, ses buts, ses valeurs et les choix qui gouverneront sa façon d’envisager et de participer à la Réalité.
Ce changement convergera vers l’avènement d’une nouvelle espèce de surhumains ou de post-humains, qui auront pleinement pris conscience de leur identité et de leurs capacités. Et surtout de leur nature profonde qui est spirituelle.
Il accouchera d’une nouvelle civilisation planétaire. À l’opposé des délires dystopiques des fanatiques du transhumanisme, possédés par leur propre idolâtrie de la matière et de la technique, enfermés dans une impasse mortifère à cause du refoulement nihiliste de l’esprit, et la méconnaissance qui en découle quant à notre vraie nature et la nature de la réalité.
Il ne s’agit pas d’abord de multiplier les efforts paniques pour sortir de cette hypercrise qui nous broie. Ni de rechercher des solutions miracles en se trompant de cible. Comme vouloir sortir à tout prix et au plus vite de cette économie mondialisée qui marche sur la tête. Une économie fondée sur le productivisme et la rentabilité.
Il ne s’agit pas non plus, comme on le répète en nous mentant, de prétendre sortir rapidement des énergies fossiles pour « transiter » vers des énergies propres.
Ou de s’affranchir des multiples poisons dérivés de la pétrochimie, de cette agro-industrie « diabolique » (qui nous « divise » d’avec notre nature et nous éloigne de notre substrat biologique).
Il ne s’agit pas juste d’en finir au plus vite avec l’économie du « tout poison » : engrais chimiques, polluants atmosphériques, prolifération de plastiques, de poisons pharmaceutiques et cosmétiques, malbouffe, perturbateurs endocriniens…
Tout ce qui détruit la biodiversité, asphyxie la planète et creuse notre tombeau.
Ne parlons pas des poisons spirituels que sont les médias, ces bonimenteurs officiels, les industries du web ou du divertissement, une partie des institutions religieuses corrompues par les logiques du système et autres marchands de recettes de bonheur customisées…
Il faudra bien cependant great-reseter de fond en combles nos institutions, nos modes de gouvernance aux plans local, national et mondial, dégager, réformer ou convertir à une attitude réellement responsable, éthique, tournée vers le bien commun, tout notre staff politique, technocratique et administratif. Pour l’heure enchaîné aux diktats de la finance, corrompu jusqu’à la moelle, vendu aux lobbies tout puissants qui ont perverti la politique ou les échanges en en faisant des métiers de dealers, de fossoyeurs et de voyous sans foi ni loi.
Tout cela viendra par le haut.
Quand un nombre suffisamment critique d’entre nous aurons définitivement fait sécession par rapport aux mécanismes qui jusqu’ici nous ont maintenus dans l’ignorance, aliénés, divisés, enchaînés au mensonge et tirés vers l’abîme.
Quand nous aurons résolu de tourner ensemble nos regards, nos esprits, nos désirs et nos énergies vers les seules choses essentielles et universelles qui valent la peine qu’on y consacre ce qu’on a et ce qu’on est de meilleur.
Quand nous aurons définitivement cessé de lutter. Que nous auront lâché prise par rapport à la peur qui stérilise, au désir mimétique qui décentre et précipite vers la violence, à tous les pièges et illusions qui en découlent. Que nous aurons baissé les armes pour nous consacrer à ce monde bien plus réel et lumineux qui vient.
Un monde qui n’est ni un rêve, ni une consolation, ni une utopie, encore moins une chose à inventer. Mais juste cette réalité vivante et déjà présente en deçà des apparences, qui nous précède et nous aspire. Un monde qui reste à découvrir, à dévoiler, à acquiescer. Et à réaliser communément.
L’avenir, notre avenir, le seul possible en vérité, s’écrit dès aujourd’hui avec un pinceau de lumière. Pas avec des grincements de dents, de la sueur, du sang et des larmes. Ou par le renoncement à l’essentiel. Et sa valeur est d’autant essentielle, urgente à expérimenter, qu’elle n’a pas de « prix« .
La France vient de fêter ou plutôt d’escamoter de manière subreptice un bien triste anniversaire. À savoir le 30e anniversaire du fameux référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne.
Un scrutin houleux et controversé, marqué à l’époque par une campagne passionnée entre les partisans du « OUI » et ceux du « NON ». Un divorce en forme de drame national, qui avait traversé tous les clivages politiques, divisé tous les foyers et tous les partis. Et qui s’était soldé au soir du 29 mai par une victoire écrasante du NON, signant un rejet massif de cette nouvelle constitution qui avait été conçue pour amputer le peuple français et les autres peuples européens d’une partie de leurs droits et de leur souveraineté, transférés entre les mains d’une institution supranationale : l’Europe de Maastricht.
Un évènement resté dans toutes les mémoires, et qui aura marqué un point de bascule dans l’Histoire de notre pays. Puisqu’il symbolise encore aujourd’hui l’archétype de la trahison des élites envers le peuple invité à se prononcer sur un choix politique et institutionnel déficisif, qui allait conditionner son identité et son avenir.
Une trahison qui signa l’enterrement acté de la « démocratie » en France. Avec un « avant » et un « après ».
Une démocratie à laquelle les Français unanimes se disent pourtant attachés. Et qui est en principe inscrit dans notre Constitution. Laquelle établit clairement dans ses 2 premiers articles que « La France est une République indivisible, laïque, DÉMOCRATIQUE et sociale. » (Art. 1). Et que « son principe est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (Art. 2).
Une trahison qui, selon l’esprit de notre République, aurait dû justifier un sursaut immédiat et légitime du peuple pour recouvrer ses droits essentiels, mis à mal par ses représentants qui les avaient délibérément bafoués.
Comme le prévoyait explicitement la première Constitution de la République française, votée par la Convention en 1793. Laquelle avait élevé l’insurrection populaire au rang de « droit sacré » et de « devoir » impératif pour le peuple, en des circonstances exceptionnelles où le gouvernement viole ses droits :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » (Article 35 de la Constitution de 1793)
Un principe qui instaure une sorte de « violence populaire légitime », à égalité symétrique de droit et de devoir par rapport à la « violence légitime » dont l’Etat est en principe le seul le détenteur, en vertu du principe de l’État de droit. Et qui tient lieu de garde-fou contre toute forme d’oppression et de corruption des institutions par les représentants du peuple et de la Nation.
Un principe que l’on a hélas oublié, et que l’on se garde évidemment de rappeler. En présentant a priori mais de façon abusive toute forme d’insurrection comme une atteinte à l’Etat de droit, aux principes et institutions de la République, à l’unité et aux intérêts de la Nation.
Une forme de rapport de force naturel qui garantissait dans l’esprit des pères de la République un juste équilibre entre les prérogatives du peuple et celles confiées en son nom à ses représentants, en principe élus pour gouverner selon le Droit et la Justice, et veiller à faire respecter ses droits. Et non pour se les approprier contre sa volonté ou contre ses intérêts, dans une forme d’abus de pouvoir et de trahison du pacte démocratique.
Le 25 mai 2005 est une date à marquer d’une pierre noire, puisqu’elle marqua le passage inédit de la démocratie représentative, fondée sur le respect du contrat social fondateur entre un peuple souverain et des représentants élus pour le gouverner, vers une sortie de dictature larvée ou de régime arbitraire au service d’intérêts privés supranationaux, et d’une caste qui contrôle par la corruption, le népotisme et l’entrisme, nos institutions, notre vie et notre personnel politiques, avec lesquels elle jongle au mieux de ses intérêts.
Tout en préservant – et c’est là que se noue le drame – les apparences, les formes institutionnelles, les rituels et les discours qui fondent notre démocratie. Notamment l’élection au suffrage universel direct du Président de la République, des membres du Parlement, des maires et conseillers régionaux. Et la possibilité pour le pouvoir exécutif de questionner directement les électeurs par référendum sur des sujets qu’il juge essentiels.
Une sorte de parodie démocratique qui fait office de coquille vide, voir de jeu de dupes auquel se prêtent volontiers les Français, incapables qu’ils sont de reconnaître dans cet état de fait autre chose qu’un mensonge collectif auquel ils donnent leur aval, dans une forme hypocrite et mille fois rejouée de « servitude volontaire » mise en scène selon les artefacts de la société du spectacle.
En 2005, on est donc passé ni plus et moins d’une démocratie institutionnelle à une démocratie virtuelle. Qui s’est depuis prorogée et durcie au fil des gouvernements successifs, et avec la multiplication des traités internationaux, qui ont empiété encore plus sur notre souveraineté nationale, et entériné la mise sous tutelle de la France, de ses institutions, et de ses dirigeants par la technocratie européenne.
Une sorte de dissolution progressive de plus en plus évidente et irréversible, qui nourrit chez nos concitoyens et ses élites un sentiment refoulé de culpabilité collective, de ressentiment et, pour une part centre eux, une attitude de cynisme face à l’écart qui se creuse entre une apparence et des discours mensongers, et une réalité de plus en plus oppressive où les libertés les plus essentielles comme la prospérité partagée sont en constant recul. Et où les citoyens sont de plus en plus pris en otages, sommés de choisir entre une forme de soumission et d’esclavage consentis, et le risque du chaos, de l’insécurité, de la précarité, de la division mortifère, et des autres périls réels ou inventés qui pourraient à tout moment avoir raison de ce mirage démocratique.
Comme dans une tragédie grecque, la démocratie est devenue une parodie qui produit l’inverse des principes qu’elle prétend vouloir continuer à célèbrer. Dans une forme de schizophrénie collective qui met le peuple à la merci de fausses solutions agitées par les officines de propagande officielles représentées par la caste médiatique et intellectuelle, et quelques messies de circonstance parachutés pour mettre davantage le peuple en situation de cessation de conscience et d’abdication de son libre arbitre.
Une fin tragique engagée sous les hymnes du « Progrès », scandés à l’unisson pour entériner une vaste régression éthique et spirituelle, et vider le corps social de la Nation de toute capacité et de toute volonté à reprendre un jour en mains les rênes de son avenir.
Les hommes du mensonge ne connaissent pas la honte. Qui plus est quand ils font semblant de jouer les moralistes pour servir de cache-sexe à leurs crimes et leurs trahisons.
Le monde occidental et ses « élites » dirigeantes comme Macron, nazislamisées par leurs mentors néonazis et satanistes de l’Axe Bruxelles-Davos-Bilderberg, achèvent de piétiner leur honneur et leur crédibilité en tirant depuis 3 ans à boulets rouges, tantôt sur Israël, tantôt sur Poutine, afin de faire diversion. Espérant s’absoudre par ce stratagème de leurs lâchetés, de leurs compromissions et de leurs crimes.
Accuser d’un côté et de façon outrageusement mensongère Israël de perpétrer un « génocide des Palestiniens à Gaza« , tout en fermant les yeux sur un génocide – bien réel et authentique celui-là – que le terroriste préféré des « démocraties« , devenu le maître incontesté de la nouvelle Syrie, est en train de déployer contre la minorité druze dans son propre pays, voilà qui devrait unanimement nous scandaliser.
Au lieu de cela, silence radio du Résident de l’Elysée. Qui préfère recevoir en fanfare et serrer la main tachée de sang d’un djihadiste recherché par plusieurs pays pour crime contre l’humanité, que de faire preuve de cohérence et de fidélité à des principes réduits au rôle de rhétorique d’écran de fumée destinés à masquer des incohérences et des calculs politiques éminemment coupables.
Idem pour les merdias subventionnés, d’habitude si prompts à aboyer contre le « génocide à Gaza » perpétré par Tsahal, et qui livrent du même coup tous les Juifs français aux lynchages des milices islamistes.
Le fait est qu’un vrai génocide d’État du peuple druze se déroule en ce moment en Syrie. Avec un objectif clair d’épuration ethnique, pour le coup parfaitement assumé et ouvertement revendiqué par le nouveau pouvoir, honteusement soutenu par la France.
Des villages entiers sont massacrés par des miliciens, qui se revendiquent tous de l’armée régulière syrienne. Alors que certains d’entre eux sont en réalité des djihadistes tchétchènes de Daesh, présents illégalement sur le sol syrien.
Et la France ferme les yeux.
Elle se rend de facto complice d’un régime aussi pourri que le Hamas. Dont elle a applaudi l’avènement il y a quelques mois, après qu’un ancien chef terroriste d’Al Qaïda a dégagé le méchant Bachar el-Assad. Ce dictateur coupable notamment d’être l’ami de Poutine.
Depuis, le nouvel ami des démocraties corrompues a été applaudi sous les lambris dorés du Faubourg Saint-Honoré. Et le petit procurateur de la secte Rothschild s’est assis sur le massacre des Alaouites.
Il récidive aujourd’hui avec le massacre des Druzes, passés par pertes et profits sur son tableau de bord Excel. Et ce, au nom de la grande amitié – bénie par le Qatar – entre « la patrie des droits de l’homme » et les pires djihadistes.
La France, comme toutes les autres « démocraties » grand-remplacées par le Califat Mondial En Marche des conjurés fréro-salafistes (soutenus discrètement la Caste mondialo-progressiste), adore multiplier les leçons de morale en se drapant dans ses grands principes humanistes. Elle vient une fois de plus de les piétiner, de la façon la plus infamante qui soit.
Car Israël, qui a pris l’initiative audacieuse d’attaquer le QG militaire de Damas pour voler au secours des Druzes, est aujourd’hui le seul pays au monde à avoir ce courage inouï de mener seul et avec succès une guerre contre la pieuvre terroriste que soutiennent l’Iran et le Qatar. Un fléau qui défigure le monde depuis 50 ans.
Israël a déjà à son actif la destruction d’une large partie de l’arsenal et du staff dirigeant du Hamas, du Hezbollah, et a infligé de sérieuses défaites aux Huthis yéménites. Cerise sur le gâteau, il vient de détruire de façon décisive la majeure partie du programme nucléaire militaire iranien, qui menaçait directement son existence à court terme, après avoir décapité l’état-major du régime des mollahs.
La seule raison pour laquelle Israël est le seul pays à s’engager dans cette stratégie, quitte à commettre des bavures et se mettre à dos une partie de l’opinion publique internationale, c’est que le petit Etat hébreu joue ici sa survie.
Une raison respectable, et une audace dont nous devrions nous montrer reconnaissants. Puisqu’Israël sert ainsi de rempart et d’exécuteur des basses œuvres au bloc des démocraties occidentales, attaquées de toutes parts, de l’extérieur comme de l’intérieur, par ces mêmes terroristes et fondamentalistes musulmans qui ont juré leur peau.
Face à cette menace, Israël n’a aucune autre option. Toute tentative de dialogue (non officielle), toute forme de pression sur ces fanatiques s’est jusqu’à présent avérée totalement inefficace.
Le pays est engagé malgré lui dans une guerre de survie disproportionnée, qui oppose ce petit pays de 9 millions d’habitants à des voisins hostiles, tel David attaqué par le Goliath islamiste. Un adversaire déterminé, et nettement supérieur en nombre, avec ces centaines de millions d’abrutis qui, de Ramallah à Alger en passant par Aulnay-sous-Bois, soutiennent le nouvel avatar des Amalécites qui a juré dans sa Charte de rayer Israël de la carte et de « terminer le boulot d’Hitler », un vieil allié dont ils vénèrent la mémoire.
La principale arme stratégique (et diabolique, au sens étymologique de « qui divise« ), à laquelle ont recours ces fanatiques contre les méchants « Sionistes« , est l’utilisation de la morale de l’armée israélienne à ses propres dépends. Un piège éthique qui consiste à l’obliger à transgresser ses propres valeurs, principes et limites, et à faire des choix que ses généraux réprouvent. Comme assumer de tuer involontairement un nombre significatif de civils innocents, dans des opérations destinées à un infliger le maximum de dégâts au Hamas, qui empêche sa population de fuir ou de rejoindre des abris, et l’utilise systématiquement comme bouclier humain pour protéger des cibles militaires. En espérant comptabiliser un maximum de victimes. Et de jouer ainsi sur la corde sensible des opinions internationales, toujours promptes à condamner Israël avec beaucoup plus d’intransigeance et de sévérité que n’importe quel Etat terroriste.
Quant à nos « démocraties » retranchées dans le camp du Bien, jamais elles n’oseraient se risquer sur un terrain aussi miné, en se rangeant aux côtés d’Israël pour combattre frontalement les terroristes sur leur sol.
Et ce, bien qu’elle soient également visées par la même menace existentielle à plus long terme, venue de cette même pieuvre islamiste qu’elles préfèrent cajoler, dans une complaisance masochiste et suicidaire.
Car il est autrement plus facile pour elles de donner des leçons de morale à distance, que de faire preuve de responsabilité et de courage, quand l’heure cruciale est venue de défendre leurs intérêts à long terme et leurs valeurs. Quitte à sacrifier la minorité juive française dans son ensemble, sur fond de calcul stratégique et politique des plus cyniques.
Après tout, ces Juifs accusés de soutenir implicitement un régime « génocidaire » peuvent bien servir une fois encore de bouc émissaire et de variable d’ajustement pour satisfaire les bien-pensants.
Et pourquoi pas en soufflant sur les braises de la haine, et en donnant du crédit à ces millions de racailles, de connasses voilées arborant impunément dans la rue le salut nazi, et à ces caïds des mafias musulmanes qui ensanglantent quotidiennement les quartiers perdus de nos banlieues. Ceux pour qui Israël et les Juifs sont « une erreur de l’Histoire », à exterminer de toute urgence, et avec les méthodes les plus barbares, hommes, femmes et bébés, jusqu’au dernier.
Nos grands démocrates sont davantage préoccupés par leurs calculs politiques véreux à court terme, que par le devoir de rester fidèles à des principes surannés.
Ils préfèrent préserver des alliances qui les déshonorent avec leurs sponsors islamistes, comme le Qatar et les autres Etats voyous qui les sponsorisent. Plutôt que de prêter main forte à la seule vraie démocratie du Moyen-Orient, dans sa guerre sale contre des milices djihadistes qui menacent sa survie, autant que celle de nos démocraties couilles-mollisées.
Et puis il ne faudrait surtout pas se mettre à dos les 8 à 10 millions de ressortissants issus de l’immigration (pour une bonne part illégale). En risquant de précipiter une guerre civile larvée, qui échapperait subitement à leur plan de destruction programmé.
Mieux vaut continuer à fermer les yeux sur le danger objectif que représentent ce réservoir des « réislamisateurs », pressés de les endoctriner pour en faire une armée lancée contre l’Occident impie et décadent.
Et puis il faut bien faire plaisir à leurs mentors satanistes comme George Soros, grand maître d’ouvrage du grand remplacement avec sa fondation Open Society qui finance allègrement depuis des décennies des associations islamistes, immigrationnistes ou des programmes déconstructionnistes. En fermant hypocritement les yeux sur les menées criminelles de ces fondations qui œuvrent discrètement mais efficacement à la décomposition programmée des sociétés du continent européen.
Alors autant ne pas braquer les connes voilées et leur smala, toutes et tous réislamisés et hystérisés par les officines de la galaxie des Frères musulmans, ces grands amis de l’Elysée.
Il ne faudrait pas non plus titiller la susceptibilité de tous ces braves musulmans qui n’osent pas s’opposer à leurs bourreaux islamistes, par crainte d’être eux aussi lynchés. Et qui choisissent benoîtement de se ranger derrière un pouvoir corrompu qui fait mine de les défendre, au nom de la déesse Laïcité. Surtout s’ils sont titulaires du sésame qui en font d’eux une priorité prioritaire et une communauté d’intouchables sacrés : la carte d’électeur !
C’est ainsi que Macron s’est fait « élire » par deux fois, grâce notamment aux voix de la « communauté musulmane« . Dont les représentants avaient clairement appelé à voter pour lui « pour faire barrage, gnagnagna … »
Après avoir laissé à ses amis de l’ex CCIF et à ses alliés de La France Islamiste le soin de leur monter le bobichon à propos de cette « extrême droite populiste et nationaliste » incarnée par Marine Le Pen et Éric Zemmour. Accusés comme un seul homme de vouloir expédier tous les bons Muslims de France dans des chambres à gaz, dans une « persécution d’Etat analogue à celle menée par Vichy contre les Juifs durant l’Occupation » (slogan figurant sur des tracts du CCIF lors de la grande manif islamiste du 10 novembre 2019 durant laquelle les militants fréristes ont harangué les foules au cri d’Allah u Akbar !, à 100 mètres du Bataclan…
Ces enfants d’Adolf Hitler que sont aux yeux des islamogauchistes le RN ou Reconquête, non contents d’incarner le mal absolu pour l’éternité et de constituer « la menace numéro 1 pour la démocratieen France« , sont de surcroît coupables d’avoir retourné leur veste, puisqu’ils soutiennent désormais ouvertement le « Nazi sans prépuce » de Jérusalem, et son armée de génocideurs « sionistes » .
En attendant, les Druzes peuvent bien crever. Tant que ça occupe l’unique neurone des racailles en djellaba, électrisées par leur nouveau Atilla syrien.
De toute façon, il y a longtemps qu’on a enterré le sacro-saint devoir d’ingérence, invoqué en d’autres circonstances pour satisfaire les intérêts de l’OTAN, des marchands d’armes et des groupes pétroliers. Et de leurs actionnaires de BlackRock, ventriloque du télégraphiste préféré du clan Rothschild.
Nos « démocraties » avaient beaucoup moins de scrupules quand elles se sont engagées naguère dans des guerres autrement plus illégitimes, plus coûteuses en destructions de masse, causant des millions de civils innocents sacrifiés. Car cela arrangeait leurs intérêts, ou ceux des stratèges de l’OTAN. En Serbie, contre des « barbares » soutenus par Poutine. En Irak, contre Saddam ou Daesh, plus assez compliants envers Exxon… Ou en Lybie, pour dézinguer un dictateur un peu trop bavard quant aux millions qu’il avait refilés au parti du candidat Sarkozy.
Aujourd’hui Marianne est une putain sans cervelle, consentante pour se faire violer en réunion par les plus grands criminels du Nouveau désordre mondial.
Mais allez expliquer cela à un cafard coincé devant BFM toute la journée…
Il fut un temps où l’opinion publique était un paramètre important pour résoudre les grandes équations politiques. Aujourd’hui c’est à peine un paillasson qu’on époussette de temps en temps à coups de vieilles recettes d’ingénierie sociale.
Et la meute des cons n’y voient que du feu, trop occupée à gober les bobards sur le « réchauffement climatique« , la « menace russe« , la « crise de l’énergie« , ou la dernière arme d’extermination massive concoctée par Pfizer.
Comme le disait George Orwell :
« Le langage politique est conçu pour que les mensonges paraissent vrais et les meurtres respectables, et pour donner à du vent l’apparence de la solidité. »
Espérons que la pestilence apportée par les vents mauvais saura réveiller un nombre suffisamment critique de nos concitoyens avant qu’il ne soit trop tard.
Soyons honnêtes : la provoc frondeuse, l’impertinence vacharde, l’insolence élitiste, alliées à certain conformisme dans l’anticonformisme, une affectation surjouée dans le culte nécessaire du décalage et de la dérision, tout cela a fait partie de l’ADN de ma génération, celle des derniers « boomers« .
Ces enfants nés au début des années 1960, trop jeunes pour avoir connu les barricades autrement qu’en noir et blanc sur l’unique chaîne de l’ORTF. Coincés entre leurs aînés aussi gâtés que révoltés, et la génération des clones de Macron : ces mobiles moraux qui n’ont connu que la crise, l’ANPE et les stages de reconversion, la pensée unique, le politiquement correct, les grandes causes obligées, le métissage des incultures, le vivre ensemble et autres conneries écolo-wokistes.
Les enfants de cette génération désenchantée sont arrivés après les punks. Ils ont voté à 18 ans sous Giscard, se sont fait réformer comme leurs aînés, mais ont jeté leur gourme en écoutant les Cure ou Fade to grey, plutôt que Pink Floyd ou Ravi Shankar.
On leur a volé leur innocence et leur insouciance, à l’âge où leurs grands frères se défonçaient avec des buvards, tous à poil dans un teepee. Entre un sit-in à la Sorbonne, un trek à Katmandou, et un happening situ à l’Île Seguin. Ou refaisaient le monde en citant Derrida, affalés sur leur pouf et le cerveau gazé au shilom et l’encens indien.
Leurs maîtres à penser ne s’appelaient plus Lénine ou Sartre, mais Friedman et Séguéla.
Leurs idoles portaient sur leur corps et leur visage les stigmates de la crise. Avec une morgue résignée. Veste épaulée, bas résille, couleurs flashy, épingles à nourrice et maquillage à la truelle pour les filles. Teint anémique, œil de corbeau, iroquoise fluo, tarentule, look baroque ou néoromantique pour les mecs new wave.
Les branchés « cools » se la jouaient plutôt pantalon Kenzo et chemise grand-père, boutonnée jusqu’en-haut. Spencer aristo et nœud-pap de rigueur pour les plus snobs qui faisaient la queue à minuit devant l’entrée du Privilège. Chemise Arrow déboutonnée, cravate club et mocassins Church pour les simili traders. Et look trash, bûcheron, néo facho ou déconstructionniste soviétique pour les plus rebelles.
Ces nombreuses tribus éclatées et très codifiées qui hantaient les flamboyantes années 80 étaient tous des enfants d’Ardisson.
Qu’on aime le conchier ou qu’on affecte de l’adorer, il fallait absolument arriver au taf le lundi en ayant vu Gainsbarre faire sa dernière provoc dans Lunettes noires pour nuits blanches, le samedi en seconde partie de soirée.
Ce fils de pub devenu star de la télé était le trublion préféré de la Génération Mitterrand, MTV, et pas encore Ruban rouge. Un OVNI décalé, crâneur et provocateur, tellement plus hype que Coluche ! Ses émissions élitistes, branchouilles, ultra parisiennes, cyniques et décalées, étaient tellement plus fun que Droit de réponse et sa bande d’alcoolos de gauche. Ou que Mireille Dumas et sa patientèle de grands névrosés.
Depuis que Tonton avec la crise s’était converti au libéralisme, à la rigueur et à l’Europe de Maastricht, qu’il avait nommé un ancien voyou devenu millionaire Ministre de la Ville, les gimmicks de la « gôche » à la Papa – ouvriériste et populo – n’avaient plus trop la cote. On continuait certes à voter socialiste, mais en profitant à donf et sans complexe de la société de consommation. Et en affichant jalousement ses privilèges de caste.
Un jeune Premier ministre arrogant et ambitieux avait remplacé le dinosaure Mauroy. Et pour paraitre branché, il fallait montrer qu’on avait « le cœur à gauche et le portefeuille à droite« . Le pouvoir socialiste dépensait sans compter pour les projets pharaoniques du Sphinx, applaudi par tous les VIP du show-biz et des médias, les artistes et les intellectuels, et les conseillers en vogue du prince comme Jack Lang : Opéra Bastille, Grand Louvre, Grande Arche, Grande Bibliothèque, Bicentenaire…
Ardisson était un peu le MC de tout ce beau monde. Impertinent mais pas trop. Proche du pouvoir, mais aussi capable des trahisons et insolences les plus cruelles. Et puis passer dans son émission, c’était beaucoup plus prisé que d’entrer à l’Académie française ou de figurer en bonne place dans le Who’s Who des groupies à Nadine (de Rothschild).
Le sida, on en parlait encore assez peu dans ce milieu pourtant très concerné. Aux yeux du public, c’était toujours une maladie honteuse, de marginaux : les pédés, les tox, les paumés…
Quant à la meute des ringards, pas assez malins et opportunistes pour foncer en jet-ski avec les people sur un océan de fêtes, tous ceux-là servaient de punching-ball aux humoristes à faire glousser les happy fews, et ceux qui prétendaient leur ressembler.
Il fallait à tout prix être « in » et surtout pas « out« . Et donc suivre de près la Bourse des valeurs en hausse. Dans une société hyper matérialiste, individualiste, cynique, hédoniste, désenchantée et speedée, à l’opposé des planantes seventies, tout le monde voulait doper son ego à l’artifice, à l’éphémère, aux stock-options et aux slogans de comm : parce que je le vaux bien…
Hédonisme et matérialisme, culte de l’excès, de la décadence et de l’ironie mordante, ces enfants terribles des années 80 étaient comme des hippies amidonnés sous cocaïne, des révoltés du Dow Jones, des troubadours hi-tech, des nihilistes joyeux, des utopistes sous amphètes ou Tranxène…
Ardisson, c’était un peu le grand-frère qui a tout pigé avant les autres. Qui renverse la statue du Commandeur pour y mettre une bite en caoutchouc à la place, sous les ricanements goguenards et les quolibets de ses hyènes déchaînées. Le pitbull Baffie en tête de meute.
Ardisson était leur antipape, leur génie transgressif, leur supplément d’âme. Dans un monde de béton et bitume, hyper normatif, prostitué au dollar, et qui avait troqué le Programme commun contre One minute manager.
Un seul mot d’ordre : je transgresse, donc je suis. Tout était bon pour attirer les sunlights. Look extravagant, provocs verbales en rafale, cynisme de bon aloi et outrances calculées. C., sex and fun !
Et puisque noir c’est noir et qu’il n’y a plus d’espoir, autant danser sur un volcan en y jetant quelques cadavres exquis. Et quant à faire, jeter aussi au feu toutes les idoles des générations précédentes, les nôtres et celles de demain. Le coquetterie nihiliste cartonnée au « Stu… Stu… Studio Line de L’Oréal » !
Vestes et T-shirt aussi noirs que son âme damnée : ce look macabre et minimaliste, porté comme un linceul frondeur raccord avec le Zeitgeist, a vite fait la signature et la renommée du père d’Ovomaltine, c’est d’la dy-na-mite !«
Il disait affecter cet uniforme « en mémoire de la mort de Louis XVI » . Car le bougre se disait monarchiste : une coquetterie de plus pour dire merde aux socialos de base, qui avaient élu Mitterrand juste pour s’enrichir, et pour cajoler leur bonne conscience…
Ardi braquait selon son humeur et les caprices de l’audimat des projecteurs drus sur les people d’hier et les starlettes de demain. Qui se bousculaient pour sacrifier au jeu de l’interrogatoire à charge, faire semblant de rire aux vannes les plus vulgos et aux farces les plus débiles. Tels des ci-devant hagards mais consentant à leur oblation. En se foutant complaisamment à poil devant la claque de courtisans, tout excités face au maître de cérémonie. Jusqu’à abandonner en direct leur amour-propre, leur honneur et leur cadavre, pour 5 minutes de gloire télévisuelle. L’apothéose de la dérision et du dérisoire.
Son émission était un mix du Bal des vampires, du Bûcher des vanités, des Cent-vingt journées de Sodome, et du dernier clip de Nina Hagen ou Lady Gaga. Mais Ardi l’avait customisé pour en faire une réplique trash du boudoir de la Montespan, livré aux incubes fin de siècle dans la Fête des fous d’un carnaval inversé.
Ardisson fut ainsi le portraitiste acerbe et le fossoyeur désabusé d’une caste pour qui la vulgarité faisait office de légion d’honneur. De cette société du spectacle crépusculaire, qui se contemplait elle-même dans le miroir de sa propre déchéance. Au milieu d’une cour hétéroclite et bringuebalante de putes, de racailles, de rockeurs tout droit sortis de leur cure de désintox, d’humoristes de café-théâtre pochetronnés, d’anciennes jeunes et de vedettes d’un soir draguées au Bains ou au Queen, subitement aspirées vers le Panthéon des vanités. Plus quelques plumitifs de troisième zone et philosophes de plateau, passés par la case Ardisson avant de finir foncedés dans les nuits les plus trash du Petit Paris.
Toute cette cohorte pestilentielle de sous-produits de la sous-culture, de libellules éphémères mixées avec les intouchables du moment – les dieux vivants du star-system K1ri, les apprentis urticants et intellos du Top 50 de la Connerie – côtoyait les amants de Jack Lang, les protégés de Djamel, les égarés de la World bourgeoisie et autres comètes planétaires de la Foire au Grand Néant.
Comme un prolapsus anal déféquant les scories de l’insignifiance fin de siècle au beau milieu d’un barnum tonitruant, grouillant de créatures baroques et déjantées qui erraient en gloussant entre les lustres Louis XV, avant de se faire sodomiser backstage par quelque repris de justice, entre un psychotique sous Valium, deux folles sous ecsta, et un pédophile à jabot et catogan des beaux quartiers.
Avec au centre de cette bacchanale prétentieuse et vide, l’enfant terrible du PAF, bouffi d’orgueil et toutes canines saillantes, prêt à mordre dans la cuisse, là où ça fait mal.
L’enfant naturel de Nosferatu et de Torquemada, de Guillaume Dustan et de Céline, à la fois divinisé, jalousé et détesté par ses pairs, courtisé par les jeunes ambitieux qui piaffaient dans les loges en se bouffant le nez, était une icône. L’ICÔNE !
Un passage obligé, adulé par le pouvoir, tellement pressé de venir se prostituer dans le salon de l’arbitre des débauches chics. Et se faire méchamment vomir dessus par quelque rappeur analphabète, ou par le dernier moraliste hystérique de l’ultragauche, égaré entre Soral et Dieudonné.
Ardisson fut le pur produit de sa génération : celle des cyniques du déconstructionnisme crade, et du grand n’importe-quoi sacralisé par les années Mitterrand. Aussi hautains que leur Sphinx, qui leur avait ouvert les vannes décompensatoires en même temps que les portes de l’Hadès, où s’engouffraient avec délice tous les fats du moment. Et mêmes ses propres successeurs, autour de sa momie livide comme un spectre : le roi fainéant, la petite crotte de la CIA, et le Flamby d’HEC.
La caution branchouille et faussement intello de la gauche caviar, l’arbitre des inélégances du Tout-Paris, le magicien d’Oz de l’Ere du vide : Ardi fut tout cela à la fois.
Il fit même quelques émules, finalement assez ternes face à ce grand fauve possédé : les Fogiel, les Ruquier, les Barthès, Mouloud Achour ou Hanouna. Ces bouffons et bateleurs interchangeables, héritiers des années Coluche, Desproges et Collaro, passés par les psy-causeries Mireille Dumas recyclées à la moulinette à fric made in Canal.
La télé s’est très certainement réinventée durant ces années 1980-2000. Pour le pire et pour le rire. Sarcastique, cela va de soi.
Elle s’est plu à se contempler elle-même dans son propre miroir déformé par l’abus de substances. A se plagier jusqu’au ridicule. Persuadée de son inaltérable pouvoir de séduction, de création et de subversion. Alors qu’elle était déjà franchement has been. Célébrant l’inversion des valeurs comme ultime norme morale. Délivrant palmes et palmarès, sentences de mort et excommunications. Pouce pointé vers le bas au signal du Maître, pour étancher la soif de sang de la Plèbe scotchée tous les samedis soirs derrière sa petite lucarne. Célébrant dans une surenchère dérisoire de frasques, de fastes et de méchancetés le crépuscule d’un monde tellement émerveillé par sa propre insignifiance.
Ardisson n’est plus.
A vrai dire, même s’il bougeait encore, le Dracula du show biz avait déjà été emporté par le vent nouveau du monde d’après.
A l’aune de ces années Macron, où la claque des idiots utiles du prodige creux, en proie à l’embolie Pfizer et grand-remplacés par les légions nazislamistes, ne se virent même pas dépasser, après avoir sottement méprisé Gilets jaunes et « complotistes« , par les hussards de cette révolution morale, nationaliste et conservatrice : cette « extrême droite », fantasme bégayant des enfants terribles de Mai 68 recyclés chez Publicis, Libé, Canal+ ou MSF.
Leur punchingball préféré, la blondasse néonazie de Montretout, caracole désormais en tête des sondages depuis plus d’une décennie.
Tout ce qu’Ardisson et ses groupies vouaient pavloviennement aux gémonies se retrouve adulé par les Gaulois réfractaires de cette France périphérique, indifférente aux paillettes et indignations sur commande de la petite cour parisienne.
Pire, ils résistent au laminoir de la Bienpensance mondialiste, progressiste et covidiste, que le trublion en noir avait abondamment servi toute sa carrière durant, en feignant de jouer les anticonformistes insoumis.
Quand un bouffon cesse d’amuser la Plèbe, on le jette au feu en se gaussant de lui. Et puis on donne ensuite ses restes aux chiens.
Ardisson ne connaîtra pas une telle infâmie. La cour veille en multipliant les hommages atermoyés.
Las ! La caste du petit poudré, ses amuseurs pédo-cocaïnés et autres drag-queens sous GBH, peuvent maintenant ranger leurs plumes. Car la fête est bel et bien finie. Les barbus attendent patiemment leur heure pour se goinfrer du cadavre d’une France en lambeaux. Aidés par la réincarnation de Pierre Laval déguisé en Léon Trotski.
Mais derrière ce crépuscule du Dérisoire semble poindre l’aube d’un jour nouveau. Quand les dernières paillettes tachées de sang auront été balayées, qu’on lavera le sang du dernier homme de lettres dans celui du dernier singe de plateau télé ; alors surgira l’inattendu.
C’est toujours au fond du sépulcre recouvert par l’engrais du Mensonge et quand tout semble perdu, que ceux qui ont encore des yeux pour voir et qui ont su malgré tout garder leur âme intacte, préservée des souillures du temps, découvrent émerveillés que sous la merde et les éclats du lynchage peut encore jaillir une étincelle de lumière, en dépit de la lie et de l’odeur aigre du vomi.
L’avenir n’est pas en vérité à tous ces artificiers du Néant. L’abîme, béant et imperturbable, les a déjà aspirés. Mais à ceux chez qui ni la boue ni les larmes n’ont jamais pu éteindre la flamme de l’Espoir. Et cet appétit insolent pour la Vérité. Une insolence qui fait vivre, quand les insolents de cour ont dépeuplé leur ciel, pour y flanquer leurs étoiles d’un soir, aussi dérisoires que leur prétention.
Cette citation de Thérèse d’Avila (dans la Pensée du jour qui lui est consacrée), donne lourdement à méditer en ce 14 juillet.
Alors que nos armées défilent sur les Champs-Elysées, la plupart de nos soldats grincent des dents en passant devant la tribune officielle Place de la Discorde, où pavanent le Résident usurpateur de la Ripoublique et sa chose, flanqués des sinistres de Davos, des VIP confits dans leur morgue, et de quelques chefs d’Etats conviés à cette nième profanation.
Car une partie de notre état-major, de nos officiers de haut rang, de nos soldats, légionnaires, gendarmes, restés encore fidèles à la France, à la Nation, aux valeurs de la République, à la démocratie, qu’ils sont en principe chargés de défendre, n’en peuvent plus de se taire et de retenir leur colère.
Alors que l’acteur préféré de Brigitte, ventriloque en position de missionnaire pour la Caste mondialo-sataniste, nous ressert encore et encore les mêmes éléments de langage made in McKinsey sur le leitmotiv « Nous sommes en guerre ! »
Cette fois contre un ennemi de l’extérieur imaginaire : Poutine. En jouant sur les peurs les plus irrationnelles, les fantasmes, les mensonges, manipulations et vieilles ficelles d’ingénierie sociale, usées par tous les dictateurs avant lui :
« Répétez 1000 fois le même mensonge », disait H1tler, « et il deviendra une vérité ! »
La seule chance pour ce Naboléon en sursis de ne pas finir ses jours en prison, pour haute trahison, crimes d’Etat, crimes contre l’humanité, corruption et intelligence avec une puissance étrangère, c’est la guerre totale et la destruction totale de peuple et de son son pays. Voilà ni plus ni moins le deal : le sacrifice suprême, sur l’autel de son maître Satan.
Sa seule chance d’annuler les élections de 2027 et se maintenir illégalement au pouvoir par un coup d’État, exactement comme son avatar l’acteur de série B Zelensky, c’est de déclarer la guerre et de décréter l’état de siège, face à une invasion imaginaire d’un ennemi imaginaire dans une guerre imaginaire de l’Angsoc contre l’ogre russe, paré des oripeaux de Staline.
Sa seule chance de ne pas être « neutralisé » ou déposé par quelques généraux courageux, c’est de diviser et de neutraliser l’ultime force de résistance encore debout dans ce pays : l’armée française. Entre des figurants corrompus appelés à la rescousse, déloyaux envers leur drapeau et uniquement fidèles à un dictateur psychopathe, et le dernier rempart de ce qu’il reste encore, mais pour peu de temps, d’une France déjà précipitée au plus noir de l’abîme.
Sa seule chance de ne pas être destitué par les parlementaires, trop corrompus et frileux pour avoir le courage d’assumer leurs responsabilités de représentants du peuple et de la Nation, c’est de les court-circuiter en s’appuyant sur cette armée prise elle aussi en otage et en lisant sur un scénario suicide, après avoir suicidé toutes nos institutions.
Sa seule chance de ne pas être dégagé par la rue. Au terme d’une guerre civile désormais bien là, qu’il a lui-même déclenchée afin de justifier l’enterrement de nos libertés.
Le stratagème est l’apothéose du machiavélisme. Néron ferait presque figure d’amateur face à un pareil cynique.
L’imposture, le mensonge, la corruption, et le renoncement face à la violence d’Etat et à la violence, tout court, déchaînée en déflagrations paniques et protéiformes, quand l’Etat n’est déjà plus, gangrené de l’intérieur par les infiltrés d’une secte qui a juré sa mort, ont atteint aujourd’hui leur paroxysme.
Mais hélas, beaucoup ne voient toujours rien. Ou alors ils refusent obstinément de voir, pétrifiés, sidérés. Préférant regarder là où on leur dit de regarder, pour ne surtout pas voir ce qu’ils voient. Préférant se laisser fasciner par un hideux mirage, plutôt que d’avoir le cran de désigner leurs véritables ennemis de l’intérieur. Au premier rang desquels, cette erreur l’Histoire à qui beaucoup se sentent coupables d’avoir apporté leur suffrage, victimes d’une abominable et macabre machination.
Le salaire de la soumission volontaire, c’est la surenchère schizophrène dans ce Pacte du mensonge collectif. Et dans la plus extrême des Confusions mortifères. Une impasse psychologique, éthique et spirituelle, dont meurt aujourd’hui la Nation, sous nos yeux impuissants et désolés.
Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé. Avec ses étoiles d’or sur fond azur. Et le sourire carnassier d’un banquier anobli et apatride.
Combien de fois encore faudra-t-il donc qu’un sang impur vienne abreuver nos sillons ? Avant de changer de logiciel et paradigme ? Et bâtir tous ensemble, enfin, un avenir de Vérité, de Liberté, d’Unité et de Paix ?
L’assassinat politique (qui dans le cas présent reste encore à prouver, mais ne fait aucun doute pour les observateurs les plus lucides), a toujours été pour les régimes autoritaires à l’agonie, les tyrans paranoïaques et les petits dictateurs aux abois, le recours ultime pour faire taire leurs opposants parmi les plus courageux et déterminés.
De Caligula ou Néron à Macron, en passant par les Médicis, Hitler, Staline, Ceausescu, Castro, Roosevelt, les familles Rockefeller ou Rothschild, les plus grands psychopathes de l’Histoire et les politiques les plus pourris, cachés parfois sous des dehors vertueux, complaisamment encensés par les chroniqueurs de cour et les historiens officiels comme des génies ou des héros qu’ils auraient rêvé d’être, ont toujours été des génocideurs et des assassins en série. Ayant recours, qui à ses sbires, qui à ses janissaires, sa police politique ou ses services secrets, pour zigouiller un à un ou par charrettes entières tous les indésirables et les opposants les plus rétifs.
Toutes celles et ceux qui osaient proclamer haut et fort des vérités pas bonnes à dire, braver la pensée unique de leur temps, les gardiens du temple, les inquisiteurs et cerbères desservants des puissants. En surmontant leurs peurs et cette terreur – l’arme des faibles : arbitraire, censure, coercition, violences et intimidations…
Dans l’espoir de secouer leurs congénères, les hisser vers un sursaut éthique et, parfois, objectivement « existentiel ». Afin de sauver leur vie, leur liberté, leurs droits les plus essentiels, leur identité et leurs valeurs fondatrices. Ce qui fait d’eux un Etre collectif. Et qui fait sens, sinon civilisation, en tutoyant l’Universel, bien au-delà ce de qu’ils sont ou croient être.
Eternelle dialectique entre un pari vertueux – celui de la Vérité, de la Justice, du Courage, de l’Abnégation et de l’Honneur – qui peut aller jusqu’au sacrifice de soi pour une cause supérieure ou pour le plus grand nombre, et la fascination symétrique pour la Violence, le Mensonge, les pulsions égotiques sinon le Mal absolu. Jusqu’au sacrifice de son âme sur l’autel des molochs, des fausses gloires et des vanités.
Une tentation, un point de non-retour sur cette pente qui mène droit vers la Perte. Et qui pousse certaines âmes damnées à se retourner contre leurs propres pairs, ou contre leurs peuples. Jusqu’à se détruire eux-mêmes dans un autodafé baroque ou romantique. Dans une folie meurtrière jalonnée d’épurations sanglantes. Une démesure hystérique motivée par un désir de contrôle sans foi ni loi. Une avaricia prédatrice, jalouse et macabre à la fois. Avec cette obsession maniaque d’exterminer jusqu’au dernier accusateurs et prophètes. Y compris ses amis les plus chers, aussitôt répudiés, les membres du clan, la garde prétorienne ou celle des courtisans. Y compris même ses géniteurs et les fils de sa chair, dépecés comme des traîtres et cités à comparaître au rang des usurpateurs. Dans un drame shakespearien et des complots sordides mille fois rejoués.
Avec l’espoir tragique de laver ainsi dans un déluge de feu et de sang leur ciel obscurci de ténèbres, traversé de serpents qui sifflent sur leurs têtes. Et faire taire le sang de tous ces Abel, qui crie vers le Ciel depuis leurs tombeaux.
Macron n’est qu’un petit joueur dérisoire dans cette cabale de démons pléthoriques. Un puceau agité et cynique. Et surtout, un très grand malade. Un clown triste, qui prête plutôt à sourire au milieu de ce catalogue des pires « monstres » que l’Histoire nous a léguées.
Lesquels – pour paraphraser Gramsci – « surgissent dans ce clair-obscur« , entre le vieux monde chaotique qui se meurt, et le nouveau monde numineux qui tarde encore à apparaître.
Un histrion pervers, paranoïaque, pusillanime et arrogant. Une marionnette pathétique : le gigolo préféré des gérontes d’une Olympe inversée. Sous l’emprise de ses pires mentors, comme de ses propres démons implantés. Et d’addictions multiples, qui le tiennent à leur merci.
Comme beaucoup d’âmes vides et possédées, qui crèvent de ne pas être ces hommes forts, solaires, aimés, enviés et respectés. Des héros au grand cœur ou des « grands hommes » providentiels, impossibles à égaler.
Un rêve et un dépit, tragiquement proportionnels à leur absence de colonne vertébrale éthique. Et de virilité. A l’aune de ce petit ego blessé et rabougri, tapi dans les méandres mémoriels d’une enfance refoulée, meurtrie, volée, abusée, violée. Et à les remugles d’une psychologie passablement dissociée.
Tout ce qui creuse secrètement en eux une addiction narcissique aux rêves de la Toute-Puissance. A leur image dans reflétée le portrait caché de Dorian Gray. Et à cette illusion mortifère que confère sa caricature grossière, incarnée par le culte du Pouvoir.
Surtout quand on l’exerce par procuration : pour le compte d’êtres encore plus immondes et plus aliénés encore au mal que soi-même. Des êtres qui ont perdu toute notion du bien et du mal, et toute humanité. Rongés par l’hubris et la folie dure. Jusqu’à se prétendre publiquement des « dieux« . Pharaons ou Césars des temps postmodernes.
Etre le fils caché ou adoptif d’un monstre aussi visqueux qu’un David de Rothschild n’est certes pas un cadeau facile à assumer. Une telle ascendance – généalogique ou spirituelle – est un poison pour l’âme. Surtout si l’on s’efforce par ailleurs de se prétendre le proche ami d’un philosophe aussi intègre que Paul Ricœur, dans un fâcheux désordre schizophrène, matrice du « Et en même temps« .
Emmanuel Macron incarne malgré lui ce double contemporain, pathétique et obscène, presque une réincarnation de son modèle et homonyme historique : le sinistre prêteur romain Nævius Sutorius Macro, dit « Macron« .
Un intrigant ambitieux, membre du prétoire romain au 1er siècle, et confident des césars. Un traître en série à l’âme vulgaire, sans honneur ni morale, rompu aux trahisons de palais et aux tactiques politiques les plus lâches. Un être sombre, détestable et détesté, bouffi d’orgueil et d’ambition, ivre de bassesses, comme de lui-même. Ami personnel de l’empereur Tibère, dont les historiens considèrent qu’il fut l’assassin de l’ombre.
Assassiné à son tour avec sa sale bonne femme, de la façon la plus vile, expéditive et dégradante qui soit : par les sbires de son ex ami Caligula, devenu lui-même empereur, qui prit ombrage de ce personnage encombrant et de ses revirements. Alors que le couple maudit tentait de fuir lâchement depuis Rome par bateau vers l’Egypte. Au cœur d’un empire à feu et à sang, livré aux intrigues les plus glauques, condamné par ses excès à plonger inexorablement dans les abysses d’une décadence imprescriptible.
Un scénario hors pair pour un remake à la sauce « Crépuscule d’une République des Francs-maçons et grands argentiers en péril« .
On enterre un innocent sacrifié. Un de plus… Certains crient au scandale. Les gazettes se referment, évitant pudiquement de tremper leur plume dans le sang et la boue d’un secret d’État. Et pour quelques milliards de plus, les têtes volent…
Il est minuit, docteur Schweitzer. On vient de jeter à la benne les dernières doses Pfizer. La terre tourne. La roue aussi… Mais pour qui donne le glas ?
La surveillance et la censure numériques des réseaux, véritables passoires aux mains des agences de renseignement, spammeurs et pirates en tout genre, viennent de prendre du sérieux plomb dans l’aile avec le lancement de BitChat, une nouvelle messagerie sécurisée et « hors-ligne », lancée ces jours-ci par Jack Dorsey, cofondateur de Twitter.
Un concurrent sérieux pour WhatsApp et le groupe Meta. Le standard des messageries, produit phare du groupe racheté par Facebook en 2014 pour 19 milliards de dollars, avait été ces dernières années délaissé par les geeks et autres utilisateurs informés, au profit d’alternatives plus sécurisées comme Signal ou Telegram.
Notamment depuis que l’empire Facebook, devenu Meta en 2021, avait été lourdement condamné par la Justice américaine et d’autres juridictions pour avoir abusé d’une pratique très répandue chez tous les fabricants d’applis : le siphonnage en règle des données privées, contenues ou transitant dans la mémoire des smartphones, sur les serveurs et clouds numériques ou les réseaux. À des fins strictement « commerciales » on vous rassure, et avec l’accord théorique des utilisateurs, qui ne lisent bien entendu jamais les Conditions générales lorsqu’ils téléchargent ou mettent à jour une appli.
Et qui ignorent totalement pour la plupart les enjeux du business phénoménal du Big Data, et le niveau de flicage intégral que constitue le simple fait de se connecter à Internet. Ou juste de posséder un joujou relié même éteint en permanence au réseau, et aux prédateurs qui l’utilisent à des fins pas toujours recommandables, souvent illégales et parfois criminelles, en toute discrétion et impunité.
Un moyen commode de surveiller et d’analyser en temps réel leurs moindre faits et gestes, mouvements, déplacements et interactions, actives ou passives, à distance ou avec leur environnement immédiat. Grâce aux micros, caméras, GPS et autres capteurs numériques embarqués dans ces couteaux suisses devenus le meilleur ami de l’homo numericus.
Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook, n’avait-t-il pas créé, à partir des premiers balbutiements de son trombino en ligne lancé avec ses amis geeks sur le campus de Harvard en 2004, un empire colossal qui avait aussitôt excité l’appétit des multinationales friandes de données personnelles ? Mais aussi des agences de renseignement, toutes pathologiquement obsédées par la surveillance de masse, et pressées de collecter toutes vos données personnelles, en principe protégées par la loi et la Constitution, comme celle de quelques chefs d’État étrangers… Avec l’argument « sécuritaire » bien commode de lutter contre la criminalité, les mafias ou « le terrorisme » ?…
Le business model de Facebook et des autres applis lancées ou rachetées par le meilleur ami de la CIA avait été dès l’origine conçu comme un outil de piratage intentionnel de la vie privée et des données personnelles mises en ligne par les internautes eux-mêmes à des fins exhibitionnistes et voyeuristes, pour draguer ou brocarder les bêcheuses du campus (cf. le film The social Network sorti 6 ans après la création et le boom de Facebook). Une innovation qui a marqué l’Histoire et permis de constituer en quelques années la plus grande base de données privées au monde, revendue aux entreprises du monde entier comme l’outil parfait de marketing direct dont elles n’auraient jamais roser rêver.
Un concept boosté par le lancement par Apple dans les années d’un nouveau concept et outil numérique, le smartphone. Un nouveau joujou devenu vite un standard incontournable, équipé d’une floppée d’applis désignées par des startups pour booster le succès du premier iPhone lancé en 2007. Le compagnon indispensable de bipède connecté, qui s’est immiscé avec une efficacité redoutable au cœur de nos vies dans leurs recoins les plus intimes.
Avec la possibilité d’y introduire plus et surtout moins légalement une foultitude d’outils automatisés et discrets, destinés à siphonner toutes vos données personnelles, vos fichiers, agendas, listes de contacts, photos et autres fichiers multimédia. Et d’entériner le règne de la surveillance permanente et généralisée des con-sommateurs et citoyens cyberconnectés. À l’insu de leur plein gré, et la plupart du temps sans même leur demander leur avis.
Une véritable laisse numérique et l’œil de Big Brother pour les agences de renseignement, peu soucieuses de respecter la loi, la vie privée ou les droits constitutionnels des usagers.
Et une aubaine pour tous les pirates et criminels de tous poils, pour qui le Big data constitue également une manne infinie, hyper bankable, et en permanence renouvelée.
C’est ainsi que le groupe Meta s’est vu infliger une amende record de 1,2 milliards d’euros (1,75 milliard de dollars canadiens) du régulateur irlandais pour avoir enfreint les règles européennes sur la protection des données (RGPD) avec son réseau social Facebook, sur fond de craintes concernant les programmes de surveillance américains.
Une lourde peine qui a aussitôt fait plonger l’action de Facebook, fait perdre des millions de clients et autant de chiffre d’affaires parmi les utilisateurs devenus légitimement suspicieux à l’égard du réseau social ou de sa messagerie WhatsApp. Et a fait enfler le Facebook bashing parmi ses détracteurs, embarqués dans un combat sans merci contre l’un des principaux zélateurs de l’ère de la surveillance numérique et de la censure de masse. On l’a suffisamment constaté et beaucoup d’usagers déboutés et pointés du doigts en ont fait les frais, en France et ailleurs, durant la plandémie de Covid.
Pourtant, ces excès passés, même si Zuckerberg a dû se résigner à rentrer dans les clous, depuis que le shérif Trump lui a volé dans les plumes en menaçant de fermer Facebook si la firme ne mettait pas un terme à une censure arbitraire et anticonstitutionnelle…
La nouvelle messagerie sécurisée Bitchat semble donc offrir sur le papier une parade à ces écueils, grâce à une technologie peer-to-peer qui fonctionne par Bluetooth et permet d’échanger des données sans connexion Wifi et sans connexion aux réseaux 4G ou 5G.
Un argument commercial de poids, et un atout technologique qui méritent d’être confirmés…
L’affaire Brigitte-Jean-Michel Trogneux défrayait la chronique outre-Atlantique, provoquant un scandale mondial retentissant, dont les chaumières de France et de Navarre vissées devant leur lucarne semblent avoir été jusqu’à présent pour la plupart miraculeusement épargnées.
La France était la risée du monde. Son « Président« , le plus atypique et le plus mal élu de toute la 5e était brocardé comme un psychopathe sous emprise, haï de tous. Du moins à l’extérieur du bunker médiatique qu’est devenue la France depuis 8 ans. Un front commun des médias, des intellectuels, des journalistes de cour, et de l’ensemble du sérail politique subventionné, tous unis pour protéger un pouvoir et sa marionnette en disgrâce.
Aux dires des psys qui avaient ausculté à la loupe ce cas d’école, et de quelques anciens collègues langues de putes répandus dans moultes enquêtes à charge, « Jupiter » était l’archétype du pervers narcissique manipulateur. Un simulateur et un menteur cynique compulsif. Un tyran sadique et froid, sans aucune éthique, compassion ni émotion sincère, haïssant la France et les Français auxquels il préférait l’Europe des Nazis de Maastricht, et les cercles ouatés des « dieux » de l’Olympe mondialiste qui avaient fait de lui l’Elu.
Un personnage hautain et vulgaire, sous des dehors policés, qui méprisait cette « culture française qui n’a jamais existé », lui préférant les privilèges et la novlangue des technocrates cosmopolites et des héraults ploutocrates de la finance apatride.
Un prince décadent, à mi-chemin entre un pastiche Néron et le porte-serviette très particulier de Gatsby le Magnifique. Un persifleur flanqué d’une momie qui lui dicterait, selon son entourage, beaucoup de ses choix politiques. Consacrant ensemble avec une morgue affichée tous les vices, toutes les trahisons, tous les blasphèmes symboliques, et toutes les bassesses de cour. Exaltant la corruption, le beau vice, les drag queens incoyables et méveilleuses, et quelques autres monstruosités queers hissées au rang de 9e art, et de catéchisme woke obligatoire enseigné au titre d’éveil à la sexualité (des adultes) aux gosses en maternelle, selon les directives de l’OMS. Tout cela recouvert par le simulacre des vertus politiquement correctes exténuées pour contempter les aboyeurs.
Un acteur aussi habile à pérorer pour ne rien dire dans la cour des grands, qu’à piétiner avec délice les usages d’une République qu’il voue à la dissolution dans un Nouvel ordre totalitaire dont il est à la fois le procurateur commode et le pur produit servile et décomplexé.
Un petit parvenu hissé artificiellement comme Icare vers le Soleil de Satan, et rongé par l’hubris. Qui méprise avec une suffisance ostentatoire toutes celles et ceux « qui ne sont rien« , à ses yeux du moins : les chômeurs qui rechignent à traverser la rue pour bosser, les anonymes des gares qui triment pour un SMIC de misère, les Gilets jaunes et autres ploucs de la France périphérique… Sauf s’ils ont un titre de champion, le teint basané, s’ils font un peu racaille et ont plus de 25 cm dans le slip…
Un cynique décadent, qui jouit même d’étaler ses sarcasmes et ses humiliations infligées obsessionnellement au petit peuple qu’il feint d’écouter. Comme cette destruction méthodique et assumée d’un pays à l’agonie qu’il avoue n’avoir jamais aimé. Pour la plus grande gloire de ses mentors satanistes, qui l’ont créé en s’en servent comme d’une intelligence artificielle ou d’un robot téléguidé pour décliner leur agenda macabre.
Un pantin usé par l’exercice d’une pantomime autoritariste, capricieuse, instable et autocentrée. Par les affaires en série, les crises, les jacqueries, les émeutes, les foments de guerre civile larvée… Et plombé par une cote d’impopularité qui pulvérise tous les records.
Mais le bougre dopé par la Bête de l’événement tient bon, droit dans ses bottes, le verbe haut et le menton frondeur, tel le Golem ou la créature de Métropolis.
Pourtant le roi est nu, hagard et dérisoire. Il semblerait même jouir un tantinet d’une telle impudicité, d’un pareil défi. Qui exalte son narcissisme et le pousse renaître sans cesse de ses cendres, tel le Phénix, symbole de la monnaie unique mondiale annoncée déjà en couverture du numéro spécial consacré à l’année 1988 de The Economist, le magazine économique phare de la famille Rothschild.
Une plongée aux antipodes de l’image savamment marketée depuis 15 ans par ses mentors. Depuis ce parachutage discret en 2012 comme secrétaire général adjoint du Président Hollande, chargé de souffler la politique économique de la France à l’oreille du vieux cheval socialiste. Et déjà propulsé vers un destin hors normes par un aréopage de sponsors bien nantis plafonnant au sommet du CAC 40, ou du Palmarès Forbes des plus grosses fortunes mondiales. Lesquelles ont plus que doublé – et plus si affinités – sous son premier mandat. Les Bernard Arnault, Peter Brabeck, Xavier Niel, Pierre Bergé, Bouygues, Vincent Bolloré… Plus quelques prophètes incubes et hauts gradés de la Secte progressiste et eugéniste, type Alain Minc ou Attali.
La chute annoncée fut verticalement proportionnelle à son ascension fulgurante vers les sommets. Un mirage programmé sur fond de roman-photo entre un lycéen présenté comme un prodige muni d’une intelligence précoce, particulièrement brillant et séducteur, et une cougar androgyne un peu trop maquillée, officiellement de 24 ans son aînée.
Un conte de fées postmoderne, une bluette canaille et anticonformiste, étalée durant de patientes années préélectorales sur les couvertures de tous les news mags et torchons people parisiens. Une story volontairement décalée mais tellement cool et proprette ! Destinée à dissimuler hardiment l’un des plus énormes mensonges et scandales d’Etat. Sur fond d’identité usurpée, de mariage illégitime entre un homosexuel et un transsexuel masculin, quelques 6 années avant l’ouverture du mariage pour tous aux couples de même sexe.
Un personnage faux et fabriqué de A à Z, présenté abusivement comme le Mozart de la finance, malgré un pedigree des plus médiocres, aux dires de ceux qui ont besogné avec lui dans les hautes sphères de la finance. Un fossoyeur irascible aux dents longues, qui s’est appliqué à saigner les Français et ruiner la France, a bradé à ses amis les plus beaux fleurons de notre industrie, dépecé les derniers restes d’un système social envié de tous, creusé une dette abyssale comme aucun de ses prédécesseurs n’aurait jamais été autorisé à le faire par les institutions européistes et financières qui les tiennent en laisse, leurs créanciers, ou les agences de notation.
Macron au contraire a toujours gardé les coudées franches tant qu’il servait la Caste, quoi qu’il en coûte…
Un mirage, une illusion, un attrape-couillons. Rodé, implacable et froid au-dedans comme un tableur Excel programmé pour mettre au pas une France « efficace et juste » (l’un de ses slogans de campagne en 2017).
La quintessence du mensonge et de la startup du spectacle. Tout comme son parti fantoche, son programme aussi creux que ses éléments de langage, sa politique et ses ministres : des clones Young global leaders tous formés à Davos, et aux ordres d’une Caste qui les a adoubés pour aller pantoufler sous les lambris de la République. Coachés par une intelligence étrangère via les stratèges du cabinet McKinsey, et son directeur Victor Fabius, fils de Laurent.
Un véritable Etat dans l’Etat, en mission commandée pour le compte de l’empire BlackRock et de la famille Rothschild, son PDG Larry Fink, invité même à siéger au Conseil des ministres en pleine fronde populaire contre la réforme des retraites !
A l’origine, une simple marionnette techno-people un peu guindée, mais vraie salope décomplexée. Ami et amant de quelques gérontes au patrimoine ronflant. Et introduit (!) par sa créature de maman aussi burnée qu’incestueuse dans le Tout-Paris gay, sous les paillettes du show-biz, et dans les salons VIP pour flambeurs dégénérés et cocaïnés.
Une honteuse placardisée mais tellement bon teint. Labellisée tout de même Sciences-Po l’ENA. Ayant fait ses classes dans les finances publiques, avant d’être parachuté comme associé chez ses parrains de la Banque Rothschild, dont certains murmurent qu’il serait un avorton caché, impatients de lui concocter un destin sur mesure, national et européen…
Repéré très jeune par quelques bonnes fées et scouters de la CIA, comme un élément prometteur à placer en couveuse. Sinon une option très bankable pour remplacer un jour les héritiers d’un sérail politique ringard et trop obvieusement corrompu, qui grenouillaient dans les partis poussiéreux du « monde d’avant ». Et doubler du même coup les technocrates aussi ambitieux qu’interchangeables, issus des grandes écoles de la méritocrassie. Afin d’en finir une fois pour toutes avec l’hypocrisie d’un bipartisme de pure forme, dynamiter le paysage politique, et s’imposer au terme d’un plan de comm d’anthologie, grâce à ses amis des médias, comme le seul champion aux dents blanches et sourire carnassier susceptible de « sauver la République », face à une sorcière échappée de son manoir hanté, présentée comme la réincarnation d’Adolf Hitler et du Maréchal Pétain. Et hissée providentiellement par les mêmes au second tour en 2017 pour servir de marchepied au jeune prodige inconnu du public deux ans auparavant Avec un incroyable remake post-Covid en 2022.
Parce que c’est Notre Projet !
Une machine à projeter tous les fantasmes, tous les espoirs et toutes les illusions. Et qui sera sans doute bientôt sacrifiée sur l’autel du Moloch, comme beaucoup d’autres marionnettes dociles qui l’ont précédé, une fois leurs bons et loyaux services rendus à cette Caste cynique qui les a fabriquées.
Il y a un an, l’émission choc de la journaliste Candace Owens « Becoming Brigitte » venait de révéler au monde, avec abondance de preuves étalées au grand jour, le vrai visage de ce couple maudit. Au terme d’une saga fracassante de 6 épisodes suivis par la planète entière. A l’exception de l’Hexagone privé de son heure de Vérité.
Un déballage méthodique et sans concession, malgré les pressions insistantes de l’Elysée. Une arme de destruction massive du chouchou de l’élite, lancée par le candidat Trump pas encore réélu dans un fauteuil pour redresser son pays éreinté par 4 années de présidence Biden : une momie Alzheimer, pédophile et ultra corrompue, que l’Amérique profonde était pressée d’envoyer à la casse, avec son cortège de « progressistes » wokistes et autres membres d’une élite dépravée. Ces arrogants pervers habitués de l’île d’Epstein, qui avaient tant aimé ruiner l’Amérique, ses valeurs, et se moquer du bon peuple en ricanant.
Ainsi fut mis en lumière la face sombre du petit procurateur désuet et de son.sa parâtre transgenre. Avec force détails scabreux sur ce couple factice, sur ces deux identités et biographies usurpées. En particulier les mensonges concernant le parcours du/de la Premier.e monsieur-dame de France.
Une prof de théâtre transsexuelle (qui serait, selon certaines rumeurs, le vrai père biologique d’Emmanuel Macron…) Laquelle aurait « séduit » après sa transition un élève âgé d’à peine 14 ans, l’aurait mis dans son lit et violé, avant de l’initier aux cercles politico-mondains les plus sulfureux, parmi d’autres égéries transgenres prisées des people pédophiles et autres adorateurs de Baphomet.
La dissolution faussement manquée de juillet 2024 avait dû sans doute servir entre autres choses à faire taire « la rumeur ». Grâce à un énième scénario de diversion bidouillé par McKinsey. Pour détourner cette fois les projecteurs de cet embarrassant scandale qui couvait en France depuis quelques années. Mais qui jamais ne valut aux enquêteurs trop curieux sur les zones d’ombre de la bio de Brigitte d’être poursuivis en diffamation. Juste une omerta renforcée, assortie de quelques intimidations et pressions, parfois avec menaces de mort. Afin de les dissuader de poursuivre leurs recherches, et de publier leurs conclusions dans une presse de toute façon verrouillée.
Un service spécial avait même été créé à l’Elysée, chargé de veiller à l’image du couple présidentiel et de protéger la vie privée du Président. Un homme décrit par son entourage comme instable et paranoïaque, à la psychologie opaque et « incompréhensible« , lunatique et imprévisible. Mais aussi puissamment tyrannique et débauché.
Le crépuscule des dieux, du moins ceux qui se croyaient tels, est désormais annoncé.
L’affaire Brigitte a depuis été enterrée. Le jour même où Emmanuel Macron s’est rendu à l’invitation du Président Trump pour un sommet éclair à Washington, afin de subir en direct devant les caméras invitées dans le Bureau ovale l’humiliation publique mais feutrée de l’histrion de Davos. Au terme d’un chantage à huis clos mettant en balance sa survie politique at court terme, sa déchéance annoncée et l’annulation de ses deux mandats usurpés, contre de sérieuses garanties sur le dossier ukrainien : l’une des priorités du nouveau Président réélu.
Trump se contenta d’une petite allusion perfide face caméras, en invitant le cador recadré à saluer sa« charmante épouse« …
Une façon de signer le point marqué lors de ce recadrage musclé d’un électron libre qui avait cru pouvoir jouer solo face à Poutine, en déroulant en toute illégalité, sans l’aval du Parlement et contre l’avis d’une majorité de son état-major, le scénario va-t-en-guerre de sa maîtresse bruxelloise, la Fürhrerin von der Leyen, des Nazis de l’OTAN et leurs homologues ukrainiens. Afin de protéger leurs intérêts et ceux de BlackRock, dans ce pays livré au chaos depuis 3 ans. Pour le plus grand bonheur des spéculateurs le plus cyniques du globe.
Abyssus abyssum invocat… Cet ajournement d’infortune n’est sans doute qu’un aménagement de calendrier, pour ce joueur de poker menteur qui a juré de se payer la tête de Macron, après avoir eu celle de Trudeau et d’autres Young global leaders parachutés à la tête des « démocraties » occidentales par leur gourou Klaus Schwab et le Deep State. Des marionnettes récemment dégagées avec pertes et fracas.
L’Armageddon des satanistes de l’Ombre, qui pensaient pouvoir truster tous les pouvoirs en toute impunité, de la finance mondiale à la politique intérieure des nations en sursis, en passant par l’économie, la Justice, les officines du Savoir, de la Science, de la Culture et de l’Esprit, se jouera sans doute en plusieurs manches, émaillées de suspenses et de rebondissements inattendus. Jusqu’à leur échec et mat annoncé… Inch’Allah.
Saragosse est une ville minérale et métallique, pompeuse, orgueilleuse, grandiloquente, et coupablement ignorante de sa grossièreté et de son grotesque achevé.
L’opulente et arrogante capitale aragonaise respire partout l’orgueil et la fatuité. Mais aussi la mort et une violence à peine contenue.
Elle doit son prestige à l’ambition de ses monarques, icônes de la Reconquista, comme Alonzo 1er et Ferdinand d’Aragon. Sa fortune fut établie sur l’or des Amériques et le cadavre de millions d’indigènes massacrés au nom du Christ, et pour la gloire des de leurs très gracieuses et très catholiques majestés, qui se partagèrent les découvertes du Nouveau lors du traité signé en 1529 entre Espagnols et Portugais à Saragosse.
Ravagée au Moyen-âge par les barbares suèves et wisigoths, puis conquise par les Berbères et les Arabes, sauvée in extremis en 777 des armées de Charlemagne forcé de rebrousser chemin après que son arrière-garde eut été attaquée par les Basques au col de Roncevaux (cf. La Chanson de Roland), Saragosse prospéra jusqu’à devenir la plus grande ville du nord de l’Espagne contrôlée par les musulmans. Et la principale ville nord de l’émirat de Cordoue, foyer de nombreuses intrigues politiques.
Saragosse n’en fut pas moins l’un des épicentres du pouvoir politique, militaire, stratégique, mais aussi culturel et religieux des rois catholiques lors de la Reconquista.
Cette capitale pesante, qui compte aujourd’hui 700.000 habitants tout comme Malaga, est pourtant son exact antipode. L’une est un grand port bourgeois et commerçant, tourné vers les mers et les horizons du Nouveau monde. Un carrefour de civilisations à l’atmosphère méditerranéenne et tropicale, une ville hédoniste, cosmopolite, insouciante, éprise de culture et presque lascive. Quand l’autre est clairement nordique et continentale, tout juste reliée à la Méditerranée par l’Ebre qui la traverse, dont le bassin est bordé au Sud par la Sierra de Cuenca, et au Nord par les Pyrénées.
Une enclave du pouvoir centrée sur elle-même, austère et glaçante, jalousement figée sur ses gloires passées aujourd’hui si dérisoires, et cramponnée à son auguste arrogance.
Un cristal noir aussi noir que la fonte, le sang caillé des Maures vaincus et des juifs persécutés par l’Inquisition, qui exténue et déchire l’âme avec une morgue intrépide rehaussée de fanatisme catholique.
Cette folie des grandeurs puise ses origines augustes dans l’antique cité romaine de Caesar Augusta (Zaragoza), refondée par l’empereur Octave Auguste pour les vétérans des guerres cantabriques à la fin du 1er siècle avant J.C. Elle succéda à Salduie, l’ancienne cité-Etat du peuple ibère des Salatani, alliés aux romains contre leurs rivaux ilergètes, alliés à Carthage lors de guerres puniques.
L’obsession historique de Saragosse pour la grandiloquence trouve une consécration dans le symbole représenté par son monument actuel le plus emblématique : El Pilar.
Une sorte de Kremlin local aux dimensions délirantes, juché sur les bords de l’Ebre, bouffi de prétention et de mégalomanie, presque aussi imposant que le temple d’Hérode et d’une laideur outrancière objectivement affligeante. Ce mammouth écrase toute la perspective alentour : la sobre mais non moins volumineuse cathédrale classique de Saragosse disparaît totalement à côté à ce voisin tyrannique, flanqué de ses 4 tours minarets pointés comme des missiles vers le ciel, dont l’une en forme de bouteille de Coca Cola confine au ridicule pathétique.
La fatuité de cette ville s’illustre également dans ces multiples statues de bronze pompeuses, aussi laides que sinistres. Comme celle de Goya posée devant le Pilar, et le musée qui rend hommage au maître. Une sorte de Beethoven local, qui rappelle celle de Balzac, mais hélas au premier degré, car sans le génie et l’ironie spirituelle de Rodin.
L’atmosphère écrasée par la chaleur et baignée d’une torpeur effroyable, à l’opposé des charmes de l’Andalousie, la froideur blasée de ses grands bourgeois, tous aussi détestables que les Madrilènes ou les Parisiens, le poids de son Histoire violente et la gravité sombre de ses mémoires, font de cette ville un repaire de zombies fantomatiques, privés de leur âme et d’humanité. Les gens dans la rue se montrent souvent insensibles et méprisants, agressifs voire méchants. Une énergie morbide et froide, aux antipodes de Granada la Dulce, où je suis en train de m’installer.
Pour couronner le tout, il est impossible de stationner nulle part dans Saragosse, que ce soit dans le centre ou les quartiers plus périphériques. Comme dans l’enfer parisien d’Annie Dingo, le plan de circulation du centre historique ankylosé par les travaux semble avoir été conçu par un urbaniste sadique pour exténuer les égarés. Les flics eux-mêmes en ont conscience, qui tentent d’orienter comme ils peuvent les automobilistes piégés dans ce dédale absurde.
Arrivé dans cette ville pour une ultime étape au terme de deux mois d’une épopée dans le Sud de l’Espagne pour y trouver une maison et préparer mon déménagement, j’y ai vécu en moins de 24 heures un enfer absolu. Et je n’y remettrai plus jamais les pieds.
Après une location Airbnb avortée auprès d’un marchand de sommeil qui a failli virer au pugilat, et 4 heures perdues avant un rdv rendez-vous important le soir avec le propriétaire de ma nouvelle maison, épuisé par 4 heures de palabres inutiles avec Airbnb pour tenter de trouver une solution pratique à ce problème de logement inaccessible, j’ai finalement trouvé in extremis une solution de rechange pour dormir le soir dans cette ville prison, et réservé une chambre d’hôtel en plein centre.
L’hôtel Rio Arga situé en plein centre de Saragosse fut ma seule enclave de calme, de confort et d’humanité, au terme d’une journée de cauchemar absolu. Le quartier est en principe inaccessible en voiture : il faut aller se garer sur l’un des seuls parkings gratuits (donc sursaturé) de la ville, à 20 minutes à pied dans un parc au bord de l’Ebre. Mais j’ai tout de même pu laisser quelques minutes ma voiture devant l’hôtel, pour décharger tous mes bagages avec la complaisance compatissante et embarrassée des réceptionnistes. Les employés de l’hôtel, majoritairement jeunes et gentils, à l’écoute et de bon conseil, ont su tempérer mon amertume et le redonner le sourire.
Ma chambre au premier étage avec ascenseur était grande, confortable, avec 3 grands lits et une belle salle de bains : tout le confort pour espérer récupérer enfin des 15 jours précédents consacrés aux travaux intensifs dans ma nouvelle maison, en pleine féria locale. Et des 800 km avalés depuis Grenade sous une canicule écrasante au milieu des plaines interminables, arides et désolées de la Castilla Mancha.
Bref, ce séjour à Saragosse m’aura coûté très cher. En argent, en fatigue et en nerfs. Et le souvenir de cette ville abominable restera longtemps gravé dans ma mémoire.
A l’instar de cette nouvelle de Jean Potocki Le manuscrit trouvé à Saragosse, qui m’avait beaucoup marqué à l’occasion d’un exposé que j’avais proposé sur la littérature fantastique durant mes cours de français durant l’année du bac. Un monde fantomatique, figé dans la torpeur, hanté par maints périls terrifiants. Comme le ressac mémoriel des vanités du Pouvoir et du goût des richesses, des crimes commis en leur nom, justifiés par une religion fanatique qui idolâtre la mort et la souffrance. Comme pour laver sa mémoire dans l’exaltation du deuil, et faire l’impossible deuil de sa culpabilité refoulée, transposée dans cette icône totémique de La Vierge des douleurs portée lors des professions rituelles de la Semana Santa. Ou comme cette Vierge du Pilier (Virgen del Pilar) patronne de l’hispanité vénérée dans la basilique du Pilar.
Le gouvernement britannique devient le premier au monde a reconnaître publiquement l’utilisation d’injections d’aérosols stratosphériques également connues sous le nom de chemtrails visant à « atténuer la lumière du soleil pour lutter contre le réchauffement climatique » dans les semaines à venir.
Le gouvernement britannique prévoit d’autoriser des expériences visant à atténuer la lumière du soleil pour lutter contre le réchauffement climatique.
C’est exactement ce que nous vous clamions depuis des mois et même des années. La pulvérisation de ces produits chimiques dans nos cieux trouve le parfait alibi avec la lutte contre le changement climatique mais surtout, il fallait qu’ils assument publiquement parce que de plus en plus de citoyens se rendaient compte qu’il se passait quelque chose dans le ciel. Leurs trolls, bots et notes de la communauté ne pouvaient plus stopper le réveil des gens sur le sujet.
Maintenant c’est aux citoyens de prendre leur destin en main comme aux États-Unis où la révolution Maha menée par RFK Jr est en train de traiter ce problème.
Cette info publiée sur X n’est que partiellement vraie.
Des disclosures – divulgations ou officialisations partielles – sur la réalité de la géoingénierie ont en effet déjà eu lieu ces dernières années, mais au compte-gouttes, aux États-Unis et dans certains pays occidentaux.
Et surtout, les buts réels de la géoingénierie restent pour l’essentiel totalement opaques aux yeux du grand public.
La géoingénierie est donc aujourd’hui officiellement quoique timidement présentée comme un ensemble de techniques scientifiques visant modifier artificiellement le climat, notamment dans le but, a priori louable, de compenser les effets négatifs du « réchauffement climatique », lequel est « d’origine humaine » comme chacun sait.
Une façon commode de vendre au grand public une diablerie bien plus machiavélique en vérité.
En France, la chaîne Arte (ou RMC, je ne me souviens plus) avait même diffusé en 2019 un documentaire complet et relativement critique de plus d’une heure consacré à ce sujet peu débattu en France.
Rappelons que les premiers programmes de recherche menés par l’US Army aux États-Unis visant à modifier la météo ou le climat remontent à l’entre-deux-guerres. Et les tout premiers essais scientifiques connus d’ensemencement des nuages, supposés faire pleuvoir sur commande en disséminant des composés chimiques sur les nuages depuis des mongolfières, remontent à la fin du 19e siècle.
Ces programmes de recherche et les techniques qui en découlent sont aujourd’hui utilisés quotidiennement et en quantités massives par toutes les armées des pays développés, ainsi que par des sociétés privées ou mixtes.
Parmi elles, les fameux « chemtrails » : ces longues et épaisses traînées blanches, clairement distinctes des « contrails« , les habituelles traînées de condensation dues à la vapeur d’eau explusée par les réacteurs d’avions volant en haute altitude. Lesquelles sont beaucoup plus fines et disparaissent totalement quelques kilomètres après le passage de l’avion.
Qui n’a pas depuis 20 ou 30 ans remarqué en levant le nez ces mystérieux dessins géométriques, manifestement artificiels, qui zèbrent le ciel de nos villes et de nos campagnes à heures fixes, et qui dessinent d’étranges damiers de lignes blanches dans le ciel ? Avant de se disperser pour former un voile laiteux qui finit par atténuer le rayonnement solaire, au point de diminuer notoirement la luminosité et la chaleur ressentie les jours de beau temps.
Le but recherché – selon la version désormais officielle – serait de « compenser les effets du réchauffement climatique« . Choquant, mais admettons.
Plus inquiétant encore, ces produits disséminés par des pulvérisateurs installés de part et d’autre des avions, souvent de petits avions militaires ou appartenant à des entreprises privées, mais aussi beaucoup d’avions de ligne, comme l’ont confirmé les témoignages nombreux de pilotes de ligne et de techniciens de compagnie d’aviation qui équipent ces avions, pourtant tous tenus au secret défense.
Aluminium, baryum, strontium, manganèse…, des molécules ultra toxiques, aux effets multiples et dévastateurs sur la santé des humains et des animaux, mais aussi sur les sols, la flore et les cultures, durablement imprégnés de ces substances toxiques qui n’existent que rarement dans la nature, s’éliminent très lentement, et précipitent parfois en formant des petites pelotes laineuses qui s’accrochent aux branches et jonchent les prairies broutées par les vaches. Des substances pourtant épandues chaque jour à doses massives dans l’atmosphère, dans le plus totale opacité et impunité, afin de nous asperger.
Car hélas la réalité de la géoingénierie est bien plus sombre et criminelle que ce qu’on consent aujourd’hui à nous raconter. Depuis un siècle qu’elle existe, elle s’est méchamment sophistiquée. Et elle n’est qu’accessoirement destinée à déclencher localement des pluies artificielles selon une finalité productiviste visant à améliorer les récoltes dans les régions arides ou en cas de grande sécheresse. Sécheresse qui est due évidemment au mythique « réchauffement climatique« .
Il était devenu imposible aux autorités de nier plus longtemps l’existence de ces chemtrails observés par un nombre croissant de citoyens et analysés par des spécialistes indépendants. Comme de continuer à prétendre que la géoingénierie était un délire de complotistes. Restait cependant à rendre leur justification compréhensible sinon admissible par l’opinion publique. Et c’est là que l’ingénierie sociale entre en action, avec le hoax planétaire ressevi chaque jour aux infos et à toutes les sauces du « dérèglement climatique » : une théorie infirmée par 3 décennies de relevés scientifiques obstinément contradictoires, et ardemment combattue par d’éminents experts dénués de conflits d’intérêts ou de tout lien avec le GIEC et ses riches mécènes, lobbies du Green business et leurs actionnaires institutionnels notamment.
Qui ne souvient pas du 20 avril 2024, même si les médias sont rapidement passés à d’autres sujets d’actualité moins casse-gueule ? Comme tous les États de la région où l’eau est un bien précieux, mais dont le boom économique et démographique exige toujours plus de cet or blanc, Dubaï se vantait il y a encore un an d’être le « champion » du Moyen-Orient le plus innovant en matière de techniques d’ensemencement des nuages. Jusqu’à ce qu’une catastrophe d’une ampleur inédite vienne saboter ses prétentions. Le 20 avril 2024, des pluies diluviennes s’abattirent en effet sur le New York des Emirats Arabes Unis, noyant en quelques heures les rues sous un mètre d’eau : l’équivalent de 200 ans de précipitations locales ! Et provoquant des destructions catastrophiques. Une catastrophe climatique largement relayée par les médias, qui compta même des répliques en Arabie Saoudite, au Qatar, au Koweït, Au Yémen et à Oman.
Mais ce jeu d’apprentis sorciers aux conséquences fâcheuses n’est que l’arbre qui cache la forêt. Car l’objectif des organismes comme l’US Army qui disposent depuis des décennies de moyens financiers, techniques et humains colossaux pour développer ces technologies douteuses, a toujours été essentiellement militaire : provoquer des catastrophes météorologiques ou climatiques « contrôlées », et les utiliser comme des armes non conventionnelles (et donc non officielles), dans le but d’attaquer un pays ennemi, comme on le ferait avec des armes tactiques ou stratégiques. Ou de déstabiliser un pays en principe « ami » en exerçant sur ses dirigeants un chantage discret afin d’en infléchir la politique dans le sens voulu.
Comme ce fut hélas le cas en France lors de la « tempête du siècle » des 27 et 28 décembre 1999. Un événement climatique exceptionnel par sa forme, sa puissance et son caractère imprévisible, qui ne s’est jamais produit d’une telle façon ni reproduit depuis dans l’Histoire récente. Coïncidence : au lendemain de cette catastrophe qui saigna la France et une partie de l’Europe, le gouvernement Jospin avait subitement infléchit sa position jusque-là frileuse à l’égard des négociations visant à ratifier les traités internationaux qui visaient à ouvrir un peu plus largement les portes du grand marché européen aux produits américains…
Plus récemment, dans la région de Valence en Espagne, des inondations monstres ont été provoquées à l’automne dernier par une attaque impliquant conjointement selon toute vraisemblance des armes climatiques « classiques » et des armes électromagnétiques (réseau HAARP).
Les stratèges du Pentagone et leurs homologues russes ou même européens n’hésitent plus à utiliser de plus en plus un arsenal impressionnant d’armes non conventionnelles, y compris sur des populations civiles, des villes ou des régions peuplées. Comme le faisait la CIA au cours de ses programmes secrets, en partie divulgués aujourd’hui, au temps béni de la guerre froide : armes sismiques, électromagnétiques, à énergie dirigées, bactériologiques, « vaccins » tueurs imposés au nom de programmes « humanitaires » de vaccination massive des populations du Tiers-monde, ou lors de plandémies comme le Covid, sous l’égide de fondations eugénistes privées, comme la Fondation Bill et Melinda Gates, Gavi, Hopkins ou Rockefeller.
Selon les experts en géostratégie, tous les pays développés du monde consacrent aujourd’hui l’essentiel de leur budget militaire de recherche et développement à ces armes non conventionnelles, beaucoup plus ciblées, efficaces et discrètes, infiniment moins coûteuses et plus rapides à développer qu’une nouvelle technologie d’armement nucléaire, par exemple. Ce qui explique en partie le retard pris par les États-Unis sur la Chine et la Russie en matière de missiles hypersoniques à longue portée, un avantage stratégique pourtant essentiel mais très gourmand en investissements à long terme.
Voilà une réalité autrement plus problématique et ô combien difficile à gober pour une portion majoritaire du grand public, intoxiqué par des décennies d’Histoire officielle et de propagande sur les guerres, les crises et autres « catastrophes » présentées comme « naturelles » ou d’origine anthropique afin de culpabiliser et manipuler les masses. Ce qui permet de faire perdurer ce secret de polichinelle.
De la guerre contre l’ennemi à la guerre contre les peuples, il n’a pourtant qu’un pas. Que les théoriciens de l’eugénisme qui soutinrent les monstruosités du 20e siècle – Shoah et autres – n’ont pas hésité à franchir, en perpétrant des crimes de masse contre l’humanité sous couvert de guerres nationalistes et de génocides orchestrés par des régimes totalitaires. La Caste oligarchique et financière et ses réseaux élitaires, grands argentiers anglo-saxons, groupe Bilderberg, WEF et autres, qui depuis la guerre a pris le contrôle des institutions mondialistes comme l’ONU, l’OMS, la Banque mondiale ou l’OMC, compte largement parmi leurs émules. Depuis les drames du siècle passé, ils ont beaucoup affiné leur stratégie et leurs méthodes, en poursuivant obsessionnellement les mêmes buts, qu’ils n’hésitent plus désormais à revendiquer et promouvoir ouvertement, en prétendant « sauver la planète » grâce à une réduction drastique des populations « par tous les moyens possibles« .
Cf. les nombreuses déclarations du Forum économique mondial, de son Président Klaus Schwab, et de ses poulains : Elon Musk, George Soros (Président fondateur de l’Open Society), Larry Fink (CEO du fond du plan fond d’investissement mondial BlackRock), Jeff Bezos (CEO d’Amazon) ou l’impayable Bill Gates, fils d’une des plus grandes familles d’eugénistes et de pro-nazis américains, et Président de la fondation ouvertement dépopulationniste qui porte son nom.
Les chemtrails et la géoingénierie font bien sûr partie de cet arsenal aux ramifications étonnantes, destiné à mener une guerre discrète et de longue haleine contre « la mauvaise graisse » ou « les inutiles » que nous sommes aux yeux des nouveaux « dieux« . Notamment depuis que robots et AI s’apprêtent à remplacer 90% des emplois qui feront tourner l’économie mondiale à l’horizon 2040. Toxiques et perturbateurs divers disséminés massivement dans l’atmosphère, dans les sols, les aliments industriels (par toutes les multinationales de l’agroindustrie, à commencer par Bayer-Monsanto), l’eau (par le groupe Nestlé, notamment), et bien sûr dans les médicaments produits par Big Pharma, les « vaccins » ou le lait maternisé… Sans compter la 5G et les autres sources de rayonnements électromagnétiques démesurément puissants et ultra nocifs pour l’homme : une invention à vocation militaire, faut-il le rappeler, et non développée pour améliorer les réseaux de téléphonie mobile. Et utilisée aujourd’hui à seulement 5% de ses capacités.
Claire Séverac fut l’une des premières journalistes à révéler en France l’ampleur de ce crime d’envergure, inédit dans l’Histoire humaine. Un crime contre l’humanité qui se perpétue sous nos yeux depuis des décennies, sans que personne ne bronche. Dans un livre publié en 2016, au terme de 5 ans d’une enquête acharnée sur les chemtrails qui la conduisirent à rassembler des centaines d’études scientifiques et de rapports officiels, à interroger des centaines de chercheurs, d’experts, de scientifiques, d’anciens officiers de l’armée, de pilotes de ligne ou de techniciens impliqués dans des programmes de géoingénierie, en France, en Europe et aux États-Unis.
Comme d’autres lanceurs d’alertes avant et après elle, elle mourut d’un « cancer foudroyant« , quelques semaines après la parution de son livre La guerre secrète contre les peuples.
Toute vérité n’est pas bonne à dire. Et c’est précisément pourquoi il faut la dire. Quitte à prendre le risquer d’être taxé de « complotiste » : un moindre mal comparé à une carrière, une vie ou une famille ruinée. ____________
Lapsus d’anthologie de Jacques Lalba, journaliste de RTL annonçant la mort du pape Jean XXIII en juin 1963. _____
Je ne sais trop quoi penser du décès du pape François. Un décès qui n’est pas vraiment une surprise, sinon par son occurrence au lendemain de Pâques, tant le suspense entretenu par le Vatican autour de l’état de santé du pontife argentin semblait avoir de plus en plus un air de déjà-vu, comme à chaque fois qu’un pape vieillissant paraît beaucoup plus près de l’échéance fatale que son entourage embarrassé ne le laisse entendre.
« Christ est ressuscité ! », et le pape est mort… Il serait cruel en ce jour de deuil pour les catholiques d’ajouter narquoisement que c’est tout un symbole.
Et pourtant.
Je me souviens de son élection en 2013. Huit ans plus tôt, après l’interminable agonie de Jean-Paul, un pape XXL qui aura marqué son époque par sa dimension charismatique et politique, j’avais espéré que l’église de Rome eût le courage de nommer un pape d’une trempe au moins égale à celui-ci, qui eût la vision et le tempérament suffisants pour faire entrer son église craquelante dans le 21e siècle. Avec tous les défis que cela représentait alors pour cette institution vieille de presque 2.000 ans d’entrer de plain-pied dans le 3e millénaire et la postmodernité.
Hélas, surgit du conclave un théologien ombrageux du 12e siècle. Je me rappelai alors cette blague, célèbre à l’époque de Jean-Paul II, sur le mystérieux « troisième secret de Fatima » qu’aurait transmis la Vierge aux trois petits bienheureux, et que l’Eglise avait maintenu jusqu’à présent secret. La vérité, selon quelques langues mauvaises ou bien informées, était des plus triviales : « Si vous ne vous convertissez pas, vous aurez un deuxième pape polonais ! »
Manque de bol, ce fut un pape allemand ! Qui plus est, un ancien membre des jeunesses hitlériennes ! Tout un symbole à mes yeux de l’enfermement de cette institution dans une posture défensive de dogmatisme réactionnaire et de régression spirituelle, à rebours du saut nécessaire qui l’appelait à embrasser le nouveau siècle, comme Jésus avait embrassé son destin hors norme.
J’ai tant aimé détester ce Panzerpapst réac, enfermé dans des postulats aussi archaïques qu’hypocrites ! Notamment sur les très attendus sujets sociétaux et la question des mœurs. Je l’ai tant décrié que j’ai aussitôt adoré son successeur ! Un jésuite – cas unique dans l’Histoire de l’Eglise – qui plus est latino, et même porteño : originaire de cette fascinante ville de Buenos Aires que je m’étais tant plu à arpenter en tous sens l’année de sa nomination.
Et en plus un pape hétéro ! Histoire de respecter la règle non écrite de l’alternance depuis Jean XXIII entre des papes aux orientations supposément opposées. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour l’Eglise catholique ça veut dire beaucoup. Du moins pour qui sait combien cette église a péché en s’abandonnant à une théologie névrotique et dérélictive à propos du corps, de la femme, du sexe et de ses déviances. Mais aussi à des pratiques pour le moins hypocrites sur ces questions ô combien délicates, en particulier à propos de ce douloureux problème qu’est l’homosexualité.
Bergoglio, qui choisit François comme nom de pape mais n’osa pas aller jusqu’à se faire appeler François Ier, se singularisa dès les débuts de son pontificat par un style simple, humble, souriant et chaleureux, proche des gens et des petits, ouvert et tolérant, à rebours du style de son prédécesseur : un intellectuel d’appareil froid et compliqué, distant et méfiant, pas franchement une star mondiale amateur de bains de foule comme le fut Jean-Paul II.
Ses déclarations sur les sujets politiques ou de société semblaient prendre le contre-pied exact des affirmations timorées du Panzerpapst. Y compris sur des sujets comme le dialogue interreligieux ou la sexualité, deux sujets sur lesquels j’avais beaucoup travaillé. Un pape « de gauche » donc succédait à un pape ultra conservateur. Alléluia !
Sans doute influencé dans sa jeunesse par la théologie de la Libération, Bergoglio semblait plus à l’aise sur les questions sociales, il semblait mieux comprendre les petits et gros travers de notre humanité, compatissant envers les souffrances des fidèles confrontés à un idéal de sainteté inaccessible. Et comme tout jésuite, il paraissait plus en prise avec les sujets de son époque que ces ombrageux théologiens de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont son prédécesseur fut un ardent représentant, autant qu’un jaloux gardien du dogme. Ou pire encore, que ces succubes de l’Opus Dei.
Une attitude qui força d’emblée ma sympathie. Jusqu’à ce que je remarque quelques dissonances et étrangetés de taille dans ses discours et encycliques, qui ne me parurent pas franchement raccord avec le message évangélique, mais davantage symptomatiques d’une contamination coupable du Zeitgeist et de l’idéologie dominante.
Comme ces déclarations abruptes et irresponsables sur les migrants, ou sur l’Islam, sans aucune nuance mais qui semblaient dictées par les bons sentiments et un relativisme aveugle des plus laxistes. Qu’un pape s’ouvre aux autres religions, qu’il encourage une attitude compatissante envers l’étranger, le dialogue entre les religions, plutôt que la xénophobie, la concurrence, le prosélytisme ou la suspicion, quoi de plus louable ! Mais qu’il cite par trois fois l’imam du Caire et pas une seule fois l’Evangile dans son encyclique, voilà tout de même quelque chose de très singulièrement et éminemment troublant !
Le divorce définitif fut consommé avec la mascarade du Covid, à laquelle le pape défunt se plia avec un zèle et une absence totale de discernement qui confinèrent au crime de trahison évangélique. Assister au sketch pathétique d’un pape qui accepte de recevoir par trois fois en audience privée Albert Bourla, PDG de Pfizer, et Melinda Gates, coprésidente d’une fondation privée ouvertement dépopulationniste, créée par l’héritier d’une des plus grandes familles d’eugénistes américains amis des Rockefeller, qui contrôle le lobby pharma et l’OMS avec les déviances criminelles aujourd’hui avérées, puis l’entendre déclarer sans sourciller que « la vaccination est un acte d’amour« , fut pour moi un scandale magistral, aussi révélateur que si son prédécesseur avait déclaré tout de go que la Shoah était un acte d’amour !
Une trahison historique monumentale, tellement lourde de conséquences. Une confusion spirituelle et un authentique Pacte avec le diable, plus impardonnables encore que le baiser de Judas !
Soit ce pape était totalement idiot, ce que beaucoup ont osé affirmer, soit il était totalement corrompu, ce qui relève de l’évidence. Soit les deux.
Et ainsi le virage « progressiste » du nouveau pape, le préféré du Forum de Davos qui ne l’aurait sûrement pas désavoué comme global leader, n’était qu’une façade cynique, un piège à gogos destiné à duper tous ceux qui ont cru en cet homme si souriant, si débonnaire, si chaleureux, si sympathique. En vérité, une marionnette de plus dans le catalogue des poupées mondialistes. Un ventriloque zélé de la rhétorique « progressiste » : une attrape-nigaud façonné pour servir des buts à l’exact opposé des discours, selon le principe orwélien : le mensonge, c’est la vérité !
Pauvre Bergoglio ! J’ai toujours une certaine sympathie pour le bonhomme, mais plus aucune pour cet anti-pape, hélas annoncé comme le dernier par plusieurs « prophéties ». Sans rentrer dans ces logiques apocalyptiques, force est de constater – n’en déplaise aux papolâtres aujourd’hui éplorés – que la réalité a dépassé tous les pronostics.
Respectons le deuil de ces âmes sensibles en ce jour funeste. Mais n’oublions pas au passage notre devoir pour le moins « évangélique » de témoignage, d’admonition et d’ouverture des consciences.
La démocratie est morte. Et ceci n’est pas un poisson d’avril.
Je ne commenterai pas davantage le coup d’Etat historique de la caste néofasciste des juges qui viennent d’asséner un coup fatal à la mascarade démocratique française, en condamnant et rendant inéligible la candidate la plus populaire, membre du premier parti politique français, et ce moins de 2 ans avant la campagne présidentielle décisive de 2027.
Je précise que je ne soutiens ni Marine Le Pen ni son parti. Lesquels ne sont à mes yeux qu’une simple alternative politique au sein de l’opposition contrôlée. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Marine fut effet adoubée par la Caste mondialiste en 2015, afin d’offrir aux électeurs les plus remontés contre le système une alternative fictive à l’offre libérale « progressiste » incarnée depuis 8 ans par la marionnette élyséenne actuelle. Et précédemment par le « socialiste » François Hollande.
Ces 2 marionnettes « de centre gauche » avaient succédé dans ce jeu de dupes électoral à une autre marionnette, « de droite » celle-là : Nicolas Sarkozy. Cet ami intime des Bush, dont le frère Olivier fut au début des années 2000 directeur du groupe pétrolier texan Carlyle Group (l’un des principaux bénéficiaires du 11 Septembre et de la « guerre en Irak »…)
Sarkol’Américain est aujourd’hui désavoué par cette Caste qui a décidé de le lâcher face aux innombrables casseroles judiciaires qu’il traîne depuis 20 ans. Il fut pourtant un authentique agent de la CIA, chargé de détruire la France, de liquider les restes de l’héritage gaullien et d’aliéner davantage notre pays aux intérêts du Deep State américain. En la réintégrant notamment dans le giron de l’OTAN, et en menant des guerres par procuration pour le compte de ses amis.
Une affaire de famille que cette alliance servile envers l’Oncle Sam ! Nicolas et son frère Olivier sont en effet les fils de Päl Sarkozy, divorcé de Christine de Ganay, elle-même remarieé à Frank Gardiner Wisner Sr. (1909-1965), fondateur en 1951 de l’OSS, devenu plus tard la CIA (cf. Wikipédia).
Marine Le Pen fut quant à elle « rachetée » par la Caste en 2015. Et son parti fut largement renfloué après la débâcle de la candidate qui fit office de repoussoir utile face au nouveau champion lors des présidentielles de 2017. Renflouement vital face aux dettes accumulées, mais qui ne fut pas tant le fait d’une « banque russe » comme ses adversaires le répètent à l’envi, que d’officines discrètes de la Caste oligarchique, laquelle avait bien plus intérêt que VladimirPourine à la contrôler.
Le parti acheva donc son relooking sous les bons auspices du système. Ce même parti qui avait fait œuvre utile dans le monde d’avant, devint l’option de réserve de la Caste, en cas d’incapacité ou d’impopularité toujours possible des remplaçants prévus du hochet Macron, tous issus du sérail progressiste.
Le FN, poil-à-gratter du paysage politique français, devint un parti de gouvernement respectable, mais néanmoins toujours ostracisé comme d’extrême droite par les commentateurs évangéliques du Système, afin de maintenir une dynamique subversive – en positif comme en négatif – aux yeux de l’électorat.
On s’était pourtant clairement distancié du vieux parti de Jean-Marie Le Pen qu’avait été le Front national 1.0 entre sa fondation en 1972 et sa reprise par l’héritière de la dynastie. Ce parti infréquentable pendant 30 ou 40 ans n’avait-il pas rassemblé la crème de la crème de l’extrême droite française la plus rance : pétainistes et collaborationnistes de Vichy, dont 3 anciens officiers français de la Waffen-SS parmi ses fondateurs, des membres de l’OAS et quelques criminels antigaullistes comme Tixier-Vignacourt qui avaient trempé dans les attentats manqués contre l’homme du 18 juin, des poujadistes, des antisémites, des xénophobes, des racistes, des tortionnaires et casseurs de bougnouls assumés comme Jean-Marie Le Pen lui-même. Lequel n’a jamais été un grand démocrate ni un ardent défenseur de cette République « franc-maçonne » qu’il haïssait…
A vrai dire ce bouffon fort en gueule que certains voudraient aujourd’hui panthéoniser n’a jamais été autre chose qu’un agitateur pervers et cynique. Puisqu’il n’a jamais eu pour objectif de briguer réellement le pouvoir, ce qui lui eût permis de défendre ses idées en tant qu’acteur politique en charge des responsabilités du pays. Pas même comme député ou sénateur.
Mais son parti rendit tout de même quelques fiers services à François Mitterrand soucieux de diviser l’opposition de droite au pouvoir socialiste et européiste, et d’écarter des rivaux pas encore suffisamment malléables.
On s’en souvient sans doute moins, mais Marine fut consacrée en grandes pompes en 2015 par le très progressiste Time Magazune, dans son palmarès Time 100 qui consacre chaque année depuis 1998 « les 100 personnes les plus influentes dans le monde« .
La normalisation du FN devenu le RN fut achevée après l’échec programmé de la campagne présidentielle de MLP en 2017, après qu’elle fut propulsée par les médias au second tour devant les candidats d’une gauche désunie et d’une droite déconfite, afin d’offrir un sacre bidonné à un jeune monarque de paille, zozotant et inconnu du grand public, mais méthodiquement usiné comme son parti, sa campagne et ses éléments de langage par ses mentors de Rothschild et BlackRock.
Un OVNI conduit vers une victoire programmée par son coach politique McKinsey au terme d’une ascension éclair de 5 ans. Aidé dans ce succès par le plus grand aréopage de bonnes fées mondialistes, milliardaires et multinationales jamais réunis dans toute l’Histoire politique française. Et flanqué d’un parti fictif – En Marche ! – créé en 2016 et dirigé en sous-mains par le groupe McKinsey et le directeur général de sa filiale France Victor Fabius, fils de Laurent, alors Président du Conseil constitutionnel. McKinsey qui fut rappelons-le 3 ans plus tard l’artisan zélé mais discret de la « politique sanitaire » dans 65 États « démocratiques » au cours des années noires de la plandémie de Covid.
Simples coïncidences…
Le FN et son programme furent donc sagement dépoussiérés de leurs éléments les plus gênants, pour être remixé en un parti 100% Système-compatible, tout en conservant une rhétorique intransigeante d’opposition avec un emballage « nationaliste » et populiste propre à séduire cet électorat de la France d’en-bas de plus en plus nombreux, et déçu par la farce démocratique.
Marine figurait ainsi jusqu’à l’an dernier en seconde position derrière Édouard Philippe, et devant Jordan Bardella puis Gabriel Attal, les 4 candidats préférés de la Caste pour reprendre le job de potiche à l’issue de la prochaine mascarade présidentielle.
Un rituel de pure forme, destiné à perpétrer l’illusion que nous serions encore en « démocratie« .
En réalité un exercice de style de pure ingénierie sociale et politique, totalement contrôlé grâce à une fabrique de l’opinion incarnée par des médias détenus à 90% par 8 ou 9 milliardaires, tous membres de la Caste euroéiste et mondialiste, par des journalistes aux ordres formés dès leur école de journalisme pour devenir de bons chiens de garde du Système, par une présélection corruptive (notamment grâce aux fameuses « 500 signatures ») des candidats par ces mêmes mécènes qui financent et contrôlent depuis plusieurs décennies toute la vie politique des « démocraties » occidentales (cf. Valérie Bugault). Et bien sûr par des « affaires » ourdies comme autant d’instruments de la politique-spectacle pour amuser le peuple, grâce à une Justice unanimement corrompue et manipulée par les mêmes, afin d’écarter les candidats trop frondeurs, moins manipulables ou moins bankable, car pas assez raccord avec la doxa mondialiste.
Comme Philippe Seguin, pressenti longtemps comme le futur Premier ministre de Chirac nouvellement élu en 1995 ; François Fillon, présenté comme élu dans un fauteuil en 2017 ; François Asselineau et les autres candidats souverainistes pro-Frexit, tous écartés du bonneteau électoral en 2022.
Aujourd’hui Marine Le Pen rejoint le champ d’honneur des victimes tombées pour France réellement ou fictivement. Tous ça pour une chicanerie administrative des plus communes, sans gravité aucune ni conséquences véritables, et même pas vraiment avérée.
Il faut préciser que la Caste n’étant pas un bloc monolithique, mais au contraire traversée de rivalités et tensions schismatiques comme on le voit clairement aux États-Unis depuis l’élection de Trump, chacun fait la promotion de son chouchou pour ménager ses intérêts. C’est ainsi que Bolloré, mentor de l’opposition contrôlée tendance droite libérale catho conservatrice, avait « créé » de toutes pièces le phénomène Zemmour, sorti d’un chapeau en 2021 pour enfoncer un coin dans le vote MLP. Laquelle risquait selon certains sondages de dégager le très commode hochet élyséen dès le premier tour, en l’empêchant de se faire « réélire« , car trop usé par les affaires, la crise des Gilets Jaunes, la réforme des retraites de BlackRock, la fronde des agriculteurs, et le cirque liberticide du Covid. La tactique a très bien fonctionné. Ce qui permis d’affaiblir MLP et de ne pas trop obvieusement recourir au logiciel américain Dominion pour « redresser » les résultats des premier et second tours d’un scrutin privé totalement de campagne et d’un duel direct de l’entre-deux-tours opposant les deux favoris.
Mais la baudruche Zemmour dégonflée après avoir loyalement servi, et Marine devenu trop populaire dans les sondages, la pouliche bleu-blanc-rouge devenait nettement moins manipulable. Il fallait donc la sacrifier.
Voilà chose faite. Et ses électeurs renvoyés à leurs frustrations et désillusions. Baladé depuis des decennies par les promesses non tenues de ses maîtres, rincé par toutes les « crises » contrôlées, endormi par le consumérisme abêtissant et cette culture de masse pour débiles mentaux servie par les lucarnes comme des œillères pour fixer les boeufs sur leur sillon, par les frayeurs apocalyptiques diverses (pandémies, climat, 3e guerre mondiale…) agitées pour s’assurer sa servitude volontaire et dissuader toute velléité rebelle, et la menace de leur couper les vivres sinon la tête en cas de non conformisme au narratif idéologique obligatoire, le peuple français sous pilotage numérique est empêché pour longtemps de relever la tête. Comme de prendre conscience à quel degré il s’est laissé manipuler.
Même en cas de fronde populaire, la stratégie du chaos a prévu un atout maître en la personne de Mélenchon. Lequel se verrait bien dans le rôle du tribun « révolutionnaire » version islamogauchiste pour fomenter une « révolution » d’opérette et précipiter le chaos, afin de justifier une remise en bon ordre mondial des plus musclées. Un scénario évidemment contrôlé par ses mécènes qui lui tiennent la bride.
Les moutons bas du front qui croient encore à la jolie fable démocratique, à sa mise en scène médiatique et aux pseudos rituels électoraux, vont bientôt méchamment morfler. La France est depuis longtemps quoique insidieusement devenue une dictature sournoise qui ne dit pas son nom. Notamment depuis le sacre du Pinocchio actuel, totalement sous l’emprise psychique de ses mentors, et parfaitement aux ordres pour parachever sa destruction et sa dissolution dans les institutions européistes.
L’illusion peut encore fonctionner pour les plus naïfs, car contrairement aux dictatures « classiques » trop obvieusement autoritaires et totalitaires, on a pris soin de conserver les apparences d’une vraie « démocratie ». Avec ses institutions, sa rhétorique, ses grands principes de pure forme, ses rituels, et même en partie son panache à la française ou sa caricature prostituée au Moloch européen, qui contribue à donner à ce dernier l’illusion d’une légitimité institutionnelle, d’une consistance éthique et symbolique.
Mais même conservées comme simple emballage, nos institutions « républicaines » sont vérolées jusqu’à l’os et réduites à des coquilles vides : comment ne pas le voir aujourd’hui avec la Justice ?…
Nos représentants, « élus » pour la forme, sont en réalité repérés et présélectionnés, recrutés, formés, manipulés et contrôlés à 100%, car corrompus, endoctrinés à Davos, interchangeables et aux ordres. Notre appareil d’Etat – ministères et haute fonction publique – est passé totalement sous la tutelle discrète d’intérêts financiers privés étrangers comme BlackRock. Puisque pilotés en interne par des cabinets privés américains comme McKinsey. Les ministres, presque tous formés à « l’école du leadership » de Davos, et les hauts fonctionnaires usinés à l’ENA, étant tous corrompus et ne faisant en général que de la comm et de la figuration. L’opinion publique est quant à elle contrôlée par une ingénierie sociale et muselée par une censure de masse de plus en plus manifestes et coercitives. Tous les contre-pouvoirs, syndicats et autres, sont archi corrompus jusqu’à être instrumentalisés ou neutralisés.
Quant aux derniers croupions de feu notre »souveraineté » nationale, comme le privilège de décider de la couleur des timbres-postes, ils sont en voie rapide d’obsolescence programmée au profit du nouvel État technocratique et néofasciste européen. Lequel est dirigé pour le compte du Deep State américain et de la Caste mondialiste par une domina permanentée, petite-fille d’officier nazi sélectionnée comme son jumeau consanguin Macron par leur gourou nazi Klaus Schwab parmi les poulains les plus zélés de cette pépinière de néofascistes mondialistes.
Si un nombre signifiant de Français ont encore quelques neurones fonctionnels dans ce qui leur fait office de cerveau, la mascarade touchera avec ce nouveau coup de théâtre bientôt à sa fin. Les yeux se décilleront alors et la France connaîtra alors un répit sinon une rémission dans le processus implacable de destruction programmée dont elle est victime depuis 3 ou 4 décennies.
Le sort de Marine Le Pen importe peu. Elle n’aurait de toutes façons j’avais eu la carrure politique, les appuis ni les reins financiers pour s’opposer frontalement au Système. Elle y a d’ailleurs renoncé depuis 8 ans puisque son parti n’est plus favorable ni à la sortie de l’UE, ni à la sortie de l’euro, ni à la sortie de l’OTAN, ni à une dénonciation des traités qui l’empêchent, seules conditions préalables pour recouvrer notre indépendance et notre souveraineté, dans l’intérêt réel du peuple français et des peuples européens qui nous suivraient dans cette voie. Et seule condition pour faire barrage à la dictature européenne, prototype et tête de pont du Nouvel Ordre Mondial.
Un mirage de plus va donc s’estomper pour ceux qui avaient cru à une alternance politique sinon à une alternative à ce système liberticide et populicide.
« Le pouvoir ne possède que ce qu’il prend au peuple, et pour que les citoyens en soient venus à croire qu’ils devaient commencer par donner ce qu’ils possèdent pour arriver au bien-être, il faut que leur bon sens ait subi une profonde perturbation. » (Anselme Bellegarrigue). Pour l’heure, c’est la prophétie assénées par Klaus Schwab qui semble progressivement se réaliser : « Bientôt vous ne posséderez plus rien, et vous serez très heureux ! » (Anselme Bellegarrigue)
1984 est en marche. Et bientôt les Français comme les autres peuples ne posséderont plus rien, comme le prophétisé cyniquement Klaus Schwab : « Dans quelques années vous ne posséderez plus rien, et vous serez très heureux !«
Plus rien, c’est-à-dire ni propriété privée, ni libertés, ni souveraineté, ni même nos chères illusions.
Quant à la démocratie, ce rêve devenu le plus grand mensonge de l’Histoire, elle triomphera sous les traits de ce que Jacques Attali désignait en 2006 dans Une brève histoire de l’avenir comme « l’hyperdémocratie« . Traduire : l’hyperdictature planétaire. Selon le principe orwélien consacré par la Cadre néofasciste : « Le mensonge, c’est la Vérité ! »
L’émoi est de taille, on le comprendrait à moins. Cette caricature de propagande antisémite publiée sur une affiche de LFI, comme pour précipiter le scandale, marque-t-elle un tournant fatal pour le parti champion du crime impuni, celui pour qui le baiser de la mort avec la Bête a remplacé le mot Fraternité ?
Les couleurs changent, comme les étiquettes politiques. L’Axe rouge-brun-vert – vert de l’Islam radical et vert écolofasciste – semble bien décidé à précipiter le Grand Soir en convoquant tous les excès, en renversant tous les symboles, en ressuscitant les pires remugles d’une l’Histoire qu’on espérait oubliée, et en flirtant avec le Chaos.
Le coup de trop, cette fois, fonctionne sur une double manipulation, idéologique et symbolique. Utiliser une photo retouchée de Cyril Hanouna, la mettre en scène de façon outrancièrement dramatique (noir et blanc très contrasté, fond noir, cadrage serré, regard hostile et grimaçant…), comme pour poser une cible dans le dos d’un coupable jeté aux chiens de la meute. Jouer ainsi implicitement ou explicitement sur le plus abominable des types physiques et racistes inventés par la propagande nazie : celui du « Juif » haï dont la figure repoussante fut patiemment construite par les Machiavel de l’eugénisme antisémite.
Oser plagier quasiment à l’identique une affiche emblématique de propagande nazie reprise par Vichy. En reprenant méthodiquement la même pose, les mêmes stéréotypes du « Juif » stigmatisé comme fourbe et dangereux : nez crochu, œil torve, regard biaiseux, lippe lourde… Ne manquent plus que les doigts crochus… Et tout ça pour inviter à venir manifester « contre l’extrême droite » !
Jamais depuis la guerre un parti politique français de premier plan ne s’était abaissé à une pareille abjection. Même le militant négationniste pro-terroriste Dieudonné n’aurait jamais osé dans ses « spectacles » cibler un homme public en convoquant le catalogue de la propagande des SS et de la Milice.
Comment les responsables de LFI qui ont validé cette affiche, retirée en catimini suite aux levées de boucliers qu’elle a aussitôt suscitées, en sont-ils arrivés à un tel degré d’abomination et d’ignominie ? Comment en sont-ils arrivés à franchir un tel pallier dans l’affirmation explicite de leur antisémitisme assumé ? Comment ont-ils pu repousser toutes les limites de l’inacceptable, en toute impunité, sans jamais être inquiétés ? A quel degré de tétanisation et de soumission nos politiques et nos juges en sont-ils arrivés pour laisser passer ça sans sourciller ?
Car pour l’heure, aucun journaliste des médias subventionnés, aucun représentant du pouvoir en place ne s’est ému d’un pareil crime. Provocation à la haine raciale. Appel à la haine antisémite, sous prétexte de combattre une « extrême droite » fantasmatique. Appel implicite au meurtre d’une personnalité publique, juive de surcroît. Appel au carnage sinon au génocide de la communauté juive. Est-on encore dans l’équivoque et le symbolique ? Ou dans la déclaration de guerre explicite d’un parti génocidaire contre une communauté, qui hurle et qu’il accuse sans distinction de « génocide » pour mieux déguiser ses intentions génocidaires ? Effrayant !
Comment peut-on en arriver à un tel degré de perversion et de manipulation dans le retournement sémantique, symbolique et idéologique ?
Manifestement les officines de propagande du premier parti de gauche français ont bien assimilé les leçons de leurs mentors islamistes, dont ils servent docilement l’agenda, tout en espérant se servir d’eux pour gonfler leur électorat. En adoptant leur rhétorique et leurs méthodes. Celle de l’imposture, de la diffamation et de la surenchère victimaire. Et comment surfer sur le ressentiment communautariste et sécessionniste instillé par les Frères musulmans, avec un zèle, une hystérie haineuse, une soumission calculée sinon jouissive à l’occupant islamiste. De quoi faire pâlir de honte un Pierre Laval ou un Philippe Pétain.
Car que représente au juste cette affiche ? Et que dit-elle ? Une personnalité très populaire du monde médiatique, qui demeure, quel que soit l’avis qu’on a concernant son style ou le contenu de ses émissions, un champion de l’audimat et donc une personnalité influente, suivie et applaudie chaque jour par des millions d’auditeurs et de téléspectateurs en France. Mais aussi un français juif d’origine séfarade, presque un cliché à lui tout seul tant il surjoue son personnage avec une autodérision calculée. Un deces « Juifs arabes » comme on disait autrefois, chassés d’une terre où leurs lointains ancêtres étaient arrivés bien avant l’invasion arabe et l’islamisation de ce qui est devenue aujourd’hui l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.
Juif originaire du Maghreb donc. Un stéréotype autrefois pastiché comme l’exemple du Méditerranéen marchand de fripes, exubérant, exhibitionniste, fort en gueule et volubile, qui aujourd’hui ne sert plus à faire rire dans les chaumières comme les personnages de La vérité si je mens, mais qui servent de cible à tous ceux qui pensent et décompensent en se disant qu’on n’en a pas assez chassés après l’Indépendance. Qu’ils trustent les médias et polluent l’opinion avec leur juiverie et leur propagande « sioniste« , « pro-Israel« , comme tous ces Juifs finalement, assimilés à « l’extrême droite« . Donc aux Nazis.
Et donc le personnage de Cyril est devenu le porte-drapeau, le repoussoir assimilé à une « communauté » qu’il est supposé représenter. Dont il constituerait une icône, un synecdoque brandi en guise de cible à abattre. Car cette communauté est assimilée en bloc à une idéologie qu’il serait moral de dénoncer, à un parti, un adversaire qu’il serait légitime et courageux de combattre. Et qu’on assimile donc à la figure totémique et indépassable du Mal incarné : l’extrême droite.
Une communauté présentée comme un tout, pour l’opposer de façon symétrique à une autre communauté, obsessionnellement courtisée : cette Oumma monolithique et totalitaire chère aux islamistes. Dans laquelle beaucoup de « musulmans » laïcs ou pas refusent de se voir assimiler, se moquant tant qu’ils en ont l’énergie, et parfois au péril de leur vie, des procès en apostasie et des fatwas que leur ourdissent les inquisiteurs et les terroristes de la Pensée inique islamiste.
Une communauté juive que manifestement beaucoup ont intérêt, par bêtise, par méchanceté, par calcul ou par suivisme, à désigner comme l’ennemi à abattre, le catalyseur des haines, l’exutoire des frustrations et des ressentiments collectifs, la vermine à épurer. Et finalement la victime à immoler, dont il faudrait faire couler le sang pour s’en laver dans un sublime Holocauste exutoire et admonitoire. Le bouc émissaire. Un délire fanatique qui se répand dans les esprits comme un virus absolutiste, une peste expiatrice, une catharsis collective scandée chez tous ceux qui aboyaient en repons aux déchaînements de haine des miliciens, des Waffen SS, et finalement d’un peuple tour entier contaminé par la paranoïa flamboyante et macabre de son Führer.
Bien sûr LFI n’en est pas encore là. Encore que le fantasme révolutionnaire qui est son levier idéologique joue en permanence sur ces thématiques cathartiques en vue de la prise du pouvoir. La stratégie du Chaos. D’où cette alliance déjà ancienne et contre-nature des gauchistes et des djihadistes. De l’extrême gauche revolutionnaire et de l’extrême droite religieuse des Zélotes de l’islam, naguère alliée d’Adolf Hitler pour exterminer tous les Juifs, de Palestine notamment.
Mais de là à surfer avec l’inacceptable, symboliquement sur cette affiche, et explicitement en soutenant une organisation terroriste comme le Hamas, dont la seule raison d’être est la destruction d’Israël et des Juifs, il y a un pas que LFI n’hésite plus à franchir.
Simple hasard du calendrier, cette affiche ignoble a été publiée le jour où l’on a laissé inviter à l’Assemblée nationale des islamistes encartés, des frères musulmans du CCIE, le Collectif contre l’islamophobie en France, duplicata du CCIF interdit par Darmanin en décembre 2020, et aussitôt ressuscité à Bruxelles, capitale européenne de l’Islamistan.
Autre provocation. Autre limite franchie qui vient conforter la première.
Mais après tout quand on tient à développer son fond de commerce idéologique pour gagner des suffrages et peser sur la société, il ne faut pas hésiter à booster son avantage concurrentiel. Quitte à verser dans l’outrance la plus condamnable. Ce qu’adorent les frustrés et les provocateurs adeptes de la transgression. Ceux qui méprisent les accroches trop tièdes et les postures inhibées du politiquement correct. Ceux qui kiffent les méthodes bien racailles, mesurent la valeur d’un leader à sa capacité à transgresser, à bafouer ouvertement la loi, l’autorité, et même les lois anthropologiques les plus universelles, ceux-là se laisseront toujours convaincre d’acheter du LFI.
Alors briser tous les tabous. Cette affiche et ce slogan sont comme un clip de pub transgressif, avec un message codé facile à décoder. Qu’un sang impur abreuve le sillon glorieux de nos haines inexpugnables…
Et voilà que depuis le 7 octobre, brèche ouverte à toutes les décompensations antisémites, on peut tout oser avec une morgue et une jouissance salaces, tout en se drapant dans la posture du juste et du héros. Et nique la bienpensance ! Mais en veillant tout de même à respecter une certaine limite, à viser juste en-dessous des radars de ceux qui ont pour mission de faire respecter la loi, il est vrai souvent plus égarés que l’œil de Sauron…
Pour LFI, la haine n’est pas une passion romantique, comme dans la dramaturgie nazie, son exaltation de la force et de la mort. C’est juste un fond de commerce de petits boutiquiers manipulateurs et manipulés. Un peu à l’image de cette caricature du « Juif » envieux, sournois, duplice, conquérant et sûr de lui. Une projection ?…
Alors pour séduire le chaland il faut ressortir les bonnes vieilles ficelles du placard à haines bien rances, et les customiser à la sauce harissa. Faire monter la mousse piquante qui oppose les Arabes ou les musulmans à leurs éternels ennemis, depuis qu’ils leur ont volé leur dieu, leur statut de peuple élu, leurs prophètes, leur Thora, leurs messies… : les Juifs. En ravivant et en exploitant à des fins sordidement électoralistes les vieux réflexes du bouc émissaire. Et en mêlant ceux-ci aux ressentiments les plus crasses, aux désirs de vengeance les plus violents, alimentés par une actualité éruptive montée en épingle et distordue par les officines de l’ingénierie sociale que sont les médias.
Que Cyril Hanouna ait été choisi comme cible, ça n’est évidemment pas un hasard. Cet animateur vedette de C8, une chaîne du groupe Bolloré qualifiée « d’extrême droite » par ceux qui voulaient lui clouer le bec, et récemment interdite par l’Arcom. Ou comment exploiter le vent mauvais de la censure d’Etat, en espérant s’engouffrer opportunément dans les courants idéologiques ascendants. Histoire de gonfler encore l’imposture et le mensonge dont on fait commerce.
Mélenchon sur les épaules de Macron, ça rappelle un peu cette caricature parue en couverture de L’Express durant la campagne des présidentielles de 1981, et qui représentait Georges Marchais jugé sur les épaules de Giscard afin de porter l’estocade à leur adversaire commun, François Mitterrand.
Est-il encore utile de disserter sur cet anathème burlesque « d’extrême droite » qui ne dupe plus personne ? Mais dont la fonction est de servir de paravent réflexe aux ambiguïtés, aux duplicités, à l’absence radicale de projet positif, de vision cohérente et mobilisatrice, pour une gauche qui a trahi une à une toutes ses valeurs. Et qui aujourd’hui en est réduite à se prostituer dans le lit de ceux qu’elles combattait hier.
Mais quand la corruption est devenue une vertu et la trahison un honneur, alors tout est devient possible. Après tout, quand on est l’héritier objectif de Josef Goebbels plus que de Josef Staline, mais aussi le desservant d’Hassan Al-Bannah et de Youssef al-Qaradâwî, respectivement fondateur et idéologue le plus antisémite des Frères musulmans, pourquoi s’embarrasser de scrupules ?
Tout oser donc. Comme cette inversion accusatoire la plus abjecte et obvieuse qui soit.
Le 10 novembre 2019, lors de la grande Marche des Fiertés Islamistes organisée par les Frères musulmans du CCIF, qui ne fut pas déjà sidéré de voir Mélenchon et ses amis arborant fièrement leur étole tricolore d’élus de la République (puisque « la République, c’est moi !« ), défiler dans les rues de Paris, à deux pas du Bataclan, aux côtés des pires prêcheurs de haine et militants islamistes ? Tous équipés du total dress code salafiste : kamis, chechia, barbe réglementaire pour les hommes, hijab, niqab intégral ou burqa pour les femmes. Et de reprendre en cœur les pires slogans négationnistes et antisémites.
A l’image de ce tract du CCIF affirmant que « les musulmans en France sont aujourd’hui victimes d’une persécution d’Etat semblable à celle qu’ont subi les Juifs sous le régime de Vichy. » Une affirmation scandaleusement outrancière, illustrée par ce sticker distribué aux manifestants et aux badauds, représentant un croissant islamique jaune dessiné sur le modèle de l’étoile jaune, et flanqué du sigle « MUSLIM » au lieu de « JUIF« .
Un message clair, visant à accréditer l’idée que le musulman d’aujourd’hui a remplacé le Juif d’hier comme archétype et modèle indépassable de la victime, du bouc émissaire et du peuple persécuté.
Une manipulation historique, rhétorique, idéologique et symbolique, destinée à asseoir le concept frauduleux « d’islamophobie« . Lequel est par ailleurs la première réappropriation politique en France du concept d’homophobie. Une surenchère victimaire fondée sur du néant. Puisqu’il n’existe évidemment aucune persécution, encore moins « d’Etat« , des musulmans en France, qui puisse justifier une quelconque comparaison avec les Juifs stigmatisés, persécutés, mis au ban de la société, rafflés, déportés sous l’Occupation, depuis les lois sur le statut des Juifs instituées par le régime de Vichy en octobre 1940, jusqu’à la Libération en août 1944.
Faudrait-il aussi tant qu’on y est assimiler les musulmans de France aux 75.000 Juifs de France exterminées par les Nazis dans les camps, hommes, femmes, vieillards et enfants confondus, simplement parce qu’ils étaient juifs ?
A-t-on jamais vu un gouvernement de Sarkozy, Hollande ou Macron imposer le port du croissant jaune à tous les musulmans ? Faire fermer les commerces hallals, les mosquées, interdire les rassemblements et dissoudre les associations musulmanes ? A-t-on vu des musulmans arrêtés de façon arbitraire par familles entières par la Police, regroupés à Drancy ou parqués pendant des jours sans boire ni manger au Stade de France, avant d’être expédiés comme du bétail bien à l’abri des regards dans un lointain pays pour y être gazés avec des millions d’autres ?
Tout ceci est absurde et scandaleux. Les musulmans les plus sensés sont d’ailleurs les premiers à reconnaître que la France est un eldorado de libertés pour tout musulman pressé de fuir les persécutions dans son propre pays. Et certainement pas cet enfer raciste et islamophobe qu’on veut nous vendre.
Mais la Shoah est un trésor mémoriel qui excite les convoitises. Comme la France est un territoire que rêvent de conquérir les partisans du Djihad « pacifique » : ces Frères musulmans qui se servent de LFI comme de toutes les institutions et partis politiques qu’ils ont patiemment et profondément infiltrés pour corrompre et subvertir, jusqu’à ce que le fruit soit suffisamment mûr pour être cueilli.
La caricature d’Hanouna est une reprise évidente de cette stratégie de réappropriation mémorielle de type négationniste, fondée sur la concurrence victimaire. De cette rhétorique de la substitution et de l’inversion accusatoire. Puisque les Juifs, désignés sous l’ellipse de « Sionistes« , sont supposés du fait de leur appartenance ethnique ou confessionnelle soutenir en bloc Israël. Un pays assimilé à ses dirigeants actuels, et désigné par le Hamas et ses nombreux soutiens – notamment Rima Hassan et les autres pro-djihadistes de LFI – comme génocidaire et « d’extrême droite« .
Si les nouveaux chasseurs de Juifs que sont les néonazis de LFI avaient un tant soit peu d’honnêteté intellectuelle et de cohérence idéologique, à l’image de leurs modèles nazis qui assumaient leur haine et leur projet exterminateur, au lieu de « Palestine Libre« , un slogan d’emprunt pour servir d’appât, ils défileraient avec des banderoles « L’extrême droite, c’est nous !«
Mal nul besoin de tomber le masque. Un peu de discernement et de conscience historique suffira pour dégriser ceux qui ne sont pas encore esclaves de la Bête.
C’est toujours pathétique de voir un grand acteur en fin de carrière (regardez Zelensky…) Pinocchio tente péniblement de finir le job pour lequel il a signé et renfile sa panoplie de Terminator avant ses adieux à la scène. A moins que sa carrière politique se soit écourtée bientôt en mode Dégagisme, le retour.
Déroulant son prompteur, l’élève préféré de Jean-Michel devenu le ventriloque à bout de souffle de la Caste européiste a donc déroulé hier son script sans conviction et mimé le sketch de la grande Terreur nucléaire, confondant sans doute le printemps nouveau avec Halloween.
Plus personne ne croit à ce gag éculé des chars russes à Paris. Sauf sans doute quelques bureaucrates macronistes et les zombies cramponnés à leur télé, tous perdus pour la cause. Nombreux en revanche sont ceux qui ont pigé que le nouveau slogan de la « défense européenne » : un ultime renoncement à la politique gaullienne d’indépendance nationale en matière stratégique, qui n’a d’autre but que de dépouiller les nations du continent du dernier croupion de souveraineté qu’il leur restait. Notamment la France, seule détentrice de la bombinette, et qui s’accroche à ce privilège comme l’ultime symbole de sa grandeur passée. Une France désormais sommée par l’OTAN et Bruxelles de mutualiser peu ou prou son arsenal nucléaire afin que la Führerin et ses amis puissent faire joujou.
Ayant doublé tout le monde, le plan Trump pour une paix rapide en Ukraine met fin à trois ans d’intox sur une guerre présentée obstinément et de façon manichéenne comme une guerre « d’invasion » et de conquête d’un pays souverain, l’Ukraine, par une Russie impérialiste pressée d’avaler son voisin. Un voisin qui est accessoirement le berceau de l’empire russe, et qui partage plus de 1.600 kilomètres avec la Russie actuelle.
Les Cassandres européistes s’échinent toujours à vendre aux plus naïfs le spectre selon lequel la Russie s’apprêterait à envahir un à un tous les pays européens après avoir détruit l’Ukraine, pour se constituer le plus vaste empire du monde de Vladivostok à Brest. La vérité est évidemment que Poutine et ses généraux voient d’un très mauvais œil l’OTAN avancer ses pions depuis 30 ans et pointer ses missiles vers Moscou depuis Kiev. Tout en développant à la faveur de cette guerre sordide des laboratoires militaires secrets de recherche sur les armes bactériologiques délocalisés sur le territoire ukrainien, comme à Wuhan et ailleurs : 27 recensés en Ukraine depuis 2022,avec la complaisance du régime de paille de Zelensky mis en place par la CIA. Tout comme ces trafics hautement corruptifs et inavouables qui font florès depuis 3 ans : trafic d’enfants et pédocriminalité à destination des pays occidentaux, OPA de BlackRock sur plus de la moitié des terres arables du grenier à blé de l’Europe en seulement 2 ans, etc…
Dans cette politique d’enfumage cynique servie par les dirigeants et médias occidentaux, les commentateurs subventionnés omettent systématiquement de rappeler le contexte historique et géostratégique de cette guerre. Notamment la dégradation du rapport de forces et des relations diplomatiques entre la Russie et l’OTAN, qui a conduit cette dernière à déclencher cette guerre par procuration. Une guerre qui oppose sur le sol ukrainien la Russie à l’OTAN et aux pays de l’UE, plus qu’à l’Ukraine prise en otage dans ce chic des titans. Avec un blackout total sur la politique d’expansion systématique de l’OTAN à l’Est depuis la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique, la violation de tous les accords passés par l’OTAN avec Vladimir Poutine, notamment les accords de Minsk, et le génocide recensé par les ONG internationales des populations russophones du Donbass par les milices néonazies Azov et Secteur Droit, un drame humain qui a justifié l’offensive militaire déclenchée par Poutine en 2022.
Ce nouveau discours téléguidé du squatteur de l’Elysée marque un palier supplémentaire dans une stratégie d’ingénierie sociale qui vise à prendre en otage les citoyens et les peuples européens. Pour les entraîner malgré eux et sans aucune consultation démocratique préalable dans un jeu de Risk suicidaire entre le camp du bien européen opposé au camp du mal russe. Avec une Ukraine en lambeaux qu’il faudrait sauver quoi qu’il en coûte : budgets exsangues, économies dévastées, et demain combien de vies humaines sacrifiées sur l’autel de Bruxelles…
Après le Covid, l’énergie, l’inflation, la démographie, le climat, voilà que le psychopathe retranché dans son palais du Faubourg Saint-Honoré scande encore l’appel à « réarmer « ., en usant de son slogan favori « Nous sommes en guerre !« . Sauf que ce coup-ci, le Kapo d’Ursula ne s’en prend pas à un virus inoffensif mais à l’ogre russe.
Préoccupé de redorer son ego écorné par les camouflets aux accents fin de règne encaissés récemment sur le front intérieur et extérieur, ridiculisé par Trump lors de son « sommet » improvisé à Washington, le nabot élyséen n’hésite plus à menacer explicitement la première puissance nucléaire du monde (en terme d’avantage technologique de son arsenal nucléaire). Comme il n’hésite pas à évoquer à demi-mots la perspective d’une mobilisation générale, agitant la dissuasion nucléaire comme une fantasmatique Ligne Maginot pour enclencher le réarmement européen. Bien droit dans un costume de chef des armées taillé bien trop grand pour son calibre, bien aux ordres de sa marâtre bruxelloise…, et pour quelques milliards de dette française et européenne en plus. Merci de passez par la case Banque, qui vous remercie.
Une surenchère hallucinée qui table sur la 3e guerre mondiale et le choc frontal désormais assumé sans complexe avec la Russie. Mais cette fois sans le parapluie américain. Une fake news brandie pour faire flipper dans les chaumières, puisque Trump n’a jamais précisé que les États-Unis ne soutiendraient plus leurs alliés. Juste qu’il leur incombait désormais de payer l’ardoise. Et accessoirement de passer commande d’armes made in USA à ses amis de Lockheed.
Macron tente de manipuler grossièrement son opinion. Et de faire passer la note en resserrant les rangs européens, à coup de narratif pipeauté sur « la défense européenne« , présentée comme urgente et incontournable face à un adversaire menaçant et déterminé à en découdre. Un scénario qui joue sur les fantasmes résurgents de guerre froide, et qui s’aligne sur la dogma otanesque et son leitmotiv d’inversion accusatoire, sans jamais prendre en compte l’intérêt national. Avec le méchant Poutine dans le rôle du dictateur et de agressif : une sorte d’avatar de Staline prêt à engloutir les nations vertueuses et démocratiques du vieux continent. A commencer par l’Ukraine et sa starlette de Président illégitime, déclaré ex abrupto protectorat européen. Comme si l’Ukraine était un pays démocratique. Et comme si l’Europe avait les moyens de jouer les gendarmes du monde face à une Amérique qui a les yeux ailleurs.
Ayant plusieurs coups d’avance ce narratif périmé, Trump et Poutine jouent quant à eux un jeu pragmatique et cynique, avec pour objectif de mettre rapidement fin à 3 ans de guerre coûteuse et meurtrière. Et de négocier le partage des dividendes en découpant le gâteau ukrainien au mieux de leurs intérêts et de ceux de leurs oligarques respectifs. Sans inviter au festin les Européens devenus des partenaires peu fiables et déclassés.
Humilié en public à plusieurs reprises par Poutine et par Trump, Pinocchio retape son narcissisme légendaire en jouant les sherpas de la « défense européenne« . Et tant pis si ces accents guerriers mettent davantage en péril la paix du continent que les stratèges russes. Et si un conflit de haute intensité signerait sa destruction assurée. Macron semble juste jouer à la guerre comme avec la vie des inutiles (ceux qui ne sont rien…) avec un plaisir pervers non dissimulé. En agitant comme un gamin le fétiche de la « dissuasion » nucléaire française « voulue pas nos aînés« . Une façon de ne pas citer de Gaulle pour mieux en dépouiller l’héritage au bénéfice de ce nouvel État d’Europe décrété par la Commission en 2024, appelé à remplacer les nations de l’UE, mais qui ne dit pas encore ouvertement son nom. Une dissuasion de pure rhétorique face à l’écrasante supériorité stratégique et technologique russe.
Sentant leur fin approcher, les néonazis bruxellois (Ursula et ses amis Young global leaders de la secte de Davos – Macron, Merz & Co – en mission pour leur gourou Klaus Schwab) s’obstinent à vouloir soutenir la marionnette à obsolescence programmée Zelensky, hochet favori de la CIA et des oligarques néonazis ukrainiens, tous bien décidés semble-t-il à jouer la carte du chaos.
« Ce » monde s’affirme de plus en plus ouvertement pour ce qu’il est vraiment : un monde tout entier gouverné par son prince : le Menteur, le Diviseur, le Profanateur.
Ce grand illusionniste qui séduit, fascine, égare, renverse les sanctuaires pour y imposer ses idoles, ses leurres, qui disperse les anges gardiens de l’humanité pour leur substituer des démons, qui promet aux hommes naïfs de posséder le Sens, la Vérité, d’arbitrer le bien et le mal selon leurs propres désirs et catégories, sans jamais se référer à un ordre supérieur.
Son pouvoir millénaire est fondé sur le Mensonge et la Violence, établis comme objet d’un culte sacrilège en lieu et place de l’amour du Beau, du Vrai, du Juste, de la Paix et de l’harmonie du genre humain avec toute la Création.
A l’alignement essentiel des consciences sur leur Axe vital, sur l’Arbre de Vie qui les sustente et les nourrit, il substitue un décalage incongru qui ennivre par son audace, élevé au rang de cause essentielle et de finalité ultime. D’être comme des dieux. Dans une sensation grisante et aliénante de tout posséder. Posséder son corps, des corps. Posséder la matière. Posséder l’intelligence. Posséder le Sens. Là où tout est fausseté et vanité.
Il a renversé tous les repères, inversé toutes les valeurs, violé toutes les vierges vestales du Temple saint, et tous les officiants.
Cette représentation de Jésus-Christ en femme noire androgyne, une nième déclinaison de Baphomet, ne serait qu’une provocation vulgaire et arrogante de plus, une éjaculation dérisoire sortie du cerveau malade d’un pseudo artiste rebelle, si elle ne s’arrimait pas à une symbolique très ancienne, aujourd’hui devenue omniprésente. Sur nos écrans, au cinéma, dans les clips de musique des artistes subversifs, dans ces rituels obscènes supposés célébrer l’ouverture de la fête de l’exploit sportif, du dépassement de soi et de la fraternité universelle. Et même dans nos assiettes, sur les emballages des produits que nous consommons, sur nos vêtements, dans chaque élément le plus anodin de notre quotidien.
Tous ces symboles comme 666, les créatures monstrueuses, androgynes ou hybrides, mi-animales mi-humaines, l’image du feu et du sang, de la laideur, de la transgression, des bébés transformés en objets. Et puis ce triomphe du factice, de l’artifice, plus reluisant et lisse que la réalité, décliné en deep fakes racoleurs, en icônes absurdes d’une beauté froide mais fascinante…Tous ces symboles ne sont pas gratuits. Leur répétition ne relève pas d’un jeu, d’un désir de transgression adolescent qui attiserait le simple désir de consommer plus et autrement. C’est un conditionnement qui répond à une intention délibérée d’enchaîner nos consciences à des modèles, à des arcanes, derrière lesquelles ne se cachent même plus des démons pressés de dévorer notre énergie vitale, notre âme, de nous posséder, nous asservir et nous transformer en choses obéissantes.
Ceux qui refusent de voir cela, qui rejettent ces alertes en les accusant d’obscurantisme religieux au nom d’une Liberté déifiée, comme cette fameuse liberté d’expression qui n’est invoquée que pour justifier les fake news, ou de la Raison élevée au pinacle de leurs panthéons, ceux qui ne voient que délire paranoïaque ou complotiste, ceux-là sont déjà assujettis au mensonge collectif qui vise à nous faire abaisser nos barrières cognitives et renoncer au discernement, pour épouser le nouvel Évangile du Zeitgeist fondé sur la dérision et la subversion de l’ancien.
Car plus le mensonge s’opacifie pour voiler la vérité, plus la violence s’étend pour neutralier toute vie, toute capacité de création et d’évolution, et plus celles-ci se manifestent au contraire avec davantage de force, d’autorité, de puissance d’émancipation et de changement, pour ceux qui choisissent de leur rester fidèles.
Un abîme se creuse désormais de plus en plus entre ceux qui renoncent à toute séduction pour rester arrimés à la Vérité, et qui s’élèvent au-dessus de ce monde perdu libérés de toute peur et de toute envie, et ceux qui préfèrent leurs petits arrangements avec le mensonge afin de préserver cette illusion qui les conforte dans la sensation d’être autre chose que ce pour quoi ils sont nés. Un monde tangue inexorablement vers cet abîme qui bientôt l’engloutira, quand tout aura été perverti, consumé et sacrifié. Il rejoindra ce grand Néant stérile d’où aucun plainte ni parole ne sort jamais. Tandis que l’autre monde consumera les dernières scories de l’ancien, et élèvera les élus vers cette réalité où tout est lumière et converge vers ce Néant divin et habité d’où surgit toute parole, toute forme et toute vie.
Cette obscénité est aujourd’hui nécessaire : nécessaire aux logiques démoniaques pour accroître la fascination qu’elle entendent exercer sur les âmes hésitantes ou réfractaires. En usant de la peur ou de la subjugation. Et nécessaire à l’économie du Salut d’une façon aussi évidente à comprendre que paradoxale à accepter. Car il faut que le mal s’expose toujours plus, qu’il frappe toujours plus fort et occupe toujours plus d’espace dans les consciences jusqu’à un point de rupture critique : pour provoquer un phénomène de rejet salutaire et se voir clairement et définitivement rejeter par le plus grand nombre possible.
Car l’Abîme s’ouvre de plus en plus béant mais la Porte, elle, se referme et devient plus étroite à mesure que l’écart se creuse entre une Ténèbre qui s’enroule sur elle-même refusant le temps de son ultime visite et une Lumière qui en la pénétrant un jour l’anéantira. Car en vérité tout est Lumière, vient de la Lumière et y retounera.
Réponse à Eric Verhaeghe, Président du Courrier des stratèges, à propos de Louise et de CNews, entre autres choses…
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Cher Éric Verhaegue,
Je suis votre Courrier depuis 5 ans. J’en apprécie certaines analyses et sa liberté de ton, qui tranchent avec la presse mainstream et les organes de la presse « résistante » comme France Soir, amie du pouvoir sous de faux airs frondeurs. Mais depuis quelques temps je suis de plus en plus agacé par une idéologie contestable qui noie de plus en plus souvent vos analyses trop pressées, trop sommaires ou trop partiales sur un actualité qui demanderait plus de recul et de sérénité pour être sérieusement traitée.
Un exemple : vous avez prétendu à plusieurs reprises que l’assassinat de Louise n’intéresserait pas cette presse que vous qualifiez « d’identitaire », sinon d’extrême droite, en l’occurrence CNews et le JDD. Vous les accusez à tort de laisser volontairement de côté ce fait divers parce que la victime ne serait pas la bonne. En agissant ainsi vous mettez en avant vos préjugés que vous substituez à toute exigence d’objectivité. Vous trompez vos lecteurs et vous vous décrédibilisez en tant que journaliste. Car au contraire de ce que vous affirmez, CNews que vous ne regardez manifestement pas a enchaîné depuis cette semaine éditos et émissions non-stop sur la petite Louise !
Ce n’est hélas pas la première fois que Le Courrier est pris en flagrant délit de malhonnêteté. Sur certains sujets, c’est même hélas systématique.
Le métier de journaliste, qui fut jadis un noble métier objectivement disparu aujourd’hui, n’est pas exactement le même, vous en conviendrez, que celui de propagandiste au service de ses propres convictions, sinon du pouvoir.
Le Courrier des Stratèges, dont j’avais apprécié la pertinence des analyses et l’audace des positions aux débuts du Covid, ressemble de plus en plus à ceux qu’il dénonce avec ce soupçon de morgue hautaine qu’affectionnent les sachants prétendument « indépendants » et « objectifs » envers les aboyeurs du Pouvoir : une opposition contrôlée. Ce qu’a toujours été à l’évidence CNews – Canal Insécurité – tout comme Le Figaro et d’autres médias de droite, dont le propriétaire Vincent Bolloré défend une ligne éditoriale catho conservatrice et pseudo « gaulliste » (LR), en apparence très critique sinon opposée au macronisme, tout en finançant la marionnette élyséenne.
Ses journalistes, Pascal Praud en tête, passent leur journée à fustiger (avec raison) les « gauchistes », les « wokistes » et « islamogauchistes », qu’il rendent responsables indifféremment de tous les maux de la société, résumés à l’immigration et l’insécurité. Sans jamais évoquer les vrais sujets ni égratigner les mentors du pouvoir en place, seuls vrais responsables du chaos actuel et futur, et qui instrumentalisent avec le plus parfait cynisme tous les terroristes et fauteurs de troubles : cette Caste que le Courrier des Stratèges ne cesse d’étriller, ce qui semble tout à son honneur. En bon poujadiste bas du front et obéissant, Praud a orchestré durant deux semaines les funérailles nationales de ce « grand homme » et « grand patriote », « premier lanceur d’alertes » (!) qu’aurait été selon lui Jean-Marie Le Pen. Un bouffon qui a passé sa vie à cracher sur les Juifs, les Bougnouls, les étrangers et les pédés, dénonçant certes avant les autres les dangers d’une immigration massive et incontrôlée, mais sans jamais briguer le pouvoir ni même un simple mandat parlementaire qui lui eût permis de peser sur le destin de la France.
Hélas Le Courrier ne vaut guerre mieux dans ce jeu de dupes. Dont le rédac chef Édouard Husson, malgré une formation d’historien, passe son temps à tordre les faits et inventer une fausse Histoire dès qu’il s’agit de Gaza, des Juifs et d’Israël. Un pays où il n’a manifestement jamais foutu les pieds, et des Palestiniens qu’il n’a à l’évidence jamais fréquentés, sinon dans les salons d’une de ces assoces « antisionistes » qu’il fréquente. Comme beaucoup de bons bourgeois cathos clairement pétris d’antijudaïsme rehaussé « d’antisionisme », biberonné à un enseignement du mépris et une théologie de la substitution antérieurs à Vatican 2, Husson doit sans doute piocher ses arguments dans les poubelles de Pierre Hillard ou d’Alain Soral. Le premier est une grenouille de bénitier intégriste qui décrédibilise son propre travail, approfondi et honnête, d’archiviste du mondialisme en plaquant ses jugements de valeur, ses fixettes antisémites et lefebvristes sur des analyses par ailleurs remarquables. Le second est passé de Gai Pied au GUD et flirte autant avec l’extrême droite, la vraie, antisémite et révisionniste, qu’avec l’extrême gauche djihadolâtre et fréristophile. Comme quoi l’abus d’ecstas peut crâmer des neurones… N’est-il pas allé soutenir le Hezbollah en pleine guerre du Liban en 2006, en délégation avec votre ami Thierry Meyssan et l’inénarable M’Bala M’Bala ?…
Je connais parfaitement ce sujet pour avoir passé 35 ans de ma vie à soutenir ou diriger sur le terrain des ONG de dialogue interreligieux, intercommunautaire et de peacemaking, à avoir interviewé en Israël et en Palestine en tant que journaliste indépendant les acteurs de ce mouvement, et publié des analyses sur l’insoluble conflit israélo-palestinien. Insoluble parce que bankable pour les grandes puissances, les fossoyeurs du judaïsme et du sionisme historique que sont Bibi et ses amis (comme le souligne fort justement votre ami Meyssan), mais aussi les fossoyeurs de l’impossible « cause palestinienne » (sinon pour les doux rêveurs occidentaux comme Husson) qu’ont été tous les dirigeants palestiniens depuis un siècle, du Nazi et frère musulman Al-Husseini, grand moufti de Jérusalem, au néonazi et frère musulman Yahya Sinoyar, chef du Hamas et premier tortionnaire des Gazaouis, dont Tsahal les a opportunément débarrassés.
Que vous tapiez sur la concurrence, à savoir CNews, c’est de bon aloi dans un marché des idées en vogue désormais entièrement soumis aux lois du business, et donc raccord avec les objectifs de cette Caste que vous dénoncez pour mieux la conforter. Mais de grâce, ne prétendez ni à l’objectivité, ni à l’indépendance sur certains sujets clivants, quand votre absence d’objectivité dément votre idéologique et vos valeurs « libertariennes ».
Vous avez parfaitement le droit d’exposer des opinions et de faire de la réclame pour un courant de la Caste au pouvoir que vous soutenez. Mais de grâce dites-le franchement, et ne noyez pas vos papiers, prolixes sur une actualité brûlante, dans une fausse prétention à la neutralité. Laquelle d’ailleurs n’a jamais existé dès lors qu’on s’efforce de dégager du sens sur une réalité par nature équivoque.
L’actualité qui va vous surprendre cette année,. Elle vous donnera aussi certainement l’occasion de vous amender. Pour le bonheur de tous et pour le salut de votre âme. Alors allez-y, prenez des risques, des vrais : prenez le parti de la vérité ! Et ne craignez plus ni les chiens de garde de Brigitte, ni les fluctuations du cours de l’action du groupe Parménide, ni les amis de Bibi ou Trump, les mêmes qui fricotent avec les Qataris, les Saoudiens et les Iraniens… Car entre suppôts de Satan on est toujours un peu potes, et toujours un peu rivaux pour être en haut de l’affiche. Ou du Dow Jones.
Cordialement, Christophe Claudel
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Appendice
Alors, pour qui roule le Courrier des stratèges ?
Difficile à dire tant il tire régulièrement à droite comme à gauche sur tout le monde ou presque. Ses éditorialistes et journalistes autoproclamés ne sont d’ailleurs pas toujours d’accord entre eux et ne parlent pas à partir du même point de vue. Et c’est d’ailleurs ce qui fait l’intérêt de ce média qui se dit indépendant. Et le sel des vidéos où les intéressés débattent des mêmes sujets en confrontant aimablement leurs avis.
On pourrait même se poser la question : et si le Courrier, a priori calé sur une ligne libertarienne comme le proclame son fondateur depuis le début, n’était pas tout simplement au service des intérêts de ses fondateurs et affidés ? S’il ne cherchait aucunement à défendre les intérêts d’un camp, d’un clan, d’une caste ou d’une faction, mais tout simplement à défendre, sous couvert d’une doctrine libertarienne bien pratique, les intérêts de ceux qui ont des intérêts à défendre. En se fichant éperdument de qui ils sont, ce qu’ils pensent ou disent, pourvu que ce soit rentable.
Ou comment rassembler sur une même étagère les prétendus « libéraux » de droite et les « libertaires » de gauche parmi les plus cyniques. Ceux pour qui l’idéologie n’est qu’un outil marketing pour se faire du buzz, du blé et une respectabilité. Sans jamais chercher à défendre ni la liberté pour tous, ni des grands principes, ni la démocratie. Juste un espace de liberté suffisante pour agir au mieux de ses intérêts sans être emmerdé. Pas d’Etat ni de bureaucratie tatillonne pour imposer des règles contraignantes, de juges trop curieux pour fouiller dans les comptes, ou de presse trop zélée pour nous gaver avec des principes, des valeurs, l’orthodoxie à ceci ou cela, sans parler d’honnêteté ou d’honneur.
Le libertarisme version Courrier serait non seulement un credo sans nuance en faveur d’un libéralisme sauvage et décomplexé, un laisser-faire sans règlement ni loi qui pourrait entraver le libre-arbitre individuel ou la liberté d’entreprendre de ceux qui sont motivés uniquement par le fric. Un principe appliqué depuis longtemps au système financier et au contexte macro-économique, mais que revendique aussi le petit commerce. Avec une absence volontaire d’autocritique, de limitation et de souci éthique centré sur le bien commun plutôt que l’intérêt personnel. Bref, une forme d’anarchisme systématique qui se draperait dans les vertus d’une éthique de la Liberté poussée à son extrême.
Sauf que, selon l’analyse qu’en fait Max Weber, l’éthique du capitalisme s’enracine au départ dans une vision protestante de l’élection et de la prédestination qui octroie aux nantis le droit de prospérer, de jouir de leurs biens et de les faire fructifier en tant que manifestation de la Grâce divine. Mais cette distinction particulière qui les élève au-dessus du commun les assigne par là-même à une contrepartie substantielle : le devoir de travailler et de faire travailler leur patrimoine dans le sens du bien commun. En créant des entreprises prospères qui dégagent de la plus-value et crée des richesses afin que ces fruits d’un travail commun profitent au plus grand nombre : aux actionnaires, aux salariés, mais aussi à l’économie de la région, du pays, et au développement d’une société plus juste, plus fraternelle, selon les critères du progrès matériel et social.
En somme, la vision de l’économie et de la société prônée par le Courrier est celle des ambitieux et des gourmands jaloux de se retrouver les laissés pour compte d’une Caste de gros bonnets qui se partagent une part toujours plus grosse du gâteau en laissant les gueux crever de faim. Au besoin en accélérant leur mort avec des vaccins. Ces bébés requins seraient ignorés des dieux parce que trop petits, trop insignifiants au regard des touts-puissants. Mais suffisamment malins et opiniâtres pour se dire qu’il y aurait sans doute matière à grappiller quelques miettes en jouant habilement des failles du système, en anticipant sur ses prochains coups, et en entraînant dans leur manœuvre quelques opportunistes pressés de tirer comme eux leur épingle du jeu.
Le sort de l’humanité, la Justice, la Vérité, le Droit ou le souci des autres ? Ils s’en contrefichent, faisant juste mine de ne pas apparaître trop cyniques, et soucieux de dissimuler leur jeu. Ils mènent leur petite barque habilement en surfant sur les soubresauts du chaos, le dénonçant tout en profitant des vents favorables, et en en faisant à l’occasion profiter quelques goulus qui veulent en croquer, en protégeant leurs économies et leur pré carré. Mais sans jamais se soucier du reste du troupeau, ni défendre aucunement un vrai point de vue éthique autrement qu’en préservant leurs propres intérêts.
Pas de grandes différences entre ces cyniques de droite ou du centre et leurs homogues de gauche. Ces champions d’une morale qui ne vaut que pour les autres. Qui ne parlent que des droits de l’homme et du Progrès que pour mieux dérouler le tapis à leuurs mentors, dont les buts sont à l’exact opposé : l’asservissement total de l’homme, le contrôle total et totalitaire des populations, la réduction drastique du cheptel humain au bénéfice d’une caste de survivants retranchés dans leur Olympe, loin du troupeau des inutiles maintenu à distance par un cordon numérique et des robots policiers, la fin du genre humain et l’avènement d’un être hybride avec un corps biologique humain créé par hybridations génétiques et un cerveau artificiel connecté à la Matrice. Tout ça au nom du progrès, de la sauvegarde de la planète et d’une vision utilitariste et ontologiquement inégalitaire de l’homme. Autant de thèmes méticuleusement détaillés dans les livres de Yuval Harari, Ray Kurzweil, Klaus Schwab ou Laurent Alexandre.
Pas étonnant de retrouver dans cet aréopage hétéroclite quelques bons bourgeois catholiques et patriotes comme Édouard Husson, qui a une autre époque n’aurait pas rougi de siéger au gouvernement de Pierre Laval, tout en faisant la morale à ceux qui osaient défendre le complot mondial judéo-bolcho-maçonnique…
La réélection sans surprise (sauf pour les médias spécialistes de l’ingénierie sociale) et la rapidité avec laquelle le Président Trump déroule son programme en signant des décrets depuis son investiture soulèvent des réactions enflammées sur toute la planète en ce début d’année 2025, qui s’annonce décisive pour l’Amérique et pour le monde. En particulier en Hexagone, un pays qui vit sans doute ses derniers tressaillements avant d’être noyé définitivement par le grand remplacement de l’intelligence française par l’Ere du vide intellectuel et merdiatique, et dans le grand broyeur recycleur au profit de l’Amérique qu’est l’imposture européenne.
L’homme ne rentre dans aucune des cases qui permettaient naguère de classer le staff politique en désignant les bons et les méchants selon des critères et une typologie propres à chaque camp. Il suscite ici des enthousiasmes, aussi aveugles qu’outranciers, chez ceux qui voient en lui un sauveur impossible à reproduire ici. Et parmi ses contempteurs les plus critiques, des torrents d’indignation et de haine offusquée, parce que le nouveau sheriff s’applique méthodiquement à dézinguer avec une brutalité radicale, une détermination décomplexée et un cynisme provocateur ce fameux Etat profond et le Zeitgeist imposés par ses prédécesseurs.
Une dystopie faite de morgue frondeuse et de rhétorique moralisatrice, au service d’une caste qui règne sur une société foncièrement inégalitaire, un pied-de-nez à l’American Dream dont elle reprend pourtant les gimmicks « progressistes » déclinés sous forme de morale wokiste absurde, servie par des névrosés insignifiants. Un monde entièrement voué à la corruption, avec une impunité record, une autosuffisance et un mépris sournois envers les petits, le peuple et les nations, tous sommés d’agoniser sous les bottes des maîtres du monde néonazis, et d’aller se faire vacciner, déposséder et reseter, avant de finir cancellés par un terminator.
Le mécanisme est le même employé pour séduire les électeurs déçus par les promesses démocrates et pour urtiquer ses adversaires : pousser chacun à projeter sur ce personnage d’histrion ses espoirs, ses attentes et ses frustrations, ou ses fantasmes, sa haine et ses névroses.
Depuis sa campagne et son élection surprise en 2016 qui avait déstabilisé l’establishment et les lobbies politico-médiatiques new-yorkais, les Clinton, Obama, Biden et leur cour de bobos dérisoires du show biz, on avait déjà tout dit et son contraire sur Trump. Mais au-delà du portrait dithyrambique dressés par ses fans, des clichés et des outrances servis par ceux qui lui sont hostiles, qui est-il vraiment ?
Il y a la story du people à qui tout réussit : enfant HPE, bagarreur et fort en gueule, cancre à l’école mais meneur d’hommes charismatique et bourré d’énergie. Un petit-fils d’émigré allemand issu de la classe moyenne, droit, travailleur et loyal envers une Amérique qui lui a tout donné. Envoyé par son père à l’école militaire pour mater un tempérament un peu trop borderline, et donc construit dans le culte de l’effort, le sens de l’honneur et le respect du drapeau….
Un self-made man parti du bas de l’échelle et un entrepreneur à succès. Un personnage public et un showman populaire, bateleur de téléréalité. Un OVNI raillé par une caste new-yorkaise élitiste, décadente et déconnectée, qui voyait en lui un plouc endimanché, un gros beauf, un nouveau riche pas assez smart ni assez fun pour faire partie du sérail.
Autoproclamé défenseur du mâle blanc hétérosexuel issu de l’Amérique périphérique. Un spécimen en voie d’obsolescence programmée, persécuté et mis au placard par les féministes et autres furies wokistes, les divas transgenres et les gays new-yorkais CSP+, les présentatrices de télé lesbiennes, les femmes seules équipées d’un chihuahua et d’un sex-toy acheté sur Amazon qui n’ont pas besoin d’un mâle pour jouir…
Partisan de la cause du peuple, des oubliés de la crise, ces ploucs, ces rednecks, ces chômeurs du Midwest et ces blue-collars du Rustbelt ruinés par la désindustrialisation et la crise des subprimes orchestrée par les cadors de Wall Street. Champion de l’Amérique profonde et des swing States délaissés par les démocrates au profit des électeurs bobos des megacities de la Côte Est et de la Côte Ouest.
En politique internationale, Trump serait un isolationniste « modéré », opposé au modèle multipolaire, multiculturaliste et communautariste d’une société éclatée prônée par les mondialistes, dont il combat l’hégémonie et la mainmise sur des institutions mondiales totalement corrompues et vidées de leur raison d’être, comme l’ONU ou l’OMS. Tout comme ces fondations déconstructionnistes comme l’Open Society de George Soros qui militent pour une société multiculturelle et métissée en finançant l’immigration illégale, l’islamisme et tout ce qui peut contribuer à déconstruire les nations.
Trump est également hostile à ce relativisme culturel et au pouvoir des élites qui veulent imposer leurs vues sur la politique, l’économie, les mœurs ou la culture. Prudent, il a intégré dans son staff beaucoup de néoconservateurs, mais aussi des membres de ce Deep State élitiste qu’il prétend vouloir détruire. Il reste un défenseur à sa façon de la méritocratie et des mythes nationaux sur l’égalité des chances et le Rêve américain.
Populiste en guerre déclarée contre aux élites, nationaliste en guerre contre ceux qui veulent détruire les Etats-nations, il est cependant l’allié de la Russie de Poutine, et relativement conciliant envers certains pays membres ou partenaires des BRICS, dont le modèle s’oppose pourtant clairement à l’impérialisme américain.
Mais surtout, Trump est un pragmatique animé par une obsession : America First. Un slogan fédérateur auprès des « vrais Américains », mais qu’il sait tempérer par une realpolitik qui prône un interventionnisme rapide et musclé de l’Oncle Sam sur les terrains de conflits les plus chauds du globe, comme l’Ukraine ou le Moyen-Orient. Jamais par idéologie mais toujours pour préserver ses intérêts et marquer des points en frappant vite et fort.
Rappeler le côté urticant du personnage est devenu un lieu commun. Ploutocrate cynique et décomplexé, misogyne obsédé du sexe, xénophobe et homophobe qui défend les WASP et le petit mâle hétéro frustré en pourfendant les dégénérés, les « pédés » et les adeptes de la confusion des genres…
Certains préfèrent insister sur son image d’authentique patriote au grand cœur, qui défend tous les Américains quelle que soit leur couleur de peau, pourvu qu’ils soient américains. Ce WASP converti de fraîche date au catholicisme, comme son Vice-président J.D. Vance, se dit investi d’une mission. Depuis qu’il a vu la Vierge et échappé à deux attentats grâce à une intervention divine, il joue à l’archange à la moumoute orange en service commandé pour le Très-haut, chargé de remettre de l’ordre dans la bergerie, et la morale traditionnelle au menu du jour.
Exit donc le laxisme moral et budgétaire, la corruption, le mensonge et l’exhibitionnisme sataniste. Notamment toutes ces provocations des trans, des pédophiles et autres sodomites dont la grande majorité des Américains ont plus que soupé. Et on les comprend, nous qui en sommes encore à leur trouver des excuses. Place à la restauration des bonnes mœurs et du bon goût, à une humanité qui se décline désormais en deux sexes point barre, et à la protection des plus jeunes contre les pervers dépravés.
On célèbre le retour mythique sinon réel de l’Amérique vertueuse et éternelle. Celle des pères fondateurs, qui est par ailleurs un modèle de performance économique, de prospérité matérielle et de civilisation, dans un monde livré au chaos. Retour à un relative frugalité fiscale, à l’orthodoxie budgétaire, au respect des bonnes manières, au courage des cow-boys et au bon sens de la working class. Tout en étant fier de qui l’on est, moderne et visionnaire, ambitieux, dynamique et tourné vers l’avenir. Et pas du tout rabat-joie, triste, ringard ou coincé du cul, comme Bruneau Retailleau ou Marion Maréchal.
Et puis il y a la part d’ombre.
Pour relativiser cette success story, il faut rappeler que Trump est le patron d’un empire immobilier qu’il n’a pas construit, mais qu’il a hérité de son père. Et en partie ruiné, puisqu’il a conduit par sa mauvaise gestion plusieurs de ses entreprises à la faillite.
Flambeur et noceur invétéré, Trump est plus doué pour pavoiser et contenter son narcissisme en jouant les cadors sur les plateaux télé qu’il n’est un prototype du Tycoon à qui tout réussit. Cela plaît à un certain public qui se reconnaît dans ses pitreries compulsives, ses provocations vulgaires et son absence totale s’autocensure.
Quant à ses relations avec les femmes, c’est un fiasco total : 3 mariages et 3 divorces, quelques témoignages crapoteux distillés par ses ex qui en dressent le profil d’un nul au plumard… Et si Melania Trump s’est remarié avec son ex une fois réélu, après avoir offert durant son premier mandat le visage d’une femme soumise et malheureuse, c’est uniquement par intérêt, goût de l’argent et contre de substantielles compensations financières que cet ancien mannequin slovène s’est résignée à partager la vie d’un homme aussi vulgaire en jouant les épouses fidèles et les premières dames sexy.
L’hyperactif, HPE et parano Donald Trump sert en vérité avec le même zèle les mêmes maîtres que la momie sénile, pédophile et schizoïde Sleepy Joe. Avec deux styles que tout oppose en apparence. L’un offre le profil d’un champion de la morale en croisade contre le Deep State et la corruption systémique, l’autre incarne un robot pervers décompensé et corrompu, téléguidé par les pires corrupteurs satanistes. Mais en réalité, tous deux sont des satanistes d’obédiences différentes aussi corrompus l’un que l’autre, et qui couvrent des crimes tout aussi abjects.
Ce n’est pas un scoop que Satan a toujours été divisé contre lui-même, que ses armées recrutées parmi les anges rebelles qui l’ont suivi ne sont pas unies mais souvent en compétition pour le pouvoir sur cette humanité qu’ils veulent asservir. Diviser pour mieux régner semble être un principe adopté par le Prince des Ténèbres pour parvenir à ses fins : contrecarrer le plan divin en détournant les hommes de leur Créateur, en semant partout la panique et le désordre, la violence et la haine, le mensonge et la confusion, et en pratiquant l’inversion totale des valeurs.
Bien sûr tout ceci n’est qu’une métaphore qu’il ne faudrait surtout pas prendre au premier degré. Même si l’appartenance de Donald Trump comme de Joe Biden aux mêmes cercles occultes de pouvoir, et leur adoubement par les mêmes hommes de l’ombre qui les financent, francs-maçons du 33e degré issus des loges lucifériennes américaines, n’est pas une rumeur complotiste mais un fait avéré.
Trump n’a-t-il pas d’ailleurs été proche du Ku-Klux-Klan qui lui voue un soutien aussi constant qu’embarrassant ? Son père Frederick Christ Trump était un franc-maçon du 33e degré du Rite Écossais, et un chevalier du Ku Klux Klan. Cette secte sataniste, suprémaciste et néonazie a été fondée par Albert Pike, un personnage des plus sulfureux : franc-maçon du 33e degré, sataniste et occultiste, il a inspiré les hauts grades de toutes les grandes loges maçonniques américaines et de certaines loges anglo-saxonnes.
Albert Pike reste également une référence et l’objet d’une véritable dévotion chez les membres les plus militants des sectes satanistes les plus en vogue aux Etats-Unis. Comme The Church of Satan qui réunit en son sein une partie du gratin du show biz : des stars de la pop ou du hip hop comme Madonna, Katy Perry ou Jay Z, et des acteurs en vue d’Hollywood. Certains parmi eux ont même reconnu publiquement avoir signé un pacte avec le diable. Mais aussi des artistes contemporains décadents et controversés comme Jex Blackmore, membre du Temple satanique et militante pro-avortement, auteure de plusieurs « œuvres » et performances qui mélangent la Nativité avec des pentagrammes satanistes, célèbrent l’androgynie de Baphomet, le sexe trash et le sang, le fétichisme des bébés-objets ou sacrifiés. Ou cette autre artiste et performeuse serbe, Marina Abramovic, une amie des Clinton et des people new-yorkais, habituée comme eux des orgies pédophiles de l’île d’Epstein.
Officiellement, Trump était un presbytérien avant sa conversion au catholicisme. Son pasteur Norman Vincent Peale, franc-maçon du 33e degré, a consacré son premier mariage. L’idéologie de ce dernier n’a cependant pas grand-chose à voir avec le christianisme, mais clairement avec le satanisme.
Trump dit combattre ces personnes qualifiées de satanistes, et la décadence qu’ils promeuvent. Mais il est soutenu et financé par des personnages douteux parmi ses mécènes. Hypocrisie ? Double langage et dissimulation ? Manipulation involontaire d’un cador de la politique par des forces occultes qui s’en servent en prêchant le bon dieu pour mieux nous vendre leur Diable ?…
Certains « complotistes » insistent davantage sur les origines juives de Trump, et son agenda sioniste à peine caché. Trump est un patronyme dérivé de l’allemand Drumpf. Le grand-père paternel du magnat de l’immobilier, Friedrich Drumpf, était natif de Kallstadt en Rhénanie-Palatinat, le berceau de la culture ashkénaze et de sa langue, le yiddish.
Trump a toujours mis en avant son soutien à Israël, y compris à cette politique inspirée par le sionisme messianique et mise en œuvre par Netanyahu et sa coalition d’extrême droite. Une politique pourtant critiquée presqu’unanimement par les Juifs qui vivent aux Etats-Unis ou en-dehors d’Israël. Sauf par les Loubavitchs et les sionistes ultraconservateurs new-yorkais, qui tiennent les clés d’une partie de la haute finance, dont le soutien est toujours déterminant pour arracher une victoire aux élections, et qui pèsent de tout leur poids sur la politique extérieure des Etats-Unis au Proche-Orient, en faveur d’un soutien indéfectible à Israël.
Trump n’aurait certainement pas pu être élu en 2016 sans des soutiens décisifs en-dehors du Tea Party et de l’aile droite du Parti républicain. Et de ses alliés de toujours que sont les lobbies industriels de l’armement, des hydrocarbures, de l’automobile ou de l’immobilier. Il a toujours soutenu l’opération militaire à Gaza lancée en représailles aux pogroms terroristes du 7 octobre, qualifiée par certains de « génocide ». C’est lui qui a fait déplacer l’ambassade des USA de Tel Aviv à Jérusalem, une revendication récurrente de la droite sioniste israélienne qui cherche à verrouiller le statut de Jérusalem comme capitale éternelle et indivisible du peuple juif : un casus belli pour les Palestiniens et ceux qui les soutiennent.
Tout comme Franklin Delano Roosevelt, autre franc-maçon du 33e degré qui descend d’une famille juive Rossocampo expulsée d’Espagne par Isabelle la Catholique, et qui a changé plusieurs fois de nom, Trump serait donc un Juif converti et un sioniste convaincu. Pourquoi pas. Mais son absence de nuance et d’état d’âme dans cet alignement pose problème. Sachant que la politique conduite par Netanyahu constitue un objectif dévoiement des idéaux humanistes des pères du sionisme historique, et même du judaïsme, au profit d’une clique de fanatiques psychopathes prêts à hypothéquer l’avenir d’Israël et des Juifs du monde entier, à mettre la région et la planète à feu et à sang pour mettre en œuvre leur vision apocalyptique et messianique, et leur idéologie suprémaciste du peuple élu.
Trump, un self-made man ? Rien de plus faux ! Trump et son père ont marché main dans la main avec le gratin de la communauté juive de New York. Parmi eux ses avocats Alfred Abraham, Samuel Lindenbaum, impliqué dans de nombreux scandales immobiliers, et Roy Cohn, décédé dans les années 90. L’un des personnages les plus sordides de New York, expert dans le mensonge, l’absence de scrupules, les coups bas, la pédophilie et la violence. Son biographe Nicolas von Hoffman décrit des orgies au Studio 54 : « Pour les célébrités spéciales, les fêtes les plus sauvages étaient organisées dans ses sous-sols… avec des homosexuels, transsexuels et travestis de la haute société… » Cohn y tenait les fêtes les plus extravagantes et pimentées, auxquelles ont participé « les officiels des partis démocrate, républicain et conservateur, la plupart des officiels de la mairie de New York, et certains membres du Congrès, le Juge en Chef de la Cour Fédérale du District, et d’autres habitués, parmi lesquels Donald Trump. »
Ivanka Trump, la fille de Donald, s’est convertie au judaïsme et a épousé Jared Kushner, un personnage abject, sioniste ultraorthodoxe, principal artisan de la campagne et actuel haut conseiller de Trump qui influence sa politique. La veille de la victoire, Ivanka est allée se recueillir à New York sur la tombe de Menachem Mendel Schneerson, le « messie » des Loubavitchs.
Enfin, parmi les nombreux décrets que Trump s’est empressé de signer dès son investiture, il en est un qui laisse toute liberté aux banques pour faire ce qu’elles veulent. Et qui conduira probablement à nouvelle crise financière plus grave que celle des subprimes de 2007 à 2011, qui a jeté tant d’Américains moyens à la rue. L’ennemi préféré des banquiers et de l’establishment, le défenseur des oubliés de l’Amérique profonde n’est donc pas forcément celui que l’on croit.
Que reste-t-il du mythe Trump ? Une marionnette alternative au service des « dieux » de la Caste qu’il dit en fanfaronnant vouloir destituer de leur Olympe. Du cirque. Tout comme son acolyte Elon Musk est un hyper psychopathe, un geek transhumaniste et un eugéniste obsessionnel alternatif à l’hyper psychopathe Bill Gates, autre geek transhumaniste et eugéniste obsessionnel, grand mécène de Big Pharma et de l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Servitude) et leurs vaccins tueurs.
La vérité est que Trump est un personnage bien plus complexe et opaque qu’il n’y paraît. Opportuniste, il l’est sans aucun doute, mais aussi fin manipulateur qui surfe sur les ambiguïtés de l’Amérique. Mais sa face cachée est beaucoup plus sombre qu’une analyse sommaire le laisserait croire. C’est un membre à part entière de la Caste, avec des réseaux bien appuyés qu’il a en partie hérités de sa famille, et d’autres qu’il a patiemment construits pour reconquérir un pouvoir dont il répète avoir été dépossédé par une fraude massive aux élections de 2020. Même s’il tient à cultiver cette image de beauf un peu balourd, d’électron libre et de franc-tireur, à l’opposé du cliché de l’apparatchik bon teint. C’est sinon une marionnette de la Caste, en tout cas un membre à part entière de l’establishment qui tire ses marrons d’un feu qu’il nourrit, et un pion fort utile car moins facile à cerner que ses prédécesseurs démocrates, Obama et Clinton, tous au service des « dieux » de la haute finance.
Ces derniers le soutiennent discrètement, même s’il prétend vouloir s’opposer à leur vision d’un monde multipolaire dominé par la haute finance apatride, et à leur mainmise sur l’économie, l’Etat et les institutions de son pays.
Son alliance avec Elon Musk, grand artisan avec ses start-ups comme Starlink et Space X, Tesla, Neuralink et X (Twitter) du basculement vers la société du tout numérique voulue par l’oligarchie bancaire et le Forum économique mondial, notamment vers le système financier centralisé CBDC et la monnaie numérique mondiale, le contrôle de masse des populations teinté d’une volonté de dépopulation assumée, semble indiquer que Trump roule sous faux drapeau pour le Système. Un serviteur plus utile que la marionnette pédophile en bout de course et trop manifestement corrompue qu’il a remplacée.
Trump est adoubé et financé par les mêmes francs-maçons satanistes que ces prédécesseurs démocrates. A-t-il été récupéré ou acheté ? S’est-il fait une raison en bon pragmatique qu’il est ? Joue-t-il un double jeu en ne visant que son intérêt personnel et en dupant tous ses électeurs ? Est-il totalement fou au point de faire une chose et son contraire ? Ou sous influence ? Qui peut le dire…
Sa conversion au catholicisme ressemble plus à un argument de campagne dicté par une politique de l’image, destiné à adoucir le personnage du businessman cupide, fonceur et cynique, pour révéler par-dessous un homme plus complexe, plus sensible, proche des gens et de ceux qui souffrent, qu’il comprendrait mieux de l’intérieur que ces professionnels dépravés de la politique qui ont vendu leur âme à Satan pour un plat de lentilles.
Une chose est sûre : l’Olympe ressemble beaucoup plus à un panier de crabes remontés qui se bouffent entre eux qu’à un club sélect de têtes couronnées et de milliardaires qui prennent le thé ou sirotent un cognac en préparant l’Apocalypse.
Patience, les masques tomberont fatalement un jour.
Il semblerait que notre devise nationale accrochée au fronton de toutes les mairies de France ressemble plutôt en 2025 à Asservissement, Inégalité, Division. Et débâcle en plus pour tous.
Mais qu’est donc devenu notre idéal humaniste et républicain, qui inspire en principe ces fameux droits de l’homme ? On n’ose même plus ajouter « et du citoyen« , tant cette qualité qu’est la citoyenneté, qui signe en principe l’appartenance à un même corps qu’est la cité ou la Nation, semble une valeur en berne qui ne correspond plus à aucune réalité, sinon dans la bouche des bonimenteurs politiques et médiatiques.
On ne saurait s’interroger sur les « droits » de l’homme sans se poser préalablement la question de savoir ce qu’est un homme.
Un mammifère bipède social doué d’intelligence, d’empathie et de raison ? Un membre d’un corps plus vaste qui le précède, le définit et le constitue : la société ou l’humanité ? Une créature placée par Dieu au sommet de la Création pour la dominer ? Une forme de conscience évoluée qui serait chargée de veiller sur la terre, les autres espèces, en vivant en harmonie avec son environnement et la vie sous toutes ses formes ? Ou une espèce en voie de disparition, à cause des erreurs qu’elle a commises et qui précipitent sa chute ?
Des définitions qui font référence à la science naturaliste, à une philosophie humaniste, à la religion, à une morale écologique ou au nihilisme contemporain. Et qui manquent toutes leur ambition qui serait de rendre compte de la singularité des êtres que nous sommes, du mystère sinon de la finalité de leur existence. Mais aussi de la permanence du mal dans nos sociétés, et de toutes les tentatives rationnelles, théologiques ou idéologiques pour l’évacuer.
Article 1 :
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
En vérité, les hommes naissent ignorants, prisonniers et inégaux, par nature.
Ignorants de leur vraie nature, qui est spirituelle et divine.
Prisonniers de cette illusion consécutive à leur désir de s’incarner dans un corps physique : je suis un être de chair, limité et mortel. Et donc je suis séparé des autres comme de Dieu. Comme je serai un jour séparé de moi-même, sinon totalement anéanti par la mort.
Prisonniers de l’illusion et de la peur que leur inspire cette fausse croyance, les hommes sont prisonniers des contingences matérielles, des déterminismes physiques et biologiques, des conditionnements psychiques, familiaux, tribaux, sociétaux, des assignations identitaires, sociales et communautaires.
Prisonniers, ils le sont aussi de leurs instincts, de leurs pulsions, de leurs manques et de leurs obsessions. Prisonniers de leurs sens et de leur âme qui limite leur connaissance du réel à une vision tronquée et trompeuse, au travers d’une expérience émotive, subjective et relative, impermanente et aliénante. Prisonniers de leur ego et de leur intellect qui les ferment à la vraie Réalité, les conditionnent selon des représentations, des schémas, une perspective qui se resserre et s’obscurcit à mesure qu’ils accordent de l’importance à cette grande Illusion qu’ils appellent leur « vie » ou « le réel » : ce qu’on ne peut pénétrer et qui fait mal« quand on se cogne », comme disait Lacan. Réel qu’ils confondent avec laRéalité.
Car le réel n’est que la partie solide et opaque, résistante car non encore fluidifiée de la réalité. Ce qu’on ne co-naît pas encore, qui fait obstacle à notre regard, notre désir, notre aspiration fondamentale à rejoindre le Tout, à épouser et devenir tout ce qui Est. Aspiration juste d’un point de vue téléologique, mais impossible à réaliser de façon immédiate et magique, en faisant l’économie de la transformation totale de l’être que nous sommes, jusqu’à la mort de l’ego et l’oubli de soi.
Prisonniers, les hommes le sont donc des mécanismes de la reproduction et du mimétisme, qui orientent leur désir vers la transgression comme vers la conformité à des modèles préétablis, à des lois, à des normes psychiques, comportementales et sociales, à des discours, à une morale. Qui les enferment dans le cycle de la violence et du ressentiment, le refus de l’altérité, et le rapport pervers au Sacré.
Inégaux, les hommes le sont parce qu’ils sont conditionnés par leur naissance, c’est-à-dire par ce cadre singulier qu’ils se sont choisi avant de naître afin de fixer les éléments fondateurs de leur nouvelle existence et réaliser la mission de vie qu’ils ont acceptée.
Inégaux car interdépendants les uns des autres pour vivre et devenir ce qu’ils sont : des êtres de relation, et non des monades, des entités autonomes qui se suffiraient à elles-mêmes en s’ignorant les unes les autres.
Inégaux car ces déterminismes auxquels ils ne peuvent échapper, et cet impératif relationnel qui fonde la condition humaine dont ils ne peuvent s’exonérer, constituent à la fois un enfer et leur porte de Salut, tendus les uns vers les autres dans une dynamique critique, écartelés entre la tragédie et l’épiphanie, le Parfait Amour et les pièges du mimétisme, qui les ramène au-dessous de l’état animal, au niveau des esprits esclaves de l’Envie, du Mal, et des démons de l’Enfer. Et donc sommés de donner du sens à leur expérience en devenant cocréateurs d’une réalité partagée, et non en restant passivement prisonniers d’un monde injuste où ils n’auraient pas choisi de naître.
Les hommes naissent ignorants, prisonniers et inégaux, mais ils naissent aussi souverains. Souverains de ce qu’ils sont. Ou plus exactement, animés d’un désir de découvrir par eux-mêmes ce qu’ils sont réellement en faisant l’expérience tâtonnante de QUI ils sont. Expérience que seule l’acceptation de l’incarnation et de la condition humaine rend possible.
La plupart des hommes refusent cette souveraineté, comme ils refusent leur incarnation, dont il renvoie la cause sur la nécessité : mes parents, la vie, Dieu ou le hasard. Ils vivent à côté de celle-ci toute leur vie et préfèrent se déclarer victimes. Prétendre qu’ils ne peuvent rien modifier à ce statut qui leur a été imposé. Ils renoncent à devenir, à exercer leur liberté ontologique, c’est-à-dire leur pouvoir divin créateur de réalité, qu’ils remettent à des autorités en les chargeant de pourvoir à leurs besoins élémentaires, leur sécurité, leur sérénité morale et psychique. Ils se rassurent ainsi en pensant que c’est la société qui les a faits ce qu’ils sont, et que c’est donc à elle d’améliorer leur condition en réparant une injustice qu’elle ou « la nature » a commise au départ. Et pour cela, les droits de l’homme entendent, sinon abolir les différences de naissance, du moins les niveler, les relativiser ou les compenser au nom de la Justice.
Pour ne pas se sentir coupables d’une pareille démission, les renonçants chargent les autorités – Etat, églises et autres gardiens de la vérité et du pouvoir – de les conforter dans leur soumission à une morale du ressentiment. En leur fournissant des justifications éthiques et des solutions tronquées à leur mal-être.
Parfois ils se prennent à espérer un deus ex machina, un libérateur, un messie, un gourou pour les sortir de cette posture existentielle humiliante, comme par magie. Ils suivent des fanatiques, des idéologues qui les manipulent en leur promettant le paradis sur terre, le Grand Soir, ou la nième réforme censée changer leur désespoir en joie. Conscients de se laisser berner, ils s’en veulent à eux-mêmes comme à ces affabulateurs, et leur coupent la tête le jour venu.
En attendant ils préfèrent souffrir et se résigner, rester dans leur statut humiliant d’infériorité, ignorants et impuissants, et surtout ne pas se poser de questions. Mais ils passent leurs nerfs en accusant de tous leurs malheurs et Dieu, et la nature, et l’Etat, la société, et tous ceux à qui ils ont donné un pouvoir sur eux. A commencer par leurs parents, familles et enseignants, leurs dirigeants, leurs maîtres à penser, et tous ces mages chargés de les divertir mais qui ne peuvent leur apporter qu’un réconfort passager, un succédané de joie et de liberté.
Or ce n’est qu’en acceptant leur ignorance intrinsèque, leur prison et leur statut d’inégalité foncière, et en se pardonnant leur lâcheté, qu’ils pourront entrevoir une issue. En acceptant qu’ils demeurent enfermés dans cette frustration et ce sentiment d’injustice A CAUSE de leur propre démission.
C’est seulement à cette condition qu’ils peuvent recouvrer leur souveraineté. Non pas en se rebellant contre ceux qui les maintiennent en leur pouvoir : ce pouvoir n’existerait pas, ou il serait inefficace sans leur soumission volontaire. Mais en redevenant des sujets libres, et en exerçant leur pouvoir créateur pour concevoir, nommer et réaliser cette vérité authentique à laquelle ils aspirent, qui vit déjà au fond d’eux à l’état latent, et qui exprimera la réalité unique, parfaite et magnifique de QUI ils sont.
Cette souveraineté, ils ne peuvent la recouvrer qu’en acceptant l’idée que l’inégalité et la différence ne sont pas des injustices, mais au contraire la condition de tout échange librement consenti entre les hommes, et de la relation. Les distinctions sociales ne sont donc pas fondées sur l’utilité commune : c’est au contraire parce que ces différences existent qu’elles doivent nous pousser à rechercher le bien commun. Ce n’est pas l’affirmation positive du bien commun comme principe de la vie en société ou comme but à atteindre qui nous libère en justifiant le nivèlement ou un plus juste ordonnancement de ces différences.
« Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. » (Luc 8:18)
La vie n’est pas un système fiscal de redistribution des attributs, qualités ou mérites. Au contraire, l’Univers répond toujours avec une exactitude exaspérante à ce que notre désir a formulé.
Si je dis « J’ai faim ! », l’Univers me renverra à cette sensation de faim de façon démultipliée. Et je serai encore plus frustré. Si au contraire je renonce à m’identifier à ce manque que je ressens momentanément, à le crier au-dehors en espérant m’en défausser sur l’Univers ou un éventuel sauveur, si je manifeste positivement mon désir en allant donner le peu que j’ai à un autre qui lui aussi a faim, alors je manifeste que la vie est Don, et que ce don permet d’étancher toutes les faims. La mienne notamment, mais à condition de permettre à un autre de réaliser ce que je peine à réaliser pour moi-même, ce que j’aspire à faire comme expérience de moi-même : être heureux parce que rassasié.
Alors je ne suis plus seulement un souverain égoïste qui vit aux dépends d’un autre : j’aide cet autre à le redevenir lui aussi. A s’en ressouvenir en éveillant sa conscience à cette réalité partagée qui était déjà présente mais enfouie sous le voile d’une souffrance causée par à un désir contrarié. Et de proche en proche, j’œuvre avec d’autres pour permettre à cette réalité commune que nous découvrons en la créant d’éclore, de prendre forme, d’évoluer et d’engendrer à son tour d’autres réalités plus joyeuses, plus humaines, libres et fécondes, qui donnent plus de sens à nos existences et à ce corps conscient que nous formons.
Les hommes ne naissent pas libres, ils le deviennent. Non en suivant un désir d’émancipation par rapport à une situation imposée du dehors qui les empêche d’évoluer. Non en suivant un désir mimétique ou rebelle de détruire le carcan qui s’oppose à leur libre arbitre, de faire la Révolution, de s’affirmer dans une transgression violente et admonitoire en saccageant l’ordre établi. Mais par une prise de conscience que nous sommes les seuls dépositaires du vrai pouvoir. Et que nous pouvons pérenniser cet ordre dont nous nous sentons sentent prisonniers, en modifier la configuration, ou plus exactement le rapport personnel que nous entretenons avec lui et le sens que nous lui donnons.
Parce qu’aucun ordre qui sert un pouvoir ne peut se maintenir sans l’adhésion consciente ou inconsciente de ceux qui s’y soumettent. Seules la peur et l’ignorance empêchent de concevoir les voies qui permettent de s’affranchir non pas d’un ordre ou d’un pouvoir, mais des croyances qui nous maintiennent dans l’illusion que nous y serions irrémédiablement soumis. Peur qui engendre le mensonge, qui lui-même justifie la violence comme une anti-valeur.
Ce n’est pas l’absence de pouvoir ou la confiscation abusive de celui-ci au profit de quelques-uns qui nous condamne à l’impuissance ; c’est le renoncement au seul pouvoir qui existe : le pouvoir de création fondé sur la vérité. Lequel dépend de notre capacité à penser, à nommer et à réaliser concrètement ce à quoi aspire notre désir le plus profond. Ce pour quoi nous sommes nés. Et ce pouvoir ne procède pas d’une volonté, d’un libre agir, mais du niveau de conscience qui est le nôtre et de notre capacité à entrer en relation signifiante avec l’autre, à aimer.
Aimer n’est pas un sentiment, encore moins un sacrifice. C’est une qualité vibratoire qui nous rend participants et congruents avec l’être de l’autre. Qui nous connecte à une énergie qui nous sustente et nous dépasse, nous unifie et nous réconcilie, nous rend plus libres et plus présents, plus vivants, plus créateurs et plus conscients.
Partant de là, il n’y a plus rien à réformer. Juste précéder et accompagner les évolutions acceptées comme les plus favorables.
Les conditions de notre naissance et le monde dans lequel nous vivons sont parfaits tels qu’ils sont. A quoi bon les voir comme un enfer ? A quoi bon vouloir les changer ? A quoi bon fantasmer un paradis qui n’existe pas ?…
Notre naissance et notre monde correspondent exactement à ce que nous avions choisi avant de naître, afin de faire au mieux l’expérience de qui nous sommes au travers des épreuves que nous avions à vivre et notre capacité créative à les dépasser. Des épreuves qui nous mettent en situation de REALISER – dans les deux sens du mot, prendre conscience et rendre réel – ce que nous voulions réaliser. Ces conditions contiennent toutes les opportunités et tous les moyens nécessaires, tous les obstacles à surmonter pour découvrir ce que nous savons déjà, mais que nous peinons à nous ressouvenir. Le monde n’est donc ni une tragédie injuste, ni une utopie à élaborer. C’est un matériau qu’il nous convient d’agencer pour trouver la bonne formule, avec autant de droits à l’essai et à l’erreur que d’existences vécues.
Ce monde n’est pas non plus séparé de ce paradis perdu que nous espérons rejoindre, ou que nous devrions mériter en jouant à être bons, justes ou vrais, pas plus qu’il n’est séparé d’un Idéal que nous chercherions à atteindre. Il est intimement connecté à cet autre monde parfait d’où nous nous sentons confusément originaires, et vers lequel nous aspirons confusément à retourner.
A nous d’ajuster notre regard pour voir les innombrables fontaines de vie sourdre à chaque seconde sous la croûte opaque du réel, là où le sol est le plus sec et la soif le plus cuisante. A nous de frapper contre le roc comme Moïse au désert pour faire jaillir l’eau vive. A nous de faire pleuvoir la manne et de la partager quand il n’y a plus rien à manger. C’est notre seul pouvoir et notre seule liberté : ajuster nos sens pour voir au-delà des apparences, au-delà de l’horizon bouché. Car tout est déjà là. Il suffit d’évoluer et de voir autrement pour se connecter. Toute posture héroïque est aussi vaine que le nihilisme ou le désespoir.
Il n’y a donc aucune liberté ou égalité à revendiquer. Il n’y a qu’à nous ressouvenir que nous sommes souverains, que nous régnons en maîtres sur nos propres existences. Et que rien sinon nous-mêmes ne peut nous faire renoncer à ce droit. A condition de renoncer à la compétition des egos, au mimétisme et au meurtre, pour entrer dans la dynamique de l’amour et du pardon, du partage et du renoncement à posséder. Qu’il s’agisse de posséder dans le registre de l’avoir, du pouvoir ou du savoir.
Être souverain, être supérieur et détenir l’autorité, c’est être dépositaire de ces qualités, s’engager à bien les exercer en les confrontant à celles des autres, en recherchant la concorde et l’équité. Et non s’en prétendre le propriétaire ou le détenteur exclusif. Il n’y a de vraie liberté et de vraie égalité de droits et de devoirs, réciproques et non absolus, que dans l’expérience de la cocréation, débarrassée de toute spéculation et de toute évaluation concurrente.
En ce sens, il n’y pas plus d’égalité en droits qu’il n’y a manifestement d’égalité de nature. Tous les hommes naissent libres et égaux selon cette capacité commune à exercer leur propre souveraineté ontologique, chacun à sa mesure. Non en érigeant le contentement de soi-même comme finalité, au nom du libre arbitre ou par la contrainte exercée sur autrui ; pas plus qu’en s’affirmant soi-même comme source de sa propre autorité. Mais en soumettant cette liberté au regard d’autrui. Et en agissant, non pas conformément à des règles de droit ou de vie en société qui en garantiraient la paix et la pérennité, mais conformément au sens éprouvé et partagé de la liberté, conçue comme le lieu de cocréation du Bien commun.
Les vrais droits de l’homme ne sont donc pas des droits à affirmer au nom d’un principe universel comme le Bien pour le plus grand nombre. Des droits à défendre et préserver contre un pouvoir, une classe ou une caste, un système absolutiste qui s’en arrogerait l’exclusivité. Auquel cas ces grands principes seraient le creuset d’un droit faussement « positif », et le prétexte à une société idéaliste fondés sur la croyance que l’homme naît fondamentalement mauvais par nature, égoïste et animé de pulsions meurtrières, et qu’il faudrait donc l’amender, tout entreprendre pour le rendre bon et l’obliger à tendre vers le Bien. Idéal qui devient fatalement liberticide et totalitaire.
Les vrais droits de l’homme ne peuvent être qu’une déclaration qui tient compte de cette ombre qui voile notre humanité, sans affirmer ce qu’elle devrait devenir, sans prétendre à une universalité de principe, tant que la conscience de l’humanité n’est pas unifiée. Qu’elle n’a pas accédé à la pleine connaissance de ce qu’elle est, de ce qu’elle peut réaliser, et de la seule façon possible de le réaliser : tendre individuellement et collectivement vers la poursuite du Bien commun. Non comme un credo inscrit dans nos constitutions, qui confère à chacun, à l’Etat et à ceux qui exercent l’autorité une bonne conscience. Mais comme une motivation partagée et actée dans les méandres les plus insignifiants de notre vie quotidienne, comme les sommets les plus élevés de nos engagements.
France – Algérie : assez de soumission et d’humiliations !
Il faut le proclamer haut et fort : la guerre d’Algérie est terminée !
Jusqu’à quand la France va-t-elle se laisser enfermer dans ce jeu de dupes auquel elle n’a jamais rien gagné mais tant perdu, et qui dure depuis 63 ans ?
Jusqu’à quand les Français vont-ils se laisser piétiner par un pays qui aujourd’hui n’existerait même pas et ne serait encore qu’un désert peuplé de scorpions sous domination ottomane, s’il n’avait été « colonisé » par la France, jusqu’à accéder au rang un pays développé, en principe civilisé et donc respectable. N’étaient son régime archi pourri et sa complaisance pour le totalitarisme islamiste.
Le procurateur Macron chargé d’administrer la Gaule réfractaire pour le compte de ses mentors de la Caste, membre de la confrérie des efféminés amateurs de Muslims bears et fervent adepte de la Soumission en privé, avait cru bon de déshonorer la France en allant se vautrer aux pieds des gérontes corrompus d’Alger, dans l’espoir de flatter les racailles des banlieues et de glaner les voix de « larue arabe« , avec ses déclarations infamantes sur « la colonisation, crime contre l’humanité!«
Maître dans l’art du mensonge, des reculades et de l’esquive, il nous a depuis habitués à cette rhétorique creuse et à cette impuissance scandaleuse face à l’entrisme islamiste, au terrorisme djihadiste, à la criminalité, aux trafics en tous genres, à l’impunité des caïds, pour une large part exportés depuis les rives d’Oran et d’Alger.
Bien avant les J.O. de Paris qui consacrèrent un monstre transgenre, fausse boxeuse mais vrai canular made in Algeria, consacrée pour avoir massacré une à une toutes ses rivales, le Mozart de l’Indécence en service commando pour la Banque Rothschild avait sanctuarisé l’immigration de masse et l’afflux de délinquants multirécidivistes comme armes de destruction massive d’une France qu’il détestait, livrée à l’appétit no limit des Barbares. Pressé de sacrifier aux desseins macabres de La Hyène de Bruxelles, de la mafia Bilderberg et de l’Open Society, et de transformer la France en tapis de casino « métissé » pour les banquiers de Wall Street.
Pendant 30 ans où j’ai vécu à Paris, mes amis proches comptaient beaucoup de binationaux d’origine algérienne. Certains le cul entre deux chaises, d’autres plus français que les Français. Mais tous détestaient amèrement et l’Algérie, et l’Islam, et la majorité de ces blédards qui pataugent dans leur insignifiance vulgaire. J’ai vécu dans des quartiers popus, traîné dans des assoces, soutenu des causes tendance, fréquenté des rappeurs, connu les bas-fonds de Paname… J’ai côtoyé des égarés du 9.3, réputés craignos par les braves gens (sauf les bobasses qui regardent Quotidien et votent Hidalgo). J’ai croisé des loufiats et lascars algériens. Certains attachants, rigolos et pas cons, d’autres vrais connards, fourbes, vicelards et intéressés.
Toute cette faune, les bons potes comme les crevards, a subitement dégagé comme un seul homme durant le Covid, puis quand j’ai quitté Paris pour aller m’installer à Saintes. Pas un seul parmi mes amis rebeus invités régulièrement sous mon toit, conviés à Noël avec ma famille, avec qui j’ai partagé mes joies et mes peines, mes vacances, et parfois mon lit, qui ne m’ait salement trahi, abandonné, volé, injurié ou calomnié !
Une telle râclée fait vertement réfléchir… 5 ans à ressasser mes erreurs et tenter d’étancher mon amertume. Mais je garderai mes conclusions pour plus tard…
Cela m’a dégrisé quant à mes illusions de bobo benêt et « inclusif« , prêt à fraterniser sans nuance avec des princes et des sales types, à ouvrir mon cœur et ma porte à l’inconnu. Moi qui vivais entouré d’une floppée d' »amis« , qui tenait table ouverte et accueillais régulièrement des gens de toutes nationalités, qui ne jugeait jamais personne – encore aujourd’hui plus suspicieux et moins à la merci de cette générosité excessive doublée d’une naïveté coupable qui m’a fait prendre des chechias pour des lanternes. Une faiblesse qui m’a joué bien de tours et mis dans des situations galères.
J’ai appris aussi les leçons d’une Histoire dont j’avais trop longtemps négligé les aspects les plus politiquement incorrects.
A propos de l’Algérie, considérant que la ligne rouge et le point de non-retour ont été outrageusement franchis, je serais aujourd’hui favorable à ce qu’on rompe toute relation avec ce pays. Comme j’ai décidé moi-même de rompre toute relation privée avec ses ressortissants. Qu’on tienne bien à distance ses ressortissants toxiques. Et qu’on se s’exonère prestement des complaisances les plus coupables à l’égard de sa culture sans intérêt. Et surtout qu’on établisse des garde-fous par rapport à ses chantages victimaires envers la France, tissés de haine viscérale, de ressentiment inexpugnable, d’envie et de bassesse, de mensonges et de calomnies, d’agression et de culpabilisation récurrentes, de menaces crasses et autres vomissures inacceptables. Avec un constant mépris, une culture de l’abus et un sens du profit, qui prospèrent sur le terreau de notre mauvaise conscience, de notre lâcheté à ne pas défendre nos propres concitoyens, nos intérêts, notre fierté et notre honneur, notre identité, nos principes et nos valeurs, pour finalement céder la place à des larves arrogantes, trépignantes, assassines et revanchardes.
En conséquence, je serais tout-à-fait favorable à ce qu’on rompe les relations diplomatiques avec l’Algérie, à ce qu’on abolisse les accords de 1968, qui ont transformé la France en hôtel gratuit et en paillasson pour des générations de voleurs et de profiteurs fumeurs de shit, à ce qu’on dénonce tous les accords de coopération, qu’on gèle tous les contrats commerciaux, les subventions versées à ce pays, qu’on supprime tout bonnement les visas et permis de séjour pour tous ses ressortissants, y compris les officiels, qu’on finisse pour de bon avec le droit du sol et la double nationalité, qu’on renvoie tous les ressortissants algériens, avec ou sans l’accord des leurs autorités, qu’on expulse sine die, de façon irréversible et sans condition tous les criminels, délinquants, OQTF et autres sans-papiers, qu’on rétablisse la peine de mort et qu’on exécute tous les terroristes qui croupissent dans nos prisons ou qu’on relâche dans la nature faute de place, qu’on ferme enfin toutes les mosquées islamistes ou contrôlées par l’Algérie, qu’on expulse tous les imams et qu’on interdise toutes les associations « culturelles » ou religieuses du même type, qu’on s’efforce d’isoler l’Algérie des autres pays du Maghreb, d’Afrique et d’ailleurs, et qu’on ferme toutes les lignes aériennes et maritimes directes des compagnies françaises ou étrangères depuis la France vers ce pays, et inversement. Bien sûr il faut y ajouter le rappel de tous les avoirs français en Algérie, et le remboursement de tous les investissements consentis par la France pour développer des infrastructures, des villes et l’économie de ce pays.
Parallèlement je souhaite que la France consacre de gros moyens politiques et financiers au soutien de la cause des Kabyles et des autres minorités persécutées en Algérie. Notamment des Chrétiens qui subissent l’une des pires persécutions au monde, dans un pays rongé par « l’islamisme« , c’est-à-dire l’Islam dans sa version la plus littérale. Sur ce sujet les musulmans sont les derniers à être dupes de nos circonvolutions oiseuses…
Voilà qui devrait déjà remettre quelques pendules à l’heure. Et tant pis pour ceux que ces propos francs et directs feront grincer des dents.
Car il n’y a pas de grandeur sans fermeté. Il n’y a pas de liberté sans contraintes. Et il n’y a pas de droits sans devoirs. Et il n’y a pas d’altérité ni de de relation libre et féconde sans conscience de soi préalable au « respect » de l’autre.
Ma découverte de Saint-Jacques-de-Compostelle remonte à l’aube de l’année 2024, il y tout juste un an. Une épiphanie inattendue qui m’avait saisi au plus profond de l’âme, nettoyé, informé, transformé. Une apocalypse des sens et du Sens, à la fois gourmande, sensuelle, touristique, amicale, artistique, symbolique et spirituelle.
Cette vérité, je l’ai déjà vérifiée plusieurs fois depuis longtemps : tout voyage, proche ou à l’autre bout du monde, est toujours avant tout un voyage intérieur.
Le hasard qui n’existe pas fut cette fois généreux. Parti de Saintes trois jours avant Noël, j’étais allé rejoindre un ami de 30 ans installé aux confins de la Galice sur les bords du Minho, près de la frontière portugaise. Avec l’idée ancrée depuis mon installation trois ans plus tôt sur les bords de la Charente que ce havre saintais n’était qu’une étape provisoire dans ma vie. Un sas nécessaire et salutaire après 26 années coincé à Paris. Cette ville vampire qui fascine, promet gloire et fortune, exacerbe l’ego des gens de pouvoir et des fats, séduit les égarés et suce l’âme des faibles, en les retenant prisonniers d’un théâtre d’illusions pour mieux se nourrir de l’essence vitale des captifs.
Saintes était donc devenue pour un temps cette terre hospitalière longtemps recherchée. Le lieu d’une cure de jouvence, d’un recentrage, d’une purification de toutes les scories et pollutions mondaines. L’eau omniprésente se révéla propice à pacifier l’esprit, à guérir patiemment les séquelles de toutes ces relations toxiques accumulées en 30 ans de vie parisienne. A restaurer la conscience dans son bon alignement, sans inflation ni dépression. A se libérer des vaines passions, des désirs rances et de pulsions mortifères. A tempérer l’enthousiasme à se projeter vers des horizons exotiques, teintés de promesses aussi grisantes qu’illusoires.
Et puis il avait bien fallu mener jusqu’à son terme cette mission de « bon fils », s’occuper d’une mère déclinante très diminuée par l’Alzheimer et le traumatisme cérébral qu’elle avait subi 3 ans plus tôt. La sortir enfin de ces mouroirs où elle croupissait en région parisienne, se languissant de son fils et osant à peine espérer une délivrance qui tardait à venir. Trouver une maison de retraite juste à côté et l’y installer après plus d’un an de recherches ponctuées d’échecs fut une véritable épopée. Pouvoir enfin prendre soin d’elle, la choyer et l’accompagner dans ses derniers jours fut un vibrant réconfort qui mit du baume sur une relation compliquée qui n’avait pas toujours été aussi fluide. Jusqu’au jour fatidique du grand Départ, la veille de la Toussaint. Dans la moiteur d’une chambre d’hôpital, et sous un ciel d’automne fendu par un soleil doré et un arpège d’arcs-en-ciel.
Un mois à peine après qu’elle eut rejoint son mari dans ce beau cimetière de Ville d’Avray, une fois célébrée cette belle cérémonie qui avait rassemblé dans cette église glacée de Vaucresson le reliquat des proches, quelques amis restés fidèles et quelques anciens voisins, épuisé par les préparatifs des obsèques, les démarches et puis l’entrée dans le grand solstice, je résolus de partir au bout du continent pour y retrouver un vieil ami. En quête de chaleur et d’affection, mais aussi de repères neufs pour imaginer – pourquoi pas – entamer une autre vie dans cette péninsule où je caressais depuis longtemps l’idée de m’installer, une fois larguées enfin les amarres avec la mère patrie.
C’est triste à dire, mais j’avais toujours su que ce rêve d’une vie réellement autonome à l’étranger ne pourrait se réaliser tant que je devrais m’occuper de ma vieille maman. Délié de ce devoir filial, je me retrouvais à bout de forces, et peu enclin à quitter ma retraite charentaise. Mais je sentais que bientôt l’avenir allait pouvoir s’écrire sous d’autres cieux. J’en étais même sûr. L’horizon intérieur découvrait des perspectives méridionales, plus chaleureuses et plus habitées. Et même, plus tard – à Dieu ne plaise – la vie se poursuivrait plus loin, sous quelque tropique, par-delà cet océan dont j’avais tant caressé l’horizon courbe.
Ma régénération en terre de Saintonge touchait à sa fin. La prolonger eût été un crime contre le Souffle. 3 ans. 3 années durant lesquelles mon espace relationnel s’était peu à peu réduit aux seuls murs de mon appartement. Contraint à une retraite visitée seulement du dedans, plutôt qu’incliné vers mille sollicitations centrifuges.
Malgré mon obstination à m’invertir dès mon arrivée dans des collectifs de « résistants » à la Terreur covidiste, tentant de conjurer ma rage qui enflait contre les affres du Système, malgré les échanges occasionnels avec quelques rares amis locaux, l’homme sociable, l’hôte prodigue, l’ami entouré que j’avais été à Paris n’avait jamais pu reproduire, fût-ce partiellement, le même mode de vie à Saintes.
Plutôt que de céder à la tentation érémitique, et aux frustrations que cette posture existentielle de consolation eût engendrées, je résolus de me concentrer sur ma mission de journaliste indépendant et d’apprenti écrivain compulsif incapable d’achever un seul livre. Ce qui eut pour conséquence de m’isoler encore plus.
Je trompais l’ennui en multipliant les allers-retours à Versailles, seule base civilisée en région parisienne, quelques séjours à Bayonne où j’avais rêvé de m’installer, et les voyages exploratoires dans les terres profondes d’Occitanie.
Il m’a fallu de longs mois pour abandonner mes illusions sur Saintes, et accepter non sans aigreur les codes culturels de cette province charentaise échouée au milieu des marais, rivée sur ses vieilles pierres, ses AOC et ses traditions jalousement gardées. Malgré son passé millénaire, cette terre d’invasions et de collaboration, carrefour de routes stratégiques et commerciales, ne tenait sa magie qu’à son cadre ravissant, verdoyant, et à la mer toute proche. Un écrin tout juste bon pour y couler des jours paisibles et s’enterrer dans une préretraite plan-plan. Avec toutes les garanties d’une qualité de vie optimale, planqué à l’abri des soubresauts du monde. Du moins pour quelques temps encore.
Malgré leur sourire amène, leurs abords courtois, leur politesse calculée et leur flegme hermétique à toute impudeur et toute polémique, les Saintais de souche s’avéraient au fil des jours aussi fermés que des huîtres de Marennes-Oléron. La suspicion et la médisance en plus. Mes seuls amis se recrutaient parmi les nombreuses pièces rapportées venues de Paris ou d’autres métropoles françaises. Des bobos comme moi, attirés par la douceur de vivre et un immobilier relativement abordable, regroupés le plus souvent entre eux, et sagement tenus à distance par les autochtones.
Au seuil de cette année 2024, j’avais épuisé mes rêves de gentleman farmer en quête d’un lieu bucolique et d’une vie partagée avec un petit groupe de compagnons triés sur le volet. Comme d’y développer ensemble un projet d’activités ouvertes au public, mélangeant permaculture, bien-être et créativité, culture et spiritualité. Même si ce projet dans l’air du temps semblait répondre à une urgence, le rêve n’avait jamais pris racine après 3 ans de recherches d’une maison commune en province, et 3 ans de vie à Saintes.
Pendant ce temps la France poursuivait sa lente descente aux enfers. L’hyperinflation programmée étranglait les classes moyennes, et la flambée insécuritaire gagnait chaque jour du terrain. Même la sage sous-préfecture charentaise jusque-là préservée voyait s’additionner les cas sociaux, les SDF, toxicos et autres racailles qui plombaient l’ambiance en s’agglutinant dans le centre-ville.
Ils contribuaient à renforcer l’aigreur à peine voilée des habitants cocufiés par le mirage macroniste, menacés dans leur confort de notables par la baisse du pouvoir d’achat, les saisons touristiques lessivées par les pluies diluviennes et les crues à répétition. Une ambiance de fête gâchée et de prémices de lendemains qui déchantent, à rebours de l’aspiration commune à l’ordre prospère et à la stabilité. Cette région autrefois créditée comme la « 2e région la plus ensoleillée de France » se voyait soudainement trahie par le « changement climatique » et une économie flétrissante.
« Quand le monde entre en chaos, le sage se retire », dit le proverbe. Ayant perdu toute illusion à voir un jour prochain la France se redresser, constatant la flambée des prix partout dans l’hexagone, et le décalage croissant entre mes aspirations et le climat local, je me résignais difficilement à sacrifier ce beau cocon que j’avais eu tant de mal à construire et à reprendre la route, en quête d’une terre généreuse où m’attendait une vie plus féconde.
Pas facile de rester fidèle à cette vérité selon laquelle la vie est toujours un éternel recommencement. Que rien n’est jamais acquis. Que l’on peut tout perdre en un seul jour. Et qu’il faut parfois miser tout ce que l’on a sans être sûr de doubler sa mise.
Dans l’immédiat, j’aspirais à revoir quelque tête connue, et à ne surtout pas passer un Noël de plus tout seul devant ma tranche de foie gras. Mais à partager des moments de complicité chaleureuse avec mon ami Paul.
Ce dernier venait de quitter de sa femme et leur maison de Nice, pour aller s’installer au Portugal près de sa sœur, elle aussi divorcée, renouer avec ses racines familiales pour entamer une nouvelle vie. Après une ultime scène de ménage, il avait mis fin à un mariage blanc fondé sur un terrible mensonge dont j’avais été en quelque sorte la caution, puisqu’il m’avait sollicité trente ans plus tôt pour être son témoin.
Son divorce virait au pugilat. Sa femme multipliait les attaques les plus basses pour se venger de leur séparation. Eprouvé par des décennies de combat contre la maladie, et une instabilité psychologique dont rien n’était venu à bout, Paul espérait se réinventer loin de cette France qu’il détestait, en s’aveuglant quant aux compromissions et revirements qui avaient jusque-là camouflé les mensonges sur son identité et ses choix de vie.
Mais cet effort de vérité tardif, l’usure du temps et le stress permanent nourri par les décompensations paniques, se heurtaient la cinquantaine passée au mur du réel qui le renvoyait à ses propres ambiguïtés. Nourrissant une culpabilité qu’il projetait sur des bourreaux imaginaires, creusant toujours plus son mal-être et son ressentiment.
Lassé de ces psychodrames, j’aspirais au calme et à la simplicité. Je n’étais encore remis décès de ma mère et du marathon des obsèques de ma mère. Et j’étais plus éprouvé par cette disparation à laquelle je m’étais cru préparé. C’est quand un proche s’absente qu’on prend vraiment conscient de la place qu’il occupait à l’intérieur de nous.
Le besoin d’horizons nouveaux se faisait plus que jamais sentir. Nouvelles formes, nouveaux visages, nouveaux lieux où m’établir près d’amis chers, sinon en partageant ma vie avec d’autres solitaires.
Les dix jours passés chez Paul furent éprouvants. A l’enthousiasme de retrouver un ami succéda un profond malaise, que renforçait la météo sombre et l’horizon bouché. Le besoin de reprendre des forces m’incitait à rester cloisonné dans cet étroit capharnaüm où Paul tournait comme un lion en cage, angoissé, insomniaque, incapable de maîtriser son addiction au tabac, au shit et à l’alcool. Avec un besoin compulsif de sortir ou de s’agiter pour se fuir et conjurer l’angoisse.
Contaminé par le stress qu’il diffusait dans l’appartement et chiffonné par ma présence, son jeune chat était de plus en plus infernal. Il bondissait sur les murs, la table de la cuisine, renversait la télé et les bibelots, et pissait partout. Notamment dans l’unique chambre que m’avait poliment laissée Paul. Le félin aussi hystérique que son maître répandait une odeur infecte, sur le lit, les oreillers, les vêtements, dans mes valises.
Face à l’incapacité de Paul à reprendre le contrôle de lui-même et de cette situation dantesque, comme à son refus de s’excuser, je décidai au dixième jour de quitter les lieux, pressé de me blottir dans mon cocon pour me consoler de ces vacances gâchées. Même si j’avais pressenti cette escapade entre Espagne et Portugal comme une aventure à haut risque.
Faire escale à Compostelle me parut la seule concession envisageable face à l’urgence de me laver de cette déconvenue. Je bouclai mes valises et mis le cap vers Saint-Jacques sous une pluie battante. Sans aucun enthousiasme, avec un intérêt purement touristique destiné à compenser le caractère misérable de cette expédition à 1.300 kilomètres de chez moi.
Quant au fameux Chemin de Saint-Jacques, ces marcheurs qui suent et saignent pendant des mois en trébuchant sur des cailloux avec une résignation masochiste, juste pour aller vénérer d’hypothétiques reliques d’un vague apôtre que tout le monde a oublié, cela m’avait toujours paru une entreprise dérisoire. A quoi bon un tel sacrifice ? Je nourrissais un souverain mépris pour ces pèlerinages cathos si désuets, ces rituels ringards et moutonniers. A l’image du pèlerinage de Chartres et ses relents un peu trop scout à mon goût.
Et pourtant, j’ai toujours adoré marcher. La nature sauvage, les paysages grandioses, découverts au prix de longs efforts physiques, le shoot d’endomorphines qu’ils procurent, le sentiment héroïque du dépassement… Tout ça me parlait, évidemment.
Alors oui, peut-être, un jour, qui sait ? Au moins faire un bout du chemin. Juste une ou deux étapes, pour voir…
Et puisque le Camino Turonensis qui descend depuis Paris faisait étape à Saintes : la curiosité d’aller voir ce qu’il y avait au bout m’avait bien quelques fois titillé.
Et puis sillonner ces terres occitanes qui me faisaient tant rêver, franchir les Pyrénées par le col de Roncevaux en songeant aux exploits de Roland, mêler mon imaginaire chevaleresque à cette quête d’aventure un peu rétro…
Débarqué à Saint-Jacques, j’avais trouvé asile au cœur de la vieille ville, à cent mètres de cette cathédrale imposante vers laquelle convergent des millions de pieds, de cœurs et d’espoirs. Mais aussi ces bobos en quête d’authenticité, soucieux de voyager autrement, loin des lieux communs touristiques et des stéréotypes consuméristes.
Je m’installai dans cette partie haute de la vieille ville, au premier étage d’un bel immeuble ancien niché au fond d’une impasse. Ma chambre donnait sur une petite église d’un baroque bien familier. Qui une fois le porche franchi n’avait plus rien à envier aux belles églises de Naples ou de Rome.
Mon hôtesse Airbnb était une femme de ma génération, thérapeute Gestalt de son état. L’appartement avait un style bobo installé. La conversation fut vite engagée. Elle se disait fière de sa double ascendance galicienne et flamande. Elle proposait à ses clients un travail original en psychothérapie centré sur l’expérience du voyage à partir du Camino de Santiago.
Mes dix jours passés à Saint-Jacques m’ont conquis. Malgré le froid et la pluie incessante qui nettoyait la ville. Peu de marcheurs en plein hiver. Des rues et des places dégagées, une ambiance cosmopolite mais calme, propice aux flâneries à pied. Une atmosphère tranquille et mystérieuse, comme si la ville n’attendait que des âmes disposées à s’ouvrir pour les cueillir et livrer ses secrets.
Friand d’art et de culture, j’étais parti à la rencontre du sens de cette Histoire qui m’était encore en grande partie inconnue. Saint-Jacques m’avait révélé un à un ses mystères, découvrant les méandres de ce monument essentiel de la mémoire collective. Une pièce maîtresse du puzzle que tout chercheur du Saint Graal et tout honnête-homme se doit d’interroger quand il s’aventure aux frontières entre Orient et Occident.
Un pôle majeur après Jérusalem et Rome, ces villes saintes et éternelles, ces carrefours de pèlerins que j’avais tant marchés et labourés, à la rencontre de visages, de mythes, de sites archéologiques étagés en couches d’Histoire exhumées d’un passé tumultueux. Des lieux traversés d’espoirs et d’exaltations, qui forgèrent tant d’identités sans cesse recomposées. Le siège de réminiscences oubliées sous des vestiges sacralisés.
Comment ne pas s’attacher à ces pierres comme autant de pôles de cristallisation mimétique jalousés par tant des peuples, de civilisations, prétextes à des croyances figées en dogmes orgueilleux ou à des pulsions hétérodoxes. Ces lieux de côtoiement et d’achoppement, pierres d’angle ou de scandale, de tension entre les êtres, de vertiges ascensionnels et de précipices centrifuges, de promesses d’épousailles et de sacrifices, de prophéties funestes et d’incroyables relèvements.
Autant de creusets alchimiques qui ont façonné l’Histoire des âmes et servi de repères aux évolutions cycliques de la conscience collective.
Des aiguillons, des antennes, des pôles énergétiques qui suscitent toujours autant de prises de conscience, de conversions, de métamorphoses personnelles et communautaires, en tutoyant l’Intemporel et l’Universel. Et ces failles existentielles qui séparent les identités fragmentaires des individus et des communautés de l’aspiration paradoxale à une indissoluble Unité.
Des lieux qui furent maintes fois préemptés et consacrés par le pouvoir, politique, économique ou sacerdotal, comme motif à un désir inavoué de conquête et d’emprise sur les âmes. A une ardeur à les reconquérir contre un ennemi pointé comme repoussoir identitaire, déclaré sacrilège car hérétique à la Loi.
Des lieux où l’homme a prétendu ériger et enfermer le Sacré, selon des codes prétendument dictés par une Révélation, tendu vers un désir d’ascension vers un Ciel imprenable, comme une citadelle tour à tour menaçante ou miséricordieuse. Rejetant au dehors et sur l’autre les stigmates de son ignorance idolâtre et de sa violence héréditaire, dont il prétendait s’affranchir en versant un tribut à la Manne par des sacrifices sanglants.
Jérusalem, Rome et Compostelle ont ainsi rassemblé les mêmes chercheurs d’or guidés par la même étoile. La cité de David qui tuent les prophètes, la capitale des césars qui martyrise les chrétiens, et le sanctuaire de l’apôtre prompt à tuer les Maures, répondent toutes trois au même désir d’absolu et d’absolution tendu entre la violence et le sacré.
C’est ainsi que je découvris la figure légendaire du Santiago Matamoros : Saint-Jacques tuant les Maures. Une représentation mythologique de l’apôtre Jacques sous les traits d’un chevalier en armure, juché sur son cheval et pointant sa lance vers un Maure jeté à terre. Un thème repris à l’infini dans la peinture espagnole, destiné à exalter le sentiment nationaliste comme la foi des fidèles. Et à justifier la défense du royaume d’Espagne profané par les hérétiques, assimilé à la quête du Royaume des cieux, dont l’Eglise et les rois catholiques s’affirmaient comme le bras armé et le dépositaire légitime.
La Reconquista lancée symboliquement depuis Saint-Jacques-de-Compostelle fit en effet de l’apôtre le symbole-même du Christ triomphant de l’Islam et de son faux prophète. Quant au sacrifice des soldats tombés au combat, il fut associé au précieux sang versé par le Fils divin pour la rémission des péchés et le Salut de l’humanité.
Depuis ces temps troublés, combien de marcheurs ont convergé vers ces lieux dans un but beaucoup plus pacifique ? En quête d’une vérité intérieure plus qu’extérieure, de Rédemption personnelle et non de Reconquête.
Plus récemment, combien de curieux désireux de se décentrer, de rompre avec leurs habitudes, leurs préoccupations séculières, sont partis à la rencontre de l’Ailleurs, de l’autre sinon du Tout-Autre, en cheminant sur les pas de ces anciens Jacquets, ces pèlerins munis de leur seule Foi, seul carburant pour tracer la route ?
Et que dire de ces rassemblements profanes de jeunes de toutes nationalités, plus proches d’un festival beatnik ou électro que des JMJ ? Un melting-pot hétéroclite qui compose une atmosphère bon enfant en mixant les échantillons d’une jeunesse mondialisée. Des rituels auxquels se prête fort aisément cette ville devenue très libérale et libertaire. Car Saint-Jacques fut une grande ville universitaire depuis le Moyen-âge. On y venait de toute l’Espagne et même de toute l’Europe pour y apprendre la théologie, le Droit ou les sciences de la nature. Les amphithéâtres où l’on enseigne les lettres et les sciences sont aujourd’hui flanqués d’un bâtiment transparent qui abrite un centre LGBT aux allures de siège de l’ONU.
Mais le secret du mythe du Camino restera toujours ce voyage à pied ponctué d’étapes incontournables, la marche et l’effort, la rencontre par-delà les doutes et les souffrances, la tentation de l’abandon suivie de l’espoir qui renaît quand on ne s’y attend plus. Et la promesse de rédemption par l’effort sinon par le sacrifice et la dévotion.
Et puis cette fraternité des marcheurs, unique et insoupçonnée. Quand on fait ensemble l’expérience de dépasser ses limites, ses résistances physiques et psychologiques, qu’on se déleste de l’inutile en farfouillant dans son sac lesté par les vieux souvenirs et quelques avatars périmés. Et qu’on fait enfin place pour laisser filtrer la lumière. Quand on consent à se mettre au diapason de l’autre, du groupe, de ces autres voyageurs solitaires qui errent au bout de nulle part en suivant la même étoile, qui naviguent ensemble à vue, embarqués dans une aventure qui semble du dehors ne pas avoir de sens.
Une expérience initiatique et mystique aux confins de l’ego et du réel, qu’illustre parfaitement le très beau film de Coline Serreau Saint-Jacques… La Mecque.
Une comédie sortie en 2005, teintée de poésie, d’onirisme et d’autodérision, qui expose tout en délicatesse la vanité des êtres et des choses, qui les ramène progressivement vers l’essentiel en les confrontant au vide de leurs existences respectives, à la nécessité de chercher du sens dans la rugosité de l’altérité émoussée par la marche en initiation à la solidarité. Plutôt que de resté crispé sur l’avoir, la réussite sociale, le paraître, le pouvoir, le sexe, la fuite dans l’alcool ou l’imaginaire romantique, et même sur ces fixettes religiocentriques qui voilent le vrai sens des choses.
Car le but du Chemin, ça n’est pas ce Champ de l’Etoile (« Compostella »). Mais justement ce chemin où l’on ranime son étoile intérieure, où l’on répare sa boussole cassée.
Car le vrai but du voyage, ça n’est pas la destination mais le voyage lui-même. On se met en chemin pour se remettre sur son propre chemin, métaphore du grand voyage de la vie.
Une expérience du décentrage, du déplacement par rapport à un centre mal ajusté. Un réalignement sur l’axe vertical, comme sur l’axe horizontal. Un axe inconfortable parce qu’il n’est plus fixe comme quand on se sédentarise jusqu’à se scléroser, mais qui devient oblique parce qu’en déséquilibre permanent pour permettre le mouvement : ne plus être ici et juste ici, mais déjà là-bas. Où ça ?… Je l’ignore, mais j’y vais quand même. Car c’est ainsi qu’un jour, sans doute, je saurai pour quoi je marche. Ou pas, si je renonce à trouver un sens à cette vie.
Car on n’EST rien en vérité : on devient celui que l’on est déjà et que l’on découvre, qu’on se remémore, qu’on REALISE en l’incarnant, en osant le risque de se perdre.
Le bruit des pas est comme le tic-tac de la grande Horloge cosmique : une machine à démonter le temps. Elle imprime son rythme comme un battement de cœur. Et non plus comme le compte-à-rebours vers une mort inéluctable. Chaque halte faite de repos et de partages devient la récompense pour l’effort accompli. Une célébration conviviale pour ce qu’on a laissé derrière soi, et ce qu’on apprête à vivre, une fois rajeuni.
Chaque surgissement inattendu dans le paysage intérieur nourrit des prises de conscience plus saillantes que le relief extérieur, auquel on s’adosse pour devenir peu à peu l’itinéraire. Comme des postes témoins de la Présence, plus explicites que des calvaires ou des sanctuaires qui jalonnent la route.
Je n’avais pas prévu de vivre cette expérience. Mais j’en ai compris le sens en parcourant la ville, après avoir suivi sans le savoir et en voiture le Camino del Norte à l’aller, ce sentier qui longe la côte cantabrique et asturienne, puis le Camino francès sur les routes de Castille au retour.
Je n’ai d’ailleurs compris le but inconscient de ce voyage qu’une fois arrivé à Santiago. A peine arrivé, cette ville d’eau et de granit, à l’énergie puissante et douce à la fois, m’a nettoyé en profondeur, délesté, apaisé, revivifié, saisi en douceur, puis guidé de découvertes en découvertes.
J’ai ainsi navigué au milieu des mémoires et des énigmes personnelles. Y compris ces mémoires transgénérationnelles, karmiques et collectives adossées à l’Histoire du christianisme occidental, à l’Histoire tourmentée et inachevée de cette vieille Europe chrétienne, dont l’identité s’est en grande partie cristallisée autour du pèlerinage de Saint-Jacques, dans cette ville de Galice accrochée au granit, aculée à l’immensité de l’Océan, refoulée au bout des terres connues et tournée vers le l’Inconnu. Avant le surgissement d’un nouveau monde. Une ville édifiée sur un mythe fondateur, autour d’un sanctuaire millénaire, supposé abriter les reliques d’un des proches de Jésus.
Ce Jacques dit le Majeur (par opposition à Jacques le Mineur, frère de Jésus et premier évêque de Jérusalem), était le frère de l’évangéliste Jean, tous deux pêcheurs de Galilée appelés ensemble par Jésus, et devenus « les fils du tonnerre ».
Une figure dont la Tradition a fait le principal évangélisateur de la péninsule ibérique au 1er siècle, mort en martyr à Jérusalem après avoir regagné la Judée. La légende dit que ses dépouilles furent transportées jusqu’en Espagne au cours d’un voyage périlleux par bateau sur la Méditerranée, et que les fidèles furent guidés par une étoile jusqu’au champ qui porte son nom, où fut bâti le sanctuaire destiné à les abriter.
Une reprise symbolique du Tombeau du Christ.
La vénération de ces reliques servit de motif à la renaissance de l’identité nationale et du catholicisme espagnol, après plusieurs siècles d’occupation musulmane. Le sentiment religieux ravivé par le pèlerinage de Saint-Jacques devint le nouveau creuset identitaire de l’Espagne. Quelques siècles avant la découverte de l’Amérique et la création du plus grand empire européen au-delà des mers, toutes les nations de l’Europe convergèrent vers Santiago pour soutenir l’effort de Reconquête. La cité sainte devint au bout du monde pris d’assaut par l’Infidèle devint un écho à sa matrice Jérusalem, elle aussi tombée sous le joug de l’Infidèle. Et le tremplin d’une Renaissance aussi folle qu’imprescriptible engagée au nom du Christ pour libérer ensemble l’Espagne et la Terra Santa.
Le retour à Saintes fin janvier m’avait laissé une impression d’inachevé. Je repris la route l’été suivant vers l’Andalousie, bien décidé cette fois à y trouver un lieu où m’installer, puisque ma mise à la retraite forcée que je n’avais pas vu venir ne me laissait pas espérer des revenus suffisants pour continuer à vivre en France.
Ce second voyage initiatique sur la terre d’Al-Andalus offrit un pendant émollient aux impressions tranchées glanées lors du précédent voyage. Je vérifiai que j’avais bien des origines espagnoles et sans doute maures, et donc probablement musulmanes. Embarqué sur les traces du Cid, ce lointain ancêtre qui m’avait été révélé par un cousin généalogiste pendant mon voyage jacobin, je redécouvris avec délice cette terre andalouse de cultures et de sangs mêlés. Sans céder au mythe inventé par des historiens romantiques, selon lesquels Juifs, Musulmans et Chrétiens auraient vécu dans une harmonie parfaite sur une terre d’exception faite de culture, de tolérance et de raffinement.
Aujourd’hui il me faut reprendre la route vers Saint-Jacques, reprendre cette partie du voyage que j’avais laissée de côté. Puisque mon amie Evelyne souhaite m’accompagner vers cette ville où elle a toujours rêvé de découvrir. C’est donc ensemble, et toujours en voiture, que nous cheminerons de concert vers de nouvelles révélations.
Mais que représente le Chemin ? Qu’est-ce que le vrai Voyage ? Et quelle différence y a-t-il entre les deux ?
Le Chemin est un itinéraire balisé. On en connaît par avance le but, la route est déjà tracée avant de l’emprunter. En s’engageant sur le Camino, on emboîte le pas de ses nombreux prédécesseurs. On suit la piste avec zèle et compliance selon une trajectoire fléchée. On ajuste sa trace dans le sillage de millions d’âmes qui nous ont précédés, qui ont sacrifié de leur temps, de leurs moyens, de leur sueur pour obtenir d’un dieu ou d’un saint la grâce d’une expiation. En nourrissant parfois le fol espoir de parvenir à l’illumination. Ou de se sanctifier. En tout cas de rejoindre ainsi le troupeau grossissant des élus.
Quand on part en voyage, même si l’on affecte de savoir où l’on va et pourquoi on y va, par quel itinéraire, selon quel rythme, avec quels moyens, même si l’on prétend se fier à un guide ou à son instinct, on ignore toujours en vérité quelle sera l’expérience qu’on va vivre, quel est le but véritable, et ce qu’on va retirer de l’expérience. On ne peut rien en savoir avant d’avoir fait l’expérience. On ne peut deviner QUI l’on sera ensuite, ni ce que la Voie nous réserve comme potentiels à réaliser.
En revanche la Voie, elle, connaît nos désirs les plus intimes. C’est elle qui nous guide et nous oriente par son souverain décentrage, en creusant plus avant le désir de l’expérience vécue. Sans jamais nous forcer, mais en éveillant toujours notre curiosité, notre appétit d’ailleurs.
C’est pourquoi il est toujours vain de se fixer. Comme de penser que la destination serait le but du voyage. Car le bonheur n’est pas au bout du chemin : le bonheur, c’est le chemin !
Mais si l’on part, si l’on quitte son pays, sa famille et les siens, comme Abraham pour aller vers un pays inconnu où coule le lait et le miel, c’est qu’on pressent que cette expérience sera aussi irréversible que transformatrice.
Alors s’engage le combat eschatologique entre l’Effroi et le Désir. La captivité des sens et l’épiphanie du Sens. Une allégorie du combat qui se vit en nous chaque fois qu’on entame un vrai Voyage, qu’on se déplace vers l’Inconnu pour se défaire des illusions accumulées sur le Réel en éloignant son œil de la carte pour center son cœur sur la beauté insaisissable de l’Instant présent, fenêtre entrouverte sur l’Eternité.
Car le voyage ne saurait être une évasion, un loisir, une récréation accordée au milieu d’un quotidien auquel on finit par s’identifier à force de trop s’y conformer. C’est un délicieux et terrifiant arrachement. Un décollement. Une élévation. Qui si elle n’est que temporaire devient une addiction. Un dérivatif auquel on s’habitue, qu’on répète pour oublier qu’on passe le plus clair du temps à côté de sa vie.
Car la vie, C’EST le voyage !
La vie est un voyage : on le sait quand on accepte que l’existence ne soit en fait qu’une pirouette de funambule, qu’on vit non sur cette terre dont notre enveloppe charnelle est tirée, mais suspendu entre deux rives. Des rives qui ne sont opposées en apparence, parce qu’elles sont fondamentalement sœurs mais irréconciables.
La tentation la plus mortifère, c’est de vouloir s’établir : l’attachement aux sens, à l’illusion de posséder ce dont on craint d’être un jour séparé : son corps, ses biens, son savoir, les siens, son pouvoir sur les êtres et les choses… Parce qu’on ne peut s’attacher aux jouissances que procurent toues les illusions de cette rive sans s’aliéner son appartenance intrinsèque et exclusive à l’autre rive. Tout attachement entrave le Voyage. Nous ne sommes que passants, nous héritons et habitons cette terre à titre provisoire, avant de la restituer à nos enfants.
L’existence est une expérience nomade, un voyage intérieur dans un kaléidoscope d’illusions fabriquées par un dieu pour nous permettre de les traverser, les dépasser en nous remémorant par nous-même le chemin qui nous ramène vers notre vraie demeure.
Le vrai voyage selon moi, le seul en vérité, est celui où l’on s’improvise au gré des rencontres et des découvertes. Où l’on suit la petite voix intérieure plutôt que la grande voie balisée. On peut très bien se fixer un objectif formel, une destination a priori : rejoindre telle capitale, visiter telle région, tel pays inconnu. Mais sans programme préétabli. Juste des possibilités ouvertes, des repères variables comme autant d’expériences offertes à vivre.
Car la carte n’est pas le territoire. Ce que racontent les guides de voyage et leurs panoramas sur papier glacé n’est que la somme des expériences vécues et magnifiées par d’autres, pour tromper l’appétit paresseux du voyageur sédentaire. Ce n’est jamais qu’un tableau vite brossé pour stimuler la curiosité des touristes, taquiner leur désir intérieur, et flatter leur fierté dérisoire à se prendre pour un conquérant.
Quand on a beaucoup voyagé, on sait qu’on n’ENTREPREND jamais un voyage. Comme on entreprend une expédition. On n’expédie que le trop-plein de ses avatars, cet homme mort encombrant qui ombre l’homme nouveau en l’empêchant de naître. Or pour donner naissance à l’homme neuf, il nous faut le hisser en pleine lumière, le déplacer suffisamment hors de l’ego, loin de ses habitudes, de ce que le vieil homme croit connaître ou posséder. Jusqu’à l’amener au point de contact avec la Réalité émergente. Vers cette brèche dans l’amure du Moi, de l’individu enclos en lui-même et prisonnier du culturel, trouver une ouverture vers un autre que soi virtuellement présent à soi. S’expérimenter librement comme autre. Ou du moins permettre l’amorce d’un devenir autre.
En quittant le monde, son monde, on offre la possibilité à sa conscience d’affleurer à la surface du grand Lac immaculé, d’où l’on pourra enfin distinguer les contours du Paysage réel, entrevoir au loin les cimes immaculées. Et où les relations ne se limitent pas à un relief anonyme et factice qui nous assigne à une frontière.
On quitte ses convictions, ses croyances bornées, ses archives et la carte obsolète d’un territoire perdu, pour respirer enfin l’atmosphère vivifiante du vrai Changement.
À tout moment on peut bifurquer pour suivre un sentier escarpé, rejoindre un sanctuaire oublié, rattraper une perspective d’où l’on pourra contempler le chemin parcouru. Et l’horizon infini des mondes et des royaumes. En les dominant ainsi on serait bien tenté de tous les embrasser. Mais plusieurs vies n’y suffiraient pas. A se prosterner devant cette majestueuse illusion, on y perdrait son âme. Alors que le dieu intérieur attend que nous consentions à le suivre pour nous guider vers la prochaine étape, discrète : ce lieu secret de la retraite où il pourra enfin nous restaurer, combler notre désir, le seul en vérité, celui de jouir de la grâce de son ineffable Présence.
Mais pour cela il faut renoncer à vouloir et consentir à recevoir. Tendre les mains vers ces inconnus qui offrent leur visage à l’Accueil. Être non pas conquérant, découvreur, explorateur avide de territoires et de richesses, mais pèlerin, nomade dépouillé de tout. Pauvre et humble de cœur. Plus pauvre encore que les pauvres de ces régions austères. Lâcher prise et remettre en aumône ses possessions, ses connaissances, et mêmes ses convictions qui nous servaient d’étais. Offrir à l’autre de ce qu’on a et qu’on est qu’en apparence, qu’on joue à être de façon si provisoire et dérisoire. Et recevoir ce qu’on n’aurait jamais pu conquérir par la volonté, s’arroger par la force, déflorer par la science, mais qui nous rassasie par pur Don.
Faire l’expérience d’une altérité qu’on n’espérait plus. Entrer dans la vraie relation. Passagère, gratuite et féconde.
Car les amis, aussi nécessaires soient-ils pour habiter notre solitude et nous contenter par leur présence, sont en vérité des obstacles à la rencontre.
Le désir est toujours un désir de l’autre qu’on ne connaît pas encore. Il est par nature polymorphe, car la Conscience, aussi infinie qu’inconnaissable en son Essence, se donne à connaître au travers d’une infinité d’autres. Mais à trop s’acclimater à des formes, on s’enkyste dans celles-ci. L’existence n’a de sens que parce qu’elle est un espace unique pour éprouver des formes. Et non juste les concevoir ou les contempler.
Comme la forêt des visages qu’on croise dans une vie est un échantillon infini de formes qui changent avec les âges, la somme des expériences de relations auxquelles on peut s’essayer avec la même personne est elle aussi infinie. Aussi infinie que notre pouvoir de création. Le masque, la persona, change avec les rôles qu’on affecte de jouer. Mais parfois ces masques s’usent au point de s’accrocher à la défroque de l’Etre, par nature ineffable. Alors il faut partir ailleurs goûter le sel d’autres relations, s’éveiller à d’autres sourires, à des sensations insoupçonnées au contact d’autres vraiment autres.
On pourrait se contenter de consommer ces visages et des sensations, si nous n’étions alignés sur ce même Axe vertical qui nous sustente et nous rectifie tous dans l’harmonie. Cet échelle le long de laquelle les anges montent et descendent les degrés en double spirale, et qui nous rétablit dans une équité parallèle et synchrone, respectueuse des écarts et des identités, du haut et du bas, du présent et du lointain.
Garder le même masque, se satisfaire des mêmes masques, serait se priver de la valeur essentielle de la Rencontre toujours renouvelée, qui abolit la distance apparente entre les êtres et ranime la connexion. Et que seul l’éphémère du Voyage, physique ou métaphorique, permet. Parce qu’en voyageant, on SE voyage. On est devient moins astreint à des rôles et des jeux réciproques, ceux qu’on s’efforce d’entretenir pour faire société. On est davantage dans l’exceptionnel, dans une parenthèse du temps qui s’étire et se suspend, dans l’alcôve profane d’une eucharistie sacrée.
C’est cette suspension qui rend la rencontre aussi magique, rare et précieuse. Comme ces Espagnols et ces Taínos sur les rivages de cette terre lointaine à l’autre bout de l’océan. « La plus belle que des yeux d’hommes aient jamais contemplée », comme l’écrivit Christophe Colomb dans son journal au en abordant les côtes d’Hispaniola. Dans ces regards émerveillés et incrédules, dans ces mains qui s’échangent de l’or, des étoffes, des objets rares et des fruits aux saveurs inconnues. Bien avant que l’avidité des uns ne fasse parler les armes. Bien avant qu’on ne plante une croix, qu’on fasse couler le sang, que les papes et les couronnes ne fassent valoir leurs droits et ne revendiquent leur propriété.
Le voyage est l’un des plus puissants antidotes à la tentation de posséder la terre. De s’identifier à un sol, un pays, une nationalité, une Histoire, une culture, une religion. Tous les grands explorateurs ont osé toutes les prouesses, pris tous les risques, non pour conquérir le monde et en rapporter des richesses, mais pour redécouvrir une partie de ce monde, c’est-à-dire une partie d’eux-mêmes qu’ils avaient oubliée, la ramener comme poussée par le ressac vers les rives de la conscience collective, élargir celle-ci et lui offrir de nouveaux horizons pour étendre son expérience de soi. Et se vivre soi-même comme un autre.
Mais si l’explorateur tend des ponts, des passerelles entre des mondes qui s’étaient oubliés, il ne peut entreprendre son voyage sans l’appui d’un monarque, dont la fonction n’est pas d’explorer mais de régner.
En chacun d’entre nous vit un soi et un autre qui se révèle à soi. Entre les deux se tend l’ardeur de la rencontre dont les motifs peuvent suivre des voies contradictoires : entre ensemble, communier à un destin parallèle sinon commun, et s’enrichir mutuellement de la rencontre, certains d’appartenir à une fraternité commune. Ou marquer son territoire, affirmer sa domination, convertir par la contrainte à sa vision, sa foi, imposer sa science, prétendre à l’Universel mais à partir de soi comme seule aune, en écrasant les différences facteur de fécondité.
Pas de Voyage, icône du monde des hommes en relation, sans un sage équilibre entre l’appétit qui nous tend vers l’ailleurs et la nécessité de rester pour un part en retrait, laisser à l’autre la place pour exister, être, se dire et proposer.
Quand on est étranger, on ne peut faire l’économie de cette attitude d’humilité. Et dans toutes les cultures, notamment chez les peuples nomades, l’accueil de l’étranger est un devoir aussi sacré que le respect de la vie et de la Divinité. Car l’étranger est le symbole de l’autre, du Tout-Autre. Quand il nous visite, c’est Dieu lui-même qui s’invite à notre table. Et les cités qui ont profané ce devoir sacré de l’hospitalité, comme Sodome et Gomorrhe aux temps bibliques, furent détruites sur ordre de Dieu par le sel et par le feu.
L’accueil et le partage avec l’étranger sont un des commandements les plus essentiels qui rend toute vie possible. Toute vie au plan biologique comme au plan social. Ce n’est pas seulement le renoncement à la violence mimétique qui commande de partager la terre et ses fruits plutôt que de commettre le crime de Cain en tuant son frère. Ce n’est pas seulement un précepte de sagesse pour se préserver des dangers de l’avidité commune. C’est ce qui nous fait hommes. C’est-à-dire des êtres de relation, qui renoncent à faire de l’autre un même, une réplique de soi, en se posant comme la seule règle. Mais qui respectent l’écart sans en faire un sujet de scandale ni de meurtre. Mais sans en faire non plus une différence à niveler pour effacer la honte d’être nu face à l’altérité de l’autre.
Tout homme qui voyage sur la terre sait qu’un jour il partira pour un tout autre voyage. Partir et sillonner la terre est une métaphore bien faible, mais qui nous prépare à cet ultime Départ. Car comment partir en voyage autrement qu’en laissant en ordre ses affaires mondaines et sa maison, en acceptant le risque ne plus jamais les retrouver ni de revoir ses êtres les plus chers. Car plus on accepte de perdre, et plus on s’enrichit en se dépouillant de soi.
Quitter cette vie, quitter cette terre, n’est jamais ressenti comme un exil pour ceux qui savent toujours garder le cœur tendu vers l’aventure de la vie. Même quand ses forces physiques les trahissent. Même quand leur esprit s’est déjà évadé.
Car on ne saurait s’engager dans aucun voyage, à moins d’être un illuminé ou un fou, sans renouveler la confiance qui seule nous permet de marcher dans la vallée de l’ombre de la mort, d’affronter des ravins du doute, d’escalader les montagnes de l’adversité quand celle-ci se fait menaçante, sans jamais risquer quelque péril. La confiance, ou plutôt l’Adhérence, le vrai sens du mot Foi.
Quand on décolle du connu il faut adhérer à l’Inconnu qui se donne à saisir dans l’affabilité d’un hôte, dans la manne de ces sourires amènes, dans ces partages cordiaux, ces aides inespérées que trouve le voyageur égaré sur la route.
Adhérer, et ignorer les saillies sur le chemin qui pourraient constituer des pierres de scandale. Adhérer et se mettre à l’écoute, demander son chemin plutôt que suivre obstinément son GPS. Accepter l’imprévu qui s’invite comme une sollicitation des anges, plutôt que tempêter contre les retards. Car c’est ici que commence l’aventure : quand le programme est grippé et que les ressources s’épuisent. Quand on demande asile ou qu’on appelle au secours.
Il en va de même au seuil de rendre l’âme. Vanité des vanités que nos prévisions, nos convictions, toute cette science et ces pouvoirs humains trop humains ! Pas d’autre échappatoire que de se jeter aveuglément dans l’expérience. Et quelle surprise au final de découvrir que toutes nos peurs, nos fantasmes, nos précautions, nous avaient voilé l’infinie tendresse de cette Face que nous nous étions interdit de contempler. Tout ça pour ça !…
Le voyage produit des chimères et des illusions. Sur l’autre, sur l’ailleurs… Il nous en libère aussi à mesure qu’elles affleurent et s’avèrent fausses. Et c’est en se dépouillant de ces artifices par la rencontre qu’on découvre un vertige plus savoureux encore que tous ces artefacts que notre imaginaire s’était échiné à produire.
Car l’énergie que l’homme se perd quand il tend vers un ailleurs en se croyant l’auteur de sa propre érection vers son devenir. Mais cette énergie d’amour lui est restituée au centuple quand il vient étancher sa soif à cette Source inépuisable et qu’il se consente alors, enfin, de dire AMEN, contemplant dans le reflet de l’eau son propre visage, et la multitude des êtres qui le composent.
Comme le dit avec grâce le poète soufi Farid Al-Dîn Attâr : « Ayant bu des mers entières, nous restons tout étonnés que nos lèvres soient encore aussi sèches que des plages, et toujours cherchons la mer pour les y tremper, sans voir que nos lèvres sont les plages et que nous sommes la mer.»
META ANNONCE L’ARRÊT DE LA CENSURE SUR SES PLATEFORMES AUX ÉTATS-UNIS !
Les excuses de Mark Zuckerberg en panique depuis l’élection de Trump et l’épuration engagée contre les officines de désinformation que sont les médias mainstream, les “factchechers” et Facebook, sont à hurler de rire.
Comme beaucoup de lanceurs d’alertes, je n’ai pas décolèré durant les années Covid et même après. J’ai été notamment révolté par le mensonge permanent distillé par les médias officiels, instruments du Pouvoir économique érigés en Inquisition d’Etat et autoproclamés “factcheckers”. Et j’ai pris en détestation toutes ces déclarations pontifiantes et culpabilisantes des pseudos journalistes du Monde, de Libération, de L’Obs, des Échos, des médias publics comme France Télévisions ou Radio France. Sans oublier l’AFP, cette Pravda occidentale qui est la première agence de presse mondiale, la plus corrompue et la plus dispensiatrice de gros bobards planétaires, devant Reuters, Tass (l’agence russe) ou Al Jazeera.
Et j’ai subi la censure des réseaux asociaux comme Facebook ou LinkedIn, comme tous les autres esprits libres équipés d’une solide éthique de l’information et animés par le devoir de témoigner, sinon d’éveiller les consciences.
Ces espaces de liberté prometteurs, développés aux États-Unis puis en France au milieu des années 2000, apparaissaient alors comme une utopie prolongeant la “bulle internet” et ses illusions libertaires, sous la forme d’une Agora planétaire, un booster sans précédent d’échanges, de créativité et de conscience, invitant tous les habitants de la planète (du moins dans les pays où ces réseaux furent autorisés) à se connecter, à parler de leur vie, de leurs passions, à échanger leurs idées et leurs projets. Mais aussi à alerter en temps réel sur tel événement laissé de côté par les médias officiels, ou couverts avec un temps de recul et le filtre interprétatif des professionnels de l’actualité. Chaque citoyen du monde connecté devenait ainsi le témoin de son époque, de son propre vécu, de ses engouements, de ses espoirs et de ses tragédies.
Le business et les services de renseignements n’ont pas tardé à mettre leur nez et à prendre le contrôle de cette poule aux œufs d’or que fut dès ses débuts Facebook. A la base un simple trombino numérique rassemblant en ligne sur la base d’une d’une inscription gratuite des étudiants de Harvard et des grandes universités américaines de l’Ivy League : la crème de la crème des intellectuels, avocats et managers en herbe, ces fils-a-Papa promis à devenir l’élite économique de l’Amérique. Avec leur code d’honneur, leurs rituels, leurs clubs secrets hérités des grandes universités britanniques comme Oxford ou Cambridge. Histoire au départ de se faire mousser auprès des copains en étalant ses conquêtes féminines, distiller quelques ragots sur les filles boutonneuses ou bêcheuses, parmi d’autres vannes potaches d’adolescents à la Poudlard.
Cf. le film The social network, qui retrace le lancement de Facebook inventé par Mark Zuckerberg et ses amis. Film sorti en 2010, soit 8 ans après la mise en ligne du premier Facebook.
Entre temps le réseau avait cédé aux logiques impitoyables du Big Business, avec une capitalisation record pour une entreprise d’internet devenue en quelques années une multinationale cotée à Wall Street, et qui multipliait les succursales dans les grands pays du “monde libre”. Libre, c’est à dire ouvert à cette vision américaine de la “Liberté” qui associe libertarisme sociétal, néolibéralisme économique, entreprenariat privé et capitalisme sauvage.
Ingrédients auxquels il faut ajouter le contrôle et l’ingénierie sociale de masse, sous l’égide de l’État profond au service d’une élite possédante anglo-saxonne et apatride de plus en plus concentrée et décomplexée, prenant de plus en plus de libertés avec l’Etat de droit et les grands principes démocratiques, comme la liberté d’opinion et la liberté d’expression.
La CIA ne tarda pas à prendre le contrôle de Facebook, comme de Wikipédia et des autres plateformes qui délimitent le savoir officiel, façonnent la pensée dominante et l’opinion des quidams. Afin de surveiller, et plus tard punir. D’abord en faisant son sale boulot de contrôle des citoyens américains et non-americains, y compris dans leur plus stricte intimité. Et plus tard, grâce aux AI, en s’immisçant dans les replis de leur âme à l’insu de leur plein gré. Tout ça au nom de principes fallacieux, comme la lutte contre le terrorisme, les sectes ou les “propos haineux” en ligne.
Il est vrai qu’avant de se normaliser et d’imposer ses “standards communautaires” très contestables quant à leur contenu, leurs justifications et les méthodes pour les faire respecter, Facebook était une foire d’empoigne décompensatoire où toutes les fake news, les excès en tous genres et concours de provocations s’entrecroisaient, sans aucune exigence d’authenticité ni rigueur éthique ; le seul but étant de flatter son ego et de se faire remarquer par tous les moyens en cumulant les “amis” et les likes. Réseaux terroristes, islamistes, néonazis ou maffieux purent ainsi y faire florès, avant que la direction de Facebook grisée par son rêve libertaire et son esprit rebelle à l’establishment ne réagisse pour faire le ménage, et fixe un minimum de règles de savoir-vivre à l’homo fesseboucus.
Sauf que Mark Zuckerberg n’est pas qu’un étudiant HPI vexé de s’être pris quelques râteaux avec les filles, un génial inventeur ayant le sens des affaires, un utopiste frondeur et un poil-à-gratter du Système qui l’a finalement récupéré. C’est aussi l’un des piliers de cette secte néognostique que constituent les GAFAM de la Silicon Valley et leurs geeks, qui rêvent d’un monde transhumaniste, d’un monde ouvert et d’une démocratie globale, transparente universaliste et interconnectée, fondée sur le totalitarisme cool de la technique, à v’là fois collectiviste et consumériste, glorifiant ses gourous en baskets et cajolant leurs mécènes. Un monde gouverné par les AI digne du Meilleur des mondes numériques, où le posthumain est assisté et piloté dès sa conception in vitro et jusqu’à sa mort programmée. Où la transparence totale et le monitoring en continu des cerveaux sont censés garantir la paix, le progrès, le bonheur universel et customisé.
C’est donc avec de parfaites bonnes intentions et quelques conflits d’intérêts record que Facebook et les autres GAFAM se sont jetés à cœur perdu dans cette belle aventure de la plandémie de Covid, et ce dès la simulation baptisée Event 201 qui a immédiatement précédé son déclenchement en Chine lors de Jeux militaires de Wuhan durant l’été 2019 (cf. le rapport d’enquête sur le Covid du Congrès américain, rendu public le 5 décembre 2024). C’est ainsi que Facebook fut ravi de jouer avec ses partenaires factcheckers le rôle d’inquisiteur et de redresseur des consciences égarées.
Comme beaucoup d’autres, j’ai fait les frais de cette censure quotidienne : articles sourcés et témoignages de sommités scientifiques pointés du doigt, invisibilisés et supprimés, avec recadrage balourd du Ministère de la Vérité, mise au piquet pendant 30 jours avec panneau de mauvais citoyen collé au front par les Brigades rouges du Système. Et même suppression de comptes en cas de récidive. Ou plutôt gel définitif du compte, car Facebook garde toujours précieusement nos données personnelles, même si l’on tente de faire valoir son droit légal à l’oubli sur internet en exigeant leur suppression.
La censure était cependant pire en 2020-2021 sur LinkedIn, réseau professionnel concurrent détenu par Microsoft. Avant de connaître un assouplissement aussi brutal qu’inespéré, sans doute après que LinkedIn a perdu la confiance des décideurs insoumis à la doxa covidiste, et de conséquentes parts de marché.
Pour finir, la censure sur les réseaux, le souci de l’objectivité des contenus, leur véracité de pur principe sinon leur “vérité”, c’est-à-dire leur conformité à des standards arbitraires idéologiques et discursifs, est devenue, comme la morale en politique, relative et circonstancielle. Tant que les réseaux sociaux appartiendront à des multinationales privées, avec des actionnaires qui les soumettent à des exigences de rentabilité, on ne sera jamais à 100% dans le monde de Big Brother. Mais plutôt dans un rapport de forces passablement hypocrite de marchands de rêves ou de soupe, entre l’aspiration à la liberté totale et transparente des utilisateurs les plus immatures et le désir de contrôle totalitaire de ceux qui utilisent ces outils pour les asservir.
Pour l’heure, cette obsession du contrôle mercantiliste et numérique des consommateurs s’est juste élevée à un niveau supérieur d’hypocrisie morale et de sophistication technique, avec ce renoncement officiel à la censure directe. Mais le business model de Meta reste invariant : dis-moi qui tu es, ce que tu aimes ou détestes, en qui ou quoi tu crois, ce que tu désires, et je te vendrais du bonheur ultra customisé. Je te vendrai même un monde bien plus désirable et conforme à tes désirs de geek frustré que ce monde réel que tu fuis en te projetant dans la Matrice. Le soma sur mesure H24, en format individuel et évolutif.
Il est temps de se débrancher, pour pouvoir enfin nous reconnecter.
Clap de fin pour le trublion le plus émétique (avant Mélenchon auquel on le compare un peu facilement) du PAF hexagonal, qui des années Peace and Love au seuil des années Covid aura marqué la France de sa faconde provocatrice emmaillée de coquetteries langagières et de vomissures outrancières. Ce fils de paysans et de marins pécheurs comme il aimait le rappeler, avant de devenir le père encombrant de la Marine pécheresse car parricide, aura effectivement marqué la vie politique française pendant 70 ans, mais certainement pas comme on voudrait nous faire croire aujourd’hui.
Ce rejeton de l’extrême droite française canal historique, la vraie, née de l’union contre-nature de Poujade et de Pétain, ce dirigeant du parti de la Honte qu’il n’a pas fondé comme on le répète souvent mais juste repris en 1972, né de la syndicalisation de tous les refoulés de l’extrême droite après la Libération et la marée gaulliste : anciens de l’OAS, du GUD et d’Occident, armateurs de ratonades et experts de la gégène comme le jeune Jean-Marie qui s’en est longtemps vanté, poujadistes, intégristes catholiques opposés à Vatican 2, collaborationnistes rescapés de Vichy, quelques monarchistes légitimistes et autres antirépublicains, antidreyfusards et antisémites notoires, bérets noirs des ligues fascistes de 1936, transfuges du mussolinisme et du franquisme, et d’authentiques nazis, dont quelques officiers français de la Waffen SS. Un bel aréopage de gros pourris et de cancrelats nauséabonds.
Et même si Papa Le Pen ne partageait pas toutes les belles idées de ces héros de la France rance, du moins ne rougissait-il pas de ses multiples saillies antisémites, racistes, xénophobes, et même d’un certain antirépublicanisme assumé, de sa haine du « système » capitaliste et politico-médiatique, qu’il fustigeait à juste titre en dénonçant « l’UMPS« , 10 ans avant le fameux et en même temps. Tout en défendant un ultralibéralisme raccord avec l’impérialisme yankee, et un goût certain pour l’argent et ceux qui en ont, puisqu’il pouvait compter parmi les habitués de Montretout quelques « nègres« , « bougnouls » et « youpins » peu regardant sur « le détail« , pourvu qu’ils fussent bien nantis. Comme le rappelait son ex-femme Yvette en posant nue dans le magazine Lui pour casser l’image de son ex macho.
Aujourd’hui CNews ouvre au grand homme congédié de la grande Histoire une réhabilitation hors norme et tonitruante, avec des funérailles médiatiques nationales et des émissions spéciales en continu. A vomir.
On voudrait ainsi nous faire croire que le détail de l’Histoire n’était qu’un détail, une saillie certes impardonnable mais relative dans un florilège de provocations qui en a compté beaucoup. Une aspérité rugueuse de ce « grand tribun visionnaire » qui avait compris avant tous les autres ce que d’autres peinent encore à accepter 50 ans plus tard, sur le détail migratoire ou le détail de l’Islam.
Certes Jean-Marie Le Pen n’a jamais dévié de sa condamnation d’une immigration de peuplement pléthorique voulu par le système et l’oligarchie à des fins de dumping salarial. Certes il avait été l’un des premiers à dénoncer les dangers d’un Islam conquérant et surnuméraire en France. Mais ce n’était pas pour autant un « lanceur d’alertes », au sens où on l’entend aujourd’hui. Ni un défendeur de la laïcité. Et pas même un défenseur sincère d’une « certaine idée de la France« , cette France éternelle si chère à de Gaulle qu’il haïssait. Ou même une France identitaire, revendiquant ses racines occidentales, européennes, blanches et catholiques, à la façon d’un Zemmour ou de sa petite fille Marion Maréchal.
Ce qui animait avant tout JMLP, c’était la haine de « l’étranger » : ces bougnouls qu’il avait cassés et torturés avec délice en Algérie, et ces autres peuples conquis et colonisés par la force, que lui et ses camarades de l’OAS auraient aimé voir soumis pour toujours par la force à une France forte, pas si éloignée des rêves d’empire chimérique d’un Mussolini.
Mussolini dont il singeait crânement les coups de menton dans ses meetings et discours, comme ses coups de gueule grandiloquents sous ses bérets de l’Algérie française à ses débuts.
JMLP n’a jamais été sauf pour les cons un authentique « patriote » qui aime la France et la défend tout en respectant l’autre. C’était un nationaliste-capitaliste, opportuniste et cynique, comme d’autres – Mitterrand et ses amis SFIO – avaient flirté avec le national-socialisme pour suivre un plan de carrière. C’était un fils de rien fier, arrogant, et qui aimait plastronner au milieu des parvenus. Un fanfaron, presque un bouffon s’il n’avait été malin et cultivé, qui a voulu profiter du fric des autres en dénonçant les possédants falots par poujadisme d’estrade, en flattant les basses rancœur du populo chauvin et bas du front. Multipliant les provocations à propos des Juifs, des Arabes, des francs-maçons, des étrangers, et de tous les boucs émissaires désignés pour expier le ressentiment des oubliés de la Caste, leur médiocrité et leur lâcheté crasse face aux Boches qui les avaient humiliés, et à leurs vrais ennemis d’aujourd’hui qu’ils étaient incapables d’identifier.
Marine Le Pen a eu le mérite de prendre ses distances avec cet Etron fondateur. Mais jamais assez pour se dédouaner de toute hérédité coupable vis-à-vis de ce père encombrant qu’elle aurait dû renier publiquement, ou envers ce parti qu’il lui avait refourgué à son corps défendant. Cette avocate bobasse et bonne vivante, qui préférais les boîtes, la bouffe, la baise et le Dom Pérignon en jéroboams aux réunions ennuyeuses du parti, s’est finalement laissé piquer au jeu du pouvoir et de la célébrité. Mais la mue opportune sinon sincère qu’elle a fait opérer à son nouveau joujou restera toujours entachée du péché originel du père. Quel que soit son avenir politique, cette tare refera forcément surface tôt ou tard, comme le retour du refoulé.
Le RN doit son succès à la constance et à la justesse de ses analyses sur les thèmes évoqués, longtemps refoulés des débats à cause de l’hégémonie de la pensée de gauche, anticolonialiste, antiraciste, victimaire envers les minorités et aveugle envers l’islam, surfant sur les mythes de la République et de la Laïcité. Ce paradigme fondé sur un échafaudage de mensonges s’est aujourd’hui écroulé sous les coups de boutoir du réel. Hormis chez quelques irréductibles hystériques du wokisme, et chez les islamogauchistes opportunistes du mélenchonisme. La faillite entérinée du mirage « progressiste » incarné par Macron accroît le sentiment de vide idéologique, et offre un boulevard au RN. Mais il ne faudrait pas souscrire, comme l’arnaque lepéniste voudrait aujourd’hui nous le faire croire, à cette équivalence factice entre le vrai souverainisme et le martinisme, qui n’est qu’un nationalisme libéral-social de façade, totalement compatible avec le Système et sa Caste dirigeante, ses intérêts et ses buts. Lesquels, avec Bilderberg-Rothschild aux commandes de l’empire occidental et Musk en guest-star à Washington, sont totalement à l’opposé des intérêts des peuples et des nations qui entendent le rester.
Gare donc à la gueule-de-bois post-galette des rois !
Reprenant une enquête du Monde qui met en cause le langage du Président de la République et de ses conseillers au cours de quelques soirées à l’Élysée, le magazine Valeurs Actuelles stigmatise la façon dont Macron qualifie ses plus proches collaborateurs : « Petit pédé », « grande tarlouze », Matignon baptisé « La cage aux folles »… Des remarques homophobes devenues récurrentes.
Dans la série « C’est çui qui dit qui y est ! »…
La fin de règne s’annonce cuisante et pathétique pour l’imposteur de l’Elysée.
Parmi les multiples accusations et révélations qui vont pleuvoir sur l’ambulance Macron en 2025, son profil de psychopathe toxicomane sous emprise, de détraqué sexuel compulsif, et d’Everest de mépris à l’égard du reste de la planète, y compris de ses proches conseillers, n’est pas la moindre des surprises qui attendent les Français.
Le décrochage avec le mirage de petit prodige made in McKinsey vendu en 2017 aux couillons d’électeurs fut amorcé dès l’affaire Benalla : une broutille comparée à tout ce qui allait suivre.
Décembre 2018 (6 ans déjà, on semble l’avoir oublié) : la France est au bord du gouffre, le régime du petit poudré, en mode 1793. Les Gilets jaunes infiltrés par de faux black blocks mais vrais policiers prennent d’assaut l’Arc-de-Triomphe puis foncent vers l’Elysée, décidés à faire la peau au minictateur retranché derrière ses mignons au Palais.
La suite : répression sanglante du bien nommé Préfet Lallement, corruption du mouvement pour quelques milliards de plus, enlisement dans un « débat national » puissamment narcotique. Puis reprise des violences avec les manifs contre la réforme BlackRock des retraites. Addition salée : des morts, des yeux arrachés, des magistrats, infirmières, mamies et pompiers tabassés au sol… Et des flics au bord de la sécession répétant qu’ils n’ont pas signé pour protéger une dictature.
La providentielle plandémie de Covid permit de suspendre l’hallali. D’une démocrature relativement soft, on passa à une dictature sanitaire et sécuritaire explicite, d’autant plus hard que planétaire, toujours sous l’égide de McKinsey. Et avec la bénédiction des institutions ripoublicaines.
Fait incroyable : la marionnette la plus impopulaire de la 5e réussit pourtant à se faire « réélire » en 2022. Son profil de psychopathe nocif et sous emprise avait été passé au crible par des psychiatres, des politologues, des spécialistes de la Caste. Mais la puissance du Mensonge avait eu raison des évidences.
Aujourd’hui l’orientation et les frasques sexuelles de ce Néron dérisoire, comme le mensonge d’Etat sur l’identité réelle de sa Première pouffe, son addiction à la cocaïne, ses colères homériques et son attitude odieuse envers ses conseillers, ne sont même plus un sujet. Ils n’intéressent que les voyeurs crapoteux.
Après l’étalage maniaque de ses propres névroses devenues une culture officielle et obligatoire (notamment à propos de l’idéologie trans ou la surenchère de symboles satanistes dans les cérémonies officielles comme les JO), le masque du jeune-homme poli et propret est aujourd’hui tellement craquelé, le mirage de l’homme d’Etat qu’il n’a jamais été tellement évaporé, que seule apparaît cette hideur béante qui caractérise l’âme du personnage.
Cette façon vulgaire et inqualifiable de traiter ses propres collaborateurs de « petit pédé » ou de « tarlouze » n’est pas seulement symptomatique d’une projection narcissique, signe éloquent d’une profonde haine de soi. C’est aussi la marque de l’imposture absolue chez celui qui n’a jamais assumé ce qu’il était, et donc n’a jamais pu incarner le personnage public du Président taillé trop grand pour lui, autrement que sur le mode du parfait illusionniste.
Cette haine de soi s’enracine, selon les psys, dès l’adolescence : un enfant de 14 ans, violé à plusieurs reprises par une prof de théâtre qui s’avère être un homme trans. L’emprise exercé sur lui depuis plus de 30 ans par cet être maléfique. Puis par ses mentors, qui ont flairé en lui une psychologie malléable, et sans doute usé de programmation psychologique sur fond de chocs traumatiques, tout en exacerbant ses tendances perverses et narcissiques… Jusqu’à en faire leur chose.
Comme dans les films d’horreur, la Chose apparaît désormais dans toute sa monstruosité. Et le sacrifice du monstre semble pour bientôt. Avant de le remplacer illico par un autre moins usé.
Ite missa inferni est : la messe des enfers est dite.
Explosion de l’ultraviolence, meurtres arbitraires de policiers, délinquance des mineurs, trafic de drogue, violence scolaire, laxisme judiciaire et impunité des criminels… Si l’on veut proposer des solutions efficaces face à ces fléaux et au constat d’impuissance qui s’impose, encore faut-il commencer par avancer un diagnostic pertinent.
Pour expliquer la délinquance chez les jeunes il y a 20 ou 30 ans, on évoquait systématiquement des causes « sociologiques » : chômage, précarité, conditions de vie et d’habitat dans les banlieues, racisme, xénophobie, stigmatisation des jeunes… Ce fameux « mal-être des jeunes de banlieue », dont l’unique coupable était à rechercher du côté de cette société qui ne leur laissait pas assez de place et les montrait du doigt.
On a donc mis le paquet sur la politique de la Ville, surdopé les budgets, rénové les cités, construit des stades, des terrains de baskets, ouvert des MJC, multiplié les postes de médiateurs, imposé des quotas et des critères d’insertion… Et depuis 20 ans, la violence a explosé comme jamais.
Aujourd’hui quand on veut dénoncer les causes de la délinquance et de la criminalité qui explosent dans les quartiers et met en cause de plus en plus de mineurs, on incrimine la faillite de l’école, le laxisme des juges et des politiques, l’explosion du trafic de drogue dans les territoires perdus de la République, le recul des autorités.
Les plus courageux avancent des causes moins consensuelles : une immigration bas de gamme, pléthorique et incontrôlée, avec un nombre toujours croissant de faux « réfugiés » clandestins livrés à tous les réseaux mafieux, le renoncement à la souveraineté nationale en matière de frontières et de politique migratoire. Dans le meilleur des cas, on cite la collusion entre les réseaux islamistes, les réseaux mafieux et les élus locaux pourris.
Mais il est un facteur plus général qu’on n’ose voir ni citer, tant l’ampleur du problème est sidérante : la déliquescence morale croissante de la société française et des sociétés occidentales en général depuis 50 ans.
Et là encore, le diagnostic se trompe de cible. Car nos sociétés ne sont pas fragilisées de l’extérieur par des éléments exogènes dont elles subiraient l’assaut. La mal était dans le fruit bien avant qu’il ne s’abatte de façon aussi violente sur notre cadavre en décomposition. Et sans vouloir rajouter de la culpabilité, c’est d’adord du côté de notre abdication à incarner un vrai modèle de civilisation qu’il faut rechercher les causes profondes de l’effondrement actuel. Car les vautours ne s’acharnent jamais sur un troupeau en bonne santé.
Or ce qui fonde, ce qui structure et fait vivre une société ou une civilisation, c’est d’abord son Ethique : ce par quoi, pour quoi et au nom de quoi elle fait corps. L’absence d’éthique ou son affaiblissement se traduit par un démembrement inexorable de l’ossature civilisationnelle, sous l’effet de solvants délétères intérieurs. D’abord invisible, puis de plus en plus perceptible à mesure que le délitement s’accélère, et que des parasites en profitent pour grignoter les parties les plus malingres. Les historiens s’accordent ainsi à reconnaître que la décadence de Rome et la déstructuration de l’empire a précédé de longtemps son effondrement sous l’effet des « invasions barbares ».
Un exemple hautement symptomatique de cette érosion interne est représenté par cette culture de l’insolence, de l’arrogance, de la déviance et de la délinquance propagée et encouragée par les clercs de la culture officielle de masse : intellectuels, artistes et journalistes officiels, médias, communiquants et autres influenceurs. Notamment au travers de ces émissions populaires prétendument « culturelles », qui depuis 30 ans ont relégué au rang de pièces de musée toute une culture jugée trop classique, trop académique, ou simplement celle des universitaires jugée trop complexe et élitiste, celle qui présidait encore au seuil des années 1990 à la reproduction des élites et des discours, mais qui fut mise au rancard car jugée trop éloignée et inassimilable par les abrutis surnuméraires produits par une Éducation nationale décrite comme « la fabrique du crétin« .
Alors à rebours du bon goût d’antan, on s’est mis à élever le laid, le bas, le trash, l’impertinent, le facile, le transgressif, le complaisant au rang de sublime. On a fait de leurs expressions des motifs de revendications, au nom de cette morale du ressentiment qui élève le faible et punit le fort. D’abord de façon marginale, selon le goût de certaines élites soucieuses de branchitude pour les trangressions affectées. Puis par mimétisme, et enfin par conformisme.
On a fait du marginal la nouvelle norme à encenser, à imiter, à jalouser. On a encouragé la surenchère dans le transgressif, le vulgaire, le glauque, le salace, la violence gratuite. On a érigé les antivertus et la transgression de tous les tabous comme le summum du chic. Et comme comme apothéose du bon goût l’exhibition des passions les plus viles et des décompensations les plus lâches.
Parce que les abrutis, les laids, les tordus, les salauds étaient exclus des podiums, stigmatisés comme personnae non gratae par les sachants et les puissants, on a obligé ces derniers à venir se prostituer pour les applaudir sur les mêmes plateaux. On a même créé des rituels médiatiques et des trophées exprès pour célébrer leur gloire. En invitant les anciennes gloires désormais caduques à venir se vomir dessus en direct pour honorer leurs nouveaux héros.
C’est ainsi qu’on a notamment élevé l’extrême violence dans tous les domaines au rang de valeur impérative. La violence des mots, des désirs, des passions, des sentiments, des gestes, des comportements. En en faisant le synonyme monstrueux de la force, alors qu’elle n’en est qu’une caricature pour les faibles et les esprits indigents.
Bien entendu cette inversion radicale est devenue le credo obligatoire et officiel du suicide contemporain de nos sociétés agonisantes. Elle trouve ses racines dans la contre-culture diffusée après-guerre dans toute la jeunesse occidentale. Cette culture contestataire et anarchiste considérée par les partisans du bloc communiste comme le symptôme de la décadence de l’Occident.
Mais cette contre-culture répondait alors à une aspiration majoritaire de la jeunesse à davantage de liberté, de créativité, de tolérance, d’ouverture et de reconnaissance. Pas – ou marginalement, dans les courants d’extrême gauche – à une injonction à détruire les fondements de la civilisation occidentale.
Pourtant, cette contre-culture autoflagellatrice a nourri la mauvaise conscience. Ce poison, prélude inéluctable à la décomposition des fondamentaux culturels, éthiques et sociétaux. De déconstructions en déstructurations progressives, on s’est laissé enfermer dans une fuite en avant sans retour possible vers un suicide collectif aussi tragique qu’inconscient. S’autodétruire est devenu le seul mode d’expression autorisé à l’inexistentialisme contemporain. La dilution de soi, directement ou par procuration : en confiant à l’autre le rôle messianique de nous aliéner, de nous humilier et de nous détruire pour nous libérer de l’infâme : nous-mêmes.
La violence comme valeur suprême constitue le passage à la limite dans cette mécanique infernale. Elle prend la figure du nouveau héros : le délinquant de banlieue, le violeur impuni, le tueur arbitraire, le djihadiste fanatique, le jeune criminel de 14 ans sans foi ni loi sinon son propre libre arbitre, qui ne souffre aucun obstacle ni aucune contradiction.
C’est le retour absolu à la barbarie, le renoncement total à toute notion collective de société ou de civilisation. Laquelle se fonde sur l’acceptation de la castration symbolique au nom du Droit, du Bien commun ou de l’intérêt général, substitué à l’expression débridée du désir individuel, y compris celui de tuer.
Dans cette dérive, ces 30 ans de travail de sape répétée sur des cerveaux immatures, la responsabilité des bonimenteurs officiels et des amuseurs médiatiques est immense. Comme celle des apologues de cette sous-culture véhiculée sous l’ère Mitterrand et à l’aube des années 1990, notamment par le rap hardcore et les clips américains qui ont érigé comme seul modèle d’identification et d’ascension sociale pour les mômes des banlieues celui du rappeur méprisant, vulgaire et exhibitionniste. Un ex-taulard, criminel multirécidiviste, violeur misogyne et homophone, dont l’enrichissement rapide, la notoriété et la respectabilité communautaire relèvent exclusivement de l’extorsion, du trafic d’armes et de substances illicites, du proxénétisme, sinon du grand banditisme et du terrorisme djihadiste.
Il faudra un jour faire le procès des Thierry Ardisson et de ces émissions visqueuses aux conséquences incalculables sur toute une génération. Non parce que les « poètes » du rap et autres arts de la rue seraient méprisables ou n’auraient pas droit de cité, mais parce qu’on les a érigés en absolus indépassables. Et qu’on a du même coup interdit à des ados déclassés à l’école de s’intéresser à autre chose qui aurait permis de les élever au-dessus de la fange où on les encourageait à patauger.
Pourtant l’analyse ne saurait s’arrêter à condamner à juste titre ces propagateurs de poisons spirituels. Lesquels ne sont après tout que les bouffons du Système qui les a faits.
Alors, à qui profite le crime ? Qui sont les vrais bénéficiaires du grand Sacrifice ?
Ce grand saccage est à la culture et aux fondements civilisationnels ce que le grand remplacement est à la démographie : en aucun cas le fait du hasard ! Pour contrôler une population, il est nécessaire de détruire son identité, sa culture, ses valeurs, ses lois, écrites ou non écrites, ses rituels. Bref, tout ce qui fait qu’un groupe se vit comme Un, solidaire, vivant et fécond, qu’il tient ensemble, non pas malgré mais grâce à ses différences, qu’il produit du Sens, rayonne et constitue un modèle, au lieu de se déchirer et de s’effondrer sous l’effet du mimétisme.
Il ne faudrait pas bêtement incriminer l’Amérique ou le monde anglo-saxon, en les opposant au nôtre dans ce constat, selon le principe d’une compétition géopolitique et donc culturelle. l’Amérique comme les autres pays anglo-saxons sont soumis aux mêmes phénomènes, et nous précèdent même dans ce constat décliniste.
Ceux qui entendent détruire méthodiquement tous les modèles de civilisation pour mieux dissoudre les peuples égarés dans leur Nouvel ordre mondial n’ont ni patrie ni territoire : l’Argent est leur seule famille, et le monde leur unique terrain de jeu. L’esprit est leur ennemi. Pour nous soumettre, il faut donc nous ôter tout esprit et toute humanité. Et pour nous déshumaniser, il faut ramener l’homme civilisé à l’état de bête sauvage et de barbare. Décivilisationner. Selon le principe de la destruction créatrice, pour pouvoir imposer l’ordre nouveau, il faut d’abord raser l’ancien, précipiter le chaos pour appeler le remède, selon la stratégie du choc : ordo ab chaos.
On commence par détruire la civilité, ce qui fait le sel des rapports humains. En lui substituant la culture universelle de l’arrogance et du mépris : celle des racailles, fondée sur la violence, l’agressivité outrancière, le rapport de forces permanent, dont le marquage sémantique est résumé par l’aboiement réflexe substitué au langage.
On abolit ensuite toute forme d’allégeance, de préséance, de courtoisie, de respect. Tout ce qui émoussait l’arrête tranchante des hiérarchies, les clivages statutaires, les ressentiments de classe ou de caste. Tout ce qui permettait à l’ordre social d’être vivant sans être totalitaire. On abolit notamment toute forme de révérence envers les femmes, les vieux, les plus faibles ou les autorités.
Puis on détruit les symboles du Sacré, ce qui relie à une transcendance commune : les églises, premières ciblées depuis des décennies par les actes de violences et profanations à caractère religieux. Mais aussi les mairies, les écoles, les bâtiments publics, symboles de l’autorité républicaine. La barbarie s’en prend toujours aux symboles autant qu’aux personnes.
Et puis, quand tout est bien saccagé, on laisse la violence de déployer, sans aucun frein. On exulte à détruire avec la jouissance du prédateur qui se sert royalement, avec autant plus de morgue qu’il jouit d’une impunité parfaite.
Pour qui sonne le glas ?… Chacun de nos requiem hébétés pour une civilisation en flammes est un chant de victoire pour les maîtres de l’ombre qui se repaissent de notre agonie, en lâchant les chiens avant de les abattre, une fois leur sale boulot accompli.
Ne nous trompons donc pas de cible. Car en nous retournant contre nos bourreaux actuels, en précipitant le chaos, nous ferions le jeu des plus cyniques. Sachons au contraire nous dégriser, mais aussi éviter les pièges et rendre à César ce qui est à César. A ceux qui se disent « ou César ou rien« , parce qu’en méprisant ceux qui ne sont rien, c’est-à-dire nous, ils se désignent comme les vrais artisans du Néant.
L’élection récente de Donald Trump à la tête des Etats-Unis modifie l’échiquier politique et bouscule en profondeur les enjeux planétaires pour les années qui viennent. Son discours prononcé en 2019 devant l’Assemblée des Nations-Unies, dont voici un extrait, retentit avec une acuité nouvelle en cette fin d’année 2024, alors que les menaces semblent se multiplier et l’agenda mondialiste se bousculer.
Je ne cesse de le répéter depuis 2019 : le plus grand danger aujourd’hui pour le monde, pour l’humanité, pour les peuples qui la composent, et même pour l’unification positive de la conscience planétaire, ce n’est ni le nationalisme, souvent évoqué comme un archaïsme et une menace pour la Paix, ni l’islamisme, point focal de beaucoup de fantasmes identitaires et « civilisationnels » : c’est le MONDIALISME ! Qui au passage n’a cessé de les nourrir et les instrumentaliser l’un et l’autre depuis plus d’un siècle comme outils de déstabilisation stratégique.
Cette idéologie, quasiment une religion, qui s’est élaborée à partir du 18e siècle en s’appuyant sur des nourrie de grands principes philosophiques, dont on trouve des racines dès les premiers empires de l’Histoire, utilise une rhétorique trompeuse, humaniste, universaliste, pacifique, écologique, « progressiste« , afin de promouvoir des objectifs à l’exact opposé : servir les intérêts exclusifs d’une caste ploutocratique, lui assurer le contrôle progressif de tous les pouvoirs, y compris le pouvoir sur la vie, établir un système fondé sur l’appropriation des ressources et le contrôle absolu des populations. Et pour y parvenir, utiliser la stratégie du chaos pour accélérer les changements systémiques (Great Reset) : répandre la division, la guerre, le désordre, la famine, la pauvreté, la maladie, les catastrophes, détruire la planète tout en prétendant la préserver, livrer le monde au chaos, à l’insécurité, détruire les fondamentaux anthropologiques, les identités collectives qui soudent les sociétés, sanctuariser artificiellement et isoler l’individu, le couper du Sens, exacerber les rivalités mimétiques entre les individus et communautés, afin de fondre les personnes et les nations dans un grand Indifférencié mondialiste. Instrumentaliser des crises contrôlées, manipuler les esprits grâce aux médias de masse, grossir l’angoisse à propos des menaces écologiques, climatiques, sanitaires, sécuritaires, économiques, sociales, géopolitiques…
Avec un objectif assumé, répété et culpabilisateur : réduire drastiquement la population mondiale afin de « sauver la planète » et d’endiguer le « changement climatique« . Une stratégie destinée à instaurer une société du contrôle numérique total, notamment par la future monnaie unique, la surveillance de masse des populations et la généralisation du crédit social pour tous. Jusqu’à réduire l’être humain à un statut de marchandises et d’esclaves substituables, amendables et dénaturés.
L’évolution de la conscience mondiale et l’unification inéluctable du genre humain ne dépendent aucunement de l’instauration préalable d’une « gouvernance mondiale » qui serait imposée d’en-haut par une caste qui s’en arroge l’autorité. Un objectif présenté comme impératif et inéluctable par l’oligarchie mondialiste, comme seule solution efficace aux désordres mondiaux que cette caste a elle-même déclenchés afin d’accélérer son agenda.
Elles passent au contraire par une prise de conscience individuelle et collective globale. Et l’affranchissement majoritaire de cette idéologie toxique, mensongère et mortifère. Et elles passent donc nécessairement par une étape de réappropriation par les peuples de leur liberté, de leur souveraineté et de leur identité, confisquées en leur nom et de façon illégitime. Non sous la forme d’un repli sur soi dans une posture défensive ou égoïste, mais comme une étape nécessaire pour recouvrer la pleine conscience de sa propre identité, réinvestir son pouvoir d’arbitrage à rebours de la déresponsabilisation et de la mise sous tutelle des citoyens, des peuples et des nations, sous la triple imposture du transfert de souveraineté vers des institutions supranationales, de la mascarade du jeu démocratique, de la représentation nationale soumise au contrôle des financeurs de la vie politique, et de l’assujettissement des Etats par le levier de la dette, principal instrument de contrôle stratégique du politique par le pouvoir financier depuis plusieurs siècles.
Sans conscience de sa propre identité, sans exercice de son propre libre arbitre, sans souveraineté pleine et entière, il ne peut y avoir de libre émergence d’une conscience et d’une identité collectives, globales, qui soient réelles, authentiques, durables et fécondes. Une conscience dont le pouvoir créateur de réalités quant à ce que sera notre humanité future ne peut reposer que sur l’exercice de la Fraternité au plan mondial, et d’une solidarité en actes dirigée vers le Bien commun, et non au service de l’individu ou des catégories. Un changement qui ne sera pas juste une simple adhésion de surface à des principes, pour les individus comme pour les peuples, mais un destin commun assumé avec une éthique forte et partagée qui tiennent compte des vrais écarts et des vraies différences comme autant de moteurs d’intrication et de cocréation d’un avenir commun.
La seule information importante de ce 21 novembre est bien sûr la déclaration de Vladimir Poutine qui ravive les rumeurs de 3e guerre mondiale.
Encore que l’arrivée de la Présidence Trump dans 2 mois laisse peu de doute sur l’intérêt qu’aurait le maître du Kremlin à brandir la menace d’une escalade vers un conflit mondial de haute intensité, sinon pour faire monter la pression sur le locataire actuel de la Maison blanche en voie d’ehpadisation. Et sur Zelinsky et son aréopage d’oligarques ukrainiens, qu’il souhaite pousser au plus vite vers la sortie pour le plus grand bonheur de tous.
On connaît le caractère assez imprévisible, mais aussi les qualités de fin stratège de Poutine, qui est, contrairement à ce que les médias de propagande otanesques répètent, tout sauf un « psychopathe ».
On connaît également son style très « russe ». Fait de provocations et d’outrances verbales calculées, d’exhibitions de gros muscles et de discours cash destinés à impressionner.
Plus inquiétante en revanche me semble la menace des alliances tissées par la Russie, notamment depuis deux ans pour contrer l’embargo occidental.
Alliances économiques d’abord avec la montée en puissance des BRICS, qui redessinent la carte d’un monde multipolaire, là où l’oligarchie anglo-saxonne pensait pouvoir imposer par le rapport de forces et la stratégie du choc son modèle de Nouvel ordre mondial unipolaire taillé pour servir ses intérêts exclusifs.
Alliances et nouvelles menaces militaires ensuite, d’une ampleur inédite depuis la guerre froide, avec ces alliances de circonstance qui viennent s’ajouter à celle avec la Chine, conclues par la Russie avec des États voyous sinon terroristes, comme la dictature communiste de Corée du Nord, et surtout la dictature islamiste d’Iran. Laquelle est devenue le réacteur nucléaire principal du terrorisme islamiste, dernière chance pour le régime des mollahs de se maintenir au pouvoir en espérant fédérer le ressentiment du monde musulman à l’égard d’Israël et de l’Occident.
Sans oublier le double jeu mené par la Turquie du néosultan Erdogan, et celui de l’Arabie Saoudite. La première, quoique membre de l’OTAN, a rejoint les BRICS, et partage des intérêts stratégiques avec la Russie. En brandissant la double menace de l’arme migratoire et celle de l’islamisme turc très infiltré dans des pays comme l’Allemagne ou la France, Erdogan est devenu le maître chanteur des croupions « démocratiques » européens en voie de grand remplacement et de dissolution dans ce nouvel Etat d’Europe instauré officiellement et sans consultation en 2024. Quant à l’Arabie Saoudite, alliée de toujours des États-Unis, elle a aussi rejoint les BRICS, et continue comme le Qatar et Bahrein de cofinancer les réseaux terroristes sunnites. Elle espère tirer ainsi son épingle de ce double jeu.
On voit ainsi se dessiner le grand échiquier d’une partie de Risk, où les grandes puissances entraînées comme en 1914 et 1939 par le jeu des alliances pourraient basculer dans un affrontement aux conséquences incalculables, dont l’Europe serait le premier théâtre d’opérations, et de loin le plus grand perdant.
Avec d’un côté l’OTAN, ou plutôt l’axe Washington-Londres-Berlin-Bruxelles, et les satellites acquis à l’Oncle Sam : Royaume-Uni, Canada et pays européens piégés par l’OTAN et l’UE, France en tête. Dans cet axe il y a bien sûr l’Australie, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, inquiets des menaces directes de la Chine, de son expansionisme dans leurs eaux territoriales ou en Mer de Chine.
En face on retrouve autour de l’axe asiatique Russie-Chine-Inde leurs alliés historiques, Corée du Nord notamment. Et allié de cet axe asiatique un bloc musulman rassemblé sur fond de conflit israélo-palestinien autour autour des dictatures islamistes ou crypto-islamistes : Iran, Pakistan, Afghanistan, monarchies du Golfe, Algérie…
Plus une guerre stratégique pour imposer une vision du futur nouvel ordre mondial et préserver ses propres intérêts, plutôt qu’un combat entre des puissances pour le leadership mondial. Une guerre de Titans pour définir les contours de l’hyperempire, et non une « guerre des civilisations » comme le répètent à l’envi les obsédés du paradigme identitaire.
L’image et diptyque ci-dessous publiés en l’état sur mon mur Facebook il y a 5 ans mettait en parallèle en quelques mots deux idéologies historiquement jumelles : le nazisme et l’islamisme. En reprenant une juxtaposition de symboles publiés de nombreuses fois, notamment dans le Jerusalem Post.
A l’époque (novembre 2019), je travaillais depuis deux ans comme journaliste sur le sujet de l’islamisme et la République. Multipliant les décryptages sur la façon dont la laïcité et les valeurs de la République, loin d’être un rempart contre la contamination islamiste, étaient devenues la mère porteuse de l’Islam sous sa forme la plus dangereuse et radicale. Le résultat d’une stratégie d’entrisme, de subversion, de conquête territoriale et idéologique déployée depuis les années 1980 par les réseaux fréristes et salafistes, sur le sol français et dans toutes les démocraties occidentales où vivent des populations d’origine musulmane.
Ce visuel visait à rappeler pour ceux qui feignent de l’ignorer que l’islamisme contemporain comporte non seulement des similitudes avec le nazisme, mais qu’il s’inscrit depuis la création de la Confrérie des frères musulmans en 1928 dans une filiation idéologique et une fascination revendiquée envers l’hitlérisme.
Un sujet qui a fait l’objet au cours des dernières années de nombreuses publications de la part d’historiens et de spécialistes de l’islamisme. Comme Mohamed Sifaoui, Alexandre del Valle ou Florence Bergeaud-Blackler, pour ne citer qu’eux.
Fait très préoccupant au regard de l’omniprésence de cette idéologie islamiste et djihadiste, et de la montée exponentielle des crimes antisémites qu’elle encourage depuis les attentats du 7 octobre en Israël, il est désormais totalement impossible de partager sur Facebook une telle image, pourtant sans ambiguïté quant à l’intention. A moins de flouter le drapeau nazi, jusqu’à le rendre impossible à identifier.
Parler aujourd’hui sur Facebook du nazisme, même sous un angle historique ou critique, même pour condamner cette idéologie, ou pour sensibiliser à la dangerosité de ses avatars au 21e siècle, est impossible sur ce réseau social.
Facebook est en effet le réseau où la censure sévit le plus. Contrôlé notamment par la CIA depuis sa création, il est devenu un outil parmi d’autres de la fabrique de l’opinion. Notamment dans cette France de notre cher Président Macron (un grand ami de Mark Zuckerberg), avec cette accumulation effrénée de lois folles qui se succèdent depuis Sarkozy (Hadopi, LOPPSI 1 et 2…) et depuis le Covid, qui visent objectivement à restreindre la liberté d’expression sur internet au motif ultra fallacieux et hyper moral de « lutter contre les propos haineux ».
Le simple fait de citer le nom d’Hitler en clair sur Facebook, ou de reproduire dans une publication un sigle SS, vaut suppression arbitraire et immédiate de la publication. Une décision qui relève des seuls algorithmes.
Depuis le Covid, Facebook est ainsi devenu avec les médias officiels la sentinelle de la prison mentale où s’ébattent dans un béatitude artificielle les fourmis de la Matrice.
Les algorithmes sont évidemment incapables de lire correctement, d’identifier et de comprendre ce qui est publié par les internautes. Et pourtant, en cas de récidive, certaines fonctions du compte incriminé sont immédiatement gelées pour « non-respect des standards ». Et son titulaire est désigné comme paria, aussitôt mis au piquet, jusqu’à ce qu’il ait purgé sa peine.
Facebook, comme le pouvoir macroniste actuel, fait semblant d’assimiler à une « incitation à la haine », à une « propagande » qui enfreint la loi, ou à une « dérive sectaire » (comme le « complotisme »…) le simple fait de mentionner une idée, une personne, une image ou un mot déclaré illicite. Même pour dénoncer une idée qu’on ne partage évidemment pas dans l’espace public.
Cette méthode relève typiquement de la cancel culture. Interdit de parler de ce qui dérange. Tout propos ou référence radioactive est supprimé. Tout ce qui contredit les discours officiels est éradiqué du débat public, conspué, boycotté, ignoré, et même effacé de la mémoire collective. On supprime même les auteurs ou promoteurs des idées jugées nauséabondes, en les condamnant à l’index, à la mort professionnelle et à l’oubli. On les tue symboliquement et on élimine toute trace de leur existence. On s’efforce ainsi de faire croire qu’ils n’ont jamais existé. Et on prétend en agissant ainsi « protéger » les esprits faibles ou trop sensibles, incapables du moindre discernement critique ou de se défendre eux-mêmes. On croit comme par magie ôter à ces idées toxiques tout pouvoir sulfureux de contamination des esprits, et toute capacité à blesser des individus les désignant de fait comme des victimes.
Cette obsession de l’épuration morale et idéologique est l’un des principes du terrorisme woke. Et du Ministère de la Vérité de tous les néofascismes postmodernes.
Cela s’appliques en premier lieu à toutes les idéologies frappées du sceau de l’infâmie et de l’intouchabilité, comme le nazisme devenu l’archétype de toutes les idées nauséabondes auquel sont assimilés toutes celles qui n’ont pas droit de cité dans la langue de bois du jalouse du politiquement correcte.
Mais c’est vrai aussi pour tout ce qui dérange le pouvoir, parce que jugé contraire à une doxa unique et obligatoire. Comme ces discours officiels mensongers et manipulatoires durant la dictature sanitaire du Covid de 2020-2022, et cette chasse aux sorcières contre les « complotistes ». Combien d’entre nous qui refusaient d’obéir aux injections du pouvoir à penser droit n’en ont-ils pas fait les frais ?
Des méthodes violentes et totalitaires, largement utilisées par les pires dictatures autoritaires comme l’URSS de Staline, ou durant la Révolution culturelle en Chine communiste. Des méthodes extrêmes très bien décrites par George Orwell dans sa vision dystopique de l’avenir et ses romans comme 1984.
Mark Zuckerberg est en quelque sorte un avatar cool de Joseph Goebbels, réincarné en geek sympathique (ou pas). Meta, c’est un peu le Meilleur des mondes numériques : un camp d’Auschwitz sympa, où la transparence aurait remplacé les grilles et les murs des baraquements, où les algorithmes invisibles auraient remplacé soldats SS et les bergers allemands omniprésents, où les punitions pour post non conforme où auraient remplacé tortures arbitraires et fours crématoires, où les bons élèves lèche-culs de la Doxa auraient remplacé les Kapos, et où « Move fast« , le slogan de Meta, aurait remplacé « ARBEIL MACHT FREI » à l’entrée de la plateforme…
L’IA peut-elle vraiment faire de nous des artistes ? L’intelligence artificielle peut-elle vraiment faire de l’art ? En corollaire : l’IA menace-t-elle réellement les artistes ?
C’est la question très palpitante que pose le magazine Front Populaire dans un article du 9 novembre 2024.
Première précision, faire de l’Art, comme on fait du lard…), ce n’est pas pas tout à fait la même chose que CRÉER une oeuvre artistique, ou ÊTRE un artiste.
Deuxième précision : un artiste, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’un artisan. 99,9% des « artistes » encensés comme tels aujourd’hui par la critique, les médias ou la « culture » institututionnelle ne sont pas des artistes. Ce sont tout au mieux de bons artisans mais pas des artistes. Ce sont souvent des opportunistes malins, qui tirent leur épingle du jeu d’un marché de l’art spéculatif, dont les engouements, très éphémères, ont plus à voir avec des critères marchands ou des techniques de marketing des produits culturels qu’avec l’Art proprement dit.
Jeff Koons ou Maître Gims ne sont évidemment par des « artistes ». Le premier est un banquier qui a trouvé le bon filon en usinant des teckels fluos géants en métal pour décorer le palace de ses amis milliardaires ou la villa hollywoodienne de tel ou tel people. Le second est l’un des produits phares d’Universal music, la plus grosse major au monde. Sa musique est un habile concentré des tendances du moment (hip hop, zouk, electro, afro beat…), celles qui plaisent à un certain public d’ados grands consommateurs de musiques urbaines, qui n’ont pour la plupart aucune autre culture musicale mise à part celle des radios, des télé-crochets, des sites internet qu’ils consultent ou de Tik Tok. Cette musique est produite selon des criteres définis à l’avance par les agents artistiques et la major, par deux jeunes arrangeurs belges électros très doués. Les paroles des chansons de Gims constituent le degré zéro de l’écriture et de l’expression orale d’un homme avec QI de 12. Elles ne sont dépassées en médiocrité absolue et analphabète que par Aya Nakamura. Seule la voix puissante (et autotunée) de Gims, et son charisme savamment mis en scène dans ses clips, sauvent le lot.
Mais ces deux-là ne sont pas des artistes : ce sont des produits, totalement interchangeables. Et, pour Gims éventuellement, un interprète et un show man habile et très bien managé.
L’IA, c’est un peu la même chose en accéléré : on prend une recette, comme celle d’un tube techno à la mode, on le décortique, on le décline en critères et en équations, et hop ! : on produit autant de clones ou de remixes que l’on veut, en moins de temps qu’il faudrait à un DJ pour titiller son knob et enflammer un dancefloor. Magique !… Mais totalement fake….
L’IA (cf. les algorithmes Facebook) est déjà incapable de comprendre l’humour. Alors « L’ART« , le vrai, c’est à dire la relation au Sens en dialoguant avec l’univers des formes, et le cas échéant selon un rapport esthétique plus ou moins codifié au beau, n’en parlons même pas !
Les IA pourront ainsi devenir de bons « artisans », comme la majorité et mieux même que les pseudos artistes aujourd’hui. Elles pourront produire du joli, du décoratif, du rigolo, du gaguesque… Comme ces deep fakes ou ces images « artistiques » surprenantes produites aujourd’hui par « Chat j’ai pété« . Ou encore ces musiques électros artificiellement composées par des programmes à partir de critères préalablement définis, qui peuvent même évoluer en temps réel en intégrant des paramètres saisis à l’aide de capteurs sensoriels, visuels, audios ou vibratoires afin de s’adapter aux réactions d’un public ou d’une foule de clubbers, imitant ce que ferait un interprète, un orchestre ou un DJ qui varierait son interprétation selon ce qu’il « capte » de son auditoire. C’est formidable, mais ça n’est aucunement de l’Art !
L’Art suppose un 6e sens, en plus de vrais talents, d’un vrai métier, lequel n’a rien à voir avec l’apprentissage automatique des systèmes experts informatiques ou des « intelligences » évolutives qui apprennent par elles-mêmes et communiquent entre elles. Il suppose un sens de l’esthétique, qui peut être partiellement – mais partiellement seulement – modélisé afin de produire quelque chose qui ressemble formellement à du beau. Mais qui n’est pas de l’Art.
Tous les canons, tous les styles artistiques peuvent etre rationnellement et formellement modélisés. Déclinés en catalogues et en programmes. En introduisant une variable aléatoire qui permette de ménage la surprise, et donne l’illusion d’une « créativité » du robot. Mais ce rapport au Sens, qui relève proprement de la sensibilité et de l’intelligence humaines, de la conscience et non de l’intelligence artificielle, c’est impossible à modéliser. On peut parvenir à imiter artificiellement ce qui relève de l’émotion, et qui donne l’illusion d’une sensibilité, comme ce petit garçon robot du film AI qui supplée le besoin affectif d’enfant chez l’adulte blessé ou narcissique, en reproduisant artificiellement le comportement, les émotions et l’attachement que porte un vrai enfant humain à ses parents.
D’une façon analogue, Da Vinci ou Raphaël ne pondaient pas juste de jolies toiles, avec de jolies madones italiennes mises en scène dans un décor recréé. Leurs chefs d’oeuvre comme la Sainte-Anne ou la Vierge à l’enfant étaient aussi des réflexions théologiques profondes sur ces « mystères » de l’Incarnation ou de la Nativité, qui sont par ailleurs des grands thèmes de l’Histoire de l’art, des référents de culture occidentale et de l’art religieux sur plusieurs siècles. Leurs oeuvres comportaient des grilles de lecture et des niveaux de sens multiples et entremêlés, du plus basique (couleurs, formes, dimensions, motifs…) au plus subtil. Ce que ne pourra jamais reproduire un robot doté d’une IA.
Ce n’étaient pas juste des innovations techniques ou esthétiques, en avance sur leur temps, sur la manière de peindre de leurs contemporains ou la tradition picturale des écoles de Florence ou de Venise de leur siècle.
L’intelligence artificielle repose sur des modèles, des calculs, qui peuvent déjà opportunément supplanter la capacité ou la rapidité de traitement des informations d’un cerveau humain. Demain elles seront plus « intelligentes », plus performantes et plus rapides que 100, 1.000 ou un milliard de cerveaux humains. C’est ce que prédisent les futurologues. Et c’est le point nodal de tous les fantasmes sur l’IA à propos de cette fameuse « singularité », ce moment de l’Histoire humaine, vers 2030 ou 2050, ou l’IA aura définitivement supplanté toute l’intelligence cumulée de 10 milliards d’être humains, et prendra dans doute le contrôle de l’humanité. Une perspective angoissante qui alimente tous les fantasmes chez les psychopathes du transhumanisme, comme Yuval Harari ou Laurent Alexandre, et qui a inspiré des scénarios geniaux à Hollywood pour des films comme Matrix, AI ou I, Robot.
Mais, la science l’affirme : une IA ne peut générer spontanément de la CONSCIENCE. La conscience, selon la physique quantique, n’est ni modélisable, ni rationnelle. Et elle est antérieure à tout. Rien n’a d’existence intrinsèque sans elle. C’est elle qui préside à tout ce qui est : à l’Univers, à la vie, aux espèces, et à cette intelligence non modélisée, non artificielle, qui caractérise tous les êtres évolués.
Or il n’y a pas d’Art ni d’artistes qui sont des prophètes, des révélateurs du Sens, sans conscience :
« Dans la famille Les dégagistes dégagés, je demande… »
Il est un fait sur lequel tout le monde s’entendra : la France n’a plus de roi depuis Louis-Philippe. La France est – du moins en théorie – une République, une « démocratie ». Elle est officiellement gouvernée par un Président en principe élu au suffrage universel par le peuple souverain.
Pour tout observateur lucide, et pour beaucoup de Français qui se sentent déçus ou trahis, la Présidence Macron a cependant inauguré une forme inédite de régime. Un régime qui n’est plus tout à fait une République, encore moins une vraie « démocratie ». Ce terme de démocratie rebattu à l’envi relève davantage aujourd’hui du mythe, du simulacre et des habitus rhétoriques, que d’une réalité politique objective. C’est hélas le cas en France, mais aussi dans d’autres pays européens et occidentaux, comme les Etats-Unis. Et ce depuis plusieurs décennies.
Ce régime est inédit, parce que le profil d’Emmanuel Macron est inédit, on aurait tendance à l’oublier. Arrivé très jeune et « par hasard » en politique, le candidat préféré de l’oligarchie semble s’être pourtant plié par deux fois au rituel électoral des Présidentielles, qui consiste à se faire adouber par le peuple selon les règles prévus par la Constitution et les usages prévus par la tradition démocratique française.
Macron n’a-t-il pas justement été sacré monarque élu en 2017 par une majorité de Français, dans le plus parfait respect des règles constitutionnelles et démocratiques ? Et n’a-t-il pas été reconduit dans ses fonctions en 2022, après une campagne certes escamotée puisque sans débats, mais qui avait néanmoins toutes les apparences de la légalité ?
Le bougre le répète d’ailleurs souvent : « J’ai été élu démocratiquement par deux fois par une majorité de Français… » Et personne n’y trouve a priori rien à y redire.
Ces élections ont-elles été cependant aussi conformes qu’ont le dit aux règles et institutions de la 5e République ? Et surtout à l’esprit de cette Constitution, de cette République, et à l’esprit de la démocratie ? Autre débat.
Autre question qui pose problème : Qu’est-ce qu’Emanuel Macron avait de commun et qu’est-ce qui de différencie objectivement des 7 prédécesseurs qui ont occupé le même fauteuil à l’Elysée. Depuis de Gaulle jusqu’à François Hollande ?
Tous ceux-là étaient clairement issus du sérail politique.
Bien que contesté par le marigot politique et contraint à la démission en 1969, par fidélité à un engagement qui n’est depuis plus de mise : suivre « la voix du peuple« , « se soumettre ou se démettre » – de Gaulle était auréolé de cette stature historique du grand homme, du héros de la guerre qui avait su restituer à la France sa fierté, restaurer son honneur et sa grandeur, et lui redonner sa place à la table les grandes nations. Autant de valeurs et de priorités qui ne sont clairement plus de saison dans la France de Macron, ou ce qu’il en reste, sinon en pieuses déclarations.
Ses successeurs n’ont pas eu cette carrure. Mais tous étaient investis d’une légitimité à briguer le pouvoir suprême. Eu égard à leur engagement pour la France, ou à la tête d’un grand parti. Et tous ont gouverné avec un souci plus ou moins sincère du sort de la France et des Français. En se déclarant dès leur élection comme « Président de tous les Français« , et en démontrant par leur exercice du pouvoir, notamment face aux épreuves les plus graves, qu’ils s’étaient montrés plus ou moins dignes de cette haute fonction qui les dépassent.
Depuis ses premiers discours de candidat jusqu’à ses dernières déclarations, au Maroc, à Bruxelles et ailleurs, Macron ne fait que répéter des antiennes creuses, des formules bidonnées mais bien alambiquées, des éléments de langage servis par ses cuisiniers en comm. Sans jamais croire un seul mot de ce qu’il affirme. Et en trahissant par ses revirements incessants et ses décisions erratiques tout ce qu’il avait déclare ou promet sur le moment, à seules fins de calmer le jeu, de séduire, de flatter ses courtisans et d’abuser les auditeurs les plus naïfs.
Il est intéressant quand on prétend juger, a posteriori comme a priori, l’action d’un dirigeant politique, de savoir qui il est vraiment, d’où il vient, quelle est son background, sa personnalité, sa psychologie, ce qui le motive, comment il s’exprime, qui le soutient, qui sont ses vrais amis, ses collaborateurs, quel sont ses réseaux d’influence, qui le manipule…Et à finalement qui profite le crime ?
Le fait est : Macron n’avait à son arrivée au pouvoir rigoureusement aucune expérience réelle de la politique. Juste un bon réseau et quelques solides appuis qui li ont permis de s’illustrer lors d’un court passage très remarqué à la tête de Bercy. Contrairement à tous ses prédécesseurs, et à la majorité du staff politique de l’époque, Macron n’a jamais eu aucun enracinement politique, ni aucune expérience de terrain en tant que membre, simple militant, cadre ou dirigeant d’un parti. Aucun mandat électif, rien ! Juste une carte du PS prise comme simple formalité lors de son parachutage dans l’équipe de François Hollande. Ce qu’il a d’ailleurs lui-même reconnu.
Ce jeune Sciences Po-ENA, haut fonctionnaire des finances, dirigeant associé de la filiale française de la Banque Rothschild (comme Georges Pompidou avant lui ), a été littéralement parachuté en politique par ses mentors. Il n’est pas le résultat d’un parcours fondé sur l’engagement, le mérite ou de cette alchimie qui se tisse au fil des épreuves entre un leader et le peuple.
Jacques Attali l’avait remarqué très jeune comme un bon élément à mettre en pépinière. Il s’en est d’ailleurs plusieurs fois fait l’écho. Nommé rapporteur général adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française, ou Commission Attali, chargée par Nicolas Sarkozy de fournir des recommandations pour relancer la croissance économique, l’étoile Macron commença à briller.
D’autres bonnes fées plus discrètes jouèrent un rôle décisif pour propulser le petit prodige au rang de conseiller du Président Hollande, afin de souffler à l’oreille de cet ancien HEC un peu falot la bonne politique industrielle et économique de la France. Parmi ces vieux messieurs empressés mentors du mari de Brigitte, on compte également de grands milliardaires comme Bernard Arnault, un homme qu’on ne présente plus. Mais aussi Peter Brabeck, PDG du groupe Nestlé et proche ami de Macron (« très proche« , comme le suggère Christian Combaz, écrivain habitué des rumeurs du Tout-Paris et journaliste au Figaro…)
Ainsi le sous-marin programmé des élites a-t-il d’abord fait ses classes en politique comme que Secrétaire général de l’Elysée, introduit à ce poste par Jacques Attali. Un poste clé qui lui permit d’observer tout en se rendant indispensable. Une attitude qui déjà irritait passablement ses camarades du PS, comme Martine Aubry. Son arrogance de jeune premier, son ambition démesurée, son style de preppy endimanché de chez Rothschild, ses tics de langage et ses anglicismes callés sur ceux des managers, sa dogma néolibérale décomplexée étaient peu goûtés par les purs et durs du PS. Et puis il avaient des rivaux aussi ambitieux que lui, le Premier ministre Manuel Valls et le frondeur du PS Benoît Hamon en tête.
L’étoile montante fut ensuite nommée ministre de l’Economie, en charge de brader sans trop le dire nos plus beaux fleurons industriels nationaux à ses amis yankees. Poste qu’il quitta opportunément quelques mois avant d’entamer la campagne de 2017 pour prendre la tête d’un tout nouveau parti créé spécialement par ses amis.
Le parti du candidat En Marche !, remixé par la suite tel une vieille marque de lessive en fin de cycle en La République En Marche, Renaissance ou Ensemble, n’est pas né d’un rassemblement de militants, de femmes et d’hommes enracinés en politique et réunis par des convictions communes, des valeurs , une vision, un projet. Encore moins par une ambition se servir la France et les Français, l’Etat ou la Nation. Ce n’était pas non plus une vieille maison fédérant autour d’un vieux briscard de la politique qui l’aurait prise d’assault pour conquérir le pouvoir suprême, comme le RPR de Chirac ou l’UMP de Sarkozy.
La France était en fait le grand absent de ce slogan vide et creux : En Marche ! En marche vers où ? Avec qui ? Vers quel but ? Pour quoi faire ? Pour servir qui ?… Juste un appel fantasmatique au « Mouvement« . Avec des accès messianiques suggérés par la référence subliminales aux Béatitudes : « En marche les affligés !… »
La béatitude est précisément ce qui servit d’alchimie fédératrice aux magiciens de la communication et aux scénaristes des grands shows pour mettre en scène et donner corps à l’illusion Macron. Au sortir des meetings, les jeunes groupies interrogées sur ce qui leur avait plus dans le programme de leur idole n’avaient d’autre réponse à donner au journalise que : « Il est jeune !« … Mais encore ? : « Il est beau... »
On a vendu du rêve, du pschittt, comme on vend un parfum ou une savonnette. Et la France s’est transformée le temps d’une campagne en midinette. L’état de grâce dura jusqu’à l’affaire Benalla. Elle fut consommé quand les Gilets jaunes prirent d’assauts les ronds-points avec de monter sur les Champs-Elysées réclamer la tête du roitelet tétanisé, défendu par une armada de policiers et de CRS en armes aux ordres du bien-nommé Préfet de Police Lallement : Tabassez ! Tabassez ! Tabassez !…
Le sang fut répandu en abondance lors de ces jacqueries improvisées mais vite récupérées, dont la cause fut décrédibilisées à cause des casseurs, ces black blocks dont une bonne partie étaient en réalité comme l’ont montré nombre de reportages des policiers infiltrés dans les rangs des manifestants pour semer la violence et le désordre. Il le fut aussi plus encore lors des manifestations qui suivirent en 2018-19 pour s’opposer à cette réforme des retraite très impopulaire notamment dictée par Larry Fink, le PDG de BlackRock invité à siéger à un Conseil des ministres de la République, tandis que des infirmières, des magistrats, des pompiers et des grands-mères se faisaient tabasser à terre par les BRAV sur le pavé parisien.
Les violences policières ne sont pas un mythe ou un élément de langage inventés par les gauchistes : c’est une réalité, que les policiers dénoncent eux-mêmes en off, en précisant qu’ils ont pas signé pour assurer l’ordre, pourchasser des criminels et défendre le peuple, « non pour défendre une dictature« … Ceux parmi les plus dégoûtés qui ne se sont pas suicidés ont démissionné en masse.
Quant à la cour resserrée autour du petit régent, elle n’était là comme que se servir, servir ses amis, ses généreux mécènes qui l’avait fait exister pour parader. Non pour servir. Servir l’Etat, servir la France ou les Français. Surtout pas pour servir « ceux qui en sont rien« . L’entre-soi et le mépris des élus envers les inutiles sont devenus la marque de fabrique du pouvoir sous le règne de Jupiter.
Tous ces impatients sont montés en politique sans gravir les étapes de leurs aînés. Pour affirmer leur allégeance à un monde nouveau et totalement fantasmé, hors-sol, à un système et à des non-valeurs. A un monde digital, apatride et post-France, où seule L’Europe compte comme Transcendance commune. Où le monde dérégulé est l’unique terrain de jeu. Où la valeur de chacun se mesure à la performance, à l’efficacité. Avec juste ce qu’il faut d’enrobage « progressiste« . Histoire de s’afficher politiquement correct et raccord avec les causes obligées les plus en vogue : un humanisme de pure façade, réduit à des options technocratiques. La fameuse question environnementale, et la chimérique mais profitable « lutte contre le « réchauffement climatique » : un business ultra bankable dans lequel sont investis massivement les amis de Macron, dirigeants et actionnaires de multinationales du green business, grands industriels des marché de substitution carbone, ONG environnementales…
Autres causes obligées, la défense des droits des femmes et des minorités, l’antiracisme, l’antinationalisme, l’anticolonialisme, et tous ces ismes qui servent de succédané éthique aux cyniques comme aux fanatiques. Les droits LGBTQIXYZ+, l’idéologie transgenre et l’éducation des jeunes enfants à la sexualité des adults dans les écoles, thèmes sur lesquels le couple Macron s’est illustré avec une obsessionnelle efficacité, bien plus que certains militants les plus zélés. Bref, tous les avatars woke du gauchisme remixés à la sauce libérale et érigées en nouveaux dogmes pour court-circuiter les revendications anticapitalistes ou antisystèmes.
Un monde aussi où les institutions de notre pays doivent se plier au nouveau paradigme supranational, et non l’inverse. Comme « Europe » du mensonge, cette Europe du kidnapping des peuples, cette Europe de la guerre, de la paupérisation des classes moyennes, de la négation des identités et des cultures, de la division des peuples en communautés fragmentées, et de la submersion migratoire organisée… Pour le plus grand bonheur des multinationales américaines grâce au dumping salarial, à la concurrence déloyale et à l’exploitation de toute la misère du monde. Tous ça manigancé par des stratèges occultes qui rêvent de détruire les Etats-nations pour mieux les soumettre.
Un choix. Un choix intéressé car beaucoup venaient clairement sous les lambris dela République pour t fair du business sans aucun complexe. Phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui a pris une ampleur inégalée depuis Macron.
En Marche était une juste une belle arnaque dans laquelle beaucoup de pigeons se sont engouffrés « pour faire barrage« , etc… C’était juste une machine à gagner, créée spécialement pour hisser une marionnette savamment formatée, très ambitieuse, beau parleur et possédée par son ego à l’Elysée.
Quant à son entourage, on a plus que jamais auparavant débauché des profils de trentenaires et de jeunes quadras aux dents longues dans les provinces et dans le privé. Dans cette mythique « société civile » présentée comme un antidote vivant et up-to-date à la sclérose des vieux partis. On a fait miroiter à ces gamins ambitieux une carrière et un poste de député. On a rassemblé parmi les cadres du nouveau parti et les futurs ministres un nombre record dans de conflits d’intérêts avec des lobbies privés, et de jeunes ambitieux malléables. Notamment tous les Premiers ministres de Macron qui se sont succédés, d’Edouard Philippe à Gabriel Attal.
En Marche n’était lors de sa création qu’un parti « clic » : il suffisait pour devenir membre de cliquer sur un bouton, sans jamais payer de cotisation. Comme un achat d’impulsion sur Amazon… Un parti fantoche, affranchi de toute filiation politique, sans tête d’affiche à part le jeune premier. Un événement que ce lancement annoncée en grandes pompes, qui suscita tellement d’empressement d’une flopée de mécènes venus décorer le berceau ! Et soutenir « le Mozart de la finance », ce candidat surprise à peine formaté pour lancer l’OPA du siècle sur la France.
Pauvre France !… Une vieille dame rincée par des années de gabegie politique, de fausses promesses et d’affaires, avec des institutions brinquebalantes, un personnel politique ringard et décrédibilisé. Il fallait donc du neuf, un nouveau souffle, dégager vite et faire fort !
Alors on fit fort.
Aidé par ses amis milliardaires qui contrôlent tous les médias, le puceau a vite doublé les cadors du sérail : tous à la poubelle ! Inconnu mais lancé comme une marque de lessive par les mages de la comm, ce prince charmeur, « jeune« , « beau » et « nouveau » (ses 3 seuls véritables arguments de campagne), mais aussi bien élevé, certes ambitieux mais surtout rassurant ca « ni de droite ni de gauche »… On allait en finir avec ces décennies de déclin, avec ces vieux politiques hypocrites, incompétents et pourris, avec cette inertie… Place aux jeunes !
On a ainsi fabriqué un mirage collectif, sur lequel chacun pouvait allègrement projeter ses attentes, ses frustrations, ses déceptions. De quoi balayer toute la vieille garde et sauter une génération d’ambitieux, à droite comme à gauche, qui piaffaient pour dégager « Flamby » : les Fillon, Hamon, Mélenchon, et autres histrions.
Le mirage Macron a superbement fonctionné, porté au pinacle par tous médias qui ont fait campagne pour lui, et un aréopage de sponsors tellement pléthorique qu’on peine à les énumérer. Un carrousel de bonnes fées affairées, sans équivalent dans l’Histoire française, pour conduire au Sacre le futur champion de la startup nation. Les plus grands noms et les plus grandes fortunes ont tressé sa couronne. De Bernard Arnault, patron de LVMH et ami de toujours à Xavier Niel, fondateur de Free, actionnaire et patron du groupe Iliad, en passant par Pierre Bergé et tant d’autres.
Dans cette Macronie royaume des conflits d’intérêts, il ne faudrait surtout pas négliger Big Pharma, secteur champion des sponsors de LREM. Un parti financé notamment par 4 grands laboratoires pharmaceutiques qui obtinrent 6 mois seulement après le sacre, alors qu’Agnès Buzyn était ministre de la Santé, un très beau retour sur investissement ! Grâce à l’ajout de 11 nouveaux vaccins rendus obligatoires pour les nourrissons, malgré la ferme opposition du corps médical. Ne parlons pas du Covid, des liens entre la Macronie et des labos comme Sanofi ou Pfizer. Et ceux de Macron avec le PDG de Pfizer Albert Bourla.
Que dire aussi des liens d’intérêt évidents de Macron et Bourla avec la sulfureuse Présidente de la Commission européenne Ursula van der Leyen, fille et petite-fille d’anciens Nazis, faut-il le rappeler, et cheftaine des dirigeants européens inféodés au Forum de Davos et son gourou-Président faiseur de Young global leaders Klaus Schwab1.
Fait unique dans l’Histoire française, doit-on rappeler, qu’En Marche, le parti chouchou de l’oligarchie bancaire et du monde des affaires, dont la Banque Rothschild, n’a jamais été un vrai parti, tant du point de vue politique que juridique. Juste une rampe de lancement électorale pour siphonner les autres partis, de droite comme de gauche et du centre : PS, UMP, MEDEF et autres. Afin de propulser le prodige au sommet, et assurer à son parti une confortable assise au Parlement. En effet, l’entité juridique En Marche, ses fondateurs, ses dirigeants, n’étaient rien d’autre qu’une émanation du cabinet de conseil stratégique américain McKinsey. Cabinet dont la filiale française est dirigée par un certain Victor Fabius, fils de Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel. Aucun conflit d’intérêts bien sûr à redouter.
McKinsey ne s’est pas seulement contenté de créer En Marche ou de lancer le candidat Macron. Tout y compris le personnage médiatique, son image, sa success story, son faux couple avec Brigitte, sa campagne, son programme, ses happenings et ses éléments de langage a été savamment conçu, pesé, testé et mis en œuvre, avec des moyens financiers et logistiques considérables, pour lui permettre de réaliser ce miracle : éliminer en quelques semaines tous ses concurrents, se hisser au second tour face à un épouvantail d’extrême droite propulsé par les médias pour servir de repoussoir, et pulvériser le paysage politique au profit d’une arnaque, d’un mirage. Dont les Français groggy après 7 ans de destruction programmée de leur pays mettront très longtemps à se remettre.
Une opération d’ingénierie sociale servie par l’ensemble des médias officiels, et de manipulation de masse orchestrée selon les techniques les plus efficaces du management stratégique et du marketing politique. Un scénario plus grandiose que le lancement d’un blockbuster hollywoodien ou d’une nouvelle Mercedes.
Macron n’a donc jamais été un « Président » légitimement élu par les électeurs français. Faut-il enfoncer le clou en précisant que les résultats électoraux du 22 avril et du 6 mai 2017 furent habilement et discrètement « corrigés », à l’aide du logiciel américain Dominion, lequel servit pour la première fois en France à compiler et répartir les votes rassemblés dans chaque région au soir des élections ? Une opération délicate, réalisée sur des ordinateurs aux Etats-Unis. Dominion, selon les experts, autorise toutes les manipulations électorales durant les étapes sensibles qui séparent la le comptage des bulletins dans des bureaux de vote et l’annonce officielle des résultats par le Ministère de l’intérieur. Selon certains, Macron n’aurait même pas dû être présent au second tour en 2017 !
Macron est aussi un Président hors normes par son style et sa personnalité, hautement problématique. D’après plusieurs psychiatres, experts et enquêteurs qui se sont longuement penchés sur son cas, il est le prototype du psychopathe notoire, doublé d’un pervers narcissique manipulateur. Cet homme envahi par son ego est un séducteur et menteur compulsif. Il est perpétuellement en proie à des contradictions et des accès de colère, à des addictions décompensatoires, connues de son entourage et de certains habitués de l’Elysée : à la cocaïne, dont il présente de nombreux symptômes addictifs, au chemsex booster d’une sexualité compulsive. En dépit de l’image qu’il cherche à donner de lui-même, c’est un homme profondément déconstruit, avec une personnalité dissociée, certainement sous emprise psychologique. Son le profil passé au crible par des spécialistes présente des analogies avec celui des victimes de programmes de manipulation mentale, comme le Projet MK Ultra développé par la CIA et toujours en activité, contrairement aux démentis officiels.
Comment ne pas admettre que cet homme n’est pas un vrai Président au service des Français ? Qu’il n’est ni habité par une vraie vision, qu’il n’a jamais eu aucun autre projet que de servir l’a caste qui l’a hissé au pouvoir. Qu’il n’a que mépris pour la France et les Français. Et qu’il n’est même pas même motivé exclusivement, comme tant d’autres politiciens véreux, par cette dévorante ambition carriériste. Suivant un plan de carrière tout tracé qui consiste à aller pantoufler quelques années à l’Elysée entourés de quelques copains ministres bardés de conflits d’intérêts, de régaler ses amis du privé avec l’argent des Français et la dette publique, avant de retourner chez Rothschild, chez Goldmann-Sachs, ou dans quelque ONG contrôlée par la Caste pour y faire fructifier ses contacts et profiter des millions versés dans quelque paradis fiscal par ses généreux mécènes.
Ce régime pourri jusqu’à la moelle n’est clairement pas celui imaginé par le général de Gaulle. Quand il posa les fondations de la 5e République. Ce régime n’est clairement pas non la République. C’est une ploutocratie qui règne par la corruption, doublée d’une dictature molle qui ne dit pas son nom. Mais qui tente de préserver les apparences institutionnelles et rhétoriques de la démocratie.
Tout le monde le ressent en France aujourd’hui. Avec cette débâcle qui a contaminé l’Etat, qui a érodé le reliquat toute la confiance d’un peuple exsangue envers un personnel politique corrompu. Et des politiques médiocres qui l’ont trahi pour aller à la soupe, toutes tendances et tous partis confondus.
La France n’est cependant pas une exception. Les Etats-Unis nous ont précédés de 10 ans au moins. L’élection de Donald Trump, dont les enjeux sont incomparables avec ceux de 2016, a été pour l’Amérique un formidable exercice de déballage et d’exorcisme national. Son mandat qui débute en janvier prochain sera l’un des plus marquants et riches en rebondissements de toute l’Histoire des Etats-Unis. Avec des révélations fracassantes, des têtes qui vont tomber et des procès en série qui ont déjà largement commencé. Notamment sur les crimes des années Covid, sur la corruption, et bien d’autres choses encore.
Aux Etats-Unis, le wokisme, cette religion nihiliste et moraliste, dernier avatar du gauchisme, est en fin de vie. Alors qu’elle flambe et fait des ravages en France, du moins dans les cercles très minoritaires mais ultra nuisibles où elle fait florès. Une religion qui s’ajoute à d’autres instruments stratégiques, comme l’écologisme des ONG environnementales, l’immigrationnisme de l’Open Society ou l’islamogauchisme des oppositions contrôlées, dans la panoplie d’ingénierie sociale et comme armes de destruction massive de la Caste mondialiste.
Depuis l’échec du programme Covid destiné à initier le Great Reset, cette Caste donne d’évidents signes de panique régulièrement relevés par de nombreux observateurs avertis, comme la fondation Children’s Health Defensedu sénateur Robert Kennedy Jr., ou Le Courrier des Stratèges dirigé par Eric Verhaeghe. Elle rencontre de puissantes résistances à son plan d’accélération des basculements systémiques, qui consiste à déclencher des chocs contrôlés pour déstabiliser l’opinion et lui faire accepter des remèdes impopulaires allant dans le sens des objectifs poursuivis. Une stratégie du choc parfaitement analysée par Naomi Klein dans un essai du même nom paru en 2010.
Le but final de cette Caste, maintes fois rappelé par des seconds couteaux comme Jacques Attali ou des exécutants comme Nicolas Sarkozy, est de parvenir à l’instauration d’un gouvernement mondial et à la finalisation d’un Nouvel ordre mondial, aujourd’hui en voie d’achèvement. Afin d’accélérer la dissolution des Etats-nations au bénéfice de cette gouvernance mondiale, de nombreux instruments de déstabilisation sont mis à contribution. La démocratie dans les pays qui s’en réclame n’est déjà plus depuis longtemps qu’une coquille vide et un simulacre.
Mais les opinions rechignent à se plier aux changements rapides qu’on leur impose. Chaque crise contrôlée génère son lot de réactions plus ou moins violentes. Celles-ci sont aussitôt récupérées et instrumentalisées, notamment pour justifier la mise en place dans l’urgence de mesures coercitives aptes à intensifier le contrôle des populations, à restreindre toujours plus les libertés, en échange d’une promesse sécuritaire de rétablissement de l’ordre et de protection des populations. Crises sanitaires, politiques, sociales, économiques, financières, énergétiques, climatiques, conflits de haute intensité… tout est bon pour imposer des mesures de contrôle et sauter les étapes du changement systémique.
Afin de dissoudre plus rapidement les Etats-nations dans ce Nouvel ordre mondial, de faire glisser les souverainetés nationales vers des institutions non élues mais au service d’intérêts privés comme la Commission européenne, et de fondre les individus déracinés dans un grand Indifférencié mondialiste, les stratèges du N.O.M. déploient une panoplie d’instruments stratégiques, usant de corruption massive vis-à-vis de tous les pouvoirs résiduels, de déstabilisation des opinions publiques grâce à tout l’éventail des techniques d’ingénierie sociale, de fragmentation des identités et des liens afin d’isoler les individus, des favoriser le communautarisme en faisant monter par des jeux mimétiques et idéologiques les communautés les unes contre les autres…
Les idéologies mirages de substitution comme l’écologisme, l’islamisme, l’immigrationnisme ou le wokisme sont largement promues dans les milieux politiques, culturels, universitaires et médiatiques influents. Notamment via des fonds privés comme les programmes de l’Open Society qui visant à favoriser une immigration massive et ingérable vers des continents comme l’Europe.
La France et ses pseudos élites intellectuelle tardent à comprendre cette logique du deep state, l’Etat profond, qui a infiltré et en partie phagocyté tous les réseaux de pouvoir, mais dont la toxicité corruptive apparaît de plus en plus clairement aux Etats-Unis. En France, l’un des pays occidentaux où le niveau de censure étatique est aujourd’hui le plus élevé, les esprits tardent à se dégriser. On en est encore à ânonner les mêmes réflexes rhétoriques éculés et à brandir le drapeau « Complotiste! » ou « Extrême droite ! » chaque fois qu’un fait ou un argument contredit objectivement la doxa officielle.
Or l’élection de Trump signe précisément le retour de ce que les oligarques et le deep state haïssent par excellence : l’Etat-nation, la Souveraineté du peuple et l’unité de la Nation, la voix du peuple contre le diktat des élites, la morale et la lutte contre la corruption, l’indépendance des grandes institutions et de l’appareil d’Etat par rapport aux milieux d’affaires et à la haute finance…
Une vraie Révolution, qui n’est pas un slogan. Mais qui promet de belles années d’épuration dont l’Amérique et ce monde avaient tellement besoin.
Bien sûr, cet engagement n’est pas exempt de calculs : le pouvoir est tout sauf angélique, et la réalité n’est jamais toute blanche ou toute noire. L’avenir dira si ce pari est réussi ou s’il échoue dans les compromis et les combines.
Quant à la France, elle va sans doute continuer pendant quelques années à décliner et s’enfoncer dans cet abîme sans fond. Mais une chose est sûre : Macron et sa clique sont désormais en sursis. Sa tête est mise à prix. Il le sait, il panique, comme ses mentors depuis plusieurs années. Il agit de façon erratique et impulsive. Et cela se voit de plus en plus.
Comme d’autres, il devra un jour rendre des comptes aux Français qu’il a volés, trompés, trahis. Et pour les innombrables et authentiques crimes, que lui et ses amis ont commis. Notamment cette liste longue comme le bras de crimes contre l’humanité perpétrés volontairement durant les années Covid. Crimes qui ne font nullement de la France une exception ; tout juste le meilleur élève des bourreaux de Bruxelles, des potes de Pfizer, de l’OMS et ses financeurs, les fondations Gates ou Gavi.
D’ailleurs notre marionnette élyséenne n’est en aucune façon le génial maître d’ouvrage de ce stratagème macabre. Juste l’exécutant le plus zélé parce que siphonné, manipulé et forcené. N’est-ce pas en effet le cabinet McKinsey, encore et toujours lui, qui a recommandé puis orchestré cette politique sanitaire et vaccinale appliquée au même moment et selon les mêmes modalités dans 65 Etats entre 2020 et 2022 ? Un plan mené de main de maître, mais qui a en partie capoté et réveillé beaucoup d’endormis.
Le grand ménage dans tout ce merdier est annoncé aux Etats-Unis. Il a déjà commencé. Il se poursuivra en France, sans aucun doute possible. A mesure que les esprits se dégriseront, que la vérité éclatera au grand jour, que l’industrie du Mensonge – médias, think tanks, élites et experts de plateaux, instituts véreux – sera démantelée. Et quand les effets néfastes de la corruption auront rendu la vie plus infernale encore à des millions de Français, condamnés à payer pour les crimes d’une poignée d’abuseurs et de profiteurs.
Le jour se lève sur un monde en ruines. Sur une France ruinée. Une France à l’agonie, mais dont les racines demeurent puissantes. Et qui un jour renaîtra de ses cendres, tel un Phénix.
Qui vivra verra. En attendant c’est l’heure de payer l’addition, et d’instruire les dossiers avant l’heure du Jugement.
L’entourage du nouveau Président élu Donald Trump ne comporte pas que des gens réellement formidables et dont on attend beaucoup. Comme le sénateur démocrate Robert Kennedy Jr. rallié au candidat républicain. Ce célèbre « complotiste », neveu de JFK auréolé d’un destin particulier, qui mouille depuis 5 ans la chemise pour dénoncer notamment les crimes de Bill Gates, de l’OMS, de Pfizer et ses actionnaires, ce cirque sanitaire et planétaire destiné à initier l’ère du contrôle de masse qu’est le Great Reset, pour défendre ces millions de victimes recensées par les agences de pharmacovigilance et défendues dans des procès initiés dans le monde (sauf en France…) suite aux campagnes massives et coercitives d’injections ARNm supposées nous protéger d’une « pandémie » artificielle créée grâce à des milliards de tests PCR…
Robert Kennedy est aujourd’hui pressenti pour diriger la Santé, et faire le ménage dans un establishment gangrené par les rats du deep state et autres fanatiques transhumanistes.
Quant à Elon Musk, il n’est absolument pas comparable à ce véritable héros de l’humanité qu’c’est Robert Kennedy.
Musk ne ressemble pas du tout à l’image que s’en font bon nombre de de Tweetos scotchés comme des papillons par le phénix du numérique.
Elon Musk roule uniquement pour lui-même, pour son empire, et pour les amis de sa Caste. Non pour l’Amérique, dont cet entrepreneur mondialiste pur et dur né en Australie se fout éperdument. Non pour la « liberté d’expression », dont il a fait un slogan marketing lors du rachat de Twitter. Encore moins pour l’humanité.
Son alliance politique avec Trump n’est évidemment que de circonstances et calculée. Twitter n’est nullement un espace de « liberté » sur différents sujets sensibles, face à la censure exponentielle des médias mainstream. Sinon de façon purement factice, temporaire, relative, et surtout très calculée.
Il ne faudrait pas être naïf, céder aux sirènes du marketing des people, et oublier « QUI » est réellement Elon Musk. Car les apparences sont trompeuses et savamment entretenues.
Elon Musk n’est pas ce surdoué, ce génial créateur de startups, ce geek sympathique, cet électron libre et frondeur, cet adolescent rebelle, dissident d’une Caste oligarchique de ploutocrates-psychopathes à laquelle il appartient. Tout comme Trump d’ailleurs, soi dit en passant.
Elon Musk est aujourd’hui l’un des pires ennemis de l’humanité, et de son avenir. Il est l’un de ces prestigieux « Young global leaders » distingués et formés par le Forum de Davos et son Président Klaus Schwab, l’artisan du « Great Reset ». Lequel Schwab est un authentique néonazi, fils d’un grand industriel nazi, ami d’H1tler et dignitaire du régime. Un gourou planétaire nommé en 1971 à la tête du World Economic Forum par David Rockeller (soutien et financeur du régime nazi) et le groupe de Bilderberg, afin de propager partout dans le monde l’Evangile néolibérale et mondialiste. Mais aussi cette idéologie transhumaniste et eugéniste, dont un certain Josef Mengele n’aurait oser rêver. En infiltrant tous les gouvernements, du moins en Occident, selon Schwab lui-même.
Musk est un apôtre infatigable, comme Bill Gates, George Soros, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Ray Kurzweil, Yuval Harari, Laurent Alexandre et tant d’autres, de la nouvelle religion de cette Caste : le transhumanisme.
Sa startup Neuralink (vantée par Klaus Schwab notamment dans une interview accordée à la RTS en 2016) travaille depuis des années à la mise au point d’une puce destinée à être implantée dans le cerveau humain pour servir d’interface numérique entre celui-ci et les AI, au prétexte de nous connecter directement par la pensée à internet (cf. le site officiel neuralink.com). Une chimère qui a déjà causé la mort de centaines de singes cobayes. Les expérimentations sur l’homme ont débuté il y a 2 ans, grâce à de nombreux cobayes « volontaires ».
Cette technologie folle, si elle fonctionnait, serait, toujours selon Klaus Schwab, l’outil parfait de contrôle de toute l’humanité. Puisque qu’elle permettrait de collecter en temps réel et grâce à des nanorobots injectés dans l’organisme (avec les « vaccins ») des milliers de datas sensibles concernant l’état de santé de chaque individu à son insu, de les transmettre via les objets connectés et la 5G à des serveurs et des AI, et de les traiter pour contrôler chaque personne. Mais elle permettrait aussi d’envoyer des informations top-down au cerveau, d’émuler à distance des sensations fictives, des émotions, des réactions, des comportements, bref de piloter à distance des milliards d’humains en état de transe numérique, et plongés dans des réalités virtuelles… Science-fiction ? Non : réalité en marche !
Musk est aussi le créateur et le PDG de Tesla et de Starlink. La première vend des voitures connectées et autonomes très tendance aux fils-à-papa et autres crétins frimeurs de la planète. C’est l’un des outils essentiels destinés à se généraliser de contrôle numérique des populations, grâce aux véhicules connectés qui seront bientôt mis en location dans toutes les « smart cities » ou « 15 minutes cities » comme New York, Londres, Paris, Tokyo ou Dubaï, où sera rassemblé à partir de 2030 l’essentiel de la population mondiale. Une nouvelle norme de transports urbains et intercités autonomes et contrôlés pour la prochaine décennie.
Quant à Starlink, un réseau de 40.000 satellites déployés dans l’espace grâce aux fusées de la firme SpaceX (concurrente de la Nasa, créée et dirigée par Musk), son but n’est pas comme le prétend la comm institutionnelle d’offrir un accès internet gratuit et illimité à tous partout sur terre, mais essentiellement d’offrir le plus formidable outil de surveillance de masse par satellite à tous les dingos de la CIA, du Pentagone et des multinationales privées.
Enfin Musk est exactement sur la même ligne que les eugénistes du clan Rockefeller, que Bill Gates Soros ou Attali, que le WEF et autres obsédés de la « réduction de la population mondiale », au motif fallacieux de « sauver la planète ». Et ce par tous les moyens possibles, notamment les futures injections ARNm des fondations Gavi et Gates, rendues prochainement obligatoires pour tous grâce à la « loi pandémie » que cherche à imposer depuis cette année l’OMS à ses États-membres.
Bref, Musk est un psychopathe machiavélique absolu, un type exécrable en dépit de ces déclarations tres « cools » et de son CV qui le rendent si sympathique aux yeux de beaucoup de gogos.
Même si l’on fait mine de s’en désintéresser, et quelles que soient ses opinions politiques, son goût ou son aversion pour « l’Amérique » et tout ce qu’elle représente, l’élection d’un nouveau Président des Etats-Unis est toujours un événement important, pour le monde et pour chacun d’entre nous. Ne serait-ce que parce qu’il est susceptible d’impacter nos vies, même à 8 ou 15.000 kilomètres de distance de Washington DC.
Très honnêtement je n’étais pas suspendu à ce scrutin. Je n’ai même pas suivi la campagne américaine. J’en attendais par contre une vraie clarification entre le peuple américain et son destin, entre le peuple américain et ses élites, entre l‘American dream et le choc cruel avec le réel, en ce 21e siècle chaotique où tout à tout moment peut basculer.
J’aimerais d’abord adresser un grand message d’amitié et de soutien à tous mes amis, aux Etats-Unis comme ailleurs, qui avaient cru pouvoir miser sur le « mirage » Kamala Harris, et qui se sentent aujourd’hui dévastés à l’idée de voir Trump élu. Ainsi qu’à tous ceux qui me sont chers en ce monde, et qui espéraient un changement positif de cette élection.
A leur place, j’aurais sans doute été très partagé.
Mais ces 5 années écoulées, l’engagement que j’ai pris comme journaliste indépendant de servir la vérité, m’ont ouvert les yeux sur bien des sujets, que beaucoup ignorent, refusent de voir ou n’oseraient imaginer. Ils m’ont conduit à voir le monde de façon « cash », sans filtre, dans toute sa noirceur et sa complexité, debout et bien en face. A continuer d’aimer cette Amérique qui me fascine depuis que je suis gosse, mais avec un regard plus adulte, plus lucide et plus exigeant. A considérer le monde et le rôle réel qu’y joue la bannière étoilée avec des lunettes moins déformantes que celles imposées par les logiques systémiques, les discours pieux, les rhétoriques médiatiques, et cette fausse morale totalitaire du « politically correct« .
Aucune illusion aujourd’hui : Trump n’est ni un sauveur comme le croient ses groupies, ni une solution magique aux tourments qui assaillent le monde. Notamment les plus fragiles, livrés à l’arbitraire des puissants et à leur soif illimitée de pouvoir.
Il représente cependant une alternative, un pari à double tranchant, un grain de sable à mon sens bienvenu dans cette belle mécanique infernale que bon nombre de marionnettes interchangeables ont servi. Notamment chez nous en France et aux États-Unis. Parfois sans même avoir vraiment conscience des choix qu’ils faisaient.
La route est longue et semée d’embuches. Mais l’humanité progresse et surmontera toutes ses épreuves.
Le monde, « ce » monde, est encore dominé, en partie du moins, par la première puissance que sont les États-Unis. Et malgré le pouvoir réel de l’Etat profond, des institutions mondiales qui rognent sa souveraineté, et des contre-pouvoirs qui réduisent la marge de manœuvre réelle du Président, celui-ci dispose toujours de grands pouvoirs. Pour peu qu’il jouisse de toutes ses facultés mentales et d’une large assise démocratique, qu’il soit bien entouré et conseillé, et qu’il respecte le mandat que lui a confié le peuple ; ce qui semble a priori le cas du nouveau Président élu.
Il dispose surtout d’un pouvoir qui ne peut se quantifier : celui que lui confère sa légitimité selon le jeu plus ou moins fictif de la démocratie. A savoir l’appui d’une majorité d’hommes et de femmes qui constituent la Nation.
Cette énergie est bien plus qu’un simple calcul arithmétique : c’est tout l’écart qui sépare le pouvoir arbitraire imposé au peuple du pouvoir légitime issu du peuple. Au moins selon les principes. Et c’était certainement l’un des enjeux éthiques et politiques majeurs de cette élection.
Le Président élu et le peuple américain qu’il représente disposent donc, c’est un fait que cela plaise ou non, de grands pouvoirs.
Mais pour combien de temps encore ?
Le monde est en pleine recomposition. En proie à de multiples fléaux et défis. Il se maintient en équilibre sur la crête et peut basculer à tout moment dans l’abîme, ou franchir un cap décisif vers un avenir qui s’avérerait plus lumineux pour le plus grand nombre.
Le visage que ce monde aura dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans, dépendra aussi des choix qui seront faits durant ces 4 prochaines années de mandature. Et de la façon dont les États-Unis sauront incarner ou non, comme ils ont été conduits à le faire tant de fois dans l’Histoire pour de bonnes ou de mauvaises raisons, ce rôle contesté de modèle et d’arbitre parmi les nations.
Arbitre des conflits grâce à leur supériorité militaire et diplomatique, même relative. Arbitre des échanges internationaux, d’un système qu’ils ont en partie fondé et qui s’est peu à peu imposé au monde, dont ils ont été longtemps les premiers bénéficiaires mais dont la vision se voit aujourd’hui concurrencée par d’autres modèles. Arbitre en matière éthique, au travers de cette mission civilisatrice qui les poursuit comme un impératif catégorique, autant qu’une justification à leur impérialisme depuis que la nation américaine s’est éloignée de ses racines européennes, qu’elle s’est affranchie de l’Empire britannique en s’inventant un destin singulier faute d’en être le prolongement.
Ce rôle qui est l’incarnation de la Nation américaine au plan éthique, qu’elle revendique jalousement tout autant que sa souveraineté, les mentors de Kamala Harris rêvent d’en précipiter la fin pour imposer leur nouvel ordre planétaire conçu pour satisfaire au mieux leurs intérêts. Un monde où la finance est déjà reine, où les Etats auront bientôt disparu, où l’être humain comme les peuples seront réduits au rang de marchandises substituables et amendables, ou de simples variables d’ajustement, contrôlées et gérées par des AI.
Face à ce défi terrifiant, sachons dépasser les ravins de haine et d’ignorance qui servent la logique très bankable du Chaos. Ces ravins creusés et instrumentalisés par des croyances, des préjugés, des opinions contraires savamment mises en équations pour diviser. Et misons plutôt sur l’ouverture, l’unité, la confiance, le pouvoir créateur, le courage, la sagesse et la raison plutôt que les passions !
Sinon, à quoi bon brandir des drapeaux et entonner des hymnes à la « Liberté » ? ______
Un petit Frenchie qui aime passionnément une certaine Amérique 😊
Klaus Schwab, Président du Forum économique mondial
Quand on parle de « néonazis », on pense rarement à des managers souriants en costume cravate. Encore moins à des apôtres du progrès, de l’écologie, à des promoteurs de l’égalité hommes-femmes et des droits LGBT, des villes futuristes écologiques et connectées, de la coopération franco-chinoise ou des technologies les plus Hi-Tech.
On pense en général plus spontanément à des groupuscules de skinheads en bottes noires et T-shirt assortis, arborant la croix gammée et faisant le salut nazi au milieu d’autres braillards, buvant des canettes de bières allemandes sur fond de musique hardcore.
Ce cliché très commode cache une réalité beaucoup plus sournoise et préoccupante. Une de ces réalités controversées qui constituent lz face cachée de l’Histoire officielle, cette Histoire qui « esttoujours écrite par les vainqueurs« , selon la formule célèbre de Robert Brasillach.
Une face cachée que révélait déjà la philosophe Hannah Arendt au lendemain de la victoire des Alliés contre l’Allemagne nazie. Une Histoire récemment revisitée par la philosophe Ariane Bilheran, auteure de plusieurs essais sur le totalitarisme, dans un opuscule intitulé L’Internationale nazie (2022).
Ainsi la défaite de l’Allemagne nazie, et la chute du Führer dans les décombres de Berlin en janvier 1945, se seraient pas uniquement la résultante de l’effort de guerre des Alliés, et du basculement du rapport de forces à partir l’invasion des côtes normandes par les troupes anglo-américaines le 6 juin 1944. Un autre facteur,négligé par les historiens, a joué un rôle déterminant pour accélérer la débâcle allemande et la chute du régime nazi : le sacrifice volontaire de l’Allemagne et du parti nazi, et la trahison du Führer par certains hauts gradés et hauts dignitaires du parti, qui avaient pactisé en secret avec les Américains.
Certains ont simplement cherché à fuir l’Allemagne pour sauver leur peau avant l’effondrement final et l’épuration inéluctable qui s’en est suivie. Ils ont pu bénéficier d’aides pour cacher dans d’autres pays d’Europe, en Angleterre où aux États-Unis, où ils se sont faits discrets parfois pendant plusieurs décennies. Avant de réapparaître sous de faux noms ou sous leur véritable identité. Comme Kurt Waldheim, ancien Nazi devenu secrétaire général de l’ONU, puis Président de la République autrichienne.
Mais beaucoup de ces fuyards qui ont quitté le navire avant le naufrage ont aussi agi par choix rationnel, non pour abandonner le nazisme et son fondateur à leur perte, mais au contraire pour sauver ce qui pouvait être de cet idéal collectif ! Leur calcul était aussi cynique que machiavélique : choisir de lâcher Hitler, devenu paranoïaque, enfermé dans son entêtement à poursuivre la guerre quoi qu’il en coûte, et sacrifier l’Allemagne pour continuer à faire vivre l’idéal nazi et son rêve de conquête du monde. Idéal perdu en Allemagne, mais qu’ils souhaitaient faire renaître plus tard, en étendant cette idéologie à l’échelle du monde sous la forme d’un IVe Reich, avec un gouvernement mondial à sa tête dirigé par des Nazis. Un Reich parfait, beaucoup plus puissant que le précédent, car dégagé de son optique nationaliste, mais qui au contraire épouserait l’idéologie nationaliste en s’infiltrant largement dans toutes les institutions mondialistes créés au lendemain de la guerre comme l’ONU.
Ces Nazis 2.0 très visionnaires se sont alors secrètement rapproché du haut commandement américain sinon de Roosevelt lui-même, lesquels entretenaient déjà des contacts avec Hitler et le parti nazi, qu’ils avaient même soutenus bien avant la guerre, tout comme les grands banquiers américains, afin d’endiguer la progression du communisme en Europe.
Beaucoup de scientifiques et d’officiels nazis ont ainsi été exfiltrés lors de l’opération secrète Paperclip conduite par l’armée américaine juste avant la capitulation allemande. Parmi eux, certains scientifiques de premier plan travaillaient sur des programmes militaires secrets pour fabriquer des armes non conventionnelles comme la « bombe ultime ». Certains médecins avaient conduit des expérimentations sur des déportés à Auschwitz ou dans d’autres camps nazis. D’autres hauts gradés et industriels ont ainsi emporté avec eux leurs secrets et leurs brevets, et ont échappé aux procès de Nuremberg.
Procès qui n’auraient été, selon certains historiens, qu’une simple mise en scène de diversion réunissant quelques criminels de second rang, destinée à accréditer aux yeux de l’opinion publique internationale la disgrâce du régime nazi, tout en permettant de « recycler » discrètement certains des plus grands responsables de crimes nazis dans le deep state américain, dans des programmes militaires de recherche (comme le Projet Manhattan destiné à mettre au point la première bombe atomique lancée sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945), le programme Apollo, certaines ONG comme l’ONU ou l’ancêtre de l’Union européenne, dont le premier Président Walter Halstein était un officier nazi.
Certains avancent même le nom de Josef Mengele, qui aurait pu être recyclé parmi d’autres Nazis pour conduire des expérimentations menées par la CIA sur des cobayes humains dans le cadre du programme MK Ultra destiné à créer des profils d’agents sous emprise parfaitement obéissants, en ayant recours à des techniques de manipulation mentale et des chocs traumatiques très violents.
Quel lien peut-il bien y avoir entre des fanatiques du régime nazisme 1.0, parmi lesquels des tortionnaires psychopathes, et des personnalités de premier plan membres d’un club très select, très mainstream et très prestigieux comme le Forum de Davos ?
Pour y répondre, suivez son mentor : Klaus Schwab.
Depuis 1971, Klaus Schwab est le Président du World Economic Forum créé la même année par le groupe de Bildeberg. Ce think tank atlantiste et mondialiste créé durant la guerre froide par le Prince des Pays-Bas et la famille Rockefeller (entre autres), et qui réunit chaque année à huis clos le gratin des huiles planétaires. Un club élitiste composé de milliardaires discrets, objet de toutes les théories « complotistes », et dont le WEF est un peu la vitrine officielle.
Nommé par Rockefeller et Kissinger, cet ingénieur et économiste allemand dirige depuis 54 ans cette institution mondialiste totalement privée et sans aucune légitimité, mais qui entend définir les grandes orientations mondiales. Il est également le gourou de la secte la plus chic au monde : celle des « Young global leaders », scouts zélés du néolibéralisme et du mondialisme.
Parmi eux, on compte la plupart des dirigeants politiques, récents ou actuels, des pays occidentaux : Clinton, Obama, Biden, tous les Premiers ministres britanniques de Blair à Sunak, Merkel, Scholz, Sanchez, Trudeau… Et bien sûr le meilleur élève de la classe, chouchou de Papa Schwab cajolé par son mentor, le « Mozart de la finance » (un slogan made in McKinsey) : Emmanuel Macron.
Comme tous ses premiers ministres, d’Edouard Philippe (dauphin #1 désigné par Davos) à Gabriel Attal, bon nombre de leurs ministres et d’élus LREM. Tous formatés à l’école du « leadership » de Davos pour aller propager l’Evangile selon Klaus Schwab jusqu’aux confins de la terre.
Un évangile un peu particulier car, faut-il le rappeler, Klaus Schwab n’est pas seulement un économiste et l’ardent promoteur du « Great Reset », la Grande Réinitialisation de l’économie et du système financier mondial, mais aussi de la planète et de l’humanité, il est aussi le pape de l’ultralibéralisme, du mondialisme, du progressisme et de la nouvelle écologie, emballage rhétorique du Nouvel ordre mondial déployé par les élites anglo-saxonnes, le serviteur zélé de la haute finance apatride.
Mais aussi l’ardent défenseur du transhumanisme (conseillé à ce titre par le très sulfureux Yuval Harari), et de l’eugénisme, idéologie défendue depuis un siècle par certaines grandes familles américaines et élites mondiales, comme les Rockefeller, dont Bill Gates est une sorte d’avatar.
Eugénisme assumé et revendiqué par Davos, promu lors de ses conférences de presse sous un emballage idéologique « écologique » et donc très politiquement correct : le slogan martelé incessamment (mais qu’aucun média ne semble comprendre ni commenter) : « Il faut réduire la population mondiale pour sauver la planète ! ».
Un thème pourtant ardemment et publiquement défendu par le « milliardaire philanthrope » Bill Gates, YGL de Davos, et ses fondations « humanitaires » depuis une quinzaine d’années. Pour mieux comprendre qui est Klaus Schwab, et quels fondements idéologiques inspirent la secte du WEF, il faut rappeler que la Chine communiste demeure le modèle de société par excellence qui inspire la vision dystopique que cherche à imposer par étapes la Caste mondialiste. Régime chinois totalitaire et ultra répressif qui déjà à l’époque de Mao fascinait les grands capitalistes américains comme David Rockefeller. Extasié dans les colonnes du Time Magazine à son retour de Pékin en 1972, il n’avait pas assez de superlatifs pour vanter cette façon très efficace qu’ont les Chinois de gèrer leurs dissidents. « Des méthodes dont nous devrions nous inspirer en Occident »…
Mais ce n’est pas tout. Ce que sa page Wikipédia (encyclopédie « participative » contrôlée par la CIA) précise moins, c’est que Klaus Schwab est aussi l’héritier d’un riche dignitaire nazi, ami personnel d’Hitler et de Goebbels, qui fit sa fortune pendant la guerre en dirigeant en Suisse une usine qui fabriquait des pièces d’armement pour la Wehrmacht, et qui employait comme beaucoup d’industriels nazis une main d’œuvre composée de quasi esclaves. Un sympathique papounet que le petit Klaus idolatrait.
Autre détail croustillant, selon certains observateurs du Forum, Davos ne serait pas seulement une plaque tournante du proxénétisme destiné à fournir discrètement de la chair fraîche de tous âges aux YGL dans leur chambre d’hôtel (les scandales médiatiques en ont fait les choux gras ces dernières années), mais aussi un de ces repaires contemporains de néonazis infiltrés depuis l’après-guerre dans le deep state et de nombreuses institutions mondialistes (ONU et Union européenne en tête), et qui rêvent d’instaurer une sorte de IVe Reich mondialiste.
Cf. Ariane Bilheran : L’Internationale nazie
Quoi qu’il en soit, la secte de Davos rappelle par certains fonctionnements la confrérie des Frères musulmans : même but, conquérir le monde, et mêmes méthodes, l’infiltration, l’entrisme et la subversion idéologique. Sauf que Davos fonctionne à visage découvert, en annonçant tous ses coups à l’avance et en s’autocongratulant de ses méfaits.
Et Klaus Schwab de se vanter régulièrement devant les caméras du nombre de ses YGL qui ont infiltré chaque année les gouvernements de la planète. Comme dans cette interview de 2017.
Les fans de musiques électroniques aiment souvent comparer les artistes parmi les plus avant-gardistes qui ont été crédités comme des « précurseurs » de ces musiques nouvelles qui au tournant des années 2000 détrôné le rock, et sont devenues la bande-son omniprésente du 21e siècle.
Deux noms reviennent souvent, en France du moins, dans ce palmarès : Kraftwerk et Jean-Michel Jarre. Parmi de nombreux autres, souvent cités à plus ou moins juste titre. Deux noms qui renvoient à deux styles électroniques très différents, et à deux publics sensiblement opposés : les professionnels, les puristes électros et les fans de dance music d’un côté ; un public plus mainstream et familial et les fondus de shows XXXXL hors normes de l’autre.
A titre personnel, l’un comme l’autre de ces grands artistes de la musique électronique ont joué un rôle décisif dans ma vie. Avec d’autres noms mythiques comme Pink Floyd, Wendy Carlos, Vangelis ou Giorgio Moroder, Depêche Mode, et une kyrielle de groupe synth pop. Ensemble ils ont forgé mon goût précoce pour ces musiques bizarres et captivantes tournées vers le futur. Et pour les machines. Pianiste et organiste dans mes jeunes années, j’étais déjà conquis par le charme inouï des sons sortis des premiers synthés, bien avant de savoir jouer sur un clavier. Kraftwerk et Jean-Michel Jarre ont été parmi mes influences majeures dès les années 1970. Et plus tard comme compositeur.
Mais plutôt que se limiter à un avis subjectif, essayons de rétablir quelques vérités objectives à propos de ces deux monstres sacrés.
Jean-Michel Jarre est sans conteste un créateur talentueux et ambitieux, devenu très populaire auprès d’un très large public partout dans le monde au cours des années 1970-90. Notamment après le succès planétaire de son premier album Oxygène (1976), et bien sûr grâce à ses concerts pharaoniques, inédits par leur envergure (certains ont dépassé les 4 millions de spectateurs !), et leur scénographie grandiose, innovante, utilisant des effets spéciaux inédits pour l’époque. Des concerts uniques réalisés dans des grandes capitales et des sites prestigieux. Comme les skylines de Houston (1986), de La Défense (1990), les Docks de Londres (1988), les grandes places de Pékin (1981), Moscou (1997), Lyon ou la Concorde à Paris.
Kraftwerk ne partage pas le même goût pour la mégalomanie. Leurs concerts, longtemps servis au compte-gouttes à des fans frustrés, ne cherchaient aucunement la démesure, à toucher le public mainstream, ni à battre des records d’audience. Et ce malgré l’influence capitale que leur musique a exercé sur des générations d’artistes, de DJs, et des millions de fondus de musique électronique dans le monde. Notamment ces pionniers de l’électro comme Afrika Bambaataa, à l’aube des années 1980, ou les créateurs de la techno au tournant de la décennie 1990.
Rares et réglés avec une précision d’horloge suisse, servi par un décor minimaliste et des visuels multimédia aussi léchés que leurs morceaux, les concerts de Kratwek sont d’une force et d’une maîtrise exceptionnelles. Leur esthétique précise et leurs visuels souvent inspirée du constructivisme soviétique sont à l’image de leurs morceaux : des sonorités futuristes, travaillées et retravaillées avec une maniaquerie sans égal dans leur studio de Düsseldorf. Une ultra précision dans la qualité sonore de restitution, des mélodies entraînantes et empreintes d’une naïveté affectée, d’une douce mélancolie. Des rythmes pointus et sophistiqués, implacables. Des textes sobres et décalés, une poésie postmoderne, ironique et désenchantée, qui exalte la vie urbaine, la vitesse, les autoroutes, l’univers froid et orthogonal des machines, des robots, un monde numérisé sous le contrôle des ordinateurs, une humanité figée dans l’artifice des mannequins de cire et des humanoïdes…. Une sorte d’hédonisme robotique qui préfigure à merveille l’utopie transhumaniste de ce 21e siècle.
Les 4 robots de Düsseldorf sont des prophètes visionnaires, en plus d’être des innovateurs hors norme en matière musicale. Non contents d’avoir accouché d’un style avant-gardiste et décalé qui leur est propre, mille fois copié et pillé, ils ont posé dès la fin des années 1970 ce qui allait devenir les bases de l’électro des années 1980 et de la techno des années 1990 : Lance Taylor, DJ new-yorkais fondateur de la Zulu Nation et d’Afrika Bambaataa, tout comme Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson, les 3 pionniers de la techno de Détroit, étaient des fans absolus de Kraftwerk, fascinés par ces sonorités nouvelles venues d’Europe qu’ils ont mélangées aux musiques afro-américaines comme la soul, la disco, le funk ou le hip hop.
Quant à Jean-Michel Jarre, qu’a-t-il réellement inventé ? Pas grand chose en fait, du moins du point de vue musical. Bien sûr il a innové en utilisant des instruments fascinants aux sonorités révolutionnaires, certains conçus spécialement pour lui. Comme la fameuse harpe laser utilisée lors de nombreux concerts, qui est restée longtemps sa signature scénique. Bien sûr ses arrangements sont souvent grandioses : Oxygène reste un chef d’œuvre totalement à rebours des canons des charts lors de sa sortie, un succès populaire immédiat qui a marqué plusieurs générations. Beaucoup de ses morceaux sont très beaux et très efficaces. Ils sonnent bien, accrochent et séduisent un large public. Mais ils ne sont objectivement pas très innovants du point de vue de la composition.
D’une famille de musiciens, Jean-Michel Jarre a bénéficié d’une bonne formation classique ; il a appris très jeune la musique, grâce à son père Maurice Jarre, grand compositeur de musiques de films. Sans doute l’enfant gâté a fini par tuer le père en troquant le piano pour les synthés, et en collectionnant ses jouets pour s’inventer un personnage et un style propres, à une époque ou ces instruments était inaccessibles pour la plupart des musiciens en raison de leur prix très élevé. En se faisant un nom sur la scène pop, et non celle des musique savantes, l’adolescent aux cheveux longs est devenu une icône nationale. Sa mégalomanie l’a conduit à vouloir toujours repousser ses limites, à faire toujours plus, toujours plus grand, toujours plus impressionnant. D’où ces concerts démentiels qui en mettent plein la vue, et qui entendaient se démarquer de l’esthétique rebelle des mégas concerts et de la contre-culture rock. Et ce des années avant les grands festivals EDM comme Wonderland.
Kraftwerk en revanche vient d’un milieu résolument underground : celui de la scène rock psychédélique et expérimental allemande de la fin des années 1960, du début des années 1970. Un genre artisanal qui touche un public confidentiel, loin des standards mainstream des majors et de la pop destinées aux grandes radios périphériques. Ce n’est qu’à partir de leur virage 100% électronique, et le succès en 1974 de leur concept-album Autobahn, dont le morceau éponyme de 20 minutes connut un succès phénoménal dans sa version radio, que Kraftwerk a conquis sans le vouloir le grand public. Avant de devenir, avec d’autres artistes comme Telex ou Yello, le pilier majeur de l’eurodance, ce nouveau genre musical apparu au tournant des décennies 70 et 80. Un genre futuriste, à contre-courant du rock hégémonique, composé exclusivement avec des synthétiseurs, des boîtes-à-rythme, séquenceurs et les premiers micro-ordinateurs. Un genre aussi tallé pour les clubs. Un genre charnière, considéré par certains comme faisant partie de la New wave, entre synthpop anglaise (avec des artistes comme Depeche Mode ou The Human League), musique industrielle (Einstürzende Neubauten, Fad Gadget, Front 242), des morceaux plus planants inspirés par la musique électronique et psychédélique des années 1970 (Pink Floyd, Vangelis…)
Quant à que Jean-Michel Jarre, ce qu’il a sans doute le mieux réussi à faire, c’est mettre son ego et sa mégalomanie en musique avec brio ! Avec cette démesure et la surenchère de moyens colossaux qu’on lui connaît. Mais aussi en pompant les idées des autres, comme ses prédécesseurs Pink Floyd, Vangelis, Tangerine Dreams ou Klaus Schulze.
La musique de Kraftwerk est clairement moins racoleuse et commerciale : plus âpre, plus froide, plus désenchantée, plus dépouillée. Elle est restée longtemps peu connue du grand public. Mais dans 50 ans, le quatuor de Düsseldorf sera plus célèbre que Stockhausen et reconnu comme l’un des pionnier historique et artistique de la musique électronique de ce siècle.
Que penser de cette affaire sordide et accablante, surtout pour ceux qui s’en repaissent aujourd’hui, car l’intéressé, lui, navigue depuis longtemps sous d’autres cieux ?
Les révélations tonitruantes quoique peu surprenantes sur l’homme peuvent-elles entacher l’icône du personnage élevé au rang de saint de son vivant ? Ce modèle de charité en action, qui prend l’Évangile au pied de la lettre, va au-devant des exclus, des rejetés pour les sortir de la misère, leur redonner vie et dignité, avec amour et avec rage, en bravant les obstacles et la morgue des puissants.
C’est toujours un plaisir jouissif pour les sales gosses que de piétiner leurs idoles…
A son exemple, celui d’une Sœur Emmanuelle ou d’une Mère Teresa, combien de prêtres ouvriers et d’évêques de gauche ont emboîté le pas. Jusqu’à résumer parfois la Parole du Christ à un credo marxiste, ou à cette « morale sociale de l’Eglise » aujourd’hui pimentée de wokisme. Ce que dans les convents maçonniques et sous les lambris du pouvoir on nomme « le progressisme ». En se glorifiant d’autant plus qu’on fait du chiffre.
Mais la Charité ne se mesure pas : elle s’éprouve. Son efficacité ne s’estime pas en volume de repas servis ou d’unités réinsérées, mais à la beauté d’un cœur et d’une âme qui irradient, où transparaît une lumière indéfinissable qui n’est pas celle des projecteurs du siècle braqués sur le Progrès. Sans doute peu convainquant pour réjouir un syndicaliste ou un technocrate, mais pourtant bien plus essentiel qu’un bol de soupe ou une couverture chauffante.
Car l’Amour n’obéit pas aux critères de l’utilité et de l’efficacité. Au contraire, il les pulvérise.
L’abbé avait sans doute trop d’amour. Il dérangeait en houspillant bourgeois et ministres, en bousculant conforts et conformismes. Sans doute son appétit de vie débordait en désirs irréfrénés pour les femmes. Son vœu de chasteté ne pouvait endiguer cet élan de sève, comme sa voix qui faisait jaillir des geysers d’eau vive dans des déserts d’indifférence. Ce n’était ni un homme de marbre, ni un ascète.
Quelle erreur coupable pour l’Eglise d’obliger ses lieutenants à une conformité maniaque au schéma absurde de la continence sexuelle ! Un entêtement aux conséquences catastrophiques, et une torture infligée au commun des mortels. Car cette voie de l’abstinence relève de l’exception, ou du renoncement au terme d’une vie bien remplie.
Quant au modèle par excellence, ce Jésus, en dépit des spéculations contemporaines sur son statut marital, son orientation ou sa sexualité, il était tout sauf l’icône du grand-prêtre ascétique. Pire, il fréquentait des putes, des dealers, des racailles, des voleurs et des obsédés sexuels de son époque. Non pour sanctifier leurs écarts, mais pour ouvrir toute grande les vannes de l’Amour aux « pécheurs » méprisés par les gens comme il faut, les faux-culs, les pisse-froids, les moralistes et les aigris.
Le wokisme qui assigne aujourd’hui l’abbé Pierre à comparaître devant le tribunal de l’Inquisition, est l’exact contraire de l’Évangile. Une caricature hideuse et vociférante de la morale.
Cette religion mortifère, violente, totalitaire, étriquée, se fonde sur la haine, le ressentiment et l’envie. Ce sous-produit du puritanisme et du messianisme protestants anglo-saxons, teinté de paranoïa purificatrice empruntée aux gauchistes, ce nouveau catéchisme qui séduit les sans-cervelles, les aigris, les hypocrites et les manipulateurs qui les courtisent – grands-prêtres de la bienséance, prêcheurs universitaires et médiatiques, dirigeants et possédants pressés de se badigeonner de bonne conscience – est le tombeau putréfié des idéaux humanistes, lesquels s’enracinent pour une grande part dans le message évangélique.
L’abbé se moquait de tout ça. Pour lui, l’Amour et la Vie trônaient bien au-dessus des petites valeurs qu’on monnaye à la Bourse de l’éphémère, en calculant son rendement à court-terme. Il se moquait sans doute aussi de gagner son Ciel en cherchant à plaire au Monarque suprême. Il était animé par le Souffle : « en marche », mais pas à la façon d’un slogan pondu par McKinsey pour vendre une marionnette.
Qui peut juger l’abbé Pierre ?
A titre personnel, son antisémitisme et sa complaisance à l’égard de personnes rances et de négationnistes comme son ami Roger Garaudy m’ont profondément meurtri. Mais il était aussi le produit de cette époque où il a grandi qui précède Vatican II. Une époque où l’antijudaïsme, l’enseignement du mépris à l’égard des Juifs et la théologie de la substitution qui considérait l’Eglise comme « le nouvel Israël » faisaient partie du credo catholique traditionnel.
Sans doute comptait-il aussi parmi ces compagnons qui le suivaient quelques militants gagnés aux idées de l’extrême gauche révolutionnaire ou libertaire. Ce qui a pu le conforter dans l’enthousiasme à transgresser certaines limites comportementales, sans trop de scrupules ni céder à la culpabilité.
Le seul constat objectif qu’on puisse faire aujourd’hui, c’est que depuis sa mort, personne ne l’a remplacé !
Les Compagnons d’Emmaüs font certes partie du nouveau « marché » de la solidarité orienté vers les plus démunis. Avec le Secours catholique, le Secours populaire (communiste) ou les Restos du Cœur de Coluche. Chaque cause nouvelle voit émerger de nouveaux héros qui entraînent dans leur sillage autant de bénévoles. Ceux-ci qui ont remplacé les bonnes-sœurs et les dames de charité de jadis. Charité qui s’est depuis sécularisée.
Sans cette manne, sans cette armée de petites mains au grand cœur, l’Etat qui se dédouane en leur versant des subventions ne pourrait jamais remplir sa mission d’aider les plus démunis, au nom de la Fraternité républicaine.
Hélas, on voit déjà se craqueler le mythe de la « solidarité », comme hier celui du « vivre ensemble ». Rongés par cette même lèpre qu’est le wokisme. Qui renvoie chacun à des identités et des communautés séparées, concurrentes et hostiles.
Car l’Amour est tout sauf une forme d’inclinaison narcissique vers l’autre. L’Amour suppose l’humilité et l’oubli de soi. Mais pas sous une forme travestie – en faisant semblant de s’abaisser pour se glorifier – ni sous une forme pervertie – en s’oubliant et se livrant à l’autre par haine de soi-même.
« Aime ton prochain, COMME TOI-MÊME ». Traduit par le proverbe : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Et, si vous n’êtes pas capables de vous aimer vous-mêmes, « aimez-vous les uns les autres, COMME JE VOUS AIME. »
L’Amour ne peut se donner s’il n’est d’abord reçu. L’Amour bien reçu commence par réparer, combler les manques, redresser et revivifier. Afin de pouvoir à son tour aider les autres. Un malade ne peut guérir un autre malade. Sinon le cirque de la Solidarité n’est qu’un carnaval pathétique d’aveugles et d’éclopés.
Et donc avant de s’ériger en juges ou en exemples, peut-être aurions-nous besoin de changer de lunettes. Pour prendre acte de l’état où nous nous trouvons. Avant de faire de la morale ou de condamner. La paille et la poute, encore et toujours…
Le scandale que nous cause aujourd’hui l’abbé Pierre n’est pas l’occasion d’un lynchage supplémentaire pour se défouler, mais d’un regard et d’un sursaut collectifs.
AUX LARMES, CITOYENS !
Des larmes de tristesse, qui précèderont des larmes de joie.
La statue est ternie ? Le vernis se craquelle ? Tant mieux !
Jésus a-t-il choisi ses disciplines parmi les premiers de la classe, les princes de sang, les parangons de vertus ? Que nenni ! Rien que parmi les 12 apôtres et son entourage proche, on compte un traître (Judas), un collabo (Matthieu), une prostituée (Marie-Madeleine, du moins selon la tradition). Quant à tous les types louches qu’il a guéri et qui l’ont suivi, si on faisait la liste, Wikipédia n’y suffirait pas.
Quant à ce Pierre dont l’abbé a pris le nom, c’était un gros poltron, qui par trois fois l’a planté.
Le grand écueil où se fracassent les bonnes intentions, c’est celui de la morale puritaine et de son délire de perfection.
La morale pose qu’il existe un Absolu, un modèle univoque pour tous, dont nous aurions dévié en naissant, mais auquel nous pourrions revenir par un effort constant durant cette vie. Au prix de sacrifices, de contorsions démentes et de lubies paranos, qui projettent un regard suspicieux sur notre nature et la forcent à rentrer dans ces schémas inhumains qui nous obsèdent. Avec un zèle inquisiteur et réformateur, qui permet aux grands malades qui s’en font les héraults de se justifier.
La morale n’aime pas l’humanité, elle veut épouser un Idéal, un fantasme, pour enfanter des dieux imaginaires. L’humanité, la vraie, elle en hait les scories et voudrait la réduire à une épure. Surtout ce qui vient du corps : un reliquat de nos origines animales, soumise aux bas instincts, et de la Bête qui sommeille en nous et dont il est l’instrument. L’esprit et la chair ne peuvent coexister. Alors il faut soumettre l’une pour libérer l’autre.
Mais à force de purification et d’épuration, il ne reste plus rien d’humain, et encore moins de divin, à ceux qui sont passés par ses laminoirs.
Pétrie de dualisme, et donc esclave du mental qui divise tout en deux, oppose tout, soupèse tout en réduisant tout à des équations binaires, la morale puritaine ignore l’innocence de l’Unité fondamentale, comme la magnificence trinitaire du Divin manifesté en l’homme. Elle a substitué l’obsession, le doute et l’angoisse à la contemplation des mystères. Elle ne laisse aucun espace de liberté pour vivre et faire l’expérience de soi en dehors de cette exigence de jugement permanent qui répartit les pulsions, les sensations, les émotions, les pensées, les actes, les inclinations et les êtres selon les catégories du bien et du mal. Elle réduit la conscience à un juge impitoyable, toujours sur le qui-vive, qui assèche tout flux de vie.
Le wokisme est l’avatar contemporain de cette morale, poussée à son degré maximum d’hystérie et totalement déconnectée du réel.
L’homme contemporain a besoin urgemment d’un redressement éthique, mais surtout pas de davantage de morale. Il besoin de remettre en perspective ses valeurs pour sortir de la confusion, prendre conscience de qui il est vraiment, où il va, faire des choix, s’élever sans se détacher d’une réalité dont il fait partie et qui se transforme.
L’abbé ne visait pas aussi loin. Il était dans l’amour présent et simple, l’obéissance fidèle à ce modèle d’Amour en mouvement qu’il avait décidé de suivre et d’imiter en aimant les pauvres. Animé par cette promesse : « Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. » Car les jugements du monde sur chaque individu ne sont pas les jugements de Dieu.
A l’image de son Maître, de quelques malheureux reclus il avait forgé une communauté. Celle-ci lui survivra, elle continuera de grandir tant que l’individualisme et la compétition resteront au box-office des valeurs. Et que l’Argent restera l’idole vers qui tous les désirs se tournent.
Il ne s’agit pas d’instruire des procès ni de faire la Révolution, mais d’ensemencer le monde, c’est-à-dire les cœurs et les esprits, par des paroles de vie et des gestes d’amour concret.
Et c’est amour n’est pas une quête du Saint-Graal, mais une quête du Pardon. De la restauration du Lien le plus essentiel.
Les larmes sont la consolation du cœur rebranché sur la Source et qui à nouveau s’épanche.
Aux larmes, citoyens ! Aux larmes, frères ! Qu’un Sang impur abreuve nos abîmes !
La start-up nation chère à Emmanuel Macron représente sans aucun doute l’aboutissement de nos sociétés occidentales, postmodernes, hédonistes, consuméristes, dans un pays où l’individu est le plus sacralisé, où les liens traditionnels sont les plus déconstruits, mais où les discours politiquement corrects sur la souffrance, la maladie, la misère, la précarité et la mort font l’objet d’une inflation et d’un formatage d’autant plus exigent que les réalités qu’ils recouvrent sont travesties, oblitérées, et parfois totalement niées.
Être conduit à s’occuper d’un parent âgé subitement frappé par la grande dépendance est une épreuve à laquelle rien ne nous prépare. Mais qui nous ramène de façon implacable à ces réalités têtues que certains voudrait réduire au meilleur des mondes technocratiques. L’apprentissage est souvent âpre et difficile. Celui qui passe par là n’a le droit ni d’échouer ni de se plaindre. Au risque sinon d’être considéré comme un mauvais fils ou une mauvaise fille.
Assumer la responsabilité d’une mère âgée et diminuée, devoir prendre soin d’elle au point de devenir son père et sa mère, est une expérience profondément déstabilisante. Presque contre-nature. Surtout dans une société comme la nôtre, régie par le mythe de l’éternelle jeunesse, où s’impose partout cette image totalement factice entretenue par la publicité et les médias de seniors béats. Cette société où la mort est taboue, où sa gestion rationnelle relève d’officines spécialisées.
C’est pourtant le lot de beaucoup d’individus obligés du jour au lendemain de gérer le quotidien d’un parent privé d’autonomie, et donc d’une part de sa dignité. Au final, c’est une expérience qui fait grandir, et qui fait parfois vieillir prématurément. C’est surtout une épreuve qui exige beaucoup de résilience, de persévérance et d’humilité.
L’Alzheimer, les AVC, les chutes à répétition, la dégénérescence sénile, la grande dépendance, les services de gériatrie, les EHPAD, le dédale administratif… Rien ni personne ne nous prédispose à naviguer dans ce labyrinthe teinté d’irrationnel, d’absurde, de sentiment d’impuissance et d’injustice.
On a beau être intelligent, compatissant, courageux, prévoyant, organisé, on n’est jamais prêt à endosser ce rôle de soutien d’un père ou d’une mère âgée. Et l’on se retrouve accablé par un sentiment de désarroi et de solitude le jour où l’on doit l’assumer. On s’efforce alors d’être digne, à la hauteur, on cherche de l’aide, on tâtonne, on apprend sur le tas. On découvre progressivement les ficelles d’un nouveau métier. Sans savoir pour combien d’années on a signé, ni si l’on sera capable de tenir le coup jusqu’au bout. Surtout au bout.
Peu à peu on découvre les coulisses du « grand âge », cette antichambre du grand Inconnu, matrice de toutes les peurs et objet de tous les fantasmes qu’est la Mort. Cette zone frontière aux contours indéfinis, en marge de la société policée, et même de l’humanité dans ce qu’elle a de soigneusement circonscrit. Surtout dans notre société matérialiste, rationaliste, qui prétend mettre tout et tous en coupe réglée.
Un monde déconcertant qui échappe à la raison, où chacun redoute de devoir un jour s’aventurer, mais vers lequel sont aspirés ceux qui n’ont plus la force de composer un personnage acceptable par le monde des vivants. Sans toutefois être vraiment morts. Un monde caché, sale, laid, absurde, révoltant. Presqu’irréel. Un univers plus proche des Misérables ou de Soleil vert que de Plus belle la vie ou Joséphine ange gardien.
La première réalité à laquelle je me suis trouvé confronté est ce scandale sourd-muet du grand âge dans notre pays. La déchéance physique, psychique, mais aussi identitaire, sociale, économique, financière, l’infantilisation des vieux qui s’accroît avec la dépendance, la détresse souvent silencieuse des intéressés, de leur entourage, mais aussi des soignants, le doute, la confusion, l’angoisse permanente qu’on tente de refouler derrière des sourires de convenance, des propos rassurants, la paupérisation et la victimisation inéluctables de beaucoup de vieux incapables de faire face aux dépenses courantes, et leur néantisation progressive…
Cette réalité, chacun la redoute pour soi confusément. Chacun tente de se rassurer en se disant que c’est pour les autres : les vieux sans famille, ceux qui étaient déjà pauvres avant de devenir séniles.
Et pourtant. La mort sociale, par exemple, commence bien avant que l’âme ne consente à se séparer du corps. Les amis qui se dispersent progressivement après le décès d’un conjoint, les problèmes de santé qui limitent peu à peu l’autonomie, l’Alzheimer qui s’installe et grignote les neurones, les soucis d’argent qui s’invitent quand on se retrouve seul face aux charges ou à la maladie.
Proches ou moins proches, beaucoup d’amis se défaussent quand surviennent les épreuves. Un veuvage soudain, des signes de sénilité prématurée sont autant d’épouvantails. Comme une maladie contagieuse qui pourrait les assaillir. Ils n’osent se l’avouer, mais ils se projettent avec angoisse, et finissent par tourner les talons.
Parfois ce sont les enfants, les neveux, les cousins qui se désintéressent d’une vieille maman, d’une belle-mère encombrante, d’une tatie grincheuse incapable de faire bonne figure à Noël, incapable de cajoler et gâter ses chers petits. La nature humaine est ainsi faite.
Au cours des 5 dernières années, bornées par une mauvaise chute et son départ définitif, ma mère s’est vu lâcher progressivement par tout ceux qui étaient restés fidèles après le décès de son mari. La volonté, l’énergie et la tête n’étaient plus suffisants pour se battre et donner le change, seule. 2 ou 3 amis ont continué à prendre des nouvelles. Et puis plus rien.
Mettre un parent en EHPAD, c’est hélas la seule solution quand le maintien à domicile devient impossible. Et quand on n’a pas la possibilité ou la force morale de le garder chez soi. Chaque individu qui aime ses proches souhaite leur assurer une fin de vie décente, la plus confortable possible du point de vue matériel et affectif. Hélas, pour beaucoup ça n’est pas possible.
Mais ce choix par défaut du placement en EHPAD, c’est aussi une condamnation à mort. Car les EHPAD, du plus chic au plus cheap, ne sont pas seulement des mouroirs, des couloirs de la mort où l’on tente de gommer cette réalité obsédante, à savoir que les résidents ne sont pas là pour VIVRE mais pour FINIR leur vie. Et que chaque couloir aseptisé transpire la pisse, la merde et la mort. L’EHPAD est un univers qui précipite chaque résident vers la tombe dès qu’il y est admis, par contrainte, jamais par choix. La personne devient une unité à gérer, condamnée à végéter dans un entre soi cloisonné et délétère. Et ce, quels que soient l’état de santé ou la force vitale de chacun.
Ce sont des lieux où règnent une déshumanisation programmée, rationnelle, scientifique. Où chaque geste, chaque détail du quotidien est réduit à des paramètres fonctionnels, une assistance modélisée. De la toilette du matin (quand elle existe) au rituel du coucher, du petit déjeuner à la collation du soir, en passant par le calendrier plus ou moins élastique des animations, tout est réglé par une logistique méthodique et un contrôle de gestion rigoureux. Avec des critères de « qualité » et des objectifs de rentabilité calibrés.
Les tarifs somptuaires, la gestion calamiteuse et les maltraitances communes aux trois groupes leaders du marché des EHPAD – Orpéa, Korian et DomusVi – font régulièrement les choux gras des médias. Ce qu’on sait moins, ou qu’on ne veut pas voir, c’est que ces maltraitances « systémiques » concernent 100% des établissements d’hébergement et de soins pour personnes âgées dépendantes. La faute à ces fameux critères de rentabilité, mais aussi à une pénurie de main d’œuvre et de personnel soignant, en sous-effectif chronique, à leur manque de formation et d’encadrement, aux salaires indécents, et donc à un turnover record.
Il faudrait aussi évoquer le business ultra florissant des mutuelles, gérées elles aussi par des multinationales d’assurance privée, elles-mêmes contrôlées par des fonds d’investissement américains comme BlackRock. Leurs tarifs abusifs (100€ par mois minimum pour les plus de 60 ans) et leurs conditions de remboursement scandaleuses.
L’Etat n’est pas en reste, qui multiplie les saisies du fisc pour des motifs abusifs, sur les comptes bancaires ou directement sur les retraites des vieux les plus désemparés.
Sans oublier cette idéologie eugéniste, obsessionnelle parmi la Caste qui contrôle l’Etat français, à savoir ses créanciers. Une obsession qui concerne en priorité les vieux. Un serpent de mer beaucoup plus visible depuis Macron, qui rappelle les heures les plus sombres de l’Occupation. Un sujet tabou mais une réalité avérée.
Qu’on songe à ces abominables décrets signés par Edouard Philippe les 27 mars et 16 octobre 2020, qui ont organisé l’euthanasie active au Rivotril de 30 à 40.000 vieux dans les EHPAD confinés pendant le Covid. Sans information préalable, sans consentement éclairé des personnes, sans médecin présent à leur chevet, sans accord ni information des familles mises devant le fait accompli. Et parfois en brûlant les corps pour désengorger les morgues saturées et « éviter la contamination ».
A cela il faut ajouter une promotion systématique et de plus en plus insistante de l’euthanasie, dans les discours politiques comme dans les médias subventionnés, notamment vis-à-vis des vieux, des malades et des personnes précaires. Une obsession qui s’inscrit dans un agenda de dépopulation mondiale, désormais assumé et promu ouvertement par les Young global leaders de la secte de Davos et les mécènes de la Macronie. Comme Klaus Schwab, George Soros, Jacques Attali, Laurent Alexandre, Aurore Bergé, pour ne citer qu’eux. C’est ainsi que la « loi bioéthique » de 2021, votée en catimini, sans débat public et en plein Covid, a introduit dans le droit français la notion de suicide assisté « pour raison sociale ».
Comme si cela ne suffisait pas, j’ai été confronté lors du décès de ma mère à un autre scandale : celui du business de la mort. Avec un marché très bankable regroupant des entreprises de pompes funèbres spéculatives contrôlées par des fonds d’investissement, des tarifs d’obsèques qui ont doublé arbitrairement entre 2022 et 2023, une spéculation générale sur le désarroi des familles. Auxquels s’ajoute une conjuration de vampires publics et privés qui s’acharnent sur le cadavre à peine refroidi.
Tout ceci dans l’indifférence de l’Etat, lequel collabore activement à ces obscénités au lieu de protéger les personnes défuntes et leurs familles, comme c’est son devoir. Le niveau d’indignité publique est devenu tel qu’on finit par s’habituer à tout.
Je pensais en avoir fini avec ces horreurs, mais voici qu’à mon tour je me retrouve confronté à titre personnel au scandale de la gestion des retraites en France. Averti 6 mois avant la date fatidique que j’allais être éjecté du système sans possibilité de négocier ma date de départ, je me suis retrouvé confronté à une bureaucratie kafkaïenne qui méprise souverainement les personnes. Obligé de soutirer des informations essentielles au prix d’heures perdues à appeler des call centers offshore chroniquement injoignables. A tenter de reconstituer un puzzle démentiel pour m’y retrouver dans ce système absurde des retraites. Pour finalement découvrir que ma pension misérable ne me permettra pas de continuer à vivre en France. Et n’avoir d’autre choix que d’improviser une expatriation précipitée à l’étranger pour m’en sortir financièrement.
Finalement pas si dégoûté de devoir quitter ce pays exsangue et déshumanisé qui n’en finit plus d’agoniser.
A l’heure d’internet, alors que tous les dossiers de retraite sont centralisés, que la gestion des caisses est regroupée et automatisée, tout semble conçu pour égarer les futurs retraités, leur interdire un accès transparent aux informations qui les concernent, les contraindre à renoncer à finaliser leur dossier de liquidation en faisant valoir tous leurs droits. Une façon d’économiser quelques milliards de plus. Rétention systématique d’informations, délais de traitement scandaleusement longs, absence d’interlocuteur direct, plateformes d’appel saturées, agents anonymes, injoignables directement, mal formés, sans pouvoir de décision. Le tout dans une indifférence cynique et polie.
Dans un contexte de démantèlement inexorable et de privatisation progressive du système de protection sociale en France, nettement accélérés depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, la nième réforme des retraites de 2019-2024 a été imposée directement par BlackRock. De façon à maximiser l’intérêt des actionnaires privés. Son CEO, Larry Fink, l’un des mentors de la marionnette élyséenne, a même siégé au Conseil des ministres en 2019, en plein mouvement de grève contre cette réforme. Celle-ci a été finalement arrachée au Parlement dans un déni total de démocratie, sur fond de quasi guerre civile. Censée rationaliser un système présenté de façon mensongère comme au bord de la faillite, elle a surtout permis de faire main basse sur les dizaines de milliards de fonds de réserve, et de rendre encore plus complexe un mammouth qui déconcerte les fonctionnaires les plus aguerris.
Conséquence : il faut une patience d’ange à chaque futur retraité qui souhaite connaître et faire valoir ses droits. La rentabilité toute-puissante impose seule ses priorités et ses méthodes, à l’opposé des engagements du service public. Beaucoup abandonnent leurs démarches, vaincus par le Moloch administratif, trop seuls et fatigués pour se battre. Autant de pensions en moins à verser pour les caisses principales et complémentaires.
Comment peut-on admettre dans un pays comme la France que des personnes qui ont travaillé, cotisé, payé des impôts toute leur vie, qui ont contribué à la richesse de ce pays finissent ainsi, digérées par une usine de traitement des déchets ? Comment peut-on admettre que l’Etat n’assure pas à chaque citoyen le minimum nécessaire pour vivre les dernières décennies de sa vie ? Sans même parler de laisser quelque chose à ses ayant-droits ?
On a souvent l’habitude dans ce pays de présenter les retraités et les vieux comme des « inactifs », des consommateurs improductifs, une charge pour la collectivité, en augmentation constante du fait de l’élévation de l’espérance de vie et de la réduction du nombre d’actifs liée aux crises et aux changements systémiques. On les désigne implicitement comme des boucs émissaires opposés à la majorité qui travaille pour un salaire qui se raréfie, qui cotise, et qui doit supporter ce poids pour financer leurs retraites, leurs dépenses de santé, et toutes les aides sociales réservées aux vieux.
Comme si la valeur d’une personne humaine se réduisait à sa capacité à travailler et produire, à dégager de la plus-value. Une vision qui en dit long sur cette société de consommation ultralibérale, mondialisée, prétendument « progressiste », fondée sur des critères rationalistes, utilitaristes et fonctionnalistes. Une société où tout s’achète, tout se vend, tout se remplace y compris les individus, selon leur seule valeur marchande et leur rentabilité. Une société où les improductifs, « les inutiles », doivent être logiquement recyclés, éliminés, dégraissés, précipités vers la sortie pour être remplacés par d’autres plus performants, par des robots ou par des intelligences artificielles, qui feront mieux le boulot sans être payés, tomber malade ni se plaindre.
Histoire d’aggraver encore leur cas, on décrit souvent les retraités comme des privilégiés : propriétaires pour la plupart de leur logement, détenteurs d’un capital, de placements fonciers ou financiers, disposant d’une bonne retraite et d’un pouvoir d’achat au-dessus de la moyenne… Des oisifs qui profitent égoïstement de l’existence en prenant soin d’eux, en consommant des services de santé, qui veillent à leur confort, multiplient les loisirs, s’offrent des croisières et se font payer des cures thermales aux frais de la Sécu.
C’est un mensonge absolu ! Cette caricature correspond peut-être à une réalité pour un petit nombre de jeunes retraités entre 60 et 75 ans. En revanche, un très grand nombre de vieux de plus de 80 ans vivent en-dessous du seuil de pauvreté : 1.148€ par mois en France pour une personne seule. Avec une retraite qui n’excède pas 800 ou 900€ nets. Même avec les aides sociales, un tel niveau de revenus ne permet pas de vivre en 2024, où que ce soit en France. Surtout pour les personnes seules et isolées : veuves, sans enfants ni petits-enfants, abandonnées par leur famille. Les loyers en augmentation constante, comme les charges d’eau, de gaz et d’électricité, l’alimentation, les frais médicaux, condamnent ces personnes à la misère. La plupart se résignent en attendant la mort. Et en mangeant un jour sur deux.
Contrairement à certains pays du Sud de l’Europe, comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, où la culture méditerranéenne et le vieux fond catholique se traduisent par une réelle solidarité intergénérationnelle, familiale, villageoise et communautaire, la France, pays le plus individualiste au monde, fait figure d’enfer pour ses vieux. Nos compatriotes ont beau s’intoxiquer de beaux discours et répéter que la France est « le pays des droits de l’homme » (une rigolade puisqu’elle c’est au contraire, selon les ONG, l’un des pays occidentaux les plus condamnés pour ses infractions aux droits de l’homme), qu’elle bénéficie d’un « système de protection sociale que le monde entier nous envie » (ce qui n’est plus du tout le cas depuis belle lurette), ou que tous les vieux vivent dans un paradis de divertissements sponsorisé par Costa Croisières et Netflix, la situation des vieux, de tous ceux qui ont dépassé 60 ans, est un véritable SCANDALE !
Et cette situation tend à s’aggraver et se généraliser à mesure qu’on avance en âge.
Les vieux ne sont pas du tout les chouchous, mais dans le meilleur des cas les vaches-à-lait du système. Dont l’unique raison d’être est d’engraisser des fonds d’investissement emboliques comme BlackRock ou Vanguard. Lesquels ont racheté tous les secteurs lucratifs de l’économie mondiale, en particulier la médecine et l’industrie pharmaceutique, les résidences pour seniors et les caisses de retraite, qu’ils contrôlent pour l’essentiel. Grâce à une dette insolvable de 3.000 milliards d’euros et à un Etat en cessation de paiement, ce qui relève encore du domaine public ne tardera pas à rejoindre l’escarcelle de ces monstres contrôlés par les grandes familles d’argentiers comme Rothschild, Rockefeller et autres.
Au final, notre société a érigé comme valeur suprême et comme nécessité imprescriptible le refoulement radical de la mort, au profit d’un fantasme paranoïaque d’immortalité transhumaniste. Elle a imposé à tous l’abolition de la vieillesse, cette étape normale de la vie, vécue par les fanatiques du contrôle absolu comme un obstacle au rêve rationaliste et totalitaire de la dictature technosanitaire. La vieillesse et les vieux y sont désignés comme un poids systémique à éliminer. Ils sont réduits à une équation à optimiser pour parfaire le meilleur des mondes. Jusqu’à nier radicalement tout ce qui fait de nous des êtres humains, des personnes sensibles, fragiles, incomplètes, parfois démunies ou dérisoires, impuissantes, mais toujours capables d’amour, de compassion, d’élan solidaire. Et disposant de ce privilège quasi divin de pouvoir donner ainsi du sens à une existence dont le sens paraît se dérober.
Affirmer que chaque personne a de la valeur indépendamment de ce qu’elle possède ou produit, qu’elle a une identité, un statut, du mérite, qu’on est toujours digne de considération même quand on a cessé de travailler, quand on se retrouve diminué par l’âge, la maladie, la déchéance, et même quand on n’est plus qu’un souffle en sursis à l’approche de l’ultime voyage, c’est aujourd’hui un scandale pour les bureaucrates de l’Enfer néolibéral.
Qui aurait sincèrement envie de vivre dans un tel monde ?
Il est temps de se réveiller. D’oser affirmer QUI nous sommes, et ce que nous entendons rester. Sans quoi c’en sera bientôt et à jamais fini de l’humanité, dans les deux sens du mot.
La France est devenue le laboratoire du pire des mondes. Il faut oser le voir, il faut oser le dire, et il faut oser agir en conséquence, si l’on refuse de s’y résoudre.
Haranguant les représentants de la nation, Danton avait eu cette formule célèbre :
« Pour vaincre les ennemis de la patrie, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée ! »
On sait vers quel précipice le zèle révolutionnaire a conduit notre pays. C’est ce même zèle, baptisé frauduleusement « progressiste », qui risque maintenant de le conduire à son anéantissement total.
De l’audace, il en faudra. Mais il faudra aussi de la sagesse et de l’espoir. Et cela commence par accepter le réel tel qu’il est, et non tel que nous voudrions qu’il soit.
Et donc accepter cette réalité inéluctable qu’est la mort. Non comme la fin de tout, la fin de la vie ou de soi-même, mais comme la fin de ce que nous nous étions habitués à être. Une étape vers un nouveau commencement, une transformation, un prolongement à l’existence, sur un plan supérieur.
Pour cela aussi il faut de l’audace. Car la France est sans doute le pays le plus rationaliste au monde, le plus amnésique de son identité profonde, de son âme et de ses racines.
Le pays de Descartes, d’Auguste Comte, d’Emile Combes et de Lacan est le plus farouchement réfractaire à toute idée d’esprit. Sinon sous la forme du bel esprit français. La vie spirituelle, la conscience, sont réduites constitutionnellement à une simple hypothèse, refoulées au mieux dans la sphère de l’intime. Tout comme les vieilles lunes d’une autre époque sur Dieu, l’Eglise ou la religion. Une réalité jugée irrationnelle donc irréelle, incompatible avec les notions d’Etat, de Bien commun, et avec toute idée d’Etre collectif, de Nation, réduits à une sacralité « républicaine » qui n’est plus qu’un sinistre mensonge hypothéqué sur l‘autel du dieu Mammon.
Il vaut mieux, par une noble audace, courir le risque d’être soumis à la moitié des maux que l’on anticipe, que de rester dans une lâche indolence par crainte de ce qui peut arriver.
Il faut avoir le courage d’être faible, et cesser de prétendre être fort. Tel est le défi que les Français ont à relever, s’ils veulent être encore capables de s’inventer un avenir.
Plongée dans le relativisme progressiste à la sauce Big Brother, décliné en supermarché du spirituel. Sous couvert de fraternité et de pacifisme olympiques et interreligieux.
A priori, rien à redire. Après tout on trouve déjà les mêmes oasis interspirituelles dans chaque aéroport international : la mondialisation heureuse met sur un même pied d’égalité convictions et religions, ailleurs pierres de scandale et motifs de division.
Formidable ! Très œcuménique, très multi-confusionnel, bref, très mondialiste.
Donc chacun son dieu… « parce que je le vaux bien ». Et tous les hommes seront frères. « Imagine… », blablabla : on connaît la chanson.
A y regarder de plus près, cet espace ressemble plus à une salle de réunion des Alcooliques Anonymes qu’à un Temple digne de pareil événement. Et le gap entre les 400 M€ cramés pour la cérémonie d’ouverture et le budget digne d’une permanence de l’AS foot de Plou-les-Oies consacré à ce spot miteux en dit long sur les priorités des organisateurs. Mais bon.
A titre perso, j’ai beaucoup donné dans ces canons universalistes et cette ivresse du « Dialogue ». Sauf que là, il ne s’agit pas de dialoguer entre membres de différentes confessions, en s’efforçant de s’écouter et de dégager des points d’accord et de divergence. il s’agit plutôt de les assigner toutes au même rang, sans discussion, sans regard critique ni mise en perspective, selon l’égalitarisme le plus dru. Rendre à chaque césar ce qui lui échoit, mais jamais faire référence à un dieu unique qui réconcilierait tout le monde.
Chacun peut ainsi arborer son petit logo préféré, vénérer sa petite idole privée sans emmerder l’autre, juste pour conforter son équilibre personnel, se sentir plus zen avant les épreuves et gagner plus de médailles. Comme à Rome, avant la course de chars. Chacun sa palme et sa tambouille spirituelle, garanties par la Pax Romana. Peu importe le message, tant qu’il y a du « Respect ». Et que les dollars pleuvent dans la caisse des mécènes de l’Evénement.
Le Veau d’or et Moloch, Tribune officielle, Cérémonie d’ouverture des JO de Paris
Alors qu’à quelques mètres, dans les stades, la compétition fait rage, sous les oriflammes des délégations.
Paradoxe radical que cette forme de nihilisme spirituel, produit du rationalisme postmoderne, qui résume chaque croyance à un pin’s et un produit customisé rangé à côté d’autres produits officiels. Tout ça en prétendant célébrer la fraternité et la diversité.
Je me souviens m’être promené dans les allées du village olympique désert au lendemain de la cérémonie de clôture des JO de Barcelone en 1992. Au sol, des milliers d’exemplaires du Nouveau Testament, édité dans toutes les langues à destination des athlètes. Autres temps, autres mœurs, manifestement.
Rappelons qu’il ne peut y avoir de vraie Fraternité humaine sans une référence solide et unanimement actée, sinon à une Transcendance, du moins à une surnature, une origine, une symbolique et un Sens communs, qui ne soient pas juste un credo se référant à un Idéal ou une idéologie.
« Quelque chose qui dépasse, qui NOUS dépasse », comme disait la marionette mondialiste Macron interrogé en 2018 par une journaliste du Financial Times à propos de la spiritualité.
Une telle spiritualité universelle ne se décrète pas. Elle ne peut résulter que d’une évolution de la conscience globale qui accède à un palier supérieur, à une conscience plus élevée d’elle-même et des liens qui la relient intimement à la Conscience universelle. Aidée en cela par des « guides » invisibles qui la précèdent et l’accompagnent dans cette évolution. Cette transformation est Lumière, Eveil, mais aussi Humilité : tout le contraire de cet orgueil satanique célébré à longueur de ces cérémonies vulgaires et ennuyeuses dont on nous a rincés durant ces Jeux.
Dans ce sketch interreligieux minimaliste, triste et froid, il ne s’agit pas de célébrer l’œcuménisme ou l’inclusivité, mais plutôt d’imposer, le temps de la trêve, la même religion olympique. Ou plutôt celle, bien plus totalitaire et impérieuse, du mondialisme, en lieu et place de ces vieilles croyances caduques réputées fauteuses de troubles.
Quoi de plus normal ? Après tout l’objectif avoué des papes du Nouvel ordre mondial n’est-il pas in fine d’abolir toutes les différences identitaires et de fondre l’humanité « resetée », unifiée, pacifiée et contrôlée par les IA dans une nouvelle spiritualité unique mondiale, gloubi-boulga des précédentes saupoudré de bazar new age et de gnose transhumaniste ? Pour preuve, les rapports des fondations que personne ne lit, et les déclarations des oligarques que personne n’écoute.
Le magazine Réforme, ébloui comme à chaque tour de prestidigitation de la Caste, n’y a vu que du feu. Normal, le média au service de la doxa fait partie du schmilbkick. 😉
En 2024, toute fausse naïveté, tout innocence ingénue face aux sujets les plus graves, devrait être catégorisée comme crime. Ce 11 septembre est l’occasion d’une tentative de redressement.
Le Figaro se félicite de cette annonce selon laquelle 3 attentats terroristes auraient été déjoués durant les JO de Paris.
L’une des attaques prévues aurait visé des « institutions israéliennes ou des représentants d’Israël à Paris », selon France Info.
Fort bien.
C’est oublier un peu vite que l’attentat le plus grave fomenté durant ces JO a bien eu lieu : il s’agit de la cérémonie d’ouverture ! Quelques milliards de téléspectateurs en ont été les victimes affligées en direct.
Par-delà la boutade, qui n’en est pas une, j’entends ici rappeler fermement en ce 11 Septembre qu’un attentat terroriste au 21ème siècle ne vise pas à détruire des bâtiments, des monuments, ou même des vies humaines, des familles.
Non. Un attentat terroriste est une arme ciblée à effet retardé déployée dans une guerre psychologique. Psychologique et spirituelle (au sens de conscience).
Une arme dont la cible n’est pas une ou des personnes qui représenteraient l’adversaire ou l’ennemi. La cible, c’est L’IDENTITE de l’autre, sa cohérence intrinsèque, ce qui le constitue en tant qu’être, individuel et surtout collectif, et en tant qu’AUTRE vraiment autre. C’est-à-dire qui échappe au désir d’appropriation mimétique de celui qui commet ce crime.
Un attentat terroriste, selon le modèle désormais presque exclusif de l’attentat islamiste, c’est une arme spirituelle qui touche au cœur du système immunitaire de défense et de congruence de celui dont on veut nier jusqu’à l’existence, bien plus que nier son droit ou sa légitimité à exister.
C’est une arme à fragmentation qui vise en premier un ou des individus ; mais aussi et surtout, par contamination liée à la peur qu’elle suscite, tout le corps social, tout le corps identitaire et spirituel de ceux que l’on veut détruire.
En ce sens, c’est une arme authentiquement dia-bolique, puisqu’elle divise, désunie, désolidarise, tétanise et condamne à l’impuissance, jusqu’à l’effondrement final. Cf. les slogans politiquement corrects du type « pas d’amalgame ! » ou « vous n’aurez pas ma haine ! » imposés après chaque attentat qui a frappé la France en 2015-2016…
Un attentat terroriste vise 3 choses :
1. Fasciner, subjuguer : par l’effet de surprise, la puissance de l’impact psychologique, par son caractère transgressif des tabous anthropologiques, et la surenchère dans la violence de l’événement ramassé en un lieu et un temps définis.
2. Désamorcer les systèmes de protection qui permettent au jugement critique, au discernement, à l’esprit d’analyse de s’exercer face à toute menace vitale, et donc à une réaction raisonnée de se mettre en place afin de préserver la survie, l’intégrité et l’équilibre d’un groupe. Et pour cela, favoriser jusqu’à l’outrance le registre sensationnel et émotionnel, les réflexes mimétiques et l’enfermement dans la logique de la violence : haine, vengeance… Une manière de vaincre l’adversaire de l’intérieur, en l’entraînant malgré lui dans son propre jeu destructeur.
3. Entretenir une confusion psychologique, identitaire, éthique et spirituelle, afin de rendre l’autre incapable d’agir selon son libre arbitre, sa raison, conformément à une éthique, des valeurs, des référents civilisationnels, dans un état de clarté spirituelle. Mais en l’enfermant dans la confusion, le ressentiment, la réaction, jusqu’à renoncer à qu’il est dans ce qu’il est de plus élevé.
Or c’est exactement ce à quoi est parvenu cette cérémonie d’ouverture du 26 juillet, objectivement « satanique » (et pas qu’à cause de ses velléités objectivement profanatrices) sur le cerveau de millions d’abrutis qui n’y ont vu qu’un « spectacle » tellement brillant et innovant, et qui n’ont vu dans ces milliards de détracteurs offusqués dans le monde que des réacs grincheux…
Le sketch est d’ailleurs sur le point de se prolonger de manière plus feutrée avec la réouverture en grandes pompes en décembre prochain de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en partie détruite par l’incendie de 2019 (volontaire, au milieu d’une longue série de profanations et d’incendies rituels d’églises chrétiennes, faut-il le rappeler). Une réouverture au terme d’une « reconstruction » (dont les « maçons » furent les seuls à être célébrés lors du passage des délégations durant la cérémonie d’ouverture) voulue « à l’identique » par une très grande majorité de Français, mais dont certains auraient rêvé d’ajouter quelques fantaisies très contestables.
Une réouverture avec un mobilier liturgique semble-t-il rajeuni, faute de pouvoir modifier, comme le voulait Macron, quelques vitraux classés, puisque les Monuments historiques ont dit niet. Et donc, en lieu et place de sol et de l’autel, un nouveau damier et un nouvel autel maçonniques du meilleur goût.
Vous avez dit « profanation » ?
Ces attentats sont en réalité beaucoup plus graves, profonds et lourds de conséquences que si un islamopithèque ceinturé d’explosifs avait fait sauter un dignitaire israélien Place de la Concorde ! Même si c’eût été en l’occurrence un casus belli et un possible motif de guerre civile.
Et enfin, surtout, à qui profite, qui finance et qui instrumentalise le terrorisme islamiste depuis 40 ans ?
Pour connaître nos ennemis les plus dangereux, sournois et déterminés, c’est assurément du côté du Veau d’or incongru présent au pied de la tribune officielle lors de la cérémonie d’ouverture que vers La Mecque qu’il fait se tourner.
MONGAYPOX Les gays, la vérole du singe et Big Pharma
C’est une évidence : les gays qui ont une activité sexuelle intensive avec de multiples partenaires sont une cible privilégiée pour les marketeurs de tout poil, en particulier les bonimenteurs médiatiques et autres marchands de sexe « protégé ».
Quelques 50 ans après l’utopie libertaire du « Jouir sans entraves », et 40 ans après le traumatisme du sida, le retour de l’ordre moral sous les traits de la religion woke et du nouveau testament LGBT de la « non-discrimination » ont imposé en quelques années post-sida (après l’arrivée des trithérapies en 1996) des standards discursifs associés à des normes comportementales, prophylactiques et éthiques dans le milieu gay.
Désormais sur le grand marché ouvert des rencontres et divertissements inclusifs, il n’est plus admissible de discriminer les personnes porteuses d’une infirmité ou d’un MST des autres dites « saines » (ou « clean ») : séronégatifs notamment. Toutes sont déclarées également candidates au sexe inclusif, hédoniste et décomplexé.
La stigmatisation du crime de lèse-diversité, nouvelle norme substituée à la persécution coupable des « anormaux » du monde d’avant, profite évidemment aux grands mécènes du Meilleur des mondes arc-en-ciel que sont les laboratoires pharmaceutiques et autres pourvoyeurs d’armures invisibles contre la profusion des nouveaux fléaux messianiques : sida et autres MST, hépatite C, Covid, monkeypox…
Au menu des frayeurs apocalyptiques, l’imagination des grands enchanteurs et autres marchands de potions rances est infinie. Car le gay moyen, célibataire CSP+ ou en couple « DINK » (Double Income No Kids), est une cible marketing ultra prisée.
Passons sur les années Covid, passablement éprouvantes durant les confinements pour les patrons de backrooms. Le « vaccin » et le pass insanitaire ont vite fait office de sésame décompensatoire pour les kangourous sevrés de rencontres durant des mois. Et comme si 3 doses n’y suffisaient pas, la farce de la vérole du singe est venue vite en rajouter une couche.
Au point que le profil des prétendants sur les applis comme Tinder se décline désormais avec les incontournables mentions vaccinales comme autant de titres de noblesse : Covid 3 doses, monkeypox, méningite, hépatite B, etc… Autrefois on affichait des mensurations enviables pour attirer le chaland ; aujourd’hui ont expose ses certificats vachinaux pour rassurer les âmes déroutées par la plus grande intox du siècle : autre temps, autres mœurs.
Pourtant, il faut le rappeler : le pipeau du singe n’est pas une MST. C’est une maladie contagieuse, fort bénigne, de contact (rapproché), mais les rapports sexuels n’en constituent pas le mode de transmission principal.
N’empêche, la médicalisation du sexe, une fois remisée la psychiatrisation des pratiques et des orientations « déviantes », est devenu l’un des instruments essentiels de contrôle du biopouvoir (cf. Foucault), autant qu’une cash-machine ciblant les consommateurs-baiseurs. Et un mode de structuration normative qui a remplacé la morale – religieuse, politique ou sociale. Hier on se pliait aux injonctions du « Sortez couverts » ; aujourd’hui la perversité des sorciers de l’ingénierie sociale surfant sur la connerie ambiante a franchi un cap supérieur avec le slogan « Je me vaccine donc je sauve des vies ! »
Et les communautés LGBTQI+ sont devenues d’excellents clients et auxiliaires de propagande, parmi les plus zélés, obéissants et compliants. Manipulés par la doxa distillée en prêt-à-consommer, les gays se ruent sur les pikouzes et autres gadgets passablement abusifs made in Big Pharma. Surtout depuis que la prophylaxie a remplacé la morale sexuelle : capote + gel, PrEP (concept nouveau de trithérapie destinée aux gays séronégatifs candidats au bareback – baiser sans capote – inventé par Gilead Science à l’aube des années 2010, avec le concours zélé des associations et médias LBGT…), pikette Covid + pikette monkeypox, quelques chems, et hop ! Youplaboum !
Il fut un temps où le client était roi. Aujourd’hui les cons sommateurs somatisés par la propagande insanitaire sont les esclaves cons sentants du système, qui les ajuste et les recycle en marchandises de consommation soumis à obsolescence et interchangeables. Et la Marque de la Bête, customisée en autant de formules magiques contre ces pestes bidons qu’il y a d’épouvantails à étourneaux, est l’unique blanc-seing pour consommer et se consommer ad libitum. Pourvu qu’on sacrifie à la part du Diable.
L’ampleur des réprobations à propos de la cérémonie d’ouverture des JO et le fait qu’elles aient mobilisé en si peu de temps autant de personnes de confession chrétienne, mais aussi musulmane, juive ou de simples agnostiques choqués qu’on s’attaque à la foi des individus, doivent nous interroger.
La plupart crient au blasphème alors que ça n’est pas là le vrai problème. Invoquer le blasphème suppose que les référents du sacré propres à une religion ou une communauté devraient naturellement s’imposer à tous. Ce qui n’est évidemment pas le cas dans une cérémonie dont l’œcuménisme ne se fonde pas sur la tradition chrétienne, et dont la Charte qui la régie proscrit toute référence politique ou religieuse.
En revanche ce concert d’indignations en dit long sur le fait que cette parodie de la Cène au cœur de la cérémonie et tout comme qui l’entoure touchent à quelque chose d’essentiel, que les esprits honnêtes reconnaissent comme une transgression, avec une charge de violence d’autant plus forte qu’elle est recouverte par le déni des auteurs et des médias.
Car la vraie nature de cette transgression volontaire, ça n’est pas le blasphème, mais la profanation.
Qu’est-ce qu’une profanation, et à quoi sert-elle ?
Replaçons les choses dans une perspective historique. La première chose que fait Nabuchodonosor quand il s’empare de Jérusalem, c’est de détruire le temple de Salomon et de déporter les élites sacerdotales à Babylone.
La première chose que fait Antiochos IV Épiphane quand il assoit sa domination sur Jérusalem, c’est dédier le Temple à Zeus. Et la première chose que fait Judas Macchabée en reprenant possession des lieux, c’est rétablir le culte judaïque. Mais aussi le réformer pour le débarrasser de toutes les influences hellénistiques jugées incompatibles avec la Torah.
Lors de la guerre des Juifs contre les Romains entre 70 et 135, l’empereur Hadrien fait raser le temple d’Hérode, installer une statue de Jupiter et une de l’empereur déifié sur l’emplacement du Saint-des-Saints, le cœur du Temple où réside la Sherina – la Présence de Dieu. A l’emplacement de la tombe de Jésus, il fait ériger une statue de Jupiter, une de Junon et une de Vénus.
Quand les Perses s’emparent de la ville, ils saccagent le Saint-Sépulcre et s’emparent de la « Vraie Croix ».
Dans un autre registre, quand les révolutionnaires renversent la monarchie et imposent la Terreur, ils saccagent les églises, brûlent les châteaux, tuent prêtres et religieuses et imposent le culte maçonnique à l’Etre suprême.
Pour soumettre un peuple, il faut saccager ses temples et ses autels, c’est une constante anthropologique. La profanation est un acte qui se veut fondateur et admonitoire par lequel le conquérant nie l’identité de celui qu’il soumet dans ce qu’elle a de plus essentiel, pour lui imposer ses propres divinités, ses croyances et ses lois.
Profaner, ce n’est pas juste se moquer, tourner en dérision ; c’est vouloir détruire, abolir. Les innombrables profanations d’églises et d’édifices chrétiens qui se multiplient aujourd’hui dans le monde ne procèdent pas d’un désir de ridiculiser Jésus ou ceux qui croient en lui, mais d’une volonté de les anéantir radicalement et tout ce qu’ils représentent.
Cette néantisation de l’autre peut aussi être suggérée plus insidieusement par la subversion des fondements du Sacré. Comme un virus ou un poison qu’on inocule, qui en désarticulerait l’architecture symbolique, ce qui relie des signifiants à des vérités essentielles.
Dans le cas de la parodie de la Cène, la profanation est subtile, en dépit de la vulgarité surjouée de cette séquence. Elle joue sur l’équivoque entre la communion à un dieu qui s’offre en réparation en la personne de Jésus, et l’orgie des sens autour d’un Dionysos burlesque lors du banquet des dieux. Elle prend les traits d’une transgression grivoise alors que le message visé est bien plus essentiel : qu’est-ce qui fonde l’Unité, la Fraternité, et cette Relation indestructible entre l’humain et le divin ? Pour chaque individu dans ce qu’il a de singulier, pour les membres d’un même peuple, ou pour la civilisation planétaire dans son ensemble.
La question posée est qu’est-ce qui fait que nous faisons vraiment « corps » ? Qu’on se réfère à une symbolique religieuse (le « corps du Christ« , icône de l’Assemblée des fidèles et de l’humanité à venir), à un idéal humaniste, à une idéologie politique, à la fornication rituelle lors des rites antiques, ou simplement au registre des émotions et des sensations qui embrasent une foule.
Quant à la profanation, elle vise moins le simple registre du religieux que les grands archétypes fondateurs de toute humanité auxquels ils renvoient. La dynamique de la Vie représentée par la relation créatrice de formes et de sens entre une Essence divine et la Création. La Relation initiée entre les êtres au plan humain par la différence et la complémentarité des sexes, ou plutôt des principes masculin et féminin, symbolisés dans la tradition judéo-chrétienne par l’union d’Adam et Ève dans le mythe de la Genèse. La perturbation de cette dynamique ontologique par le Serpent, symbole du doute, et la consommation in-consciente, précoce, inaboutie, du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, qui précipitent la chute d’Adam depuis l’Unité primordiale et insouciante représentée par l’Eden vers la dualité mimétique et conflictuelle, racine de la violence.
Ce mythe illustre la mécanique de la violence et du sacré décrite par René Girard dans son livre du même nom. Où comment les sociétés sont enchaînées à la répétition du même, celle du mimétisme, dont la seule issue est le meurtre sacrificiel. Une logique au cœur des rites des sociétés primitives, comme le sacrifice d’animaux sur l’autel en offrande de réparation à un dieu courroucé dont on appelle le pardon.
Dans ce mythe d’Adam et Eve transparaît aussi le lien universel entre Sexe et Sacré. Le sexe n’est pas qu’une fonction reproductive, c’est une voie d’accès au sacré, dont toutes les sociétés codifient le sens selon des dogmes, des symboles et des rites précis.
Une autre constante anthropologique est le lien entre profanation, violence et pouvoir. Le sacré fixe la frontière entre la violence légitime conférée au pouvoir et la violence illégitime condamnée comme cause de déstabilisation des sociétés. Et partant, le sacré justifie le pouvoir structurant et réconciliateur de la loi et des interdits, castration symbolique et antidote au désordre et à la dislocation, pour tout individu comme pour toute société. Comme l’interdit de l’inceste, de l’infanticide, du matricide, du cannibalisme, de l’obscénité.
Interdits transgressés métaphoriquement comme affirmation d’un nouveau culte inversé tout au long de cette cérémonie. A quelle fin ? Pour se moquer de la religion ou affirmer sa supériorité sur des croyances surannées ? Pas du tout. Pour affirmer un privilège de caste : ceux qui transgressent les interdits anthropologiques sont des « dieux ». La loi du commun des mortels ne s’applique pas à eux. Et le droit arbitraire de vie et de mort qu’ils s’arrogent est une manifestation de leur essence supérieure.
Comme Néron se mettant en scène à la terrasse de son palais grimé en femme et se faisant sodomiser par des esclaves en poussant des cris de chienne en rut, avant d’incendier Rome et ses temples. Acte de transgression « artistique » et symbolique qui témoigne de sa divinité.
C’est le vrai sens du « satanisme », qui n’est pas un bric-à-brac de foire avec ses diables cornus et ses succubes grimaçantes, mais un pied de nez radical au sacré, à ce que les lois naturelles désignent comme imprescriptible. Un manifeste rebelle associé à une sanctification de la matière et de la « nature« , des instincts, notamment les instincts bestiaux et meurtriers, des sexualités les plus débridés, un refus de toute transcendance et une glorification de l’individu comme fin en soi, du libre arbitre affranchi de toute autorité supérieure. Autant d’éléments qui font partie de la profession de foi de certaines églises satanistes, comme The Church of Satan aux Etats-Unis qui vénère Baphomet, idole hybride et androgyne héritée de l’occultisme représentant un homme à tête de bouc avec des seins, des jambes de bouc, figurant en majesté dans une posture qui rappelle celle de Jésus bénissant les fidèles sur le tympan des églises médiévales.
On le comprend : la mise en scène incriminée ne s’attaque pas tant à une religion en particulier qu’aux fondements anthropologiques de toute civilisation. Ce n’est pas un acte gratuit, mais une guerre déclarée contre l’humanité déguisée en badinerie festive.
La Cène de Vinci n’est pas qu’un simple chef d’œuvre de la peinture de la Renaissance. Ce n’est pas que la représentation d’une scène centrale de la vie du Christ. C’est, comme tous les tableaux du génie florentin, un enseignement crypté, magistral et très élaboré, qui sonde les grandes arcanes de la théologie chrétienne en interrogeant les symboles, les dogmes, et en révélant l’Invisible au terme d’un long cheminement visuel et initiatique. Ce qu’a d’ailleurs voulu illustrer Dan Brown dans son best-seller DaVinci Code, avec une plongée symbolique au cœur du tableau de la Cène et des messages cachés selon lui à propos de la relation entre Jésus et Marie-Madeleine, icônes du masculin et du féminin.
Le fait que ce tableau ait été choisi comme modèle pour caricaturer le thème de la Cène, avec des drag queens figurant les apôtres et un Dionysos bouffon se substituant à l’eucharistie, n’est donc pas un hasard. Pour décrypter le sens de cette manipulation sémantique, il faut aller bien au-delà de ce que certains applaudissent comme une audace artistique.
Au final, cette cérémonie n’est qu’une pénible déconstruction autour du thème de l’Amour. L’amour sentimental célébré par Céline Dion en guise de conclusion. L’amour sexualisé à outrance jusqu’à devenir impudique évoqué dans les frottements du trouple, les éructations et déhanchements d’Aya Nakamura célébrant la levrette, les gesticulations des draq queens, caricatures outrancières de la féminité, et des femmes à barbe rampant sur le sol. L’amour, fondement de toute civilisation, qui commence par l’attention donnée aux plus petits, escamotée dans le sacrifice des enfants suggéré en introduction. L’Amour inconditionnel, l’amour divin qui accorde à chaque créature ce dont elle a besoin, résumé à une « Inclusivité » qui évacue toute recherche de l’harmonie entre des singularités pour glorifier l’individu. Et donc qui ôte aux différences leur dynamique relationnelle. Le péché central du wokisme, nouvelle religion qui prétend sanctifier les victimes, et les édifie en une conjuration de minorités en guerre contre la majorité.
Le monde auquel nous convie cette cérémonie est tout le contraire de ce qu’il prétend être : désordre, violence, mort, voracité, cupidité, obscénité, en lieu et place d’inclusion, de respect, d’hommage, de beauté, de fraternité. Ce monde est vraiment celui des trompeurs, des séducteurs, des abuseurs, des manipulateurs : puissances financières, politiques, médias, journalistes, faux docteurs, faux prophètes, mages du marketing, artistes et intellectuels de cour, marchands de fausses sagesses…
Mais en fin de compte cette cérémonie aura été un mal pour un bien. Car la profanation du Sens s’y est révélée si évidente et si profonde que rares sont ceux hormis les fourbes et les imbéciles qui n’ont pas été bousculés par certains éléments. L’exhibition du plan de l’élite et de sa nature éminemment profanatrice et satanique a engendré une lame de fond en réaction. Reste un effort de décryptage et de pédagogie à engager pour permettre à cette prise de conscience de susciter un réveil salvateur et constructif dont le monde a urgemment besoin. Sans céder aux sirènes des mages chargés de rendormir les masses, ni à la lassitude du temps qui passe.
Cette fascinante et déliquescente fête inversée, tel un carnaval poussé à son paroxysme, annonce le crépuscule des idoles. Toutes les idoles. C’est une épreuve, mais une épreuve de Vérité.
Par-delà les polémiques autour de la cérémonie d’ouverture des JO, on doit continuer de s’interroger sur le sens profond d’une telle manifestation. Que celle-ci procède d’une intention délibérée des organisateurs ou d’un maillage plus complexe entre une narration parfois hermétique, une volonté évidente d’imposer une idéologie wokiste et une manipulation inconsciente ou délibérée des symboles dont on peine parfois à décrypter le fil conducteur.
Certains pour parer aux critiques voudraient voir dans cette cérémonie une forme d’Art audacieuse dont la valeur ne saurait être réduite à une interprétation ou contestée. Sauf que l’art n’est ni un absolu ni une fin en soi. L’art véritable sert le sens en le révélant. Tout comme ce genre de cérémonie n’est pas en principe un simple spectacle mais une célébration. Mais alors, que dit-elle ? Quel message transmet-elle ? Et qui sert-elle ?
Beaucoup ont un jugement arrêté sur cette cérémonie à partir d’un élément qui les a particulièrement marqué de façon positive – Céline Dion, Lady Gaga, l’allumage de la flamme…, ou négative : la Cène, Marie-Antoinette, Aya Nakamura, les discours wokes…
Je tente de proposer ici un décryptage de cette cérémonie dans sa globalité, pour en extraire la cohérence cachée derrière les slogans, les références superficielles et les prouesses spectaculaires. Une cohérence qui une fois exposée ne peut plus être contestée par de quelconques démentis, ni recouverte par la cacophonie des avis subjectifs et contradictoires.
Ce que beaucoup peinent à admettre, c’est que la cérémonie à laquelle nous avons assisté vendredi n’est absolument pas un spectacle ni une œuvre artistique. Ce n’est pas non plus comme on pourrait s’y attendre un rituel conçu pour exalter les valeurs de l’olympisme. Et c’est encore moins une « fête inclusive » qui célèbre la diversité, avec une touche de provocation gamine ou de gauloiserie très parisienne.
Ce à quoi nous avons assisté, ce qui nous a captivés ou au contraire révulsés, c’est un formidable exercice d’ingénierie sociale à grande échelle, d’autant plus efficace qu’il s’appuie sur une remarquable puissance d’évocation symbolique à multiples niveaux.
Comme toute entreprise de manipulation de masse, le procédé repose sur le principe de l’occultation. Ou comment faire croire à ceux qui regardent qu’ils ne voient pas ce qu’ils sont en train de voir, pourtant montré de façon évidente. Et saturer la population ciblée de messages destinés à la convaincre que toute cette mise en scène obéit à des motivations louables, qu’elle est conçue pour le bien de tous, et surtout pas dans un but malveillant ou pour causer du tort à qui que ce soit. On a parfaitement vu fonctionner ce procédé durant le Covid. Et les propos lénifiants de Thomas Jolly le directeur artistique pour tenter de calmer les critiques vont aussi dans ce sens : « Circulez, y a rien à voir ! »
Ainsi on a voulu nous convaincre que tout ce qui a pu paraître au commun des mortels déplacé, dérangeant, offensant, excessif, vulgaire, obscène, violent, de mauvais goût n’était qu’une incompréhension. Les médias du système et les organisateurs ont multiplié les plaidoiries et les discours alambiqués empreints de wokisme, en répétant les mots magiques : inclusivité, respect, amour, liberté, créativité… Une rhétorique convenue pour masquer l’exact contraire : dérision, moquerie, haine, violence, soumission, souffrance, mort…
Car au contraire de ce qu’on a voulu nous faire croire, derrière l’étalage d’effets spéciaux, de surprises et de prouesses destinés à fasciner, cette cérémonie a enchaîné du début à la fin des tableaux en manipulant des symboles pour dérouler une dramaturgie clairement sataniste.
Ce n’est pas un jugement de valeurs plaqué sur un spectacle qui entendait simplement « casser les codes » pour innover. Car derrière cette succession d’évocations qu’on pourrait juger décousues ou gratuites, il y a une vraie cohérence, d’autant plus signifiante qu’elle s’inscrit dans un contexte.
Passons en revue les 12 tableaux qui composent cette cérémonie pour en dégager la trame signifiante en récoltant les indices comme les cailloux du Petit Poucet.
Dans une séquence introductive, Jamel Debbouze porte la flamme au sein d’un Stade de France désert. Il y croise Zinedine Zidane et s’écrie « Zizou-Christ ! » Mais pourquoi donc Zizou-Christ ?… Premier indice.
Zidane emporte ensuite la flamme dans le métro où il remet la torche à 3 enfants qui s’enfoncent dans les catacombes. Message : le « Christ » du ballon rond transporte le feu sacré depuis un stade vide, où la vie et le sens se sont taris, vers les entrailles de Paris et le royaume des morts.
Un personnage masqué emmène les 3 enfants sur une barque qui glisse sous un tunnel et débouche sur la Sein. On ne reverra plus ces 3 enfants. Que sont-ils devenus ?… Le conducteur de cette scène étrange semble une évocation de Charron, le passeur des Enfers qui transporte les âmes des morts sur une barque qui s’avance sur le Styx. Quel rapport avec l’olympisme ?
Les organisateurs ont voulu brouiller le message et évoquant Les misérables de Victor Hugo. Mais ces enfants évoquent beaucoup plus ces millions de misérables enlevés chaque année dans le monde pour alimenter le marché de la pédocriminalité, dont un certain nombre sont violés, torturés et sacrifiés lors de rituels satanistes, comme l’attestent de nombreux témoignages de victimes et rapports de Police.
Le message caché de ce premier tableau pourrait donc bien être : ce à quoi vous allez assister est un subterfuge, une mystification qui cache un grand sacrifice.
La cérémonie se poursuit avec les premières délégations qui s’avancent sur la Seine. Message implicite : les sportifs ne sont pas les vrais héros de ces Jeux, mais des victimes sacrificielles prises en otages pour servir de prétexte à la glorification des puissants et des multinationales : les véritables dieux de cette cérémonie. D’ailleurs tout au long de la cérémonie, les athlètes qui défilent sur la Seine comme les champions se relaient pour porter la flamme semblent n’être que des figurants, des faire-valoir à cette grande mystification.
Le porteur de flamme masqué de gaze blanche, apparaît entre les tableaux, sur la Seine, sur les toits de Paris. Il sert de fil rouge à toute la cérémonie. Présenté comme un hommage supposé à différents personnages comme Le Fantôme de l’Opéra, Belphégor, l’Homme au masque de fer, Fantômas, Arsène Lupin, Fantômette, ou la série de jeux vidéo Assassin’s Creed, ce personnage semble surtout être une personnification de la Mort.
Enchanté
Lady Gaga est la première star qui apparaît dans cette cérémonie pour illustrer ce thème avec sa reprise de Zizi Jeanmaire. Un choix tout sauf anodin. Car Lady Gaga est une artiste souvent qualifiée de sataniste dans le milieu VIP du show biz qui en compte beaucoup, comme Jay Z, Beyonce , Rihanna, Katy Perry et d’autres. Gaga est l’amie de la performeuse américaine d’origine serbe Marina Abramovic, dont l’esthétique ouvertement sataniste a sans doute inspiré beaucoup de ses clips. Sur un air de froufrou et de légèreté, le ton est donc donné.
Synchronicité
Ce tableau débute par un hommage aux équipes du chantier de Notre-Dame. Mais cet élégant ballet ne rend pas hommage à la cathédrale elle-même, qu’on voit d’ailleurs très peu, mais aux corps de métiers d’art qui ont œuvré à sa reconstruction. 5 ans après l’incendie que beaucoup considèrent comme criminel, et dans lequel certains ont reconnu un rituel sataniste, ce qu’on célèbre ce n’est pas le monument outragé, mais une corporation considérée comme à l’origine mythique de la franc-maçonnerie. Ce qu’on célèbre symboliquement, c’est la déconstruction et la reconstruction, le Great Reset du cœur de Paris et de l’âme de la France.
La séquence se poursuit avec la mise en valeur de la fabrication des médailles olympiques, qui toutes contiendront un morceau de la tour Eiffel. Elle s’achève par une glorification du malletier Louis Vuitton dont les malles transportent ces médailles. Le message est quasi alchimique : il s’agit de la transmutation des valeurs. Des valeurs fondatrices, spirituelles et chrétiennes, illustrées par Notre-Dame, on est passé aux valeurs olympiques. A ce détail près que le fer de la Fée Électricité, symbole de la société industrielle mais aussi de la guerre, est désormais inséré au corps de l’or, de l’argent et du bronze. Puis ces valeurs associées à l’effort, aux richesses et à la guerre seront transmutées et réunies dans la seule valeur du Nouvel Ordre Mondial : la monnaie unique numérique ou marque de Bête que chacun devra porter sur lui pour acheter et vendre. D’où ce thème de synchronicité, car toutes les transactions seront désormais centralisées et contrôlées instantanément.
Liberté
Ce tableau démarre sur la façade de la Conciergerie, avec un « « hommage » à la Révolution française et une référence à la décapitation de Marie-Antoinette tenant sa tête sanglante entre les mains et chantant « Ah ! ça ira« . Le tout accompagné de la musique de death metal du groupe Gojira perché sur les fenêtres de la Conciergerie, et la cantatrice Marina Viotti interprétant L’amour est un oiseau rebelle de l’opéra Carmen, tandis que des giclées de sang jaillissent sous forme de fumigènes de la barque qui la transporte.
Cette exaltation de la mort, de la souffrance associée à l’amour rebelle, rehaussée de rock sataniste hurlant et de surenchère gore se passe de commentaires. Choisir ce qu’il y a de plus ignoble dans la Révolution française pour illustrer le thème de la Liberté en dit long sur le cynisme et les intentions des organisateurs.
Seule déclinaison de ce principe de liberté, le libertinage illustré par une scène de trouple : un prétendu hommage à la littérature française et à Marivaux, couronné par un cœur rose dessiné dans le ciel par la Patrouille de France. Ici, c’est la culture française du marivaudage qui est confisquée au seul motif de glorifier les sexualités LGBT. Et encore, celles-ci ne sont pas évoquées en guise d’hommage à la tolérance et la liberté, mais pour servir d’instrument à de tout autres motifs.
Égalité
Sur le pont des Arts, l’orchestre de la Garde républicaine interprète For me formidable de Charles Aznavour. Prélude au sacre d’Aya Nakamura, sorte d’idole recouverte d’or de la tête aux pieds, comme les danseuses qui l’entourent. La chanteuse reprend ses tubes Pookie et Djadja, accompagnée par le Chœur de l’Armée française et la Garde républicaine.
Cette séquence imposée par le Président Macron répond à son affirmation, désormais professée devant l’Institut de France : « Il n’y a pas de culture française. » Il n’y a pas, ou plutôt il n’y a plus de culture française, depuis que le grand-œuvre du destructeur de la France est conduit à son terme.
Aya Nakamura n’est pas choisie en tant qu’icône de la « diversité ». Ni simplement pour flatter le public de cette chanteuse vantée comme l’artiste la plus écoutée dans le monde. La filiation mise en avant par les organisateurs entre le Défilé Goude du Bicentenaire et cette cérémonie est une imposture. L’intention ici n’est absolument pas de célébrer le métissage des cultures, l’amitié et la fraternité entre les peuples comme en 1989, mais de célébrer la déconstruction et la destruction. Aya Nakamura se singularise par des textes lascifs d’une pauvreté affligeante, mélange de sabir incompréhensible, de grossièretés et de français abâtardi. Le degré zéro du langage. Et cette soupe décadente se voit servir les honneurs de la Garde républicaine réservés en principe aux dignitaires et chefs d’Etat, juste devant l’Académie française. La volonté de transgression est manifeste.
Fraternité
Ce tableau démarre avec la Danse macabre de Saint-Saëns, et une référence au vol de La Joconde au Louvre en 1911. Message clair : la Mort a chassé la Joie (gioconda = joyeuse). Suit une évocation des Minions qui se chamaillent dans un sous-marin d’où s’échappe La Joconde qui émerge à la surface de la Seine. Le combat de la réalité virtuelle pour s’approprier le réel, mais aussi l’opposition entre une joie régressive et grimaçante et une joie intériorisée, spirituelle, qui illumine le sourire de La Joconde.
Puis la cantatrice Axelle Saint-Cirel jugée sur le toit du Grand Palais interprète solennellement La Marseillaise, dans une mise en scène qui semble copier la prestation de Jessye Norman lors du défilé du Bicentenaire. A ce détail près que la cantatrice, sa pose hiératique et la balustrade sur laquelle elle s’accroche rappelle étrangement la scène à la proue du Titanic et le clip de Céline Dion. Message subliminal semblant indiquer que la France vogue vers son naufrage.
Festivité
Passons sur les tableaux Sororité, simple concession au wokisme qui met en lumière 10 femmes françaises, et Sportivité, sans aucun intérêt.
Le thème de la Fête, au cœur de la cérémonie, s’ouvre par un hommage à l’Europe, totalement anachronique dans une célébration olympique. Sinon pour rappeler que l’Union européenne est le prototype de ce Nouvel ordre mondial vers lequel on nous propulse à marche forcée.
La « fête » à laquelle nous sommes conviés s’avère être un aberrant défilé de drag queens dansant sur un medley de standards de la culture queer et multipliant les postures transgressives.
Les danseurs se rassemblent ensuite autour d’une table, dans une parodie assumée du tableau de la Cène de Vinci (et du Festin des dieux de Jan van Bijlert, selon certains). Philippe Katerine grimé en Dionysos bleu apparaît nu sur un plateau de fruits.
Cette séquence n’est pas seulement un outrage volontaire aux racines chrétiennes de la France, avec l’eucharistie travestie en bouffon lubrique et les apôtres métamorphosés en drag queens, une offense ressentie en direct par des centaines de millions de chrétiens devant leur écran. C’est aussi une manipulation symbolique, psychologique et spirituelle d’une puissance de subversion rare.
Ce qu’on a voulu faire passer pour de la gauloiserie sans conséquence est en réalité la transposition d’un rituel sacrificiel sataniste qui inverse et cannibalise toutes les polarités. La présence de quelques enfants au milieu de ce simulacre d’orgie LGBT, et le geste d’une des drag queens qui mime l’égorgement au-dessus de l’un d’eux, tout cela au milieu d’une parodie blasphématoire de la Cène du Christ, est une illustration caractéristique de ces rituels sataniques au cours desquels des enfants sont violés, torturés et sacrifiés. Une réalité documentée, qui vient ici se substituer au sacrifice volontaire de Jésus annoncé à ses apôtres lors du dernier repas, dont l’eucharistie est le rappel liturgique autant qu’une invitation à être délivré de la mort.
Obscurité
La fête macabre et ricanante s’achève par l’effondrement successif des danseurs sur un tapis rouge sang, tandis que sous un musique lugubre le commentateur indique que l’humanité est en proie aux pires turpitudes et appelle la paix et l’unité.
Une chanteuse embarquée sur un bateau-récif entonne Imagine de John Lennon (« Imagine there’s no Heaven, and no religion too »…), au milieu des flammes et dans une atmosphère lugubre.
Solidarité
Pour répondre à ce cri de l’humanité agonisante, une cavalière masquée, vêtue d’argent et portant en cape le drapeau olympique, remonte la Seine en galopant sur un cheval mécanique de métal. Les organisateurs ont tenté de nous vendre cette scène comme une référence à Jeanne d’Arc, ou à la déesse Sequana. Mais l’allusion qui saute aux yeux est sans conteste celle du premier cavalier de l’Apocalypse représentant la Mort. Une interprétation beaucoup plus cohérente avec ce qui précède.
Après une évocation circonstancielle de Pierre de Coubertin, le mystérieux cavalier rejoint le Pont d’Iéna qu’il traverse sur un vrai cheval pour rejoindre les délégations sportives assemblées devant la tribune officielle dans les jardins du Trocadéro. Grâce à un effet de cadrage, il apparaît flanqué de 2 ailes lumineuses allumées au pied de Tour Eiffel. Il remet le drapeau olympique, qui une fois hissé au mât devant la tribune apparaît à l’envers…
Un fantastique son et lumières embrase la Tour Eiffel sur la musique de Supernature de Cerrone, reprise en chant-signe par le danseur sourd Shaheem Sanchez. La Tour Eiffel se transforme en totem psychédélique d’où jaillissent des rayons lasers formant d’hallucinantes fantaisies géométriques. Supernature : une allusion à la nouvelle religion transhumaniste ?
Comment ne pas songer en voyant cette scène au triomphe de l’Antéchrist et à son intronisation devant les nations, avec sa fausse promesse de paix et d’unité, alors que Macron s’apprête à proclamer ouverts les Jeux de cette 33e olympiade ?
Solennité
Après les discours des officiels et l’ouverture des JO, Zidane boucle la boucle en entamant le dernier relai de la flamme. Mais que sont donc devenus entre temps les 3 enfants auxquels il l’avait confiée ?…
On note la présence surprenante d’un veau d’or et d’une tête de taureau au pied de la tribune officielle. Histoire de rappeler les divinités idolâtriques et les valeurs qui accompagnent les « dieux » du monde nouveau que sont les membres de l’élite mondialiste : Mammon, dieu de l’argent et des richesses, et Moloch, le dieu des sacrifices d’enfants par le feu. Les athlètes réunis aux pieds de leurs maîtres et qui vont devoir bientôt subir les épreuves, figurent parmi ces enfants sacrifiés.
Zidane remet la flamme à Nadal qui remonte la Seine en bateau jusqu’au Louvre. Le relai se poursuit jusqu’aux Tuileries.
Éternité
Dans ce 12e et dernier tableau, les 2 derniers relayeurs, Teddy Riner et Marie-José Perec, allument ensemble la vasque olympique. Une vasque en forme d’anneau suspendu à une montgolfière dorée qui s’élève dans le ciel. Une première que cette flamme artificielle composé de LED et de vapeur d’eau, et une prouesse attribuée à EDF, qui fait désormais pendant avec le Fée Électricité. Cette innovation est selon les organisateurs inspirée de la mythologie grecque où « la flamme olympique descend du soleil ». Ou plutôt, cette flamme ne serait-elle pas comme un nouveau soleil qui brille au milieu des Ténèbres ? Image de l’Antéchrist ? Ou un présage de destruction ?…
« Le quatrième [cavalier] versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu. » (Apocalypse 16,8)
Annonce du Great Culling des eugénistes de la Caste : l’extermination d’une grande part de l’humanité ?
La cérémonie se clôt sur le vibrant Hymne à l’amour d’Édith Piaf interprété par Céline Dion depuis le 1er étage de la Tour Eiffel.
Quel télescopage : la mort rencontre l’amour… Lequel des deux triomphera ?
A noter que, comme Lady Gaga, le choix de Céline Dion pour clore cette cérémonie n’est pas dû au hasard. Céline Dion est également l’objet d’accusations de satanisme, surtout depuis qu’elle s’est illustrée dans un clip publicitaire pour une marque de vêtements pour enfants « dégenrés ». Céline Dion, qui est une icône LGBT comme Lady Gaga, apparaît par effraction de nuit dans une maternité. Vêtue d’une robe noire elle jette un sort en soufflant une pluie de paillettes noires sur des nouveaux nés dans leurs berceaux alignés sur en 2 rangées : les petits garçons en bleu et les petites filles en rose. Les bébés se retrouvent soudainement vêtus de barboteuses uniformes noires avec des étoiles surimprimées. L’un d’entre eux porte sur la poitrine une grosse inscription « NEW ORDER« . Un détail.
Si l’on additionne les indices, tout indique que le but de cette cérémonie n’était absolument pas d’inaugurer les Jeux de Paris 2024 en célébrant les valeurs de l’olympisme. D’ailleurs les athlètes n’étaient que des troupeaux convoyés en bateau, au mieux des personnages quasi abstraits mélangés à des images numériques, ou les desservants d’une cérémonie dont ils n’étaient pas le centre.
Dans l’esprit de Coubertin, invoqué comme faire-valoir, les Jeux entendaient célébrer une « chevalerie sportive ». Le but de ses associations était de produire grâce au sport de nouvelles élites dirigeantes, davantage viriles et conquérantes, mais aussi plus morales et vertueuses. Au lieu de cela, on a assisté au sacre du modèle transgenre, préfiguration du transhumanisme, et de la licence morale la plus crasse, le saccage en direct de valeurs et des mythes fondateurs de la civilisation occidentale, l’inversion du sens, la sanctification de l’artifice, de l’illusion et du mensonge, pour glorifier une élite dévoyée trônant sur son Olympe et adorant le veau d’or au pied de l’architecture protostalinienne du Trocadéro.
Il y a longtemps que le CIO n’est plus le gardien du temple de l’olympisme, mais une secte ploutocratique corrompue chargée de répartir pouvoirs et dividendes. Ce qui a été montré cette fois au grand jour, c’est l’immense duperie et le caractère satanique de cette prétendue grande fête œcuménique et fraternelle que sont les JO.
Quelques remarques en conclusion.
Les tableaux présentés durant cette cérémonie n’ont aucun rapport avec la nature de l’événement, ni avec les valeurs de l’olympisme.
Les thèmes des tableaux sont en dissonance avec les éléments sémantiques de la scénographie. Ce qui produit un brouillage sémiologique et une dilution des repères accentuée par le phénomène de fascination provoqué par les effets spéciaux, la musique, l’apesanteur, le mélange de scènes enregistrées et de tableaux figurés… Cette confusion est entretenue par la multiplication de formules wokes incantatoires scandées comme des mantras qui nimbent ce qui est vu dans un halo de béatitude trompeuse. Le résultat de ce procédé est celui d’un sortilège qui permet de véhiculer des messages inconscients et de faire accepter au spectateur une symbolique et un narratif cachés, alors que la narration apparente semble raconter une autre histoire.
L’énumération des thèmes des tableaux de la cérémonie ressemblent aux 17 Goals (objectifs de développement durable) de l’Agenda 2030 de l’ONU. En apparence ces thèmes traduisent des intentions qui ne peuvent que susciter l’adhésion générale. Mais quand on les examine à la loupe, ils revêtent une tout autre réalité, qui traduit l’exact contraire de ce qu’ils annoncent.
Que chaque spectateur qui a vu cette cérémonie comme un spectacle ou une œuvre d’art plus ou moins réussie l’accepte ou non, et même que les auteurs de cette scénographie aient eu une intention délibérée ou qu’ils aient été guidés par leur inconscient en suivant des directives, il se dégage de l’assemblage de symboles qui compose cette cérémonie une cohérence logique qui signifie quelque chose, qui délivre un message.
Le long cheminement des délégations et des personnages mythiques ou historiques convoqués sur les eaux de la Seine ressemble plus à un baptême, un rite sacrificiel, une initiation qu’à une procession. Le sens de ce rituel réside bien entendu dans l’inversion symbolique du Sacrifice de l’Agneau figurée par la parodie de la Cène et la substitution de Dionysos à l’eucharistie. Elle se prolonge par l’évocation subliminale du sacrifice des enfants suggérée par la disparition de ceux-ci dans les catacombes, et leur réapparition impudique autour d’un Bacchus nu et bleu présenté en offrande lors du festin des nouveaux « dieux ».
Un festin ou la matière et ses lois prend le pas sur l’Esprit, où l’avidité lascive et la lubricité imposée remplacent le don gratuit de soi, où l’injonction « consommez-vous les uns les autres » remplace la communion sacrée et l’abandon aux vertus supérieures de l’Amour. Où l’aspiration à l’Unité dans une communion à une Essence supérieure qui permet de dépasser le mimétisme est remplacé par l’exaltation de la violence, la glorification de l’individu autocréé, du communautarisme revendicatif, de la confusion identitaire, de l’intempérance et de la violence.
Avant de s’associer à ce sacrifice rituel, les nations représentées par le défilé des délégations sur la Seine sont invités à renoncer à leur identité pour se fondre dans un moule commun. Les quelques icônes de la culture française égrénées le long du fleuve et les 10 héroïnes françaises stratufiées, d’Olympe de Gouge à Simone Veil, sont comme recouvertes par le drapeau européen qui s’affiche en surimpression sur la Seine. Alors que la délégation française clot le défilé des délégations, retentit « The Final countdown » (Le « décompte final ») du groupe Europe, qui ouvre le ballet des drag queens mixé par la DJ Barbara Butch. Quelle illustration plus explicite du remixage identitaire auquel les individus et les peuples sont conviés !
Ce rituel baptismal, cette mort initiatique sous la pluie, dans le stupre et le sang figuré en écho au sacrifice de Marie-Antoinette, trouve son apothéose quand les nations prennent place aux pieds du veau d’or, sous la tribune officielle du Trocadéro, face à une Tour Eiffel prête à s’embraser telle un bûcher. Le Christ Zizou, modèle pour des générations de jeunes d’émancipation par l’effort, la discipline et l’exploit sportif, l’esprit d’équipe, avait été salué par Jamel dans un stade vide. Le voici maintenant réduit à porter la flamme devant les dieux et leurs sujets assemblés pour célébrer Mammon et Moloch dans Paris ville ouverte mais confinée par l’impératif sécuritaire, théâtre des nouveaux privilégiés et de leur triomphe.
Cette dramaturgie est d’une parfaite cohérence. Comme les Jeux de Londres 2012 avaient annoncé le rituel du Covid dans un époustouflant exemple de programmation prédictive, avec cette scène éloquente de la Mort agitant une seringue au-dessus de malades allongés sur leur lit d’hôpital, la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 annonce l’Holocauste des nations qui inaugurera sous peu le Nouvel ordre mondial et l’assujettissement de l’humanité à ses nouveaux maîtres.